Le devoir, 9 mars 1999, Cahier A
V » L .X C - N " 5 0 LE DEVOIR PERSPECTIVES Images en boîte Les plus grandes images du cinéma québécois, cru 1998, ont été mises en boîte télévisuelle dimanche soir lors de la présentation du premier gala des Prix Jutra; une soirée dominée par Le Violon rouge.Au-delà des récompenses — aussi flatteuses soient-elles pour les gagnants — c’est surtout un cri du cœur qu’a lancé un septième art «distinct» en mal de reconnaissance et d’appréciation lors de cette cérémonie diffusée sur les ondes de TVA.Pas encore un autre maudit gala, s’est sûrement exclamé le téléspectateur de base — la formulation des doléances variant d’un foyer à l’autre — dimanche soir en balayant les ondes pour finalement trouver les artisans du cinéma québécois s’autocélébrant à TVA Vrai que le petit Québec compte un nombre impressionnant de galas voués à promouvoir sa culture sous toutes ses formes: gala de l’ADISQ en musique, gala des Oliviers (humour), gala des Gémeaux (télévision), gala Métrostar (animateurs télé), gala des Masques (théâtre).Et le cinéma a maintenant sa soirée, qui se superpose au gala canadien des Génie.Coïncidence, les Jutra se sont fait l’écho des Génie en récompensant à profusion Le Violon rouge dimanche.Surenchère que ces Jutra?Une question en entraîne une autre.Pourquoi notre industrie du cinéma devrait-elle se priver d’une célébration sous prétexte que le champ des galas est déjà passablement occupé par les autres semeurs de la culture québécoise?Le foisonnement des galas ne doit pas nous faire perdre de vue la vive émotion animant les gens du septième art québécois, qui se sont ralliés en majorité — malgré quelques protestations ici et là — derrière cette Grande Nuit du cinéma animée par le comédien Rémy Girard.Pour paraphraser la ministre de la Culture, Agnès Maltais, c’est une véritable «opération de diffusion et de reconnaissance du cinéma québécois» qui se cache sans subtilité aucune dans la pénombre de la Grande Nuit.Cette recherche de visibilité ne saurait être condamnée.Après tout, le milieu du théâtre a concocté la recette avec la soirée des Masques et tente depuis quelques années de séduire le public par l’intermédiaire de la petite boîte à images.Les objectifs poursuivis par le milieu du théâtre et celui du cinéma sont sensiblement les mêmes: donner le goût d’une pièce (ou d’un film) à une clientèle plutôt désintéressée.Impossible toutefois de savoir si les couch potatoes s’enfoncent dans leur sofa où bondissent de bonheur en visionnant l’un ou l’autre de ces galas.Il est en effet difficile de mesurer l’effet qu’exerce la télédiffusion d’une cérémonie de remise de prix sur les masses.Dimanche, la soirée des Jutra a renvoyé aux téléspectateurs une image plutôt fidèle de ce qu’est le cinéma québécois: un art sachant jouer sur les registres de l’humour et du drame et qui est porté la plupart du temps à bout de bras par des auteurs.Ils produisent des œuvres pour des poussières et se contentent plus souvent qu’au-trement de miettes en terme d’auditoire.Il y a toujours des exceptions, mais les chiffres sont tout de même révélateurs.Ils situent le cinéma québécois et canadien dans le même cul-de-sac.Le budget de tournage moyen au Canada oscille autour de 1,5 million de dojlars (150 000 $ étant consacrés à la promotion).Aux Etats-Unis, le budget moyen est de 76 millions (dont 20 millions en promotion).Cinémas canadiens et québécois rejoignent difficilement leurs publics.Les films canadiens génèrent à peine 2 à 3 % des recettes aux guichets.Au Québec, on parle généralement de 4 %.Voilà des réalités que l’opération de visibilité de la Grande Nuit du cinéma peut difficilement changer.C’est de volonté politique qu’il est ici question, et non pas de publicité.Mais cela n’enlève rien à la pertinence du gala des Jutra, qui arrive à point nommé.L’année 1998 est celle de l’équilibre entre le succès commercial et critique pour le cinéma québécois.Les Boys, avec ses six millions de dollars au box-office, et C’t’à ton tour Laura Cadieux ont permis aux Québécois de se rapprocher de leur cinéma.Sur la base de ces succès, pourquoi la population ne se tournerait-elle pas ensuite vers les œuvres d’aujeurs telles que Nô, 2 Secondes, Un 32 août sur terre, L'Age de braise et autres Le Cœur au poing?C’est le vœu que formulent silencieusement bon nombre de cinéastes et producteurs.Cette richesse ne met cependant pas les futurs galas des Jutra à l’abri des intempéries dans une province qui produit seulement de 15 à 20 longs métrages de fiction par an (dans les deux langues).La production du Québec, à l’instar de celle du reste du pays, est plutôt mince.C’est la crédibilité des Jutra qui risque d’en prendre pour son rhume si, par malheur, la qualité des films québécois en vient à diminuer considérablement lors d’une année quelconque.En absence de moyen, le cinéma québécois est condamné à faire preuve d’imagination, véritable gage de qualité au-delà d’une manne qui ne viendra probablement jamais et d’un gala qui ne peut à lui seul pousser la population dans les salles.MÉTÉO Montréal Québec Ensoleillé.Ciel variable.Max:-4 Min:-11 Max:-6 Min:-15 Détails, page B 4 Brian Myles ?¦nJ INDEX Annonces .B 5 Le monde .A5 Avis publics.B 4 Les sports .B 6 Culture .B 8 Montréal .A3 Économie .B 2 Mots croisés.B 5 Éditorial .A 6 Politique .A4 Horizons .B 1 Télévision .B 7 www.ledevoir.com M 0 N T 11 É A L .I, K M A 11 D I !) M A 11 S I 9 !» !» 