Le devoir, 1 mai 1999, Cahier B
V t.V ¦ • Éii I.K |) [] V II I II .I.K S S A M K I) I I 111 K T D I M A X C II K 2 M Al I !) !» Il - LE DEVOIR « - L’Office national du film FÊTE EN GRAND, TISSE DES ALLIANCES ET MAINTIENT LE cap.Malgré tout.BRIAN MYLES LE DEVOIR LJ Office national du film (ONF) fête son 60 anniversaire par une série d’événements qui concourent à faire mousser sa réputation: court métrage anniversaire, canal ONF sur f les vols d’Air Canada, hommages dans plusieurs festivals à travers le monde, présence marquée à la télévision, expositions et projections gratuites.Autant de célébrations destinées à faire oublier les années noires traversées récemment par l’ONF — 27 millions de compressions en cinq ans — et à raviver la fierté collective pour cette institution unique._ .La grande fête lancée hier matin, «c'est l’occasion pour nous d'être plus présents dans I esprit des Canadiens», a expliqué la commissaire de l’ONF, Sandra Macdonald.«Le 60 présente aussi l'occasion de dire à nos employés et à nos amis que les compressions sont finies, a-t-elle ajouté en entrevue.Nous avons commencé dans une nouvelle voie, un nouveau millénaire, dans un contexte — du moins, on le pense — de relative stabilité.C’est la fin d une période très difficile, et pour cette raison, c'est l'occasion de célébrer.» Il en a bavé, l’Office national du film, dans la décennie qui s’achève déjà, perdant plus de la moitié de son budget De 82 millions de dollars en 1994-95, le budget de l’ONF allait tomber à 55 millions en 1998-99, avec le résultat que l’important centre de production du chemin de la Côte-de-Liesse aura été partiellement démantelé.L’ONF a mis la clef dans le studio et le laboratoire, éliminé des emplois, et s’est retiré du secteur de la production de longs métrages de fiction pour se replier sur le documentaire et l’animation.VOIR PAGE D 2: TOUTES SES DENTS DISQUE: TOM WATTS RÉCIDIVE PAGE B 8 DANSER AU PRÉSENT PAGE B 3 THÉÂTRE: LES ZURBAINS ADOS PAGE B 7 QUE SOMMES-NOUS?PAGE B10 Cinéma page B 4 musique page B10 • - • ¦ Iparaît plutôt académique.À croire 'que ces étudiants ont appris à placer une caméra, à construire un récit mais guère souvent à adopter un point de vue très personnel.Encore que Passages de Stéphane Hogue, sur fond d’appartement qui passe d’une main féminine à une autre, av.ee son espace presque blanc vidé dç ses meubles, ses rares dialogues et* ses angoisses qui planent, soit porté par ujie vraie dimension de mystère.L’Éclio d’un dernier matin •de Lyne Legault aborde de son côté lun thème sombre, un homme jeune let heureux qui revient à vélo de son itravail et voit un homme qui s’apprête à se suicider en sautant d’un pont.Il le sauve, puis l’écoute, puis Tabandonne à son destin.C’est bien •joué mais la morale qui émerge de tqbt ça parait assez convenue.Certains types de criminels ne méritent BOY MEETS GIRL Réalisation: Jerry Ciccoritti.Scénario: Timothy Lee, Douglas Bagot.Avec Sean Astin, Emily Hampshire, Kate Nelligan, Joe Mantegna, Kevin McDonald.Image: David Perrault.Montage: James Bredin.Musique: John McCarthy.Canada, 1999, 99 minutes.Cinéma Impérial.ANDRÉ LAVOIE Chaque peuple traîne derrière lui tout un lot de clichés qui, dans l’esprit populaire, tiennent souvent lieu de vérités absolues pour éclairer des réalités autrement plus complexes.Par exemple, les Italiens, dès qu’ils ouvrent la bouche, ne parlent que la langue de l’amour alors que les Américains ne connaissent que l’anglais, et ils semblent en être fiers.De plus, les premiers seraient d’incorrigibles machos tandis que les seconds auraient tous lu le rapport Hite.Dans Boy Meets Girl, le réalisateur canadien Jerry Ciccoritti ne craint pas de s’approprier tous ces lieux communs, de jouer la carte du romantisme rose bonbon et de nous conforter davantage dans nos illusions sur l’amour à l’italienne en terre nord-américaine.La Petite Italie d’une grande ville devient ici le théâtre de nombreux désordres amoureux, orchestrés par un curieux deus ex machina, le flamboyant 11 Magnifico (Joe Mantegna), qui, tout en s’envoyant en l’air avec la pulpeuse Mrs.Jones (Kate Nelligan), îui écrit de langoureux poèmes.Un de ses jjetits «chefs-d'œuvre», écrit en italien sur du papier peint de trop mauvaise qualité pour rester en place, fait quelques tours dans les airs pour se déposer sur les vêtements de son voisin, Mike (Sean Astin), un scribouillard de dialogues pour photoromans.Découvrant ce texte qu’il ne peut déchiffrer, il le laisse traîner sur îa table d’un café; Angelina (Emily Hampshire), une jeune et jolie serveuse italienne secrètement amoureuse de lui et pas très habile avec la maîtrise de l’anglais, croit qu’il l’a écrit pour elle.Lui, un brin cynique et désabusé, a fait une croix sur l'amour et rêve de faire le tour du monde tandis qu’elle vit peut-être ses dernières journées de liberté en Amérique, avant l’arrivée de son fiancé qui souhaite la ramener en Italie.Avant de réussir à dénouer tous les fils et éclaircir tous les malentendus, il faudra que Mike et Angelina s’arment de patience.et d’un bon dictionnaire.Dans des décors et des costumes résolument sixties, bien que le tout se déroule à notre époque, Boy Meets Girl se présente comme une vision nostalgique d’une période et d’un cinéma où la complexité des rencontres n’avait d’égal que leur aboutissement hautement prévisible, la plupart du temps devant Dieu et les hommes.Les références aux serein ball comedies pullulent (on se demande parfois quand Doris Day fera une apparition éclair.), tout comme celles à Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand fia belle naïve qui prête trop de talent et d’inspiration à un homme bien intentionné mais pas très romantique et encore moins poète).Tout ceci n’en fait pas un mauvais divertissement, mais Jerry Ciccoritti semble embourbé au milieu de tous ces clins d’œil et hommages plus ou moins déguisés.Boy Meets Girl devient une sorte de film à numéros où il faut déterminer les couleurs appartenant à Billy Wilder (pour les chassés-croisés amoureux invraisemblables) ou Federico Fellini (pour le caractère exubérant et jubilatoire de certaines scènes d’amour et le jeu ou-trancier de Mantegna et Nelligan).On a même droit à un clin d’œil à Ali About Eve: c’est vous dire à quel point les citations abondent.Au bout du compte, il ne semble y manquer que sa propre voix, sa véritable signature.En 1993, Ciccoritti avait dépeint les tourments du cœur dans un film très sulfureux, Paris, France, où l’amour a trois, la bisexualité et le sadomasochisme faisaient bon ménage, si l’on peut dire.Entre deux projets personnels, il a réalisé bien des séries télévisées (E.N.G., 'lire Hidden Room, Due South, North of 60) et, visiblement, les impératifs du petit écran ont eu quelque influence sur Boy Meets Girl, à commencer par toutes ces petites extravagances neutralisées par une réalisation trop sage pour aller plus loin que les maîtres dont il se réclame.De plus, si Joe Mantegna et Kate Nelligan sont drôles à voir, ils ne semblent pas jouer dans le même film que Sean Astin et Emily Hampshire, deux jeunes acteurs consciencieux, épousant une technique jamais bien loin de celle que l’on exigerait d’eux dans un quelconque téléfilm.Rock Hudson et Doris Day reconnaîtraient «à peine en eux leurs dignes successeurs, mais qui s’en plaindra.SOURCE CINÉMA LIBRE The Sickroom, de Serge Marcotte, a été réalisé dans un cadre scolaire à l’université Concordia sur un non-sujet adapté de Kafka avec psychiatre et patient.pas de vivre.Oui, mais ça paraît un peu court.L'Invitation de Johanne Seymour est plus classique encore.Un jeune homme (David Lahaye) est invité à pendre la crémaillère chez une voisine.Sexe, drogue et rock and roll.L’hôtesse sera plus tard assassinée, et le voilà accusé.Mais ça tourne en queue de poisson, sur des images bien sages, bien nettes, en mal de vraie défonce.Prélude de Marie-Hélène Panisset ne pêche pas par excès d’originalité non plus.Cette histoire de copines déçues par leurs dernières relations amoureuses qui espèrent un moment pouvoir se convertir aux relations saphiques possède un côté salade de saison sur un air connu.Même refrain déjà entonné du côté de Tortue-re-re de Frédéric La-pierre.Est mis en scène un homme qui retrouve son ex après six ans d’absence et tombe sur le fils qu’il n’a jamais