Le devoir, 17 juin 1999, Cahier A
F 0 N I) E 19 10 LE DEVOIR V (j L .X C • N " I a 5 PERSPECTIVES La croisade .de SalAMI • } ' Arrêtés lors d’une manifestation en mai 1998, les participants à l’opération SalAMI n’ont pas nié les accusations qui pesaient contre eux.Par contre, ils ont choisi de plaider la «défense de nécessité».Un argument qui a souvent été invoqué mais dont la recevabilité n’est pas acquise.Judith Lachapelle ?Le 25 mai 1998, 86 manifestants étaient arrêtés aux portes de l’hôtel Sheraton parce qu’il bloquaient l’accès à la Conférence de Montréal sur la mondialisation des économies.On les a vus, les coudes soudés, résister le plus longtemps possible aux policiers chargés de les déloger.L’opération SalAMI a fait la une des journaux et l’ouverture des nouvelles télévisées, à la joie des manifestants.Enfin, se sont-ils dit, la population prendra conscience de ce grand danger que constitue l’Accord multilatéral sur les investissements, l’AMI.En mars dernier, les manifestants se sont retrouvés en Cour municipale pour répondre à des accusations de méfaits, d’attroupement illégal, d’entrave au travail d’agents de la paix et d’avoir troublé la paix.Mais ils n’ont même pas tenté de se défiler aux accusations qui pesaient contre eux: ils ont tout de suite avoué en plaidant la défense de nécessité.L’argument a été invoqué dans plusieurs causes, dont celle de naufragés qui avaient eu recours au cannibalisme ou, plus banalement, celle d’un automobiliste qui avait dépassé la limite de vitesse pour conduire un blessé à l’hôpital.Au Canada, les tribunaux semblent présumer qu’il existe, en droit canadien, un moyen de défense fondé sur la nécessité depuis que la Cour suprême a acquitté le D' Henry Morgentaler sur ce motif en 1976.Mais la démonstration de la défense de nécessité n’est pas chose facile.Les accusés de SalAMI devaient démontrer qu’ils avaient agi involontairement, qu’ils n’avaient pas d’autre choix que d’enfreindre la loi pour éviter un péril imminent et immédiat.C’est cette absence de choix, ainsi que l’importance du «péril», qui ont été au cœur du procès.L’AMI était négocié depuis 1995 par des financiers du monde entier.Une fuite a permis à des groupes de défense des droits humains d’en prendre connaissance et de sonner l’alarme.L’AMI, ont-ils dénoncé, réduirait les pouvoirs des Etats en matière de protection de l’environnement, du travail, de la culture et des droits sociaux.Voilà pour le péril.La résistance s’est dès lors organisée à l’échelle mondiale.Mais la sensibilisation de la population à cette menace abstraite et compliquée qu’est l’AMI s’est avérée difficile à susciter.Au Québec, l’opération SalAMI a organisé des manifestations pacifiques, fait circuler des pétitions, envoyé des lettres aux journaux, interpellé les élus.En vain.A six mois de la signature de l’accord, il fallait faire vite, ont-ils dit La désobéissance civile était la seule façon, selon eux, d’attirer l’attention des médias et de la population.Voilà pour l’urgence et l’absence de choix.La poursuite, quant à elle, a vigoureusement contesté le caractère «involontaire» de l’acte commis puisque les accusés avaient planifié leur désobéissance civile.Le juge Boisvert a également demandé aux accusés si «la nature même de la désobéissance civile n ’implique pas, sur le plan juridique, l’acceptation d’en subir les conséquences légales et de ne pas demander d’excuses».Le juge Boisvert a néanmoins accepté la pertinence juridique de la défense de nécessité et l’a considérée au moment de rédiger son jugement final.On ne peut nier que la preuve déposée par l’opération SalAMI est touchante.D’abord, le seul fait qu’un groupe d’étudiants et de jeunes travailleurs ait décidé de s’attaquer avec succès à quelque chose d’aussi abstrait et compliqué qu’un accord sur les investissements suffit à susciter l’admiration.Mais même si la cause défendue par les manifestants était importante, même si la situation pour qu’ils soient obligés de recourir à un moyen illégal était urgente, l’invocation de la défense de nécessité pour excuser la désobéissance civile doit être traitée avec prudence.Le juge Denis Boisvert a d’ailleurs longuement interrogé les accusés sur la façon dont il devait l’interpréter.Cette interprétation aura des répercussions sur la façon dont se défendront à l'avenir tous les autres groupes militants.Si l’urgence d’alerter la population face aux dangers de l’AMI justifiait le recours à la désobéissance civile, qu’en est-il de l’utilisation de mines antipersonnel, de la pollution des rivières par le mercure, de l’esclavage des enfants?Ce sont là toutes des causes nobles et l’urgence d’en débattre pourrait être aussi importante que dans le cas de l’AMI.La Couronne a d’ailleurs plaidé que la cour devait juger des individus qui ont commis des actes criminels lors d’une manifestation, qu’elle ne devait pas faire le procès de l’AMI.Tout ça relève du domaine de l’opinion, ont fait valoir les procureurs, et une opinion ne justifie pas un acte criminel.L’opération SalAMI obtiendra-t-elle le pardon tant espéré pour sa manifestation de mai 1998?Si oui, la cause créera un précédent qui fera jaser longtemps.Sinon, les manifestants pourront toujours se consoler en ayant réussi, une fois de plus, à faire parler d’eux dans les médias.M É T É 0 Montréal Québec Ciel variable.Ciel variable.Max: 21 Min: 6 Max: 19 Min: 5 Détails, page B 5 I N Annonces.B 5 Avis publics.A 6 Culture.B 8 Économie.B 2 Editorial.A 8 Horizons.B 1 I) E X Le inonde.A 7 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 5 Politique.A 6 Télévision.B 7 www.ledevoir.com M 0 N T R E A L .L E .1 E H D 1 17 .1 U I N 1 !) !) !» HORIZONS La chronique de Jean Dion: Entre deux mots, page B 1 m * > CULTURE Vers une politique du patrimoine?, page B 8 8 7c + T A X E S = I $ / T 0 8 0 N T (I 1 $ LE MONDE Mbeki et l’impossible héritage de Mandela, page A 7 teios ¦EH» ¦ Le conflit des infirmières La FIIQ maintient le cap Malgré des progrès à la table des négociations, les infirmières refusent d’annuler leur journée de grève ISABELLE PARÉ MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Malgré les sanctions sévères que Québec et les hôpitaux promettent d’assener aux grévistes, les 47 000 infirmières affiliées à la FIIQ se sont dites prêtes à subir le «moindre de deux maux» et ont maintenu hier soir le cap sur une deuxième journée de débrayage.En dépit des progrès marqués à la table des négociations hier, la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ) a jugé hier soir les avancées de la partie patronale insuffisantes pour annuler la journée de grève déjà prévue aujourd'hui dans quelque 450 établissements de santé à travers le Québec, dont 150 hôpitaux.Malgré les mises en garde très claires émises à la fois hier par la ministre de la Santé, Pauline Marois, et les associations d’employeurs du réseau de la santé affichant leur intention ferme de sévir, la présidente de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Jennie Skene, a soutenu hier que, loi 160 ou pas, les infirmières étaient prêtes à aller jusqu’au bout pour obtenir ce qu’elles veulent «Oui, les infirmières ont peur.Mais de deux maux, elles VOIR PAGE A 10: FIIQ ÉCONOMIE Un dividende record pour Loto-Québec Loto-Québec a dégagé en 1998 des résultats records qui lui permettent de verser un dividende de 1,17 milliard au gouvernement québécois.Au total, les contributions aux gouvernements, québécois et fédéral, atteignent 1,35 milliard.Nos informations, page B 4 Forces de paix au Kosovo Les pourparlers d’Helsinki achoppent Les preuves de crimes de guerre s'accumulent AGENCE FRANCE-PRESSE Helsinki — Les négociations russo-américaines menées pendant plus de sept heures hier à Helsinki sur le rôle de la Russie au sein de la force de paix au Kosovo ont été interrompues pour la nuit sans avoir abouti, tandis que la guérilla albanaise tenait le devant de la scène sur le terrain.Les ministres russe et américain de la Défense, Igor Sergueïev et William Cohen, sont parvenus à un accord sur «la structure du commandement» des forces de paix au Kosovo (KFOR), a déclaré M.Sergueïev.Le secrétaire d’Etat à la Défense, William Cohen, a fait état de «progrès dans tous les domaines» mais sans accord lors des discussions russo-américaines sur le rôle de la Russie dans la KFOR.«Je crois que le ministre [de la Défense Igor] Sergueïev a indiqué qu’il était satisfait des progrès», a déclaré M.Cohen aux journalistes.«H a souligné que ces progrès concernent tous les points de discussion, avec des progrès plus rapides dans certains, mais des progrès sur tous les poinis», a-t-il ajouté.Les négociations menées pendant plus de sept heures ont été interrompues pour la nuit «Nous avons avancé à des degrés divers dans trois directions», avait de son côté expliqué M.Sergueïev, sans donner de précisions.Les agences russes avaient précédemment cité VOIR PAGE A 10: KOSOVO LC ys Unis dans la souffrance Les dernières heures d’un condamné Cette fois, Stanley Faulder ne s’en tirera pas VINCENZO PINTO REUTERS LE PAPE JEAN-PAUL II a adopté hier la même pose pensive et fatiguée que la statue du Christ posée devant lui.Le pape assistait à une messe à Stary Sacz, une ville du sud de la Pologne, avant de se rendre à sa ville natale de Wadowice.Là-bas, devant une foule de 100 000 personnes, le pape a semblé reprendre complètement ses forces après sa fièvre de mardi, évoquant dans un dialogue émouvant avec la foule quelques souvenirs d’enfance.Stanley Faulder, ce Canadien de l’Alberta condamné à mort au Texas, doit être exécuté par injection létale, dans la vieille prison de Huntsville, au Texas, aujourd’hui à 18h.Faulder, à 61 ans, achève ainsi un séjour de 21 ans en prison, dans les couloirs de la mort.Il a rencontré pour la dernière fois ce week-end l’une de ses deux fdles et sa sœur, venues lui rendre visite.L’une des dernières personnes à le regarder dans les yeux devrait être le diplomate canadien John Morrow, avec lequel il s’est lié d’amitié au cours des dernières années.CAROLINE MONT PETIT LE DEVOIR insi en ont tranché, hier, à l’unanimité, les 18 membres de la Coip-mission des grâces du Texas, l’Etat américain où l’on assiste au plus grand nombre de condamnations à mort.Si le gouverneur de l’État, George Bush Jr„ a le pouvoir de lui accorder un sursis d’un mois, il est improbable qu’il le fasse.La peine de mort sera donc infligée à Faulder, malgré les pressions de son avocate, Sandra Babcock, et d’Amnistie Internationale, qui a toujours laissé planer des doutes sur l’impartialité de son procès.Faulder est condamné pour le meurtre d’une riche Texane, Inès Phillips, lors d’un vol à domicile perpétré il y a 24 ans.Il a vu sa mort annoncée à neuf dates différentes en huit ans.Il y a six mois, alors qu’il attendait dans la cellule attenant à la chambre de mort, la Cour suprême lui accordait un sursis une demi-heure avant l’heure prévue pour son exécution.Depuis, ses défenseurs ont relevé que des témoins avaient été payés par la famille de la victime pour témoigner contre lui et que le psychiatre qui l’avait identifié comme un psychopathe dangereux a depuis été radié de l’Association des psychiatres américains, pour témoignages non professionnels.