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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-06-14, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 5 ?LE' L E 1) E V 0 I R .L E L l! N D 1 1 1 •» 1' I N I !» !» !» L’ENTREVUE Jean-Christophe Maillot Maître d’œuvre d’un art qui se conjugue au présent Pour le directeur artistique des Ballets de Monte-Carlo, le ballet n'est pas uniquement synonyme de tradition Le ballet peut-il et doit-il être et demeurer classique?Une question épineuse sur laquelle beaucoup ne s’entendent pas et à laquelle Jean-Christophe Maillot, directeur artistique des Ballets de Monte-Carlo, répond en partie par la négative.Fervent défenseur d’une contemporanéité au sein d’une technique presque trois fois centenaire, l’artiste possède la ferme conviction que le ballet a le devoir de se conjuguer au présent.ANDRÉE MARTIN Il y a les amoureux de la tradition et les défenseurs de la contemporanéité.Ceux qui ne jurent que par le classicisme et les autres dont la passion pour la création d’aujourd'hui ne peut être conciliée avec la moindre forme d’académisme.Pour avoir fréquenté assidûment et la danse classique et la danse contemporaine, Jean-Christophe Maillot a une opinion beaucoup moins tranchée sur l’apparente dichotomie opposant classicisme et contemporanéité en danse.«La dame est multiple, et il faut absolument arrêter d’imaginer qu'à la dame académique traditionnelle s’oppose obligatoirement une dame ¦ de recherche absconse, difficile et fermée à tout le monde.Il existe des voies intermédiaires qui permettent de lier l’une à l’autre.» Sans rejeter complètement l’histoire et ses grandes figures, le chorégraphe et directeur artistique articule l’ensemble de son travail au sein des Ballets de Monte-Carlo, une compagnie qui a vu passer certains des plus grands artistes de la première moitié du XX" siècle, dont Picasso, Stravinski, Nijinski, Balanchine, Cocteau, Chanel, etc., autour d’une dynamique proprement actuelle tout en ayant conscience des limites, bien palpables, de son art.«Je ne cherche pas à provoquer mon public et à faire table rase.Une provocation ou encore une révolution n’a d’intérêt que si on a une proposition derrière.Qu’il y ait eu des gens comme Merce Cunningham, Martha Graham, Alwin Nikolais, qui ont vraiment fait table rase pour amener d’autres propositions, c’est très bien.Mais on sait le temps que ça prend et que c’est très complexe.Ce n’est pas la mission que je me fixe.Ma mission se base sur mes convictiom, à savoir qu'il n'y a pas d’avant-garde sans histoire.On ne peut donc pas éliminer l’histoire et la mémoire.C’est important de conserver cette mémoire et de ne pas se sentir coupable d’y être attaché.De l’autre côté, ma conviction profonde est aussi que toute forme de recherche, même fondamentale, même totalement obsolète et difficile d'accès, est nécessaire.» Le ballet n’est donc pas forcément et uniquement synonyme de tradition.Par contre, même ouvert sur l’académisme, il n’a pas à s’alourdir de vieux poncifs, aussi ennuyeux qu’inutiles.Le public, qu’on sous-estime à tort, n’est pas non plus obligé de se contenter d’un classicisme rétrograde, dont les rapports avec l’ici et le maintenant sont souvent inexistants.Le problème, c’est que, depuis Balanchine, on ne sait plus très bien ce que le terme «ballet» veut ou devrait vouloir dire.Les points de vue sur la question sont variés; les discours sur le sujet, très souvent tournés vers le passé et rarement clairvoyants, n’offrent que très peu de positions claires et réfléchies.«La danse classique a été pendant des années le culte du beau.On proposait sur scène tout ce que l’on n'avait pas dans la vie.On présentait une forme d’idéal, de légèreté, qui était presque la part métaphysique de l'individu.On nous élevait un culte de la beauté.La danse contemporaine est apparue, et elle est, du moins en France, tombée dans l'inverse.On nous a fait le culte du laid.On nous a proposé sur scène une vision extrêmement crue, et probablement vraie, de la réalité.IL y a eu ainsi un nouveau public qui s’est senti complètement connecté à ce genre de choses.Je pense que les deux ont raison et que les deux sont essentiels.Pourquoi effectivement le corps dansant serait absolument basé sur les canons esthétiques de la danse classique avec ses danseurs parfaits, longilignes, avec de belles jambes, etc.?Mais pourquoi, si on est contre ça, proposer l'excès inverse, à savoir la laideur culminée à son plus haut point?» Bien sûr, la questipn reste ouverte et la réponse est difficile à cerner.A l’exception de quelques compagnies comme le Ballet de Francfort, le Neder-lands Dans Theater et les Ballets de Monte-Carlo qui, en mai dernier, ont eu l’occasion de nous faire valoir leur point de vue sur le ballet d’aujourd’hui, la plupart des compagnies se sont accommodées depuis plus de 20 ans d’un mélange, parfois heureux, parfois malheureux, d’œuvres de répertoire et de pièces de création, sans parvenir à créer des liens véritables entre les deux, des liens autres que purement intellectuels.Aussi, pour Maillot, le renouvellement du ballet passe-t-il par une actualisation des styles, des langages et des formes — on retrouve au répertoire de la compagnie des noms comme Forsythe, Childs, Tharp, Duato, etc.—, mais aussi dans la mise en place de structures favorisant l’émergence de nouvelles forces au sein même de la technique classique.S’inspirant de ses années passées au Ballet de Tours à travailler avec une compagnie exclusivement contemporaine, Jean-Christophe Maillot a imposé depuis son arrivée aux Ballets de Monte-Carlo, en 1993, de nouvelles règles du jeu, comme l’abolition du système hiérarchique propre aux compagnies de ballet — premier danseur, premier soliste, soliste, demi-soliste, corps de ballet — pour ainsi donner la chance à tous de se dépasser en tout temps.«La danse contemporaine a amené beaucoup de choses à la danse classique.Elle a modifié l’attitude et la perception du danseur face à une structure.Dans les compagnies classiques, les datiseurs viennent souvent chercher un boulot.Dans une compagnie contemporaine, ils viennent suivre une démarche.Le travail demande un choix de l’individu par rapport à la démarche artistique d’un chorégraphe.Si on arrive à intégrer ça dans le milieu de la danse classique et néoclassique, ce sera déjà énorme.Dans ma compagnie, c’est une base de départ.Je n'engage pas seulement un danseur, j’engage aussi un individu.«J’essaie aussi d’apprendre à mes danseurs, lorsqu’on travaille une pièce, d’avoir un regard sur ce qu’ils font.La danse contemporaine nous a aussi appris que le rapport du danseur au public était moins narcissique qu’on ne le pensait et qu’il y avait une nécessité à ce que l’interprète fasse un travail d’introspection pour ainsi comprendre que l’important, c’est d’être lui-même convaincu sur scène.Ce n’est que de cette manière qu’on pourra aussi et véritablement convaincre le spectateur de la force de notre travail.» Le langage contemporain a aussi amené un décloisonnement des styles, une libération du corps dansant — les ballets d’aujourd’hui osent les passages au sol, les déhanchements, la fluidité du torse, etc.— et un caractère tridimensionnel omniprésent, le langage classique s’étant longtemps concentré sur une danse de lignes et de surfaces.Cette manière, directement liée au monde actuel, de diriger une grand compagnie de ballet — les Ballets de Monte-Carlo comptent une cinquantaine de danseurs d’environ 18 nationalités différentes — se répercute sur la qualité globale des chorégraphies présentées sur scène, sur l’interprétation des danseurs, mais aussi dans l’ensemble de la programmation, basée sur une certaine prise de risques.«Il n’y a pas de spectacle de danse sans public.Quand je fais un spectacle, ce qui m'intéresse, c’est qu’il y ait du monde dans la salle et qu’il y ait un partage à ce moment précis.Jatnais je ne cherche à m'isoler de ce rapport-là avec le public.Pour être honnête, c’est 98 % du public qui ne connaît pas grand-chose à la danse.A chaque fois que je construis un programme, je me place dans la perspective d’un public qui vient découvrir un art qui n’est pas facile, où il faut à la fois le convaincre et le surprendre.Selon moi, il faut toujours essayer de lui donner en partie ce qu’il attend, surtout dans une compagnie comme la nôtre, qui, à tort ou à raison, possède une forme de prestige autour du nom.Une fois qu’on a donné en partie ce que le public attend, comme par exemple des noms connus, on doit lui proposer quelque chose qui ne soit pas complaisant.Le danger dans cette approche, c’est d’être trop attentif au public et de ne lui donner que ce qu’il attend.» C’est d’ailleurs le piège dans lequel tombent beaucoup de compagnies du même genre, dont le désir de plaire à tous et de remplir à pleine capacité des salles de 2000 à 3000 places font trop souvent ombrage aux choix artistiques.Devenus tièdes et sans saveur, ces choix ne sont plus qu’un pâle reflet de ce que le ballet, classique ou contemporain, a encore à nous offrir aujourd’hui.H «ÀTours [.], je me suis retrouvé ni dans un camp ni dans l’autre.Et je n’étais accepté par personne, trop classique pour les uns et trop contemporain pour les autres.J’ai donc été obligé de me battre.» PHOTOS MARTIN C.CHAMBERLAND 1.E DEVOIR «La danse est multiple, et il faut absolument arrêter d’imaginer qu’à la danse académique traditionnelle s’oppose obligatoirement une danse de recherche absconse, difficile et fermée à tout le monde.Il existe des voies intermédiaires qui permettent de lier l’une à l’autre.» Briser les Jean-Christophe Maillot est né et a grandi dans le milieu artistique.Son père Jean Maillot, peintre et scénographe installé à Tours, patrie de Balzac, a eu une influence marquante sur sa vie et son œuvre.C’est sous son œil attentif que le chorégraphe prendra ses premières classes de ballet dès son plus jeune âge, et c’est aussi à la suite de ses conseils qu’il poursuivra sa carrière au sein de la danse, dans un moment où tout lui semble inintéressant.«J’ai eu vraiment beaucoup de chance d’avoir le père que j'ai eu.Il était professeur aux Beaux-Arts à Tours.Il avait donc à la fois une démarche de créateur en tant que peintre et une démarche de partage parce que pédagogue.Et comme il était scénographe, il savait à la fois cumuler le don de soi et le don de se faire plaisir, sans se culpabiliser.L’expérience quotidienne de mon père a donc été pour moi une école extraordinaire.» Engagé au ballet de Hambourg en 1978 après un passage marquant à l’école de Ro-sella Hightower à Cannes — reconnue comme l’une des grandes écoles de ballet en France —, il est très vite promu au rang de soliste.Mais une blessure grave au genou, due à un réchauffement inadéquat, met un frein à sa carrière de danseur.Nommé en 1983 directeur du Ballet de Tours (devenu officiellement Centre chorégraphique national en 1989), Jean-Chris- frontières tophe Maillot se consacre définitivement à la création.Issu d’un milieu classique et installé à la tète d’une compagnie contemporaine, Maillot n’a pas la vie facile.«Ma situation à Tours, même si elle a été difficile, a été très importante pour moi.Je me suis retrouvé ni dans un camp ni dans l’autre.Et je n’étais accepté par personne, trop classique pour les uns et trop contemporain pour les autres.J’ai donc été obligé de me battre.» De Tours, Maillot passe, à l’invitation de la princesse Caroline de Monaco, à la direction artistique des Ballets de Monte-Carlo et positionne avantageusement la compagnie sur la carte mondiale.«Je suis allé à Monte-Carlo avec l'idée de continuer ce que j’avais entamé à Tours, mais avec un outil qui allait réellement me permettre de l’exprimer, ce qui n’était pas le cas à Tours.Je voulais à la fois sortir de mon travail, partager avec d’autres chorégraphes et créer des ponts entre la danse classique et la danse contemporaine.» De cette idée de briser les frontières et de passer outre les catégories naîtront certaines de ses plus belles pièces: Bêtes noires, Dov’è la Luna et Vers un pays sage.Des œuvres basées en partie sur la technique classique mais indiscutablement inscrites dans le présent.A.M.D1C LE DEVOIR.LE LUNDI 11 JUIN 1999 B 2 —-—-* LE DEVOIR ?