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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-05-06, Collections de BAnQ.

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Vol.X c N " 0 !) I $ / T O I! O X T (I 1 $ LE DEVOIR PERSPECTIVES Il vaut mieux vivre à Montréal Il y a de quoi saliver.Avec le dernier budget Harris, l’écart fiscal entre Québécois et Ontariens s’est encore creusé: il atteint huit milliards.Avec plus d’argent en poche, les Toron-tois vivent-ils mieux que les Montréalais?Rien n’est moins sûr.À moins d’être riche, mais la question ne se pose guère: quand on est riche, on vit mieux partout.Pour une famille de la classe moyenne ou pour les plus démunis, il vaut mieux vivre à Montréal.Demandez aux nouveaux sans-abri de la «révolution du bon sens».Robert D ii t r i s a c JJ ai des amis à Toronto.J’ai aussi un frère à Toronto.De bons représentants de la classe moyenne.Des couples dont les deux membres travaillent et qui ont un ou deux enfants.Depuis l’arrivée de Mike Harris et l’avènement de la «révolution du bon sens», ils paient moins d’impôts.Plusieurs milliers de dollars de moins qu’il y a quelques années.Beaucoup moins qu’au Québec.Mais ils reçoivent aussi moins de services de la part de l’Etat.Ils savent aussi qu’ils vivraient beaucoup mieux à Montréal avec les mêmes salaires.¦ Le logement à Toronto: ce n’est pas une sinécure.Les loyers sont en général au moins deux fois plus chers qu’à Montréal.On trouve bien un quatre et demi à 500 $ ou 600 $ par mois à Montréal; il sera de 1200 $ à Toronto.Rien de luxueux.Les logements sont rares et chers.On ne signe pas de bail; les propriétaires peuvent évincer leurs locataires à un mois d’avis.Pour paraphraser l’expression utilisée dans l’immobilier: c’est un marché de propriétaires.Le gouvernement Harris ne construit plus de logements sociaux, les pauvres ont du mal à se loger et le nombre de sans-abri a grimpé en flèche, tellement qu’une étude récente calculait qu’il y avait autant de sans-abri à Ottawa qu’à Montréal.Si on se lasse des propriétaires qui ont le gros bout du bâton et qu’on veuille acheter une maison, il faudra débourser environ 250 000 $ pour une demeure moyenne à Toronto, ce qu’on peut obtenir pour 150 000 $ à Montréal.Il faut dire que, dans les années 80, lesToron-tois se sont lancés dans une spirale spéculative, vendant et revendant leurs maisons.Certains propriétaires, que l’effervescence du marché faisait se sentir plus intelligents, ont fait le pactole, d’autres se ramassent avec des hypothèques de 200 000 $ sur le dos.Le parc immobilier est mal entretenu à Toronto; l’argent va au paiement de l’hypothèque, pas aux rénovations.On multiplie les logements dans les maisons, souvent d'anciennes unifamiliales; on construit même des cagibis sous les galeries, à même le sol, que des pauvres occuperont.Avec Harris, les taxes municipales ont augmenté, des hausses qui ont été refilées aux locataires, quelques centaines de dollars par année.L’été, on ne ramasse plus les ordures deux fois par semaine, une fois seulement ¦ Les garderies: il en coûte de 800 $ à 1200 $ par mois pour y envoyer son enfant.On est loin des garderies à 5 $ par jour ou même des pleins tarifs au Québec, d’environ 500 $ par mois.Le soir, la petite gardienne qui viendra chez vous vous demandera 8 $ l’heure.Les écoles publiques sont en général de bonne qualité mais, si d’aventure vous pensez envoyer votre progéniture dans une école privée, parce qu’il n’y a pas d’école francophone à proximité, par exemple, il vous en coûtera près de 12 000 $ par an.Pour fin de comparaisons, les frais de scolarité exigés par le collège Jean-de-Brébeuf de Montréal sont en deçà de 3000 $ par an.Sous le règne Harris, les frais de scolarité dans les universités ont aussi augmenté., ¦ L’assurance automobile: il n’y a pas de régime d’Etat comme au Québec pour assumer les donunages corporels.Il peut en coûter de 500 $ à 1000 $ de plus par année pour assurer son tacot.L’électricité: elle est plus chère en Ontario.Bref, toutes ces dépenses mises bout à bout, il en coûte plus cher de vivre à Toronto qu’à Montréal.Selon la fiscaliste Nathalie Joron de la firme KPMG, il en coûtait l’an dernier entre 2400 $ et 7200 $ de plus par année pour vivre dans le Grand Toronto, en calculant les économies d’impôt.Et Mme Joron ne tenait compte que du facteur immobilier.Une étude du ministère des Finances du Québec, publiée l’an dernier pour le budget, a établi des comparaisons du coût de la vie, y compris la fiscalité, à Montréal et dans différentes villes d’Amérique du Nord, dont Toronto.L’étude établissait entre 5 % et 10 % l’écart entre Montréal et Toronto, en faveur de Montréal, pour les personnes à revenus élevés.Mais pour les gens à revenus modestes, l’écart était de 23 % à 33 %, c’est-à-dire qu'une personne seule avec un revenu annuel de 15 000 $, par exemple, disposait d’un pouvoir d’achat de 33 % supérieur à celui d’un To-rontois dans la même situation.C’est considérable.Les pauvres sont plus pauvres à Toronto et la classe moyenne ne se sent pas plus riche.Jusqu’à récemment, Mike Harris traînait dans les sondages, malgré la faiblesse extrême de l’opposition.Il n’est pas sûr que les Ontariens apprécient que leur province s’américanise sur le plan social, qu’en pleine période de croissance économique les pauvres s’appauvrissent, que les riches s’enrichissent, que l’éducation et la santé pâtissent.M É T É 0 Montréal Québec Ciel variable.Ensoleillé avec Max: 27 Min: 14 passages nuageux.Max: 27 Min: 12 Détails, page H 4 INDEX Annonces.A 6 Le monde.A 7 Avis publies.B 4 1-es sports.B 6 Culture.B 7 Montréal.A 3 Économie.B 2 Mots croisés.B 4 Éditorial.A 8 Politique.A 5 Horizons.B1 Télévision.B 7 www.ledevoir.com M 0 N T 11 E A L .1- E .1 E 11 I) I li M Al 1 !> 9 !) S 7 c + T A X K SI HORIZONS La chronique de Jean Dion : Du succès dans vos études, page B1 LE MONDE Rugova refait surface à Rome, page A 6 POLITIQUE VOntario ira aux urnes le 3 juin, page A 5 Québec accuse Ottawa d’empêcher un entretien entre Bouchard et Zedillo La mission prochaine d’Equipe Québec déclenche un nouvel affrontement fédéral-provincial sur le front diplomatique MARIO CLOUTIER MANON CORNELLIER LE DEVOIR Le premier ministre Bouchard ne pourra pas rencontrer le, président du Mexique, Ernesto Zedillo, lors du voyage d’Equipe Québec à Mexico du 16 au 19 mai en raison d’une décision du gouvernement fédéral.Ottawa a en effet refusé de transmettre une demande de rencontre du Québec aux autorités mexicaines, un geste qualifié de «re- grettable», voire d’«arrogant», par la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin.A Ottawa, le premier ministre Chrétien soutient que c’est le président mexicain qui ne veut pas rencontrer Lucien Bouchard.«Le président n’a pas reçu d’autres premiers ministres des provinces.Je pense que c’est sa décision et qu’il est important de ne pas toujours | ramener] cette question que le premier ministre du Québec doit se promener à travers le monde entier.C'est pas ça qui est le rôle.» Le premier ministre Bouchard estime pour sa part qu’il est «inacceptable» que des fonctionnaires à Ottawa décident qui les élus provinciaux peuvent rencontrer à l’étranger.Il dit toutefois souhaiter que le voyage d’Equipe Québec se déroule à l’écart de cet imbroglio créé par les fonc-tiomiaires d’Ottawa.«Ils sont là pour ouvrir des portes.Le rôle d’un ambassadeur est d’ouvrir les portes pour les gens de son pays, quels qu’ils soient.» VOIR PAGE A 10: OTTAWA mm mm tÿ.-.V-:1 mSt.sas®* *•* ra v.-U I V Hf.Une maison de paille en plein cœur de Montréal! JACQUES NADEAU I.E DEVOIR ON SAIT ce qui est arrivé à la maison de paille du petit cochon.Pourtant, John Sltaw et Julia Bourbe ont décidé de braver le méchant loup et d’utiliser ce concept écologique des balles de foin pour isoler leur maison du Plateau Mont-Royal.Le foin, solidement comprimé pour résister au feu, est ensuite enduit de crépi comme recouvrement extérieur.Le gouvernement fédéral a accordé une aide financière pour ce projet-pilote qui permettrait une meilleure isolation de la maison.Des enseignants ont incité leurs élèves à ne pas se présenter P A U L E DES RIVIÈRES LE DEVOIR Les élèves de la polyvalente Louis-Joseph-Papineau ont eu congé d’école lundi: leurs enseignants les ont invités à ne pas se présenter en classe.Cette dernière trouvaille ferait partie de l’arsenal que les enseignants mettent en place pour faire avancer divers dossiers.Un billet signé «Des enseignants», remis aux élèves vendredi et destiné aux parents, invitait ces derniers à garder leurs enfants à la maison lundi, soit le 3 mai.Informée de cette initiative, la direction de la polyvalente a aussitôt remis une lettre aux mêmes élèves, destinée aux mêmes parents et informant ces derniers que, oui, il y aurait classe lundi.Les adolescents ont apparemment préféré la première lettre puisque sur 1000 élèves, seulement 22 se sont présentés à l’établissement, situé dans le quartier Saint-Michel à Montréal.Et ceux qui se sont présentés à l’école se VOIR PAGE A 10: ENSEIGNANTS Hydro s’entend avec ses ingénieurs GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Les négociations avaient repris hier, en soirée, le conciliateur appelant Hydro-Québec et les représentants des 16 000 employés en grève à se rasseoir.Il était permis de déduire de cet appel que le conciliateur veut présenter aux employés en arrêt de travail les paramètres des propositions soumises un peu plus tôt par Hydro à ses ingénieurs.Le bureau du premier ministre aurait également fait des pressions en ce sens, croit-on, devant la pervosité émanant des marchés d’exportation d’Hydro aux Etats-Unis.Cet appel au retour à la table coïncide donc avec la conclusion d’une entente de principe entre Hydro et les représentants syndicaux de ses quelque 1300 ingénieurs.Une entente qui prévoit des augmentations salariales conformes aux 5 % sur trois ans proposés par le gouvernement québécois aux employés de la fonction publique.L’entente renferme également un régime d’intéressement VOIR PAGE A 10: INGÉNIEURS Est-ce la fin du Royaume-Uni ?Avec 1’élection, aujourd’hui, des premiers Parlements écossais et gallois, les Britanniques se demandent si leur pays n’est pas au bord de l’éclatement CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DU DEVOIR EN ECOSSE f Dernier de trois articles Edimbourg — A l’entrée de son appartement d’Edimbourg, Bernard Crick a accroché une plaque d’immatriculation québécoise, souvenir de l’année 1955 où il av;|it enseigné à l’université McGill.