8 7 IDÉES Chantal Hébert: Le mouton du Petit Prince, le Canada du PQ! page A 7 ÉCONOMIE Téléphonistes et techniciens de Bell devront voter, page B 2 C + T A X K S = I $ / T 0 It 0 N T O I $ CULTURE La survie des Rendez-Vous du cinéma est compromise, page B 8 Le Protecteur du citoyen dénonce la conspiration Etat-Eglise-médecins Jacoby demande plus de 60 millions pour les orphelins de Duplessis MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, critique sévèrement la décision du gouvernement Bouchard de ne pas accorder d’indemnisations individuelles aux orphelins de Duplessis.Se basant sur des expériences similaires dans d’autres provinces, M.Jacoby établit à un montant variant entre 60 et 100 millions les indemnisations servant à compléter la décision «injuste et humiliante» du gouvernement Bouchard.«Je pense que dans ce dossier au Québec, il y a une espèce de conspiration du silence qui est inadmissible», a déclaré hier le Protecteur du citoyen.M.Jacoby explique que le gouvernement, les autorités religieuses et le Collège des médecins devraient commencer par reconnaître conjointement la faute commise il y a plusieurs années.Il pense que les autorités religieuses et le Collège des médecins devraient joindre leurs excuses De Jakarta à Montréal VITASARI REUTERS •V.-: !» ///.&VA7.5 m» COMME ces Indonésiennes de Jakarta qui ont manifesté contre la violence faite aux femmes, des millions d’autres dans le monde ont souligné à leur façon la Journée internationale des femmes.De l’Érythrée à Montréal, un compte rendu en page A 2.Joe DiMaggio (1914-1999) Le dernier héros américain Vaincu par un cancer, Joe DiMaggio est décédé hier, à l’âge de 84 ans, à son domicile de la Floride.Avec lui disparaît l’un des plus grands joueurs de baseball de tous les temps, auteur notamment d’un record qui pourrait bien ne jamais être battu, une figure mythique d’avant, pendant et d’après-guerre aussi, qu’on a longtemps désigné comme «le dernier héros américain».JEAN DION LE DEVOIR Dans Le Vieil Homme et la mer, Ernest Hemingway fait dire au vieux pêcheur cubain Santiago que son rêve le plus cher serait de faire une excursion en mer avec «le grand Joe DiMaggio».Santiago rappelle que DiMaggio était lui-même fils d’un immigré vivant de la pêche et qu’ayant connu la pauvreté, «il comprendrait» sa quête.{ En 1967, Paul Simon compose Mrs.Robinson, chanson-thème du célèbre film Die Graduate, avec Dustin Hoffman et Anne Bancroft.«Where have you gone, Joe DiMaggio?/A nation turns its lonely eyes to you / What’s that you say, Mrs.Robinson?/ Joltin 'Joe has left and gone away » Alors que la contre-culture bat son plein, l’an- VOIR PAGE A 8: DIMAGGIO ¦ Autres informations en page B 6 officielles à celles du gouvernement.«Il y a eu une complicité par l’action des médecins à l’époque», dit-il.Quant aux institutions religieuses, ajoute M.Jacoby, elles devraient s’inspirer du texte de la Conférence canadienne des évêques catholiques de 1992 qu’il a cité hier.«La crainte du scandale conditionne trop souvent nos réactions instinctives de vouloir protéger les auteurs et une certai- VOIR PAGE A 8: ORPHELINS Curateur: un nouveau «virage» vers la personne ¦ À lire, page A 4 Hydro accusée de défier la cour Après les citoyens du Val-Saint François, ceux des Laurentides songent à poursuivre la société d’Etat LOUIS-GILLES FRANCŒUR JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Hydro-Québec a-t-elle osé défier la cour?Les citoyens du Val-Saint-François, eux, n’en croient pas leurs yeux: ils affirment que des travaux ont été effectués depuis une semaine sur le tracé de la ligne Hertel-Des Cantons, malgré l’injonction de la Cour supérieure ordonnant l’arrêt de toute activité reliée à ce chantier jusqu’à ce que le projet soit soumis aux diverses lois s’y appliquant Pendant ce temps, la MRC des Laurentides songe à déposer cette semaine une requête en injonction pour interrompre les travaux de construction de la ligne Grand-Brûlé-Vi-gnan.La MRC a même retenu les services de M'' Franklin S.Gertler, l’avocat des citoyens du Val-Saint-François.Plusieurs événements inquiétants ont été rapportés aux responsables du Comité des citoyens: travaux d’arpentage en bordure de l’autoroute 10 mercredi dernier, travaux de déboisement près du rang Casimir à L’Ange-Gardien vendredi, travaux effectués par Thiro Ltée dans le secteur de Sainte-Cécile-de-Milton hier, sans compter d’autres travaux dans le secteur de Granby.Le Comité des citoyens n’a fait ni une ni deux: il a rapidement compilé ses preuves et envoyé hier une mise en demeure au président d’Hydro-Québec, André Caillé, pour lui demander de respecter «intégralement et sans délai» l’ordonnance, d’injonction prononcée par la juge Jeannine Rousseau le 23 février dernier.Mais la société d’Etat s’est défendue hier d’avoir bafoué le jugement Rousseau.Pour ce qui est de l’arpentage, «c’était plutôt de l’étalonnage d’instruments», selon Jean-Claude Lefebvre, porte-parole d’Hydro-Québec.Les arpenteurs sont tenus par la loi de calibrer leurs instruments, explique le porte-parole, et ils doivent le faire sur des LIL 1 ILO OUA a VOIR PAGE A 8: HYDRO Les négociations entre Québec et les Cris Québec exige la suspension des procédures judiciaires MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les