«On se pose de sérieuses questions sur son procès», dit Gilles Sabourin, responsable du dossier à la section canadienne-française d’Amnistie Internationale.Faulder avait également l’appui du ministre canadien des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, outré du fait que la justice américaine ait mis quinze ans à alerter les autorités canadiennes de l’arrestation de ce citoyen canadien, violant ainsi la convention de Viepne.Et rappelons que la secrétaire d’État américaine elle-même, Madeleine Albright, avait demandé un sursis pour Faulder en décembre dernier.Mme Albright avait alors remis en question le second procès subi par Faulder, entamé par un procureur privé payé par la famille de la victime et concluant à sa culpabilité.Son premier procès avait quant à lui été annulé VOIR PAGE A 10: FAULDER Stanley Faulder 778313000689 A 2 L E I) E V 0 I R .!• K .1 E U 1) I 17 .1 U 1 N I •) 43-5991 « En uente dans mutes les Moraines 3 IMPRIME MAL RAISON DU m * 1 ,, ¦ ÿl• .& - ;< ¦ î-A&« «I illS àVABUlMt J\V— WW WÊM itg&tém- l,K DEVOIR MONTREAL La semaine de la pancarte On en couvre JACQUES NADEAU LE DEVOIR PENDANT que les syndiqués de la CSN manifestaient et que les infirmières se préparaient pour leur deuxième journée de grève, les ambulanciers y allaient aussi de leurs moyens de pression.Hier, ils sont allés porter leurs revendications au Comité patronal de négociation de la santé et des services sociaux.La convention collective des ambulanciers membres du Syndicat québécois des employés de service est échue depuis le 30 juin 1998.Les négociations sont suspendues depuis le 13 mai.Obtenir l’équité salariale dans le privé sera dur et long «Il faut débuter aujourd’hui», dit la FTQ LIA LÉVESQUE ’ R K S S K CANADIENNE Le compte à rebours est commencé pour l’application de la Loi sur l’équité salariale clans les entreprises privées, et la FTQ prévoit un combat de longue haleine.En conférence de presse hier à La-, val, le secrétaire général de la FTQ, René Roy, a fait part de son empressement de voir le processus devant mener à l’équité salariale enclenché dans les entreprises privées du Québec.«Ça presse, si on veut avoir complété, il faut débuter aujourd’hui.» L’application de la Loi sur l’équité salariale dans le secteur privé est moins connue que dans le secteur public, même si son adoption date de novembre 1996.Pourtant, les entreprises privées de juridiction québécoise comptant dix salariés ou plus y sont soumises et doivent donc tendre à l’équité et mettre en place un pro- gramme d’équité visant les classes d’emplois à prédominance féminine.C’est à cette tâche délicate et parfois controversée que s'attelleront les parties patronales, syndicales et même non syndiquées.La FTQ tenait justement une rencontre, hier à Laval, pour informer ses représentants et mieux les former à appliquer la loi dans leur usine de pâtes et papier, leur hôtel, leur entreprise de distribution alimentaire, leur atelier de transformation.Dans un hôtel, par exemple, on a déjà commencé à comparer les emplois des femmes de chambre, un poste majoritairement féminin, à ceux des préposés à l’entretien ménager, souvent masculins.En plus des milieux de travail, des discussions sur l’équité auront aussi cours en haut lieu, entre la Commission de l’équité salariale, la CSN, la FTQ, le Conseil du patronat et l’Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec pour échanger sur la façon concrète d’appliquer la loi.«On est certains qu’on va avoir de la misère», avouait d’emblée M.Roy, qui se montre néanmoins déterminé à foire connaître la loi et la faire appliquer malgré les embûches.La vice-présidente de la FTQ, Suzanne Amiot, prévoit déjà que les employeurs, désireux de payer le moins possible, vont «préférer mettre l’argent sur des firmes de consultants plutôt que dans la poche des femmes, sous prétexte que c’est très complexe».Elle met donc les travailleuses en garde.Les travaux qui doivent mener à l'équité salariale — et non l’équité telle quelle — doivent être complétés le 21 novembre 2001.Les entreprises et leurs salariés doivent s’être entendus sur le processus devant mener à cette équité, indiquant les emplois visés, le système d'évaluation de ces emplois, les ajustements salariaux à verser et autres modalités.Les entreprises ont ensuite quatre années pour effectuer ces ajustements salariaux.EN BREF Laval aura son centre-ville (Le Devoir) — La deuxième ville en importance au Québec n’a pas de centre-ville.Mais plus pour longtemps.La Ville de Laval a vendu au promoteur Groupe Alexis-Nihon les terrains situés entre l’autoroute 15 et le cégep Montmorency pour qu’il y développe des activités de divertissement et des locaux commerciaux.Laval étant pourtant déjà bien pourvue de ce côté, le promoteur a précisé que son équipe veut créer «une ambiance urbaine où les gens aimeront venir se promener, se divertir, se rassembler».Des investissements de 105 millions en six ans sont prévus.L’union des forces (Le Devoir) — Ixs conseillers municipaux Hélène Fotopulos et Sammy For-cillo viennent de proposer à leurs collègues des autres formations politiques et aux indépendants d’unir leurs forces dans les travaux du conseil municipal.«Sans chercher à étouffer nos différences idéologiques et nos affiliations partisanes, nous croyons nécessaire et urgent d’appeler à une collaboration active», soulignent Mme Fotopulos et M.Forcillo.Les deux élus dressent un bilan navrant de leur travail d’opposition, qui va dans tous les sens depuis la réélection de l’ierre | Bourque.«La résistance à une adminis-| potion autocratique et antidémocra-* tique a rarement été aussi faible», estiment-ils.Reste à voir maintenant si ce sentiment d’urgence sera partagé.Une assemblée du conseil municipal est prévue lundi soir prochain.Finances lavalloises (Le Devoir) — Le conseil municipal de Laval a pris connaissance lundi dernier de l’état des recettes et des dépenses pour le deuxième trimestre de l’exercice budgétaire.Le rapport présenté par le directeur des finances et trésorier, André Bourgeois, démontre qu’ait 30 avril dernier, les recettes étaient de 4(3 millions moins élevées que les prévisions.Cet écart s’explique notamment par le versement par le gouvernement du Québec de 14,8 millions en taxe de télécommunication, gaz et électricité.Du côté des dépenses, Lival n’a engagé ou dépensé que 246,4 millions comparativement aux 437,7 millions prévus.Ce tableau démontre donc pour l’instant une gestion des opérations courantes sans vague avec un surplus préliminaire de quelque 86 millions.Un clone sur la colonne Nelson (Le Devoir) — Après avoir voulu la déménager il y a trois ans, l'administration Bourque entend maintenant refaire une beauté à la statue de l'amiral anglais Horatio Nelson.Ce sera un clone qui trônera sur la colonne Nelson de la place Jacques-Cartier à compter de l’automne prochain.Le dossier sera présenté lundi à l’assemblée du conseil municipal de Montréal.Compte tenu des coûts de la réfection, seuls les travaux «strictement prioritaires» pour stabiliser le monument et assurer la sécurité publique seront effectués.In copie de la statue est déjà commencée.L’original sera déplacé au marché Bonsecours.Les travaux, qui débuteront en septembre, coûteront 100 000 $, un montant partagé entre Montréal et le ministère de la Culture et des Communications.Le temps de réponse des pompiers (Le Devoir) — L’Association des pompiers de Montréal a rendu publique hier une deuxième étude en moins de six mois concernant la vitesse de réponse pour la lutte contre les incendies.Le syndicat a payé au total 46 (XX) $ à l'Institut national de la recherche scientifique pour analyser la force d’intervention du Service de prévention des incendies, qui en vient à la conclusion que «la Ville de Montréal n a pas les moyens suffisants pour la lutte aux incendies», prônant du coup le renforcement des troupes sur le terrain.Quant à savoir s'il ne faudrait pas plutôt miser sur la prévention qui influe sur le nombre décroissant d’incendies à Montréal depuis plus de 30 ans, le vice-président du syndicat, Jean Henrichon a déclaré: «Le discours de l’employeur, c’est augmenter la prévention et, effectivement, ilynta eu ainsi des suppressions de postes.» plus large ’i i£C; '/trf/y: &ji3&£ctoi f%?^ÊÊÊiÊÈy‘ 'f$f0û00^: WklmÊm Ws& mm ¦iærv'Æ.-: S5Vir!;s«1a’s ÜËIÉ; j&sasa >r#,w imm ‘SSÎ&ï’ çss?@»®iSS§v’ .Ssgfilste- gMK&ft* 'I>„irW£ -»-S •-••• ' «,?î^î*2r>Nv^5>VÀV';* ' « • sMxêSm ¦ïîmm ÆtMèï .w2g rc/tFTfaW' *Flr>»(Hy wm?} ïïèiï&p-} tf.'.r’K< wmm Xk':;.fârMjt&ÿc.wmm.*âmmm ¦ÿtëjr m ¦•>.•'- wm î>»« mmMém ¦ r.' * mm MfiŒm rf^fjnSgik WÊ^IÉÊÊËm WÊéWMÆÊÊÊk tmmÊÊÊmà ÉifâiwmŒ Sim-S >‘U : :-/ vm {fi® ÉIËËI ¦HH ÜÜM jMi® Bell MobilitéMC met à votre disposition le plus long corridor cellulaire au monde.Avec les nouveaux forfaits Mobilité, offerts en 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LE DEVOIR POLITIQUE Protection de la culture devant l’Organisation mondiale du commerce Le barrage de l’exception culturelle serait en train de craquer Le barrage de l’exception culturelle, qui protège le domaine culturel dans les accords internationaux, est en train de se fissurer.Le gouvernement québécois propose de le remplacer par une convention qui devrait faire partie de l’ordre du jour des prochaines négociations à l’OMC.ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC La ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin, et la mire de la Culture et des Communica-, is, Agnès Maltais, ont dévoilé, hier, '- ]» position du gouvernement sur la pro-^lection de la culture devant l’Organisa-Sÿjtion mondiale du commerce (OMC).Çette position, qui prend la forme ir •- dime déclaration, a reçu l’aval du mi-;T.njstre d’Etat à l’Économie et des Fi-qjjgïanœs, Bernard Landry.’** • «L'exception culturelle est un barrage y*** protège la culture, mais on considère ?r que le barrage est déjà fissuré», a livré Mme Maltais.La ministre a donné l’exemple de l’audiovisuel que certains pays, dont les États-Unis, veulent inscri-à l’ordre du jour des prochaines discussions à l’OMC, qui auront Ueu en novembre à Seattle.La ministre a éga- lement évoqué l’inforoute et la technologie de distribution de pièces musicales MP3 où «le barrage a déjà en partie cédé».Mais négocier une convention internationale sur la culture et visant la protection de la diversité culturelle pourrait prendre de cinq à dix ans.«Entretemps, il faut continuer de soutenir l’exception culturelle», a prévenu Mme Beaudoin.Le gouvernement québécois craint que le pouvoir des États de soutenir la création en matière de culture avec des subventions ou d’autres formes d’aide financière soit remis en cause.Ce sont les 40 millions en subventions que verse le Conseil des arts et des lettres, ce sont aussi les 100 millions en crédits d’impôt auxquels donnent droit les programmes de la Société de développement des entreprises culturelles (SO-DEC), c’est même la majeure partie du budget de 400 millions du ministère de la Culture qui sont menacés, ont dit les ministres.A cela s’ajoutent les quotas dans le domaine de la radio et de la télévision, a mentionné Mme Maltais.