À 70 ans, ce politologue, auteur d’une biographie de George Orwell, fait partie de ces Londoniens qui on,t choisi de prendre leur retraite en Ecosse.Une retraite qui se passe à achever un livre sur les nations du Royaume-Uni, parmi lesquelles les Ecossais ont depuis longtemps conquis le cœur et la tête de cet universitaire pince-sans-rire.«Qu’est-ce qu’un Britannique?», de-mande-t-il, un sourire au coin des lèvres.Voilà la question qu’aura posée, dit-il, cette campagne électorale, qui s’achèvera par l’élection, aujourd’hui, du premier Parlement écossais en 300 ans.Certes, le Parlement d’avant 1707 n’était qu’un club de seigneurs et d’aristocrates aux ordres du roi.N’empêche qu’en retrouvant leur assemblée, les Ecossais ont forcé les Britanniques à s’interroger pour la première fois sur leur identité, explique l'universitaire qui milite au sein du Parti travailliste.Confrontés aux nationalismes écossais et gallois (beaucoup plus modéré) ainsi qu’au retour de l’autonomie et de la démocratie en Irlande du Nord, les médias britanniques n’hésitent pas à parler d’un pays en crise.«D'ici peu, les mots “Royaume-Uni” paraitront peut-être aussi anachroniques que ceux d’“Union soviétique", tout en laissant un souvenir sûrement moins désagréable», concluait, dans le New York Times, le pourtant très modéré journaliste écossais Andrew Sullivan, aux Etats-Unis depuis 15 ans.Bernard Crick est moins alarmiste.Il est plutôt convaincu que la Grande-Bretagne devra tôt ou tard se tourner vers le fédéralisme.«La Grande-Bretagne est depuis longtemps un État multinational», dit-il.Intégrés au Royaume-Uni en 1707, les Ecossais n’ont jamais douté de leur identité.Les programmes politiques britanniques les plus conservateurs parlent sans détour de la nation écossaise comme d'une réalité qui existait avant l’Union et qui pourrait bien lui survivre, explique Crick.Le caricaturiste du Scotsman, un quotidien d’Edimbourg, ne disait pas autre chose dans l’édition d’hier.Il dessinait un homme de Cro-Magnon portant le kilt et se transformant successivement en parlementaire britannique, en ouvrier du XIX' siècle, en militant socialiste et en victime de Margaret Thatcher pour retrouver enfin les traits de son ancêtre.Mais, cette fois, avec un badge travailliste, un téléphone cellulaire et un drapeau écossais à la main.«Pour Margaret Thatcher, le fédéralisme était un mot obscène \ “a fword”], dit Bernard Crick.Mais, qu'on le veuille ou non, la Grande-Bretagne se dirige vers une forme ou une autre de fédéralisme.A moins que Londres ne commette de très graves erreurs, je ne crois pas que l'Écosse devienne un jour indépendante.» Bon nombre d’Ecossais et d’Anglais ne sont pas de cet avis.Pour VOIR PAGE A 10: ROYAUME-UNI 778313000672 Pour bien vous servir, même en période de conflit En raison du conflit de travail en cours, nous avons pris les mesures nécessaires pour assurer le maintien de nos services essentiels.Jusqu'à ce que la situation revienne à la normale, nous mettrons tout en oeuvre afin de poursuivre la relève habituelle de nos compteurs.Il est toutefois possible que votre consommation fasse l'objet d'une estimation.Rassurez-vous.Le cas échéant, le montant de votre facture sera rajusté dès que possible.Durant ce conflit, nous vous conseillons de payer votre facture au comptoir ou au guichet de votre institution financière plutôt que par la poste.Cette simple mesure évitera un retard dans l'encaissement de votre paiement et l'application de frais d'administration.Soyez assurés que nous déployons tous les efforts possibles pour préserver la qualité de nos services.Nous nous excusons des inconvénients que cette situation peut vous causer et vous remercions de votre compréhension.Les Services à la clientèle d'Hydro-Québec Hydro < Québec L K I) E V 0 I K .I, E .1 E I' I) I (> M A I I !) !l il LE DEVOIR MONTREAL Technodôme La Ville de Montréal s’implique directement KJATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Là Ville de Montréal s’implique directement dans le projet du parc d’amusement Technodôme, alors qu’une première rencontre entre la Société du port de Montréal; Heathmount A.E, Corporation et là Société générale de financement aura lieu ce matin.C’est le conseiller municipal Sau-lie Zajdel, responsable politique du dossier au comité exécutif, qui participera à ce face-à-face qui, il l’espère, mènera à l’établissement du Technodôme d’ici 2002.Ce vaste projet de 900 millions devait à l’origine voir le jour à Toronto.Après près d’un an de négociations, la célèbre famille Reichmann, qui dirige Heathmount A.E.Corporation, a tiré un trait sur cette option pour se diriger vers Montréal.Le site convoité de 1,8 million de pieds carrés est la propriété de la Société du port de Montréal.«J’espère avoir une annonce officielle à faire d'ici les prochaines semaines», a souligné hier M.Zajdel à la sortie de la réunion hebdomadaire du comité exécutif.Au Port de Montréal, on se montre plus prudent.On insiste pour dire que, même si le dossier sera traité avec diligence, aucune décision ne saurait être prise avant la fin de l’été.Des études doivent être faites quant aux changements qu’impliquerait l’utilisation du quai Bic-kerdike par le Technodôme.Mais l’enthousiasme de la Ville de Montréal est visible.On se dit même prêt, du moins en principe, à investir dans les infrastructures pour accommoder les promoteurs.M.Zajdel a d’ailleurs organisé hier une projection du vidéo promotionnel du Technodôme pour les journalistes.Le document d’environ cinq minutes vend l’idée du complexe récréatif et sportif comme un lieu magique qui procurera de grandes sensations et offrira des attractions palpitantes comme la descente en eaux vives, l’accès à des pentes pour la planche à neige, les jeux de réalité virtuelle et des concerts.Une seule de ces expériences serait extraordinaire; imaginez quelles soient réunies sous un même toit, dit-on dans le vidéo.Le document souligne que ce projet pourrait créer plus de 10 000 emplois à Montréal et qu’il répond à un besoin puisque le marché récréatif est «presque intouché».Reste maintenant que les négociations s’enclenchent.A la mi-avril, le président-directeur général du Port, Dominique Taddeo, estimait que le terrain visé valait 60 $ le pied carré.Hier, Saulie Zajdel indiquait que la valeur se situait plutôt autour de 5 $ le pied carré.Congrès de l’Union des municipalités du Québec - | Le rapport Bédard est livré en pâture î LOUISE LEDUC LE DEVOIR I < Q! uelque 1200 délégués en provenance des quatre coins de la proyince sont attendus à compter d’aujourd’hui à Montréal au 78' congrès annuel de l’Union des muni-cip^ités du Québec.Au menu: la réforme de la fiscalité et des structures locales, avec pour base de discussion le controversé rapport de la commission Bédard proposant de raydr de la carte bon nombre de municipalités québécoises.Iïentrée de jeu, l’UMQ s’oppose à la crépon d’un nouveau palier de gouver-nenjent qui, selon elle, se traduirait inévitablement par une pression indue sur le fardeau fiscal des contribuables sani rien leur apporter en retour.«L’Ônion [des municipalités du Québec} s’est toujours montrée favorable à l’utilisation des instances supralocales que 'sont les MRC et les communautés urbaines, a rappelé Mario Laframboise, président de l’UMQ.Cependant, la possibilité soulevée par le rapport de créer une'nouvelle instance gouvernée par des gens, élus au suffrage universel avec pouvoir,de taxation relève de l'incompréhension* de la dynamique municipale et d’un manque de sensibilité déplorable à l’égard des contribuables fonciers québécois, qui sont déjà surtaxés.» C’est en effet rien de moins que la mise sur pied d’un gouvernement de plus que recommande le rapport Bédard, rendu public le 20 mars.Allant plus loin encore, il suggère que l’île de Montréal ne soit plus divisée qu’en cinq villes et que sa région métropolitaine soit limitée à 20 municipalités.Aussi à l’ordre du jour du congrès: la facture de 375 millions, toujours pas digérée, imposée aux municipalités il y a deux ans.À ce sujet, l’UMQ rejette catégoriquement la proposition.Bçdard.ç(e.transformer la note salée W if{i -Vraw^fert- d’fin certain nombre de responsabilités additionnelles aux municipalités.«Nous avons toujours insisté sur le caractère exceptionnel et temporaire de cette démarche, qui constituait une condition sine qua non à notre contribution, a poursuivi M.Laframboise.Le premier ministre [Lucien Bouchard] a accepté et il se doit de respecter sa signature.» Ces mises en garde faites, l’UMQ recevra la îpinistre dçs Affaires municipales et de la-Métropole, Louise Harel, invitée à donner une allocution demain.Histoire de ne pas être en reste, l’Union des municipalités régionales de comté et des municipalités locales du Québec (UMRCQ), qui représente 1073 municipalités situées pour la plupart en milieu rural, profite du congrès pour tenter un rapprochement avec l’UMQ.Dans un communiqué émis hier, l’UMRCQ souhaite la création d’un comité de liaison entre les deux unions municipales.«Le monde municipal serait alors plus fort pour négocier chacun des aspects du futur pacte fiscal avec le gouvernement du Québec», a indiqué Florian St-Onge, premier vice-président de l’UMRCQ.