connu, petit garçon qui ignore à qui il a affaire.Malentendus, rendez-vous ratés, le film culmine sur une fin ouverte qui rate un peu son punch.Les comédiens de Tortue-re-re n'ont pas toujours le ton juste, qui plus est.Entendons-nous, ces courts métrages ne sont pas inintéressants et respectent tous les règles du genre.C’est juste qu’ils ne cassent guère la baraque du renouveau.A deux exceptions près: The Sickroom de Serge Marcotte, réalisé dans un cadre scolaire à l’université Concordia sur un non-sujet adapté de Kafka avec psychiatre et patient.Mais ce sont les jeux d’ombres, les hardiesses du style, les techniques d’animation au service d’un récit fragmenté, décomposé qui fascinent.Le film a d’ailleurs été primé un peu partout à juste titre.Perle du lot: Le Beau Jacques de Stéphane Thibault, un documentaire qui pourrait s’intituler «Portrait d’une aliénation», où la réalité dépasse de cent coudées la fiction.Le film a été tourné chez les vieilles tantes du réalisateur lors du Grand Prix de Formule 1 de 1997.Fans inconditionnelles de Jacques Villeneuve, pendues au téléviseur dans leur logement minable, celles-ci s’identifient de façon pathétique à leur héros.Fumant cigarettes sur cigarettes, buvant du mauvais café, affalées dans leurs fauteuils, il faut voir la plus jeune et la plus expansive s’exclamer: «Le sport, c’est la santé» pour saisir l’ironie de la situation.La caméra habile va chercher les détails absurdes et nous offre une petite satire mordante d’une drôlerie et d’une tristesse combinées proprement irrésistible.un film DE FRANCO DRAGONE ( Version française UN ÉVÉNEMENT CINÉMATOGRAPHIQUE OFFRANT TOUTE LA MAGIE, LA MUSIQUE ET L'ENCHANTEMENT DU CIRQUE DU SOLEIL CINÉMA Plaisirs du court ^ ^ www.allianceatlantis.com ^ Géographie rohmérienne La Cinémathèque québécoise présente un cycle consacré ; à Eric Rohmer I! W» MARTIN BILODEAU (il La rétrospective a beau ne pas prétendre à l’exhaustivité, il reste que les films les plus importants d’Eric Rohmer sont là, et que plusieurs se répondent, comme Ma nuit chez Maud et Us Nuits de la pleine lune, ou encore Pauline à la plage et Conte d’été.Ce ne sont là que quelques-uns des brillants repères de la géographie Rohmer qui, dès demain, et jusqu’au samedi 8 mai, se révélera, un pan à la fois, à la Cinémathèque québécoise.U rétrospective comporte douze longs métrages (d’une œuvre qui en compte 20 depuis la sortie récente du Conte d’automne), les deux premiers opus des Contes moraux fies courts métrages La Boulangère de Monceau et La Carrière de Suzanne), ainsi qu’une œuvre rare tournée pour la télévision (Jeux de société, jamais revue ici depuis son passage au Festival du nouveau cinéma en 1989).De quoi ravir les fans et en recruter de nouveaux, d’autant plus que le cinéma de Rohmer, aujourd’hui âgé de 79 ans, caresse désormais un auditoire conquis, qui semble le satisfaire.Les plus récents films, notamment les Contes des quatre saisons, dont le cinéaste vient de clore le cycle, n’ont pas obtenu de succès public susceptible de gagner un auditoire plus large qui s’accrocherait à sa vague encore nouvelle, comme l’ont autrefois permis les Contes moraux (dont U Genou de Claire, absent, hélas, de la rétrospective) et les Comédies et proverbes (Le Beau Mariage, Pauline à la plage, etc.).D’où l’importance de cette rétrospective, qui donne une perspective à une œuvre intransigeante et personnelle, rigoureuse et artisanale, calculée et pleine d’esprit, dont la somme constitue une des analyses les plus drôles et les plus lucides du XX' siècle sur l’homme et son milieu.' : En effet, outre son adaptation du roman de von Kleist (La Marquise d’O) et sa lecture personnelle sur la quête du Graal (Perceval le Gallois, avec un Fabrice Luchini encore vert dans le rôle du jeune idéaliste), le cinéma d’Eric Rohmer jette l’ancre ici èt maintenant.Les marivaudages qui sont souvent le moteur de ses films, les conversations, monologues et débats qui les meublent jusqu’à les transformer complètement, sont les artifices par lesquels le cinéaste interroge les contradictions des hommes et des femmes, leurs humeurs, leurs inconstances, leurs hypocrisies et leurs peurs.Avec un regard qui ne juge pas mais observe, une caméra mobile qui ne précède jamais l’action mais semble s’en surprendre constamment.Ainsi, le plaisir de revoir La Collectionneuse ou U Rayon vert est celui que procure un sentiment paradoxal de familiarité et de distance, une impression de voir sans être vu, qui est l’artifice principal du cinéma et qui, chez Rohmer, prend une dimension hautement spirituelle.Ainsi, s’attacher au cinéma d’Eric Rohmer, c’est accepter d’en dépendre un peu, de retrouver ponctuellement le plaisir d’être étonné sans être totalement dépaysé.ÉRIC ROHMER, L’ALCHIMISTE DU VERBE Cinémathèque québécoise Du 2 au 8 mai Information: (514) 842-9763 ARCHIVES LE DEVOIR Une scèpe du .filin Pauline à la plage d’Eric Rohmer la vit «rxuolle el MiourtUMt île cinq femme» Carmen Maura KL sK ;ct Marthe Kcllcr Marisa .Berenson ¦ itl «JH À L’APFICHE! ri'i) i—ciwfptr* ooco*-| Tbus los jour*: (Wj ICOMPtiXE DESJARDINS | 1:00.3:05.510 7:20 • 9:30 Frileuse fourmilière PIERRE GU1MOND LE DEVOIR Karina Aktouf et Abdelaziz Saâdallah dans Les Casablancais LES CASABLANCAIS Écrit et réalisé par Abdelkader Lag-taâ.Avec Abdelaziz Saâdallah, Khadi-ja Assad, Karina Aktouf, Mohamed Lagtaâ.Image: Michel La Veaux.Montage: Marine Deleu.Musique: Robert Marcel Lepage.Maroc-France-Canada, 1998,90 minutes.MARTIN BILODEAU Le cinéma maghrébin possède une candeur qu’on qualifie souvent de touchante, notamment à travers des œuvres vives et inspirées telles Hal-faouine, l’enfant des terrasses, du Tunisien Férid Boughedir.Parfois, cette candeur prend un visage plus fragile, laissant paraître de grands pans de maladresses.C’est ce qu’on ressent au visionnement des Casablancais, un film réalisé au Maroc par Abdelkader Lagtaâ (Un amour à Casablanca, La Porte close), par ailleurs coproduit par la France et le Canada grâce à un programme parrainé par l’organisme Vues d’Afrique, qui l’a présenté en primeur à son festival la semaine dernière, tout juste avant qu’il prenne l’affiche du Parisien.C’est un monde de l’arbitraire que nous décrit Abdelkader Lagtaâ.Tout, dans Us Casablancais — et sans aucun doute dans la société marocaine —, semble soumis à des autorités que nul ne conteste et auxquelles nul ne peut non plus s’appuyer.Une convocation au poste de police peut (ou non) être synonyme d’intimidation, voire d’emprisonnement sans procès; une demande de passeport peut être refu- sée sans que la raison d’État soit invoquée; dans la sécurité de sa classe et de la cour de son école, un enfant peut subir les intimidations d’intégristes déterminés à faire de lui un élément de l’armée de demain.Partant de ces trois faits, Les Casablancais raconte trois histoires qui se croisent et se font écho; celle, d’abord, d’un libraire convoqué au commissariat sans en connaître la raison, qui discute avec son épouse des mesures à prendre; celle, ensuite, d’une institutrice émancipée, pourchassée par un fonctionnaire de l’État qui, chargé de délivrer son passeport, se prend au piège de l’admirer, puis se convainc de lui en faire payer la faute; celle, enfin, d’un écolier sans histoire qu’un camarade attire dans les filets de son instituteur, un intégriste qui le coupe de l’ascendant affectif qu’ont sur lui ses parents athées.Que dire de cette tragicomédie à tonalités variables, sinon que son message politique est disproportionné par rapport à ses ambitions artistiques?Qu’une oreille est assiégée par son discours scandé sur une société marocaine qui conjugue plutôt mal son passé et son présent, et que l’autre se tend d’elle-même |x>ur trouver dans ce film, somme toute artisanal et convenablement emballé, quelque élément artistique qui élèverait le propos, le plongerait dans l’océan du doute, nous mettrait en danger avec lui?Us Casablancais soulève pourtant des questions fort pertinentes qui remettent en cause la géographie morale qui, dans cette ville — en rien semblable â celle du film de Michael Curtiz — divise la vie privée et le devoir public.