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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-06-25, Collections de BAnQ.

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À Voir page B 8 Culture Page B 6 Les sports Page B 5 Tourisme Page B 3 le Devoir plaisirs I.K |> K V O I R .I.K V E X I» R E I) I 2 .1 .1 C I \ | •» !l !) K E N L) E Z - V O U S m l k \ WZ- Shane Smith et Gavin Mclnnes JAC (il l S N'ADKAl' I I DI!VOIR Dans le vice elle versa Le mensuel Vice, gratuit, funk, punk, rave, rap et sexe, né à Montréal, est désormais disponible à Londres, New York et Tokyo Daniel Pinard Plein soleil '3 ' à Cordoue f * * • j i • i Ce matin-là, Plaza del Potro, j’ai fait une photo de toi.Tu faisais tournoyer tes bras, mimant les ailes d’un moulin.Dçrrière nous, la posada où Cervantes a écrit le Quichotte.A la place des Douleurs, tu m’as montré le Christ aux lanternes.Un calvaire qui m’a semblé grandiloquent.C’est que la mort se tait sous le soleil.«C’est vrai, m’as-tu répondu, mais la nuit les lanternes font des ombres chinoises.La mort reprend ses droits.» Et puis, tu m’as amené à la Mezquita.Échappant au soleil de plomb, nous avons franchi la Puerta de las Palmas, nous nous sommes perdus dans la forêt de colonnes et d’arcs de la grande mosquée.Dans le silence frais, tu mimas la corrida, grattant le sol du pied, les index pointés contre les tempes, mugissant comme un taureau traqué.Olél Dans la salle de prières, sous la coupole du tnihrab, tu t’es arrêté pour tout boire des yeux, prince almohade, africain aux yeux bleus.Dehors, Patio de los Naranjos, les feuilles lustrées des orangers.Parfum de fleurs, abondance de fruits.Des palmiers sous le ciel comme des crabes.L’air lourd comme lave de cristal.J’ai cru entendre des cigales.C’était peut-être tout simplement le sang qui bat aux tempes de savoir le bonheur si proche qu’on pourrait y toucher.Tu m’as dit: «Il fait chaud.C’est l'heure de /’ajo blanco.Viens déjeuner.» Dans le jardin de la posada, une petite table de fer forgé sous l’amandier.Dans la fontaine, des cyprins dorés qui somnolent.«Ce sont des poissons andalous.Tu vois, ils font la sieste.» Dans la corbeille, du pain fleurant le blé.Dans une cassolette de terre cuite, des tranches de chorizo et de boudin grillé.Du jambon cru.Des abricots.Des figues.Dans une grande assiette creuse, des raisins muscats sur un potage frais tout blanc, fleurant l’ail, l’amande, l’olive et le vin de xérès.C’est Y ajo blanco.Comment décrire la fraîcheur d’un raisin miellé qui fond sous la langue, la douce amertume de l’huile andalouse, le parfum de l’amande sucrée comme marzipan, l’ail, à peine présent, et ce fin goût de blé qui vient du pain rassis?On ferme les yeux pour mieux s’abandonner à la vie.J’ai demandé comment on peut faire pareille merveille.On m’amena dans la cuisine.Je revois la grand-mère qui s’affaire.Dans le mortier, elle dépose de la mie de pain rassis mouillée d’eau fraîche et pressée, des amandes mondées, de l’ail, de l’huile, du vinaigre, un peu d’eau froide.Elle est si fière, si belle et si ridée, broyant le tout pour faire une purée.Dans un bol de terre,rouge, elle verse la purée.Tout en brassant à la cuillère de bois, elle ajoute de l’eau bien glacée.«Voyez comme c'est facile, me dit-elle.N’oubliez pas d’ajouter les raisins verts au moment de servir.Surtout, prenez le temps de les peler, ils en seront plus parfumés.» Pour peler ses raisins, l’Andalouse plonge la grappe dans l’eau bouillante pendant quelques secondes.A l’eau froide, elle rafraîchit les raisins.Il suffit alors de les presser un peu: la peau se détache d’elle-même.A la maison, j’ai voulu refaire le miracle.Le robot remplaçant fort bien le mortier, j’ai procédé sans hésiter- Dans le bac, une tasse de mie de pain séchée, une demi-tasse d’amandes mondées, une demi-tasse d’eau, .six cuillères à soupe d’huile d’olive et deux cuillères à soupe de vinaigre fin, deux gousses d’ail pelées tranchées en deux et dégermées.On mélange le temps qu’il jfgjut pour faire une purée crémeuse.Dans un saladier, çij fouettant bien, on ajoute trois tasses d’eau glacée.,J.’ai pelé mes raisins.Le résultat?Désastreux.Un malheureux brouet crayeux sans âme et sans parfum d’amande.L'ajo blanco n’est-il bon qu’à Cordoue sous l’ombre de