Le devoir, 19 mars 1999, Cahier A
LE DEVOIR Vol.X C - N " 5 9 PERSPECTIVES L’Inde, un an plus tard Il y a un an jour pour jour, le BJP (le parti nationaliste hindou) prenait le pouvoir en Inde par la peau des dents.Une année, contre toute attente, d’apaisement dans les relations indo-pakistanaises, en dépit des tests nucléaires effectués en mai dernier dans le désert du Rajasthan.Mais aussi une année de violence fanatique inégalée contre la minorité chrétienne du pays.Un bilan (très) paradoxal.Pouvait-on s’attendre à autre chose de la part de ce BJP d’essence xénophobe, antimusuj-mane, tenant d’un hindouisme pur et dur?A peine venait-il de prendre le pouvoir à Delhi, soutenu par une coalition bancroche de petits partis régionaux, qu’il procédait à cinq essais nucléaires sous le nez du Pakistan, qui répliquait quelques semaines plus tard, réveillant aux quatre coins de la planète la peur d’une conflagration nucléaire.Pourtant, presque un an plus tard, les relations entre cette Inde hindouiste et ce Pakistan musulman sont infiniment plus stables, ou moins tendues, que s’y attendaient les observateurs.Et le conflit au sujet du Cachemire, pour lequel les deux pays se sont fait la guerre deux fois depuis la partition de 1947, est à son plus tranquille depuis plusieurs années.Avec le résultat que l’Inde et le Pakistan, couvés par d’importants efforts de médiation américains, se rapprochent aujourd’hui, lentement mais sûrement, de la signature du Traité d’interdiction totale des essais nucléaires.Plus concrètement, deux événements sont venus mettre récemment en lumière cette volonté de réchauffement de la part d’un gouvernement indien dont on n’en attendait pas tant En janvier, le premier ministre Atal Behari Vajpayee tenait tête à l’un de ses alliés les plus fanatiques, le parti Shiv Sena, qui réclamait au nom de son credo «nationaleux» l’annulation d’une tournée en Inde d’une équipe pakistanaise de cricket—qui est dans le sous-continent ce que le hockey est au Canada.En faisant du sport un instrument du politique, la polémique a acquis un poids de symbolisme qui a défrayé la chronique en Inde pendant un bon moment Le mois suivant, M.Vajpayee, dans un geste non moins symbolique, prenait prétexte de l’inauguration de la première liaison d’autobus reliant les deux pays depuis l’indépendance pour se rendre au Pakistan y rencontrer le premier ministre Nawaz Sharif.Une visite inédite en dix ans qu’un journaliste pakistanais, emporté par son enthousiasme, n’a pu s’empêcher dans les pages du journal The News de comparer à «la chute du mur de Berlin».Le BJP ne s’est pas pour autant mué au cours des douze derniers mois en un modèle d’ouverture et de tolérance.D y a dans l’apaisement de ses relations avec le Pakistan le froid calcul électoraliste d’un gouvernement contraint à une certaine modération face à la remontée du vieux parti du Congrès, emmené par Sonia Gandhi, veuve de Rajiv, assassiné en 1991, et héritière — italienne — de la dynastie des Nehru.Aussi, des scrutins tenus en décembre derpier et à l’issue desquels le BJP a perdu le pouvoir dans l’Etat du Rajasthan et dans le territoire de Delhi ont sonné le réveil d’un premier ministre dont la survie du gouvernement n’a jamais tenu qu’à un fil et dont les analystes n’arrêtent pas de prédire la chute.M.Vajpayee est un très vieux routier de la politique indienne — élu la première fois au Parlement dans les années 50 —, dont on disait à son arrivée au pouvoir qu’il était miné par l’indécision, manipulé par son aile radicale, qu’il était un «Boris Eltsine indien».Se donnant des airs de modéré, il est aujourd’hui perçu, un sondage récent du Times of India le confirme, comme le seul capable de faire en sorte que le BJP ne perde pas le pouvoir.Ses critiques disent, justement, qu’il n’en a que les airs.Que sous son pragmatisme, M.Vajpayee, produit de la mouvance fondamentaliste du BJP, n’a pas renoncé à ses convictions idéologiques.Aussi, pendant que les relations se sont améliorées avec le Pakistan, son gouvernement ne s’est indigné qu’en termes délavés face à l’incroyable vague de violence dont a fait l’objet la minorité chrétienne du pays (23 millions de personnes, surtout catholiques) aux mains de groupes extrémistes hindous.Plus de 130 attaques depuis l’arrivée du BJP: c’est davantage en un an que pendant les cinquante années précédentes.La majorité des attaques se sont produites, avec un mauvais sens de l’ironie, dans le Gujarat, l’État où est né Gan.dhi.L’horreur a culminé fin janvier lorsque, dans l’État d’Orissa, ont été brûlés vifs dans leur voiture un missionnaire australien, qui travaillait dans une léproserie depuis 34 ans, et ses deux jeunes fils.Les fondamentalistes accusent les prêtres de forcer les hindous à se convertir au christianisme.Pourtant, les chrétiens ne représentent que 2,4 % de la population, contre 2,8 % en 1990.Il y a surtout le fait, derrière ce prétexte des conversions, que ces groupes extrémistes, souvent issus des hautes castes, comme l’est du reste le BJP n’acceptent pas que ces prêtres contestent le système des castes et encouragent l’expression de leurs droits auprès des intouchables auxquels ils viennent en aide.Dérive paranoïaque dans un pays où 80 % de la population adhère à l’hindouisme.Et qui a fait en 1997 des funérailles nationales à mère Teresa.Guy Taille fer ?MÉTÉO Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 3 Min:-1 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 2 Min: -2 Détails, page A 6 INDEX Annonces .A4 Les sports.B 6 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés .A4 Économie .A6 Plaisirs .Bl Éditorial .A8 Politique .A 5 Le monde .B 7 Télévision.B 8 www.ledevoir.com M O N T 11 K A 1.I.K V K N I) 11 K I) I 19 M A 11 S 1 9 9 9 IDÉES La chronique de Normand Baillargeon: Plus que quatre dodos., page A ?MONTRÉAL Les moutons noirs du MEMO risquent Vexpulsion, page A 3 8 7 C + TAXES = I $ / T U R O N TO 1 $ PLAISIRS Un nouvel an se lève sur l’Iran, page B 1 EXCLUSIF Soupçons sur la Régie de l’énergie La ministre de la Justice est saisie d’une demande d’enquête pour élucider d’apparents conflits d’intérêts LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le Centre d’études sur les industries réglementées (CESIR) vient de demander au procureur général du Québec, Linda Goupil, de nommer un procureur-enquêteur, indépendant du gouvernement, pour faire la lumière sur la façon douteuse utilisée par Québec pour nommer les régisseurs de la nouvelle Régie de l’énergie.La plainte formelle, signifiée avant-hier au procureur général par le CESIR, un centre affilié à la faculté de droit de l’université McGill, vise au tout premier chef la situation de présumé conflit d’intérêts dans laquelle se trouvait alors le président du comité de sélection, créé le 12 février 1997 par le gouvernement pour choisir les membres de la future Régie qui venait d’être créée par une loi de l'Assemblée nationale.Le président de ce comité de sélection était Michel Clair, sous-ministre en titre du ministère des Ressources naturelles et ancien ministre dans le cabinet de René Lévesque.Au moment où M.Clair présidait au début de 1997 l’examen des candidatures à la Régie, qui allait superviser Hy-dro-Québec en vertu des règles du droit administratif, il était lui-même membre d’office du conseil d’administration de la première société d’Ètat québécoise, allègue la requête pour enquête.Il en a été de même pour son successeur, Jean-Paul Beaulieu, qui s’est retrouvé lui aussi membre d’office du conseil d’administration d’Hydro-Québec en tant que sous- ministre des Ressources naturelles et qui a succédé à Michel Clair à la présidence du comité de sélection des membres de la future Régie.Cette dernière va devoir souvent statuer directement et indirectement sur des éléments de politique de ce ministère.La plainte adressée au procureur général allègue une situation encore plus explosive dans le cas de Michel Clair, aujourd’hui président-directeur général d’Hydro-Québec International, parce qu’il a vraisemblablement négocié les conditions de son arrivée au sein d’Hydro-Québec International au moment même où il présidait le comité de sélection des futurs régisseurs responsables de contrôler les politiques et projets d’Hydro-Québec.VOIR PAGE A 10: SOUPÇONS Paris célèbre MICHEL LIPCHITZ REUTERS -li Le président français Jacques Chirac (à droite) et le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, se sont arretés le temps d’une photo et d’un air de guitare, hier, durant l’inauguration du Salon du livre de Paris.«Vive le Québec livres ! » CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS On n’aura probablement jamais autant parlé du Québec en France, du moins depuis la célèbre visite d’un certain général français, qu’à l’occasion du Salon du livre de Paris inauguré hier en grande pompe par le premier ministre québécois, Lucien Bouchard, et le président français, Jacques Chirac.Impossible hier d’acheter un quotidien ou un magazine sans tomber sur les 16 pages consacrées à la littérature québécoise dans Libération, les 8 du quotidien Le Monde, les 14 du Nouvel Observateur, les 10 de L'Express, et ainsi de suite.Comme si, après des années d’indifférence tranquille, le virus québécois avait soudain envahi l’Hexagone.Devant plusieurs centaines d’écrivains et de personnalités des mondes du livre québécois et français, Jacques Chirac et Lucien Bouchard ont vainement essayé de bouquiner pendant près d’une heure sous les projecteurs de la télévision avant de se retrouver au beau milieu de l’espace consacré au Québec, qui occupe 30 % de la surface du Salon.Pendant six jours, ce sont plus de 220 000 personnes qui devraient défiler au parc des Expositions de la porte de Versailles.Côte à côte, Lucien Bouchard et Jacques Chirac ont assisté au spectacle d’un couple d’acrobates sur corde lisse qui s'est achevé dans une pluie de mots qui avait des allures de chute de neige.Les flocons étaient en réalité de petits bouts de papier blanc sur chacun desquels était inscrit un mot différent du dictionnaire.VOIR PAGE A 10: «QUÉBEC LIVRES» ¦ Autres textes en pages A 5 et A 10 POLITIQUE Le procureur de la CAI doutait de son enquête, révèle Chevrette ¦ À lire en page A 5 Réforme de l’assurance-emploi Les femmes et les jeunes écopent Pierre Pettigrew ne promet aucun correctif immédiat MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA La dernière réforme de l’assurance-emploi a frappé de façon particulière les femmes et les jeunes, confirme le rapport de contrôle et d’évaluation du régime rendu public hier à Ottawa.Malgré cela, le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, estime manquer encore d’informations suffisantes, surtout sur la situation des femmes, pour envisager des correctifs immédiats.Le rapport, que le ministre a en main depuis décembre, démontre pourtant qu’un des éléments centraux de la réforme, i.e.l’adoption d’une norme d’admissibilité basée sur les heures et non sur les semaines travaillées, a largement contribué à une chute du nombre de femmes et de jeunes prestataires réguliers entre 1995-96 et 1997-98.«Les demandes présentées par les femmes ont chuté de 20 %, comparativement à 16 % pour les hommes.Les femmes travaillent en moyenne moitts d'heures par semaine, de sorte qu’il leur faut plus longtemps pour être admissibles aux prestations.Les différences au niveau des régimes de travail pourraient également expliquer la baisse de 27 % chez les prestataires de moins de 25 ans, comparativement à celle de 8 % chez les 45-54 ans», notent les auteurs.Ils expliquent que «les jeunes ont tendance à changer d’emploi plus souvent que les travailleurs âgés et à dépendre davantage d’emplois à temps partiel.Le nombre restreint dheures de travail qu'offrent ces emplois entraîne une baisse des demandes».M.Pettigrew hésite à tirer des conclusions, notant qu’un nombre important de femmes ont trouvé des emplois au cours de la dernière année.Selon lui, le rapport ne permet pas de démêler les faits.Il se contente donc, pour l’instant, de demander à ses fonctionnaires d’éclaircir la question.VOIR PAGE A 10: RÉFORME Le cœur de Mara est un violon Le Chihuahua, son tout premier disque paru au début de février, a fait clapoter d’aise les critiques dans leurs mares respectives.Normal: cet album-là est un printemps pour l’oreille, éclaté comme un bourgeon, juteux de fraîche sève, bien planté dans les bonnes terres du folklore et du country.Ce soir, Mara Tremblay l’apporte pour la première fois sur scène, au Cabaret.L’histoire à succès de l’année?L’intéressée ne veut rien d’autre du vedettariat qu’acheter une maison à la campagne et retrouver son violon.SYLVAIN CORMIER Elle est un peu énervée, Mara.«Je me suis chicanée avec Victor en me levant, et j'aime pas ça».lâche-elle tout de go en entrant dans le café de la rue Laurier.Victor, c’est le Monsieur Ballou-ne de la neuvième chanson de l’album, le garçon «beau comme la terre» qui est «né de larmes et d'euphorie dans une lutte enivrante» il y a trois ans.En pleine phase du «Non!» impérial, le Victor.«Je suis pas habituée à imposer des limites, murmure la monoparentale, très embêtée.C’est pas naturel pour moi, les barrières.» Mara Tremblay naquit elle-même à Hauterive il y a presque trente ans, en 1969, en plein début d’un temps que l’on croyait nouveau, enfant très librement issue de pa- rents plutôt hippies dans le genre.