Le devoir, 24 avril 1999, Cahier B
I.K l> K V U I H .I.K S S A M K I) I 2 1 K T I) I M A X (' Il K 2 ."> A V H I I.I !» !» !» ?LE DEVOIR ?L Duke Ellington était un homme immense.Avant lui, le jazz suintait le folklore et les champs de coton.Puis, sans référence aucune, ex ttihilo, Ellington a inventé l’orchestre.L’écriture.Le piano.Les cuivres.Bref, le jazz lui doit presque tout.La semaine prochaine, on allumera sa centième bougie un peu partout à travers le monde: bonne fête papy.SERGE TRUFFAUT I LE DEVOIR K/, DOSSIER: VUES AFRICAINES PAGE B 3 THÉÂTRE : LES BELGES ARRIVENT PAGE B 7 DON QUICHOTTE PAGE B10 Cinéma page B 4 DISQUES page B8 MUSIQUE page B10 ans cinq jours, Edward ¦ Kennedy Ellington aura m 100 ans.Ce serait quel-¦'¦jLS qu’un d’autre, un écrivain plus ou moins mineur, un peintre plus ou moins grand, on dirait que le29 avril prochain, il aurait eu 100 ans.Mais voilà, comme aujourd'hui, et même demain, nous avons affaire, et bel et bien affaire, jjg à un homme qui présentait un jnètre quatre-vingt-cinq de génie D ;pur, on dit et répète qu’il aura cent ans dans cinq jours.On dit, on répète et on a une furieuse envie d’insister.Parce que, en cette fin de siècle qui se dispute une fin de millénaire, ici et là, on ^ tartine à qui mieux mieux pour établir la liste des cinq ou dix plus §5 grands peintres, celle des deux ou .trois écrivains ou musiciens essen->tiels.Bref, ici et là, on sanctionne, | on détermine, on avance des identités et on accorde une brève à Duke Ellington.Une brève.Pfff! Pourtant, si le monde, tout le 1 monde, désormais danse, c’est ; bien grâce à cet homme qui a pris le blues, cette musique païenne, Èètte musique du diable, pour le transformer en une beauté sonore < qu’on appelle le jazz, faute de mieux l’appeler.Enfin.Si on avait * su mieux dire, peut-être bien qu’on '3 ne parlerait pas de jazz mais de VOIR PAGE I) 2: DUKE , l.V.¦ÆÈÈÈÊÊMk + CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR ÉOND GRIS OU OE COULEUR LE DEVOIR.LES SAMEDI 24 ET DIMANCHE 25 AVRIL 19 0!) B 2 saiso Appelez maintenant pour obtenir notre brochure gratuitement (5i4) 849-0269 Belf du Oui* Mlni»t*r# ‘peu après que le gouvernement ait annoncé une injection de plusieurs millions dans la culture).'.1: Tassy Teekman n’est pas un cas isolé, et c’est ce qui en fait une réalit£ dramatique.Même les plus grands, ,corp-me La La La, O Vertigo, Marie Choui-nard et Jean-Pierre Perreault, restènt sous-subventionnés en regard de leurs besoins en matière de fonctionnement et de diffusion et ce, sans compter la force et la renommée de leur travail .de création.C’est magnifique d’octroyer des fonds pour des Printemps du Québec tous azimuts et pour l'immobilisation culturelle.Mais si derrière toutes ses vitrines reluisantes de prestige on oublie les créateurs, ceux qui façonnent la culture de leur propre imaginaire, à quoi (ou à qui) cela sert-il?Et s’il n’y a plus rien de qualité à présentér dans ces théâtres, galeries, musées et autres lieux du genre, faute de moyens, à quoi (ou à qui) cela setri)?La questions reste ouverte.: ! I î LAWRENCE RHODES, DIRECTEUR ARTISTIQUE 1999 2000 Dracula Casse-Noisette n j |i Les ërands Européens Uisene Le Lac des Cygnes Les grands classiques du XXü siècle Comparila Nacional de Danza.DUKE Il entend des musiques dans sa tête qui n'ont jamais été entendues.DANSE Alice en trio SUITE DE LA PAGE B 1 sensualité.Si tel avait été le cas, alors on dirait la vérité.On dirait par exemple: «Hier soir, j’ai écouté de la sensualité.» Car c’est de cela qu’il est question.Absolument et uniquement Duke Ellington est l’inventeur de la sensualité musicale.Tout a commencé ainsi: il était une fois des instruments étranges, si éloignés du violon ou du violoncelle, si biscornus avec leurs pistons et leurs clés, si contraires à la pudeur puisqu’ils exigeaient du souffle, le souffle humain, le souffle du cœur, qu’ils faisaient peur.Tellement qu’on les abandonna à la poussière.C’est vrai qu’ici et là, il y eut quelques tentatives pour amadouer la trompette ou apprivoiser le trombone.Tiens, le Mozart il s’essaya à la composition de ritournelles pour la trompinette.Mais bon, rien qui fasse tache d’huile.Et le saxophone?On le laissa littéralement croupir.Maintenant, qu’on imagine.Qu’on imagine un homme dans la jeune vingtaine.Il habite Washington, fi est l’enfant d’une famille de la petite bourgeoisie noire.Sa mère est religieuse.C’est elle qui le pousse jeune, très jeune, à apprendre le piano.Ce qu’il fait en ajoutant le dessin.Même qu’il obtiendra un diplôme en arts décoratifs avant de choisir la musique.Toujours est-il que le voilà seul dans sa chambre au début des années 20.Il entend des musiques dans sa tête qui n’ont jamais été entendues.Cela tient de l’alchimie parce que cela a quelque chose qui relève du fantastique.fi entend une musique composée de mystères.En fait, il conçoit des nuances, des subtilités, auxquelles personne avant lui n’avait songe.Le parfum de la femme et fa danse amoureuse C’est vrai qu’il y avait alors, et qu’il y avait eu avant lui, Louis Armstrong et King Oliver, Papa Celestin et Sidney Bechet, Jelly Roll Morton et Alphonse Picou.C’est vrai qu’ils avaient introduit passablement de rythmes, ces rythmes justement baptisés endiablés, dans la musique.Il est exact qu’ils avaient sorti la trompette des ornières dans lesquelles on l’avait plongée.Que tous étaient également de fiers, d’ardents improvisateurs.Qu’ils étaient des forts en version mais des nuis en.thème! Bien.Il est toujours dans sa chambre, sa chambre de bonne.Il sait cela.Il est au courant.Il va se mettre au diapason avant de mettre les autres au diapason.Il va créer un grand orchestre.Il va le faire avec ces instruments qui déstabilisaient la morale parce qu’ils pouvaient exprimer de façon appuyée l’attirance pour le parfum de la femme.Pour la danse amoureuse.Ceci explique cela: le cornet et les trompettes feront les amorces, les trombones feront la séduction, les saxos feront les gros matous pleins de tendresse, la rythmique construira les pas de deux, et, toujours, il y aura un instrument, de préférence un saxo, qui, en plein milieu de la pièce, fera le reste.C’est-à-dire?Devinez.bonté divine! C’est chose faite.Un nouvel orchestre est fondé.Une nouvelle architecture sonore est littéralement mise au monde.C’est du jamais vu.C’est surtout du jamais entendu.Mieux, du jamais savouré, jamais goûté.Après s’être conjuguée pendant des siècles avec le sacré, voilà que la musique commence à se conjuguer avec l’humain trop humain.Les titres sont là pour en témoigner.C’est Creole Love Call et Sophisticated Lady, c’est Prelude To A Kiss et Mood Indigo et In A Sentimental Mood, Dancers In Love, Angelica, Satin Doll.Ce seront aussi les couleurs.Ce sont Black, Brown and Beige, Black and Tan Fantasy ou La Plus Belle Africaine.L’orchestre est son instrument?Ces membres devront en quelque sorte se plier à l’unique.Et là, une fois encore, Duke Ellington va toucher au génie.Il va s’y prendre de la manière au fond la plus dominatrice qui soit.Là où les autres s’y prennent en composant pour un instrument, il va plus Ellington conçoit des nuances, des subtilités auxquelles personne avant lui n’avait songé £ 1er MAI ET 2 MAI 1999 ZI Oi(jdniscc |>.11 le ReqioupemenUiuébécois de la danse ° S Journée internationale de ! LA DANSE V ¦*'***ÊË _ jri * .* 1?ACTIVITÉS GRATUITES Samedi 1" mai PORTES OUVERTES Studios des Grands Ballets Canadiens 481.6, me Rivard Repetition publique el visite 10 h il) a 16 h Info ArtSBell 790-ARTS 1-800-203-ARTS www.lnfoarts.net Oimanche 2 mai PORTES OUVERTES Danse-Cité Studio de l'Agoici de la danse 810, lue Cliemci Répétition publique Cliorégiapliie de F dix Ruckeit 11 lia 12 II Studio 303 572, me Sainte-Calheime Quest, 5 /Jam de dansp-contact 12 II a 14 II 30 Pjjjeclion de lifms el de vidéos IS li a 17 h .