l’aman-diçr?., .Hier soir, en pleine canicule, j’ai eu si faim d’Andalousie que j’ai une fois de plus fais un ajo blanco.Mais cette fois, j’ai réussi.Une merveille: soyeux comme du velours, un fin parfum d’amande.J’ai fermé les yeux et j’ai .entendu ruisseler l’eau de la fontaine et toi racontant Cervantes.Si j’ai pu réussir, c’est que je viens d’apprendre dans Le Programme de longue vie du Dr Jean-Paul Curtay et Thierry Souccar (éd.Seuil pratique) qu’il suffit de faire tremper amandes et noisettes d;ms l’eau minérale pendant deux ou trois jours pour qu’elles retrouvent une fraîcheur comparable à celle du fruit cueilli de l’arbre.Dans un bocal, j’ai mis des amandes en peau.Je les ai recouvertes de San Pellegrino.Deux jours plus tard, je les ai retrouvées toutes gonflées.Ne restait plus qu’un tout petit peu d’eau au fond du pot.Elles étaient si douces et si parfumées que j’ai revu l’Andalousie.Surtout, n’achetez jamais des amandes mondées.Sans peau, le fruit perd son parfum, sèche et vire à la craie.Pour peler vos amandes, il suffit de les blanchir pendant une minute dans l’eau bouillante.Vous les égouttez, les laissez tiédir un peu.Il suffit alors de presser le fruit entre le pouce et l’index pour qu’il s’échappe de sa gangue.JOSÉE BLANCHETTE «Tm dying hard doctor, I’m dying hard, a murmuré Samuel Johnson.L’espoir, avait dit Samuel, est en soi une espèce de bonheur et peut-être le plus clair bonheur que ce monde nous permet.» - Michel Garneau, Une pelletée de nuages ou wanna drop some acid?Just a tiny bit?», m’offre Gavin en tirant un bout de langue rose flamand sur un sourire plus tentateur qu’une pataugeuse par 30 °C dans le Vieux-Montréal.Non merci, je fais déjà beaucoup d’acidité.Un peu déçus, Gavin Mclnnes et Shane Smith, un couple gai non monogame — la précision vient d’eux —, proposent de se mettre tout nus pour faire l’entrevue.Aucune objection, je suis voyeuse.On se met à l’aise et on poursuit.Mon regard les aura complexés, je crois.Le mensuel Vice, gratuit, funk, punk, rave, rap et sexe, né il y a quatre ans à Montréal et désormais disponible à Londres, New York et Tokyo, m’intriguait.Depuis cinq minutes, ce sont deux de ses géniteurs qui m’intriguent.Deux Canadiens errants venus d’Ottawa en wawa, musiciens dans un groupe punk, cools comme une caisse de 12 tout juste sortie du dépanneur, le sourire Wawanesa, plus gais que leurs parents, lesquels sont architectes, médecins, avocats et «rippies» (rich hippies) et sans-lesquels-ils-ne-seraient-rien-disent-ils.Les deux moineaux anglophones sont séparatistes, ou alors c’était juste pour dire quelque chose de fin à la journaliste à la veille de la Saint-Jean-Bap-tiste.Montréal est la ville la plus tripante au Canada mais ils nous quittent définitivement pour New York le 1er juillet, emportant avec eux ce qu’ils ont de plus précieux, leur vice, leur «brain child».Ils fuient les dettes qu’ils ont accumulées à Montréal.Comme dans les films, on veut leur faire la peau, alors ils déménagent de nuit.Ils partent avec leur magazine en guise de cerveau, un projet de télé Vice pour se flatter l’ego et une collection de vêtements Vice pour les jours oii il faut bien s’habiller.«Au début, ça s’appelait Voice of Montreal, mais le Village Voice nous a envoyé une mise en demeure pour nous faire peur, remise par leurs “avocats” qui mesurent six pieds et font des haltères pour nous faire encore plus peur», raconte Gavin avec des yeux ronds.Ils n’ont pas perdu au change, le vice leur sied bien et ils ont encore leurs cordes vocales pour gueuler.Iæ marché du baby-boom Vice tire à 60 000 exemplaires, distribués partout en Amérique du Nord sauf à certains endroits qui l’ont banni de leurs présentoirs, notamment chez Sam the Record Man, HMV, Gap, le bar Le Cheval Blanc, la Plaza Alexis-Nihon, l’Université Carleton, la Ville de Kingston.Le magazine irrévérencieux, provocateur, se rend forcément intéressant puisqu’il détonne avec l’ambiance aseptisée et p.c.dont peu de publications arrivent à se défaire.On y parle de sexe, de drogues, de politique, de religions, c’est gratuit et on se le refile dans les rangs des générations X et Y.«Les enfants des baby-boomers ont de l'argent à dépenser.C’est notre marché», constate Gavin.Vice est parfois maladroit, sexiste, raciste, vulgaire, mais Vice parle franc, un langage qui change des pro pos en serpentins des politiciens.