négociations entre le gouvernement du Québec et les Cris de la Baie-James portant sur l’exploitation forestière dans les territoires du Nord du Québec sont à nouveau dans l’impasse.Pour reprendre les pourparlers, Québec exige que les Cris suspendent la poursuite entamée en juillet 1998 contre le gouvernement du Québec, le gouvernement du Canada et 27 compagnies forestières.Il demande également aux Cris de renoncer à une demande d’injonction interlocutoire qui aurait pour effet de faire cesser l’exploitation forestière dans cette région en attendant la fin des négociations.Cette exigence a soulevé l’ire des leaders cris qui exigent de leur côté un moratoire sur l’exploitation forestière et la suspension du processus de révision du régime forestier québécois tant qu’une entente globale ne sera pas conclue.Ils demandent une rencontre directement avec le premier ministre Lucien Bouchard pour discuter de cette affaire.Dans une lettre datée du 10 février, le ministre responsable des Affaires autochtones, Guy Chevrette, demande au grand chef cri Matthew Coon Come de choisir entre l’action judiciaire et la négociation.VOIR PAGE A 8: CRIS 778313000658 • A 2 L E 1) E V OIK, L E M A It 1) I !) M A II S I !) I) U •LES ACTUALITES- Selon une étude conjointe de l’Ontario et du fédéral Le smog urbain est la plus dangereuse de toutes les pollutions Le corps n’a développé aucun filtre pour s’en prémunir La pollution de l’air est la plus dangereuse de toutes, disent les spécialistes, car le corps n’a historiquement développé aucun filtre pour s’en prémunir, contrairement aux autres mécanismes d’assimilation de notre organisme.On découvre maintenant que le seuil où apparaissent les problèmes de santé est beaucoup r- plus bas que prévu.LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Une étude conjointe parrainée par les gouvernements de l’Ontario .et du Canada révèle que les problèmes de santé attribuables au smog urbain, y compris des mortalités chez les personnes âgées, apparaissent à des doses de pollution cinq fois plus basses que celles autorisées par les , normes provinciales et fédérales.L’étude en question a été rendue publique hier dans la ville-reine .par le Toronto Environmental Al-i liance (TEA).C’est la première fois qu’un rapport scientifique établit un lien direct entre des taux de mortalités relevés en différentes villes et des épisodes de pollution au smog, plus précisément avec sa principale composante, l’ozo- ne au sol.L’ozone au sol est un puissant oxydant produit par des contaminants organiques émis en été par les véhicules automobiles, des contaminants qui se transforment sous l’action des rayons solaires et de la chaleur.L’ozone au sol — qui n’a rien à voir avec la couche d’ozone qui nous protège dans la haute atmosphère contre les rayons ultra-violets — s’attaque à presque toutes les formes de vie.Elle inflige des morsures sévères aux plantes, y compris aux feuilles des arbres, et cause des problèmes respiratoires chez les humains, dont on découvre de plus en plus la gravité.La ville de Toronto est le principal foyer de smog urbain au Canada.Mais en réalité, le phénomène du smog affecte tout le corridor Windsor-Montréal.Près de la moitié du smog qui frap- pe la région de Montréal provient d’ailleurs des villes ontariennes, ce que ne signalent jamais les médias et les groupes environnementaux de la province voisine.Les sources de pollution au smog sont d'ailleurs en pleine croissance dans cette province avec la décision d'Hydro-Ontario de remplacer certains réacteurs nucléaires par des centrales thermiques.Montréal, deuxième Selon l’étude rendue publique hier, Toronto vient en tête des capitales provinciales aux prises avec smog et l’ozone, juste devant Montréal dont la deuxième place dans ce palmarès est en grande partie attribuable à sa voisine.Vancouver se situe au troisième rang.Les chercheurs à l’origine de cette étude, qui portait sur la révision des normes canadiennes sur la qualité de l'air ambiant, ont noté d’importants problèmes de santé à partir d’aussi peu que 15 parties par milliard (ppb) d’ozone dans l’air ambiant, soit à un niveau cinq fois moins élevé que la norme canadienne.Cette dernière situe à 82 ppb d’ozone dans l’air le seuil de sécu- rité, ce qui est d’ailleurs la norme de la Communauté urbaine de Montréal pour une seule et même journée.Les chercheurs, dont l’étude a porté sur les taux d’hospitalisation dans trois villes différentes, y compris en Europe, ont noté que le nombre des visites à l’hôpital pour problèmes respiratoires augmentaient de 8,5 % pour chaque augmentation de 10 ppb, entre 30 et 90 ppb.Les segments de la population les plus à risque sont les personnes âgées et les enfants.Mais, précise le rapport, aucun segment de la population n’est épargné, y compris les ruraux qui, paradoxalement, semblent encore plus exposés que les urbains.Paradoxe entre tous, en effet, c’est dans les centres des villes qu’on relève les taux d’ozone les plus bas et en campagne, les plus hauts.Cela s’explique par le fait que les composés organiques volatils émis par les parcs automobiles urbains prennent un certain temps à réagir sous l’action des rayons du soleil, une réaction qui se produit en réalité une fois que les molécules ont migré en dehors des villes surchauffées.mm JACQUES NADEAU LE DEVOIR Pour dénoncer la violence faite aux