- ECONOMIE Cette semaine à la Bourse La Banque du Canada est en grande partie responsable Semaine du 13 au 19 juin 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Ventes de véhicules automobiles neufs - avril 14 juin 8 h 30 Enquête sur les industries manufacturières - avril 16 juin 8 h 30 Commerce de gros - avril 17 juin 8 h 30 Commerce international de marchandises - avril 17 juin 8 h 30 Indice des prix i la consommation - mai 18 juin 7 h 00 Américain Statistique économique publiée Date Heure Inventaires des sociétés - avril 14 juin 8 h 30 Indice des prix à la consommation - mai 16 juin 8 h 30 Mises en chantier - mai 16 juin 8 h 30 Production industrielle - mai 16 juin 9 h 15 Taux d'utilisation de la capacité industrielle - mai 16 juin 9 h 15 Gains réels - mai 16 juin 10 h 00 Balance commerciale - avril 17 juin 8 h 30 Réclamations pour pertes d'emplois - semaine du 12 juin 17 juin 8 h 30 Indice de la Réserve fédérale de Philadelphie - juin 17 juin 10 h 00 Compte courant - 99T1 17 juin 10 h 00 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : Allican Inc.(Ressources) 14 juin 11 h 00 Thetford Mines AG ABL Canada Inc.15 juin 16 h 00 Pointe-Claire A CliniChem Inc.(Développement) 15 juin 11 h 30 Laval AG ITEC-Minéral Inc.15 juin 10 h 00 Montréal AGS Pebercan Inc.15 juin 16 h 30 Montréal AGS Cott Corporation 16 juin 9 h 30 Pointe-Claire A Ecudor Inc.(Société minière) 16 juin 11 h 00 Montréal AGS Spectra Premium Industries Inc.16 juin 11 h 00 Montréal A Bruneau Inc.(Minerais) 17 juin Il h 00 Montréal AG Chesbar Inc.(Ressources) 17 juin lOhOO Montréal AS Radisson Inc.(Ressources minières) 17 juin 15 h 30 Rouyn-Noranda AGS Reitman's (Canada) Limited 17 juin 11 h 00 Montréal A Cancor Inc.(Mines) 18 juin 11 h 00 Montréal AGS Coreco Inc.18 juin 9 h 30 Montréal A Globex Mining Enterprises Inc.18 juin 9 h 30 Rouyn-Noranda AGS Golden Goose Resources Inc.18 juin 10 h 30 Montréal AS Memotec Communications Inc.18 juin 13 h 30 Montréal AS Ailleurs : Barrington Petroleum Ltd.14 juin 9 h 30 Calgary A Breakwater Resources Ltd.14 juin 10 h 00 Toronto AS CAE Inc.16 juin 11 h 30 Toronto AS Iamgold Corporation 16 juin Il h 00 Toronto AS TVX Gold Inc.16 juin 10 h 00 Toronto AG Ccntrefund Realty Corporation 18 juin 10 h 00 Toronto A A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Nouvelles émissions d’actions, P-U, T-U, billets Compagnie Valeur Prix unitaire Date prévue APG Solution & Technologies 53,9 MS 11,25 - 13,75 S par act.ord.14 juin CDI Education Corporation environ 25 MS 9 - 10,50 S par act.ord.17 juin Émission de bons et droits de souscription Compagnie First Australia Prime Income Investment Co.Ltd Modalités I droit par act.ord détenue au 21 mai; 8 droits + 9,65 S pour I unité (I act.ord.+ I bon sous, donnant droit à I act.ord.à 10,20 S) Expiration IS juin Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Expiration Pour obtenir une action Heritage Oil Corp.Hi-Alta Capital Inc.16 juin 17 juin 1 bon sous.+ 2,25 S pour 1 act.ord.cat.A de Heritage 1 bon sous.+ 3,20 $ pour 1 act.ord.de Hi-Alta Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Precision Drilling Corp.Underbalanced Drilling Systems Ltd 2,308 act.ord.de Précision par 100 act.ord.d'Underbalanccd à venir GEC Incorporated Fore Systems Inc.35 S US par act.ord.de Fore t4 juin ; Jones Apparel Group - ‘ Inc.Nine West Group Inc.13 $ US par act.ord.de Nine West assemblée le 14 juin Samson Canada Ltd Highridge Exploration Ltd 3,55 S par act.ord.de Highridge 14 juin Emerson Electric Co Daniel Industries 21,25 $ US par act.ord.de Daniel 15 juin Hummingbird Communications Ltd PC Docs Group International Inc.11 S par action de PC Docs 16 juin Precision Drilling Corporation Computalog Ltd 9 S par act.ord.de Computerlog ou 0,36 act.ord.de Precision par act.ord.de Computalog 17 juin Morrison Middlefield Resources Limited Roc Oil Company Limited et 2M Energy Corp.fusion sous 2M Energy Corp., 5,50 S + 1 act.ord.Newco par act.ord.de Morrison détenue assemblée le 18 juin Odd Lot Liquidity Fund AT&T Corp.43,25 $ US par act.ord.à ceux possédant moins de 100 act.18 juin Optus Natural Gas Distribution Income Fund Gas Management Income Fund 0,227 T-U d’Optus ou 5,30 $ par T-U de Gas 18 juin Precision Castparts Wyman-Gordon Co.20 S US par act.ord.de Wyman 18 juin Sutter Opportunity Fund, LLC Prandium Inc.0,70 S US moins les div.versés après le 25 avril par act.ord.de Prandium 18 juin Viacom Inc.Spelling Entertainment Group 9,75 $ US par act.ord.de Spelling 18 juin Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres Kafus Environmental Industries Ltd.deviendra Kafus Industries Ltd.Stmicroelectronics N.V.jusqu’à 3 pour 1 2 pour 1 assemblée le 15 juin 15 juin Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration British Columbia Telephone Company rembour.partiel à 100 % du capital sur 10,5 % 12 juin 00 14 juin Province de Québec 1000 S débenture 5,65 % et 5,75 % 1" avril 29 par 1000 S débenture 5,45 % et 5,55 % respectivement 1" avril 09 dont l'échéance est reportée 15 juin Banque de Montréal rembour.sur certificat de dépôt lié à des contrats à terme gérés séries R-2, R-3 et R-4, 31 mars 2003 16 juin Province de Québec 1000 $ débenture 5,95 % 1° oct.28 par 1000 $ débenture 5,65 % 1" oct.04 dont l’échéance est reportée 16 juin Triac Diversified High-Yield privilège de rachat sur T-U 17 juin World Strategie Yield Fund les détenteurs peuvent se faire racheter jusqu’à 2,5 % des T-U 17 juin Acier Leroux Inc.Province de l’Ontario rembour.débenture convertible subalterne 8 % 4 août 04 obligation d'épargne intérêts annuels ou composés série 1995 01 mars 2000 réinvestissement dans série 1999 18 juin 18 juin act.: action add.: additionnel anc.: anciennes cat.: catégorie dist.: distribution Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire priv.: privilégiée rembour.: remboursement sous.: souscription IR ; « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tassé Tassé & Associés, Limitée Le Canada a un problème de création d’emplois, non de productivité Dans une étude publiée la semaine dernière, l’économiste en chef de la Banque de Montréal, Tim O’Neill, contredit une idée reçue ARCHIVES LE DEVOIR h^-~sifo 1.S»' - — — ~ ¦ «En matière de croissance relative de la productivité, la performance du Canada a été égale, sinon supérieure à celle des Etats-Unis.» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Contrairement à une croyance largement répandue, le Canada ne vit pas une crise de productivité.Certes, la productivité y est déficiente, mais le retard observé, notamment avec les Etats-Unis, est essentiellement le résultat ou le reflet d’une création d’emplois anémique.Un phénomène exacerbé par la Banque du Canada, qui maintient une cible inflationniste incitant à l’austérité monétaire permanente.Dans une étude publiée la semaine dernière, l’économiste en chef de la Banque de Montréal, Tim O’Neill, se démarque de nombre de ses collègues, y compris d’économistes en chef de filiales de l’institution bancaire.«L’analyse de nombreuses statistiques ne permet pas de confirmer les allégations selon lesquelles la productivité canadienne serait en train de perdre du terrain.» Du moins, la situation que vit le Canada à ce chapitre, «ce n’est pas la catastrophe.Le ralentissement de la productivité que connaît le Canada depuis le début des années 70 n’est pas un phénomène isolé, mais le lot de tous les pays du G7».L’économiste en chef de la Banque de Montréal va même plus loin en affirmant qu’«en matière de croissance relative de la productivité, la performance du Canada a étç égale, sinon supérieure à celle des Etats-Unis».Il rappelle que, depuis le debut des années 50, la croissance de la productivité (du secteur entreprises), calculée selon la méthode qui tient compte de l’effet du travail et du capital sur la production, «a été supérieure à celle des Etats-Unis alors que la productivité du travail progressait à peu près au même rythme dans les deux pays pendant les dernières décennies».Des écarts spécifiques sont observables, mais M.O’Neill soutient «que ces retards apparaissent surtout dans les entreprises qui fabriquent des ordinateurs ou des pièces d’ordinateurs, secteur dans lequel la mesure de la production est problématique».Ainsi, «loin d’être répandus, les retards de productivité du Canada sont isolés».Pierre Fortin est d’accord L’économiste Pierre Fortin ne retient pas lui non plus la thèse de cette carence du Canada au chapitre de la productivité qui viendrait expliquer l’altération du niveau de vie moyen des Canadiens par rapport à celle des Américains.Dans une allocution prononcée à Banff le 22 mai dernier, l’économiste de l’UQAM a été sans équivoque: «Est-il vrai qu'au cours de la présente décennie l’impressionnante performance économique des États- Unis a été alimentée par une remarquable accélération de la productivité?A l’inverse, doit-on attribuer la performance [économique] décevante du Canada à un effondrement dans la progression de sa productivité?La réponse à ces deux questions est non.» M.Fortin ramène la cause de l’accroissement de la richesse d’un pays à deux éléments: soit qu’on produise plus par travailleur, ce qu’on appelle un accroissement de la productivité, soit qu’une plus grande fraction de la population participe à l’activité de la production, ce qu’on appelle un accroissement de l’emploi.«La grande différence entre les deux pays au cours des années 90 a été cette forte chute du taux de création d’emplois au Canada.» L’économiste a souligné qu’au cours de la décennie 1979-1989 la productivité a progressé à un taux annuel moyen 4e 1 %, et ce, tant au Canada qu’aux Etats-Unis.Les deux pays se retrouvaient également sur le même pied, avec une croissance annuelle moyenne de 0,5 % du taux d’emploi.Durant la période 1989-1998, et alors que le taux annuel de progression de lq productivité se maintenait à 1 % aux Etats-Unis, contre 0,9 % au Canada, la croissance annuelle moyenne de l’eipploi se situait toujours à 0,5 % aux Etats-Unis, mais était tombée à -0,5 % au Canada.«La performance économique décevante du Canada face à celle des États-Unis au cours des dix dernières années n’est donc pas redevable à une baisse de régime en matière de productivité, mais bien à la forte chute du taux d’emploi.» Pierre Fortin n’a pas été sans relier ce différentiel à la politique monétaire anti-inflationniste de la Banque du Canada, beaucoup plus restrictive qu’au sud de la frontière.Cette politique monétaire a «soumis notre économie à des taux d’intérêt [réels] plus élevés et pendant une période plus longue que ne l’a fait la Réserve fédérale».Ce biais restrictif a été exacerbé par la lutte contre les déficits publics, plus prononcée ici, qui a pour conséquence de prolonger la glissade jusqu’en 1997.Situation aggravée «Une banque centrale telle que la nôtre, avec une cible d’inflation inférieure à 2 %, a atrophié la situation de l'emploi de façon permanente, en rendant difficiles les ajustements du ratio prix-salaires.Il en résulte des mises à pied plus sévères qu’elles n’auraient été avec une cible d'inflation moins extrême», a ajouté Pierre Fortin, pour qui une cible d’inflation à 3 ou 4 % serait plus appropriée qu’une cible à 1 ou 2 %.Il va même jusqu’à dire que, n’eût été du bond spectaculaire des exportations canadiennes au cours des six dernières années, «notre glissade aurait dégénéré en tfépression».Alors que les Etats-Unis évoluent en situation de plein emploi, «une écono- mie sous-utilisée génère moins de profit, moins d’investissements en nouvelles technologies et des gains de productivité plus faibles», a-t-il renchéri, faisant ressortir que depuis le début des années 90 les investissements réels en machinerie et en équipements au Canada augmentent à un rythme annuel.de 8 % inférieur à celui observé aux Etats-Unis.«Cela veut dire qu’une grande partie de la solution au problème de la productivité au Canada est liée à un retour au plein emploi.» L’économiste en chef de la Banque de Montréal, Tim O’Neill, abonde dans le même sens.Alors que la productivité constitue la locomotive du niveau de vie, «cette productivité n’est pas en cause dans le retard qu’accuse le Canada à ce chapitre par rapport ata États-Unis pour la décennie qui se termine.La stagnation du revenu réel des Canadiens s’explique par la faiblesse de l’économie.Les politiques monétaire et budgétaire plus restrictives appliquées au Canada se sont traduites par une croissance de l’emploi et une croissance des revenus inférieures à celles des États-Unis.» Et M.O’Neill de conclure, à l’instar de Pierre Fortin: «Il est certain que les conditions les plus susceptibles de favoriser la hausse de la productivité et du niveau de vie sont celles qui permettent l’utilisation la plus efficace des facteurs de production que sont le capital humain et le capital financier.» à9 affaires REIAIS & CHATFAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURE NT IDE S ________________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et *America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tel.