Le devoir, 17 mars 1999, Page(s) complémentaire(s)
sssçipj .mmmm Jgr.JjÇrjTy //- ' > .* ï ¦ « W*.V^*0*Vifri LES ACTUALITÉS Eaux souterraines: le MEF est inondé, page A 2 vvWgfi LE DEVOIR PERSPECTIVES Pour le bien de qui?Depuis dix ans, le pourcentage de chômeurs qui ont droit à des prestations d’assurance-chômage n’a fait que chuter.La dernière réforme a contribué à cette diminution et durement frappé les jeunes et les femmes.Le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, qui tarde à publier une étude qui chiffrerait le phénomène, persiste à dire qu’il n’y a pas de discrimination.Ottawa, affirme-t-il, a agi pour leur bien.Manon Cornellier l est absolument clair que donner à des jeunes un accès trop facile à l'assurance-emploi est une erreur.C'est une erreur qu’a faite toute la génération précédente pendant 30 ans.Nous avons incité des jeunes à quitter l’école trop tôt.Nous avons incité des jeunes à quitter l'école, à entrer dans un cycle de travail précaire et de dépendance à l’assurance-chômage.Nous voulons libérer les jeunes de cette dépendance et du cycle précaire de petits emplois en les aidant à aller plus loin dans leurs études et en ayant de vrais emplois sur le marché du travail», déclarait lundi le ministre Pettigrew.Selon lui, le gouvernement répond mieux à leurs besoins en offrant aussi des programmes de formation et de création d’emploi, et ces politiques doivent être vues comme un tout.Depuis un mois, il répète des arguments similaires en réponse aux critiques du Bloc au sujet du sort réservé aux personnes qui quittent le marché du travail pendant plus de deux ans.Il s’agit, dans la grande majorité des cas, de femmes qui décident de rester à la maison pour prendre soin de jeunes enfants.Les gens qui tentent l’expérience du travail autonome pour une période équivalente sont aussi désavantagés par la réforme adoptée en 1996 et pleinement en vi-* ?* gueur depuis juillet 1997.Une des règles qui pénalisent ces groupes prévoit qu’un nouvel arrivant sur le marché du travail doit travailler 910 heures pour être admissible à l’assurance-emploi, comparativement à un maximum de 700 heures pour les autres travailleurs.En vertu de la loi, une personne qui n’occupe aucun emploi salarié pendant deux ans doit être traitée comme un nouvel arrivant, que cette personne ait occupé ou non un emploi salarié pendant de nombreuses années auparavant.A quoi se comparent ces 910 heures?A 26 semaines de 35 heures, à 45,5 semaines de 20 heures ou à plus de 60 semaines de 15 heures.Or les statistiques démontrent qu’un nombre croissant de jeunes et de femmes, peu importe leur niveau d’éducation, occupent des emplois temporaires ou à temps partiel ou sont travailleurs autonomes.Le rapport annuel d’évaluation de la réforme, préparé par le ministère de M.Pettigrew, pourrait permettre de distinguer le vrai du faux dans ce débat, mais le ministre tarde à le déposer aux Communes même s’il est prêt depuis le début de février.Le Syndicat des métallos, par l’entremise du syndicat des employés de l’aluminium d’Arvida, n’a pas attendu et a entrepris une action en justice pour faire déclarer la clause des 910 heures discriminatoire à l’endroit des jeunes et des femmes.Lors de procédures préliminaires, le gouvernement a nié ces allégations mais a fait un aveu étonnant.Dans sa défense écrite présentée à la cour, le gouvernement écrit: «Les conditions d'admissibilité ont été conçues pour rendre le régime d’assurance-emploi rentable et pour le structurer selon les principes de l'assurance.De plus, [la défense] ajoute que l’assurance-emploi ne doit pas être considérée isolément, aux fins de la charte, mais plutôt avec les autres programmes sociaux.» Cela confirme en quelque sorte les critiques du Bloc québécois et du NPD qui, depuis le début, accusent le gouvernement de se servir du programme d’assurance-emploi pour renflouer ses coffres.En resserrant l’accès aux prestations sans diminuer aussi rapidement les cotisations, le programme affiche des surplus imposants qui commencent à embarrasser le gouvernement Le manque de transparence, là aussi, est frappant.Ainsi, dans le dernier budget le gouvernement prévoit pour 1999-2000, une hausse des coûts du programme de l’assu-rance-emploi de 1,3 milliard de dollars, soit une augmentation de 11 %.Il est vrai que les coûts augmentent même si le taux de chômage reste inchangé car la population active et le nombre de chômeurs croissent en chiffres absolus.La hausse des revenus des salariés signifie aussi que le montant des prestations sera plus élevé.Mais jamais n’avait-on prévu une croissance de cet ordre, surtout pas lorsque le chômage est en baisse.Même l’actuaire du régime, Michel Bédard, avoue diplomatiquement que le ministère des Finances a fait preuve de plus de prudence que lui.Pour illustrer l’énormité de la chose, il suffit d’examiner l’augmentation enregistrée entre 1997-98 et 1998-99.Elle n’était que de 300 millions.Cachotteries ou pas, l’impression reste la même, i.e.que le but premier de cette réforme était bel et bien de protéger financièrement le système plutôt que de l’adapter aux nouvelles réalités du marché du travail, avec ses emplois à contrat et son travail autonome.Pettigrew tarde à déposer son rapport annuel d’évaluation Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 6 Min: -2 Québec Ciel variable.Max: 3 Min: -5 Détails, page B 7 INDEX Annonces .B 7 Le inonde .B Avis publics.A4 Les sports .B Culture B 10 .A Économie .B 2 Mots croisés.B Editorial .A 8 Politique .A Horizons .B 1 Télévision .B www.ledevoir.com LE MONDE La Commission européenne victime de son succès?page B 6 Gratien Gélinas (1909-1999) ARCHIVES LE DEVOIR Gratien Gélinas, que l’on voit ici en Fridolin, a réalisé l'essentiel de son œuvre entre 1930 et 1960.Fridolin orphelin Un mur porteur, pire, une partie des fondations de la grande maison du théâtre québécois vient de s'écrouler STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Ti-Coq, Bousille et Narcisse Mon-doux sont en deuil.Fridolin est orphelin.Hier matin, Gratien Gélinas est mort.Celui qui fut statufié en père de la dramaturgie québécoise a été emporté par une insuffisance pulmonaire à l’âge de 89 ans.Trésor national des planches, il souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis plusieurs années.Gratien Gélinas a réalisé l’essentiel de son œuvre entre 1930 et 1960, alors que l’activité théâtrale québécoise peinait dans un contexte de crise économique et de concurrence dévastatrice du cinéma.Contre toute attente, pendant ces décennies charnières, lui et d’autres animateurs de troupes ont su insuffler une nouvelle jeunesse au «beau milieu».Les Compagnons «S’il n’avait pas été là, ni le théâtre de Marcel Dubé ni le mien n’auraient été pensables», dit Michel Tremblay du père Émile Legault ont créé une scène moderne d’inspiration chrétienne.Les dames du Rideau Vert et les jeunes messieurs du TNM ont institutionnalisé le théâtre professionnel tourné vers la dramaturgie mondiale.Gélinas, lui, a mis en place un théâtre national et populaire, entièrement de son lieu et de son temps.Créateur de personnages types, concentrés pur jus du petit Canadien français, «stand-up comic» avant Yvon Deschamps, acteur, directeqr de compagnie, cinéaste, cofondateur de l’École nationale de théâtre du Canada, Gratien Gélinas a creusé des sillons pour les artistes qui ont émergé ensuite de la «Grande Noirceur».Marcel Dubé, Françoise Loranger et plus tard Michel Tremblay lui doivent d’avoir soulevé la chape d’un théâtre HORIZONS La chronique de Josée Blanchette: Les théraputes, page B1 VOIR PAGE A 10: GÉLINAS Fuite de renseignements personnels Comeau saborde l’enquête Le président de la CAI blâme sévèrement le procureur Bergeron MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le président de la Commission d’accès à l’information; (CAI), Paul-André Comeau, a abruptement mis fin r à l’enquête sur les allégations de fuite de renseignements personnels au ministère du Revenu.M.Comeau a conclu à l’impossibilité de continuer les travaux entrepris il y a plus d’un an en raison de la rupture du lien de confiance entre la CAI et son procureur, Marc Bergeron, à qui il a retiré son mandat.Le président de la CAI a de plus émis une ordonnance de non-publication à l’endroit «des documents et des renseignements qui n’ont pas été produits en séance publique».Le président Comeau et ses deux commissaires, Michel.Laporte et Roberto Iuticone, ont pris ces décisions afin-d’éviter de nouveaux et coûteux délais.Les problèmes; VOIR PAGE A 10: CAI Lire aussi en page A 8 L’éditorial de Michel Venne Montréal international demande l’intervention de Québec KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Devant le refus des communautés urbaines de Montréal et de Laval de fusionner leurs activités de prospection des investissements à l’étranger à Montréal international, cet organisme entend demander une intervention musclée du gouvernement du Québec afin d’imposer un regroupement.