femmes et dans le cadre des activités du 8 mars, les comédiennes France Castel et Sylvie Legault ont pris part à une manifestation devant le palais de justice de Montréal, hier.Une cinquantaine de personnes s’y sont rassemblées.! La Journée internationale des femmes au Québec Différentes revendications Quatre cents ans d’histoire et de vie Une fresque du français au Québec Amorcé il y a quelques mois, l’ouvrage devra être prêt pour l’an 2000 PIERRE O’NEILL LE DEVOIR La langue française, 400 ans d'histoire et de vie est le titre provisoire de l’œuvre colossale qu’est en voie de réviser le Conseil de la langue française.A la fois ouvrage scientifique et de synthèse, il s’agira d'une fresque multidimensionnelle et multidisciplinaire de l’évolution du français au Québec, a confirmé au Devoir la présidente du CLF, Nadia As-simopoulos.Ce collectif fera appel aux connaissances d’une quarantaine d’experts en la matière et proposera «une illustration dynamique de la préservation et du développement de la langue française, non seulement comme entité linguistique, mais aussi comme milieu de vie, comme expression de l’identité collective».Amorcée il y a déjà quelques mois, l’œuvre devra être achevée pour l’an 2000 et constituera un bilan de l’évolution linguistique dans toutes ses dimensions: démographique, écono-, mique, sociale, juridique, administrati-.ve, commerciale et politique.À cette fin, le Conseil de la langue française a mis sur pied un comité de travail sous la présidence de Michel Plourde, un sociolinguiste de renommée in-.ternationale qui a dirigé le CLF pendant quelques années.Dans l’optique de Mme Assimopoulos, ces travaux de recherche et ces efforts de synthèse de-, vront donner des textes qui ne soient pas uniquement accessibles aux spécialistes mais également au grand public.L’organisation de l'ouvrage correspond à quatre époques: la Nouvelle-France, la conquête, la confédération et la modernité.En référence aux deux premières périodes, l’on traitera de l’héritage du français en Amérique, de l’appropriation du territoire, de la langue dans l’arène politique, de l’église gardienne de la langue et de l’anglicisation qui est apparue entre 1760 et 1850.Gardienne de la foi Au chapitre de la confédération, l’on fera l’analyse de l’évolution linguistique dans l’organisation économique et sociale, de la langue gardienne de la foi, de l’instruction publique des Canadiens français, de l’influence des journaux francophones et du discours des mouvements de résistance.Sous le titre de la modernité, l’on rappellera les premières législations linguistiques et l’on analysera le langage politique, la langue en regard de l’identité québécoise, le réveil linguistique, le français dans la littérature, le français langue commune, l’expression artistique et l’avenir.Il y sera question d’enjeux comme le français dans les nouvelles technologies.Dans ce rappel historique, les experts s'efforceront de mettre en lumière l’influence plus ou moins déterminante que le français a exercée, soit dans l’économie, dans la littérature, dans les rapports avec la minorité anglophone, sur l’immigration ou encore dans la francophonie institutionnelle.En principe, l’analyse doit se limiter à l’évolution du français au Québec, mais l’on fera une incursion sur le sort des francophones de l’extérieur du Québec, incursion qui sera également in- évitable lorsque viendra le temps d’aborder l’emprunt du français à l’amérindien ou son influence dans les rapports avec les autochtones.Après la France, le Canada et la Belgique constituent les lieux les plus importants de la francophonie.Les Belges ont d’ailleurs achevé cette œuvre de l’analyse de l’évolution du français sur leur territoire.En raison des tensions linguistiques incessantes et des centaines d’études sociolinguistiques qui y ont été menées, le Canada est d’une richesse inouïe pour les chercheurs de toute la francophonie.Sujets classiques En parallèle avec la réalisation de cet historique sur l’évolution du français, le Conseil de la langue française poursuivra ses études sur des sujets classiques de son mandat, comme l’évolution démographique, l’immigration et l’intégration, l’indice de la langue d’usage public, et le portrait du français sur les inforoutes du Québec.Nommée en mars 1996 à la présidence du CLF, Nadia Bredimas-Assimopoulos souhaite que cet historique sur l’évolution du français soit achevé avant la fin de son mandat prévue en l’an 2000.Immigrée de la Grèce en 1969, Mme Assimopoulos s’est surtout fait remarquer par son engagement social et politique.De 1981 à 1988, elle a siégé à l’exécutif du Parti québécois, dont elle est devenue vice-présidente en 1984.Perçue comme une souverainiste modérée, elle avait servi avec loyauté la présidence de Pierre-Marc Johnson mais s’était retirée avec l’arrivée de Jacques Parizeau.Elle détient un doctorat en sociologie de l’Université de Montréal et une licence en sociologie de la Sorbonne.Une incursion sera faite dans le sort des francophones de l’extérieur du Québec Consultez deux fuseaux horaires en un coup d’oeil.r r/fin de répondre aux besoins des gens qui voyagent ou travaillent dans des conditions extrêmes, Rolex a créé la GMT-Master et 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rang pour son plus bas taux annuel de morts accidentelles, soit huit par 100 000 habitants.Toronto