Le devoir, 13 mars 1999, Cahier B
I.K I) !•: VOIR, I.K S S A M I.DI I A K T I) I M A X < Il K II M A II S I !» !) !l ?LE DEVOIR ?L IIKI' rl W K 1 ' > t \ C «.* E K H - 1 "N L’AN ; i:V(llR A \R - ils »'• -t"': o.is m.U.• vi A.i .p.h.- qu.'.i ».-i q.'uan-ïtien/ l'écrivain etiournafeté frim- ais Philippe ' invite a participer au eo!l>iqu sur ramericanité.qui lançait Hier le Printemps du Quebec, b gr.m il y a une chose que l’on ne pourra jamais reprocher au guitariste et chanteur de blues Steve Hill, c’est d’être un paresseux, un indole,nt, un fainéant.Il est tout le contraire.A l’écoute de son dernier album comme de ses propos, on constate que de l’histoire du «cent fois sur le métier.» il a apprivoisé toutes les subtilités, les nuances.Grâce à cela, cette volonté d’apprendre afin de maîtriser totalement le iangage du blu.es, Hill affiche une sacrée maturité.A l’entendre, l’entendre chanter Top Forty, l’entendre jouer You Can Trust Me Now, on a l’impression ou plutôt le sentiment qu’on a affaire à un vieux de la vieille.A un corsaire qui a pi- raté toutes les sonorités du blues de Chicago à Austin en passant par San Francisco et Boston.Bref, il y a du mutant en lui.En âge, il a 24 ans.Peut-être un peu plus; peut-être un peu moins.Géographiquement, il est originaire de Trois-Rivières.Il est de ce coin de pays, mais musicalement, on le signale d’entrée de jeu, il est de partout.Mettons qu’il est, comme disait Montesquieu de lui-même, un «défautgéographique».D’accord, citer Montesquieu, l’auteur des Lettres persanes, c’est pompeux.On en convient.Mais bon.au moins, on reconnaîtra que «pompeux» rime avec «Montesquieu».On arrête de divaguer.Or donc, on recentre.On recentre pour souligner que le blues de Hill, le blues qu’il défend et Société Pro Musica 50'SAISON - propose aujourd’hui, est autant le blues de Trois-Rivières que celui de Memphis ou de Chicago.Autrement dit, le blues de Steve Hill, c’est le blues.Point Point?En fait, non! Le blues de Hill, c’est le blues d’hier mais également le blues de T-Bone Walker, Freddie Greene, Ronnie Earl, B.B.King, Jeff Beck, Albert Collins et quelques autres.Dit autrement, le blues de Hill, c’est le blues des années 30, des années 40 et des années qui ont suivi jusqu’à l’année d’aujourd’hui.On récapitule?Dit autrement comme autrement dit le blues de Hill, c’est un blues géographiquement éclaté et un blues historiquement digéré.Mais attention! Le blues de Steve Hill n’est pas un exercice de style.Nenni! Mettons que c’est une équation, soit le blues des autres malaxé à sa manière, à sa façon.Et ce, selon une recette que lui, et lui seul, a concoctée.Toujours est-il que le labeur abattu par notre homme est si imposant qu’il a au moins eu pour résultat qu’aujour-d’hui, «je ne joue plus pour les trois ou quatre gars du bar Chez Linda qui réclament du Black Sabbath.J’espère que les années de vaches maigres sont derrière moi.je touche du bois.Parce que le cirant des bars au Québec, je l’ai assez fait».Au moment de mettre sous presse, Steve Hill, Marc Deschênes, son bassiste, et Sam Harrisson, son batteur, font une petite tournée en France et en Belgique en compagnie du Stephen Barry Band.Après, il va faire le Canada, histoire de présenter debout et bien vivant son dernier album.Expérience Puis, comment a-t-il été abordé, cet album?«D’abord, comparativement au premier, j’étais plus expérimenté.Et comme j’avais participé aux sessions de France d Amour, j'étais plus relax que pour le précédent.Je savais beaucoup plus ce que je voulais.Ce qui est bien, c’est que j’ai eu plus de temps.» La variété des styles proposés, est-ce qu’elle a été décidée bien avant de ren- trer en studio?«Non, pas du tout.Je n’avais pas pensé à ça.C’est vrai que j’écoute bien des musiques différentes.Je ne sais pas.Peut-être que ça m’a injluen-cé.Mais bon, je n’ai pas pensé faire plus de ceci ou plus de cela.» «Il y a une chose, en tout cas, qui explique peut-être cette variété de styles, c’est que j’ai pu engager les musiciens que je voulais en fonction des styles des pièces choisies.J’ai fonctionné par chanson.J’écrivais, puis je montrais ça à Ray [Bonneville], qui a ajouté et arrangé les paroles.» Pourquoi composer autant?