Le devoir, 25 mai 1999, Cahier B
Culture Page B 8 Economie Page B 2 Sports Page B 5 L ENTREVUE Jean Soulard La culture dans votre assiette Pour le chef du Château Frontenac, la cuisine est l’art de transformer ce qui nous entoure Pour être chef, il faut d’abord être artisan.«Tout ça se ramène à des mouvements manuels qui sont la cuisine», résume rapidement Jean Soulard, vraisemblablement le cuisinier le plus en vue à Québec puisqu’il œuvre depuis six ans à titre de chef exécutif du lieu-phare de la restauration et de l’hôtellerie dans la capitale, le Château Frontenac.RÉMY CHAREST I aradoxalement, le poste de chef éloigne obligatoirement le cuisinier de ces mouvements manuels qui sont au cœur de sa profession.Au Château, Jean Soulard, récemment devenu le premier chef canadien à recevoir le titre de Maître cuisinier de France, gère une soixantaine de sous-chefs, chefs responsables, commis de cuisine et autres assistants dans quatre cuisines desservant le restaurant Le Champlain, le Café de la Terrasse et les salles de banquet et offrant même un service de traiteur, tout ça pour un total de 2000 à 3000 repas par jour.«Le rythme est assez violent», confie Soulard, dont l’énergie apparemment infatigable (il court le triathlon et a hnmhJ même participé à des «Iron-man», ces combinaisons de trois marathons en une seule journée d’épreuves) semble toutefois s’accommoder fort bien de ces exigences.Devant une telle masse de produits à livrer, le travail du chef tient plutôt de la conception, de la coordination, de la commande des produits et de la gestion administrative.Incapable de rester complètement à l’écart de l’exécution, Soulard indique qu’il se donne, comme un privilège de son poste, la possibilité d’aller mettre la main à la pâte dans diverses sections, ou même d’aller couper la viande derrière le buffet du Café de la Terrasse, histoire de discuter un brin avec la clientèle.S’éloigner un peu de l’exécution permet toutefois â Jean Soulard de réfléchir et d’écrire sur son métier.A l’automne, il lancera un troisième ouvrage simplement intitulé Naturellement!, une collection de recettes publiée à compte d’auteur, puisque le chef aime bien maîtriser tous les éléments de ce qu’il livre au public.Premier constat qui informe son travail culinaire, l’avenir de la cuisine n’a rien de futuriste: «Si vous demandiez, il y a 30 ans, ce qu’allait être la cuisine de l’an 2000, on rêvait de pilules.À l’aube de l’an 2000, on veut la cuisine de nos grands-mères.On retourne aux choses plus simples, à la production biologique.On se rend compte que le plus naturel est le meilleur.D’ailleurs, je crois qu'il y a moins de conserves et de surgelé chez les gens qu’il y en avait il y a dix ans.» Cette tendance au naturel et au plus simple vient de très loin chez Jean Soulard, plus précisément de son enfance à la Gaubretière, son village natal dans le bocage vendéen.«Je suis né dans un village qui avait plus de canards que d’habitants.Mais je suis surtout né entre deux grands-mères: l'une avait l’auberge du village, l’autre la boulangerie.Alors je me souviens du jardin derrière l’auberge où on allait chercher les légumes, de .¦p|*y h la feme où on prenait le lait, du cochon qui était nourri aux restants de table.» Dans le contexte de la gastronomie québécoise, les origines du chef se traduisent par une attention militante aux produits québécois, toutes catégories confondues.«Moi, dès que quelqu’un fait pousser quelque chose d’intéressant, qu’il a des produits intéressants, je saute dessus.Que ce soit du vrai poulet de grain, de l'agneau des prés-salés, des légumes, etc.Je travaille beaucoup avec les gens de la région et de l’est du Québec - Montréal tend à s’occuper du reste.» «Les produits québécois, il faut se battre pour ça, pour-suit-il avec une conviction qui devrait faire plaisir aux producteurs québécois inquiétés par la vente de Provi-go et l’arrivée de Loblaws et Sobeys.C’est à des bâtisses comme nous, comme le Château, de prendre le leadership, défaire connaître les produits.La production québécoise, ce n’est vraiment pas seulement du sirop d’érable et des canneberges!» L’émergence d’une production maraîchère de plus en plus diversifiée, le développement des fromages au lait cru, des élevages haut de gamme pour les viandes, la disponibilité croissante de produits locaux frais, même l’hiver, sont autant de marques de progrès dans ce domaine, rappelle Soulard.Toutefois, la cuisine d’un pays, ce ne sont pas seulement des produits, pourrait-on ajouter, mais bien une expression (ou une source) d’une culture.S’indignant un peu du fait que les organisateurs du Printemps du Québec n’aient pas pensé à inclure l’art culinaire au portrait de la culture québécoise, il affirme avec passion: «Un peuple grandit parce qu’il a bouffé! L’art culinaire se développe à travers nous tous.Et d’ailleurs, quelle est la chose qu’ils font tous, les touristes, quand ils passent par ici?Ils bouffent! La cuisine québécoise, ce sont avant tout des produits d’ici, transformés par chacun avec le bagage culturel, social, personnel qu’il traîne avec lui.» A cette connaissance venue du terroir se sont ajoutés, au fil de 30 ans de carrière, une maîtrise technique et un raffinement de conception et d’exécution gagnés dans certaines des meilleures cuisines de France et du monde.Après avoir effectué des études à l’école hôtelière de Saumur, dans la Loire, il monte rapidement en grade et accède bientôt à certaines des meilleures tables de France et d’Europe.En 1972, il est chef saucier, côté poissonnerie, à la Maison Prunier de Londres, puis, en 1974, à l’Auberge du Père