«On n’a que 50 mots pour parler de quelque chose, on dit ce qu’on pense.Ça cause des problèmes avec la publicité, des compagnies de disques nous menacent lorsqu’on dit du mal d’un de leurs groupes», laisse tomber Suroosh Alvi, 30 ans, le véritable initiateur de Vice, qui, lui.ne touche plus à la drogue depuis qu’il a passé trois mois à l’hôpital, effets secondaires d’une overdose de tout ce qu’on peut imaginer.Il s’est réveillé à la mosquée, foudroyé par une révélation spirituelle.Un mécène montréalais (ça existe encore), séduit p;u" la crudité et la nudité, n’a pas tardé à se pointer avec ses millions, Richard Szalwinski, l’ancien patron de Discreet Logic.A eux New York! Vice a désormais un cerveau à quatre lobes.Le magazine est tombé dans la mescaline lorsqu’il était un embryon et n’a de leçons d’hallucinations à recevoir de personne.«La politique éditoriale du début, c’était la mescaline, précise Shane.On mettait n’importe quoi dans le magazine.Maintenant, c’est comme un collage, une grande toile.On rassemble la publicité dans un paquet, les photos dans un autre et, finalement, les articles.On pige au hasard.Même si c’est mauvais, on l’imprime.C’est la règle.Parfois, tu as six pages de publicité toutes ensemble [ils appellent ça “a bad grab’’] et certaines photos ne correspondent pas aux histoires.Tant pis.On veut garder le fini.Faut pas commencer à se prendre au sérieux.» Les journalistes, les «love soldiers», sont rémunérés en drogues, en vêtements et en CD.Pas tellement le genre TPS, TVQ, nos amis.«On fait 75 000 $ en pubs, ça nous en coûte 74 000 $ à produire.» Le dernier numéro Le dernier numéro nous offre une entrevue avec deux prostituées naines à l’emploi d’une agence d’escortes de Québec.Si c’est inventé, ils en fument du très bon, me suis-je dit en terminant l’article.Quelques pages auparavant (je lis souvent les magazines à l’envers), on démêle l’imbroglio des Balkans dans un langage qui ne mettra jamais les pieds dans une ambassade; des chroniques de consommation, de mode urbaine, l’horoscope, reviennent chaque mois.On s’amuse ferme, on ironise, on baisse son froc et on fonce dans le tas sur son skateboard.La publicité doit susciter des réactions et fait partie intégrante du magazine: on confond souvent le contenu et le contenant.«La publicité est aussi importante que le contenu, constate Gavin.Si c’est pas assez provocant, on jette.Tu vois?Cette pub de Serial Killer où l’on voit un peu le sexe de la fille?Les gens s'excitent beaucoup avec ça.Le sexisme, le racisme et la nudité les font freaker.» C’est tout?«Non.Le mois dernier, on avait un article qui traitait les Africains de “stupidstarving"parce qu’ils font des bébés.En gros, ça disait que les gens devraient arrêter de faire des enfants parce que ce sont de futurs pollueurs; il y en a déjà assez comme ça sur la planète.L’auteur traitait les gens de parasites ingrats.Les lecteurs ont vraiment capoté.Nous, on n’aura jamais d'enfants, c’est pas notre problème.» Et qui prendra soin d’eux lorsqu'ils auront trois fois 28 ans?«Les Canadiens ne s'occupent pas de leurs vieux de toute façon!» Ils ont aussi dit: notre no future est notre fruit le plus sucré («our sweetest plum»)', quelques générations encore et puis c’est fini; ils ont dit: Médecins sans frontière devrait les laisser mourir, ils ont aussi mentionné qu’ils n avaient plus d’espoir pour la paix ou l’écologie, que les humains allaient s’autodétruire, tous disparaître sous l’eau.Ils ont dit: l’ignorance est bénie; nous autres, on n'est pas des Yankees, on va pas se battre, on va vendre des camisoles Vice à New York, on va danser et tomber en amour jusqu’à ce que ça pète.Tout le monde tout nu, on va faire de la mescaline.Longue vie au vice.joblo@cam.org Noté: deux des 120 endroits où l’on peut se procurer Vice à Montréal, chez Bily-kun, avenue du Mont-Royal, et Antmatek, rue Saint-Denis.Vous trouverez facilement la dernière édition — une couverture jaune avec une fille chauve couverte de clous — boulevard Saint-Laurent, rue Saint-Denis et rue Sainte-Catherine.Lu: l'article «Vivre jusqu'à 130 ans» dans le dernier L’actualité.On y apprend qu’il faut manger vraiment très peu pour vivre vieux.On nous informait cette semaine que la pauvreté ne cesse de gagner du terrain chez les jeunes Montréalais, avec une augmentation de 34 % entre 1990 et 1995.En voilà une bonne nouvelle pour la jeunesse: les pauvres pourront vivre très très vieux.11 y a décidément une justice.Médité: sur ce poème de Michel Garneau dans Une pelletée de nuages (Lanctôt).