«C’est une question qui devra être soumise au conseil d’administration [du 30 mars].Nous n'abandonnerons pas la partie.L’enjeu est trop grand», a déclaré hier au Devoir Jacques Girard, président-directeur général de Montréal international.Il s’agit de la réplique de M.Girard au comité chargé d’étudier les modalités d'intégration, qui estime ne pas pouvoir aller de l’avant compte tenu du mandat officiel de Montréal international, qui en est un de promotion et non de prospection.Depuis l’automne dernier, M.Girard a été mandaté par les membres du conseil d’administration, majoritairement composé de représentants du secteur privé, de négocier l’intégration de l’Office de développement économique de VOIR PAGE A 10: MONTRÉAL Ottawa maintient le dialogue avec Castro ¦ À lire, page A 7 Quand Paris revêt les couleurs du Québec CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS En ces premières journées de printemps à Paris, la saison nouvelle avait revêtu hier les couleurs du Québec.Malheureusement, l’événement se passait dans le métro, loin des magnolias et des genêts en fleurs.Mais la rame avait enfilé ses habits du dimanche.Au lieu de leur couleur terne habituelle, les plafonds étaient parsemés d’oies blanches et de lacs paisibles.Le son strident du métro roulant sur les rails était couvert par les refrains de Même tout écartillé (Robert Charlebois) et de Frédéric (Claude Lé-veillé).On pouvait même entendre des craquements de pas sur la neige et quelques cris de mouettes.Plus étonnant encore, les passagers défilant sous les regards ébahis des badauds avaient laissé leur air grognon chez eux: de mémoire de Parisiens, on n’avait jamais vu ça! C’est une rame de métro aux couleurs et aux sons du Québec, dans laquelle sont montés les premiers ministres Lionel Jospin et Lucien Bouchard, qui inaugurait hier, sur la ligne numéro 1 qui longe la Seine, le plus grand événement culturel québécois jamais tenu à l’étranger.Le mot d’ordre ne laissait aucun doute: sept millions de Québécois débarquent! Dans certaines stations de métro, les Parisiens pourront voir des films québécois ou jouer au hockey, le tout dans un cinéparc et sur une patinoire improvisés.Pour le commissaire québécois de l’événement, le met- VOIR PAGE A 10: PARIS À lire en page A 6: Guerre de provinces à Paris REUTERS Inaugurée hier par Lucien Bouchard et Lionel Jospin, une rame du métro parisien avait enfilé ses habits du dimanche, aux couleurs du Québec.778313000665 A 10 I.E I) E V O I It .I K M E It (' It EDI I M A It S I !) !» !» -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES PARIS SUITE DE LA PAGE 1 teur en scène Robert Lepage, le métro de Montréal (construit en collaboration avec la Régie des transports parisiens) est le lieu où beaucoup de Québécois de sa génération ont entendu parler de la France pour la première fois.Il a conçu le Printemps comme un jeu de piste qui s’étale dans Paris et à de nombreuses villes de province.Plus de 300 manifestations culturelles vont donc débouler sur la France dans les trois prochains mois.Cela va de la danse à la musique contemporaine, en passant par de nombreuses expositions, un grand spectacle populaire et le Salon du livre de Paris, qui débute vendredi et dont le Québec est l’invité d’honneur.Cette semaine, les Parisiens avaient déjà le choix entre trois fleurons de la culture québécoise actuelle: la dernière création de La La Human Steps (Salt), une pièce de Wajdi Mouawad (Journée de noces chez les Cromagnons) et le spectacle du groupe de musique contemporaine Tuyo (Ancienne Modernité).Et ce n’est qu’un avant-goût.«Ça va percuter, dit Didier Fusillier, le commissaire français qui partage la direction artistique avec Robert Lepage.Je ne sais pas s’il y a beaucoup de français qui savent qu’il y a eu une saison d’Israël ou de l’Egypte en France — car ce n’est pas parce que vous avez un programme très riche que l’on parle de vous.Mais je vous assure qu'ils sauront qu’il y aura un Printemps du Québec.» C’est pourquoi, dit-il, il était préférable de concentrer les événements sur trois mois et de les tenir dans des lieux publics.Dès demain, tous les grands magazines et la plupart des quotidiens qui ne l’ont pas encore fait vont consacrer une partie de leurs pages au Québec à l’occasion de l’ouverture du Salon du livre.Impossible d’énumérer la liste des publications et des émissions.Soulignons que France Culture diffusera toute la semaine prochaine plusieurs heures d’entrevues exclusives avec le dramaturge Michel Tremblay et que la chaîne culturelle Arte (diffusée en France et en Allemagne) consacrera une soirée entière au Québec.Hier, Robert Lepage se réjouissait déjà d’avoir pu faire venir deux premiers ministres dans le métro.«Les Français n'ont jamais vu ça.» Une passante a d’ailleurs interpellé Lionel Jospin lorsqu’il descendait à la station Les Sablons.Dans son discours inaugural, le premier ministre français a rappelé que le Printemps du Québec «devait frapper les imaginations et renouveler les imaginaires».Pour lui, «trop de Français, lorsqu’ils abordent le Québec, se contentent encore d'une mémoire enjolivée».Mais il ajoute aussitôt que «certains Québécois, oubliant que la France est une grande puissance économique, ne recherchent chez nous que le lointain écho de leurs origines».Sans tout à fait délaisser les polémiques de ces derniers jours, Lucien Bouchard a dit: «Le Québec n’est pas intéressant parce qu’il est unique, mais parce qu’il est aux avant-postes de la réalité du prochain siècle.Il ne sera pas anodin, pour les nations d’Europe et d’ailleurs, que le Québec réussisse ou échoue son double pari d'intégration économique et d’affirmation identitaire.» Le premier ministre est convaincu qu’il faucjra tenir d’autres Printemps ailleurs, notamment aux Etats-Unis, mais qu’il fallait d’abord faire celui-ci en France.Robert Lepage veut d’ailleurs que le Printemps du Québec à Paris ait des suites dans toute l’Europe.«C’est une arrière-pensée qui est constante.» En terminant, le metteur en scène se dit convaincu que le Printemps ne contribuera pas seulement à changer l’image du Québec à l’étranger, mais qu’il pourra aider à modifier celle que les Québécois ont d’eux-mêmes.«Les Québécois ont été habitués à se voir comme un peuple aux possibilités réduites.Or nous sommes des pionniers dans de nombreux domaines, mais nous ne le savons pas.» Rectificatif Dans l’entrevue que Jeanine Archimbaud a donnée au Devoir (13 mars 1999, page A 3), il aurait fallu lire que l’équipe de cinéastes qui T’a récemment accompagnée au Guatemala était dirigée par Sylvie Lapointe (non pas Langlois), qui œuvre à Vent d’est Libre Expression vient de faire paraître un récit biographique (L'Amérique de la “dame aux yeux peints*) qui constitue le premier livre du cinéaste Guy Simoneau.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050.rue de Bleury.9 étage.Montréal.(Québec).Hit A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor I-aSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Uval.Envoi de publication — Enregistrement n- 0858.Dépét légal: Bibliothèque nationale du Québec.¦Mm**** 1 ARCHIVES LE DEVOIR f ‘S- , GÉLINAS Bousille et les Justes a atteint le sommet kimalayen de 567 représentations en 1976.Il faudra attendre Broue pour voir ce record tomber.SUITE DE LA PAGE 1 jusque-là très franco-français en donnant vie à des (anti)héros bel et bien d’ici, exprimant dans une langue savoureuse et pittoresque leurs joies et leurs peines, leur détermination et leur résignation.Artistes et politiciens ont donc été unanimes hier à souligner le rôle du pionnier.Le dramaturge Marcel Dubé en a parlé hier comme de «l’initiateur du théâtre québécois en milieu urbain».Il a aussi salué le côté contestataire de ses personnages.De Paris, où il se trouve pour le Printemps du Québec, l’auteur, metteur en scène et comédien Robert Lepage a souligné les qualités de pionnier et de libre penseur de Gratien Gélinas, son audace, son courage et son côté touche-à-tout.Le premier ministre Lucien Bouchard, qui est aussi en France, en a rajouté: «Je voudrais dire toute l'admiration que le peuple québécois et tout le monde de la culture vouaient à cet homme qui a été un précurseur, qui a été le véritable fondateur du cinéma moderne au Québec, qui a été un acteur et qui a été, en plus, un êveilleur de conscience.» Le futur monument voit le jour à Saint-Tite, en Mauricie, le 8 décembre 1909 — il aurait donc eu 90 ans cette année.Sa famille biculturelle (un père franco, une mère anglo) éclate en 1923, à une époque où le divorce est perçu comme une sorte de péché mortel.Les enfants prennent le parti maternel, s’éloignent de leur père.Gratien Gélinas, le futur créateur du bâtard Ti-Coq, devient volontairement le fils de personne.Il «monte» à Montréal pour ses études collégiales et s’oriente d’abord vers les Hautes Etudes commerciales.La piqûre pour les planches est donnée à l’aspirant comptable dès 1929 par le théâtre amateur.Employé surnuméraire dans un magasin de chaussures, il joue de plus en plus souvent pour le Montreal Repertory Theatre.Le MRT ouvre une section francophone autonome en 1933.Denise Pelletier, Muriel Guilbault, Yvette Brin-d’Amour, Pierre Dagenais et Guy Beaulne seront également formés dans cette pépinière d’artistes.Pour Gélinas comme pour ces collègues, la radio, implantée dans la métropole en 1922, sert de refuge culturel et de gagne-pain.En 1937, dans le cadre d’une émission baptisée Le Train du plaisir, il invente Fridolin, un adolescent turbulent qui décortique avec candeur et ironie la petite et la grande vie du Montréal de l’entre-deux-guerres.Le succès instantané de l’attachant garnement le conduit vite sur la scène du Monument-National, où le public le découvre affublé de son chandail des Canadiens, sling shot en poche.Ses revues annuelles, Fridolinons, amalgament les sketchs, les monologues et les chansons, bref les éléments essentiels de la fête populaire québécoise et du théâtre burlesque, mais dans un style résolument professionnel, avec des textes bien travaillés, des moyens scéniques appréciables et une véritable mise en scène.Surtout, Fridolin utilise la langue d’ici pour relayer les préoccupations de ses contemporains.Il juge le pouvoir, l'argent, le Canada anglais.Il ose même s’at- taquer à la sacro-sainte mère l’Église.Et les ouailles en redemandent Fridolinons 38 connaît 21 représentations, tandis que la dernière des Fridolinades, en 1946, tient l’affiche pendant 82 soirs consécutifs.La célèbre série, ancêtre du Bye bye, a été reprise au début de la décennie, avec encore une fois un beau succès.Pendant la guerre, Gratien Gélinas fonde une compagnie de cinéma, Excelsior, pour tourner une parodie de Im Dame aux camélias, considérée comme le premier, film parlé de fiction en couleurs au Canada.A la fin du grand jeu de massacre mondial, son personnage de «ti-cul» cède les feux de la rampe à Ti-Coq.Le ton change.Ti-Coq est orphelin.Il a «adopté» une famille et s’est épris de la belle de la maison.Il s’engage, part «de l’autre bord» et en revient au bout de plusieurs années de combat pour recevoir l’ultime blessure: la belle n’a pas attendu le bâtard.Jopée en anglais et en français, au Canada et aux Etats-Unis, la pièce connaît un succès extraordinaire et atteint le sommet de 542 représentations en 1951.Son auteur reçoit un doctorat honoris causa de l’UdeM dès 1949, puis des universités McGill, de Toronto et de Trent.Ti-Coq est adaptée au cinéma en 1952.Gélinas est encensé comme un «Molière québécois» — en fait, cette pièce un peu besogneuse n’a pas été réinvitée souvent sur les grandes scènes, preuve de sa véritable valeur.Le dramaturge remet le paquet avec Bousille et les Justes, créée en 1959, à la Comédie canadienne, le théâtre qu’il a fondé deux ans plus tôt et qu’il dirigera jusqu’en 1972 — le TOM est toujours installé dans l’immeuble de la compagnie.Bousille et les Justes présente une satire assez féroce de la société canadienne-françai-se, tricotée serrée, fourbe sous ses allures généreuses et catholiques.Avec ses premiers sketchs, Gélinas avait donné la parole au petit peuple: à la veille de la Révolution tranquille, il lui parle franchement.Et encore une fois, le public en redemande.La pièce, de loin la meilleure de l’œuvre, fracasse même le record de Ti-Coq en atteignant le sommet himalayen de 567 représentations en 1976.Il faudra attendre Broue (ça vous dit quelque chose?) pour voir ce record tomber.Gratien Gélinas participe à la fondation de l’Ecole nationale de théâtre du Canada, en 1960.L’institution est maintenant considérée comme une des meilleures du monde.L’auteur poursuit ensuite son exploration des méandres de l’âme de sa collectivité.Avec Hier les enfants dansaient (1966), il met en scène une familie déchirée par des querelles politiques.Vingt ans plus tard, en 1986, il crée Im Passion de Narcisse Mondoux avec sa dernière compagne, la comédienne Hu-guette Oligny.La pièce, sa dernière, a également été reprise en anglais, au Canada et aux Etats-Unis.