arrive en deuxième place, suivie de Kitchener (Ontario), Ottawa, Ha- lifax et Montréal (6e).Calgary se classe neuvième, Vancouver 11' tandis qu’Edmonton vient au 19" rang.La dernière place revient à la ville ontarienne de Sudbury, en raison de son haut taux d’accidents de la circulation.Selon l’auteure de l’étude, le Dr Evelyn Vingilis, de l’université Western, en Ontario, ce sont les accidents d’automobiles et non les crimes qui mettent le plus la vie des Canadiens en danger.Mme Vingilis a en outre signalé que le nombre de crimes per capita est en baisse depuis un bon moment au pays.Certaines villes qui se retrouvent aux derniers rangs le sont, notamment, parce que le taux de suicides y est particulièrement élevé.C’est le cas des villes de Trois-Rivières et de Chicouti-mi-Jonquière, signale l’étude.Nouvelles Obligations d'épargne du Canada Placement sûr et garanti.En vente maintenant.| 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symbole, avec le pain, des revendications des femmes: les roses signifiant la non-violence et le pain, le partage de la richesse.C’est une employée du bureau du premier ministre qui est venue cueillir l’énorme bouquet et entendre les revendications touchant les garderies.Au nom de cette petite coalition de parents et professionnels, Teresa Kozina a demandé plus d’espace dans les garderies, un nombre d’enfants moindre pour chaque travailleuse et des normes limitant le bruit.Bouchard Depuis Québec, le premier ministre Lucien Bouchard a transmis son traditionnel message, rappelant aussi qu’il n’y a jamais eu autant de femmes élues à l’Assemblée nationale, soit 29 sur 125 députés.«La place occupée par les femmes dans les domaines sociaux, économiques, culturels et politiques, aujourd’hui, constitue une force exceptionnelle pour le modèle québécois.La présence de celles-ci au centre des décisions est un apport incontestable à la qualité des débats qui façonnent l'avenir du Québec», a déclaré le pre- mier ministre du Québec.La ministre responsable de la Condition féminine au Québec Linda Goupil juge «impératif» que des ponts soient établis entre les générations afin de créer la solidarité nécessaire à l’avènement d’une plus grande justice sociale et de l’égalité entre les femmes et les hommes.La ministre Goupil a profité de la Journée du 8 mars pour annoncer qu’elle implanterait, dès avril prochain, un programme visant à promouvoir la présence des femmes à des postes décisionnels aux paliers local et régional.Intitulé A égalité pour décidci, ce programme d’aide financière sera doté d’un budget de un million de dollars par année.Il permettra de soutenir, dans toutes les régions du Québec, des projets encourageant les candidatures féminines à.des postes décisionnels.Du côté des centrales syndicales, les dirigeants ont rappelé les principales luttes d’actualité des travailleuses, notamment celle sur l’équité salariale, celle des téléphonistes de Bell Canada et des travailleuses en garderie.A la CEQ, la présidente Lorraine Pagé a plaidé en faveur de l’équité salariale, autant pour le personnel féminin de la fonction publique fédérale et provinciale que pour les femmes qui travaillent dans l’entreprise privée et les travailleuses en garderie.Les professeurs de la CEQ, majoritairement des femmes, négocient présentement l’équité salariale avec le gouvernement Bouchard.À la CSN, la première vice-présidente de la CSN Claudette Carbonneau a noté que «des milliers de travailleuses sont à nouveau au front cette année, reprenant le flambeau de celles qui, avant elles, l’ont fait pour la reconnaissance de la valeur du travail des femmes».La CSN avait organisé, hier, une «tournée de solidarité» pour épauler les travailleuses qui luttent [jour améliorer leurs conditions de travail.Sur un mode guerrier D’APRÈS L’AFP Erythrée a célébré hier sur un r mode guerrier la journée internationale des femmes, rendant hommage aux combattantes déployées sur le front et aux «mères courage» qui participent à l’effort de guerre contre l’Ethiopie.Jour férié depuis l’indépendance, en 1993, le 8 mars a revêtu cette année un éclat particulier en raison du conflit en cours.«Personne n’est allé au travail, car célébrer la journée des femmes, c'est un acte de patriotisme», explique Hadas, une mère de famille d’une cinquantaine d’années venue assister, comme des milliers d’autres femmes, à une matinée de célébrations à la périphérie d’Asmara.Comme slogan officiel de cette fête, l’union des femmes érythréennes a choisi «ma nation est un bijou précieux».«Nous les femmes, nous serons toujours fortes», proclame l’une des multiples banderoles brandies par des Ery-thréennes revêtues de leurs traditionnels robes et foulards blancs.Dans un pays où le service militaire obligatoire de 18 mois concerne les deux sexes, mous sommes en première ligne pour défendre notre indépendance», affirme à l’AFP Luul Gebreab, présidente de l’union des femmes.«Les jeunes femmes sont au front, avec les hommes, les autres font tout ce qu’elles peuvent, récoltent des fonds», ajoute-t-elle.La participation des femmes aux activités militaires date de la lutte d’indépendance de l’Erythrée, qui a duré près de 30 ans, raconte Luul, qui affirme avoir elle-même combattu dans les rangs de la guérilla contre le régime éthiopien.Depuis son arrivée au pouvoir, le régime d’Asmara a continué à inclure les femmes dans l’armée, non sans rencontrer souvent des résistances dims la population, notamment musulmane, qui représente près de la moitié des Erythréens.Au Qatar Les femmes ont voté pour la première fois hier au Qatar pour élire un conseil municipal où six candidates briguent des sièges, alors que peu d’entre elles conduisent une voiture ou se découvrent le visage en public dans ce [xTit émirat du Golfe.