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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1999-04-09, Collections de BAnQ.

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t-mw 0 © $ -?FONDÉ EN 1910 ?- LE DEVOIR ÉCONOMIE Les employés de Bell Canada débrayent, page A 6 MONTRÉAL Rapport Proulx: le dialogue est ardu, page A 3 CULTURE La Louisiane inspire les organisateurs du FIJM, page B 8 .Montréal Ensoleillé avec ^ passages nuageux.Max: 10 Min: 1 Québec Nuageux avec éclaircies.Max: 6 Min:-1 Détails, page B 6 Annonces .B 7 Les sports B 7 Avis publics.B 6 Montréal .A3 Culture .B 9 Mots croisés B 6 Économie .A6 Plaisirs B 1 A8 .A4 Le monde .A 5 Télévision .B 8 www.ledevoir.com Haïti recycle du matériel médical du Québec Des prothèses récupérées par des orthopédistes québécois sont expédiées par conteneurs entiers vers Port-au-Prince PERSPECTIVES Le chat et la souris Dans le mouvement actuel, aussi soudain que précipité, d’une relance urgente de la métropole, Québec est pareil à un chat, et le monde municipal montréalais, à de petites souris apeurées.Le gros chat alangui par la lourdeur de la tâche à accomplir guette, les paupières mi-closes et les griffes bien affûtées, les souris qui courent dans tous les sens à la recherche d’une solution pour sortir du labyrinthe.Le silence de l’un alimente la panique des autres.Jamais la métropole n’aura suscité une aussi vaste unanimité: tout le monde s’entend pour dire qu’il faut dépoussiérer les structures régionales.Mais comme seul sait le faire le monde municipal, c’est dans la cacophonie totale qu’une multitude de solutions est lancée depuis quelques semaines.Depuis bientôt deux ans, le maire Pierre Bourque a fait connaître sa position.«Une île, une ville» est la seule solution politiquement et géographiquement acceptable, défend-il.Les renseignements qui ont filtré du rapport (à venir dans deux semaines) de la commission Bédard, qui s’est penchée sur la réforme de la fiscalité municipale, proposeraient plutôt la fusion des 29 municipalités de l’île en trois ou cinq villes.Ces scénarios ont mis aux abois l’Union des maires de la banlieue de Montréal (UMBM), qui a immédiatement répliqué.La proposition des maires s’inspire du projet gouvernemental de la Commission de développement de la métropole, mort-née en 1997 après avoir créé plus de tensions régionales que de concertation.Kathleen L’UMBM souhaite une structure su-Lévesq ne prarégionale de coordination de certains champs de compétence com-; ?* me le développement économique et le transport en commun.La présidente de la Communauté'urbaine de Montréal (CUM), Vera Danyluk, à titre personnel, a ajouté son grain de sel cette semaine.Elle qui, l’an dernier, au moment où elle faisait l’objet d’une forte contestation, considérait prématurés les débats sur les structures, la fiscalité devant alors être la seule véritable bataille à mener, vient de changer de cap.Elle propose de créer un nouveau palier gouvernemental par-dessus les maires et conseillers municipaux déjà en poste et d’inclure Laval et sept villes de la Rive-Sud dans le territoire montréalais.Pour qui suit un tant soit peu les discussions régionales, il y a beaucoup de redite et de bégaiement dans tout ça.Revivra-t-on les débats stériles d’il y a deux ans?Pour l’instant, ce qui ressort de ce prélude à une guerre farouche est le manque flagrant de leadership.Est-ce celui de Pierre Bourque?Mais le maire de Montréal n’a guère habitué la région à,une poigne transcendante.Est-ce celui de la ministre d’Etat aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel, qui manque?Peut-être.Chose certaine, cette dernière se tient coite, se retranchant derrière le dépôt prochain du rapport de la commission Bédard.Tous ceux qui ont applaudi à sa nomination doivent aujourd’hui être assis sur leurs mains, le silence de Mme Harel suscitant quelque peu la suspicion.Même si elle a dit que le statu quo ne peut plus durer, les ministres Trudel, Perreault et Chevrette en avaient dit autant avant elle.En 1994, le Parti québécois avait été élu en s’engageant à conclure un pacte fiscal avec Montréal.Deux ans plus tard, Lucien Bouchard arrivait en poste en promettant une révolution à Montréal.Y a-t-il eu des changements?Nenni.En fait, par-delà la prudence ou la stratégie de Mme Harel, il reste que le retard accumulé par le gouvernement du Québec face à la métropole — et les libéraux ne sont pas sans faute à cet égard — laisse croire qu’il ne se fait rien pour Montréal.Cela crée beaucoup de frustration.L’impression est peut-être renforcée par le discours enthousiaste du ministre des Finances, Bernard Landry, qui soulignait récemment que la