Le devoir, 9 mars 1999, Cahier B
Culture Page B 8 Économie Page B 2 Les sports Page B 6 Télévision Page B 7 CAFÉ HORIZONS Les chevaliers du commerce équitable Difficile de vivre grassement aux dépens d’une main-d’œuvre des champs qui trime contre une poignée de pesos ou de roupies Depuis trois semaines, le Café Rico, rue Rachel à Montréal, est le premier torréfacteur de café équitable en nos terres.Ce commerce alternatif basé sur le respect du petit planteur a creusé son sillon en Europe et commence timidement à s’implanter chez nous.Doit-on nécessairement exploiter les agriculteurs du tiers monde pour boire à bon prix son Arabica du matin?Certains répondent non.JACQUES GRENIER LE DEVOIR J 1 4> I__B.1 ;i.a*— La.r* I> 199 1 1 M m m Le Café Rico, rue Rachel.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR ‘ e café équitable, vous connaissez?Ses grains sont du même brun que les autres grains.Il n’est guère plus ou moins corsé que la café du rayon d’à côté.Une différence de taille, toutefois: sa clé de voûte ne repose pas sur l’exploitation éhontée du petit planteur du Sud, mais sur un idéal de justice en ce bas monde.Meilleur prix pour les petites coopératives agricoles, moins d’intermédiaires en jeu et prêts financiers à ces entreprises familiales.Qui est contre la vertu?En principe personne, mais la libre entreprise étant ce qu’elle est, la formule a pris le maquis de la marginalité.Difficile en nos continents d’abondance de ne pas tiquer à vivre grassement aux dépens d’une main-d’œuvre des champs qui trime contre qu’une poignée de pesos ou de roupies.Fils d’un Occident gavé s’offrant la grande bouffe sur le dos du porteur d’eau, c’est nous.La mauvaise conscience en prime.Un réseau parallèle appose donc son petit sentier raboteux alternatif à l’autoroute du marché officiel, moustique parmi les éléphants des grosses compagnies.N’empêche, son bourdonnement s’amplifie, porté par le remords du nanti.Implanter des formules moins injustes?Ça se fait.«Alors poussons cette roue-là», s’est dit Laure Waridel, qne jeune Québécoise d’origine Suisse.A 25 ans la spciologue, militante au sein du groupe Equiterre, est la figure de proue au Québec de la Cause Café.C’est d’ailleurs le titre du livre qu’elle publiait en 1997 appelant à une vision plus juste et plus éclairée du commerce duçlit kawa.A la fin de ses études en développement international à Mc Gill, Laure Waridel est partie vivre deux mois dans des coopératives de café au Mexique, frappée par le fait que les planteurs retrouvaient une dignité lorsqu’ils avaient la chance de prendre en charge leur développement.Elle est revenue au pays avec une cause à défendre et des murs à défoncer.«Le café est stratégique en terme de commerce équitable, explique-t-elle.Il est cultivé dans les montagnes du tiers monde avec de mauvaises conditions de travail.C’est un produit de consommation courante, facile à conserver une fois torréfié.» Bref, il a tout pour servir d’étendard à la cause équitable.Pour se voir classé équitable, le café doit être produit à petite échelle N’est pas estampillé qui veut Pour se voir classé équitable, le café doit être produit à petite échelle, dans la démocratie, la solidarité, la transparence, le respect de l’environnement, avec une série de critères à respecter.Il doit être acheté directement à des regroupements de petits producteurs à des prix supérieurs aux cours boursiers.La relation établie entre vendeurs et acheteurs se veut stable avec système de crédit, etc.324 coopératives dans 18 pays ( Colombie, Salvador, Tanzanie, Brésil, etc.) participent à ce réseau alternatif de la graine stimulante,.Des mouvements comme Equiterre, Oxfam Québec ont enfourché chez nous ce cheval de bataille On en retrouve au Québec