Le devoir, 9 juin 1999, Cahier A
LE DEVOIR Vol.X (’ X " «s Kathleen Lévesque PERSPECTIVES Entre silence et cacophonie La ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, se réjouit que le débat sur la réforme soit engagé à Montréal.De quoi se réjouit-elle au juste?Des spasmes politiques qui secouent les élus de l’île et de l’absence des citoyens?Pendant ce temps, la métropole attend toujours qu’on se lève pour elle.Six mois après sa nomination, la ministre Harel s’emmure toujours dans le silence.C’est vrai pour l’avenir de Montréal et de sa région, mais aussi pour tous les autres dossiers.Les exemples sont probants.L’affaire Gerry Weiner, ce membre du comité exécutif de la Ville de Montréal qui est également promoteur immobilier et qui aurait omis de déclarer sa situation, traîne en longueur.L’administration du maire Pierre Bourque entend rétrécir les limites du site du patrimoine du mont Royal?Mme Harel se tient coite.La consultation populaire fait défaut à Montréal?Mme la ministre ne dit mot pendant que son collègue Robert Perreault dénonce «le déficit démocratique».Les mœurs municipales seraient élastiques en période électorale?«Il n’y a pas de service au numéro que vous avez composé.» Cette lenteur à trancher peut également être constatée ailleurs en province.Les problèmes de transparence vont bon train à Magog où le conseil municipal officieux décide et l’officiel dispose, à Gatineau où l’ordre du jour n’est pas disponible tant qu’il n’est pas adopté, ou à Fermont où le maire a réussi à faire congédier une journaliste.Quant au controversé dossier des fusions, il n’en va pas autrement II y a deux ans, le précédent ministre des Affaires municipales avait entrepris un programme dit de renforcement des autorités locales.Mais le deuxième volet, qui concerne les grandes agglomérations urbaines, * * * n’a jamais vu le jour.Il avait également, avec le ministre de la Métropole d’alors, mis un frein à l’étalement urbain.Vraiment?, D’un bégaiement à l’autre, voilà qu’il y a résurgence.A Montréal, c’est la cacophonie.Chacun tire la couverture de son bord, qui avec son projet d’une île, une ville, qui avec une superstructure métropolitaine élue, qui avqc une superstructure non élue.À Québec, c’est le silence.Celui qui oppresse, celui qui soulève le doute.Soupèse-t-on tous les angles de toutes les hypothèses?Allez donc savoir.Mme la ministre n’est pas disponible pour commenter.Lundi dernier, après son discours devant un congrès d’urbanistes où elle a déclaré se réjouir du débat qui s’enclenche à Montréal, elle a littéralement fui des journalistes.A Montréal, on pourrait parler, sans dérision, de l'opacité bourquienne de Mme Harel! Entre les branches, on apprend toutefois que la dominance du français sur l’île de Montréal semble beaucoup préoccuper la ministre Harel et ses collègues du cabinet.On a peur que la fusion fasse basculer la majorité du côté des anglophones et on a peur de la création d’une mégacité, et donc d’un géant.La peur, ou du moins l’excès de prudence, anesthésie le jugement.C’est d’autant plus vrai quand le credo de ce gouvernement devait être «oser».Il faut tout de même admettre qu’il y a eu des tentatives pour régler le problème endémique des structures dans la région montréalaise.Lorsque le ministère de la Métropole a été créé en 1996, son titulaire d’alors, Serge Ménard, a tenté de mettre sur pied la Commission de développement de la métropole.Son successeur, Robert Perreault, l’a mise au rancart, privilégiant une approche sectorielle.S’est alors amorcé le regroupement des trois sociétés de transport de la région.Mais là aussi, la concertation régionale a été un échec.Nous revoilà donc à la case départ.Mais s’ajoutç au problème l’ambiguïté que nourrit Louise Harel.A décoder ses rares interventions publiques, on peut parfois croire qu’il y aura des fusions de municipalités sur l’île.Ne dit-elle pas regretter qu’il y ait des enclaves fiscales à Montréal?Mais on pourrait