«S'il n'avait pas été là, ni le théâtre de Marcel Dubé ni le mien n’auraient été pensables, a affirmé hier le dramaturge Michel Tremblay.Il fallait un père pour ouvrir les portes.Les générations spontanées n'existent pas.» Avec la Presse canadienne ARCHIVES I.E DEVOIR Gélinas dans le rôle de Bousille.H Autres informations en page B 9 CAI SUITE DE LA PAGE 1 connus par l’enquête publique et la fin abrupte des travaux n’ont toutefois pas affecté, a souligné M.Co-meau en conférence de presse, la crédibilité de la CAI.«Lorsque nous avons pu fonctionner normalement, nous avons bien joué notre rôle.Nous avons été handicapés deux jours avant la présence du premier ministre et les événements ont commencé à débouler.Un député a annoncé que le meilleur moyen défaire dérailler cette enquête était de demander ma récusation.Je comprends que le signal a été saisi au vol, et on en arrive là aujourd’hui.» Si la CAI avait continué ses travaux, a expliqué M.Comeau hier, le débat se serait longuement poursuivi en Cour supérieure, soit pour discuter de la demande de récusation du président de la part du procureur Bergeron, soit pour retirer Mc Bergeron de l’enquête, une démarche hasardeuse, selon la CAI, et qui aurait pu être interprétée comme une manœuvre de contrôle.«On nage dans le dadaïsme et non plus dans le kafkaïen», a commenté M.Comeau en envisageant ces recours.Après une enquête entreprise il y a plus d’un an, de nombreux délais et autant de rebondissements, allant d’une requête du Parti libéral pour participer aux travaux à une demande de récusation du président, la balle revient donc dans le camp du gouvernement.Le premier ministre Bouchard avait déclaré au début du processus vouloir que toute la lumière soit faite.De Paris hier, il a laissé entendre qu’il le souhaitait toujours, sans préciser les intentions du gouvernement «J’attends depuis un an de témoigner pour dire publiquement ce que j’ai dit en privé», a-t-il déclaré.L’opposition officielle, par la voix du député libéral de Chomedey, Thomas Mulcair, demande maintenant la tenue d’une enquête publique «complète et indépendante».M.Mulcair s’insurge contre le «bâillon» imposé par le président de la CAI à l’enquête, mais cela démontre, selon lui, que la commission n’était pas le forum approprié pour faire la lumière dans cette affaire.En outre, la CAI pourrait difficilement entreprendre une nouvelle enquête dans son état actuel.Le président de la commission a sévèrement blâmé hier M' Bergeron pour son attitude, notamment pour sa demande de récusation, faite vendredi dernier.Il réplique, à ce sujet, que la demande du procureur est sans fondement et surtout, juridiquement, «sans crainte raisonnable de partialité».M.Comeau a expliqué que la CAI a effectivement décidé d’acquérir au coût de 15 000 $ le fonds d’archives de la Conférence internationale sur la vie privée, organisée en 1997 par l’avocat de Roger Bertrand, Raymond Doray.Cependant, M.Comeau soutient qu’il s’agit d’une décision de la CAI et que le paiement a été fait au nom de la société de Mr Doray, non pas pour son bénéfice personnel.Il s’agit, selon le président de la CAI, d’un «acquis exceptionnel» pour la Commission d’accès à l’information.Le président de la CAI reproche à M' Bergeron, entre autres, d’avoir publiquement impliqué des ministres dans cette affaire, Guy Chevrette et Louise Beaudoin notamment, des élus qu’il n’a pas osé convoquer à l’enquête par la suite.«Pareil comportement est non seulement cavalier mais démontre un manque flagrant de jugement et surtout un manque de respect à l'égard des témoins et du processus d’enquête dont il est un rouage important.On a déjà vu des procès avorter pour beaucoup moins que cela.» Et la liste des récriminations de M.Comeau à l’endroit de son procureur s’allonge.M' Bergeron a laissé entendre, selon M.Comeau, que «les commissaires ne voulaient pas faire toute la lumière dans cette affaire».En public ou par le moyen de lettres à la CAI, le procureur a également tenté «d’intimider des témoins» et répandu «des allégations de conflit d’intérêts à l’égard de commissaires», en plus de se «comporter comme un participant» et de «manquer à son devoir d’indépendance».M' Bergeron répond que M.Comeau s’est servi de lui comme d’un bouc émissaire pour se sortir d’une situation embêtante.Il se demande pourquoi la CAI met soudainement fin à l’enquête alors que le travail d’enquête, justement, est terminé et qu’il ne manquait plus que d’entendre quelques témoins.Il aurait pu y avoir substitution du procureur, auquel cas il se serait plié, insiste-t-il, ou du président, sans mettre fin au processus en cours.Il souhaite maintenant lui aussi qu’une enquête publique ait lieu.«Ilfaudrait que vous finissiez par savoir ce que, nous, on sait, a-t-il déclaré aux journalistes en point de presse.Je fais le bilan, a-t-il ajouté, d’un processus qui est conftne un arbre qui a été planté croche.» A l’origine de toute cette affaire, un des témoins principaux de l’enquête et ancien chef de cabinet de Michel Gauthier à Ottawa, André Néron, souligne que le président de la CAI n’a pas à son avis répondu aux questions soulevées par une apparence de conflit d’intérêts.«Sa décision de mettre fin à tout ça est une admission qu’il y avait quelque chose.» Pour cette enquête sur une fuite de renseignements personnels sur le dossier fiscal du député bloquiste Ghislain Lebel, qui aurait émané du ministère du Revenu du Québec et transité par le cabinet du premier ministre Bouchard avant d’aboutir au Bloc québécois à Ottawa, la CAI a déboursé un total de 102 894 $.Ce montant n’inclut toutefois pas le salaire des trois commissaires, dont le président Comeau, ni ceux des avocats représentant des ministres, anciens ministres et attachés politiques.Les honoraires de certains de ces procureurs embauchés par le gouvernement, environ une dizaine, pouvaient dépasser les 70 000 $.MONTRÉAL SUITE DE LA PAGE 1 la CUM (ODECUM) et de Laval Technopole avant la fin de 1998.Les résistances étant vives, M.Girard avait obtenu un sursis jusqu’à hier, mais en vain.Une menace du milieu des affaires de retirer son financement de l’organisme est assujettie à cette exigence.Les 120 entreprises qui commanditent Montréal international se sont engagées à verser, sur une période de cinq ans, six millions (sur un total de 11 millions) pour le développement international.«Il n’est pas question de la survie de Montréal international.Ce dont il est question, c’est la compétitivité de la région montréalaise sur le plan international», se défend M.Girard.Ce dernier soutient que seule une démarche unifiée pour attirer les investisseurs étrangers peut assurer la réussite économique de la région.«La prospection locale ne donne pas de bons résultats», affirme-t-il.D’aucuns pourront s’étonner que Montréal international réclame quelque chose qui ne fonctionne pas bien à ses yeux.Or il y a de toute évidence une recrudescence des investissements étrangers dans la région.Par exemple, à Laval, on affirme que 1998 est une année record, sans dévoiler les chiffres qui seront rendus publics à la fin du mois.Laval a enregistré son plus haut taux d’investissements étrangers en 1992, avec 525 millions.L’année dernière, il se situait à 495 millions.Sur le territoire de la CUM, les nouveaux investissements étrangers totalisaient 560 millions en 1997.En 1998, la performance a toutefois été moindre avec 196 millions.Derrière ces négociations qui n’aboutissent pas se profilent des guerres de personnalités et de pouvoir.En coulisses, des partenaires de Montréal international se montrent tranchants dans leurs critiques envers l’organisme et ses dirigeants.On parle de la médiocrité du bilan, de l’ineptie de l’action et de la vacuité des prétentions.De façon informelle, on prône la disparition de Montréal international.D’ailleurs, l’ODECUM et Laval Technopole discutent d’un plan B dont l’objectif serait de mettre en place une structure de coordination régionale plus légère et plus compétente.Rien n’est toutefois officiel.Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, refuse depuis deux jours de commenter la situation de Montréal international, et la présidente de la CUM, Vera Da-nyluk, est absente jusqu’à demain.«Nous ne ferons pas “tabula rasa" [table rase].Si Montréal international cessait d'exister, il faudrait réinventer Montréal international.Et démolir pour reconstruire, ça s'appelle de la perte de temps», a affirmé Jacques Girard.Le p.-d.g.de Montréal international s’appuie sur les cinq ministres du gouvernement du Québec qui, il y a trois semaines, lui adressaient une lettre pour le soutenir dans ses démarches de regroupement.M.Girard n’hésite pas à qualifier de malhonnêtes les critiques qui fusent quant à une supposée incompétence de Montréal international dans le domaine de la prospection.