À travers l’expérience du fonctionnaire sur la piste de l’institutrice, Abdelkader Lagtaâ ratisse avec une certaine élégance la zone floue qui sépare le devoir du voyeurisme, l’information du commérage, l’indépendance des femmes et l’outrage des traditions.Aussi faut-il un certain courage jxiur remettre en cause les rapports des citoyens à l’autorité dans le contexte sociopolitique d’un pays — voisin de l’Algérie, rappelons-le — où les intégristes (re)commencent à s'agiter et où la peur n’a jamais totalement quitté les lieux, Lagtaâ a certes le courage de ses opinions et éprouve de toute évidence le besoin de projeter dans l’avenir ses rêves d’harmonie.Hélas, il n’a pas su intégrer ses idéaux à la machine à réflexion que constitue toute œuvre artistique.Ainsi, les intentions de ses personnages demeureront floues, d’autant plus que leur ronde dans la fourmilière casablancaise paraît sans but, ni bien accrochée aux fils de la chronique, ni arrimée à quelque rampe dramaturgique.On en ressort quelque peu dérouté, avec l’impression que tout ça aurait dû nous concerner, nous interpeller.Descente aux enfers ANOTHER DAY IN PARADISE Réalisation: Larry Clark.Scénario: Christopher Landon et Stephen Chin d’après le roman de Eddie Little.Avec James Woods, Melanie Griffith, Vincent Kartheiser, Natasha Greg-son Wagner.Images: Eric Edwards.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Larry Clark s’était fait remarquer avec un premier long métrage fort controversé.Kids se voulait un regard critique sur une certaine jeunesse new-yorkaise désœuvrée n’ayant rien d’autre à faire que baiser et s’éclater.Ce film-pudding qui voulait tout embrasser s’enroulait sur lui-même sans convaincre.Une chose est certaine: il a de la suite dans les idées, Larry Clark.Another Day in Paradise reprend le même thème d’une jeunesse en déroute, un cran plus haut, un ton plus noir, en adaptant le roman d’Eddie Little qui plonge tête baissée dans la criminalité juvénile, un univers que le cinéaste connaît de l’intérieur et auquel il insuffle une urgence.Du moins, cette fois, apporte-t-il une action plus concentrée sur un angle aigu mieux animé à sa cible.La cible en question: un jeune garçon, Bobby (Vincent Kartheiser), aux prises avec la drogue, l’argent facile, le vol, la violence aussi aux côtés de sa petite amie Rosie (Natasha Gregson Wagner).Après un braquage qui dégénère en meurtre du gardien, voici Bobby rescapé par Mel, un homme plus âgé Games Woods) qui entend lui servir de mentor dans le merveilleux monde du trafic d’héroïne et du crime toutes catégories.Mel entraîne sa copine Sidney (Melanie Griffith).Et voilà les deux couples partis en cavale sur les routes.Bonne dope, grands hôtels, argent, soirées au champagne.Que demander de mieux?On l’aura néanmoins compris: le film constitue une descente aux enfers: trahisons, blessures physiques, meurtres, avec la poudre blanche aussi qui fait son chemin dans les veines de tous.La Rosie enceinte du début n’est bientôt plus qu’une toxicomane finie et le bon Mel si sympathique et compréhensif se révèle un être sans remords qui tue tout ce qui se trouve sur son chemin.Le film à petit budget, tourné nerveusement, en plans serrés, tranche avec les productions commerciales du genre puisqu’il délaisse l’action pour l’action au profit du profil des personnages.Le milieu du crime est vu de l’intérieur, à travers le regard du jeune garçon pour qui Mel constitue une figure parentale.C’est cette ambivalence entre fragilité et crime qui constitue le point d’appui du film et la famille reconstituée, sa structure.Larry Clark ne juge pas ses héros.Il les emmène jusqu’à leur point de non-retour.Bien sûr, le thème est architraité et il n'est pas dit qu Another Day in Paradise apporte un point de vue essentiel à la chute des repères moraux.L’habileté de Clark fut d’avoir créé des personnages dotés d’une vraie psychologie, trois d’entre eux, du moins.Sans briller dans la nuit par son talent, Vincent Kartheiser dans la peau de Bobby possède ce mélange d’enfance et de dureté qui apporte une vulnérabilité et une vérité au personnage.James Woods compose un Mel plein de force, de charme et de cruauté et l’acteur parvient à occuper, entre humour et hystérie, tout le champ de ses contradictions.Quant à Melanie Griffith, elle habite avec densité une figure trouble où la force perce le masque de la superficialité.Maternelle et puissante, c’est Sidney qui prend les rênes des opérations quand tout dérape.Natasha Gregson Wagner n’imposera jamais de son côté son propre rôle.Minette insignifiante elle demeurera de bout en bout, avec ou sans aiguille fichée en plein bras.Il manque tout de même une flamme, un point de vue percutant à ce film-là, malgré sa souplesse de traitement.Comme dans Kids, Clark a de la difficulté à garder un recul par rapport à son sujet.Par ailleurs, la musique, des airs de blues rock, enterre inutilement l’action en lui faisant perdre beaucoup de sa finesse.CINEMA ST-LEONARD i94HO LACORI>AIIU: 324-9227 ED T.V.(V.F.) (G) SMM (V.F.) (18) IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN (13) ELLE A TOUT POUR ELLE (G) 4 autres t -www.cinema.ca- I S IIORAIRI.S < INI MA RELACHE MER., jEU.Grandes Prairies Ujj.MI1 ADdeiKai « Séduisant, un pur délice.C’est tout à fait formidable ! » Valérie Letarte, Cest bien meilleur le matin, «5$ w P.rtklpitMn immUn TÉLÉFILM CANADA, I00EC (lOCIÉTE DE DEVELOPMENT DES ENTREPRISES CULTURELLES .QUÎIEC) GOUVERNEMENTS DU QUElEC ET DU CANADA (PROGRAHMESDE CREDITS D'IMPOTS) PROGRAMME D’INCITATION A LA COPRODUCTION NORD.SUD .CENTRE CINEMATOGRAPHIQUE MAROCAIN CANAL • HORIZONS I MINISTÈRE FRANÇAIS DE LA CULTURE.MINISTERE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES (FRANCE) MINI-TRAITÉ FRANCO CANAOIEN.PROCIREP'' Dilnbutun ,u Cwiad, REMSTAR DISTRIIUTION DlWbi«l.ilm.m.tt«u).PO M FILMS .Un.tepf.diKtton LES FILMS DE L'ÈLE (Cuudi) ARCADIA FILMS (Ftw.) ECRANS DU MAROC (Mm.) '.oval air mine v.o.sous-titres français Tous les jours: 1:10 - 3:10 - 5:10 -7:40 - 9:40 ruu inunw mm on A l’affiche ! -FAMOUS PLAYERS r—FAMOUS PLAYERS—I I PARISIEN I REM! STAR * MOTION INTERNATIONAL fames Woods et Melanie Griffith dans Another Day in Paradise « .UNE REMARQUABLE ÉVOCATION DES PASSIONS DE L’ÂGE MÛR.» - Luc Perreault, LA PRESSE « .QUATRE INTERPRÈTES AU DIAPASON COMPLÈTENT CETTE PETITE RÉUSSITE, .RACONTER, AVEC SAVOIR-FAIRE l’histoire d’une passion dévastatrice.» - André Lavoie LE DEVOIR « .À COUPS d’émotions, de séductions, DE PASSIONS ET À FLEUR DE PEAU.» - Paul Villeneuve, JOURNAL DE MONTRÉAL Alain Goldman PRESENTE Gérard Lanvin Carole Bouquet Virginie Ledoyen Guillaume „ Canet Scenario de , Roselyne Bosch D APRÈS LE ROMAN DE , Georges Simenon I " En cas de malheur " (Éditions Presses de la cité) IMAGES Pasca ta SON Pp-e Flageole: MONTAGE ï.es Okcurbs DECORS ihEtr,: arj»c COSTUMES •;«* Pozn Di Bc 3: DIRECTEUR DE PRODUCTION F’ jvasHw MUSIQUE ORIGINALE œ Se-çe Ferais te fl Jji ck Ter UNE COPRODUCTION > .- Ertrer îês France 2 C ¦ a AVEC U PARTICIPATION de CANAL t et DES S0FICAS So^q-am le.Gma^es .¦-=—1_ Morte ] SRD iiMcB \*hunceTnier\ un film de Pierre Jolivet Boe.aetcriTe l.ll.i-.inam .mas 7 SON DIGITAL Déconseillé aux jeunes enfants FAMOUS PLAYERS ¦ Consultez les guides-horaires des cinémas FAMOUS PtAYERS ¦ PARISIEN V CENTRE LAVALV ¦ FAMOUS PLAYERS ¦ FAMOUS PLAYERS rr°v Une grande voiture.?Un petit prix.379 PAR MOIS* LOCATION 36 MOIS PASSAT G L S 9 9 TRANSPORT ET PREPARATION INCLUS * L'offre s'applique à une Passat GLS 1999, 5 vitesses, neuve.Photo à titrai indicatif seulement.Versement initipl de 2‘875 $ ou échange équivalent; 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les salles de cinéma deviennent Festival de Théâtre des Amériques DU 20 MAI AU 6 JUIN 1999 S* ÉDITION & CANADA THE TRIAL OF KICKING BEAR Mato Ska Productions Une histoire vraie d’extinction d’un peuple, occultée par l’Histoire.Du 20 au 23 mai Monument-National QUÉBEC LES BACCHANTES Pigeons International Une célébration des bacchantes sans Bacchus.Du 20 au 23 mal Usine C MALI NA Sibyllines Autobiographie imaginaire d’Ingeborg Bachmann, poétesse contemporaine au destin tragique.Du 21 au 25 mai et du 30 mai au 2 juin Espace La Veillée FRANCE POUR UN OUI OU POUR UN NON Théâtre national de la Colline Compagnie Jacques Lassalle, Pour Mémoire Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.Un petit miracle sarrautien.Un régai d'intelligence et d’humour.Du 21 au 25 mai Monument-National LA FERME DU GARET Théâtre du Maraudeur et ses coproducteurs Voyage