relance économique que l’on constate dans la région métropolitaine rend tout relatifs les problèmes de la métropole.Or la santé économique est une chose et celle des structures politiques en est une autre.Est-ce qu’une certaine reprise abriera l’inaction gouvernementale?Mais quoi qu’il en soit, le gouvernement du Parti québécois se trouve coincé.Son projet souverainiste le force à se secouer.Les accointances régionalistes du PQ ont beau donner des assurances élections après élections, il devient de plus en plus incohérent de laisser tomber la métropole d’un Québec qu’on veut pourtant fort, autonome et surtout indépendant.D’aucuns croient que la seule solution possible devra être imposée par Québec, comme ce frit le cas pour la création de la Communauté urbaine de Montréal.Il n’est pas sûr que le premier ministre Bouchard veuille se risquer sur une pente aussi périlleuse, même s’il a montré peu de scrupules à imposer, l’an dernier, un délestage de 375 millions aux municipalités de la province.Mais Québec pourrait avoir beau jeu, surtout si les tiraillements entre la banlieue, Bourque et autres Danyluk continuent à ouvrir toute grande la porte à une intervention musclée.Mais ça, ce serait donner au gros chat un regard machiavélique sur les petites souris qui s’agitent klevesque@ledevoir.com SHAUN BEST REUTERS 43 918 PERSONNES ont assisté au match d’ouverture locale des Expos, hier soir.Les Expos n’ont pas gâché la fête et l’ont emporté 5-1 contre les Mets de New York pour inscrire une troisième victoire en quatre matchs depuis le début de la saison 1999.Il y avait de l’atmosphère sous le nouveau toit bleu.C’était comme si le baseball renaissait à Montréal.Le gérant des Expos, Felipe Alou, a eu droit, comme prévu, à une longue ovation lors de la cérémonie d’avant-match.Voir autres informations, page B 7.L’agonie ou Cette année encore, leur saison locale JEAN DION LE DEVOIR Les saisons passent mais les questions ne s’en vont pas comme ça.1998, prise deux: était-ce la der des der?Le dernier match inaugural de baseball majeur à Montréal?Sont-ils à l’agonie ou à l’aube d’une relance durable?Felipe Alou, le vieux sage, a bien résumé la situation.«Je ne sais pas.Et je me detmnde sérieusement s’il y a quelqu’un qui le sait.» Felipe, le meilleur gérant du baseball, qui ne repart pas à zéro cette année, pour une fois.Disons qu’il repart à un.Grosso modo, la même formation qu’en 1998, avec une année d’expérience de plus sous le maillot Les Expos n’ont laissé partir aucun joueur pendant la morte saison, mais aucune arrivée fracassante n’a été annoncée en attendant celle d’un nouveau propriétaire.La sensation de l’heure, c’est Michael Barrett un sympathique gaillard qui joue receveur et au trois, qui a brûlé le AA l’an dernier et dont on espère qu’il viendra ajouter son nom à fa longue liste de jeunes prodiges que cette la relance ?les Expos amorcent dans l’incertitude organisation sans le sou a le don de sortir de son chapeau.Après deux victoires en trois matchs à Pittsburgh, les Expos ont mis les pieds au Stade olympique pour la première fois en 1999, hier après-midi.En soirée, ils affrontaient les Mets de New York devant une foule de 43 918 supporters.Les Expos l’ont emporté 5-1.Après des mois où on a beaucoup plus parlé de gros sous, d’actionnaires, de vente, de déménagement de recapitalisation, d’aide gouvernementale et de nouveau stade que de balle, il était temps de jaser.du toit hier après-midi.Un toit fixe qui fait Ce n’est pas une contradiction dans les termes, c’est la réalité.Le seul endroit au monde.Il fuyait donc, le toit (voir texte à ce sujet, page A10).Pas les chutes Niagara, mais des gouttelettes qui, à cinq heures, avaient formé une mouillure de quelques pieds de diamètre sur le tapis vert entre l’abri des Expos et le marbre.Et qui a fait bien rigoler Felipe, qui se rabat sur la VOIR PAGE A 10: EXPOS La crise des réfugiés s’aggrave Washington rapporte plusieurs massacres ASSOCIATED PRESS ET AGENCE FRANCE-PRESSE Belgrade — La question des réfugiés a continué d’être au centre des préoccupations des chancelleries hier alors que se poursuivaient les raids de l’OTAN, les sirènes retentissant de nouveau hier soir à Belgrade, qui avait été touché la nuit précédente.Des survols par des avions de l’OTAN de la capitale yougoslave ont été entendus ce matin peu après lh par des journalistes de l’AFP, mais aucune détonation n’avait été entendue depuis le centre de la ville.Des milliers de personnes formaient aussi des «boucliers humains» sur trois ponts à Belgrade et Novi Sad pour les «protéger» des raids de l’OTAN, selon des sources serbes.La libération éventuelle des trois militaires