Bise, table de grand prestige située à Tal-loires, remarquable site sur les rives du lac d’Annecy.En 1975, il entre dans le giron de la chaîne hôtelière Hilton, en passant brièvement par le Reine Elizabeth, à Montréal, puis par le Hilton de Québec, avant de partir vers Hong Kong, Manille, Tokyo et Guam, des séjours qui viennent ajouter une touche orientale à ses recettes.La qualité de vie si chère aux habitants de Québec le ramène toutefois définitivement vers la capitale québécoise en 1978: jusqu’en 1993, il œuvre à titre de chef au Hilton de Québec avant de passer au Château Frontenac.De cette carrière en haute cuisine, il a tiré une vision du métier de cuisinier qui exige de ses ouvriers un certain nombre de qualités: la rigueur et la compétence, la patience, la méticulosité et même le perfectionnisme.Et surtout, «le chef doit avoir des principes.Des principes de qualité, de normes à respecter.Des principes de vie, en fait.» Pour décrire le métier du cuisinier, Jean Soulard utilise avant tout un verbe: transformer.Parlez-lui des recettes qu’il a créées et il se rebiffe immédiatement: «Créer?Non, je n’aime pas ce mot-là.Créer, je laisse ça au bon Dieu.Quand je regarde un plat que je viens de terminer, je me dis toujours qu'il y en a un qui a dû faire cela auparavant.» L’attitude va avec la simplicité relative à laquelle aspire sa cuisine: «Je m’aperçois que mes recettes auront le plus souvent une cuisson, une saveur — avec une deuxième pour compléter —, deux textures, des couleurs très simples.Je me rends compte que, peu importe mon évolution, je reste assez classique en ce sens.» Interrogé à propos d’une de ses recettes dont il serait le plus fier, il sort de son premier livre, La Santé dans les grands plats, une recette de scampis au jus de carotte: la saveur assez douce des scampis, mariée au goût fin et légèrement sucré du jus de carotte, le tout donnant une palette de couleurs qui tient presque du ton sur ton.Quelque chose de très simple, au fond.Ce qui ne veut pas dire que l’exécution n’en soit pas exigeante: «La chose la plus difficile, c’est défaire simple, conclut-t-il.Et nous, les chef, en sommes les premiers responsables.Les gens, à la maison, peuvent faire simple.Il faut le dire aux gens, que quand c’est simple, c’est bon.» La cuisine québécoise, ce sont avant tout des produits d’ici, transformés par chacun avec son bagage culturel, social et personnel.» mSSÊti PHOTOS RENÉ MATHIEU LE DEVOIR Jean Soulard: «Dès que quelqu’un fait pousser quelque chose d’intéressant, qu’il a des produits intéressants, je saute dessus.Les produits québécois, il faut se battre pour ça.» Des herbes sur le toit A Etre chef au Château Frontenac demande évidemment une connaissance profonde du métier de cuisinier et une véritable maîtrise de l’art gastronomique — comme dans tout hôtel ou restaurant de ce calibre, d’ailleurs.Mais l’emploi exige toutefois une qualité peut-être inattendue des grands chefs qui y travaillent: la modestie.Hôtel centenaire, connu simplement comme «le Château» par les habitants de Québec, l’endroit marque le travail de ses employés comme aucun autre endroit.«C’est le seul hôtel au monde qui ait une telle âme, une telle appartenance, une telle force d'identité.Ça m’a surpris, au début.Je ne pensais pas que c’était si profond.Il faut y travailler pour le sentir», affirme Soulard.Cette identité soutient la qualité, croit-il: «On est tous bons quand on est au Château.C’est comme être sur la glace avec Wayne Gretzky: c'est difficile de ne pas marquer des buts!» Pour un chef cuisinier, la conséquence d’un tel esprit des lieux, c’est la discrétion relative de la signature qu’il peut apposer aux menus offerts: «Vous savez comme on est bien dans ses pantoufles?Eh bien, les gens qui viennent ici, génération après génération, ils veulent être dans leurs pantoufles.C’est clair que l’on ne marque pas cet hôtel comme on marquerait un autre endroit.On passe, au Château.» Ce respect de l’esprit des lieux ne signifie pas pour autant que le travail soit noyé sous les contraintes.Au contraire, Soulard vante énergiquement la liberté dont il profite dans l’exécution de ses tâches: «J’ai la chance de patiner comme je veux.Quand on peut s'exprimer comme on veut, on a toute la chance du monde.» Une des preuves de cette liberté d’action se manifeste par la présence, sur les toits du Château, d’un petit jardin aux herbes que le chef exécutif a fait aménager lors des récentes rénovations de l’hôtel.Même si le jardin ne peut évidemment suffire à la demande d’un établissement qui sert 2000 à 3000 repas par jour, il fournit son lot d’herbes classiques comme le basilic, le thym, la ciboulette ou la sauge, mais aussi des fleurs comestibles et des herbes plus rares mais appréciées du chef, telle la livèche, une herbe au goût apparenté au céleri qu’il aime bien ajouter à des fonds de poisson ou de crustacés.«Le jardin, c’est une thérapie, précise le chef.C’est pour les moments où l’on sort dix minutes pour souffler.Mais il y pousse aussi des herbes!» Une façon de plus, pour Jean Soulard, de joindre l’utile à l’agréable et d’allier le terroir aux sommets de la gastronomie.R.C.spécial Publié le samedi 29 mai 1999 Montérégie I.E DEVOIR Tombée publicitaire le vendredi 21 mai 1999 LE DEVOIR.LE M A RDI 2 5 M Al 1 i) i) i) B 2 —-* LE ?- ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 23 au 29 mai 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Opérations internationales en valeurs mobilières -mars 27 mai 8 h 30 Indice des prix des matières brutes - avril 28 mai 8 h 30 Indice des prix des produits industriels - avril 28 mai 8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Confiance des consommateurs - mai 25 mai lOhOO Revente de maisons - avril 25 mai 10 h 00 Commandes des biens durables - avril 26 mai 8 h 30 Réclamation pour pertes d’emploi- semaine du 22 mai 27 mai 8 h 30 Produit intérieur brut - 99-T1 (révision) 27 mai 8 h 30 Revenu personnel - avril 28 mai 8 h 30 Dépenses personnelles de consommation - avril 28 mai 8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : Bocenor Inc.(Groupe) 25 mai Il h 30 Montréal AGS Leader Inc.(Industries) 25 mai 11 h 00 Montréal AG Maude Lake Limitée (Exploration) 25 mai 11 h 00 Montréal AG Mitchell Inc.(Robert) 25 mai 14 h 00 Montréal A BioCapital, société en commandite (Invest.) 26 mai 9 h 00 Montréal A Dorel inc.(Les Industries) 27 mai 11 h 00 Montréal A Ivaco Inc.27 mai 10 h 00 Montréal AG Câble Satisfaction International Inc.28 mai 18 h 00 St-Léonard AG Ailleurs : Magna International Inc.25 mai I4h00 Toronto A Biomira Inc.26 mai 16 h 00 Toronto AG Hudson (Compagnie de la Baie d’) 26 mai 15 h 00 Toronto A A : annuelle: E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Medizone Canada Limited 4 pour 1 Abercrombie & Fitch Co 2 pour 1 Waters Corp.2 pour 1 à déterminer 25 mai 27 mai Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Industrial Scientific ISC Acquisition 28,50 S US par act.détenue à venir Hummingbird Communications Ltd PC Docs Group International Inc.IIS par action à venir MVII, LLC DSI Toys Inc.4,38 S US par act.ord.de DSI 25 mai S&A Partners Unimar Co.0,375 S US par act.moins les frais et dist.versés après le 15 avril 25 mai Telebackup Systems Inc.« Systems » et Telebackup Exchangcco Inc.« Exchangcco » Telebackup Holdings Inc.« Holdings » et Veritas Software Corporation fusion sous New Telebackup, 0,13233 act.échangeable d'Exchangeco par act.cat.A de Exchangeco détenue; 0,13233 act.de New Veritas par act.cat.A de Exchangeco 25 mai Tclemedia Communications Inc.Okanagan Skeena Group Limited 1 ) 9 S par act.cat.A ou cat.B d’Okanagan; 2) 11,25 S + les div.courus et non payés par act.priv.rachatable 5 % série A d'Okanagan 25 mai AT & T Canada Corp.Metronet Communications Corp.1 certificat représentatif d'act.étrangères cat.B d'AT & T par act.ord.sans droit de vote cat.B de Metronet assemblée le 26 mai Cclestar Exploration Ltd.Canscot Energy Corp.et 813032 Alberta Ltd.0,6409698 act.de Celestar par act.de Canscot détenue assemblée le 26 mai Exxon Corp.Mobil Corp.fusion sour Exxon Mobil Corp., 1,32015 act.ord.dcNewco par act.ord.de Mobil assemblée le 27 mai GEC Acquisition Fore Systems Inc.35 S par act.ord.de Fore 27 mai Getchell Gold Corp.Placer Domer Inc.et Bullion Acquisiton fusion sous Placer Dome Inc., 2,45 act.ord.de Placer par act.ord.de Getchell assemblée le 27 mai Ciclo Capital Ltd.Comoro Capital Ltd.fusion sous Patent Enforcement and Royalties Ltd.1 act.ord.de Patent par act.ord de Ciclo ou par 5 act.ord.de Comoro assemblée le 28 mai Peachtree Partners Cendant Corporation 12 S US par act.ord.28 mai Peachtree Partners Philip Morris Cos 24 S US par act.ord.de Philip 28 mai Semafo Inc.Prospex Mining Inc.1 act.ord.de Semafo par 10 act.ord.de Prospex assemblée le 28 mai Sutter Opportunity Fund LLC Novacarc Inc.1,75 S US par act.moins les div.versés après le 25 avril 28 mai US Filter Corp.Eau Acquisition 31,50 S US par act.assemblée le 28 mai Vodafone Group PLC Airtouch Communications 1) 0,5 ADR cautionné de Vodafone + 9 S US par act.ord.d’Airtouch; 2) 0,403 ADR cautionné de Vodafone + 7,25 S US par act.priv.convertible 6 % cat.B d’Airtouch assemblée le 28 mai Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Expiration Pour obtenir une action Online Systems Services Inc.23 mai 2 bons sous.+ 9 S US pour 1 act.ord.d’Online Central Fund Canada Ltd.26 mai 1 bon sous.+ 4 S US pour 1 act.ord.cat.A + 1 bon sous, série 2, 24 nov.99 de Central .Forcigh Currency Exchange 26 mai 1 bon sous.+ 2,75 S pour 1 act.ord.de Foreigh Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Oz Email Ltd.Rogers Communications Software AG Systems Banque Canadienne Impénale de Commerce Banque Royale du Canada Dundee Realty Corp.Falvo Corporation Gentra Inc.Farm Credit Corp.General Motors Acceptance Corp.du Canada 22 S par ADR cautionné 48,276 act.sans droit de vote série B de Rogers par 1000 S de débenture convertie 7,5 % I" sept.99 rachat partiel entre 6,50 et 8 S par act.ord billet 5,25 % 26 mai 99 reporté au 26 nov.99 billet de dépôt de 1“ rang à échéance reportable du 26 mai 1999 reporté au 26 mai 2000 rachat à 1,40 S par act.ord.1 ) 1 act.cat.A de Falvo pour 1 act.ord.convertie; 2) 0,92 S par act.ord.de Falvo rachetée rachat partiel entre 12,50 et 14,50 S par act.ord.rembour.obligatoire à 100 “/• du capital à taux variable et échéance reportable 6 % 28 mai 99 0,70 act.ord.de Delphi Automotive System Corp.par act.ord de GMAC détenue au 25 mai à venir 25 mai 25 mai 26 mai 26 mai 26 mai 26 mai 26 mai 28 mai 28 mai Dividendes supplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement Tee-Comm Electronics act.: action add.: additionnel anc.: anciennes cat.; catégorie dist.: distribution omission jusqu'à nouvel ordre du versement d’intérêts dû le 9 mai sur 9,5 % 9 mai 01 Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire priv.: privilégiée rembour.: remboursement sous.: souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tasse Tassé & Associés, Limitée ! Entrevue avec Michel Camdessus La crise asiatique a conduit le FMI à une «révolution copernicienne» PHILIPPE RIES AGENCE FRANCE-PRESSE Tokyo (AFP) — La crise financière asiatique a permis une «révolution copernicienne» qui donne désormais au FMI les