Ça s’intitule Le Regard neuf.«Vouloir avoir le regard neuf/ le regard brave / dans le sens de courageux / le regard nu / dépouillé d’oripeaux / avoir le regard neuf / et aneuvissant / c'est carrément excentrique / dans nos cultures flétries d’habitudes.» Feuilleté: Objectif ventre plat d’Anne Dufour (Presses du Châtelet), une cinquantaine d’abdos à faire pour porter ces «tank tops et tankinis» qui vous laissent le nombril à l’air.Des exercices pour l'auto, avec le chariot de Provigo, au bureau et à l'arrêt d'autobus.Drôlement pratique pour suivre la mode de plus en plus vicieuse.(9Aa, clas&iaue/ de&^'onicu}£&Jifi&.Oka vous offre toute une gamme de délicieux fromages incluant le O/ta rtft/a/ier, le O/ta cfa.wùjue, le O/ta ftfiyer et le O/ta rtte/effe.Le O/ta rtfatt/ier a une pâte demi-ferme affinée en surface.Sa croûte, de couleur jaune paille à rouge orangé, est fréquemment lavée pendant une période d'affinage de 30 jours.Sa pâte est souple et homogène, tendre et moelleuse.Son odeur est bouquetée et assez prononcée.Sa saveur est complexe et conjugue subtilement la douceur du lait, le velouté du beurre et l’arôme de noisette.Le O/ta e/a.wà/ae est fait à partir de lait crû et est spécialement affiné pendant 60 jours afin de faire ressortir son goût plus prononcé, typique du Oka d’autrefois.Le 0/ttr féqer contient 30% de moins de matière grasse que le O/ta rÿt/a/ier mais conserve tout le goût velouté et le parfum original.Enfin, la rac/ctte O/ta offre une odeur plus forte et une saveur plus piquante que le O/ta rÿt/ttfier.Sa pâte plus ferme devient onctueuse et crémeuse à la fonte, au plaisir des amateurs de raclettes.Çj/Jéeottorez e( t/étya.sfez fonte /amarante t/ey fro/ma/e.t O/ta, /e c/cMAtà/ne t/ey frooittyey /in.t.agropur 1.E 1) E V OIK.L E V E N I) R E I) I 2 5 .1 II I K 1 !) !» !) B 2 PLAISIRS HORTICULTURE RESTAURANTS Petit jardin, vaste monde Vî Pour le jardinier urbain, trop occupé à deviner la course des nuages dans le ciel rayé de Ills électriques, nul besoin de posséder un vaste domaine pour être heureux.Il lui suffit d’une courette à dimensions humaines, quitte à la diviser pour en multiplier l’espace (un cliché, mais combien vrai!) et à en repousser les limites avec un brin d’imagination.«Ce jardin, qui n’est pourtant pas grand, est devenu pour nous un monde, que nous finissons par connaître dans ses moindres recoins.» Simenon avait bien compris, lui, tout ce que peut contenir un petit jardin.Que faire, donc, pour transformer ce petit jardin en un vaste monde qu’on prend plaisir à redécouvrir chaque matin?Comme l'être humain déteste toute contrainte, toute limite, il faut lui faire oublier les clôtures, hangars et autres ?frontières de son petit royaume.Pour cela, la vigne vierge ou tout autre grimpant robuste aura tôt fait de gommer les désagréables séparations entre terrains voisins.Pourquoi, d’ailleurs, ne pas abolir les frontières et mettre ces terrains en commun pour jardiner plus grand et se partager la garde des enfants?Evidemment, une cour engazonnée de bord en bord, ou presque, et nue comme un vert de golf, sinon dallée ou asphaltée quasi mur à mur, n’a rien ixnir exciter l’imagination.Pour éviter, donc, que cette morne plaine ne de-rienne le Waterloo des jardins, divisez-la en deux ou trois pour y gagner autant d’univers.Coin repas, lecture et bain de soleil; terrain de jeu pour les enfants et espace zen; jungle du bout du monde et roseraie; jardin potager, de simples et de sculptures; toutes les combinaisons sont possibles.Pour élargir l’espace trop étroit, le jardin pourra être traversé dime allée sinueuse plantée de buissons au détour ou, s’il est en L d’une franche diagonale.Comment effectuer le difficile partage des zones d’influence sans convoquer un sommet du G8?Des haies taillées au cordeau pour les jardins géométriques, des massifs de buissons pour les jardins au naturel, des treillis, des changements de niveau ou de