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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Le devoir, 1999-03-18, Collections de BAnQ.

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CHARL VMPHON i)N 1999 L'ORCHESTR waang -?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR Montréal Québec Nuageux Faible neige.avec averses.Max: 4 Min: 3 *7 à .® «• * # * Max: 7 Min: 3 Détails, page H 4 INDEX Annonces.B 5 Le monde.A 5 Avis publics.B 4 Les sports.B 6 Culture.B 7 Montréal.A3 Économie.B 2 Mots croisés.B 4 Éditorial.A 6 Politique.A4 Horizons.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com PERSPECTIVES Un panier de crabes Montréal International n’a de plus en plus d’in- Lancement de l’Année de la francophonie à Ottawa Le Québec reste à l’écart HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Québec ne s’associera pas à l’Année canadienne de la francophonie, qui sera inaugurée aujourd’hui dans le cadre des activités marquant la Journée internationale de la francophonie.Au cours d’une cérémonie en grande pompe au Musée des civilisations, où 700 personnes sont attendues, le premier ministre Jean Chrétien en profitera pour réaffirmer l’engagement du fédéral en faveur de la dualité linguistique.Ottawa donnera également le coup d’envoi à l’Année canadienne de la francophonie, le prélude au Sommet de la Francophonie de Moncton, qui se tiendra du 3 au 5 septembre.Des activités marquant l’Année canadienne de la francophonie se dérouleront du 20 mars 1999 au 20 mars 2000.Mais le Québec restera à l’écart Dans une lettre datée du 3 février, dont La Presse Canadienne a obtenu copie, le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Joseph Facal, souligne que le Québec préfère ne pas «s’associer au projet fédéral d’une Année de la francophone canadienne».M.Facal dit souscrire à l’objectif de «rapprochement» entre les Québécois et les minorités francophones.«Toutefois, le Québec est le foyer historique de la langue française en Amérique du Nord et le seul territoire où la majorité de la population est de langue française», écrit-il à la ministre du VOIR PAGE A 8: LE QUÉBEC ternational que le nom.Les guéguerres intestines y sont si petites que l’organisme, loin d’établir la cohésion régionale, engendre les collisions.Et Québec ne semble pas étranger à ce trafic d’embûches.Les électeurs devront s’identifier Où est l’urgence d’agir?, demande l’opposition MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les électeurs auront l’obligation de s’identifier au moment de voter lors d’un prochain scrutin provincial, municipal ou scolaire au Québec.C’est du moins ce que prévoit le projet de loi n° 1 présenté hier par le ministre responsable de la Réforme électorale, Guy Chevrette.La «Loi concernant l’obligation pour l’électeur de s’identifier au moment de voter» vaut également lors de la tenue d’une consultation populaire telle qu’un référendum.Revêtu d’une importance symbolique, le tout premier projet de loi du gouvernement Bouchard indique clairement la préoccupation du ministre Chevrette pour l’identification des électeurs.Il souhaite que la loi 1 soit d’ailleurs adoptée à l’unanimité des voix à l’Assemblée nationale.La chose est cependant loin d’être acquise si l’on en croit les premières réactions du Parti libéral et de l’ADQ, qui re- mettent en question l’urgence d’agir du gouvernement En procédant dès maintenant avec une loi sur l’identification des électeurs, le ministre Chevrette a voulu respeo ter un engagement électoral, dit-il, mais il s’agit aussi d’une revendication de longue date des militants du Parti québécois qui avait été retirée d'une législation modifiant la Loi électorale juste avant le scrutin du 30 novembre der- VOIR PAGE A 8: LES ÉLECTEURS Les Français ont-ils une image folklorique du Québec ?Kathleen Lévesque egarder du côté de Montréal International, c’est constater un nombre incalculable d’intérêts divergents qui s’entrechoquent à qui mieux mieux.C’est aussi voir le président-directeur général, Jacques Girard, ajouter de l’huile sur le feu en réclamant une intervention musclée du gouvernement du Québec pour imposer une intégration des activités de prospection économiques sous l'égide de Montréal International.M.Girard semble s’être engagé dans une voie d’autant plus périlleuse qu’il a échoué, et deux fois plutôt qu’une, dans sa mission de regrouper les forces économiques de la région métropolitaine.D’aucuns pourraient croire que ce cri d’alarme masque une incapacité à créer le consensus nécessaire au rayonnement international de la région, la raison d’être après tout de Montréal International.Là où M.Girard a peut-être raison de faire appel à Québec, c’est qu’au rythme où la situation se dégrade, il y a un risque réel que les tribulations internes de Montréal International se transportent outre-frontières en même temps que les activités de prospection à plusieurs têtes.Si ce n’est déjà fait.L’organisme a été mis en place il y a trois ans alors que l’économie montréalaise était on ne peut plus chancelante et que les secteurs public et privé étaient tous d’accord pour pousser à la roue.C’était aussi à l’époque où le gouvernement de Lucien Bouchard, dans la foulée du Sommet socioéconomique, promettait une révolution à Montréal et s’engageait ainsi dans une réorganisation régionale par l’entremise du ministère de la Métropole.Mais la concertation prit vite l’allure d’un affrontement.Les seules traces de cette tentative de réforme — une autre est supposément prévue dans les prochains mois — est Montréal International.Dans sa forme actuelle, Montréal International a pour mission de promouvoir à l’étranger les avantages de la région métropolitaine.Quant à la prospection d’investissements, au démarchage d’entreprises, à la recherche de liens commerciaux permettant l’exportation de produits locaux, ce rôle demeure entre les mains des organisations locales: l’Office de développement économique pour la Communauté urbaine de Montréal (CUM) et Laval Technopole pour Laval.C’est dans cette division de tâches que les premières critiques et les premières querelles ont fusé.Dès l’automne dernier, les milieux d’affaires ont menacé de retirer le soutien financier de six millions sur une période de cinq ans, qui est dirigé exclusivement vers le fonds de développement international totalisant 11 millions, s’il n’y avait pas la fusion des organismes municipaux déjà existants.Dès lors, des résistances, tant à Laval qu’à la CUM, ont fait trébucher Jacques Girard.On prône même de façon informelle la disparition de Montréal International pour reconstruire une nouvelle structure.Mais ce plan B ne peut exister sans la volonté politique du maire de Laval, Gilles Vaillancourt, d’une part et de la présidente de la CUM, Vera Danyluk, d’autre part Or l’un et l’autre sont coincés par la conjoncture politique.Le terrain sur lequel se retrouve Mme Danyluk est extrêmement glissant.Elle a reçu un renouvellement de mandat de peine et de misère grâce à l’appui de la Ville de Montréal, qui contribue à 55 % aux quote-parts municipales.Et le maire Pierre Bourque est l’instigateur de Montréal International.Comme bâillon politique, difficile de faire mieux.Pour M.Vaillancourt, une sortie publique risquerait d’être perçue comme une accentuation d’une guerre de clochers — mythique ou réelle — entre Montréal et Laval.Craint-il une éventuelle réforme gouvernementale et peut-être, de ce fait, un nouveau partage fiscal dans la région, comme le prétend Jacques Girard?Peut-être.Mais le maire de Laval s’est montré plus stratégique que frileux au cours des dernières années.Mais comment peut-on participer financièrement à Montréal International par en avant et concocter par en Arrière un plan B?Malgré les apparences, le principe qui a donné naissance à Montréal International ne semble pas être remis en cause.Cela apparaît davantage comme le symptôme d’une crise de confiance profonde.Montréal International apparaît comme un nid de problèmes où la classe politique a installé plusieurs de ses amis.Cela crée de la suspicion, d’autant que M.Girard semble être intouchable compte tenu de ses liens étroits avec le très puissant ministre des Finances, Bernard Landry.Le premier ministre Lucien Bouchard annonçait dans son discours inaugural d’il y a deux semaines qu’il voulait mettre en place une vigie des entreprises en difficulté, question d’éviter leur fermeture.Un premier contrat l’attend à Montréal International.Le principe fondateur de Montréal International ne semble pas être remis en cause k le vesquefa lede voi r.com CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Alors que s’ouvre aujourd’hui le Salon du livre de Paris, dont le Québec est l’invité d’honneur, les Français nous prennent-ils pour Maria Chapdelaine?Chose certaine, le couple d’orignaux et les quelques castors empaillés qui décorent la section thématique française du Salon du livre qu’inaugure aujourd’hui le premier ministre Lucien Bouchard n’ont pas fini de faire jaser.Du côté français, on trouve de vrais arbres en pots, alors que du côté québécois, ils ne sont qu’évoqués par de vagues formes métalliques cernées d’écrans d’ordinateurs.Au terme de sa troisième journée dans la capitale française à l’occasion du lancement du Printemps du Québec, la grande saison culturelle québécoise en France, le premier ministre Lucien Bouchard ajustement cherché à corriger «Image folklorique», a-t-il dit, que les Français entretiennent parfois du Québec.Visitant le chantier d’une exposition technologique québécoise intitulée L’Attitude nord, qui se déroulera au Palais de la découverte le mois prochain, il a dit: «Je pense que cette vision a beaucoup évolué et qu 'elle évoluera encore, surtout après cette saison du Québec.» Désignant les billots, à l’entrée de l’exposition, qui se L’écrivain Alain Peyrefitte transforment progressivement en matériaux plus complexes, le premier ministre a voulu expliquer d’où venait cette vision folklorique.«1ly a des clichés en France, mais ailleurs aussi.Les Européens aiment bien caresser l’idée de ces grands espaces inhabités où l’homme de Rousseau se retrouve à l’état pur.C’est un rêve européen qui traduit leur réalité, parce que l’Europe est très urbanisée et n’a pas le sens de l’espace que nous avons.[.] Il se pourrait qu’on ait contribué à créer cette image nous-mêmes.» La «créolisation» du français La question avait été posée autrement dans la matinée alors que Lucien Bouchard participait, sur la chaîne culturelle franco-allemande Arte, à un échange sur la célèbre visite du général de Gaulle en 1967.L’écrivain Alain Peyrefitte, ancien ministre du général, a expliqué que de Gaulle s’intéressait au Québec depuis 1961 et craignait une certaine «créolisation» du français québécois.