«La menace vient de l’idée que la culture pourrait être un bien seulement, une marchandise» dont la circulation ne peut pas être entravée, a expliqué Mme Maltais.«Pour les Américains, il est clair qu’il n’y a pas de différence entre les bigoudis, les avions et les films», a renchéri Mme Beaudoin, qui dit craindre «le monolitisme culturel», «l’unidimen-sjonalité de la culture» prônés par les États-Unis.La déclaration stipule qu’il est essentiel que soit reconnue, à l’échelle internationale, la capacité des États de soutenir et de promouvoir la culture, les œuvres culturelles nationales, tant à l’intérieur de leur frontière qu’à l’étranger.La culture doit faire l’objet d’un statut particulier à l’égard des accords internationaux de commerce, statut qui doit être balisé par des règles consignées dans une convention ou tout autre instrument international approprié.Enfin, la culture doit être inscrite à Tordre du jour des prochaines négociations de l’OMC afin de définir un processus d’élaboration d’une telle convention.Jusqu’à la mise en vigueur de cette dernière, l’exception culturelle doit continuer à s’appliquer.Les deux ministres ont voulu présenter cette déclaration sur la diversité culturelle, hier, sous forme de motion à l’Assemblée nationale.Mais elles n’ont pas obtenu l’aval de l’opposition officielle, ont-elles soutenu.Pour les libéraux, c’est plutôt le leader du gouvernement Jacques Brassard qui a empêché qu’une motion sans préavis soit présentée.Soulignons qu’en cette fin de session le gouvernement a imposé le bâillon, ce qui n’est pas de nature à stimuler un esprit de collaboration chez les membres de l’opposition.Sur le fond, la députée de Sauvé, Line Beauchamp, a indiqué que le Parti libéral «n’avait aucun problème à appuyer la souveraineté culturelle et la diversité culturelle».Si le gouvernement est si pressé à rendre publique sa position sur le traitement de la culture dans les négociations de l’OMC — avant même que le gouvernement canadien ou la France ne fassent connaître la leur —, c’est que «l’échéancier est serré», a dit Mme Maltais.«C’est en train de se jouer»: des négociations ont lieu présentement sur l’ordre du jour qui doit être arrêté dès septembre, a-t-elle mentionné.Emploi Québec a reçu près de 3000 plaintes Québec (PC) — Quelque 2700 plaintes ont été portées contre le ministère de l’Emploi relati-' vement aux programmes de main-d’œuvre, a admis hier la ministre de l’Emploi, Diane Lemieux.' ¦ Mais entre-temps, 12 700 personnes sans travail se sont inscrites à des mesures pour améliorer leur employabilité, ce qui tend à démontrer que la situation s’améliore, a expliqué la ministre.Mme Le-' mieux a eu à répondre hier à l’Assemblée nationale ", à'de nombreuses inquiétudes soulevées par les dé-’ .putés de l’opposition libérale au sujet du fonctionne-' nient de son ministère et des programmes de réinsertion au marché du travail.___ Le député de Vaudreuil, Yvon Marcoux, a souligné que deux centres d’insertion en emploi vont bientôt fermer leurs portes, l’un à Valleyfield et l’autre à La Pocatière.La députée de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, a noté pour sa part que les fonds que les entreprises doivent consacrer à la formation professionnelle, et qui équivalent à un pour cent des salaires payés, ne sont pas toujours reconnus et crédités par le fisc.Enfin, le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, a réclamé la convocation d’une commission parlementaire pour entendre les doléances des chômeurs contre Emploi Québec.La ministre Diane Lemieux admet que la mise en place d’un réseau d’aide à l'emploi a créé «des situations problématiques».Mais la situation est en train de se rétablir, a-t-elle fait valoir: au 10 juin dernier, des contrats de quelque 22 millions de dollars ont été renouvelés avec des entreprises d’insertion à l’emploi.De plus, uniquement en avril, le nombre de participants aux mesures d’employabilité a augmenté de 12 700.En conséquence, la réforme du régime d’Emploi Québec devrait être complétée d’ici deux ans, a soutenu Mme Lemieux.Elle a admis que 2700 dossiers avaient été acheminés au service des plaintes de son ministère.«Il y a des enseignements à tirer de ces plaintes et des mesures vont être mises en place pour y faire face», a-t-elle dit.Par contre, Mme Lemieux s’est engagée à débattre avec le ministère du Revenu du problème des fonds consacrés à la formation professionnelle.Visite à Vienne _ HERW1G I’RAMMEK RKUTKRS LE PREMIER MINISTRE Jean Chrétien a profité de son séjour en Autriche pour rencontrer le célèbre chasseur de nazis Simon Wiesen-thal à Vienne.Jean Chrétien est en visite officielle de trois jours en Autriche, après être allé en Irlande en début de semaine.Il y aura un mécanisme de vérification de l’identité MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Le projet de loi 1 du gouvernement Bouchard se dirigeait hier vers une adoption à l’unanimité, mais non sans avoir fait l’objet de quelques modifications.La plus récente concerne la création d’une table de vérification de l’identification des électeurs, qui devra régler les cas litigieux d’identification lors d’un prochain scrutin.Une telle table sera située dans une salle attenante à tous les bureaux de scrutin lors des prochaines élections.Un président nommé par le Directeur des élections et deux autres membres provenant des formations politiques y siégeront afin de recevoir les cas litigieux d’identification d’électeurs.Ils pourront demander des preuves additionnelles aux électeurs qui ne possèdent pas de carte d’identification.Cet amendement a été apporté, avec l’accord de l’opposition officielle, au projet de loi 1 sur l’iden- tification de l’électeur, législation qui fait en sorte que les électeurs devront s’identifier lors des prochaines élections provinciales, municipales et scolaires au Québec.L’électeur devra présenter une carte d’identité — passeport, permis de conduire ou carte d’assurance-maladie — ou se présenter avec une personne pouvant l’identifier et possédant une telle carte.La loi crée également la Commission permanente de révision de la liste électorale.«La loi vient colmater beaucoup de brèches», affirme le ministre responsable Guy Chevrette.Faisant référence à un reportage de Radio-Canada sur de nouvelles rumeurs de fraudes électorales dans la circonscription d’Argenteuil lors des dernières élections, M.Chevrette a ajouté: «Il y aura sans doute encore quelques fraudeurs, mais on leur rend [la fraude] de plus en plus difficile.» 11 compte présenter de nouvelles modifications à la loi électorale a l’automne.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com ¦|lfo : -i'.r 'S yu , - Partie défenderesse.Le 29ième jour de juin 1999 à 10h00, au 497,70e Avenue, "app.2, Laval, Oc.district de Laval, '.rviji seront vendus par autorité de justice les ,/j, j .ttans et effets de PAUL MAJOR, saisis .en cette cause, consistant en: 1 véhicule '|l .'•'ïhUtomobile de marque Mercury, modèle -j Sjble GS.de couleurs blanche, imm.au ¦’ Tic 342 DBQ S accs.Conditions ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information.MICHEL BOISSEAU hdissier du district de Terrebonne, [¦'"••‘Boisvert Lanctôt Pouliot, HUISSIERS • 4614) 471-8078, Mil (514) 328-1122, 955, boul.Des Seigneurs, #21, Terrebonne, Oc, J6W 3W5 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, Chambre civile, No.500-02-073569-993.GERARDO PINEIRO, Partie demanderesse -vs- RAYMOND BROSSEAU, Partie défenderesse.Le 29ième jour de juin 1999 à 14M30, au 11901, Georges Pichet, Montréal-Nord, Oc, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de RAYMOND BROSSEAU, saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Ford Tempo GL, 2 portes, rouge 8 blanc, # série 1FABP19R1GK198512.1 téléviseur de marque Magnavox coul.brun & gris 8 acc., 1 Muitiplay Compact Disc Player PD-M750 Pioneer coul.noir & acc.et autres Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson 8 Associés.HUISSIERS • 514-278-2414 -Fax.278-9667, 7012, boul.St-Laurent, suite 205, Montréal.P.Q., H2S 3E2 Wm Raymond Chabot inc.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : LA TERRASSE DES 103 ÎLES (1998) S.E.C.ayant sa place d'affaires au 1717, Chemin du Chenal du Moi ne à Ste-Anne-de-Sorel, Qc J3P 5N3.Avis est par la présente donné que LA TERRASSE DES 103 ILES (1998) S.E.C.a fait cession de ses biens le lOjuin 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30 juin 1999, à 15 h OO, au bureau du syndic, 1050 boul.Casavant Ouest, dans la ville de St-Hyacinte.dans la province de Québec Dali de St-Hyacinte, ce If jour de juin 1999.RAYMOND, CHABOT INC Syndic Louis Langerin, CA, CIP Responsable de l'actif 1050, boul.Casavant Ouest Bureau 2001 St-Hyacinthe (QC) J2S 8B9 Tél.: (450) 774-4300 (Mtl) (450) 467-6092 AVIS DE CLOTURE D'INVENTAIRE Avis est donné que, à la guite du décès de Charles Édouard MATHIEU, domicilié au 3509 rue Iberville, Montréal, Québec, à Montréal le 24 décembre 1999, un inventaire des biens du défunt a été lait par les liquidateurs successoraux, Yvon et Michel MATHIEU, le 8 juin 1999, devant Me Michèle Vallée.Notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5610, 18ième Avenue à Montréal, Donné ce 8 juin 1999.Yvon et Michel MATHIEU, liquidateurs AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102 (4) AVIS est par la présente donné que la faillite de 9029-0289 QUÉBEC INC., ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 9001, boul.l'Acadie, bureau 904, Montréal, Québec, H4N 3H5, est survenue le 10* jour de juin 1999, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 29 juin 1999 à 10 h 00 au bureau du syndic, 3420, rue Hochelaga, Montréal (QC).Daté à Montréal, ce 15‘ jour de juin 1999.Pierre Laberge, c.a., CIP, Syndic Responsable de l'actif Pierre Laberge & Associés Msmbreds PricswttortiouMCoopwi Inc.SYNDICS DE FAILLITES 3420, rue Hochelaga Montréal, Qc H1W1H3 r==r (514) 521-5188 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiate ment toute anomalie _c| u i s’y serait ’glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la cempagnie "PIRCO INC.', demandera à l'Inspecteur général des Institutions financières la permissicn de se disscudre, Mentréal.le 1er jour de juin 1999 SPIEGEL SOHMER Prccureurs de la compagnie AVIS DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie 9054-3240 Québec Inc., demandera à (Inspecteur général des institutions financières, la permissicn de se dissoudre.Hydro Que Québec APPELS DE SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels de soumissions ouverts et le résultat d'ouverture des plis d'Hydro-Québec en visitant le site Internet de l'entreprise : www.hydroquebec.com/soumissionnez ou en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et environs : (514) 745-5720 Extérieur : 1 800 363-0910 Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Ordonnance Avis est donné que le comité exécutif, à son assemblée du 2 juin 1999, a édicté