«J’ai grandi sous les grandes jupes granola de ma mère.» Le paternel, un «zi-gneux de musique» qui tâta de la guitare, du violon et du piano en plus d’ouvrir la notoire taverne de L’Inspecteur Épingle, fut longtemps le meilleur copain de Plume.Belle ambiance pour la puériculture.On imagine ça d’ici.Pot, bière et musique autour du berceau.Surtout la musique, en fait.Toutes sortes de musiques.«Du Doors, du Bob Dylan, des Cajuns insoupçonnés, Clifton Chénier, il n'y a rien que je n’ai pas entendu ou chanté.» Y compris tout Hank Williams, l’idole du père.Cela marque, une enfance bercée par Lovesick Blues.«C’était jamais de la musique à la mode.J’ai compris vite que le country, c'était VOIR PAGE A 10: MARA JACQUES GRENIER LE DEVOIR ***#&! "T JACQUES GRENIER LE DEVOIR _______________- Personne n’a découvert ni modelé Mara Tremblay selon les paramètres des programmateurs de radio.( e massacre dans le Mouven DESJARDINS.COMMUN MANQUE DE TRANSPARENCE Pour le premier, on réfute qu'il y ait eu corruption; pour le deuxième, la politique l'emporte encore sur le judiciaire; pour le troisième, on promet des explications.CA SE PASSAIT MERCREDI AU .iîj.Radio-Canada *5* Télévision Téléiournal /Le Point avec STEPHAN BUREAU SOYEZ-Y A EN SEMAINE A 2 LE I) E V 0 I R .LE VEN I) K EDI 1 9 M A R S I !» !» !» •LES ACTCALITêT- Débrayage illégal de 79 agents samedi dernier Sévère punition pour les agents de la paix de RDP 32 gardiens de prison sont congédiés JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR \ A la suite de la manifestation mouvementée des agents de la paix du centre de détention Rivière-des-Prairies samedi dernier, le ministère de la Sécurité publique a décidé de ne pas faire de quartiers.Hier matin, 32 agents de la paix qui avaient participé à ce débrayage illégal ont reçu par huissier un avis de congédiement.Surpris par la sévérité de cette sanction, le syndicat des agents de la paix a toutefois choisi de garder son calme et de rencontrer hier, comme il était prévu, la direction de l’établissement pour discuter de la façon dont sont effectuées les compressions budgétaires à Rivière-des-Prairies.C’est la suppression d’une dizaine d’emplois de fin de semaine qui a mis le feu aux poudres samedi dernier.La direction de l’établissement a décidé de prolonger le quart de nuit des 15 agents en poste les samedis et dimanches de 9h jusqu’à 1 lh, au moment où les 30 agents du quart de jour prennent la relève.Le syndicat ne s’oppose pas à cette mesure à la condition que les détenus restent dans leur cellule jusqu’à ce qu’il y ait 30 gardiens en poste.Ce à quoi s’oppose la direction.Samedi dernier, sur le coup de 9h, au moment où les gardiens doivent ouvrir les portes des cellules pour faire sortir les détenus, ce sont plutôt 79 agents qui ont décidé de sortir.Les détenus sont restés enfermés sous la sur- veillance de six cadres qui ont dû assurer seuls la sécurité de l’établissement, jusqu’à ce que la Sûreté du Québec arrjve en renfort une heure plus tard.A l’extérieur, la confrontation entre les agents de la paix et les policiers de l’escouade antiémeute a tourné à l’affrontement et cinq agents ont été blessés.Le Conseil des services essentiels est intervenu pour forcer les agents à rentrer au travail, et l’employeur a décidé samedi de suspendre 34 d’entre eux.Hier, 32 agents, soit cinq employés permanents et 27 employés surnuméraires, ont reçu leur avis de congédiement pour avoir débrayé illégalement.D’autres sanctions pourraient être appliquées pour les 47 autres agents.«Je crois que c’est la première fois au Quebec qu il y a un congédiement massif d’agents par le gouvernement.C’est démesuré», a déclaré le vice-président du syndicat, Daniel Le-gault.Les agents de la paix ont mis la sécurité du public en danger, rétorque le ministère.L’executif syndical a dit avoir eu beaucoup de mal à dissuader ses membres de débrayer une nouvelle fois en réaction aux sanctions.Celui-ci a plutôt choisi de se rendre, comme prévu, à la rencontre avec les représentants du ministère de la Sécurité publique, des Services correctionnels du Québec et de la direction du centre de détention.Au moment de mettre sous presse, les pourparlers se poursuivaient toujours.Le syndicat doit rencontrer ses membres la semaine prochaine pour leur faire part des négociations avec l’employeur et décider du plan d’action.Consultation nationale sur l’eau — Québec songe à exporter son eau, malgré l’avis des autres provinces LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le gouvernement souverainiste du Québec serait actuellement prêt à considérer une demande d’exportation d’eau en vrac par navire-citerne même si la vaste majorité des provinces canadiennes et le gouvernement fédéral sont d’avis qu’un seul précédent de ce genre risquerait de leur faire perdre leur compétence constitutionnelle en faisant des eaux en vrac un objet de commerce sans contrainte en vertu des règles de l’ALENA.«S’il y avait une demande, nous serions prêts à la considérer», a déclaré, hier au Devoir, Georges Roberge, qui représentait le ministère de l’Industrie et du Commerce (MIC) à la consultation nationale sur l’eau, menée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement.M.Roberge a dit ne connaître aucune exigence réglementaire, environnementale, faunique ou patrimoniale qui pourrait contraindre de telles exportations, de sorte que le Québec aurait peu de moyens de refuser un premier permis dont le Canada anglais, avec une rare unanimité, tente de stopper actuellement l’émission.La veille, le MIC avait exposé sa position devant la commission sur l’eau.Selon M.Roberge, le Québec s’en tient à l’état actuel du droit sur cette question, c’est-à-dire sur ce que disent les traités internationaux.Ces derniers, dit-il, comme l’ALENA, disent que «l’eau est de commerce international libre dès qu’elle devient un produit commercial».C’est ce qui explique, ajoute-t-il, que 7 9 12 30 41 44 Tirage du 99-03-17 Numéro complémentaire: 24 GAGNANTS LOTS 6/6 2 2 500 000,00$ 5/6+ 8 84 877,90$ 5/6 307 1 769,40$ 4/6 17 688 58,80$ 3/6 328 545 10,00$ Ventes totales: 17 360 608$ Prochain gros lot (approx.): 2 000 000$ Tirage du 99-03-17 2 14 18 31 36 47 Numéro complémentaire: 40 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 1 24 1 089 18713 LOTS 1 000 000,00$ 50 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ Ventes totales: 525 578,50$ Tirage du 99-03-17 NUMÉROS LOTS 916406 100 000$ 16406 1 000$ 6406 250$ 406 50$ 06 10$ 6 2$ Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste ottldelle, cette dernière a priorité.TVA.le roseau dos tirages les eaux embouteillées sont exportées comme toute autre marchandise, et ce serait le cas, précise-t-il, «de gros volumes transportés par citernes, qu’il s'agisse de camions ou de navires».Mais les mêmes traités, ajoute le porte-parole du MIC, ne considèrent pas comme un produit commercial les eaux qui seraient transportées par pipeline ou par la déviation de cours d’eau.Le gouvernement de la Colombie-Britannique a adopté une loi pour pouvoir interdire toute exportation massive de ses eaux brutes et éviter qu’elles ne deviennent un objet d’exportation libre après avoir été aux prises avec des permis qu’il a fait annuler.Il est poursuivi par les promoteurs.L’Ontario a de son côté négocié le retrait d’un permis formellement autorisé l’an dernier.Devant la multiplication des projets, Ottawa vient de demander aux provinces d’adopter des moratoires législatifs pour interdire toute exportation en vrac avant qu’un fâcheux précédent ne soit posé, y compris à l’endroit des exportations en vrac par navire-citerne.Le Québec boude ce sursaut du nationalisme canadien même si, ultimement, la proposition fédérale vise à protéger la compétence législative des provinces et la sienne! Dernière expression de cette stratégie fédérale, la Commission mixte internationale (CMI) tenait audience mercredi soir à Montréal devant une salle presque vide, la commission n’ayant pas jugé bon d’annoncer,sa venue.La plupart des personnes présentes ont souligné, y compris d’ailleurs la représentante d’Environ-nement Canada, que l’eau est une richesse collective, publique et patrimoniale et qu’elle ne saurait être privatisée, accaparée par les promoteurs comme un objet de commerce, ce qui a quelque peu éberlué les membres américains de la commission devant une telle unanimité.La porte-parole de la coalition Eau Secours, Louise Vandelac, qui partage ce point de vue, a ajouté pour sa part que le mandat octroyé par Ottawa et Washington à la CMI débordait à au moins un point de vue son mandat, tel que défini dans le traité de 1909.Ottawa et Washington ont ainsi demandé l’avis de la commission non seulement sur la manière de gérer les eaux limitrophes, relevant du traité, mais aussi sur les exportations et dérivations d’eaux brutes qui seraient puisées en dehors de la zone limitrophe, couverte par le traité.Ce à quoi les commissaires n’ont rien répondu.EN BREF Division entre grévistes en vue à la CBC Toronto (PC) — La situation s’embrouille à Radio-Canada-CBC alors que les journalistes, sur le point de rejoindre leurs collègues techniciens en grève (hors Québec et Moncton), estiment que les négociations progressent, ce qui pourrait ultimement diviser les deux groupes de travailleurs.Si l’un des syndicats obtient ce que l’autre s’est vu refuser, «ce sera la guerre», a indiqué Marc Zahab, membre du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCCEP), qui représente les 2000 techniciens en grève depuis un mois.«Si la direction veut vraiment préserver la paix, comment va-t-elle pouvoir offrir à un groupe ce qu’elle refuse à l'autre?» Les négociations entre les techniciens et la société d’État ont à peine progressé depuis le début du conflit qui affecte tout le réseau, hormis les stations du Québec et de Moncton.En fin de journée, le SCCEP a soumis à la partie patronale une pro position d’entente destinée à aplanir les différends les plus importants et à faciliter le retour au travail.Le SCCEP réclame maintenant des augmentations de salaire de 9,5 % réparties sur trois ans, après avoir d’abord demandé des hausses de 15%.Quant aux 3300 journalistes et annonceurs de RadioCana-da membres de la Guilde canadienne des médias, ils peuvent légalement débrayer, tout comme l’employeur est désormais en mesure de décréter un lock-out.La Guilde a préféré reporter le déclenchement de la grève, estimant que les négociations progressaient puisqu’elles portent nontenant sur les salaires.La société d’Etat a prévu un plan d’urgence en cas de débrayage des journalistes, mais a refusé d’en dévoiler les détails.Jusqu’ici, les rapports sont restés amicaux entre les techniciens sur les piquets de grève et les journalistes qui doivent entrer au travail escortés par des gardiens de sécurité, a confié un annonceur de la radio, Bernie McNamee.0-18 ans' wr MA WV/NÉ lementIne a BOUTIQUE Enfants Deslonqch Vêtements pour en Vêtements de 1007, rue Laurier Oij Tél.: 274 > i L E I) E V 0 i II ,• I- E V E X I) It EDI I !) M A It S I !l I) !) A 3 -—• LE ~ ?——-— MONTREAL En Amérique du Nord Pas de café «équitable» dans les supermarchés CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Les produits dits «équitables» n’ont pas encore trouvé leur place dans les supermarchés d’Amérique du Nord, tandis qu’ils sont largement à la disposition du consommateur aux Pays-Bas et en Suisse, C’est ce qu’ont voulu faire savoir Laure Waridel et Sara Teitelbaum, deuî£ jeunes Québécoises de l’organisme Equiterre, qui fait la promotion de ce type de commerce.Les deux femmes sont de retour d’un séjour d’un mois en Europe, et elles rendaient public cette semaine un rapport sur la situation du commerce équitable aux Pays-Bas, en Belgique, en Suisse et en France.En Suisse, par exemple, 13 % des bananes vendues sur le marché proviennent du commerce équitable, ainsi que 5 % du café.Aux Pays-Bas, les produits équitables occupent 2,5 % du marché du café et 5 % de celui des bananes.En Amérique du Nord, seulement 0,05 % du café consommé provient du commerce équitable, et il ne se vend pas de bananes suivant cette route.Rappelons que les produits du commerce équitable proviennent de coopératives de paysans, qui peuvent ainsi écouler leur production à des coûts plus raisonnables, en suivant une chaîne d’intermédiaires réduite.Le revenu initial retenu par les paysans y est beaucoup plus important qu’en vertu de la route traditionnelle du café ou des bananes.En Europe, la pratique du commerce équitable a été amorcée dans les années 60.Les églises néerlandaises et allemandes y ont notamment investi, respectivement, un million de dollars et un million de marks.Au Canada, ce n’est qu’en 1994 que les premières initiatives de commerce équitable ont vu le jour.«Nous avons eu un budget de 170 000 $ en cinq ans», constate Bob Thomson, de Fair Trade Mark Canada, organisme de certification du commerce équitable.Cinquante-cinq pour cent de ces fonds proviennent de l’Agence canadienne de développement international (ACDI).Pour se tailler une place sur le marché, les promoteurs du café et des produits équitables font face à des géants, qui investissent massivement dans des campagnes de publicité.Aussi, certaines entreprises, comme A.L.Van Houtte, préfèrent mener des campagnes de parrainage d’enfants plutôt que de s’impliquer dans le commerce équitable.