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAIN T-MARC-SU R-LE-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un 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biopharmaceutique.Une étude menée par Montréal TechnoVision, faite à partir d’un sondage auquel ont participé 47 des 88 entreprises constituant le cœur de l’industrie biopharmaceutique au Québec, révèle que: ¦ depuis cinq ans, le manque de disponibilité en ressources qualifiées a réduit la croissance des entreprises de plus de 13 %, en moyenne; ¦ plus de 600 emplois en R-D ont dû être créés à l’extérieur du Québec; ¦ plus de 500 postes en R-D demeurent actuellement non comblés; ¦ au cours des prochaines années, près de 1400 postes pourraient ne pas être créés au Québec, ce qui ralentirait la croissance des entreprises de près de 20 %; ¦ le problème le plus aigu est au niveau des doctorats et des postdoctorats et, plus encore, des doctorats expérimentés; ¦ le recrutement devra se faire à l’extérieur du Québec autant qu’à l’intérieur; ¦ le défi majeur réside dans le recrutement plus que dans la rétention; ¦ le congé fiscal personnel de cinq ans favorise le recrutement étranger; ¦ le niveau de rémunération est plus faible que dans les pays concurrents.Cette étude vient ajouter du poids à la position longtemps défendue par le chef de la direction de BioChem Pharma, Francesco Bellini.Encore en février dernier, M.Bellini insistait: «Notre plus grand défi dans les années à venir, et c’est déjà commencé pour nous, sera de recruter et de retenir des cerveaux de calibre mondial.» Il ciblait davantage son intervention, en mettant en exergue un des éléments expliquant ce phénomène.«Au moment où l’on se parle, je dirais que le Canada ne présente pas les conditions propices qui nous aideraient à relever le défi.Le Canada n’est pas compétitif avec d’autres pays avancés, notamment les États-Unis, en ce qui concerne sa capacité d’attirer les meilleurs cerveaux, scientifiques ou gestionnaires.La faiblesse du dollar canadien et les taxes élevées forment une combinaison perdante.» Difficile d’en attirer Il y a la perte des cerveaux mais, aussi, la difficulté d’en attirer.M.Bellini a donné l’exemple de ce centre névralgique de développement du secteur vaccins, installé par BioChem Pharma dans la région de Boston.«Nous nous y sommes résignés après deux années et demie d’efforts pour recruter ici, au Canada, le genre de personnel dont nous avions besoin.» À Boston, les efforts de recrutement de BioChem n’auront nécessité que quelques mois.Le centre névralgique installé à Boston emploie 25 personnes, des scientifiques pour les trois quarts de ces effectifs, des effectifs qui passeront à 40 personnes à la fin de 1999.I V L E I) E V 0 I R .LE LU N I) 1 II .| U | y | y y y B 3 ?ÉCONOMIE* EUROPE L’union CASA-DASA va provoquer un effet d’entraînement AGENCE FRANCE-PRESSE Salon du Bourget Le rendez-vous du gotha de l’industrie aéronautique et spatiale Né il y a 90 ans, le salon du Bourget s'affirme plus que jamais comme la première manifestation aéronautique internationale Bonn — L’alliance de l’espagnol CASA et de l’allemand DASA, annoncée hier, est «la première grande fusion transfrontalière de l’industrie aéronautique européenne et va provoquer un effet d’entraînement en Europe», a estimé le patron de Daimler-Chrysler, Juergen Schrempp.«La position internationale de Daimler-Chrysler dans le domaine aérospatial est renforcée grâce à cette décision», a ajouté, dans un communiqué reçu en Allemagne, le patron du groupe germano-allemand Daimler-Chrysler, • société-mère de DASA.«C'est un suc-> cès pour DASA, mais avant tout un bon signal pour l’industrie aéronautique eu-' ropéenne», s’est-il féjicité.Le secrétaire d’Etat parlementaire au ministère allemand de l’Économie et des Technologies, Siegmar Mos-dorf, chargé de coordonner l’industrie aéronautique allemande, a également salué cette alliance.«Elle va préparer le chemin pour d’autres intégrations européennes et également renforcer la compétitivité européenne», a-t-il dit dans un communiqué.Après ses ambitions contrariées d’union avec British Aerospace en janvier, le constructeu allemand Dainüer-Chrysler Aerospace (DASA) a pris hier sa revanche en s’alliant avec l’espagnol CASA.L’annonce de l’union de BAe avec son compatriote Marconi Electronics, branche défense de GEC, avait rendu DASA furieux cet hiver.Il avait ; alors promis d’étudier d’autrçs options : d’alliances en Europe et aux États-Unis.Face au groupe britannique et au • français Aérospatiale Matra, respectivement premier et deuxième du ciel européen, l’allemand doit absolument grossir.L’union avec CASA, dont il possédait déjà 0,7 %, lui permet de renforcer ses positions sur deux plans.Dans l’avionneur européen Airbus tout d’abord, où il détenait jusqu’ici, comme Aérospatiale Matra, 37,9 %, devant BAe (20 %).Grâce aux 4,2 % de CASA dans le consortium, DASA en deviendrait le premier actionnaire avec 42,1 % du capital.DASA sera ainsi davantage en mesure d’imposer son opinion dans un groupe qui engrange les succès commerciaux mais connaît de sérieux tiraillements internes.«Ils vont toutefois être toujours obligés défaire des compromis parce qu'ils sont en dessous des 50 %», a estimé Klaus-Juer-gen Mettzner, analyste de la Deutsche Morgan Grenfell.L’allemand se retrouve aussi en position de force dans un autre projet européen, l’avion de combat Euro-fighter.Présent actuellement à 29 %, DASA devance avec l’apport de CASA (14 %) les Britanniques, qui détiennent 37,5 %.En outre, le groupe allemand va profiter du fait que CASA, contrairement à lui, construit des appareils militaires de transport et sous-traite pour Boeing, Saab et British Aerospace.Qu’une étape De l’avis des experts, ce rapprochement avec les Espagnols n’est toutefois qu’une étape pour DASA Le patron de Daimler-Chrysler, la maison-mère de cette firme, Juergen Schrempp, l’a d’ailleurs laissé entendre hier.Cette fusion «va provoquer un effet d’entraînement en Europe», a-t-il dit.Pour certains analystes, cette alliance confirme la stratégie de DASA, déjà discrètement évoquée par ses dirigeants, d’alliances ou de conquêtes de groupes aéronautiques du sud de l’Europe.Il pourrait ainsi constituer un pôle de petits, dont ils seraient le leader.fi a fait un premier pas dans cette direction en concluant en mars dernier une alliance stratégique avec son homologue grec, Industries helléniques aéronautiques (EAV).Selon d’autres sources, il lorgnerait également sur l’italien Alenia et la toute petite industrie aéronautique portugaise.Pour M.Mettzner, la recherche d’un partenaire américain n’est pas non plus à exclure.La fusion Daimler-Chrysler, bouclée l’automne dernier, a donné à, DASA des facilités nouvelles aux États-Unis.LAURENT MAILLARD ISABEL MALSANG AGENCE FRANCE-PRESSE Le Bourget — Le 43r salon du Bourget, qui s’est ouvert hier, rassemble pour neuf jours près de Paris le gotha de l’industrie aéronautique et spatiale mondiale, dans une immense foire technologique et commerciale où se discutent également de nombreuses alliances industrielles.Ce salon, le dernier du siècle, est aussi le plus important, avec près de 1900 sociétés de quarante pays qui montrent leur savoir-faire sur 80 000 mètres carrés d’exposition.Né il y a 90 ans, le salon du Bourget s’affirme plus que jamais comme la première manifestation aéronautique internationale avec 65 % d’exposants étrangers et plus de 120 000 visiteurs professionnels attendus des quatre coins du monde.Le grand public, auquel le salon n’est ouvert que trois jours, pourra admirer quelque 200 avions dont 70 en vol.Lors de la dernière édition, en 1997, plus de 160 000 passionnés ou curieux avaient afflué de toute l’Europe et parfois de plus loin.Mais l’importance du salon du Bourget, qui a été inauguré par le président français Jacques Chirac, est d’abord industrielle, avec 13 milliards de dollars de contrats générés lors de la dernière édition en juin 1997.Pour la construction d’avions civils, qui représente de 70 à 80 % de l’industrie aéronautique mondiale, le salon s’ouvre dans un climat d’euphorie après deux années de commandes records, malgré quelques signes annonciateurs d’un ralentissement de la croissance du transport aérien.Com- me à chaque salon, l'européen Airbus et l’américain Boeing, désormais à égalité par le nombre des commandes sur le marché mondial, devraient se disputer le devant de la scène en multipliant les annonces de contrat.Percée spectaculaire La vedette pourrait toutefois leur être ravie par les constructeurs de petits jets régionaux comme Bombardier ou le brésilien Embraer, qui effectuent depuis deux ans une percée spectaculaire.Du côté militaire, le salon sera marqué par la guerre aérienne du Kosovo, qui devrait fournir des arguments commerciaux nouveaux aux constructeurs occidentaux dont la plupart des engins engagés au combat seront exposés.Le salon pourrait voir aboutir le programme de l’hélicoptère franco-allemand Tigre avec la signature espérée d’une première commande de 160 appareils par Paris et Bonn pour plus de 3,2 milliards d’euros (cinq milliards de dollars canadiens).Le Bourget permettra aussi aux industriels et aux responsables politiques de taire le point sur une consolidation européenne du secteur qui a du mal à se concrétiser en dépit des restructurations nationales majeures intervenues depuis deux ans, en France et en Grande-Bretagne notamment.Pour la première fois, l’Europe spatiale sera réunie dans un pavillon commun abritant Arianespace — la société qui commercialise la fusée Ariane —, l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d’études spatiales français (CNES).Mais la montée en puissance de la concurrence internationale au lanceur européen s’affirme avec la présence, pour la première fois, de l’agence spatiale japonaise, du lanceur ukrainien Angara ou du chinois Catic, qui propose sa fusée Longue Marche.En quête d’alliances Dans l'aéronautique, les conflits d’intérêts qui bloquent la transformation d’Airbus en véritable société intégrée ont tourné à l’aigre ces derniers mois entre le français Aérospatiale, le britannique British Aerospace et l’allemand DASA, par ailleurs en concurrence pour le rachat de l’espagnol CASA.Du coup, tous les champions nationaux européens se sont mis en quête d’alliances transatlantiques, qui devraient être au centre de nombreux contacts durant le salon, où le géant américain Lockheed-Martin, notamment, a entamé une intense campagne de séduction.Le plus grand salon aéronautique du monde s’ouvrira cependant dans un climat d’intense concurrence entre Airbus et Boeing.Leurs clients — les compagnies aériennes—voient s’accumuler les premiers nuages après cinq ans de profits ininterrompus.Alors qu’Airbus engrange les succès commerciaux et a vendu trois fois plus d’avions que Boeing depuis le début de l’année, l'avionneur européen éprouve quelques sérieux tiraillements internes, qu’il essaiera sans doute d’aplanir pendant le salon, selon les analystes.Les désaccords entre les quatre partenaires industriels d’Airbus fie français Aérospatiale Matra à 37,9 %, l’allemand DASA à 37,9 %, le britannique BAe à 20 % et l’espagnol CASA à 4,2 %) sont liés à la fois à l’évolution de son statut et aux conditions de lancement d’une nouvelle famille d’avions de plus de 550 places (A3XX).Les dirigeants des trois principaux partenaires d’Airbus s’exprimeront durant le salon au cours de conférences de presse séparées.Ils devraient clarifier leurs positions, notamment sur la répartition des tâches industrielles qu’ils envisagent sur des programmes comme l’avion de 100 places A318, récemment lancé, ou sur l’A3XX.Une réunion des quatre ministres européens chargés du dossier Airbus est prévue durant le salon.Du côté de Boeing, c’est plutôt