dans la mémoire du reporter photographe Raymond Depardon./ Du 23 au 26 mai - Théâtre Denise-Pelletier y ARGENTINE MAQUINA HAMLET El Periférico de Objetos Conspiration scénique sur les aberrations de l’Histoire.Du 26 au 29 mai Usine C En espagnol avec surtitres français et anglais ÉTATS-UNIS HOUSE/LIGHTS The Wooster Group Sorte de bordel virtuel équipé pour détourner les sens.Du 27 au 31 mai Espace G0 SUISSE NOCES DE SANG Teatro Matandro Comédie de Genève Théâtre Vidy-Lausanne E.T.E.Transe festive, carnaval baroque.Du 28 au 31 mal Monument-National QUÉBEC RÊVES Théâtre Ô Parleur La toute dernière création £g de Wajdi Mouawad.Du 2 au 6 juin Agora de la danse Les Arts du Maurier QUÉBEC IWOUSKEA ET TAWISKARON Ondinnok Inspiré du mythe de la création du monde huron-iroquois.Du i,rau 5 Juin Monument-National CANADA INSOMNIA da da kamera I Un théâtre du nerf.Du 3 au 6 juin Espace libre BELGIQUE IETS OP BACH Les Ballets C.de (a B./ Ensemble Explorations Beauté violente, sensuelle, d’une tendresse infinie.Du 3 au 6 juin Monument-National Les Arts du Maurier k a,K uvelle cer t billetterie & Articulée (514) 871-2224 QUÉBEC LARA TOURCIE Théâtr s gens d'en bas Du 25 1 mai Théât: jjourd’hui LE M iîHÀRATA Comp -les Indes Occidentales Du 21 mai Mais culture Frontenac PITIt OUR LES VIEILLES CHIEN: LS SALES Le Group j PVCS Du 27 au 3«' mai Espacu libre HUMAN COLLISION/ ATOMIC REACTION The Other Theatre Ou 27 au 30 mai Théâtre La Chapelle QUÉBEC/ONTARIO EN FRANÇAIS COMME EN ANGLAIS, IT’S EASY TO CRITICIZE «PME» Ou 28 au 31 mai Maison de ta culture Frontenac QUÉBEC LE SOLDAT DE BOIS Théâtre de ta Récidive Du 31 mai au 3 Juin Théâtre d'Aujourd’hui LES 4 RONDS SONT ALLUMÉS, CHANSONS PARO DI SI AQU ES Productions Nathalie Derome Du 31 mai au 3 juin La Licorne AUSTRALIE THE URBAN DREAM CAPSULE Du £1 mai ou e, juin Vltrln«.dol3^aie INFO-FESTIVAL (514) 8/1-2224 www.fta.qc.ca A ’ ( jurerai mm3 ELIZABETH semble de sa carrière.Un de ses derniers grands films, réalisé en 1984, s’intitule 77te Home and the World et raconte l’éveil à la conscience et à la passion d’une jeune épouse d’intellectuel (joué par Victor Banetjee) séduite par un leader politique, ami de son mari, qui entend réconcilier les musulmans et les hindous, divisés en raison des politiques colonialistes des Anglais qui craignent que la population fasse iront commun contre elle.Un film intelligent et fort, qui mélange subtilement les questions d’individus et de peuple, et avance imperturbablement vers une conclusion oii les deux destins parallèles rencontreront le même drame.Dans un contexte rural cette fois, mais contemporain, K R Sasi s’intéresse lui aussi au destin de la femme indienne, qu’il résume dans Leaves and 'rhoms à l’expérience malheureuse de quatre jeunes filles à marier d’un village bengali, amies d’enfance unies dans une sorte de solidarité du malheur, chacune portant le fardeau de leurs familles, les cicatrices des blessures infligées par leur père et celles, à l’âme, de l’indifférence que leurs petits malheurs sèment autour d’elles.Or les résistances de l’une à accepter d’épouser le candidat choisi pour elle provoquent des tensions dans la communauté, et certains incidents banals donnent naissance aux pires rumeurs, propagées pour la plupart par des hommes de mauvaise foi.Pour sauver leur honneur et proclamer leur indépendance, les femmes devront aller jusqu’au bout d’elles-mêmes.Sous sa surface naive et bucolique, ce mélodrame à plusieurs voix est une critique sévère et sans appel de la condition féminine en Inde, critique alimentée par une poignée de personnages masculins, bêtes, oisifs et entêtés, qui s’accrochent à des principes an- jeux de coulisses, dynamisée par la apporte un vent de fraîcheur à un ciné-réalisation virevoltante et moderne de ma britannique qui se cherche de nou-Kapoor, dont la signature singulière veaux noms.cestraux pour cautionner leurs existences de pachas.la collection «Modem Indian Classics» propose également In the Days of the Raj, de Massey Sahib; Miss Beatty's Children, de Pamela Rooks; Shelter of the Wings, de Buddhadeb Dasgupta; Spices, de Ketan Mehta; 'Die Absolution, de K.Bikram Singh; Widow Immolation, de Aparna Sen.ELIZABETH ?1/2 Depuis quelques années, quelques cinéastes originaires de l’Inde se sont titillés une place au soleil en Occident C’est le cas de Mira Nair (Salaam Bombay), de Deepa Media (Camilla) et aussi de Shashi Kapoor, un cinéaste formé en Grande-Bretagne, à qui on doit La Reine des bandits, un premier film remarqué, et ce magnifique Elizabeth, qui s’est frayé un chemin jusqu’aux Oscar, sans toutefois récolter le prix qu’il méritait le plus, celui de la meilleure actrice pour Cate Blanchett, fascinante et bouleversante dans le rôle de la Reine vierge, catapultée sur le trône où elle devra rivaliser d’astuces pour empêcher que les conflits qui opposent catholiques et protestants ne se transforment en massacres.Elle le fera au prix de son amour pour un jeune lord (Joseph Fiennes), mais aussi au prix de son innocence.Le scénario rassemble les épisodes feuilletonesques de cette histoire romancée, pour en faire une sorte de ballet virtuose sur le conflit entre le pouvoir et le cœur, le don et l’abandon, la prudence et l’innocence.Une superbe galerie de personnages secondaires (dont celui de Geoffrey Rush, en conseiller de la reine) tisse une toile grouillante d’intrigues et de k MILLIARDAIRE TEXTE ET MISE EN SCÈNE DE ROBERT GRAVEL avec VIOLETTE CHAUVEAU, CLAUDE LAROCHE, JACQUES L’HEUREUX, DIDIER LUCIEN, ALEXIS MARTIN, LUC PROULX, LUC SENAY, TREMBLAY.du20 AVRIL au 15 MAI RÉSERVATIONS 866-8668 Théâtre du Nouveau Monde SEAN CONNERY CATHERINE ZETA-JONES LF PIÈGE EST EN TRAQU ENA VFRSION IRA N CAI si Dt “ENTRAPMENT m/luviescom TiitinirKilm A L’AFFICHE! mmm VERSION FRANÇAISE — -CINEPLEX ODEON —1 i—CINEPLEX ODEON—i r—LES CINEMAS OUZZO—| f—LES CINEMAS OUZZO—i QUARTIER LATIN ?! | LASALLE (Place) 11 LANQELIER 6 ?! I PARADIS ?| — MEOA-PLEX'OUZZO—.r—MEOA-PLEX'QUZZO r—CINÉPLEX ODÉON—-1 CINÉPLEX ODÉON—| PONT-VIAU 16 ?11 TASCHEREAU 18 ?Il LONOUEUIL (Place) 11 LAVAL (Carrefour) 1 -CINÉMA-1 r—CINEPLEX ODEON-1 i-CINÉPLEX ODÉON- -.CINEPLEX ODÉON—« ST-EUSTACHE ?11 ST-BRUNO ?11 BOUCHERVILLE | ICHÀTEAUQUAY ENCORE | OALERIES ST-HYACINTHE -1 i-CINÉPLEX ODÉON- |-CINÉPLEX ODÉON—i r- CARREFOUR DU NORD —i ST-HYACINTHE 11 CARREFOURD0R10N1 [ PLAZADELSOnI I ST-JÉRÔME | I r— CINÉ-ENTREPRISE—1 i—LES CINÉMAS OUZZO |—LES CINEMAS OUZZO—i II PLAZA REPENTIQNV ?11STE-THÉRÉSE 8 ?1 [TERREBONNE 8 ?1 -CAPITOL - ST-JEAN LAISSEZ-PASSER REFUSÉS nCINÉ-ENTREPRISE-1 i-CINÉMA DE PARIS-1 T-BASILE ?1 IVALLEYFIELP ?( SON DIGITAL VERSION ORIQINALE ANGLAISE —.I —— i — CINEPLEX OOEON- r—-CINEPLEX OOEON —1 r— CINEPLEX OOEON——i r— LES CINEMAS OUZZO —i ATWATER ?11 ÉGYPTIEN ?1 [LASALLE (Place) ?! [lACORDAIRE 11 7\ — MEOA PLEX-OUZZO—i | FAMOUS PLAYERS —i -CINÉPLEX ODÉON—i .-CINÉPLEX ODÉON- TASCHEREAU 18 ?11 VERSAILLES ?11 COTE-DES-NEIOESV\ [CAVENDISH (Mail)V] |—LES CINÉMAS OUZZO—i i CINÉPLEX ODÉON—• i CINÉPLEX ODÉON —1 i-CINÉMA-.I DES SOURCES 10 ?11 LAVAL (Paierie») ?11 ST-BRUNO ?11 ST-EUSTACHE ?1 | FAMOUS PLAYERS ,-CINÉMA PINE-1 .CINÉMA CARNAVAL 1 I PORVAL ?| | STE-AOÉLE ?! | CHÀTEAUOUAY ?