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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-04-13, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Vol.X C - N ° 7 9 Jean Dion ?PERSPECTIVES Un devoir d’oubli?«N’oublions jamais.» À quelques variantes près, l’inscription se retrouve sur les monuments aux morts de par le monde, hommage troublé aux millions d’êtres humains souvent anonymes qui ont payé de leur vie la folie guerrière et les exactions commises au nom de la patrie, de Dieu ou d’autres prétextes divers.Si on ne veut pas patiner sur une glace beaucoup trop mince pour être sûre, il faut reconnaître que le devoir de mémoire est essentiel.Que dans presque tous les cas, le nier confine à l’insulte, à la diffamation, témoigne du mépris et de la haine ou peut les engendrer.Que le révisionnisme et le négationnisme primaires sont des impostures intellectuelles et morales; que le droit existe de les exprimer, mais qu’il existe aussi de les tailler en pièces.Evidemment, selon le côté de la clôture où l’on se trouve, on peut ne pas se souvenir des mêmes choses, ou ne pas se souvenir des mêmes choses de la même manière.L’histoire n’est pas une science exacte et reste pour une bonne part une auberge espagnole.Dans presque tous les cas.Parfois, il faut se demander s’il ne serait pas préférable d’oublier.Si l’hypermnésie, le fait de se souvenir trop, n’est pas pire que l’amnésie.L’actualité nous en offre un exemple déchirant Qui connaissait le Kosovo il y a six mois?Ne trichez pas.Ce coin de terre perdu au milieu des Balkans aurait tout juste pu servir de colle à une finale de Génies en herbe.Slobodan Milosevic?La distribution des ethnies en Macédoine?Le statut du Monténégro?La chasse gardée des habitués des pages internationales.Et encore, c’est là du présent, du maintenant du «on aurait dû s’y attendre» après quatre ans de feu et de sang en Bosnie.Ce qui n’est pas le cas de cette bataille de 1389 dont on nous a appris, depuis, qu’elle fut à l'origine de cet infernal gâchis, invoquée par Milosevic à l’appui de l’épuration ethnique.Devant nos yeux ahuris, la résurrection de l’horreur par-delà 610 ans.1389! S’il nous faut un repère: un siècle avant l’arrivée de Christophe Colomb en Amérique! La question s’est dès lors imposée: mais qu’est-ce que c’est que cette histoire sans bon sens?C’était omettre de tenir compte, bien sûr, que ce n’était pas en soi la victoire de l’Empire ottoman sur les Serbes dans la plaine qui faisait problème, mais suc siècles de cohabitation, six siècles de chrétiens et de musulmans côte à côte.Mais tout de même, le devoir d’oubli ne devrait-il pas s’appliquer de temps à autre?Paradoxalement maîtresse du jetable, de l’éphémère et de l’instantané, notre époque commémore beaucoup.Il y a 10 ans ceci, il y a 25 ans cela, il y a 50 ans autre chose.Bien que tout ne dure que deux jours, deux mois ou deux ans, ou peut-être parce que rien ne dure, nous adorons ériger des repères, comme une réplique au reproche que nous ne nous souvenons de rien.Nous commémorons beaucoup, mais nous faisons peu d’histoire.Nous catégorisons pour mieux nous donner l’illusion de comprendre.Catégoriser: compter en décennies, en siècles, en millénaires.Rappeler les événements quand la distance comptée en années finit par zéro ou cinq.Cent ou mille ans, pourtant, n’ont pas plus de sens que 93 ou 1152.Mais le classement, en ordonnant, nous donne un sentiment d’importance: rien n’en témoigne davantage que ces interminables bilans du XXe siècle ou du II* millénaire dont on nous abreuve et ces références absurdes à un «passage», l’an 2000, prochain.Du nombrilisme de temps présent: voici ce qui fut, et voyez comment nous sommes devenus bien mieux.Presque un monde achevé, ou du moins l’achèvement d’un monde prêt à en créer lui-même un autre, encore meilleur.Nous faisons peu d’histoire, en fait peu de liens.Il n’est pas inutile de rappeler des contextes, mais en plaquant des dates arbitraires