• i Circuit-Est 1881, lue Saint Ândié Répétition publique fhoiéijiaphie de Sylvain Émaid 14 II a 16 II Studio Danse Nyata Nyata 4374, boul.Saint-Laurent, 3c Alelieis de danse africaine contemporaine 15 II 30 à 16 II 30 SPECTACLE Écomusée du fier monde 20S0, lue AmhcisL 16 exliails de choiégrapliies Plusieurs artistes sut scene 13 11 a 16 I) 30 PARADE URBAINE Dépail de l'Aqoia de la danse 840/.lue Clieniei 13 il 00 a 14 II 00 LE BAL DINGUE Lion d'Or 1676, me Ontario fsl Qui mené le Irai?Création chdicqiuphique pal le public Cabale! Paily de (lôlulè pool tous Des 20 II ; C«n*d*n Hon’/igo le Devoir < à 4 L E I) E V « I K .LES S A M E I) 1 M E T I) I M A N C II E 2 5 A V R I L 1 !> !» !» B 3: Le Boléro lécial Théâtre lOans - y 28 et 29 avi Le théâtre Le Boléro présente beaucoup d'auclacf! 1899-1974 Ice Ellington H#™ Jeudi 29 avril, 20 h au Spectrum de radio-télévision interpreter es œuvres de Duke mmmm, Une production de la Chaîne culturelle de Radio-Canada en collaboration avec le Festival International de jazz de Montréal Bi Une présentation de En collaboration avec LB DEVOIR tJER 'em Billets en vente au guichet du Spectrum, aux comptoirs Admission et au (514) 790-1245 5 SUPPLÉMENTAIRES du 27 avril au 1er mai Avec quelle aisance feutrée Paul Savoie, en Méphisto, laboure des siècles d'idées reçues! Le Soleil, J.St-Hilaire, 12-04-99 Denis Marleau's staging is magical and the performances are all the more powerful because they are understated.(.) Miliaire builds a great range for Faust.The Globe and Mail, K.Taylor, 10-04-99 Une œuvre aride et déstabilisante mais diablement intéressante! Montréal Ce Soir, M.C.Trottier, 13-04-99 - Une création du Théâtre UBU avec Albert Miliaire, Céline Bonnier, Paul Savoie, Daniel Parent, Louise de Beaumont Décor : Michel Goulet; costumes : François Barbeau; musique : |ohn Rea; éclairage : Alain Lortie en collaboration avec le Goethe-Institut Montréal en coproduction avec Weimar 1999, Capitale culturelle de l'Europe; les Gémeaux, Scène Nationale de Sceaux; le Théâtre français du Centre national des Arts d'Ottawa; l'Hexagone, Scène Nationale de Meylan et la Rampe d’Échirolles.Du 15 avril au 2 mai 1999 du Mardi au Samedi à 20H Réservations: (514) 526-6582 et le Dimanche à 16H Réseau Admission: (514) 790-1245 US“E° "®iH Jusqu'au l*mai 1999 Guichet : 521-4493 Texte de: Christian Fortin Mise en scène: Jacques Rossi Assisté de: Michel St-Amand URFAUST tragédie subjective Goethe / Pessoa Adaptation et mise en scène : Denis Marleau MICHELINE BERNARD MARIO BORGES RICHARD FRÉCHETTE MANON LUSSIER Quel cinéma africain?Les cinémas africain et créole sont livrés en pâture aux cinéphiles montréalais jusqu’au 2 mai dans le cadre de Vues d’Afrique, festival qui en est à sa 15e manifestation.Plus de 150 œuvres contribuent à brosser le tableau artistique d’un continent méconnu.Un tableau que Le Devoir essaie bien timidement de compléter aujourd’hui par un survol des grandeurs (et surtout des misères) du septième art africain.BRIAN MYLES LE DEVOIR cain est à l’image du continent: en voie de dévelop-i pement.L’histoire de f Léonce Ngabo, un cinéaste du Burundi qui vit au Canada depuis trois ans, suffit pour s’en convaincre.«J’ai été le premier Burundais à produire le premier long métrage de fiction au Burundi, en 35 mm», affirme-t-il.C’était en.1992.M.Ngabo a coproduit et réalisé Gito l’ingrat dans un pays qui disposait seulement de deux salles commerciales dotées de projecteurs 35 mm.Il se rappelle que le tournage de son film avait pris les allures d’un feuilleton national.«H y a beaucoup de contraintes.Très peu de cinéastes africaitis ont reçu une formation [technique]», résume M.Ngabo, qui fait partie de l’organisation de Vues d’Afrique.«Il y a tout l’environ-nement politico-économique.Plusieurs pays sont principalement agricoles, donc nos priorités sont généralement orientées sur l'éducation, la santé et l'alimentation.Le culturel, ça vient en dernier lieu.» Ce que l’Afrique appelle «l’école du soir», le cinéma, roule cahin-caha sur un continent rempli de promçsses.Un récent article de la revue Ecrans d’Afrique, publiée à Ouagadougou, résume les transformations des années 90 en ces mots: «Les salles de cinéma sont devenues, lentement mais de manière orchestrée, grâce à la privatisation et à l'action des entrepreneurs, des entrepôts pour le sucre, le riz, le ciment, etc.Cette mort lente des salles de cinéma dans plusieurs villes africaines à été l'un des événements les plus tristes des années 90.» Diffusion mais aussi financement et formation sont les trois variables que l’Afrique ne réussit pas encore à intégrer dans une équation gagnante.En bout de piste, le continent tout en-tiér produit peu de longs métrages cinéma dans une même année, et les cinéastes enfantent dans la douleur.Le cinéma invisible .De tous les problèmes, celui de la diffusion reste cruellement d’actualité.En Afrique comme au Québec, la majorité des écrans sont contrôlés par des intérêts étrangers, ce qui complique les efforts des cinéastes pour ' réjoindre leur public.Pour tout dire, 1 «sur les écrans africains, on a des films américains», explique Françoise Wera, responsable de la programmation à Vues d’Afrique.La diffusion hante à ce point l’Afrique qu’elle fut au cœur des débats qui ont eu cours lors du récent Fespaco, le plus important festival de cinéma qui se déroule à tous les deux ans à Ouagadougou, au Burkina Faso, depuis 1969.Lors de la dernière édition du Fespaco (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), les participants ont réfléchi sur ce «paradoxe» lors d’un colloque.La production africaine et le nombre de techniciens qualifiés vont en augmentant, tandis que les écrans manquent Les participants ont suggéré de commencer d’abord par doter l’Afrique d’un réseau régional de salles de cinéma afin de combattre cette dynamique.«Le développement du cinéma africain va venir s’ils arrivent à attraper leurs écrans parce que c’est le gros problème, la distribution en Afrique», estime aussi Françoise Wera.Mais au bout du compte, le cinéma africain souffre d’un faible rayonnement sur le continent.«Presque invisible dans les pays africains eux-mêmes, le cinéma africain hiberne dans les cinémathèques européennes quand il n’orne pas les vitrines des festivals internationaux», a commenté avec justesse Samba Gadjigo, un professeur américain invité au Fespaco.L’épanouissement du cinéma africain passe donc par un réseau de festivals à l’étranger, dont Vues d’Afrique à Montréal, ce qui est plutôt paradoxal.Où est l’argent?Si le cinéma africain trouve son public à l’étranger, il y trouve également son financement.La plupart des films sont produits grâce à l’aide des pays du Nord.Le cinéma passe après la santé et l’éducation dans le développement de l’Afrique, rappelle Léonce Ngabo, ce pourquoi lui et ses confrères cinéastes doivent trouver des fonds «aux quatre coins du monde».Cette aide est essentielle parce que «l’Afrique à elle seule aurait des difficultés à monter sa propre cinématographie».Elle n’est certes pas rose, la situation des cinéastes africains.Pour remédier au manque, voire à l’absence pure et simple d’argent, la coproduction reste l’avenue privilégiée, comme l’illustre l’exemple de Léonce Ngabo.Il a réalisé son premier film en coproduction avec des pays européens et il en sera de même pour son deuxième, dans lequel un producteur canadien a aussi l’intention d’investir.