«Advenant des divergences des deux unions sur certaines discussions, nous conserverions, de part et d’autre, la liberté d’exprimer distinctement nos positions.» EN BREF / A ^ Rénovations au théâtre de Verdure (Le: Devoir) — Le théâtre de Verdure du parc Lafontaine en est à sa dernière année dans l’état actuel.Il se refera une beauté pour la saison 2000.En août commenceront des travaux de rénovation majeurs: les gradins, la scène, l’éclairage seront refaits à neuf.Le comité exécutif de Montréal a décidé hier d’y consacrer 600 (XX) $.Au cours des dernières années, le parc Lafontaine a subi une cure de rajeunissement qui sera complétée par les améliorations au théâtre de Verdure.Société Marie-Victorin L’aide transitera par l’UQAM Cet orgaisme gérera tous les équipements scientifiques montréalais Le soutien financier promis par Québec arrive avec un an de retard par l’entremise de l’UQAM KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR aide gouvernementale de 53,6 ' millions à la Ville de Montréal, prévue pendant trois ans, transitera par l’Université du Québec à Montréal (UQAM), ce qui vaut à celle-ci d’obtenir le financement nécessaire pour la mise sur pied d’une nouvelle chaire d’études.Comme l’a appris Le Devoir, cet échange de bons procédés oblige toutefois Montréal à débourser 90 000 $ afin que la chaire d’études sur les écosystèmes voie le jour.L’UQAM y versera 39 000 $, et Québec, 300 000 $, dont la grande partie provient du Fonds de développement de la métropole.En contrepartie de ce coup de pouce, l’UQAM devient le partenaire re- cherché depuis un an au sein de la Société Marie-Victorin.C’est cet organisme, créé de toute pièce, qui gérera les équipements scientifiques montréalais: Biodôme, Insectarium, Planétarium et Jardin botanique.Montréal y conserve toutefois le contrôle majoritaire.Il y a un an, Québec s’engageait à soutenir financièrement Montréal pour un total de 160,8 millions pour les années 1998,1999 et 2000.Cette aide provisoire devait permettre à Montréal de souffler, le temps que prenne forme la réforme de la fiscalité municipale, engagée à travers la commission Bédard.A l’époque, la première tranche de 53,6 millions devait servir à rééquilibrer le budget 1998 de Montréal, adopté avec un manque à gagner de 125 millions.Or Montréal n’a toujours pas reçu ce versement compte tenu des délais pour dénicher la personne morale par laquelle transigerait l’aide gouvernementale.Ce n’est que le 28 avril que le gouvernement a désigné l’UQAM par décret.L’établissement a donné son aval à l’importante transaction mardi dernier, lors d’une réunion spéciale du conseil d'administration.Formellement, la contribution gouvernementale consiste à garantir le prêt que l’UQAM contractera auprès de la Banque Royale, évitant ainsi à Québec d’alourdir son budget de fonctionnement.L’UQAM devient détentrice de 9 % des actions de la Société Marie-Victorin.Quant à la chaire d'études sur les écosystèmes, aucun projet d’aucun professeur n’en est à l’origine.Le titulaire sera nommé par le conseil d’administration à la suite d’une recommandation d’un comité de sélection auquel participera un représen- tant de la Ville de Montréal., Au cabinet de la ministre d’Etat am{ • Affaires municipales et à la Métro|X)le} ] Louise Harel, on a mentionné hier que j cette collaboration vient formaliser le£ .liens existant déjà entre Montréal fies J équipements scientifiques) et les!* conseillers scientifiques de l’UQAM.Du côté de l’Hôtel de Ville, si on se J réjouit que le dossier soit finalement rér-glé, on confirme que cette participation; î financière a été dictée par le gouvemçy ment.«Ça fait partie du “deal”.1m Ville -de Montréal y est obligée, mais ça nous(J permet de participera une œuvre pour ; l’avancement de Ihumanité», a expliqué I l’attachée de presse du maire Bourque,} Madeleine Champagne.La nouvelle chaire d’études aura ! comme mission «de répondre aux be- * soins d'information, de formation et dq ’ recherche sur la connaissance et la prb* ; tection des écosystèmes du Québec, efc • portant une attention particulière à .l'écosystème urbain».Les élèves bloquent le pont Viau %,- üt* 9 \J ** " 5 » * } • V VJ- * V JACQUES GRENIER LE DEVOIR j PRES DE 1000 ELEVES d’écoles secondaires de la Commission scolaire de Laval ont bloqué le pont Viau reliant Laval à Montréal hier, ! pendant trois heures et demie, pour protester contre l’annulation d'un certain nombre d'activités parascolaires (soirée des finissants, spectacle de jazz, pièce de théâtre).Les enseignants ont décidé de boycotter certaines activités pour faire pression sur le gouvernement dans le dossier de l’équité salariai ; le.C’était la deuxième journée que les étudiants bloquaient un pont.La veille, ils avaient jeté leur dévolu sur le pont Lachapelle.Pour s’assurer «que : les étudiants sont en classe demain [jeudi]», le directeur des services complémentaires de la Commission scolaire de Laval, Pierre Gingras, a rencon\.tré hier les représentants étudiants, qui revenaient de quatre écoles mais surtout de l’école Mont de Lasalle.La police de Laval n a relevé aucun inci{j dent fâcheux, si ce n’est que le pont a été bloqué dans les deux directions entre 10h30 et 13h45.Soirée-conFerence de l’Association des psychothérapeutes psychanalytiques du Québec La vie Fantasmatique des enFants Avec Dr.Pierre Drapeau Pédopsychiatre et psychanalyste Le vendredi 7 mai 1999 à 19h30 à l’amphithéâtre Rousselot du CHUM Campus Notre-Dame 1560, rue Sherbrooke Est, Montréal Pour informations: Suzanne Tremblay: (514) 286-1578 Frais d’inscription: 20,00 $ 10,00 $ (étudiants) Pauline SAMSON La psuchomotricité par le jeu au préscolaire L’action, le jeu.le succès.128 pages 14,50$ mmmi'BM EHTTjg™ TRILOGIE URBAINE Lancement le jeudi 6 mai 1999 A 17h.Lecture à 18h Défiances poétiques N Piercing Déviances poétiques Venir après Larry Tremblay kécii Cynthia Girard CONTES ET POÈMES Joseph Jean Rolland Dubé RM II Petra Mueller PHOTOGRAPHIES 72 pages, lient 11 photographie n bichromie, ISBN : 2-922135-06-3 Anne-Marie Zeppetelli PHOTOGRAPHIES 64 pages, dont 14 photographies en bichromie, ISBN : 2-922135-05-5 Suzan Vachon IMAGES 76 pages, dont 11 photographie en bichromie, ISBN : 2-922135-04-7 Enfants DeslongchqWîps Vêtements pour enfants O-18 ans Vêtements de maternité chacun collection D a z î b a o PHOTOGRAPHES editions s de mater 1007, RUF.Laurikr OlksT, OlITR Tél.: 2748442 LSI Dazibao, centre de photographies actuelles • 4001, rue Berri, espace 202, Montreal (metro Sherbrooke) (514) 845 0063 -A 4 1.K I) E V 0 I H .L E .1 E U I) I /.’’ 'c^ifeiBvAWi « t'PHTARiO / o » C»*Tft\04>AftLE5 Pu au;grc - /I < A / /.K $o96€T i.'oivrAR«o T»£ WtJ I Pu tfoégCC (>- REPRISE DU 15 MARS 1099 LETT -4- R E S :-:q.-< iri Le retour de l’ONU 1 y a loin de la coupe aux lèvres.L’espoir que suscite l’accord au sein du G8 sur le principe d’une force militaire internationale au Kosovo, sous l’égide des Nations unies, apparaît bien faible lorsque l’on voit l’acharnement avec lequel les forces militaires serbes et celles de l’OTAN poursuivent leurs ac-u__===j tions respectives sur le terrain.La répression contre les Kosovars s’accentue tandis que les frappes aériennes de l’OTAN gagnent en intensité.Mais il y a, enfin!, cette lueur que de part et d’autre on se garde bjen d’étouffer, conscient que l’on est, au 43' jour de ce conflit, que la solution diplomatique s’impose.-Cet accord, bien que très incomplet, est une avancée importante car il lève deux obstacles majeurs à la recherche d’une solution politique.Tous reconnaissent maintenant que la Russie est un partenaire incontournable à d’éventuels pourparlers de paix, rôle que ce pays, est visiblement disposé à jouer désormais pleinement.Également, tous admettent que la mise en œuvre de toute solution diplomatique passera, au moins en partie, par les Nations unies.Le ballet diplomatique auquel le Russe Viktor Tchernomyrdine et le secrétaire général de l’ONU, Kofi Anan, se sont livrés ces derniers jours les inscrit au cœur du débat.Les pays de l’OTAN qui avaient au point de départ exclu la Russie et les Nations unies, convaincus qu’ils étaient de la supériorité des armes sur la diplomatie, doivent convenir que la victoire totale est hors de portée.Aller au bout de ^solution militaire signifie des pertes de vie considérables chez les civils serbes, et surtout chez les Kosovars dont le régime Milosevic se sert comme bouclier; cela veut aussi dire l’envoi de troupes terrestres, ce à qyoi l’opinion publique, particulièrement aux États-Unis, n’est pas prête.Le gouvernement serbe, tout près soit-il d’un effondrement militaire comme on le prétend à Bruxelles, le sait et s’en servira dans une éventuelle négociation.Le temps est son allié.On est encore loin de la fin des frappes.Iœs pays de l’OTAN n’acceptent pas encore que les Nations unies dirigent sans eux une future force internationale chargée de faire respecter un règlement de paix.Ils esti-fpent devoir y jouer un rôle prépondérant.Ils devront cependant admettre que seul le drapeau de l’ONU est unificateur.La Russie en est pour sa part convaincue et, avec elle, il faut le reconnaître car elle a, et le déroulement du conflit jusqu’ici l’a démontré, une meilleure connaissance de la politique serbe que le monde occidental qui saura accepter son argument si, en contrepartie, elle persuade la Serbie de se rendre aux exigences de l’OTAN.btlescolea uxCàtlede voir, eu Bernard Descôteaux a ?4 Des difficultés dans les bibliothèques Avant que ne soient jetées les fondations de la Grande Bibliothèque du Québec, nous nous permettons, à titre de chercheurs indépendants, d’attirer l’attention sur des difficultés que nous rencontrons dans la fréquentation actuelle des bibliothèques.A la Bibliothèque Centrale de Montréal, qui fera bientôt partie du patrimoine de la Grande Bibliothèque, les chercheurs qui doivent fréquemment se référer aux livres anciens (ex.: Magasin 2) se voient obligés, depuis mai 1998, de verser un dollar pour chacun des livres, et ce, même pour les volumes en consultation.La consultation a toujours été gratuite et nous croyons qu'elle doit le rester.De plus, le Magasin 2, situé rue Iberville, à l’extérieur de la Centrale, entraîne des délais de consultation préjudiciables.Par ailleurs, le fonds Saint-Sulpice n’est pas accessible sur ordinateur.Pour consulter le fichier archaïque, il faut se rendre sur place sans pouvoir profiter des supports informatiques courants qui permettent les croisements de l’information.Nous espérons que la nouvelle Grande Bibliothèque fera disparaître ces difficultés et offrira des heures d’ouverture plus longues que celles récemment écourtées à la Bibliothèque Centrale.Marguerite Chagnon Secrétaire, Centre de recherches sur l’atelier de L’Arche, 1900-1925 Montréal, mai 1999 Uurgence de la laïcisation Le rapport Proulx sur la confessionnalité à l’école sonne l’alarme en posant le problème d’une société qui n’a pas encore compris les bienfaits