sur la mémoire, on n’avance pas à grand-chose.Du reste, notre époque est probablement, compte tenu de la somme de connaissances dont elle dispose, — et à moins que ce ne soit encore du nombrilisme — celle qui juge le plus le passé à la lumière de ses propres valeurs.Nos critiques a posteriori ne brillent pas toujours par leur détachement, prenant par exemple comme postulat que la liberté et l’égalité ont de tout temps été des préoccupations fondamentales de l’humanité.Ainsi en vient-on à confondre la mémoire et l’oubli.Oublier ne signifie pas effacer tout souvenir, mais plutôt prendre en considération les circonstances, toujours complexes, et «passer par-dessus» pour aller vers autre chose.Il serait présomptueux de soutenir que si l’effondrement du communiste soviétique et donc de la Yougoslavie n’avait pas coïncidé avec le 600' anniversaire de la bataille du Kosovo, le nationalisme serbe n’aurait pas été autant exacerbé et on ne se retrouverait pas dans le bourbier actuel.Mais on voit jusqu’où le devoir, ou plutôt le droit à la mémoire, surtout si celle-ci est sélective et elle l’est souvent, peut conduire.La nécessité d’oublier?Dans L’Ingratitude, Alain Fin-kielkraut cite Camus: «Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde.La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas.Mais sa tâche est peut-être plus grande.Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse.» MÉTÉO Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.Max: 9 Min:-1 Max: 5 Min:-1 Détails, page B 4 INDEX Annonces.B 6 Le monde.A 5 Avis publics.B 4 Les sports.B 6 Culture.B 8 Montréal.A3 Économie.B 2 Mots croisés.B 4 Éditorial.A 6 Politique.A4 Horizons.B 1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com M O N T II É A L .I.K M A 11 I) I I 3 IDÉES La chronique de Chantal Hébert: Religion ou folklore?page A 7 A V 11 II.I !) !» !» ÉCONOMIE Un rendement de 27,8% pour la Caisse de dépôt, page B 2 8 7 C + T A X K S = I $ / T 0 R (I N Tl) I $ MONTRÉAL Sursis de cinq mois pour le directeur général de la Ville, page A 3 52 % des adolescents vivant en centres jeunesse ont déjà tenté de se suicider mm.-1< - i æssiss as»'** êmWftâé® «33P*- ¦Miïsæ®.v^v ¦ ~ CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR Deux adolescents sur trois vivant dans les centres jeunesse au Québec présentent un risque suicidaire de modéré à élevé.Le quart présente un risque suicidaire élevé.En fait, selon une enquête effectuée cet hiver, plus de la moitié (52 %) des adolescents hébergés en centres jeunesse ont déjà fait une tentative de suicide.La situation des jeunes dans les centres jeunesse du Québec a été jugée assez alarmante pour que le Protecteur du citoyen, le Collège des Médecins, l’Association des centres jeunesse de Montréal, et le ministre délégué à la Santé, Services sociaux et la Protection de la jeunesse, Gilles Baril, unissent leurs efforts pour pondre un plan de concertation qui devrait être dévoilé jeudi.Ces données proviennent d’une enquête de dépistage des adolescents suicidaires en centres jeunesse, publiée en décembre 1998, par une équipe de l’Université du Québec à Trois-Rivières.Cette enquête s’intéresse aux idées suicidaires ainsi qu’aux tentatives de suicide, mais n’offre pas de données concernant les suicides avérés.Parmi la clientèle des centres jeunesse, les filles sont plus nombreuses à avoir fait des tentatives de suicide que les garçons.De leur côté, les garçons sont plus nombreux à déclarer avoir entretenu des idées suicidaires seulement Cette étude a été effectuée auprès de 435 adolescents recrutés dans dix régions différentes du Québec.Pour ces jeunes, 612 épisodes suicidaires ont été rapportés.