l’ordonnance suivante: 543 Ordonnance relative à l’événement «Tournoi Pee-Wee Ste-Louise-de-Marillac» Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public IR.R.V.M., chapitre P-1, a.81 Montréal, le 17 juin 1999 Le greffier, M‘ Léon Laberge Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Ordonnances Avis est donné que le comité exécutif, à son assemblée du 9 juin 1999, a édicté les ordonnances suivantes: 18 Ordonnance relative à l’événement «Nuit blanche sur tableau noir» Règlement concernant les trottoirs (47, modifié, a.5b) 453 Ordonnance relative à l'événement «Défilé de la Fête Nationale du Québec» 454 Ordonnance relative à l'événement «Spectacle de la Fête Nationale du Québec» 455 Ordonnance relative à l'événement «Ouverture du complexe cinématographique Paramount dans l'ancien immeuble Simpson» Ordonnance relative à l'événement «Musiciens du Belvédère» Ordonnance relative à l'événement «Cours de danse en ligne» Ordonnance relative à l’événement «Messes en plein air» Ordonnance relative à l’événement «Course de l'Association des paraplégiques» Ordonnance relative à l'événement «St-Jean-Baptiste et Feux de joie» Ordonnance relative à l’événement «St-Jean-Baptiste» Ordonnance relative à l’événement «Spectacle de chorale» Ordonnance relative à l’événement «Théâtre La Roulotte» Ordonnance relative à l'événement «Journée canine» Ordonnance relative à l'événement «Orchestre Métropolitain» Ordonnance relative à l’événement «Variétés Campbell» Ordonnance relative à l'événement «Championnat de kayak» Ordonnance relative à l'événement «Cinéma plein-air» Ordonnance relative à l'événement «Concerts du Vagabond» Ordonnance relative à l'événement «Fête de la Police - Postes 47 et 48» Ordonnance relative à l'événement «Fête de St-François-d'Assise» Ordonnance relative à l'événement «Éco-ventes de garage - Fêtes du réemploi dans Ville-Marie» Ordonnance relative à un événement tenu en marge du Grand Prix Air Canada Ordonnance relative à l'événement «Fête de St-Antoine» Ordonnance relative à l'événement «Levée de fonds Fondation Rayon de Soleil» Ordonnance relative à l'événement «Plateau do Saveurs» Ordonnance relative à l'événement «Présence autochtone» Ordonnance relative à l'événement «50ième anniversaire des gens d'affaires Italo-Canadiens» Ordonnance relative à l’événement «Levée de fonds Société des Timbres de Pâques» Ordonnance relative à l’événement «Festival de l'expression de rue» Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, a.20) 456 457 458 459 460 461 462 463 464 465 466 467 468 469 470 471 472 473 474 475 476 477 478 479 480 544 545 546 547 548 549 550 551 552 553 554 555 556 557 558 559 560 561 562 563 564 565 566 567 568 569 570 571 572 573 98 Ordonnance relative à Ordonnance relative à traditions» Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative â Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Italo-Canadiens» Ordonnance relative à Pâques» Ordonnance relative à 'événement 'événement 'événement ’événement ’événement ’événement ’événement 'événement 'événement ’événement 'événement 'événement 'événement 'événement 'événement 'événement 'événement ’événement 'événement ’événement ’événement 'événement ’événement ’événement Événement de danse» 4 soirées de spectacles de musiques et 2 concerts de musique de chambre» 4 soirées de musique et de cinéma» Shakespeare in the park» Les Sortilèges danse folklorique» Margie Gillis danse contemporaine» 3 soirées de musique» Cirq'art multi-disciplinaire» Foire gastronomique du Carrefour du Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Plateau Mont-Royal» Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à Ordonnance relative à dans Ville-Marie» Ordonnance relative à un événement tenu en marge du Grand Prix Air Canada» «Fête de St-Antoine» Levée de fonds Fondation Rayon de Soleil» iPlateau de Saveurs» Présence autochtone» Bazar Carrefour Jeunesse» i50ième anniversaire des gens d'affaires St-Jean-Baptiste et Feux de joie» St-Jean-Baptiste» Orchestre Métropolitain» Variétés Campbell» Championnat do kayak» Concerts du Vagabond» lÉco-ventes de garage - Fêtes du réemploi Levée de fonds Société des Timbres de Fête de la Police - Postes 47 et 48» Ordonnance relative à l'événement «Défilé de la Fête Nationale du Québec» Ordonnance relative à l'événement «Spectacle de la Fête Nationale du Québec» Ordonnance relative à l'événement «Événement de ciné-conférence» Ordonnance relative à l'événement «Événement de danse moderne» ’événement Règlement concernant la paix et l’ordre sur le domaine public IR.R.V.M., chapitre P-1, a.8) Ordonnance relative à l'événement «St-Jean Baptiste et Feux de joie» Règlement d’urbanisme IR.R.V.M., chapitre U-1, a.553) Montréal, le 17 juin 1999 Le greffier, M* Léon Laberge MM ¦HnHüünHHH CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TEXTE MAI IMPRIMÉ L E l> E V U I It .I.K .1 E T D I 17 .1 U I N I !» !» !» A 7 LE DEVOIR LE MONDE i j, EN BREF Al Gore officiellement candidat Carthage (AFP) — Le vice-président américain Al Gore a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle de l’an 2000, hier, dans sa ville natale de Carthage, dans le Tennessee.«Aujourd'hui, j’annonce que je suis candidat à la présidence des États-Unis», a déclaré Al Gore, qui a lancé sa campagne sous le signe des valeurs familiales.«Je vous demande votre aide pour renforcer la vie familiale en Amérique et je vous fais cette promesse: si vous me confiez la présidence, j’emploierai son autorité, ses ressources et son leadership moral à me battre pour les familles américaines», a-t-il déclaré.Le principal adversaire d’Al Gore, 51 ans, est le gouverneur républicain du Texas, George Bush Jr„ 52 ans, fils de l’ancien président et favori des sondages pour l’élection présidentielle.George Bush est entré en campagne samedi dans l’iowa.Une dizaine d'autres personnalités ont aussi annoncé leur candidature à l’investiture du Parti républicain, comme l’ancien secrétaire américain à l’Éducation, Lamar Alexander, mais se situent bien derrière George Bush dans les sondages.L’ancien sénateur démocrate du New Jersey, Bill Bradley, a aussi annoncé qu’il était candidat à l’investiture du Parti démocrate pour l’élection de l’an 2000.Attentats antiaméricains: nouvelles inculpations New York (AFP) — Deux nouvelles inculpations ont été prononcées dans le cadre de l’enquête sur les attentats commis contre les ambassades américaines à Nairobi (Kenya) et Dar es-Salaain (Tanzanie), a indiqué hier le procureur de New York.Les chefs d’inculpation déjà retenus contre Oussama ben Laden, présenté comme le cerveau de ces attentats commis en août 1998, et 12 autres inculpés ont été requalifiés pour tenir compte de nouveaux éléments apparus pendant l’enquête.Les deux nouveaux inculpés sont Ayman al-Zawahiri et Khaled al-Fawwaz.Ayman al-Zawahi-ri, présepté comme le chef présumé de l’organisation al-Ji-had en Égypte, a été inculpé pour avoir tenté de tuer des citoyens américains hors des États-Unis et pour les attentats de Nairobi et Dar es-Salaam, qui ont fait plus de 200 morts et 4000 blessés.Selon le procureur, «Al-Zawahiri dirigeait l’organisation al-Jihad en Egypte, dont de nombreux membres dirigeants ont adhéré à l'organisation terroriste al-Qaeda», dirigée par ben Laden.Le deuxième nouvel inculpé, Khaled al-Fawwaz, est accusé d’avoir conspiré pour tuer des citoyens américains à l’étranger.Établi à Nairobi en 1993, il a travaillé avec un lieutenant de ben Laden avant de créer en 1994 un bureau d’information à Londres pour publier les communiqués de l'organisation d’Oussama ben Laden et fpurnir une couverture pour les activités d’al-Qaeda.Les États-Unis ont demandé l’extradition de Khaled al-Fawwaz, actuellement détenu en Grande-Bretagne.Sur les 15 inculpés, cinq sont actuellement détenus aux États-Unis.La guérilla colombienne a libéré 33 de ses otages Bogota (AFP) — La guérilla guévariste colombienne a libéré mardi 33 des plus de cent otages civils qu’elle avait enlevés en pleine messe le 30 mai dernier dans une église de Call, selon les autorités locales.L’Armée de libération nationale (ELN), deuxième mouvement de guérilla du pays après les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FÂRC, communistes), avait encerclé, dans une église d’iui beau quartier de Cali, toute l’assemblée de fidèles.Les séquestrés libérés, dont 18 femmes et trois enfants, ont été remis à des envoyés spéciaux de la Croix-Rouge internationale, dans un sentier de montagne, à quelques heures de marche de Cali, à 500 kilomètres au sud-ouest de Bogota.Il s’agit d’un «long et cynique chantage» de l’ELN, selon un sénateur qui a requis l’anonymat.Après les 33 libérations annoncées mardi, il reste encore plusieurs fidèles gardés dans la montagne, dont trois étrangers.L’ELN détient également 24 autres otages, passagers d’un avion de ligne détourné le 12 avril dernier pour démontrer, selon un communiqué de la guérilla, «qu’on peut frapper où et quand on veut».Vers une suspension de Fembargo contre FIrak Washington (AFP) — Les États-Unis se sont ralliés hier à l'idée britannique, émise la veille, d’une suspension de l'embargo pétrolier contre l’Irak.Ils veulent ainsi créer un concensus parmi les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU.La Russie, la France et la Chine ont leur propre projet de résolution qui recommande une suspension des sanctions liée à la mise en place effective d’un strict contrôle de l’arsenal irakien.L’ambassadeur américain Peter Burleigh a déclaré que les États-Unis «pouvaient soutenir» le projet de résolution britannique et néerlandais d’une suspension de l’embargo contre l’Irak assortie de sévères conditions.Le projet prévoit que les sanctions seraient suspendues par période de 120 jours renouvelables si l'Irak peut prouver qu’il ne possède plus d'armes de destruction massive après avoir accompli «des tâches clés du désarmement».Seules les exportations seraient libres, un contrôle financier strict de l’ONU étant maintenu sur les importations irakiennes.Pour l’ambassadeur russe Sergueï Lavrov, le projet est «un très grand pas en arrière».Il n’évoque qu’une éventuelle suspension de l’embargo pétrolier alors que la résolution 687 (de 1991) stipule ime levée des sanctions quand l’Irak aura achevé son désarmement Pendant ce temps, les frappes aériennes américano-britanniques continuent.Selon (les sources irakiennes, elles auraient fait un blessé civil liier.Bakou lance un appel à l’OTAN Bakou (AFP) — G- ministre azerbaïdjanais de la Défense, Safar Abiyev, a appelé à une intervention «pacifique» de l'OTAN dans le conflit du Nagorny-Karabakh, ont indiqué liier des sources ministérielles.«U 14 juin, les forces arméniennes ont tenté à trois reprises d’attaquer nos positions», a affirmé M.Abiyev au cours d’une réunion avec l’ambassadeur d’Italie, Alessandro Fallavollita.«Cela démontre une nouvelle fins les difficultés de la situation intérieure en Arménie», a-t-il ajouté.