de la laïcisation.Les tenants de la confessionnalité à l’école ont voulu faire croire à la population que la laïcité amène une société sans religion.Aucunement! La société laïque permet plutôt l’expression de toutes les confessions sans en favoriser aucune.L’exemple américain est patent Malgré le caractère laïque de la société américaine, il n’y a pas de peuple plus religieux.La laïcisation doit apporter une nouvelle mentalité qui consacrera l’égalité de droits pour tous, ce qui n’est pas du tout évident présentement quand les catholiques et protestants jouissent de privilèges.Les minorités religieuses n’ont pas ces privilèges.Cette égalité en droits doit favoriser le développement des forces et talents de chaque individu, homme, femme, Blanc, Noir, catholique, non-catholique, etc.Cette conception de Légalité entre tous suppose que la valeur des individus n’est pas vue en fonction de leur religion ou de leur race, mais bien en fonction de leur dignité humaine propre.Je crois que le Québec n’a aucun avenir sans lâïcité Il faut voir le comportement agressant des défenseurs de l’école confessionnelle pour comprendre comment une mentalité de privilèges peut nuire à cette conception de l’égalité pour tous, catholiques comme non-catholiques.Car l’école confessionnelle divise et catégorise, alors que nos enfants ont besoin de valeurs et de projets communs où ils apprendront à partager des idéaux constructifs pour la société., Non, la laïcisation n’est pas une nouvelle religion! Elle est un outil pour se dépasser.Michel Gaudette Trois-Rivières, 21 avril 1999 Les avions la nuit L’avion qui décolle, avec ou sans la permission des responsables, le matin du 26 avril 1999, dès 6h36, réveille-t-il les résidants de Dorval qu’il survole?Ces résidants peuvent-ils se rendormir sans mot dire ou sans maudire tous les responsables irrespectueux et insoucieux?Le gouvernement et ses gouvernants se cachent- ils derrière l’ADM, une des agences occultes, comme d’ailleurs la Fondation des bourses du millénaire, pour faire les sales tâches et qui peut vous envoyer promener sans vergogne?Les responsables des poursuites (GRC) ou des mises en accusation, de ceux qui permettent des infractions aux règlements concernant le trafic aérien dans les aéroports, n’attendent peut-être que des plaintes formelles pour commencer à agir.Le règlement ne spécifie-t-il plus qu’aucun avion ne doit atterrir ni s’envoler entre 23h et 7h le lendemain?Roger Thinel Dollard-des-Ormeaux, 26 avril 1999 Des opérations comptables Je suis une femme dans la trentaine et je brûle d’envie d’émettre mon opinion sur le récent dépôt du rapport intitulé Pacte 2000.Au cours des dernières années, on a allègrement démantelé le réseau de la santé en oubliant totalement le principal intéressé, le patient.Résultat: on est aujourd’hui en train de tout reconstruire, ou presque., .A mon avis, il ne s’agissait là que d’une opération comptable, rien de plus.Après un tel succès, on se propose maintenant de démanteler le monde municipal sans penser au contribuable.On s’apprête à passer à la création d’un nouveau palier de gouvernement, à l’imposition de nouvelles taxes, à une fusion «mur à mur» sans tenir compte du sentiment d’appartenance et de la proximité du citoyen du processus déçisionnel.A mon avis, il s’agit là, encore une fois, d’une autre opération comptable, rien de plus.Et le citoyen, le contribuable, à quoi doit-il s’attendre cette fois?Ce rapport se veut une réflexion très théorique et très technocrate, et je n’y vois personnellement rien de bien positif pour le contribuable et le citoyen qui, une fois de plus, devra se laisser mener là où il ne tient pas nécessairement à aller.Dominique Blanchard Longueuil, 26 avril 1999 La folie des grandeurs À la lecture et à l’écoute des informations traitées et rapportées par les médias sur le rapport Bédard, il m’apparaît que les partisans du gigantisme structurel ont le vent dans les voiles.Small is beautiful est honni au profit du Bigger is better.Les porte-parole de cette nouvelle mode ne nous proposent pas de payer moins de taxes ou d avoir moins d’élus, ils tentent plutôt de nous vendre de nouvelles structures plus lourdes et plus loin du citoyen.Nul n’a besoin d’une profonde analyse pour connaître l’impact de mégastructures: plus de taxes, services dépersonnalisés et bureaucratie plus lente à faire bouger.Le gouvernement provincial veut se donner belle image en gelant, et peut-être un jour en réduisant nos impôts, mais au bout du compte, ma facture ne sera pas allégée et j’aurai perdu une partie importante de mon influence de citoyenne sur les élus locaux, qui seront en voie de disparition ou peut-être plus éloignés de la réalité quotidienne.Suzanne Leclerc Sainte-Anne-des-Plaines, 23 avril 1999 Combats extrêmes sur glace Je comprends mal qu’il faille obtenir un permis gouvernemental pour tenir des combats extrêmes sur les réserves ou ailleurs! On peut si facilement en voir, lors des parties de hockey qu’on présente au Centre Molson par exemple, devant 20 000 spectateurs.Ils sont même télévisés pour qu’un plus grand nombre de personnes puissent les voir.Ces combats féroces et ensanglantés sont-ils permis parce qu’ils se tiennent sur la glace?Quand on voit deux adultes se tabasser comme des voyous jusqu’au sang, est-ce plus instructif et formateur pour la jeunesse, qu’on voudrait moins violente, parce que ce sont des millionnaires hoc- urA.keyeurs qui se donnent en spectacle et qui vont même se mettre jusqu’à trois pour «régler le sort d’un adversaire»?_ '¦> Les policiers n’hésiteraient pas à arrêter et a conduire en prison des hommes (ou des femmes!) qui se battraient aussi férocement dans n’importe quelle place publique ou dans n’impor-i te quelle ruelle! -lu Je trouve bien triste de voir que notre sport, dit national, soit rndu aussi bas, et je regrette moins de voir que les Américains soient en train de s& l’accaparer.'pii Bernard Lebel ¦ u Rimouski, mai 1999 uol Les joyeux naufragés montréalais I Le Devoir des samedi 1" et dimanche 2 mai 1999 publiait un cahier intitulé «Montréal, une île à découvrir».Nous aimerions ici reprendre un aspect central non discuté dans ce dossier le sentiment dlléi-té des Montréalais.Tous reconnaîtront que Montréal est une île et ce, même si les nombreux ponts et navettes, identifiés par Réginal Harvey dans son article «Une île urbaine baignée de verdure», reliant l'île de Montréal aux villes avoisinantes, lui donnent plutôt une allure de presqu’île.Cependant, si l’on reconnaît à Montréal le titre d’île sur la seule base de la géographie physique, force nous est de constater que l’Amérique doit recevoir le même titre.Ainsi, voilà donc que disparaît le traditionnel duo île-continent.Parions cependant que si quelqu’un vous avait offert un séjour sur une île, vous n’auriez pas pensé au fait que celui-ci puisse se dérouler à Anjou ou à Westmount.L’île, dans l’imaginaire, n’est-elle pas le plus souvent associée au sud ou au calme plat, comme dans l’expression «île déserte»?Quels lieux éveillent le sentiment d’îléité des Montréalais?Les Montréalais ressentent-ils davantage leur insularité au cœur du Montréal souterrain ou à l’intersection des rues Sherbrooke et Saint-Denis?Plus généralement, y a-t-il des gens éprouvant un sentiment d’îléité sur cette île?Martin Bouchard Étudiant à la maîtrise en géographie Notre-Dame-de-l’île-Perrot, 2 mai 1999 Une guerre «éthique» ?Pourquoi le gouvernement canadien applaudit-il la déclaration du président tchèque, Vaclav Havel, selon lequel la guerre menée par l’OTAN au nom des «droits humains» est éthique, alors qu’on recense dans son propre pays quelque 250 000 réfugiés gitans (gypsies), appauvris, victimes de discrimination et de racisme, et à qui le gouvernement tchèque refrise le droit à la citoyenneté?Y aura-t-il des élus au Parlement canadien pour soulever cette question, ou dorment-ils sur cette curieuse unanimité qui les anime tous et toutes en temps de guerre?Bref: nul ne pourrait douter que si on suivait la logique guerrière et pathétique de l’OTAN, il faudrait plutôt envoyer à la tête du gouvernement tchèque des bombes provenant de nos F-18 canadiens.Benoit Foisy Montréal, mai 1999 T La nature répondra aux attaques Le monde n’a pas été créé pour une société industrielle polluante et destructrice.C’est de cela qu’il s’agit.Depuis deux siècles, les hommes ont fait fausse route et vont le payer cher.La nature répondra à ces attaques par des moyens simples mais terrifiants tels que des ouragans, des tempêtes gigantesques et des pluies diluviennes.Comme cela s’est déjà produit au temps du Déluge.Tout sera emporté une fois de plus et tout recommencera.C’est l’éternel retour.Raymond Lévesque Longueuil, 27 avril 1999 i LE DEVOIR.L E JEUDI (i MAI 1 9 !) 