«Ce qui est intéressant, c'est qu’il y a beaucoup de coproductions qui se développent entre pays africains, et c'est très important», fait remarquer Françoise Wera.L’organisation de Vues d’Afrique s’efforce de participer à l’émancipation des différents cinémas d’Afrique depuis cinq ans par l’entremise d’un programme d’incitation à la coproduction.Il s’agit d’une initiative financée par l'Agence de la Francophonie, à raison d’environ 100 000 $ par an, pour favoriser le développement de projets de coproduction entre le Canada et les différents pays africains.Le film Les Casablancais, présenté hier soir en avant-première, a bénéficié de cette aide.«Il s'agit de la première coproduction officielle Canada-Maroc», se réjouit Mme Wera.De concert avec la Fédération panafricaine des cinéastes, Vues d’Afrique a aussi élaboré le programme d’appui au développement de l’industrie audiovisuelle africaine (PADLAVA), financé par l’ACDI et qui permet d’aider directement l’industrie africaine.Comme au Québec Difficultés d’obtenir du financement, faiblesse du volume de production annuel, difficultés d’occuper les écrans contrôlés par des intérêts étrangers: voilà une situation offrant un petit quelque chose de déjà vu.Les tourments que vit le cinéma africain ressemblent un peu aux nôtres.«Quand on discute avec les cinéastes africam et qu’on leur raconte la situation québécoise, ils trouvent qu’il y a énormément de parallèles», confirme Françoise Wera.Mais les comparaisons ne sont que superficielles.Le Québec n’est pas le territoire en voie de développement qu’est l’Afrique.Ici, les créateurs finissent par surmonter les obstacles et tourner avec des budgets modestes, mais adéquats, et une main d’œuvre qualifiée.En Afrique du septième art, tout reste à faire, estime Léonce Ngabo.«On peut faire la comparaison avec le Québec, mais chez nous, c'est encore pire.» «Quand ils ont une salle, les cinéastes doivent aller avec une copie de leur film sous le bras et vérifier la billetterie pour s'assurer que l'argent leur est bien remis.Ce n'est pas évident», renchérit Françoise Wera.Comme si ce n’était pas suffisant, les barrières linguistiques viennent compliquer davantage le portrait Seule une minorité instruite de la population africaine comprend l’anglais ou le Comédiens: au THÉÂTRE ESPACE IA VEILLÉE 1371, rue Ontario Est, Montréal SOURCE: VUES D'AERIQUE Le film de l’Ivoirien Diaby Lanciné, La Jumelle, sera présenté au festival Vues d’Afrique.français.Impossible, donc, de trouver un langage universel pour le cinéma.Léonce Ngabo raconte une anecdote fort révélatrice à cet égard.En Afrique, le cinéma d’action, un cinéma étranger, est fort prisé du public.Pourquoi?La majorité de la population ne parlant ni anglais ni français, elle s’intéresse à ces films portés par le mouvement dont on devine souvent l’intrigue à ne regarder que les images.«Ce qui est marrant et amusant, c’est qu’ils en font par la suite leur propre interprétation, raconte M.Ngabo.Ça peut parfois donner naissance à une deuxième histoire.Les héros du film sont même rebaptisés avec des nom locaux!» Appel à tous À sa manière, Léonce Ngabo a fait un pari pour le développement de l’industrie audiovisuelle de l’Afrique.Avec le CEPAQ, il est l’un des maîtres d’œuvre des Rencontres internationales d’affaires (RLA) qui ont eu lieu mercredi, jeudi et hier au Complexe Guy-Favreau.Ces échanges avaient pour but de faire la promotion et la vulgarisation de la culture africaine auprès des publics canadiens et québécois.«Les Africains peuvent aller chercher ici une promotion et une certaine expertise en matière de logistique et d’organisation, ce que nous n’avons pas encore.Mais on a de la matière, tu vois.C’est reconnu que tout ce qui est culturel ou artistique africain, c'est encore inédit dans beaucoup de pays, et surtout au Canada», explique Léonce Ngabo.«On veut faire connaître la culture africaine ici.On sait qu’il y a des communautés africaines très importantes qui existent ici.Mais il faut aussi faire venir les Québécois et les Canadiens en Afrique, poursuit-il.On a beaucoup d’ONG qui nous aident actuellement dans les différents conflits ou dans les différents projets de développement.Mais au niveau culturel, jusqu’à maintenant, je ne connais pas encore d'organisation.C’est à exploiter.[.] Dans nos rencontres, ce à quoi on rêve, c’est de lancer un véritable partenariat.» le marin o marinheiro de Fernando Pessoa mise en scène Julie Vincent Danièle Panneton avec Isabel Dos Santos Danièle Panneton Marthe Turgeon Julie Vincent collaboration Richard Gagnon concepteurs Angelo Barsetti Suzanne Binet-Audet Estelle Clareton Ginette Grenier Martin Lévesque Miguel Rebelo traduction Bernard Sese du 16 avril au 8 mai 1999 20h salle Jean-Claude Germain du Théâtre d'Aujourd'hui 3900 rue Saint-Denis El Sherbrooke 17,SOS • 15,00$ étudiants/aïnés • admission générale billets en vente à la billetterie du Théâtre d’Àujourd'hui réservations (514) 282-3900 .production SINGULIER PLURIEL i'-’l Une grande voiture.?m Un petit prix.379 PAR MOIS* C LOCATION 36 MOIS PASSAT G L S 99 TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS * L'offre s'applique à une Possat GLS 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Shore.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On peut accuser Cronenberg de n’importe quoi, mais pas de manquer de cohérence.Rarement cinéaste aura poursuivi la même obsession de fllm en film, de Scanners à Dead Ringers en passant par Videodrome, Naked Lunch, Crash et aujourd’hui eXistenZ.Son univers traite d’une mutation de l’esprit passant par la technologie et la transformation des corps.Or d’une fois à l’autre il pousse d’un cran plus loin sa démonstration.Après Crash, on croyait vraiment l’avoir accompagné au bout de sa logique, avec cette histoire d’automobilistes transformés dans leur être par des blessures accidentelles.Cette métaphore percutante l’avait propulsé dans un ailleurs qu’il appelle de tous ses vœux.Mais il y existait un échelon supplémentaire — et peut-être d’autres en gestation dans son étrange esprit —, désormais gravi à travers cet eXistenZ.Entendons-nous: eXistenZ n’est pas un film agréable, fi n’est ni joli ni réconfortant.Les éclairages sont crus, la répugnance est de la partie avec ces organes grouillants et ces orifices pratiqués dans le corps humain.Cronenberg repousse et dérange.Ce qui ne le rend pas moins fascinant pour autant.Visionnaire, il décode en les démultipliant des phénomènes de société, ici les jeux virtuels, les entraînant dans la dimension monstrueuse, lourde d’interrogations lancinantes.eXistenZ met en scène Allegra (Jennifer Jason Leigh), la créatrice adulée par ses fans d’une nouvelle génération de jeux branchés directement sur le système nerveux des gens par le truchement d’un bioport, trou pratiqué au bas de la colonne vertébrale.Les participants font un rêve collectif, scénario virtuel dans lequel ils sont tous impliqués.C’est en suivant les mésaventures d’Allegra et de son compagnon Pikul (Jude Law), menacés par des ennemis acharnés qui en veulent à leur vie, aidés par des alliés dans d’étranges usines où des reptiles mutants entrent dans la composition des bioports, que l’action, bondissant entre un réel à moitié virtuel, et un virtuel à moitié réel se construit en paliers labyrinthiques.En une esthétique basée sur l’antiesthétisme, Cronenberg a construit des décors glauques, sales, aux murs lézardés, à la peinture écaillée, aux usines sordides et aux restaurants chinois à l’avenant.Ajoutez au tableau des scènes qui frisent parfois le gore, assassinats aux têtes pissant le sang, corps marqués et parfois infectés, bestioles infernales et grouillantes entre lézards, grenouilles et poissons avec tentacules et têtes multiples.Sans pitié et sans concession, poursuivant sa fascination pour la cicatrice, la marque