| mm Patraque IrTVH (âjkm Th/clTil Billets en vente (514) 288-7211 245,- rue Ontario Esl Métro Berri-UQAM Métro Sherbrooke 514 790 1245 800 36I-4595 Hydro h 'Québec HANOUE NATIONALE Dans le cadre de la Semaine de la Communauté française de Belgique (Wallonie-Bruxelles) La Maison Théâtre présente Patraque r -porte un lot toujours conséquent de : chansons fortes aux refrains mémorables et frais.Jugez-en par cet Echo bien-nommé en cela qu’il résonne en parfait écho à tous les autres disques du groupe.Vous aimiez Free Failin’?, Vous aimerez Free Girl Now.Vous goûtiez le parfait pop rock A’American Girl ou You Got Lucky?Impossible de ne pas s’enticher pareillement de Counting On You ou de Accused Of Love.Vous baigniez d’aisé en écoutant Learning To Fly?Vous clapoterez tout au long de la chan-sorç-titre, ballade imparable.A mon sens, Petty est l’un deq rares pop-rockeurs traditionnels à avoir compris et accepté les limites du genre: au lieu de se perdre en mille fusions stériles, de s’épivarder du côté du jazz ou de l’opéra en simulacre d’évolution, il frappe tout bonnement son clou du mieux qu’il peut, Il bâtit des maisons aux fondations solides, avec les meilleurs matériaux, faisant à la fois preuve de bon goût et de bon sens.Et on achète parce qu’il fait toujours bon habiter chez Tom Petty.Sylvain Cormier BOURBONITIS BLUES Alejandro Escovedo Bloodshot Nous étions combien?I )ix?Vingt, selon le gars saoul qui voyait double?Nous n’étions certainement pas nombreux au Café Campus ce soir de juin 1996.Assurément, Alejandro Escovedo avait vu d’autres salles vides avant cellelà.C’est à force de jouer devant personne qu’on écrit I Was Drunk ou Pissed Off 2 AM.Le show, son tout premier en ville, fut néanmoins brillant et intense.Deux pleines heures de country-folk-rock texa|n avec du punk dans les semelles, dii genre qui n’atteint presque jamais nos contrées.Belle occasion ratée: un autre singer-songwriter sudiste qui ne reviendrait plus, avais-je conclii, J’avais tort.Dure, la couenne.Pas démonté, le gars rempile deux ans plus tard, ce samedi au même Café Campus, ramené par les bonnes gens de Billy Bob Productions.Il y aura un nouvel album en vente à l’entrée.Kotin, pas exactement nouveau: Bourbbi nitis Blues contient à peine trois nouvelles chansons originales, plus dés refontes et quelques reprises d'autrui (f Amsterdam de John Cale, le California Blues de Jimmy Rodgers, le Palé.Blue Eyes de Lou Reed).Simple disque de transition, offert en attendant la prochaine cuvée de matériel neuf, l’objet n’esl pas moins désirable, surtout pour ceux qui, comme moi, découvrent ce magnifique perdant sur le tard (il a six albums au curriculum).Tristesse imbuvable, amours à sens unique, impasses, déchéance, cet univers de paumé vaut bien les mea-culpa de notre Kevin Parent: «And we don't see him anymore',/, He’s lost his way now that's for sure» (Guilty).De grâce, ne le ratez péé deux fois.S.C.VOIR PAGE B 9: VITRINE I, K I) E V OIK.L E S S A M EDI I E T I) I M A X C 11 E 2 M Al Ml !» !» at i ¦¦ ——1+ B w —“* VITRINE DEAD BEES ON A CAKE David Sylvian (Virgin/EMI) Autrefois leader du groupe néo-ro-mantique Japan, David Sylvian n’avait pas livré de disque solo depuis le magnifique et méditatif Gone to Earth, en 1989.Les amateurs de cet esprit planant et de cette voix ultra-lyrique avaient bien eu quelques collaborations à se mettre sous la dent, au fil de cette décennie, mais comme soliste, Sylvian mettait du temps à sortir de sa forêt créative.Dead Bees on a Cake, visiblement créé sur une période relativement prolongée, semble l’occasion pour l'artiste de faire le tour de son jardin.Sur God-man, on se croirait facilement à l'époque Japan, par les étranges structures rythmiques et la façon dont la voix se place sur les vagues sonores.SurThaleim, on entend Kenny Wheeler pousser un solo de flugelhorn qui reprend exactement celui d’une pièce précédente, After the Bullfight, sur Gone to Earth.Et il y a aussi ce défilé de collaborateurs bien connus, comme Ryui-chi Sakamoto, les guitaristes Marc Ri-bot et Bill Frisell, ou ces échantillonnages de John Cage, du Mahavishnu Orchestra ou de John Lee Hooker.L’élément plus neuf, c'est peut-être l’élan plus prononcé vers la sphère spirituelle, marquée chez Sylvian par les philosophies orientales.Pour la variété, Dead Bees on a Cake se porte fort bien, le parcours ne manque pas de relief.Pour la cohérence de l’ensemble — cette cohérence qui donnait justement son souffle et son merveilleux climat à Gone to Earth — on repassera.Mais il y a suffisamment de beaux moments sur l’album (entre autres I Surrender, ballade que Sylvian sait, comme toujours, arrêter juste en-deçà du sirupeux) pour que l’on accueille ce retour avec plaisir.Rémy Charest HARD TO KILL Weed (Nettwerk) Vous prenez un couple de jeunes Roumains transplantés à Toronto puis à Vancouver après avoir appris la musique en Suisse, vous leur mettez de l’équipement électronique entre les mains.Qu’est-ce que ça donne?Weed, un ensemble atypique de rythmes et de climats qui a de quoi faire dresser l'oreille.Sur leur premier album, Hard to Kill, les éléments plus planants côtoient le sombre et le dur, les chansons succèdent aux pièces «expérimentales».Dan et Christina Handrabur réussissent à produire ici un ensemble musical distinctif, aux tonalités personnelles et à l’expressivité assez forte.Nombreux sont ceux qui s’acharnent, en cette fin de machinchosenaire, à faire parler et chanter les machines.Ceux qui, comme Weed, réussissent à imprimer une personnalité à ces sonorités mécaniques sont plus rares.R.C.DISQUES CLASSIQUES Un opéra ancré dans la tradition, ouvert sur l’avenir FRANÇOIS TOUSIGNANT MANOURY - 60K PARALLELE Philippe Manoury: 60 Parallèle, opéra sur un livret de Michel Deutsch conçu avec la collaboration scéno-graphique de Pierre Strosser.Rudy Link: Donald Maxwell (baryton); Wim Kosowitch: Jean-Philippe Courtis (basse); Anja: Hedwig Fassben-der (mezzo-soprano); Maria: Rie Ha-mada (soprano); le docteur Wittkop: hui Thompson (ténor); une hôtesse de l’air: Marie-Thérèse Keller (mezzo-soprano); l’homme au transistor: Jean-Marc Salzmann (baryton); un passager: Paul Gay (baryton-basse); une petite fille: Magdalena Wieden-hofer; voix dans le haut-parleur Julie Vulliez et Elizabeth Corben voix d’enfants: Alexandre Caussé et Camille d’Ollone.Orchestre de Paris.Dir.: David Robertson.Boîtier de deux disques.Durée totale: 88 minutes.48.Naxos 8.554249-50 Que peut-il se passer dans un aéroport nordique, situé quelque part (où, on ne le saura jamais trop) sur le mythique 60' parallèle, alors qu’un avion est cloué au sol par une tempête de neige à la hauteur de nos fantasmes arctiques et que ses passagers tuent le temps dans une salle d’attente?C’est le sujet de cet opéra écrit et composé par le librettiste Michel Deutsch et le compositeur Philippe Manoury.lxj 60' parallèle, là où commencent le Groenland, les Territoires du Nord-Ouest et le récent Nunavut, l’Alaska; là où la plaine et le plateau de Sibérie deviennent si invivables que même un héros de la trempe de Michel Strogoff avait cru y mourir, où la Finlande et la Norvège, la Laponie, sont implacablement obligées de recourir au transport aérien pour quelque communication rapide que ce soit; la latitude de l’Islande isolée dont l’aéroport de Reykjavik sert à tant de transit aérien.L’aérogare de l’opéra est bien à la mesure du lieu, un endroit — inconnu et innommé — où toute communication entre les personnages semble impossible, chacun étant enfermé dans sa géographie intérieure.Guère d’action, donc; deux meurtres, un aveu d’amour, une tempête qui ne se fait pas oublier, des rêves, des maux, de la vengeance et du désespoir.Dans ce cas, la musique exprime non pas la description des choses, elle traduit le climat psychologique des personnages, souvent sans transition.Suite d’états instantanés sur fond de tempête qui fait parfois irruption comme seul dénominateur commun à tous les acteurs.Avec son opéra, Philippe Manoury nous fait directement entrer non seulement dans le cœur de «l’action», mais encore plus dans tout ce qu’une esthétique française a trouvé de meilleur depuis la mi-siècle.L’influence de Debussy est patente dans les climats sonores et le plaisir des sonorités en fines textures transparentes; celle de Ravel aussi dans la sensualité harmonique et la capacité à créer des zones où l’écoute tout entière se base sur un son, attendu comme repère fie Une bonne façon de penser votre été! Art, musique, littérature, histoire.Des voyages d’un jour ou moins : jf Vaudreuil, Arthabaska, Joliette, Saint-Eustache, le Richelieu.Les, beaux Des voyages plus longs : Québec et Grosse-Île, le Saguenay, .l’Acadie, l’Outaouais et la France.a détours (514) 276-0207 CIRCUITS CULTURELS En collaboration avec Nadeau et Rouleau L'autre voyage inc.Détenteur d’un permis du Québec f(U ( cA*W\br< Yv\o/tfr#( ^.Une Célébration de la Musique et de la Danse 3*5*8*10 *12*13 juin Tous les concerts : 20 h au Chalet de la Montagne Au sommet du Mont Royal Philippe MANOURY 6(L Parallèle ODD H.554249-50 2 CDs Donald Mavoell • Iran-Philippe Courlis • lau Thompson Ile du in Kasshendcr ?Rio Hamada • Marie* ïherese Keller Orchestre de Paris David Robertson Optra de Philippe Manoury.Michel Deutsch et Pierre Strosser compositeur cite même La Valse)', tout comme celle de Boulez et de la célèbre 4X développée à l’IRCAM, ses carillons à la Répons et les objets de vocabulaire (comme certains tics de syntaxe) tirés de l’intégration