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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier E
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-04-03, Collections de BAnQ.

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flj jSszl- - - mmS» - c£> - Ilya bientôt deux mille ans, Jésus-Christ apportait à l’humanité un message de paix, de fraternité et d’espoir «ER rËiE&wtë AUX PORTES DE L'AN 2000 Guide du Grand Jubilé Guide du Grand Jubilé Tout ce que vous désirez savoir pour se préparer au Grand Jubilé.«Ne dormons plus, il est temps de se lever» Sous la direction de Elizabeth J.Lacelle line initiation à l'œuvre spirituelle et théologique de Catherine de Sienne.Coédition Cerf-Fides «rsvsn £*A.PASTORALE ET CELEBRATIONS DE LA RÉCONCILIATION Pastorale et célébrations de la réconciliation Bernard Rey Une réponse aux questions des chrétiens sur le sens du péché et du pardon.Horizons nouveaux pour l'Église Jean Rigal Le point sur l'évolution de l'Église catholique à l'aube du troisième millénaire.VERS LE PÈRE ] L K l> V.V 0 I It .L E S S A M E I) I 3 E T I) I M A N C II E I A V It I I.I !• !> !» RELIGION L’héritage de la Torah Les livres saints de la religion juive sont les mêmes que ceux de l’Ancien Testament des chrétiens Le terme «judéo-chrétien» n’est pas toujours utilisé à bon escient.En effet, si le christianisme s’est inspiré pour une bonne part du judaïsme, il a aussi laissé de côté des pans entiers de celui-ci au profit d’une doctrine originale.DENYSE PERREAULT COLLABORATION SPÉCIALE Ly Ancien Testament, qui figure en r première partie de la Bible des chrétiens, rassemble les textes juifs écrits avant la naissance de Jésus.D est constitué de trois grandes parties: la Torah, les Prophètes et autres écrits (psaumes, proverbes, Cantique des cantiques.).«Cette reprise intégrale des textes sacrés d’une religion par une autre constitue un phénomène unique dans Ihistoire de l’humanité», souligne Charles Kan-nengiesser, professeur à l’université Concordia et spécialiste de l’Ancien Testament.Le Nouveau Testament, rédigé par et pour les premiers chrétiens entre 49 et 130 ans après la mort de Jésus, comprend les Evangiles, les Actes des Apôtres, les Épîtres et l’Apocalypse.Il propose une lecture de la foi en Jésus à la lumière des événements de l’Ancien Testament.Il ne s’agit pas d’une histoire de sa vie, mais de celle de la foi de ses disciples en son enseignement.«Lorsque chrétiens et rabbins engagent la controverse, ils se disputent sur des questions d'interprétation des mêmes textes», observe M.Kannengiesser.Les mouvements juifs Au moment de la naissance de Jésus, nous dit Gérard Rochais, professeur au département des sciences religieuses de l’UQAM, plusieurs formes de judaïsme coexistaient en Judée (une province de Palestine).Les pharisiens, laies très légalistes, attachés aux prescriptions de la Loi, étaient les plus nombreux.Prêtres extrêmement conservateurs, les sadducéens avaient pour leur part la haute autorité sur le Temple de Jérusalem.«Ces riches aristocrates, peu aimés du peuple, sont les collabos de l’époque, rappelle M.Rochais.Habiles diplomates, ils frayaient avec l'occupant romain pour préserver leurs privilèges» Les esséniens, par ailleurs, vivaient en petites communautés coupées du reste du monde.Ils appliquaient la loi biblique dans toute sa rigueur, et rejetaient l’autorité romaine tout comme celle du clergé officiel inféodé aux usurpateurs.On trouvait également les zélotes, «spécialisés» dans la lutte contre les Romains.Les Samaritains, des étrangers déplacés par les Assyriens sept siècles plus tôt, étaient considérés comme des hérétiques impurs.«On remarque aussi le mouvement baptiste, dont Jean le Baptiste est le leader, poursuit Gérard Rochais.Il est possible que Jésus en ait fait partie.» Un Messie révolutionnaire «Jésus conserve l’Alliance passée avec Moïse et les écrits sacrés de la Torah, dit Robert David, professeur à la faculté de théologie de l’Université de Montréal.Il donne à cet enseignement un visage plus humain que strictement légaliste.Ne faisant pas partie de l’intelligentsia locale et n’étant membre d’aucune institution, il n’a pas à respecter une quelconque ligne de parti.Il propose un rapport à Dieu différent et assouplit ce qui lui semble sclérosé dans la tradition juive.» Au lieu d’encourager l’observance des quelque 600 préceptes de la Loi Les dix commandements de Moïse sont toujours au cœur de la religion chrétienne MÉDIASPAUL W«rtt AmiMv HMlAf»Iht UfcMtuM ternaires d’elles rrafmsnli Ht rit* tt trmlvjliUt Je lemnrt Cktvmqut Ju« ftnmulf a* ne tué L’INSOUMIS DF.NAZARETH Let contnrrcTte* dt fétus W Ut uuLniUt UN PLAIDOYER EN FAVEUR DE L’UNITÉ *S\ FAUT-IL ATTENDRE LE MESSIE?INVESTISSEMENTS ÉTHIQUES ET RÉGIE D’ENTREPRISE tn 4 urntiicn CHOIX DE LIVRES MEMOIRES D’ELLES Fragments de vies et spiritualités de femmes Marie-Andrée Roy et Agathe Lafortune 320 pages *24,95$ L’INSOUMIS DE NAZARETH Les controverses de Jésus avec les autorités Roger Poudrier 200pages * 15,95$ ESTHER Chronique d’un génocide annoncé Aldina da Silva 80pages * 15,95 $ UN PLAIDOYER EN FAVEUR DE L’UNITÉ 1m lettre aux Romains Odette Mainvillc 160 pages * 23,95 $ ADMIRABLE LUMIÈRE Itinéraire de contemplation Yvon Daigneault 10-1 pages* 11,95$ SUR LES TRACES DE JÉSUS Parcours historique et biblique En collaboration 18-1 pages * 18,95 $ FAUT-IL ATTENDRE LE MESSIE?Etudes sur le messianisme Robert David (dir.) 240 pages * 27,95 $ LA MORALE ENTRE HÉRITAGE ET NOUVEAUTÉ André Beauchamp 296 pages * 24,95 $ LA FORCE SYMBOLIQUE DES HISTOIRES Pour une croissance humaine et spirituelle des jeunes Jacques Tremblay (dir.) 168 pages * 16,95 $ PARDONNER L’IMPARDONNABLE Marie-Thérèse Nadeau 152 pages * 15,95 $ INVESTISSEMENTS ÉTHIQUES ET REGIE D’ENTREPRISE Michel Dion 104 pages * 17,95 $ En vente chez votre libraire el au Salon du Livre religieux de Montréal (23-24-25 avril 1999) Sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs 380(1, rue