«Nous souhaiterions que l’OTAN s’engage rapidement à régler pacifiquement le conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan», a-t-il poursuivi, sans préciser de quelle nature pourrait être cet engagement de l’OTAN.Lundi, un porte-parole du ministère de la Défense azerbaïdjanais avait affirmé que 300 soldats arméniens avaient attaqué des positions azerbaïdjanaises dans la région de Terter, à 300 kilomètres à l’ouest de Bakou.Selon (Azerbaïdjan, c’est la première fois depuis la signature du cessez-le-feu en mai 1994 que (Arménie a lancé une attaque avec un nombre aussi important de soldats.Une guerre a opposé pendant six ans (Azerbaïdjan à (Arménie à propos du Nagorny-Karabakh, un territoire peuplé en majorité d’Arméniens et qui était administré par (Azerbaïdjan avant ce conflit Séisme au Mexique: le bilan s’alourdit La désolation s’empare de San Mateo Des centaines de soldats travaillent pour déblayer les rues ANDRÉ B I RUKOFF A G E N C E F R A N C E - P R E S S E San Mateo —«J’ai tout perdu.Il ne me reste plus rien», déclare, encore en état de choc, Pedro Geronimo, qui vient de perdre son épouse dans le puissant tremblement de terre qui a secoué mardi le centre du Mexique, faisant 25 morts, selon un bilan officiel encore provisoire.Les yeux rougis d’avoir trop pleuré, Pedro Geronimo, 50 ans, contemple ce qu’il reste de sa maison: un enchevêtrement de poutres et de blocs de terre.Quelques pans de mur encore debout menacent à chaque instant de s’écrouler.Le corps de son épouse, enveloppé de draps, repose dans une maison voisine.La désolation s’est emparée du village de San Mateo à une trentaine de kilomètres de Puebla (100 kilomètres à (est de Mexico), région la plus touchée par le tremblement de terre d’une intensité de 6,7 sur (échelle Richter.Vingt personnes ont été tuées dans cet État, selon les derniers chiffres publiés par les autorités.À San Mateo, village de 3800 habitants, trois personnes ont été tuées, trois gravement blessés, et quelque 350 sont désormais sans abri, réparties dans deux écoles qui servent de refuges.«J’ai cru avoir la nausée.Je me suis appuyée à la porte et j’ai vu tous les murs de ma maison s’écrouler lentement», raconte Silvestra Sandoval, 44 ans.À San Mateo, comme souvent lors des catastrophes naturelles, les plus pauvres ont été les principales victimes.Leurs maisons de torchis se sont effondrées, faisant disparaître en un instant tous leurs biens.Quelque 70 demeures ne sont plus désormais qu’un amas de gravats.Le village a été visité d’urgence dès mardi soir par le président Ernesto Zedillo qui a interrompu précipitamment ses activités pour venir rassurer les populations et superviser les premiers secours.La visite du chef de l’État a eu pour conséquence d’accélérer l’aide du gouvernement.Dès le lever du jour, quelque 5(X) soldats travaillaient d'arrache-pied pour déblayer les rues tandis que de lourds bulldozers dégageaient les routes menant au village.Y É Comme souvent lors des catastrophes naturelles, les plus pauvres ont été les principales victimes.DANIE1.AGUILAR REUTERS «Nous allons mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour faire revivre San Mateo», a déclaré Alberto Gandara, fonctionnaire aux Affaires sociales.«L’électricité n’a pas été encore entièrement rétablie et trois routes doivent encore être dégagées», a-t-il précisé.Puebla et sa région, dominée par (imposant volcan Popocateptl qui, régulièrement, effraie la population par ses puissants jets de fumée, ont été sévèrement touchées par le séisme qui s’est produit hier à 15h45 lo-calçs et a duré environ deux minutes.A Puebla, la panique a été telle que de nombreux habitants se sont rués vers les parcs de la ville tandis que plusieurs sont tombés à genoux pour prier.A la suite du séisme, environ 40 % des édifices du centre historique de la ville — patrimoine de (humanité — ont été endommagés à des degrés divers.Une trentaine de personnes bloquées dans une mine près de Puebla ont fpute-fois pu être dégagées, de même que 17 personnes bloquées dans des décombres de Ja mairie de la ville.A Mexico, même si le séisme n’a pas fait de dégâts importants, la panique;a été d’autant plus forte que la plupart des habitants de la capitale ont encore en mémoire le terrible tremblement de terre del985, d’une intensité de 8,1 sur (échelle Richter et qui avait fait au moins 4200 morts.,, Mbeki, héritier de Fimpossible succession de Mandela Le nouveau président sud-africain demeure, en bien des points, une énigme Élu le 2 juin dernier, Thabo Mbeki est officiellement devenu hier le deuxième président sud-africain de (ère post-apartheid lors d’une passation de pouvoirs avec son prédécesseur Nelson Mandela.Ce transfert, marqué par une émouvante cérémonie à Pretoria, était le premier jamais effectué en Afrique du Sud entre deux président démocratiquement élus.Le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, le dirigeant libyen Moammar Khadafi et la ministre américaine de la Justice, Janet Reno, faisaient partie des personnalités étrangères présentes à (investiture.B R E N D A N B O Y L E REUTERS T ohannesburg — Le nouveau prési-J dent sud-africain Thabo Mbeki a devant lui (impossible tâche d’approfondir le vaste héritage politique de son prédécesseur, Nelson Mandela, passé du rang de bagnard à celui de «sage de (Afrique».Agé de 56 ans, Mbeki a été formé très jeune par le Congrès national africain (ANC, au pouvoir) pour devenir le deuxième président noir de la nouvelle Afrique du Sud.«Je suis tombé tout petit dans la marmite de la lutte [anti-apartheid]», confiait-il dans un récent entretien.Aujourd’hui, en tant que président de (ANC et dauphin de Mandela, il aura pour mission de conforter la réconciliation entre la minorité blanche et la majorité noire et de concrétiser les ambitieuses promesses de son illustre aîné en matière d’égalité économique et de justice sociale.«Nous nous efforçons d’accélérer le processus permettant aux Noirs de combler le retard vis-à-vis des Blancs sans compromettre l’objectif de réconciliation et d'unité nationales», expliquait Mbeki en mars devant le Parlement sortant.Dévoilant par la suite à Soweto la plateforme de (ANC aux élections législatives du 2 juin et son slogan «Lutter ensemble pour le changement», le n 2 de Mandela a souligné la nécessité d’accélérer le rythme des réformes.Jaloux de son intimité «Le principal défi que nous ayons à relever dans les cinq années à venir consistera à profiter de notre expérience acquise, de la politique suivie et des institutions démocratiques mises en place pour créer des changements encore plus importants que ceux induits lors des cinq premières années de gouvernement démocratique», a-t-il dit.Pour les économistes, les compétences théoriques certaines du dau- phin de Mandela en matière économique et son attachement à la discipline devraient permettre à (Afrique du Sud de rester dans le peloton de tête des marchés émergents de la planète.Mais certains s’interrogent sur (imperméabilité apparente de (homme à toute critique venant des médias comme de (ANC.«La menace que pourrait faire peser le régime Mbeki est celle d’une confusion entre l’État et le parti au pouvoir, qui réduirait la Constitution et l’État de droit à de simples ornements de façade», prévient (éditorialiste de l’hebdomadaire de gauche Mail and Guardian.Contrairement à Mandela, Mbeki n’accorde que de rares interviews et rejette toute enquête ou intrusion sur sa vie privée, ce qui alimente toutes sortes de spéculations sur la personnalité et les ambitions de cet homme secret, très jaloux de son intimité.Il voit le jour le 18 juin 1942 à Iduty-wa, dans le Transkei.Son père.Go-van, est un communiste dogmatique membre fondateur de (ANC, qui passera plus de 20 ans en prison avec un certain Nelson Mandela.Sa mère se souvient que dès son plus jeune âge, Thabo préférait la compagnie des livres à celle de ses petits capiarades de classe ou de brousse.A dix ans, le futur président de (Afrique du Sud faisait déjà office d’écrivain public dans son village.Fin manœuvrier À 14 ans, Mbeki adhère aux jeunesses de (ANC (alors interdit) qui, cinq ans plus tard, l’exfiltrait du pays pour lui permettre de faire des études très poussées à (étranger en vue d’une future carrière politique.Diplômé en économie de (université anglaise du Sussex, il suit une formation militaire à (institut Lénine de Moscou à (époque où (URSS est (un des plus importants soutiens de la cause anti-apartheid.REUTERS Thabo Mbeki Au sein de (ANC, où il gravit tous les échelons, cet homme aux capacités intellectuelles reconnues par tous reste plus un théoricien de la résistance qu’un logisticien.Dans la vie privée, Mbeki devra surmonter de nombreuses épreuves — le long emprisonnement de son père et la disparition, probablement fatale, de son propre fils et de son propre frère.En 1974, il épouse Za-nele Dlamini, militante anti-apartheid qui reste dans (ombre.Le couple est resté sans enfant.La fortune politique de Mbeki date des années 1970, lorsqu'il sert à Londres en qualité de secrétaire d’Oliver Tambo, le vieux président en exil de (ANC.Il devient ensuite le patron des services d’information et de propagande de cette organisation.Il représente (ANC en Zambie et au Nigeria.Lorsque (ANC accède au pouvoir, Mbeki use de ses immenses qualités de manœuvrier pour écarter de la course à la succession Cyril Rama-phosa, le tout-puissant patron de la centrale syndicale noire.Il est nommé vice-président derrière Mandela et devient ainsi son héritier présumé.Ses longues années en exil passées dans les couloirs des Nations unies et les capitales occidentales font de lui, malgré sa réputation de technocrate guindé, un homme très urbain.Pour (anecdote, on lui connaît un faible pour les costumes bien coupés, la pipe et un verre de whisky de malt.Mais (homme demeure, en bien des points, une énigme.Obasanjo donne un coup de balai Le président nigérian ordonne une enquête sur les crimes des militaires ¦i 'i AGENCE FRANCE-PRESSE I Abuja — Trois semaines après son entrée en fonction, le président Olusegun Obasanjo a donné lin vigoureux coup de balai dans (administration nigériane par une série de mesures destinées à marquer clairement le retour des civils au pouvoir après plus de lfi ans de régime militaire.L’une des premières décisions du général à la retraite Obasanjo, 62 ans, a été de démettre quelque 150 haute gradés de leurs fonctions au sein de (armée et de (adminis-tration.Il a annoncé une enquête sur les violation^ des droits de (homme commises par les militaires et la suspension de tous les contrats, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, qu’ils ont récemment passés, notamïnent dans le secteur pétrolier.Le président Obasanjo s’est également attaqué au service des douanes, connus pour leur corruption, et à la compagnie nationale d’électricité, connue pour son incompétence, en démettant plusieurs de leurs responsables.Une équipe va également être chargée d’étudier les centaines de projets financés par les militaires et jamais achevés.La purge au sein de la hiérarchie militaire, trois jours après son entrée en fonction, le 29 mai, est la plus spectaculaire des mesures prises jusqu’ici.