américains faits prisonniers par les Serbes alors qu’ils patrouillaient officiellement en Macédoine était toujours à l’ordre du jour.Le président du Parlement chypriote grec, Spyros Kypria-nou, a fait le voyage de Belgrade où il devait rencontrer aujourd’hui le président yougoslave Slobodan Milosevic.Les VOIR PAGE A 10: RÉFUGIÉS ¦ Le Canada se prépare à accueillir les Kosovars, page A 2 en importance après Port-au-Prince, où l’hôpital local ne compte ni chirurgien ni orthopédiste.Grâce au soutien du programme Aide aux aînés, financé par l’ACDI, et à l’entêtement de François Fassier, vice-président de l’Association des orthopédistes du Québec, des Québécois ont mis sur pied, dans l’hôpital public de ce petit coin d’Haiti, une salle de chirurgie orthopédique où des spécialistes vont tour à tour former un médecin local et réaliser des opérations jusqu’ici réservées aux seules élites pouvant payer le gros prix dans un hôpital privé.L’apport des orthopédistes québécois se traduit aussi par une manne inespérée de matériel, religieusement récupéré auprès de tous les hôpitaux de la province puis soigneusement acheminé par bateau jusque dans la métropole haïtienne.Sur les quais de Port-au-Prince, en novembre dernier, on a ainsi reçu trois pleins conteneurs de 60 pieds de long, remplis à craquer de matériel inutilisé de chirurgie et d’orthopédie qui croupissait dans les recoins d’hôpitaux du Québec.Des centaines d’implants, de prothèses de hanche et de genou, de vis, de plaques et de tiges retirés à des patients québécois, mais aussi des appareils de radiologie, des tables de chirurgie orthopédique et du matériel d’anesthésie sont envoyés par pleins conteneurs jusque dans la capitale haïtienne pour ensuite prendre le chemin des Cayes.«Nous avons un orthopédiste à la retraite qui s'occupe à temps plein de récupérer tout ce matériel dam les hôpitaux Cest du matériel considéré désuet ici mais qui pad très bien servir là-bas On a réussi ai quelques mois à dé-mairer un service qu’ils auraient mis des années à développer», se réjouit le Dr Fassier qui, avec le Dr Serge Bourduas, est au cœur de 1a réussite de ce projet Cette réutilisation de matériel médical usagé ne cause-t-elle pas des problèmes éthiques aux médecins d’ici?«Je n’ai auaine honte à utiliser du matériel ''dépassé" parce que ce n’est plus à la mode ici.Ce n’est pas du mauvais matériel puisqu'on s’en est servi pendant 15 ans pour très bien soigner des patients ici.On met des implants qui ont déjà servi mais qui peuvent VOIR PAGE A 10: HAITI Les Montréalais répondent à Vappel des Expos Après la forêt, l’eau.Les municipalités saccagent les petits cours d'eau dans les régions agricoles, révèlent deux rapports du MEQ LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les municipalités qui ont obtenu, à compter de 1995, une dispense du ministère de l’Environnement du Québec pour «entretenir» à la pelle mécanique 265 petits cours d’eau en territoire agricole n’ont pas respecté la plupart des exigences formulées en guise de contrepartie pour qu’on ne leur demande plus une étude des répercussions environnementales de ces projets controversés.C’est ce que révèlent deux rapports du ministère pour les années 1995 et 1996, soit les deux premières années au cours desquelles le ministère de l’Environnement (MEQ) a décidé d’ignorer les exigences de la loi pour permettre aux municipalités d’entretenir plus facilement ce qu’elles estiment être «leurs» cours d’eau sans avoir à faire, préalablement aux travaux, l’étude des répercussions environnementales, prévues à l’article 22.Les deux bilans produits par le MEQ ont été déposés devant la commission sur l’eau du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) en réponse à des questions de citoyens inquiets du saccage des petits cours d’eau dans les régions agricoles.Le dernier bilan environnemental du Québec (1992) indique que plus de 40 000 kilomètres de petits cours d’eau ont été artificialisés dans la vallée du Saint-Laurent au + cours de la dernière génération par des travaux dits de creusage et de reprofilage.Ces travaux s’apparentent par leurs effets biologiques à une coupe à blanc puisqu’ils VOIR PAGE A 10: L’EAU Des orthopédistes du Québec changent bien des choses dans le sud d’Haïti Des centaines de tonnes de matériel orthopédique usagé provenant des hôpitaux du Québec prennent depuis deux ans le chemin d’Haïti, où l’on répare jambes et bras cassés avec des tiges et des vis récupérées de patients québécois.