sur le corps, signe des élus débouchant dans un monde parallèle, Cronenberg creuse son sillon, pose son regard unique et inquiétant sur une réalité en devenir, dont il capte les signes avant-coureurs avec une délectation angoissée.Sa mise en scène apparaît somme toute assez sobre.Ni jeux de caméras particulièrement étudiés ni esthétisme du propos comme dans Crash ou dans Naked Lunch, mais un retour à la facture Cronenberg de ses premières œuvres, à la pure écoute du thème.Les comédiens entrent dans ce jeu à la fois pervers et brillant, Jennifer Jason Leigh avec sa beauté qui peut glisser vers l’étrange et un sourire de fine cruauté, Jude Law, moins habité en jeune homme ordinaire confronté soudain à ses limites.Les acteurs secondaires sont découpés au scalpel comme des figures presque emblé- matiques, à commencer par Willem Dafoe, en garagiste inquiétant, Ian Holm, ligure paternelle de l’intermon-de, et Don McKellar, merveilleux en agent double qui guide et manipule le couple en cavale.eXistenZ est un film qui ne s’inscrit dans aucun courant, si ce n’est dans la démarche de Cronenberg lui-même, une œuvre qui déstabilise, dégoûte et subjugue à la fois par les portes qu’elle ouvre en nous à travers ce jeu virtuel déjà présent dans nos vies mais débouchant ici sur l’angoisse et l’innommable.LE VIOLON GRETA SCACCHI SV1VIA CHANG ¦ ¦.Y ; M?Un film de François Girard fUIT0NC.Ca»flllSK.W1l(LK6TWi(kirMli£L£ASICChWCLfCU1fUtS.TU£;UiavW «ESURÜI 'Jf£FKlOI£TMlMjieuSICIl*-lB'AL«3 iLf«xonw«i mm mim mm mwc caura murait ï'ETOlISUüKKffSIMK CHCWi*El?if5WC&SSE3JK tMIMMUCSlWDfil «waMWIHUOT injucwwMictHiM) nxns/Aim m.imumtm mrnmmmmmm muMow ukwktogmd ran m u www J WIK KW«M SfJSt CWKl m lift M U MW WKtt VtW FUI fMNCKfW) H SOW OASSOIL ©imewiœmiiia ncnusni»» mwn wxntnxu wFiorflMwc «umi m frjnr> tonort toportfi* uM ébjurflc Sony Üèsvté §> üi' S RC À L’AFFICHE! MAINTENANT À cinéplex ooéoh-,r ¦—CINÉPLEX O DÉ ON 1 L'AFFICHE AU | BOUCHERVILLE 11 UVAL (Galeries) 1 I QADI CM ET M -CINÉMA O-1 0ALER1E8 BTHYACINTHE 1 PARISIEN 11ROCK FOREST IIST-HYACINTHE ?SON DIGITAL PROCLAMÉ MEILLEUR FILM DE L’ANNEE ! Récipiendaire de 8 PRIX GÉNIE et de 9 PRIX JUTRA Trop vite fait THE KISS (LE BAISER, MON ULTIME CAUCHEMAR) Réalisation et scénario: Bashar Shbib.Avec Bashar Shbib, Mai'a Nadon Chbib, Susan Eyton Jones, Ross Partridge.Image: Karine Zerbé.Musique: Titi Rebo, Ivan Zabada.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Bashar Shbib est certainement le cinéaste le plus prolifique du Québec.L’homme qui tourne plus vite que son ombre, à qui on devait dernièrement cinq longs métrages sur autant de sens, continue sur sa lancée avec The Kiss, une œuvre en partie onirique qui met cette fois l’accent sur l’intuition, c’est-à-dire le fameux sixième sens venu clore la série.Que dire de ce Baiser sinon qu’il est brouillon, artisanal, plein de bonnes intentions, et qu’il a du mal à s’appuyer sur une structure bien emboîtée?L’idée elle-même n’est pas mauvaise.On rencontre un cinéaste (incarné par Bashar) qui rêve à sa mort et tâche d’habituer ses enfants chéris dont il a la garde à l’idée de sa disparition, tout en leur brossant un portrait du monde qui les entoure.Le film ouvre sur une pluie de baisers que se donnent toutes sortes de couples dans la tête du dormeur.Entremêlant, à travers songes et réalité, des conversations familiales, l’anticipation des réactions des amis et de l’ancienne épouse à l’annonce du décès en question et la visite chez le psychologue de la fille aînée, le film bondit entre les niveaux de réalité et de sens.On a toutefois l’impression, comme à travers plusieurs œuvres de Bashar, que tout est écrit et réalisé trop vite, sans construction réfléchie mais en agençant les éléments au petit bonheur la chance.L’absence de moyens financiers n’explique pas tout; de fait, cependant, les carences du budget sautent aux yeux et les effets spéciaux paraissent bien chétifs.Mais une colonne vertébrale dans le scénario n’est pas affaire de budget.Bien sûr, Bashar Shbib est un indépendant qui travaille avec des moyens de fortune; bien sûr, il entend créer son propre langage cinématographique en marge des procédés narratifs conventionnels, mais ce langage est une ébauche.Tourner plus vite que son ombre, c’est de toute évidence renoncer à fignoler le produit mais aussi livrer des esquisses qui mériteraient souvent de retourner sur la table à dessin.SANDRINE BONNAIRE LAIJRE MARSAC FRANÇOISE FABIAN JERZY RADZIWILOWICZ mise en scène JACQUES RIVETTE « Cela fait longtemps que Rivette n'était parvenu à mêler aussi brillamment abandon et précision.» - Pierre Murat, Téléiama « Un exercice ambitieux et plein d'humour.» - Martin Bilodeau, Le Devoir « Un film d'une beauté inclassable.» - Luc Perreault, La Presse, A L’AFFICHE EN EXCLUSIVITE -CINÉPLEX ODÉON- COMPLEXE DESJARDINS tous les jours: 1:30 - 5:00 - 8:30 L E I) E V 0 I R .LES S A M EDI 2 4 E T D I M ANCHE 2 5 AVRIL 199 9 Consultez les guides-horaires des cinémas ONFlTml r.»,f ÊÎ8CAWM Ofcr v oco tôt- Awr 0!î v oco • \ 0?r v ocfr CINEMA ST-LEONARD 9480 LACORDAIRL 324-9227 LES BOYS 2 (G) ELLE A TOUT POUR ELLE (G) HISTOIRE D’HIVER (G) SOLDAT RYAN (13) 4 autres ! www.cinema.ca B RELACHE MER., JEU.Cramlo-I’airio vue par l'ONF *iüu Une sérié ammee par Bernard Derome au Réseau de l'information .PÙrrvr .i ue i imuriiicuiun rf .ri .Un bilan de ce siècle sur des thèmes d'actualité les dimanches à 14 h et 18 h à compter du 25 avril Cauchemar localisé Sophie Marceau et Patrick Bruel jouent le rêve américain avec Vaccent à couper au couteau rive opposée, il y a Russell Bell (Billy Bob Thornton, égal à lui-même), un as du métier fraîchement débarqué à Newark, par ailleurs précédé d’une réputation de dur à cuire que plusieurs lui envient, à commencer par Falzone, qui cherchera par tous les moyens à se mesurer à lui.La compétition entre les deux hommes prend une tournure tragicomique lorsque les épouses respectives sont entraînées sur le ring, bien malgré elles.Celles-ci sont campées par Cate Blan-chett, merveilleuse et méconnaissable en blonde de banlieue affranchie d’Elizabeth, et Angelina Jolie, une étoile montante qui procure au film quelques beaux moments.Film d’humeur et d’humour, Pushing Tin colle à la réalité de ces brigadiers du ciel en faisant monter subitement et redescendre brusquement les niveaux d’adrénaline et de testostérone, au gré d’un scénario qui surfe entre les clichés et fonce sur l’essentiel.Newell, reconnu pour son sens de l’observation psychologique et son esprit vif, pousse au delà du déjà vu une réflexion sur la jalousie professionnelle et domestique, nourrissant le sentiment au moyen d’une série de situations et de dialogues absolument désopilants qui provoquent surprises et fous rires.Il faut voir la réaction sur le visage de Cusack lorsque son adversaire, ayant appris qu’il a couché avec son épouse, lui annonce le plus calmement du monde qu’il entend — peut-être — séduire à son tour la femme de son collègue.Ou encore cette scène d’évacuation du centre de contrôle aérien en raison d’une alerte à la bombe, où l’héroïsme du personnage de Cusack est transformé en couardise par les médias.Au delà de ces gags, nombreux et efficaces, Newell fait la peinture d’un milieu exigeant et déshumanisant, où quelque ennui conjugal peut coûter des vies, où la moindre distraction peut être fatale: «Dans la vie d’un contrôleur, chaque heure procure en moyenne 59 minutes d’ennui et une minute de pure terreur», dit l’article de Frey.Deux ou trois scènes du film, cruelles et touchantes à la fois, montrent à quel point la tension peut avoir raison de la raison, de telle sorte que le prochain voyage en avion risque d’être bercé par le souvenir de Pushing