également croire qu’elle favorise plutôt la mise en place d’une structure suprarégiona-le avec des champs d’action précis comme le développement économique.Mais de ce côté, elle aura fort à faire: la volonté de l’organisme Montréal International de faire de la prospection à l’étranger d’une seule voix est un échec.Chose certaine, Mme Harel affirme avoir «une stratégie de renforcement des agglomérations».Elle martèle d’ailleurs plusieurs chiffres: la région est encombrée de 54 organismes suprarégionaux, d’une communauté urbaine, de 16 MRC, de trois sociétés de transport, de l’AMT, de 25 régies intermunicipales.Elle souligne également que des 1348 municipalités du Québec, 295 appartiennent à 31 agglomérations urbaines.Devant ces chiffres lancés pêle-mêle, on a presque envie de hausser les épaules.Non, la ministre Harel ne brille pas par son leadership.Sans orientation, le débat s’en va à vau-l’eau.Au delà du pouvoir politique, elle ne peut pourtant tirer son autorité que de la clarté de son discours.Alors seulement les citoyens pourront peut-être se réjouir avec elle et même s’impliquer dans le débat amorcé.klevesque@ledcvoir.com M É Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: 24 Min: 16 T É 0 Québec Ciel variable.Max: 20 Min: 11 Détails, page A 7 INDE X Annonces.A4 I>e monde .B 6 Avis publics .A 7 Les sports .B 8 B 10 Montréal .A3 Economie.B 2 Mots croisés.A 7 Éditorial .A8 Politique .A 6 Horizons .B 1 Télévision ,B 9 www.ledevoir.com M 0 N T 11 É A L , L E M E R C H E 1) I !) .1 l! 1 N 1 !) !) !) HORIZONS Josée Blanchette: Aller à la morgue, page B 1 ÉCONOMIE Québec remet 202 millions à des contribuables oublieux, page B 2 8 7 C + TAXES = 1 $ / TOU 0 N TO 1 $ HORIZONS Les recherches sur la migraine commencent à porter fruits, page B 1 La paix en ligne de mire ¦ L’ONU pourrait adopter une résolution de paix dès aujourd’hui ¦ Tout tient maintenant au retrait des troupes serbes du Kosovo D’APRES L’AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Cologne et New York — Les alliés sont parvenus hier à un accord avec la Russie sur un projet de résolution sur le Kosovo, soumis dans la foulée au Conseil de sécurité de l’ONU, balayant ainsi les derniers obstacles diplomatiques à la fin de la guerre.L’OTAN, pendant ce temps, a poursuivi ses bombardements sur la Yougoslavie.Ne reste plus à Belgrade qu’à amorcer le retrait de ses troupes du Kosovo.Signe de fléchissement?Le Pentagone a indiqué avoir détecté des signes de préparatifs de retrait.«Nous avons vu des signes selon lesquels les Serbes sont en train de mobiliser des véhicules et d’autres moyens de transport, mais nous n’avons pas encore eu d’indications que les forces serbes, les forces spéciales de police ou paramilitaires sont eti train de partir», a indiqué le porte-parole Kenneth Bacon.Aussi, les pourparlers militaires entre la Yougoslavie et l’OTAN sur le retrait des troupes serbes, pourparlers qui avaient échoué dimanche et lundi, ont repris hier à Kuma- novo, dans le nord de la Macédoine, offrant une indication supplémentaire que la paix était à portée de la main, après 77 jours de bombardements.L'accord diplomatique conclu à l’arraché à Cologne au sein du G8 fies sept pays les plus industrialisés plus la Rus- VOIR PAGE A 10: PAIX ¦ Autres informations en page B 6 ¦ Objectif: terminer! JACQUES NADEAU LE DEVOIR La pression consiste d’abord à terminer une course et là se situait son objectif immédiat, a dit hier Jacques Villeneuve, qui n’a encore pu boucler un seul parcours dans son fougueux destrier de chez BAR.Villeneuve, tel qu’en lui-même JEAN DION LE DEVOIR Vêtu de beige de pied en cap, rasé de loin, lunettes pour constater la douloureuse évidence qu’ils sont des dizaines et des dizaines et d’autres dizaines encore à être venus s’abreuver de ses propos, Ville-neuve tel qu’en lui-même (concentré) se soumet à son pensum annuel obligé.Quelques jours avant le Grand Prix de Montréal, la circonférence de presse, comme