«Ils veulent prendre d'une main et donner de l'autre», constate Mme Waridel.Du côté d’Equiterre, on tente également de stimuler les entreprises de torréfaction canadiennes qui pourraient s’intéresser à l’aventure.Le commerce équitable, souligne Laure Waridel, offre une solution de rechange au développement international.Depuis que ce commerce commence à faire sa voie, constate M.Thomson, les paysans connaissent la qualité de leur café ainsi que le cours du café en Bourse.Même lorsque les coopératives n’écoulent qu’une petite portion de leur production dans le réseau équitable, cette portion augmente leur pouvoir de négociation avec les autres interlocuteurs, notamment les «coyotes», qui leur font crédit parfois à des taux de 200 ou de 300 %.Le café équitable est produit par 300 coopératives établies dans 17 ou 18 pays.Parmi les ingrédients nécessaires à l’essor du commerce équitable en Amérique du Nord, on retrouve la nécessité de répondre à un éventail de goût, d’attirer l’attention des médias, de rendre les produits plus accessibles, d’obtenir un bon soutien institutionnel et de donner plus de ressources aux organismes de certification.Commission scolaire de Montréal Les cinq moutons noirs du MEMO s’exposent à l’expulsion Au terme d’une infructueuse médiation, il reviendra à l’assemblée générale du Mouvement pour une école moderne et ouverte de sortir le parti du cul-de-sac dans lequel il se trouve depuis la mi-janvier, paralysé par des querelles intestines.LOUISE LEDUC LE DEVOIR S> ils ne taisent pas leur dissidence d’ici au 30 avril, les cinq rebelles du Mouvement pour une école moderne et ouverte (MEMO) risquent l’expulsion de leur parti.Un vote en ce sens de l’assemblée générale du parti ferait du coup perdre au MEMO sa majorité à la Commission scolaire de Montréal.«En s'alliant avec Michel Pallascio et le Regroupement scolaire confessionnel, ces commissaires désavouent des pans entiers du programme même du MEMO, objectifs dûment adoptés par la base, par les membres du MEMO», a expliqué en conférence de presse Yves Paquette, président du parti.«Aussi est-il justifié qu’à ce stade, nous en référions à une assemblée générale au cours de laquelle, à mom d'un ralliement des dissidents, nous allons re- commander l'expulsion de ces cinq médiateur, dont le rapport a été accep- comme des enfants d’école, ils ne se sont membres.Bref, la porte est encore ouver- té par les dix fidèles au MEMO et reje- même pas présentés à la rencontre de dite, mais elle est en train de se refermer.» té par les cinq dissidents.manche.Ils sont majeurs et vaccinés; à Les oppositions au sein du MEMO «Nous passons à la deuxième étape», a eux maintenant de répondre de leurs sont apparues au grand jour à la mi- expliqué à son tour Diane De Courcy faits et gestes aux membres du MEMO», janvier.Depuis, les cinq dissi- hier.«Le conseil des corn- s’est enflammé Gilles Charland.dents tantôt votent à l’opposé missaires sera géré à trois 4 ,, , de leurs dix confrères, tantôt «Nous groupes [les «deux» One somme trop élevée sortent de la salle.MEMO et le Regroupe- Robert Cadotte, l’un des cinq dissi- Les cinq dissidents repro- passons à la ment scolaire confession- dents et membre fondateur du chent notamment à la prési- nel].Nous avons fonctionné MEMO, ne voit pas en quoi le rapport dente de la Commission deuxième au ralenti qes dernières se- du médiateur aurait pu satisfaire son scolaire de Montréal, Diane , maines.A compter de groupe.«Le personnel politique qu’il De Courcy (et tête de proue etape» maintenant, nous repren- souhaiterait voir ajouter représenterait du MEMO), son peu d’em- droits notre vitesse de croi- la modique somme de 200 OOO $.C’est pressement à enclencher sière et recommencerons à beaucoup trop.» les changements promis après quin- présenter nos projets tel que prévu.» Son admission au comité exécutif ze ans passés dans l’opposition.Plus Mme De Courcy soutient que le n’est pas non plus de nature à le radou- encore, ils voudraient qu’elle récla- MEMO est ouvert à la discussion, voire cir, note M.Cadotte.me avec plus d’insistance à Québec à la confrontation.«Nous devons cepen- Quant à sa possible expulsion et cel-une solution aux écoles franco- dant nous assurer qu’un désaccord ne re- le de ses collègues, M.Cadotte a été phones surpeuplées qui côtoient mette pas en cause un projet collectif, avare de commentaires, préférant dé- des écoles anglophones partielle- Nous apprenons à des petits de la mater- velopper davantage sur le sujet la sèment inoccupées.nelle à vivre ensemble, nous devons faire maine prochaine.Entre autres recommandations, le de même», a noté Mme De Courcy.Dans l’immédiat, il se plaint tout de médiateur Gilles Charland, directeur Si les cinq moutons noirs étaient dé- même que l’une des dissidentes se soit québécois du Syndicat de la fonction chus le 30 avril, le MEMO ne compte- fait refuser par la chef de cabinet de publique, a suggéré «que soient mis à la rait plus que dix commissaires, qui af- Diane De Courcy la liste des membres disposition des commissaires de chacune fronteraient alors les cinq dissidents et de son quartier, liste qu’elle souhaitait des formations, un peu sur le modèle en les six représentants du Regroupe- obtenir pour tâter le pouls de ses vigueur à l’Assemblée nationale, du per- ment scolaire confessionnel.troupes.«Pour se faire expulser, il fau- sonnel et un budget de recherche au pro- Le médiateur n’a pas été tendre à droit que l'on reconnaisse l'existence rata du nombre d’élus pour chaque for- l’endroit des dissidents, hier en confé- d'une structure démocratique.Et commotion».L’intégration de Robert Cadot- rence de presse, à laquelle il s’est pré- ment pourrait-on en convenir quand te au comité exécutif de la CSDM senté aux côtés du groupe des dix.«Les l'accès même à la liste de nos membres compte aussi parmi les suggestions du commissaires dissidents se comportent nous est refusé?», conclut M.Cadotte.Une bombe oubliée MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Pendant 14 mois, les employés de BioChem Pharma ont côtoyé une bombe.Placée là en novembre 1997, .la bombe n’a été retrouvée que le 31 janvier dernier.C’est ce qu'a révélé le commandant de la division des crimes contre la propriété du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, Doug Early, en conférence de presse hier.Le commandant Early a affirmé que la bombe n’avait pas éclaté parce que le système de mise à feu était défectueux.Il a ajouté que la police n’avait pas réussi à la trouver en novembre 1997 parce qu’elle était située tout près d’une bombe qui avait explosé.Il a soutenu qu’il était alors impossible pour un chien dé-pisteur de trouver une autre bombe dans cette atmosphère chargée de particules d’explosifs.C’est le délateur Réal Bastien qui, en janvier dernier, a indiqué aux policiers qu’il restait encore une bombe sur place.Les policiers y sont retournés pour finalement trouver une bombe enfouie dans le sol.Le 25 novembre 1997, deux bombes ont éclaté à l’usine de BioChem Pharma dans le nord de Montréal, et deux autres au siège social de la firme pharmaceutique, à Laval.Les autorités policières ont réussi à désamorcer une autre bombe.Le 6 mars 1998, à la fonte des neiges, une autre bombe a été découverte.La bombe trouvée le 31 janvier 1999, est la septième.«À notre avis, il n'y a plus de bombes sur les lieux», a assuré le commandant Early.Le Mexique, pays dangereux ?JACQUES NADEAU LE DEVOIR JACQUES NADEAU LE DEVOIR d -riJfc / l .m fcv.’V' DES ETUDIANTS ont marché hier matin jusqu’au consulat du Mexique pour démontrer leur solidarité à l'égard de Pascal Hudon, prisonnier au Mexique après avoir été trouvé en possession de statuettes anciennes.Les parents du jeune voyageur, Richard et Jocelyne Hudon, ainsi que Christiane Sauvé, mère du compagnon de voyage de Pascal Hudon, ont également participé à la marche.Les étudiants sont allés porter une lettre au consul mexicain, demandant si les jeunes voyageurs doivent considérer le Mexique comme un pays dangereux.CHUM Des médecins réclament la tutelle ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Un groupe de médecins du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) réclame la mise en tutelle immédiate de leur centre universitaire par Québec, convaincu que le conseil d’administration actuel mène le CHUM à sa perte.Dans une pétition réunissant les noms de près de 200 spécialistes des trois pavillons du CHUM, dont Le Devoir a obtenu copie et qu’il reproduit aujourd’hui en page A 8, ces médecins affirment ne plus faire confiance à leurs administrateurs, qu’ils accusent de mener une «action inconsidérée et injustifiée» qui mine l’avenir de l’institution.Ces médecins en veulent notamment à la décision du conseil d’administration, prise la semaine dernière, d’aller de l’avant avec le transfert, de Notre-Dame à l’Hôtel-Dieu, d’importants équipements de dépistage du cancer du sein sans leur consentement.La direction avait justifié ce transfert important par la création prochaine d’un Centre de référence pour investigation désigné (CRID) sur le cancer du sein à l’Hôtel-Dieu.«C’était logique d’aller de l’avant dans l’ancien contexte où le CHUM allait se réaliser sur trois pavillons.Mais aujourd’hui, ça n’a plus aucune cohérence avec ce qui arrive au CHUM.Cest une décision strictement politique qui risque de faire fuir des gens et de les démobiliser encore davantage», a fait valoir hier un signataire de cette pétition, le Dr Denis Soulières, hématooncologue.Cette décision est d’autant plus incompréhensible, estiment ces médecins, que la ministre de la Santé, Pau- line Marois, vient clairement d’indiquer qu’elle prendra plusieurs mois de réflexion avant de jeter les bases d’un nouveau projet pour le CHUM, dont la réalisation sur trois sites apparaît désormais peu probable.Le déplacement des appareils de dépistage du cancer du sein ne serait que la pointe de l’iceberg, estime le Dr Gilles Delorme, chirurgien à Notre-Dame.C’est le morcellement complet des équipes de spécialistes, des expertises, des soins et de l’enseignement qui guette le centre universitaire dans ce champ de pratique si de tels projets sont menés à terme, malgré l’inconnu qui plane toujours sur le visage futur du CHUM.«Tl y a un fort regroupement de médecins qui en ont marre de voir des, gens du conseil d’administration qui ne sont pas élus perpétuer des guerres entre pavillons et se “cannibaliser" entre eux.Combien de temps allons-nous jouer à ce jeu?Ces gens sont en train de démolir le centre universitaire», déplore le Dr Delorme.A n’en pas douter, c’est une crise de confiance que vivent les médecins du CHUM à l’endroit de leurs représentants au conseil d’administration.Les signataires de la pétition, qui affirment représenter «la base», affirment que les derniers gestes faits par les administrateurs sont une preuve de son «irresponsabilité» et qu’ils témoignent d’un «manque de considération pour l’appel de la ministre» à la réflexion.«Le CHUM, avec les administrateurs et le conseil d’administration en place, ne peut justifier de procéder à des projets critiques et destructeurs de l’esprit de cohésion recherché par la ministre», peut-on lire dans cette pétition.EN BREF Un sursis pour les deux Algériens (Le Devoir) — Les deux Algériens handicapés menacés d'expulsion, dont Le Devoir a exposé le cas hier, ont obtenu hier un sursis de Citoyenneté et Immigration Canada.Ils devront se présenter de nouveau à la division Audiences et renvois le 14 avril, en possession de tous leurs effets persgnnels (pas plus de deux valises) dans le but d'effectuer leur départ pour les Etats-Unis.Si le Canada ne procède à auçune expulsion vers l’Algérie, il s’apprêterait à renvoyer ces Algériens vers les Etats-Unis, où ils ont d’abord fait escale avant de se présenter à la frontière canado-américaine.Jacques ASSOULINE Chantal, Gérard BUZAGLO mathématiaues 2000 Itouueau programme pour la trs 0 la 5e secondaire.cahiers, corrigés »4e el 5' secondaire CBOGBAMMf NlHlVEA*1 lïCic«i ~ Lob EclilloiiH GUERIN En uente dans toutes les liorairies (&14) 842-3481 NOUVELLES • ROMANS • ESSAIS Les éditions de L'instantn/ciin vous convient a une re neon ire entre Claire Martin luteur du recueil de nouvelles Tonie la vie et , Edgar Fruitier * animateur Claire Ma à la salle Saint Sulpiee de la Bibliothèque nationale 1700.rue Saint-Denis, entrée sud (métro Béni) le samedi 20 mars I OOO a I 5 h AO.Gaston L’Heureux lira un extrait _ du livre de (’laite Martin.Toute 1 Cii/iïmtmtn/p i.ntrec gratuite, aucun steee réserve Icônes byzantines de: Rossette Mociornitza (450) 656-0188 D1C I, K I) K V Oil!.I.E V E N I) I! EDI I !l M A li S I !> !) !> A 4 LES ACTUALITES Salon du livre de Paris Québec fait parler les Français Une couverture médiatique impressionnante MARIE-ANDRÉE CHOUINARD .ENVOYÉE DU DEVOIR À PARIS Depuis la visite du général de Gaulle au Québec et cette exclamation célèbre qu’il lança du haut d’un certain balcon, les médias français n'avaient plus accordé une telle importance à la Belle Province, chuchotait-on hier dans les coulisses du Salon du livre de Paris.Alors que l’inauguration de l’événement littéraire s’effectuait en grande pompe, en soirée, en présence d’un autre président français, Jacques Chirac, et du premier ministre Lucien Bouchard, nombre de revues et de journaux avaient déversé le matin même leur ode au Québec.Avec des dossiers livrant une, deux et jusqu’à quinze pages, on avançait même hier des données avoisinant les 150 feuilles vouées au Québec, ce qu’il a toutefois été impossible de comptabili-, ser, certaines revues manquant peut-être à l’appel.