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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-03-20, Collections de BAnQ.

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I, K I) K V 0 I H , I.K S S A M K I) I 2 0 K T I) I M A N (' Il K 2 I M A II S I II !) il mSŒm ICHEL BÊLAI R DEVOIR y si# —•«et Wmm % ! v ÆÈj MHMMmRi 'jft ***»»«: »h S£iÿ?Tîi'j ¦HA/ i K;icJ s ® PROGRAMMES ET INFRASTRUCTURES page B 3 L’IMAGE TÉLÉ pageB6 L’IMAGE CINÉMA page B 9 L’IMAGE MULTIMÉDIA page B13 M LE Les nouvelles technologies de l’information, les fameuses NTI, ont tout chamboulé.En l’espace de moins de dix ans, elles ont transformé tout autant le petit que le grand écran.Grâce à elles, de nouvelles formes d’images sont apparues et de nouveaux supports aussi comme le cédérom et le DVD.Le grand coupable est facile à identifier.Il est lé fruit d’un croisement contre nature entre l’ordinateur et les technologies traditionnelles de fabrication d’images, pinceaux et crayons feutre y compris.Résultat, une sorte d’hybride: les images de synthèse.Et une nouvelle réalité, de plus en plus virtuelle.Le Québec a monté rapidement dans le train des NTI.Dès le début des années 90, le nom de Daniel Langlois et de son fameux logiciel d’animation se répandirent comme une traînée de poudre: quand le monde entier a vu bouger les dinosaures de Spielberg dans Iy Parc Jurassique, on a soudain compris que la réalité virtuelle était bien réelle.Et Softimage était devenue célèbre.L’exemple est frappant, bien sûr, mais les nouvelles images ont aussi envahi des champs beaucoup plus quotidiens, redéfinissant du même coup les médias traditionnels.L’arrivée des NTI est un des éléments-clés pour comprendre l’éclatement des créneaux de production au cinéma, le morcellement de la télévision en canaux spécialisés et l’émergence du cédérom.On produit des cédéroms au Québec depuis 1992.De cinq petites compagnies de production quelque part au milieu de la décennie, on est passé à plus de 250 d’après le dernier relevé de l’Association des producteurs de multimédia du Québec (APMQ).Le Québec est un producteur de contenu, mais saura-t-il le rester face à ce qui se prépare?Les mêmes questions se posent pour la télé et le cinéma maintenant que le monde est devenu un .» N, ’ - ' ' *.•*; -’-'T seul et même marché «à particularités locales».Car évidemment nous ne sommes pas les seuls joueurs sur l’échiquier.Partout sur la planète, les gouvernements et les multinationales investissent dans les NTI.Des manœuvres de grande envergure secouent le secteur et.Jes fusions et les acquisitions de toutes sortes sont en train de bouleverser le paysage.1 out cela se calcule en milliards de dollars et en positionnement stratégique.Ce n’est pas par hasard que l’accord multilatéral sur les investissements (AMD apparaît prioritairement sur l’échéancier des grandes puissances économiques.Et il y a la boîte de Pandore: Internet.Qui est en train de tout faire éclater.Internet qui se conjugue à l’école; à la télé; au cédérom; même au commerce.Alouette! Comment le Québec se prépare-t-il à sauver ses pions?Quels sont les programmes et les infrastructures avec lesquels il entend résister aux pressions de la mondialisation?Qui sont ceux qui résistent?Quels sont leurs plans et leur vision de l’avenir?C’est un peu tout cela, et beaucoup plus, que nous vous offrons dans ce premier cahier spécial consacré aux nouvelles images qui se font ici.DESIGN; T1FFET / PHOTOMONTAGE: CHRISTIAN VIEN I.E I) E V II 1 II .I.E S S A M EDI 2 0 Ë T I) I M A IV C II E 2 I M A I! S I !l !l !» 9 I’P HP RJS f Télécopieur : (5 14) 848-7059 /* X ' ion d'équipements multimédias.une affaire d'experts! ft- 0 œa®* IMêmëïêi Paul est un skieur expert et il s'y connaît en équipements de ski! Mais, quand vient le temps d'équiper sa nouvelle salle de conférence, il sait qu'il peut faire confiance aux experts de chez Concept Audio-Visuel.Paul sait reconnaître l'équipement de très grande qualité comme les projecteurs multimédias de SHARP et tout spécialement le XG-E3500U, conçu pour les installations permanentes.Le multimédia.une affaire d'experts! SHARP.XG-E3S00U Concept Audio-Visuel 10, rue King, Montréal (Québec) Au coeur de la Cité du Multimédia (514) 954-0000* 1-800-567-7076 Courriel : info@conceptav.ca Site internet : www.conceptav.ca Montréal / Ottawa / Québec XG-NV2U XG-NV3XB XG-NV4SU XG-NV5XU BnunanBOMMani [i ’àm% ¦ -J Affaire d’Etat MARTIN BILODEAU Comme on l’observe dans les pays à faible densité de population, ou encore dans certains pays européens où le poids démographique n’est pas suffisant pour garantir la viabilité d’une industrie du cinéma, l’infrastructure canadienne çst d’abord et avant tqut une affaire d’Etat.Un Etat qui finance, à travers divers canaux et différentes missions, et qui, par le poids de son importance, dicte par le chéquier ses barêmes esthétiques à une industrie qui commence tout juste à se tourner vers l’entreprise privée pour élargir son chemin.et qui a la fâcheuse habitude de se laisser enivrer par le succès, comme si celui-ci était garant de lendemains meilleurs.Le financement La production cinématographique québécoise, dont l’activité fébrile est miroitée à travers une vingtaine d’associations (des réalisateurs, des producteurs,des auteurs dramatiques, , etc.), compte sur deux importantes , institutions de financement.D’une part, Téléfilm Canada, institution d’in- , vestissement public fondée en 1977 (celle-ci relève à la fois du gouvernement canadien, qui lui octroie une allocation parlementaire, et du ministè- ; re du Patrimoine canadien), qui finance l’essentiel de la production cinématographique et télévisuelle d’un océan à l’autre et participe au rayonnement de celle-ci à l’échelle planétaire.D’autre part, la Société de développement des entreprises culturelles (SO-DEC), relevant du ministère de la Culture et des Communications du Québec, couvre l’ensemble des secteurs de l’activité culturelle québécoise (disque, livre, arts visuels, métiers d’art, multimédia, etc.), pour lesquels elle a mis sur pied des programmes sur mesure.En 1997, sur 16 millions alloués par les divers programmes de la SODEC, 52,5 % de cette somme a été attribuée , aux secteurs du cinémp et de la production télévisuelle.A ce montant s’ajoute près de 95 millions de dollars en mesures fiscales fies crédits d’impôt remboursables pour les productions cinématographiques et télévisuelles, qui peuvent atteindre 15 % du budget d’une production) et financement intérimaire consentis au milieu |J du cinéma et de la télévision.L’industrie du multimédia, petit frère en pleine croissance, récolte 3 % du budget de la SODEC.L’aide financière accordée par la( : SODEC au cinéma se divise en plusieurs programmes d’aide.Ceux-ci couvrent l’ensemble du spectre, allant de la scénarisation (9 % des montants) à la diffusion (18 %).La production grignote pour sa part près de 60 % du budget total.Ce schéma en trois temps (aide à la scénarisation, à la production, à la diffusion) est par ailleurs repris à plus petite échelle à travers le Programme d’aide aux jeunes créateurs, auquel près de U % des subsides disponibles sont alloués.Comme l’Office national du film ; (ONF), qui n’est plus aujourd’hui 1 qu’un organisme voué à la production I maison et la diffusion télévisuelle, Té- ; léfilm Canada (dont le siège social est situé à Montréal) a vu sa dernière dé- , cennie d’activité marquée par des compressions budgétaires et une ra-lionnalisation draconiennes.Celles-ci l’ont laissé avec près de la moitié de son budget d’opération d’antan.Ainsi, les engagements financiers et les dépenses administratives de l’organisme, au cours de l’exercice financier ; SUITE VOIR PAGE E3 JACQUES GRENIER LE DEVOIR du CRTC un permis de «réseau national», qui lui permettra dès ce printemps d’être diffusé obligatoirement (par directive du CRTC) sur les services de câblodistribution à la grandeur du Canada.TVA pourra ainsi concurrencer directement Radio-Canada dans les communautés francophones canadiennes à l’extérieur du Québec.Survivre Pendant ce temps les deux autres chaînes généralistes québécoises, TQS et Télé-Québec, luttent pour leur survie.La première, TQS, chaîne commerciale créée en 1986 qui attire actuellement entre 10 et 12 % de l’auditoire, accumule les déficits depuis deux ans.Elle vise la rentabilité pour 2001.Pour y arriver elle a mis en place à l’automne 1998 une programmation provocatrice proche d’un réseau comme Fox aux Etats-Unis, avec des émissions de débats provocateurs, des scènes de catastrophe ou de voyeurisme, un accent clair sur les affaires criminelles et policières.et des films érotiques en fin de soirée! L’autre chaîne, Télé-Québec, a décidé de renforcer en 1998 son mandat éducatif et culturel en modifiant 80 % de sa programmation, du jamais vu, et visant obtenir à moyen terme 3 % de l’écoute.La télévision connaît également en cette fin de décennie des changements majeurs dans son mode de distribution.Après près de trois décennies de diffusion par voie hertzienne traditionnelle, l’arrivée du câble à la fin des années 70 a imposé un premier bouleversement.Le Québec est un territoire très câblé: en 1996 près de 95 % de la population avait accès à des infrastructures de câble et près de 65 % des ménages au Québec avaient choisi de s’abonner au câble.Mais le consommateur demeurait captif des tarifs des câblodistribu-teurs et des bouquets de chaînes que ceux-ci offraient.Depuis 1997 les câblodistribu-teurs sont concurrencés par les compagnies de distribution par satellite, et depuis 1999 par une nouvelle entreprise de distribution de signaux par micro-ondes.Cette concurrence à déjà des effets puisque tout récemment le consommateur s’est vu offrir pour la première fois la possibilité de choisir les chaînes spécialisées auxquelles il veut s’abonner, plutôt que de prendre en bloc ce qu’offrait le câblodistributeur.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Alors que dans plusieurs pays la télévision a longtemps été sous mainmise gouvernementale, et alors qu’aux Etats-Unis c’est l’entreprise privée qui a tout contrôlé dès le départ.le Québec et le Canada se sont distingués par un système véritablement hybride: une grande chaîne publique, Radio-Canada/CBC, née au début des années 50, suivie dès le tournant des années 60 par de grandes chaînes privées, les deux systèmes se faisant concurrence pour le plus grand bénéfice du téléspectateur.A ce double système il faut ajouter un deuxième jeu de miroir alors que la télévision anglophone a voulu offrir une programmation similaire à la grandeur du Canada, il s’est rapidement créé au Québec un système télévisuel autonome.Même les services français de Radio-Canada/CBC sont rapidement apparus comme étant un monde à part.Résultat: après quatre décennies l’industrie québécoise de la télévision se distingue toujours autant de la programmation offerte au Canada anglais.Qu’on en juge: les Québécois sont les phis grinds consommateurs de télévision au pays, avec une moyenne de 25 heures par semaine (contre 22,7 pour les Canadiens).A la télévision française le contenu «canadien» représente 70 % de l’écoute, alors qu’au Canada anglais on regarde le contenu canadien dans une proportion de 32 %, préférant nettement séries et films américains.Plus fort encore: alors qu’au Québec les émissions dramatiques de tous genres (comédies, téléromans, mini-séries) faites au Québec trônent sans relâche au sommet des cotes d’écoute, au Canada anglais les séries dramatiques canadiennes-anglaises raflent moins de 4 % de l’écoute totale des Canadiens.Cette différence essentielle était au cœur des audiences que tenait le Conseil de la radiodiffusion et Une industrie qui se redéfinit des télécommunications (CRTC) en septembre 1998, audiences qui portaient sur l’avenir de la télévision canadienne.La gestion des ondes Le CRTC a été mis en place par le gouvernement canadien en 1968 pour assurer la gestion des ondes et pour établir les règlements présidant à l’attribution des licences de télédiffusion.L’article 3 de la Loi canadienne sur la radiodiffusion exige, entre autres, que le système canadien de radiodiffusion favorise l’épanouissement de l’expression canadienne.Ces exigences sont mesurées par le temps d’antenne que les télédiffuseurs doivent consacrer aux émissions canadiennes (environ 60 % sur l’ensemble de la journée, tel que défini par les règlements de licences).Or, à l’occasion de ces audiences, Radio-Canada a soumis un mémoire qui trace un portrait cruel mais franc de la réalité: après 40 ans de surveillance réglementaire, le caractère canadien n’est ni acquis ni prépondérant comme l’exige la loi, affirme noir sur blanc le télédiffùseur public.