moyens de pratiquer la prévention et d’imposer la «transparence», «vertu capitale» de l’avenir, a affirmé mercredi dernier à Tokyo son directeur général Michel Camdessus dans un entretien avec l’AFP Bientôt deux ans après le déclenchement de la crise, le 2 juillet 1997 en Thaïlande, l’Asie orientale entrevoit une nette reprise économique et les réformes de structure prônées par le FMI se mettent progressivement en place.Durement critiqués au plus fort de la tempête, devenue globale en 1998, l’institution multilatérale et son directeur général ont le triomphe modeste: «J’observe, dit-il, l’extrême discrétion des gens qui faisaient les gros titres des journaux et nous vouaient aux gémonies il y a seulement six mois.» Mais le plus important n’est pas là mais dans la mise en place d’une nouvelle architecture financière internationale qui renouvelle et renforce considérablement le rôle du FMI.Ainsi, il qualifie la création, le 25 avril dernier, d’une nouvelle facilité (CCL, soit «contingent credit lines») de «révolution copernicienne dont on n 'a peut-être pas vu toute la portée».Selon lui, «c'est la création pour la première fois d'une facilité dont l’objectif n’est pas d'agir après la catastrophe mais avant».«Normalement, si vous lisez la constitution du Fonds [monétaire international], nous sommes là pour être les pompiers, pas pour promettre à des gens qui se conduisent bien un financement illimité — nous ne l’avons pas dit mais c’est illimité — afin de les protéger de la contagion et leur garantir qu'ils n'ett seront pas emportés.» Pas le prêteur du dernier ressort Le FMI ne deviendra pas pour autant le «prêteur en dernier ressort» international dont rêvent certains parce que cette intervention illimitée viendra «avant la crise».Michel Camdessus rejette d’ailleurs le «débat académique et théologique» sur ce point, rappelant que le FMI a «pour mission d’éviter que le système économique ne s’effondre», et continuera à intervenir «quel que soit le débat».«L'objectif n’est pas de dépenser cet argent mais de convaincre beaucoup de pays, compte tenu de l’intérêt de cette garantie, de se mettre dans les conditions pour devenir admissible.» Ne seront admissibles que les pays qui rempliront des conditions «exigeantes», aussi bien dans le domaine macro-économique et monétaire, terrain d’action traditionnel du FMI, que dans la gestion de leur secteur bancai- REUTFHS «On se moque de moi en disant que “Camdessus n’a qu’une seule idée, c’est la transparence”.Mais je crois que, dans le monde qui vient, la transparence sera la vertu capitale.» re et financier, désonnais placée sous la surveillance du FMI.«Fows voyez quel effet systémique une telle affaire peut avoir puisque, chaque fois qu'un pays devient excellent, tout le monde en bénéficie.» Cette course à l’excellence aidera fortement le directeur général dans sa croisade pour la transparence.«Si je n’avais qu’une chose à obtenir, dit-il, c'est pour cela que je me battrais.Parce que si les Thaïlandais et les Coréens [.] avaient respecté l’obligation de nous donner un état hebdomadaire de leurs réserves de change, de nous communiquer mois par mois l’état de leur endettement à court terme, nous aurions pu, je pense, les convaincre de changer de politique plus tôt, et surtout, ils auraient donné beaucoup moins prise au “syndrome du déni" dont j'ai si souvent parlé, ce refits de voir leur véritable situation.» «On se moque de moi en disant que “Camdessus n’a qu'une seule idée, c'est la transparence”.Mais je crois que dans le monde qui vient, la transparence sera la vertu capitale.» Pouvoir de décision La réforme du FMI ne s’arrêtera pas là.En dépit d’un débat qu’il qualifie de «burlesque», Michel Camdessus se dit convaincu qu’il y aura un accord pour transformer le comité intérimaire, instance «politique» consultative du FMI, en véritable «conseil» doté de pouvoirs de décision.«Je crois que l’on va arriver à créer le conseil», prédit-il, en mettant en avant la question de la «légitimité démocratique» du FMI.Il regrette que «tout le monde ait vu des arrière-pensées dans cette affaire», notamment «les Américains, [qui] y ont perçu une menace pour leur pouvoir».À ceux qui voient le FMI «comme le bras séculier de l’Amérique», Michel Camdessus explique que les Etats-Unis, «seul pays qui ait une stratégie mondiale», «viennent chez nous avec une vision articulée des problèmes, en générale correcte.Ils se taillent la part du lion mais leurs orientations ont été dans le sens de la croissance de l’économie mondiale».Cependant, le FMI prend des positions qui peuvent être différentes de celles de Washington, dit-il en rappelant la réunion houleuse du comité intérimaire (Madrid, 1996) sur l’augmentation des ressources du FMI.«L’Amérique [avec 18 % du capital du FMI contre 30 % aux Européens] n’a cette position de pouvoir que parce que les Européens s'isolent et se divisent.Le jour où ils parleront d’une même çoix, elle sera plus forte que celle des États-Unis.» d9 affaires REIAIS& CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAITRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurait couronné *Table d'Or du Québec en 1998* et ‘America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les acùvitées à proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-M ARC-SUR-LE-RICHELIEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Richelieu.Une liostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national 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l’hôtel OMNI Montréal.au cours de laquelle un hommage sera rendu aux élus de 1999 Cette soirée se tiendra sous la présidence