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR ans ce pays pauvre des Antilles où les accidents de la route, les malformations et la maladie laissent des milliers d’enfants et d’adultes infirmes et estropiés, l’apport d’orthopédistes québécois apporte depuis peu une lueur d’espoir dans 1a grande ville haïtienne des Cayes, deuxième 778313000689 A lü L E I) E V 0 I R .L E V E N I) H E I) I 9 A V R I L I 9 !) !) -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES VJÏA REFUGIES SUITE DE LA PAGE 1 alliés ont toujours affirmé qu’il n’était pas question de négocier leur libération (lire en page A 5).Au delà des questions tactiques demeure la lancinante question des réfugiés.Il y a ceux arrivés en Macédoine et en Albanie pour lesquels la mobilisation humanitaire monte en régime et ceux qui n’ont pu franchir la frontière à temps, celle-ci étant désormais complètement bouclée par les autorités yougoslaves.Le long de la frontière du Kosovo et de l’Albanie, des gardes-frontières yougoslaves ont été vus posant des mines et dressant des fortifications.Ceux qui attendaient de passer, parfois depuis plusieurs jours, ont semble-t-il reçu l'ordre de faire demi-tour.La télévision serbe a beau affirmer qu’ils l’ont fait volontairement, des responsables s’interrogent en Occident sur le fait qu’ils puissent désormais faire office de «boucliers humains» devant les raids de l’aviation alliée.Le général d’aviation britannique John Day a réitéré devant la presse que l’OTAN «prenait toutes les précautions» en évitant de prendre pour cible des lieux où l’on pourrait entasser des réfugiés.Mais «au bout du compte, la responsabilité est celle de Milosevic».Du côté macédonien et albanais, les vivres et l’équipement commencent à affluer et la situation semble s’améliorer quelque peu dans les camps.En revanche, le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) continue de s’interroger sur la brutale évacuation du camp de Blace parles autorités macédoniennes.A Luxembourg, les ministres européens des Affaires étrangères envisageaient hier soir de débloquer 250 millions d’euros (450 millions $ US).Parallèlement à la poursuite des frappes, les alliés s’apprêtaient à envoyer environ 8000 hommes en Albanie pour une mission d’aide humanitaire, appelée Allied Harbour.Ces hommes devraient assurer ia sécurité de l’acheminement de l’aide humanitaire dans le nord de l’Albanie et contribuer à l’établissement de camps pour les réfugiés.Le département d’État américain a affirmé hier avoir des informations «crédibles mais non confirmées» de massacres commis par des forces serbes dans huit localités du Kosovo.Le gouvernement américain a aussi obtenu des preuves de nombreux actes de destruction, y compris d’incendies de maisons de civils, commis par les Serbes au Kospvo, a ajouté J^mes Rubin, porte-parole du département d’Etat.Les Etats-Unis sont en train d’envoyer les preuves qu’ils détiennent sur ces crimes de guerre au Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPD, a-t-il encore indiqué.Au sujet des destructions, il a indiqué, images à l’appui, que Washington avait «pu confirmer de façon indépendante que les forces serbes opèrent ce genre de nettoyage ethnique».Il s’agit des villages de Junik, de Strbulovo, de Bêla Crvka et de Glodane.M.Rubin a précisé que les Serbes avaient détruit des maisons et immeubles dans le but de faire croire qu’il s’agissait de résultats des bombardements de l’OTAN.«Les Serbes ont tenté de présenter une fausse image au monde», a-t-il dit -g- Il a également affirmé que Washington examinait des informations «crédibles mais non confirmées» de massacres dans au moins huit villages au Kosovo.Il y a «huit villages où nous avons reçu ce que nous pensons être des informations crédibles, mais non confirmées, d’exécutions de masse», a-t-il dit, citant les noms d’Orohovac, d’Orlate, de Pastasel, de Srbica, d’Izbica, de Hjovic, de Kosovska, de Mitrovka et de Seva Reca.M.Rubin a estimé, en outre, que l’accord de pane au Kosovo conclu à Rambouillet «est dépassé».«Les principes de Rambouillet ne sont pas dépassés [.], a-t-il dit.Mais Rambouillet est dépassé dans le sens où nous allons travailler à partir de ses principes et de son cadre plutôt que sur son texte spécifique.» L’Armée de libération du Kosovo (UCK), dont on ignore les capacités réelles de combat, affirme collaborer avec l’OTAN: «L’UCK est en contact avec l’OTAN pour déterminer quelles sont les cibles les plus efficaces», a affirmé le capitaine Florin Kulaj, un commandant de l’UCK que quatre journalistes français ont pu rencontrer dans son bastion de l’ouest de la province fifre en page A 5).S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Aq téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514)985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com Pour l’agenda culturel (514) 985-3551 