«Le contenu canadien ne parvient pas à rivaliser avec les émissions américaines qui jouissent de puissants outils de promotion».Mais ce constat s’applique essentiellement au versant anglophone du système canadien de télédiffusion.Car au Québec la réalité est fort différente: c’est celle d’un petit marché remarquablement bien implanté auprès de son public mais dont il faut maintenant protéger la spécificité dans un univers concurrentiel très agité, où le financement se fait plus rare.Concernant la télévision francophone, Radio-Canada ajoutait d’ailleurs lors de ces audiences qu’on ne peut plus se contenter de tabler sur les succès remportés: il faut plutôt s’adapter rapidement et mettre sur pied des industries qui peuvent soutenir la concurrence et mener des activités efficaces d’exportation.La télévision a d’abord été vue comme un service public.Avec le temps Une des nouvelles salles de contrôle du Réseau de l’information.vendons et de crédits d’impôt qui permettaient un développement fulgurant de la production indépendante.Multiplication des chaînes C’est là qu’on retrouve l’autre grand phénomène des dernières années, avec celui de la multiplication des chaînes: la place prise par les producteurs indépendants dans les programmations des grandes chaînes, alors que dans les années 70 la programmation télévisuelle était presque entièrement produite à l’interne.Des données qui datent déjà de 1994-1995, fournies par l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec, indiquent que les producteurs indépendants avaient fourni cette année-là près de 45 % des heures d’écoute de programmation originale.Les producteurs disposent de plusieurs sources de financement, mais la source qui illustre le mieux les contradictions actuelles du système, c’est le Fonds canadien de télévision, mis en place par le gouvernement fédéral il y a à peine quelques années.En 1998 le Fonds canadien de télévision a accordé 177 millions pour financer 330 heures de télévision et 17 longs métrages.Mais l’attribution de ces sommes a donné lieu à une véritable crise au printemps 1998, alors que le fonds recevait 238 projets, soit trois fois plus que l’année précédente, les producteurs campant littéralement devant les bureaux de l’organisme, qui traitait les dossiers selon le principe du premier arrivé premier servi.Cette augmentation exponentielle du nombre de projets est sûrement causée par la multiplication des chaînes au Canada.Afin de reprendre le contrôle de la situation, le fonds a mis en place de nouveaux critères en 1999.Les projets subventionnés devront encore plus faire valoir la culture d’ici, et la part de financement fournie par le producteur et par le télédiffùseur dans le calcul de la subvention devra être encore plus importante.Stratégies pour l’avenir Dans l’univers concurrentiel actuel, TVA parvient pour le moment à maintenir une part de marché de 35 à 38 % mais ses dirigeants lorgnent maintenant vers l’extérieur du Québec.La grande chaîne commerciale signe des ententes de collaboration avec M6 en France et avec des réseaux américains pour produire des téléfilms exportables.Et TVA rient tout juste d’obtenir cette notion est devenue conciliable avec la recherche de profit et le commerce.Et les changements technologiques des années 80 ont établi une pression supplémentaire: les forces du marché dominent maintenant une industrie où surnage bien difficilement cette notion première de service public.Cette remise en question s’est produite en même temps que les gouvernements remettaient en question leur financement.Au tournant des années 90, une série de compressions majeures avait considérablement réduit le budget de Radio-Canada/CBC mais aussi de Télé-Québec, la chaîne publique québécoise.En même temps que s’abattaient les compressions, les gouvernements mettaient en place une série de sub- a.concordi courriel : osa12 On vous prépare pour le monde www.concordia.ca ?4 i L K I) K V (lia, L K S S A M El)l 2 (I E T I) I M A N C il E 2 I M A II S I il il il AFFAIRE D’ETAT Sur le front de la distribution, la guerre n’est pas gagnée.SUITE DE LA PAGE E 2 1997-98, totalisent 165 millions de dollars et sont répartis, comme à la SO-DEG, dans divers programmes (Programme de participation au capital, Fonds de financement du long métrage, Fonds d’aide à la distribution de longs métrages, etc.).L’organisme a financé l’année dernière 38 longs métrages canadiens, dont 15 étaient de langue française et produits au Québec.Le montage financier des films liasse ensuite par différentes institutions.La télévision d’Etat canadienne (Radio-Canada) et québécoise (Télé-Québec), le Fonds Harold Greenberg, le Fonds de la télévision et de la câblodistribution pour la production d'émissions canadiennes (FTCPEC) et le Programme fédéral de crédits d’impôt Les ressources Le Québec constitue un important bassin de techniciens et d’artisans du cinéma, lequel est d’ailleurs en pleine croissance, le Syndicat des techniciens et techniciennes de cinéma et de vidéo du Québec (STCVQ) comptant aujourd’hui 1800 membres actifs (ils étaient à peine 700 en 1992), auxquels s’ajoutent 1000 permissionnaires.La masse salariale du STCVQ était en 1998 de 64 millions de dollars, contre 13 millions en 1992.La raison de ce phénomène de croissance: la chute du dollar canadien, qui rend les plateaux québécois très attrayants pour les producteurs étrangers, jumelée à la création d’une association, nommée Initiative Québec.Depuis sa création en 1993, Initiative Québec a permis de redonner à Montréal son titre de ville cinématographique, et 28 % des sommes engagées en production proviennent des Etats-Unis.On parle aujourd’hui de construire de nouveaux studios de cinéma pour désengorger les 13 que compte déjà Montréal, de nouvelles compagnies de production voient le jour (48 très actives, juste à Montréal), les ententes de coproduction se multiplient (Téléfilm Canada possède à ce jour 44 ententes de coproduction avec 52 pays).A ce tableau vient se greffer toute une industrie du service liée au cinéma (entreprises de comptabilité spécialisées, de transport, de sécurité, etc.), comme en témoigne élo-querpment le Montreal Shooting Guide (Ed.Info-Presse), répertoire des services mis sur pied par Initiative Québec et le Bureau du cinéma de Montréal.La diffusion Les réseaux de production semblent solidement ancrés — on dénombre au Québec plus de 400 boîtes de production, cinéma et télévision confondus — et bénéficient somme toute des effets de la concurrence dans le cadre d’un marché devenu rentable, certaines productions, comme le long métrage Les Boys, ouvrant le marché à des films moins rentables mais artistiquement plus relevés.Or, sur le front de la distribution, la guerre n’est pas gagnée.A Montréal, où l’on dénombre une quinzaine de compagnies de distribution actives dans la diffusion de films en salles, plus de la moitié (dont Alliance Vivafilm, Behaviour et Lion’s Gate Films) consacrent la majeure portion de leurs activités à la diffusion de films dont les droits étaient d’abord détenus par des compagnies américaines (Miramax, Sony Pictures Classics, New Line, October, etc.), lesquelles les emploient à titre de sous-distributeur.Ces ententes leur permettent d’occuper la petite portion du parc de salles laissée vacante par les majors (Paramount, MGM, Universal, etc.), et dame le pion aux plus petits distributeurs (dont K-Film Amérique et Prima Film), handicapés par cette difficile concurrence.Le projet de loi, qui aurait permis d’injecter de l’argent dans la production de films canadiens par le prélèvement d’une taxe au guichet (comme ça se voit en France), a été rejeté en 1998 par l’Association des propriétaires de salles, qui craignait qu’une augmentation du tarif ait un effet néfaste sur la fréquentation.De sorte que les sommes pressenties par ce projet de loi, qui devaient en grande partie faciliter la promotion des films, ont disparu de l’horizon.La perspective est d’autant plus décevante que le parc des salles de Montréal et du Québec en en pleine métamorphose.Les principaux exploitants actifs dans la région montréalaise, soit Cinéplex Odéon, Famous Players, Cinémas Guzzo et bientôt la compagnie américaine AMC, ouvrent des dizaines des complexes multi-salles, fermant par la même occasion les vieux cinémas rendus désuets par les technologies de l’image et du son au développement galopant Ainsi, 39 nouvelles salles de cinéma devraient voir le jour au centre-ville de Montréal did la fin de l’année 1999.m INFRASTRUCTURES - INDUSTRIE Des chiffres qui parlent SOURCE: FII.MS LIONS GATE Les Boys 2, qui a connu un succès aussi impressionnant que le premier épisode, ouvre le marché à des films moins rentables mais artistiquement plus relevés.Peu de petits pays de la taille du Québec peuvent se vanter d’abriter une industrie de l’image aussi florissante.Proximité de la planète Hollywood et du rêve américain, tradition commencée il y 40 ans avec l’Office national du film, télévision innovatrice, soutien important de l’État, nombre de facteurs ont contribué à l’éclosion de la créativité dans les films, à la télévision et maintenant dans le multimédia.Quand le plus profond, c’est l’image.disposent en moyenne d’un budget de production de 75 millions, en plus de la promotion.Le budget moyen d’un film canadien est de 1,5 million, dont 150 000 $ pour la publicité.ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Depuis le début de la décennie, la production de films et d’émissions de télévision a connu un essor fulgurant tant au Québec que dans le reste du Canada.Selon une étude de Pricewaterhouse Coopers commandée par l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ) et son pendant canadien, l’Association canadienne de production de film et télévision (ACPFT), la croissance annuelle du secteur depuis 1993 a été de 9,3 %, trois fois le rythme de croissance de l'économie.La valeur globale T oc filme des productions a double depuis le début de la dé- américains cennie et, en 97-98, elle a dépassé trois milliards.De ce nombre, les productions canadiennes qui portent un visa et qui sont dope éligibles à l’aide de l’État s’élevaient à 1,09 milliard, en légère hausse par rapport à l’année précédente, tandis le sommet de la décennie avait été atteint en 95-96 à 1,2 milliard.Les productions canadiennes ne portant pas de visa se sont établies à 1,09 milliard en 97-98.Mais ce sont les productions étrangères — ces films souvent américains et à gros budgets, selon les critères montréalais — qui ont connu la plus forte croissance.Depuis 91-92, ces productions, alléchées par la faiblesse du dollar, par des subventions à la production et par une ville qui fournit des extérieurs ressemblant à certaines villes américaines, et qui arrive parfois à feindre d’être européenne, ont quadruplé en valeur pour atteindre 818 millions.Outre ces productions étrangères, qui peuvent être considérées comme une forme d’exportation, les productions canadiennes, qu’elles soient destinées aux salles de cinéma ou au petit écran, ont généré 301 millions de recettes à l’étranger.La part de financement étranger dans les co-productions a atteint des sommets en 97-98, soit 247 millions, comparativement à 157 millions l’année précédente et à 110 millions en 95-96.Au Québec, la dernière année a été particulièrement fructueuse avec un valeur en productions de 976 millions, en hausse de 145 millions par rapport à 96-97.Les producteurs étrangers ont dépensé 45 millions de plus au Québec Tan dernier tandis que la valeur des films canadiens visés et tournés ici s’est accrue de 100 millions.On sait d’ailleurs que cette activité fébrile taxe le milieu de la production audiovisuelle à Montréal où les techniciens se font rares en certaines périodes de Tannée.Le Québec compte pour le tiers de l’industrie canadienne du cinéma et de la télévision, plus que sa part de la population.Mais derrière ces données d’ensemble se cache une réalité duale, deux contextes différents, celui des longs métrages, d’une part, et celui de la télévision, d’autre part.Deux mondes.Et à ces deux mondes se juxtaposent aujourd’hui la troisième voie de l’image, le multimédia, avec les particularités et la fragilité propres à un champ d’activités en émergence.Les deux solitudes à la télévision Au Québec, les productions made in Quebec, si on fait exception des films, souvent américains, dominent largement le paysage télévisuel.Les duc téléromans ou téléséries les plus populaires au Québec sont le fruit du travail d’artisans québécois et elles ont toutes capté un auditoire de plus d’un million de personnes.Selon les données Nielsen de 1998, l’auditoire de La Petite Vie a atteint le chiffre stupéfiant de 3,3 millions de téléspectateurs.D’autres séries ont fait également extrêmement bien comme L’Ombre de l’épervier avec une cote d’écoute de 1,8 million et Un gars, une fille avec 1,5 million.Dans tous les pays du monde qui disposent de l’infrastructure pour produire leur télévision, les émissions nationales comptent parmi les dix émissions les plus regardées.Sauf au Canada anglais où elles sont toutes américaines.Tandis que Ton s’interroge sur le prochain mandat de la CBC — on pense sérieusement à en faire une télévision culturelle et élitiste qui ne rechercherait pas les cotes d’écoute, un réflexe qui indispose les télédiffuseurs privés, le petit écran au Canada anglais diffuse à l’unisson des stations de Los Angeles, de Milwal-kee, de Buffalo, de Paris, Texas, durant les heures de grande écoute.Démission produite au Canada anglais qui connaît le plus de succès, This Hour Has 22 Minutes, réussit à attirer 1,78 million de téléspectateurs répartis entre ses deux diffusions par semaine.Le succès de CTV, Due South, affiche un auditoire de 880 000 personnes et Black Harbour, la dramatique présentée à CBC, ne séduit qu’un maigre auditoire de 464 000 personnes.Le tout, dans un marché trois fois plus grand le marché des Québécois francophones.C’est comme si Un gars, une fille n’attirait au Québec que 500 000 téléspectateurs.Le cinéma: le parent pauvre L’industrie cinématographique «souffre encore d’une insuffisance chronique de fçnds», estime l’APFTQ et l’ACPFT.A la différence de la télévision, le cinéma n’est pas réglementé au Canada.Pas de contingentement SOURCE: PARAMOUNT Une scène du film américain Snake Eyes, du réalisateur Brian de Palma, qui a été tourné à Montréal.imposé à la projection dans les salles, par exemple.Les films canadiens doivent concurrencer de plain-pied avec les productions américaines dont les budgets sont stratophériques par rapport aux films d’ici.Typiquement, les films américains disposent d’un budget de production de 75 millions.Mais, surtout, les producteurs yankees dépensent presque autant en publicité à l’échelle nord-américaine, ce qui représente, pour le seul marché canadien, des dépenses en publicité et en promotion de plusieurs millions par film.La comparaison est gênante: le budget moyen d’un film canadien est de 1,5 million dont 150 000 $ sont réservés à la publicité.Et puis, le réseau de salles de cinéma au pays est contrôlé par les majors américains, ce qui facilite la diffusion des blockbusters sur de multiples écrans lors des premières semaines suivant leur lancement.Au Québec, s’ajoute un autre difficulté qui limite les possibilités d’exportations des films québécois: la répulsion qu’éprouvent les publics américains et canadiens-anglais devant les œuvres doublées.Exclusion culturelle Globalement, les gouvernement ont contribué en 97-98 à 18% du financement des productions canadiennes qui bénéficiaient d’un visa et dont la valeur totale s’élevait à 1,09 milliard.Cette aide gouvernementale s’adresse autant à la télévision qu’au cinéma.On sait toutefois que le financement des longs métrages est beaucoup plus problématique que celui des émissions de télévision.Le Canada n’est pas le pays qui en fait le plus en la matière.Selon la Guilde des réalisateurs, le Royaume-Uni consacre 159 millions en subventions aux tournages de long métrages, soit 2,73 $ par habitant, l’Allemagne, 194 millions, soit 2,39 $ par habitant et le Canada, 55 millions, ou 1,85 $ par habitant.Contrairement à d’autres pays et au premier chef, le Royaume-Uni, le Canada n’a pas fait de son système de télédiffusion un moyen très utilisé pour la distribution des longs métrages canadiens.Sauf à la télévision payante et dans certaines chaînes spécialisées, peu de films d’ici sont diffusés au petit écran.La contribution financière des télédiffuseurs à la production de films canadiens est extrêmement modeste, déplore APFTQ.Cette association souhaite qu’on s’inspire des mesures prises par certains pays européens pour encourager la diffusion de films d’ici sur le petit écran et assurer une part de leur financement.Channel 4 au Royaume-Uni prend en charge jusqu’à 100 % des frais de production de longs métrages en échange de l’exclusivité de leur présentation à la télévision britannique et d’une part importante des recettes tirées des ventes à l'étranger.