d’honneur du maire de Montréal, monsieur Pierre Bourque Sous l’égide de : Chambre de commerce du Montréal métropolitain Board ot Trade ot Metropolitan Montreal LES GRANDS MONTRÉALAIS 1999 Secteur économlgue - Monsieur Francesco Bellmi Colondateur et chet de la direction BioChem Pharma inc Secteur culturel - Monsieur Albert Miliaire Comédien et metteur en scène Secteur soclel ou scientifique - Monsieur Roger Gaudry Ancien recteur Université de Montréal , Les noms des lauréats du Prix d'excellence de l'Académie seront dévoilés au cours de cette soirée.Prix : 185 $ membre, 250 $ non-membre - (taxes en sus)1 Tables de 10 - Nombre de places limité Tenue : Cravate noire Réservation : Ghislaine Larose - (514) 871-4000, poste 4001 Télécopieur : (514) 871-5971 Courriel : glarose@ccmm.qc.ca Site Web : www.ccmm.qc.ca %?Bourse jm* ¦ rie Montréal I (\| DrouN une ¦ Xl Développement ¦ w m économique Canada Canada Economie Development Canada kbhnhbhbhbhbhmbbhbbnhksb i D1C LE DEVOIR.LE M A RD! 2 5 M AI I !) !) }) B 3 •ECONOMIE- Pays émergents Greenspan et Rubin plaident pour plus de responsabilité AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, a estimé que les pays émergents devraient moins dépendre des capitaux à court tenue lors d’une audition jeudi dernier au Congrès.Au cours de la même audition, le secrétaire au Trésor, Robert Rubin, a de son côté plaidé pour une participation à la gestion des crises financières, comme celle qui a secoué le Brésil, du secteur privé, auquel il a demandé d’assumer à l'avenir les conséquences de ses propres risques.«L’exposition d'une économie au flux de capitaux à court terme, avant que son système financier ne soit capable de gérer un large retrait de fonds inattendu, est une aventure très risquée», a déclaré M.Greenspan devant la Commission bancaire de la Chambre des représentants.«Les créanciers étrangers à court terme peuvent sortir [d’un marché ou d’un pays] sans pertes significatives», a-t-il expliqué au cours d’une audition sur l’architecture financière internationale.«Si les dettes d'un pays sont majoritairement à court terme, le fardeau entier de la crise tombera sur cette économie émergente sous la forme d'une fonte de ses réserves», a souligné le patron de la Fed, ajoutant que ces économies étaient «généralement exposées à de trop hauts risques».Vivre sans emprunter M.Greenspan a estimé que les pays émergents devraient gérer leurs actifs et leurs dettes de manière à être «toujours en mesure de vivre sans emprunter à l’extérieur pendant un an».Le marché financier offre maintenant de nouveaux instruments très sophistiqués que «les économies émergentes devraient chercher à exploiter», selon Alan Greenspan.M.Rubin, dont c’était une des dernières auditions au Congrès en tant que secrétaire au Trésor, a lui aussi découragé les pays à s’en remettre de façon disproportionnée aux flux de capitaux à court terme et plaidé par ailleurs pour une participation du secteur privé à la gestion des crises.«La discipline de marché ne fonctionne que si les prêteurs ou les investisseurs supportent les conséquences des risques qu’ils prennent.Les hauts taux de rendement de nombreux emprunts des pays émergents montrent que les créanciers privés s’attendent à ce que certains de ces prêts ne soient pas honorés à temps», a déclaré Robert Rubin.11 a prévenu que l’aide internationale, en cas de défaut de remboursement d’un pays sur sa dette, doit être accordée en dernier recours et en liaison avec le secteur privé.M.Rubin a suggéré une nouvelle, fois que les emprunts émis par les Etats émergents devraient contenir des clauses permettant, en cas de crise, de rééchelonner ces dettes contractées sur les marchés internationaux des capitaux.Au cœur des crises Pour M.Rubin, «les taux de change fixes intenables» sont souvent au coeur des crises.«Nous croyons que la communauté internationale ne devrait pas fournir une aide financière importante et exceptionnelle à des pays qui interviennent massivement pour soutenir un taux de change fixe, sauf quand cette parité est jugée tenable.» Alan Greenspan a vigoureusement mis l’accent sur la nécessité d’une plus grande transparence financière.11 faut que «des renseignements détaillés de la part des gouvernements, des institutions financières et des entreprises» soient diffusés, a-t-il réclamé.Il a également demandé que soit mis en place un cadre légal pour les faillites d’entreprises.«Nous n’avons pas besoin d’une loi universelle des faillites mais de codes individuels par nation, qui soient clairs et sans ambiguïté», a déclaré le président de la Fed, ajoutant que «trop de pays émergents n’ont pas de statut fonnel de faillite».«La transition vers un système financier international plus efficace et plus stable prendra du temps», a conclu Alan Greenspan.REUTERS Le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan Le taux de chômage restera élevé L’Union européenne va sortir du «trou d’air» Le FMI table sur une croissance globale des Quinze de 1,8 % cette année et de 2,7 % en 2000 CHRISTOPHE VOGT AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — L’Union européenne devrait sortir peu à peu du «trou d’air» conjoncturel dans lequel les crises asiatique, russe et brésilienne l’avaient jetée mais elle restera confrontée à un taux de chômage beaucoup trop élevé.Le scénario du «trou d’air», à savoir un ralentissement marqué de la croissance, fin 1998, suivi d’une reprise assez forte au second semestre de 1999, semble confirmé par les institutions financières internationales.Le Fonds monétaire international table sur une croissance globale des Quinze de 1,8 % cette année