«Les FrancœCanadiens étaient dans une situation inférieure, une situation humiliée.Cétait sensible par le niveau de vie, sensible aussi par une sorte de dégradation de la langue française.Ils étaient attachés au français, mais c’était un français qui se détériorait, qui se créolisait.» Le mot n’a visiblement pas plus à Lucien Bouchard.«Les VOIR PAGE A 8: LES FRANÇAIS Dépôt du projet de loi n° 1 HORIZONS La chronique de Jean Dion: Zéro faute, page B1 JACQUES NADEAU LE DEVOIR LE RÉPUTÉ chef d’orchestre Charles Dutoit a salué l’annonce de la commandite de 1,6 million de dollars sur trois ans qu’Hydro-Québec a consentie à l’Orchestre symphonique de Montréal.Les sous de la société d’Ètat viennent s'ajouter aux cinq millions que le ministre des Finances du Québec, Bernard Landry, a prévus dans son budget 1999-2000.L’OSM présentait hier sa programmation pour la prochaine année.Nos informations en page B 8.L’OSM tourne la page Samaranch est plébiscité par ses À lire en page B 6 SALON DU LIVRE LE MONDE Une page du Québec à Paris, page B1 Kosovo: efforts diplomatiques de dernière heure, page A 5 Pierre Paquette veut seconder Duceppe Le chef du Bloc crée un poste de premier vice-président MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA LJ ancien secrétaire général de la CSN et ex-animateur i à Télé-Québec, Pierre Paquette, ne succédera pas à Gérald Larose à la présidence de la centrale syndicale.Il espère plutôt seconder le chef bloquiste Gilles Duceppe en devenant, à la mi-avril, le premier vice-président du Bloc québécois.Gilles Duceppe a annoncé la création de ce poste hier matin en marge de la réunion de son caucus.M.Paquette, qui a déjà accepté de coordonner quatre chantiers de réflexion du Bloc, était à ses côtés et a fait savoir qu’il serait candidat «C’est le début d’une carrière plus politique.J'ai toujours été impliqué, à partir de mon poste de secrétaire général, dans les débats sociaux et politiques.Là, je fais le saut plus officiellement», a indiqué M.Paquette, qui a toutefois confié en entrevue qu’il ne songeait pas pour l’instant à briguer un poste de député.Gilles Duceppe, lui, était ravi.«Je suis très heureux de la candidature de Pierre Paquette», a-t-il aussitôt indiqué.Il reviendra au conseil général du parti, qui se réunira les 17 et 18 avril prochains à Rivière-du-Loup, d’élire le vice-président.Il s’agit d’un poste totalement nouveau, rémunéré mais provisoire.Il devrait prendre fin avec la tenue du congrès du Bloc en janvier 2000.Le vice-président assumera un rôle d’animation politique sur le terrain et agira comme porte-parole en l’absence du chef.Si, comme on s’y attend, M.Paquette reçoit l’appui du conseil général, ce sera un nouveau bon coup pour le Bloc et son chef, qui a déjà recruté Jacques Parizeau pour coprésider le groupe de réflexion sur la mondialisation.VOIR PAGE A 8: PAQUETTE 4 778313000665 I.E 1) E V 0 I R , L E .1 E II I) I 18 M A IV S I i) !) !) A 3 -?LE DEVOIR « - —-11 MONTREAL Étudiants de maîtrise et de doctorat Réfugiés algériens Menace de grève à rUniversité de Montréal PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les étudiants des cycles supérieurs de l’Université de Montréal ont ' décidé «de perturber le fonctionnement normal» de l’institution pour protester contre la hausse prochaine des frais de scolarité imposés à ceux qui sont en rédaction de thèse ou de mémoire.Ils n’excluent pas le recours à la grève la semaine prochaine.Les étudiants ont pris ces décisions hier, au cours d’une assemblée générale qui a réuni 600 étudiants, inscrits majoritairement à une scolarité de maîtrise ou de doctorat Plus tard, 200 d’entre eux se sont dirigés vers les bureaux de la direction où ils ont pu exprimer leur insatisfaction devant les .dirigeants de l’université.A l’Université de Montréal, la décision n’est pas prise, mais la hausse des frais de scolarité, qui grimperait de plus de 500 %, fait partie des projets de la direction.La hausse toucherait les étudiants qui ont terminé leur scolarité de maîtrise ou de doctorat et qui sont en rédaction.Les frais passeraient de 67,50 $ à 312 $ cet automne, puis à 556 $ peu après.Les Universités de Sherbrooke et de Laval ont déjà voté des hausses au moins aussi importantes.«La direction n’est vraiment pas au courant de notre budget, constate Frédéric Lapointe, président de l’Association des étudiants des cycles supérieurs en sciences de l’éducation de l’Université de Montréal, qui regroupe 1000 des 7000 étudiants des cycles supérieurs de l’université.La hausse signifierait un débours supplémentaire de près de 1500 $ par année [les étudiants paient pour les sessions d’été], ce qui représente 10 % de leurs revenus, en moyenne.» Pour sa part, le doyen des études supérieures, Louis Maheu, rappelle d’abord que les étudiants ont échappé jusqu’à ce jour aux compressions qui, depuis quatre ans, n’ont épargné aucun autre groupe.«Bien que ce ne soit pas une mesure facile, nous considérons qu’elle est équitable.De plus, il arrive un moment où nous nous rendons compte que nous avons besoin de ressources additionnelles pour assurer une formation de qualité», souligne-t-il.La çolère ne gronde pas qu’à Montréal.A Sherbrooke, près de 300 personnes se sont réunies hier midi devant le pavillon central de l’université pour protester contre la hausse qui fera passer les frais de scolarité des étudiants en rédaction de 55 $ à 556 $ à partir de l’été 2000.Les étudiants gardent cependant un dernier espoir puisque le conseil d’administration doit entériner la hausse votée par une première instance le 29 mars prochain.Cette date est aussi capitale à l’Université de Montréal où se tient une assemblée universitaire.Les syndicats de professeurs des trois universités touchées appuient les étudiants.L’autre date au calendrier étudiant est le 24 mars, journée de manifestation de l’ensemble des étudiants des niveaux collégial et universitaire.Injonction de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse Quarante-trois lits temporaires devront être ouverts Les Centres jeunesse demandent du financement supplémentaire ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les Centres jeunesse de la Montéré-gie ont ouvert 43 lits temporaires pour se conformer à l'injonction de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse mais réclament un financement adéquat de Québec pour pouvoir répondre adéquatement, à l’avenir, aux jeunes dans le besoin.Les Centres jeunesse de la Monté-régie rétorquaient hier à l’injonction déposée à leur endroit, la semaine dernière en Cour supérieure, par la Commission des droits de la personne, réclamant la fermeture immédiate du Transit de Saint-Luc, un lieu d'hébergement temporaire où les conditions sont jugées insalubres et inacceptables pour des jeunes en difficulté.Ce centre, destiné à abriter des jeunes pour au plus 24 heures, était devenu le lieu de débordement par excellence des centres montérégiens, pleins à craquer.A la suite d’une enquête me- née l’automne dernier, la commission y décrie notamment le fait que plusieurs jeunes poireautent des semaines dans ces locaux désaffectés, en attente d’un refuge adéquat, privés de service social et d’accès aux études.Hier, le directeur général des - Centres jeunesse de la Montérégie, André Brunelle, et le directeur de la Protection de la jeunesse (DPJ), Jean-Pierre Hotte, ont rappelé que le centre de Saint-Luc, qu’ils considèrent eux aussi comme une mesure de ^ dernier recours, était, dans les faits, fermé depuis le 25 février.Histoire de se conformer à l’injonction, les centres jeunesse ouvriront plutôt 43 lits d’hébergement temporaires, dont sept à Chambly et 24 dans deux unités situées à Sherbrooke, grâce aux 580 000 $ octroyés par la Régie régionale de la santé de la Montérégie.Ces mesures sont bien imparfaites, ¦ conviennent les responsables des centres jeunesse, mais elles reflètent le manque criant de ressources que vit la région montérégienne.«On a le choix entre laisser une jeu- ne fille qui s'adonne à la prostitution et à la drogue sur la rue où l'amener là.C'est mieux d’être dans ces mesures d'hébergement temporaires quelques jours.Nous n'avons pas vraiment le choix», a affirmé hier Jean-Pierre Hotte, qui affirme que la gestion des services ne doit pas être mise en doute.Au grand bonheur des responsables de la Protection de la jeunesse, le coup de barre réclamé par la Commission des droits de la personne ramène donc sur la sellette le problème chronique de sous-financement des services destinés aux jeunes en Montérégie, récurrent depuis 20 ans.Alors que, en moyenne, les régions du Québec disposent de 344 $ par jeune, la Montérégie doit se débrouiller avec un budget de 211 $ par personne pour dispenser des services aux enfants en danger et aux jeunes contrevenants.Les centres jeunesse montérégiens, qui disposent de 550 places permanentes d’hébergement pour les jeunes en difficulté, auraient besoin de 155 places supplémentaires.«Dans l’état actuel des choses, nous ne pouvons pas répondre adéquatement aux besoins exprimés, et des jeunes en souffrent», convient M.Brunelle.Pour rejoindre la moyenne provinciale, le budget de 75 millions des Centres jeunesse de Montérégie devrait être relevé de 48 millions, estime ce dernier.Des solutions à l’engorgement des centres d’hébergement seront d’ailleurs proposées en avril prochain à la Régie de la santé.A ce titre, les responsables de la région se raccrochent à l’espoir semé récemment par le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril, qui s’est engagé à améliorer le financement réservé aux services jeunesse dans les régions sous-financées.Sans cela, on prévoit des problèmes à très court terme.Les mesures temporaires annoncées hier permettront tout au plus aux centres jeunesse de tenir encore trois mois.«Nous croyons pouvoir passer à travers le printemps avec cela, affirme te directeur général.Mais après, le même problème se présentera.» E N Manifestation de juifs orthodoxes (Le Devoir) — Un millier de juifs appartenant à diverses congrégations orthodoxes ont manifesté au centre-ville de Montréal, hier à l’heure de poiqte, contre 1e traitement réservé par l’Etat d'Israël à trois de leurs coreligionnaires.Les trois hommes, arrêtés par la police lors d’une manifestation dans un quartier orthodoxe de Jérusalem, sont en prison depuis plus de trois BREF mois.