Ën France, les chaînes de télévision généralistes, comme TF1 et France 2, sont tenues d’allouer jusqu’à 40 % de temps d’antenne à la diffusion de films français et doivent participer à leur financement Au cours des prochaines années, on peut s’attendre à une offensive soutenue des Américains pour démanteler toute forme de subventions à la production audiovisuelle et venir à bout de (exclusion culturelle qui permet encore aux États, comme la France, le Royaume-Uni et le Canada, de soutenir leur industrie du film et de la télévision.CYCLE ° cinéma libre Le plus grand distributeur indépendant à des fins pédagogiques et culturelles Cliquez sur notre site web-1 www.cinemalibre.com ' cinéma Libre 460, Ste-Catherine Ouest, bureau 500 Montréal (Québec) TéI.: 861-9030 Télécopieur: 861-3634 Courriel: clibre@cam.org MULTIMEDIA Programmes de 2 Automne 1999 Date limite de demande d'admission : 1er avril • Des programmes de formation pour concevoir et réaliser des projets novateurs dans le domaine du multimédia • Des laboratoires et de l'équipement à la fine pointe de la technologie j • Un encadrement personnalisé, assuré par des professeurs reconnus dans le domaine • Des perspectives de carrière intéressantes pour les diplômés Ces programmes s'adressent à ceux qui possèdent une expérience en création artistique et (ou) en production multimédia.Maîtrise en communication, CONCENTRATION « MULTIMÉDIA INTERACTIF » Pour ceux qui recherchent un milieu de formation stimulant axé sur la conception, l'expérimentation, la réalisation et l’implantation d'un projet créatif et novateur en multimédia interactif.Le programme offre un encadrement personnalisé et permet de soutenir des projets originaux, audacieux et diversifiés.Les candidats intéressés doivent proposer : • un projet de mémoire-production en multimédia interactif; • un portfolio de réalisations, au moment de l’entrevue, attestant d'une expérience en production avec les technologies numériques.Information ou demande d'admission : Danielle Gariépy, (514) 987-4057 ou dans le Web à www.regis.uqam.ca/Programmes/3839.html D'autres programmes de deuxième cycle, tel le D.E.S.S.en technologies de l'information, incluent aussi une formation en multimédia.Maîtrise en arts visuels et médiatiques Concentration « création » : Pour les artistes qui désirent développer une pratique et une réflexion critique dans le cadre des enjeux actuels en art, menant à la réalisation d’une œuvre ou d’une intervention artistique en arts visuels ou en arts médiatiques.Concentration « éducation » : Pour les intervenants en milieux scolaire, spécial ou à vocation culturelle qui souhaitent aborder les questions liées à la diffusion et à la place des technologies ainsi qu'au rôle social de l'artiste dans les pratiques éducatives et artistiques.Diplôme d'études supérieures spécialisées (D.E.S.S.) EN ENSEIGNEMENT DES ARTS VISUELS ET MÉDIATIQUES Ce nouveau programme s'adresse également aux intervenants en éducation.D’une durée de un an, il se termine par un projet d'intervention dans un milieu et par la diffusion d’un rapport de recherche.Information ou demande d'admission : Barbara Wall, (514) 987-8289 Programmes de 1er cycle L'UQAM offre aussi des programmes de 1"cycle axés sur les nouveaux médias, tels le baccalauréat en arts visuels, le baccalauréat en communication et le baccalauréat en design graphique.D'autres programmes utilisent les mêmes équipements de pointe pour atteindre leurs objectifs de formation, tels le baccalauréat en design de l'environnement et le baccalauréat en géographie.Information sur tous les programmes : www.regis.uqam.ca UQÀM L'avenir est ici HM GRETA SCACCHI OLM FEO SPKr I_________________________________________________1 FILM TONIC, ODEON FILMS INC., NEW LINE INTERNATIONAL RELEASING, CHANNEL FOUR FILMS, TELEFILM CANADA présentent UNE PRODUCTION RHOMBUS MEDIA • MIKADO «LE VIOLON ROUGE» UN FILM DE FRANCOIS GIRARD avec CARLO CECCHI IRENE GRAZIOLI JEAN-LUC BIDEAU GRETA SCACCHI JASON FLEMYNG SYLVIA QHANG COLM FEORE.SAMUEL L.JACKSON DISTRIBUTION DES RÔLES DEIRDRE BOWEN DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE ALAIN DOSTIE DIRECTEUR ARTISTIQUE FRANCOIS SEGUIN CONCEPTION DES COSTUMES RENEE APRIL MONTAGE GAÉTAN HUOT MUSIQUE ORIGINALE JOHN CORIGLIANO VIOLON SOLO JOSHUA BELL producteur délégué BARBARA SHRIER coproducteurs DANIEL IRON et GIANNANDREA PECORELLI producteur NIV FICHMAN scénario DON McKELLAR avec FRANÇOIS GIRARD réalisateur FRANÇOIS GIRARD i BI ’ONic I TTIIoolby fi Bande sonore disponible sur étiquette Sony Classical PROOLIT AVEC LA wrticwtkin de NEW LINE INTERNATIONAL RELEASING, CHANNEL FOUR FILMS, TELEFILM CANADA, CITYÏV/BRAVO, VIENNA FILM FINANCING FUND et SONY CLASSICAL ©1998REDV)OLINf1KI(XXrnONSLlM(TED SIDfCARFILMSETTVSRL-M!KADOFlMSRL.TOUS DROITS RÉSERVÉS.MAQUETTE ©1998 OŒON FIMS ÏC.TOUS IMS RÉSERVÉS, ONU «AUtfNCT «""PWON ¦HE $ Rhombus «•» SRC MAINTENANT A L’AFFICHE AU rFAMOUS PLAYERS-1 PARISIEN 1 AK R R I C H EE ! I-CINÉPLEX ODÉON-1 i-CINEPLEX ODEON-1 i-CINEPLEX ODEON-1 i-FAMOUS PLAYERS- CINÉMA 9- -CAPITOL — I BOUCHERVILLE 11 LAVAL (Galeries) 11 BROSSARP 11 CARR.ANGRIGNON ROCK FOREST ST-JE AN -FLEUR DE LYS- TROIS-RIVIÈRES 0.?CINÉMA DE PARIS- VALLEYFIELD ?SON DIGITAL PROCLAME MEILLEUR FILM DE L’ANNEE : Récipiendaire de 8 PRIX GÉNIE et de 9 PRIX JGTRA - dont- Meilleure réalisation FRANÇOIS GIRARD Meilleur scénario - Meilleure musique originale Meilleur son • Meilleure direction artistique Meilleur direction de la photographie Meilleur montage image - Meilleur acteur de soutien L K I) K V OIK, L E S S A M E I) I 2 0 E T I) 1 M A N C HE 21 M A R S I !) !) ft INFRASTRUCTURES MULTIMÉDIA Le labyrinthe aux millions E 5 HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR Bien qu’elle soit caractérisée par la prépondérance de la matière grise sur l’équipement, l’industrie du multimédia requiert elle aussi des sommes importantes pour le démarrage de ses projets.Des sous, il en faut pour financer le génie, aussi intangible soit-il, et les gouvernements fédéral et provincial se sont montrés imaginatifs en la matière.Peut-être même un peu trop selon certains.Ironique, le directeur général de l’Association des producteurs de multimédia du Québec (APMQ), Gilbert Ouellette, lance : «Pour un politicien, c’est l’fun de créer des fonds.Ça permet de faire des annonces!» Mais, ajoute-t-il, «certains programmes ne sont pas vraiment adaptés à cette nouvelle industrie.Ce sont souvent des programmes qui existaient avant et auxquels on a seulement ajouté le mot multimédia».L’Association des producteurs compile présentement les résultats d’un sondage effectué auprès de ses membres concernant leurs connaissances et leur appréciation des divers programmes mis sur pied à leur intention.De son côté, le CÉSAM (le Centre d’expertise et de services en applications multimédia) accueille chaleureusement les multiples actions des gouvernements en faveur du multimédia.Selon Stéphane Le Bouyonnec, président du conseil, ce ne sont pas les programmes qui sont trop nombreux, mais les entrepreneurs qui sont trop timides.«Ce qu’il faut stimuler maintenant, c’est le sens de l'entrepreneurship.Il y a plus de fonds que de besoins exprimés.Il faut inciter les jeunes à se diriger vers ce domaine.» Québec estime à 36 millions de dollars le coût pour l’année 1998-1999 de ses diverses mesures d’encouragement au multimédia.Des mesures qui, selon ses chiffres, auraient permis de créer 5361 emplois jusqu’à présent.Reste qu’il est difficile de compiler les sommes totales investies dans le secteur par les pouvoirs publics, tout comme le nombre d’emplois que ces mesures ont permis de créer, tellement les source de financement sont diverses, et les millions, éparpillés.Qu’on en juge.Créée en grandes pompes par Bernard Landry en juin 1998, la Cité du multimédia est sans doute la mesure de financement la plus connue.Les entreprises qui acceptent de s’installer dans le quadrilatère désigné bénéficient d’une subvention équivalant à 60 % du salaire des emplois créés la première année, puis de 40 % les années subséquentes.Objectif officiel du programme: créer 10 000 emplois en 10 ans.Objectif moins officiel: revitaliser un secteur de Montréal littéralement désaffecté dans lequel de surcroît la Ville avait des intérêts immobilifers.D’où les critiques de l’industrie.Aide à la production La Société de développement des industries culturelles, la SODEC, administre depuis octobre 1996 un programme d’aide à la production de titre multimédias francophones à caractère culturel.Sa participation consiste en une aide remboursable ne dépassant pas 25 % du budget du projet 1 Les bureaux de Discreet Logic dans la Cité du multimédia, dans le Vieux-Montréal.JACQUES GRENIER LE DEVOIR La SODEC se rembourse par une redevance sur les ventes du produit, assumant les risques du marché.Si après trois ans les sommes prêtées ne sont pas recouvrées, la SODEC «acquitte» le producteur.Parmi les projets ainsi financés qui s’annoncent des succès, Mia la petite souris de Kutoka, un cédérom ludo-éducatif pour les 5 à 9 ans, et Y Encyclopédie visuelle de la cuisine de Québec Amérique.La SODEC offre aussi un crédit d’impôt remboursable pour la production de titres mutimédias de l’ordre de 50 % des dépenses de main-d’œuvre si le produit est disponible en version française, et de 35 % pour les autres titres.De son côté, le ministère des Finances du Québec a mis sur pied en 1997 les Centres de développement des technologies de l’information (CDTI).Ce sont avant tout des lieux physiques (à Montréal, Laval, Hull, Québec et bientôt Sherbrooke) qui hébergent des entreprises.Celles-ci doivent avoir des projets novateurs, travailler au développement de nouvelles expertises et se consacrer à la recherche et au développement.L’aide consentie consiste en un congé d’impôts et de taxe sur le capital d’une durée de cinq ans ainsi qu’en des cré- dits d’impôt remboursables de l’ordre de 40 % des salaires versés, jusqu’à concurrence de 15 000 $, et de 40 % de l’équipement.Les tout nouveaux Centres de la nouvelle économie, les CNE, viendront compléter le réseau dans les villes sans CDTI.Au fédéral, Téléfilm Canada gère le nouveau Fonds pour le multimédia de 30 millions, répartis sur les cinq prochaines années, pour le développement et la mise en marché de produits rentables axés sur la culture.L’aide prend la forme de prêts sans intérêt remboursables au terme de deux ans.Pour la phase de production, l’entreprise admissible peut toucher 50 % du coût total de son projet jusqu’à concurrence de 250 000 $ et, pour la mise en marché, 50 % du coût total jusqu’à concurrence de 150 000 $.Patrimoine Canada a également consolidé, en collaboration cette fois avec la Banque de développement du Canada, un fonds pour accorder des prêts avec intérêt variant entre 20 000 $ et 250 000 $ aux entreprises culturelles, y compris celles œuvrant dans le multimédia.Pour être admissibles, elles doivent cependant être en exploitation depuis deux ans ou plus et avoir un chiffre d’affaire d’au moins 250 000 $.Le fonds est pré- sentement épuisé, mais sera renfloué par le gouvernement d’ici peu.Enfin, le gouvernement du Canada a mis sur pied dernièrement un Fonds, d’expérimentation en multimédia qui est géré par le CESAM.Par le biais de contributions non-remboursables, ce fonds peut financer un maximum de 49 % des coûts de prédémarrage de projets.La contribution totale ne peut cependant excéder 50 000 $.En matière de sociétés de capital de risque, trois en particulier s’intéressent au multimédia.La contribution financière du Fonds d’investissement de la culture et des communications, une société en commandite détenue par le Fond de solidarité des travailleurs du Québec et la SODEC, varie de 50 000 $ à 750 000 $.La F1DEC quant à elle, officiellement créée il y a deux mois, peut compléter le financement de projets d’envergure internationale grâce à un fonds à moitié financé par le privé de 45,5 millions.Comme le fonds s’attend à un retour sur l’investissement, la FIDEC s’adresse surtout à des chefs de frie de l’industrie.Les investissements peuvent atteindre deux millions.Finalement, Investissement Infosqft est le seul fonds privé de capital de risque qui fait du multimédia sa priorité.La participation peut aller de 100 000 $ à un million.' « Milieu immature Le monde du multimédia est encore tout jeune — $u Québec comme ailleurs.Il a véritablement vu le jour, au mieux, il y a huit ans, dans le sous-sol de quelques visionnaires qui avaient été impressionnés par le potentiel des ordinateurs.Pas étonnant, donc, que chacun travaille encore un peu dans son coin.L’industrie du multimédia de Montréal souffre d’un manque de concertation entre les acteurs qui ne peut que retarder sa croissance.Mais déjà, quelques organisations voient le jour pour combler cette lacune.L’Association des producteurs {le multimédia, qui regroupe 65 producteurs québécois, est de celles-là.Il y a aussi le CESAM, un regroupement de 25 membres, tels Bell Canada, Groupe Vidéotron, Téjé-globe entreprises média, Transcontinental E.media,-la Société Radio-Canada et les quatre universités montréalaises, regroupement qui mène une veille technologique, aide au prédémarrage d’entreprises, à la commercialisation et la promotion de produits ainsi qu’à la formation fie la main-d’œuvre.Enfin, il y a le Forum des inforoutes-et du multimédia, le FIM, un organisme sans but lucratif qui favorise le réseautage dans l’industrie.