et de 2,7 % en 2000.L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) est sur la même ligne, prévoyant une croissance de 1,9 % et 2,4 % respectivement, avec une inflation inférieure à 2 % sur cette période.Même si l’UE doit devenir en 2000 le premier pôle de croissance du monde, les niveaux de progression du PIB restent modestes comparativement aux Etats-Unis, où l’économie connaît un boum depuis le début des années 90.Contre toute attente, et démentant toutes les prévisions des économistes les plus avertis, ils devraient afficher cette année une croissance de plus de 3,5 % malgré les effets adverses de la crise financière et d’un dollar relativement fort Le chômage est le grand problème auquel se trouve confrontée une très grande partie des pays de l’Union européenne.Le taux de chômage ne devrait reculer que faiblement, passant de 9,9 à 9,7 %, selon le FMI, et de 10,1 à 9,8 %, selon l’OCDE.De l’avis des experts, la croissance ne suffira pas à le réduire, les trois quarts du chômage étant d’ordre structurel (rigidités réglementaires, coût du travail, par exemple) et ne dépendant pas de la conjoncture.D’où les appels répétés du FMI, de l’OCDE et des banquiers centraux du Vieux Continent à lancer de véritables réformes de fond, à l’instar des Pays-Bas, souvent cités en exemple, où le taux de chômage tourne autour de 4 % contre environ 10 ou 11 % en Allemagne et en France.Au total, 16,3 millions de personnes étaient sans emploi en mars dans l’UE, et malgré une volonté affichée de rechercher des solutions au niveau européen, chaque pays tente pour l’heure de trouver sa propre parade au fléau.Réduction du temps de travail, mesures d'inspiration libérale, réformes réglementaires, la lutte contre le chômage dans l’Union puise dans tout l’éventail imaginable des recettes.Très grande diversité Ces chiffres globaux masquent une très grande diversité entre les pays membres.L’Allemagne, très dépendante des exportations vers l’Asie, et l’Italie, qui s’est retrouvée en forte concurrence, ont souffert plus que d’autres de la crise qui a secoué le monde depuis juillet 1997.La Grande-Bretagne, lanterne rouge de la croissance cette année parmi les Quinze (+0,7 % selon les prévisions), se trouve dans un cycle économique différent de la majorité de ses partenaires et ses exportations ont peiné.L’Irlande, qui a su tirer le meilleur profit des subsides de l’Union, affiche aujourd'hui des taux de croissance qui lui valent le surnom de «tigre celtique».L’Union européenne comprend actuellement l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et la Suède.Depuis le 1er janvier, onze des quinze pays de l’Union ont lié leur destin monétaire en faisant de l’euro leur monnaie unique.Ils ont poussé les feux de la coopération au point de susciter l’inquiétude de Londres, qui a choisi de ne pas être dans la première vague mais qui commence à se mobiliser.La Grèce fait de nombreux efforts pour tenter de se joindre au plus vite tandis que l’adhésion de la Suède et du Danemark à l’union monétaire est au point mort.L’euro s’est fait une place dans la finance mais pas dans la vie quotidienne Lancé dans Veuphorie en janvier; la monnaie unique a depuis perdu de son éclat CHRISTOPHE VOGT AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Près de six mois après sa naissance, l’euro a su se faire une place dans la sphère financière malgré sa faiblesse persistante vis-à-vis du roi dollar, mais il doit encore parcourir un long chemin avant d’entrer dans la vie quotidienne de 291 millions d’Européens.L’euro, lancé avec succès et dans l’euphorie le 1" janvier 1999, après des années de préparations et de tractations difficiles, a perdu au fil des mois un peu de l’éclat de ses débuts.Mesuré à l’aune du seul marché des changes, la monnaie unique, qui a démarré en trombe à près de 1,19 dollar, a vu son cours s'éroder, quasiment jour après jour, face au billet vert, pour osciller actuellement autour de 1,06 dollar.L’excellente santé de l’économie américaine qui attire les investisseurs et le ralentissement économique marqué de l’Europe à la fin de l’année dernière, expliquent en grande partie la baisse, selon la majorité des économistes.L’enthousiasme d’un passage réussi avait aussi amené les opérateurs des salles de marché à surévaluer la monnaie.Néanmoins, la glissade est devenue assez importante pour inciter les banquiers centraux de la zone euro à hausser progressivement le ton.Alors qu’ils évoquaient le «potentiel d'appréciation» de l’euro face au dollar à la mi-avril, ils parlent désormais d’un «important potentiel d'appréciation».Ce subtil glissement sémantique marque la crainte des gardiens de la Banque centrale européenne que la confiance dans la nouvelle monnaie, héritée de la foi dans le deutscheinark, ne s’effrite proportionnellement à la valeur.Lettre de noblesse L’euro, qui ambitionne de devenir la seconde devise internationale du monde, n’en a pas moins acquis ses lettres de noblesse sur les marchés financiers.Les grandes entreprises européennes n’hésitent plus à lancer des emprunts géants de trois milliards d’euros ou plus, sur le marché obligataire, alors qu’elles préféraient auparavant chercher leur financement outre-Atlantique.Disposant d’un poids économique comparable à celui des Etats-Unis, la zone euro, qui s’étend de la Finlande à l’Italie et de l'Allemagne à l’Irlande, attire les investisseurs.Le constructeur automobile japonais Toyota a ainsi choisi d’implanter une nouvelle usine en France plutôt que de s’agrandir en Grande-Bretagne.Pour l’instant, la monnaie unique est plus virtuelle que réelle, les pièces et les billets de l’euro