Bossuet, Montréal, Tel.: 254-5376 traces de Jésus Œa> imllllê f'filïê mllam d n/mmde Pardonner l’impardonnable qui régissent la vie quotidienne, Jésus prêche davantage d’humanité; il refuse les exclusions traditionnelles basées sur la naissance.Le judaïsme est à l’époque une religion réservée au peuple élu.On naît juif, ou on le devient après avoir été converti et circoncis, autre exigence délaissée par la chrétienté.Jésus ne tient pas compte des classes sociales.Il refuse d’exclure malades et infirmes, qui expient — du moins on le suppose — pour leurs péchés ou ceux de leurs parents.Même s’il est mal vu de parler aux femmes en public, Jésus en accueille dans le cercle de ses disciples, réintroduit la femme adultère dans la société, pardonne à la pécheresse et s’entretient avec la Samaritaine.Son entourage perçoit en lui un révolutionnaire, mais cette révolution n’a rien de militaire ni de politique.Jésus parle de libération intérieure et présente un Dieu d’amour et de compassion, au lieu du Dieu lointain et sévère des légalistes.Il annonce la libération pour les pauvres, les pécheurs et tous ceux qui souffrent D s’arroge — suprême audace! — la capacité divine de pardonner les péchés.Plusieurs mouvements messianiques populaires prêchaient alors la venue d’un royaume de Dieu devant se réaliser par des miracles.«On espérait un messie triomphant, un libérateur national à la fois chef politique, militaire et religieux, capable de bouter dehors les Romains et de ramener la paix, rappelle Gérard Rochais.Or, Jésus souffre et finit ses jours crucifié.Il fait figure d’hérétique, de blasphémateur, de dangereux agitateur politique.» Les juifs, n’ayant pas reconnu en lui le messie attendu, ont continué à attendre.Ils attendent toujours.Les premiers chrétiens , Loin d’être infidèles aux Saintes Écritures des juifs, les premiers chrétiens fréquentent la synagogue et retiennent quantité d’éléments, de symboles et de prières issus des traditions.Les rituels d’immersion qui permettent aux fidèles de se laver de leurs fautes ont changé de sens avec Jean le Baptiste: le baptême symbolise une métamorphose personnelle.Notre bénédicité équivaut à la bénédiction qui précède les repas juifs.Les chrétiens continuent de partager le pain et le vin.Ils observent le sabbat.Le peuple élu est alors le seul à respecter un jour de repos hebdomadaire consacré à la prière.Vers La fin du premier siècle, la chrétienté troque le rabbin pour le prêtre.Les juifs fêtent la pâque, issue d’une célébration qui remonte à l’époque du nomadisme.Ils commémorent l’Exode et leur libération de l’esclavage en mangeant du pain suis levain et un agneau.Jésus est mort le lendemain de la Pâque juive, après avoir partagé le pain, et le vin avec ses disciples lors du repap traditionnel.lu?symbole du sacrifice dé l’agneau prenait ainsi une nouvelle dé mension: Jésus est l’Agneau sacrificiel, immolé pour racheter les péchés du monde.Le jour de Pâques chrétien commémore sa résurrection.Comme elle a eu lieu le premier jour de la semaine, appelé dies dominica (dimanche), les chrétiens délassent le sabbat.La destruction du Temple de Jérusalem, en 70 de notre ère, entraîne l’abandon des sacrifices et la chute des Sadducéens.Une phase d’agitation s’ensuit.Les Pharisiens assurent la survie du judaïsme et les juifs rejettent la branche judéo-chrétienne.La cassure s’amorce avec l’apôtre Paul.«Dans l’Évangile de Mathieu, écrit en 70, on sent les tiraillement^, fait remarquer Robert David.Dans l’Evangile de Dtc, en 85, la rupture est consommée.» Mais rien n’est jamais statique.Plus tard, certains relents du symbolisme judaïque refont surface chez les chrétiens: la kippa, calotte des juifs pratiquants, devient par exemple la calotte papale.Au fil du temps, les femmes acquièrent puis perdent le privilège d’œuvrer à la direction de la communauté.Quant à la figure du Dieu aimant de Jésus, elle redevient sévère à partir du XVL siècle.Mais ce sont là d’autres histoires.La loi juive Vivant dans le monde polythéiste du XIX' siècle avant Jésus-Christ, Abraham aurait été le premier à reconnaître l’existence du Dieu unique des religions monothéistes: judaïsme, christianisme, islam.Six cents ans plus tard.Dieu (Yahvé) invite Moïse à conduire les esclaves hébreux hors d’Égypte.Moïse construit l’Arche d’Alliance, symbole de la présence de Dieu parmi le peuple élu.Durant sa marche dans le désert, Yahvé lui transmet les tables de la Loi, sur le mont Sinai'.Les enseignements de ce déca-logue deviendront les dix commandements des chrétiens, et à beaucoup d’égards, les fondements de la civilisation.Tu n’auras pas d’autre dieu face à moi Tu ne te feras pas d’idole Tu ne prononceras pas à tort le nom du Seigneur ton Dieu Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage et tu te reposeras le septième Honore ton père et ta mère Tu ne commettras pas de meurtre Tu ne commettras pas d’adultère Tu ne commettras pas de rapt Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain .1 Tu n’auras pas de visées sur la maison de ton prochain Une autre FAÇON DE PENSER LA RELIGION Les programmes en sciences des religions À l'UQAM Téléphone : (514) 987-0396 Télécopieur : (514) 987-7856 Internet : www.unites.uqam.ca/dscrel UQAM L'avenir est ici LA SOCIETE DES MISSIONS-ETRANGERES Des prêtres et des laïques présents au nom de l’Évangile dans onze pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique PROGRAMMES DE FORMATION MISSIONNAIRE (de septembre à mai) Pour information et inscription, veuillez contacter : Région de Montréal : Mposo Hubert Makwanda 8055, rue Casgrain Montréal H2R 1Z4 Tél.: (514) 383-3694 Région de Québec : Christian Busset 867, avenue Rochette Ste-Foy, G1V2S6 Tél.: (418) 527-3273 180, Place Juge Desnoyers, Laval, Qc H7G 1 A4 Tél.: (450) 667-4190/Téléc.: (450) 667-4194 courrier: smepq@laval.com / site internet: www.smelaval.org 4 i LE DEVOIR, LES SAMEDI R E T D I M A N C Il E I A V R I L I !l !) il ««SL* .-ï£$ Aurions-nous oublié Dieu ?