dans 54 points de vente, mais aussi au sein d’entreprises comme Le Cirque du Soleil qui, en tournée ou dans ses bureaux, ne carbure qu’à l’équitable.Fait nouveau, depuis trois semaines, une brûlerie spécialisée a pignon sur la rue Rachel.Au Café Rico, particuliers et commerçants peuvent acheter le café équitable fraîchement torréfié (avant, il fallait passer par les Etats-Unis), et à meilleur coût qu’ailleurs.Son propriétaire Stéphane Kordahi avait lu le livre Une cause Café de Laure Waridel qui évoquait la nécessité d’implanter un solide réseau alternatif.Il a répondu à l’appel.En retard Précisons d’abord que l’Amérique du Nord est à cent lieues derrière l’Europe en ces matières.En retard, et de beaucoup.Le café équitable représente 5 % du marché international, mais un maigre 1 % au Canada.Entre 75 et 80 % de la production certifiée équitable s’écoule en Europe.Outre-Atlantique, toute une aile verte et progressiste s’est investie avec la foi qui soulève les montagnes.100 000 bénévoles actifs s’activent comme des petites abeilles dans le réseau.En Europe, on retrouve des produits équitables divers: le sucre, le cacao, le thé, la banane, le jus d’orange, le miel.Au Canada seul le café commence à s’imposer, lancé en éclaireur.Tout a commencé au début des années 60 en Hollande plus précisément, puis en Grande Bretagne sous l’aile du commerce alternatif.Le tiers monde réclamait de la justice dans l’échange plutôt qu’une aide internationale passive.Certains groupes ont voulu ouvrir les marchés aux producteurs désavantagés du Sud sans les exploiter si possible et dans le respect de l’environnement.Tout un réseau parallèle appuyé par les ONG écoulait des objets d’artisanat dans les Magasins du monde en Belgique, en Suisse, en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas puis sur le continent.Au début des années 80 s’est ajouté le café.«Il fallait croire en la cause.Le café coûtait plus cher qu’ailleurs et la qualité n’était pas suprême», explique Laure Waridel.En 1994, les Magasins du monde dispersés en Europe se sont regroupés sous la bannière Network of European Worldshops qui compte aujourd’hui 1200 JACQUES GRENIER LE DEVOIR boutiques dans 13 pays.Le café, on en vendait aux côtés des statuettes et des ponchos.Mais encore fallait-il s’assurer qu’il provenait bel et bien d’un commerce équitable.En 1988, le premier organisme de certification, Max Havelaard, voyait le jour aux Pays-Bas.D’autres suivront au long des ans.dont Transfert Canada à Ottawa en 1994.Tous se sont rangés trois ans plus tard sous un parapluie commun: Fair Trade Labelling Organizations International.Tout reste à faire Le hic, c’est qu’en Europe ce type d’organisme roule avec une subvention annuelle d’un million, alors qu’ici le sous-financement est endémique.Bob Thompson, à la tête de Transfert Canada, avoue ne pas faire de publicité pour son organisme faute de pouvoir répondre à trop de demandes.Il espère pourtant prendre du volume d’ici trois quatre ans.«Tout est en développement», explique-t-il.«De fait, le travail qui reste à faire est énorme, précise Esperanza Moreno d’Oxfam Québec.Ilfaid intéresser le public qui commence tout juste à connaître le concept.Et à l'autre bout du spectre, on devra soutenir les producteurs des pays du Sud.Plus le volume d’achat sera grand, plus le prix de vente deviendra intéressant.Tout est lié.» Oxfam-Québec roule sur le dossjer café depuis deux ans en compagnie d'Equiter-re avec l’impression d’être un David contre Goliath.Sur la liste des priorités: établir une plate-forme regroupant tout le marché équitable au Québec, avec charte à l’appui.