«J’ai 24 ans et je suis blanc.Je ne pourrais pas chanter sur les champs de coton.Ce serait ridicule parce que je n 'ai pas connu ça.Il faut que je chante des choses que je ressens, que je vis.Il faut que ce soit crédible.C’est très important pour moi.» Et le style de guitare.«J’écoute de tout.Aussi bieti du jazz que du blues.J’aime beaucoup des guitaristes de jazz com- me Charlie Christian et Freddie Greene.À part ça, j’aime encore et toujours Albert Collins, B.B.King, Jeff Beck et quelques autres.En ce moment, j’écoute beaucoup d’organistes de jazz comme Jimmy Smith.Je pense que mon style, c’est un mélange de tout ça.S’il y a une chose que maintenant je n’aime pas, c’est faire des solos après des solos.Quand c’est long, c’est très ennuyeux.» Ennuyeux, l’album intitulé Call It What You Will sur étiquette Bros ne l’est pas une seconde.On insiste: pas une seconde.Car une fois, il nous conte une de ses histoires sur tempo rapide, une fois, c’est sur tempo lent, le tout agrémenté de saxos, une fois, c’est un morceau du divin Mose Allison, une fois, un morceau enlevant de Louis Jordan, une fois, c’est sensible, l’autre fois, c’est lourd.Peut-être bien que cet album de Steve Hill, c’est l’album de blues entier comme on dit du pain entier.Il a de quoi être fier.Très fier.LORENB ACCIO D’ALFRED DE MUSSET 22 % de réduction kl tamedit Claude Poissanf A VL( Luc Pic ard Jean-Louis Roux Bobby Beshro, Benoît Dagenais, David Savard, Sophie Vajda, Maxim Gaudette, Hedwige Herbiet, Nathalie Naubert, Myriam Poirier, Denis Roy Réal Bossé, Denis Gravereaux, Denis Lavalou, François-Etienne Paré, Robert Vézina, Marc Belanger, Christian Brisson Dargis, Luc Charest, Dominique Coté, Josee Guindon, Sylvain Marcel, Julie Perreault et Jean-Nicolas Verreault.(ONCtl III NS: Carmen Alie et Denis Lavoie, Raymond Marius Boucher, Florence Cornet, Catherine Gadouas, Alain Lortie, Alain Roy, Patricia Ruel.LA VITRINE DU DISQUE Pur yé-yé Les Sextants à Vhonneur L’INTÉGRALE Les Sextans MusiSelect Qu’on en prenne de la graine dans les compagnies de disques: pr-auire une chouette compilation est a la portée de tous les gens de bonne volonté.L’exemple est encore une fois criant: avec un tout petit budget dé rien du tout et un cœur gros coingiç le cap Diamant, André Savard, dç la boutique Rétro Laser à Québec, a mis au monde un deuxième disque d’exceptionnelle qualité.Après les Million-Airs, ce sont les Sextans, champions locaux de l’âge d’or des groupes à l'anglaise (1965-68), qui bénéficient de son traitement royal et, par là, échappent enfin à l’oubli où leurs introuvables 45-tours les confinaient.Qu’il s’agisse d’adaptations finement choisies et fort honnêtement jouées des Monkees, Them, Ronnie Bird, Sam The Sham Aid The Pharaohs, Zombies, Lovin’ Spoonful, McCoys, Strawberry Alarm Clock et autres Syndicate Of Sound (le classique du rock de garage Hey Little Girl) ou de leurs propres créations (surtout la ballade éminemment beat-lesque Aimer, être aimé), les Sextans méritaient certainement une petite place dans les présentoirs.Les voilà nettement mieux servis que la plupart de leurs copains du yé-yé: non seulement le repiquage numérique des 24 titres est-il irréprochable et leur choix exhaustif (y compris les 45-tours de groupes parents, dont les Gants Blancs, premier «orchestre» majeur de Gerry Boulet), mais le livret biographique signé Savard est un bonheur de détails justes, d’anecdotes fascinantes et de photos rares.Puisse cette initiative toute personnelle déboucher sur une véritable collection, distribuée partout.Pour l’heure, L’Intégrale des Sextans n’est disponible que chez Rétro Laser (418) 682-9952.A vous de lancer la roue.IN FLIGHT Gazelle Indépendant C’est tout fait à partir d’un Mac, ce qui, en soi, devrait déclencher la petite sonnette d’alarme intérieure qui me dit: pas touche.C’est aussi très cool, lounge à souhait dans les ambiances et les mélodies à la Burt Ba-charach, ce qui n’est pas pour me déplaire.D’où la remise en question suivante: suis-je moins rébarbatif aux musiques machiniques lorsqu’elles me flattent dans le sens du poil de barbichette?Il faut croire que si: j’aime trop rouler en ville avec ce disque en bande sonore pour nier le caractère séducteur de ses arrangements, tout technos soient-ils.Au volant de ce disque, je me sens, comment dire.