la situation inverse: alors que les ventes s’essoufflent et que le numéro un mondial doit accepter de partager le marché à égalité avec Airbus, l’avion-neur de Seattle semble sortir d’une période de flottement qui a suivi sa fusion avec McDonnell Douglas en 1997 et désorganisé la production, soulignent les analystes.Le nouveau dirigeant de la branche aviation civile de Boeing, Alan Mulally, nommé fin 1998 pour remettre de l'ordre dans la maison et restaurer la rentabilité, sera présent au Bourget, notamment poiir promouvoir son futur avion de 100 places, le B717.Plus de commandes pour Airbus Fait exceptionnel, Boeing arrive au Bourget avec 52 nouvelles commandes enregistrées depuis le début de l’année, à la fin mai, alors qu’Airbus en a annoncé 153.Sur ce total, 57 avions ont été vendus à un acheteur non dévoilé, qui devrait être, selon la lettre spécialisée Aéronautique Business, le loueur américain ILFC.Selon la même source, Airbus aurait également passé un contrat pour 30 avions de la famille A320 avec Northwest Airlines, qui ne figure pas au bilan commercial de fin mai.Pendant ce temps, leurs clientes, les compagnies aériennes, voient s’accumuler les nuages à l’horizon, sans que les analystes soient en état de dire encore s’il s’agit d’un retournement de conjoncture ou d’un simple ralentissement, après cinq ans de bénéfices.Selon les dernières prévisions de l’association internationale du transport aérien (1ATA), les profits des compagnies aériennes devraient baisser cette année d’environ 13 %, après un recul de 38 % en 1998.Les constructeurs de petits jets régionaux comme Bombardier ou le brésilien Embraer pourraient voler la vedette Conventions collectives Le rajustement des salaires tourne autour : de 1,5 % C’est une légère baisse par rapport aux rajustements de 1,7 et 1,6 % enregistrés en 1998 LE DEVOIR Les principales conventions collectives signées au premier trimestre de 1999 prévoient un rajustement moyen du taux de salaire de base de 1,5 % par année pour la durée de la convention, ce qui représente une légère baisse par rapport aux rajustements de 1,7 et 1,6 % enregistrés respectivement au trimestre précédent et pour l’année 1998.Les données du premier trimestre sont basées sur l’examen de 94 conventions visant 237 360 employés.Selon les données de Développement des ressources humaines Canada, les rajustements de salaire actuels sont plus du double que ceux des conventions précédentes.Les dernières négociations entre les mêmes parties avaient donné lieu à un rajustement moyen de 0,6 %.Ce phénomène s’explique en grande partie par le nombre plus élevé de conventions du secteur public qui prévoient des augmentations réelles, alors qu’auparavant les mêmes groupes avaient subi un gel de salaire.Toutefois, les rajustements accordés dans le secteur public au cours du premier trimestre restent inférieurs à ceux du secteur privé.Dans ce cas, le rajustement du salaire s’établit en moyenne à 2,2 %, comparativement à 1,3 % dans le secteur public.Les données du secteur privé se fondent sur 24 conventions visant 52 000 employés, alors que pour le secteur public elles sont tirées de 70 conventions visant 185 360 employés.Au premier trimestre, les rajustements de salaire dans les secteurs public et privé ont été supérieurs au taux d'inflation.La variation de l'indice des prix à la consommation est de 0,8 %, alors que le rajustement de salaire ' s’établit à 1,5 %.Depuis 1993, les hausses de salaire dans le secteur public étaient fréquem-' ment et largement inférieures au taux d’inflation; cette situation a changé au quatrième trimestre de 1997; cependant, dans le secteur privé, les rajustements étaient souvent légèrement supérieurs au taux d’inflation pendant cette période, et ce jusqu’à aujourd’hui.Vous déménagez?Pour retrouver Le Devoir à votre porte dès la première journée, signalez-nous votre changement d'adresse le plus tôt possible.LE DEVOIR Téléphonez dès maintenant au (514) 985-3355 • 1-800-463-7559 loto-québec Tirage du 99-06-12 10 22 37 38 41 42 Numéro complémentaire: 43 GAGNANTS 6/6 0 5/6+ 5 5/6 183 4/6 10 975 3/6 213 533 LOTS 2 244 604,70 $ 134 676,30$ 2 943,70 $ 94,00$ 10$ Ventes totales: 14 721 199 S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ 10 11 17 Tirage du 99-06-12 18 33 38 Numéro complémentaire: 4 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000 $ 5/6+ 0 50 000 $ 5/6 10 500$ 4/6 899 50 $ 3/6 19 440 5$ Ventes totales: 581 093,50 $ ESZl 99-06-11 10 12 14 34 35 43 44 Numéro complémentaire: 26 GAGNANTS 7/7 0 EStra UH VENDREDI NUMÉROS 286048 86048 6048 048 48 8 E||tra SAMEDI NUMÉROS 436607 36607 6607 607 07 7 Tirage du 99-06-11 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 99-06-12 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ 6/7+ 1 6/7 44 5/7 2 630 4/7 58 227 3/7+ 54 468 3/7 484 874 LOTS 5 500 000,00 $ 131 560,00$ 2 616,20$ 156,30$ 10$ 10$ partie, gratuite Ventes totales: 7 128 526 $ Prochain gros lot (approx.): 7 000 000 $ TVA, le réseau des tirages Le modalités d’encaissement des billet9 gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Tirage du muni (T OllOlllHll Miser techno Le génie du visionnaire ¦ Développement Canada Economie {]QTTO/''|o économique Canada Development vvLlI KXVTU.L’innovation technologique, c’est I avantage clé de la nouvelle économie.À Développement économique Canada, nous favorisons l’émergence de nouveaux savoir-faire au sein des entreprises québécoises.Dans le cadre du Gala des GRANDS MONTRÉALAIS, organisé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Développement économique Canada a décerné, à titre de parrain de la catégorie Sciences de la santé, un prix d’excellence à Danielle Méthot, étudiante au doctorat de l’Université de Montréal.Appuyer le génie du visionnaire : c’est notre raison d’être. L E I) E V DU, I.E I.U N I) I I I .1 U I N I !» !» !» B 4 rr\ nmi ncn/vr 7275.Sherbrooke Est CD-ROM DEPOT Montréal Métro Radisson votre Mac ou PCI 6 000 titres en magasin dont plus de 3 000 en français! Site web : http://www.cd-romdepot corn ART ET TECHNOLOGIE Les phares de Pinterface BORIS FIRQUET Le prestigieux concours du festival d’arts, de technologie et de société de Ars Electronica, dont on parlait lors de la précédente chronique, vient d’annoncer ses lauréats.La compétition était divisée en plusieurs catégories.Voyons du côté Net.Les choix du jury sont un baromètre des tendances conceptuelles et graphiques dans le domaine des interfaces Web.Le grand gagnant est Linus Torvalds, concepteur du système d’opération Linux.Le jury lui a octroyé le prix pour l’ensemble de son œuvre, commencée en 1991.Linux est un système d’opération, comme Unix, Windows ou MacOS; sa différence est que le code de programmation est ouvert, ce qui veut dire que tout programmeur peut télécharger le code de base gratuitement, y faire des ajouts ou des modifications, et le redistribuer sans royautés à payer.Le jury voit là un projet collectif qui n’aurait pu vivre autrement que par le Net, et les utilisateurs y voient une solution de rechange aux systèmes d’opération patauds de grosses entreprises qui, ô joie! proclament qu’elles développeront des applications optimisées pour Linux.Les prix de distinction ont été octroyés à deux autres projets collectifs.Collectifs par un aspect différent: il n’est pas besoin d’être programmeur pour se joindre à l’action.D’abord, le site KEO de l’artiste français Jean-Marc Phillipe.Un site très accrocheur, léché, en animation Flash.L’artiste propose aux visiteurs du site d’écrire et d’envoyer des messages dans un satellite qui orbitera pendant cinquante mille ans autour du globe terrestre.Les humains du futur pourront alors avoir un regard privilégié sur le monde d’aujourd'hui lorsque ce satellite reviendra sur terre.L’artiste donne l’impression d’avoir pensé à tout sur le plan technique: un livret d’instruction sera légué au futur pour construire un lecteur de cédéroms pour lire les messages! Le deuxième prix de distinction revient à Matt Black et Willi Marshall, d’Angleterre, qui ont mis sur pied un projet de création audio collectif.Ce système, baptisé ResRocket, est un point de rencontre pour musiciens improvisateurs.D permet à des musiciens séparés physiquement de se rejoindre sur la même interface pour jouer de la musique, en temps réel.Après des débuts modestes, la technologie et le nombre de participants du réseau du site sont maintenant des éléments phares lorsqu’on parle de créations collectives en réseau.Le jury a aussi accordé douze mentions honorables dans la catégorie Net.On sent une forte tendance pour les interfaces d’analyse et de traitement de l’information.On déborde du contenu artistique pour entrer dans les domaines scientifique et financier.Peu importe le contenu, les concepteurs veulent que le visiteur vive une expérience.Plusieurs essaient d’aller au delà de l’aspect spectacle et proposent des façons originales de faire vivre l’information, qu’elle soit factuelle ou poétique.Chez MarketPlace.com, le magazine du Wall Street Journal, on nous propose une fort belle interface en Java dont le but est d’analyser les marchés financiers.Un patchwork graphique composé de zones rectangulaires de couleurs, proportionnelles au rendement des entreprises cotées en Bourse, mis à jour toutes les quinze minutes.C’est diablement efficace et ergonomique et, même si on ne connaît rien à la Bourse, on comprend en un coup d’œil.The Lair of the Marrow Monkey est une très belle série d’animations Shockwave conçues par Erik Loyer.Nous sommes dans le monde d’un personnage appelé Orion 17, qui au fil des lettres et des pages-poèmes nous fait vivre une histoire non linéaire.La qualité du son et de la programmation donne à vivre une expérience ludique prenante et intrigante.Le projet «computational impre-sionnism» comporte une série de programmes Java servant à dessiner.On dessine simplement avec la souris en faisant des choix de couleurs et de formes.Des algorithmes régissent le processus de dessin.Ça donne un «coup de patte» dont il faudra apprivoiser les contraintes.Les traits s’animent et s’effacent, rappelant parfois les anciens programmes économiseurs d'écrans.En remontant l’adresse, on découvrira le site de l’artiste Joey, qui produit au Medialab du MIT.Voilà des recherches qui nous aideront sûrement à sortir de cette ère «photoshopienne» que nous subissons présentement.Car les logiciels les plus communs amènent une esthétique commune.Reste à signaler que le Canada fait bonne figure dans les autres catégories.Dans la catégorie «Interactive art», le prix de la distinction a été attribué à Luc Courchesne pour l’installation Landscape One, ex æquo avec Perry Hoberman, un Américain, pour son projet Systems Maintenance.Deux mentions dans la catégorie «Digital Musics» ont été accordées, Tune aux deux artistes montréalais du groupe The User, Emmanuel Madan et Thomas McIntosh, pour leur projet Symphony for Dot Matrix Printers, et l’autre à Richard Hawtin, alias Plastik-man, d’Ontario.Les signets http://prixars.orf.at/ http://www.sat.qc.ca/ tractor@total.net L’OLF et l’anglais sur le Web Après l’affaire Microbytes, voici celle du Studio Michael’s ociticn : £ |ntlp://vwj»lf qjuy qc.ci/1 l'OIficede Id langue française -Ld Chaste de la langue française •le giand diciionnaiie terminologique -Terminologie d'Internet te français dans les entreprises •te français dans l’Administration te français dans les technologies de l'information •la situation de la langue française au Québec •les publications de I Office de la langue française Ë3 Gcu/TeoenerlcuCuioet OfiiNdt'a l*n gn A* os* 'UifeisourcrtlinguHtiquet I Office de la langue française Oemiammiseajourle lOjutn 1990 Toutes les chambres de votre hôtel, de votre motel ou de votre site touristique sont louées?Vous affichez donc Complet Mars s'il vous reste une ou plusieurs chambres libres, nue uouve2-vous afficher?ta base de données PIF (produits informe tiques en français) recense des produits informatiques en version française (matériel et toticlele) disponibles au Québec.PIF Avant d'acheter un produit, ou quand on vous dit qu'il n'est pas disponible en français, ¦„ I 11 JUIN I !» !» !» i* • -n 1 LECTURES D'ÉTÉ J e a n V a u i e r nouveauté Accueillir notre h u m a n i t é i Accueillir notre humanité Jean Vanier Avec sincérité et simplicité, Jean Vanier propose une émouvante réflexion sur