À tant se préoccuper de pauvreté et d’exclusion, l’Église a-t-elle négligé les besoins de l’âme au profit de ceux du corps ?Par-delà le cataclysme informatique appréhendé, l’an 2000 marque un anniversaire historique capital qu’on a tendance à oublier dans nos élans de folie millénariste: celui de Jésus-Christ et de l’Église chrétienne à laquelle il a donné naissance.Pour l’archevêque de Montréal, le cardinal Jean-Claude Turcotte, les dernières Pâques avant l’an 2000 sont une occasion de jeter un regard sur l’Église telle qu’elle a été, est et sera peut-être.ou devrait être.«J’ai vu naître au cours de la dernière décennie une recherche très profonde de spiritualité chez les gens, dit-il.Après avoir vécu l’embrigadement, puis l’hédonisme consumériste, ils réalisent qu’il y a quelque chose de plus.Us se demandent ce qui les fait vivre.Comment l’Église répondra à leur recherche, ça c’est l’inconnu.» HÉLÈNE BUZZETTI COLLABORATION SPÉCIALE Défection des églises, baisse de popularité des ordres religieux et de la prêtrise, relâchement des traditions, refroidissement de la ferveur religieuse populaire, laïcisation des institutions, conversion de temples en complexes à condos.la liste d’indicateurs de la rupture d’avec la culture religieuse qui fut un temps le propre de la société québécoise est longue.Aussi l’instinct nous ferait-il croire qu’à la veille de ce nouveau millénaire de christianisme, le cardinal Turcotte ferait le constat d’une Eglise en déclin et formulerait le souhait d’une renaissance, d’un regain de vie.Or, rien n’est plus étranger à ses espérances.«On a une idée de la religion qui est liée à l’assistance dans les églises le dimanche.Mais on oublie qu’au début du diocèse de Montréal, dans les années 1830, le taux de pratique était d’à peine 30 %, rappelle M“r Turcotte.Il faut revoir nos critères d'appartenance à la religion.Ils sont dépassés! C’est fini, les églises bondées, ça ne reviendra plus.J’aime mieux l’église d’aujourd’hui que celle des années 1940-50.Il y a moins de gens, mais ceux qui y sont sont là par conviction.Et le Christ veut des convaincus.» Le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, revient centre de l’édifice catholique.AKCniVE.» L.E.DDVUlIt toujours au message, celui de Jésus-Christ, qui doit demeurer au «Avant, être catholique, c’était surtout appartenir à un groupe, poursuit-il.Im Révolution tranquille a fait tomber un paquet de ces contraintes sociales et on est revenu au message.» Le message.Le cardinal Turcotte revient toujours au message, celui de Jésus-Christ, qui doit reprendre sa place au centre de l’édifice catholique.«En 2000 ans d’efforts, l’Eglise a donné au monde une âme, des valeurs pour permettre aux gens d’être heureux, de vivre dans une paix relative et dans le respect des différences.Mais la tentation qui menace toute Eglise, c’est son organisation humaine, la tentation du pouvoir sur les personnes et leurs orientations.On oublie défaire rencontrer Jésus-Christ pour seulement être une organisation.» «L’Évangile est encore très actuel, continue-t-il.Il contient un appel contre l’esclavage, un message d’acceptation des autres au-delà de leurs diffé- rences.Et nous avons encore du chemin à faire en regard de ces attitudes qui ne sont pas totalement abolies.» Selon M“r Turcotte, le message chrétien va d’autant plus de soi au Québec, qu’il y existe une solide tradition de solidarité et de compassion.«Plusieurs caractéristiques de la société québécoise prennent racine dans l’Évangile: le sens de la corvée, de l'entraide.Les genp partagent beaucoup de valeurs de l’Evangile, mais malheureusement, ils ne font pas toujours le lien avec leur foi.Pourtant, c’est ça la, religion.Ce n’est pas pour rien que l’Eglise est représentée par la croix: la poutre verticale illustre la relation entre nos racines et Dieu, et la poutre horizontale signifie qu’il faut partager ces valeurs avec nos frères humains.» Un message renouvelé Malgré ces convictions, Jean-Claude Tqrcotte reconnaît que le message de l’Église doit être dépoussiéré, question de «le recentrer sur Jésus-Christ plutôt que sur les codes de comportement», et pour cela, il faut que l’Église s’adapte aux attentes de la communauté.Cela suppose, comme il le dit, une «prédication différente, une révision des liturgies et des façons de prier, une révision du contenu de nos messages».«Tout cela nous amènera sûrement à accepter que les gens cheminent plus lentement.Avant, on prenait sa religion comme on prenait sa nationalité.Je crois que les catéchumènes, ces personnes qu’on instruisait lentement dans la foi avant qu’elles soient prêtes à recevoir le baptême, seront un modèle pour les chrétiens de l’an 2000.» Comment changer des traditions qui,semblent parfois immuables?«L’Église a beaucoup changé, insiste M“' Turcotte.Certaines paroisses ont commencé à offrir des séances de discussion après la messe, pour les gens qui souhaitaient partager et discuter de leur foi.Il y a aussi la paroisse des jeunes de Notre-Dame de Saint-Sacrement qui a été mise sur pied, où des centaines de jeunes se réunissent pour discuter de leur foi.Us jeunes d’aujourd’hui n’acceptent pas d’assister passivement à la liturgie.Il faut qu'ils soient actifs.Ça nous a amenés à réinstaurer le chant et la danse liturgique pendant la messe.Vous verrez, à la télévision le dimanche, une messe sur quatre contient de la danse.Dans certaines paroisses, les enfants, sont invités à mimer un épisode de l’Évangile.Et puis il y ale théâtre, la vidéo.A Montréal, il y a 40 ou 50 spectacles de la Passion chaque année!» «Il faut qu’on cherche à avoir une Église moins puissante, moins centrée sur l'institution, mais plus présente dans la vie des gens, à tout moment.» Le pape comme arbitre Selon M1" Turcotte, l'Église a intérêt à se décentraliser, à s’adapter aux besoins particuliers de chaque paroisse, bref à devenir multiforme.Mais certaines limites demeurent, et ces limites, ce sont encore les Évangiles qui les dictent.