«Le traitement réservé aux orthodoxes en Israël est en train de devenir pire que partout ailleurs», expliquait André Pollack, un des participants à la manifestation.D’autres manifestations semblables, a-t-il ajouté, ont eu lieu au cours des derniers jours dans plusieurs villes, dont New York et Bruxelles.Les manifestants montréalais sont partis de l’angle des rues De Bleury et Sherbrooke pour se diriger vers le consulat d’Israël, coin Peel et René-Lévesque, en distribuant des tracts aux passants et aux automobilistes.Le ping-pong canado-américain / Porte d’entrée quasi obligée pour les Algériens, les Etats-Unis risquent maintenant de devenir la porte de sortie toute trouvée pour Ottawa En raison de la violence en Algérie, le gouvernement canadien a suspendu les renvois dans ce pays, que les demandeurs obtiennent ou non leur statut de réfugié.Malgré cela, deux handicapés algériens doivent se présenter aujourd’hui à la division Investigations et renvois de Citoyenneté et Immigration Canada munis de leur passeport et d’un billet d’avion.Destination États-Unis?Et de là?JACQUES GRENIER LE DEVOIR Ces deux Algériens sont menacés d’être retournés dans leur pays.w-syl LOUISE LEDUC LE DEVOIR Tous deux victimes de poliomyélite dans leur jeunesse, ces deux Algériens de 30 et 27 ans — qui préfèj rent que leur nom ne soit pas divulgué de crainte d’être renvoyés en Algérie et d’y subir des représailles — faisaient partie de la même équipe d’athlètes en fautepil roulant.Ayant obtenu un visa des États-Unis pour prendre part à une compétition en Pennsylvanie, ils en ont profité, il y a dix-sept mois, pour se réfugier au Canada.«Le simple fait d'avoir porté les couleurs nationales et d'avoir été commandités par la société pétrolière Sonatrach, un des piliers de l’économie algérienne, fait de nous des cibles de choix pour les extrémistes», explique l’un d’eux.L’un d’eux raconte avoir été abordé près de chez lui, 1e 21 août 1997, par deux individus dont l’un, muni d’une arme à feu, a menacé de l’exécuter s’il continuait de représenter 1e gouvernement en tant qu’athlète.A la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR), on a cependant jugé que «le demandeur n’a pas démontré d’une manière crédible et digne de foi une crainte bien fondée de persécution».«Le 21 août, dans la soirée, le demandeur atterré se confie à ses parents.La famille comprend dix membres dont plusieurs mineurs et le demandeur handicapé, mais les parents n'ont aucune solution à proposer et leur passivité relève de l’invraisemblance», a-t-on donné entre autres comme raison.La CISR s’étonne aussi de ce que 1e demandeur n’ait jamais demandé l’aide des autorités policières.«Cette explication démontre une crainte mitigée par rapport aux événements allégués.» Après avoir épuisé tous leurs recours, ces deux Algériens craignent d’être renvoyés aux États-Unis et, de là, en Algérie.Comme l’explique Richard Saint-Louis, directeur des communications au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, 1e Canada n’expulse pas les demandeurs du statut de réfugié en provenance du Rwanda, du Zaire, du Burundi, de l’Algérie ou de l’Afghanistan, à deux exceptions près, «dans les cas criminels ou dans les cas où les individus sont passés par les Etats-Unis.En vertu d’accords de réciprocité, on est autorisé à les renvoyer aux États-Unis».Tout de mêmç, précise encore M.Saint-Louis, tes États-Unis sont aussi signataires de la Convention de Genève et ne devraient pas renvoyer d’Algériens dans leur pays d’origine.Vérification faite auprès de Daniel Kane, porte-parole du service d’immigration américain, «ces cas sont détenus jusqu’à leur audition et ils doivent faire la preuve qu’ils sont en danger à cause de leur race, leur religion, leur nationalité ou leur opinion politique.Ils peuvent, le cas échéant, êtrç renvoyés en Algérie».A la lumière des deux cas cités plus haut portés à son attention, Me Denis Girard, qui représente presque exclusivement des revendicateurs algériens du statut de réfugié, craint maintenant «que la ministre [Lucienne Robillard] commence à faire de façon indirecte ce qu’elle a promis de ne pas faire de façon directe».Il évoque aussi 1e cas, en 1998, d’un autre Algérien, Çl-Hadi Haddad, lui aussi expulsé aux États-Unis et qui, à son avis, aurait servi «de tremplin» à cette nouvelle pratique canadienne.Les États-Unis d’abord Or, explique Me Girard, presque tous tes revendicateurs algériens arrivent par les États-Unis, le Canada n’étant pas très généreux de ses visas, ce que confirme M.Saint-Louis, du ministère de la Çitoyenneté et de l’Immigration: «Les États-Unis sont plus souples au niveau de l’émission de visa que le Canada.Les gens sont dqnc nombreux à essayer d’entrer par les États-Unis.» Au Centre social d’aide aux immigrants, qui aide quantité d’Algériens, sœur Denise Lainé soutient aussi que ceux-ci n’ont,d’autre choix que de passer par tes États-Unis d’abord.«Le gouvernement canadien ne donne pas de visa aux Algériens, sauf pour des cas très, très évidents de gens qui travaillent au gouvernement.» Les États-Unis, débordés, ne peuvent maintenir tout 1e monde en détention et tes entendre.Plusieurs sont donc libérés et contribuent au melting pot anonyme.Et tes Algériens, francophones, ont pour premier réflexe de revenir.au Canada! Combien donc passent par les États-Unis et prêteront flanc à un jeu de ping-pong?Personne, au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, ne détenait 1e, chiffre d’arrivants algériens par tes États-Unis.Au Centre social d’aide aux immigrants, on craint que 1e Canada invoque de plus en plus 1e transit par tes États-Unis pour expulser tes Algériens.Simplement en janvier, le Centre social d’aide aux immigrants a été saisi des cas d’une trentaine de jeunes Algériens, qui, sur 1e point d’être forcés d’effectuer leur service militaire, sont arrivés à Montréal par la frontière américaine.Autre mauvaise nouvelle pour tes Algériens: après plusieurs départs à la retraite, la division «Évaluations du risque de retour» — étape nécessaire avant toute expulsion — forme maintenant une équipe complète, précise son directeur Louis-Philippe Savard, à Citoyenneté et Immigration Canada.«Nous avons maintenant tout le personnel requis et nous aurons une plus grande capacité de traitement.» Selon Amnistie Internationale, 3000 personnes ont disparu en Algérie depuis 1993 après avoir été arrêtées par tes forces de sécurité.«Certains disparus sont morts là où ils étaient détenus au secret à la suite de tortures ou d’exécutions extra-judiciaires, mais beaucoup d’autres sont encore vivants», soutient Amnistie Internationale dans son rapport intitulé Disparitions: le mur du silence se fissure.Pour protester contre l’ingérence de Toronto et la mise à pied de deux réviseurs Moyens de pression au Journal de Montréal PAUL CAUCHON LE DEVOIR Grosse surprise hier matin pour tes lecteurs du Journal de Montréal: aucun article n’était signé.Par ce moyen de pression, les journalistes portaient ainsi sur la place publique tes problèmes qu’ils commencent à vivre avec l’intégration du journal dans la nouvelle division de Sun Media.«Ceux qui pensent que rien n’avait vraiment changé depuis la mort de Pierre Péladeau vont rapidement changer d’idée», confiait hier un journaliste.Le refus des journalistes de signer leurs articles visait à protester contre l’abolition, par la direction du Journal de Montréal, de deux postes de réviseurs sur tes six que comptait 1e quotidien.Une décision qui augmente la tâche de travail des autres réviseurs et qui multiplie tes risques de fautes dans 1e journal.C’est aussi une décision qui apparaît particulièrement symbolique et ironique, faisait valoir hier 1e Syndicat des travailleurs de l’information du Journal de Montréal, alors que s’ouvre bientôt la Semaine internationale du français et de la francophonie.Mais cette histoire est aussi 1e symbole d’un débat beaucoup plus vaste, alors que tes artisans du Journal de Montréal ont l’impression que 1e français risque d’être dévalorisé dans l’entreprise, de plus en plus contrôlée depuis Toronto.Une conséquence directe Les événements d’hier sont d’ailleurs une conséquence directe de l’achat de Sun Media par Québécor.En décembre, Québécor annonçait qu’il se portait acquéreur de la chaîne de journaux Sun pour la somme de 983 millions.Deux mois plus tard, Québécor réorganisait sa structure: tes publications de Québécor sont maintenant dirigées de Toronto et la nouvelle entité, New Sun Media Corporation, abrite entre autres un Groupe de l’Est, où l’on retrouve quatre journaux, ajournai de Montréal, Le Journal de Québec, The Record de Sherbrooke et le Ottawa Sun.Cette division est dirigée par cahier 192 pages-13,95$ corrigé 192 pages-41,95$ LIDEC inc.(514)8435991 En vente dans touies les unrairies Essentiel mstnematiaue 2te un compendium tort unie.Gérard BUZAGLO Pierre Francœur, éditeur du Journal.On compte aussi un Groupe de l’Ouest regroupant cinq quotidiens dont 1e Toronto Sun.Le syndicat s’inquiète des effets que pourrait causer l’intégration du Journal de Montréal à Sun Media Corporation.Déjà, soutient 1e président du syndicat, André Dalcourt, la direction de Toronto exige des rapports financiers écrits en anglais du service de la comptabilité du journal et envoie ses commentaires en anglais de Toronto.Il est particulièrement ironique, explique André Dalcourt, que 1e Journal de Montréal, cjui a permis la croissance de Québécor dans tes années 70 «grâce à ses profits faramineux», dit-il, doive maintenant payer pour permettre à Québécor d’absorber Sun Media, dans une structure où justement le leadership du Journal de Montréal est placé sous la coupe de Toronto.Le syndicat exige la réintégration des deux réviseurs mis à pied.Hier on ne prévoyait pas de continuer la grève des signatures cette semaine.«Nous voulions alerter la population sur ce qui se passe chez nous», de dire André Dalcourt.A noter que, pour financer l’achat de Sun, Québécor annonçait au début de mars la suppression de 180 emplois et, au journal, en plus des deux réviseurs, on a supprimé tes postes de six cadres dans des services autres que celui de la rédaction.D’autres moyens de pression sont-ils prévus?«Oui», répond André Dalcourt, sans aucune hésitation.DiVINE lENTiNE BOUTIQUE 1 Enfants Deslongch! Vêtements pour en, Vêtements de 1007, rue Laurier Oi Tél.: 274 ACTUALITES Scène internationale Le Québec doit agir sous le parapluie canadien, dit Chrétien MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le Québec peut défendre sa culture sur la scène internationale, mais au delà du cadre de la Francophonie, il doit le faire sous le parapluie canadien, estime le premier ministre Jean Chrétien.«À plusieurs reprises, la ministre [de la Culture] du Québec a pu faire des présentations en son nom à l'UNESCO.Par contre, elle doit le faire comme ministre du Québec, partie de la délégation du pays souverain qu’est le Canada», a déclaré le premier ministre hier aux Communes.