«Effectivement, nous ne sommes pas équipés pour faire de la prospection, mais on nous juge sur un mandat qu’on ne nous donne pas», souligne M.Girard.Ce dernier explique les résistances municipales par un jeu politique hors du contrôle de Montréal international et qui suppose que le gouvernement du Parti québécois ait en poche un plan pour appliquer une réforme dans la région.Une première tentative gouvernementale a avorté en 1996 et 1997 avec la mise en place du ministère de la Métropole, qui devait créer un lieu de rassemblement régional.«On nous prend pour cible parce qu’on préfigure de ce qui pourrait arriver.Peut-être craignent-ils que si Montréal international réussit, il ne devienne un tremplin à une réorganisation des structures politiques de la région», laisse tomber Jacques Girard. L E I) E V II I It .L E M E R (' K E I) I 17 M A R S I !» !» !» B 8 Elat de la reserve collective de sang 12 mars 1999 80% Groupes sanguins en demande aujourd'hui 0- 39% héma-québec Info-collecte: 832-0873 -?LE DEVOIR ?- LES SPORTS Session extraordinaire du CIO La tension monte d’un cran à Lausanne Les exclus du CIO menacent de faire des révélations fracassantes HOCKEY LIGUE NATIONALE Lundi N.V.Islanders 1 Buffalo 2 Washington 1 N.Y.Rangers 1 Caroline 5 Phoenix 5 New Jersey 2 Vancouver 1 Ottawa 0 Los Angeles 4 Les membres du Comité international olympique sont réunis, à partir d’aujourd’hui, pour exclure six membres accusés de corruption à la suite de l’enquête menée par le vice-président Dick Pound.Hier, à Lausanne, la tension était vive et certains des membres touchés par l’exclusion menaçaient de faire des révélations fracassantes.Pendant ce temps, des athlètes canadiens se sont donné la mission de redorer l’image de l’olympisme.D'APRÈS ASSOCIATED PRESS ET LA PRESSE CANADIENNE Lausanne, Suisse — A la veille de la session extraordinaire du Comité international olympique (CIO), convoquée à partir d’aujourd’hui pour exclure six de ses membres accusés de corruption dans l’affaire de Sait Lake City, la pression est montée d’un cran, hier, à Lausanne.La commission d’enquête menée par Dick Pound, le vice-président du CIO, s’est réunie au siège de l’organisation sur les bords du lac Léman en Suisse, après avoir reçu «quelques lettres et documents» supplémentaires, a fait savoir l’Australien Kevan Gosper, membre de la commission exécutive.Membre de cette commission d’enquête de cinq membres, Gosper a déclaré nè pas connaître le contenu de ces nouveaux documents, mais The New York Times et The Chicago Tribune ont annoncé, hier, que la commission d’enquête souhaiterait que la commission exécutive transforme en demande d’exclusion la menace d’avertissement sévère demandée contre le Sud-Coréen Kim Un-Yong.Gosper a démenti toute nouvelle demande d’expulsion.«C’est le statu quo.Hyena [toujours] six», dit-il.L’Australien s’est par ailleurs étonné des rapports de presse selon lesquels Juan Antonio Samaranch, le président du CIO, aurait dit à des amis qu’il craint que des membres de son personnel veulent le contraindre à quitter son poste.Samaranch de- mandera la confiance des membres du CIO lors de cette session extraordinaire.Si Samaranch démissionnait cette semaine, il serait remplacé provisoirement par le Hongrois Pal Schmitt, s’il s’en allait lors de la réunion de Séoul du CIO en juin, Dick Pound le remplacerait.Les deux hommes sont membres de la commission d’enquête du CIO sur Sait Lake City, la ville mormone qui a obtenu l’organisation des JO d’hiver de 2002 après avoir généreusement «arrosé» de cadeaux certains membre du CIO.Tension en perspective La tension sera vive aujourd’hui et demain au château de Vidy.Certains des six accusés dans l’affaire de Sait Lake City fourbissent leur armes en menaçant de faire des révélations fracassantes.Il en va ainsi de Jean-Claude Ganga, de la République démocratique du Congo, l’un des six membres contre lesquels l’exclusion a été demandée.«Moi qui fais partie de la commission d'enquête marketing, jamais on ne m’a demandé mon avis sur les contrats signés, et on ne me les a ja- mais montrés», a déclaré M.Ganga à la télévision suisse romande.Le président de cette commission marketing, qui traite entre autres des faramineux contrats des télévisions, est Dick Pound.Selon Ganga, fidèle parmi les fidèles de Samaranch — sous sa présidence, «les JO sont passés de 880 millions $ US de déficit [Montréal, 1976] o 2,4 milliards de bénéfice annoncés pour Athènes [2004]», dit-il —, certains veulent abréger l’ultime mandat de l’Espagnol, qui court jusqu’en 2001.«Trois des membres de la commission d’enquête ont déclaré qu’ils se présenteront à la présidence», a déclaré Ganga en allusion à Pound, Schmitt et au Belge Jacques Rogge.Ganga affirme n’avoir reçu que des cadeaux-souvenirs de la part de Sait Lake City et que les 70 000 $ cités sont allés au développement du sport africain.Es seront 91 membres du CIO à voter lors de la session pleinière.Pour que les sbc expulsions recommandées par la commission exécutive soient prononcées, il faudra 61 votes allant en ce sens, soit les deux tiers de l’assemblée.Des athlètes canadiens s’en mêlent Sur la scène canadienne, le riche homme d’affaires Frank Stronach entend investir des milliers de dollars pour appuyer un groupe d’athlètes canadiens qui tentent de rétablir l’intégrité et l’esprit des Jeux olympiques.Stronach, le président de Magna International Inc., le plus important producteur indépendant de pièces d’automobile au pays, a couvert les dépenses de la délégation d’athlètes olympiques canadiens pour se rendre à Lausanne.Avec en tête le médaillé d’or olympique Mark Tewksbury, le groupe a annoncé hier la création d’un comité d’athlètes dont l’objectif sera de redorer le blason de l’olympisme.Le groupe agira également comme chien de garde du Comité international olympique, qui tentera cette semaine de faire le ménage dans ses rangs à la suite une série de scandale de corruption.La délégation sera aussi composée de la double médaillée d’argent Susan Auch, du marathonien en fauteuil roulant André Viger, de la paralym-pienne Heather Clarke et de l’athlète et avocate Ann Peel.AVIRON Laumann met fin à une carrière mouvementée JIM MORRIS PRESSE CANADIENNE Victoria — Refoulant des larmes, l’avironneuse Silken Laumann a officiellement confirmé sa retraite, hier.«Depuis un an, j’ai mûri une très importante décision», a déclaré Laumann, alors que son fils assis dans l’auditoire l’appelait par son nom.«L’esprit de compétition est très important.et je ne suis plus animée de cet esprit», a dit Laumann.Laumann a avoué que sa décision avait été particulièrement difficile à prendre en raison de la tenue des championnats du monde d’aviron au Canada cette année à St.Catharines, en Ontario, et de la proximité des Jeux olympiques d’été à l’été 2000.Laumann, âgée de 34 ans, ne s’était jamais officiellement retirée de l’aviron mais, comme elle le dit, elle s’était «officiellement abstenue de prendre une décision» après avoir enlevé une médaille d’argent aux Jeux d’Atlanta en 1996.Depuis sa conquête de la médaille de bronze avec sa sœur Danielle aux Jeux de Los Angeles en 1984, la carrière de Laumann a alterné entre le triomphe et le malheur, entre la joie et la souffrance.Elle a gagné l’épreuve du une rameuse en couple en 1991 et elle était considérée comme une favorite pour enlever la médaille d’or aux Jeux de Barcelone en 1992.Mais quelques mois avant les Jeux, elle a subi une terrible fracture ouverte quand elle est entrée en collision avec une embarcation allemande pendant une régate à Essen, en Allemagne.Les médecins lui avaient alors dit qu’elle ne pourrait plus jamais participer à des compétitions, mais Laumann a conquis tous les cœurs quand elle a surmonté huit interventions chirurgicales pour décrocher une médaille de bronze.Sa guérison miraculeuse a inspiré un film sur sa vie.Le mauvais sort s’est de nouveau acharné sur elle aux Jeux panaméricains de 1995 quand elle a échoué un test de dépistage aux drogues après avoir pris un médicament pour la grippe.Elle et ses trois coéquipières ont perdu leurs médailles d’or.Laumann, qui vit à Victoria avec son mari John Wallace et son fils Williams, est constamment invitée pour donner des conférences sur la motivation et elle est impliquée dans de nombreuses œuvres charitables.Carambolage en Italie MAURIZIO BRAMBATTI REUTERS F * • ¦ BJt-J •L M \ r IA SEPTIEME ETAPE de la course cycliste Tirreno-Adriatico, en Italie, a été le théâtre d’un accident spectaculaire, hier, lors du sprint à la fin de l’étape de 160 kilomètres entre Alba Adriatica et Civitanova Marche.C’est finalement le Néerlandais Steven Dejongh qui a remporté la course.Expos 5, Mets 4 Le Canadien à une semaine de la date limite Alou est fier de son groupe Les meilleurs échanges sont souvent ceux qu’on ne fait pas RICHARD M I LO PRESSE CANADIENNE Jupiter — Aujourd’hui, jour de la Saint-Patrick, les Expos se retrouvent à ,500 dans la Ligue des pamplemousses.Devant 3883 personnes, les Expos l’ont emporté 5-4 contre les Mets de New York, hier, pour porter leur fiche à 7-7.Ils n’ont plus besoin que d’une victoire pour égaler leur total de l’an passé dans la Ligue des pamplemousses (8-23).Et ils ont encore 17 matchs à jouer en Floride avant leur série de deux rencontres à Washington contre les Cardinals de SL Louis.«C’est un bien meilleur groupe que l’an passé, a dit Felipe Alou.Il y a de meilleurs joueurs et plus d'expérience.J’en parlais à Tommy Harper ce matin.En une année, nos frappeurs ont acquis de la confiance.Ils avaient l'air d'avoir peur mais c’était un manque de confiance.Nous devons nous réunir vendredi pour retrancher des joueurs.J'ai peur que ce ne soit pas facile défaire des choix.Nous ne pouvons garder que 25 joueurs.Lan passé, on avait remercié Chuck Carr.Cette année, c’est une situation différente.On n’a pas à remercier personne.» Jose Vidro, qui connaît un camp du tonnerre, a frappé un triple en plus de soutirer un but sur balles.Il est le meneur des Expos dans la Ligue des pamplemousses pour le nombre de coups sûrs (10), les circuits (2) et les points produits (7).Le point gagnant a été produit par un simple de Trace Coquillette, un joueur de deuxième but.En 17 présences, il a déjà quatre points produits.Champ gauche Une lutte à finir se déroule au champ gauche où les candidats se bousculent à la porte.Tous connaissent un bon camp.A chaque match, il y en a un ou deux qui se distinguent.Hier, James Mouton a réussi un simple en plus de réussir un amorti-sacrifice tandis que Terry Jones a claqué un double comme frappeur suppléant.Manny Martinez, un ancien des Pirates, est aussi un sérieux candidat.Il totalise sept coups sûrs.Sa moyenne s’élève à ,368.Le vétéran Orlando Merced sera au champ gauche aujourd’hui contre les Dodgers.Il est remis d’une élongation musculaire à l’aine.Quant à Derrick May, il sera à l’écart de quatre à cinq jours.May s’est blessé à l’épaule en effectuant un catch spectaculaire en République dominicaine.Hermanson en forme Dustin Hermanson n’a travaillé que durant quatre manches à son troisième départ mais ce n’est pas un bon reflet de son rendement.Il a retiré les 10 premiers frappeurs avant de donner trois points, à la quatrième.