«On ne doit pas édulcorer l’Évangile.Par exemple, la fidélité dans le mariage.C’est un problème pour certains maintenant.Mais je n’ai pas le droit d'y renoncer seulement parce que ce n’est plus populaire.» Èt ainsi, le pape, s’il n’est pas propriétaire de la doctrine, comme le rappelle le cardinal, se pose en arbitre des interprétations.Il les affermit, en confirme certaine?, en rejette d’autres.«Plusieurs Eglises nous envient ce rôle, croit Mt’ Turcotte, parce qu’elles se multiplient à l’infini, filais c’est aussi la faiblesse de notre Église parce que, si un membre n’est pas d’accord avec l’inteiprétation du pape, il va peut-être quitter l'Église.Mais c’est bien ainsi.Les individus doivent vivre selon leur conscience.» Depuis près d’un siècle Le Grand Séminaire de Montréal 2065, rue Sherbrooke ouest, Montréal (Québec) H3H 1G6 Téléphone (514) 935-1169 Télécopieur (514) 935-5497 Université de Montréal FACULTÉ DE THÉOLOGIE Mire Saint-loseph du Mont-Royal Aif service de la formation presbytérale Bouroe.i d’étuàeo 60 000$ à tous les cycles d etudes Date limite de présentation des demandes: 15 avril 1999.demeure un lieu privilégié de prière, de réconfort et de rencontre spirituelle.Au sommet de la ville et au cœur de la cité.depuis 1840 Internet: www.gsdm.qc.ca Courriel: info@gsdm.qc.ca Faites vite ! Pour information : Faculté de théologie Université de Montréal Téléphone: (514) 343-7080 Télécopieur: (514) 343-5738 http://www/theo.umontreal.ca/ LA FACULTÉ D’ÉTUDES RELIGIEUSES http://www.mcgill.ca/religion Mus par un intérêt indéfectible pour la formation théologique et pour l’étude de la religion, nous proposons des cours donnant accès aux grades de: ?BA: programme spécialisé offert par la faculté des arts; ?BTH: baccalauréat en théologie (maîtrise en théologie, en collaboration avec les collèges affiliés de l’Église anglicane, de l’Église presbytérienne et de l’Église unie du Canada); ?STM: grade général sans thèse; ?MA/PHD: grades spécialisés avec thèses et avec spécialisation dans l’une des concentrations suivantes: • études bibliques; • histoire et théologie; • religion et culture; • histoire de la religion (hindouisme et bouddhisme); • éthique et sciences humaines en médecine.Notre faculté est d’orientation avant tout historique et philologique, mais nous ne négligeons pas pour autant les questions d’actualité comme les études féminines, la théologie contextuelle et l’éthique comparative.Notre faculté se compose d'un groupe restreint et sympathique d’érudits et d’étudiants qui travaillent en étroite collaboration.L’UNIVERSITE McGILL Tél.: (514) 398-4121 Téléc.: (514)398-6665 En fidélité aux rites d’hier et aux signes d’aujourd’hui.tsiOVAI Enfin une bible en gros caractères offerte à prix populaire ! • Nouvelle édition • Nouvelles annotations • Nouveau logo • Nouveau format En vente chez votre libraire NOVALIS I.E I) E V 0 I R .I.E S S A M E l> I A E T I) I M A N < Il E l A V RII.I !» !» !» E 4 RELIGION - Le gouvernement de l’Eglise Cardinaux, archevêques, évêques et curés secondent le pape dans l’administration de l’Eglise owFfTTimj Université du Québec à Trois-Rivières L’an 2000 marquera le début du troisième millénaire de la chrétienté.L’Eglise de Montréal se prépare elle aussi pour la grande fête que sera le Jubilé de l’an 2000.« Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jean 1,14) * t L’Eglise catholique de Montréal mot sur le Sacré Collège, une institution d’importance.Notamment car, constitué des cardinaux de l’Eglise romaine, ce Collège a, entre autres mérites, celui de pourvoir à l’élection du pontife romain.En contrepartie, le prince des apôtres Oe pape cumule un nombre impressionnant de titres) choisit qui l’assistera et le conseillera dans le gouvernement de l’Église.Des prêtres près de tous Finalement, l’unité, de base: la paroisse.A elle seule, l’Église de Montréal regroupe 282 de ces circonscriptions ecclésiastiques, dans lesquelles s’exerce le ministère d’un curé, c’est-à-dire le prêtre responsable d’une paroisse.Ordonné par l’évêque, le prêtre jouit de la plénitude du sacerdoce.Entre diverses fonctions, il assiste l’ordinant dans sa mission de sanctifier, de gouverner et d’enseigner, notamment (|ans ce dernier cas, en annonçant l’Évangile et en agissant comme conseiller auprès de ses paroissiens.La grande province ecclésiastique montréalaise compte présentement 899 prêtres, aux deux tiers séculiers, pour environ un million et demi de catholiques.Il arrive qu’un curé administre deux ou trois paroisses, lesquelles manquent parfois de prêtres pour répondre totalement aux besoins de leurs ouailles.Mentionnons en terminant la place sans, cesse croissante des laïcs dans l’Église, et plus particulièrement des conseils de pastorale, dont les membres prêtent main-forte non seulement au curé et aux autres prêtres de leurs paroisses respectives, mais à l’ensemble des paroissiens.Pratiquants ou pas, il faut le souligner.Il suffit d'être préoccupé par la quête spirituelle, de vouloir comprendre sou monde et de souhaiter se donner une pratique et un discours religieux signifiants.L'UQTR offre un baccalauréat et un certificat entièrement renouvelés.Des programmes • ancrés dans la tradition chrétienne • ouverts sur la diversité du phénomène religieux • attentifs aux enjeux sociaux • soucieux d’intégration • et orientés vers l'intervention.Module de théologie.UQTR, Pavillon Ringuel.local 1027a 18 i9) 376-51 17, courrier électronique : theologle@uqtr.uquebec.ca Pour réaliser cet objectif, la Fondation travaille en partenariat avec tes Missionnaires des Saints-Apôtres (prêtres, religieux, religieuses et laïcs) présents dans les pays d’intervention.Ensemble, nous assurons ta croissance des Églises locales en contribuant particulièrement à la formation de futurs prêtres et agents de pastorale.