Tin.Et je dis bien «souvenir», car les chances que le film de Mike Newell soit projeté «en l’air» sont nulles, et c’est tant mieux.Car il n’y a rien comme la terre ferme pour voir un film, surtout celui-ci.LOST & FOUND Réalisation: Jeff Pollack.Scénario: J.B.Cook, Marc Meeks, David Spade.Avec David Spade, Sophie Marceau, Patrick Bruel, Artie Lange, Mitchell Whitfield, Martin Sheen.Image: Paul Elliott.Montage: Christopher Greçnbury.Musique: John Debney.Etats-Unis, 1999,95 minutes.Famous Players.ANDRÉ LAVOIE Une belle fille inaccessible pourchassée par un gars «ben ordinaire», un pauvre petit chien qui en voit de toutes les couleurs, de vieilles dames pas dignes du tout, une ville baignée de soleil et suintant la bêtise, le tout farci de blagues «cochonnes», sommes-nous devant la suite de There’s Something About Mary?Une telle perspective pourra en effrayer quelques-uns et réjouir tous les autres.Avec Lost & Found, Jeff Pollack emprunte les mêmes procédés que les frères Farrelly et assume sans complexes sa vulgarité.Pourtant, ce lourd programme ne fait pas de cette comédie une réussite, loin de là, les minces efforts du réalisateur étant anéantis par des acteurs sans charisme et des scénaristes sans imagination mais assez portés sur la scatologie.L’un d’entre eux se nomme David Spade, à la fois vedette et coscénariste de la chose en question.D s’agit d’un de ces trop nombreux humoristes mis au monde par Saturday Night Live et qui, le succès aidant, viennent encombrer à leur tour le grand écran.Célèbre mais surestimée, SNL fait sans doute beaucoup pour la cause des stand-up comics, mais ce n’est pas quand même l’Actoris Studio du rire.Spade nous le prouve sans s’épuiser, défendant avec tiédeur et paresse le rôle de Dylan Ramsey, propriétaire de restaurant en mal de liquidités et coureur de jupons en mal d’amour.Plutôt que de mettre de l’ordre dans ses affaires, il ne souhaite que séduire la «French girl next door», Lila DuBois (Sophie Marceau), violoncelliste en manque de contrats et de crédibilité, qui ne cesse de chercher son chien aux quatre coins de la ville.Pour se rendre indispensable, Dylan «kidnappe» l’animal afin de prolonger indûment les recherches, mais d’autres événements viennent contrecarrer ses projets: le chien ne frit qu’une bouchée de la bague qu’un ami lui avait confiée et René (Patrick BrueD, un célèbre pianiste français, fait une entrée remarquée pour reconquérir celle qui en avait assez de ses mensonges.Succombera-t-elle aux charmes de l’Américain plutôt que de retomber dans les bras du beau parleur?On a déjà vu suspense plus enlevant.Entre l’examen minutieux des excréments du chien pour retrouver le bijou, quelques parties de strip poker et un ou deux personnages surpris les culottes baissées, l’humour de Spade et la réalisation peu inspirée de Pollack font de Lost & Found un de ces films à l’humour débilitant et au caractère (heureusement) éphémère.Tout y est prérisible, souligné à gros traits, et peu de choses vulgaires ou grotesques nous sont épargnées.Avec quelques succès de radios FM qui tiennent lieu de trame musicale et un Los Angeles de cartes postales qui fera baver d’envie les Français, difficile de trouver pire sur nos écrans présentement Ceux qui s’interrogeront sur la présence de Sophie Marceau et de Patrick Bruel dans l’univers kitsch et nauséabond de David Spade doivent savoir qu’ils ne représentent qu’un aller simple pour la conquête des lucratifs marchés étrangers.Hollywood, colosse aux pieds d’argile qui ne, peut plus renflouer ses coffres aux Etats-Unis seulement, tente de séduire le 20TH CKNTURY FOX «59 minutes d’ennui pour une minute de pure terreur», telle est la vie des contrôleurs aériens de Pushing Tin, avec Billy Bob Thornton (assis) et John Cusack.U CMtHI NIMtal IH CUIM ! UN BAISER, ENFIN ! (version française de Never Been Kissed] tRiSÿ cm,lima , I A L’AFFICHE! PUSHING TIN De Mike Newell.Avec John Cusack, Billy Bob Thornton, Cate Blanchett, Angelina Jolie.Scénario: Glen Charles, Les Charles.Image: Gale ’ Tattersall.Montage: Jon Gregory.Musique: Anne Dudley.États-Unis, 1999,124 minutes.L I ’ ! I I MARTIN BILODEAU i T > idée est suffisamment originale : 1 : Ju pour mériter d’être soulignée: le scénario de Pushing Tin s’inspire L d’un article paru en mars 1996 dans s 11 1 le New York Times Magazine, lequel, 1 signé Darcy Frey, raconte avec : moult détails la rie stressée et mou-î .vementée des hommes et femmes s ¦ qui, assis devant des écrans radar, > ’ contrôlent le trafic aérien dans le ciel rie la Grosse Pomme, desservie comme on le sait par trois grands aéroports internationaux.En moyenne = journalière, quelque 7000 avions partent, arrivent et se croisent — on ne s’en douterait jamais, assis inconfortablement dans l’un d’eux —, parfois à quelques centaines de mètres.Voilà donc un milieu de sur- hommes ignorés, de héros anonymes, sur lequel le cinéma n’avait jamais (à ma connaissance) ouvert une fenêtre.Il aura donc fallu qu’un article se penche sur le sujet, puis que Les et Glen Charles, les deux frères à qui on doit Cheers en plus des textes de certaines des meilleures sitcoms de l’histoire de la télé américaine (M.A.S.H., The Mary Tyler Moore Show, etc.), s’en inspirent et proposent un scénario au cinéaste anglais Mike Newell (Four Weddings and a Funeral, Donnie Brasco).Avec pour résultat une trigonométrie parfaite, un film brillant et original, narrativement courageux.Car Pushing Tin fie titre évoque le travail des contrôleurs, qui «poussent de la tôle» dans le ciel) ne s’accroche à aucune histoire, au sens traditionnel du terme.Il s’agit plutôt d’une tranche de vie, assortie de quelques enjeux dramatiques qui contribuent à faire couler le film comme un fleuve agité.Sur une des deux rives, il y a Nick Falzone (John Cusack, enfin excellent), un contrôleur en pleine possession de ses moyens, heureux en ménage et, surtout, heureux d’être le meilleur atout de son équipe.Sur la 20TH CENTURY FOX reste de la planète en parsemant ses films de vedettes «locales».Dans le meilleur des cas, on se retrouve devant des distributions éclectiques mais prestigieuses, comme dans Elizabeth et Shakespeare in Love, ou alors nous sommes sous la coupe de Jackie Chan.Marceau et Bruel représentent ici «l’exception culturelle» et le rêve américain avec un accent à couper au couteau.A propos de Lost & Found, il faudrait plutôt parler de cauchemar.JIM SHELDON David Spade «kidnappe» le chien de Sophie Marceau dans Lost and Found.« .une remarquable évocation des passions de l’âge mûr.» - Luc Perreault, LA PRESSE « .quatre interprètes au diapason complètent cette petite réussite, .raconter, avec savoir-faire l’histoire d’une passion dévastatrice.» - André Lavoie LE DEVOIR « .à coups d’émotions, de séductions, de passions et à fleur de peau.» - Paul Villeneuve, JOURNAL DE MONTRÉAL Alain Goldman PRESENTE Gerard Lanvin Carole Bouquet Virginie Ledoyen Guillaume Canet •Scénario de Roselyne Bosch D'APRÈS LE ROMAN DE Georges Simenon " En cas do malheur ” (Éditions Presses de la cilé) un film de Pierre Jolivet CITE f BoauKitni?ait i -igniM II'1'! IMAGES Pasta R tac SON Pere s > fe- a ito : a’ Flag®• MONTAGE '.