9 IHU a a L’école catholique face aux immigrants juifs du début du siècle Rien de plus qu’une tolérance légale PIERRE AN CTI L Directeur général de la Fondation Miriam et auteur de Tur Malka -Flâneries sur les cimes de l’histoire juive montréalaise, Éditions du Septentrion, 1997.Loin de moi l’idée de lancer une nouvelle polémique dans un domaine d’études qui a beaucoup souffert, au cours des dernières années, de virulentes confrontations d’idées et de stériles discussions.Je m’en serais toutefois voulu de ne pas avoir réagi au texte publié par Robert Gagnon dans l’édition du 1" mai du Devoir, qui, malheureusement, par son propos, jette la confusion dans un secteur clé de l’histoire juive 1 québécoise, soit l’intégration scolaire.La binarité confessionnelle et accessoirement linguistique du réseau scolaire ; québécois réussit très bien, immédiatement après la Confédération, à intégrer les nouveaux venus jusqu’à ce qu’il s’en présente qui ne soient ni catholiques ni protestants.Comble de malheur, ces inclassables yiddishophones prennent la tête du peloton et battent à Montréal des records de progression démographique pour une tierce communauté.Le fait est déterminant car l’entente constitutionnelle de 1867 prévoyait, par l’entremise de son article 93, que l’école publique québécoise serait confessionnelle catholique ou protestante et rien d’autre.Les autorités scolaires et politiques durent donc composer avec une population de tradition mosaïque non protégée par ; les conventions juridiques alors en vigueur, à tel point qu’en 1902, un juge concluait, comme le rappelle très justement Arlette Corcos dans son ouvrage récent sur la question, que «les juifs n'ont légalement aucun droit d’accès aux écoles catholiques ou protestantes de Montréal.Tou-I te admission dans une de ces écoles est une faveur, sujette aux conditions imposées par la commission scolaire».Voilà donc en quoi la situation des juifs de Montréal n’était à nulle autre pareille sur le plan scolaire: les enfants n’étaient que tolérés légalement et leurs parents n’âvaient pas le droit de faire élire un des lours au niveau administratif.Ceci étant dit, et si l’anglais avait été pour des raisons évidentes préféré comme langue d’enseignement, pourquoi les juifs n’auraient-ils pas choisi, tant qu’à faire, autant l’école catholique que protestante?Les deux systèmes n’avaient-ils pas à leur disposition des secteurs anglophones de nature très différente, certes, mais à la limite équivalents, au premier abord, aux yeux d’immigrants récents qui ignoraient les arcanes de la bureaucratie scolaire?Or, Robert Gagnon nous le rappelle, les jiiifs bien établis signent en 1903, avec la h) JACQUES NADEAULE DEVOIR L’opposition féroce, en 1930, du haut clergé catholique à la création d’une commission scolaire juive devrait nous convaincre que les juifs n’étaient guère tolérés à cette époque, même à l’intérieur d’un réseau parallèle.bénédiction des autorités provinciales, une entente globale avec les protestants qui couvre tous les besoins de la population d’âge scolaire de confession juive.D y a cependant là beaucoup plus qu’une affaire de taxation et de partage de l’assiette fiscale, ou encore d’attrait face à la mobilité sociale plus grande promise par le système anglo-britannique.Les leaders juifs optent en réalité à cette date pour la moins pénible de deux solutions: ils se tournent du côté de la fraction de la société québécoise qui les repousse le moins.A la même époque en effet, les autorités ecclésiastiques et scolaires franco-catholiques se gardent bien, à Montréal, de négocier avec les juifs ou de leur offrir un choix raisonnable.De toute évidence, comme cela sera le cas cinquante ans plus tard avec les autres minorités religieuses chrétiennes ou avec les juifs sé-pharades de surcroît francophones, elles n’entreprennent aucune démarche sérieu- se de recrutement ou de rapprochement en vue d’obtenir leur part de la clientèle qui se profile à l’horizon.Les dirigeants de la CECM et des autres commissions scolaires catholiques de l’île de Montréal sont bien attentifs, au cours des premières décennies de ce siècle, à ne pas révéler le fond de leur pensée à ce sujet.De nombreux prêtres et notables n’ayant pas partie liée avec les milieux scolaires prennent toutefois le relais et disent tout haut ce que les premiers pensent tout bas, notamment lors du fameux procès pour diffamation intenté à Québec en 1913-14 par des plaignants juifs contre le notaire Plajmondon.A cette occasion, des enseignants du Grand Séminaire de Québec viennent répéter publiquement, et avec conviction, tous les préjugés antisémites véhiculés par une certaine presse de droite en France, notamment que le Talmud permettait aux juifs de tromper les chrétiens, de les exploiter matériellement, sinon d’utiliser leur sang à des fins sacrificielles.Une génération plus tard, nul autre que le chanoine Cyrille Labrecque écrira en 1934,, dans La Semaine religieuse de Québec: «A côté de leurs qualités très grandes, les Juifs ont ordinairement des défauts très graves, qui les rendent nuisibles dans une société chrétienne.Il faut donc parer aux inconvénients de leur présence et pour y parer, les mesures d'exception deviennent assez souvent nécessaires.» L’opposition féroce, en 1930, du haut clergé catholique à la création d’une commission scolaire juive et à l’entrée de ses représentants au Conseil de l’instruction publique devrait achever de nous convaincre rétrospectivement que les juifs n’étaient guère tolérés à cette époque, même à l’intérieur d’un réseau parallèle.Faut-il croire pour autant que les tenants de la foi protestante aient été, dans leurs institutions scolaires, plus aimables et conciliants envers les juifs?Pas vraiment.Le fait demeure cependant que les enfants juifs se trouvaient presque tous dans le giron protestant au moment crucial de l’intégration de leur communauté à la société québécoise, soit à la période de l’entre-deux-guerres.De là vient, entre autres, le fait que les immigrants juifs est-européens adopteront l’anglais comme langue maternelle à la génération suivante.Certes, l’école publique franco-catholique n’excluait pas les enfants juifs de ses rangs et ne leur refrisait pas non plus l’accès à ses classes.Cela n’était pas nécessaire.Ses dirigeants avaient croisé les bras au début du siècle au moment où une invitation aurait dû être adressée aux parents juifs, et les sinistres échos de certains antisémites notoires avaient fait le reste.Les catholiques n’avaient pas non plus consenti de grands efforts pour forcer une révision complète du système de taxation scolaire.Voilà pourquoi, au début des années 30, les écoles catholiques de Montréal étaient fréquentées presque exclusivement par des catholiques alors que les institutions protestantes correspondantes comptaient 30 % de juifs.Contrairement à Robert Gagnon, je ne crois pas que les archives de la seule CECM suffisent à éclairer notre lanterne pour ce qui a trait à l’accueil que les juifs ont reçu à l’école catholique montréalaise.La question juive avait été jugée, à l’époque, comme portant beaucoup trop à conséquence pour être laissée entre les mains des seules administrations scolaires.Seule une étude exhaustive du contexte social québécois pourrait nous faire avancer dans ce sens, qui inclurait les perceptions développées par les juifs eux-mêmes face à un réseau scolaire biconfessionnel et les tentatives réussies de leur part pour fonder des maisons d’enseignement privées.Pour y arriver, il faudra aussi cesser de défendre des points de vue institutionnels exclusifs qui obstruent un horizon très vaste déjà difficile à embrasser du regard.La saga des œufs -r)r hsè ou Merci, Daniel Pinard! Mais.Évidemment qu'il faut bien mourir de quelque chose, mais il y a une grosse différence entre avoir un infarctus à 40 ans et en subir un à 80 ans M ANDRÉ LAPIERRE Médecin et cardiologue à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont erci à Daniel Pinard d’avoir soulevé ce débat sur l’alimentation.De façon un peu cavalière mais, au moins, la charge réussira peut-être à intéresser plus de gens au domaine vaste et complexe de l’alimentation.Ce qui m’étonne cependant, c’est lors- qu’on affirme qu’il faut bien mourir de quelque chose et que cette campagne contre les maladies cardiovasculaires (MCV) serait un peu superflue puisqu’elles seraient à la baisse.C’est vrai pour le taux de mortalité, grâce à l’amélioration des habitudes (surtout dans le cas du tabac) et des soins.On peut en effet faire un infarctus à 40 ans et mourir d’une pneumonie à 80 ans.Mais le nombre de ceux qui présentent un premier infarctus et de l’angine est à la hausse.Et le Québécois en meurt encore dix fois plus souvent que le paysan chinois.50 % des patients hospitalisés en cardio ont moins de 70 ans.Au Québec, 33 % des hommes et 20 % des femmes meurent avant 65 ans, surtout de MCV.11 y a une grosse différence entre avoir un infarctus à 40 ans ou en subir un à 80 ans en matière de répercussions émotionnelles, socioéconomiques et politiques.70 % des victimes d’un infarctus vont y survivre plus d’un an et devront subir pontage, dilatation, médication et réhospitalisation pour une foule de complications cardiovasculaires jusqu’à la fin de leurs jours.Ce qui me surprend encore plus, c’est qu’on dise que le cholestérol est un mythe.Pourtant, depuis 1994, cinq grandes études ont clairement montré que les médicaments hypocholestérolémiants réduisent le risque d'accident cardiovasculaire de 24 à 55 % et la mortalité totale jusqu’à 30 %.Et si on les combine avec une diète végétarienne faible en mauvais gras, on peut complètement éliminer ce risque et la mortalité durant les 11 premières années d’une étude présentement en cours.Cela dit, je suis tout à fait d’accord sur le fond de l’intervention, à savoir qu’il faut remplacer les mauvais gras saturés et tnuissaturés par les bons gras monosaturés et poly-insaturés (linoléique et alpha-linoléique dans un rapport de trois à six pour un) en quantité modérée et remplacer / t ARCHIVES LE DEVOIR Si l’œuf cause des problèmes à tant de gens, ce n’est pas seulement a cause de son contenu en cholestérol mais aussi à cause de sa richesse excessive en méthionine.les sucres à indice glycémique élevé par ceux à faible indice.Ce qui, avec un peu d’exercice, serait suffisant pour normaliser le tour de taille des quelque 50 % de la population (jusqu’à 70 % chez les plus de 50 ans) qui présentent une obésité abdominale et pour prévenir 90 % des cas de diabète, 52 % des cas de cholélithiase, 37 % des maladies coronariennes, 32 % des cancers, 20 % des cas d’hypertension et 23 % de la mortalité totale qui en découle.Lorsque l’hypercholestérolémie est due au surpoids, la perte de poids est de loin plus efficace pour normaliser ce ratio que la diminution du cholestérol alimentaire.Mais tout autant qu’il y a de bons et de mauvais gras et glucides, il y a aussi de mauvaises sources de protéines.Pour différentes raisons.Ce qui nous ramène à l’œuf, point de départ de toute cette polémique.Si l’œuf et les autres sources de protéines animales causent des problèmes à tant de gens, ce n’est pas seulement en raison de leur contenu en cholestérol, gras saturés, gras transsaturés et oxydants et de leur pauvreté en fibres et anti-oxy- dants, mais aussi, possiblement (ça reste à prouver), à cause de leur richesse excessive en méthionine, un des neuf acides aminés essentiels qu’il faut aller chercher dans l’alimentation.Ainsi, le blanc d’œuf en contient deux fois plus que le tofù.Si bien qu’en Amérique, nous en consommons deux fois la quantité nécessaire.Métabolisée en homocystéine, elle peut être retransformée en méthionine grâce à une enzyme, la MTHFR.Or, au Québec, environ 50 % de la population d’origine française présente une anomalie de cet enzyme, contribuant à une accumulation de l’homocystéine qui est nocive pour nos artères.Voilà qui expliquerait pourquoi les aliments riches en cholestérol et en gras saturés sont fortement associés à la maladie athéroscléreuse, indépendamment de l’effet de leur contenu en cholestérol sur la cholestérolémie des individus.