Également, dans notre action, nous améliorons les conditions de vie inhumaines de nos frères et soeurs dans ces pays.65 RLE DE CASTELNAU O.MONTRÉAL, QC H2R 2W3 TÉL.: 514 274-7645 1 800 665-7645 SITE INTERNET: http://www.odyssee.net /-fondatio COURRIER ÉLECTRONIQUE: fondatio@odyssee.net Dès ses débuts, l'Église catholique a été conçue comme un organisme à vocation mondiale LOUISE JACQUES COLLABORATION SPÉCIALE Bien qu’unis en tant que grande communauté, les chrétiens expriment leur foi au sein de diverses Églises formant les branches du christianisme.En plus de l’Église catholique (981,4 milliops de fidèles), celui-ci regroupe les Églises protestantes (404 millions) et orthodoxes (218,3 millions), l’Église anglicane (69,1 millions) çt les Églises uniates, c’est-à-dire les Églises orientales qui, tout en acceptant les dogmes et l’autorité du pape, cpnserventleurs rites particuliers.Évidemment, malgré certaines ressemblances, leurs structures hiérarchiques diffèrent, allant du simple au complexe.En guise d’exemple, le protestantisme s’exprime à travers une structure relativement facile à résumer.Grosso modo, supportés par leur conseil presbytéral, les pasteurs animent les communautés locales.Des inspecteurs ecclésiastiques vaquent à l’échelon régional, tandis qu’un sy-noeje coordonne l’ensemble.Évidemment, ce qui précède n’est qu’une rapicje esquisse, d’autant plus que les Églises protestantes regroupent trois confessions, sans parler des groupes dissidents.11 reste que, dans l’ensemble, leur organisation est exempte de la complexité caractérisant l’administration de l’Église catholique romaine.Le Vatican Celle-ci est gouvernée sensiblement à la manière d’un pays.Donc, REUTERS Le chef suprêrçie de l’Église, le pape Jean-Paul II, est également le souverain de l’État du Vatican.à sa tête, un chef suprême, en l’occurrence le pape, lequçl est par ailleurs souverain d’un État: celui du Vatican.Selon Jean-Paul II, le Vatican existe pour «assurer l’indépendance réelle et visible de l’Eglise uni- verselle, dans son activité de gouvernement au bénéfice de son œuvre pastorale, qui s’étend à tout le genre humain.» Bien que logeant le pouvoir cen- tral de l’Église, cette minuscule cité (un demi-kilomètre carré), fondée en 1924, est aussi un véritable État souverain.Par conséquent, comme tout autre, son gouvernement se divise en départements: état civil, comptabilité, monnaie, poste, commerce.Par l’entremise d’une commission cardinalice, le pape y exerce des pouvoirs législatifs et exécutifs.Et s’il préside les consistoires (assemblées de cardinaux), réunit le synode ou convoque le concile, en revanche, il confie au vicaire général de la cité la tâche pastorale.Également archevêque de Rome, le pape y est assisté du vicaire général romain, lui-même secondé par le conseil épiscopal de l’archidiocèse.Cette circonscription regroupe des services qu’on retrouve dans tous les diocèses.Entre autres, un secrétariat général, une chancellerie, un comité du synode, un office matrimonial, (les centres de pastorale, etc.Le Vatican constitue le siège du gouvernement de l’Église, lequel est présidé par le successeur de saint Pierre.A l’instar d’un premier ministre, le pape délègue de hautes fonctions à certains cardinaux ou évêques qui, dans notre structure politique, porteraient le titre de ministres.besoin d’être ange pour faire sa théologie à Trois-Rivières ! FONDATION PÈRE-EUSÈBE-MÉNARD La mission de la Fondation Père-Eusèbe-Ménard est d’encourager les personnes qui le désirent à appuyer les efforts de développement et d’évangélisation des populations défavorisées dans le Tiers-Monde.Des évêques partout Sops le Vatican, l’organigramme de l’Église place la conférence épiscopale.Cette assemblée d’évêques d’une même région, voire d’un pays, s’articule généralement autour d’un grand thème spécifique.Entre autres pouvoirs, les conférences nationales ou régionales éli-sent plusieurs des membres du synode des évêques.Institué en 1965, ce dernier, entre autres missions, veille à favoriser une union significative entre le pape et les évêques du monde entier.Passons à l’échelon des diocèses, puisque les évêques y conservent une place prédominante.Effectivement, ces hauts dignitaires de la prêtrise chrétienne y servent leurs fidèles respectifs, avec complètes autorité et juridiction, quoique toujours en parfaite obédience avec le pape et ses représentants directs.Pour poursuivre notre allégorie, disons que les évêques embrassent ici le rôle de maire.L’archidiocèse est le diocèse d’un évêque, tandis qu’un diocèse est la circonscription placée sous sa juridiction.De là, l’archevêché désigne un territoire relevant de la responsabilité d’un archevêque qui, en tant qu’évêque en chef d’une province ecclésiastique, a un certain nombre d’évêques suffragants (dépendants).Ainsi, M“r Jean-Claude Turcotte est l’actuel archevêque d’un ancien diocèse devenu archidiocèse en 1886, soit Montréal.Comme M“r Turcotte est aussi cardinal depuis 1994, glissons un Action des chrétiens pour l'Abolition de la Torture 2000 boul.St- Joseph E.Montréal.H2H-1E4 Tél.: (514) 890-6169 acatcan@cam.org «Ce n'est pas la répression des méchants qui fait mal, c'est le silence des bons» Martin Luther King LEUR LIBERTÉ EST AU BOUT DE VOS DOIGTS I METTONS FIN À LA TORTURE DANS LE MONDE ! FAITES UN DON DE LIBERTE ET DEVENEZ MEMBRE DE L AÇAT Oauvidec «.Producteur de « Parole i «Tout ce qui est en bas est comme tout ce qui est en haut» Encre de chine sur papier 1985, 27,5 x 37,5 cm Cette oeuvre de Marc Lincourt est identifiée au programme des dons planifiés de La Fondation Centraide Gosselin-hAssociés COMPTABLES AGRÉÉS 7930, 20" Avenue Montréal (Québec) HIZ3S7 Téléphone : (514) 376-4090 Télécopieur : (514) 376-4099 C.élcc.: goss@cam.org N O UVEAUTE bonne nouvelle pour toi ! i m il i ni/.-— e jjH 'fgf S Olivier ferland.Notre-Dmc de Pontmom, France, 19S9.fabrique de la paroisie Marie-Reine-du-Monde et Sainl-Patrice.Rawdon.Photo : Musée du Québec.Patrick Altman.Peintures, sculptures, pièces d’orfèvrerie, vitraux, vêtements sacerdotaux et meubles réalisés par des artistes du Québec entre 1930 et la fin du concile Vatican II.en 1965.