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 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LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Mont-Royal intente des poursuites contre son maire Harry Schwartz pour fraude administrative.Le conseil municipal a mandaté, hier soir, lors d’une assemblée spéciale convoquée de façon précipitée, les avocats de la municipalité afin qu’ils prennent les moyens pour recouvrer les sommes dues.M.Schwartz aurait perçu entre 5000 et 10 000 $ pour des dépenses injustifiées.La démarche hors de l’ordinaire de la Ville de Mont-Royal consiste également à intenter contre M.Schwartz une action en déclaration d’inhabilité à exercer la fonction de maire.«Le maire a failli à son obligation de voir à ce que les fonds publics de la municipalité soient dépensés légalement [.] et a profité de son poste pour commettre des inconduites dans l’exercice de ses fonctions, encourant ainsi la sanction d’inhabilité», peut-on lire dans la résolution adoptée par le conseil municipal.Il s’agit d’une première étape publique, a précisé Duncan Campbell, directeur général de Mont-Royal.La suite des événements prendra la voie des tribunaux ou du ministère des Affaires municipales, a-t-il ajouté sans plus de précision.Les présumées irrégularités ont été relevées lors de l’analyse du remboursement exigé par le maire de ses frais de représentation.Selon le texte de la résolution, le directeur général aurait demandé à M.Schwartz de rembourser l’argent empoché, mais en vain.M.Schwartz au- SUITE DE LA PAGE 1 rayent totalement de la carte, et pour plusieurs années, l’écosystème vivant que formaient les niches des différentes espèces présentes dans un cours d’eau.Ces derniers, qu’un euphémisme qualifie d'«aménagés», sont en réalité souvent redressés en ligne droite et creusés à la pelle mécanique.Leurs nouveaux fonds, plats et rectilignes, sont à peu près aussi propices à la vie qu’une piscine, où le chlore serait remplacé par les pesticides et les engrais qui s’y accumulent à cause des drains installés au fond des champs.Selon les deux bilans du MEQ, le non-respect par les municipalités des exigences environnementales minimales amènent le ministère à conclure que sa «faible capacité [.] à intervenir par la coercition lorsque le cadre normatif n’est pas respecté» conduit à une remise en question de la dispense accordée aux municipalités et au milieu agricole.C’est en 1988 que la Loi de l’environnement a commencé à exiger de tous ceux qui font des travaux dans un cours d’eau une «étude des répercussions environnementales» de leurs activités.Cela avait alors provoqué un «véritable engorgement des services», a expliqué hier le sous-ministre adjoint à l’Environnement, Denys Jean.Le ministère avait donc décidé d’exempter les travaux agricoles dits d’entretien, ce qui permettait de recreuser les cours d’eau déjà artificialisés dans le passé par le creusage et le reprofilage.Le ministère a cependant exigé que les municipalités requérantes s’engagent à respecter quelques règles de base, comme le respect des bandes riveraines, l’ensemencement des talus et l’installation de trappes à sédiments au moment des travaux.En 1995, première année du nouveau système de dispense, le ministère a inspecté 45 projets sur les 142 qui ont été réalisés.Mais seulement 34 fiches d’inspection ont été complétées sur les 45 projets visités.Il en ressort que seulement deux projets sur 34 ont été basés sur l’étude géotechnique exigée, que neuf projets sur 34 ont réalisé des pentes de talus susceptibles de ne pas provoquer d’érosion, que cinq seulement ont enro-ché les courbes pour minimiser l’érosion, que trois sur 34 ont ensemencé les talus pour les stabiliser, qu’un seul sur 34 a donné lieu à la plantation des arbres et arbustes aux endroits exigés et qu’un seul projet sur 34 a protégé le cours d’eau principal de l’érosion par l’installation d’une fosse à sédiments.Le ministère, qui a constaté après coup ces dérogations, a assisté à la répétition des mêmes méfaits l’année suivante, notant néanmoins quelques améliorations au passage.Cette année-là, en 1996,123 nouveaux projets d’entretien ont été déposés au ministère.Le rapport d’inspection révèle qu’en plus des 123 projets «d’entretien», le ministère a reçu 53 demandes pour des travaux majeurs dans des sections non touchées de cours d’eau, qui exigeaient pour leur part une étude de répercussions environnementales et un certificat d’autorisation.Le rapport est toutefois muet quant au sort de ces projets, tout comme il ne donne aucune idée de la lon- rait de plus avoué à M.Campbell ainsi qu’à un membre du conseil son «endettement envers la trésorerie de la Ville».Hier soir, Harry Schwartz s’est présenté à la séance du conseil municipal, a immédiatement cédé sa place à un collègue et s’est éclipsé.Invité à commenter la situation après l’assemblée, M.Schwartz s’est borné à dire qu’il émettra un communiqué mardi.