ne faisant leur apparition qu’en 2002.asaaa (TERCEL) (ï (COROLLA) Direction assistée 5 vitesses à surmultipliée Banquette rabattable (60/40) • Radiocassette AM/FM • Coussins gonflables • Moteur 120 ch, 16 soupapes v 0$ comptant TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS 0$ comptant TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS (C A M RY) • Climatiseur • Transmission automatique • Groupe électrique 2 500$ comptant TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS MENSUALITÉS COMPTANT 299$ 2 500$ TERCEL • 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Toyota Villa Toyota Lachute Toyota Claude Auto Lexus Toyota Gabnel Repentigny Toyota Toyota St-Jéréme SHAWINIGAN VERDUN \extu-attwtm / 659-6511 CHAMBLY Chambly Toyota 658-4334 776-0077 Ile pehrût ile PerrOt Toyota 453-2510 562-6662 LAVAL Chomedey Toyota 687-2634 623-3511 MONTRÉAL Alix Toyota 376-9191 748-7777 MONTRÉAL Toyota Centre-Ville 935-6354 581-3540 ST-EUSTACHE Toyota Sl-Eustache 473-1872 438-1255 ST-LÉ0NARD St-Léonard Toyota 252-1373 Mauricie Toyota 539-8393 THURSO Auger A Frères 985-2218 Woodland Toyota 761-3444 www.toyota.ca L E I) E V 0 I R .L E M A RDI 2 5 M Al I !) !) !) B 4 LE DEVOIR Les dieux (!!!) du stade Microsoft offre une nouvelle version roulant sur un monstre carburant à 450 Mhz s*»" ¦¦HSÂ'Jlr'+r'- tt ^ Tony Cv»>f¥i CJew) MICHEL DU MAIS MICROSOFT BASEBALL 2000 -¦ ?1/2 Coproduction Whizbang! Software et Microsoft.Exclusivement PC (Windows 95 et 98, Pentium 133), 32 Mo.Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 35 $.La sentez-vous, cette douce odeur de hot-dogs, de croustilles et autres mets de restauration éclair?Les entendez-vous, ces cris des dizaines de miUiers de fanatiques?Enfin, la saison du baseball est revenue.Et ma formation des Expos est particulièrement puissante cette année.Il faut dire que je ne vous parle pas des véritables Expos mais d’une équipe virtuelle qui affronte les équipes des deux ligues grâce au jeu Microsoft Baseball 2000.M.Brochu, vous auriez bien aimé mon équipe; c’est la terreur des deux ligues.Et que dire des spectateurs: c’était le délire! Tenez, je vous offre de vous recycler.Je vous offre Baseball 2000, vous y avez tous les ingrédients sur l’art de former une équipe gagnante.Pas question de démantèlement dans ce jeu.Trêve de billevesées, cette dernière mouture du jeu de baseball de Microsoft est une véritable petite réussite.à condition d’y mettre le prix.Ordinateurs de puissance modeste, passez votre chemin, rendez-vous au deuxième coussin pour une mise à jour matérielle.Une fois passée l’étape de l’installation, au démarrage de l’application, on se croirait confortablement assis devant son écran de télévision.C’est la débauche multimédia avec la présentation complète des joueurs, leurs photos, les stades visités, les derniers classements cumulatifs et, surtout, des statistiques.Car vous le savez sans nul doute, le baseball est surtout un jeu de statistiques.Ali, ce très cher Rodger Brulotte, il ne manque que lui dans ce jeu! Car ime fois dans le feu de l’action et, faut-il le répéter, avec un monstre de 450 MHz, une carte vidéo sophistiquée et des gallons de bière, oups!, pardon, des mégaoctets de mémoire vive, vous saurez apprécier l’ultraréalisme de Baseball 2000.Un ultraréalisme que je préfère au plus modeste — mais néanmoins aussi excitant — Triple Play 2000, de la firme Electronic Arts, car, une fois bien installé, calé dans son siège favori, les lumières tamisées et le son des haut-parleurs poussé à fond la caisse, on s’y croirait vraiment avec, en sourdine, les commentaires d’un annonceur du réseau de télévision Fox.Mais voilà, amis lecteurs, le premier inconvénient de ce jeu: il est disponible uniquement dans la langue officielle de Yogi Berra, celui qui disait: «You can't think and hit at the same time.» Phrase célèbre contre laquelle je m’inscris en faux car, pour jouer à Baseball 2000, il faut justement bien réfléchir pour frapper la balle correctement.Alors que Triple Play ne requiert que le maniement de la souris, le jeu de Microsoft demande l’utilisation de plusieurs touches sur le clavier, ce qui, soyons honnête, «m’énarrrve» au plus haut point.Ce nouveau cru du jeu de baseball de Microsoft si l’on passe par-dessus les quelques petits irritants nommés ci-haut, est un véritable petit bijou.Tous les joueurs des deux ligues de cette saison sont représentés et reproduits, dans le cas de certains, avec un réalisme fou.Pour une fois, Microsoft a réussi un jeu qui nous tient en haleine durant plusieurs heures, un jeu auquel on prendra plaisir à jouer et à rejouer.Et surtout, n’oubliez pas cette autre phrase célèbre de Yogi Berra: «It ain 't over til it’s over.» DELTA FORCE ?1/2 Production Novalogic.Adaptation et localisation: UbisofL Exclusivement PC (Windows 95 et 98, Pentium 166 MMX), 32 Mo.Dans les magasins spécialisés.Prix: environ 65 $.«Vous voici à 20 kilomètres derrière les lignes ennemies.Largué avec pour seul équipement ce que vous portez sur le corps.Le chasseur, c’est vous.C’est pour cette raison que vous avez été entraîné.C’est votre raison de vivre.Vous êtes de la Delta Force.» Ça, c’est la prémisse au jeu d’action Delta Force.Permettez que je vous le résume encore plus simplement?