«C’est une inconnue d’une quarantaine d'années aux ' contours généreux et au passé tumultueux.Une belle Américaine qui parle français avec un accent bien de chez elle et Vous adresse un clin d’œil amical pour qu’enfin l’on daigne la considérer en dehors des clichés éculés», affirme d’entrée de jeu l’envoyé spécial de L'Express, donnant le ton non seulement à son propre dossier mais aussi à la majorité des textes que nous avons lus sous les plumes françaises.Sous le titre plus qu’abondamment utilisé de «Vive le Québec livre!» — vu au moins huit fois dans des publica-, fions différentes —, les médias estiment qu’il est grand temps de remiser l’image de la «cabane au Canada», reconnaissent au Québec une littérature aux saveurs «différentes», s’extasient tous devant cette force de la langue française baignant dans une mer d’anglais, recherchent les origines de cette différence et l’associent à ses écrivains «migrants», qui donnent à nos écrits un soudain «souffle de nouveauté», à son histoire amérindienne, française et anglaise à la fois.A bas les clichés, disent-ils tous.Bienvenue dans la modernité québécoise.Pour illustrer cette modernité, plusieurs mêmes auteurs reviennent colorer les pages destinées au lectorat français.Qu’il s’agisse du Monde, de Libération ou de L’Express, entre autres publications, les écrivains Gaétan Soucy, Robert Lalonde, Sergio Kokis, Monique Proulx, Neil Bissoondath, Jacques Godbout, Hélène Monette, Rober Racine, Réjean Duchanne (dont l’anonymat fascine autant que la littérature), Ying Chen, Robert Charle-bois, François Barcelo, Mordecai Richler, Jacques Poulin et d’aytres encore reçoivent une attention toute particulière.A la une de sa section livres, Le Monde donne la parole non pas à un Français mais bien à un Québécois, Jacques Godbout, écrivain à la plume néanmoins connue des lecteurs de l'Hexagone.Retraçant les premiers pas de la littérature québécoise et l’évolution qui lui a donné sa couleur contemporaine,J’auteur interpelle les Français et affirme, dans l’article «Étranger parmi vous»: «Si le coq québécois monte sur ses ergots, il ne pourra jamais se hisser aussi haut que le coq gaulois.Il suffit de considérer nos dimensions respectives: le Québec, lisait-on jadis dans les manuels de géographie, est un territoire cinq fois plus vaste que la France; c’est assez merveilleux pour les expéditions en motoneige.Mais la France, peut-on ajouter, est dix fois plus populeuse que le Québec, c’est plutôt important quant au lectorat.Et si le Québec est toujours un débouché pour l’édition française, réciproquement la librairie française ne peut-elle être l'oxygène des éditeurs québécois?» Le quotidien français fait aussi appel à une ou deux autres plumes québécoises, journaliste ou critique, pour effectuer des portraits d’auteurs québécois.«C’est assez facile à reconnaître, la littérature québécoise, écrit Pierre Lepape dans Le Monde.C’est comme la littérature caraïbe, sauf que l’érable remplace le bananier, les grands froids les grandes chaleurs, la bière le punch, le Saint-Laurent l’océan et les chansons de bûcherons les mélopées des anciens esclaves.» Denise Bombardier écorchée vive dans Libération Dans Libération, outre une critique qui écorche vive l’écrivaine et journaliste Denise Bombardier (Aimez-moi les uns les autres, Seuil), le dossier met en lumière de façon humoristiquement acerbe le fait que l’an dernier, pour une population de 180 millions d’habitants, le Brésil, invité d’honneur du Salon, était représenté par 30 écrivains.Cette année, pour sept millions de Québécois, nous en envoyons 60 «officiels» et quelque 100 autres y vont de leur plein gré, la délégation totale de Québécois avoisinant les 500 personnes.«Certains trouvent cette foule grotesque», jugent les journalistes.Québec confirme qu’il ne participera pas à l’Année canadienne de la francophonie Facal explique sa position Une attitude puérile, selon Vopposition officielle Québec ne participera pas à l’Année canadienne de la francophonie, confirme le ministre Joseph Facal, qui en fait une question de principe.Les libéraux qualifient cette réaction de puérile.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement du Québec ne participera pas aux activités de l’Année canadienne de la francophonie parce qu’il juge être mieux placé que le gouvernement fédéral pour faire la promotion de la langue et de la culture d’expression française.Expliquant sa lettre envoyée à Sheila Copps, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, Joseph Facal, ne reproche pas aux communautés francophones de participer aux activités organisées par Ottawa.C’est leur droit, dit-il.Québec préfère agir selon ses budgets et ses modalités.«Iœs francophones du Québec ne se considèrent pas, pour la plupart, comme une minorité au Canada, mais comme une majorité au Québec.Or, au Québec, c’est le gouvernement du Québec qui est responsable de la langue et de la culture francophone et québécoise.» Ixj ministre Facal soutient que la position de son gouvernement ne signifie pas qu’il abandonne les francophones hors Québec pour autant.«U gouvernement du Québec soulignera à sa façon la francophonie hors Québec.L'année prochaine, nous augmenterons le budget du programme québécois de main tendue aux francophones hors Québec, le faisant passer à 1,3 million.» Cependant, souligne-t-il, le budget fédéral consacré à la même cause est passé de 28 à 22 millions en six ans.Le Québec participe à plus de 200 programmes et événements touchant les francophones partout au Canada, ajou-te-t-il.Parmi ces activités, on retrouve surtout, selon le ministre québécois, des «projets de partenariat durables», au contraire d’Ottawa qui favorise le «symbolisme creux».«Le gouvernement du Canada, lui, veut lancer un train, un vrai train qui va partir de Vancouver et qui va entrer en gare à Moncton à la veille du Sommet de la francophonie.Nous avons une autre conception du bon usage des fonds publics pour stimuler la vitalité des francophones hors Québec.» M.Facal explique que le gouvernement québécois soutient depuis longtemps les communautés francophones du Canada.C’est en 1995 que le gouvernement péquiste introduisait sa politique de la «main tendue».L’opposition libérale qualifie tout de même de puérile l’attitude du gouvernement Bouchard à l’endroit de l’Année canadienne de la francophonie.Le député de Cha-pleau, Benoît Pelletier, s’est engagé, au nom du Parti libéral du Québec, à privilégier les «alliances fraternelles et saines» avec les francophones hors Québec.«Le gouvernement ignore malheureusement l’essor et l’affirmation de la langue française dans l’ensemble du Canada, d’un bout à l’autre du pays.Il envoie un signal déplorable.» En outre, M.Pelletier trouve l’attitude du gouvernement contradictoire.Québec, dit-il, veut amadouer les francophones canadiens mais ne cherche pas à les encourager dans un contexte d’affirmation globale de la langue française.Par contre, le député de Chapleau est d’accord pour que le gouvernement québécois prenne toute la place qui lui revient d;uis les organismes internationaux dans le domaine de la langue et de la culture.Québec et Ottawa, soutient M.Pelletier, devraient négocier une entente administrative, comme celle signée dans le domaine de l’immigration, oil seront définies les responsabilités respectives des deux gouvernements dans les relations internationales.Le Canada demeure le porte-parole officiel, mais le Québec a un rôle à jouer, selon lui.«Notamment dans les domaines de la culture et de la langue.Nous sommes prêts à encourager le Québec à assumer pleinement ce rôle.» Chrétien attaque Aux Communes, où le débat sur la place du Québec au sein d’organismes internationaux fait rage depuis plusieurs jours, le premier ministre Jean Chrétien s’est permis de lancer des flèches au gouvernement québécois, qui a décidé de boycotter l’exercice.«Ursqu’on les invite, par exemple, à participer, à célébrer la francophonie canadienne ici à Ottawa, ça ne les intéresse pas, a sermonné M.Chrétien.Tout ce qui les intéresse, c’est d'essayer de faire de la petite politique avec les droits fondamentaux de tous les Canadiens français de ce pays.» Avec La Presse Canadienne Téléphone: 985-3322 LES P ELITES A N N 0 N C E S Télécopieur: 985-3340 I ?N «D «E 'X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100 • 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160*199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 *299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D'EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D'AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: Télécopieur: 985-3322 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit TEST 'AMERICAMl ¦ EXRRESS I I I l I I PROPRIÉTÉS À LOUER V.M.R.(boul.Graham), 7 pièces, pr.métro L'Acadie & Centre commercial Beaumont.738-7812 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électrique, 350$ par mois.337-1577 DISCRIMINATION INTERDITE ¦ La Commission des droits de fa personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est otlert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence (ondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'étal civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.» FACE jardin botanique.Haut duplex.Idéal personne âgée, tranquille, 4 1/2 lermé, chaullé.729-6804 (soir).324-1014 Qr).HOCHELAGA, 71/2, 2e étage, entrée laWséch.521-1648.OUTREMONT.50 Willowdale.3 1/2, 4 1/2, ascenseurs, chauffé.849-7061.OUTREMONT, Hutchison près Lajoie, 4 1/2, aire ouverte, 3e, 495$.1er juin.389-2342.OUTREMONT, près Stanislas et bibliothèque, grand 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L E I) E V OIK.L E V E K I) Il EDI I !» M A K S I !l 0 !» A 5 -* Le' ?-— POLITIQUE .* o »*n ’••«vV# h S6»+« Lévesque sur cédérom t ' JACQUES NADEAU LE DEVOIR UN CEDEROM qui retrace la vie de l’ancien premier ministre René Lévesque a été lancé, hier, en présence de Corinne Côté-Lévesque et de l’ancien ministre de la Justice, Marc-André Bédard.L’œuvre, intitulée René Lévesque - Images, textes et paroles, raconte la carrière de celui qui fut journaliste à Radio-Canada, animateur de l’émission Point de mire et politicien à travers 3500 documents.Chevrette et la Commission d’accès à l’information Le procureur doutait de son enquête «Bavardage», «commérages», «exercice inutile» selon le ministre Le ministre Guy Chevrette a rendu publique hier la déposition qu’il a faite à huis clos dans l’enquête sur les allégations de fuites de renseignements personnels au ministère du Revenu.Les échanges en disent long sur le peu de résultats obtenus par les enquêteurs de la CAI.MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le procureur de la Commission d’accès à l’information, Marc Bergeron, doutait lui-même des résultats de l’enquête qu’il menait sur les allégations de fuites de renseignements personnels au ministère du Revenu.Reconnaissant il y a deux semaines à peine que l’enquête se basait sur du «bavardage» et des «commérages», M' Bergeron disait craindre d’aboutir à un exercice long, coûteux et stupide.«Disons qu’on est sur l’hypothèse des bavardages et que l’horaire des travaux a été annoncé.Ça va être un défilé de getis qui vont nous dire la vérité probablement, puis qui n’ont rien vu ou qu’ils ont juste entendu des rumeurs.Donc, un exercice complètement inutile.» M' Bergeron a fait ces déclarations lors de l’interrogatoire à huis clos du ministre Guy Chevrette, soit deux semaines avant l’avortement de l’enquête et une semaine avant qu’il ne demande la récusation du président de la CAI, Paul-André Comeau.Le ministre Chevrette soutient avoir rendu public son témoignage hier pour faire taire l’ensemble des rumeurs et des insinuations au sujet de l’enquête de la CAI.Selon lui, l’interrogatoire fait montre d’un manque de preuves éloquent sur des fuites du secret fiscal.«On envisage l’hypothèse qu’au bout de l’exercice, on arrive à la conclusion que c’est aussi banal qu’un bavardage», lance d’entrée de jeu M' Bergeron au ministre Chevrette.Et plus tard: «Peut-être qu’on s’est tous fait embarquer dans une grosse affaire pour rien.» Puis: «On ne travaille pas sur le crime du siècle, mais on travaille sur comment le bavardage a circulé, parce que c’est rendu une grosse hypothèse.» Le procureur de la CAI reconnaît même que le ministère du Revenu se tire assez bien d’affaire dans la protection des renseignements personnels.Revenu Québec aurait, selon lui, montré une étanchéité à double et à triple tour.Jean Foisy, l’enquêteur de la CAI qui travaillait avec le procureur Bergeron, est également intervenu lors de l’interrogatoire en confirmant que les hypothèses de travail de la CAI restaient fort minces.Il conclut même à un moment que les attachés politiques ne se servent pas des dossiers fiscaux.«Toutes les recherches que nous avons faites à ce jour tendent à démontrer que nous sommes en présence de commérages.» M.Foisy parle même de laver certaines réputations personnelles et institutionnelles.«Si on pouvait laver [.] le doute quant au passage de M.Charles au cabinet du premier ministre, je pense que tout le monde l’apprécierait.Je parle de connaissance de cause.