de la musique de synthèse conjuguée à celle plus spécifiquement instrumentale.Du déjà entendu?Loin de là.Ceux qui pensent encore qu’une pièce comme Le Vampire et le Nymphomane est un grand achèvement auront à bien déchanter en écoutant l’œuvre accomplie de Philippe Manoury.Malgré ce qui paraît encore aujourd’hui «complexe» pour un certain type de public, ce compositeur arrive à trouver les justes moyens pour que son opéra passe la rampe.Sa maîtrise des ressorts dramatiques est efficace — et là-dessus, il faut aussi complimenter la prose résolument ordinaire de Michel Deutsch: son livret ciselé campe rapidement les situations et fournit une structure forte à la musique.Le fait que 60 Parallèle soit une œuvre longuement mûrie, fruit d’une étroite collaboration entre un musicien (qui en a semé le germe), un écrivain et un homme de théâtre (Pierre Strosser, qui en a assuré la création au Théâtre du Châtelet à Paris), n’est pas étranger au succès de l’aventure.Le grand Luciano Berio — ironie patente: un Italien — lui-même a toujours admis qu’il fallait aujourd’hui que le musicien se fasse complice des gens de scène pour écrire un opéra tant le théâtre a des exigences autres que celles de la musique «actuelle» dans lesquelles le compositeur peut se perdre.Un échafaudage caractérisé Qu’entend-on au juste?D’abord, de la musique principalement d’atmosphère, qui rappelle un peu naïvement les bruits aéroportuaires et le souffle d’un violent norois.Se greffent là-dessus des plages rythmiques, harmoniques et mélodiques variées et caractéristiques.En fin connaisseur d’ojxfra, Philippe Manoury crée des zones où dominera tel groupe instrumental, tel type d’harmonie, ou encore fera un usage obsessif et obsédant d’un rythme.La magie des mélanges des sons synthétiques avec l’orchestre est alors d’une virtuosité qui rappelle bien Répons, qui montre que la leçon a été apprise.Sans se hisser au génie de son prédécesseur, Manoury fait quand même mieux que toute une ribambelle d’épigones «ircamiennes».Il ne copie pas: il use à sa guise des possibilités inclues dans le réservoir du solfège contemporain.Ix langage instrumental et synthétique est donc résolument «moderne», un adjectif qui déjà peut rendre le fait d’envisager l’aventure rébarbatif à un certain public.C'est ici qu’opère le grand talent de dramaturge musical de Manoury.Premièrement, dans l’écriture vocale.Afin de ne pas suturer l’oreille et, aussi, de témoigner de la monotonie étouffante bien compréhensible de la situation, la voix est traitée avec une économie d’intervalle qui, si elle surprend en «détonnant» du contexte sonore, s’impose rapidement comme étant la seule manière d’avoir pu achever cette partition.On comprend chaque mot, sauf peut-être quand l’accent des chanteurs est trop prononcé.Je pense ici tout spécialement à Donald Maxwell dans le rôle menaçant de Rudy Link, où l’on peine un peu à saisir les mots; pourtant, même cela se justifie: on est en présence d’un étrange étranger — espion, trafiquant, on ne le sait trop — qui va, dès le lever de rideau, commettre le premier meurtre.Ciselage du livret: c’est lui qui sera tué quatre-vingt-huit minutes plus tard quand l’opéra se terminera.Ce genre d’écriture vocale peut s’analyser comme issu de la concision de Berg et du naturel de Debussy.De premier, il n’y a cependant pas toute la brillante hystérie de Wozzeck, mais on reconnaît le même souffle dans l’usage des divers registres vocaux: les contextes dramatiques et sociologiques sont autres.Le chant d’opéra se moule aussi infiniment à la ductilité de la langue, comme dans Pelléas.Sur une partition orchestrale exigeante, on retrouve donc, en parfaite harmonie, une ligne vocale plus «préhensible».La difficulté majeure de l’art de l’opéra aujourd’hui est ainsi habilement résolue sans anicroche gênante pour le sens artistique ni «conflit de genre».Mélange de genres Autre phénomène qui fait bien passer la pilule, c’est le retour d’une certaine périodicité métrique dans une langue musicale qui s’est souvent fait fort de l’éviter.Ce que certains ont pu juger comme «retour en arrière» est en fait un grand bond en avant On ne parle pas ici de «musique pure» mais bel et bien de musique de théâtre.La périodicité perceptible et sensible est donc nécessaire pour saisir le déroulement psychologique temporel.On ne peut pas susciter l'illusion d’un temps fixe, sur lequel s’égrènent les secondes autrement.Manoury joue donc de l’efficacité dramatique de cet outil sqns pour autant toujours y souscrire.A l’exemple de Berg, encore, il n’hésite pas à «salir» des esthétiques diverses — voire divergentes — par leur combinatoire impure pour arriver ainsi à faire du vrai.Un peu comme s’il trouvait la boue baudelairienne pour en pétrir de l’or.Dans cette histoire sans but, un peu tordue, ce ne sont donc pas les personnages qui sont importants.On s’intéresse avec fascination à un portrait de tranches de société, de la mondaine à l’interlope, sans lien ni transition.Comme si on imaginait la vie d’inconnus qu’on croise sur la rue ou en la compagnie de qui on s’embarque pour Miami (cela semble être ultimement le but de ce voyage apparem-ment commencé à Paris).* * Connaître un peu de l'actualité frah-co-parisienne est un tantinet nécessaire' pour saisir la nature de certaines scènes, notamment cette peur panique du colis abandonné dans le termina),’ Somme toute, cela demeure assez secondaire, quoique notable.Malgré les maigres réserves précédentes, la distribution, sans être composée de grandes voue, est toute faite de très bons chanteurs.Un mention spéciale au ténor de caractère lan Thompson dans le rôle de l'universitaire obsédé par la conférence qu'il doit donner sur les deux cents morceaux du cerveau d’Einstein qu’il doit livrer.Ici, la parodie s’inspire de Beck- ' messer.Autre référence, à Berg enco-’ re, l'amour que porte secrètement Anja à son amie Maria (Lulu et Ges-cliwitz).la liste des références, voulues, imaginées ou fortuites, est longue et montre à quel point 60 Parallèle s’inscrit en droite ligne dans la tradition européenne d’opéra du XXr siècle, une tradition qui, après avoir perdu de son souffle, semble commencer à le retrouver.L’enregistrement Naxos a été réalisé sur le vif (vous serez gratifié des bravos comme des huées à la fin de l’écoute) avec une perfection technique tout à fait exceptionnelle.On perçoit tout deé mouvements scéniques du son enregisr tré, avec une perspective et un relief si puissants que ce qui souventes fois n’esl que gadget prend ici une importance cg-' pitale dans l’unité de l'opéra.Si vous êtes.' parfois sceptique face à l’utilisation dè‘ l’électronique et de la voix, la technolôC gie actuelle utilisée ainsi (en temps réel); va vous persuader (réellement) de sofi-absolue nécessité pour ouvrir de nouvelles voies à l'imagination.Cette publication Naxos apportg-donc deux belles joies: la surprise d’entendre ce qu’on attendait depuis longtemps sans l’avoir encore jamais découvert et la confirmation que, oui, tant qu'il y aura de vrais artistes créateurs, l’opéra aura toujours un avenir.Je mê permets de souligner que, comme Parallèle est publié sous étiquette Naxos, cet enregistrement de deuk.disques ne coûte vraiment vraiment pas cher.Société Pro Musica 50" SAISON Série «Emaraude» YULI TUROVSKY, violoncelle Salle Pollack, 555, rue Sherbrooke Ouest Lundi, 3 mai 1999, 20h «Trois petits tours», de Tortelier Sonate pour violoncelle seul, op.8, de Kodaly «Le Conte du bouffon qui a roulé sept autres bouffons», extrait de la Suite du ballet «Bouffon» (Chont), de Prokofiev Sonate pour violoncelle et piano, de Chostakovitch Billets: 25 $, 20 $, 12 $ (étudiants), taxes incluses, redevances en sus Billetterie Articulée: (514) 844-2172 & CONSEIL DESERTS radio $ Radio-Canada en coproduction avec Radio-Canada, Chaîne culturelle FM 3 juin jvÿ] Sonate n° 3 pour cordes Quatuor pour piano et cordes, op.13 Trio «Sonata», D.28 «Aimer, Boire et Manger» «Kaiserwalzer» «Roses du Sud» ( Le public sera invité à danser ) Rossini Strauss Schubert Strauss m Sylvain Lafortune 10 juin Partita en si mineur, BWV 1002 Bach Oeuvre pour piano (quatre mains) Stravinsky Danses hongroises (quatre mains) Brahms Quintette pour cordes, op.111 Brahms Eugene Drucker 5 juin "HE 8 juin ‘transcontinental M0 wnmos Quatuor pour piano et cordes, K.478 