«Notre défi au FIM consiste à amener à se côtoyer des gens qui ne se côtoieraient pas autrement, explique René Barsalo, président du conseil d’administration.Notre membership est constitué autant de banquiers-et d’avocats que d’artistes et d'informaticiens.Dans ttos rencontres, des gens en habits trois pièces rencontrent des gens avec des épingles dans le nez.C’est ça la culture de l’industrie.{.]La seule différence entre une ville qui se démarquera internationalement et une autre qui ne se démarquera pas sera la capacité de ses intervenants de se rencontrer localement et professionnellement et d’échanger des informations.» Bruce Willis et Luc Picard dérangent vos habitudes ?Comptez-vous chanceux ! L’industrie québécoise du cinéma et de la télévision connaît une croissance remarquable depuis quelques années.Vous l’avez d’ailleurs peut-être déjà constaté, puisqu’elle bouscule parfois vos habitudes en bloquant la circulation ou en occupant un bout de votre quartier.Et c’est tant mieux, car nous bénéficions tous des nombreuses retombées économiques et des milliers d’emplois directs et indirects qui sont générés par cette industrie.Au nom du cinéma, nous vous remercions précieuse collaboration ! SOCIÉTÉ DE DÉVELOPPEMENT DES ENTREPRISES CULTURELLES Québec :: BUREAU D'ACCUEIL AUX PRODUCTEURS ÉTRANGERS wm Bureau du cinéma et de la télévision d'Argenteuil IllUfTIAnVE 1 m région québec QUEBECM FlUt/TtliYISIOH PRODUCTION C2D I.E I) E V (t I 11 .I.K S S A M EDI 2 0 E T I) I M A N C HE 21 M A 11 S I !l !» !> E 0 [Lietd fiwags s] INFRASTRUCTURES Les enfants du plan Vaugeois [¦ EE ntrevu -] Née au beau milieu de la tempête il y a deux ans, PAPMQ met son nez dans tous les dossiers touchant le multimédia MICHEL BÊLAI R LE DEVOIR On le sait, l’Association des producteurs multimédia du Québec (APMQ) est née dans la tourmente de ce que l’on a appelé «l’affaire Ubi-soft».L’APMQ, c’est l’histoire d'une levée de boucliers presque spontanée autour de trois hommes venus du «milieu», de ceux qui essaient de développer l’industrie du multimédia au Québec depuis la fin des années 1980; Paul Allard, Claude Dugas et Gilbert Ouellette.L’Association s’est formée en quelques semaines à peine autour d'un ras-le-bol général.• «Le milieu du mutimédia québécois n’avait rien à reprocher à Ubisoft, précise Gilbert Ouellette, le directeur de l’APMQ depuis sa fondation en mai 1997.Nous en avions plutôt contre le “dossier Ubisoft”.Contre le fait d'offrir des allégements fiscaux à des producteurs étrangers alors que ceux d’ici n'y avaient pas droit.» Cette réaction presque unanime du milieu contre «l’improvisation du gouvernement en matière de multimédia» , pour reprendre les mots de Gilbert Ouellette, a mené, dès le départ, à une glande victoire: l’élargissement du fameux plan Vaugeois — taillé sur mesure pour attirer ici l’éditeur français Ubisoft — à l’ensemble des producteurs du Québec.C’est encore aujourd’hui la base de la politique québécoise du multimédia.Work-in-progress À l’APMQ, on n’aime pas trop se voir traiter de «groupe de pression», encore moins de «lobby», mais c’est néanmoins en s’impliquant sur tous les fronts que l’organisme a fait la preuve de son efficacité.«Je préfère voir l'APMQ, comme une sorte de Gilbert Ouelette JACQUES GRENIER LE DEVOIR “work-in-progress”, explique Gilbert Ouellette.Nous sommes un lobby, oui.Mais pas seulement un lobby Notre action évolue à mesure que la situation évolue, et ça évolue très vite dans notre milieu, vous le savez Nous sommes forcés de travailler dans cinq directions en même temps: la représentation des professionnels du milieu; la circulation de l’information entre les membres; la promotion des produits québécois sur tous les types de marchés; la négociation et la revendication des intérêts du milieu auprès des décideurs politiques et privés.Au rythme où les dossiers s’accumulent, nous avons certainement du pain sur la planche pour une bonne dizaine d’années sinon plus.» Du Milia jusqu’au CRTC, l’Association se montre sur toutes les tribunes et participe à toutes les discussions.Au cours des derniers mois, elle s’est impliquée dans des dossiers aussi bien politiques qu’économiques.Concrètement, cela commence à déboucher aussi sur des initiatives intéressantes.Exemple: l’APMQ sera du Printemps du Québec à Paris.Pendant trois mois, on ouvrira 100 points de vente à travers toute la France et l’on y présentera une offre groupée de 20 cédéroms québécois.L’opération est menée conjointement avec DM Multimédia qui se spécialise dans la diffusion de cédéroms à caractère éducatif.Objectif: se faire voir, enfin.Budget: 130 000 $.Une aubaine si l’on considère la visibilité accolée aux grandes surfaces de la FNAC avec laquelle l’APMQ négociait encore au moment de l’entrevue.«Il ne faut pas se le cacher, l’enjeu est crucial, reprend Gilbert Ouellette; c’est un test très important.Partout sur la planète, les producteurs multimédia en sont à la même phase, critique: celle de la commercialisation.Tout le monde est dans la course.Il faut que ces gens-là sachent qu’on existe, qu'on a des produits de qualité à offrir et qu’on veut faire des affaires.Parce qu’on ne peut survivre en s’en tenant au seul marché québécois; il faut tisser des alliances, “localiser” nos produits et les distribuer partout sur le globe.Et pour que cela soit possible, il nous faut en même temps développer de plus en plus de contenus.C’est la clé, la “valeur réelle” dans un monde qui carbure à la localisation.C’est pour cela que nous insistons aussi sur l’importance de mettre sur pied des programmes qui financent autre chose que la création d’emplois.Quelque chose comme un fonds d'aide à la pro- son-or JTiCtrooiqjie Êtes-vous prêts pour le numérique ?LOS M 1 H A Jusqu'au 12 mai, profitez de rabais de 50 $ à 500 $ P RO SCA N Chez Son-Or, Filtronique nous sommes prêts.Nous pouvons déjà vous offrir un très grand choix de téléviseurs et de projecteurs Cinéma-maison, compatibles avec les technologies numériques.Ne faites pas l’erreur de vous procurer un appareil qui serait déjà désuet.Passez nous voir, nous saurons vous conseiller et vous faire connaître l'extraordinaire révolution télévisuelle qui se pointe à l'horizon.Téléviseurs à entrées composites à partir de 895$ POUR PLUS 0‘INFORMATIONS SUR NOS PRODUITS.VISITEZ NOTRE SITE INTERNET : www.fOtroniquR-ton-or.com 9343, Uj«une«e, Mont/éel, Québec HJM 1S3 Tél.: (514) 389-1377 duction — comme en cinéma et en télé — et à la diffusion — comme dans le livre.Sinon, on risque de ne devenir que des exécutants pour des firmes étrangères ne payant qu’une partie de nos salaires, l'autre étant subventionnée par le gouvernement.» Un ange passe.Et Gilbert Ouellette enchaîne cette fois en attaquant sur un autre front: celui d’Internet.«L’APMQ est associée depuis le début aux producteurs de cédéroms, c’est vrai, mais il faut répéter que nous faisons maintenant abstraction de toute notion de support.Le multimédia, pour nous, c’est autant la borne interactive que le cédérom, le DVD ou Internet.Nous représentons des entreprises qui produisent, transforment et mettent en valeur des contenus dans des environnements interactifs.Nous investissons de plus en plus d’efforts dans le dossier Internet et il faut souligner que la SODEC reconnaît maintenant la production en ligne.Tant mieux.Mais il y a encore des problèmes d’application à régler puisque toute la politique québécoise du multimédia a été conçue pour le cédérom.Par exemple, cela veut dire que les crédits d’impôt s’appliquent jusqu’à la phase de la production d'un cédérom; bien.Mais dans le cas d’un site Web, il faut se rendre compte que la même dynamique ne joue plus puisque la mise à jour constante représente une part importante du budget.Là-dessus, le ministère des Finances doit se réajuster rapidement puisque l’impact d’Internet est encore plus majeur qu’on ne le croyait il y a un an.» Les propos de Gilbert Ouellette reflètent bien les préoccupations des artisans du multimédia québécois.Il suffit de parler à des producteurs comme à des diffuseurs pour se rendre compte que le milieu est encore solidaire malgré l’éparpillement technologique.Et que l’APMQ y joue bien son rôle de catalyseur.On entend alors le même refrain, les mêmes revendications: le multimédia ne connaît plus de frontières; on ne se développera à l’échelle internationale qu’en assurant la viabilité des entreprises au niveau local.Partout, on souligne qu’il faut mettre l’accent sur la commercialisation des logiciels québécois.Qu’il faut penser en fonction de l’explosion Internet; changer les mentalités et considérer, par exemple, tout autant la nature que la durée des projets admissibles aux subventions gouvernementales.Qu’on devra s’interroger aussi sur le rôle du Fonds de l’autoroute de l’information (FAI).Est-ce vraiment un fonds structurant dans les conditions actuelles?Quel genre d’expertise permet-il de développer?Et tant qu’à y être, on peut se demander si un programme de crédit d’impôt à la création d’emplois (50 % remboursable après un investissement minimal de 100 000 $) est le meilleur outil pour développer des contenus.Ce sont là des questions fort pertinentes.Au moment où tout est à se redéfinir encore dans le merveilleux monde du multimédia, il est rassurant de savoir que l’APMQ est là pour les poser.Même si ce n’est qu’un groupe de pression.Un lobby.TÉLÉ Uère des grandes transformations Jperspectivèj La télévision québécoise a du succès, beaucoup de succès.Les Canadiens anglais envient ouvertement les cotes d’écoute des productions locales chez les francophones.Beau temps mauvais temps, les cinq émissions les plus écoutées au Québec sont invariablement des productions d’ici.PAUL CAUCHON LE DEVOIR Dans certains cas, le succès populaire de la télé québécoise atteint la stratosphère; avec certains épisodes de La Petite Vie , en 1998, Radio-Canada a attiré 3,5 millions de téléspectateurs.En 1998, il est même arrivé à l’occasion que les 20 émissions les plus écoutées du public francophone d’ici étaient québécoises! Quant au réseau TVA, avec 35 ou 38 % de l’écoute totale dans son marché national, il fait carrément l’envie de plusieurs chaînes à l’étranger.Ce succès extraordinaire ne doit toutefois pas nous aveugler.La télévision fait face à des défis redoutables, et les virages à venir seront serrés.¦ La multiplication des chaînes entraîne un émiettement de l’écoute qui commence à causer des problèmes aux grandes chaînes généralistes.La concurrence effrénée entre les chaînes et leur multiplication suscitent une bataille pour trouver des contenus intéressants.Les concepts de programmation deviennent interchangeables, les vedettes changent de chaîne pour suivre le plus offrant.Et cette même multiplication commence à taxer le financement des programmes puisque les fonds publics ne vont pas en augmentant alors que le nombre de chaînes augmente.L’enjeu?Continuer à être capable d’offrir aux Québécois une programmation qui leur ressemble SOURCE SRC Claude Meunier ¦ Le cadre réglementaire auquel on est habitué depuis 40 ans, avec le CRTC qui accorde des licences en fixant le niveau de contenu canadien obligatoire, semble de moins en moins adapté.Les réseaux privés pressent le CRTC d’assouplir les règles: ils proposent que les réseaux fixent maintenant des objectifs en matière de contenu, objectifs établis par les réseaux à partir de leurs propres forces et qu’ils s’engagent à respecter, plutôt que le CRTC définisse un contenu canadien similaire pour tout le monde.Par ailleurs, le CRTC ne sait pas trop comment réglementer les nouveaux médias sur Internet, et le milieu télévisuel le presse de ne pas trop les réglementer, justement.¦ Les grands réseaux explorent plusieurs voies pour faire face à la concurrence grandissante et aux difficultés de financement.Radio-Canada investit beaucoup dans ses sites Internet et s’engage résolument dans les services spécialisés radio et télé (en six mois la chaîne a présenté trois projets de chaînes spécialisées en télévision et un projet de chaîne spécialisée radiophonique «all-news»).TVA commence à développer des ententes internationales (en produisant des téléfilms vendus à l’étranger par exemple).L’exportation des productions est d’ailleurs vue par tout le monde comme étant une des voies dans lesquelles il faut s’engager de façon urgente, particulièrement dans le domaine des documentaires et des émissions pour enfants.¦ La tendance est au regroupement, à l’intégration des entreprises.Les récents achats dans le monde télévisuel et de la distribution (Vidéotron-Télé-Métropole, Quebecor-Quatre Saisons, le producteur Coscient absorbé par Té-léSystème) ne sont que le début: les empires médiatiques canadiens devront se renforcer pour faire face à de gigantesques conglomérats internationaux dans le domaine de la télévision mais aussi du divertissement en général.¦ La télévision numérique s’en vient et elle coûtera cher: les investissements requis chez les télédiffuseurs canadiens pour passer au numérique sont évalués pour le moment à 500 millions d’ici dix ans et ils préfigurent un univers où la télévision sera disponible sur plusieurs supports (câblodistribution numérique, satellite, Internet) et où l’on pourra de plus en plus s’abonner à un type de programmation ciblée selon ses propres intérêts.L’enjeu?Continuer à être capable d’offrir aux Québécois une programmation qui leur ressemblera alors que la technologie permettra d’avoir accès de plus en plus facilement à des conte- j nus provenant de partout dans le mon-! de (principalement des Etats-Unis).; Les défis sont considérables, mais : le milieu de la production et de la télé-1 vision au Québec a montré jusqu’à ce I jour qu’il savait faire montre d’une I grande créativité.» I » I i % » i LE PREMIER CENTRE D'IMAGERIE NUMÉRIQUE AU QUÉBEC Appareil numérique FUJIFILM §]Jp(J n • Résolution 1 280 x 1 024 pixels • Moniteur LCD 1.8 pouces couleur • Zoom numérique 2X • Sortie vidéo • Utilisation des cartes Smart MédiaMD • Incluant: logiciels, câbles, pile, carte mémoire Smart Média*10 Caméra numérique FUJI FIL • Boîtier métallique • Résolution 1 280 x 1 024 pixels • Moniteur LCD 2 pouces couleur • Sortie vidéo • Jusqu'à 44 images en mémoire • Incluant: logiciels, câbles, pile au lithium-ion, carte mémoire Smart MédiaM0 829"$ 639"$ Bk»71)ü L.L.Lozeaü IMo LE ORAND CHEF DE LA PHOTO.VIDÉO ET DE L'IMAGERIE NUMÉRIQUE 6224, St-Hubert, Montréal (514) 274-Ô577 information@lozeau.com Valide jusqu'au 29 mai 1999 BEAUBIEN accord D Carrières samedis et les mercredis dans Le Devoir .