«Cela fonctionne ainsi sur le plan international.On favorise l'expression des Québécois partout.Nous le faisons dans la Francophonie.Mais il faut que tout le monde reconnaisse que lorsqu’on est à l'étranger, en dehors des programmes de la Francophonie, c’est le Canada qui parle et qui donne la parole, aussi bien au Québec qu’au Nouveau-Brunswick», a-t-il poursuivi.Les diverses déclarations qu’ont faites le premier ministre Lucien Bouchard et la ministre des Relations internationales Louise Beaudoin dans le cadre de leur voyage en Catalogne et en France ont poussé Jean Chrétien à réitérer la politique de son gouvernement en matière de représentation internationale des provinces.Diversité culturelle ou pas, Ottawa refuse de céder du terrain et d’accepter, comme le suggère M.Bouchard, que le Québec parle de sa propre voix à l’UNESCO.Pour la deuxième journée consécutive, M.Chrétien a défendu la capacité du fédéral de défendre et de promouvoir la culture francophone sur la scène internationale.Il n’a pas manqué de citer le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Camille Thériault, qui était à Paris, lui aussi, et qui s’est dit satisfait du travail d’Ottawa dans ce domaine.Jean Chrétien jubilait hier, disant qu’il avait été «très content» de l’entendre.Ce qu’il ne comprend pas, cependant, c’est que le gouvernement québécois puisse être «offensé» à l’idée d’avoir à faire partie d’une délégation canadienne au point de refuser de «s’asseoir aux côtés d’un diplomate canadien à une assemblée qui représente les pays souverains».«Ils veulent se comporter comme un pays souverain, mais cela fait deux fois que les gens du Québec disent qu’ils veulent demeurer citoyens du Canada, un pays à deux langues officielles», a-t-il ajouté en réponse aux questions du Bloc.La position du gouvernement libéral est catégorique.Le Québec peut se faire entendre sur la scène internationale mais pas agir d’une manière pouvant être assimilée à celle d’un pays indépendant, qu’il soit question de culture ou pas.Le gouvernement Chrétien tient tellement à faire comprendre ce principe qu’il a boudé une rencontre sur la diversité culturelle organisée par la France et où le Québec avait été invité sans consultation et accord préalables du fédéral.EN BREF Québec verse 1,3 million à des personnes inaptes Québec (PC) — Le gouvernement versera 1,3 million de dollars au patrimoine aux personnes inaptes sous curatelle publique ayant subi des pertes financières, a indiqué le ministre des Relations avec les citoyens, Robert Perreault.Le gouvernement paiera un peu plus d’un million de dollars en arrérages divers et 300 000 $ d’intérêts à un millier de personnes dont les ressources financières devaient être gérées par le Curateur public.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.U Office de la langue française récompense la FTQ LE DEVOIR La Fédération des travailleurs du Québec a mieux fait que toutes les organisations patronales et syndicales pour la francisation des milieux de travail.Un exploit reconnu et récompensé.L’Office de la langue française a remis hier un prix Mérite à la FTQ ainsi qu’une mention spéciale à l’un de ses syndicats pour les efforts soutenus qu’ils ont consacrés à la francisation des milieux de travail.Mais, bon prince, le secrétaire général de la FTQ, René Roy, n’a pas voulu en donner tout le crédit à la centrale.«Ce sont les travailleurs qui sont les véritables gardiens du français au travail.» Dans ce cas-ci, le prix Mérite décerné par l’OLF vise à récompenser plus particulièrement le travail de la table sectorielle des syndicats de la FTQ du domaine de l’aéronautique et de l’aérospatiale.Depuis 1990, le service de francisation de la centrale réunit régulièrement les membres syndicaux des comités de francisation de dix grandes entreprises du secteur afin de coordonner les efforts de promotion du français.11 s’agit de dix grandes entreprises qui emploient en tout près de 25 000 travailleurs: Canadair-Bombardier, Pratt et Whitney, Air Canada, Spar Aérospatiale, CAE, Rolls-Royce, Marconi, Allied Signal, Lucas et Robert Mitchell.Les syndicats de la FTQ qui y sont représentés sont les machinistes (AIMTA), les travailleurs de l’auto et de l’aérospatiale (TCA), le Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP) et le Syndicat des métallos.L’Office de la langue française a également attribué une mention spéciale à la section locale 1244 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), qui représente le personnel de soutien de l’Université de Montréal.Ce syndicat a négocié la formation d’un comité institutionnel portant sur l’analyse de la situation du français en vue de l’adoption d’une politique linguistique à l’université.LES ELECTEURS SUITE DE LA PAGE 1 nier.Adoptée en octobre dernier, la loi 450 répondait surtout à un jugement de la Cour suprême sur le financement des tiers partis en campagne électorale ou référendaire.Le premier ministre Bouchard et le ministre Chevrette croient que des événements qui se sont produits durant la dernière campagne ont démontré l’importance de l’identification de l’électeur.Des reportages télévisés ont en effet dévoilé des irrégularités dans la circonscription d’Anjou, en plus de démontrer qu’il était possible pour une même personne de voter plusieurs fois.«Il y en a, dans des Clubs Price, qui sont obligés de montrer une carte avec photo.Tu ne peux pas avoir, dans certains clubs vidéo, quelque cassette que ce soit si tu ne montres pas une carte avec photo.Et pour le droit aussi fondamental que le droit de voter, de décider de son avenir, de s’élire un gouvernement, il n’y avait pas d'identification.[.] Je ne vois pas en quoi on brime les droits d’un individu en l’obligeant à identifier sa figure par rapport à son adresse», a fait valoir M.Chevrette hier en conférence de presse.Dorénavant, l’électeur devra montrer, au moment de voter, l’une des cartes suivantes: assurance-maladie, permis de conduire ou probatoire, passeport canadien ou autre document délivré par le gouvernement à cet effet En l’absence d’une telle carte, l’électeur pourra voter s’il est assermenté et accompagné d’une personne assermentée qui possède l’une des cartes mentionnées.Toutefois, les personnes de 75 ans et plus ainsi que les membres des communautés autochtones qui n’ont pas de carte avec photo pourront être soustraites de cette obligation.Un règlement sera adopté à cet effet par le Comité consultatif du Directeur général des élections, un groupe de travail institué en vertu de la Loi électorale.Dans un objectif de protection de la vie privée, la loi indique également qu’un travailleur d’élection qui note ou recueille un renseignement inscrit sur une carte présentée au moment de voter est passible d’une amende allant de 500 à 2000$.L’opposition réagit Mais, se demande l’opposition, libéraux et adéquistes, alors qu’aucun scrutin n’est actuellement en vue, où est l’urgence d’agir?Pourquoi légiférer dès maintenant sur l’identification de l’électeur alors que plusieurs aspects de la Loi électorale doivent être corrigés?Le député libéral de Westmount-Saint-Louis, Jacques Chagnon, qualifie «d’approche Gestapo» la mécanique complexe qui régira l’identification d’un électeur qui n’a pas en sa possession de carte d’identité au moment de voter.Il se dit en faveur de l’identification de l’électeur mais contre l’empressement d’agir du gouvernement M.Chagnon voudrait surtout que Québec procède à une «réforme globale» de la loi, où il serait question de la confection de la liste électorale permanente de même que du mode de scrutin, notamment pour les personnes à mo- RENÉ.MATHIEU LE DEVOIR Guy Chevrette bilité réduite et les autochtones.«On doit inviter le ministre à engraisser son projet de loi», conclut-il.Même son de cloche chez le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, qui dénonce lui aussi «l’empressement suspect du gouvernement».11 rappelle que son parti a récemment eu gain de cause en Cour supérieure.Un jugement du mois de décembre invalidait les dispositions de la loi électorale qui défavorisaient l’ADQ mais favorisaient le PQ et le PLQ en permettant des avances de fonds aux candidats de ces deux partis.Selon M.Dumont, le gouvernement Bouchard veut surtout régler les problèmes électoraux du Parti québécois en procédant à une «réforme de l’organisation électorale» plutôt qu'à une véritable refonte de la Loi électorale.A ces critiques, le ministre Chevrette répond qu’il entend procéder rapidement à une révision de l’ensemble de la Loi électorale, notamment dans le cas de la liste permanente des électeurs.Au sein d’un deuxième projet de loi, M.Chevrette dit vouloir présenter lui-même une dizaine d’amendements à la Loi électorale qui tiendront compte, entre autres, du décès d’un candidat à une élection et d’une décision de retrait d’un candidat lorsqu’une campagne électorale est déjà en cours.LE DEVOIR LES FRANÇAIS Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est Bitué au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées danB Le Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envol de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 Québécois ne se percevaient pas à l’époque, pas plus qu’aujourd'hui, comme parlant un français créolisé», a-t-il répliqué.«Les gens n’auraient pas apprécié se foire dire par le général qu'ils ne parlaient pas un français international parce que, dans plusieurs régions du Québec, les gens pensent encore qu’ils parlent un français, oui très ancien, mais davantage fidèle au français qui leur a été laissé par les Français quand ils ont quitté le Canada.» Joint après l’entrevue, Alain Peyrefitte a reconnu qu’il avait peut-être eu tort d’utiliser un mot qui peut être mal perçu.Sous l’influence de l’anglais et a cause de l’isolement, a-t-il dit, «la langue de la population non instruite était en train de se déstructurer et de s'éloigner du français international».Alain Peyrefitte ne met pas en cause l’héritage linguistique préservé dans de nombreuses régions.Mais, a-t-il dit, «il s’agissait d’éviter que le Québec, refermé sur lui-même et sans contacts avec l’extérieur, ne suive un chemin qui le mette à l'écart du français international».Des clichés plein la tête L’animateur de France Inter Jean-Luc Hees, qui interrogeait Lucien Bouchard en fin de journée, a abordé la question de front: «Nous avons des clichés plein la tête.De beaux clichés d’ailleurs!» En admettant que ce soit nécessaire, le Printemps du Québec les fera-t-il disparaître?«Nous nous présentons aux Français en leur demandant de faire une mise à jour», a dit le premier ministre.«Je suis convaincu que quand on fera le bilan [.], on verra qu’on a fait un pas de géant dans le domaine de la visibilité et de la perception.