dans cercle vicieux, le supplice de la question peut-être aussi, la bouffe-minute pour médias affamés, dont c’était hier la quatrième représentation depuis son arrivée en Formule 1, mais on ne se répète pas d’année en année, demandez-le aux spécialistes, on met à jour.Cette fois, Jacques était assis côté jardin, flanqué, pour la première fois, de Charles Sirois qui a allongé beaucoup de beaux millions pour que son nom d’artiste, Teleglobe (les accents sont superflus à l’ère du planétaire), figure en bonne place sur la bagnole.Deux gagnants qui n’ont pas peur de gagner, quoique Jacques soit à même de reconnaître cette année qu’y en aura pas de faciles — «ça n’a pas été facile jusqu'ici, mais les choses vont s'améliorer», a-t-il relaté —, et qui ont élevé d’un cran la notion de travail d’équipe lorsque M.Sirois a remis à Jacques le cahier de souhaits intitulé Vas-y champion! qu'ont pris le temps de signer 4000 fans.On a d’ailleurs appris que plusieurs journalistes avaient aussi apposé leur paraphe, mais personne n’était là pour chicaner, alors on n’en a pas reparlé.Vous l’a-t-on dit, Villeneuve n’aime pas plus qu'il ne le faut ces séances de parlotte publique.Bien sûr, il sourit, il est gentil, il répond diligemment à toutes les questions, même les plus banales, même celles qu'on lui pose pour la trente-millième fois, il a pris de l'expérience et sait comment composer au mieux avec la chose.Mais ça se sent, ce gars-là voudrait être ailleurs.S’il se prête à l’exercice, c’est qu’il s’agit d’un détour incontournable pour parvenir à sa passion.«Il est une personne simple dans un monde complexe», disait de lui Charles Sirois, hier.Mais «Il est une personne simple dans un monde complexe», dit de lui Charles Sirois VOIR PAGE A 10: VILLENEUVE Un festival cassé en deux ¦ À lire, page B 9 Astral achète Radiomutuel La société contrôlera 13,5 % de l'auditoire télévisuel au Québec et détiendra 13 stations radiophoniques GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR CT est avec un pincement au cœur et la larme à l’œil que les deux actionnaires fondateurs de Radiomutuel ont conclu une convention de blocage avec Astral Communications.Forte de cette entente irrévocable, Astral a donc lancé hier une offre publique d’achat de 224 millions qui, si elle est complétée, lui permettra de contrôler 13,5 % de l’auditoire télévisuel au Québec et d’obtenir un portefeuille de 13 stations radiophoniques.Astral retient déjà 24,4 % de Radiomutuel.Son offre, à 24 $ l’action, vise la totalité des actions restantes, dans une transaction évaluée à 224 millions.Cette offre publique (OPA) sera déposée au plus tard le 15 juin.Le capital-actions de Radiomutuel se compose de près de 4,2 millions d’actions variables avec droit de vote, appartenant à une société que contrôlent Normand Beauchamp et Paul-Emile Beaulne, et près de huit millions d’actions subalternes, Asfral en retenant environ trois millions.A sa participation de 24,4 %, Astral peut ajouter celle des actionnaires de contrôle.Normand Beauchamp, président du conseil, président et chef de la direction, et Paul-Emile Beaulne, vice-président exécutif, ont conclu une convention de dépôt en vertu de laquelle ils conviennent de déposer leurs actions et de ne pas solliciter ou encourager de propositions concurrentielles.Ce faisant, Astral peut déjà proclamer un droit sur quelque 7,1 millions des 12,2 mil- VOIR PAGE A 10: ASTRAL Lire aussi en page B 10 ¦ La chronique de Paul Cauchon Ordre national du Québec Le Devoir à l’honneur! Lise Bissonnette, Gilles Lesage et Marcel Couture sont honorés MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC LT Ordre national du Québec a honoré hier trois person-’ nalités qui ont contribué à divers titres à l’essor du Devoir au cours des 35 dernières années, soit Lise Bissonnette, qui a reçu l'insigne d’officier, ainsi que Gilles Lesage et Marcel Couture, nommés chevaliers de l’Ordre national.Ce dernier s’est dit «très