revêtement (pelouse, briques, gravier, pierre), voire d'énormes bacs débordants de verdure ou de fleurs, peuvent marquer les frontières de chaque partie du jardin.Même si votre jardin, comme le zéro, est indivisible parce qu’infini-ment petit, vous pouvez à force d’illusion le faire paraître plus grand.Idem pour chaque portion du jardin.Détournez l'attention des limites de votre univers trop fini vers d’autres centres d’intérêt.Sculptures, objet étranges, vasques ou plantes extraordinaires, fontaines, arbres, tous les expédients sont bons pour fixer le regard et l’empêcher d’errer sur les cordes à linge voisines.Parfois, le point d’intérêt déborde le cadre du jardin: une échappée sur un clocher ou un arbre hors les murs.Il suffit alors d’encadrer cette vue afin de la bien mettre en évidence.Le jardin est un théâtre pour les uns, une peinture pour les autres.Jouez de la perspective pour déjouer les sens en Da n i elle Dage traçant une allée se rétrécissant imperceptiblement.Ou diminuez progressivement la largeur des joints entre pierres, pavés ou briques de l’allée au fur et à mesure qu’elle s’éloigne de la maison.Si deux haies bordent le jardin de part et d’autre, on les taillera en diminuant leur hauteur en fonction de leur éloignement.Voilà trois suggestions de Jill Billington dans Tout petits jardins, nouvellement paru chez Gründ.Maître des illusions, l’auteur propose aussi de fausser les distances de mille et une façons.Vous pouvez placer à l’avant-scè-ne un objet ou une plante et, en écho, à l’arrière du jardin, mettre en évidence un double plus petit ou une variété naine de la même espèce.Si les couleurs claires, les végétaux à feuilles larges ou le gravier de gros calibre se trouvent au premier plan, et si les couleurs foncées, les plantes à larges feuilles et les gravillons sont réservés à l’arrière, vous y verrez plus vaste.Une bonne idée suffit pour réussir rapidement un petit jardin alors qu’un immense domaine exigerait une mégalomanie visionnaire, une armée de jardiniers, un gousset bien garni et des journées de 48 heures.Jardinier d’un petit lopin, estimez-vous donc chanceux d’avoir encore tout le temps de compter les étoiles.Que faire cette semaine?¦ Rosexpo 1999, l’exposition de la Société des roses du Québec.Pour rencontrer des jardiniers fous des roses et admirer les épineuses beautés, objets de leurs soins.Roses et rosiers en vente sur place.Demain, de 13h30 à 18h, et dimanche, de 9h à 17h, au Collège régional Champlain, 900, chemin Riverside, Saint-Lambert.Prix d’entrée: 4 $.¦ Roses passées, on coupe la tige juste au-dessus de la feuille à cinq folioles la plus près de la fleur.Roses anciennes ou botaniques à floraison unique (non remontantes): on taille après la floraison les rosiers plantés depuis plus de deux ans.On supprime le bois mort, les tiges entrecroisées ou grêles.Et quelques vieilles branches si l’arbuste fleurit avec moins de vigueur.¦ Taille du seringat (Pliiladelphus) ou du Weigela: comme celle des roses à floraison unique.¦ Fleurs de coriandre: comme une dentelle dans les salades.¦ Lecture: Tout petits jardins de Jill Billington, chez Gründ, 1999, 53,95 $.Des trucs ingénieux, des végétaux, des plans pour tirer le meilleur parti d’un petit jardin.Des photos et encore des photos, toutes inspirantes mais parfois déjà vues et revues dans d’autres ouvrages.Végétaux suggérés souvent peu rustiques sous nos latitudes, et nomenclature botanique pas toujours à jour.Pour vous retrouver dans les périodes et les types de taille, un livre format magazine tout simple et bien utile: L’ABC de la taille, Spécialités Terre à terre, 7,95 $.¦ Note: notre informatrice de la semaine dernière sur la lécanie de Fletcher: l’agronome Isabelle Duchesne.Citation de Simenon tirée de Jardins d’écrivains de José Cabanis et Georges Herscher, Actes Sud 1998.Tiré de Tout petits jardins de Jill Billington, Gründ, 1999.endez-v m \^Æmr ourmands Au cïïhpon fin Nouveau restaurant à quelques minutes du Centre Molson Cuisine yrcvenfalc Cuisine aux yarfums du Sud Sallei et lalcni privé/ peur arnyes 1172 rue Bishop, Mtl 866-7890 Ouvert depuis 1968 TABLE D’HOTE SPECIALE Pour les aficionados de flamenco, spectacle avec guitariste, danseuse et le chanteur de flamenco José El Chele.Tous les vendredis & samedis