«Pow! Pow! Tes mort! Tarata-rata-rata-rata! Ça y est, il est touché, ce salopard.Boooooum! Aéroport détruit, commandant.» Bref, vous voyez le genre?Ad nauseam.Je préfère plutôt vous recommander, si vous ne le possédez pas déjà, une bonne partie de Half-Life, dont nous avons déjà parlé dans la page Planète.En bref La grande foire commerciale du jeu, l’E3 (Electronic Entertainment Exposition), se tenait tout récemment à Los Angeles.Quiconque travaille dans l’industrie du jeu doit visi- ter l’E3.Cette année, l’ami Stéphane Garneau, beau bonhomme et animateur de l’émission de radio Clair et Net, s’y est rendu et nous a mitonné une émission spéciale consacrée à cette Mecque du jeu.Diffusée dimanche dernier, vous aurez la chance de l’écouter à nouveau, à la condition que vous pointiez vos fureteurs vers le nouveau site revampé de Radio-Canada.Bonne nouvelle pour les aficionados de la Pomme: à l’occasion du E3, les grands fabricants de jeux comme Sierra Studios, Bungie Software et Electronic Arts ont annoncé leurs intentions de produire et d’adapter leurs nouveaux jeux à la plateforme MacOS.Le succès de l’iMac, combiné à l’adoption de normes graphiques standardisées comme Open GL et Quicktime, ainsi que l’implantation des cartes vidéo haute performance ATI, font que les éditeurs reviennent au Macintosh.Bravo! Cela contribuera sûrement à calmer l’ami Michel Bélair qui ne peut s’empêcher de péter ses plombs à l’occasion dans ces pages.Espérons que ce changement d’attitude des grands éditeurs de jeux aura des répercussions dans le monde du cédérom éducatif, culturel et de référence.C’est à souhaiter.Avec un monstre de 450 MHz, et une carte vidéo sophistiquée, on appréciera l’ultraréalisme du jeu ENVIRONNEMENT La bombe P Le 8 juin, la population mondiale franchira le cap des six milliards d’habitants.Faut-il vraiment s’en réjouir?SERGE CABANA Les statistiques donnent le vertige.Depuis Jésus-Christ, l’humanité a mis 18 siècles à atteindre son premier milliard d’habitants (1804), puis un seul pour son deuxième, et seulement une décennie pour son dernier! En fait, la population mondiale s’est accrue davantage, depuis 1950, qu’au cours des quatre millions d’années suivant l’avènement de Y homo erectusl En 1998, la population mondiale croissait déjà à un rythme équivalent à la population d’une ville comme Los Angeles à toutes les deux semaines! Si l’on devait maintenir le taux de fertilité actuel des femmes , le monde compterait le chiffre absurde de 296 milliards de personnes dans 150 ans! Plutôt étourdissant.Surtout que l’humanité a rapidement appris à vivre plus longtemps: depuis 1950, la moyenne mondiale est passée d’une espérance de vie de 40 ans à 61 ans! Mais cette croissance n’est pas sans prix, ni sans limites.Des écoles Paul R.Ehrlich a créé une véritable commotion en publiant, il y a quelques années, The Population Bomb.Brillant professeur au département de sciences biologiques de l’université de Stanford, Ehrlich a établi que la «limite» de la population mondiale tolérable est dépassée à partir du moment où la planète n’a plus les capacités de fournir à chacun l’eau, la nourriture et l’espace vital.A l’instar de nombreux autres scientifiques, il estime que le seuil pourrait s’établir entre 4 et 16 milliards d’êtres humains, la limite de 12 milliards d’habitants représentant une «honnête moyenne».Quand ce chiffre fatidique sera-t-il atteint?D’ici 25 à 75 ans, selon les projections des Nations unies.Cependant, pour d’autres auteurs et activistes — que l’on retrouve en parti-culier sur les sites KZPG (www.iti.com/iti/KZPG/index.html) et World Overpopulation Awareness (www.overpopulation.org/indexold.ht ml) —, cette limite aurait déjà été franchie.Trois constats se dégagent cependant de ces hypothèses: la planète ne £ (Tendances) peut soutenir qu’une population mondiale limitée; le seuil critique risque fort d’être atteint au cours du prochain siècle; et c’est dès maintenant qu’il faut agir.La plupart des scénarios pour contrer la surpopulation se résument à trois principales écoles de pensée: le salut technologique, la réduction de la consommation et la diminution de la population mondiale.La première école croit que la science et la technologie viendront à bout des problèmes de famine, de dé sertification et autres.La science fera de nouvelles percées, découvrira d’autres sources d’alimentation, désa-linera à faible coût l’eau de mer, etc.Cependant, même si la science a déjà prouvé sa capacité à «faire des miracles», il restera toujours les problèmes économiques et politiques évoqués par Fuller, de même que ceux relatifs à «l’ingénierie sociale» (immigration, pauvreté, etc.).La deuxième école compte sur la diminution radicale du niveau actuel de la consommation mondiale, surtout dans les pays riches du Nord: 20 % de l’humanité, la portion la plus riche, consomme 86 % de l’ensemble des biens et services alors que 20 % de l’humanité, la portion la plus pauvre, en consomme seulement 1,3 %! Prometteur à première vue, ce scénario repose néanmoins sur un changement de mentalité radical et sur l’adoption d’un style de vie très différent, ce qui n’est pas pour demain.Enfin, il reste le scénario de réduction du taux de croissance de la population mondiale.Six grands moyens sont proposés, visant essentiellement les pays pauvres: développer les économies; améliorer la santé des enfants; donner du pouvoir aux femmes; éduquer les hommes; et contrôler les naissances.Cependant, les effets de plusieurs de ces programmes, déjà en vigueur depuis des décennies, sont encore fort limités, la limitation des naissances étant souvent perçue comme un empêchement à développer la main-d’œuvre nécessaire à l’exploitation des ressources.Sept petits tours et puis s’en vont Mais qu’arrive-t-il avec «l’autoroute de l’information» ?Lee it ton 41nttp //com-» te gc ci/franc3 § Ri H I' *«• lé.$ h h 1 ‘5.' & V.î?£§ 1 ¦ fg *& i fer - K ¦o * • i-Si |» ii « 5> J »!¦ ^ *2 ' I *
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