Ça, c’est pour l’effet des protéines animales sur la santé individuelle.Mais qu’en est-il de l’effet environnemental?La production de viande et de volaille expliquerait 25 % des gaz à effet de serre qui, à la suite du réchauffement climatique, commencent à affecter dangereusement la production alimentaire mondiale: cette année, 38 pays auront besoin d’une aide alimentaire d’urgence et 15 autres sont confrontés à des prévisions de récoltes défavorables.Elle requiert beaucoup plus d’eau que la production des végétaux.La raréfaction de l’eau est la plus grande menace pour la santé, l’environnement, l’alimentation et la paix.En 2025, 1,8 milliard de personnes manqueront d’eau.Il faudrait 60 % d’eau supplémentaire juste pour l’alimentation.Et c’est dans ces conditions qu’il faudra doubler la production alimentaire d’ici 2030, alors que ça nous a pris 10 000 ans pour atteindre le niveau de production actuel! Or un acre de céréales utilisé pour nourrir un bœuf produit assez de viande pour nourrir un adulte pendant 77 jours.Un acre de soya le fait pendant 2224 jours.Nous avons présentement le luxe de pouvoir nous demander par quoi il faut remplacer les mauvais gras et les mauvais sucres.Si nous ne diminuons pas assez notre consommation de viande et de volaille, la prochaine question sera, et beaucoup plus tôt qu’on le réalise, celle que se posent déjà nombre d’itinérants: allons-nous manger aujourd’hui?Et les riches comme les pauvres, parce que l’argent, ça ne se mange pas.Graham Fraser T Les canaris du réseau 1 de la santé raditionnellement, avant l’introduction des < tecteurs de gaz, les mineurs se fiaient aux < ris qu’ils emportaient avec eux sous terre put*i juger de la qualité de l’air.Quand un canari s’e fondrait dans sa cage, cela signifiait que la cote d’alerte était atteinte.Il fallait alors sortir deàf'-puits des mines.Dans un système de santé, les infirmières sont essentielles au fonctionnement d’un centre hospitalier, pour ce qMti est des soins et de l’observation, en tant qu’intermédiaires et; administratrices.Mais ces infirmières assument aussi le rôfe ;¦ des canaris dans les mines du système de santé.Ce$ tempsci, dans tout le pays, les canaris n’en peuvenjti) plus.A Terre-Neuve, on a légiféré pour forcer leur retour aju travail.Au Québec et en Ontario, on travaille sans contrat, et' au Manitoba, c’est de justesse qu’une grève a été évitée.Le fer de lance de ce mouvement se situe en Saskatch signes de cette saignée qui affecte les systèmes de santé au Canada.En Ontario, le système est tellement affaibli» par les compressions, les retraites anticipées et les départs de la profession ou du pays que le gouvernement de Mikè Harris a reconnu le besoin d’engager — ou de réembaucher —10 000 infirmiers et infirmières.Mardi, le ministre ontarien des Finances, Ernie Eves(.a présenté un budget dans lequel il promet une augmente; tion de 1,6 milliard dans le domaine de la santé (ce qui porterait le budget à 20,2 milliards).Les chiffres sont énormes mais ils masquent une dure réalité.Le gouvernement Harris a retiré 870 millions dé' dollars des budgets des hôpitaux en début de mandat en prétendant que l’argent serait économisé grâce à une re> structuration.Mais on a d’abord réduit le budget pour re-, structurer par la suite, avec pour résultat que la moitié des hôpitaux ontariens sont dans une position de déficit et qtie les services d’urgence ressemblent à un aéroport pendant une tempête de neige, bourrés de personnes acculéesià des attentes interminables.En même temps, bien sûr, Mike Harris a réduit ses re; venus avec des réductions de taxes.D promet de récidiver le budget de mardi, sorte de manifeste d’une campagiié électorale qui se poursuit jusqu’aux élections du 3 juin, ac-corde une réduction d’impôt de 5 % et promet une éventuelle réduction de 20 % sur quatre ans.jp Simultanément, l’opposition réformiste réclame quotidiennement des réductions de taxes, et on aperçoit les signes d’une bataille camouflée entre le ministre de l'Industrie, John Manley, qui accorde des entrevues où il lais* se entendre qu’on doit réduire les impôts au niveau américain, et les libéraux, plus progressistes, qui veulent maintenir, entre autres, le système de santé.On a là le grand débat qui s’amorce, formulé en termes d’un débat sur «la productivité».À la table ronde sur la productivité, chaque intervenant savait formuler sa liste d’épicerie: les maires veulent de l’investissement dans l’infrastructure, la chambre de commerce affirme qu’une «des priorités de politique fondamentale du gouvernement devrait être d’alléger le lourd fardeau fiscal par rapport à nos principaux concurrents».Mais prétendre que la priorité doit aller aux réductions de taxes veut dire ignorer l’affaiblissement dont a souffert le système de santé depuis quatre ans.Et l’effort soudain déployé par les provinces les plus conservatrices pottf pomper de l’argent dans le système est la preuve que ça ne va plus dans les hôpitaux.Don Getty, l’ancien premier ministre d’Alberta, a décfe1 ré récemment, avec sa franchise habituelle, que son sut* cesseur, Ralph Klein, avait fait des erreurs magistrales'en éducation et en santé.i -i( «Ils ont bousillé le système, et maintenant, ils y versent de l’argent pour essayer de le réparer, a-t-il dit.Eh! bien, il est bousillé.Démoli.Je ne sais pas ce qui va le faire revivre, mais je sais qu’ils essaient bien fort.» En effet, les canaris s’envolent ailleurs.gfraser@globeandmail.ca Æ Écrivez-nous! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les çommentaires et les analyses de ses lecteurs et lectrices.Etant donné l’abondance de courrier, nous vous demandons de limiter votre contribution à 7000 signes (y conv pris les espaces) ou 1000 mots.Inutile de nous téléphoné^ pour assurer le suivi de votre envoi: si le texte est retenti, nous communiquerons avec son auteur.Nous vous éri1 courageons à utiliser le courriel (redaction@ledevoir.cotn) ou un autre support électronique, mais dans tous les cas, n’oubliez pas d’indiquer vos coordonnées complètes; y compris votre numéro de téléphone.« ,r.L ’ É Q U I DU DEVOIR I » „|VnA,-nnM l’information Générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine).Yves d’Avignon (sports)-, Paule des Rivières (éducation), Dion, Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle.Loujse lieduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Mont|)etit, Isabelle Paré (santé),, Grenier el Jacques Nadeau (photographes) ; A l’information culturelle : Michel Bélair (responsable), Step Inique • Gérard Berube (adjoint au directeur de l’information).Benoit Munger, François Normand, Serge lurnellier (mrresônndante barlementaire à Ottawa), Mario Cloutier et Robert Dulrisac (correspondants parlementaires d Québec)-, I—.- , , .„ ., „ .D „ ¦„ -ri uMuZhZrYuMnwd) IA PUBLICITÉ ET 1.E MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril.Jean de Billy.Cyslaine Coté, Marlene Cote.Louane Lavoie.Christiane Legault.Jacques A Nadeau, Claire Paquet.Chantal Rainville, Micheline Rucllatitl, Vh-K i.; £ , 111.'.M ri nires) M-aum Blanchettc-Turcotte, Geneviève Landry.Sylvie Laporte.Micheline Turgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelvn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production) Mane-France 1 urgeon (responsable de la production), Claudine lied m Pilonne Borne lohannc Brunet Danielle Cantara, Richard Des Cormiers.Christian Goulet.Marie-Josée Hudon, Christian Vien.Yanick Martel, Olivier Zuida.SERVICE A IA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Hélène Oervais, Evelyne Labonté (responsable a la promotion des abonnements).Monique L Heureux, Use lachaixdle.échelle Leclcrc-Vcnnc.L’ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanneti’Arc timide (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy.Patrick Inkel (controleur).Ghislaine Lafleur, Danielle Nantel (secretaire administrative), Nathalie Perner.Danielle Pontoq, I lamelle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Coulure (président), Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général).S * I > A 10 LE DE V 0 1 R .LE JE II D I (i M Al 11) I) I) ?LE~ ACTUALITÉS ¦ ENSEIGNANTS SUITE DE LA PAGE 1 sont heurtés à des piquets de grève mais ont pu rester sur place.Les enseignants, membres de l’Alliance des professeurs de Montréal, voulaient ainsi protester contre la décision de la CSDM de transformer la journée de débrayage illégal du 18 novembre dernier en journée de classe perdue en leur retranchant une de leurs 18 journées pédagogiques.L’Miance des professeurs de Montréal a déjà déposé un grief contestant cette décision de la CSDM mais le groupe de cette polyvalente a voulu démontrer à sa façon que les choses ne bougeaient pas assez rapidement à son goût L’initiative des enseignants de la polyvalente Louis-Joseph-Papineau, portée à l’attention du Devoir et continuée par le directeur régional, n’a encore donné lieu à aucune réplique patronale.«Nous analysons la situation afin de voir quelles seraient les mesures à prendre», a confirmé le directeur régional responsable de cette école, Gilles Goulet Comme ce dernier, le directeur de la polyvalente, Pierre Paquette, attend toujours les directives de la Commission scolaire de Montréal.De Courcy fera enquête Informée dès lundi matin de la situation prévalant à l’école Louis-Joseph-Papineau, la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, a préféré attendre et faire enquête sur la provenance de la lettre afin de voir s’il s’agissait d’un cas isolé ou non.