Cuisine espagnole et méditerranéenne 3507, av.du Parc (coin Milton) • (514) 843-8212 Metro Place des Arts Pour annoncer dans cette rubrique, contactez Micheline Ruelland au 985-3322 m f wum Partie de pétanque à Boucherville BRUCE ROBER I S (Cette chronique doit être lue à voix haute, avé l'assent et, accessoirement, un verre de pastis.) Jean-Philippe Ta s te t La boule du père Cannasse est partie comme une fusée et a fait un splendide carreau.Partie terminée: victoire écrasante — et un peu humiliante pour les adversaires, j’en conviens — de l’équipe des vaillants Bastidois; revanche dimanche prochain.Tout en rigolant des golfeurs qu’on entendait un peu plus loin chercher leur balle près d’un étang, nous avons ensuite passé un bon quart d’heure à chercher le cochonnet qui avait disparu dans les taillis.Tout le monde perd la boule quand il fait cette chaleur; la nôtre était moins chic mais avait l’air pas maj plus guillerette que la leur.Epuisés par cette recherche, nous sommes allés nous allonger sous les tilleuls pour y boire un pastis léger et noyé de glaçons.Puis, quelqu’un a proposé de souper au Lavandou.J’ai ri de la galéjade, mais André, avec son accent de marchande de poissons sur la Canebière, a insisté en disant qu’un fada avait ouvert un restaurant provençal, Le Lavandou en question, sur les bords du fleuve, à Boucherville.D faisait trop chaud pour faire autre chose que la sieste, alors on a fait la sieste et on a laissé les filles décider.Comme on avait fait la cuisine la veille — un panta- gruélique grenadin de veau avec de petits légumes tendres comme du beurre —, elles ont décidé d’aller à Boucherville.Chanceux, elles nous ont invités.Le Lavandou a un voisin discret comme un défilé de majorettes.À notre arrivée, les haut-parleurs déversaient sur les infortunés clients l’insupportable Con te partiro et j’ai poussé un grand soupir de soulagement en pensant que nous, nous allions souper chez César en écoutant du Fernandel ou du Rina Ketty.Le patron du Lavandou est un nostalgique compulsif, ce qui vous vaut le plaisir de manger avec, en fond sonore, des extraits de la trilogie de Pagnol et des chansons de Léo Marjane, Berthe Sylva et Alibert Les cigales en faience ont envahi les murs et il a rapporté de son Lavandou natal une telle collection de bibelots régionaux qu’il pourrait ouvrir un magasin pour touristes en mal de plaisirs méridionaux.Ici, la Provence est partout, dans les assiettes, sur les murs et dans les oreilles.Le Lavandou n’est pas un de ces pseudo-restaurants provençaux qui pensent que la seule surabondance de nappes provençales suffit à satisfaire le client Ici, on commence avec un petit apéritif anisé pour se mettre en bouche et la patronne, au pur accent provençal de Sillery, vous apporte avec un gentil sourire quelques délicates tartines grillées accompagnant un ramequin d’aïoli, préparé exactement comme il devrait l’être, rehaus- sé d’une légère touche de citron.Avec l’enthousiasme de ses 90 livres, Mme Cannasse, fine fourchette marseillaise, est tombée dans la tartelette au parfum de garrigue, tranches de tomates et de fromage de chèvre grillées, sur fond de fine pâte feuilletée.Bien sûr, elle en a pris deux, les trouvant un peu petites, mais je vous assure qu’une suffira amplement si vous avez un appétit normal.Nous primes la salade du Lavandou, mon amie Flor de Vainilla pour le mesclun, moi pour les aiguillettes de canard, et M.Cannasse pour y saucer sept ou huit belles tranches de pain aux olives dans la vinaigrette.M.Cannasse est inquiet: plus sa moitié mange, plus elle perd du poids, alors qu’il prend du tour de taille juste en suçotant un noyau d’olive.Il combat son inquiétude en sautant joyeusement dans les plats, comme il le fit ce jour-là dans les rognons de veau grillés, servis entiers avec une somptueuse sauce au romarin.En un clin d’œil, les replets rognons avaient disparu et l’assiette avait été méticuleusement nettoyée.Hommage au cuistot.Disparus les rognons et itou la généreuse portion de frites légères qui les accompagnait.Le filet de poisson du jour était doublement intéressant puisque le chef proposait de l’espadon et du loup de mer.Ces beaux filets étaient parfaitement mariés à un raïto préparé avec amour et patience.Aux ingrédients habituels de cette