[.] on veut protéger les institutions.On veut s’assurer que, si effectivement rien n’est survenu, le doute ne puisse jamais être invoqué dans le futur.» Une enquête sur la CAI * Conséquemment, le ministre responsable du dossier de la CAI, Robert Perreault, évoque maintenant qn autre scénario étudié par le gouvernement, soit l’abandon des procédures, voire l’instauration d’une enquête spr la CAI elle-même.Ni lui ni M.Chevrette ne font de recommandations aux autres personnes interrogées, dont le premier ministre Bouchard, pour rendre public leur témoignage à huis clos.En date du 1" mars, l’enquête a déjà coûté 150 000 $ au ministère de la Jqs-tice pour embaucher des avocats qui ont représenté des ministres, dès fonctionnaires et des attachés politiques.D’autres factures d’honoraires sont attendues.De son côté, le budget de la CAI, en excluant le salaire des commissaires, atteint 102 000 $.L’héritage de Camille Laurin Un son de cloche différent du PLQ MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Selon le porte-parole du Parti libéral du Québeç sur la question linguistique, Pierre-Etienne Laporte, l’héritage laissé par Camille Laurin avec la loi 101 a eu des «conséquences déplorables» pour la société québécoise, et son décès, ne doivent pas les masquer.À l’occasion d’un hommage rendu à l’ancien ministre du Parti québécois à l’Assemblée nationale mercredi, M.Importe a reproché au Dr Laurin la politisation de la question linguistique, le rigorisme de la loi et le risque que la Charte de la langue française provoque des effets pervers d’iniquité sociale ou de discrimination à rebours contre les anglophones.M.Laporte a renchéri hier au cours d’une entrevue avec lœ Devoir.Le député d’Outremont, qui fut président de l’Office de la langue française de 1986 à 1990 puis président du Conseil de la langue française jusqu’en 1995, s’est dit atterré par l’unanimisme et le concert de louanges qui ont entouré le décès du père de la loi 101.C’est ce contexte qui l’a poussé à adopter à l’endroit de M.Laurin une approche critique.«Je trouvais que nous tombions dans un concert d’unanimité laudative tribale», a-t-il dit au Devoir, hier, au cours d’un entretien à son bureau de l’Assemblée nationale.«J’ai entendu l’officiant principal à l’église Notre-Dame, l’autre jour, dire que Camille Laurin voulait être le père des Québécois, ajoute-t-il.Moi, ça me fait frémir.J’espère qu’il ne voulait pas l’être, et s’il a voulu l’être, on ne devrait pas présenter ça comme si c’était une vertu de la part d’un politicien sur un ton aussi laudatif que cela.» M.Laporte soutient également que Camille Laurin n'était pas toujours le gentilhomme que l’on prétend.«Contrairement à tout ce que j’ai entendu dire durant ces derniers jours, Camille Laurin était aussi un homme capable du plus grand mépris à l’égard de ses adversaires.» M.Laporte se rappelle que M.Laurin avait réagi à des hommes d’affaires opposés à la loi 101 en les traitant de colonisés.«Camille Laurin utilisait des armes symboliques assez violentes», dit-il.«Opération de forcing» «C’était une opération de forcing, la loi 101, a ajouté M.Laporte.C’est un psychiatre qui décide d’appliquer un traitement de choc face à un diagnostic de l’âme nationale, qui est un diagnostic de dépression chronique et qui tient à toute la théorie de la colonisation.Pour sortir la nation de sa carence identitaire, tu lui administres une dose de stimulation, tu affirmes très fortement l’identité et la langue.Camille Laurin l’a appliqué de façon très forte, par exemple en matière d’affichage, [ce qui a eu pour résultat de] proscrire unç langue dans l’affichage.» A la suite de l’adoption de la loi 101, la société québécoise s’est violemment polarisée.Des milliers d’anglophones ont quitté le Québec.«H y a eu une polarisation.Il n’y a pas de doute.Le ton du D Laurin y a contribué», dit-il.La polarisation a aussi été causée par la politisation de la question linguistique, soutient M.Laporte.«Derrière la loi 101, il y avait une intention politique précise, c’était un effort de mobilisation vers la souveraineté, et ça, ç’a contribué grandement à politiser le débat.On ne peut pas rallier les minorités qui sont opposées à un changement politique en faisant d’une loi un symbole ou une étape vers cet état idéal auquel on vise.» En Chambre, mercredi, M.Laporte a cherché à cerner d’où provient le désaccord fondamental qui l’opposait à M.Laurin parce que le député d’Outremont est d’accord avec l’idée selon laquelle la langue française doit être promue et défendue au Québec.Mais l’approche adoptée par le Dr Laurin s’inspirait «d’un pessimisme, d’un courant profond du nationalisme minoritaire pour lequel je n’ai aucune sympathie.Il en résulte plusieurs conséquences déplorables du point de vue des effets de la Charte de la langue française sur certains aspects critiques de notre vie communautaire».Le rigorisme est l’une des caractéristiques de la loi 101, dit M.Laporte.C’est une loi fermée, qui ne tolère H lire absolument dans Le Devoir, ce samedi SO mars Dans ce cahier : Une couverture exhaustive du milieu de l’industrie de l’image TÉLÉ, de l’image CINÉMA et de l’image MULTIMÉDIA.Des entrevues avec des experts du milieu.Montréal, ville de tournage, les enjeux et les défis du milieu, la cité du multimédia, les différents programmes gouvernementaux, etc.Un cahier unique consacré à l’industrie de l’image au Québec.A Outremont pas beaucoup l’exception, qui «manque de sensibilité à l’endroit des minorités».Ce rigorisme nous a exposés à «un climat de rancœur».«Un exemple m’a fait beaucoup souffrir, raconte-t-il, se rappelant l’époque où il présidait l’OLF.Je reçois un jour, à mon bureau, un médecin d’origine chinoise qui pratiquait au Royal Vie, qui était à la fois un ingénieur et un grand spécialiste en orthopédie.Il m’aborde, en français, il me dit qu’il présente 250 conférences par année à l’échelle mondiale, qu’il a une clinique d’orthopédie, de transplantation de hanches qui est de réputation mondiale, qu’il s’est présenté à nos tests de français, qu’il peut passer le test oral, qu’il communique en français avec ses patients mais qu’il est incapable de passer nos tests écrits.Je n’ai trouvé aucune porte de sortie dans la loi pour l’aider.Trois mois plus tard, il était parti à Vancouver.» 25 condominiums Ascenseur extérieur vitré Plafonds jusqu’à 11 pieds Facades 100% vitrées Jardins Terrasses et toits-terrasses Cour intérieure à l'Européenne Stationnement intérieur 25 entrées privées 1 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Nature de Endroit adresse la demande d'exploitation du requérant 1 Bar sur terrasse Changement de capacité de 1 Bar sur terrasse Addition de 1 Bar 9062-0808 Québec Inc.TEDDY'S DÉLI ET BAR 12825, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1A1B9 Dossier: 157-701 Les Restaurants Sportscène Inc LAÇAGE AUX SPORTS (ANGRIGNON) 7077, boul.Newman, Local 150 LaSalle (Québec) H8N 1X1 Dossier: 201-871 2956-6312 Québec Inc.LE 12 CHEZ WAN ENR.625, 32e Avenue Lachine (Québec) H8T1Y2 Dossier: 221-911 Isabelle Tétreault & Lucie Tétreault RESTAURANT DANIEL CYBEL 3435, rue Mont-Joli Montréal-Nord (Québec) H1H2X9 Dossier: 254-540 Sovannara Ly RESTO BAR KARAOKE SUPERSTAR 27 & 35, rue Liège Est Montréal (Québec) cession) H2P 1H8 Dossier: 307-892 9073-5424 1 Bar avec Québec Inc.danse et PUB O'DONNELL spectacles 1224, rue Bishop sans nudité Montréal (Québec) 1 Bar sur H3G 2E3 terrasse Dossier: 380-568 (suite à cession) Addition de 12825, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1A1B9 7077, boul.Newman, Local 150 LaSalle (Québec) H8N 1X1 625, 32e Avenue Lachine (Québec) H8T 1Y2 1 Restaurant pour vendre 3435, rue Mont-Joli Montréal- Nord (Québec) H1H2X9 Autorisation 27 & 35, rue de spectacles Liège Est sans nudité Montréal dans 1 Bar (Québec) existant (suite à 1 Restaurant pour vendre Tarik Haddine CAFÉ EL NIL 2330, rue Guy Montréal (Québec) H3H 2M2 Dossier: 437-038 9073-5424 2 Bars dont Québec Inc.1 Bar avec PUB O'DONNELL danse et 1222, rue Bishop spectacles Montréal (Québec) sans nudité H3G 2E3 (suite à Dossier: 513-788 cession) 2423-6085 Québec Inc.RESTAURANT PAPILLON 85, rue Saint-Paul Est Montréal (Québec) H2Y 3R1 Dossier: 571-547 3539385 Canada Inc.CLUB ROCK QUEST 183E, Boul.Hymus Pointe-Claire (Québec) H9R 1E9 Dossier: 722-439 9001-8359 Québec Inc.HÔTEL LE CHABLIS 12555, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1B 1C8 Dossier: 796-094 3087-5264 Québec Inc.Changement de capacité de 1 Restaurant pour vendre 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité Addition de 1 Bar avec danse et spectacles 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Dossier: 1563-972 Repentigny (Québec) J6A 5K7 4849, avenue de Verdun Verdun (Québec) H4G 1N2 2990 et 2992, boul.Laurentien Saint- Laurent (Québec) H1H2X2 3000, me Edmond Kirkland (Québec) H9H 5J5 Myra Aubry LAPLACE 201, place d’Youville Montréal (Québec) H2Y 2B3 Dossier: 1595-776 Les Restaurants Sportscène Inc.LAÇAGE AUX SPORTS 3450.chemin Côte Vertu Saint-Laurent (Québec) H4R 1P8 Dossier: 1596-170 3552179 Canada Inc.UNISON BILLARD & BAR 3500, Côte Vertu, Local 225 Saint-Laurent (Québec) H4R 2B7 Dossier: 1596-196 Jean-Ronald Chatelier, André-René Chartelier RESTAURANT CARAIBANA 1306, boul.Sainte-Foy Longueuil (Québec) J4K 1X7 Dossier: 650-861 Brasserie Friart (Canada) inc.A/s: Me Patrice Leblanc ASTELL MONETTE, AVOCATS 407, boulevard Saint-Laurent, bureau 202 Montréal (Québec) H2Y 2Y5 Brasserie Lefebvre A/s: Me Patrice Leblanc ASTELL MONETTE.AVOCATS 407.boulevard Saint-Laurent, bureau 202 Montréal (Québec) H2Y 2Y5 Brasserie Môtéor (Canada) inc.A/s: Me Patrice Leblanc ASTELL MONETTE.AVOCATS 407, boulevard Saint-Laurent, bureau 202 Montréal (Québec) H2Y 2Y5 St-Sylvestre (Canada) inc.A/s: Me Patrice Leblanc ASTELL MONETTE.AVOCATS 407, boulevard Saint-Laurent, bureau 202 Montréal (Québec) H2Y 2Y5 Brasserie Tucher Brewery (Canada) inc.A/s: Me Patrice Leblanc ASTELL MONETTE, AVOCATS 407, boulevard Saint-Laurent, bureau 202 Montréal (Québec) H2Y 2Y5 2 Restaurants pour vendre dont 1 sur terrasse 2 Bars dont 1 sur terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Bar dans centre sportif 2 Bars Addition de spectacles sans nudité et changement de capacité dans 1 Restaurant pour vendre existant (demande corrigée) Permis d’entrepôt (bière) pour les fins de l'agent Permis d’entrepôt (bière) pour les fins de l'agent Permis d'entrepôt (bière) pour les fins de l’agent Permis d'entrepôt (bière) pour les fins de l'agent Permis d'entrepôt (bière) pour les fins de l'agent 201, place d'Youville Montréal (Québec) H2Y 2B3 3450, chemin Côte Vertu Saint- Laurent (Québec) H4R 1P8 3500, Côte Vertu, Local 225 Saint-Laurent H4R 2B 1306, boul.Sainte-Foy Longueuil (Quebec) J4K1X7 9400, boulevard Ray-Lawson Anjou (Québec) H1J 1K9 9400, boulevard Ray-Lawson Anjou (Québec) H1J 1K9 9400, boulevard Ray-Lawson Anjou (Québec) H1J 1K9 9400, boulevard Ray-Lawson Anjou (Québec) H1J 1K9 9400, boulevard Ray-Lawson Anjou (Québec) H1J 1K9 Québec A1C Sondage sur les caisses populaires en bref -?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Les membres veulent garder leur caisse comme elle est •• LE DEVOIR Satisfaits des services qu’ils reçoivent à leur caisse, 80 % des répondants interrogés se disant membres d’une caisse populaire veulent «garder leur caisse comme elle est maintenant».En revanche, cette belle unanimité s’effrite lorsque vient le temps d’aborder les fusions, 45 % seulement des •membres étant en faveur d’une fusion de leur caisse avec les caisses avoisinantes, 44 % s’y opposant.Ces conclusions se dégagent d’un sondage Angus Reid-Radio-Canada mené auprès de 600 Québécois entre lé 10 et le 15 février.La marge d’erreur est de 4 %, 19 fois sur 20.Ainsi, des Québécois interrogés se disant membres d'une caisse populaire — soit 65 % de l’échantillon —, 81 % affirment être satisfaits des services offerts par leur caisse, contre 9 % qui s’avouent insatisfaits.C'est donc dans une proportion de 80 % qu’ils veulent «garder leur caisse comme elle est maintenant», contre 18 % disant le contraire.«Dans ce contexte, 84 % des membres croient que le Mouvement Desjardins peut remplir sa mission sociale tout en demeurant compétitif sur Tes marchés financiers, contre 12 % qui croient le contraire», peut-on lire dans le sondage, dont les résultats sont dévoilés à quelques jours d’un congrès de délégués du mouvement coopératif au cours duquel la question de la fédération unique sera abordée.Pas l’unanimité Engagé dans une réingénierie tant au niveau des caisses qu’à celui des institutions agissant en soutient aux caisses, le Mouvement Desjardins ne fait également pas unanimité sur la question des frisions.En fait, selon le sondage Angus Reid-SRC, 45 % des membres sont en faveur d’une fusion de leur caisse avec les caisses avoisinantes tandis que 44 % s’y opposent.Les raisons pour favoriser la fusion sont, dans l’ordre: l’augmentation des services offerts, la réduction des coûts d’exploitation, la rentabilité de la caisse et l’augmentation des ristournes.À l'opposé, les raisons pour voir la fusion d’un mauvais œil sont les suivantes: la crainte que la caisse s’éloigne de ses membres, la perception selon laquelle la centralisation n’est tout simplement pas une bonne chose, la préférence de faire affaire avec une petite caisse et le fait d’y est connu personnellement.La SADC réduit ses primes Ottawa (PC) — La Société d’assu-rance-dépôts du Canada (SADC) -réduira sous peu les primes que doivent lui verser les banques et autres institutions financières du pays pour assurer leurs dépôts.La société de la Couronne a précisé hier que ces changements font suite à une législation adoptée en 1996 qui l’autorisait à exiger des primes plus élevées de la part des institutions moins stables désireuses d’assurer leurs dépôts.«L’introduction de primes différentielles constitue une étape importante pour la Société d'assurance-dépôts, avec des réductions pou-¦ tant atteindre, 75 %», a déclaré hier le secrétaire d’Etat aux Institutions financières internationales, Jim Peterson.