«Les actions sont dispersées, les pressions à faire auprès du gouvernement gagneraient à un regroupement, précise Esperanza Moreno.Une première rencontre en mars est prévue à cet effet, et la plate-forme devrait voir le jour cette année.» Par dessus tout, il faudrait que les «gros» prennent le train des «petits», que ça sorte du fief un peu grano pour gagner le marché central de la consommation grand public.Miser sur une qualité et des coûts concurrentiels.Le café équitable traîne encore une réputation de «trop cher, et de qualité inégale» qui lui nuit.«Nous voulons impliquer les grandes chaînes de distribution dans le café équitable, explique Laure Waridel.Si Provigo en écoulait sur ses tablettes, disons que ça aiderait la cause.En Suisse par exemple, les grandes chaînes ont mis la main à la pâte.Pas ici.Si un gros joueur entrait dans le bal, les concurrents suivraient sans doute.» «H ne faut pas aller trop vite, estime de son côté Esperanza Moreno: «Éncore faut-il être capable d’approvisionner les grandes chaînes d’alimentation, avoir un volume en conséquence.» Le réseau est encore fragile, les fonds manquent et l’opinion publique ne s’est pas encore sentie interpellée, comme on dit.De toute façon, les Majors se font tirer l'oreille.Il y a deux ans, les dirigeants d’A.L Van Houtte recevaient les émissaires d’Equiterre, étudiaient la question, avant de mettre le dossier en attente.Jean-Yves Monette à la direction A L.Van Houtte explique aujourd’hui que la distribution du café équitable n’entre pas dans les priorités de la maison.«On n’a pas pour rôle de rétablir la justice dans le monde, affirme-t-il.Dois-je demander à mes consommateurs de payer cinquante sous de plus sa livre de café pour ne pas exploiter le Colombien dans sa plantation?» David contre Goliath, dites-vous?Ce n’est pas demain la veille que la bataille équitable sera vraiment gagnée.324 coopératives dans 18 pays participent à ce réseau alternatif de la graine stimulante.Des mouvements comme Equiterre, Oxfam Québec ont enfourché chez nous ce cheval de bataille aw&fct 1.1 Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 sur La vie I.K I) K V (HR, I.K M A R I) I II M A R S I !) i) Il li 2 —-—-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Statistiques de février Le Conseil canadien des relations industrielles donne raison à Bell Canada Prévisions de la CIBC Les mises en chantier augmentent Ottawa (Reuters) — Les mises en chantier ont crû de 1,5 % en février au Canada, en grande partie grâce aux nouvelles unités à logements multiples qui ont pallié la chute des nouvelles maisons unifamiliales, a rapporté hier la Société canadienne d’hypothèques et logement (SCHL).Au Québec, le marché immobilier a encaissé une chute de 2,3 % des mises en chantier, passant à 21100 en février, et comme à l’échelle canadien-.ne, le marché de la maison unifamilia-' le a ralenti au profit des constructions à unités multiples.«Au Québec, c'est à Montréal où ça va le mieux», a commenté Louis Trottier, analyste à la SCHL, citant les mises en chantier qui ont totalisé 12 200 à Montréal en février, soit le même niveau qu’en jan-’ vier.«Les mises en chantier à Montréal se maintiennent en haut de 12 000, et c’est surtout dû au logement en copropriété à Montréal», a ajouté Louis Trottier.Au Canada, l’agence fédérale a rapporté 144 200 mises en chantier en février, par rapport à 142 800 en janvier.Les téléphonistes et les techniciens devront voter ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Les 2400 téléphonistes et les 7600 techniciens devront voter sur les offres de Bell Canada en dépit du souhait coq traire de leurs leaders syndicaux.A la suite d’une plainte de Bell, le Conseil canadien des relations industrielles a décidé, dimanche, de forcer le Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) à tenir des votes sur les dernières offres patronales