préparation provençale, huile d’olive, vin rouge, tomates, oignons et ail, le Va-rois en charge des chaudrons locaux ajoute quelques folies comme des olives noires et des câpres qui viennent rehausser encore le romarin et font chanter le thym et le fenouil.Au dessert, Tino Rossi disait à Ma-rinella qu’il voulait absolument danser avec elle cette rumba d’amour; les Cannasse en profitèrent pour s’envoyer deux énormes crèmes catalanes et une très aguichante tarte aux pommes accompagnée de glace au romarin.Un péché.Prudent, j’optai pour une tisane tout en goûtant les sucreries des deux voraces.Flor de Vainilla partit faire une petite promenade digestive, enivrée de cette abondance.Je retins André qui lorgnait les profiteroles et le nougat glacé de la table à côté, payai et partis en me posant l'habituelle question: comment vous parler d’un petit restaurant sympa, abordable, très créatif sans que vous vous y ruiez et me le gâtiez?Bon appétit, quand même, vé! LE LAVANDOU 536, boulevard Marie-Victorin Boucherville » (450) 449-3440 En été, ouvert midi et soir tous les jours, sauf le samedi à midi.En hiver, fermé le dimanche et le lundi.Comptez une trentaine de dollars par personne avant boissons, taxes et service.Apportez vos boules et n’oubliez pas: on pointe toujours avant de tirer.VINS Vices et vertus de l’alcool Selon les scientifiques Yves Renouil et Paul de Traversai l’alcool ne serait que «le dérivé résultant de la substitution d’un radical hydroxyle à un atome d’hydrogène dans un hydrate de carbone», alors que pour le poète Charles-Henri-de-la-prose-habile, ce fameux «dérivé» n’est ni plus ni moins qu’une substitution plus radicale des tendances hydrophobes, qui hydrate trop souvent les neurones des abstèmes chroniques.Quoi qu’il en soit, et tout en remerciant ces messieurs pour leur précieuse collaboration, il faut dire bien haut qu’il amène beaucoup d’eau au moulin de notre économie, ce précieux «dérivé»: 407 millions en dividendes seulement pour le dernier exercice financier de la SAQ, soit 33 jolis millions de plqs que pour le précédent exercice.A l’ère du virtuel, rien ne semble encore vouloir remplacer l’argent liquide! , Mais cette soif du ministre d’Etat à l’Économie et aux Finances ne favorise-t-elle pas justement, parmi cette nouvelle génération de consommateurs susceptibles de s’intéresser au nectar de Bacchus mais intimidés par les hausses successives et répétées de prix, un repli, voire une dérive vers ces ignobles boissons à base de sucres et d’essences artificielles de fruits qui pullulent actuellement sur le marché, dont la force alcoométrique élevée est inversement proportionnelle au prix demandé?Il y a là, en tout cas, matière à réflexion pour un organisme comme Éduc’Alcool, chargé entre autres de rendre l’alcool sinon socialement acceptable, du moins culturellement gratifiant.«Ne boire que pour l'effet, c’est comme baiser sans amour», disait le poète Charles-Henri-de-la-prose-ha-bile, qui n’en rate pas une.A trop faire cul-sec, l’on se retrouve rapidement dans un cul-de-sac, seul.et sans doute sans amour.Revenons à l’alcool éthylique ou, si vous voulez, à l’éthanol, composant essentiel des vins et des spiritueux.Les meilleurs vins sont-ils nécessairement ceux pourvus d’un titre alcoométrique élevé?Question d’équilibre encore une fois.Un vin corsé dont l’al- J e a n Aubry cool est perceptible, au nez comme en bouche, deviendra rapidement chauffant sur la finale tout en alourdissant l’ensemble, surtout s’il manque d’acidité.On dit de lui qu’il est alcooleux.A l’inverse, le faible taux d’alcool d’un vin léger pourra faire paraître le vin maigrelet s’il ne possède pas un minimum de matière pour soutenir le tout.Un vin équilibré permettra à l’alcool, véritable véhicule aux arômes et aux saveurs, d’apporter une touche de vinosité, de rondeur, ainsi qu’un imperceptible goût sucré.C’est qu’il devient fort téméraire, hardi et libertin, le * * joyeux drille culminant tout en haut de sa joyeuse alcoolémie avant l’inévitable plongée vers le plancher des vaches.Le truc?Connaître ce moment exact où le plaisir du vin cède le pas au désir de la bête qui sommeille en vous, pour boire à ce moment-là un bon verre d’eau fraîche.Vous aurez encore le souvenir tenace de ce que vous avez bu et laisserez