* Heures d'ouverture : Du mardi au dimanche de 11 h à 17 h 45; le mercredi jusqu'à 20 h 45; fermé le lundi, Droits d’entrée (taxes incluses) : Adultes : 5.75 S Aînés (65 ans et plus) : 4,75 $ Etudiants : 2.75 $ Moins de 16 ans : gratuit.MUSEE DU QUEBEC SS Parc des Ghainps-de-Baiaille.Québec (Il K f>H3 (4;ijB) 643-2150 • lu tp://www.mdq.org l.o Musée du Québfcc est subventionné par le ministère (le I.» Culture-et des Communications du Québec.L’Église poursuit sa mission Au sortir du deuxième millénaire, l’Eglise n’est pas en quête de la voie à suivre, car celle-ci lui a été très bien indiquée Partagez avec les démunis, instruisez les ignorants, prenez soin des malades, venez en aide à la veuve et à l’orphelin, soyez bon pour l’étranger sans ressources, disait Jésus aux gens de son temps.Un message révolutionnaire pour l’époque, propre à enthousiasmer les âmes progressistes.Mais deux mille ans plus tard, dans une société comme le Québec où les citoyens versent volontairement à l’État une partie importante de leurs revenus pour accomplir en leur nom tout ce qui est mentionné plus haut et même plus, le message humanitaire de l’Église paraît dépassé.Par contre, on constate maintenant chez un grand nombre une soif de spiritualité que l’Église traditionnelle semble impuissante à satisfaire.Résultat, les nouvelles religions qui proposent une vision spirituelle du monde connaissent une popularité foudroyante.Sommes-nous en train d’assister à l’émergence d’une société «post-chrétienne»?PIERRE DUQUET COLLABORATION SPÉCIALE Ce âquoi aspire impérieusement l’Église, et celle du Québec en particulier, à cette période charnière de son histoire, c’est à faire entendre sa voix, et par là même son message.Affirmer qu’il y a péril en la demeure serait quelque peu excessif, mais on perçoit toutefois un vif sentiment d’urgence.M“r Maurice Couture, archevêque du diocèse de Québec, en témoigne.Le message, dit-il, dans la mesure où c’est l’Église qui le donne, a de la difficulté à passer.Force lui est de constater que, les récriminations à l’encontre de l’Église ont généralement meilleure presse.Il ne s’en scandalise pas outre mesure, mais n’empêche que l’on perçoit chez lui une velléité d’exaspération.«Il arrive parfois qu’on mette sur le dos de la religion des conséquences qui, à mon sens, ne tiennent pas au message lui-même.J’entends même des gens s’en prendre à notre héritage ju- AKCHIVKS I.E DEVOIR «Je souhaiterais que le jubilé de l’an 2000 soit l’occasion pour l’Église de chercher en quoi nous n’avons pas été fidèles à l’Évangile», déclare M" Maurice Couture, archevêque de Québec.déo-chrétien et je suis toujours étonné de voir comment on semble avoir des griefs à son endroit.» Ce qui, note-t-il, va bien au-d,elà du contentieux accumulé avec l’Église-institution lors de la Révolution tranquille.«J'ai parfois l'impression qu’on est rendu un peu plus loin dans la contestation et qu’on a des réserves sur le contenu même, ou l'influence qu’a eue notre civilisation judéo-chrétienne.» On n’en retient trop souvent, selon lui, que les résonnances peu glorieuses qui vont de l’Inquisition aux guerres de religion, «je serais enclin à dire que nous avons été bien plus objets de persécutions que persécuteurs», résume l’archevêque.Au-delà des jugements sur le passé et des critiques sur les temps présents, il importe pour le prélat d’essayer de retrouver le message judéo-chrétien dans ce qu’il porte en lui-même et non pas dans ce que les déformations ou déviations ont engendré.«Je souhaiterais que le-jubilé de l’an 2000 soit l’occasion pour l’Église de chercher en,quoi nous n’avons pas été fidèles à l’Évangile.Il me semble aussi que c'est le moment de laisser tomber ce qui est conséquent à nos ruptures et qu’on n'a pas encore tout à fait digéré.» Ce qu’observe M“r Couture par ailleurs, c’est qu’il y a une génération très avancée en âge qui souvent se nourrit de nostalgie, une seconde qui n’a pas encore réglé ses ruptures, et surtout, une jeune génération montante.Cette génération-là, il la sait en recherche d’une très grande spiritualité.Ces jeunes sont bien sûr absents des églises, ignorants du message religieux, et ce qu’ils recueillent encore à l’école n’a souvent aucune suite dans leur famille.«Ça me préoccupe beaucoup.Il y a eu une brisure et l'Église se trouve face à une situation que je trouve personnellement dramatique.Elle est dépositaire d'un message qui, à mon sens, a tout ce qu’il faut poyir répondre à cette quête, mais cette Église-là n’arrive pas à trouver le langage que les jeunes aimeraient entendre.» Les canaux de communication jadis mis en place par l’Église n’existent plus et, de surcroît, elle est pçu ou pas présente dans les écoles.«L’Eglise doit chercher à faire en sorte, explique l’archevêque, que nous puissions rejoindre les jeunes avec des approches et des moyens différents.Or, les moyens de communications, qui sont tout-puissants, sont loin de présenter l’Église sous un beau jour.» Une r.eligion de culte Nombre de nos valeurs actuelles sont issues de cet héritage judéo-chrétien duquel, pourtant, on semble vouloir se couper à tout prix, s’attriste MkT Couture.«Si nous en sommes là, ne craint-il pas d’affirmer, cela tient au fait qu’on s'est contenté de prqtiquer une religion de culte, ce que l’Église a favorisé.Ainsi, la foi n 'était pas suffisamment éduquée, pas suffisamment ancrée dans la parole de Dieu mais beaucoup plus tributaire d'une pratique qui était très extérieure et qui tenait à des commandements très précis.» De telle sorte que la pratique religieuse s’est trop souvent résumée à la prière et aux sacrements.Et c’est à l’occasion des sacrements, paradoxalement, que l’Église rejoint encore nombre de non-pratiquants.