l'amour.Un de ces livres qu'on ne peut lire sans être transformé intérieurement.192 PAGES.24.95 S Bellarmin Croire en liberté Sous la direction de Jean-François Malherbe et Jean Desclos lin livre franc qui pose une question grave : la foi chrétienne a-t-elle encore un avenir ?186 PAGES.22.95 s Je ne lui dis rien, je l'aime La prière contemplative Père Jacques Parvenir à la prière contemplative est une expérience à la portée de tous.11 suffit de se rendre disponible au silence intérieur.160 PAGES.17.95 s Bellarmin |C VE UH DIS RIEN.IE L'AIME h f*iK COnfctnpfalNc Corps à corps avec soi et avec Dieu Micheline Piotte « Ce livre décrit une prison qui s'effrite, des murs qui résistent et une Présence qui s'infiltre peu à peu comme une eau vive.» Coll.Itinéraires 192 PAGES.17.95 s Dans le secret du Vatican Darcy O'Brien « Une des histoires décisives de ce siècle relatée par un conteur exceptionnel.O'Brien réussit à nous faire pénétrer les coulisses d'un drame dont les répercussions spirituelles et politiques ont été immenses.» Seamus Heaney Prix Nobel de littérature DARCY O BRIEN Dans e secret du Vatican « »?440 PAGES.34.95 S La chorégraphie divine Jean Proulx lin formidable dialogue entre philosophie, science et spiritualité dans lequel l'auteur nous invite à participer à une harmonieuse chorégraphie divine.141 PAGES.19.95 s La femme selon Jean-Paul II Patrick Snyder « Ce livre offre une solide analyse, très utile, documentée et fouillée, pour comprendre les sources de positions souvent controversées.» Solange Lefebvre l£ Devoir 260 PAGES .29.95 % JEAN-PAl F I D E S RELIGIONS Rapport Proulx : où sont les études ?Le processus est engagé.Jean-Pierre Proulx a présenté son rapport sur la religion à l’école devant la commission parlementaire sur l’éducation de l’Assemblée nationale, jeudi dernier.Les mémoires doivent parvenir à la commission avant le 13 septembre.Il y a cependant un petit hic: aucune des études commandées par le comité pour étayer son rapport n’est disponible.C’est bien mal engager un débat sur des questions aussi complexes et sensibles.Du point de vue démocratique, il y a là une entorse sérieuse.L’annexe 5 du rapport signale six études, portant respectivement sur l’enseignement culturel des religions, les attentas sociales, le discours de l’Etat, la place de la religion dans les écoles publiques des provinces anglo-canadiennes, l’équilibre entre les droits et les valeurs, le rapport entre les droits fondamentaux ?de la personne et les droits des parents en matière d’éducation religieuse.En outre, l’une fait cruellement défaut au débat: une approche internationale comparative, du moins dans les pays occidentaux.Il semble qu’elle soit commandée: mais compa-rera-t-elle autre chose que la religion à l’école publique?Situera-t-elle cette question dans la cohérence socio-historique, politique et religieuse des systèmes?Solange Lefebvre Rencontre avec le Grand Rabbin de France Le Grand Rabbin de France, René-Samuel Sirat, me regarde droit dans les yeux.Nous dînions vendredi dernier dans un restaurant casher de Montréal: «Mon frère a été tué lors d'un attentat terroriste en Algérie.Il sortait tout simplement de la synagogue, et s’est trouvé malencontreusement au mauvais endroit.J’ai vu par la suite mes parents dépérir et mourir de chagrin.» Depuis, on n’a jamais retrouvé les auteurs de ce crime: «Mais si on les avait retrouvés, j’aurais voulu les regarder droit dans les yeux, qu’ils soient jugés et que je puisse sentir ce qu’ils ressentent face à ma douleur et à ma perte.Je n’aurais pas souhaité pour eux la peine de mort, ce n’est pas surtout une question de vengeance.C'est surtout que pour pouvoir obtenir miséricorde, il faut passer parla justice.» Sirat illustre par cet exemple l’entê- tement du peuple juif à obtenir justice, à l’égard de la Shoah.Obtenir justice, c’est creuser son deuil, assumer la douleur et puis la dépasser, vers la réparation et le pardon: «Rien de pire, me dit le Grand Rabbin, que de vouloir passer à autre chose, sans aller au bout de la justice.Alors les plaies ne guérissent pas, et deux, trois ou quatre générations plus tard, alors que les victimes et les bourreaux sont morts, les effets sont désastreux.Les descendants se questionnent, mais ils n’ont plus les outils pour aller au bout de l’interrogation et de la justice.» Il évoque à cet égard le génocide arménien.Et puis, les juifs sont un peuple du temps, des bâtisseurs du temps.La spécificité du Dieu d’Israël c’est d’ailleurs de s’inscrire dans le temps et dans l’histoire.L’Alliance instaure un rapport au monde conjme à une histoire à faire: «A refaire aussi, m’explique Sirat.On peut changer le passé.» ?On ne compte d’ailleurs plus les spécialistes de la mémoire, au sein de la diaspora juive, au nom de cette passion de l’histoire à faire, à défaire et à refaire.Mais cet éminent chercheur n’est pas uniquement préoccupé par la mémoire, il se présente aussi comme un artisan du dialogue interreligieux.Depuis 25 ans, le dialogue entre juifs et musulmans le préoccupe au plus haut point, pour preuve qu’on peut constructivement dépasser le malheur de la perte d’un proche.Mais il me parle surtout du dialogue entre juifs et chrétiens: «Depuis le concile Vatican II surtout [1962], nous avons connu une avancée plus considérable qu'en 2000 ans.» Et il énumère les gestes symboliques effectués du côté des autorités catholiques: l’abolition de la prière contre les juifs perfides par Jean XXIII par exemple.Et puis Jean-Paul II, ce pape polonais dont les juifs redoutaient le pontificat au départ (l'antisémitisme polonais est pour ainsi dire ancestral), s’est finalement avéré un allié remarquable.Sa mémorable visite au ghetto juif de Rome, ses lettres personnelles envoyées à chacune des carmélites installées dans l’enceinte du camp tristement célèbre d’Auschwitz (en Pologne justement), afin qu’elles acceptent que leur couvent soit déplacé.Il y a aussi les Déclarations «admirables» des évêques d’Allemagne et de France exprimant une profonde NOUVEAUTES Le suicide chez les jeunes Un cri pour la vie Sous la direction de Marie-Line Morin 224 p.* t H, 95$ Une approche psycho-socio-religieuse du monde des adolescents qui permet de mieux cerner leur quête d'identité et de mieux saisir les causes du suicide.ÉCRITS ET MILIEU DU NOUVEAU TESTAMENT Écrits et milieu du Nouveau Testament Une introduction Sous la direction de Odette Mainvii.le 296 p.*25,95$ Des contributions originales sur le milieu géographique et historique dans lequel a vécu Jésus de Nazareth.LES PARABOLES DE JÉSUS CHEZ MARC ET MATTHIEU S «*>?»»» I.Les paraboles de Jésus chez Marc et Matthieu D ’amont en aval Michel Gourgues 272 p.*24,95$ Chaque parabole est considérée en relation avec son lieu de surgissement, mais surtout, avec celui de son aboutissement : la foi et l'expérience croyante d'aujourd’hui.A la rencontre d’un Dieu-Amour Dieu le Père dans la llible Marcel Dumais I2K p.* 15,95$ À la découverte d’un Dieu qui se fait connaître comme infiniment bon.nous humanise et fait de nous des reflets de sa bonté.À la rencontre d’un Dieu-Amour niai Ir l'iW dtiii'i lu Ifibir w Quand i -x* l'appel se fait récit Quand l’appel se fait récit Lectures sémiotiques de textes de vocations L littéraires et religieuses En collaboration IP 20b p.*21 $ Cei ouvrage collectif présente le résultat des analyses effectuées par les auteurs sur un ensemble de récits de T \ i vocation, tant religieuses que profanes.W MÉDIASPAUL EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE repentance, et celle de Rome, «plus fade», me souffle-t-il, car elle aurait dû omettre de mentionner le «pape du silence», Pie XII (qui a certes sauvé quelques juifs à Rome, mais pas assez ailleurs.).Et le Grand Rabbin de continuer à mentionner ces gestes officiels qui lui importent, son amitié pour le patriarche orthodoxe de Constantinople; son travail commun avec le Cardinal Ratzinger et d’autres membres des élites religieuses du bassin de la Méditerranée, sa rencontre la veille, «formidable», avec le Cardinal Jean-Claude Turcotte et le chef de l’Église anglicane de Montréal.J’éprouve alors le besoin de lui parler du peuple, des gens ordinaires dont l’imaginaire religieux reste pris dans les haines anciennes, les manichéismes destructeurs, les querelles entre catholiques et protestants, comme entre juifs et chrétiens: «Je suis un vieux maître d’école, et je sais trop bien que les mentalités évoluent lentement.Pour moi, il y a dans chacune des traditions un grave problème de pédagogie, un écart croissant entre les avancées des élites religieuses et les communautés croyantes.» Hier, dimanche, le Grand Rabbin René-Samuel Sirat recevait un doctorat honorifique de la Faculté de théologie et des sciences religieuses de l’Université Lav^l, deux semaines après la venue d’Élie Wiesel à Montréal pour recevoir le même honneur.Décidément, bien des choses se brassent, au niveau des élites.D’en parler, au moins, devrait travailler tout autant les mentalités profondes.Politique, société et religion Comme la période d’été approche à grands pas, accompagnée d’une pause de la chronique Religions, je vous donne en vrac un aperçu de certains livres reçus fort pertinents.Tandis que nous débattons ici de religion à l’école, les discussions se poursuivent, fort animées, sur les rapports entre religipn, occident et politique en Europe.A témoin, après l’essai de Marcel Gauchet sur la laïcité, un livre synthèse de Jean-Claude Eslin, philosophe et sociologue, sur Dieu et le pouvoir en Occident, au Seuil.Depuis Cicéron jusqu’à nos jours, il passe en revue les grands jalons des tensions et articulations entre la politique et la religion, lesquelles constituent un fil directeur majeur pour l’étude de l’Occident.Il fonde le dynamisme occidental sur la dualité des principes politiques et religieux, introduite d’abord par les prophètes juifs et le Christ.René Rémond explore quant à lui la constitution d’un modèle européen original des rapports entre religion et société, en relisant l’histoire de la sécularisation des deux derniers siècles.A travers les débats les plus actuels, Rémond retrouve toutes les strates de cette histoire: «Les problèmes les plus traditionnels resurgissent sans préjudice des questions nouvelles qui naissent de l’évolution.» On y voit mieux les enjeux des retrouvailles entre l’Europe de l’Est et de l’Ouest, les frictions religieuses et culturelle^ qui en découlent; à cela s’ajoutant la forte immigration musulmane et la délicate relation de l’État avec les nouveaux mouvements religieux.Chez Bayard, sous la direction de Jean Wèydert, on présente Fragile démocratie; Politique, cultures et religion.La revue Études a réuni quelques rédacteurs autour des failles actuelles de la démocratie: l’abdication des citoyens qui nous renvoie à la distinction entre le privé et le public, la tentation totalitaire, la situation du catholicisme et son rôle d’animation de la vie socio-politique.Au Seuil, sous la direction de Françoise Champion et de Martine Cohen, des sociologues français de la religion publient Sectes et démocratie.Comment s’est construit le discours social sur les sectes depuis les vingt dernières années?Le fort mouvement militant anti-sectes domine cette construction sociale.De plus, on assiste dans les médias à une dramatisation des faits, ce qu’une faible culture religieuse des professionnels de cette sphère n’aide guère.Comment le chercheur peut-il intervenir judicieusement et éthiquement sur ce sujet dans l’espace public?En particulier les sociologues ne trouvent pas toujours aisé de discerner si un groupe est une «religion» ou une «secte».Parmi plusieurs études de cas, reportons-nous à celle des Témoins de Jéhovah, qui sortiraient peu à peu de la logique sectaire, du moins en France.Autrefois en rupture par rapport à la société large, indifférents aux malheurs l’affligeant, ils s’engagent à présent suf le plan altruiste; ils transigent avec l’État jadis détesté, notamment sur les questions d’exemption du service militaire; ils acceptent de discuter à propos des interdictions de transfusion sanguine.Parmi plusieurs, voici deux raisons bien connues de ces assouplissements: la durée, alors que les descendants des Témoins sont moins radicaux; et des membres de plus en plus éduqués, plus disponibles et aptes au débat et à la discussion.Anne Fournier et Michel Monroy publient, sur autre ton, La Dérive sectaire.Tout en reconnaissant les critiques des milieux scientifiques à l’égard des discours anti-sectes, cette experte auprès de la Mission interministérielle contre les sectes et ce psychiatre élaborent une réflexion pour répondre aux questions des personnes victimes des sectes.Le dernier chapitre présente des jalons d’une approche préventive, voulant contrer ce que les auteurs considèrent en définitive comme une menace: l’embrigadement et l’allégeance inconditionnelle qui aliènent l’adepte.Un autre son de cloche.Ah oui, en terminant, tous ces livres et bien d’autres s’entendent pour dire qu’on parlera encore longtemps de religion.