«J’ai demandé au directeur général défaire le tour pour savoir si d’autres mouvements ont pris forme.Nous aurons une position institutionnelle vendredi ou lundi», a précisé Mme De Courcy hier.Mme De Courcy ne présume de rien mais ajoute que des mesures seront prises si jamais la convention collective a été violée.D y a des avertissements, des mesures disciplinaires ou des coupes de salaire qui peuvent s’imposer, a-t-elle dit.D’autres administrateurs font valoir de leur côté que les enseignants violent non seulement la convention collective mais la Loi sur l’instruction publique lorsqu’ils incitent les élèves à ne pas se présenter en classe.L’Alliance des professeurs de Montréal a été informée des.projets de son syndicat local vendredi.Interrogé à savoir s’il appuyait la décision d’inviter les enfants à rester à la maison, le vice-président de l’alliance, Pierre St-Ger-main, a été prudent: «Nous ne pouvons pas dire que nous cautionnons ce geste car nous avons été mandatés en assemblé générale pour intervenir politiquement auprès de la commission ainsi que pour déposer un grief.» À la CSDM, la décision de piger dans la banque des journées pédagogiques des enseignants pour éviter que les élèves perdent la journée du 18 novembre avait été prise par le conseil des commissaires plus tôt cette année.Les commissaires du Regroupement scolaire confessionnel s’étaient abstenus pendant que les cinq dissidents, qui ont quitté le parti MEMO, au pouvoir, s’y étaient opposés.“Pour sa part, en contestant cette décision, l’Alliance des .^professeurs de Montréal plaidera devant le commissaire du travail que l’employeur n’a le droit de choisir la date que d’une seule journée pédagogique, utilisée le 30 novembre lorsque les écoles avaient été fermées parce qu’il y aVàit des élections provinciales.Elle fera aussi valoir que le calendrier scolaire de la CSDM prévoit 182 jours mais que celui d’une majorité de commissions scolaires s’arrête à 180 jours et que certaines iront même en deçà des 180 joilrs sans en faire tout un plat Air Canada règle à l’amiable Fredericton (PC) — Air Canada et un couple blessé dans l’accident survenu à Fredericton, il y a deux ans, sont parvenus à une entente à l’amiable.Des documents déposés en cour lundi confirment que Floyd et Heather Kennedy, de Prince George, en Colombie-Britannique, ne réclameront pas d’autre indemnisation relative à cet accident S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR •ü • ïl ites bureaux du Devoir sont situés ^2050, rue de Bleury, 9" étage, pntréal (Québec), H3A3M9 Eü Place-des-Arts (ont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Jseignements et administration: (514) 985-3333 pite Internet du Devoir: www.ledevoir.com imment nous joindre?rédaction 'Au téléphone Pàf télécopieur Par courrier électronique (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Afitéléphone (514) 985-3355 èCdu lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) U Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au ZOfiO.rue de Bleury, 9" étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor lüSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée a employer et a diffuser les informations publiées dans !a Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor -ItKn 900.boulevard Saint-Martin Ouest, lüval.Knvoi de publication — Enregistrement irOHSM.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.INGENIEURS SUITE DE LA PAGE 1 lié à la performance de l’entreprise et une ponction dans le surplus de la caisse de retraite, par un congé de cotisation, qui devra cependant recevoir l’aval de la Régie des rentes du Québec avant de pouvoir s’appliquer.D va sans dire qu’Hydro était particulièrement fière de cette entente, qui survient au jour 1 d’une grève générale.«Voilà la preuve qu’il est possible de s’entendre.Cette entente a été réalisée grâce à une bonne imagination et à de la bonne volonté», s’est empreçsé d’ajouter Steve Flanagan, porte-parole de la société d’Etat.D’entrée de jeu, le président du Syndicat professionnel des ingénieurs d’Hydro-Québec, Louis Champagne, a rejeté les accusations voulant que ce syndicat indépendant vienne ainsi jouer le jeu de la partie patronale dans son conflit avec les 16 000 techniciens, employés de métier et employés de techniques professionnelles et de bureau regroupés sous le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ).«Nous ne faisons que jouer nos cartes.Nous défendons l’intérêt de nos membres.» Cette entente de principe, qui sera soumise aux membres au cours des prochaines semaines, ajoute un an à la convention collective, qui se prolonge jusqu’en 2003.EÛe comprend des augmentations salariales de 1,2 et 2 % pour les trois premières années, accompagnées d’un régime d’intéressement lié à la performance financière de l’entreprise et déboursé sous la forme d’un montant forfaitaire annuel.Un régime d’intéressement qui ira en grandissant après l’an trois.L’exécutif syndical représentant les ingénieurs a également retenu un congé de cotisation à la caisse de retraite, pigeant alors à même les surplus de ce régime dont l’actif est évalué à huit milliards et dont l’excédent avoisine le milliard.Le taux de cotisation des employés oscille présentement autour de 5 %.Ce dernier point devra cependant être soumis à l’aval de la Régie des rentes du Québec.Le régime de retraite d’Hy-dro-Québec étant à caractère universel, il ne prévoit pas de traitement différent en matière de cotisation, tous les employés cotisants étant traités sur le même pied.«Une demande sera déposée pour que le régime soit désuniversalisé, pour que nous soyons considérés comme une cellule séparée.Comme c’est le cas actuellement pour la très grande majorité des régimes privés de pension», a renchéri Louis Champagne.Le président du syndicat des ingénieurs insiste: «Nous ne voulons pas nous immiscer dans le différend opposant Hydro et le SCFP Tout le monde devait négocier cette année de nouvelles clauses salariales et nous avons négocié de manière intensive avec Hydro.Nous avons obtenu un réaménagement de nos salaires qui nous convient.» Au SCFP, on ne le voit pas de la même manière.«Ce n’est qu’une entente de principe.Il n’est pas dit qu’elle va passer comme une lettre à la poste lors de l’assemblée générale des membres de ce syndicat, a commenté Louis Cauchy, porte-parole du SCFP.Hydro essaie d’en faire un “pattern”, de créer un “momentum" avec cela.On n’embarque pas là-dedans.» Les 16 000 employés membres du SCFP ont déposé des demandes prévoyant des augmentations salariales de 7 et de 6 % sur deux ans.La partie patronale offre plutôt 1 et 2 %, répondant au mandat confié par son actionnaire et s’inspirant des paramètres retenus par le gouvernement CHRISTIAN RIOUX ENVOYÉ DE DEVOIR EN ÉCOSSE / Edimbourg — Alors que quatre millions d’Ecossais élisent aujourd’hui leur premier Parlement, les travaillistes de Donald Dewar semblaient toujours avoir la faveur des électeurs.Avec 42 % des voix, selon les derniers sondages, les travaillistes pourraient faire élire 58 députés (sur 129) et former un gouvernement minoritaire.On prédit donc une alliance entre travaillistes et libéraux-démocrates (crédités de 12 élus et 10 % du vote).Le leader travailliste, qui est aussi le secrétaire d’Etat responsable de l’Ecosse à Westminster, a annoncé qu’il ne s’opposerait pas à un vote majoritaire de la Chambre pour abolir les frais de scolarité à l’université.Cette concession à l’égard d’une revendication reprise par tous les partis, sauf les travaillistes, serait la condition d’une alliance avec les libéraux.Les indépendantistes du SNP tirent toujours de l’arrière avec 30 % des voix, ce qui leur permettrait tout de même de dépasser la barrière psychologique de 40 députés et de constituer l’opposition officielle.Leur leader, Alex Sal-mond, a réitéré son opposition à l’intervention alliée au Kosovo, qui a constitué l’un des événements marquants de cette campagne.Il mise en particulier sur le second bulletin que Jes électeurs déposeront aujourd’hui dans l’urne.Les Ecossais voteront en effet deux fois pour élire leurs députés à Holyrood.Le premier bulletin élira les représentants des circonscriptions.Le second vote, au scrutin de liste, permettra de corriger le premier en tenant compte du vote proportionnel.De nombreux électeurs pourraient ainsi voter pour deux partis différents afin de favoriser une coalition ou priver le gagnant d’une majorité absolue.Dans l’éventualité d’un référendum sur l’indépendance, 50 % des personnes interrogées disent qu’elles voteraient non et 38 % oui.Les indépendantistes ont cependant de dans la négociation qu’il mène avec les employés du secteur public.Intransigeante sur la question salariale, Hydro est cependant prête à regarder d’autres avenues de rémunération.«Nous avons dit, dès le départ, que nous étions prêts à regarder d’autres avenues.C'est ce que nous avons fait avec les ingénieurs», a renchéri Steve Flanagan.Pendant ce temps, le jour 1 de la grève générale s’est déroulé sans incident.Quelques centaines d’employés en arrêt de travail ont manifesté devant le siège social d’Hy-dro alors que les activités visées par cet arrêt de travail, confinées à la facturation et aux exportations hors Québec, ne permettent pas d’anticiper un impact immédiat.Il reste que la nervosité était palpable hier, disait-on, au burequ du premier ministre, alors que les médias de l’est des Etats-Unis, qui abrite les marchés ciblés par les moyens de pression, s’activaient abondamment.