«J’ai été formidable pendant trois manches et un tiers et je me suis senti bien pendant quatre manches, a-t-il dit.Ils ont lancé leur bâton sur la balle!» Plus fort que l’an passé, Hermanson aurait pu rester plus longtemps au monticule mais, s’est-il empressé d’ajouter, «je n’essaie pas de gagner le Cy Young du camp d’entrainement».«Je sais que je n’aurais aucun problème d’endurance.Je me suis entraîné fort pendant tout l’hiver.Mes jambes sont plus fortes.» Après un retrait à la quatrième, Roger Cedeno a obtenu un but sur balles.Robin Ventura et Mike Piazza ont suivi avec des doubles d’un point, puis Matt Franco a réussi un simple d’un point.Le double de Piazza était un dur roulant le long de la ligue du troisième but.Il s’est élancé sur un changement de vitesse.Il a retenu son élan pour faire contact avec la balle.En quatre manches, Hermanson a donné trois points, trois coups sûrs et un but sur balles.Il a enregistré trois retraits au bâton.GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Sébastien Bordeleau va sauter sur la glace du Centre Molson dans l’uniforme des Predators de Nashville, demain, après avoir été considéré au scrutin du joueur de la semaine dans la Ligue nationale, résultat de ses quatre buts et trois passes amassés en trois matchs la semaine dernière.L’Abitibien va aussi revenir à Montréal avec un total minimum de 35 points.C’était, avant son match d’hier contre Calgary, un seul point de moins que Saku Koivu, le meneur chez le Canadien.Ses 14 buts étaient aussi un seul de moins que le total de Martin Rucinsky.Et vous souvenez-vous de Patrie Kjellberg?Ce Suédois a disputé sept matchs avec le Canadien en 1992-93.11 n’a obtenu aucun point, et il n’a pas fait l’affaire, pas plus que Patrik Carn-back, son compatriote qui l’avait suivi à Montréal.Ce Kjellberg est revenu de Suède et oui, il s’aligne pour les Predators.Il avait même 30 points avant hier, ce qui lui vaudrait de chauffer les meilleurs compteurs du Canadien! Pourquoi des échanges?Les rumeurs et suggestions d’échanges vont continuer d’être nombreuses d’ici la date limite du 23 mars, mais si le passé est garant de l’avenir.Réjean Houle aurait peut-être intérêt à se souvenir du vieil adage qui dit que les meilleurs échanges sont souvent ceux qu’on ne fait pas.Surtout si l’on compare la fiche des joueurs que le Canadien a laissé aller à celle des joueurs de l’édition actuelle.John LeClair (3842-80), Pierre Purge on (24-25-49 en seulement 52 matchs), Eric Desjardins, un défen- seur (14-31-45), Valeri Bure (18-24-42), Claude Lemieux (23-18-41) ont tous une fiche supérieure à celui du meilleur compteur du Canadien, tandis que Craig Conroy (14-22-36), considéré un joueur défensif et candidat au trophée Selke l’an dernier, est à égalité avec Koivu.C’est sans compter Darcy Tucker, tout près à 33 points, et dont les 16 buts n’ont pas d’égal chez son ancienne équipe, et même un Donald Bra-shear dont les sept buts et 17 points constituent une petite réussite dans le rôle ingrat qu’on lui connaît.Il y a aussi Andrei Kovalenko et ses 15 buts, qui valent bien ceux de Rucinsky.Alors, ça donne quoi les échanges?Imaginons une situation théorique où Serge Savard et Réjean Houle n’auraient jamais bougé.Le Canadien n’aurait-il pas une meilleure équipe si on avait gardé les PRESSE CANADIENNE Si Shayne Corson n’est pas sincère quand il assure qu’il veut rester à Montréal, il mérite indiscutablement un oscar.Encore hier, il a repris ce qui ressemble à un véritable plaidoyer pour qu’on le garde ici.Corson et Vincent Damphousse, qu’on imagine les plus susceptibles d’être échangés avant la date limite du 23 mars, pour des raisons surtout liées à leurs contrats, sont parmi ceux qui désirent ouvertement le plus rester à Montréal.Cor-son est celui qui insiste le plus.Tout ce qu’il n’a pas dit, encore hier, c’est qu’il serait prêt à rester à Montréal pour moins d’argent.Et le fait qu’il vienne d’ouvrir un LeClair, Turgeon, Desjardins, Lemieux et compagnie, qui joueraient avec les Koivu et Benoît Brunet d’aujourd’hui?Avec Patrick Roy devant le filet.Et à la défense, outre Desjardins, on pourrait choisir parmi les Lyle Odelein, Mathieu Schneider, Sylvain Lefebvre, Peter Svoboda, Craig Ludwig, Peter Popovic pour faire équipe avec Patrice Brisebois et Craig Rivet.Pour ce qui est des attaquants défensifs et des joueurs de soutien, on pourrait encore piger parmi un vaste réservoir comprenant notamment Mike Keane, Guy Carbonneau, Marc Bureau, Jim Cambell, Kevin Haller, Jassen Cullimore, Jean-Jacques Daigneault.Oui, si on regarde le Canadien d’aujourd’hui, il faut déduire que ses dirigeants auraient mieux fait de ne jamais faire le moindre échange.restaurant sur la rue Bishop n’a rien à voir, a-t-il assuré: «J’ai des administrateurs.C’est juste que j’aime la ville, l’équipe, l’environnement.» Et les taxes?Corson s’est contenté de sourire.Oui, mais les méchants médias et la pression presque surhumaine qu’elle imposerait aux joueurs?«Vous, les gars, vous avez un job à faire et on a le nôtre.Dans chaque cas, on essaie de faire de notre mieux et il nous faut vivre ensemble.Si je n’aime pas un article à mon sujet, je vais m’arranger pour vous le faire savoir, c’est tout.J’aime la pression, et de toute façon, il faut vivre avec.C’est notre rôle, c’est pour ça qu’on est bien payé.Je ne suis pas toujours d'accord avec vous, mais ce n’est pas grave.» Corson insiste pour rester à Montréal Hier Dallas 2 Pittsburgh 2 St.Louis 5 Philadelphie 2 Calgary 4 Nashville 2 Ce soir Dallas à Washington, 19h.Pittsburgh à Tampa Bay, 19h05.Boston à Toronto, 19h30.Phoenix à Detroit, 19h30.Calgary à Chicago, 20h30.New Jersey à Edmonton, 21h.Ottawa à Anaheim, 22h30.Floride à San José, 22h30.Jeudi Nashville à Montréal.19h.Phoenix à St.Louis, 20h.Caroline au Colorado, 21 h.Anaheim à Los Angeles, 22h30.Vendredi Detroit à Tampa Bay, 19h05.Buffalo à N.Y.Rangers, 19h30.Ottawa à Dallas, 20h30.N.Y.Islanders à Vancouver, 22h.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Ottawa 66 38 20 8 196141 84 Toronto 67 37 25 5 212191 79 Buffalo 67 31 23 13 177150 75 Boston 66 29 27 10 171 155 68 Montréal 67 27 31 9 160 175 63 Section Atlantique New Jersey 66 37 21 8 196 165 82 Pittsburgh 66 34 22 10 205 179 78 Philadelphie 69 30 22 17 200 167 77 N.Y.Rangers 68 29 30 9 189 188 67 N.Y.Islanders 69 19 41 9 158 206 47 Section Sud-Est Caroline 68 30 24 14 177 167 74 Floride 66 25 24 17 168173 67 Washington 67 27 34 6 175 179 60 Tampa Bay 66 16 45 5 142 239 37 •CONFÉRENCE DE L’OUEST Section Centrale Detroit 67 33 28 6 196 170 72 St.Louis 67 29 28 10 193 178 68 Nashville 68 24 38 6 163 221 54 Chicago 67 19 39 9 152 210 47 Section Nord-Ouest Colorado 67 34 25 8 186167 76 Calgary 67 26 31 10 182 190 62 Edmonton 67 25 32 10 187 184 60 Vancouver 68 20 37 11 163 209 51 Section Pacifique Dallas 66 42 12 12 195 132 96 Phoenix 67 32 24 11 165 161 75 Anaheim 67 30 27 10 176163 70 San José 67 25 28 14 151 156 64 Los Angeles 67 26 36 5 156 175 57 Les meneurs B P PU Jagr, Pgh 32 70 102 Lindros, Phi 38 51 89 Selanne, Ana 37 46 83 Kariya, Ana 29 52 81 LeClair, Phi 38 42 80 Forsberg, Col 22 58 80 Yashin, Ott 38 40 78 Modano, Dal 30 43 73- Sakic, Col 32 39 71 Demitra, StL 30 41 71 Straka, Pgh 34 36 70 Fleury, Col 31 39 70 Sundin, Tor 24 44 68 Khristich, Bos 26 37 63 Robitaille, LA 31 31 62 Yzerman, Det 26 35 61 Roenick, Phx 21 40 61 Rucchin, Ana 23 37 60 Allison, Bos 20 40 60 Brind’Amour, Phi 20 40 60 EN BREF SF ne présentera pas le Super Bowl Phoenix (AP) — Le Super Bowl de 2003 n’aura pas lieu à San Francisco parce que la NFL estime que le nouveau stade des 49'" ne sera pas prêt à temps.Le vice-président des événements spéciaux de la ligue, Jim Speeg, a précisé qu’aucune décision n’a encore été prise.Mais un représentant du circuit parlant sous le couvert de l’anonymat, a mentionné qu’une annonce en ce sens ne saurait tarder.«C'est évident que le stade ne sera pas prêt à temps, et c’est aussi évident que la ligue va décider de présenter le Super Bowl ailleurs» a déclaré cette source anonyme au San Francisco Chronicle.Le quotidien San José Mercury News précise par ailleurs que la ligue aurait également refusé la candidature d’Oakland.C’est plutôt San Diego qui serait la ville hôtesse du Super Bowl de 2003.Elway au jeu?Phoenix (AP) — L’occasion de devenir le premier quart-arrière à remporter le Super Bowl trois années d’affilée semble être suffisamment attrayante pur inciter John Ehvay à revenir au jeu pour une 17' saison.Avant les séries éliminatoires, le joueur de 38 ans avait affirmé qu’il était sûr de prendre sa retraite à «99 %».Mais après avoir guidé les Broncos à leur deuxième championnat de suite, il est plus hésitant.«Je ne sais pas ce que John va faire, a déclaré l’entraîneur Mike Shanahan, hierJe pense que John l’ignore lui-même.Mais l'occasion d'y aller pour une troisième conquête du Super Bowl l’incite à revoir son Projet de retraite.» i 'iff I.K I) K V 0 I li .I.E M E R C R E I) I 17 M A R S I !l !» !» B 9 -?le devoir ?