Ça vous étonne?Solange Lefebvre est professeure à la Faculté de théologie de l’Université de Montréal Pologne Jean-Paul II fait ses adieux à Varsovie MICHEL MROZINSKI AGENCE FRANCE-PRESSE Varsovie — Le pape Jean-Paul II a accompli devant un million de fidèles hier un pèlerinage historique sur la place Pilsudski à Varsovie, l’endroit où vingt ans plus tôt il avait lancé son appel voilé à s’opposer au régime communiste.Le souverain pontife a fait ses adieux à Varsovie, qu’il quitte ce matin, dans une ambiance imprégnée de grande émotion, une foule record s’étant rassemblée sur la place Pilsudski, ancienne place de la Victoire, jadis lieu des cérémonies du régime communiste.Une homélie du pape prononcée sur ces lieux le 2 juin 1979 avait été la première étincelle d’un feu de la résistance qui, à travers le syndicat Solidarité, a fini par ébranler le communisme en Pologne, puis dans le reste de l’Europe de l’Est.La fameuse phrase prononcée alors par le pape, «Que le Saint-Esprit rénove le visage de la terre, de cette terre», est revenue comme un leitmotiv lors de la messe d’hier.Inscrite en lettres d’or sur l’autel, elle a été répétée plusieurs fois par le souverain pontife.«Je l’ai dit il y a bien des années et je le répète au seuil du troisième millénaire: que l’esprit de Dieu rénove cette terre, la terre de ma Pologne», s’est exclamé le pape.Il faisait allusion, selon ses collaborateurs, à la nécessité pour son pays de retrouver son visage chrétien, alors qu’une certaine désaffection de la pratique religieuse est constatée dans les sondages.Près d’un million de fidèles étaient venus voir et écouter le pape.Il les a invités à remercier Dieu «pour tout ce qu’au cours de ces vingt ans nous considérons comme une réponse à ce cri».«Devant nos yeux, a-t-il dit, des changements des systèmes politiques, sociaux et économiques se sont produits en permettant aux gens et aux pays de retrouver leur dignité.» L’assistance a prié avec le pape «en offrant à Dieu les larmes du passé et la joie d’aujourd’hui».À la fin de la messe, les fidèles ont longtemps invité le souverain pontife à ne pas les quitter, en scandant «Reste avec nous».«Jusqu'à demain matin», leur a répondu le pape, avec un sourire ému, avant de quitter l’autel installé sur une haute estrade devant le bâtiment de l’Opéra.Plus tôt, Jean-Paul II avait béatifié 110 Polonais, dont notamment la religieuse Regina Protmann qui, au XVI siècle, secourut les victimes de la peste, et un membre d’une association caritative, Edmund Bojanowski, qui organisa la résistance passive à la répression prussienne du XIX' siècle.Les autres nouveaux bienheureux sont des victimes des persécutions nazies qui périrent pour la plupart dans les camps de concentration ou d’extermination.Blessure Samedi, le pape s’était légèrement blessé à la tempe, lors d’une chute accidentelle dans sa salle de bain à la nonciature à Varsovie.Cette blessure lui a valq trois points de suture.A l’issue de la messe du matin, le président polonais Aleksander Kwasniewski, le premier ministre Jerzy Bu-zek et d’autres responsables gouvernementaux ont fait personnellement leurs adieux à Jean-Paul II en le remerciant pour sa «leçon de Politique avec un grand P» donnée devant le parlement vendredi, comme l’a dit le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro.Arrivé le 5 juin, le pape effectue un pèlerinage de 13 jours dans son pays natal, le plus long jamais réalisé en Europe.Une seconde phase de sa visite s’ouvre aujourd’hui.Elle sera chargée de moments émouvants: le souverain pontife résidera à l’archevêché de Cra-covie, son fief pendant de longues années, il se rendra dans sa ville natale de Wadowice et ira prier sur la tombe de ses parents.Avant de quitter le pays jeudi prochain, il a demandé d’ajouter une courte étape à sa visite pour aller prier au sanctuaire de la vierge noire de Czestochowa. LE I) E V 0 I K .LE L U N D 1 1 1 .1 U 1 N 1 !) 9 !» B 7 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude de programmes de développement 10455, boulevard Saint-Laurent «Provigo Distribution Inc.» sollicite l'autorisation de la Ville de Montréal pour l'agrandissement en superficie d'un marché d'alimentation.L’emplacement est situé au 10455, boulevard Saint-Laurent, entre les rues Prieur et Fleury, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.RUE PRIEUR / 104*3 Le projet consiste en l'agrandissement d'un marché d'alimentation dont les principales caractéristiques sont: l’agrandissement du bâtiment d'une superficie de 747,13 m.c., pour une superficie totale de 2408,90 m.c.; - la démolition de deux bâtiments portant les numéros 10485 et 10487, boulevard Saint-Laurent; l'augmentation du nombre d'unités de stationnement de 63 à 67.Ce projet déroge principalement à la réglementation municipale quant à la superficie maximale permise pour une épicerie et quant au nombre maximal d'unités de stationnement permises.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d'occupation et sur la Commission Jacques-Viger, toute personne intéressée peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S980489038, au plus tard le 27 juillet 1999, à l’attention du greffier, bureau R-113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Avenue Atwater face au marché public La Compagnie Atwater Development Inc.sollicite l'autorisation de la Ville de Montréal pour construire et occuper à des fins commerciale et résidentielle un ensemble de bâtiments sur un terrain situé sur l'avenue Atwater à l’angle des rues Duvernay et de Lévis, face au marché Atwater, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.Les principales caractéristiques du projet sont: construction de bâtiments commerciaux d’un seul étage totalisant 7 150 m1 dont un supermarché de plus de 4 000 m'; aire de stationnement extérieure de 245 unités desservant les commerces; construction d'un bâtiment résidentiel de 8 étages et de plus de 21 m de hauteur comptant 180 logements; aire de stationnement intérieure de 158 unités desservant les logements.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant à l’usage, à la hauteur minimale et maximale en étages et en mètres, à la densité maximale d'occupation du sol, au nombre maximum et à l'aménagement des unités de stationnement, à l’aménagement de l'aire de chargement ainsi qu'à Certaines dispositions relatives à l’alignement des constructions.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d’occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 22 juillet 1999, en mentionnant le numéro de référence S990545021, à l’attention du greffier, bureau R.113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal, H2Y 1C6.Un document d'information peut être consulté au Bureau Accès Montréal Sud-Ouest, 3289, rue Saint-Jacques (872-6458I ou au Bureau Accès Montréal Ville-Marie, 275, rue Notre-Dame Est (872-6395).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985.Montréal, le 14 juin 1999 Le greffier, M‘ Léon Laberge CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Beauharnois No: 760-12-015224-995 COUR SUPERIEURE (Chambre de la famille) PRESENT GREFFIER NANCY DOHERTY Demanderesse c.Wm Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : 9066-1182 QUÉBEC INC Avis est par les présentes donné que la faillite de 9066-1182 QUÉBEC INC., faisan; affaires sous le nom de « Bijouterie Martin » au 479, rue Ste-Anne, Ste-Anne-des-Plaines (Québec) JON IH0, est survenue le 9 juin 1999, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le22 juin 1999àl0h30.au bureau du syndic.170.chemin de Chamblv.bureau 300.l-onyueuil (Québec) LONGUEUIL, le 11 juin 1999.RAYMOND CHABOT INC.Ès qualités de syndic de l'actif de 9066-1182 QUÉBEC INC.Claude Trudeau, CA, CIP Édifice Richelieu 370, chemin de Chambly Bureau 300 Longueuil (Québec) J4H 326 Tél.: (450)679-5510 Téléc.: (450) 679-5511 RODNEY DEVANEY Intimé DIVORCE Ordre esl donné à RODNEY DEVANEY de comparaître au greffe de cette Cour, situé au Palais de Justice de Valleylield.180.rue Salaberry à Valleylield dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le quotidien Le Devoir.Une copie de la déclaration de la requête pour mesures provisoires ont été remises au greffe a (intention de RODNEY DEVANEY.VEUILLEZ AGIR EN CONSEQUENCE.Lieu: Valleylield Date: Le 10 juin 1999 JOCELYNE CYR Greffier adjoint de la Cour supérieure Me CLEMENT SEGUIN, avocat 78, Salaberry Sud Châteauguay (Québec) J6J4J6 Tél.: (450) 691-8444 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISSTRICT DE MONTRÉAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-050531-993 PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT 9008-4922 QUÉBEC INC.Débitnce constituante c.MULTIDEV TECHNOLOGIES INC.Créancier titulaire ASSIGNATION PAR ORDRE DE LA COUR ORDRE ests donne à 9008-4922 QUÉBEC INC.de comparaître au grelte de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame est.en la ville et le district de Montréal, en salle 1.100 dans les vmgl (20) jours de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du préavis d'exercice d'un droit hypothécaire, soit la prise en A Hydro Qué Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des piis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquabec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 Appels d'offres Ville de Montréal Travaux publics et environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: SOUMISSION: 8533 Date d'ouverture: 30 juin 1999 Construction d'un terre-plein central gazonné, là où requis, et d'un mail central en béton, là où requis, sur la rue Jean-Talon, de l'avenue de Dieppe au chemin Canora.Dépôt de garantie: Cautionnement de 30 000,00 $.SOUMISSION: 8534 Date d'ouverture: 30 juin 1999 Travaux de planage, de revêtement asphaltique des chaussées, reconstruction de trottoirs, de bordures, d'îlots de mails centraux, là où requis, sur différentes rues de la Ville de Montréal (P.R.R.1999 - Contrat no.2) Dépôt de garantie: Cautionnement de 120 000 $.Documents: Les documents relatifs à ces appels d’offres seront disponibles à compter du 14 juin 1999 au Service: Travaux publics et de l'environnement 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.138, contre un paiement de 64 $.Renseignements: Antonio D'Addario, ing.chef de l'unité conception Vente des cahiers des charges: Téléphone: (514)872-3281 Télécopieur: (514) 872-2874 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmis dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n’assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 14 juin 1999 Le greffier, M* Léon Laberge paiement en veriu d’une hypothèque au registre des droits personnels et réels mobiliers de Montréal, sous le numéro 97-0083261-0001.a été remise au greffe du tribunal à (intention de 9008-4922 QUÉBEC INC.Lieu: Montréal Date: 1er juin 1999 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT CHANGEMENT DE NOM D UNE PERSONNE MAJEURE Prenez avis que Yehuda Israel ROTH domicilié à 5672 Jeanne-Mance, Montréal, Québec H2V 4K6 présentera au directeur de l étal cavil une demande pour changer son nom en celui de SHIU ROTH.Montréal, Québec, le 12 mai 1999 Yehuda Israel ROTH — - ¦ ¦ .„.