«Les gens ne vont peut-être pas à l’église, lance M" Couture, mais lorsque vient le moment des sacrements, ils y tiennent!» Toutefois, prévient-il, il va falloir que l’Église développe des moyens plus énergiques pour que le mariage chrétien et le baptême soient vraiment vécus et compris dans toutes leurs dimensions.A ses yeux, il y a un nouvel effort d’évangélisation de la foi qui se doit d’être entrepris de toute urgence.De fait, l’Église du Québec n’entend pas palabrer sur la nécessité d’entreprendre ce nouvel élan d’évangélisation.Incidemment, elle l’annonce sans fioritures dans une publication toute récente de l’Assemblée des évêques du Québec.Ceux-ci admettent sans détour que «les lieux de l'annonce de l’Évangile ne sont plus les mêmes, ni les moyens, ni le langage à utiliser et que la question de Dieu se pose dorénavant sur la place publique».On y lit aussi que, même si la tentation du contrôle dû discours religieux demeure, l’Église doit se rendre compte qu’elle ne peut pas y prétendre.La seple communication possible dans l’Eglise de l’an 2000 passera nécessairement par le dialogue.Mais encore faudra-t-il que le nombre de ses interlocuteurs croisse., «Nous avons une sérieuse pénurie de prêtres, confirme M1" Couture, et des prêtres, ils nous en faudra! On ne peut pas imaginer une religion catholique où le prêtre ne serait pas le rassembleur au nom du Christ.Ça, s’est essentiel.» Il reconnaît toutefois que certains ministères puissent, pour une bonne part, être assumés par des laies.Malgré tout, l’archevêque de Québec se montre résolument optimiste.«L’Esprit saint nous a donné un électrcr-choc, dit-il, et je pense que nous en avions besoin.Je suis par ailleurs convaincu qu’en l’an 2000, on va voir beaucoup de gens qui, après leur errance, vont tout à coup revenir en se demandant comment il se fait qu'ils se soient ainsi éloignés.» C’est le retour de la transcendance, croit sincèrement M*' Maurice Couture.« 2000 ans d’une Parole • vivante ! » DIOCESE DE SAINT-JÉRÔME Écouter pour connaître - connaître pour comprendre - comprendre pour grandir 8010 rue Saint-Denis, Montréal, H2R 2G1 (Métro Jarry) téléphone: (514) 382-9641 * Télécopieur: (514) 382-7554 Centre d’information sur les nouvelles religions • service de consultation • service de formation • service de documentation • sessions et conférences • avis professionnels • groupes d’accompagnement • dialogue interreligieux • recherche et publication g Le nouveau pluralisme religieux, un défi à relever Accueil - Ouverture - Écoute - Dialogue Accompagnement - Information - Formation LES SŒURS DE LA PRÉSENTATION DE MARIE «Porter le feu de la connaissance et de l’amour de Jésus Christ partout!» Marie Rivier Nous nous unissons aux efforts apostoliques de l’Église du Québec pour entrer avec confiance dans le troisième millénaire.Ensemble, avec nos associés et tous ceux qui travaillent avec nous, nous voulons nous adapter aux besoins nouveaux de l’évangélisation dans une fidélité créatrice au charisme de notre fondatrice.En vente dans les meilleurs kiosques, ou aux bureaux de la revue : 25, rue Jarry Ouest, Montréal H2P 1S6, tél.: (514) 387-2541 •RELIGION* Le phénomène du livre religieux Editeurs, diffuseurs et libraires s’entendent pour dire que le livre religieux connaît, depuis quelques années, une ascension remarquable MATHIEU ROY COLLABORATION SPÉCIALE Même si la pratique religieuse semble s’estomper au Québec, l’édition de livres religieux prend de plus en plus d’ampleur dans notre société.On compte annuellement plus de 3000 nouveaux titres ainsi qu’une soixantaine de revues tirant à plus de 500 000 exemplaires mensuellement.On comprend dyne que le livre religieux ne s’adresse pas uniquement aux fidèles pratiquants.Bien au contraire, il englobe une multitude de thématiques pouvant intéresser un public très diversifié.Il y a donc une distinction importante à faire entre une production cantonnée et une production pour tous.La spiritualité, l’éthique, le mystique, les thèmes de la vie et de la mort, la méditation, la connaissance et l’harmonie de soi, l’intériorité, les autres religions (bouddhisme, islam, etc.), même l’histoire, l’anthropologie et la psychologie, voilà autant d’avenues parcourues par le livre religieux.Le Salon du livre religieux de Montréal Pour une quatrième année consécutive, le Salon du DICTIONNAIRE INATTENDU DE S ALBIN MICHEL livre religieux de Montréal ouvrira ses portes au grand public, fin avril, dans le but de promouvoir l’édition religieuse, mais aussi afin d’informer la population.«Quand on se rend au Salon de l'auto, ce n’est pas nécessairement pour en acheter une; c’est la même chose pour le Salon du livre religieux de Montréal, on ne tente pas de vous vendre une religion ou quoi que ce soit, mais bien de vous en parler, de créer un espace public, affirme George Madore, membre du comité exécutif du SLRM, d'autant plus que le livre religieux offre plusieurs champs d’intérêt, et cela les gens ne le savent pas toujours.» Pour ce dernier, si la science répond au «comment» du corps et du cosmos, la question religieuse vise à traiter du «pourquoi», soit le sens de l’être.«Nous vivons dans un monde où l'apparence est omniprésente, alors qu'on oublie de soigner l’âme, qui est souvent malade.On refoule les questions qui nous font peur quand il faudrait les affronter.» C’est en remarquant que les gens demeurent craintifs face aux institutions religieuses tout en abritant certaines préoccupations intérieures que M.Madore propose un forum de discussion sur le sujet.Rapidement, ce projet grandit et devient ce qu’on appelle aujourd’hui le Salon du livre réligieux de Montréal.Depuis sa première édition, il y a quatre ans, le Salon ne cesse de progresser, et ce, à tous les niveaux.En effet, on remarque d’année en année la présence d’un plus grand nombre d’éditeurs, de diffuseurs et de libraires, de même que l’intervention d’organismes et d’individus extérieurs, dont celle de l’Université de Montréal par exemple.L’édition 1999 du Salon permettra au grand public de découvrir une multitude de nouveaux livres religieux, cédéroms, musiques, mais aussi de rencontrer des auteurs, de repérer des libraires spécialisés, de feuilleter les revues, et même de participer à des conférences et tables rondes sur différents sujets, tels l’apocalypse et l’expérience spirituelle.