Mozart Suite de romances, op.127 Schostakovitch Tango suite Piazzolla Quintette pour cordes, K593 Mozart Chansons Cabaret Weill «Berceuse» Gershwin ( Margie Gillis, chorégraphe «Première mondiale» ) Rhapsody in Blue Gershwin Moshe Hammer 12 juin ¦Q|et &oli{ydq$ Chanson élégiaque, op.118 Beethoven Trio «À l’Archiduc», op.97 Beethoven Invitation à la danse, op.65 Weber ( Rachel Harris, chorégraphe «Première mondiale» ) Lieders Schubert Oeuvres de concert pour violon et piano Kreisler Catherine Robbin 13 juin (7\ l_eXl_IS V *7 Li rnwqa»» it b ptrttto* Margie Gillis Per Che Tacete Chansons perpétuelles Chansons, op.91 Liebeslieder Walzer, op.52 ( Chorégraphie Brydon Page ) Scarlatti Chausson Brahms Brahms Informations et Billets (514) 489-7444 ou (514) 489-7710 fax : (514) 489-7711 Prix : Série 160$, Adulte 32$, Aîné 28$ et Étudiant 15$ À l'achat de 2 séries, le CD «Moments Magiques» vous sera offert.www.chambermusique-mtl.org e-mail : musiquemtl@aol.com www.culturefinder.com Ville de Montréal CONSEIL DESERTS A Imasco (TOURISME fr, 1 Montréal interionction O "S* IViCH COMMlMOMTI» MOST lom .XT IOTAI COMMIWOMÏI» I IIIVICII îlic (Aaîctîc LE DEVOIR Lu Scena Musicale T* Diffuseur officiel du Festival Lexus, voiture officielle du Festival B 10 I.B I) K V II I K , 1.K S S A M EDI I E T I) I M A X (' Il K M Al I D D !» n ) to V, D’où venons-nous ?Que sommes-nous ?Les temps sont durs pour l’identité nationale et la schizophrénie existentielle nous guette, tapie dans l’ombre noire de notre inconscient collectif.Qui est Québécois et qui ne l’est pas?Je vous le demande un brin angoissée.Même Céline Dion, rejeton de Charlemagne, P.Q., rossignol d’une couvée innombrable, pure laine comme c’est pas permis, se voit montrée du doigt, accusée de trahison patriotique pour cause de succès bilingue loin du nid.La colombe a changé ses tounes en voletant et en roucoulant sur la planète.Et v’ia son pedigree remis en question.Troublant, vous dis-je.Cochez oui, cochez non devant la question suivante: Jacques Villeneuve, Galganov et Richler sont-ils de vrais Québécois?Vous trahirez d’office votre allégeance politique, sans résoudre la quadrature du cercle pour autant.On n’en sort pas.Pour ajouter à la grande confusion semeuse d’émoi dans notre esprit, la notion des deux peuples fondateurs pique dangereusement du bec.Devenu suspect, ce concept-là de la souche bicéphale en notre ère de rectitude politique.On l’accuse de duopole et de manque d’ouverture à l’autre dans la grande marmite ethnique qui nous baigne désormais.Déjà que les autochtones l’avaient en travers de la gorge d’être les exclus du tandem officiel, recalés de la genèse canadienne.Au pilori du Bloc désormais, les deux peuples fondateurs.On les imagine déjà gommés des livres d’histoire du futur, comme sur ces photographies soviétiques où la silhouette de Trotski s’est transformée un jour, ni vu ni connu, en inoffensif escalier.Dans cette course folle à une fuyante identité nationale, je n’ai fait ni un ni deux, j’ai couru interroger le passé pour éclairer ma lanterne en panne de courant existentiel.Après tout, l’Histoire, c’est du solide, du bétonné.La Odile T rem blay souche de la souche remplie de souvenirs à recycler et à brandir le cas échéant.Ce qu’il y a de bien d’ailleurs avec notre histoire, c’est le côté manichéen de l’affaire.D’un côté: les Anglos gras et riches à la tête de toutes les entreprises dignes de ce nom.De l’autre: les Francos plus ou moins porteurs d’eau, conquis, floués, mais cramponnés à leur langue et à leur clocher, brebis dociles groupées autour de leur pasteur.Le passé, ça rassure son Québécois, car la donne est simple: les vilains «speak white» et les victimes, pas du tout.Du moins, tel est le tableau qui se profile de notre côté de la lorgnette, car je crois comprendre que les Amérindiens situaient le bourreau dans notre camp à nous.Mais ça, c’est une autre histoire.v Tout ça pour vous dire qu’en quête à mon tour de définition collective, j’ai interrogé nos racines de la fameuse souche en me plongeant cette semaine dans le passionnant ouvrage Pays et mensonges, sous-titré «Le Québec sous la plume d’écrivains et de penseurs étrangers».Trente-quatre récits et comptes rendus de voyages en nos terres écrits surtout entre 1850 et 1960 ont été réunis par le géographe Luc Bureau et sortent tout chauds des éditions Boréal.Qu’est-ce que j’espérais y trouver, au juste?Un reflet de nous-mêmes, il faut croire, ou une formule-choc capable de résumer le peuple québécois en deux coups de cuillère à pot dans la lampe d’Aladin d’une observation judicieuse.«D'où venons-nous?Que sommes-nous?Où allons-nous?», comme demandait Gauguin.Graves questions posées, paraît-il, ici plus souvent qu’ailleurs, submergés que nous sommes dans l’insécurité profonde qui est la nôtre.Rien de tel que de demander aux autres d’y répondre à notre place.C’est moins fatiguant, d’abord, et ça fait des références «objectives» à émailler dans nos palabres sur la question.«Etrangers à l’œil et à la plume aigtiisés, vous qui fouliez notre sol avant la crise d’identité qui nous étreint: Parlez.Dites-nous ce que nous fumes pour mieux définir ce que nous sommes.» Dans Pays et mensonges, précisons que les auteurs et grosses légumes ayant écrit en leur temps sur le Québec ne sont pas les premiers venus: Rudyard Kipling, Henry James, André Breton, Charles Dickens, Alexis de Tocqueville, Mark Twain, H.P.Lovecraft, etc.Sans compter les Sarah Bernhardt, Arthur Conan Doyle et compagnie.Bref, des gros, des honorables, mais qui passaient souvent dans nos parages en coup de vent.Alors comprendre.Quand même, grosso modo, pas très flatteur, le miroir qu’ils nous tendent, ces voyageurs d’antan égarés dans nos neiges.Du coup, on a moins envie de se mirer dans leur regard.Fol espoir: Et s’ils se trompaient?.Doute affreux: Et s’ils avaient raison?.«Au Canada, pendant longtemps, les Anglais affectèrent de mépriser ce débris de population française, qu’ils n’avaient pu achever sur place», résumait en un constat féroce Maurice Barrés en 1912.Débris, nous?Et les visiteurs du passé de nous regarder à la façon d’entomologistes disséquant une sauterelle claudiquante.C’est qu’ils nous trouvent charmants et bons enfants, mais assez mal dégrossis en somme, maintenus dans la purée de pois par le clergé: «L’Église catholique, fidèle à ses méthodes d’obscurcissement, use ici de sa toute puissante influence pour prévenir la diffusion de ce qui n 'est pas littérature édifiante», note en 1944 André Breton, décidément choqué par l’ignorance institutionnalisée qui fleurit chez nous.«Les Canadiens-Français sont les humbles esclaves de leur clergé et de leur congrégation, écrit Pierre de Coubertin cinquante ans plus tôt.Leur littérature est en enfance, leur presse est incolore.» Dur! N’en jetez plus! Quant à Alexis de Tocqueville, après avoir entendu en 1831 une plaidoirie sans envol au Palais de justice de Québec, il affirme n’avoir jamais été plus convaincu en sortant de là que le plus grand et le plus irrémédiable malheur pour un peuple, c’est d’être conquis.Voilà qui nous fait une belle jambe.Oh! Oh!, me dis-je, le passé c’est bien terrible, et l’œil posé sur lui par «l’autre» plus cruel encore.Rendez-nous les tourments existentiels du présent qui constituent du moins un aimable passe-temps à tricoter, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, à travers nos affres constitutionnelles chroniques.Refermant cet ouvrage au miroir troublant, j’ai remis résolument le pied dans l’aujourd’hui de la quête du «soi».Patauger en pleine marmite ethnique des composantes multiples, glisser sur la peau de banane de la rectitude politique qui tire à bout portant sur les deux peuples fondateurs, aboutir sur le divan du psychanalyste en crise profonde d’identité collective: tout plutôt que de bêler comme avant.Non mais! otrem blay@ledevoir.corn MUSIQUE Pouchkine mis en musique Radio-Canada présentait le 10 avril, à L’Opéra du samedi, La Dame de pique de Tchaikovski, œuvre inspirée d’Alexandre Pouchkine.La distribution du Metropolitan Opera incluait le baryton russe Dmitri Hvorotovsky, qui sera à Montréal pour la première fois la semaine prochaine.Il se produit mercredi au Monument-National, accompagné du pianiste Mikhaïl Arkadiev.Ce récital comprend, en première canadienne, Pétersbourg, un