• Renseignements : Christiane Legault, (514) 985-3316 Vârennèf 8lainvilii olomb.Bq s-dc 'WP a n a a A.E.C.en INFOGRAPHIE 9 OU 15 SEMAINES, JOUR OU SOIR, 240 HEURES Pages WEB Adobe Photoshop Adobe Illustrator QuarkXPress (mise en page) * ‘Aide financière 525-3030 Hltp://WWW.Colleg emarsan.qc.c COLLEGE DE PHOTOGRAPHIE arson PROSPECTUS GRATUIT Dessin animé nar ordinateur Animation 3D Jeun llitléo Arts de la scène et nouveaux médias Multimédia 211RS à 13ll La métamorphose des contenus JEAN PIERRE DESAULNIERS Certaines émissions ont marqué des étapes durant ces dix dernières années.Elles ont changé le visage de la télé chacune à leur manière, sans que nous nous en rendions trop compte au jour le jour.Elles ont provoqué des tournants.Elles nous ont touchés, mais aussi influencé notre vision du monde.Des héroïnes nouveau genres En octobre 1990, le Québec tombe squs le charme de la jeune institutrice des Filles de Caleb.Emilie Bordeleau représente alors davantage la femme ambitieuse et moderne que la traditionnelle épouse soumise du début du siècle et annonce la succession de jeunes femmes volontaires.Stéphanie Rousseau, dans Scoop, refuse la vie dorée de son père pour mieux changer le monde.Shehaweh se bat pour conserver ses racines amérindiennes.Blanche combat les préjugés et mène «une vie d’homme» dans son dispensaire d’Abitibi.Marie dans Miséricorde entre en communauté sans l’accord de ses parents, avant d’oser défroquer.L’universitaire Jasmine affronte son machiste et xénophobe poste de police.Virginie tente de faire passer ses idées dans un milieu scolaire rétrograde.Bref, depuis dix ans, une panoplie de filles énergiques sacrifient tout à leiys désirs.La réussite des émules d'Emilie ne représente plus une quête au nom des femmes, mais bien une aspiration purement légitime et individualiste comme pour n’importe qui.La réconciliation des générations La dramaturgie télévisée a toujours accordé énormément d’importance à la famille.On l’a traitée et maltraitée abondamment.Mais en s’en tenant presque toujours aux frictions entre deux générations seulement et en laissant les enfants à l’écart.Des œuvres récentes ont fait éclater ce carcan.Dans Jamais deux sans toi en particulier, Guy Fournier prend en charge quatre générations simultanément Dans Le Retour, c’est toute l’histoire d’une famille qui surgit progressivement du passé à travers de nombreux flash-back.Dans La Part des anges, le père décédé assiste impuissant aux déchirements de sa famille, conséquence de son manque d’attention de son vivant.Dans Bouscotte, les enfants sont devenus partie prenante de l’action affectant directement la vie des deux autres générations.Traditionnellement, la famille constituait un espace social plus ou moins contesté.Désormais, elle est aussi devenue un temps social.Une durée, une prolongation des uns à travers les autres.Comme si le passé et l’histoire reprenaient leurs droits dans nos vies.La nouvelle insolence Après la vague RBO, TQS lançait, en 89, une nouvelle gang, en fin d’après-midi et sans trop de moyens.En 90, TQS leur offre une niche le vendredi soir.Du coup, les Bleu Poudre ont vite conquis leur notoriété, au point d’être récupérés par Radio-Canada à Taquinons la planète.Toujours iconoclastes, mordants, bizarres et malgré tout sympathiques.Version moderne des Couche-tard.Cette présence, toute relative somme toute, a quand même laissé sa trace.100 limites a pennis aux jeunes de ressentir leurs réserves à l’égard de notre belle société vieillissante.Avec leur sens inné de la dérision, d’un sans-gêne rebelle et d’une moquerie frondeuse, ils auront tracé la voie aux journalistes de Im fin du monde est à sept heures, mais aussi aux chroniqueurs des émissions «jeunesse» Studio et de Zone de turbulence.Une nouvelle manière de «faire sortir le méchant», moins scatologique qu’avant (RBO), mais plus caustique a émergé.Les nouveaux intermédiaires À travers les animateurs de talk-shoui, les chaînes cherchent toujours à affimer leur personnalité propre.Le plus grand représentant aura probablement été Réal Giguère pour le TM d’antan.Depuis dix ans, chaque chaîne s’est lancée dans une traque frénétique de nouvelles figures emblématiques.Rescapée d’une émission sacrifiée à TQS, Sortir, Julie Snyder a déclenché le mouvement avec L’Enfer c’est nous autres.Les tentatives furent nombreuses et souvent malheureuses: Sonia Be-nezra, Grégory Charles, Francis Reddy, Guy A.Lepage, Jean-Marc Parent, etc.Aujourd’hui ayec Julie Snyder à TVA, le tandem L’Ecuyer- Charette à Radio-Canada, Marc Labrèche à TQS et Sophie Durocher à Télé-Québec, le portrait d’ensemble semble vouloir se nages à travers des personnalités tranchées ont créé la meilleure su nuise de la décennie.L’originalité de ce téléroman tient au fait que les personnages sont d’abord des entités complètes avant d’être reliés aux autres.Leurs raisons d’être ne ressortent pas tant de leurs relations (la blonde de l’un, le churn de l’autre) que de leurs personnalités propres, reflétant ainsi adéquatement l’individualisme marqué de notre époque.D’autres téléromans expriment les ambitions et frustrations des jeunes, mais cette fois ils sont conçus directement pour les adolescents, comme Watatatow et Zap.Avec le même esprit d’individualité solide.La télévision, comme manifestation des fantasmes individualistes de notre époque.L’ouverture aux autres En trente ans, l’identité culturelle québécoise s’est sans cesse solidifiée par la dramaturgie télévisuelle.Normal alors que durant les dernières années, on ait voulu confronter cette marque identitaire à d’autres communautés aux cultures tout aussi ancrées.La guerre urbaine entre les policiers francophones et la mafia italienne de Omertà 1 a très bien répondu à cette attente.De nombreux autres téléromans ont aussi présenté des visages issus d’autres communautés: Sous un ciel Variable, Marguerite Volant, Jasmine, Le Polock, etc.Mais l’histoire présentant presque uniquement des protagonistes étrangers dans Ces enfants d’ailleurs 1 représente sûrement le coup le plus audacieux.La réalité multiethnique du Québec commence enfin à s’inscrire pour de bon dans l’imaginaire collectif.r Evénement Multimédia Internet ¦IA5, rue Saint Jean, suite 120, Montréal (6c) H?.Y 21 loi: (514) 288-3731 wwwcycJone.qceo ON€ stabiliser.Mais pour combien de temps?Cette tendance à l’homogénéisation des chaînes reproduit peut-être un courant plus global de conformité de l’ensemble du Québec autour de la classe moyenne.L’indéfectible fidélité Les années 80 furent nourries en jeux de séduction autour de Jean-Paul Belleau, Pierre Lambert et autres.Dix ans plus tard, une toute nouvelle attitude pointe: l’indéfectible fidélité, dont La Petite Vie est devenue la plus claire représentation.Popa et Moman sont la représentation parfaite de deux personnes aux convictions opposées, intolérantes l’une envers l’autre, inaptes à manifester le moindre échange affectif et, à l’extrême, de communiquer.Cette fidélité est également présente dans Jamais deux sans toi avec Francine et Rémi Duval qui, après maintes années de dispute, demeurent toujours ensemble.Dans Omertà 3, Nicky est tiraillé entre son désir constant d’intégrer mais aussi de fuir le cercle de la «famille».De même pour Guy, le macho, et Sylvie, l’hypersensible paranoïaque dans Un gars, une fille.Les années 90 présenteraient-elles une vision réconciliatrice des couples où l’ambivalence amour et haine se transformerait en une acceptation des différences?L’installation dans la vie Chop Suey et Chambres en ville avaient amorcé le mouvement des téléromans mettant en scène une nouvelle génération d’adultes; 4 et demi lui a donné sa pleine mesure.La fraîcheur et la spontanéité des person- Transformer l’information L’information demeure peut-être le secteur de programmation le plus équivoque de la télévision actuelle.On a beau changer les figures de place (Durivage) ou les rajeunir (Bureau), l’intérêt pour ce type d’émissions semble s’émousser au fil des ans.On ne regarde plus les bulletins et émissions d’affaires publiques avec la même soumission et fidélité.Sans être directement contestées, ces présentations ne bénéficient plus de la même acceptation inconditionnelle.La décennie nous a alors apporté deux tentatives de renouvellement du genre.D’abord l’incarnation de la nouvelle par des journalistes déterminés qui n’hésitent pas à utiliser l’entrevue in situ et les caméras espionnes pour nous rendre directement témoins de leurs enquêtes.Comme c’est le cas dans J.E.et dans La Facture.Ensuite, la nouvelle commentée, la ligne éditoriale le plus souvent cinglante ou ironique a enfin fait son apparition au petit écran.Cette opération fut menée par Im fin du monde est à sept heures, Les Francs-Tireurs et tout récemment par le JourNul.L’art de s’amuser autrement Le fini à la télé a beaucoup bougé depuis Une Paire d’as, Action Réaction et Fais-moi un dessin.On s’intéresse moins aux prix offerts à des concurrents anonymes (mis à part les jeux commandités par la loterie) et plus aux performances des invités.Soit sur la base de jeux plus «sophistiqués» qu’avant (Que le meilleur gagne), soit à partir de jeux mettant essentiellement en scène des comédiens ou humoristes.Comme si aujourd’hui les prix comptaient moins que le spectacle offert, l’argent moins que le plaisir.Le Détecteur de mensonges a ouvert le bal.Piment fort s’est ensuite établi en véritable tradition de début de soirée.Finalement La Fureur a poussé le phénomène à son paroxysme.Cette prolongation des «ligues d’improvisation» des années 80 fait ressortir l’importance accordée aux jeux de rôle.Le sens de la continuité 11 venait tout juste de sortir de l’éco- , le et est apparu en 1992, sous les traits d’un vendeur sympathique.Le coup de cœur total.Probablement le plus spontané et le plus unanime de la décennie.Par son entregent courtois, sa simplicité, son art du conteur, Be-noît Brière ressucitait l’âme de la télé québécoise, incarnée au mieux dans le temps par Olivier Guimond.Lentement mais sûrement, la télé gagne en reconnaissance.On lui reconnaît enfin une histoire, une tradition, bref une place légitime dans le développement culturel québécois.Tant que la télévision québécoise saura soulever de telles questions, elle aura sa raison d’être.Sa survie et sa vitalité tiendra toujours à cette possibilité d’exprimer le changement avant même que nous l’identifions clairement autour de nous.Tout en demeurant garante de notre sécurité quotidienne jour après jour.En collaboration avec Brigitte Léveillèe et Catherine Protilx t Veil Scénique.Constant La Pleine Lachine.Bellefeuille Saint-Anioine-dw-Luv dreui! Dorion Laval SaiQVUurent Léry ,: .Rogn# ; Pointe-,Lu, Cuv nt fema-no u Pralrie .°*nd,0C , °.^Assomption Saint-li • èt Mefoçhevîlje ^Sa-nte-Anne-de-Bell^ue Charlemagne -¦¦¦à: J», Saifit-Bü ;e-Gràn< mmmm.Mo,uréal-°uesî “ :-Lambert te Gnrdknir Lorraine Delson McMaçtervilk üiy 6?-Cai! •’ '** wWWPfëfejei i a rcfc T&ilii at-Aritoiôe-de-Lavsltrie .Verdun.saint-Pkiilippe p ; .j .-, S i Ai toi;.* Saint .Y .°1'' 6 CS J ' 1 Otterburn Park imption Saint-Léonard Sainte.Thérèse Deux-Mc u Charlemagne o0nard-des-Ormeaux .fi u-.Vaudreuilsur-ie-laç Montréal ^""'saiViu ' Westmount fJrossard Pierrefonds _ longueuil Greenfield Park Laba * Montréal-Nord Samt-M, rerrasse-Vaudreuj! jiajj 4f8 —.- Beauharnois Aiijou Hampstead £.^ Repentie,tv fe-8on-Secpurs Incourt Senneville dntaine Montréal-Est mJt A Ü A I A I V Montréal et sa région Métropole des technologies de l’information et du multimédia • Parmi les premières métropoles nord-américaines pour la densité d'emplois technologiques par rapport à sa population • Des concepteurs créatifs mondialement reconnus pour leur production de logiciels et de contenus multilingues • 75% de l'industrie québécoise des T.l.est concentrée dans la région de Montréal • 3 000 entreprises dont une centaine de multinationales • 16 milliards $ de revenus • 60 000 emplois • D'ici 2001, 10 000 nouveaux emplois dans la Cité du Multimédia.Ministère des Affaires municipales et de la Métropole métropole, gouv.qc.ca Québec Un distributeur indépendant www.netima.qc.ca Pour les producteurs très indépendants 'Cinémas entend diffuser des travaux théoriques ou analytiques visant à stimuler une réflexion pluridisciplinaire en croisant différentes approches, méthodes et disciplines (esthétique, sémiotique, histoire, communication, sciences humaines, histoire de l’art, etc.).Une attention particulière est accordée aux recherches visant à analyser les mutations en cours, tant au sein des pratiques créatrices que des discours théoriques.ABONNEMENT ANNUEL Individuel : 25$ (15$ pour les étudiants) Institutionnel : 30$ Chaque numéro simple : 14$ (12$ pour les étudiants) Prière d’adresser la correspondance à : REVUE CINÉMAS Secteur des études cinématographiques Université de Montréal 3150, Jean-Brillant Montréal (Québec) H3T1W7 Téléphone : (514) 343-6111 poste 3682 Télécopieur : (514) 343-2393 Courriel : cinemas@umontreal.ca Site WEB : www.revue-cinemas.umontreal.ca Mentionnez cette annonce et obtenez 35% DE RABAIS sur l’abonnement d’un an OU 30% DE RABAIS sur chaque achat à l’umte I.K I) K V 0 I It .I.V.S S A M K I) I 2 (I K T I) I M A N C 11 E 2 1 M A It S I !) !) !> TÉLÉ UNIVERSITAIRE Ecole et télé, même combat! Tranquillement mais sûrement, la Télé-université se fraye un chemin à travers les diplômes de deuxième cycle PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Marcel Gagnon est le premier à admettre qu’il est un peu pantouflard.Il n’a pas d’auto et n’est nulle part aussi bien que dans son atelier.Alors, autant le dire tout de suite, lorsqu’il a découvert la Télé-université, le résidant de Saint-Hilaire a été heureux.L’artiste peintre suit présentement un cours sur les nouvelles formes d’art liées à la technologie, sur support informatique.• Et il n’a que des éloges à la bouche.Il a un tuteur qui lui répond rapide ment, par courrier électronique; il 1 peut lui-même, en guise d’essai, lancer des textes ou des images sur un site prévu à cette fin et recevoir les com-' mentaires d’autres étudiants; il partici-l“>e régulièrement à des forums et s'est ' même fait un ami brésilien.Bref, le ¦monsieur est aux petits oiseaux.; L’artiste n’est cependant pas repré-' sentatif, en ce sens que l’étudiant type ' de la Télé-université est une femme fjui a des enfants et un travail.