heureux» hier de recevoir cet honneur.Président de la fondation du journal Le Devoir, M.Couture a été l’un des artisans de la relance du quotidien au début des années 90.Il siège au conseil d’administration du Devoir et en a été le président de 1996 à 1997.M.Cou- r ^ rvmTATTV ture a travaillé pendant 30 f If I |n Af{ || R ans à Hydro-Quçbec, faisant v v/AlL de la société d’Etat un partenaire important des milieux culturel et artistique québécois.Grand rassembleur et une «sentinelle des plus attentives sur le front du combat culturel», tel qu’on l’a décrit lorsqu’il a été fait officier de l’Ordre des arts et des lettres de la République française, M.Couture est président du Salon du livre de Montréal depuis 1990.Il a fondé la prestigieuse revue Forces en 1966 et présidé la Fête nationale des Québécois de 1975 à 1980.«C’est aussi un hommage à ce journal, à sa qualité, à ce qu’il est.Nous, Gilles Lesage et moi, on est les artisans de ça.¦ Autres informations en page B 8 VOIR PAGE A 10: ORDRE 778313000665 / Votre collaboration nous est précieuse.D'ici à ce que la situation revienne à la normale, nous vous rappelons d'effectuer votre paiement au comptoir ou au guichet de votre institution financière plutôt que par la poste.Et si vous déménagez, n'oubliez surtout pas de nous aviser au moins sept jours à l'avance : • par téléphone, au numéro indiqué sur votre facture, ou • par courrier électronique, à notre nouvelle adresse www.hydroquebec.com/residen tieI 'ZSÙL Notre priorité :vous offrir un service de qualité.Les Services à la clientèle Québec L E I) E V 0 I R .L E M E R C R E R I !) ,| r | \ | intervention du ministre de l’Édu-' cation, François Legault, dans le délicat dossier du partage d’écoles entre la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et la Commission scolaire English Montreal (CSEM) n’a pas |)ermis la conclusion d’un accord.Lundi soir, le ministre a rencontré à Montréal les dirigeants de chaque commission scolaire.Et aujourd’hui, la présidente de la CSDM, Diane De Courcy, se rend à Québec pour poursuivre les échanges avec les fonctionnaires du ministère.«Il n'y a pas eu d'entente mais nous continuons les échanges», a résumé la porte-parole de Mme De Courcy hier.Cela fait maintenant de très longues semaines que le ministère de l'Education tente de rapprocher les deux commissions scolaires de manière à ce que les 2000 élèves de la CSDM qui n’ont pas de place puissent fréquenter en septembre prochain une école primaire pas trop EN BREF L’appel de Pagé entendu le 30 juin Montréal (PC) — C’est le 30 juin prochain que l’appel de l’ex-présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec, Lorraine Pagé, sera entendu en Cour supérieure.Le 30 avril dernier, Mme Pagé a été trouvée coupable du vol d’une paire de gants de 50 $, et condamnée à 235 $ d’amende, en plus de faire l’objet d’un dossier judiciaire.n’est pas parvenu à un accord éloignée de leur lieu de résidence.Pour résoudre son problème, la CSDM réclame neuf écoles présentement attachées à la Commission scolaire English Montreal.Selon le commissaire dissident Robert Cadotte, la CSDM n’obtiendrait que quatre écoles, dont deux qu’il qualifie de taudis.Ces écoles représenteraient une valeur de 20 millions alors que la CSDM évalue qu’elle a droit à 50 millions.Ce manque d’espace était criant bien avant la restructuration scolaire mais la mise sur pied d’administrations francophones et anglophones n’a rien arrangé puisque l’ex-Com-mission des écoles protestantes du Grand Montréal a remis à l’ex-CECM des écoles françaises en mauvais état et archipleines alors que l’ex-CECM a remis à la commission scolaire anglaise des écoles en bon état et à moitié vides.Les com- missaires francophones ont plaidé que cela n’était pas juste.Le différend qui oppose les deux commissions scolaires — car les commissaires anglophones ne veulent pas céder ce qu’ils considèrent comme leur patrimoine — porte également sur les édifices scolaires