Éditeurs et libraires Pour plusieurs maisons d’éditions, le Salon du livre religieux de Montréal est l’occasion de présenter au public la diversité des publications: «Les gens se rendent compte de la diversité, c’est pourquoi de plus en plus d’éditeifrs veulent y participer», commente Gilda Routy des Editions Fides-Bellarmin, pour qui le livre religieux représente près de 40 % de la marchandise.Ainsi, Hachette, qui diffuse à Montréal les livres de la maison mère de France, en sera à sa première présence au SLRM, et on espère que l’expérience contribuera à donner une visibilité aux collections traitant de religion.Pour l’instant, chez Hachette, on remarque que le livre religieux s’en tire très bien.Pour d’autres éditeurs, l’implication dans le monde du religieux et du spirituel remonte à beaucoup plus longtemps.Bien connues dans le milieu, les Editions bonne nouvelle Z < ce pour toi ! Anne Sigier œuvrent dans le domaine depuis 25 ans.«Le livre religieux intéresse d'avantage les gens aujourd'hui.Ils ont peur et ressentent un certain malaise en cette fin de siècle, ce qui les pousse à rechercher et à se situer de manière générale», explique Anne Sigier.Celle-ci voit aussi le SLRM comme une volonté, mais aussi une occasion de promouvoir de bons auteurs et d’intéresser le lecteur à s’ouvrir à ce qu'est réellement le livre religieux: «Les gens sont très influencés par les lectures d’aujourd'hui, elles agissent comme une distraction de l'essentiel.» Les éditeurs ne pourraient pas survivre sans libraires.Cette année encore, plusieurs d’entre eux ont accepté de s’associer au Salon du livre religieux de Montréal pour contribuer à l’élargissement du phénomène et pour se faire connaître du grand public.La Librairie Paulines, située en plein centre-ville de Montréal, rue Saint-Denis, offre depuis plusieurs années une grande variété de livres religieux, soit près de 60 % de sa marchandise.La gérante, Jeanne Lemire, confirme que les JEAN-MARC PlOTTE L'éthique et la politique de Platon à nos lours NOUVELlt IDIIION RIVUI B AUGMENTEE : ï • F-1 thèmes populaires, soit le spirituel, l’éthique et le mystique, rejoignent toutes sortes de personnes de différents milieux.Selon elle, sans toutefois parler d’un phénomène, les librairies spécialisées auraient, depuis trois ans, observé des augmentations significatives dans les ventes du livre religieux, soit à peu près 10 à 15 % de plus.En outre, même les librairies générales se seraient adaptées à ce nouveau courant populaire en élargissant leurs rayons réservés aux livres religieux.Notons finalement que le Salon du livre religieux de Montréal a choisi Lise Thibault, lieutenant-gouverneur du Québec, pour agir comme présidente d’honneur.Le slogan de cette année «2000 Dieu des passages», se veut à la fois une référence à l’avènement du prochain millénaire ainsi qu’un questionnement portant sur la présence de Dieu ou du spirituel dans notre société actuelle.L’événement aura lieu les 23, 24 et 25 avril prochains, au sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs, 3800, rue Bossuet (téléphone: 514-253-8356).SŒURS DE SAINT-JOSEPH DE ST-HYACINTHE CENTRE ZEN DE MONTRÉAL Une congrégation d’éducatrices au service des jeunes et de leurs familles 805 Raymond, St-Hyacinthe, Qc, Canada, J2S 5T9 Tél.: (450) 773-6067 Invitation à la Pratique du 10851, Rue St-Hubert (Métro Henri-Bourassa) ATELIER D’INTRODUCTION par ALBERT LOW, maître et directeur du Centre Samedi le 1er mai 1999 de 9h00 à 14h30 Réservations : 388-4518 Coût : $50.00 ($25.00 étudiants et aînés) Les Frères de Saint-Gabriel, ayant pour père saint Louis-Marie de Montfort, ont pour seule Loi, le Christ.ls œuvrent dans une trentaine de pays.Certains travaillent en éducation primaire, secondaire, technique, collégiale ou universitaire; d’autres sont engagés dans l’animation pastorale et sacramentelle.La mission des Frères de Saint-Gabriel met l’accent sur la promotion humaine dans les milieux défavorisés, l’éducation de la foi et le dialogue inter-religieux.Joyeuses Pâques ! Frères de Saint-Gabriel du Canada 1601, boulevard Gouin Est Montréal (Québec) H2C 1C2 Téléphone : (SU) 387-7337 Célébrer Ce «Qftepas bu Seigneur» bans fa vérité, e est se mettre au service bes autres comme Ce Seigneur 3ésus f a signifié en fanant fes piebs be ses biseipfes.CONGRÉGATION DU TRÈS-SAINT-SACREMF.NT ADMINISTRATION PROVINCIALE 12, boul.des Étudiants, Loretteville (Québec) G2A 1N5 Tél.: (418) 842-2470 Les Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire 300, allée du Rosaire, Rimouski (Québec) G5L 3E3 123 ans consacrés à l’éducation chrétienne L arrivée d'Élisabeth Turgeon à Rimouski, en avril 1875 avec son désir de fonder une congrégation religieuse vouée à l'éducation, confirma Mgr Jean Langevin dans son projet d'évangélisation jusque dans les paroisses les plus reculées de son diocèse.Ce fut le début d'une belle aventure qui devait se vivre au fil des ans, de la Basse-Côte Nord à l’Amérique latine et qui s’inventait et se concrétisait selon les appels perçus dans les familles et la société.La mission reste partout la même: faire connaître et aimer Jésus.L’esprit de la Fondatrice anime les éducatrices, d’abord Soeurs des Petites-Écoles, et les incite à développer des techniques éducatives adaptées.Le Centre d’éducation chrétienne qui existe depuis 15 ans poursuit aujourd'hui l'élan missionnaire sous des facettes variées où la Parole est centrale.Avec l’Oeuvre des personnes associées, la présence active des soeurs dans les paroisses, l’émergence de jeunes vocations surtout en Amérique latine, la congrégation entre dans le 3e millénaire avec espérance.(418) 724-6766 iff'.ê/i Elisabeth llfrgcon Fondatrice I
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