¦ «La grosse majorité des étudiants -sont des femmes qui doivent ajuster leurs études à leur vie et non le contraire», résume la présidente de la Télé-université, Anne Marrec, une femme enthousiaste qui croit que la Télé-université n’a ' qu’un seul problème, celui d’être méconnue.Les étudiants de la Téléuniversité ressemblent aux autres en ce qu’ils choisissent én grand nombre l’administration.En ce sens encore, Marcel Gagnon n’est pas représentatif.En revanche, il habite la zone qui utilise le plus les services de l’enseignement à distance, celle du 450.La croyance voulant que plus on habite loin d’un grand Centre, plus on a recours au campus virtuel ou, plus généralement, à l’enseignement à distance, est un mythe.Car la moitié des étudiants réguliers habitent la grande région de Montréal.Et la moitié a entre 18 et 34 ans, alors que 43 % ont entre 35 et 50 ans.Fondée en 1972, la Télé-université a connu plusieurs vies, en quelque sorte.L’école du réseau de l’Université du Québec rejoint aujourd'hui quelque 16 000 étudiants et a délivré 12 000 diplômes au cours des 27 dernières années.Plus de la moitié des usagers ont déjà une formation universitaire.Bien qu’elle ne couvre pas la palette d’une université «ordinaire», la Télé-université se débrouille bien: elle offre des programmes de cours de premier cycle en administration, en communication, en informatique, en langues, en sciences pures, en sciences sociales et humaines.Et elle se fraye tranquillement mais sûrement un chemin à travers les diplômes de deuxième cycle.Tous les programmes de la Téléuniversité, parfois mieux connue à l’étranger qu’ici, ne sont pas transmis sur support informatique.De nombreux étudiants reçoivent régulièrement leurs bouquins ou leurs cassettes vidéo par la poste.Mais depuis que le gouvernement lui a versé trois millions de dollars en 1995-96 pour qu’elle prenne le virage technologique de la modernité, elle a le vent dans les voiles.Et sa présidente aussi.Entre chagrin et colère «Nous aurions eu besoin de 13 à 16 millions de dollars pour compléter la modernisation, mais nous poursuivons tout de même», souligne Mme Marrec, qui ressent un mélange de chagrin et de colère à la lecture d’articles dans les journaux sur la carence du Québec en matière de campus virtuel.Mais tout autant que la modernisation de l’institution, cette dernière est fière de la philosophie de la pédagogie développée à la Télé-université.Car les cours offerts ne sont pas simplement plaqués sur support technologique.Ils sont adaptés à l’environnement de l’étudiant — «il est isolé dans son décor» — ainsi qu’à son mode de transmission, qui peut être le cédérom, Internet, mais aussi des cassettes audio ou vidéo ou des livres.Mais quel que soit le mode de transmission de l’information, l’étudiant bénéficie d’un «encadrement médiatique» lui permettant d’échanger avec d’autres étudiants de sa discipline ou de participer à des conférences sur divers sujets.«Le produit doit être autoportant.Nous reconfigurons chaque cours au complet, dit Anne Marrec, et nous rajoutons un système de tutorat à l'étudiant.» Et il paraît qu'un expert en informatique est disponible en permanence pour prodiguer ses conseils lorsque votre système lâche.Les étudiants à la Téléuniversité sont typiquement des femmes devant ajuster leurs études à leur vie, plutôt que l’inverse * / / / / / UNIVERSITAIRE Université du Québec Ecole de technologie supérieure Télé-université Institut national de la recherche scientifique Université du Québec à Montréal C 11quez sur la technologie de l’information UNE MAITRISE EN TECHNOLOGIE DE L'INFORMATION : Une formation universitaire de 2' cycle essentielle pour maîtriser les changements technologiques et organisationnels.LA DIMENSION TECHNOLOGIQUE (15 cr.) Télécommunications, systèmes experts, multimédia, bases de données, interfaces, architectures de systèmes.L'ORGANISATION VIRTUELLE (9 cr.) Aspects stratégiques, économiques et financiers ; gestion du changement technologique et organisationnel ; applications clés.DEMANDE D'ADMISSION Automne 1999 : Avant le 31 mai 1999 POUR INFORMATION Adresse électronique : eti@teluq.uquebec.ca Téléphone: 1-888-843-4333, poste 5320 Web : www.eti.uquebec.ca SPÉCIALISATION (6 cr.) Formation à distance, informatique de gestion, procédés et processus industriels, télécommunications, conseil en management, commerce et marketing, gestion de l'informatique, changement technologique.PROJET D'APPLICATION (15 cr.) Intégration des connaissances dans un processus d'innovation ou de recherche-développement.DIPLÔME D'ÉTUDES SUPÉRIEURES SPÉCIALISÉES (DESS) (30 cr.) aussi disponible.TÉLÉVISION L’approche spécialisée PAUL CAUCHON LE DEVOIR L> approche dite «spécialisée» est un ' des phénomènes majeurs du marché télévisuel depuis près de 15 ans et elle demeure au cœur des enjeux actuels puisque le CRTC doit décider ce printemps combien de nouvelles chaînes envahiront le marché.En décembre 1998, le CRTC tenait des audiences sur la création de nouvelles chaînes et, curieusement, on y a entendu des arguments très similaires à ceux servis dans les années 80; le Québec doit créer de nouvelles chaînes francophones pour empêcher d’être envahi par d’éventuelles chaînes anglophones.Dans les deux cas ce sont les développements technologiques qui mènent le bal.Mais alors que dans les années 80 on brandissait l’expansion toute récente de la câblodistribution, en 1998 on s’inquiétait plutôt du développement de la télévision numérique, les distributeurs (câblos, satellites) étant très bientôt en mesure d’inonder le marché avec plusieurs chaînes numériques.Pendant la première moitié des années 80, des études semblaient démontrer un glissement de l’écoute télévisuelle vers les chaînes américaines, qui devenaient de plus en plus disponibles avec le développement de la câblodistribution.C’est d’ailleurs l’argument qui a présidé à la naissance de TQS, en même temps que l’on créait les premières chaînes spécialisées, histoire de freiner cet hypothétique exode vers la télévision étrangère.Le Canada compte actuellement une cinquantaine de chaînes spécialisées, dont onze pour le Québec francophone.Les premières chaînes spécialisées francophones ont couvert des secteurs très ciblés: en 1987 entraient en ondes Canal Famille, Mé-téomédia, MusiquePlus, le Réseau des Sports et TV5.Ces derniers se voulaient une réponse aux chaînes américaines spécialisées qui venaient d’apparaître, par exemple MTV en musique.A l’exception de TV5, qui est un cas particulier, né d’une volonté politique des gouvernements de la Francophonie, les grands réseaux «traditionnels» n’avaient pas de présence dans ces premières chaînes.Par la suite, Radio-Canada a admis avoir manqué le coche de la chaîne pour enfants puisqu'elle possédait une forte expertise et une forte tradition dans le domaine.La deuxième vague, en 1994, a vu l’entrée en ondes de Canal D et de RDI, le Réseau de l’information.Pour la première fois, un grand réseau — Radio-Canada — créait une chaîne spécialisée, chaîne d’information en réplique aussi au CNN américain.Et dans le cas de Canal D, on ouvrait un nouveau champ, celui de la chaîne consacrée au documentaire.Rapidement on se rendait compte que Canal D lorgnait aussi vers la programmation des réseaux traditionnels.La dernière vague, celle de 1996, a compliqué encore plus la situation des quatre nouvelles chaînes: LCN, chaîne de manchettes de nouvelles qui a vu l’arrivée de TVA dans le domaine; MusiMax, qui a permis de raffiner encore plus l’approche de MusiquePlus en subdivisant les publics (les jeunes et les branchés à MusiquePlus, les baby-boomers à MusiMax); Teletoon, qui a fait sensation — en un an cette chaîne de dessins animés dépassait l’audience de Canal Famille, pourtant très bien implanté —; et Canal Vie, qui préfigure la prochaine vague, celle des modes de vie, suivant ainsi la tendance américaine.Les nouvelles chaînes visent en effet l’amélioration de la qualité de vie à la maison, le cocooning, ou encore les loisirs les plus variés, de la gastronomie au voyage.Le CRTC lançait un appel d’offres en 1997 pour la création de nouvelles chaînes et l’organisme a été inondé de projets: 70 pour le Canada, dont une vingtaine pour le Québec.Le CRTC reportait donc ces audiences d’un an afin de prendre le temps d’analyser la situation mais, sous la pression des promoteurs francophones, il tenait en décembre 1998 des audiences pour entendre spécifiquement 17 projets francophones.Dans cette nouvelle ronde, il n’y a plus de place pour les amateurs: Radio-Canada et TVA ont chacun présenté trois projets majeurs et un conjointement.Et le groupe Astral, qui contrôle déjà en tout ou en partie six des onze chaînes actuelles, présente les autres demandes.Tout ce beau monde s’est trouvé des partenaires variés selon les projets.Une poussée technologique continuelle A l’occasion de cette audience, un grand télédiffuseur public comme Radio-Canada a fait son lit: le fractionnement de l’auditoire est déjà amorcé, soutient-il, il s’agit d’une tendance lourde; la technologie évolue très vite pour permettre une offre de chaînes encore plus abondante, donc il faut créer soi-même ces chaînes avant que d’autres ne le fassent.Radio-Canada considère qu’il est de son mandat comme service public de créer de telles chaînes.En mettant les pieds dans ce domaine, la télévision publique soutient vouloir consolider l’espace culturel francophone en Amérique du Nord et démocratiser l’accès à la culture, particulièrement avec son projet de Réseau des arts en collaboration avec Arte.Pour Radio-Canada, mais aussi pour une chaîne commerciale comme TVA, les chaînes spécialisées présentent d’autres avantages: amortir les coûts de production et de programmation, trouver des revenus supplémentaires, fournir aux annonceurs un auditoire distinct et mieux ciblé, maintenir une image de marque et une présence forte en ondes.Mais l’autre chaîne publique, Télé-Québec, a présenté en décembre 1998 un discours inverse, ce qui démontre à quel point l’approche spécialisée en est à un tournant.Télé-Québec s’oppose à la création de nouvelles chaînes parce qu’on risque, selon elle, d’affaiblir encore plus l’ensemble de la production.Le potentiel publicitaire des chaînes spécialisées demeure à développer JACQUES GRENIER LE DEVOIR L’éclatement de la télé traditionnelle a transformé la régie des réseaux.Plus il y a de joueurs, plus il sera difficile de financer les productions, donc plus la qualité des productions baissera.L’argument n’est pas dépourvu de logique: alors que le CRTC crée d’une main des chaînes spécialisées, les autres organismes gouvernementaux ou paragouverne-mentaux de financement, comme Téléfilm ou le Fonds de télévision, n’arrivent plus à suffire à la demande des projets des producteurs.La télévision est devenue boulimique, et Télé-Québec soutient qu’il faudrait plutôt investir dans la structure télévisuelle existante, la consolider, avant de multiplier les chaînes.Le CRTC semble toutefois déterminé à autoriser de nouveaux projets, vraisemblablement entre trois et six.La télé généraliste résiste L’approche spécialisée a évidemment un impact sur l’écoute générale de la télévision, mais on la mesure mal pour le moment.Première donnée incontestable: les Québécois sont les plus grands consommateurs de télévision du Canada, mais leur écoute demeure stable depuis des années.L’ajout de nouvelles chaînes n’augmente donc pas proportionnellement l’écoute générale de la télévision.Selon les sondages réalisés depuis un an par deux firmes concurrentes, BBM et Nielsen, l’écoute des chaînes spécialisées au total se situe entre 14 % et 16 % de l’écoute générale des Québécois.Le service de recherche de Radio-Canada réalisait pour Le Devoir, au printemps 1998, une compilation statistique qui a permis de découvrir qu’en 15 ans les chaînes conventionnelles francophones avaient perdu 20 % de leur auditoire, passant de 82 % de l’écoute il y a 15 ans à 62 % en 1997-98.Mais on n’en est pas encore à la situation américaine où les chaînes spécialisées sont à la veille de rafler ensemble la moitié de l’écoute, si ce n’est déjà fait.Tous les observateurs s’entendent également pour dire que le potentiel publicitaire des chaînes spécialisées francophones demeure à développer.En 1996, la part de publicité raflée par les chaînes spécialisées francophones était de 5,3 % de la part globale de la publicité télévisuelle, alors que les chaînes spécialisées du Canada anglais raflaient 18,6 % de la tarte publicitaire.Selon un rapport statistique récent du CRTC, l’ensemble des chaînes spécialisées canadiennes totalise en 1998 des revenus de 717 millions et des dépenses d’exploitation de 600 millions, pour un bénéfice (avant amortissement) de 116 millions (ces données excluent les chaînes de télévision payante).De ce montant, les chaînes francophones représentent au moins 170 millions.Selon un calcul effectué par Le Devoir, on peut isoler des données du CRTC neuf chaînes francophones dont les revenus s’élèvent à 155,2 millions et les dépenses à 132,8 millions, auxquelles il faudrait ajouter deux autres chaînes francophones mais dont les données sont actuellement amalgamées avec leur pendant anglophone, soit Météomédia/Weather Network et Télétoon/Teletoon, ces deux dernières totalisant dans les deux langues des revenus de 40,6 millions et des dépenses de 29,9 millions.Reste un dernier élément pour montrer comment le secteur est en constante évolution.Depuis duc ans, les chaînes spécialisées sont offertes en bloc/ on s’abonne à un câblodistributeur qu à une compagnie de distribution par satellite et on reçoit un bloc prédéterminé de chaînes (le choix du consommateur se fait plutôt entre deux ou trois «blocs» possibles de chaînes).La nouvelle compagnie Look TV, qui diffuse les signaux par un système de micro-ondes, vient de bouleverser ce système en janvier 1999, entraînant d’ailleurs le plus gros câblodistributeur québécois, Vidéotron, à réagir immédiatement.Look et Vidéotron offrent maintenant la possibilité de choisir à la pièce les chaînes voulues (après avoir payé toutefois pour un premier bloc de chaînes non divisible).Ce n’est pas encore le choix ultime à la pièce de toute la programmation, mais ça s’en vient.Attestation d’études collégiales débutant le 7 septembre 1999 (1170 heures) Attestation d’études collégiales débutant le 23 août 1999 (825 heures) f Consultez notre sit web : 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[¦ ¦T knos * ag.com premier îwsmag électronique qui a son émission télé.» télévision & , .multimédia 1435, rue de Bleury, bureau 501 Montréal, Québec, H3A 2H7 téléphone: (514) 288-7595 .e-mail: info@kaosmag.com ont au cours de 1999 1 Programme français Ü du film du Canada le de cinq un ensem lans la Bp .ncement 0 avril pro ixICoud itier 69^)5 pplicable à l’achat un coupon-rabai jusqu’au 15 Juin 1999- DA REND H O MJ IRLe! CADRE DE SON 60» ANNIVERSAIRE, L'OFFICf NATIONAL DU FILM DU CANADA SON CINÉASTE PHARE EN PROCÉDANT À L'fDITION VIDEOGRAPHIQUE DE L'ŒUVRE DE La Trilogie de premier coffret réunissant quatre vidéocas conjointement avec un ouvrage sous la direction de Paul Wa intitulé Pierre Perrault, cinéaste-poète.ohifCHj 1 E 14 I, E I) E V OIK, I, E S S A M EDI 2 O E T I) I M A N C HE 2 I M A R S 1 II I) II 4 i/wag= BOUM Les succès de diffusion de produits made in Quebec sont rares JACQUES GRENIER LE DEVOIR Tisser des liens, établir des branchements un peu partout sur la planète; tout est à faire.?S.SUITE DE LA PAGE E 13 L’explosion du multimédia a surtout eu lieu dans la première catégorie: entre 80 et 85 % du volume d’affaires au Québec est attribuable aux boîtes spécialisées dans le service aux entreprises.Mais comme la demande atteindra bien vite un plateau, parce que le marché est limité géographiquement (rares sont les compagnies new-yorkaises ou londoniennes qui recruteront une compagnie montréalaise pour construire leur site Web), l’avenir — et la fortune — se situe plutôt du côté de l’édition, croit l’APMQ.