[.] Je sou- haiterais que l’image du Québec en France soit changée, qu’on se dise que le Québec est une société originale qui vit en Amérique du Nord.» Concrètement, l’inauguration de la veille, qui avait attiré quelques centaines de personnes dans une rame de métro aux couleurs du Québec, n’a été mentionnée que dans le quotidien conservateur Le Figaro.Les journaux télévisés, occupés aux scandales qui ébranlent l’Union européenne, sont aussi restés cois.Il faut dire que les médias se préparent à l’avalanche de pages sur le Québec qui doit accompagner l’ouverture du Salon du livre aujourd’hui.Le message de Lucien Bouchard n’a cependant pas échappé au magazine branché Les Inrockuptibles qui consacrait sa une de la semaine dernière à Maurice G.Dantec.Réfugié dans la métropole québécoise, l’écrivain-culte (Babylon Blues, Gallimard) n’hésite pas à dire «que le salut culturel de la France viendra d'un endroit comme Montréal».En attendant, dit-il, «l’herbe locale» est.«la meilleure du monde».Québec attend une invitation d’Ottawa CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Le Québec attend une invitation d’Ottawa pour la rencontre des ministres de la Culture qui doit se tenir à Mexico en septembre prochain afin de discuter de la préservation des identités culturelles dans le cadre de la mondialisation.La ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, n’attend qu’un mot de son homologue fédérale, Sheila Copps, pour participer à cette réunion informelle qui fait suite à celle tenue à Ottawa en juin dernier.«A condition, bien sûr, que j’aie le droit de parole!», a précisé la ministre.On sait que Louise Beaudoin avait refusé de participer à cette première rencontre parce qu’Ottawa lui refusait le droit de s'exprimer au nom du gouvernement du Québec.La semaine dernière, un incident semblable a refroidi les relations entre Ottawa et Paris.Cette fois, c’est Sheila Copps qui refusait de participer à une rencontre convoquée par la ministre française de la Culture, Catherine Trautmann, parce que son homologue québécoise, Agnès Maltais, y était Interrogé sur la protestation adressée par Ottawa à la France à la suite de cet incident l’ancien ministre français de la Justice sous de Gaulle, Alain Peyrefitte, a jugé l’attitude française parfaitement normale.«Cela ne me choque pas du tout.» Quant à la nécessité que la voix du Québec s’exprime dans les forums internationaux chaque fois qu’il est question de culture, il ajoute: «Cela me parait tout à fait naturel et conforme à ce que doivent faire les dirigeants québécois qui ont en charge de permettre aux Québécois de vivre dans leur langue et leur culture.[.] C’est une conquête de la francophonie.» PAQUETTE SUITE DE LA PAGE 1 Pierre Paquette, que certains espéraient voir se présenter sous la bannière péquiste lors des dernières élections provinciales, a fait ses preuves dans les rangs souverainistes et est considéré comme un militant articulé.Sa candidature, encouragée par M.Parizeau, renforce l’impression d’indépendance face au Parti québécois que semble vouloir imposer M.Duceppe depuis quelques mois.Gilles Duceppe rejette les allusions de dissension.Il préfère souligner le fait que les deux partis agissent dans deux arènes différentes.Pierre Paquette note, de son côté, que les deux partis sont «amis» et non en concurrence.L’arrivée de M.Paquette ajoute aussi à la crédibilité du processus de réflexion que Gilles Duceppe a lancé, un fait qui n’a pas échappé au chef bloquiste.«Qu’il choisisse le Bloc est significatif de l'importance de notre parti.[.] Le Bloc a besoin d'un tel poste et a besoin d’une personne de l’envergure de Pierre Paquette», a-t-il dit Gilles Duceppe a d’ailleurs fait remarquer que M.Paquette aurait pu faire autre chose.Il a coutefois nié avoir créé un poste sur mesure pour l’ex-syndicaliste, qui a payé un prix financier pour se joindre au Bloc.L’annonce en février de son implication lui a en effet coûté son poste d’animateur de l’émission Droit de parole.Il n’a pu finir la saison même si la coordination des chantiers du Bloc ne devait commencer qu’une fois son contrat terminé.Il nie que le poste de vice-président soit un pis-aller puisqu’il ne comptait pas retourner à l’écran et qu’il peut toujours réintégrer son poste de professeur d’économie au cégep Maisonneuve.Le mouvement syndical aurait aussi pu le repêcher.Depuis que Gérald Larose a annoncé cette semaine qu’il quittait la présidence de la CSN, plusieurs personnes l’ont sollicité pour savoir s’il serait intéressé à remplacer M.Larose.Pierre Paquette n’y songe pas.«Je suis parti pour les mêmes raisons que lui, c’est-à-dire qu’à un moment donné, tu t’aperçois que tu as donné ce que tu avais à donner à un mouvement comme la CSN.» La coordination des quatre chantiers de réflexion du Bloc, qu’il va entreprendre la semaine prochaine, répond davantage aux préoccupations qui l’ont poussé à quitter la centrale syndicale.M.Paquette avait entre autres indiqué cet été qu’il quittait la CSN parce qu’elle ne donnait plus l’importance qu’il souhaitait à la réflexion sur la souveraineté.«Il est impératif qu’on utilise le temps qu’on a présentement, sans échéance électorale, sans débat constitutionnel majeur ou ciblé, pour réfléchir et donner davantage de cohérence à notre projet et au discours souverainistes», a-t-il répété hier.S’il a choisi le Bloc, a-t-il poursuivi, c’est entre autres parce qu’il connaît bien Gilles Duceppe, un ancien de la CSN.«C’est un environnement où je savais que j’aurais la marge de manœuvre dont j’ai besoin pour, justement, mener un débat ouvert, moderne.Je ne dis pas que ce ne serait pas le cas dans d'autres circonstances, mais là, j’en avais la garantie.» Et qu’il obtienne ou non l’appui du conseil général pour la vice-présidence, il coordonnera les quatre chantiers de réflexion du Bloc.Il coprésidera lui-même, avec Dominique Olivier, celui sur la citoyenneté et l’élargissement de la pratique démocratique.Les trois autres groupes de travail se pencheront sur la mondialisation — sous la présidence de l’ancien premier ministre Jacques Parizeau —, sur la défense des intérêts du Québec et sur le partenariat Les groupes de travail doivent remettre un rapport préliminaire au conseil général d’avril.Des forums régionaux suivront avant le dépôt des rapports définitifs, le 20 juin prochain.Le vice-président supervisera ensuite la production d’un document de synthèse qui sera soumis aux membres en vue du congrès de l’an prochain.M.Paquette voudrait que le groupe de travail sur le partenariat et dans une moindre mesure, celui sur la mondialisation se rendent en mai, à l’extérieur du Québec pour échanger avec des groupes canadiens-anglais sur la souveraineté.LE QUÉBEC SUITE LA PAGE 1 Patrimoine canadien, Sheila Copps.«En ce sens, le Québec ne peut être assimilé à la francophonie canadienne au même titre que les communautés francophones minoritaires ailleurs au Canada.C’est en regard de cette situation que votre gouvernement intervient auprès de ces communautés alors qu'au Québec, la promotion de la langue et de la culture d'expression française demeure la prérogative du gouvernement du Québec.» En marge de la Journée internationale de la francophonie, Sheila Copps et Diane Marleau seront décorées de l’Ordre de la Pléiade de de Commandeur de l’Ordre de la Pléiade, une décoration décernée par l’AIPLF, un organisme qui joue un rôle consultatif auprès de l’Organisation de la Francophonie.Selon le président de la section canadienne de l’AIPLF, le député libéral de Pierrefonds-Dollard, Bernard Patry, «ça prouve indirectement le point d'Ottawa», c’est-à-dire que le fédéral peut défendre la langue française, contrairement à ce qu’on prétend à Québec.Au Bloc québécois, le député de Richelieu, Louis Pla-mondon, a minimisé l’importance de ces prix.11 a préféré s’abstenir lorsqu’il a été question de la nomination de Mme Copps, sans toutefois «sy opposer».EN BREF Axworthy promet que Pascal Hudon sera rapatrié Ottawa (PC) — Le ministre fédéral des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, a indiqué hier que le gouvernement canadien demandera le rapatriement du jeune Pascal Hudon dès que le résultat de sa requête en appel sera connu au Mexique.Lejeune Québécois a été condamné à un an de prison et à 72 000 $ d’amende après avoir été trouvé en possession de huit statuettes Maya, à Palenque, dans le Chiapas.Il est détenu depuis le c|ébut janvier et a cessé récemment une grève de la faim.A la Chambres des communes, le ministre Axworthy a promis qu’aussitôt que la cour d’appel se sera prononcée sur le cas de Pascal Hudon, le gouvernement réclamera son rappel au pays en vertu des accords entre le Canada et le Mexique sur le transfert des prisonniers.la ministre Copps et la ministre de la Francophonie, Diane Marleau, seront décorées de l’Ordre de la Pléiade en reconnaissance de leurs efforts à promouvoir le fait français.Le juge de la Cour suprême du Canada, Michel Bas-tarache, aura droit aux mêmes honneurs.La Pléiade, ordre de la Francophonie et du dialogue des cultures, est destiné à reconnaître les mérites éminents des personnalités qui se sont dis-tinguées en servant les idéaux de l’Assemblée internationale des parlementaires de langue française (AIPLF).Ils seront tous trois décorés du gra- L E 1) E V OIK.L K .1 E U I) I 18 M A R S I !» !» !» B 6 —-* LE DEVOIR *- LES SPORTS OLYMPISME Salt Lake City Journée triste mais porteuse d’espoir Catharsis au CIO, les membres sont rassurés A \ Une vue d’ensemble de la réunion extraordinaire du CIO, qui commençait hier à Lausanne.REUTERS AGENCE FRANCE-PRESSE Lausanne — Le Comité international olympique, avec un président conforté par un vote de confiance, veut tourner la page de la corruption et songer exclusivement à ses réformes de structures et de fonctionnement afin de restaurer son image et rassurer ses partenaires.Le président Juan Antonio Samaranch a été littéralement plébiscité à bulletins secrets par ses pairs (86 voix pour, 2 contre, 1 absention, 1 bulletin nul) hier à Lausanne, dès l’ouverture de la session extraordinaire du CIO qui a ensuite exclu six de ses membres pour faits de corruption liés à la candidature de Salt Lake City pour les JO de l’hiver 2002.