«La nouvelle structure prévoit des mesures qui inciteront les institutions financières à faire preuve de plus de prudence, ajoute M.Peterson.De même, aucune institution ne paiera de primes plus élevées sauf celles qui, au terme de la transition de deux ans, s’inscriront dans cette catégorie.» Jusqu’à maintenant, la société de la Couronne exigeait des primes identiques de ses 113 membres — banques, sociétés de fiducie, coopératives d’épargne et de crédit et assureurs.Ces dernières années, le taux représentait un sixième de 1 % de tous les dépôts assurés.Fonds de prévoyance La SADC est en mesure de réduire ses primes parce qu’elle a créé un fonds de prévoyance de 400 millions afin de parer à une crise éventuelle dans le secteur financier et parce qu’elle a remboursé complètement sa dette et éliminé son déficit accumulé.L'an dernier, la société de la Couronne a remboursé tous les fonds de secours qu’elle avait dû emprunter au trésor fédéral, à la suite de pertes résultant des échecs financiers de 40 banques et sociétés de fiducie depuis le début des années 80.LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA 0/-4 y* Blanc Sablon Goose Bay Kuujjuarapik 1 -9/-14 ¦ -5/-12 La Grande IV Sept-iles ¦ 0/0 iles de la Madeleine Chibougamau -2/-7 ¦ Riviere-du-Loup P 0/-4 2/-3 ¦ Chicoutimi Quel ¦ 0/-9 Val d Or 4/-2 Trois-Rivières ¦ t 3/-1 iherbrooke Montréal H Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi Météo-Conseil Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source iU = V/ !'/ f & T’WT ENTEUXBPOUllAPDPlUiEavE^SEOPAGENEIGFtEROLAS Températures: MAX/MIN Lever 5h59 Coucher 18h06 min JJ 0 max 2 hh min .g — max 2 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max "\ min -0 max Q Surplus de 318,3 millions La série gagnante de la CSST se poursuit Il s’agit du cinquième exercice financier excédentaire de suite LE DEVOIR En pleine dérive au début des années 90, la CSST a gonflé à cinq sa série d’exercices financiers excédentaires, terminant 1998 avec un surplus de 310,3 millions.Mieux, sa capitalisation dépassait les 85 %, une performance qui a permis à l'organisme d’abaisser son taux de cotisation à 2,22 $ pour 1999, son niveau le plus bas de la décennie.Dans son rapport annuel 1998 déposé, hier devant les membres de son conseil d’administration, la Commission de la santé et de la sécurité du travail a fait ressortir un surplus des opérations de 310,3 millions, en hausse de 44,1 % par rapport à celui de 215,4 millions de 1997.Ces résultats se comparent à une progression de 4 % des revenus tirés des cotisations des employeurs, de 1,72 à 1,79 milliard, et à une augmentation de 6,5 % des frais d'administration, de 299,2 millions à 318,6 millions.Quant au niveau de capitalisation de la CSST, il atteignait 85,6 % à la fin de 1998, comparativement à 77,6 % un an plus tôt.A son niveau le plus faible, soit en 1992, cette capitalisation se chiffrait à 54,2 % seulement.La survie du régime était alors en péril.Iœ président du conseil et chef de la direction, Trefflé Lacombe, a attri- bué la performance de 1998 essentiellement à «l’activité économique sur notre territoire».«C’est ainsi qu’en 1998 la CSST a dégagé des revenus supplémentaires de cotisation de 107,4 millions pour les besoins financiers de l’année courante.Ce surplus résulte de l'effet combiné d'une augmentation de la masse salariable cotisable et d'une plus grande activité économique dans des secteurs à plus haut risque, où les cotisations sont plus élevées», a-t-il souligné dans son communiqué.Efforts récompensés A cet excédent, il faut ajouter un surplus de 178,8 millions provenant principalement de la diminution des durées d’indemnisation en période de consolidation médicale et de réadaptation pour les lésions survenues avant 1998.«Cet indicateur illustre les retombées positives des efforts déployés au cours des dernières années pour favoriser le retour au travail des travailleurs accidentés», a ajouté la CSST.L’an dernier le taux moyen de cotisation se chiffrait à 2,47 $ du 100 $ de la masse salariale, contre 2,52 $ en 1997, Le salaire maximal assurable est passé de 49 000 S à 50 000 $ entre ces deux exercices.En mai dernier, le conseil d’administration de la CSST a décrété un taux moyen de 2,22 $ du 100 $ de la masse salariale pour 1999, en vigueur depuis le 1" janvier, et le salaire maximal assurable cette année est passé à 50 500 $.On misait alors sur un surplus prévisionnel de 209 millions pour 1998 et l’on expliquait la diminution décrétée pour 1999 au surplus découlant des revenus de placement, qui permettent de ne pas reconduire en 1999 le taux de 19 C affecté l’an dernier au financement ,des déficits des années antérieures.A cela s’est ajoutée une réduction du taux de 6 C pour couvrir les coûts des programmes de réparation.Ainsi, l’an dernier, la CSST a dégagé un surplus pour un cinquième exercice consécutif.Ce retour à la santé détonne avec une période sombre, pas si lointaine, au cours de laquelle la CSST nageait en pleine dérive.C’était entre 1985 et 1993.La commission y avait enregistré une série de sept exercices financiers déficitaires sur neuf, l’encre la plus rouge ayant été utilisée en 1991, avec un solde négatif de 792 millions inscrit pour ce seul exercice.De 1985 à 1993, les déficits accumulés ont atteint les 2,2 milliards, une performance qui a eu pour effet de hausser le taux de cotisation jusqu’à 2,75 $ (en 1993).Le niveau de capitalisation du régime venait alors de tomber à 54,2 %.Le Bureau de la concurrence ne poursuivra pas Bell Les petits fournisseurs de service Internet sont déboutés CHARLES GRANDMONT REUTERS NJ en déplaise aux petits fournisseurs de service Internet, Bell Canada n’est pas un prédateur à la Microsoft dont les ardeurs monopolistiques nécessitent une douche froide législative.Le Bureau de la concurrence du Canada, chargé de veiller au respect des règles du libre marché, a en effet annoncé mercredi soir qu’il ne traînerait pas Bell Canada devant les tribunaux pour le forcer à modifier ses pratiques commerciales avec les fournisseurs indépendants.Les petits fournisseurs d’accès Internet se plaignaient que Bell leur livrait une concurrence déloyale en vendant à perte ses services d’accès Internet à haute vitesse à ses clients résidentiels, tout en exigeant des prix prohibitifs aux fournisseurs indépendants voulant louer une partie de sa bande passante.«[Notre] enquête a démontré que le marché canadien des services Internet au détail est très concurrentiel et que peu d'obstacles empêchent d’y entrer», a déclaré Raymond Pierce, directeur intérimaire des enquêtes et recherches.Bell détenant, selon ses propres estimations, entre 15 % et 20 % du marché canadien des services Internet, la société basée à Montréal est loin du seuil de 35 % à partir duquel une société exerce, selon les critères du Bureau, une position dominante sur le marché.40 % du marché Les fournisseurs indépendants occupent pour leur part quelque 40 % d’un marché évalué à un demi-milliard de dollars, selon la firme de consultants Yankee Group, de Brock-ville, en Ontario.De plus, des percées technologiques permettent à Bell depuis la mi-décembre de revendre ses services à haute vitesse à un prix intéressant aux quelque 400 fournisseurs indépendants.Auparavant, Bell demandait jusqu’à 150 .$ par mois à un fournisseur Internet désireux d’utiliser sa bande passante à haute vitesse, alors que la filiale du géant des télécommunications, BCE, offrait le service à 40 $ par mois à ses clients résidentiels.Bell facture maintenant entre 24 $ et 29 $ par mois pour ses ventes en gros.Le Bureau de la concurrence a également fait valoir que Bell n’était plus la seule société offrant des services à haute vitesse depuis que des câblodis-tributeurs comme Rogers Communications et Le Groupe Vidéotron sont entrés dans la danse.Les câblodistributeurs ont attaqué le marché avec tant de succès qu’ils comptent maintenant quelque 100 000 clients au Canada pour leurs services à haute vitesse, contre moins de 20 000 pour Bell Canada.Plusieurs observateurs de l’industrie affirment maintenant que l’avenir de l’accès Internet se trouve du côté des câblos.Le hic, c’est que les câblodistributeurs ne permettent toujours pas aux fournisseurs indépendants d’utiliser leur bande passante, malgré une décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadien de 1996 les enjoignant de le faire.«Nous sommes en négociations avec l’Association canadienne des fournisseurs d'accès Internet», s’est défendu Edouard Trépanier, directeur des affaires réglementaires chez Vidéotron, ajoutant que des problèmes techniques retardent le partage du réseau câblé.Filiale de la Caisse de dépôt Cadim se lance dans un projet immobilier de 1,2 milliard MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Cadim et le constructeur torontois Intracorp Developments ont annoncé hier un important projet d’appartements en copropriété pour personnes âgées de 1,2 milliard.Hearthstone, qui appartient conjointement à Intracorp et à Cadim, une filiale immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec, construira 6000 unités en copropriété pour personnes âgées dans 43 sites différents au cours des six à huit prochaines années.Elle privilégiera l’Ontario et la Colombie-Britannique, qui comptent le plus grand nombre de personnes de 65 ans et plus au Canada, mais elle construira également des condominiums en Alberta et dans les Maritimes.Le Québec n’est pas visé par ce projet La conseillère aux affaires publiques de Cadim, Francine Gauthier, a expliqué que la filiale de la caisse avait d’autres partenaires dans le créneau des résidences pour personnes âgées au Québec, qu’elle avait des projets sur la planche à dessin et qu’elle ne voulait donc pas se faire concurrence à elle-même.Ces projets ne portent cependant que sur des appartements en location, et non pas sur des immeubles en copropriété.«Selon nos études, le marché au Québec ne s’y prête pas, a déclaré Mme Gauthier.Ce n’est pas dans la culture.» Cadim a déjà établi des partenariats avec Intracorp dans des projets aux États-Unis, en Pologne et à Toronto.«Notre association en participation avec Intracorp dans Hearthstone concorde avec notre philosophie de faire équipe avec des partenaires qui ont une expérience solide dam une niche distincte du marché, ce qui leur donne un grand avantage concurrentiel, a déclaré le président et chef des ser- vices d’exploitation de Cadim, André Collin, dans un communiqué émis hier.Nous croyons que notre investissement offrira un haut potentiel de croissance ainsi qu’un bon taux de rendement du capital.» Peu de solutions de rechange En conférence de presse hier à Toronto, le président de Hearthstone, Doug Regelous, a affirmé qu’il existait peu de solutions de rechange au «foyer pour personnes âgées.Nous avons conçu des communautés qui représentent un nouveau pas logique pour les personnes âgées qui possèdent déjà leur maison et qui cherchent à acheter un autre type d’habitation».Ainsi, il s’agit d’appartements en copropriété et non pas de logements à louer.Les suites seront plus grandes que celles qui sont offertes dans la plupart des maisons de retraite et seront dotées d’une cuisine complète et d’une pièce de rangement.Les copropriétaires auront accès à des services de restauration, des activités sociales et des services de transport.Ils pourront également y ajouter d’autres services lorsque leurs besoins changeront, comme l’entretien ménager, l’aide de préposés, la supervision des médicaments ou la surveillance de la tension artérielle.Le directeur général d’Intracorp, John MacNeil, a fait remarquer qu'il y avait 3,6 millions de personnes âgées au Canada en 1996.Selon Statistique Canada, cette population atteindra 4,1 millions de personnes en 2006 et 8,7 millions d’ici 2036.La demande pour des résidences pour personnes âgées augmentera nettement.Selon Statistique Canada, il faudra 3420 nouvelles suites par année d’ici 2001 pour répondre à la demande, et 8400 nouvelles suites par année par après.Microsoft sort une nouvelle version d11nternet Explorer Redmond (AFP) — Microsoft a dévoilé hier une nouvelle version de son logiciel de navigation sur le Web, Internet Explorer 5, doté de nouvelles fonctions pour faciliter la consultation en ligne.Il garde notamment en mémoire les sites déjà visités et les informations communément demandées comme le nom, l’adresse et le mot de passe de l’utilisateur, grâce à une nouvelle technologie, IntelliSense.Le logiciel corrige éventuellement des erreurs commises en tapant l’adresse de ces sites et complète automatiquement une adresse déjà enregistrée dans la mémoire.L'utilisateur a également la possibilité de mémoriser automatiquement, sans manœuvre particulière, sur le disque dur de sa machine, des pages Internet qu’il pourra consulter à loisir, sans être connecté à Internet.Microsoft a également ajouté une fonction pour filtrer le courrier électronique non sollicité et pour identifier des sites Web en rapport avec le sujet consulté, ainsi qu’une technologie améliorée pour la vidéoconférence.Netscape doit publier cet été une nouvelle version de son logiciel de navigation Communicator.Michel Camdessus plaide pour une baisse des taux en Europe Paris (AP) — Une baisse des taux européens «est possible» et «contribuerait à renforcer la confiance des investisseurs», estime le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Michel Camdessus.Il juge, dans un entretien publié hier par le quotidien économique Les Échos, que 1999 «sera une année médiocre, moins bonne encore que la précédente», pour laquelle le FMI prévoit une hausse du PIB mondial «de 2 à 2,3 %».Un chiffre qui «peut être revu à la baisse», ajoute le directeur général de cet organisme.