«Idéalement, il faudrait que l'édition représente le tiers du marché d'ici trois ans, et la moitié d’ici cinq ans, estime Gilbert Ouellette.C'est en faisant de l'édition qu’on va générer une véritable richesse.Parce que la clientèle se crée constamment à travers le monde.» Il faut dire que les succès de diffusion de produits made in Quebec sont rares.Québec Amérique détient encore la palme d’or, ayant réussi à vendre en trois ans, dans une centaine de pays, quelque 200 000 exemplaires de son fameux dictionnaire multimédia Le, Visuel.Ce succès est suivi par celui de Micro Intel avec L’Herbier de Ma-rié-Victorin, sorte d’initiation à la botanique sur cédérom qui s’est écoulé à 30 000 exemplaires depuis sa parution en 1992.Son Mystère en archéologie et Plumo au zoo ont aussi assez bien fonctionné.Pour les autres, vendre 5000 copies d’un cédérom relève encore de l’exploit.«Nos éditeurs n’ont pas les moyens de mousser leurs produits à l’étranger, déplore Gilbert Ouellette.Si un produit coûte 250 000 $ à concevoir et à fabriquer, idéalement, l’éditeur devrait mettre presque autant d’argent pour la mise en marché.» Manque d’argent, donc, mais manque de formation aussi, particulièrement en marketing et en gestion de projets.Ce sont souvent des jeunes de 25 ans qui se retrouvent dans ces entreprises avec la responsabilité de gérer des budgets d’un demi-million de dollars et de faire la promotion d’un produit alors qu’ils ne possèdent aucune formation en ces matières.«En ce moment, tout s'apprend sur le tas et on ne peut pas continuer comme cela», constate René Barsalo, du Forum des inforoutes et du multimédia (FIM).Créer des débouchés Selon le milieu, il manque encore des débouchés pour les produits d’ici.Les besoins n’ont pas été suffisamment suscités, et le multimédia ne fait pas partie intégrante de notre réalité, comme c’est le cas par exemple dans les pays Scandinaves.Afin de créer une véritable culture numérique québécoise, René Barsalo suggère qu’on effectue de la recherche fondamentale en communication et que le gouvernement adopte une politique de promotion du multimédia qui aille au-delà de la subvention ou du crédit d’impôt.«Dans le monde interactif, il n’y a pas de droits de radiodiffusion.[Pour obtenir les budgets du privé complémentaires aux aides gouvernementales], on doit donc convaincre les investisseurs potentiels que le produit se vendra à 5000 ou 10 000 copies.Il serait intéressant de créer un débouché québécois pour nos produits.On pourrait par exemple développer une chaîne numérique du genre Québec-on line.Cette chaîne achèterait du contenu, ce qui assurerait une certaine vie aux produits et faciliterait la recherche d’investisseurs.Si le milieu de la télévision fonctionne bien au Québec, c’est parce qu’on n’a pas le choix de consommer ce qu’il produit.» D’autres cependant mettent un bémol à ces inquiétudes.François Pla-mondon est vice-président chez Discreet Logic, une entreprise installée dans la Cité du multimédia qui conçoit, entre autres, des logiciels servant à la création d’effets spéciaux au cinéma.Selon M.Plamondon, il ne faut pas juger trop durement une industrie émergente.«Quel est le secteur où le système de distribution est le plus efficace?L’alimentation, parce que c’est vieux comme le monde.Traditionnellement, les secteurs les plus jeunes sont ceux pour lesquels les réseaux de distribution sont les moins efficaces.Mais ils se développent avec le temps.» Derrière ce débat sur la commercialisation du multimédia se profile en filigrane celui, existentiel, sur la définition même de ce qu’est le multimédia.Pour certains, il s’agit d’une pratique autonome consistant à mettre en valeur des contenus d’information à l’aide de plusieurs médias comme le son, le texte, la photo, la vidéo et le dessin animé.Pour d’autres, le muti-média englobe autant la production de cédéroms que la conception de simulateurs de vol, la programmation d’accélérateurs d’images, les télécommunications, bref, l’intégration des nouvelles technologies de l’information dans tous les processus d’affaires des entreprises.Stéphane Le Bouyon-nec, président du conseil d’administration du CESAM, est de ceux-là.Selon lui, le multimédia a pris la bonne voie en misant sur le secteur des services aux entreprises «car il faut regarder en terme de nombre d’emplois créés».«Il faut maintenir le cap.Je ne dis pas qu’il faille laisser tomber la création, au contraire, mais ça viendra, par la bande.Il faut voir et exploiter la chaîne complète du multimédia.» Et, tentant ainsi de justifier la dépendance des entreprises d’ici par rapport aux géants d’ailleurs que cette stratégie de développement pourrait créer, il ajoute: «Cest mieux d’être sous-traitant que de ne pas être capable de vendre ses produits du tout.Notre économie est composée de PME, et c’est ainsi dans le multimédia aussi.Il faut accepter de faire des choses pour les gros groupes».Ce à quoi Gilbert Ouellette répond qu’«Ubi Soft ne peut pas être un modèle».Malgré ses centaines d’emplois créés à Montréal, le groupe français n’en reste pas moins une entreprise étrangère dont les structures échappent au contrôle des Québécois qui y travaillent, explique M.Ouellette, qui plaide pour un équilibre entre joueurs locaux et étrangers.«Le modèle qu’on se donnera doit être associé à la propriété».TÉLÉVISION Sur tous les fronts Etre en même temps ici maintenant et partout sur la planète: voilà l'incontournable échéancier auquel font face les producteurs québécois de multimédia.|e ntrevuej MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Il faut regarder les choses en face: le multimédia n’en est qu’à ses premiers balbutiements.Même si, en l’espace d’à peine trois ou quatre ans, le nombre de producteurs québécois s’est multiplié par cinq, sinon plus, le concept même est loin d’être clair pour le grand public.Le multimédia, c’est autant une borne interactive racontant les mœurs du pluvier des marais dans un centre d’interprétation de la nature qu’un cédérom pour les enfants ou une performance de Michel Lemieux.Et tout ça, c’est sans compter Internet, qui est venu élargir la donne en brouillant toutes les cartes.Bref, c’est une espèce de fourre-tout et il n’y a rien d’étonnant à ce que les banquiers soient aussi tièdes que le commun des mortels quand on leur propose d’investir dans un produit aussi vague, aussi mal défini.ARCHIVES LE DEVOIR Serge Carrier «C’est un outil jeune, immature, précise Serge Carrier, p.-d.g.de Micro Intel, le pionnier des producteurs multimédias québécois.C’est comme si nous en étions à la deuxième ou à Ici troisième année après l’invention du cinéma par les frères Lumière.Et, pour nous comme pour le grand public, celui qui achète nos logiciels tout comme les machines qui les font rouler, tout se complique du fait que les révolutions technologiques se succèdent à tous les mois alors qu’elles sont survenues à tous les 25 ans dans l’histoire du cinéma.Mais l’avenir est là.Encore.» C’est une affirmation un peu étonnante de la part du directeur d’une compagnie établie à Montréal depuis 1989 et dont le catalogue compte 50 titres en français, 35 en anglais et plus de 160 ouvrages en tenant compte des coproductions.Mais elle est réaliste.Le poids du futur Micro Intel n’a pas choisi la voie la plus simple, celle du divertissement ou de l’esbroufe technologique à tout prix.Même si on lui doit le premier cédérom québécois, le premier audiorom et bientôt le premier DVD d’ici, la politique éditoriale de Serge Carrier et de son groupe orbite plutôt autour de la planète éducation; c’est de là qu’il vient, et sa maison s’est spécialisée dès le départ dans le logiciel à caractère éducatif.Mais avec les années, Micro Intel a aussi investi le champ grand public des publications destinées aux enfants de 3 à 7 ans et plus récemment des 10 à 14 ans.Le groupe courtise également le monde des ouvrages de référence et des guides pratiques — un énorme projet avec des Américains destiné aux grandes surfaces — tout en privilégiant l’éducation aux adultes et l’alphabétisation.Ce sont tous, on l’aura remarqué, des marchés mondiaux.VOIR PAGE E 15: FRONTS le cap sur les uveaux médias! Consortium Multimédia CESAM regroupons les chefs file des domaines des technologies de l'information, des télécommunications, de l'éducation, des arts et des médias.Notre mission est de faciliter l'émergence et la croissance d'entreprises québécoises de calibre international dans le domaine des nouveaux médias.Nous offrons: • l'accueil et l'organisation de missions d'affaires • une vitrine promotionnelle nouveaux médias • un service de recherche personnalisé • des bulletins d'actualité sur le secteur des nouveaux médias • un laboratoire d'expérimentation et des services-conseils • un programme d'aide financière au prédémarrage d'entreprises Téléphone: (514)848-7177 Télécopieur: (514) 848-7133 Courriel : info@cesam.qc.ca Site Internet:www.cesam.qcca Développement économique Cai Canada Economie Canada Development Canada Gouvernement du Québec Ministère de l’Industrie et du Commerce Gouvernement du Québec Ministère dea Affairas municipales et de la Métropole (Xer ».Métropole .La maîtrise du plurlmédia alliée à la force du créatif Des expertises variées, complémentaires, une notoriété croissante sur le marché canarien, une attention personnelle à vos besoins et surtout, une chimie extraordinaire entre créateurs et techniciens permet à Force Multimédia de donner à vos projets tout l’impact voulu.¦ événements spéciaux infographie et 3d vidéo • » production télévisuelle présentation multimédia communication interactive F'O'R'C'E U l T I M r D I A services conseil 1226, rue Mackay, Montréal (Québec) H3G 2H4 téléphone: 514.937.1683 télécopieur: 514.937.0864 contact@forcemultimedia.com Ville de Hull té) yjjÿl En primeur à Hull ! Le petit Maître virtuel Jean Dallaire www.museopolis.com/montcalm Un rendez-vous avec un grand peintre pour tous.VfrœzMsf Salon de l’inforoute et du multimédia du 19 au 24 avril 1999 http://vireznet.org H Ministère de la Culture et des Communications Université du Québec à Hull PÔRTÂGËS- DIM ‘OUTAOUAIS Com/riûrion tcJaire des rDraveurt —KT Vidéotron (Laurentien) Itée réalisation : •»toire www.ldeedlc.cotn wmm&m I.K I) K V ü I li I.K S S A M K 1) 2 0 K T I) I M A N (' Il K 2 1 M A lî S !) !) !» e ir> FRONTS SUITE DE LA PAGE E 14 «Pour réussir à survivre ici, reprend Serge Carrier, un producteur multimédia québécois doit penser en termes de marché global et développer des produits qui se vendent partout.» C’est le grand courant de la «localisation» — l’incarnation multimédia du concept de mondialisation — qui souffle sur l’industrie depuis deux ans.«Il faut tisser des alliances pour y arriver, explique Carrier.Nous avons, par exemple, choisi de nous allier à des éditeurs spécialisés et d'agir comme réalisateur de leurs produits.C'est comme ça qu'on a pu s’implanter dans le secteur médical [avec SSB] et celui de la formation technique [avec Perfects |.C’est nous aussi qui réalisons le logiciel Faces dont se servent les corps policiers nord-américains.» Quand on lui demande si tout cela est à mettre sur le compte de l’effet Ubi Soft, Serge Carrier répond en souriant qu’il faudrait plutôt parler de l’effet Vaugeois.Et il enchaîne en soulignant le danger d’un «effet pervers» potentiel.«Il faudra que l'on réussisse à créer aussi de la richesse sous peine de nous condamner à n ’être que des sous-traitants.C’est important de développer une expertise, oui.De plus en plus, nous approchons de la masse critique nécessaire et suffisante; il faut continuer et ne pas en rester là.Mais pour nous comme pour la plupart des joueurs du secteur, l’enjeu est déjà ailleurs: c’est plutôt la commercialisation de nos produits qu'il faut développer.Tout est à faire.Il n'y a pas de véritable réseau en place ici.Et pour s’implanter ailleurs, il faut s'allier à des forces locajes comme nous venons de le faire ata Etats-Unis et en France.» L’exemple est révélateur.Dans ce cas précis, il s’agit de La Maison de Ouirmie, deux cédéroms tirés de la série télévisée du même nom.L’ouvrage est destiné aux 3 à 7 ans de toute la planète.Il est prêt depuis longtemps, mais Microlntel, qui agit comme réalisateur et coprojducteur avec Wayne & Schuster aux États-Unis et Montparnasse Multimédia en France, travaille à la commercialisation du produit depuis un an.On devrait le trouver sur les tablettes d’ici quelques semaines maintenant que la campagne publicitaire américaine est prête.