¦¦¦ — DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37, Loi sur la publicité légale des entrepnses individuelles, des sociétés et des personnes morales) Prenez avis que la compagnie/corporation C.A LORRAIN & FILS INCORPORÉE ayant son siège social au 479, boulevard Perrot, App.102, Ile Perrot.J7V 3H4 demandera à (Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet elfet dépose au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale de entreposes individuelles, des sociétés et des personnes morales.PAULBEAUSÉJOUR Président LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi 10 mm 15 5/ = "II'I M f *k VENTEUXBROtHUARD^Pll^^ Températures : MAX / MIN ! Blanc Sablon» K Kuujjuarapik 9/4 15/4 La Grande IV Sept-llçs 21/10 2915 24/13 Iles de la Madeleine Chibougamau 21/10 Rivière-du-Loup " 27/17 26/14 Chicoutimi Québec rn'ft' .28/16 27/15 Trois-Rivières 27/15 ¦ ,27/16 ^Sherbrooke 22/4 Val d'Or Lever 5h06 Coucher 20h43 Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi 16 max 22 Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi 24 SS mln 12 HH mnx 19 Qk Ijjjtk 4* Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables |+| Environnement Canada |_g iïlétéO à 13 SCMCG A LA TELEVISION O 3D SJ GOQDQ (B ou au CD Aladdin Watatatow Lingo Ce soir a Accent francophone (18:30) Mr.Bean Cinéma /LE MONSTRE (5) avec Roberto Benigni, Nicoletta Braschi Le Téléjournal /Le Point Les Nouvelles du sport/ La Politique fédérale (23:27) La Politique provinciale (23:33) / Cinéma / LE DENONCIATEUR (23:40) OS33D OOGD CD üo au @5) Claire Lamarche / Il faut que tu lises çal (16:00) Les Mordus / France Castel, Serge Postigo Le TVA Scènes de rue / Pierre Bourque, Roch Voisine, Michel Barrette Fais-moi rire / Jean-Michel Anctil, Sylvain Larocque, François Léveillée Tarzan Beverly Hills, 90210 Salle d'urgence Le TVA Terre 2 TVA Sports / Loteries (23:49) / Pub (23:56) SS I3Z> GH) gsa® .les découvreurs Teletubbies SOS bout du monde Le Monde merveilleux de Disney îles d'inspiration 1045, rue des Parlementaires Téléscience /Le Vivant et l’Artificiel Cinéma / UNE PURE FORMALITE (3) avec Gérard Depardieu, Roman Polanski Bergerac (23:0 !) CD CDS® 60 (3g (4® Les Simpson Le Grand Journal Pas de vacances pour les idoles Les Indices pensables Partis pour l'été / Pierre Brassard Faut le voir pour le croire Jardinons avec Albert Maison de rêve Friends (Entre amis) L'Eté, Eau, Soleil Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma / CELINE (4) avec I.Pasco (BSD Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Alerte dans l'Arctique Le Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada auj ourd'hui USD .combat Journal suisse 1 Pyramide Voilà Paris La 50e Avenue Journal FR2 D'un monde à l'autre Strip-tease Journal beige L'Écran témoin 3D .de fer (16:00) Bonanza Contact Animal Destination/lie Maurice Aventures.Énigmes Biographies / David et Goliath | Mystères des océans Bonanza 3D Trauma (1600) La Vie en vrac / Lilliputiens Combat.chefs Les Copines.Des histoires de famille Jeux de société / Monde insolite | Médecine enq.médecin L'Esprit trouble Chicago Hope/H istoires de coeur Les Copines.(ME) M'as-tu vu?/ Clip (13:30) Novo Interfax Clip Platine Novo Silverchair "Neon Ballroom" M'as-tu vu?Beavis &.La Courbe Interfax Clip (MX) MusiMax Collection (13:30) Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie/Abba Clips thématiques / Années 60 | Concert / Sarah Brightman Musicographie/Abba CSE) Schtroumpfs Batman .de turbulence Chair de poule .galaxie.(SB Les Zinzins.Scoobidou Cléo et Chico Crypte Show Bêtes à craquer Ivanhoë Robin des bois Drôle de voyou | Barbe-Rouge Les Simpson | Cléo et Chico | Y en a marre | South Park Les Simpson Splat! ®fiD .polo (15:00) Défi mini-putt Monde du golf Sports 30 Mat 3 Vélo de.Baseball / Expos - Cards Sports 30 Mag .plein air O ŒD Wild Life Taies Street Cents The Simpsons Newswatch The Red Green Show Gzowski in Conversation Dawn of the Eye (4/6) The New Ice Age: A Year in the Life of the NHL (4/6) National / CBC News The National Update News Newsday tu au CD Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Felicity Ally McBeal Diagnosis Murder CTV News Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Raymond |Suddenly.| King of Queens Puise/Sports @BD Young.(16:00) Student Bodies Ready or Not Global News First Nat.News Cosby E.T.That 70's Show Mad About You Any Day Now PSI Factor 63 Noddy Arthur Country Mouse Kratts.Stuff | Vista / Polar Grail Studio 2 TVO Mystery / Wycliffe History on TVO / The Road Taken Studio 2 3D m (22) Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy 20/20 Monday Cinéma/CLOSE TO DANGER (6) avec Rob Estes, Lisa Rinna News News/Access Nightline (23:35) Montel.(16 00) Friends E.T.The Nanny |The Simpsons |M*A*S‘H M*A*S*H Frasier 3D rs) Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Cosby King of Queens Everybody Loves Raymond Becker 48 Hours News Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy 3D au Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Mad about you Dateline NBC The Tonight Show (23.35) Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition 60 (57) Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Free Delivery Antiques Roadshow / Chicago People's Century Cinéma/SHA DOW 0F.(5) Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour Roadside Recipies / Adirondacks | Bee Gees: One Night Only World News (Ml VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand iGeri I VideoFlow Geri MuchMegaHits Spotlight (S® Boxing / Felix ' Trinidad - Hugo Pineda (16:00) Off the Record I Sportsdesk | That's Hockey Boxing / Roy Jones Jr.- Reggie Johnson WWF Raw is War |Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) lion — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon SCÈNES DE RUE Émission animée par Jean-Michel Duiaux.Le maire Bourque est censé être là, ainsi que Roch Voisine.TVA, 18h30 GZOWSKI IN CONVERSATION L’invité de ce soir est Robert Lepage.CBC, 19h ?D’UN MONDE À L’AUTRE Portrait de très jeunes joueurs adolescents achetés par les grandes équipes sportives en Europie.TV5, 19U30 LE MONSTRE Comédie policière réalisée et interprétée par Roberto Benigni.Radio-Canada, 19h30 TÉLÉSCIENCE Documentaire scientifique présenté par Pierre Chastenay du Planétarium de Montréal sur les robots et l’intelligence artificielle.TQ, 20h L’ÉCRAN TÉMOIN Ce magazine français aborde une question bizarre mais fascinante: les morts peuvent-ils nous parler?On pourra y voir entre autres l’ancienne compagne de Jacques Brel qui soutient dialoguer encore avec lui! TV5, 23h Pour information, faire un don ou devenir volontaire, communiquez avec nous au (514) 843-7875 Pour Médecins du Monde cet enfant est touché deux fois la tête, une fois par balle, une fois par la mort de ses parents.Nous soignons les blessures qui se voient et aussi celles qui ne se voient pas.à LE DEVOIR, L E L U N DI 1 1 .1 U 1 N 1 !) il !» B 8 -8— ç< n i?K' U ï MUSIQUE Un duo pour les mélomanes difficiles pianiste et musicologue autrichien Paul Badura-Skoda s’est construit une réputation enviable tant pour la quantité et la qualité de ses enregistrements que pour l’à-propos de ses écrits sur Mozart et Beethoven, notamment.Badura-Skoda qui a derrière lui cinq décennies de concerts (et plus de 200 enregistrements) donne demain soir, à 20h à la salle Pierre-Mercure, avec le pianiste montréalais Ludwig Semerjian, un récital où ces deux spécialistes du pianoforte joueront Mozart dans le contexte historique sur instruments d’époque.Clément T ru d e 1 Le Devoir Paul Badura-Skoda, après des études de piano et de direction d’orchestre, à Vienne — il s’intéressa aussi à la littérature et à l’architecture — fut l’élève d’Edwin Fischer à Lucerne.Il y coudoya Alfred Bren-del.Le pianiste a admis que celle qui lui a fourni la base la plus solide de sa culture musicale fut la Viennoise Viola Them.Sa carrière de concertiste débute en 1948, lorsque von Karajan et Fürt-wangler louangent son jeu qui plaît tout à la fois quand il aborde Haydn, Chopin, Brahms, Beethoven, Schubert ou Mozart.Il a au Fil des ans constitué une collection impression-dante de pianoforte et peaufiné une théorie sur les méthodes d’interpréta-tion valant pour ces Hammerflügeln, sans pour autant exclure de son répertoire des œuvres d’auteurs contemporains; le Suisse Franck Martin lui a dédicacé au moins deux compositions.Baduro-Skoda fut le premier à enregistrer (sur étiquette As-trée) l’intégrale des sonates pour pianoforte de Mozart — 5 CD; il a aussi de nombreux disques (Astrée ou Valois) offrant des cycles Haydn, Bach ou Schubert, etc.Le jeune pianiste Ludwig Semerjian a suivi les cours de Charles Reiner à la faculté de musique de McGill et s’est signalé en remportant le concours international de piano Aram Katchaturian, à New York.Un duo qui devrait plaire aux plus difficiles des mélomanes et, davantage, à ceux qui se passionnent pour le rendu des œuvres sur des instruments d’époque.Chandos enregistre Depuis le début du mois, la maison de disques Chandos a dépêché à Montréal son équipe technique aux fins d’enregistrer trois nouveaux CD avec l’ensemble I Musici de Montréal.L’un est consacré à des compositeurs américains: Copland, William Schuman et Morton Gould avec Y Adagio de Barber.Un deuxième puise dans des œuvres de Guernieri, Turina, Piazzolla et Villa-Lobos dont Isabelle Lapierre assure la partie solo dans la Fantaisie pour saxophone et orchestre de chambre.Le dernier de ces CD comprendra des pièces de Schnittke, Denisov et Myaskovsky.L’ensemble dirigé par Yuli Turovs-ky a un été fourni avec, notamment.Une présence au Festival de Jazz de Montréal (Théâtre Maisonneuve le 9 juillet), une prestation au Festival d’été de Québec (10 juillet), plusieurs apparitions au Festival Orford (16,17, 18 et 23 juillet, et le 8 août), tandis (ju’à la salle Pierre Mercure, le 19 août, il accompagnera deux duos de pianistes russes jouant des œuvres pour deux pianos de Mozart et de Schnittke.Boris Vian Il y aura 40 ans le 23 juin mourait Boris Vian.Le numéro de juin du Monde de la Musique lui consacre un article qui rappelle, par exemple, l’opéra qu’il écrivit sur une musique de Darius Milhaud (Fiesta) et dont la première eut lieu à Berlin en 1958.Ce que l’on sait moins c’est que cet ingé-nieur-écrivain-artiste fut un ami d’enfance de Yehudi Menuhin dont les parents avaient loué une maison de Ville d’Avray que les Vian n’étaient plus en mesure d’occuper durant la Crise — Menuhin était son aîné de quatre ans.Il peut être intéressant de rappeler que Fayard s’apprête à publier les œuvres complètes de Vian, dont trois tomes sont parus — l’un inclut tous les textes de Boris Vian sur le jazz, l’une des facettes de ce touche-à-tout.Miklôs Takâcs C’est parce que l’UQAM lui demanda d’enseigner la méthode d’éducation musicale Kodâly que Miklôs Takâcs prit racine à Montréal, en 1973.La revue par l’Alliance des chorales du Québec (Chanter) consacre à ce musicien un long article paru dans ses deux plus récents numéros — hiver et printemps.Associé depuis 25 ans au chant choral, M.Takâcs a créé plusieurs ensembles et assuré le rayonnement du Québec lors de plusieurs tournées européennes et américaines.Il a dirigé entre autres à deux reprises (1985 et 1992) l’œuvre que Verdi avait dédiée au poète Alessandro Manzoni: son Requiem et fourni aux Montréalais l’occasion de goûter Carmina Burana (Orff).Le survol des multiples activités de ce Hongrois d’origine signale que l’un de ses mérites est de «permettre l'accès au répertoire choral d’envergure au plus grand nombre de spectateurs» tout en intéressant de très nombreux choristes amateurs à se joindre à des interprètes de calibre professionnel.Direction d’orchestre Jusqu’à vendredi, à Ottawa, se déroule le 7' Atelier annuel de formation à la direction d’orchestre, une initiative commune de Orchestres Canada, du Conseil des arts du Canada et du Centre national des Arts.L’atelier dirigé par Gustav Meier accueillera 16 chefs d’orchestre sélectionnés dans toutes les régions du Canada et se terminera par un concert gratuit vendredi, à 19h30, alors que quatre ou cinq de ces stagiaires seront appelés à diriger l’OC-NA M.Meier a déjà dirigé plusieurs formations de ce type à Tanglewood.Les laissez-passer pour le concert sont disponibles à la billetterie du CNA (limite de quatre par personne).Poésie et musique C’est par un récital de chants russes sur des poèmes de Pouchkine que s’ouvrira, le 1" juillet, à Sainte-Pétronille de l’fie d’Orléans, la série de six concerts de chambre présentés.Paul Hébert sera le récitant tandis que les œuvres de Glinka, et Glière seront chantées par la mezzo-soprano Lillia Satskaya-Krieger accompagnée par la pianiste Sylvia Shadick-Taylor.Le 8 juillet, le pianiste André Laplante jouera Haydn, Chopin et Liszt tandis que le 29 juillet (concert diffusé par la SRC) le Quatuor SL Lawrence offrira des pièces de Haydn et de Schumann.Information au (418) 828-1410.?Cette chronique fait relâche pour la période estivale.Nous serons de retour pour la rentrée.EN BREF Le piratage de CD aurait crû de 20 % Londres (AFP) — Les ventes de disques compacts pirates auraient augmenté de près de 20 % en 1998 pour atteindre 400 millions d’exemplaires, selon les estimations de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPD.Une grande partie du trafic a lieu entre l’Asie du Sud-EsL lieu de production, et l’Amérique latine, débouché important LTFPI estime que dans vingt pays ou territoires les ventes de pirates dépassent les ventes légales, sue de plus qu’il y a un an.Les nouveaux venus sont l’Estonie, la Lituanie, Hong Kong, la Malaisie, l’Ukraine, Israël, l’Autorité palestinienne et le Nigeria.Les ventes CD et cassettes pirates ont représenté un chiffre d’affaires de 4,5 milliards de dollars l’année dernière contre 5 milliards en 1997, une baisse attribuable à la crise asiatique.La Philharmonie de Berlin élit son chef Berlin (AFP)— La Philharmonie de Berlin pourrait élire dès aujourd'hui son futur chef titulaire, un événement qui est au monde musical ce que l’élection du pape est à l’Eglise catholique.Super-favori de ce scrutin; le Britannique Smon Rattle, 44 ans.Sa popularité est telle auprès des 125 musiciens de la Philharmonie qu’ils pourraient l’élire dès le premier tour de scrutin.Le jeune chef deviendrait ainsi le sixième titulaire du pupitre en un peu plus d’un siècle.D succéderait à Claudio Abbado en 2002, s’inscrivant dans une lignée de légende qui compte Hans von Bülow, le père fondateur, Wilhelm Furtwangler et Herbert von Karajan.Face à Simon Rattle, une seule autre candidature semble faire le poids, celle de l’Israélien Daniel Barenboim.