« Oewat : r DECORS The», P arant COSTUMES J éiePaKoDiBo :: DIRECTEUR DE PRODUCTION F-a- : Ha MUSIQUE ORIGINALE te Strie Pe a: 13 ie eU.v T Tcp UNE COPRODUCTION ;e Entre:- su France 2 C > .AVEC LA PARTICIPATION de CANAL ?et DES SOFICAS 2 e- S-rages SI—-i-1__, mioixii,suhhwkoi SRD jmcT ,trfrtnceTnter\ Tri » > ¦ • « * • > ¦ • FAMOUS PLAYERS - PARISIEN FAMOUS PLAYERS • CENTRE LAVAL FAMOUS PLAYERS 8 gT*0 • FAMOUS PLAYERS ¦ D’humeur et d’humour Al John Cusack, enfin excellent, joue le contrôleur aérien Nick Falzone dans Pushing Tin. B 6 L E I) E V 0 1 H , L E S S A M EDI 2 4 ET DIMANCHE 25 AVRIL I !) !» !) CINÉ MA VITRINE DE LA VIDÉO La mondialisation du vide LE CIEL, LES OISEAUX ET.TA MÈRE! Ecrit et réalisé par Djamel Bensalah.Avec Jamel Debbouze, Stéphane Soo Mongo, Lorant Deutsch, Julien Courbey, Olivia Bonamy.Image: Martin Legrand.Montage: Fabrice Rouaud.France, 1998,90 minutes.MARTIN BILODEAU La seule différence entre Le Ciel, les oiseaux.et ta mère!, premier long métrage du jeune cinéaste français Djamel Bensalem, et l’ensemble des sottises américaines (10 Things I Hate About You, She's All That, etc.) destinées à un public d’adolescents boutonneux qu’il faut divertir par le rire chaque week-end de trois jours, c’est la nationalité.J’entends par là qu’entre la cité multiethnique de Saint-Denis et les terrains de basket du Bronx, les plages de Biarritz et celles de Miami, c’est le même combat, le même drapeau, et, surtout, la même absence d’esprit et de perspective sociale et artistique.Bref, tout pour le pied et rien pour la tête.La vidéo bidon qu’ils ont réalisée pour un concours stupide leur ayant valu le premier prix, soit quatre semaines de vacances dans une villa de Biarritz, sur la côte Atlantique, Yous-sef Oamel Debbouze), Stéphane (Stéphane Soo Mongo), Christophe (Lorant Deutsch) et Mike (Julien Courbet), gamins de Saint-Denis jamais sortis de chez eux, traînent leur ennui sur les plages, sans manifester d’autre ambition que celle de draguer les filles et de leur en mettre plein la vue.Or, à part le fait qu’ils sont sans le sou, les quatre lascars possèdent l’intelligence, la grâce et la sensibilité d’une baleine à bosse.Leur voisine Lydie (Oliva Bonamy), petite sirène pas moche du tout, viendra, trop tard hélas, mettre un peu de piquant dans leur quotidien (et dans le film qui s’enlise), de même qu’un peu de plomb dans la cervelle de Youssef (qui en a bien besoin).Bien agrippé à la rampe patinée du rite initiatique, qu’il fait subir à quatre bozos, Djamel Bensalah déballe pêle-mêle, avec moult complaisances et redondances, l’artillerie lourde de l’humour de banlieue, le seul objectif du film étant visiblement de dérider par la base une clientèle appelée à s’identifier facilement à l’un ou l’autre des quatre ados, bien répartis sur l’échelle de couleur.Il semble d’ailleurs que son but, en France, ait été atteint puisque Le Ciel, les oiseaux.a cartonné de l’autre côté du périph’.N’empêche, le scénario effleure un après l’autre des thèmes fie racisme, l’amitié, les clivages sociaux, religieux et sexuels, la solidarité, etc.) qu’il ne développe jamais.De plus, les quatre clowns font leurs numéros en solo tandis que les autres font tapisserie, et les situations sans ressorts s’enchaînent sans originalité, nous ramenant toujours au même questionnement existentiel, à savoir qui a déjà «niqué une gonzesse?».Aussi, Le Ciel, les oiseaux et.ta mère! risque fort de frapper un mur d’incompréhension dans notre pays d’Amérique francophone, le premier obstacle — bien avant le scénario insipide et la mise en scène épileptique — étant la langue, soit un mélange de verlan et d’argot qui réduit de trente pour cent au moins notre capacité de saisir au vol les dialogues.La piste sonore en son direct, enregistré avec un équipement de l’avant-veille technologique, assourdit le reste.Le chaud et le froid ALLIANCE VIVAFILM Une scène de Place Vendôme, avec Catherine Deneuve et Jacques Dutronc.MARTIN BILODEAU PLACE VENDÔME ?1/2 Troisième long métrage de la comédienne et cinéaste Nicole Garcia (Une semaine sur deux, Le Fils préféré), Place Vendôme est le reflet exact de son sujet, c’est-à-dire une confrontation du chaud et du froid, avec entre les deux une passionnante intrigue policière et psychologique, située dans le milieu de la joaillerie — autant dire au carrefour de l’argent et des sentiments.Ancienne courtière transformée par le mariage, l’argent et la trahison en alcoolique dépressive et résignée, Marianne (Catherine Deneuve) découvre dans le coffre de son défunt mari quelques diamants de provenance douteuse et entreprend de les écouler, réveillant du coup la femme de passion qui dormait en elle et puisant une nouvelle force de vivre dans la jeunesse d’une courtière (Emmanuelle Seigner), ancienne maîtresse de son défunt mari, qui croise sa route à chaque étape de son parcours.Toute la force de Place Vendôme repose sur ce dernier jeu de miroirs, auquel les deux comédiennes apportent une grande puissance.Surtout vue chez Polanski (Lune de fiel) et Miller (Le Sourire), Seigner, qui n’avait encore jamais fait d’étincelles, brille ici de mille éclats, révélant une présence et une intériorité insoupçonnées, auxquelles le jeu nuancé de Deneuve ne peut être étranger.A première vue nébuleux et maniéré, ce polar psychologique ambitieux, au mystère enveloppant, secondé par la musique atmosphérique de Richard Robbins (A Room with a View), est porté par une écriture solide ainsi qu’une mise en scène rigoureuse et contrastée.L’ART INTERDIT (HIGH ART) ?1/2 Juste quelques mots pour vous dire que la version française de High Art atterrissait sur les tablettes cette semaine, soit trois mois après sa version originale (dont je vous avais parlé à l’époque).Juste un petit mot, en fait, pour vous faire découvrir ce grand petit film, qui nous introduit avec fracas dans l’univers de Lisa Cholodenko, une cinéaste intelligente et sensible, et qui élève la comédienne Ally Shee-dy, dans le rôle d’une photographe toxicomane qu’une jeune éditrice de magazine veut ramener à l’avant-scè-ne de l’underground chic, au rang des grandes comédiennes.Celle-ci aurait mérité une accolade au déclenchement de la dernière course aux Oscar.Or, le sujet audacieux et le traitement sulfureux auront coûté au film ce sceau d’approbation.Que ces futilités ne vous tiennent pas à distance de ce film beau, âpre et nécessaire.A BUG’S LIFE (UNE VIE DE BESTIOLE) ?De la chambre à coucher du gamin de banlieue de Toy Story, le réalisateur John Lasseter nous fait passer dans l’herbe humide de la campagne, loin de tous les repères temporels, où une colonie de fourmis, besogneuses et astucieuses comme il se doit, décide de s’affranchir de la tyrannie des sauterelles, qui, à chaque demi-saison, viennent leur arracher la moitié de leur récolte.Klic, une fourmi à la fois naiVe et volontaire, qui s’était proposé d’aller chercher des renforts avant le retour des sauterelles, ramène sur File la compagnie composite d’un cirque, laquelle est victime d’un malentendu qui lui fait croire que c’est pour l’amour du spectacle qu’elle est l’hôte de cette charmante colonie.Inspiré de la fable de La Fontaine («la fourmi n’est pas prêteuse.»), mise au goût du jour par le phénomène de taxage qui sévit dans les écoles d’Amérique, A Bug’s Life, comme Toy Story, est une histoire d’héroïsme inattendu, un conte moral qui incite jeunes et moins jeunes à trouver dans leur cœur la force et le courage nécessaires pour faire face à l’adversité.Pour le reste, le film de Lasseter déploie une galerie de per- sonnages superbement définis et répartis sur l’échelle de l’humour, une animation par ordinateurs extrêmement sophistiquée (bien que parfois son effet mécanique dessert le théâtre végétal), de même qu’un scénario habile qui bondit à intervalles réguliers et ramasse les enjeux en quelques scènes clés, sans hyper-simplifier ou tourner le dos à l’intelligence.DON JUAN ?1/2 «Qui n’a point de loi vit en bête brute.» Ces mots, adressés à Don Juan par son serviteur Sganarelle, synthétisent superbement le propos du film de Jacques Weber inspiré de la pièce en cinq actes que Jean-Baptiste Poquelin, dit Molière, écrivit en 1665.Hélas, ils le synthétisent tellement bien qu’on se serait bien passé du reste; le film réalisé par le comédien Jacques Weber, avec sa mise en scène approximative et ennuyeuse, ses personnages désincarnés et ses décors de désert espagnol empruntés à Leone, ne sont qu’un ramassis d’intentions et de prétentions accrochées à un bon texte.La palme de la prétention revient d’ailleurs à Weber lui-même, qui sert son ego gigantesque avec ce personnage qu’il a longuement incarné à la scène, mais qui paraît ici fatigué, dè pourvu de sa sensualité et de son caractère tragique.Mis à part le jeu senti d’Emmanuelle Béart en Elvire, laquelle nous fait croire, le temps d’un trop court instant, au charisme de Weber, ce Don Juan raccourci sinon tronqué (le film fait 96 minutes) est une somme d’ennui.Weber aurait fait dire le texte à l’envers — ou en verlan, pourquoi pas — que le résultat eût été plus stimulant.'tttwf*'# PIXAR rune / vie de bestiole Rideau sur le Abonnez vous à la série de 7 ou 5 spectacles! é>tCifix umI -fm f l&uo U Auteur: Michel Tremblay Mise en scène: André Brassard Avec Rita Lafontaine et André Brassard.