«J’ai besoin de consulter un avocat.C’est normal», a-t-il laissé tomber, visiblement ébranlé.Pharmacien de carrière, M.Schwartz connaîtrait d’importantes difficultés financières.Au cours des derniers mois, il a vendu ses deux pharmacies et sa résidence personnelle.A titre de maire de Mont-Royal, M.Schwartz reçoit des émoluments de quelque 30 000 $ par année, dont le tiers correspond à des dépenses de représentation.Il siège également au comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), qui lui verse un salaire.C’est en 1994 que M.Schwartz est devenu maire après avoir siégé comme conseiller municipal au sein de l’équipe de Vera Danyluk, aujourd’hui présidente de la CUM.S'il devait être jugé inhabile à siéger, un remplaçant devrait être nommé parmi les six autres membres du conseil d’ici à la tenue des élections, prévues en novembre prochain.En coulisses, le conseiller Pierre Brisebois est pointé comme étant celui qui pourrait assumer l’intérim, d’autant qu’il aurait l’intention de se présenter à la mairie.Il s’est d’ailleurs montré très prudent face à la situation du maire Schwartz, limitant ses commentaires à un sobre: «C’est triste.» gueur des cours d’eau entretenus ni de l’importance relative des sections artificialisées une nouvelle fois.Ce deuxième rapport annuel révèle cependant que 37 % des cours d’eau inspectés respectaient les exigences quant à la pente des talus et à leur enrochement pour fins de stabilisation dans les courbes.Les règles sur l’ensemencement des talus n’ont été respectées que dans 42 % des cas alors que seulement 4 % des projets étaient conformes aux exigences relatives à la plantation d’arbres et d’arbustes.Enfin, seulement 10 % des projets respectaient la norme sur l’installation d’une fosse à sédiments temporaire.D’autre part, le rapport indique que les municipalités n’ont pas toujours respecté les normes relatives aux dates d’exécution des projets afin d’en atténuer les impacts sur la faune aquatique: pire, plusieurs ont entrepris de contester la validité de ces dates, qui dérangent les agriculteurs, dont un tiers ne se sont pas davantage préoccupés de respecter les normes réglementaires sur les bandes riveraines! Le rapport du MEQ note enfin que les cultivateurs ont souvent omis d’installer une clôture en bordure des cours d’eau de sorte que leur bétail a défait après coup les talus fragiles aménagés en partie aux frais des contribuables.Pire, note le rapport, ces talus ont souvent été si mal profilés qu’ils se sont effondrés dans les cours d’eau, ce qui les a remplis à nouveau, provoqué une nouvelle érosion et occasionné la nécessité de nouvelles interventions.Globalement, estime le deuxième rapport, «l’aspect faunique est négligé» et au moins une municipalité a fait, sans étude de répercussions, des travaux dans un tronçon inaltéré d’un cours d’eau sous le prétexte fallacieux de l’entretenir.«Il est clair pour le ministère, a déclaré hier le sous-ministre adjoint Denys Jean, qu’on maintiendra le système actuel [qui dispense l'entretien des exigences de la loi] même si les municipalités et le monde agricole veulent qu’on les laisse faire totalement.Nous avons mis sur pied un groupe de travail qui est en train de revoir tout ça de fond en comble.» Revoir le système Pour M.Jean, «il faudra certainement revoir un système qui permet à certains agriculteurs d’être remboursés par le gouvernement pour des travaux qui ne sont pas conformes à nos exigences».Pour le directeur du Centre québécois du droit de l’environnement, Me Yves Corriveau, le ministère ne respecte pas, dans ce dossier, ni la lettre ni l’esprit de la Loi de l’environnement.Mais, précise Me Corriveau, la loi est ainsi faite que seul un citoyen qui utilise personnellement un tel cours d’eau puisse obtenir une injonction pour forcer le ministère à appliquer rigoureusement la loi ou pour faire stopper des travaux qui maintiennent en réalité des cours d’eau dans un statut de fossé d’évacuation, sinon d’égout agricole.Mais, ajoute-t-il, le fait que le MEQ n’applique pas ouvertement des dispositions claires de sa loi et que le phénomène soit consigné dans des rapports officiels pourrait bien déboucher sur de nouvelles plaintes en vertu de l’ALENA.Le traité complémentaire sur l’environnement exige que les gouvernements appliquent leurs lois et normes sous peine de sanctions.certitude que son club n’en a plus pour longtemps dans la caverne et en a profité pour livrer un petit boniment en faveur d’un nouveau stade.Et puis, dans le stade, il ventait.Felipe a expliqué que des ventilateurs devraient être actionnés lorsqu’il pleut afin d’éviter que l’eau ne s’accumule en certaines parties de la toile et ne provoque une autre déchirure.Il ventera donc parfois en dedans, probablement jusqu’en juin, ce ne sera pas le Wrigley Field ou le défunt Candlestick Park mais tout de même, et les équipes seront avisées 20 minutes avant la mise en marche des ventilos.Felipe, en belle forme, blagueur, a aussi rigolé de cela.