-— LE DEVOIR ?- CULTURE Entrevue avec Vanessa Martinez Le cinéma comme emploi d’été A 19 ans, entre deux sessions universitaires, Vanessa Martinez donne la réplique à Mary Elizabeth Mastrantonio dans Limbo K.C.BAILEY Vanessa Martinez joue des scènes intenses d’émotion où elle révèle l’ampleur de sa détresse et sa peur de l’abandon à sa mère en prétendant lui lire des extraits d’un journal intime.BRIAN MYLES LE DEVOIR Le cinéaste John Sayles l’a prise sous son aile, elle donne la réplique à la tout aussi respectée Mary Elizabeth Mastrantonio dans Limbo et elle n’est âgée que de 19 ans.L’hiver, Vanessa Martinez poursuit des études en communication à (université St.Mary de San Antonio.L’été, elle travaille comme la plupart des jeunes de son âge, mais dans le domaine du cinéma.Actrice, voilà qui n’est pas si mal pour un job estival.«Ma priorité, c’est terminer mes études, dit-elle en entretien téléphonique.Le travail d’actrice sera là après l’université.Le diplôme, c’est pour moi une police d’assurance si jamais je ne trouve plus d’occasions de travail en cinéma.» Mais sa seule passion, c’est le cinéma, le métier d’actrice.«Ce que j’aime, c’est que c’est parfois un exutoire pour moi.Les émotions que j’exprime dans une performance sont des émotions que je ressens parfois.Jouer, c’est une des façons les plus faciles défaire sortir ces émotions.» Dans Limbo, le dernier film de John Sayles, qui prend l’affiche ce soir à Montréal après avoir été présenté au Festival de Cannes, la jeune Martinez incarne le rôle de Noelle De Angelo, une adolescente laissée à elle-même le plus clair de son temps.Sa mère (Mastrantonio) poursuit une carrière de chanteuse de cabaret et des relations amoureuses qui virent à l’échec, ce qui mène cette famille monoparentale d’un foyer provisoire à l’autre.Entre la mère et la fille, rien ne va plus.Jusqu’à ce que les deux se retrouvent sur une île déserte de l’Alaska en compagnie d’un homme qu’elles affectionnent toutes les deux.Limbo prend alors tout son sens.C’est l’histoire de trois personnes qui doivent, dans une terre remplie de promesses d’aventures et fort sauvage, affronter leurs démons et apprendre à vivre avec les risques, physiques ou émotionnels.Vanessa Martinez a adoré l’expérience de tourner avec John Sayles, qui lui avait déjà confié un rôle mineur dans son intrigant Lone Star.«Si j’avais la chance de participer à un autre de ses jilmsje dirais oui volontiers, dit-elle.Parfois, on ne peut avoir de relation personnelle avec les réalisateurs, ils ne font que parler du film.Avec John, c’était différent.Il venait me voir pour me parler de l’école ou n’importe quoi d’autre.J’ai aimé travaillé avec lui parce qu’il entretenait non seulement une relation professionnelle mais personnelle.» Dans Limbo, Vanessa Martinez et Mary Elizabeth Mastrantonio jouent des scènes intenses d’émotion où la fille révèle l’ampleur de sa détresse et sa peur de l’abandon à la mère en prétendant lire des extraits d’un journal intime.Avec Mastrantonio, cela a «connecté», ce qui a rendu plus facile le tournage de ces moments constituant les temps forts de Litnbo.«Nous n’étions pas étrangères sur le plateau.Nous parlions ensemble, et elle était comme ma mère, dit-elle au sujet de la comédienne.Je suis une adolescente, j’étais loin de la maison, seule, alors je lui parlais tout simplement de choses qui survenaient dans ma vie.[.] Elle m’a donné de précieux conseils.Ce fut un plaisir et un privilège de travailler avec elle.» Comme le personnage de Noelle dans Limbo, Vanessa Martinez dit quelle écrit beaucoup.Elle aime inventer des histoires par des coups de plume, prétendre qu’elle est quelqu’un d’autre en travaillant comme actrice.Et un jour, elle osera peut- être réaliser un film.Et de quoi traiterait-elle?«D’histoires tristes dans lesquelles tu es déchiré entre deux décisions parce que c’est ce qui est souvent arrivé dans ma vie.» L’hiver, la jeune Martinez poursuit des études en communication, sa «police d’assurancen Nouvelle installation permanente au Musée de la civilisation de Québec Grandir, un parcours interactif et ludique pour les plus petits Biennale de Venise yrr-ia JACQUES LESSARD Eh oui! Il y a aussi des dinosaures.Les artistes chinois donnent un nouveau souffle AGENCE FRANCE-PRESSE Venise — La forte présence des artistes chinois à la 48r Biennale d’Art contemporain italienne de Venise, qui ouvrait hier ses portes au public, offre un nouveau souffle et quelques polémiques à la manifestation.Dix-sept Chinois, sur un total de 23 artistes asiatiques, exposent cette année.Cette imposante présence a été contestée par certains au regard de celle africaine — un seul artiste venu d’Afrique du Sud, Georges Adéagbo — ou italienne avec six créateurs.Le commissaire de l’exposition, le Suisse Harald Szeemann, a balayé d’un revers de main les critiques.«Les Chinois nous apportent une dimension qu’il n’y avait plus dans l’art en Occident: un sens de l’ironie et le message de leur survie dans leur pays», a-t-il affirmé.Ainsi l’énorme installation circulaire de Chen Zhen, composée d’une centaine de chaises et de lits assemblés pour se transformer en autant de percussions que le visiteur peut frapper à loisir à l’aide de bâtons.L’œuvre, intitulée «Jue Chang, 50 coups chacun» en référence à une maxime bouddhiste sur le partage des responsabilités dans tout conflit, a été présentée durant le vernissage par trois moines tibétains qui ont entonné des prières tout en y battant le rythme.«Cette installation parle et parlera aux gens tant que les violences et les guerres existeront», affirme son créateur, né à Shanghai'.Il vit à Paris depids 1986 et ne veut pas retourner en Chine où il «est impossible de travailler».Un autre Chinois, Cai Guo-Quiang, s’est imposé cette année en recevant le Prix international de la Biennale pour sa création, «Rent collecting Courtyard».Son œuvre est inspirée d’un groupe de cent sculptures de travailleurs, soldats et étudiants commandées par le régime lors de la révolution culturelle.La palme de l'ironie revient au Pékinois Zhao Bandi, D ridiculise les «campagnes idéologiques» en vogue en Chine sur l’hygiène et la sécurité en se mettant en scène avec un panda en peluche, sur une série de posters.L’un d’eux le représente sur le point d’allumer une cigarette.Au panda, il demande: «Cela fennuie si je fume?».«Cela t’ennuie si je suis mort?», répond la peluche.N A ï H A L Y DUFOUR Grandir, la nouvelle installation permanente du Musée de la civilisation de Québec s’adresse à une clientèle âgée de trois à 11 ans.Maman d’un charmant et grouillant petit homme de presque quatre ans, j’accepte avec plaisir la visite proposée.«Jérémy, je passe te prendre plus tôt à la garderie demain et je t’emmène “travailler” avec moi d’accord?» Depuis le temps qu’il se demande ce que maman fricote lorsqu’il n’est pas là.«Est-ce qu’il va y avoir des dinosaures?» demande-t-il, l’œil plein d’espoir.«Je ne sais pas mon chou.L’exposition s’appelle Grandir, donc je crois qu’on verra plein de trucs se rapportant au développement de ton corps et de ton imagination.» «Ben moi je grandis quand je dors.Et quand je dors, je pense aux dinosaures.Alors on va voir des dinosaures» réplique-t-il avec la logique implacable des loupiots de cet âge.Je suis presque convaincue.En entrant dans l’aire réservée à l’installation, on est d’abord frappé par l’aspect feutré et tamisé des lieux.On voit ici et là des îlots sous éclairage plus soutenu, mais l’ensemble demeure baigné d’une atmosphère apaisante.Il faut dire que notre visite s’est déroulée avant l'ouverture officielle du 12 juin et que nous étions les seuls visiteurs sur place.«On sait bien que les enfants vont courir, mais par ce choix d’éclairage, on tente de gardçr un calme relatif» m’explique-t-on.A voir Jérémy investir les lieux en filant à la vitesse de l’éclair, je sentis que notre guide réévaluait déjà le principe.Conscients de la structure de pensée éclectique des enfants, les concepteurs de (installation ont opfé pour un parcours non dirigé.Grandir se décline sur trois modes, scénogra-phiés en espaces particuliers: la découverte des autres et de la société, (expression de soi et (exploration du monde.Interactions sonores, manipulations diverses, vidéos et capsules d’informations permettent à (enfant de découvrir les différents aspects de la notion de grandir.«Maaaaman, viens voir!!!» hurle tout à coup Jéré- my, qui a encore une fois disparu de mon champ de vision.Je le retrouve, sourire fendu jusqu’aux oreilles, comparant sa taille à la patte d'un dinosaure (et oui!) dans la murale de (évolution de la vie, avant de reprendre sa course vers le palier supérieur.La zone de découverte, que j’explore à mon tour avant de partir à la recherche de fiston, traite des notions de passage du temps, de biodiversité, de créativité humaine, du cerveau et de la communication, à (aide de jeux d’association, d’assemblage et de devinettes.Que je n'ai pas tous réussis, dois-je avouer, les cours de biologie datant un peu trop.Le deuxième espace, celui des émotions, explore le monde des peurs réelles ou imaginaires.Aménagé sous forme d’îlots évoquant des chambres d’enfants, on s’y installe pour réfléchir sur des questions telles que «Est-ce que l’amour peut changer?Qu’est-ce que la solitude?D’où vient la frustration?» etc.C’est là que je retrouve mon fils, confortablement installé sur un coussin, dans une cacophonie de voix.Monsieur avait enclenché tous les dispositifs sonores à sa portée et réfléchissait de façon très très globale sur le sens de la vie.Un coin propice à susciter les discussions entre parents et enfants.La découverte de soi et des autres menant à (ouverture sur le monde, on se retrouve dans la troisième zone oii la géographie, la navigation et la conquête de (espace s’ouvrent à nous.Et je dis «nous» parce que devant une baleine peinte grandeur nature, une barque ancestrale remplie de luisants objets de navigation et des histoires d'iles mystérieuses, on oublie rapidement les années accumulées pour se retrouver soudainement en plein émerveillement.Le pirate de mon cœur a semblé quant à lui apprécier tout particulièrement cet aspect d'une exposition qui, dans son ensemble, s’adresse en fait beaucoup plus aux 7 ans et plus.«Mais j’ai beaucoup aimé le monstre sous l’escalier aussi!» me demande de rajouter Jérémy, malgré la petite angoisse vécue en y repensant au coucher hier soir.Il n’y a pas d'âge pour affronter ses peurs! L’installation traite autant de notions telles que la biodiversité, et le passage du temps, que de la nature des émotions humaines
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