«Les mesures qu’il a prises jusqu’ici démontrent qu’il est sur la bonne voie, mais il a encore beaucoup à faire s’il veut parfaire le ménage et remettre sur pied les institutions du pays», estime le D'Beko Ransome-Kuti, président dè.Cam-pagne pour la démocratie (CD), un collectif de mouvements pro-démocratiques et de défense des droits de (homme qui prit la tête des premières manifestations contre les militaires.Parmi les militaires limogés figure le général Patrick Aziza, qui présida le tribunal militaire qui condamna en 1995 le général Obasanjo et 43 autres civils et militaires à de lourdes peines de prison pour leur implication présumée dans un complot contre le régime militaire.Deux anciens commandants nigérians de la force de paix ouest-africaine (ECOMOG) ont été affectés par cette purge.Aux postes clefs, le président Obasanjo a promu des militaires de carrière, qui ne se sont pas mêlés de la vie politique du pays.Le vice-amiral Ibrahim Ogohi a été nommé chef de (état-major général, et le général Victor Malu, chef de (état-major de (armée de terre.Le nouveau commandement a été chargé de resfructü-rer et de professionnaliser (armée, qui a perdp depuis 1966 toute crédibilité en organisant six coups d’Etat et en gaspillant les ressources du pays en 28 ans de pouvoir.L’enquête sur les violations des droits de l’homme portera sur la période à partir de 1984, date du renversement du régime civil qu’Obasanjo avait fait élire en quittant le pouvoir en 1979.Les militaires qui avaient alors saisi le pouvoir ne (ont finalement rendu qu’en mai.Le président Obasanjo a en plus annoncé une série d’enquêtes et suspendu durant trois mois pour examen tous les contrats signés depuis le 1" janvier par (ancien gouvernement.Le nouveau commandement a été chargé de restructurer et de professionnaliser l’armée A 8 LE I) E V 0 1 K .LE ,1 E II I) I I 7 .1 II 1 N 1 !) t» !) ÉDITORIAL Le sort du libraire î Comment aider les libraires à faire face à la concurrence?Un rapport décevant vient d’être publié.La balle est dans le camp de la ministre de la Culture.Il reste que le principal problème du livre au Québec réside avant tout dans la demande.Il faut faire aimer les livres.éL Michel Venue ?e milieu du livre au Québec est une famille divisée, aux intérêts multiples.Il aurait été étonnant que le rapport du Groupe de travail sur la consolidation et la rentabilité des librairies fasse l’unanimité.L’arbitrage des positions divergentes reviendra à la ministre de la Culture.Beau défi pour Agnès Maltais, qui n’a guère été mise à l’épreuve depuis qu’elle occupe cette fonction.Saura-t-elle le relever?Le rapport peut paraître décevant à certains égards car pour une bonne part, il se contente de cautionner, par èxemple, les mesures déjà adoptées par Québec tout en recommandant au gouvernement de rendre permanents des programmes d’aide à la modernisation, la consolidation ou l'informatisation des librairies prévus polir trois ans à peine.Le rejet des formules de prix unique et de prix plancher proposées par certains est dicté essentiellement par l’absence de consensus au sein de l’industrie.On savait bien, avant la mise en place du groupe présidé par Pierre Lespérance, que le sujet ne susciterait jamais une recommandation unanime.Par contre, les études faites par le comité confirment que le prix unique n’est pas une panacée.En Europe, la fixation des prix n’a pas empêché le développement de méga-librairies ou l’étalement des ventes dans les grandes surfaces.Le prix unique n’empêche pas forcément les grandes surfaces de tirer un avantage de leur situation.Et cet avantage tient souvent à d’autres facteurs que le prix.Les habitudes de consommation des gens ont changé.Et beaucoup de consommateurs préfèrent acheter le dernier best-seller au même endroit qu’ils font l’épicerie.On peut aussi se demander comment garantir l’efficacité d’un mécanisme de fixation des prix quand le commerce des livres se généralise sur Internet au mépris de ces réglementations nationales.Par contre, d’autres mécanismes reliés à la réglementation des remises faites aux commerçants par les éditeurs restent à explorer.Il faut déplorer que le groupe de travail ne soit pas plus éclairant à ce sujet.Le groupe de travail préconise la conclusion d’«accords interprofes-sionels» à ce sujet.’ Mais la méfiance entre les acteurs de l’industrie est telle que le volontarisme ne suffirait pas.De toute façon, de tels accords ne lieraient nullement les Club Price et Zellers de ce monde, dont les ventes alléchantes pour les éditeurs et les distributeurs auraient tôt fait, à cause de la logique économique, de venir à bout des bonnes volontés.Le sort des libraires peut certes nous inquiéter.Il reste que l’adoption, en 1979, de la Loi sur le développement des entreprises québécoises, dans le domaine du livre (loi 51) a permis le déploiement et assuré la survie d’un réseau de quelque 200 librairies agréées dans toutes les régions du Québec, notamment en obligeant les institutions gouvernementales à faire leurs achats de livres par l’entremise de ce réseau au prix dq marché.La loi 51 est déjà une forme de réglementation qui peut certes être améliorée.AiLdelà de l’intervention de l’État, le développement des librairies tient certainement dans leur adaptation aux goûts des consommateurs en diversifiant leurs activités et les produits disponibles, en augmentant leurs activités d’animation comme le font déjà les librairies les plus dynamiques.Il passe aussi par le regroupement de leurs forces dans des associations de services ou des groupes d’achat en commun, comme l’ont fait dans d’autres domaines les pharmaciens, les quincailliers et les fruitiers pour faire face à la concurrence des grandes surfaces.Mais il faut bien se rendre compte aussi que les problèmes du livre au Québec ne sont pas tant des problèmes industriels que des problèmes d’habitudes de lecture.Les Québécois achètent à peine trois livres par an en moyenne.Un adulte sur cinq ne sait pas lire.Et on pourrait multiplier les chiffres pour rappeler que le principal effort de l’État devrait résider, dès le jeune âge, dans le développement du goût de la lecture.Un effort certes accru depuis quelques années mais qui demeure nettement insuffisant.mienne® leclevoir.eu Course à la légitimité ueur d’espoir en Algérie?L’énergie déployée par le nouveau président Abdelaziz Bouteflika depuis son élection en avril dernier, dans des conditions douteuses, a produit des résultats qui donnent au moins l’impression que le chef de l'État pourrait réussir à calmer une crise maculée depuis 1992 du sang de 100 000 morts: ces deux dernières semaines, dans 1 Guy Taillefer O O ?/»< l’ordre, l’Armée islamique du salut (AIS) a fait ses adieux «définitifs» aux armes; le chef historique du Front islamique du salut, Abassi Madani, s’est rallié à la politique de réconciliation nationale menée par le président; et M.Bouteflika a promis de déposer au Parlement un projet de loi d’amnistie pour les combattants islamistes afin que ceux qui «ont été dans la tourmente du terrorisme [reprennent] leur place dans la société».Difficile toutefois de dire si les ponts que s’emploie à jeter M.Bouteflika en direction du FIS et de FAIS traduisent une volonté réelle de réconciliation nationale susceptible de donner lieu à une paix qui soit politique avant d’être militaire.Indéniablement, l’offensive du président vise à rétablir sa balance de légitimité, auprès des Algériens comme face aux opinions internationales.Candidat «militairement correct» soutenu par l’establishment, M.Bouteflika s’est retrouvé seul en lice aux élections présidentielles d’avril après que les six candidats de l’opposition se furent retirés du scrutin en criant à la fraude massive.Faux départ pour un président qui avait en campagne fait du retour à la paix civile sa priorité.Il lui faut maintenant gouverner en se protégeant contre l’apparence, très forte, qu’il n’est en fait que l’homme lige des généraux.Certainement aussi le nouveau président cherche-t-il à projeter vers l’extérieur l’image la plus pacifiante possible, alors qu’Alger accueillera à la mi-juillet le 35' sommet de l’Organisation de l’unité africaine où, ironiquement, la discussion portera en bonne partie sur la douzaine de conflits qui agitent actuellement l’Afrique.Avancées de surface, donc?Il est tentant de le penser dans la mesure aussi où FAIS avait de facto déjà fait ses adieux aux armes depuis deux ans en décrétant un «cessez-le-feu unilatéral» et en acceptant de collaborer avec l’armée contre les GIA.Dans la mesure où, précisément, le «plan de paix» de M.Bouteflika ne semble pas concerner ces autres groupes armés, pourtant largement responsables des violences qui ont fait des milliers de morts depuis la trêve de 1997.Dans la mesure enfin où ce plan ne prévoit absolument pas la réintégration du FIS, gagnant annoncé des législatives de 92 annulées par l’armée, dans la vie politique algérienne.La paix en Algérie passe pourtant par un processus d’inclusion politique.Chassant cette perspective, M.Bouteflika perpétue la réalité d’une Le devoir «démocratie à parti unique» tenue en laisse par l’armée.FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, NORMAND THERIAULT Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ VoTRf AV£wiR DANS .\£$ £0MAavN‘CAXû>n$.VitoUi, MAi* 1ôuT Cf CLVi Jf PfiA VoiR C'ffT VtS /?& £ ê' w / ira it T LETTRES -?- Bell voix anonymes L’annonce, il y a peu de temps, de la vente du service des téléphonistes de Bell à une société américaine m’a rappelé un texte de Marcel Proust.Entre sa voix et les voix lointaines de ses amis et amies s’interposait, à son époque, la voix des demoiselles du téléphone.Elles mettaient les usagers en communication les uns avec les autres.Proust sut les transformer complètement.Elles n’étaient plus les modestes demoiselles du téléphone qui l’avaient mis en communication entre Fontainebleau et Paris.C’étaient de puissantes prêtresses, de grandioses médiatrices qui veillaient sur nos rapports avec les ténèbres, la distance, le mystère, la mort, l’invisible.Comme toutes les divinités, elles offraient un visage ambigu, doux et cruel.Élles étaient les vierges vigilantes, les anges gardiens, les toutes-puissantes, les danaïdes de l’invisible, les furies jalouses, les servantes courroucées du mystère, les divinités implacables, les filles de la nuit, les messagères de la parole, les déesses sans visage, les gardiennes capricieuses.Si Marcel Proust, peut-être le plus grand écrivain du vingtième siècle, nous revenait, je ne sais pas ce qu’il aurait à dire de la téléphoniste d’aujourd’hui.Celle qui est devenue simple voix anonyme, souvent mécanique.Ou encore une marchandise qu’on échange et qu’on vend.Peut-être dirait-il que c’est là un signe de notre destin à tous et à toutes?Pierre-Paul Roy Laval, 4 juin 1999 Les préjudices de l’histoire re trop rapide risque de conduire vers le sens souhaité».Ainsi, grâce à un tel processus, on risque de vouloir réparer tous les préjudices de l’histoire.Le 19 juin, MM.Fyson et Fecteau s’en prennent au contextualisme historique de leurs confrères.As dénoncent une analyse hermétique de périodes historiques en soulignant qu’une telle approche équivaut à abdiquer «le pouvoir de penser et le devoir de juger».Je comprends qu’il existe au sein du milieu historique un débat sur l’approche contextualiste.Ce débat est fondamental quant aux répercussions sur la société.Mais Dawson et Tremblay ont soulevé les conséquences pour le droit, tandis que Fyson et Fecteau s’en sont tenus à la question de la méthodologie.En quoi a-t-on fait avancer le débat sur la répercussion légale des diverses approches historiques?