vacants.La CSEM conteste devant les tribunaux une décision de l’ex-ministre Pauline Marois de transférer à la CSDM des bâtiments d’une valeur de 26 millions.Il est possible qu’en vertu d’une entente globale, la CSEM abandonne sa poursuite.Il est aussi possible, comme l’avait envisagé le ministre plus tôt cette année, que la CSEM reçoive une compensation financière pour les écoles anglaises qui passeraient du côté français.De nombreux commissaires de la CSDM ont exprimé leur désaccord le plus total avec un tel geste puisque, disent-ils, les écoles font partie du patrimoine public.Le ministre dira le dernier mot dans cette histoire.Il peut, si les pourparlers échouent, imposer une solution.Mais cette voie n’est pas celle qu’il privilégie.D’ailleurs, il a déjà prévu de rencontrer lui-même à nouveau les parties la semaine prochaine.BOREAL compflCT Pierre NEPVEU François Legault ion"»'" Martial BOUCHER Au printemps de la ule ire et 28 secondaire Formation personnelle pages - 13,20 $ Bt SOClalB.LIDEC inc.En vente dans toutes les tinrairtes (514) 843-5991 pierre ncp Ideologic w-t r.N° 98 • ESSAI 256 PAGES* 16,95$ _ Robert _ Lalonde « Hommage aux mots, à l’amitié, ail temps, aux rêves de l’enfance.» Raymond Bertin • VOIR « Un délicieux récit initiatique.» l.-B.II.* LIBÉRATION Le VASTE MONDE Scènes d'enfance Seuil Seuil 176 PAGES • 22,95 $ SOUVENEZ-VOUS DU 9 JUIN.(Non, vraiment, n oubliez pas cette date.) Jeunesse au Soleil tiendra une journée portes ouvertes de 9h à 2th, le 9 juin 1999.Nous aimerions vous montrer ce que votre générosité nous a permis d'accomplir pendant toutes ces années.Nous sommes situés au 4251 St-Urbain (angle Rachel).Ensemble, nous pourrons partager une bonne limonade, des souvenirs et un sourire.Campagne annuelle de Jeunesse au Soleil Veuillez émettre votre chèque ou mandat à.Jeunesse au Soleil, 4251, rue Saint-Urbain, Montréal, Qc H2W1V* NOM NOM DE LA COMPAGNIE Ci-joint la somme de _ Nom du titulaire Numéro de carte Date d'expiration (m/a) : Signature:_____________ ADRESSE VILLE _$ Chèque [ Mandat Mastercard CODE POSTAL Visa Merci de votre appui.Vos dons sont déductibles d'impôts.'Un Yov)^ ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________I L E 1) E V DIR, L E M E R (' R E I) I !» -I U I N I !) !» !» A 4 LES ACTUALITES Modèle québécois Bouchard se dit ouvert à un débat sur le concept ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Taxé d’intolérance par le chef de l’opposition Jean Charest, le premier ministre Lucien Bouchard s’est dit ouvert à un débat sur le modèle québécois qu’il avait lié, samedi, à l’identité québécoise.«C’est faux de laisser entendre que nous ne voulons pas de débat sur le modèle québécois.Au contraire!», a répondu M.Bouchard à une question de M.Charest à l’Assemblée nationale.Selon M.Bouchard, un débat s’impose parce qu’il est ftrès important de moderniser les politiques» tout en préservant des valeurs de solidarité et de concertation du modèle québécois.«Quand on parle de solidarité, nous pensons — d’autres peuvent penser le contraire, légitimement, c’est ut,t débat démocratique — que notre solidarité en est une de peuple», a dit le premier ministre.Devant quelque 400 militants du Parti québécois réunis à Saint-Hyacinthe, samedi, pour une journée de réflexion sur la souveraineté, M.Bouchard avait déclaré que «la bataille enclenchée [par les fédéralistes comme Jean Charest] contre le modèle québécois, c’est une bataille contre l'identité québécoise».M.Bouchard s’en est pris aux propos du chef libéral qui, dans une entrevue accordée au Globe and Mail à la fin mai, affirmait que, venant de la scène fédérale, il lui était devenu évident, en voyageant d’un bout à l’autre du Canada, que «la Révolution tranquille produisait des résultats piètres, médiocres».M.Bouchard a dit que chaque fois que M.Cha-fest tiendra de tels propos, il le trouvera sur son chemin.