destinées aux téléphonistes et aux techniciens.Hier, le SCEP a indiqué qu’il se conformerait à la décision du Conseil et que les syndiqués visés tiendront des votes secrets dans 39 sections locales au Québec et en Ontario.Le résultat des scrutins sera connu le 6 avril prochain.Entre-temps, le SCEP a demandé à ce qu’aucun débrayage ne soit déclenché avant que le résultat du vote ne soit connu.En revanche, les employés poursuivront leur grève de zèle qui a commencé la semaine dernière.Décision «désolante» «Pour nous, cette décision du Conseil est désolante.Mais nous espérons voir nos membres rejeter les offres», a indiqué, hier, le représentant national du SCEP Gary Cwitco.Le leader syndical a souligné que les votes des téléphonistes et ceux des techniciens vont être comptés ensemble et non pas séparément même si les offres pour les deux groupes d’employés sont très différentes et que ce sont les téléphonistes qui ont le plus à perdre.«La loi dit que c’est au syndicat de décider.Mais depuis aussi longtemps que je me souvienne, les téléphonistes et les techniciens ont toujours voté ensemble», a dit M.Cwitco.Le 1" mars dernier, les négociateurs du SCEP chargés du dossier ont signé une entente avec l’employeur pour que ses offres de Bell soient soumises au vote des téléphonistes et techniciens.Le comité de négociations du SCEP a recommandé le rejet des offres patronales.Or, réunis à Montréal le jeudi suivant, les délégués syndicaux des 39 sections locales du syndicat ont rejeté l’entente signée par le comité de négociation et refusé de soumettre les offres aux syndiqués.Les délégués du SCEP ont alors rappelé que les syndiqués avaient voté pour la grève dans une proportion de 94 % et ils ont indiqué que la grève serait déclenché jeudi de cette semaine à moins qu’une entente soit conclue avec l’employeur d’ici là.Le scrutin qui se déroulera dans les prochaines semaines sera sans aucun doute déchirant.Pour les techniciens, c’est un renouvellement somme toute ordinaire de leur convention collective, assorti une hausse de salaire de 12,6 % répartie sur cinq ans.Pour la majorité des téléphonistes, c’est leur lien d’emploi avec Bell qui disparaît.Environ 900 téléphonistes pourront demeurer avec Bell aux mêmes conditions tandis que les autres se voient offrir des indemnités de départ, un programme de pré-retraite et des emplois dans la nouvelle entreprise, gérée par la société américaine Excell Global Services, à des salaires inférieurs de 40 % à ce qu’elles touchent à l’heure actuelle.rÆm mm sasgs Banque de développement du Canada BANQUE À PART’ N 0 U dFprfaM- £ -iA-Cri ESC mes.rm\ Igi Sga mm mm mm Pour croître d’ici à là SANS DEVOIR ATTENDRE 100 ANS Ça ne prend pas nécessairement une éternité pour qu'une petite entreprise porte fruit.Mais cela exige de la planification.Du travail.De la détermination.Il faut aussi de l'argent, du savoir-faire et une banque qui comprend vos besoins particuliers.Et c'est là où nous pouvons vous aider.Nous sommes la Banque de développement du Canada.Nous offrons du financement non conventionnel répondant à vos besoins spécifiques, à chaque étape de votre développement.Nous offrons aussi des services de consultation et de gestion, pour vous aider à bien gérer votre croissance.Avec plus de 80 succursales, partout au pays, nous sommes prêts à aider.Passez-nous un coup de fil./ iS’iS’iS’ /.Y/D 111 K / jimnn.bdi .