«Il n’y a aucune inquiétude à avoir côté américain.On respecte nos engagements», a assuré Steve Flanagan.Suivi attentif des États-Unis Cette grève des 16 000 employés d’Hydro-Québec a cependant attiré immédiatement l’attention des clients du Nord-Est américain, de plus en plus inquiets de la situation de l’approvisionnement électrique.Du nombre, quelque 2000 employés ne se sont pas présentés au travail, le reste ayant dû se pointer à l’ouvrage en raison d’une loi provinciale sur le maintien des services essentiels.Es sont surtout des techniciens chargés de l’entretien et des réparations des lignes de transmission par où transitent les exportations d’électricité vers les Etats-Unis.Les employés à la facturation et les releveurs de compteurs sont aussi en grève.Ce conflit est (Jonc suivi attentivement par les marchés du nord-est des Etats-Unis, qui partagent le même réseau électrique qqe le Québec et dépendent des exportations de la société d’Etat québécoise pour répondre à la demande de pointe créée par l’utilisation estivale de systèmes d’air climatisé.En dépit du printemps doux et de la faible demande, Hydro-Québec devait fournir quelque 1380 mégawatts (MW) à la Nouvelle-Angleterre hier, soit 9,3 % de sa demande de pointe de 14 825 MW prévue en après-midi.Hydro-Québec dispose d’une capacité maximale d’exportation vers les Etats-Unis de 5350 MW.La situation est d’autant plus précaire cette année en raison de la fermeture temporaire de plusieurs des grandes centrales nucléaires de la Nouvelle-Angleterre afin de procéder à leur ravitaillement et à d’importantes mises à niveaux des dispositifs de sécurité.Sept centrales nucléaires d’Hydro Ontario, d’une capacité totale de 4643 MW, sont également fermées pour des mises à niveau et ne devraient pas redémarrer cette année.Ces fermetures fragilisent l’approvisionnement électrique dans le nord-est de l’Amérique du Nord.Si jamais les exportations d’Hydro-Québec étaient perturbées, de grandes villes comme New York, Boston et Toronto pourraient souffrir d’une pénurie.Selon Steve Flanagan, les exportations d’Hydro-Québec vers les Etats-Unis, le Nouveau-Brunswick et l’Ontario ont atteint 814 millions l’aq dernier.Le syndicat estime que les exportations vers les Etats-Unis représentent environ 600 millions de ce total.Avec Reuters quoi se cpnsolen le devin Colin Grant d’Edimbourg a prédit que l’Ecosse serait indépendante d’ici cinq ans.OTTAWA SUITE DE LA PAGE 1 Dans une lettre du 28 avril, le gouvernement fédéral a informé le Québec qu’il «n’estpas dans la pratique diplomatique pour les premiers ministres des provinces de rencontrer le chefd’Êtat du Mexique.De plus, on nous a fait savoir officiellement que le président du Mexique serait en déplacement hors de la capitale, lors de la visite du premier ministre Bouchard».Dans une lettre officielle du 18 mars 1998, le président mexicain avait pourtant émis le souhait de rencontrer M.Bouchard.Jj «Laissons donc M.Zedillo décider de son agenda, et qu ’on transmette la demande.Ils ne l'ont pas fait», a répliqué le premier ministre québécois à son homologue fédéral, qui estime que le premier ministre québécois devrait limiter ses déplacements.«Que ce soit une question à toutes les semaines ou à tous les mois, qu’on soit obligé de lui organiser des entrevues avec des présidents de pays étrangers, je pense que ce n’est pas notre rôle», a lancé M.Chrétien lors d’un point de presse.( Les demandes du Québec pour des rencontres avec des élus étrangers passent toujours par la filière diplomatique canadienne.M.Bouchard a indiqué que le premier ministre René Lévesque avait rencontré il y a plusieurs années le président italien en Italie.Pour sa part, la ministre Beaudoin a souligné que les premiers ministres provinciaux avaient rencontré M.Zedillo en 1996, lors d’une visite au Canada, et l’an dernier, lors de la mission de Team Canada au Mexique, voyage auquel le premier ministre Bouchard n’avait pas pu prendre part en raison de la crise du verglas qui sévissait au Québec.En outre, le gouverneur du New Jersey a eu un entretien privé avec le président Zedillo en septembre dernier.«Nous avons donc retiré notre demande de rencontre, a précisé Mme Beaudoin lors d’un point de presse, pour faire en sorte que la visite ne soit pas occultée par cette question, [qu’elle] ne soit pas une source d'embarras pour nos hôtes mexicains et pour les 100 chefs d’entreprise québécois qui accompagnent M.Bouchard.» Québec avait demandé à Ottawa une rencontre avec le président Zedillo le 31 mars dernier et le gouvernement fédéral a répondu par la négative le 28 avril.La Délégation générale du Québec à Mexico avait spécifiquement demandé à l’ambassade canadienne des rencontres avec quatre élus mexicains, dont le président Zedillo.Dans sa demande officielle aux autorités mexicaines, l’ambassade a toutefois volontairement omis le rendez-vous demandé avec le président M.Bouchard sera donc le seul premier ministre provincial à ne pas avoir rencontré le président Zedillo durant son mandat à la présidence.Le Québec est la seule province canadienne présente dans la capitale mexicaine depuis 20 ans et la seule à se présenter au Mexique avec une délégation économique de cette ampleur.«Je ne peux que protester officiellement, a écrit Mme Beaudoin au ministre fédéral des Affaires extérieures, Lloyd Axworthy, hier, contre vos décisions à courte vue, visant à limiter le rayonnement économique du Québec.[.] Nous ne pouvons tolérer l’idée qu’il y ait à Ottawa des gens qui, à même les fonds publics, travaillent sciemment à fermer les portes au Québec.» Malgré le fait que les relations commerciales en Amérique latine tirent grand profit d’un appui politique des plus hautes autorités, ce qui échappera en partie au Québec du 16 au 19 mai, la ministre des Relations internationales pense que la mission essentiellement économique d’Equipe Québec sera couronnée de succès.Le gouvernement négocie en ce moment des rendez-vous avec les titulaires des ministères à caractère économique et celui des Affaires étrangères du Mexique.«On a quand même bon espoir avec tous les efforts qu'on y met», a-t-elle soutenu en ajoutant que l’ambassade canadienne à Mexico collabore sur le terrain, une fois bien reçues les instructions d’Ottawa.La ministre Beaudoin soutient que la démarche du Québec, dans le cas du Mexique comme dans celui du dossier de la diversité culturelle, demeure essentiellement «pro-vincialiste».«C’est au nom d’une saine approche fédérale-provinciale des relations internationales» que son gouvernement est passé par Ottawa pour faire sa demande de rencontre avec le président du Mexique.Mme Beaudoin croit donc que la logique du gouvernement fédéral est la même partout, dans le dossier de l’union sociale comme dans celui des relations internationales, celle d’un gouvernement «central et centralisateur».Affaire Latimer: la Cour suprême tranchera aujourd’hui PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Cour suprême du Canada décide aujourd’hui si elle entendra ou non l'appel de Robert Latimer, relativement à la peine qui lui a été infligée pour le meurtre de sa fille gravement handicapée.Reconnu coupable à deux reprises de meurtre non prémédité — un second procès avait été ordonné à la suite d’accusations d’irrégularités de la part de la GRC —, M.Latimer a reconnu avoir tué Tracy, qui était âgée de 12 ans et souffrait de paralysie cérébrale, en l'empoisonnant par les gaz d’échappement d’un véhicule en 1993.Mais il avait souligné qu’il avait agi par compassion pour lui épargner davantage de souffrances.Les Ecossais votent aujourd’hui Les sondages annoncent un gouvernement travailliste minoritaire ROYAUME-UNI Une rancœur permanente SUITE DE LA PAGE 1 eux, le Parlement écossais a introduit un grain de sable dans les rouages politiques, dont le Royaume-Uni .pourrait ne jamais se relever.A Londres comme à Edimbourg, on n’hésite pas à citer le Canada comme exemple de cette guerre à finir dont l’élection d’aujourd’hui pourrait être le présage.E faut dire que la gigantesque réforme constitutionnelle engagée par Tony Blair p’est pas sans contradictions.Contrairement aux Ecossais, aux Gallois et aux Irlandais du Nord, les Anglais sont maintenant les seuls à ne pas avoir de Parlement à eux.Les critiques se multiplient déjà au sud contre les influents ministres du Nord qui viennent décider à Westminster des budgets des écoles de Liverpool aussi bien que de l’organisation des hôpitaux de Southampton.Alors que les Anglais ne semblent pas partants pour un Parlement Bernard Crick croit qu’on pourrait remédier à la situation en créant au sud des gouvernements régionaux à l’image de ceux qui existent dans de nombreux pays européens.Les Anglais ne comprennent pas trop ce que pourrait être Y «identité anglaise», dit-il.Faut-il accepter le fameux «test du cricket» qui dit qu’est anglais tout partisan de l’équipe anglaise de cricket?Un sondage commandé par la BBC révélait hier que cette identité («englishness») était de moins en moins associée à des idéaux de liberté et de créativité.Les plus jeunes voient d’abord les Anglais comme les champions de la défiance et de la tradition.I^i plupart des jeunes interrogés parlent d’un «vacuum identitaire».L’autre grand sujet de discorde qui ne tardera pas à éclater concerne les compétences restreintes de la nouvelle assemblée écossaise.Elles ont été dessinées sur mesure afin de provoquer «une rancœur permanente», décrivait la semaine dernière, dans le New Statesman, George Rosie, du Sunday Herald.Les députés indépendantistes ne sont pas encore élus qu’ils réclament déjà plus de pouvoirs.Leur chef, Alex Salmond, accusait cette semaine la campagne travailliste d’être dirigée de la tour Millbanks, siège national du parti à I raid res.Il faut savoir que le Parlement écossais n’a que des compétences partagées et un pouvoir de taxation réduit à sa plus simple expression.Toute réduction de budget votée à Westminster aura un effet immédiat sur les écoles ou les hôpitaux écossais.Les nouveaux élus n’auront aucun pouvoir de décision sur les centrales nucléaires, les ressources naturelles (eau, gaz, électricité, pétrole, charbon), les drogues, la protection des consommateurs, les transports, l’avortement et la télévision.L’acte créant le Parlement écossais stipule même que rien dans celui-ci ne doit limiter le pouvoir de Westminster de «faire des lois pour l’Ecosse».La guérilla constitutionnelle qui s’annonce faisait écrire à Kevin Toolis, dans le Guardian, que «quelque chose ne va plus dans l'Union».Pour ceux qui pensent comme lui, la création du Parlement ouvre une ère d’affrontements aux conséquences imprévisibles.«Il y a 20 ans, on me prenait pour un excentrique parce que je parlais des quatre nations qui composent le Royaume-Uni.Aujourd’hui, les choses ont bien changé», dit Bernard Crick.Le débat constitutionnel a même déjà inspiré au romancier Bruce Leeming le récit d’une liaison tumultueuse entre un journaliste écossais indépendantiste et une jeune femme moins portée sur le patriotisme.Le titre du livre en vente dans toytes les librairies résume le défi que pose dès maintenant l’Ecosse au Royaume-Uni: Now you must dance («Eh! bien, dansez, maintenant!»).D1C
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