«Les marchés attendent une baisse des taux, non pour ses effets mécaniques mais pour démontrer le pragmatisme des autorités monétaires, poursuit Michel Camdessus.Une telle baisse est possible dans la mesure où l’inflation reste contrôlée, en dépit d'une hausse de salaires un peu trop généreuse en Allemagne.» ! Etiquetage obligatoire pour les OGM Londres (AFP) — Le gouvernement britannique a annoncé hier de nouvelles règles pour l’étiquetage des aliments contenant du soja ou du maïs génétiquement modifiés.Dans un communiqué, le ministère de l’Agriculture souligne que ces règles, qui mettent en œuvre une directive européenne de septembre, ne s’appliqueront pas seulement aux commerces et supermarchés, mais aussi aux cafés, restaurants et cafétérias.Tout magasin ou échoppe vendant de la nourriture contenant des organismes génétiquement modifiés (OGM) sans étiquette adéquate pourra être poursuivi et frappé d’une amende allant jusqu’à 5000 livres (8000 $ US).«Legouvernement est déterminé à ce que les consommateurs puissent choisir de manger ou non de la nourriture génétiquement modifiée», explique le communiqué, en soulignant que le Royaume-Uni est le premier à appliquer la directive européenne également aux cafés et restaurants.Nouveau record pour le DJIA, mais sous les 10 000 points New York (AFP) — Le Dow Jones, indice phare de la Bourse de New York, a clôturé hier en hausse de 118,21 points (+1,2 %) à 9997,62 points, établissant un nouveau record mais échouant à se maintenir au-dessus des 10 000 points.Le Dow Jones avait franchi à nouveau hier à moins de dix minutes de la fin de séance les 10 000 points après avoir passé ce cap psychologique pour la première fois de son histoire mardi en début de séance.Pour les autres indices boursiers, l’indice composite de la Bourse électronique NASDAQ s’affichait en progression de 34 points (+1,4 %) à 2462,97 points et le Standard and Poor’s 500 en progression de 18,73 points (+1,4 %) à 1316,55 points.« \ L E I) E V 0 I R .I.E V E N I) |{ EDI I !» M A R S I !» !» !l A 7 •ECONOMIE- La balance commerciale entre le Canada et les États-Unis passe de 1,6 à 2,7 milliards Les exportations ont grimpé, les importations ont chuté Il s’agit du niveau le plus élevé depuis février 1997 Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2549 Allemagne (mark) 0,8814 Arabie Saoudite (riyal) 0,4211 Australie (dollar) 0,9937 Autriche (schilling) 0,1252 Bahamas (dollar) 1,5381 Barbade (dollar) 0,8021 Belgique (franc) 0,04251 Bermudes (dollar) 1,5381 Brésil (réal) 0,8414 Caraïbes (dollar) 0,5899 Chili (peso) 0,00320 Chine (renminbi) 0,1900 Égypte (livre) 0,4589 Espagne (peseta) 0,01044 États-Unis (dollar) 1,5190 Europe (euro) 1,6665 France (franc) 0,2638 Grèce (drachme) 0,005499 Hong-Kong (dollar) 0,2023 Inde (roupie) 0,0379 Italie (lire) 0,000896 Jamaïque (dollar) 0,0449 Japon (yen) 0,012920 Mexique (peso) 0,1681 Pays-Bas (florin) 0,7836 Philippines (peso) 0,0404 Pologne (zloty) 0,4000 Portugal (escudo) 0,008703 Rép.tchèque(couronne) 0,0454 Rép, dominicaine(peso) 0,0981 Royaume-Uni (livre) 2,4754 Russie (rouble) 0,0652 Singapour (dollar) 0,9034 Slovaquie (couronne) 0,0386 Slovénie (tolar) 0,009067 Suisse (franc) 1,0785 Taïwan (dollar) 0,0473 Thaïlande (baht) 0,0418 Trinité-Tobago (dollar )0,2552 Ukraine (hryvna) 0,3042 Venezuela (bolivar) 0,00270 PRESSE CANADIENNE ET AGENCE FRANCE-PRESSE Grâce à une hausse marquée des exportations et une baisse tout aussi importante des importations, la balance commerciale du Canada est passée de 1,6 à 2,7 milliards de décembre à janvier.Il s’agit du niveau le plus élevé depuis février 1997, a indiqué hier Statistique Canada.La faiblesse récente des importations s’est accentuée en janvier.Depuis le niveau record de 27 milliards atteint en octobre, les importations n’ont presque pas bougé en novembre et en décembre, mais ont chuté de 2,2 % en janvier.Profitant d’une économie américaine robuste, de faibles taux d’intérêt et du taux de chômage le plus faibje en 28 ans, les exportations vers les Etats-Unis ont continué de progresser rapidement en janvier et contribué à relever le sprplus commercial canadien.Aux États-Unis, l’aggravation du déficit commercial américain en fé- vrier, à un montant record de 17 milliards, montre que l’économie américaine se pose comme la locomotive de l’économie mondiale, un rôle qui risque d’aviver les tentations protectionnistes déjà fortes.Le déficit de février dépasse largement les attentes des analystes, qui étaient de 15,5 milliards de dollars.De plus, le département du Commerce a révisé en hausse le chiffre du mois précédent pour s’établir à un solde négatif de 14,1 milliards contre 13,8 milliards.Le creusement de février s’explique par le double effet non seulement d’une hausse des importations (+2 %) mais d’une baisse des exportations (-1,4 %).«Nous avons une économie fondamentalement forte alors que l’économie mondiale montre des faiblesses partout dans le monde, en Amérique latine et en Asie.Je pense que cela renforce l'appel du président Clinton en faveur de réformes économiques internationales et en faveur d’un retour à des politiques expansionnistes, particulièrement au Japon et en Europe», a commenté hier le porte-parole de la Maison-Blanche Joe Lockhart.Dépendance Si le déficit s’est amoindri avec l’Europe (1,1 milliard contre 3,2 milliards le mois d’avant) , il s’est aggravé avec le Japon (4,7 milliards contre 4,4 milliards un an avant) et avec la Chine (4,9 milliards contre 4,2 milliards).La crise asiatique, la récession japonaise et l’essoufflement de la croissance européenne font que «l’économie mondiale dépend de plus en plus de l’économie américaine», résumait récemment Larry Summers, secrétaire adjoint au Trésor américain.C’est ainsi que le Trésor ne cesse de faire campagne pour que l’Europe et le Japon relancent leur demande intérieure pour ne pas que les États-Unis soient les seuls à absorber les importations du reste du monde.Le creusement du déficit risque aussi d’aviver les tentations protectionnistes déjà fortes au Congrès et les conflits commerciaux grandissants, notamment avec l’Union européenne.Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale, a invité à prendre garde au protectionnisme et Larry Summers a plaidé pour la préservation à’«un marché mondial ouvert» dont dépend la stabilité économique mondiale.Le cas de l’acier, avec les importations bon marché du Japon, du Brésil ou de la Russie, est le dernier exemple de cette montée protectionniste américaine.Le Japon et le Brésil se sont vu imposer des droits de douane anti-dumping préliminaires, alors que la Russie y a échappé en acceptant des limitations volontaires de ses exportations.La Chambre des représentants a voté mercredi l’imposition de quotas aux importations même si la Maison-Blanche a promis d’y mettre son veto.Les querelles commerciales avec l’Europe sont illustrées par les conflits sur la banane et du boeuf aux hormones.«L’aggravation des tendances unilatérales de l’administration Clinton sous la pression d’un Congrès de plus en plus protectionniste pollue l'atmosphère», confiait récemment à l’AFP un diplomate européen.Mécontents du système d’impçrtations européen de bananes, les États-Unis ont décidé de frapper de droits de douane à 100 %, de façon conditionnelle, pour 520 millions de dollars d’exportations européennes, et menacent de sanctions l’UE si elle refuse de lever l’embargo sur la viande aux hormones.Pour certains analystes, même si l’aggravation du déficit peut présenter un problème à long terme, il reflète pour l’instant «la bonne santé» de l’économie américaine et la solide demande des consommateurs.«Le protectionnisme?Ce n'est pas un problème», affirme ainsi Walter Workman, vice-président de la Chambre du commerce.«Seulement 19 % de l'électorat est traditionnellement isolationniste.Im plupart des consommateurs ne sont pas protectionnistes.Ils comprennent comment marche une économie globale [.] et veulent ce que veulent les entreprises américaines: la meilleure qualité au meilleur prix».Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.((XX)) ($) (%) La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 22064 3495.30 -2.12 -0.1 XCB:Bancaire 4403 6203.92 +1.06 0.0 XCO:Hydrocarbures 6799 2149.92 +36.31 1.7 XCM:Mines et métaux 6208 1929.45 +9.05 0.5 XCFiProduits forestiers 7471 2299,86 +30.79 1.4 XChBien d'Équipement 4304 3465.91 -32.27 -0.9 XCU:Services publics 4577 4094.79 -50.25 -1.2 La Bourse de Toronto TSE 35 25276 367.21 +0.48 0.1 TSE 100 51740 400.32 -1.29 -0.3 TSE 200 39250 396.01 +3.53 0.9 TSE 300 90991 6586.44 -7.38 -0.1 Institutions financières 6157 8192.41 -26.91 -0.3 Mines et métaux 4947 3269.36 +40.26 1.2 Pétrolières 28291 4904.39 +103.87 2.2 Industrielles 16368 5011.69 -18.53 -0.4 Aurifères 4184 5503.07 -47.45 -0.9 Pâtes et papiers 9564 4077.05 +83.13 2.1 Consommation 1814 13096.34 -75.14 -0.6 Immobilières 798 2132.32 -16.56 -0.8 Transport 2767 5286.24 +46.76 0.9 Pipelines 1351 5835.25 -55.63 -0.9 Services publics 4832 7871.67 -34.95 -0.4 Communications 4491 16397.95 -214.76 -1.3 Ventes au détail 3267 5475.26 -0.13 -0.0 Sociétés de gestion 2153 8249.02 -9.73 -0.1 La Bourse de Vancouver Indice général 18060 425.69 +0.99 0.2 Le Marché Américain 30 Industrielles 86475 9997.62 +118.21 1.2 20 Transports 14283 3433.07 +96.28 2.9 15 Services publics 9210 306.16 +3.75 1.2 65 Dow Jones Composé i 109968 3070.99 +47.61 1.6 Composite NYSE * 617.61 +6.96 1.1 Indice AMEX * 714.86 -0.97 -0.1 S&P 500 * 1316.55 +18.73 1.4 NASDAQ * 2462.96 +33.99 1.4 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Fenn.Var.Var.Compagnies (OOO) ($) ($) ($) ($) (%) PROBE EXPLO INC ' 10728 1.37 0.65 0.73 -0.29 -28.4 GREAT-WEST E PR 5314 23.90 23.60 23.90 •0.35 -1.4 MACMILLAN BLOEDEL 3165 17.50 16.80 17.50 +0.70 4.2 ROYOP PROPERTIES 2688 0.75 0.65 0.70 - RANGER OIL LTD 2438 5.40 5.15 5.20 +0.15 3.0 ATS AUTOMATION 1867 10.10 9.85 9.95 •0.10 -1.0 ABITIBI-CONSL INC 1839 14.75 14.05 14.60 +0.35 2.5 COREL CP 1610 3.80 3.11 3.70 -0.30 -7.5 AIR CANADA 1456 6.55 6.20 6.35 ¦0.20 -3.1 RENAISSANCE 1417 17.55 17.00 17.35 +1.05 6.4 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies ((XK)) ($) ($) ($) ($) (%) SODISCO-HOWDEN 488 0.22 0.20 0.20 -0.01 -4.8 BIOCHEM PHARMA 431 32.90 31.55 32.15 +0.10 0.3 TEMBEC INC A 425 10.20 9.65 10.20 +0.50 5.2 BCE EMERGIS INC 416 29.50 25.50 28.05 +2.60 10.2 RENAISSANCE 365 17.55 17.05 17.35 +1.05 6.4 REPAP ENTR INC 351 0.09 0.08 0.09 +0.01 12.5 ROYAL BANK OF CDA 327 72.50 70.75 71.80 ¦0.20 -0.3 MITEL CP 323 11.10 10.50 10.85 -0.45 -4.0 EMCO LTD 295 9.75 9.75 9.75 - - CDN IMPERIAL BK 265 38.75 38.10 38.30 ¦0.60 -1.5 Décision + Investmax s.e.n.c.Logiciel d'analyse boursière Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 (514)392-1366 http://www.investmax.com Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Montréal XXM 3495,30 Toronto TSE 300 6586,44 New York Dow Jones 9997,62 -mt- Dollar 1 $ canadien 65,830 us Or à New York 283,00$us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r- actions privilégiées dont le dernier dividende n’a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dm.sm.Titra Haut Bas Veetas C/B Hast Bas cm.Var.A B ABL Can, 1.800 0,360 20000 0,450 0.400 0,400 ADS 8.500 1.950 8300 60 2,450 2,350 2.400 ?0,050 |ARCA 0.300 0,080 f400 0,050 0,050 0,050 jAur Res 3,950 1,800 5500 2,400 2,350 2,350 •0.150 jAbcourt 0,275 0,030 29000 0,100 0,100 0,100 Abitibi-C 23.450 11,650 68961 14,800 14,150 14,800 ?0,500 lAeterna 8,000 3,850 7490 5,000 4,750 4,850 *0.150 Agnico E 11,600 4,350 4900 9,000 8.800 9,000 ?0,250 IjAgromx 0.110 0,010 20000 0,020 0,020 0,020 Air Canda 14.200 5,150 198855 6,550 6,250 6,350 -0,150 lAirCan.A 13,000 4,550 38100 5,550 5,250 5,550 ?0,050 Alta.energ 39.000 28,000 33000 172 36,500 36,150 36,150 ?0,100 Alcan Alu 47.950 28,850 131365 15 39,500 38,150 39,200 ?0,700 ijAlgene 1,000 0,180 4600 0,500 0,480 0,480 -0,020 lAliCT.b 20.300 14,000 25000 17,900 17,700 17,900 ?0,150 Allelix 9.700 3,030 1500 3,270 3,230 3,230 -0,370 lAIIAtINv 32,500 20,200 200 20,200 20,200 20,200 -0,850 AlliForest 32,500 12,750 1600 25 16,850 16,400 16,850 ?0,600 Amalg.ln voir plus bas Amisco 11.250 4,850 2522 13 9,500 9,100 9,500 ?0,150 Amsk.sr.l 2,800 2,000 100 2,600 2,600 2,600 jAngl.Swis 0,910 0,180 7500 0,430 0,420 0,430 ?0,010 (Arenagol 0.550 0,160 4000 0,260 0,260 0,260 ?0,020 Asbestos 31.750 4,000 500 12 7,000 7,000 7.000 ?1,000 lAtapa 0,750 0.200 8500 0,350 0,300 0,350 lAtcol 41,000 30,000 2000 14 40,000 40,000 40,000 ?0,250 Athabasca voir plus bas jAuriginor 0,180 0,025 6400 0,040 0,030 0,030 Avcorp 4.500 2,000 16600 15 • 2,300 2,000 2,200 -0,100 Axcan 15,000 6,500 10313 198 8,000 7,900 7,900 -0,050 BCGAS 34,000 28,000 120505 16 29,150 28,750 28,750 -0,150 |BCEemj 35,000 6,500 416314 29,500 25,500 28,050 ?2,600 BCE Inc.68.150 39,800 161985 9 65,900 65,250 65,500 -0,300 BCE Mbl 48,000 32,500 3620 283 42,400 41.600 42,400 ?0.050 bct.telus 43,000 36,250 180775 36,900 36,250 36,300 •0,500 bd,tel nv 40,750 33,500 19991 34,950 34,250 34,300 -0,450 Bgr.pm.A 13.500 7,550 500 10,050 10,050 10,050 ?0,300 IBMTC.a 26,850 16,500 500 11 22,000 22,000 22,000 Bq.Laur 38,450 