-11 CULTURE Gratien Gélinas (1909-1999) Dubé salue l’initiateur du théâtre urbain THÉÂTRE Relecture réussie de Hamlet SOURCE DEUXIÈME RÉALITÉ Stéphane Brulotte et Vitari Makarov dans une scène de Hamlet PRESSE CANADIENNE Auteurs, comédiens et politiciens ont été unanimes à souligner le rôle de pionnier joué par Gratien Gélinas en sa qualité d’homme de théâtre.Que ce soit Marcel Dubé, Michel Tremblay, Gilles Latulippe ou encore Robert Lepage, Dominique Michel et Denis Bouchard, tous parlent de Gratien Gélinas comme de celui qui a détenu le premier rôle au théâtre québécois.Pour le dramaturge Marcel Dubé, Gratien Gélinas a été l’initiateur du théâtre québécois se déroulant en milieu urbain et celui qui a su donner un côté constestataire à ses personnages, comme Fridolin etTi-Coq.Dubé considère que l’héritage le plus précieux et le plus fort au plan de la dramaturgie laissé par Gratien Gélinas est sans contredit Bousille et les Justes.Marcel Dubé a toujours noté l’habileté démontrée par Gratien Gélinas à donner «un prolongement à ses oeuvre» en leur assurant des centaines de représentations, en anglais et en fran-„ çais, au Québec et à l’extérieur.' Comme dramaturge, M.Dubé r considère que Gratien Gélinas a toujours su traiter les auteurs «avec res-L pect et déférence».“' Pour sa part, Michel Tremblay voyait dans le personnage de Fridolin r, le ti-cul du peuple qui vient dire sur £ scène les insolences que tout le mon-‘ de pense sur le pouvoir.M.Tremblay ) a toujours trouvé extraordinaire le v'sens de la répartie bien présente dans les pièces de Gratien Gélinas.«Quand ; on lit ses pièces, on comprend pourquoi L ça lui prenait parfois dix ans pour écri-re une pièce», a-t-il dit.- De Paris, où il se trouve pour le Printemps du Québec, l’auteur, metteur en scène et comédien Robert Lepage a souligné les qualités de pion-2 nier et de libre-penseur de Gratien p Gélinas, son audace, son courage et t„ son côté touche-à-tout Le comédien et directeur du Théâtre des variétés, Gilles Latulippe, h a connu Gratien Gélinas lorsque ce dernier lui a confié un rôle dans Bousille et les Justes.«Il avait un sens de l’humour et du ridicule hors du commun et un sens du timing remarquabl», a-t-il souligné.M.Latulippe a révélé que Gratien Gélinas était tellement perfectionniste, qu’il insistait tellement pour que les acteurs soient fidèles au texte qu’il avait été surnommé Virgule.De son côté, la comédienne Dominique Michel, qui a joué dans les Fri-dolinades, une revue de fin d’année, a parlé de la personnalité «colérique, exigeante et chaleureuse» de M.Gélinas.Comme jeune comédienne, elle était impressionnée de jouer sous la direction d’un homme ayant un tel succès dans l’écriture et la mise en scène et qui n’hésitait pas à prendre de gros risques financiers.Un autre comédien, Denis Bouchard, qui a interprété le rôle de Fridolin lors de la reprise de certains sketches, en 1990, estime que Gratien Gélinas doit être considéré comme un «classique» au Québec.«Gélinas a été notre Molière.Nos classiques sont nos contemporains.Ils n’ont pas 300 mis», a-t-il fait valoir.Il a rappelé que Gratien Gélinas «n’était pas très chaud» à l’idée qu’on rejoue les Fridolinades.«Il avait peur qu'on rit de son oeuvre.Quand il a vu ce qu’on en a fait, il est tombé en amour avec nous.C’est d’ailleurs à ce moment-là qu’il a décidé de se remettre à l’écriture, ce qui a donné La passion de Narcisse Mondoux», a-t-il confié.D’Ottawa, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a soutenu que Gratien Gélinas avait eu le mérite d’ouvrir la voie à la dramaturgie québécoise.Dans une lettre adressée à la comédienne Huguette Oligny, le député Duceppe soutient que son mari «a forgé avec confiance et détermination une vie culturelle moderne qui nous soit propre.Je sais qu’ils sont nombreux les Québécoises et les Québécois à vouloir rendre hommage à ce grand homme de théâtre et à cet éveilleur de conscience que fut Gratien Gélinas».HAMLET Texte de William Shakespeare.Traduction: François-Victor Hugo.Adaptation et mise en scène: Alexandre Marine.Décor ef costumes: Valentina Komolova.Eclairage: Spike Lyne.Bande sonore: Alexandre Marine.Avec: Vitali Makarov, Patrice Savard, Maria Monakhova, Karyne Lemieux, Alejandro Moran, Patrice Gagnon et Stéphane Brûlotte.Une production du Théâtre Deuxième Réalité présentée à l’Espace Geordie jusqu’au 21 mars 1999.SOLANGE LÉVESQUE Dès l’entrée du public, «la table est mise» au sens propre comme au sens figuré pour cette première scène et dernière cène, pourrait-on dire, puisque les reliefs d’un banquet s’étalent sur une longue table au bout de laquelle Hamlet prend place, trahi par ses proches.Ces «restes froids du repas funèbre servis chauds au festin des noces», pour citer le prince d’Elseneur, concrétisent littéralement l’argument de l’œuvre de Shakespeare.Alexandre Marine, adaptateur et metteur en scène, livre la pièce avec une vitalité qui n’aurait certes pas déplu à l’auteur.Spirituelle et lisible à plusieurs degrés, sa mise en scène table sur la transposition et s’amuse à railler, au passage, certains clichés qui alourdissent souvent les prises en scène de Shakespeare.Ecartant tout psychologisme dans la direction du jeu, Marine traite les personnages de telle manière que les motifs inconscients qui les meuvent deviennent perceptibles, mais de manière métaphorique et codée, comme si tout se déroulait dans un rêve.Par le truchement d’un minimum de moyens: quatre tables sur roulettes, quelques mètres de tissus savamment utilisés et des musiques choisies, il multiplie les espaces et les climats.Dans cette lecture de Hamlet, l’attachement malsain de la reine pour son fils et la jalousie du roi que cet amour provoque demeurent cependant centraux.Aux moments clés du drame, les personnages sont subitement emportés dans de violents tourbillons qui les déséquilibrent, en proie à des comas et à des vertiges, comme si leurs angoisses prenaient alors le pas sur toute contenance.Marine sait surprendre.Sa vision conserve toujours du recul et son sens de l’absurde éclaire l’œuvre de manière ironiquement actuelle.Ainsi, quand Hamlet prononce la fameuse tirade «Des mots, des mots, des mots.», toute la famille royale est en train de lire les quotidiens de fin de semaine.De même, le manteau du roi Claudius, fait de fausse fourrure de léopard, le fait ressembler à un chef de tribu africaine de bande dessinée.Car un humour ingénieux se lit aussi dans les costumes de Valentina Komolova qui contribuent à situer les personnages.Les scènes où Hamlet reçoit la visite du spectre de son père (on découvre soudain le père et le fils engagés dans un corps à corps sous la table), de même que celle où il rend visite au fossoyeur, devenu ici Yorick lui-même, pour griller une cigarette avec lui réservent aussi bien des surprises.On croyait connaître la pièce; on s’aperçoit que les fractures que le metteur en scène lui fait subir en révèlent des aspects inattendus.Lorsqu’à la de- mande du prince Hamlet et sous ses directives, des comédiens viennent jouer devant la cour le meurtre du roi avec des marionnettes, la scène prend presque la valeur d’un manifeste sur le théâtre.Car, fidèle au visionnaire auteur, Marine qui sait si bien nous mener au cœur de l’action, nous oblige bientôt à en sortir par ses ruptures, pour mieux nous rappeler que le théâtre est un jeu, un simulacre, et la vie elle-même, un vaste théâtre.Le combat final entre Hamlet et Laerte constitue sans doute l’exemple le plus probant de ce paradoxe.Amalgame réussi de plusieurs traditions rafraîchies aux couleurs de la musique de Prokofiev, cette relecture ne pouvait se concevoir sans une équipe d’acteurs capables d’épouser l'audacieuse vision du metteur en scène; on connaissait les Vitali Makarov, Maria Monakhova, Alejandro Moran et Patrice Savard; on découvre avec bonheur Stéphane Brûlotte, Patrice Gagnon et Karyne Lemieux.Avec ce Hamlet, le Théâtre Deuxième Réalité nous offre l’une des productions les plus novatrices et les plus inventives de la saison, production qui, faute de moyens, n’a pas la publicité qu’elle mériterait Festival de Cannes Kristin Scott-Thomas sera maître de cérémonie Paris (AFP) — La plus française des actrices anglaises, Kristin Scott-Thomas, sera le maître de cérémonie lors des soirées d’ouverture et de clôture du Festival de Cannes, qui se tient du 12 au 23 mai, a confirmé Gilles Jacob, délégué général du festival.Kristin Scott-Thomas a accepté la proposition de Gilles Jacob et de Michel Denisot, directeur artistique des cérémonies.Elle succède ainsi à Isabelle Huppert, Jeanne Moreau, Sabine Azéma et Carole Bouquet.Le cinéaste canadien David Cronenberg présidera le jury du festival dont la sélection sera annoncée le 22 avril.Depuis son rôle d’héroïne romanesque et passionnée dans U Patient anglais d’Anthony Minghella, pour lequel elle a été sélectionnée aux Oscar et a obtenu le Golden Globe de la meilleure actrice, cette Anglaise de naissance mais Française d’adoption a partagé l’affiche avec quelques-unes des stars les plus en vue d’outre-Atlantique.Après L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux de et avec Robert Redford, elle a tourné dans Random Hearts de Sydney Pollack avec Harrison Ford et Up at the Villa de Philip Haas avec Sean Penn, deux films encore inédits qui pourraient donc se retrouver dans l’une des sections du festival de la Côte d’Azur.Découverte sous les traits très distingués de la Fiona collet monté de Quatre mariages et un enterrement, cette jeune femme aux yeux clairs, mariée à un médecin français, réside en France depuis l’âge de 19 ans.Sa carrière s’est emballée ces dernières années.Agent des services de renseignement dans Mission: impossible, Lady Anne dans Richard III, Kristin Scott-Thomas a tourné avec Eric Rochant, Roman Polanski (Lunes de fiel), Lucian Pintilié (Un été inoubliable) et déjà avec Philippe Haas dans Des anges et des insectes (Angels And Insects).r» r ?