«Il est impossible pour quiconque d’approcher le passé sans le bagage de ses valeurs personnelles.» Soit Nous avons une position éthique face au passé.Soit.On apprend de notre passé, etc., etc.Soit.En quoi cela justifie-t-il toutes les compensations pour les erreurs passées?Et quelles erreurs choisir, comment discriminer?Enfin, comment agir aujourd’hui pour ne pas être jugé avec les valeurs de demain?En espérant relancer le débat, il serait intéressant pour Fyson et Fecteau de répondre aux idées soulevées.Sinon, on assiste à une discussion de dimanche après-midi plutôt qu’à un vrai débat qui fait avancer une question précise.Jeremy Wisniewski Montréal, juin 1999 Je trouve décevants les débats d’idées qui ne portent pas sur les mêmes idées.Dans l’édition des 29-30 mai dernier, MM.Dawson et Tremblay s’interrogent sur la nature de la preuve historique quand elle est au service du droit (réclamations autochtones, recours collectifs pour torts passés).Ils cautionnent les chercheurs de l’histoire car «une lectu- Séance d’improvisation gouvernementale En tant que citoyenne du Québec, il est de mon devoir de faire part à Louise Harel de ma consternation et de mon immense déception à l’égard de mon gouvernement, alors que je suis témoin de ses LIBRE OPINION Les nouveaux enjeux du multimédia HERVÉ FISCHER Président de la Fédération internationale des associations de multimédia (FIAM) La mode du multimédia semble attribuer au concept tant de vertus diverses que plusieurs en dénoncent le n’importe quoi.L’ouverture récente par le gouvernement de la Cité du multimédia à des entreprises comme Cognicase ou Motorola a soulevé publiquement la question de la définition du multimédia.Il est donc temps de faire le point et de comprendre l’évolution du multimédia.Dans les années 80, le multimédia était un concept culturel qui réactivait, grâce à l’ordinateur, la vieille utopie de l’intégration des quat’zarts.L’exposition Images du futur présentait des installations d’artistes combinant images, sons et mouvements et résultant souvent dans l’interactivité avec le public.Le roman télématique francophone illustré, Marco Polo, que nous avons organisé en 1985 et publié quotidiennement dans Le Devoir, y ajoutait même le rêve réalisé d’une création collective à distance entre écrivains et artistes d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord, grâce au modem.Le terme de multimédia est né avec les arts électroniques.Au début des années 90, les premiers cédéroms et le développement de l’Internet en anglais ont suscité une préoccupation spécifique au Québec, celle de préserver notre culture dans l’océan anglophone nord-américain.Il en est résulté, ici plus que dans les autres pays, un sens particulier du concept de multimédia qui prolongeait le premier usage culturel du mot, toujours sous le signe de l’interactivité: une industrie des contenus.Les entreprises de multimédia ont été identifiées à une activité d’édi- teurs: la production de contenus en ligne et hors ligne, correspondant aussi à la tendance européenne caractérisée par la richesse des contenus culturels et un certain retard dans les applications transactionnelles de l'Internet.Pourtant, nous devons admettre que le multimédia, c’est avant tout une technologie: le numérique, qui permet son développement exponentiel.Toutes les nouvelles technologies numériques de communication, qui envahissent tous les domaines, fonctionnent avec une seule et même unité de langage: les bits.La puissance d’intégration du numérique est donc incontournable.La convergence de l’ensemble des NTIC qui en résulte change toutes les données du paysage contemporain.Que la communication traite de gestion bancaire, de télémédecine, d’économie, de musique, de science, d’art, de police ou de vie quotidienne, le mode numérique devient une technologie commune de communication, avec des déclinaisons intégrées, réunissant en un immense réseau les satellites, le téléphone, l’Internet, les canaux de télévision, les salles de cinéma, etc.Nous sommes face à une nouvelle définition du multimédia: la convergence numérique de l’ensemble des NTIC.Et tout contenu numérique pourra bientôt y circuler indistinctement.Ne cédons pas cependant à la pensée magique de ceux qui oublient l’importance essentielle des contenus au nom de cette révolution technologique, et qui annoncent la disparition des médias «archaïques» au nom du «tout numérique»\ la puissance des ordinateurs ne va pas seulement créer le commerce électronique, mais aussi une nouvelle culture numérique.Certes, la philosophie, la littérature, l’art en Occident doivent beaucoup au papier fermerait comme une tour d'ivoire.to;; ol> irv >i:: récentes décisions politiques en matière d’employabilité.Comment peut-on réduire l’accessibilité à des mesures qui ont pour effet d’encourager la formation des personnes dans un contexte où l’on ne cesse de faire la promotion du savoir?Pourquoi mettre fin à des mesures qui ont fait leurs preuves?Mme Harel sait pertinemment que de renvoyer tout le monde aux prêts et bourses équivaut, dans les faits, à les renvoyer nulle part.Comment ne pas être indigné d’entendre les promesses de M.Boisclair et de Mme Lemieux (majoration des prestations des bénéficiaires d’aide sociale qui participent aux programmes, La Presse, 26 mai 1999) alors que, œuvrant dans un organisme d’employabilité, je suis témoin des décisions réelles: non seulement les bénéficiaires de l’aide sociale n’auront plus accès à des mesures leur permettant de terminer leur secondaire ou d’entreprendre une formation professionnelle, mais ceux qui sont déjà en formation n’auraient aucune assurance de pouvoir continuer après le 30 juin.Pincez-moi, je rêve! D’ailleurs, même les «vrais» chômeurs, a-t-on appris récemment (toujours par des agents de CLÉ), n’auraient plus droit à la formation professionnelle.Voilà, sans doute, ce que signifiait l’objectif de Diane Lemieux: mettre les bénéficiaires de l’aide sociale qui suivent des cours sur le même pied que les prestataires de l’as-surance-emploi.Mme Harel peut-elle imaginer ce que peut ressentir une personne, engagée dans un projet d’avenir, engagée à «s’en sortir», engagée à voir un peu de lumière au bout du tunnel, lorsqu’elle apprend ces bonnes nouvelles?Où est la cohérence du gouvernement?Le gouvernement semble en pleine séance d’improvisation: un peu plus de civisme serait de mise.Et que dire du manque de transparence?Le gouvernement n’est-il pas en train de cacher honteusement à la population son désengagement?France Hamel Montréal, 1" juin 1999 !T et à l’imprimerie.Personne ne s’en scandalise, chacun le reconnaît et il en sera de même avec la généralisation du numérique.Mais rassurons les pessimistes: nous savons encore faire la différence entre la poésie de Baudelaire et le papier de l’éditeur ou l’écran cathodique où elle s’affichera, même si cela va modifier inévitablement notre sensibilité aux images du poète.On dit même que le marché le plus important à venir n’est pas dans les tuyaux, mais dans les contenus.Cependant, il ne faut plus considérer le téléphone, la télévision, l’informatique et l’Internet comme des marchés verticaux et distincts.Tant pis pour les célèbres distinctions de McLuhan entre médias chauds et froids: ils convergent sous le signe du numérique.Un nouveau marché horizontal intégrant ces technologies apparaît, qu’on retrouve dans les modèles d’affaires des Microsoft, Téléglobe, IBM, Sony, TV Globo, etc.Et pour les éditeurs de contenus multimédias, cette convergence des technologies de communication est une excellente nouvelle! Car elle signifie un élargissement considérable de leurs marchés potentiels, bien au delà du cédérom traditionnel ou du site Web.Dans tous les pays, elle favorise la commercialisation à laquelle ils aspirent pour assurer leur développement.L’élargissement de la Cité du multimédia aux entreprises de technologies de communication qui vont côtoyer les éditeurs de contenus numériques prend acte de cette convergence et va dans le sens de l’intérêt général.Il serait au contraire périlleux pour les éditeurs multimédias de se tenir frileusement à l’écart dans une Cité du multimédia qui se IDEES Journée mondiale de lutte contre la sécheresse et la désertification Qui remportera la guerre de l’eau ?Aucun individu, aucune communauté, aucune nation n’a le droit de priver les autres de leurs moyens de subsistance GUIS LAI N VALADE Directeur général Solidarité Canada Sahel elon l’ONU, 1,4 milliard de personnes n’ont pas d’eau potable actuellement.La raréfaction de l’eau est la plus grande menace de ce tournant de siècle pour la santé et l’alimentation humaine, l’environnement et la paix.On peut survivre un mois sans nourriture, mais seulement une semaine sans boire d’eau.Peu de gens réalisent que l’eau potable est une ressource rare et limitée: 97,5 % de l'eau qui compose notre planète est salée.Des 2,5 % restant, 70 % est gelée dans les calottes glaciaires de l’Antarc-tique et du Groenland ou bien repose dans des pappes phréatiques trop profondes pour être exploitées.A peine 1 % de l’eau douce, soit 0,007 % de toute l’eau de la Terre, est donc facilement accessible.Pouvons-nous nous imaginer parcourir minimalement quatre heures par jour, et parfois jusqu’à cinq ou six heures, pour aller chercher quelques litres d'eau?C’est pourtant le fardeau quotidien des femmes et de leurs filles au Sahel, qui produisent 80 % de l’alimentation de base et sont entièrement responsables de la subsistance de la famille.Malgré la pénurie de ressources essentielles comme le bois pour cuisiner et l’eau pour les cultures, la cuisson et l’hygiène de base, sans parler de l’exode des hommes vers la ville, ces femmes réussissent à accomplir leurs tâches quotidiennes.L’exode des honunes vers les villes et les pays limitrophes à la recherche de revenus ajoute un fardeau supplémentaire à ces femmes courageuses et déterminées.Une Terre.d’eau Saviez-vous que le Canada possède à lui seul 9 % des réserves mondiales d’eau potable pour seulement un demi de 1 % de la population de la planète?Que chaque jour, environ 34 000 personnes meurent d’affections liées à la piètre qualité de l’eau?Riches de toute cette eau, nous la gaspillons à qui mieux mieux pour arroser nos entrées asphaltées, nos trottoirs ou la pelouse (un arrosoir qui noie une pelouse équivaut à la quantité d’eau nécessaire à la survie de 2400 personnes par jour) et remplir nos piscines.De plus, la pollution et la contamination des cours d’eau ne cessent d’augmenter, la pollution agricole en étant la principale cause, suivie