< ri Le Québec aura une croissance supérieure à la moyenne PRESSE CANADIENNE Le Québec devrait connaître une croissance économique supérieure à la moyenne canadienne en 1999, et cette performance devrait lui permettre d’abaisser son taux de chômage sous la barre des 9 % en l’an 2000, selon la dernière analyse prévisionnelle de la Banque CIBC.Linda Nazareth, économiste principale de la banque, estime que le Québec profitera de ses liens avec les Etats-Unis.La vigueur des exportations vers les Etats-Unis se traduira par une croissance de l’économie québécoise de 3,2 % en 1999, soit un taux nettement supérieur aux estimations de 2,6 % en >1998.Pour l’ensemble de l’économie canadienne, la CIBC prévoit une croissance de 3 % en 1999, grâce principalement à la contribution du Québec et de l’Ontario (croissance prévue pour cette province de 3,6 %).«Pour les provinces dont les secteurs manufacturiers sont les plus développés et qui entretiennent des liens étroits avec les Etats-Unis, notamment l’Ontario, le Québec et dans une moindre mesure le Manitoba, 1999 devrait être une année de forte croissance avant un ralentissement prévu pour l'an 2000», a déclaré l’économiste en chef de la CIBC, John Mendelsohn.«Quant aux provinces dont l’économie dépend prin- cipalement des ressources naturelles, notamment la Colombie-Britannique, l’Alberta et la Saskatchewan, l’année 1999 s’annonce économiquement difficile, alors que les perspectives sont plus favorables pour l’an 2000.» Quant aux provinces maritimes, des projets majeurs dans le secteur de l’énergie — tels que Hibernia et Terra Nova au large des côtes de Terre-Neuve — permettront de maintenir la croissance économique près de la moyenne canadienne.Dans le cas du Nouveau-Brunswick, toutefois, les prévisions de la CIBC sont de 2,2 % en 1999 et 1,8 % en 2000.Nuages en l’an 2000 Pour le Québec et l’Ontario, le ralentissement du cycle économique américain devrait toutefois se faire sentir en l’an 2000, alors que la CIBC ne prévoit qu’une progression de 2,2 % de l’économie québécoise et de 2,6 % pour l’Ontario.«Comme l’économie américaine se maintient à un niveau très élevé, les perspectives pour les secteurs des technologies de l’information et de la biotechnologie ainsi que les secteurs de l’aérospatiale et du matériel de transport sont excellentes, tout au moins pour 1999, précise Mme Nazareth à propos de l’économie québécoise.Elles devraient cependant se détériorer quelque peu en 2000 par suite de la baisse de la demande aux Etats-Unis.» Newcourt et CIT fusionnent Création d’un géant des prêts commerciaux PRESSE CANADIENNE Toronto — La Canadienne New-court Credit Group passera sous la coupe de l’Américaine CIT Group dans une opération de fusion qui créera l’une des plus importantes institutions dans le secteur des prêts commerciaux.La nouvelle entité gérera des actifs combinés de 50 milliards US.Elle verra le jour dans le cadre d’un échange d’actions d’une valeur de quelque neuf milliards.Son siège social sera situé à Parsippany, dans l’Etat du New Jersey.Newcourt et CIT se spécialisent toutes deux dans les prêts commerciaux ainsi qu’aux consommateurs.Entre autres activités, ces institutions peuvent offrir du financement pour des acquisitions d’actifs commerciaux ou financiers, pour des équipements — par exemple des wagons ferroviaires dont une entreprise pourrait avoir besoin.Elles peuvent même financer des projets d’infrastructures gouvernementaux.Newcourt, la plus importante institution prêteuse au Canada hormis les banques, a notamment développé une expertise dans le financement par le vendeur avec de grandes entreprises telles que Dell, Lucent ainsi que les outils Snap-On.En retour, CIT permettra à Newcourt d’obtenir du financement à meilleur coût À la fin de la dernière année, l'es actifs sous gestion de CIT s’élevaient a 26 milliards et son bénéfice net!pour l’exercice s’établissait à 338,8 millions.Newcourt gérait pour sa part des actifs de 23 milliards, qui lui ont permis de générer des profits de 198,2 millions.En vertu de l’entente, dont la conclusion est prévue pour le troisième