22.500 21174 9 24,900 24,700 24,900 ?0,150 Bque Nat 31.850 19,050 58526 14 23,000 22,600 22,900 ?0,100 Bqnat.nik 12,050 10,000 12200 11,800 11,500 11,500 -0,550 BquNat.nk 9,100 8,450 5000 9.000 8,950 8,950 -0,050 BquNat.nt 18,450 13,100 5810 18,400 18,300 18,400 ?0,100 Bq,na,sr12 27,650 24,500 1200 27.000 26,850 27,000 ?0,100 Bq Royale 92.000 57.500 327835 14 72.500 70,750 71,800 -0,200 Bq.Ry.srK voir plus bas B.TD.SrG voir plus bas Bq.T-D 74.550 37,500 65305 17 63,300 62,350 62,800 ?0,300 B.TD.SrH 29,900 27,500 300 28,250 28,250 28,250 -0,050 Bq.C.lmp 59,500 24,450 265782 17 33.750 38,100 38,300 -0,600 Bque Mil 86,950 51,800 80522 14 63.500 62,950 63,300 •0,100 BM0,Bsr5 26,600 24,000 1000 24,950 24,950 24,950 ?0,200 BMO Sf4 27,900 25,400 z40 25,550 25,550 25,550 BM0 Sr3 28.050 24,750 4000 26,700 26.700 26,700 •0,050 Bq.N.Ecos 44,600 22,850 216696 12 33,200 32,300 32,800 ?0,200 BNESr9 29,650 26,250 1000 28,600 28,600 28,600 ?0,100 B NE Sr6 29,200 27,250 1000 27,850 27,850 27,850 B NE sr8 29.900 27,550 1000 28,650 28,650 28,650 -0,100 Bauick 35.900 20,400 86484 24 27,850 27,250 27,650 -0,100 Beau Can 2.800 1,450 11133 12 2,000 1,950 1,950 ?0,010 IBehavr.B 1.850 0,400 39500 0,450 0,420 0,430 Bell.lntl 38,750 9,600 17523 18,750 18,000 18,350 -0,300 iBennett 6,450 2,500 2000 5,300 5,250 5,300 ?0,200 Bestar 8,350 4.400 15165 12 5,250 4,900 5,250 ?0,150 Biochem 45.400 23,400 431408 30 32,900 31,550 32,150 ?0,100 Biomira 10.150 1,850 2100 5,500 5,450 5,450 -0,050 iBioniche 0.800 0,320 11000 0,620 0,620 0,620 Bocenor 2.100 1,000 6100 14 1,700 1,660 1,680 •0,020 Boliden 12.350 1,200 5500 1,830 1,790 1,830 ?0,080 Boliden.rt 0.040 0,010 83400 0,015 0,010 0,010 *0.005 Bomb A 23,700 15,850 19095 30 21,300 21,000 21,150 ?0,100 IBomb B 23,750 15,600 215027 29 21,100 20,850 20.900 *0.100 Boralx.A 5,350 2,600 z50 4,440 4,440 4,440 Bruncor 32,500 16,500 4364 18 24,000 23,000 24.000 ?0,500 I C D C-MAC 32,000 14,750 4425 25 24,900 24,650 24,800 CAE Inc.13.650 7,850 16292 11 8,450 8,350 8.450 ICGI Gr.A 39.250 16,050 247747 115 34,700 34.100 34,500 ?0.350 Corn Div 26,650 4,500 1100 6,250 6,150 6,150 -0.350 Cabano 4,250 1,700 1400 13 2,700 2,650 2,700 ?0.050 flCSii 2,400 1,000 3000 1,510 1,510 1.510 Call-Net 28.250 9,500 145 12,250 12,250 12,250 ?0.150 ICall-N.B 28,500 9,450 176800 12.400 12,000 12,400 ?0.400 iCamblex 0,490 0,090 50500 0,450 0,440 0.440 Cambior 11.750 5,800 2865 6,300 6,200 6,300 ?0.050 Cambridg 15,850 7,750 7514 35 9,450 9,300 9.450 Camera 48,600 24,050 23458 42 32,150 31,700 31,800 ?0,050 Camp Res 0,730 0,320 15000 0,450 0,440 0.440 ICanCap.p 26,500 24,000 1750 25,150 25,050 25,050 ?0,050 Cdn.Nat 95,950 63,650 27475 68 80,600 80,000 80,600 ?0,800 Cdn Oxy 32,500 13,200 70434 18,250 17,650 17,650 ?0,250 CP Ltd 45,850 26,000 171972 13 31,650 31,250 31,250 ?0,100 IC Tire A 45.000 29,000 28100 19 39,550 39,200 39,550 -0.100 IC Utilit.A 49,200 38,000 500 16 47.750 47,750 47,750 ?0.200 ICmnac.A 5,250 3,650 19025 7 5,100 5,000 5.100 ?0.100 jCanspr.A 0,340 0,100 22660 0,105 0,100 0.100 -0,005 Cara Oper 7,450 4.500 1500 26 5,950 5,900 5.900 -0,050 ICaraOp.A 7.450 4,500 6450 21 4,850 4,750 4,850 ?0.100 Cascades 11,350 6,600 216131 13 8,650 8,300 8,650 ?0,300 Cased s.a, voir plus bas |Ced-0r 0.850 0,150 39467 0,550 0,540 0,550 Celanese 28,950 18.300 600 11 19,450 19,350 19,350 -0,450 Celestica 52.250 16,400 7274 42.950 42.700 42,700 -0.200 iCAsta 0,200 0,020 z2 0,035 0,035 0,035 jChesbar 1,650 0,260 7300 0,275 0,260 0,260 •0,090 jCimatec 0.300 0,130 1500 0,240 0,240 0,240 ?0,010 ICimSIL.a 20,000 13.700 1100 11 17,000 16,850 16,850 -0,050 ICinar Lv 38,250 22,700 800 47 31.750 31.750 31,750 •3,000 Cinram 23,800 14,250 21354 21 15.400 14.5*0 14,650 •0,700 fClearnt.a 22.300 9,550 600 19,000 18,850 19,000 52 dare.sen.Titra Haut Bas Vaatas C/B Haot Bas Clôt.Var.ClmicA 12,500 6,100 2523 10,600 10,250 10.250 ?0,250 C.Monaco 12,900 3.300 53000 38 12,900 12.900 12.900 ?0,100 Co-Steel 25,000 10,050 2500 11,350 10,800 11,350 ?0,050 fCog.Cabl 27.100 12.500 80670 22 26.950 26.000 26,950 ?0.200 fCogeco 29,000 11.200 27203 20 25,500 25,000 25,500 Cognicase 39,450 25.200 4677 24 28,250 28.000 28.100 ?0,100 (Coleraine 0.220 0,045 97166 0,060 0,055 0,055 Cominar 6,350 4.100 400 6 5,100 5,100 5.100 -0.150 Cominco 26,000 13.500 12000 23,000 22.500 22,600 iCancom 18,600 9.500 300 20 14,400 14.400 14,400 -0,100 (Concert 3,400 1,750 600 3,000 2,900 2,900 •0.100 jCon Oas 0,090 0,020 1013 0,025 0,025 0.025 -0,005 fConsoltex 5,750 2,750 2400 23 4.150 4,150 4,150 ?0,050 Coscien.a 7,000 3,550 13950 4.750 4,550 4,750 ?0,150 Cott 13,100 4,000 8800 4,270 4,200 4,200 ICovitec 1.370 0,580 3600 0,990 0.970 0,970 •0,020 Crestar 21.350 9,600 25930 14,400 14.400 14,400 ?0.600 DTM Into 8,500 1,250 2310 11 3,100 3,000 3,000 -0,100 Denison 0.365 0,085 69600 0,105 0,100 0,105 ?0,005 Desj,pr,A 26,750 24,500 900 26,250 26,250 26,250 ?0,250 IDesjar.A 25,800 13,500 14450 10 17,900 17,900 17,900 -0,050 fDevtek 7,250 3,200 1600 15 5,000 5,000 5,000 ?0,300 lDiabex 0,150 0,010 8330 0,030 0,030 0,030 -0,010 jDiadm 0,700 0,120 500 0,260 0,260 0,260 -0,005 iDiagnCur 3,150 0,580 2700 0,750 0,720 0,720 -0,070 (Dianor 0,420 0,120 5000 0,200 0,200 0,200 ?0,010 jDitem 4,750 0,520 6000 87 0,520 0,520 0.520 Dofasco 26,350 15,300 19512 10 20,000 19,500 20,000 ?0,450 Domco 18,500 8,750 350 12 9,500 9.500 9,500 Domtar 12,700 6,900 148864 26 11,600 11,400 11,550 ?0,100 DomtSrB 22,000 18,000 400 19.250 19,250 19,250 IDonohu.a 36.700 26,000 144380 14 34,900 34.400 34,750 ?0,350 Donohue,b 36,450 26,250 300 14 34,850 34.750 34,850 ?0,850 IDorel.B 28,000 16,000 1900 26 25,500 25.500 25,500 -0,500 DuPonl A 46.500 32,600 1700 14 46,250 46,250 46,250 (dumt.nikl 0,500 0,300 48018 0,450 0.400 0,450 Dylex 6,200 3,800 150000 11 4,100 4.100 4.100 ?0.050 E F Eaton 16,100 1,970 94944 3,440 2,750 3,200 ?0,650 lEcudor 0,480 0,130 76900 0,360 0,350 0,360 ?0,020 lEdpbia A 30,000 17,850 233000 9 18,800 18,350 18,500 -0,350 Eicon 5,700 2.600 16950 28 5,200 5,100 5,100 -0,050 Emco Ltd 15,950 6,800 295900 8 9,750 9,750 9,750 Empir sr2 25,000 23,500 75000 24,100 24,100 24,100 ?0,600 Enbridge 72,500 58,000 31709 20 68,900 67,000 67,300 -1.800 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas Extndi.mv 17,500 5.000 300 6 5,300 5,300 5,300 -0,800 fExlndi.sv 17,250 4,400 23250 6 4,900 4,800 4,800 -0,100 FPI Ltd 7.700 4,400 3000 9 5,000 4,900 5,000 Fi.Desi.s1 20,150 17,750 500 20,000 20,000 20,000 Pinning 17,900 9,000 54109 288 11,500 11,000 11,500 ?0.200 IFst.Mr.A 25,250 16,750 2782 6 18,100 17,600 18,100 ?0,300 Flet.Can.a 24,100 12.800 154716 15,350 15,200 15,200 ?0,050 (Forex.a 11,000 4,350 2650 10,950 10,750 10,950 ?0,150 IForex.b 10,750 4,150 13248 10,600 10,200 10,600 ?0.300 Fortls Inc 46,500 35,000 2252 20 37,250 37,050 37,250 ?0,200 IFourSeas 64,350 23,000 730 30 61,050 61,050 61,050 -0.450 Frhold.UN voir plus bas jFreewcan 0,600 0,210 1500 0,440 0,430 0,430 •0,020 G H fGtc.tra.A 17,350 10,500 1000 14 15,900 15,900 15,900 Gaz.Metro voir plus bas tGentra 5,000 1,800 9500 7 2,640 2,560 2.640 ?0,040 (GeoNova 0,230 0,070 25000 0,090 0,090 0,090 (Global 2,000 0,700 7500 5 0,800 0,800 0,800 ?0,050 fGIdcrp.A 10,350 4,150 4600 8,400 8,400 8,400 -0.350 jGrt.Lk.Ni 0,370 0,100 5000 0,200 0,200 0,200 •0.065 G.W.lifeco 31,000 17.500 222700 25 30,400 29,500 29,500 •0,850 jGreenhop 0,350 0.150 1116 0,200 0,150 0.200 GnIliB 0,390 0,140 500 0.290 0290 0,290 •0.010 Infrmsion 15.700 6.400 3615 27 7,100 6.400 7.100 ?0,100 Gull Res 8,700 3,330 30544 4,200 4,050 4,100 ?0,110 Guli.R.p.a 4.150 2,200 10659 2,400 2,390 2,400 jHaemacr 8,000 4,000 3110 4.100 4,000 4,100 -0.150 Hartco 17.750 10,250 1800 13 12,500 12,400 12,500 ?0,150 jHebron 0.430 0,140 15000 0,235 0,220 0.220 -0,020 jHelix Mr 2.000 1,050 6500 1,800 1,780 1,780 -0,020 Heroux 6,750 3,500 4351 19 4,750 4,500 4,500 Hi Liner 11,250 8,000 Z118 8 9,000 8,700 9,000 H Bay Co 35,000 14,400 1100 27 15,000 14,850 14,850 -0.050 Husky 16.400 8,100 3257 234 9,350 9,250 9,350 -0050 I J IPLIncA 16,000 10,000 100 9 10,500 10,500 10,500 ?0,450 jITEC 0,700 0,150 500 0,200 0,200 0,200 jITI Educ 10,700 5,000 2000 24 6,250 6.250 6,250 IglooVs 0,910 0,600 2500 10 0,850 0,850 0,850 ?0,050 Imasco.ltd 34.950 22.000 46789 20 33,500 33,000 33,000 -0,450 Imper,Oil 29,150 21,000 20750 22 27,450 27.050 27,100 ?0,250 Ilmpr.Qbr 35,400 24,350 49038 17 33,150 32,050 32,050 -0,950 jlnMedia 1,500 0,300 500 0,700 0,700 0,700 -0,120 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 17,450 5,750 300 11,900 11,650 11,900 ?0,400 Inco Ltd 28,600 12,500 174031 22,750 21,500 22,100 ?0,600 llnflnlAct 4,300 2,550 15150 2,670 2,600 2,670 ?0,020 Inmet 5,900 1,600 4100 9 2,450 2.250 2,350 ?0.200 jIUSI 4,000 3,000 300 3,500 3.500 3,500 -0,200 Intrawest 31,450 16.850 1560 19 23,250 23,000 23,250 •0,250 Inv Grp 28,170 17.500 35990 23 21,100 20.000 20.450 -0,950 Island Tel 30,400 19,000 600 16 24,900 24,500 24,500 •0.400 Ivaco.srS 25,950 19,100 5235 19,350 19,100 19,250 -0,200 lvaco,sr4 30,000 21,200 250 23,000 23,000 23.000 ?0.750 (JAG.Min 0.300 0,080 19000 0,150 0,100 0.100 -0,070 Jannock 22,250 12,500 3550 13 16.550 15.850 16,550 ?0.700 fJean.Ct.A 39,000 19.000 13898 27 34,950 34.500 34,950 ?0.100 jJilbey 0,250 0,055 15000 0,060 0,060 0,060 •0010 K L |KnowHse 2,550 0.550 10200 250 2,200 2,000 2,000 -0,050 LG Tech 6,000 1,800 3125 2.500 2,250 2.250 •0,150 ILGSInc, 19,300 7,250 199800 12 11,450 9,900 11,250 •0.150 ILabphrm 5,400 1,100 400 2,500 2,160 2,500 ?0,250 (Laidlaw 23,300 9,000 146739 6 9,200 9,000 9,050 ?0,050 (LapVer.A 6,050 3.350 2100 12 4,050 4.050 4,050 •0.100 Lap.Ver.B 6.100 3.500 100 8 4,300 4.300 4,300 (Lasond.a 19,750 15,400 400 15 15,400 15,400 15,400 Leader! 4,950 1,710 9530 18 2.750 2,700 2,750 ?0,050 Leroux A 8,500 7,300 1000 7 7.500 7.500 7,500 52 din.saai.Titra Haut Bas Vestes C/B Hait Bas Clôt.Var.(Leroux B 7,500 4,750 4600 5 5,100 5,050 5,100 ?0,050 iLexam 1,100 0,100 z150 0,150 0,150 0,150 jLithos 0,650 0,230 2000 0,380 0,380 0,380 •0.020 Loblaw 40,350 28.750 46053 37 39.600 39,200 39,200 ?0,100 Loewen 41.450 1,170 232830 5 2,990 2,340 2,800 ?0.570 Loew srC 29,000 2.740 2500 5,000 5,000 5,000 ?1.250 Logistec.A 38,000 29.750 200 11 36,000 36,000 36,000 ?0,500 ILogis.Clb 38,500 30,000 200 11 36,000 36,000 36,000 jLoubel 0,175 0,045 36000 0,100 0,100 0,100 jLyonLake 0,750 0,255 31000 1 0,450 0.440 0.440 -0,050 M N |MDSI 32,500 13,000 225 41 21,000 20,700 20,700 •0,300 MSV 0.400 0,080 32000 0,160 0,140 0,160 ?0,020 MaBaie 0,750 0,120 z200 5 0,450 0,450 0,450 Maax 20,500 13,750 11375 19 15,600 15,350 15,600 ?0.400 McM Bldl 21,550 11,750 168400 60 17,500 16,950 17,500 ?0,700 Mackenzie 23,750 12,750 178200 20 17,100 16,800 17,100 •0,650 (Magna A 112,000 83,700 45708 15 89.400 88,650 89,400 -0,100 Mam Tel 23,800 16,800 428 14 19.400 19,150 19,150 -0.350 Mple.Leaf 23,000 10,800 375 13.250 13,250 13,250 •0,250 Matco.b 2,150 1,350 4000 6 1,650 1,600 1,650 ?0,150 jMaude 0,300 0,100 22000 0,130 0,120 0,120 -0,040 Mazarm 0,920 0,200 500 0,390 0,390 0,390 -0,010 (McWatter 2,300 0,510 832 0,520 0,520 0,520 ?0,010 Memotec 2,000 0,380 51630 1,900 1.710 1,800 ?0,140 jMenora 0,150 0,040 3000 0,130 0,130 0,130 Merrill 141,750 58,500 d200 25 138,000 138,000 138,000 ?2,650 Methanex 13,150 5,400 83800 5,600 5,400 5,400 -0,100 IMelroR.A 22,100 16,250 108860 15 19,250 19,100 19,200 Met B 80,450 23,250 90344 80,450 78.000 80,000 ?2,000 (Metwerks 11.700 3,250 5500 6,250 6,000 6,250 ?0,200 M.Tempus 0,590 0,160 76500 0,300 0,280 0,300 ?0,020 Microcell 14,200 7,050 28180 10,800 10,600 10,750 ?0,200 IMicrolec 5,100 2,300 4025 53 3,200 3,200 3,200 Mikes 2,750 1,550 Z50 7 2,010 2.010 2,010 jM.DuNd 1,150 0,480 22500 0,820 0,800 0,800 jMirandor 0,420 0,110 23000 0,220 0,180 0,220 ?0,020 jMispec 0,320 0,045 20000 0,100 0,100 0,100 ?0,020 Mitée Tel, 6.900 4,450 2000 13 4,900 4,750 4,900 Mitel,Corp 24,000 9,600 323561 18 11,100 10,500 10.850 •0,450 fMolson A 28,000 19,800 3960 5 21.400 21,250 21.400 ?0,100 Moore 24,150 14,600 14040 15,750 15,600 15,600 •0,800 MtReal 3,350 2,000 3800 2,120 2,000 2,000 -0,100 Multfd.un 17,200 11,050 2500 14.100 14,100 14,100 ?0.100 jMurgor 0,400 0,130 10000 0,230 0,230 0,230 ?0,020 Nce Div,U voir plus bas NceErgy voir plus bas Nce Pel.u voir plus bas ANtoQ@ NS Power 19,200 16.600 2043 17 17,100 17,000 17,000 •0,100 iNamex 1,300 0,030 Z143 0,100 0,100 0.100 INelvana 35,250 23,500 68770 24 29,750 29,500 29,500 ?0,350 Newcastle voir plus bas Newcourl 79,000 29,500 1580 19 38,850 38.850 38.850 ?0,100 Nexfor 10,150 5,700 9343 32 7,400 7,050 7,400 ?0,100 jNora exp 1.110 0,255 30200 0,350 0,315 0,315 •0.010 Noranda 30,000 14,950 36458 6 16,900 16,700 16,850 ?0,050 jNormab 0.400 0,060 32400 0,180 0,150 0,150 •0,030 Normandy 16,450 9.750 1000 13,450 13,450 13,450 •0,050 Nor Tel 100,000 42,000 35350 91.800 91,250 91,650 ?0,250 N Tel Sr5 25,700 24.250 2100 25,250 25,000 25,250 ?0,050 Nova chm 31,850 17,300 22794 56 24,100 24,000 24,050 ?0,050 jNoveder 0.860 0,140 10000 0,150 0,150 0,150 -0,030 jNovic 5,100 1,700 14150 30 1,900 1,820 1,820 -0,030 iNymox 11,700 4,050 5950 4,800 4,500 4,800 ?0,050 O P jO Donnell 9,450 2,600 2700 3.050 2,950 3,050 ?0.100 fOcel.En.b 6,250 2,100 18500 4 2.350 2,200 2,200 •0,110 tOnexCorp 51.050 26,000 21255 12 51.050 49,500 49,500 •1,000 jOrex exp 0.10Ô 0,020 32550 0,050 0,040 0,040 -0.010 (Orezone 0,750 0,200 31500 0.600 0,520 0,600 ¦0,020 (Orient 0,080 0,025 5000 0,035 0,035 0,035 ?0.005 (Orleans 2.100 0,080 21500 0,140 0,115 0,115 •0,025 |Os
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