«Nous sommes dans une société miser gyne jusqu’à la moelle», a affirmé à l’AFP Mouza al-Malki, candidate â cette élection inédite qui coïncide avec la Journée annuelle des femmes.Mouza se présente dans la deuxième circonscription où des femmes voilées de noir ont afflué dans des bureaux de vote séparés pour déposer leur bulletin dans l’urne.«L’expérience électorale va sans doute susciter davantage d’interrogations auprès des électeurs.Bon nombre de femmes se demandent quel intérêt elles ont à participer au scrutin alors qu’elles'n’ont pas obtenu leur droit élémentaire de conduire une voiture», déplore Jlhane al-Mir, une autre candidate.Cette dernière est en lice avec deux autres femmes et dix hommes d;ms la huitième circonscription, qui a connu hier une affluence notable des femmes aux bureaux de votes.Il n’y a pas au Qatar d’interdiction formelle pour les femmes de conduire, comme en Arabie Saoudite voisine, mais [jeu d’entre elles osent encore le faire ou ôter le voile.¦¦¦¦ ^ L K i) K V 0 I It , L E M A It I) I !) M A It S I !» !l !l A 3 — * LE DEVOIR —_-= MONTREAL Les cols bleus de Verdun soufflent le chaud et le froid Ils haussent le ton et espèrent la reprise du dialogue En grève depuis le 1" octobre 1998, les cols bleus de Verdun espèrent la reprise du dialogue avec la Ville mais n’en continuent pas moins de hausser le ton.LOUISE LEDUC LE DEVOIR "VPentrevoyant pas de jours plus IN doux à l’horizon, les cols bleus de Verdun lancent la campagne «Adoptez un syndiqué» et évoquent une escalade des moyens de pression.Les cols bleus seront donc «adoptés» par des membres d’autres actions locales de partout au Canada.«Les grévistes reçoivent environ 200 $ par semaine depuis le début du conflit», explique Claude Hétu, directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).«Au cours des prochaines semaines, on espère bonifier ça à 250$.» Tout en haussant le ton et en annonçant de nouveaux moyens de pression, le SCFP demande la reprise du dialogue.Le 12 février, le médiateur Fernand Matteau présentait son rapport et une solution au litige, que le syndicat dit accepter mais qu’a rejetée la Ville de Verdun.Le syndicat soutient avoir déjà fait ses compromis, notamment en acceptant que le plancher d’emploi passe de 152 à 134 employés.Il continue cependant d’insister sur le respect de l’ancienneté dans l’assignation de tâches quotidiennes et de revendiquer que la convention collective à négocier soit en vigueur jusqu’à ce que les parties s’entendent sur la suivante.«Nous étions très près d’un règlement avec le dépôt du rapport de Fernand Matteau», soutient Serge Pilote, conseiller au SCFP au dossier.«Mais l’obstination de la Ville à refuser toute ouverture sur le protocole de retour [au travail] nous ramène pratiquement à la case de départ.» Les moyens de pression envisagés à court terme consisteraient par exemple, aux dires du SCFP, en la multiplication des manifestations dans d’autres municipalités pour sensibiliser le plus grand nombre de gens à la cause des grévistes.Opposition Du côté de Verdun, le directeur général, Gaëtan Laberge soutient lui aussi que le rapport du médiateur était porteur.«On a accepté le projet de convention collective», relève le directeur général de Verdun, Gaëtan Laberge.«Nous nous opposons encore sur deux choses.D’une part, le conseil municipal a refusé l'amnistie complète ata cols bleus ayant participé à des actes de vandalisme.D’autre part, nous ne pouvons accepter de payer des congés de maladie, des assurances, des vacances ou de contribuer au fonds de pension pour la période dégrève.» Depuis le début du conflit, Verdun estime à 250 000 $ le montant des actes de vandalisme, de lampadaires en béliers mécaniques mis hors de combat.«Une quinzaine de circuits d’éclairage ont été vandalisés, de sorte qu'une quinzaine de rues sont toujours plongées dans le noir.Nous demandons aux gens d’allumer les lumières à leur porte et nous avons commandé huit kilomètres de fils», poursuit Gaëtan Laberge.Un des écueils principaux, estime M.Laberge, vient de ce que la Ville compte poursuivre les cols bleus.«Ils savent que nous avons des preuves, mais ils tie savent pas contre quels employés ou contre combien d’entre eux.» D’entrée de jeu, Verdun réclame en plus 250 000 $ au syndicat, non pas en guise de remboursement de la facture d’actes de vandalisme, mais pour les frais assumés par la Ville lors d’un boycottage d’affichage de postes par les cols bleus et l’embauche subséquente de main-d’œuvre temporaire.Mince amélioration dans les relations entre Verdun et ses cols bleus, les services essentiels sont maintenant pleinement assurés.Le projet résidentiel du groupe Lépine Bourque fait fi des inquiétudes de Québec i : i LOUISE LEDUC LE DEVOIR En dépit des inquiétudes de la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel et de celles d’Agnès Maltais, ministre de la Culture et de la Communication, le maire Pierre Bourque continue de défendre le projet