trimestre de 1999, les actionnaires de Newcourt se retrouveront avec une participation de 46 % de la nouvelle entreprise, la part majoritaire de 54 % revenant aux actionnaires de CIT.Le plus important actionnaire dé l’entreprise sera la banque japonais^ Dai-Ichi Kangyo, avec une participatipp de 24 %.La banque CIBC de même que la firme Nomura Securities — actuellement les plus importants actionnaires de Newcourt — détiendront ensemble une participation de 11 %.La direction de Newcourt avait précédemment discuté d’une possible fusion avec la Deutsche Bank, mais les négociations avaient été rompues le mois dernier.Les marchés boursiers avaient alors réagi fort négativement à l’échec de ces négociations, faisant perdre au total 1,3 milliard à la valeur en bourse de Newcourt malgré des résultats prometteurs au quatrième trimestre.Les actions de Newcourt se transigeaient vendredi à 39 $, soit la moitié environ de leur sommet des 52 dernières semaines qui avait été de 79,25$.EN BREF Bombardier vend trois Q400 (AFP) — Le transporteur allemand Augsburg Airways, partenaire de Lufthansa, a passé une commande ferme pour trois appareils à grande vitesse Q400 de Bombardier, pour une valeur de 65 millions US.Augsburg Airways devient le cinquième transporteur européen à faire l’acquisition du Q400, une nouvelle version des Dashg-8 à 70 places, dont les premiers exemplaires devraient être mis A NOVA Chemicals* AVIS DE DIVIDENDE Avis est par les présentes donné que le conseil d'administration de NOVA Chemicals Corporation a déclaré le dividende trimestriel indiqué ci-après qui sera payable le 15 mai 1999 aux actionnaires inscrits à la date de clôture des registres à la fermeture des bureaux le 30 avril 1999.ACTIONS ORDINAIRES Actions ordinaires, dividende N” 20: Un dividende de 0,10 $ par action sur les actions ordinaires en circulation.B.M.WOUDSTRA Vice-président et secrétaire NOVA Chemicals Corporation Calgary (Alberta) 4 mars 1999 en service à l’automne 1999.Bombardier espère que cet achat fera connaître l’appareil aux clients de iAifthansa dans toute l’Allemagne et dans les pays voisins.Innovatech investit dans UltraVision (Le Devoir) — La société de capital de risque Innovatech Grand Montréal a annoncé un investissement de deux millions dans UltraVision.UltraVision cible le domaine des lentilles cor-néennes souples et jetables et se .concentre sur des marchés sélectifs et spécialisés de la correction de la vue tel que l’astigmatisme, les multi-foyers et la presbytie.Sept millions dans ITF (Le Devoir) — Une brochètte d’investisseurs institutionnels ont injecté sept millions dans ITF Technologies Optiques, de Saint-Laurent.Fondée en 1997, cette entreprise se spécialise dans le développement et la eommer-cialistaion de composantes de fibre optique.Ces investisseurs sont GTI Capital (réunissant le Fonds de solidarité, Innovacom, Télésystème, Banque Nationale et Vidéotron), Celtic House, Newbridge Networks et le Conseil du régime de retraite des enseignants de l’Ontario.4 i I.E I) E V 0 I It L E M A It I) I !) M A It S I !» !» it B 3 •ÉCONOMIE- Les devises Démutualisation EN BREF Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique duSud(rand) 0,2563 Allemagne (mark) 0,8715 Arabie Saoudite (riyal) 0,4204 Australie (dollar) o|9889 Autriche (schilling) 0,1238 Bahamas (dollar) 1,5353 Barbade (dollar) 0,8006 Belgique (franc) 0,04206 Bermudes (dollar) 1,5353 Brésil (rial 0,7929 Caraïbes (dollar) 0.5888 Chili (peso) 0,00313 Chine (renminbi) 0,1897 Egypte (livre) 0,4609 Espagne (peseta) 0,01033 États-Unis (dollar) 1,5162 Europe(euro) 1,6511 France (franc) 0,2610 Grèce (drachme) 0,005430 Hong-Kong (dollar) 0,2019 Inde (roupie) 0,0377 Italie (lire) 0,000886 Jamaïque (dollar) 0,0439 Japon (yen) 