«Je vais lui rappeler que parmi les gens médiocres qui ont construit le Québec d’aujourd’hui, il y avait Jean Lesage, il y avait Robert Bourassa, il y avait René Lévesque.S’ils sont médiocres, je veux être avec eux autres», a dit M.Bouchard.Au cours d’un point de presse, M.Charest a dit que le modèle québécois que préconisait le Parti libéral s’appuyait sur les valeurs suivantes: la liberté, les droits individuels et la tolérance.Clément Lemelin Éviter le piège de l’école à rabais «Je me méfie terriblement du discours voulant qu'en haussant les exigences, on défavorise les enfants des milieux défavorisés» Si tous les acteurs en éducation s’entendent pour hausser le taux de réussite scolaire au secondaire, il en va tout autrement des moyens pour y arriver.Certains craignent que la réforme des programmes, en haussant les exigences de diplomadon, ne sabote les efforts vers la réussite scolaire.D’autres au contraire plaident pour un resserrement des exigences qui donnera lieu à un diplôme d’études secondaires plus solide.Le professeur Clément Lemelin est de ceux-là.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR T e me méfie terriblement du discours voulant qu’en "J haussant les exigences, on défavorise les enfants des milieux défavorisés», lance Clément Lemelin, professeur en sciences économiques de l’Université du Québec à Montréal et qui s’intéresse à l’économie et à la rentabilité de l’éducation.M.Lemelin a prononcé la semaine dernière conférence d’ouverture du congrès de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) qui réunit plusieurs centaines de commissaires à Montréal.M.Lemelin n’a pas hésité, au cours d’un entretien avec Le Devoir, à proposer sa propre histoire à l’appui de ses théories.«On ne m’a pas aidé en me disant ‘on va te donner une formation à rabais', au contraire», a-t-il dit.Issu d’un milieu modeste, M.Lemelin a pu suivre son cours classique à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) qui offrait une telle formation aux trois meilleurs élèves de chaque classe de fin du primaire.Nous sommes dans les années cinquante.«Cette formation était l’ancêtre des écoles internationales», dit-il.«Je ne crois pas qu'en augmentant les exigences, on décourage les enfants».On l’aura compris, M[.Lemelin ne partage pas les réserves du ministère de l’Education sur les écoles ou les programmes enrichis.Il trouve même qu’en se réservant le droit d’autoriser ou d’interdire de telles écoles, l’ex-miifistre Pauline Marois établissait une belle contradiction puisque de l’autre main, elle vantait la liberté que les parents acquerraient avec la décentralisation du système scolaire.«Le gouvernement donne des pouvoirs collectifs aux parents mais moins de pouvoirs individuels», note M.Lemelin qui voit là une caractéristique du modèle québécois dans le domaine de l’éducation.Ce modèle, croit-il, a conduit l’école à avoir le dos large en remplissant les tâches traditionnellement accomplies par les familles, avec les service de garde scolaire, ou par les entreprises, avec la formation technique et professionnelle.M.Lemelin exhorte les administrateurs scolaires à recentrer leur travail sur la formation des enfants.«Récemment, j'ai lu dans mon journal de quartier qu’au cours d’une rencontre, des commissaires avaient consacré tout leur temps à discuter de l’utilisation des édifices scolaires avec des groupes communautaires.Nous sommes loin de la formation des enfants», dit-il.«J’ai l’impression que les commissions scolaires perdent leurs objectifs de vue, pour tomber dans les gestion des écoles, le transport, etc», estime M.Lemelin.Il est d’autant plus ardu d’éviter ce genre d’écueils que l’école publique, contrairement à l’école privée, est vue comme un outil pour faire avancer la cause de groupes particuliers.Par exemple, pour l’Association des parents «J’ai l’impression que les commissions scolaires perdent leurs objectifs de vue» catholiques, la CECM fut longtemps le lieu de propagation de la foi catholique.Une brochette de groupes défendant divers intérêts éloigne les commissaires de leur travail, qui est de promouvoir la formation et la réussite scolaire.Ardent défenseur d’une bonne formation générale, Clément Lemelin a les sciences économiques de son bord.Toutes les études le démontrent, dit-il, la formation générale secondaire est très rentable.Davantage que la formation technique.