«En moyenne, lit-on dans l’étude, un sujet rapporte 2,71 épisodes.Les filles rapportent en moyenne 3,18 épisodes suicidaires.Chez les garçons, on dénombre en moyenne 2,36 épisodes».Selon Suzanne Lepage, coordonnatrice du support à l’intervention des Centres jeunesse de Montréal, le plan VOIR PAGE A 8: SUICIDE L’opposition pourrait appuyer l’envoi de troupes au Kosovo Une condition: un vote au Parlement Printemps urbain JACQUES NADEAU LE DEVOIR IL SUFFIT d’un rayon de soleil qui réchauffe la peau pour oublier les bons conseils maternels.Que disait-elle, déjà?En avril, ne te découvre pas.Et puis zut! Qu’on nous laisse profiter du soleil d’avril avant de nous rebattre les oreilles avec les rayons UVet la couche d’ozone qui s’amincit.MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les partis d’opposition ne privilégient pas le déploiement immédiat de troupes terrestres au Kosovo mais tous sont prêts à appuyer cette solution si elle se révèle la seule capable de mettre un terme à la crise dans les Balkans.Leur soutien est assorti cependant d’une condition expresse: que le Parlement se prononce d’abord au moyen d’un vote.Le premier ministre Jean Chrétien, lui, juge prématuré de débattre de cette hypothèse et refuse même de s’engager à permettre un vote sur la question, advenant un changement de cap de l’OTAN.«Pour le moment, il n’est pas question d’envoyer des troupes pour combattre au Kosovo.Il n’en est pas question.Nous n’avons pas à prendre de décision à ce sujet tant et aussi longtemps que le problème ne se posera pas.Le plan que nous avons, ce sont les bombardements.On ne se faisait pas d’illusions, on savait que cela prendrait du temps avant d’obtenir les résultats escomptés.Il faut continuer dans la même voie», a-t-il répondu aux Communes hier.Il a clairement indiqué qu’il ne souhaitait jamais avoir à fournir de troupes de combat mais a promis la tenue d’un débat parlementaire si son gouvernement devait changer de position à ce sujet.L’opposition demandait davantage, c’est-à-dire que cet éventuel débat ait lieu avant l’engagement de troupes canadiennes et qu’il soit suivi d’un vote en bonne et due forme.Aucun des trois débats sur le Kosovo tenus jusqu’à présent, y compris celui d’hier, ne s’est conclu par un vote.VOIR PAGE A 8: KOSOVO ¦ Autres informations en page A 5 Une première juge noire au Québec ¦ À lire, page A 3 , surcharge, instabilité Le problème est identique chez toutes les infirmières du pays Les mouvements de grève qui secouent la profession infirmière dans plusieurs provinces du Canada ne sont pas seulement l’effet d’une mince coïncidence.Symptôme d’une médecine de compressions appliquée à l’ensemble du pays, la pénurie d’effectifs frappe durement d’un bout à l’autre du pays.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les mouvements de grève qui font boule de neige chez les infirmières de plusieurs provinces canadiennes ont tous un dénominateur commun: pénurie, surcharge de travail, instabilité.Preuve que la précarité d’emploi n’est pas uniquement le lot des infirmières du Québec.Même si sur le front salarial, les conditions des infirmières québécoises demeurent parmi les moins intéressantes au Canada, d’un océan à l’autre, le climat de travail et les conditions de travail qui sont réservés à la profession infirmière sont généralisés.En Saskatchewan, où 8400 infirmières sont descendues dans la rue le 8 avril dernier pour protester contre les offres proposées par le gouvernement néo-démocrate de Roy Romanow, les problèmes chroniques du fardeau de tâche, des heures supplémentaires et de la précarité d’epiploi sont au cœur de ce conflit.A Terre-Neuve, où les 4600 infirmières se sont vu imposer une loi spéciale de retour au travail le 1er avril dernier après une semaine de grève, les négociations ont aussi achoppé sur la question de la surcharge de travail.