(uniquement disponible dons lo série de 7 spectacles) Saison 1999 • 2000 Pygmalion Auteur: George Bernard Shaw, Traduction: Antonine Maillet Mise en scène: Françoise Faucher Avec Guy Nodon, Isabelle Blais, Raymond Legault, François Tassé, Monique Lepage, Remette Souplex, Gabrielle Mathieu, Marie-José Normand, Jacques Baril, Marcel Girard et Danielle Leduc.Bousille et les justes Auteur : Gratien Gélinas Mise en scène : Micheline Lanctôt Avec Benoit Brière, Nicole Leblanc, Marie Charlebois, Diane Langlois, (lyse Marquis, Marc Grégoire et plusieurs outres.Avec le temps (Cent atu de chansons) Conception et mise en scene: Louise Forestier Avec Louise Forestier, Gabriel Gascon, Kathleen Fortin, Hélène Major, Stéphane Brulotte, Lynda Johnson et Louis Gagné.Les Chaises Auteur: Eugène Ionesco Mise en scène: Paul Buissonneau Avec Hélène Loiselle et Gérard Poirier.Maître Puntila Et son Auteur: Bertolt Brecht.Traduction: Michel Cadot Mise en scène: Guillermo de Andrea Avec Roymond Bouchord, Pierrette Robitaille, Claude Prégent, Mireille Deyglun, Sylvie Boucher, Jean Harvey, François Longpré et plusieurs autres.GRACE et GLORIA Auteur: Tom Ziegler, Traduction : Michel Tremblay Mise en scène : Denise Filiatrault Avec Viola Léger et Linda Sorgini.(uniquement disponible dons la série de 7 spectacles) Une invitation à mettre le siècle en Tél.: (514) 8450267 Téléc.: (514) 8450712 www.rideauvert.qc.ca 355, rue Gilford André Brassard Rita Lafontaine Guy Nadon Isabelle Blais Benoît Brière Nicole Leblanc Louise Forestier Gabriel Gascon Hélène loiselle Gérard Poirier Roymond Bouchord Pierrette Robitaille O Violo Léger Undo Sorgini a* ¦A Hydro Québec Omni TVR pieces théâtre du rideau vert Du 20 avril au 15 mai 1999 EN COLLABORATION AVEC BANQUE — NATIONALE Inter Canadi>n théâtre du rideau vert CRÉATION ! Antonine Maillet Mise en scène: Guillermo de Andrea Viola Léger Janine Sutto Edith Butler Denise Bouchard Diane Losier Luc LeBlanc Philippe Beaulieu Stéphan Côté 0 Gouvernement du Québec Bureau du Québec dans les Provinces stlsntlquos Assistance à la mise en scène: Roxanne Henry Décors: Yvan Gaudin Costumes: François Barbeau Éclairages: Sonoyo Nishikawa Conception sonore: Edith Butler Accessoires: Jean-Marie Guay Réservations: (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Service de garderie LE SAMEDI ET LE DIMANCHE EN MATINÉE, SUR RÉSERVATION SEULEMENT.PUBLICIS BCP Omni* m SPEXEL V B0^C L E 1) E V 0 I R .LES S A M E 1) I 2 4 E T I) 1 M A N C 11 E 2 5 AVRIL I !) 9 9 B 7.SCENOGRAPHIE Jean BARD COSTUMES Claire GEOFFRION .'ECLAIR'AGE Stéphane MONGEAU MUSIQUE Benoît CHAREST REGIE Colette DROUIN .DIRECTION TECHNIQUE Christian GAGNON UNE PRODUCTION DU Nouveau Théâtre k Expérimental ASSISTANCE A LA MISE EN SCENE Daniel BRIÈRE TEXTE ET MISE EN SCÈNE Alexis MARTIN .AVEC Robin AUBERT Gary BOUDREAULT Daniel BRIÈRE Gaston CARON Éric FORGET Tania LAFRANCE Miro Catherine PROULX-LEMAY BOIS CtUMON UN SUCCÈS EXCEPTIONNEL EN REPRISE.Billets en vente dès maintenant ¦ Rita Lafontaine André Brassard Du 31 août au 19 septembre 1999 Réservations : (514) 844-1793 www.rideauvert.qc.ca Service de garderie SAMEDI ET DIMANCHE EN MATINÉE, SUR RÉSERVATION SEULEMENT Le Québec reçoit les Belges.enfin! La Maison Théâtre organise une Semaine de la Communauté française de Belgique JOHAN JACOBS I Louis-Dominique Lavigne et Jean i Debcfve dans Les Papas La Maison québécoise du théâtre pour l’enfance et la jeunesse, le TNM des jeunes de Montréal, reçoit des compagnies belges au début de mai.Il était temps, puisque le Québec ne rend pas souvent la politesse.DU 20 MAI AU 6 JUIN 1999 8« ÉDITION STÉPHANE I BAILLARGEON le devoir l 1 t TpV isons le franchement: le Québec XJ est avare et malpoli.Du point de vue des arts de la scène, s’entend.Les meilleures troupes québécoises de danse ou de théâtre — et il y en a beaucoup — sont constamment invitées à l’étranger où on leur met les petits plats dans les grands.En février, le Conseil québécois du théâtre a publié une enquête révélant que 43 % des 88 importantes compagnies interrogées avaient offert des représentations hors Québec en 1996-1998.Chaque saison apporte son lot d’exemples de réception dans les règles de l’art.Après les supplémentaires de la fin du mois, YUrfaust du Théâtre Ubu va amorcer une belle tournée à l’étranger, jusqu’à Weimar, en juin, puisque la nouvelle capitale culturelle de l’Europe a coproduit le spectacle.Bon an mal an, environ la moitié du budget de la compagnie O Vertigo, de la chorégraphe Ginette Laurin, est fourni par des producteurs allemands ou français.Malheureusement, en dehors des grands festivals bisannuels, le Québec rend rarement la réciproque.Les dons qui lui sont faits n’entraînent aucun contre-don, ou presque.Cet hôte fait un bien mauvais hôte., «On se fait taper sur les doigts, avec raison, pour le manque de réciprocité», commente Nicole Doucet, directrice de la Maison québécoise du théâtre pour l’enfance et la jeunesse, de Montréal.Elle rappelle que 62 % des tournées réalisées à l’étranger par des troupes québécoises le sont avec des productions pour les enfants ou les ados.«Je reçois souvent des lettres de compagnies européennes me rappelant qu’elles ont reçu tant de spectacles québécois et me demandant poliment quand elles auront droit à la parité.» • ¦ 1 « Au plaisir des Belges ; La Semaine de la Communauté I française de Belgique, organisée du 130 avril au 9 mai, à la Maison j'rhéâtre, va tenter de compenser un f peu pour cette triste et gênante impo-; litesse québécoise.Deux compagnies ! belges ont été invitées à se produire à î Montréal.Cet échange s’inscrit dans ! le cadre d’une entente générale de re-; lations entre le Québec et la Commu-; nauté française de Belgique.Entre ! un accord de collaboration scienti-! Tique et un putre sur les liens symbo-I liques, les Etats ont introduit un pro-! tocole d’entente entre la Maison j Théâtre et le Théâtre de la Montagne ; magique de Bruxelles.; Les Wallons ont lancé le bal des ; politesses, encore une fois.L’an der-! nier, l’établissement belge a reçu le ! Théâtre Bouches Décousues (de | Montréal) et l’Arrière Scène (de : Belœil).Des diffuseurs de spectacles des pays voisins ont été invités aux premières.Les Belges en ont aussi profité pour organiser des ateliers sur la formation des enseignants en théâtre, un aspect négligé par les Ecoles normales en Europe.• Des rencontres ont été programmées entre les artistes des deux cô- :! tés de l’Atlantique.