«Le moment le plus douloureux et le plus triste de la session est maintenant derrière nous.Nous pouvons désormais nous concentrer sur l'avenir», a déclaré le Canadien Dick Pound, l’un des vice-présidents du CIO et patron de l’enquête qui a abouti aux six exclusions et à une dizaine d’avertissements qui ont été signifiés par lettre aux intéressés.Les arguments des accusés, qui se sont défendus à huis clos durant vingt minutes chacun, n’ont guère convaincu la session qui a été particulièrement sévère envers le Congolais Jean-Claude Ganga (88 voix pour l’exclusion, deux contre) et le Soudanais Zein Abdin Gadir (86 voix pour, quatre contre).Tous les six ont écouté la sentence le visage triste.Le Samoan Paul Wallwork, qui a été sanctionné le moins sévèrement (67 voix pour, 19 contre, 2 nuis), n’a pas pu retenir ses larmes.Le Chilien Sergio Santander a ét,é exclu avec 76 voix pour, 12 contre, l’E-quatorien Augustin Aroyo avec 72 voix pour, 16 contre, et le Malien Lamine Keita avec 72 voix pour, 16 contre et un bulletin nul.Les membres du CIO s’avquaient à la fois émus et rassurés.Emus et tristes d’avoir eu pour la première fois à infliger la sanction maximale à six de leurs collègues.Rassurés par le soutien massif apporté au président Samaranch qui a promis des réformes et assuré la survie du Mouvement olympique après l’une des crises les plus graves de son histoire.«C’est une journée triste et pénible parce qu’on a exclu six d’entre nous, mais elle est aussi porteuse d’espoir, a confessé l’ancien champion de ski français Jean-Claude Killy, résumant bien le sentiment général.Porteuse d'espoir parce que notre président a promis des réformes et a été massivement soutenu.Il est le mieux placé pour amener le Mouvement olympique dans le troisième millénaire.On reste optimistes car les choses auraient pu mal tourner et l’olympisme serait en grande difficulté aujourd’hui», a-t-il dit Les membres du CIO se pencheront aujourd’hui sur une série de propositions exprimées dans son discours d’ouverture par le président Samaranch.On s’achemine vers la création d’un groupe d’étude, CIO 2000, qui va se livrer à un audit détaillé de l’institution.AGENCE FRANCE-PRESSE Lausanne — Les 90 membres du CIO présents hier à la session du comité se sont aussi rassurés eux-mêmes en reconduisant leur chef à une écrasante majorité et en votant «avec tristesse» l’exclusion de six des leurs.Ils ont approuvé l’exclusion définitive de six de leurs pairs convaincus de corruption dans le scandale lié à Salt Lake City qui a déjà mené à la démission de quatre autres membres, neuf autres ayant fait l’objet d’avertissemepts.Les exclus sont l’Équatorien Augustin Arroyo, le Soudanais Zein Abdin Gadir, le Congolais Jean-Claude Ganga, le Malien Lamine Keita, le Chilien Sergio Santander et le Samoan Paul Wallwork.Le Sénégalais Kéba Mbaye, un des quatre vice-présidents du CIO, a indiqué à l’AFP qu’il était «d’autant plus peiné par ces nécessaires exclusions qu’elles concernent quatre membres du continent africain».C’est par contre «un grand succès» pour Juan Antonio Samaranch, s’est félicité le juge sénégalais membre du carré rapproché du président.Un autre vice-président, le Hongrois Pal Schmitt, a poussé un soupir de soulagement en sortant de cette première journée de session: «J’espère que c’est la fin de l’histoire.Nous avons aujourd’hui accompli un premier pas, certes douloureux, pour restaurer la confiance et réformer l'organisation», a-t-il déclaré.Il a ajouté: «Nous avons entrepris de faire le ménage dans la maison et on a repris confiance.» Une confiance retrouvée Ce sentiment était dominant hier soir, et à l’évidence, cette rencontre, suivant celle de janvier sur le scandale de corruption, puis celle mou- Lausanne (AFP) — Le président du Comité international olympique (CIO), Juan Antonio Samaranch, plébiscité hier par la session du CIO en obtenant la confiance par 86 voix contre 2, un bulletin blanc et une abstention, a évoqué les réformes à venir proposant notamment la création d’un groupe d’étude, CIO 2000.Il a lu un texte de proposition de treize pages devant les 90 membres du CIO à l’ouverture de ces deux journées qui sont consacrées aux sanctions contre certains membres mais aussi à la mise en route de réformes.M.Samaranch a proposé la création d’un groupe d’étude «chargé d’examiner les procédures et les structures et de recommander les changements jugés nécessaires à son organisation».Cela, a-t-il expliqué, afin de nous permettre de repartir «sur des bases vementée de février sur le dopage, a «fait du bien» à des membres parfois déroutés en découvrant par voie de presse l’ampleur des dommages pour le CIO, notamment en matière d’image auprès des parraineurs et du grand public.En ce sens, la large majorité (86 voix pour et deux contre pour une abstention), obtenue par le président Samaranch lorsqu’il a demandé à bulletins secrets la confiance, a été aussi interprétée comme une fa- beaucoup plus solides», en phase avec la société et avec ce que cette dernière attend en matière de direction du mouvement olympique.Ce groupe CIO 2000 serait composé, selon M.Samaranch, de «20 à 24 personnes, des membres du CIO et des personnalités de premier plan qui connaissent et comprennent le sport».Il présentera un rapport préliminaire à la session de juin (prévue à Séoul) et un rapport final lors d’une session extraordinaire du CIO avant la fin de cette année.Il incombera à CIO 2000 d’étudier le processus de sélection des villes hôtes et d’examiner et de réformer le processus de candidature en général.Il devra aussi se pencher sur la composition actuelle, le mode d’élections, la limite d’âge, la structure de la commission exécutive, la provenance des membres et la limitation de durée des mandats.çon de se rassurer en ne fragilisant pas plus l’édifice.Jean-Claude Killy, ancien triple médaillé olympique, a ainsi déclaré à l’AFP que «les choses auraient pu très mal tourner aujourd'hui et l’olympisme rentrer en grande difficulté».«Il fallait passer par là, c’était inévitable», a pour sa part estimé l’ancien ministre français des Sports et médaillé olympique Guy Drut.«Maintenant, nous avons la par- II examinera la distribuon par le CIO de ses revenus «pourgarantir que nous servons au mieux toutes les composantes du mouvement olympique».Les autres mesures proposés par le président du CIO: ¦ éradiquer toute forme de comportement contraire à l’éthique et prononcer les exclusions demandés: ¦ accepter des dispositions spéciales pour la sélection de la ville hôte des Jeux d’hiver de 2006 «qui ne servira toutefois pas forcément de modèle pour l’élection de toutes les futures villes hôtes»-, ¦ créer une commission d’éthique chargée de conseiller et de guider le CIO dans son fonctionnement et composé «en majorité de personnalités de premier plan, extérieures au CIO»-, ¦ mieux communiquer, car le public connaît mal le travail du CIO; ¦ reprendre la publication d’états financiers contrôlés et la publication d’un rapport d’activité sur une base tie la plus douloureuse et difficile de la session derrière nous, nous pouvons nous concentrer sur le futur», a déclaré le Canadien Dick Pound, qui a dirigé l’enquête sur Salt Lake City.«Nous avions une épée de Damoclès sur la tête», a-t-il ajouté, un avis unanimement partagé par les membres du CIO, y compris les prétendants à une succession rapide qui avaient apparemment laissé leurs couteaux au vestiaire.bisannuelle, à la fin de chaque cycle des Jeux.M.Samaranch a également abordé les manquements à l’éthique dans le cadre de la corruption qui a entouré l’attribution des Jeux de 2002 à Sait Lake City: «Personne ne pensait que certains de nos membres agiraient d’une manière qui jetterait finalement le discrédit sur le CIO et le précipiterait dans une crise qui a failli détruire la crédibilité et la réputation de tous ses membres et de l’organisation.Il est vital que vous compreniez bien l’ampleur de cette crise», a-t-il déclaré à la tribune.Il a aussi évoqué le rôle de la presse, estimant que l’on a asssisté «à un incendie qui a embrasé les médias du monde entier pour se répercuter ensuite sur la manière dont le monde en général a perçu l’affaire».«Les villes candidates qui ont pu agir de manière inappropriée sont de l’histoire ancienne; aujourd’hui, c’est le CIO qu’on accuse», a-t-il souligné.HOCKEY LIGUE NATIONALE Mardi Dallas 2 Pittsburgh 2 St.Louis 5 Philadelphie 2 Calgary 4 Nashville 2 Hier Dallas 1 à Washington 2 Pittsburgh 2 à Tampa Bay 0 Boston 4 à Toronto 1 Phoenix 4 à Detroit 3 Calgary à Chicago New Jersey à Edmonton Ottawa à Anaheim Floride à San José Ce soir Nashville à Montréal, 19h.Phoenix à St.Louis, 20h.Caroline au Colorado, 21 h.Anaheim à Los Angeles, 22h30.Demain Detroit à Tampa Bay, 19h05.Buffalo à Rangers, 19h30.Ottawa à Dallas, 20h30.Islanders à Vancouver, 22h.Samedi San José à Boston, 13h30.Nashville à Pittsburgh, 13h30.Chicago au Colorado, 15h.New Jersey à Toronto, 19h.Washington à Montréal, 19h.Ottawa à St.Louis, 20h.Vancouver à Edmonton, 22h.Floride à Los Angeles, 22h30.Dimanche Islanders à Calgary, 14h.Pittsburgh à Rangers, 15h.Detroit à Philadelphie, 15h.Colorado à Chicago, 15h.Boston à Washington, 19h.Caroline à Dallas, 20h.Los Angeles à Phoenix, 20h.Floride à Anaheim, 20h.CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est PJ G P N BP BC P Ottawa 66 38 20 8 196141 84 Toronto 68 37 26 5 213195 79 Buffalo 67 31 23 13 177150 75 Boston 67 30 27 10 175156 70 Montréal 67 27 31 9 160175 63 Section Atlantique New Jersey 66 37 21 8 196165 82 Pittsburgh 67 35 22 10 207 179 80 Philadelphie 69 30 22 17 200 167 77 N.Y.Rangers 68 29 30 9 189188 67 N.Y.Islanders 69 19 41 9 158 206 47 Section Sud-Est Caroline 68 30 24 14 177167 74 Floride 66 25 24 17 168173 67 Washington 68 28 34 6 177180 62 Tampa Bay 67 16 46 5 142 241 37 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 68 33 29 6 199 174 72 St.Louis 67 29 28 10 193178 68 Nashville 68 24 38 6 163 221 54 Chicago 68 20 39 9 155 211 49 Section Nord-Ouest Colorado 67 34 25 8 186167 76 Calgary 68 26 32 10 183193 62 Edmonton 67 25 32 10 187 184 60 Vancouver 68 20 37 11 163 209 51 Section Pacifique Dallas 67 42 13 12 196134 96 Phoenix 68 33 24 11 169164 77 Anaheim 67 30 27 10 176163 70 San José 67 25 28 14 151 156 64 Los Angeles 67 26 36 5 156175 57 Les meneurs B P Pis Jagr, Pit 32 70 104 Lindros, Phi 38 51 89 Selanne, Ana 37 46 83 Kariya, Ana 29 52 81 LeClair, Phi 38 42 80 Forsberg, Col 22 58 80 Yashin, Ott 38 40 78 Modano, Dal 30 43 73 Straka, Pit 35 37 72 Demitra, StL 31 41 72 Sakic, Col 32 39 71 Fleury, Col 31 39 70 Sundin, Tor 24 44 68 Khristich, Bos 26 37 63 Robitaille, LA 31 31 62 Yzerman, Det 26 .35 61 Roenick, Pho 21 40 61 Brind'Amour, Phi 20 41 61 Rucchin, Ana 23 37 60 Allison, Bos 20 40 60 Les principaux points du discours de M.Samaranch Le Canadien sera-t-il prêt?Le Tricolore joue ce soir contre les Predators de Nashville; «On doit les prendre au sérieux», clame Vigneault BASEBALL Les Jays congédient Tim Johnson ; Fregosi à la barre GUY ROBILLARD PRESSE CANADIENNE Le Canadien avait le vent dans les voiles il y a deux semaines quand il a battu Ottawa et Philadelphie puis annulé à Pittsburgh.Mais il s’est écrasé lamentablement contre Tampa Bay.Ce soir, après des victoires contre St.Louis et Toronto, il reçoit la visite des Predators de Nashville, une équipe d’expansion qui va assurément rater les séries.