«Partout au Canada, les provinces ont procédé à des compressions dans les hôpitatix après avoir subi les réductions de tra>isferts du fédéral.Le résultat est aujourd’hui une pénurie pancanadienne d’infirmières», affirme Michèle Boisclair, vice-présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) dont le syndicat s’est doté d'un mandat de grève jeudi dernier.Le Québec a perdu 4000 de ses infirmières Clinton coupable d’outrage au tribunal AGENCE FRANCE-PRESSE ET PRESSE CANADIENNE Washington — Un juge fédéral de Little Rock a estimé hier que le président Bill Clinton s’était rendu coupable d’outrage à la cour en relation avec l’affaire Lewinsky, a-t-on appris auprès du tribunal.Le juge Susan Webber Wright, qui était en charge de l’affaire Paula Jones, laquelle a donné naissance au scandale Lewinsky, a estimé dans un arrêt que le président des Etats-Unis avait «volontairement évité d’obéir» à la justice lors de la procédure engagée par Paula Jones, et notamment lorsqu’il avait été interrogé sur ses relations avec Monica Lewinsky.«Le président a répondu en donnant des réponses fausses, trompeuses et évasives qui avaient pour but d’entraver la procédure» judiciaire, a estimé Mme Webber Wright.C’est dans le cadre de l’affaire Paula Jones que M.Clinton avait été interrogé sous serment le 17 janvier 1998 sur ses relations avec l’ancienne interne de la Maison-Blanche.Mme Webber Wright a estimé que M.Clinton s’était rendu coupable d’outrage civil à la Cour, «menaçant VOIR PAGE A 8: CLINTON Sept pays au Festival de théâtre gg y â des Amériques t " r* VOIR PAGE A 8: INFIRMIÈRES ¦ À lire, page B 8 LE I) KvV 0 I R , LE M A RDI I 3 AVRIL 1 9 !) 9 •LES ACTUALITES- Coure d’informatique au cégep Maisonneuve Les étudiants sont invités à sautiller d’un ordinateur portable PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les étudiants qui entrent au cégep de Maisonneuve en informatique sont invités à s’outiller d’un ordinateur portable d’une valeur de 3200 $.Cette décision a soulevé de vives protestations au sein de l’Association étudiante de ce cégep, qui la jugent «élitiste», les étudiants moins fortunés n’ayant pas les moyens de se payer un tel outil de travail.«Je comprends la position des étudiants», assure la directrice des communications du collège, Brigitte Desjardins.Mais en même temps, Mme Desjardins assure que s’il ne veut pas être dans la course informatique, le collège se doit de proposer un enseignement intégrant les nouvelles technologies à ses étudiants, à tout le moins à ceux qui débutent en informatique.Elle rappelle aussi que les quelque 100 nouveaux étudiants inscrits en informatique ne sont pas obligés d’avoir le portable (comme c’est depuis peu le cas à l’École des hautes études commerciales) puisque pour cette année, la direction ne vise la formation que d’un seul groupe de 32 étudiants.La direction du collège a conclu une entente avec IBM et assure que le coût de 3200 $ — service et logiciels compris — est très raisonnable.Les étudiants auront à débourser 548 $ par session.«Nous devons laisser cette chance aux étudiants qui sont en informatique», dit Mme Desjardins.L’Association générale des étudiants du cégep s’oppose à cette décision qui crée, dit-elle, deux classes d’étudiants, ceux qui ont les moyens de s'équiper et ceux qui ne peuvent suivre cette voie.Les étudiants ont effectué un sondage indiquant que la très grande majorité des jeunes n’ont pas les moyens de s’acheter un tel ordinateur.La direction rétorque que ses enquêtes montrent que de nombreux jeunes font justement l’acquisition de leur premier ordinateur lorsqu’ils entrent au cégep.Elle ajoute qu’un projet similaire au cégep de Saint-Jérôme a été très bien reçu.Le syndicat des professeurs du collège n’est pas non plus particulièrement emballé par cette nouveauté même si les trois professeurs membres du conseil d’administration avaient voté au printemps dernier en faveur d’un projet encore plus ambitieux l’an der- nier, qui incluait également l’achat d’ordinateurs portables pour des groupes en sciences de la nature et en administration.Les réponses aux questions tardant à venir, les professeurs de ces deux programmes ont décidé d’abandonner le projet pour le moment.