«Im semaine québécoise a permis de ; concentrer les activités, mais les retombées de ce genre d’événement se font \ sentir pendant plusieurs années», explique la directrice Doucet.Ainsi, .l’automne dernier, c’était au tour de Wajdi Mouawad de se pointer avec M ¦ i son spectacle Alphonse, à la Montagne magique.Le bon coup est donc tenté de ce côté avec deux spectacles, des rencontres et des conférences.La Maison va d’abord recevoir Patraque, du Tof Théâtre de Bruxelles, «une grande épopée de la vie ordinaire» où les 3 à 5 ans vont croiser deux cousins et leur grand-mère malade.Et puis Les Papas, pour les 7 ans et plus, fruit d’une collaboration entre deux compagnies, le Théâtre de Galafronie (Bruxelles) et le Théâtre de Quartier (Montréal), mais aussi entre deux auteurs, le Belge Jean Debefve et le Québécois Louis-Dominique Lavigne.«Les compagnies les plus marquantes du théâtre jeune public pratiquent un théâtre de fond de grenier très kantorien et accordent une importance de premier plan aux contenus à véhiculer», écrit ce dernier dans un document de réflexion sur ses enrichissants passages en Belgique depuis quelques années, que publiera bientôt la Maison Théâtre.«Même les formalismes les plus éclatés reposent sur des fondements philosophiques extrêmement percutants.À Bruxelles, le “théâtre de garage” existe encore alors qu’à Montréal il disparaît tranquillement au gré des rénovations.C’est à Huy, en Belgique, [.1 que j’ai pu assister à un des spectacles les plus lucides sur le thème de la guerre et qui justement parle de la dernière crise bosniaque.Ça ne peut pas être plus actuel.Ces discussions qui renvoient chaque fois du théâtre datis la cité me font plaisir, moi qui ai l’impression de vivre dans une ville où le théâtre, souvent trop “clean” et BCBG à souhait, repose de plus en plus sur d’autres objectifs que celui d’être avant tout de son temps.De ce point de vue, le théâtre jeune public belge est presque un modèle.» Une blague québécoise Le lundi 3 mai, une rencontre va précisément porter sur la genèse et le développement de ce modèle.Des conférences seront prononcées par Roger Deldime, directeur de la Montagne magique, et Catherine Simon, dramaturge et présidente de la Chambre de théâtre pour l’enfance et la jeunesse, un regroupement d’une quarantaine de compagnies.Sans présumer de ce que ses deux invités de marque annonceront, Nicole Doucet fournit quelques balises pour comprendre l’intérêt de ce théâtre frère: «Son histoire est semblable à la nôtre: la création pour la jeunesse existe depuis une vingtaine d’années et a subi la même évolution, passant de la création collective à un théâtre d’auteurs très typés, très talentueux.C’est aussi un petit milieu, comme le nôtre, mais qui offre l’exemple d’une production réalisée en dehors des contraintes commerciales.» Alors que les productions québécoises cherchent toujours à multiplier les places à la centaine, le contexte européen de subventions autorise par exemple la création de spectacles pour de minuscules salles de quelques dizaines de spectateurs, ce qui est particulièrement apprécié par les très petits.Les effets de ce cadre économique se font même sentir jusqu’ici, puisque les cachets européens sont souvent plus importants que les canadiens (de 3000 $ à 6000 $ pour une production au lieu de 1500 $ par exemple).Pour compenser, depuis quatre ans, la Maison 'Théâtre organise au moins une tournée par année d’une troupe étrangère en collaboration avec d’autres diffuseurs, dont le CNA, à Ottawa.Le Papyrus a pu offrir 65 représentations A’Hulul l’an passé.En 2000, trois spectacles européens pourraient tourner ici.Les sauvages remettent donc parfois les politesses.Un programme du ministère de la Culture a même été lancé Tan dernier pour favoriser la tournée de troupes étrangères au Québec.Les mentalités changent; les institutions aussi.Mme Doucet cite pourtant un «théâtreux» lui ayant déjà déclaré que les Européens invités ici ne devraient pas être davantage payés que les Québécois, alors qu’en tournée les troupes québécoises bénéficient des cachets européens.Et ce n’était pas une blague.DES Michel Tremblay théâtre du rideau vert Mise en scène : ANDRÉ BRASSARD SPEXEL Omni CANADA THE TRIAL OF KICKING BEAR Mato Ska Productions Une histoire vraie d’extinction d’un peuple, occultée par l’Histoire.Du 20 au 23 mai Monument-National QUÉBEC LES BACCHANTES Pigeons International Une célébration des bacchantes sans Bacchus.Du 20 au 23 mai Usine C MALI NA Sibyllines Autobiographie imaginaire d’Ingeborg Bachmann, poétesse contemporaine au destin tragique.Du 21 au 25 mai et du 30 mai au 2 juin Espace La Veillée FRANCE POUR UN OUI OU POUR UN NON Théâtre national de la Colline Compagnie Jacques Lassalle, Pour Mémoire Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.Un petit miracle sarrautien.Un régal d’intelligence et d’humour.Du 21 au 25 mai Monument-National IA FERME DU GARET Théâtre du Maraudeur et ses coproducteurs Voyage dans la mémoire du reporter photographe Raymond Depardon./ Du 23 au 26 mai Théâtre Denise-Pelletier ARGENTINE mAquina hamlet El Periférico de Objetos Conspiration scéniaue sur les aberrations de l’Histoire.Du 26 au 29 mai Usine C En espagnol avec surtitres français et anglais ÉTATS-UNIS HOUSE/LIGHTS The Wooster Group Sorte de bordel virtuel équipé pour détourner les sens.Du 27 au 31 mai Espace GO SUISSE NOCES DE SANG Teatro Malandro Comédie de Genève Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.Transe festive, carnaval baroque.Du 28 au 31 mai Monument-National QUÉBEC RÊVES Théâtre Ô Parleur La toute dernière création «Hi de Wajdi Mouawad.Du 2 au 6 juin Les Arts Agora de la danse du Maurier billetterie Vs/ Articulée I514) 871-2224 A M É R I Q U E S CANADA INSOMNIA da da kamera Un théâtre du nerf.Du 3 au 6 juin Espace libre BELGIQUE IETS OP BACH Les Ballets C.de la B./ Ensemble Explorations Beauté violente, sensuelle, d’une tendresse infinie.Du 3 au 6 juin Monument-National Lanouvelle Scene QUÉBEC LA RACCOURCIE Théâtre Les gens d’en bas Du 25 au 28 mai Théâtre d’Aujourd’hui LE MAHÂBHÂRATA Compagnie des Indes Occidentales Du 26 au 29 mai Maison de la culture Frontenac PITIÉ POUR LES VIEILLES CHIENNES SALES Le Groupe PVCS Du 27 au 30 mai Espace libre HUMAN COLLISION/ ATOMIC REACTION The Other Theatre Du 27 au 30 mai Théâtre La Chapelle QUÉBEC/ONTARIO EN FRANÇAIS COMME EN ANGLAIS, IT’S EASY TO CRITICIZE «PME» Du 28 au 31 mai Maison de la culture Frontenac QUÉBEC LE SOLDAT DE BOIS Théâtre de la Récidive Du 31 mai au 3 juin Théâtre d’Aujourd’hui LES 4 RONDS SONT ALLUMÉS, CHANSONS PARODIS1AQUES Productions Nathalie Derome Du 31 mai au 3 juin La Licorne AUSTRALIE THE URBAN DREAM CAPSULE Du 21 mai au 4 juin Vitrines de b^aje ; INFO-FESTIVAL (514)871-2224 ; www.fta.qc.ca JACQUES NADEAU LE DEVOIR Nicole Doucet, la directrice de la Maison Théâtre L’an prochain, la Semaine étrangère de la Maison Théâtre sera consacrée à l’Italie, un autre excellent giron de production pour la jeunesse, en fait un des meilleurs avec la Belgique, la Hollande et le Québec, de l’aveu même des spécialistes.«La croissance des marchés culturels s’appuie de plus en plus, ici comme ailleurs, sur le savoir», dit alors Mme Doucet, qui était au Japon l’automne dernier pour assister à un colloque international sur ce problème.«Pour qu’une production nationale fructifie QUÉBEC 1WOUSKEA ET TAWISKARON Ondinnok Inspiré du mythe de la création du monde huron-iroquois.Du i*rau 5 juin Monument-National S.Les Arts du Maurier dans ce cadre, il faut qu’elle soit connue à l’étranger mais aussi quelle connaisse cette réalité étrangère.On ne peut plus fonctionner en vase clos et il faut se donner des moyens pour s’ouvrir au monde qui s’ouvre à nous.» M' M, \V 1945 Fullum métro Frontenac 11 RÉSERVATIONS: 521-4191 du mardi au samedi à 20h30 LA P «J N T B \k «MT de Je
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