0,012473 Mexique (peso) 0,1643 Pays-Bas (florin) 0,7748 Philippines (peso) 0,0403 Pologne (zloty) 0,4016 1 Portugal (escudo) 0,008606 Rép.tchèque (couronne) 0,0455 Rép.dominicaine (peso) 0,0994 Royaume-Uni (livre) 2,4380 Russie (rouble) 0,0670 Singapour (dollar) 0,9001 Slovaquie (couronne) 0,0389 Slovénie (tolar) 0,008942 ' T Suisse (franc) 1,0693 Taïwan (dollar) 0,0472 Thaïlande (baht) 0,0420 Trinité-Tobago (dollar) 0,2547 Ukraine (hryvna) 0,4005 Venezuela (bolivar) 0,00271 UIndustrielle-Alliance se joint au mouvement GÉRARD BÉRUBÉ I.E DEVOIR \ A l’instar des quatre grands du secteur, L’Industrielle-Alliance entend également s’engager dans un processus de transformation en société par actions.Si elle est retenue, la démutualisation touchera 650 000 titulaires de police et engendrera un surplus à distribuer de 600 millions.Pressenti de longue date et annoncé hier dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de la compagnie d’assurance-vie, le plan de démutualisation sera soumis au conseil d’administration cette année.«Cela fait déjà passablement de temps qu’on travaille sur le dossier.Nous sommes sur le point de le compléter et il pourrait être prêt dès juin», a précisé Raymond Garneau, président du conseil, président et chef de la direction de l’Industrielle-Alliance.Ce faisant, et même si l’annonce de cette démutualisation est survenue plus d’un an après la première annonce en ce sens, «nous devrions être prêts en même temps que tout le monde».L’industrielle-Alliance emboîte donc le pas aux quatre grands assureurs canadiens exploités sous la forme d’une mutuelle.Secouées par l’acquisition, par la Great-West, du Groupe d’assurances London, La Mutuelle du Canada, immédiatement suivie par la Financière Manuvie, se sont engagées dans ce processus de transformation en décembre 1997, dans le premier cas et en janvier 1998 dans le second.La Sun Life et Canada-Vie ont suivi.Au total, ces quatre grands assureurs se sont engagés dans l’une des plus importantes opérations de distribution d’actions, devant toucher deux millions de Canadiens et ipipliquer une somme de 10 milliards.A L’Industrielle-Alliance, septième compagnie d’assurance de personnes en importance au Canada, le processus de transformation touchera les 650 000 titulaires de police.Et la valeur aux livres des surplus à distribuer oscille autour de 600 millions.Contrairement aux quatre assureurs à charte fédérale, où les titulaires admissibles ne sont que ceux possédant des contrats avec participation, à l’industrielle, de charte provinciale, le processus s’étend à tous les détenteurs de contrats, et non seulement aux 45 000 titulaires de contrat avec participation.«Notre défi est maintenant de s’assurer que le Groupe L'Industrielle-Alliance dispose de toute la flexibilité financière nécessaire pour poursuivre son programme d’expansion.On sait que notre structure mutualiste constitue un handicap important lorsqu ’il s’agit de lever du capital.Or, dans l’environnement compétitif actuel, où l'on assiste à une vague de consolidation sans précédent, il nous faut disposer de toute la latitude voulue pour saisir les occasions d'affaires qui se présentent», a souligné M.Garneau.Le numéro un de l’institution financière rappelle les avantages de cette transformation, pour les mutualistes.