«Petit à petit, les professeurs du département des sciences de la nature se sont désintéressés du projet parce qu'ils s'inquiétaient que le support informatique ne soit pas suffisant; de plus, nous n’avions pas de réponse sur l'accessibilité.Etre étudiant au cégep, ça commence à coûter cher», dit le président du syndicat des professeurs, Guy Champagne.Il se demande pourquoi le collège n’a pas opté pour une solution tenant compte du type d’ordinateurs que les jeunes possèdent à la maison.Pour la direction par ailleurs, cette offre aux étudiants en informatique ne constitue qu’un premier pas.Le collège effectuera cet été d’importantes rénovations afin d’accueillir non seulement les nouveaux portables de la section informatique mais les nouveaux ordinateurs des 50 étudiants inscrits en multimédia, une nouvelle option pour laquelle le cégep a reçu 646 demandes.Projet d’hôtel à Montréal Les promoteurs renoncent LE DEVOIR A la suite des fortes pressions exercées par la population, les promoteurs de l’hôtel Tat’s ont décidé d’abandonner leur projet de construction rue Sherbrooke, à Montréal.L’annonce a été faite hier soir, lors du conseil municipal.L’hôtel Tat’s, d’une hauteur de 24 étages, devait être érigé dans le Mille carré doré, à l’angle des rues Sherbrooke et Simpson, sur les ruines de l’église unita-rienne du Messie détruite par un incendie en 1987.Quelque 200 citoyens avaient répondu dimanche à l’appel de l’organisme Héritage Montréal à l’occasion de la première réunion publique de la Société pour la sauvegarde de la rue Sherbrooke.La Société a fait valoir que le plan d’urbanisme de la ville dans ce quartier ne permet pas l’érection d’édifices de plus de 10 étages et qu’un changement de zonage serait nécessaire dans ce quartier résidentiel.Le Québec pourra s’exprimer au sujet des quotas de pêche PRESSE CANADIENNE EN BREF Des livres pour les enfants (Le Devoir) — Les étudiants des cégeps de Bois Lau.Obésité Canada a été constituée à la suite d’une étude diffusée en février, selon laquelle il se dépenserait environ deux milliards de dollars par an pour soigner des maladies attribuables à un excès de poids.L’étude, parue dans le Canadian Medical Association Journal, a été coordonnée par le docteur Laird Birmingham, de l’Université de Colombie-Britannique.Une centaine de scientifiques, de diététistes, d’infirmières, d’experts de l’exercice et de représentants du gouvernement et du secteur privé ont assisté à la première réunion d’Obésité Canada, à Toronto, le week-end dernier.L’organisme est financé par des centres de recherche et le secteur privé.Le Dr Lau reconnaît que la question du poids donne lieu à des messages contradictoires.Pendant qu’une compagnie australienne fait des profits en vendant une nouvelle pilule anti-cellulite, maintenant disponible au Canada, les désordres alimentaires, comme l’anorexie, chez les jeunes filles notamment, n’ont jamais autant fait parler d’eux et les pressions se multiplient en faveur d’une tolérance accrue face aux personnes grosses.Le Dr Lau réplique que c’est une des raisons pour lesquelles Obésité Canada met l’accent sur l’importance de se sentir bien dans sa peau, plutôt que sur l’apparence corporelle.«Nous nous préoccupons des dangers de l’obésité pour la santé, pas de l'image corporelle.» L’obésité est causée par un déséquilibre énergétique, soutient le Dr Lau.Si on ingère davantage de calories qu’on n’en dépense par l’activité physique, l’énergie en surplus sera emmagasinée par l’organisme sous forme de graisse.L’Ordre du temple solaire sur la sellette ASSOCIATED PRESS Des enquêteurs français doivent se rendre au Québec le mois prochain pour rencontrer des membres de l’Ordre du temple solaire (OTS).Un juge d’instruction de Grenoble, en France, accompagné d’un responsable de la police, se rendront bientôt au Québec pour rencontrer des membres de LOTS, une secte qui est toujours active dans cette province canadienne.