«Je pense que mes joueurs vont être prêts, a dit Alain Vigneault, hier.Nashville est comme toutes les autres formations: si tu ne te prépares pas individuellement et collectivement, tu les battras pas.» Vigneault a rappelé le résultat nul de 2-2 à Nashville, au milieu d’une séquence de 11 matchs sans victoire en décembre, arraché grâce aux 41 arrêts de Jeff Hackett «Les Predators ne sont pas physiquement imposants, mais ils ont beaucoup de vitesse et d’habileté.Je pense à Bor-deleau, à Greg Johnson et au numéro 25 [Sergei Krivokrasov], Tu te dois de les prendre au sérieux pour ce qu’ils ont fait jusqu’à maintenant et compte tenu de la course aux séries.» Les rumeurs Vigneault a lancé une petite pointe aux journalistes qui entretiennent les rumeurs d’échange, mais il a aussi lancé un message à ses joueurs.«J’entends souvent les joueurs dire qu’ils n’ont aucun contrôle sur les échanges, mais ils en ont peut-être plus qu’ils pensent.» Quand ils performent à la hauteur de leur potentiel, a expliqué Vigneault, ils ont moins de chance d’être échangés.«Cela dit, a poursuivi l’entraîneur, je ne suis pas là pour commenter les rumeurs d’échange.» Ces rumeurs, avaient-ils dit plus tôt, «vont toujours faire partie de ce métier-là», et les joueurs doivent être capables de s’y faire: «Il y a plus de rumeurs que jamais au sujet de Vincent Damphousse et il a joué sa meilleure partie», a donné comme exemple Vigneault.Repos profitable Celui-ci estime qu’il n’aura pas eu de difficulté à «garder le “focus”» pendant cette longue période sans match à l’approche de la date limite des échanges, le 23 mars.«Nous avons eu une journée de repos complet dimanche et seulement quelques joueurs ont patiné lundi.Puis nous avons eu deux bons entraînements aujourd’hui et hier.«Ce congé est arrivé à point, alors que nous aurons à disputer quatre matchs en six soirs.» C’est la semaine prochaine, alors que le Canadien aura aussi à livrer trois matchs en quatre soirs dans l’Ouest du pays.Entre-temps, après les Predators ce soir, il aura accueilli Washington samedi et San José lundi.Vigneault s’est aussi réjoui de ce que cette période de repos ait aidé Benoît Brunet et Martin Rucinsky à revenir en santé (Shayne Corson, lui, demeure un cas incertain pour ce soir).L’entraîneur rêve toujours d’une place dans les séries: «Depuis le 26 décembre, on a la troisième meilleure fiche de notre conférence.On doit faire quelque chose de bien et si on continue de la sorte.» Vigneault s’encourage aussi en pensant aux Flames de Calgary: «Il y a sept ou huit semaines, on les considérait hors des séries.Ils ont échangé leur meilleur joueur [Theoren Fleury, un peu comme le Canadien l’a fait avec Mark Recchi] et ils ont gagné cinq matchs de suite sur la route.C’est un jeu d’équipe.Nous avons un gros défi à relever.Des joueurs ont un nouveau rôle, un rôle plus important.» ¦ Vladimir Malakhov était de retour à l’entraînement après s’être fait enlever une dent de sagesse dimanche.Craig Rivet, qui souffre d’une blessure mineure à l’aine, n’a pas chaussé les patins et représente un autre cas incertain.Les deux premiers trios à l’entraînement étaient composés ainsi: Savage-Koi-vu-Zubrus et Rucinsky-Damphous-se-Brunet.¦ Stéphane Quintal, qui devait se renseigner sur les démêlés de l’Association des joueurs avec Revenu Canada et «revenir là-dessus», a préféré ne pas rencontrer les journalistes hier.¦ Brian Savage disputera ce soir son 300“ match en saison régulière dans la LNH, fous avec le Canadien.¦ Sébastien Bordeleau n’est pas spécialement excité de revenir à son ancien domicile.«Le feeling était plus fort pour le match à Nashville.C’était la première fois que je revoyais l’organisation et mes anciens coéquipiers, et j’étais un peu nerveux.Mais là, c’est le fini de revenir en ville.Mon père [Paulin] m’a toujours dit de demeurer "égal”, de ne pas être trop haut quand les choses vont bien, ni trop bas quand elles vont mal.» PRESSE CANADIENNE Dunedin — Les Blue Jays de Toronto ont congédié, hier, le gérant Tim Johnson qu’ils ont immédiatement remplacé par Jim Fregosi.Cette décision des Blue Jays s’explique par la controverse ayant entouré le passé militaire de Johnson.Le directeur général des Blue Jays, Gord Ash, avait refusé de congédier Johnson à la fin de la saison 1998 après que celui-ci eut avoué avoir menti sur son passé militaire.«Il ne sert à rien de continuer à livrer une bataille que vous ne pouvez gagner», a déclaré Ash pour expliquer sa décision de congédier Johnson.Fregosi a conclu une entente de deux ans.Les Blue Jays présentent un dossier de 3-12 en matchs préparatoires.Ash a tenu à préciser que le rendement de l'équipe n’avait rien à voir dans sa décision.«Par contre, nous n’avons pas joué du baseball très inspiré jusqu'ici.J’avoue que cela m’inquiétait.» Johnson, un ancien Marine, avait été préféré à Fregosi et Davey Johnson pour succéder à Cito Gaston en 1998.Les Jays, après un début difficile, ont terminé l’année au troisième rang dans l’Est avec un dossier de 88-74.Mais une controverse a vu le jour durant la dernière semaine de la saison.Il fut alors démontré que Johnson avait raconté des histoires fictives au sujet de sa participation à la guerre du Vietnam.Un conflit avec l’instructeur des lanceurs Mel Queen a alors éclaté.Johnson, qui aura 50 ans en juillet, était un Marine ayant enseigné à de jeunes recrues.Mais il n’a jamais lui-même pris part aux combats au Vietnam.D’autres mensonges ont été relevés dans sa biographie.Johnson a ainsi prétendu avoir été un «all-Ameri-can» au basket au niveau secondaire, ce qui lui avait valu une bourse d’études à UCLA.Rien de tout cela n’est vrai.Il a par la suite offert ses excuses.Mais la controverse lui a collé à la peau, ce qui a mené à son congédiement.( L E I) E V OIK.L E .1 E U 1) I IS M A II S 1 !) !» !» B 7 ?CULTURE* DANSE Une femme et son péché LES SŒURS PASOLINI Chorégraphie : Paula de Vasconcelos Les oiseaux ne veulent plus parler Chorégraphie : Wajdi Mouawad Côté cœur, côté jardin Chorégraphie : José Navas , Interprètes : Annik Hamel, Éric Bernier et Anne Le Beau A l’Agora de la danse, jusqu’au 27 mars à 20h ANDRÉE MARTIN L> ambiance est magique, et les r pièces, signées par trois créateurs d’une étonnante inventivité, surprennent par leur originalité et leur humour.Intitulée C’est l’histoire d'une femme, cette soirée concoctée par Annik Hamel et produite par Danse-Cité nous amène dans des zones d’expression et de mouvements peu explorées dans la chorégraphie québécoise en général.C’est là l’intérêt et le plaisir de ce spectacle taillé sur mesure pour Hamel, qui livre ici une performance solide et éclairée.Avec deux metteurs en scène, et un chorégraphe comme José Navas, on pouvait (et il fallait) s’attendre à tout Les sœurs Pasolini, première pièce de cette soirée à la fois tendre et folle, nous transporte dès l’apparition des corps sur scène dans un monde onirique.Créant une distanciation avec le réel à l’aide d’un rideau translucide placé en avant-scène et d’une suite de fondus au noir, Paula de Vasconcelos met en scène deux sœurs aux allures évanescentes.Leurs gestes et leurs attitudes, délicats et sensuels, légers et parfois très vifs, nous renvoient l’image discrète de la naïveté, de la fragilité et de l’attachement de deux êtres, l’un pour l’autre.Voir ces deux sœurs de scène s’accompagner, se soutenir et s’élancer joyeusement dans des duos d’une belle fraîcheur, fait surgir un sentiment partagé entre la joie innocente et la tristesse.Glissant sans interruption dans l’univers singulier de Wajdi Mouawad, la danse passe ici du rêve à la réalité.Les oiseaux ne veulent plus parler présente ici un monde aussi physique que théâtral, où le pathétique côtoie sans cesse l’archaïque.Il y a quelque chose d’étrange et d’indéfinissable dans cette première œuvre pour danseurs de Mouawad.Les gestes y sont bruts, les personnages entre l’humain et l’animal, et leurs désirs peuplés d’incapacités à dire et à faire.La souffrance silencieuse dont ils semblent être les dépositaires leur donne des allures pathétiques et leur confère, sans qu’on ne sache trop ni comment ni pourquoi, une intensité et une authenticité particulières.L’œuvre de José Navas, Côté cœur, côté jardin, s’installe incontestablement comme la plus inusitée et la plus surprenante des trois.On connaît le goût du chorégraphe pour les situations déséquilibrantes et ses choix souvent déroutants.Avec Annik Hamel comme complice, il persiste avec un solo qui n’a rien à voir avec rien.Habillé d’un costume composé de fausse pelouse et de boutons de fleurs multicolores, le personnage apparaît comme une femme aux prises avec sa propre nervosité.Répétant constamment les mêmes gestes vifs et incongrus — elle se tape le visage, la poitrine, les jambes, etc.— et récitant un discours incohérent, cette hystérique au visage d’ange devient de plus en plus comique à force de mots et de mouvements déballés à toute vitesse.Se plaisant à fureter du côté de l’extrême, Navas a ajouté à ce concert de gestes et de paroles, une danse fluide et découpée qui gravite autour d’une répétition continuelle d’un même patron chorégraphique.Obsessif et poignant MICHAEL SOBODIAN Annik Hamel Paroles de mime G UY LAIN E MASSOUTRE La semaine d’hommage à Étienne Decroux bat son plein.Le maître aurait eu 100 ans.«J'ai été éblouie d'abord, et rapidement pétrifiée, explique Corinne Soum, son élève, sa disciple puis son assistante./e l’ai rejeté puis redécouvert, à l’intérieur de son école, sans interruption jusqu’à aujourd'hui.» C’est une affaire de passion, et ils sont réunis, ceux qui l’ont yécue, pour en témoigner.Jean Asselin, directeur de l’École de mime de Montréal et de la compagnie Omnibus, est convaincu qu’Étienne Decroux est toujours vivant: «Parole sur le mime, le livre de Decroux, m’a littéralement vitriolé», s’exclame-t-il, enthousiaste, comme si les années n’avaient aucune prise.Pourtant, si celui que l'on fête cette semaine dans la bonne humeur au 3673 de la rue Saint-Dominique a créé environ 80 pièces, il n’y en a guère qu’une vingtaine qui sont toujours jouées et enseignées.C’est déjà bien, répondent ceux qui savent que le répertoire d’un artiste de la sicène disparaît ordinairement avec lui.Étonnantes, ces retrouvailles de comédiens — pour lesquels Decroux a souvent créé une ou plusieurs pièces — permettent de réfléchir: en quoi ces praticiens du mime, artistes ou enseignants, sont-ils fidèles au maître?Tous ont créé leur propre répertoire.