à la fois jamesbondien et moderne.Et un peu singe, comme Lancelot l’agent secret.En fait, cet album très léger et très brillant, conçu par la chanteuse Cheryl Sim et le claviériste Peter Soumalis, couple montréalais uni «par l’entremise des petites annonces sous la rubrique ‘‘musiciens recherchés”» (dixit le communiqué), est le parfait symbole des ultimes heures du siècle: une sorte de drogue électronique à saveur acidulée, bonne le temps d’un Pez ou d’une gomme Bazooka pas trop mâchée.Ce qui n’est pas un tort.Se miner la dentition est parfois un besoin.Sylvain Cormier iOmnibus et l'École de mime de Montréal présentent q q Mime Les voies du 13 au 20 mars 1999 INFORMATIONS générales 843-3009 [Ateliers.Jean Asselin, Thomas Leabhart (ÉutHJrnj, Jocelyne Montpetit.Corinne Soum et Steven Wasson Nombre limité de places espace libre RESERVATIONS pour les spectacles 521-4191 Colloque Conférences, tables rondes, débats, films d’archives Francine Alepin, Jean Asselin.Peter Bu (Fnnce), Rent-Jean Dufour.Aline Minas, Thomas leabhart (Éüu-Unisj, George Holnar, Jocelyne Montpetit.Corinne Soum (Grande-Bretagne), Michel Vais.Philip Wickham samedi 13 mars ! Maison de la culture Frontenac 20h i La flèche et le cœur - Omnibus Transverbero - Jocelyne Montpetit Danse __Lumli 15 mars Espace Libre 20h A Simple Thing - Thomas Leabhart (tuts-unis) Portrait d'une femme avec valise -Dulcinée Langfelder & Cfe mardi 46 mars Espace Libre 20h La ligne invisible - Jocelyne Montpetit Danse Tombeau de la sœur - Aline Gélinas A Simple Thing - Thomas Leabhart (luts-unis) mercredi 17 mars Espace Libre 20h Sommet paradoxal The Other Theatre Bartok - Tenon Mortaise Ni Unis ni Séparés - Aline Gélinas Résonance - Théâtre de l'Ange Fou (Grande.Bretagne) jeudi 18 mars Espace Libre 20h L L'homme-souche Diluvine Bartok - Tenon Mortaise Portrait d'une femme avec valise ¦ Dulcinée Langfelder & Cie vendredi 19 mars Espace Libre 20h Voiando Ivan Bartolini, Isabelle Thivierge, Sophie Wilhelm Résonance - Théâtre de l’Ange Fou (Grande-Bretagne) La flèche et le cœur - Omnibus samedi 20 mars Espace Libre 20h Hommage à Étienne Decroux avec Francine Alepin, Jean Assetln, Denise Boulanger, Philippe Ducros, Dulcinée Langfelder, Thomas Leabhart, George Molnar, Jocelyne Montpetit, Corinne Soum, Steven Wasson 1.K I) K V (Il It .I.V.S S A M K |) I IA K T I) I M A V < Il K I I M A II S I II il il n t n Monik Grenier Professeure musicienne Une carrière sous le signe de la polyvalence CLÉMENT TRIJDEL LE DEVOIR \ A l’époque où Monik Grenier décroche le prix d’Europe (1954), les élèves en composition — elle a comme professeur Claude Champagne — voyaient leurs œuvres expédiées en Europe pour correction, une autre copie étant acheminée à Saint-Benoît-du-Lac! Ainsi, pour sa courte Danse madé-casse, Mme Grenier apprend qu’un réviseur français avait écrit à la marge: «Ce talent de compositeur mérite d'être encouragé.» Ce ne sera pas dans cette veine qu’elle poursuivra: «Je renouerai avec la composition à ma retraite.J’espère que ce ne sera pas trop rétrograde», dit en s’esclaffant celle qui cumule 50 ans d’enseignement, dont 20 à McGill et 30 àl’UQAM.C’est en piano quelle opta de se perfectionner avec des maîtres tel Yves Nat, dont l’enregistrement des 32 sonates de Beethoven et des cycles de Schumann était, et demeure, une référence obligée.