«L’enseignement technique ne profite pas des économies d’échelle, elle nécessite des équipements coûteux et, pour être rentable, elle doit déboucher sur une formation spécifique», dit-il.Il en va tout autrement pour la formation générale qui est «davantage transférable» et qui rapporte davantage si le jeune complète cette formation le plus rapidement possible.«Les gens qui ont terminé leur secondaire sont des gens qui trouvent plus facilement (que ceux qui ne terminent pas ce niveau de formation) des solutions à divers problèmes».Mais attention, prévient M.Lemelin.Cela ne veut pas dire que tous les investissements en éducation sont justifiés.En fait, l’économiste rappelle que les études récentes n’arrivent pas à démontrer l’impact des dépenses sur la réussite scolaire.Il ajoute toutefois que la -plupart de ces études ont mesuré l’effet de dépenses additionnelles sur la réussite bien davantage que l’effet des compressions, lesquelles ont peut-être un plus grand impact (négatif) que la hausse des investissement.Il reste que comme de nombreux autres experts, M.Lemelin note qu’il est très difficile d’identifier les investissements qui seront les plus percutants, pour favoriser la réussite scolaire.Téléphone: 985-3322 LES PE I I T ES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 I • N • D • E *X 100 • 199 320 Ameublement IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 335 Bois de foyer Achat-vente-échange 350 Animaux 100 Visites libres 101 Propriétés a vendre 400 • 499 103 Condominiums et co-popnétés OFFRES D'EMPLOIS 105 Propriétés à revenus 401 Postes cadre et professionnel 115 Extérieur de Montréal 402 Éducation 120 Laurentides 405 Santé ?serv.communautaires 121 Cantons de I Est 408 Secteur culturel t 125 Hors-frontières 410 Bureaux 130 Maisons de campagne 415 Secteur informatique 132 Chalets 420 Secteur vente 134 Ternes-fermes 435 Restaurants et hôtellerie 135 Terrains 440 Services domestiques 150 Transactions diverses 455 Emplois partiels + saisonniers 151 Services immobiliers Location 500 • 599 160 App.et log.à louer PROPOSITIONS D’AFFAIRES 164 Condominiums à louer ET DE SERVICES 165 Propriétés à louer 501 Occasions d affaires 175 Maisons de campagne à louer 508 Services financiers 176 Chalets à louer 510 Comptabilité 200 • 299 512 Déclaration d'impôts 515 Informatique et bureautique IMMOBILIER COMMERCIAL 520 Préparation de C.V.Achat-vente-échange 522 Traitement de texte 201 Propriétés commerciate 523 Traduction, rédaction 203 Propnétés industrielles 529 Services professionnels 205 Espaces commerciaux 530 Cours 210 Commerces à vendre 540 Santé 220 Entrepôt (Vente-location) 542 Massothérapie 230 Gestion immobilière 543 Psychothérapie Location 544 Croissance personnelle 251 Bureaux à louer 546 Cartomancie, astrologie 259 Espaces comm et ind.à louer 550 Voyages 275 Locaux à louer 555 Garderie 300 • 399 560 Entretien, rénovation 564 Décoration intérieure ;; MARCHANDISES 570 Terrassement, paysagistes 301 Oeuvres d’art 575 Déménagement 303 Antiquités 313 Ordinateurs 600 • 699 314 Bureautique VÉHICULES 315 Téléphonie 675 Bateaux, yachts, voiliers 318 Mobilier de bureau et acc.695 Automobiles LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 1 7 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit Tls/T APPARTEMENTS-LOGEMENTS A EXTÉRIEUR DE MONTRÉAL METIS-SUR-MER Cottage 3 c.c.vue sut la mer, construction en bois 1999.200.000$.(418)936-3002.CANTONS DE L’EST VILLA de campagne à la ville(Magog) près del église.(819)843-6082.VRAI COIN DE CAMPAGNE - 12 ac.Melbourne, maison 2 ét., 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