«Decroux était une philosophie, un projet de vie beaucoup plus qu'une simple technique», résume Dulcinée Langfelder, qui présentait récemment, à l’Agora de la danse, Victoria, une belle pièce métissée de mime, de danse et de théâtre.Qu’il s’agi,sse de Corinne Soum et Steven Wasson, qui dirigent l’École de mime corporel dramatique de Londres, de Thomas Leabhart, qui enseigne Decroux en Californie, ou de George Molnar, présent dans les dernières productions de Carbone 14, tous affirment unanimement leur dette artistique envers la formation decrou-zienne.«Travailler avec Decroux, c’était accepter une sorte de sacrifice nécessaire pour se dépasser; il faut savoir s’abandonner à ce rapport intime tout en gardant son intégrité», explique Jocelyne Montpetit, qui a saisi auprès de lui ce fil rouge vers d’autres maîtres, au Japon, pour trouver sa propre voie.Les conférences et rencontres des Voies du mime ont le mérite de faire le point sur cet art de la scène figuratif, qui fait partie de la grande famille théâtrale mais qu’on confond souvent, parce que les comédiens ne parlent pas, avec la danse.«Mimer nécessite une conscience aiguë de toutes ses facultés, pas le vide.On voit, on respire, on peut toucher, se déplacer, parler même, mais en portant une charge électrique à l’intérieur.Cette immobilité active débouche sur quelque chose», décrit Corinne Soum.Pour elle, jouer Decroux relève encore d’un défi physique très grand, sans que le corps se force à des postures torturantes.Le théâtre du geste Le mime, au visage anonyme, décompose le corps en anneaux à partir desquels il construit sa fluidité.«Le mime est une activité d’analyse, hyperréaliste, analyse Aline Géli-nas, tandis que la danse est une activité de synthèse, toute dans la dépense physique.» Moins abstrait que la danse, il crée un monde d’images qui lui permet de s’intégrer à des pièces à texte comme d’absorber dans son répertoire certaines autres techniques.«C’est une question de dosage», affirme Peter Bu, un critique français d’origine tchèque, très SOURCE OMNIBUS Ssm Carlos Sanchez et Jocelyne Montpetit dans La Ligne invisible au fait des arts de la scène et de la rue, qui s’interroge sur le caractère hybride et pluridisciplinaire de nombreuses productions, qui n’en sont pas moins de qualité sans pour autant être pures.A la question: «Ya-t-il une orthodoxie à l’enseignement de Decroux?», Steven Wasson donne sa devise: «Fidèle et libre à la fois», opposant le mime Marceau, un monument grandiose du mime, et l’esprit de Decroux, en constante évolution.Manifestement, les émules ont pris du large pour mimer l’état de leur monde.Mais la grammaire decrouzien-ne demeure à leurs yeux, et souvent aux nôtres, Le.ceux des spectateurs, le meilleur langage pour libérer de la masse organique les sensations qui cherchent le chemin du théâtre gestuel.Pour mieux comprendre cette virtuosité, on peut assister aujourd’hui, de 13h30 à 16h30, à la conférence de Jean-René Dufour sur l’histoire du mime et au débat qu’animera Philip Wickham sur les spectacles présentés cette semaine, ou, demain, à «l’intégration du mime au jeu de l’acteur», conférence de Francine Alepin qui sera suivie d’une projection d’extraits d’Henri IV, avec Robert Gravel, de Cé-lestine et du Précepteur d’Omnibus.Et la soirée d’hommage sur scène réunira tout ce beau monde, experts de gestes décomposés à l’extrême, à L’Espace Libre samedi à 20h.Renseignements: 843-3009.EN BREF L'influence de Hitchcock (AP) — Le Musée d’art moderne d’Oxford organise une exposition décortiquant l’influence qu’a exercée l’œuvre du cinéaste Alfred Hitchcock sur l’art contemporain.«Bien que certains cinéastes comme Michelangelo Antonioni, Douglas Sirkjohn Ford et Federico Fellini aient déjà influencé les artistes, M.Hitchcock est souvent décrit comme étant le plus marquant», a indiqué la direction du musée.Le musée a donc commandé et retenu les œuvres de 12 artistes — dont le cinéaste Atom Egoyan et l'artiste Stan Douglas — qui s’inspirent de thèmes exploités dans ses films par le maître du suspense.Le produit final se présente sous forme d’extraits cinématographiques, de photos, de diapositives et de réalisations sonores.L’exposition Notorious débutera en juillet et partira ensuite en tournée, avec des escales possibles en Australie, au Japon et en Suède.Héritiers de Buddy malheureux Lubbock, Texas (AP) — Des proches du regretté Buddy Holly poursuivent en dommages la maison MCA Records pour avoir retenu des droits d’auteur, falsifié des contrats et produit des disques sans autorisation.«C’est immoral de voler un mort et, malheureusement, ça se produit dans cette industrie», a déclaré Kevin Glasheen, avocat de sa veuve Maria, de ses frères Larry et Travis Holley, de sa sœur Pat Holley.Mort dans un accident d’avion il y a 40 ans, Buddy Holly avait laissé tomber le e de son patronyme.Les plaignants estiment douteux les contrats utilisés par MCA (filiale de Seagram) pour les droits à verser aux héritiers: ils demandent donc à les renégocier.Opérer en musique Londres (Reuters) — La musique classique, particulièrement celle de Vivaldi, se classe au premier rang d’un palmarès des genres que préfèrent écouter les chirurgiens et le personnel infirmier en salle d’opération.Selon un sondage publié dans Hospital Doctor, un hebdomadaire destiné aux médecins britanniques, Les Quatre Saisons, d’An-tonio Vivaldi, est la pièce préférée du personnel médical lors d’interventions.U T A T I MICHEL DÉSAUTELS ASSEURS D’IDÉES CE SOIR 21 H Télé-Québec A LA TELEVISION ¦O GO QD 6 ) 7 O 3 9 ! CD SD ¦es Les Maîtres des sortilèges/ 0340(16:55) Watatatow La Tête de l'emploi Ce soir Virginie Un gars, une fille La Part des anges L'Écuyer /Jean-Pierre Ferland, Dominic et Martin Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Dans les coulisses des Oscars (23:28) lo .6 Boot lâdlïDSD |(40) Claire Lamarche / Ma belle-mère, c'est la meilleure (16:00) Les Mordus / Guylaine Tremblay, Marie-Chantale Perron Le TVA Piment fort / Dany Turcotte, Marie-Elaine Proulx, Jean-Michel Dufaux Fais-moi rire / Peter Mac Leod,José Gaudet, Donald Pilon Caméra Choc Diva Juliette Pomerleau Le TVA Le Poing J / Lise Dion, François Léveillée, François Morency, Christian Bégin, Luc Picard TVA Sports / Loteries (23:52) j.fa)QzHS) ¦pci) SD Carmen Sandlego Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie ZoneX Le Tour des mondes/ Istanbul Chasseurs d'idées/La société de loisirs promise.est-elle un mythe?Kaosbar Les Choix de Sophie Mon pays, mes chansons Corpus Christi / Roi des Juifs Smeis® HES (35) (49) Les Simpson Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures Flash / Marie Plourde, Manuel Tadros Hockey / Predators - Canadiens Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Ira Le Journal FR2 Aujourd'hui Ei inews Capital Actions Le Monde ce soir Kosovo: dernière bataille serbe Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute 1 Le Canada aujourd'hui "¦(Si) Des chiffres.' Journal suisse Pyramide Voilà Paris Cap Aventure Journal FR2 La vie à deux pas du rivage Clip postal Baldipata et la voleuse d'amour | Journal belge Le Cercle ¦arT Star Trek (16:00) Alerte dans l'espace Contact Animal Trésors/L'Or de Troie Monde et Mystères/Foi aveugle Biographies / Oskar Schindler L'Homme de fer Cinéma/TOOTSIE (3) IctT Allô docteur Combat.chefs Santé en.Les Copines.Guérir autrem.Lignes de vies Cinéma / DIS MAMAN, TU M'AIMES?(4) avec E.Darlan, B.Pradal Table ronde | Allô docteur Les Copines.Clip (12:00) Box-Office Interfax Clip 1 Platine Monsieur Net Box-Office Clip D.Beavis &.| La Courbe Interfax Clip S(MX) MusiMax Collection (14:00) Shakespeare in the Alley Country Max |MusiMax Collection Shakespeare in the Alley ¦ir Schtroumpfs Mégabogues .turbulence Chair de poule Radio Enfer : OSE) Les Zinzins.Scoobidou Torn et Jerry Les Zinzins.Donkey Kong Bêtes à craquer Ned.triton Macross Plus III Les Simpson Tom et Jerry |Y'enamarre | South Park Les Simpson Splat! |@ Golf PGA / Invitation Bay Hill -1 re ronde (1600) Golf Mag Sports 30 Mag Nascar Coupe Winston Rallye | Sports 30 Mag Monde du sport .nautique Ho Road to Avonlea (16:00) Jonovision The Simpsons Newswatch North of 60 The Nature of Things Witness CBC News Absolutely Fabulous News Cinéma/ TWIST (4) Documentaire QGD |CBC News | On the Road SODÉES Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Due South The Drew Carey Show Spin City ER CTV News News Ses Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access Maggie Winters Veronica's.Pulse/Sports ¦SID Young.(16:00) Jerry Springer Global News News Sabrina.Witch ET- Friends Jesse Frasier Traders Outer Limits Noddy Arthur Bus / Planet Wishbone Sci Squad Great Lakes Alive Studio 2 Reckless Your Money Studio 2 1: s Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy America's Funniest Home Wiring The Drew Carey Show Spin City ABC News / Academy AmorHo News Nightline (23:35) Up) Montel.(16:00) Friends E.T.VIUCUO nuui IdD The Nanny The Simpsons |M*A*S*H M‘A*S*H Frasier Access (23:05) H® Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News NCAA Basketball / Men's Championship: St.John's - Maryland / Iowa - Connecticut ram Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Hid Hollywood Sq.Oprah NBC Nightly News Jeopardy Wheel of.Friends Jesse Frasier Veronica's Closet ER News The Tonight Show (23:35) H® Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition les Wishbone Bill Nye World News iNewshour Nightly Bus.Talk of Vermont | Jerry Baker Special / Jardinage | Mystery! Inspector Morse (1/2) Cinéma 357 Zoom Bill Nye World News Nightly Bus.Newshour 1 Roadsipe Recipies Worry: Controlling It World News Charlie Rose ¦(Ml VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop-up Video Brandy RapCity VideoFlow ['99 Brit Awards Brandy |(TSN) PGA Golf / Bayhill Invitational -1 re ronde (ie oo) Off the Record Sportsdesk Hockey / Predators - Canadiens | Cheerleading | Off the Record | Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon GRANDS REPORTAGES Premier de deux grands reportages (suite demain) sur le conflit du Kosovo.RDI, 20h LE TOUR DES MONDES Dans la série Vivre en ville produite par la compagnie Macumba, un portrait d’Istanbul.TQ, 20h JULIETTE POMERLEAU Suite de cette histoire populaire, avec Macha Grenon qui complique maintenant la situation.TVA, 21 h MON PAYS, MES CHANSONS Cette série de documents d’archives présente souvent des trucs étonnants dont, ce soir, autour du thème de la cabane à sucre, d’anciennes prestations de Pauline Julien, Clémence Desrochers et Raymond Lévesque! TQ, 23 h CORPUS CHRISTI Poursuite de cette fascinante série d’Arte.TQ, 23U30
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