«Ici aussi, commente Serge Carrier, comme en cinéma et en télévision, on se rapproche du modèle des majors.» Ce qui n’est pas nécessairement une bonne nouvelle.D’ici là, le sarcasme est encore de bon ton quand on parle des «succès de vente» des logiciels québécois.Pourtant, selon le patron de Micro Intel, «tout dépend du regard que l’on porte sur tout le secteur; on ne commercialise pas un cédérom comme on le fait pour du poisson surgelé.C'est vrai que certaim ouvrages se vendent à peine à quelques centaines d’exemplaires, mais leur durée de vie est moins limitée que celle du livre.Certains de nos titres atteignent aussi le palier des 3000 ou 4000 copies vendues.Un “classique’’ comme La Flore lauren-tienne de Marie-Victorin, que nous avons publié en 1994, en est à plus de 30 000 copies vendues un peu partout à travers le monde.C’est d'ailleurs le minimum que nous visons pour Ouimzie et pour le René Lévesque que nous lancerons lors du Printemps du Québec à Paris.N'empêche qu'il est primordial que nous en arrivions à rentabiliser notre production sur le territoire national: il faut absolument créer ici un réseau de distribution qui se tienne».Mais ce n’est pas tout.En plus de l’accessibilité aux logiciels québécois, il faudra développer des programmes d’aide structurante — faire en sorte qu’il y ait plus d’argent en aval qu’en amont — et subventionner autre chose que la création d’emplois plus ou moins temporaires.Sans oublier de mesurer aussi l’impact du futur, c’est-à-dire d’Internet.Dans son état actuel, le réseau des réseaux ne fait pas le poids.Mais quand la fibre optique aura remplacé tous les vieux (ils de cuivre, quand le micro-ondes se sera encore davantage affirmé, que la transmission des signaux numériques par satellite se sera implantée partout, le ixirtrail sera bien différent.«C’est clair on s’en va vers la bataille des contenus.Nous n'avons pas vraiment le choix, il faut que nous devenions de grands fournisseurs de contenus quel que soit le support qui s’imposera plus tard.Nous connaissons nos points forts et nous avons déjà établi des contacts avec des groupes comme le Community Learning and Information Network [CLIN).Nous sommes aussi impliqués dans une expérience-pilote de diffusion de contenus spécialisés en Californie avec ICIV.On ne peut pas vraiment prédire l'avenir.Mais nous pensons que si nos produits répondent à un besoin ici, il y a de fortes chances pour qu'ils répondent à un même besoin dans un monde qui s’uniformise de plus en plus.» Pas bête.^1 * - Xjfl •d 'ànag« % MULTIMÉDIA Le nouveau paradygme de l’école branchée D nt -] BENOIT MUNGER LE DEVOIR Les appareils sont arrivés, la connection est établie, l’école québécoise entre tant bien que mal dans l’ère numérique.La grande question, maintenant, c’est: que fait-on de ces outils?Acquérir le matériel et les logiciels, créer des laboratoires, trouver un fournisseur de service, c’était la partie facile; la partie difficile, c’est maintenant d’intégrer ces instruments à l’école.Professeur au département de littérature comparée à l’Université de Montréal, Jean-Claude Guédon a une opinion bien arrêtée sur le sujet: «Il ne suffit pas de mettre de la quincaillerie dans les écoles pour garantir une meilleure éducation», écrit-il dans un échange électronique avec U Devoir.Depuis trois ans, les fonds publics consacrés à l’intégration des écoles aux nouvelles technologies de l’information et des communications (NTCI) ont permis d’ajouter environ 100 000 ordinateurs dans les écoles, la plupart neufs.Avec comme résultat que le nombre d’élèves par ordinateur est passé de 18,6 à neuf.Le plan quinquennal de 320 millions lancés par le gouvernement en 1996 a été en très grande partie consacré à l’achat de matériel.Du matériel neuf surtout acheté au rythme d’une soixantaine de millions par année.Jean-Claude Guédon ne se laisse pas impressionner par ces chiffres: «Au lieu d’acheter de la quincaillerie coûteuse et espérer régler ainsi, paresseusement, un problème complexe en envoyant beaucoup d’argent à Redmond (où se trouve Microsoft), [.] il existe des solutions qui permettent de réutiliser de l’équipement, qui n’exigent l’achat que de quelques appareils pas tellement coûteux comme serveurs, et qui requièrent surtout de créer des besoins en services [.].Cette solution, on le sait, repose sur les logiciels à code source libre, parmi lesquels Linux est le plus connu».Une tout autre affaire Mais là n’est pas le plus important.Acheter des ordinateurs est une chose, intégrer les nouvelles technologies (NTIC) à la vie scolaire en est une autre.La question fondamentale, selon M.Guédon est de savoir comment va se réaliser cette intégration, selon quelles modalités: «Quand on pense au temps qu’il a fallu pour que les maisons d’enseignement adoptent enfin l’imprimé de Gutenberg (au moins trois siècles après l’invention.), on peut trembler à l’idée de ce qui peut arriver, surtout si l’on se donne l’illusion d’avoir réglé le problème en entassant la quincaillerie», ajoute-t-il.Malheureusement, les écoles ont moins de temps que leurs ancêtres.Bien moins de temps pour répondre à ce qu’il qualifie de nécessité: «Us NTIC constituent les intruments de la nouvelle écriture, hypertextuelle, multi-modale, multi-médiatique.Par conséquent, toute école, tout collège, toute université qui ne va pas apprendre à intégrer rapidement les NTIC dans son enseignement se condamne ipso facto à la marginalisation et à la mort lente.Cela reviendrait à apprendre à nos étudiants à écrire avec une plume d’oie à l’époque de la machine à écrire».Par conséquent, poursuit le professeur, il faudra intégrer ces instruments dans l’art d’écrire avec des mots, des images, du son, de l’animation.«Il s’agit de faire de ces mtruments les leviers, devenus transparents, d’une pensée agrandie [.]; il s’agit s’apprendre à travailler et à collaborer de nouvelles manières; il s’agit d’apprendre à publier aussi, dans la Toile en particulier; il s'agit enfin d’apprendre à explorer, à regarder le monde, à devenir navigateur plutôt qu’à s'accrocher au rôle d'arpenteur».Des élèves navigateurs qui trouveront vite la voie des communautés virtuelles: «Doté de la nouvelle écriture, branché, l’étudiant va, bien entendu, constituer diverses communautés dont le “chat” nous donne une première, encore que pauvre, idée, écrit M.Guédon.Ce qui va se passer dans ce domaine dans les deux décennies à venir a toutes les chances d'être prodigieux.Les étudiants vont s'inventer des dizaines déformés de cours de récréation virtuelles.Or, si l’on réfléchit un peu au processus pédagogique, la vraie appropriation d’un cours se passe à ce moment-là, quand les étudiants parlent entre eux d'un travail à faire, d’un problème à résoudre».De diffuseur à tuteur Du travail en perspective.Surtout pour les maîtres, dont le rôle est appelé à changer.De «diffuseurs de masse», ils deviendront tuteurs, accompagnateurs prêts à aider les étudiants quand ils en ont besoin: «Voilà effectivement un renversement de situation que beaucoup de professeurs sont susceptibles de mal vivre, surtout s’ils ne sont pas sûrs d’eux-mêmes à cause de leurs carences en informatique.» Et les élèves?Comment les amener à utiliser ces outils avec pertinence et efficacité?Ce n’est pas parce qu’un enfant a accès à 50 chaînes de télé, ou qu’il a accès au réseau des réseaux, qu’il va se mettre tout à coup à s’intéresser aux sciences, aux arts et à la littérature, à visiter les musées virtuels et à apprendre les langues étrangères.Jean-Claude Guédon le reconnaît, tout en faisant une distinction entre la télé et Internet La première, explique-t-il, procède d’un phénomène issu du XIX*' siècle, la soumission au temps: «I«e XIX' siècle vit se multiplier les lieux et instances où l’horaire devint structure dominante: par exemple l’usine puis, à l’intérieur, la chaîne de montage et l'école.La possession d’une montre, de luxe, devint nécessité.L’imprimé, à son tour, se mit à la solde du temps en développant et en massifiant le quotidien et la littérature elle-même, par le feuilleton (Balzac, Dickens, etc.) se soumit aux règles des scansions temporelles».L'arrivée des nouveaux médias s’est marquée par la soumission au temps aussi.[.]L’ordre de la collection qui dominait le XVIII' et qui avait trouvé son expression maximale dans la bibliothèque, s'était fait silencieusement subverts par la programmation temporelle, le programme.Une révolution culturelle progressive, silencieuse et sinistre en somme.La programmation à l’école s’ajoute à celle de l'usine, de la radio, dans le quotidien, à la télévision et verrouille la vie de nos contemporains en un tout qui confère à la notion de liberté une allure très fantomatique».Pour M.Guédon, le zapping et le surfing sont deux choses tout à fait différentes: «En zappant, on saute d’un programme à un autre, mais on demeure inscrit dans un programme; en surfant, on entre dans une logique d’approfondissement, d’élargissement, d’analogie, voire de trouble».MULTIMÉDIA-INTERNET De bonnes raisons d’espérer Au-delà du bogue et de la lenteur des transmissions, Internet offre encore d’étonnantes possibilités d’avenir BENOÎT MUNGER LE DEVOIR Après nous avoir vendu mer et monde, nous avoir convertis aux vertus prétendument révolutionnaires des technologies que l’on dit toujours nouvelles—le sont-elles encore vraiment?—, voilà qu’on nous a ramené sur terre avec ce satané bogue de l’an 2000, le bonhomme sept heures de cette fin des années 90.Misère! Nous qui commencions à croire en ces lendemains cyberspaciaux qui chantent, le voilà bien bas, notre caqueL Avant de sombrer dans la déprime en pensant aux calamités qui logent quelque part dans ces minuscules anomalies informatiques, avant de tourner résolument le dos à Internet et à tout ce qui s’y rattache, avant de jeter notre modem à la poubelle et de renoncer corps et âme à la vie de branché en nous disant que de toute façon, «Internet, c'est bien trop lent», et qu’en plus, ce n’est pas payant, accrochons-nous à quelques raisons d’espérer.Première bonne nouvelle: le bogue de l’an 2000, dont on nous rabat les oreilles depuis une bonne année, ne provoquerait finalement pas les catastrophes appréhendées.Des désagréments, certes, des couics et des couacs, mais pas de fin du monde avant le temps.Tant mieux, parce que nous avons bien d’autres chats à fouetter.Comme celui de la lenteur de la transmission sur le réseau toujours aussi pénible et lancinante à supporter.Sur ce front, les nouvelles sont meilleures, ce qui ne veut pas dire que tout est parfait au royaume de la communication en ligne.En tout cas, le Québec a la chance de compter, parmi ses atouts, sur de gros joueurs dont la technologie promet d’accé-1er la connection au réseau des réseaux.Les câblodistributeurs, Vidéotron et Cogéco, avec leurs modems-câbles et leurs réseaux de fibre optique bidirectionnels (du moins pour une bonne partie): les sociétés de télécommunications, comme Bell et ses concurrentes, qui commencent à offrir de la connection à haute vitesse sur leurs propres technologies sur fil de cuivre.Des emplois Autre nouvelle encourageante, les nouvelles technologies ont besoin de main-d’œuvre.Même qu’il y aurait une pénurie par les temps qui courent.Selon une enquête réalisée en février par Montréal TechnoVision auprès d’une cinquantaine d’entreprises, quelque 1800 postes ont été créés en 1998.Or, pour combler ces postes spécialisés, seulement 1150 bacheliers dans les disciplines comme l’informatique, le génie informatique et le génie électrique sont sortis des universités québécoises.On estime à 4200 le nombre d’ingénieurs dont nous aurons besoin pour soutenir la cadence.Du côté des postes nécessitant une formation collégiale, la pénurie est tout aussi criante.Pour les quelque 5100 postes disponibles, les collèges n’ont produit que 1720 diplômés.Selon Serge Godin, président du conseil et chef de la direction de CGI, l’un des fleurons du Québec parmi les entreprises de pointe, les nouvelles technologies permettront de générer au moins un million d’emplois en Amérique du Nord d’ici cinq ans.Au Québec, cela pourrait se traduire par 25 000 emplois.Un bogue qui finalement ne causera pas pas trop de dégâts, des connections plus rapides et de l’emploi pour les jeunes diplômés.Avez-vous toujours envie de vous faire hermite?¦ i CEV un monde de solutions !g$iS§®foi " - ", /¦ - r DXC professionnel BVP/BVW qualité diffuseur Moniteurs PVM professionnel BVM qualité broadcaster PGM vidéo et informatique PFM au plasma super plat Vidéoprojecteurs à cristaux liquides super portable VPH tri-tubes Vidéo CD/DVD Compression MPEG ylHi'l'liW Lecteur CD Enregistreur/lecteur MiniDisc ur DAT audio numérique îes sans fil UHF et VHF Console de mixage TriniCom® BETACAM SX™ DVCAM™ DIGITAL BETACAM™ HDCAM™ Une gamme complète pour répondre à toutes les applications Pour plus de renseignements : CE]/ inc.(514) 521 -8253 • http://cev.ca 1# ISO 9002 no.570/9A 60 employés - 30 ans d’expertise au service de Wine.la production, la postproduction, le multimédia, l’éducation et le corporatif.VENTE • LOCATION • SERVICE • CONSULTATION • INTÉGRATION • PLANS ET DEVIS Multimédia Internet CD-ROM www.imagix.qc.ca 1995, rue Jean-Talon Sud, bureau 108, Sainte-Foy (Québec) (418) 688-3379 w **ti reunion Besoin SOLOTECH MUL 77MÉDIA Au rythme où évolue les nouvelles technologies, en intégrer les innovations à l’environnement de votre entreprise représente tout un défi.Pour le relever avec brio, fiez-vous à Solotech Multimédia.Chez nous, les nouvelles technologies parlent votre langage: celui de communications plus efficaces, qui vous aideront à atteindre vos objectifs.Maximisez votre emploi du temps avec la vidéoconférence Communiquer avec vos partenaires et vos clients comme s’ils étaient présents, sans que personne n’ait à se déplacer ?Ce n’est pas de la science-fiction: c’est une réalité que Solotech Multimédia met à votre portée grâce à des systèmes de vidéoconférence adaptés à vos exigences, s integrant aisément à votre environnement et pouvant évoluer selon vos besoins.Dynamisez vos présentations avec des outils de pointe Imaginez votre présentation sur un projecteur multimédia qui permet de diffuser un contenu tant informatique que vidéo.Impact et magie assurés! 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