résidentiel du groupe Lépine sur le flanc sud du mont Royal.En réponse aux craintes de la ministre Harel, le maire Bourque lui a lancé l’invitation de venir faire un tour sur le site.Pierre Bourque a par ailleurs rencontré en après-midi hier la ministre Maltais, dans le but d’une première prise de contact entre les deux politiciens.Selon le maire Bourque, il n’aurait pas été question du projet Lépine.Sur ce dossier, le président de la Commission des biens culturels du Québec, Marcel Masse, a cependant entrepris des discussions hier avec des fonctionnaires de la Ville de Montréal.Au terme de cette rencontre, il a fait acheminer une recommandation verbale à la ministre Agnès Maltais, recommandation qui n’a pas été rendue publique.Selon Danielle Bilodeau, attachée de presse de la ministre de la Culture, le gouvernement québécois a pleinement conscience de l’urgence de la situation.Le projet Lépine a déjà fait l’objet d’une quinzaine d’heures d’étude à la Commission de dévelop- pement urbain et il se retrouve à l’ordre du jour du conseil municipal de ce début de semaine.«Les discussions se multiplient.Il faut cependant préciser qu’un éventuel avis de classement aurait préséance sur tout changement de zonage», soutient Mme Bilodeau.Le site convoité par le groupe immobilier Lépine a d’abord appartenu aux Sulpiciens, dès le début du XIX' siècle.Le domaine est composé de grands jardins et d’un bâtiment de vieilles pierres grises, «la ferme sous les noyers» où le promoteur veut construire neuf unités de condominiums.Situé à l’intérieur du site protégé du mont Royal, le domaine, dans son intégrité, est défendu par de nombreux experts du patrimoine et par de nombreux citoyens qui ont défilé à l’hôtel de ville pour signifier leur désaccord au maire Bourque.Pour Québec, n’est-il pas trop tard pour agir?«Rappelez-vous le clocher de l’église Saint-Jacques [au cœur du pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM].L’intervention du ministère de la Culture avait alors eu force d’injonction», poursuit Mme Bilodeau.Au bureau du promoteur immobilier, on soutient que René Lépine est à l’extérieur du pays.Agnès Maltais s’envolait hier pour Paris, où elle a été invitée à prendre la parole à une réunion de ministres de la Culture.Elle sera ensuite au Salon du livre de Paris, dont le Québec est l’invité d’honneur.Menacée de déportation au Venezuela Robillard s’occupe de Castillo Duran «On va examiner le cas de A jusqu’à Z» PRESSE CANADIENNE Ottawa — La ministre fédérale de la Citoyenneté et de l’Immigration, Lucienne Robillard, a indiqué hier qu’elle révise actuellement le cas d’une femme vénézuélienne établie depuis 18 ans à Montréal et qui devrait être expulsée du Canada après-demain.«On va examiner le cas de A jusqu’à Z», a expliqué Mme Robillard à sa sortie de la Chambre des communes, en laissant entendre que sa décision serait prise d’ici jeudi.La ministre a le pouvoir discrétionnaire d’annuler une déportation pour des motifs humanitaires.Agée de 46 ans, Nancy Castillo Duran est établie au Québec depuis 1981.Elle est mère de deux enfants 1 de 12 et 15, nés au pays et, donc, citoyens canadiens, dont elle devra se séparer si elle est déportée.,, Elle a vécu pendant plusieurs années en union de fait avec un ressor-¦ tissant canadien.Un mariage lui aurait accordé la citoyenneté, mais le couple s’est séparé.La femme a ensuite tenté sans succès d’obtenir le statut de réfugié en épuisant, pour ce faire, tous les recours au fil des années.Selon la ministre Robillard, le cas de Mme Castillo Duran montre pourquoi il faut réviser la Loi sur l’immigration.«Il est temps qu'on révise ce système-là.Cela m’apparaît inacceptable qu’une personne puisse demander à être reconnue réfugiée quand ça fait cinq ou six ans qu’elle est dans le pays», a-t-elle dit.Mme Robillard a entrepris, il y a deux ans, de réviser la loi.Elle a effectué plusieurs séries de consultations mais aucun moment n’a encore été fixé pour le dépôt d’un projet de loi.En conférence de presse dimanche, Mme Castillo Duran, a obtenu l’appui de plusieurs groupes, dont le Bloc québécois et la Fédération des femmes du Québec.Le porte-parole bloquiste en matière d’immigration, le député Réal Ménard, s’est d’ailleurs réjoui hier que Mme Robillard ait accepté d’étudier le cas.«Je pense que Mme Robillard doit faire preuve de compassion, et rapidement, parce que ce serait vraiment dramatique pour les enfants», a-t-il affirmé.Lucienne Robillard Regard d'enfant JACQUES NADEAU LE DEVOIR LA JOURNEE d’hier a été marquée par de nouvelles manifestations de Kurdes à Montréal, devant le Palais de justice et les bureaux du premier ministre Lucien Bouchard.Environ 200 Kurdes, hommes, femmes et enfants, ont voulu rappeler leur appui à treize des leurs arrêtés à Montréal à la suite de la violente manifestation du 19 février devant le consulat d’Israël, au cours de laquelle un policier a été gravement blessé à un œil.L’arrestation en Turquie du leader kurde Abdullah Ôcalan est à l’origine de toute cette levée de boucliers.La grande bouffe est à Montréal PRESSE CANADIENNE Parmi toutes les villes canadiennes, c’est à Montréal qu’un repas au restaurant risque le plus de se transformer en expérience gastronomique.La métropole du Québec est en fait la capitale gastronomique du Canada, selon le Mobil Travel Guide.De tous les restaurants recensés dans ce guide, à travers le pays, deux seulement ont réussi à décrocher cinq étoiles, soit la plus haute cote.Et les deux sont situés à Montréal.Il s’agit du Beaver Club, le restaurant de l’Hôtel Reine-Elizabeth, et d’un des restaurants du Casino de Montréal, Nuances, qui reçoivent cet honneur pour la quatrième année consécutive.