«À mon retour d'Europe, les Jeunesse musicales favorisaient surtout les solistes masculin» et les quelques noms de femmes qui perçaient bénéficiaient d'influences de poids «que je n’avais pas».C’est donc en 1965 que les Jeunesses musicales lui donneront la vedette dans une tournée de 40 concerts en Italie: la pianiste, à peine sortie du Conservatoire, avait été choisie pour interpréter des pièces de Maurice Blackburn lors d’une tournée.Monik Grenier regrette aujourd’hui de n’avoir pas eu une présence plus soutenue comme soliste ou comme accompagnatrice, quoique ce volet ne soit pas négligeable et qu’elle ait pu interpréter des œuvres de Rachmaninov, Schumann et Brahms avec grand orchestre, en plus d’avoir pu profiter de conseils des maestros Herbert von Karajan et Wilfrid Pelletier sur la direction d’orchestre.La satisfaction de la pédagogue compense amplement, juge-t-elle, cette rareté relative à la scène: «Les élèves me le rendent bien», et l’une d’entre elles, Catherine Dompierre, débute à la cinquième salle de la PdA le 12 avril dans Rhapsody in Blue, de Gershwin.Beauté sonore À ces jeunes, elle tâche d’inculquer le culte de la beauté sonore.L’un de ses élèves, aussi diplômé en informatique, tâche de se le rappeler lorsqu'il a à réaliser des cédéroms, des logiciels sur la musique, mais elle n’encourage pas la production de sons dont la source n’est pas instrumentale.Toutefois, «je crois que l’enseignement est réussi si l’on peut donner aux étudiants ce goût de faire des recherches et de s’instruire par eux-mêmes».La pédagogue s’accuse en souriant de ne pas suffisamment pratiquer la diplomatie.Elle dénonce les effets dévastateurs des compressions budgétaires, lesquelles, au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, ont provoqué la disparition du seul cours qui existait en Amérique sur les ondes Martenot.Les compressions et remaniements, à l'UQAM, ont servi à l’introduction de nouveaux cours «alors que l’on sabre dans des parties essentielles, tel le cours de didactique de l’enseignement individuel».Résultat?Beaucoup de ceux qui obtiennent un diplôme en musique donnent des cours privés.quand on n’assure plus de formation pour une tâche qui ne s’improvise pas.Un moment, Monik Grenier s’est retrouvée à la direction musicale de l'opéra de Banff, avec Pierrette Alarie à la mise en scène.C’est à elle que l’Association canadienne des professeurs de musique a confié en 1997 l'organisation du concours de chant Della Pergola à McGill.Artiste polyvalente, comme en fait foi sa feuille de route, elle a été appelée à siéger à plusieurs jurys, fut déléguée à des congrès de portée internationale, en Pologne notamment, en 1980.Elle fut régulièrement chargée des chœurs d’enfants dans les opéras, cofondatrice de l’Atelier d’opéra de l’UQAM (avec Joseph Rouleau en 1980), et mêlée aux activités de ballet lors de l’Expo 67.Au générique de très nombreux Beaux Dimanches et Heures du concert, on la retrouve comme répétitrice.C'est à cette concertiste qu’on confie la trame sonore d’un vidéo de 45 minutes sur les Paroles d’écrivaines.Force est de constater que c’est souvent en coulisses ou dims des tâches bénévoles qu’est inscrit le nom d’une artiste qui a eu la chance de coudoyer Marguerite Long, Yvonne Ijoriod, Nadia Boulanger, Norbert Dufourcq et bien d’autres.Monik Grenier, lors du 25" anniversaire de l’UQAM à la salle Pierre-Mercure, en 1994, partageait la vedette avec Colette Boky, Alvaro Pierri, Pierre Jasmin et Martin Foster; l’honneur lui reviendra le 9 avril prochain, dans cette même salle, de créer le Concertino pour piano solo, voix, cordes, timbales et trombones que lui a dédié la compositrice Anne Liuber à l’occasion du gala qui marquera les 30 ;uis de l’UQAM.Polyvalente, elle réalisa en 1993 une recherche sur la part jouée par JACQUES GRENIER LE DEVOIR Monik Grenier les juifs dans la musique autrichienne: elle fit une tournée des Maisons de la culture avec son mari, le baryton-basse Roland Gosselin, avec les 37 mélodies qu’inspira Victor Hugo à des musiciens et sur lesquelles elle avait fait des recherches.Aussi, d^ns Ces femmes qui ont bâti Montréal (Editions du remue-ménage), elle signait