«Le juge d’instruction Luc Fontaine et un respomable de la police doivent venir au Québec au mois de mai, a annoncé Jacques Saint-Pierre, responsable de l’enquête sur l’OTS à la Sûreté du Québec.LOTS vit encore.Cette organisation a toujours des membres et des activités au Québec.Le dossier est ouvert.On ne suit pas les membres à la trace, mais on garde un œil ouvert.On observe les gens connus.Occasionnellement, on va les rencontrer.» La Sûreté du Québec a ouvert son enquête en 1993, sur une affaire de trafic d’armes, et n’a jamais fermé le dossier.Au total, 74 membres de l’OTS sont morts depuis 1994.Parmi eux figurent les deux responsables de la secte, Joseph Di Mambro et Luc Jouret, dont les corps ont été retrouvés parmi les 48 cadavres calcinés découverts le 5 octobre 1994 à Salvan et à Cheiry, en Suisse.Le même jour, cinq autres adeptes étaient retrouvés morts à Morin Heights, dans les Laurentides.En décembre 1995, 16 membres se sont suicidés dans le Vercors, en France.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9" étage, Montréal (Québec), H3A3M9 Et) Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique Pour l’agenda culturel La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir.com (514) 985-3551 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par 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suicidaires n’ont pas toujours lieu sur les lieux mêmes du centre jeunesse.Lejeune peut être passé à l’acte au cours d’une visite à sa famille, ou après son séjour dans un centre jeunesse.Enfin, 20 % des intervenants ont dit être incapables de «se prononcer sur la présence ou l’absence de caractéristiques hautement associées au risque suicidaire.Elles se rapportent aux manifestations suicidaires et à l’histoire suicidaire chez le jeune et dans sa famille», lit-on dans l’enquête.Dans leur rapport, les auteurs déclarent également que «la problématique du suicide est méconnue et sous-estimée chez les enfants.Les résultats obtenus chez les adolescents témoignent de la nécessité de dépister à un âge plus précoce.Une recherche exploratoire est actuellemetit en cours au centre jeunesse de Québec et vise l’évaluation de 200 enfants de 6 à 12 ans».Dans la liste des raisons justifiant le placement d’un jeune en centre jeunesse, on trouve les difficultés scolaires, la toxicomanie, la violence, les fugues, le comportement suicidaire, la délinquance, les problèmes de santé mentale, les difficultés familiales, sexuelles ou autres.KOSOVO «Un discours qui ne disait rien, dénué des informations nécessaires pour permettre aux Canadiens de juger des actions du gouvernement» SUITE DE LA PAGE 1 Aux députés de l’opposition qui insistaient, certains l’accusant d’avoir peur du Parlement, il a répondu avec une irritation croissante «qu’il s’agit d’une question hypothétique» et qu’il ne prendrait leur demande en considération qu’une fois confronté à cette situation.Pour l’instant, a-t-il rappelé, le Canada reste solidaire de l’OTAN et n’envisage l’envoi de troupes terrestres que pour assurer le respect d’un accord de paix.Son gouvernement reste donc fidèle à la position commune défendue par l’Alliance atlantique et réitérée hier à Bruxelles par les ministres des Affaires étrangères des 19 pays membres.«Nos buts n’ont pas changé.Le gouvernement de Belgrade doit arrêter de tuer et d’expulser les Kosovars, retirer son armée et ses forces de sécurité du Kosovo, faire en sorte que les réfugiés puissent rentrer chez eux en toute sécurité, permettre la présence d'une force internationale pour assurer la sécurité des Kosovars à leur retour, et signer un accord de paix vérifiable qui l’engage à respecter les principes des négociations de Rambouillet», a dit M.Chrétien dans le cadre d’un débat spécial sur le Kosovo.Pendant que des ressortissants serbes manifestaient à l’extérieur du Parlement, M.Chrétien répétait à l’intérieur les arguments déjà offerts pour justifier la participation canadienne.