des rejets industriels.Au cours de ce siècle, la population mondiale a été multipliée par trois et nos besoins en eau, une ressource trop souvent perçue comme illimitée, ont sextuplé.La disponibilité de l’eau est d'ores et déjà insuffisante.Sans compter qu’une inquiétante dégradation de la qualité de l’eau laisse entrevoir les pires scénarios.En effet, 90 % des eaux usées sont libérées dans les pays en développement sans avoir été traitées.Dans les pays industrialisés, les traitements de filtration parviennent de moins en moins à purifier l’eau de toutes les particules indésirables et les coûts des traitements sont de plus en plus élevés.Les Nations unies estiment qu’en 2025, les pénuries affecteront 2,3 milliards de personnes, soit 30 % de la population du globe, dans une quarantaine de pays.L’accroisse- Emboîtant le pas aux Nations unies, un mouvement international tente d’alerter et d’influencer l’opinion publique en faveur de l’élaboration d’un contrat mondial de l’eau, dont le principe de base est l’accès à l’eau potable pour tous.ment de la pénurie se fera le plus douloureusement ressentir en Afrique, au Proche-Orient, et dans certaines régions de l’Inde, de la Chine, du Pérou, de l’Angleterre et de la Pologne.Un «don du ciel»?Jusqu’à présent, l’eau était considérée dans la culture de nombreux peuples comme un «don du ciel».On réalise que ce «don du ciel» est inégalement réparti.Les deux tiers des habitants de la planète vivent dans des régions qui ne reçoivent que 25 % des pluies mondiales.L’agriculture accapare 70 % de l’eau disponible.La FAO (Food and Agricultural Organization), estime que 60 % de la production alimentaire mondiale se fera par culture irriguée d’ici 25 ans.Déjà, dans plusieurs pays arides comme au Proche-Orient, on n’est plus en mesure de produire ses propres denrées.L’industrie, pour sa part, prélève 23 % de l’eau accessible dans le monde et les ménages représentent 8 % de la consommation totale.Pour demeurer en santé, on estime que chaque être humain devrait disposer de quelque 100 litres d’eau par jour pour boire, cuisiner et se laver (minimalement, on survit avec 30 litres d’eau: 5 pour boire et cuisiner et 25 pour l’hy- giène corporelle).Un Canadien consomme en moyenne 450 litres par jour, et dans les pays en développement, la consommation peut être aussi faible que 20 litres par jour (l'équivalent de deux brossages de dents à robinet ouvert).Les conflits armés concernant le partage des sources d’approvisionnement en eau se multiplient.C’est notamment le cas pour les eaux du Nil, du Tigre et de l’Euphrate.Ailleurs, des frontières se redessinent, comme en Hongrie et en Slovaquie par rapport au Danube.On se bat également entre agriculteurs et éleveurs pour l’accès à l’eau.L’avenir laisse présager que les besoins des villes, de l’industrie et des infrastructures touristiques seront équivalents à ceux de la production alimentaire actuelle.On cherche des solutions techniques pour répondre à la demande croissante, comme la construction de barrages et le dessalement de l’eau de mer.On a même songé à remorquer des morceaux d’iceberg.Mais ces solutions, parfois farfelues, sont limitées, entre autres parce que le coût des opérations est prohibitif.À qui appartient l’eau?Les Nations unies travaillent à faire reconnaître l’eau comme un patrimoine mondial au même titre que les océans.Pour certains, seul le marché serait en mesure d’assurer la «paix de l’eau» et d’en fixer le «juste prix».Les expériences de privatisation de l'eau ont permis de dégager d’énormes marges bénéficiaires pour le plus grand bonheur des actionnaires.Tel est l’enjeu auquel nous faisons face: l’eau, un bien public ou commercial?Emboîtant le pas aux Nations unies, un mouvement international tente d’alerter et d’influencer l’opinion publique en faveur de l’élaboration d’un contrat mondial de l’eau, dont le principe de base est l’accès à l’eau potable pour tous.Pour y parvenir, on propose des choix d’investissement plus équitables afin de doter progressivement les 1,4 milliard de personnes en manque d’eau d'un accès à un robinet d’eau potable.Un nombre grandissant d’observateurs de la scène internationale estiment que la solution passe par la participation des populations à la gestion de l’eau, et tout particulièrement des femmes, reliées traditionnellement à la conservation de l’eau.C’est également ce qui se dégage des dispositions mêmes de la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification, qui recommande d’associer les utilisateurs de ressources et de mettre à contribution les savoirs traditionnels à la gestion des ressources naturelles.Pour des solutions permanentes à la pénurie d’eau et à la rareté des terres fertiles dans les régions arides et semi-arides, il faudra un effort significatif de la communauté internationale afin d’assurer la mise en application de la Convention de lutte contre la désertification et la sécheresse, ratifiée par plus de 145 pays, dont le Canada.Au début des années 90, la Stratégie mondiale pour l’avenir de la vie nous rappelait qu'«aucun individu, aucune communauté, aucune nation n’a le droit de priver les autres de leurs moyens de subsistance».Dans cette guerre pour la gestion mondiale de l’eau, qui l’emportera?Le marché ou le droit des populations?Le débat est enclenché ici même au Québec.La participation du plus grand nombre est donc requise afin de présenter nos exigences collectives pour la gestion de l’eau, ici, et de poser le problème en termes de solidarité envers ceux et celles qui assument déjà le fardeau de la pénurie grandissante de l’eau.Emprise des promoteurs sur Montréal Le dérapage urbanistique de l’équipe Bourque GÉRARD BEAUDET Professeur à l’Institut d’urbanisme de l’Université de Montréal urbanisme montréalais est en état de crise.L’administration Bourque a imposé, depuis bientôt cinq ans, des règles procédurales qui constituent rien de moins qu’un déni de démocratie.Les Montréalais savent dorénavant que l’avenir de leur ville ne les regarde plus et, au mieux, qu’on les informera, après le fait, des intentions des promoteurs qui, eux, ont un accès privilégié à l’hôtel de ville.Les faits dévoilés ces derniers jours en ce qui concerne l’implantation d’une grande surface alimentaire sur le site de la gare Jean-Talon montrent que l’impunité dont a bénéficié l’administration ces dernières années aura constitué un incitatif à raffermir l’emprise des promoteurs sur la ville.Non seulement l’administration accepte d’emblée n’importe quel projet, à tout prix et quels qu’en soient les coûts collectifs, mais on passe désormais outre aux rares conditions imposées au moment de l’approbation.Un promoteur peut maintenant construire en contravention de son permis et négocier des ententes avec des locataires pour des usages non autorisés, apparemment au vu et au su de l’exécutif, qui s’engage à avaliser la chose après la tenue d’une séance d’information tenue par la Commission de développement urbain.Le dossier du réaménagement de la cour de triage Papineau et des emplacements avoisinants confirme, en ce domaine, que la Ville a décidé de soustraire encore davantage les projets des promoteurs à toute forme d’examen public.La Commission de développement urbain n’a en effet pas pour mandat d’évaluer la pertinence d'une proposition de réaménagement qui contrevient au plan et à la réglementation d’urbanisme mais simplement d’entendre les avis de la population sur un changement de zonage, qu’au demeurant personne ne pourra formellement contester.Une fois le changement de zonage approuvé — une simple formalité à la VUle de Montréal —, on approuvera officiellement un projet de réaménagement officieusement avalisé depuis belle lurette.C’est là le résultat inévitable de la culture de la connivence qui s’est installée à l'hôtel de ville.La Ville perd ainsi toute capacité de négociation.Elle est à la solde des développeurs.Cette manière de passer outre aux règles les plus élémentaires en matière de transparence et de rigueur a par ailleurs été facilitée par la fusion des services du développement économique, de l’urbanisme et des permis et inspections.L’urbanisme est désormais totalement inféodé au développement économique, un statut confirmé par la nomination du nouveau directeur du Service du développement économique et urbain.Ce dernier affirme en effet, dans une entrevue publiée dans le numéro de mai de Montréalités (journal destiné aux employés de la Ville de Montréal), que les éléments les plus stimulants de son mandat sont «la réingénierie des processus, la mise en place d'une culture axée sur les services à la clientèle et la conciliation des objectifs politiques et administratifs».Quant aux grands enjeux urbains qui ont été soulevés ces dernières aimées par la manière forte privilégiée par la Ville, il n’en est aucunement question.Au contraire, le nouveau directeur mentionne qu’il est confiant de pouvoir réaliser le mandat qui lui a été confié en regard de «la volonté politique d'accélérer le processus de prise de décision», un processus, est-il nécessaire de le souligner, parmi les plus expéditifs sur le continent dans le cas des villes de la taille de Montréal! JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les faits dévoilés ces derniers jours en ce qui concerne l’implantation d’une grande surface alimentaire sur le site de la gare Jean-Talon montrent que l’impunité dont a bénéficié l’administration ces dernières années aura constitué un incitatif à raffermir l’emprise des promoteurs sur la ville.Pas étonnant, en cette circonstance, que le nouvel arrivé se perçoive comme un gestionnaire déterminé à assurer l’efficacité d’une entreprise essentiellement au service de sa clientèle, c’est-à-dire des citoyens qui ont besoin d’un permis ou des promoteurs qui veulent réaliser un projet (sic).Quant au citoyen qui se préoccupe de l’avenir de sa ville, de son quartier ou de son bout de rue, il devra se contenter des retombées promises par les créateurs de richesse.Or la manière dont l'administration a traité les dossiers de la Ferme sous les Noyers, de la construction d'un hôtel de 25 étages sur la rue Sherbrooke (un projet abandonné à la suite des pressions des citoyens) et de la gare Jean-Talon montre que la seule richesse qui fait actuellement le poids est celle qui se traduit en espèces sonnantes et trébuchantes dans les coffres de la Ville.Pour ce qui est du patrimoine et des espaces présentant d'une manière ou d’une autre un intérêt public, on repassera.L’accélération du dérapage de la Ville en matière d’urbanisme, au moment même de l’entrée en fonction du nouveau directeur du Service du développement économique et urbain, est peut-être une coïncidence.La politique méthodique des petits pas à laquelle nous a habitués l'administration Bourque justifie toutefois que nous nous inquiétions des derniers rebondissements dans les dossiers d’urbanisme.Pourquoi le maire s’arrêterait-il en si bon chemin?N’est-il pas désonnais entouré de fidèles serviteurs?Graham Fraser [il KO Ui-l-M 7u!
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