plusieurs notices, dont celle sur Ethel Stark, qui fonda en 1940 et dirigea jusqu’en 1960 la Symphonie féminine de Montréal.Avec plaisir, notant que l’entrevue se déroulait le lendemain de la Journée internationale des femmes, celle qui fut l’une des pionnières de l’IREF (Institut de recherches en études féministes), inauguré en 1991, et qui a dirigé l’Ensemble musical féminin de l’UQAM, déclarait: «La femme, vous savez, a toujours joué un rôle très effacé.» Effacé, peut-être, mais persévérant si la jauge est ce demi-siècle voué par elle à la musique.DISQUES CLASSIQUES De traditions en anecdotes L’idéal pythagoricien de la musique des nombres FRANÇOIS TOUSIGNANT W1LLAERT -CHRISTUS RESURGENS Jean Richafort: Motet Christus resurgens; Adrian Willaert: Missa Christus resurgens; Magnificat dans le sixième ton.Ave Maria.Oxford Camerata, dir.: Jeremy Summerly.Durée: 56 minutes 27.Naxos 8.553211 Un disque comme ça oublié et dont le sujet est opportun.Le messe Christus resurgens (Le Christ s’est levé d’entre les morts) d’Adrian Willaert fête à sa manière la résurrection du Seigneur.Je dis à sa manière: en cette fin de XV' siècle, on ne disposait pas encore de moyens aussi variés qu’au XIX' pour exprimer les sentiments.La musique se fait alors servante d’une parole qui porte la signification sacrée.Son rôle est d’être écrin, manifestation de l’harmonie divine.C’est que Willaert fut, de son temps, considéré comme le compositeur ayant le mieux réussi à rendre l’idéal pythagoricien de la musique des nombres.Est-ce que cela veut dire de la musique austère?Pas du tout! Dans la perfection des contrepoints se dissimule une foule de petites imitations et de symbolisme du verbe.Et surtout, une harmonie — au sens premier du terme, c’est-à-dire une conjonction parfaite des intervalles verticaux.Il y a autant de différence entre ce qui est sur ce disque et La Grande Messe des morts de Berlioz qu’entre une toile de Van Eyck et une autre de Goya.On voit la variété d’émotions tout autant que la même magnificence artistique.Cela demande donc une grande subtilité aux interprètes pour rendre justice à cette sensibilité.De manière générale, les membres de l’Oxford Camerata se débrouillent fort bien.La direction de Jeremy Summerly est aussi assez souple, sachant quand préparer telle cadence à l’unisson ou l’octave, et retrouvant la Orchestre de chambre McGill Chef d'orchestre / Fondateur : Alexander Brott Chef d'orchestre : Boris Brott Théâtre Maisonneuve Place des Arts 514-842-2112 Réseau Admission 514-790-1245 L ENSEMBLE R0MUL0 LARREA UNStitU OEJANGO £ Cinquième salle Bi|iets en vente au 514 842 2112 et au www.pda.qc.ca P ace des Arts Réseau Admission 514 790 1245 Québec il Redevance et frais de service.sr-v Q>o£o C-' Québec i« fraîcheur première des successions de rapports verticaux.Dans la messe à proprement parler, qui constitue le corps de l’affiche, on a donc une version adéquate sinon superbe.En complément de programme, elle est précédée d’un assez ordinaire motet de Jean Richafort, justement sur le texte du Christus resurgens.Pour terminer, un très beau Magnificat de Willaert et, merveille!, un (trop) court Ave Maria d’une réussite totale.L’émotion virginale affleure comme le rose aux joues de certaines madones de la Renaissance.Si le mot sensibilité a à jeter une ancre dans une quelconque réalité, ici il se trouve pleinement.Au prix d’un Naxos, une vraie aubaine.BRAHMS - BLOMSTEDT Johannes Brahms: Symphonie n° 4 en mi mineur, op.98; Deux chœurs a capella: Warum ist das Licht gege-ben, op.74 n° 1, Fest- und Gedenks-pruche, op.109, et Trois Motets, op.110.Chœur de la MDR de Leipzig, Orchestres du Gewandhaus de Leipzig, dir.: Herbert Blomstedt.Durée: 70 minutes 32.London 455 510-2 Encore une quatrième de Brahms, qui prouve bien la popularité de cette œuvre sérieuse entre toutes dans le répertoire orchestral de Brahms en particulier et des orchestres — et des chefs — en général.Chacun veut faire
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