«Ce sont ces trois éléments — nos valeurs en tant que Canadiens, l’intérêt national que représentent pour nous la stabilité et la sécurité en Europe et nos obligations à titre de membre fondateur de l’OTAN — qui ont conduit le Canada à prendre les armes avec ses partenaires de l’OTAN.Et c’est en raison de nos valeurs, de notre intérêt national et de nos obligations que nous devons aller jusqu'au bout», a-t-il déclaré, avant de dénoncer les agissements du gouvernement Milosevic et de rappeler le prix de l’inaction.Les partis d’opposition ont appuyé son constat à l’égard de la situation au Kosovo et de la nécessité d’agir de l’OTAN, en particulier devant l’impuissance des Nations unies.Mais tous ont tenté de proposer différents scénarios de solution, y compris le recours à une force terrestre si cela devait être le seul recours.Le chef réformiste Preston Manning, qui veut laisser une chance aux bombardements, a fait la liste des conditions à respecter avant de s’engager plus avant.Le chef bloquiste Gilles Duceppe a invité le gouvernement à tenter de nouveau de mettre les Nations unies, et par ricochet la Russie et la Chine, dans le coup.La leader néo-démocrate Alexa McDonough a vivement souhaité une offensive diplomatique canadienne tous azimuts.Mais elle aussi, la mort dans l’âme, a convenu que si le gouvernement yougoslave refusait toujours une solution diplomatique, malgré l’intensification de l’opération aérienne, «le gouvernement canadien et la communauté international exploreront les autres moyens de stopper le nettoyage ethnique, y compris le recours à des troupes terrestres».Selon un sondage Angus Reid, paru hier dans le Globe and Mail et effectué entre jeudi et samedi auprès de 1000 Canadiens, 66 % des personnes interrogées appuient les bombardements et la même proportion appuient la participation canadienne.En contrepartie, 31 % s’opposent à l’opération aérienne.La maison de sondage indique, sans donner de chiffres, qu’un plus grand nombre de Québécois et de femmes désapprouvent l’OTAN.L’envoi immédiat de troupes terrestres reçoit l’appui de 40 % des personnes interrogées alors que 35 % préfèrent une poursuite des bombardements et que 22 % optent pour un arrêt de l’opération de l’Alliance.Ces réactions changent si on présente le déploiement de forces terrestres comme la seule solution à la crise.Si tel était le cas, 60 % appuieraient ce changement de stratégie.Pressé de toutes parts, le premier ministre s’en est tenu, lors du débat, à des généralités.Les partis d’opposition en ont appris davantage durant la période quotidienne de questions qui a précédé le débat.Il a été interrogé sur l’impact à long terme d’une intervention de l’OTAN dans un pays souverain, sur la composition d’une force de maintien de la paix, sur le statut futur du Kosovo et sur les efforts diplomatiques du Canada.M.Chrétien a exclu les propositions de partition du Kosovo et indiqué qu’il avait écrit au président russe Boris Eltsine pour l’inviter à jouer un rôle dans la recherche d’une solution négociée.Il a aussi précisé qu’il préférerait une force de maintien de la paix sous la bannière des Nations unies mais qu’advenant l'opposition de la Russie ou de la Chine, l’OTAN devrait s’en charger.Les silences du premier ministre et le peu d’information offerte aux partis d’opposition, comparativement à la situation qui prévalait en 1991, lui ont valu les critiques sévères du chef conservateur Joe Clark, qui était aussi à la tête de la diplomatie canadienne durant la guerre du golfe Persique.«[M.Chrétien] a donné un discours qui ne disait rien, dénué des informations nécessaires pour pennettre aux Canadiens de juger des actions du gouvernement actuelles et futures.C'est une insulte au Parlement et ata Canadiens», a-t-il dit.Selon lui, le gouvernement Chrétien a aussi fait preuve d’un manque flagrant de leadership sur le front diplomatique en négligeant ses relations avec la Grèce, en se voyant exclu du groupe de contact sur le Kosovo et en ne profitant pas davantage de sa présence au Conseil de sécurité des Nations unies.
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