poème vocal (Georgii Sviridov).Hvorotovsky chantera aussi les Kindertotenlieder, de G.Mahler, et quatre poèmes de Pouchkine mis en musique par Glinka.CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Le romantisme d’Alexandre Pouchkine (1799-1837), dont on célèbre cette année le bicentenaire de la naissance, ne fait pas de doute.Il sait décrire le tourment de l’amour, les doutes qu’il suscite.Même si, le plus souvent chez Pouchkine, amour rime avec souffrance, une mélancolie propre aux nuits automnales s’y insinue.On retrouve aussi des textes de quasi-idolâtrie envers la femme séduisante, aimée ou imaginée.Maintes fois contrariée, la passion risque d’engendrer des amours impossibles.Dans Les Tziganes, l’amoureux trompé assassine son rival.Il est chassé, sans bien comprendre qu’amour et contraintes ne vont pas de pair chez les Tziganes.Ironiquement, Pouchkine mourra à 37 ans des suites d’un duel, lui qui avait voulu faire taire les rumeurs sur les liaisons présumées de sa séduisante femme, Natalia Gontcharova.Amour, cynisme et duperie se conjuguent encore chez Pouchkine.Ainsi, dans La Dame de pique, l’officier Hermann est à ce point calculateur qu’il feint de s’intéresser à Lisa pour mieux tenir l’accès à la comtesse et au secret sur les cartes.Tchaikovski a voulu corriger les traits les plus odieux d’Hermann, le transformant en amant du jeu autant que de Lisa.Pouchkine s’était pourtant évertué à nous présenter un «héros» sans états d’âme, nous tenant en suspens avant de rendre Hermann fou.Tchaikovski a choisi, lui, une fin par suicide.Pouchkine ne se cantonne pas aux seuls flirts et mondanités dont son époque regorge.Dans Boris Go-dounov, par exemple, les remords prennent l’avant-scène; le tsar avoue avoir rêvé, treize ans durant, d’enfant assassiné — on le soupçonne d’avoir tué un héritier, Dmitri, dont un imposteur (Gritchka) veut usurper l’identité.Pouchkine, qui se dit «exilé volontaire» du fait de deux bannissements décrétés par le tsar, n’a jamais voilé son intérêt pour l’histoire de Pougatchov, cosaque rebelle sous le règne de Catherine II; il publiera cette Histoire de Pougatchov en 1833.La faveur du public L’important est de noter que des dix opéras que nous a donnés Tchaikovski, ce sont les deux titres inspirés d’œuvres de Pouchkine qui ont la faveur du public: La Dame de pique et Eugène Onéguine.Ce dernier livret était au départ un roman en vers, considéré comme l’assise des lettres modernes en Russie.Qualité d’écriture de l’écrivain, excellence de l’orchestration et de la mélodie, qui dit mieux?Pouchkine a à peine vingt ans lorsqu’il publie son Rouslan et Ludmilla dont Glinka tirera un opéra-féerie en 1842.On connaît aussi le retentissement de Boris Godounov, opéra de Moussorgski qui puise dans une pièce que Pouchkine faisait paraître l’année même où éclatait la révolte, durement réprimée, Pouchkine ne se cantonne pas aux seuls flirts et mondanités dont son époque regorge des décembristes, en 1825; il y eut 161 inculpés, dont cinq furent pendus.Boris Godounov mettra tout de même du temps à connaître sa première londonienne, en 1931; l’opéra tiendra souvent l’affiche au Covent Garden par la suite.Deux des succès d’opéra de Rimski-Korsakov ont aussi leur source chez Pouchkine: Le Tsar Saltan et Le Coq d'or que Pouchkine aurait sans doute jugé par moments dévié de son intention originelle.Ce qui s’applique aussi, toutes proportions gardées, aux œuvres cinématographiques misant sur le talent de Pouchkine tout en prenant des libertés avec le message propre à ce Russe qui, adolescent, condamnait le servage — aboli seulement en 1861 — et qui sut pourfendre le côté infatué de la caste qui dominait Saint-Pétersbourg.Lundi dernier, le musicologue Richard Turp traitait à la chapelle historique du Bon-Pasteur du lien entre Pouchkine et l’art vocal.Il y insista sur l’impossibilité de goûter Pouchkine autrement que dans la langue d’origine, ce qui fait passablement d’exclus! Mais Richard Turp rejoint par moments les craintes d’un Georges Haldas sur l’incapacité des Européens et des Occidentaux à bien saisir l’essence de la langue russe, celle de Pouchkine leur apparaissant, dans certains passages, triviale — des tra- ductions parues en France ont même omis des détails que l’on jugeait sans portée véritable.On doit à Georges Haldas une anthologie en 12 volumes: De Pouchkine à Gorki, parue en 1966 aux éditions Rencontre (Lausanne).Il y est mentionné qu’Eugène Onéguine est comme «un diamant reflétant les mille aspects de la vie russe», ce qui expliquerait sa pérennité.On y voit à l’œuvre des Russes qui acceptent leurs ambiguïtés, voire leur dualité, qui oscillent fréquemment entre ambitions, froids calculs et attitudes serviles.Haldas souligne que Pouchkine, polyglotte curieux d’économie et de culture, a commis un essai sur Mozart et Salieri.Tout au long de la sélection d’airs qu’il nous présenta lundi dernier, Richard Turp a mis à contribution sa discothèque.Son choix, comme animateur de la Société musicale André Turp (nom de son père, vedette lyrique), allait de Rêves, d’Anton Rubinstein, à César Cui, dont le Je vous ai aimé était interprété par Irina Arkhipova.Sur un disque réalisé dans l’URSS de 1943, le baryton Andréï Ivanov interprète Zéphyr de la nuit, du compositeur et disciple de Glinka, Alexandre Dargomyjski — les paroles sont de Pouchkine.Mais il y eut aussi, dans le florilège de mélodies remontant aux écrits de Pouchkine, les quatre airs que composa Chostakovitch en 1937, au nombre desquels Renaissance.La moitié de cette sélection de Turp s’alimentait aux œuvres de Tchaikovski et de Rimski-Korsakov.Il y a chez Pouchkine un magnétisme qui a porté des musiciens comme Prokofiev, Shaporin, Shela-bin et Liadov à composer sur des thèmes inspirés de cet écrivain que l’on place parmi les sommités de la littérature mondiale.Et pourtant, Pouchkine — c’est là sans doute sa force — sait se faire d’une banalité désarmante.«On jouait chez Naroumov, lieutenant ata gardes à cheval»: ainsi débute La Dame de pique, où il nous sert pourtant un luxe de détails, à la Balzac, qui retiennent lecteurs et auditeurs.ARCHIVES LE DEVOIR Un des autoportraits de Pouchkine Grande première à Montréal ! L'Opéra «fantastique» de HANDEL, version concert Grâce au soutien de: ALCINA dans le rôle titre, la soprano Monique Page ainsi que les solistes: HThe British Council ORCHESTRE DE MONTREAL I o c I T h i i i a u 11 Directeur a r l i s I i q u c Hélène Fortin Paula Rockwell Renée Lapointe Hugues St-Gelais Simon Fournier Chantal Lambert dans le rôle de Morgana Ruggiero Bradamante Oronte Melisso Oberto 6 et 7 mai 1999, I9h30 Information: (514) 272-7714 Pour le même homme qu’elles aiment, l’une crée l’illusion de la beauté, l’autre doit camoufler la sienne.Centre Pierre-Péladeau Salle Pierre-Mercure Ma.t«il.feM>lau»Mnhi.MoMréil Uni» Sangalnd / BBtrrlUQAM BIII>ta:M7-M1l/Ailnlnloa:>lo-12K Stationnement Intérieur N.B.A LA CHAÎNE CULTURELLE DE RADIO-CANADA PAYSAGES LITTERAIRES propose une série de quatre émissions consacrées à une lecture croisée des œuvres de Gaston Miron et de Witold Gombrowicz.2 mai Entretien avec Gaston Miron.9 mai Portrait de Witold Gombrowicz.16 et 23 mai L’Homme rapaillé de Gaston Miron et Journal de Witold Gombrowicz.Une émission de Stéphane Lépine Dimanche à 16 h www.radio-canada.ca CHITARRA 98 : Festival international de luth et guitare à RADIO-CONCERTS.3 mai Alvaro Pierri et I Musici de Montréal, dirigé par Yuli Turovsky.Abel Carlevaro et le Santa Fe Guitar Quartet.4 mai Sergio et Odair Assad.Alieksy Vianna (2e prix du concours de la Guitar Foundation of America).6 mai David Russel.Denis Azagabic (1er prix du concours de la Guitar Foundation of America).Anim.François Davoine Réal.Geneviève Sarda Lundi, mardi et jeudi à 20 h CORDES DU FUTUR : Festival qui réunit les meilleurs quatuors à cordes canadiens et internationaux.À TOUT POUR LA MUSIQUE en direct du Musée des beaux-arts à Ottawa, Catherine Perrin rencontre des musiciens et le musicologue Marc Vigrial.Anim.Catherine Perrin Réal.Michèle Patry Mercredi à 10 h 30 À RADIO-CONCERTS, on pourra entendre le Quatuor Molinari, avec la soprano Nathalie Paulin, et le Quatuor Arditti avec la soprano Sandra Stringer.Anim.Mario Paquet Réal.André Massicotte Mercredi à 20 h
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