ù Y ?;• 2 p c r C n ô £ i ANNE-MARIE DUSSAULT JEU CE SOIR 20 H Télé-Québec VENEZ VOIR AILLEURS! MARIJUANA.ILLÉGALE MAIS EXPORTÉE! VUE AVEC DANIEL JACOBY.PROTECTEUR DU CITOYEN.u ? LA TÉLÉVISION* 0 0@ §08 Sur la piste/ 0340(16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir 01 Vie publique (18:30) Virginie Caserne 24 Christiane Charette en direct / Pascale Bussières, Micheline Lanctôt, Jacques Godbout, en direct de Paris, Jean Larose Radio Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Cinéma/ ELDORADO (4) avec Pascale Bussières, Robert Brouillette NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauclioii HO ( 5 i 1 6 1 i go O OP gkDfffi03) Claire Lamarche / Un zoo à la maison (16:00) Les Mordus / Guylaine Tremblay, Marie-Chantale Perron Le TVA Piment fort/ Dany Turcotte, Marie-Elaine Proulx, Jean-Michel Dufaux La Poule aux oeufs d'or Drôle de vidéo Le Retour Sauve qui peut! Le TVA Le Poing J / Jean-Guy Moreau TVA Sports/ Loteries (23:52) LA FIN DU MONDE EST À SEPT HEURES Marc Messier est le reporter-vedette ce soir.WïS)(Î7)(24) 3301(46) Robin et Stella Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie Cent Titres Les Règles du jeu / La "mari" québécoise en demande!: les mega-complexes de cinéma Les Francs-tireurs Toute une vie / Compilation des personnalités qui ont marqué notre siècle Les Choix de Sophie ZoneX Corpus Christi / Barabbas TQS, 18h CENT TITRES On présente, entre autres, une entrevue avec Monique Proulx.TQ, 19U30 LES RÈGLES DU JEU gmtadD JETl (35) (49) Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash/Le groupe No Les Simpson Cinéma / LE MONDE SELON WAYNE (6) avec Mike Myers, Dana Carvey Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Dalaï-lama: 30 ans en exil Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada au ourdhui Des chiffres.Journal suisse Pyramide Voilà Paris Panorama Journal FR2 Envoyé spécial À bon entendeur Pulsations / La Schizophrénie Journal belge Le Cercle ¦En StarTrek(i6:00) Alerte dans l'espace Contact Animal Civilisation: l'histoire des papes Aux frontières de l'inaccessible Biographies / Henry Fonda L'Homme de fer Cinéma/GANDHI (2) Allô docteur Combat.chefs Sortie gaie Les Copines.L'Esprit trouble Santé en.Diagnostic / L'Anesthésiologie La Marmaille Bébé arrive Allô docteur Les Copines.L’émission présente un grand reportage sur la marijuana québécoise, qui serait, paraît-il, d’une très grande qualité et très prisée sur la scène Clip (13:00) Cool 80 Interfax Clip Platine Hit Parade de la Saint-Patrick En attendant Oscar Beavis &.La Courbe Interfax Clip MusiMax Collection (14:00) Michael Flatley's Lord of the Dance The Coors Live.The Coors Highlights from Suit Clin d'oeil d'Irlande jpr Schtroumpfs Batman .turbulence Chair de poule Pete & Pete mondiale! ¦TT Fl Les Zinzins.Scoobidou Drôle de voyou Robin des bois .Dexter Bêtes à craquer Ned.triton [Macross Plus II Les Simpson Drôle de voyou Le Dragon.South Park Les Simpson Ned.triton Télé-Québec, 20li 100% rebelle I Challenge de quilles Chai.Kanada Sports 30 Mag Basketball / Heat - Hawks Sports 30 Mag Rallye Chai.Kanada CHRISTIANE CHARETTE EN DIRECT En direct du Jello Bar à Montréal, Pascale Bussières, Micheline Lanc- Hb Road to Avonlea (16:00) Jonovision The Simpsons | Newswatch On the Road Again Country Canada Celtic Electric Foolish Heart Dooley Gardens CBC News Absolutely Fabulous News Cinéma/ THAT KIND OF WOMAN is |CBC News I On the Road S® gu Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Power Play • The Drew Carey Show Whose Line.Law & Order CTV News News ara Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access Home Improv.Becker Pulse / Sports tôt, Jean Larose et Jacques Godbout.mais ce dernier est à Paris.Radio-Canada, 20h pu Young.(16:00) Jerry Springer Global News First Nat.News Addams Family E.T.Beverly Hills, 90210 Party of Five [Chicago Hope |The Outer Limits K) Noddy Arthur School Bus Wishbone The Dimension Global Family Ken Horn's.Studio 2 Undercover Heart [The View from Here Studio 2 (23:40) Mb Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Dharma and Greg Two Guys, a Girl and a Pizza Place The Drew Carey Show Whose Line is it Anyway?[20/20 Wednesday News Nightline (23:35) LES FRANCS-TIREURS IgfeCD Montel.(16:00) Friends E.T.Un sujet sur les journaux à potins, et 322 The Nanny The Simpsons Im*a*s*h M*A*S*H Frasier News/Access un autre sur la mode des grosses R® Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Cosby Payne 60 Minutes II Chicago Hope News Late Night (23:35) femmes au cinéma et à la télévision Cil y a une mode?) TQ, 21h ram Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy Spr Hollywood Sq.| Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Dateline NBC I World Most Amazing Video Law and Order The Tonight Show (23:35) jgioi ROSie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition I CORPUS CHRISTI Blkkl Wishbone Bill Nye World News iNewshour Nightly Bus.Frank Peterson Special [Feet of Flames Suite de cette grande série produite ^57 Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour | Gael Force [The Corrs in Concert at the Royal Albert Hall (22:05) / C.Rose (23:50) par Arte.La trentaine de spécialistes universitaires tentent de cerner ce soir la personnalité et la réalité de Ba- ¦MM) VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop-up Video Spotlight RapCity VideoFlow DaMix | Pop-up Video Classic.| MuchMegaHits [Spotlight gjSN) Soccer (14:00) WCW Wrestling "Nitro" (16:45) Off the Record Sportsdesk That's Hockey | WCW Wrestling "Nitro" Off the Record | Sportsdesk rabbas.Fascinant.Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable TQ, 23U30 \ B 10 L E I) E V O I It .1.E M E K C H E D I 17 M A K S I !) f) » -?LE DEVOIR —- CULTURE U I \l\l t I I I UDI I I I PI H \l >IO i \\ \P\ Hommage à la chanson québécoise à Chansons en liberté Vendredi à 18 h 30 MÉDIAS Un autre bogue Après le bulletin de nouvelles satirique, voici le documentaire satirique: Jean-René Dufort prépare une série de 13 émissions docu- mentaires qui se veulent «le “Zone affirme-t-il.P a ul C au ch on Le Devoir On ignore si 2000 ans de bogues soulèvera autant de débats que La fin du monde est à sept heures.Mais c’est là le titre d’une nouvelle série produite par Coscient, le même producteur que pour La fin du monde, imaginée par Stéphane Laporte, qui avait également imaginé La fin du monde, ainsi que par Jean-René Dufort, une des vedettes de La fin du monde.Cette nouvelle émission se développera en deux temps: d’abord, une émission unique, diffusée d’ici un mois sur les ondes de TQS.Ensuite, une série de 13 émissions diffusées à compter de septembre prochain, toujours sur les ondes de TQS.«C’est une série de documentaires, a expliqué Jean-René Dufort au Devoir, des documentaires où rien n’est inventé, avec de vrais entrevues, mais où on s’amuse aussi avec le style du documentaire en soi.» Documentaires ironiques?Subversifs?Faudra voir avant de conclure, Jean-René Dufort ayant lui-même de la difficulté à définir le style de cette future émission.Pourquoi 2000 ans de bogues?«Parce que notre histoire est parsemée de bogues, répond-il.Tchernobyl, c’est un bogue, le Stade olympique aussi.» La première émission, celle de ce printemps, portera sur le phénomène des ovnis.Elle a entraîné Dufort et son équipe à Roswell, au Nouveau-Mexique, où s’est développée toute une industrie autour des prétendus extraterrestres.Dernière question qui taraude les fans de La fin du monde: Dufort quitte-t-il l’émission de Marc Labrèche?Non, soutient-il, et La fin du monde sera de retour cet automne.Cour suprême et droit à l’image: un appel à Québec L’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec croit pouvoir contrer partiellement le jugement de la Cour suprême sur le droit à l’image et à la vie privée si Québec adopte un amendement législatif au Code civil pour en atténuer la portée.L’association faisait cet appel officiel hier aux ministres de la Culture et de la Justice du gouvernement québécois.Dans cette démarche, l’association fait front commun avec plusieurs organismes: la SARDEC, l’Association des réalisateurs de Radio-Canada, la Cinémathèque québécoise, l’Office national du film, l’Union des artistes, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec, et ainsi de suite.Pour ce front commun, la récente décision de Télé-Québec de censurer des photos lors de la diffusion du film de Jean Beaudry, L’Objectif subjectif, est la goutte qui a fait déborder le vase.Mais on apprenait également hier, à l’occasion de cette rencontre de presse, qu’une trentaine de mises en demeure ont été envoyées ces derniers mois à différents médias québécois, mises en demeure qui invoquent le jugement de la Cour suprême pour obliger les médias à ne pas diffuser certaines photos.Pour le front commun et pour l’avocat Marc-André Blanchard, du cabinet juridique Lafleur Brown, Québec pourrait intervenir sur deux fronts.Un amendement législatif pourrait en effet exclure l’application rétroactive du jugement.Ce qui veut dire que ne seraient pas visés par le jugement les documentaires antérieurs au jugement d’avril 1998 (Télé-Québec avait censuré, dans le film de Beaudry, des photos qui dataient de 25 ans parce que les personnes visées n’avaient E N Barbeau primée (PC) — La cinéaste Manon Barbeau rient d’être primée à Paris pour son documentaire Ijes Enfants de Refus global.Le festival Cinéma du réel, qui se terminait dimanche, lui a attribué le prix des Bibliothèques, de sorte que ce film historique sera distribué dans le réseau des bibliothèques publiques de France, indique un communiqué.Ce documentaire raconte la rie d’enfants d’artistes et créateurs qui avaient signé Refus global, en août 1948; la réalisatrice est la fille de Marcel Barbeau, un des signataires de ce manifeste politique.UOSQ endisquera (Le Devoir) — La tragédie musicale Jean-sans-Nom, qui sera créée en juin au Théâtre de Nantes, sera enregistrée par l’Orchestre symphonique de Québec dans les studios de Radio-Canada, à Québec.Le livret s’inspire du Libre de La fin du monde.», pas donné leur consentement).Un autre amendement viserait à reconnaître l’importance et la valeur de l’expression artistique comme faisant partie inhérente de l’information légitime du public, puisque la Cour suprême convient de l’importance de diffuser les images faisant partie de l’information légitime du public.La balle est maintenant dans le camp de Québec, comme on dit.Coscient producteur, pas à pas Le producteur de télévision Coscient s’est engagé dans l’organisation de spectacles sans qu’on s’en rende trop compte.Coscient, essentiellement identifié comme producteur d’émissions de télévision, coproduit en effet au Québec le spectacle Notre-Dame de Paris en compagnie du producteur français Charles Talar.La beauté de la chose, c’est que tout en produisant le spectacle sur scène à Montréal, Coscient est arrivé à vendre à Radio-Canada, il y a deux semaines, un making-of du spectacle, produit par lui-même.Une intégration parfaite.Et Coscient récidive dimanche soir prochain en vendant à Radio-Canada une émission d’une heure sur la carrière de Bruno Pelletier, vedette de Notre-Dame de Paris.Coscient a-t-il également les droits sur une éventuelle production cinématographique du spectacle?Chez le producteur, on soutient que non.La