«Les cinq étoiles sont pratiquement impossibles à obtenir», a déclaré un porte-parole de Mobil, Mark Jacobson, pour montrer à quel point ces restaurants se démarquent des autres.Comme chaque année, une équipe d’inspecteurs a ratissé quelque 22 000 établissements de toute l’Amérique du Nord pour en venir à la conclusion que seulement 18 restaurants et 26 hôtels pouvaient faire partie du club très sélect des cinq étoiles.Mais aucun hôtel situé au Canada n’a réussi à faire partie de cette classe à part.«Nous continuons à chercher un hôtel de catégorie cinq étoiles au Canada, mais aucun jusqu’à maintenant n’a pu répondre à nos critères», a ajouté M.Jacobson.Nathalie ELLIOTT Petit code grammatical Conforme a la nouuelle terminologie.24 951 164 .Plaidoyer du monde des affaires pour les universités Le gouvernement doit à tout prix réinvestir dans le savoir PRESSE CANADIENNE Le milieu des affaires a lancé un cri d’alarme hier, plaidant en faveur d’un réinvestissement dans les universités, particulièrement dans les programmes scientifiques et technologiques.Et si l’on discute du financement des universités, il faut accepter de revoir le gel des frais de scolarité, croit le monde des affaires.Les grandes associations — l’Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec, la Chambre de commerce du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et le Conseil du patronat — ont adopté une résolution en faveur d’un réinvestissement gouvernemental dans les universités, en plus d’adresser une lettre au ministre de l’Education François LegaulL Après des années de compressions budgétaires, jumelées à un gel des frais de scolarité, «la marge de manœuvre [des universités] est pratiquement nulle», déplorait M.Michel Audet, président de la Chambre de commerce du Québec.Les universités manquent d’argent pour investir dans les programmes où il y a des emplois à combler, comme l’informatique, le génie et les technologies du savoir.Ce sont ces secteurs qu’il faut développer, puisque le Québec y a déjà développé une expertise et qu’on y manque de diplômés.«Montréal est à l'ensemble du Canada ce que Boston est aux Etats-Unis: la capitale de la matière grise», a lancé M.Jacques Girard, président-directeur général de Montréal International, dont le mandat est justement d’attirer à Montréal des entreprises de ixiinte.Iœs quatre se défendent de demander qu’on retire de l’argent aux sciences humaines pour en donner davantage aux sciences et technologies.Toutefois, Jacques Girard affirme également «qu'on ne peut pas tout faire à la fois» et qu’«// faut faire des choix».«Ces clioix-là doivent être faits par les universités, avec les entreprises, particulièrement les entreprises du savoir.» Aussi, le p.-d.g.de l’Alliance des manufacturiers Gé-rald Ponton estime personnellement qu’il ne faut peut-être même pas plus de subventions dans les universités, mais «une réorganisation» du financement.«U faut faire différemment.» Les entreprises seraient prêtes à investir elles-mêmes à l’université, suivant «la rentabilité de l’argent qu’on va y consentir», affirmait M.Ponton.De façon générale, les entreprises seraient prêtes à faire des dons aux universités, «dans la mesure oit des crédits fiscaux pourraient adoucir la pilule», précisait-il.Aussi, les entreprises voudraient que soit facilité le partenariat avec les centres de recherche universitaire, lorsque ceux-ci sont accrédités.De même, elles souhaiteraient que soit raccourci le délai précédant la commercialisation d’une recherche.«Montréal est à l’ensemble du Canada ce que Boston est aux f Etats-Unis: la capitale de la matière grise» Toit du Stade La RIO demande un peu de souplesse au SPIM LE DEVOIR A A un mois du lancement de la saison 1999 des Expos, la firme Birdair n’a toujours pas remis la totalité des documents exigés par le Service de la prévention des incendies (SPIM) ixiur la réouverture de l’aire de jeu.Mais la Régie des installations olympiques (RIO) a déjà entrepris les démarches pour essayer de contourner les exigences du SPIM.La déchirure, rappelle la porte-parole Brigitte Tremblay, a été causée par le poids de la neige.Or, dans un mois, les chances que la neige recouvre encore le toit du stade sont plutôt nulles, estime la IflO qui a remis au SPIM une série de documents assurant la solidité de la structure s’il n’y a pas de neige.Les ingénieurs de Rousseau, Sauvé, Warren, qui ont conçu le toit de fibre de verre enduit de téflon, ont également assuré la RIO qu’il n’y aurait pas de problème s’il n’y a pas de neige sur le toit.Le SPIM a les documents de la RIO en main et doit donner sa réponse sous peu.Du côté des Expos, le vice-président aux opérations Claude Delorme s’est fait dire par la RIO qu’il était sûr «à 99,9 %» que le premier match de la saison des Expos allait avoir lieu au stade.à la carte Le Centre Sheraton Cû M.Claude Lessard S Président et chef de la direction Cossette communication-marketing Montréal Bonaventure Hilton LO .® os C ® Qj
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