«Actuellement, les mutualistes ne peuvent monnayer leur titre de propriété.Ils ne peuvent ni vendre, ni céder ou transmettre leurs titres de propriété.Avec cette transformation, ils conserveront tous les avantages de leur contrat tout en recevant des actions.Ils pourraient alors soit encaisser, soit conserver leurs actions comme placement.Dans un cas comme dans l'autre, leur protection d'assurance ou de rentes ne serait aucunement affectée par ce changement de régime de propriété.» La date d’admissibilité des titulaires de police n’a pas encore été retenue, ce qui devrait être fait lors de la réunion spéciale du conseil d’administration prévue pour juin.Et selon le scénario souhaité, on verrait très bien l’inscription en Bourse des actions quelque part à la fin de 1999 ou au début de l’an 2000.Outre l’approbation du Conseil d’administration, la démutualisation nécessiterait pour, se réaliser, l’approbation spéciale des mutualistes, en assemblée générale, et elle serait conditionnelle à l’approbation des autorités réglementaires et législatives.Les actionnaires de Volvo approuvent la vente à Ford (AP) — L’acquisition de la division automobile de Volvo par le constructeur américain Ford, au coût de 6,5 milliards S US, a franchi une étape importante, hier, lorsque les actionnaires de la société suédoise ont approuvé la transaction.Les actionnaires ont procédé au vote après qu’ils se furent interrogés sur la stratégie future de Volvo, particulièrement en ce qui a trait à l’utilisation qu’elle ferait de la somme obtenue de Ford.Le chef de la direction de Volvo, Leif Johansson, a indiqué que la compagnie, qui vient de prendre le contrôle de 13 % de Scania, sa rivale suédoise qui fabrique des camions et des autobus, continuerait d’être à l’affût d’éventuelles acquisitions, envisageant même de racheter ses propres actions si jamais la loi suédoise était modifiée à cet effet A la suite de la vente à Ford, qui attend toujours d’obtenir l’approbation de ses propres actionnaires et des organismes de réglementation, Volvo sera essentiellement active dans le secteur des camions et des moteurs.Philip Services s’entend avec ses créanciers (PC) — Le société de recyclage de ferraille Philip Services a fhit savoir hier à Hamilton, en Ontario, quelle était parvenue à une entente avec ses créanciers en vertu de laquelle ces derniers vont prendre le contrôle de la compagnie en difficulté, qui tente de se relever d’une dette atteignant presque 1,1 milliard $ US.Philip a précisé que l’entente de refinancement permettrait à l’entreprise de réduire sa dette et de stabiliser ses opérations.L’entente permet également à la compagnie d’accéder à un fonds de roulement tandis qu’elle procède à une restructuration de sa dette après avoir subi d’importantes pertes.L'accord survient au terme de semaines de sérieuses négociations avec les plus importants créanciers de la société.LÉ MARCHÉ BOURSIER Coup d’œil Volume Ferme (000) Var.Var.($) (%) La Bourse de Montréal Montréal XXM 3485,28 Toronto TSE 300 6503,43 New York Dow Jones 9722,62 Dollar 1 $ canadien 65,950 us Or à New York 291,70$us XXMJndice du marché 21704 3485.28 +36.24 1.1 XCB:Bancaire 4240 6246.43 +36.13 0.6 XCO:Hydrocarbures 8187 1989.93 +43.18 2.2 XCM:Mines et métaux 7368 1866.52 +26.30 1.4 XCF:Produits forestiers 2459 2049.01 +10.27 0.5 XCUBien d'Équipement 3266 3501.83 +31.66 0.9 XCU:Services publics 4515 4217.89 +54.64 1.3 La Bourse de Toronto TSE 35 25290 362.85 +3.82 1.1 TSE 100 44334 397.10 +5.69 1.5 TSE 200 26307 382.41 +3.81 1.0 TSE 300 70641 6503.43 +88.32 1.4 Institutions financières 8874 8289.99 +53.74 0.7 Mines et métaux 2019 3080.33 -3.00 -0.1 Pétrolières 16556 4512.37 +128.97 2.9 Industrielles 12399 4928.17 +92.23 1.9 Aurifères 9290 5701.75 +263.81 4.9 Pètes et papiers 2431 3581.54 +11.93 0.3 Consommation 1141 13218.69 +176.74 1.4 Immobilières 1054 2144.44 -17.94 -0.8 Transport 3543 5118.02 +90.62 1.8 Pipelines 754 6049.51 +90.21 1.5 Services publics 5104 7756.26 +96.44 1.3 Communications 3488 16522.74 +69.12 0.4 Ventes au détail 1577 5494.34 +55.26 1.0 Sociétés de gestion 1604 8013.41 +50.27 0.6 La Bourse de Vancouver
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