production de spectacles est une «extension naturelle» de leurs activités en variétés télévisuelles, explique une porte-parole de Coscient, et on n’a pas acquis tous les droits de diffusion futurs sur Notre-Dame de Paris.Il reste que l’histoire fait beaucoup jaser et laisse un drôle de goût dans la bouche à cause de l’implication totale de Coscient, qui ne peut que profiter, comme producteur de spectacles, d’une telle mégapromotion sur les ondes de la télévision publique.Mais évidemment, dans le secteur culturel, la frontière entre l’information et la grande «plogue» promotionnelle est toujours bien mince, et ceux qui s’en étonnent passent de plus en plus pour des passéistes.Marie-France s’en va-t-à-Paris Indicatif présent, l’émission de Marie-France Bazzo à la radio de Radio-Canada (Première Chaîne), est débarquée à Paris cette semaine à l’occasion du Salon du livre de Paris, dont le Québec est l’invité d’honneur.Il s’agit de la seule émission radio-canadienne qui a déménagé armes et bagages sur les pavés parisiens.Parmi les invités de ce matin, on retrouve Jean Daniel, Yves Coppens, Alain Fin-kielkraut et Marie Laberge (du bien beau monde), et, parmi les invités de demain, Bernard Clavel, Gaétan Sou-cy, Pascal Bruckner.Le monstre à la télévision Après sa diffusion monstrueuse en salles et la parution de la vidéocassette, Titanic, de James Cameron, s’installe maintenant à la télévision payante.Au Québec, Super Ecran le diffusera en première mondiale à la télévision francophone samedi soir prochain, le 20 mars, à 21h.Le film sera précédé d’entrevues avec Cameron et Leonardo DiCaprio.Prochaine étape: la diffusion sur chaînes télévisées conventionnelles, vraisemblablement l’automne prochain aux Etats-Unis.pcauchonfSiledevoir.com BREF roman de Jules Verne, La Famille sans nom, et se situe au fort Chambly au temps des Patriotes, en 1837.L’adaptation à la scène du roman de Jules Verne est signée Robert Lepage.Jean-sans-Nom constitue l’un des 99 événements prévus lors du Printemps du Québec en France.L’album contenant les chansons de cette comédie musicale sera lancé en avril.Victoire française (AFP) — Un Français, Emmanuel Hanriot, a remporté à Paris le premier prix dans la catégorie concertiste du huitième Concours international de piano Milosz Magin.Cent-sept pianistes étaient en lice,.Un deuxième prix est allé à Svetlana Kosenko (Ukraine), un troisième prix à Igor Poltatsev (Russie) et un quatrième prix à Mariusz Dropek (Pologne).Une première médaille en catégorie supérieure a été attribuée à Christopher Mokrzewski (Canada).Pour les 20 ans de l’Opéra de Montréal Une saison italienne CONCERTS \ A oublier Cinéma libre présente Requiem POUR UN ÉDIFICE s Léo il il ni de George Une réflexion sur l’extinction île lu mémoire urbaine Une performance de Chimie l.iiinarclic avec le chœur A Irulii Mertsi sons la direction de André Vu p pnl lutin a s et le violoncelliste brick Korylowsky Las Fallas de Georges Leonard i l Paul Grégoire I lie fêle grandiusc en Espagne, nue grande inailifesliiliaii si' a I pi a raie, un éréneiueill saeial el politique.d red 19 mars 20h Jeudi 1 8 et ( inémathè )ise • lui.842 971 :|ue que Depuis 1980, l’Opéra a accueilli 1,5 million de spectateurs CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Pour ses 20 ans qui sonneront bientôt, l’Opéra de Montréal convie à une saison italienne: cinq opéras sur six, allant de Monteverdi à Boito {Mefistofele, d’après le Faust de Goethe) en passant par Verdi, Puccini {La Bohème) et Rossini {Le Barbier de Séville), nous parviennent du pays du bel canto.Heureuse innovation que les surtitres français-anglais instaurés en 1988 car l’ouverture se fait en septembre, pour la saison 1999-2000, avec Salomé.Ce drame de Richard Strauss est inspiré d’une pièce d’Os-car Wilde.Eliana Lappalainen y campera l’insatiable Salomé qui sait encore charmer celui dont elle réclame la tête! Mais attendons février pour revivre le drame shakespearien Otello revu par Verdi.Gino Quilico y sera l’infâme Iago réussissant à persuader Otello de l’infidélité de Desde-mona, avec le drame prévisible que chanteront Antonio Barasorda (Otello) et Maryanne Telese (Des-demona).Un seul des opéras annoncés hier par le directeur général et artistique Bernard Uzan (en poste depuis 1988) n’a pas encore de distribution connue: Le Couronnement de Poppée, de Monteverdi, dont la première eut lieu en 1642 à Venise.Il comptera sur l’ensemble instrumental de la Chapelle de Montréal sous la direction de Yannick Nézet-Séguin.Sauf cet opéra de Monteverdi — sur l’ambition de Poppée désireuse de remplacer l’impératrice Octavie dans le cœur de Néron — qui doit être joué quatre fois en avril 2000, toutes ces œuvres connaîtront cinq représentations au lieu de six comme c’est le cas pour la plupart des opéras de la présente saison.L’Opéra de Montréal a aussi prévu un gala du 20' anniversaire, le 12 décembre, ainsi que deux opéras en version concert: Lakmé (Delibes), le 23 janvier 2000, et Das Rheingold (Wagner), le 29 avril 2000.Se poursuit aussi la coutume de matinées offertes à prix abordable (5 $) aux étudiants.Depuis sa création en 1980 avec, comme première œuvre offerte au public, Tosca de Puccini, l’Opéra de Montréal cumule à son catalogue 106 productions et se glorifie de ce que beaucoup de ces productions aient été retransmises soit à la télévision, soit à la radio.Les opéras en salle ont attiré à ce jour plus de 1,5 million de spectateurs! L’opéra romantique Nelligan, sur une musique d’André Gagnon et un livret de Michel Tremblay, a été ARCHIVES LE DEVOIR Nicole Lorange et Luis Lima étaient de la première œuvre de l’Opéra de Montrai, Tosca.Bernard Uzan se réjouit d’avoir attiré autant d’artistes de renommée créé à l’Opéra de Montréal en 1990; il a valu à la troupe des éloges sentis et un Félix pour le spectacle le plus populaire! Quant à l’opéra de Leos Janacek,/e««/a (1998), il est à la source de deux prix Opus.C’est en présence de plusieurs des vedettes des précédentes productions que l’Opéra de Montréal avait choisi, hier, d’annoncer le contenu de sa programmation 1999-2000.Quant à Bernard Uzan, il se réjouit d’avoir ainsi pu attirer à Montréal autant d’artistes et d’interprètes renommés ainsi que des chefs d’orchestre, metteurs en scène et décorateurs de renommée internationale dans le but de «divertir, captiver» les spectateurs et d’assurer à la compagnie sa longévité.On a signalé hier le rôle irremplaçable d’une dizaine de commanditaires ainsi que l’apport du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de celui de laCUM.L’Opéra de Montréal a son site Internet {www.operademontreal.qc.ca) et ses dirigeants espèrent que la clientèle se montrera empressée de renouveler les abonnements et que plusieurs de ces abonnés choisiront d’amener une recrue et de profiter ainsi de quelques avantages additionnels offerts aux membres du «club invitation», tels un t-shirt et une affiche de l’Opéra de Montréal.LES GRANDS CONCERTS R Wagner: Tristan und Isolde, prélude au 3e acte; A.Berg: Trois extraits de Wozzeck; G.Mahler Das Lied von der Erde.Virginia Croskery, soprano (Wozzeck); Michelle DeYoung, mezzo, et Richard Margison, ténor (Mahler); Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles DutoiL Salle Wilfrid-Pelletier, le 16 mars 1999 FRANÇOIS TOUSIGNANT Pas grand chose à dire de ce dernier concert de l’OSM.Le Prélude du 3e acte de Tristan montre de bien beaux violons, un solo en coulisse de cor anglais prenant, mais des graves que Dutoit retient, au profit certes d’une attention aux timbres de l’harmonie, mais dont l’absence soutenue sape l’assise de l’émotion.Puis les trois extraits que Berg a tiré de son opéra Wozzeck.La soprano invitée n’est pas en forme; en sprechgesang, elle étonne, en chant elle désole.Quand à l’OSM, n’en parlons pas; faire la liste des erreurs serait trop long.Arrive le Mahler tant attendu.Encore une déception.Richard Margison tombe dans le piège du ténor de force et ne manifeste aucune subtilité, incapable de faire des piano, de sourire, d’être émouvant En plus, une tendance à la petite cuiller se desâne; dans le répertoire italien, on pardonne, pas dans le lied allemand.Michelle DeYoung se débrouille mieux.Le timbre est beaux, discret — parfois trop — et l’intention est toujours juste.L’acoustique de Wilfrid-Pelletier gêne, comme le ronron de la ventilation, pour mieux apprécier.Et surtout U aurait Mu un meilleur OSM.Le contrebasson se fout de son texte, la flûte nerveuse joue trop fort, et Dutoit tente de mettre toutes les couleurs en place; il y arrive, mais au prix du morcellement de la partition.Ce Chant de la Terre est glacialement à peine beau; plein de trous, de silences inhabités.On a misé sur la poularité de l’opuvre plutôt que sur son interprétation.A tort! Cette page de Mahler n’est pas seulement de la longue musique: c’est aussi de la grande musique, qu’il faut servir comme telle.La mise en place est correcte, soit, donc la muâque ennuie.Malheur.17 au 2 \ Mars OPÉRA McGILL présente le FESTIVAL BLACK BOX 19 mars à 19 h 30 : L’Enfant el les sortilèges de Ravel et Thérèse de Massenet 17 et 20 mars à 19 h 30 : création mondiale de Taptoo! de John Beckwith, livret de James Reaney 18 et 21 mars à 19 h 30 : scènes d’opéra Théâtre P-Scene de l’École F.A.C.E.3449, rue University (métro McGill) Billets: 5 $ (514) 398-4547 SERIE CBC/McGILL ANTON KUERTI, piano Œuvres de Beethoven, Czemy, Mozart et Mendelssohn 18 mars, Salle Pollack, 19h30 555, rue Sherbrooke Ouest (métro McGill) Billets: 15 $ /10 $ (étudiants et aînés) (514) 398-4547 «sas» 20 et 21 LA FLÛTE ENCHANTÉE de MOZART sous la direction de Jean-François Rivest L’Atelier d’opéra et l’Orchestre de l’Université de Montréal direction de l’Atelier: Louise-Andrée Baril mise en scène: Nathalie Deschamps Salle Claude-Champagne, 220 avenue Vincent-d’Indy - 20 h Prix des billets: 12 $ et 8 $ (étudiants et aînés) Billetterie: (514) 844-2172 - Renseignements: (514) 343-6427 LADIES’ MORNING MUSICAL CLUB présente Grigory Sokolov, piano Byrd, Beethoven, Ravel Le dimanche 21 mars 1999 à 15h30 Salle Pollack - 555, rue Sherbrooke Ouest Renseignements: (514) 932-6796 Billets: 25,00 $ / Étudiants (22 ans): 15,00 $ Pour annoncer dans ce calendrier communiquez avec Jacques Nadeau au (514) 985-3322 /
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.