«Nous sommes habitués, a-t-il raconté.Il vente beaucoup à Jupiter», en Floride, où les Expos tiennent leur camp d’entraînement annuel.«Et puis, on pourrait tirer avantage de la situation.On pourrait faire fonctionner les ventilateurs quand nous sommes au bâton et les arrêter quand nous sommes en défensive.» Les Expos auraient peut-être besoin d’un pareil coup de pouce, du reste.Eux qui ont bouclé le calendrier 1998 avec une fiche de 65 victoires et 97 défaites se retrouvent, on l’a dit, avec à peu près les mêmes effectifs.Ils sont jeunes, très jeunes.Les piliers, Vladimir Guerrero, Rondell White, Chris Widger, Shane Andrews, Dustin Hermanson et Ugueth Urbina, sont tous de retour.Mais comme les autres, ils ont été et sont forcés de faire leur apprentissage dans les grandes ligues.Seuls White et Andrews étaient de la formation partante au match inaugural il y a deux ans à peine.Et puisque 90 % de la balle se joue sur la butte, les Z’Amours pourraient trouver le temps long.Le personnel de lanceurs partants est archi-mince: après Hermanson, reste Cari Pavano, Javier Vazquez, Miguel Batista et Mike Thurman.La Série mondiale est loin.Les questions, donc, restent, et les réponses sont à l’avenant.Sur le terrain, et à l’étage des bureaux.La possibilité que les Expos s’en aillent?Il y a un an, on l’avait posée à Alou, et il avait dit que ses instructeurs et lui devaient s’assurer que cela ne distraie pas les joueurs.«Je ne peux pas m’en faire avec ça, a-t-il répondu hier.Ma priorité, c’est l’équipe.Mon travail consiste à l’améliorer.À faire en sorte que si nous restons ici, nous ayons une meilleure équipe ici, et que si nous allons ailleurs, nous ayons une meilleure équipe ailleurs.Cela dit, je ne suis pas demeuré à Montréal pour m’en aller à Washington.» Montréal, ville de baseball?«Oui», sans hésitation.«Je suis même surpris qu'avec tout ce qui est arrivé, les problèmes du toit, la poutre du stade qui est tombée, les bons joueurs qui sont partis les uns après les autres, l’incertitude autour de l’avenir de l’équipe, les partisans nous appuient encore en si grand nombre.» Pour le reste, le refrain a tendance à s’user.Les Expos affirment espérer attirer 1,5 million de spectateurs cette saison.L’an dernier, ils avaient affirmé espérer attirer 1,5 million de spectateurs.Mais ça s’est arrêté à 915 000, le pire rendement depuis les beaux jours du parc Jarry.Claude Brochu?Il a assisté au match.Le président et commandité a toutefois refusé de s’adresser aux représentants des médias.Il n’a d’ailleurs toujours pas parlé à Felipe Alou depuis le début de saison, n'a pas donné ne serait-ce qu’un coup de fil pour lui dire bonne chance, ou lâche pas, ou à part ça, ça va, ton épouse et les enfants?Remarquez qu’Alou n’a pas l’air de se faire du sang d’encre avec ces histoires: «On m'a posé la question l’autre jour et j'ai répondu, c'est tout.Quand on me pose une question, je réponds.Je ne suis pas un politicien ou quelque chose comme ça.» Et puis, «ce n’est pas comme si nous recevions des tonnes de télégrammes ou de fax.J’ai seulement reçu un message d’encouragement d’Alain Vigneault.Les entraîneurs du Canadien font toujours ça.C’est un geste fort apprécié».Troisièmes dans la division Est?Plusieurs experts voient les Expos terminer au troisième rang dans la division Est, devant Philadelphie et la Floride.Leur objectif sera de s’approcher le plus possible d’une moyenne de ,500.Mais il est absurde de regarder plus haut.Plus que jamais, le baseball majeur est divisé entre très riches et moins riches, et des huit places disponibles pour les séries éliminatoires, il n’est pas exagéré de dire que cinq ou six sont déjà, en ce début d’avril, occupées.L’an dernier, toutes les équipes ayant pris part aux séries avaient une masse salariale d’au moins 48 millions $ US et faisaient partie des 12 premières à ce chapitre.Si le scénario se maintient, il faudra dépenser 52 millions cette saison pour rêver à quoi que ce soit Les Expos, eux, ont presque doublé leur masse salariale.Ils sont rendus à 17 millions.N’en manque plus que 35.Une paille.La toile hante toujours la RIO.Si la Régie des installations olympiques comptait sur le premier match de la saison de baseball pour faire oublier ses déboires de l’hiver, il aura fallu qu’un incident rappelle que les travaux de réparation de la toile ne sont pas terminés.En matinée hier, un joint mal fixé entre deux panneaux a laissé passer un mince filet d’eau qui a inondé une petite partie de l’aire de jeu.La flaque a été épongée et le joint a été temporairement calfeutré avant que les spectateurs envahissent l’enceinte.André Huberdeau, vice-président, développement et affaires, a assuré que le joint sera définitivement scellé à chaud la semaine prochaine.Les ouvriers doivent attendre une température extérieure d’au moins 15° C pour compléter l’opération.De son côté, le Service de prévention des incendies de Montréal a fait hier après-midi une inspection comme elle le fera dorénavant avant chaque événement (J.L.) L’EAU Une situation aussi grave que la coupe à blanc en forêt § •_ HAITI Des besoins immenses SUITE DE LA PAGE 1 permettre à des Haïtiens handicapés de marcher le lendemain», affirme le Dr Fassier.«C'est sûr qu’en vertu de nos standards et de nos lois, on ne peut pas faire ça ici.Mais là-bas, ils n’ont rien.C'est ça ou rien du tout», ajoute le Dr Gagnon, un jeune orthopédiste qui s’est rendu en octobre dernier à l’hôpital des Cayes dans le cadre de ce programme de coopération.Dans certains hôpitaux, dit-il, des caisses et des caisses de matériel désuet, notamment des plateaux complets d’instruments chirurgicaux, sont mises au rancart.En plus de l’équipement spécialisé, du matériel courant est aussi acheminé vers Haïti.Récemment, l’Hôpital pour enfants de Montréal, où travaille le Dr Fassier, l’a appelé pour ramasser 80 lits d’enfants qu’on voulait remplacer par des lits neufs.La «récup», on connaît très bien en Haïti.Des fournitures médicales usagées sont glanées un peu partout aux Etats-Unis et en Europe par des médecins haïtiens et leur rareté les expose d’ailleurs à un marché noir fort lucratif auquel le matériel québécois a jusqu’ici échappé.«Sans la collaboration des Pères oblats, qui s’occupent de tout le dédouanage à Port-au-Prince, tout cela serait impossible.Il faut des personnes-ressources irréprochables localement, sinon, cela ne pourrait pas marcher.Il y a des conteneurs entiers qui disparaissent ou qui dépérissent avant de se rendre à leurs destinataires», précise le Dr Fassier.Plafonnés au Québec, des médecins se tournent vers Haïti Ironiquement, les revers du système de santé québécois servent aussi fort bien la communauté haïtienne puisque depuis quelques années, plusieurs orthopédistes, dont les activités sont sujettes à un plafonnement, choisissent d’aller soigner des patients en Haiti après avoir atteint leur plafond de revenus.«Il y a tellement de cas urgents à traiter qu ’on doit ralentir deux ou trois mois par année pour ne pas atteindre trop vite nos plafonds.Au lieu de travailler à ne pas être payés, certains préfèrent aller travailler là où les gens n'ont pas de soins du tout», soutient le Dr Gagnon, dont une dizaine de collègues sont allés à tour de rôle mettre la main à la pâte dans le petit hôpital des Cayes.Pour sabrer dans les listes d’attente, le gouvernement du Québec a certes déplafonné en mai dernier certaines activités comme les chirurgies de la hanche et du genou, mais cela ne représente que 5% des chirurgies orthopédiques.En Haïti, les besoins sont immenses.Jusqu’au démarrage du projet Aide aux aînés, l’hôpital public des Cayes, décrépit, n’avait même pas accès à de l’eau potable.On travaillait sans table de radiologie, sans échographie.La médecine de brousse, quoi.«Les médecins de là-bas connaissent parfois très bien notre médecine mais ils ne peuvent la pratiquer, faute d’instruments et de matériel», dit le Dr Gagnon.En banqueroute, les hôpitaux haïtiens ne peuvent même pas fournir les prothèses et les orthèses nécessaires aux médecins qui y travaillent Ces derniers doivent plutôt faire des pieds et des mains, souvent même recourir au troc, pour dénicher à leurs frais ces pièces essentielles à l’extérieur du pays.Compte tenu des conditions minimales d’hygiène sur place, des centaines de prothèses de hanche et de genou expédiées en Haïti risquent de dormir encore longtemps dans leurs caisses avant de servir à des patients haïtiens.«Ils n’ont pas encore des installations assez sophistiquées pour pouvoir réaliser ce type d'opération, qui demande des conditions irréprochables d’asepsie.Mais nous avons bon espoir qu'un jour, le moment viendra où ils pourront s’en servir», espère le Dr Fassier. 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