la nostalgie de la bête que vous auriez pu être subtilement vous gagner.Sans bavures.Sans maux de tête.?Boire léger en saison estivale, c’est bien évidemment privilégier les légers, fringants et éclatants vins allemands, les sauvignons ou gamays de Loire, les Picpoul de Pinet (celui des producteurs de Pinet dans le millésime 1998 à 11,95 $ — 266064* est en tout point excellent) ou encore les muscadets sur lie, pour leur léger perlant ou pour cette façon qu’ils ont de vous inviter à saliver, même après avoir avalé des filets d’anchois catalans.Le Muscadet la Sablette 1997 de Marcel Martin (11,60 $ — 134445) en est un bon exemple.Un vin léger, transparent, avec ce qu’il faut de mordant et de fruit pour se réhydrater après une séance de hamac.Plus voluptueux celui-là, et particulièrement saisissant, tant par la luminosité de sa robe et surtout par ses arômes qu’il a complexes, que par ses saveurs qu’il affiche avec style et finesse, l’Allégresse du Château Bellevue In Forêt 1998, Côtes du Frontonnais (21,05 $ — 869453) séduit immédiatement par ses nuances de fraise des champs, de rose et de poivre.Un rosé magnifique, long en bouche, gracieux, spirituel.Le merlot?D passe toujours comme une lettre à la poste avec ses tanins ronds, fruités, et son style immédiatement accessible.Surtout rafraîchi à 14°C.Comme ce Calvet de Calvet Merlot 1998 du Pays d’Oc (11,45 $ — 397778) aux saveurs linéaires et bien fraîches de petits fruits noirs, relevées d’une pointe d’amertume sur la finale, ou encore ce Merlot 1997 du Trentin italien de la casa Mezza Corona (12,50 $ — 465674) aux fringantes notes de poivron, de cassis et de réglisse s’offrant avec beaucoup d’expression, de mordant et de franchise sur des tanins juteux et diablement convaincants.Ail, anchois, tomates et piments forts servis en sauce sur les pâtes, et voilà votre merlot sur les rails.Je vous laisse sur un champagne, un grand.11 s’agit de la Cuvée William Deutz 1990 (152 $ — 530071), dont le prix fait peut-être frémir mais pas autant que l’impact que susciteront ses bulles très fines déposées comme une rosée sur l’ensemble de votre cortex cervical.Le style Deutz?D’abord de la fraîcheur, ensuite de la vinosité, enfin une étonnante complexité qui prend le relais en fin de bouche.Pas CHÂTEAU BELLEVUE LA FORÊT /4 1998 % ' \ î ' A- mm .^ m, ' ,tY’€ï'jti: U F- 4 O )- étonnant, avec cet assemblage de char-donnay (55 %), de pinot noir (35 %), le reste en pinot meunier laissé sur lies plus de sept ans.Parfums complexes et profonds de cannelle, de pomme, de beurre frais et d’une très légère oxydation, qui ajoutent au charme et saveurs peu dosées (lire sucrées), riches, veloutées, briochées, longues et stylées.L’aristocratie du champagne.Oubliez l’an 2000, partagez-le maintenant.La semaine prochaine: les grands vins d’Italie du Courrier vinicole.Caveau Movenpick Bon, je sais, c’est la deuxième fois que j’en cause mais voilà, les choses bougent vite coin Cathcart et Université, au Caveau Movenpick niché sous la Place Ville-Marie.Ce ne sont plus 30 vins au verre que l’on y sert mais quelque 230 vins qu’Alain Lali-berté et son équipe se feront un plaisir de déboucher pour vous, offrant des prix très concurrentiels pour 100 ml comme pour 750 ml.Vous avez raté la dernière dégustation thématique sur les sublimes vins d’Alsace de Sylvie Spielmann?Les pinots noirs, sont à l’honneur le mercredi 28 juin prochain.Renseignements: Alain Lali-berté, ^ (514) 861-8181.Vin-plaisir Clos sur la Roche, Pouilly-Fuissé 1997, Domaine Saumaize-Michelin (31,75 $ — 867010): comme à puligny ou à chablis, le chardonnay de pouilly livre souvent avec une rare acuité cette espèce d’éclat, d’intensité, de brillance, de race et de vibrato «minéral» typiques de ces terroirs à dominante calcaire.Seulement, il devient plus exotique, plus enveloppé dans le Mâconnais, avec une pointe d’embonpoint qui ajoute un peu plus à ce charme déjà particulièrement ravageur merci.Ce lieu-dit La Roche ne fait pas exception avec sa belle robe jaune vif aux reflets verts, ses arômes exquis de fruits jaunes bien mûrs soulignés d’un boisé sophistiqué et ses saveurs élégantes, persuasives, vives et concentrées qui demeurent fines et précises sur la longue finale minérale.Une volaille à la crème ou le poisson au beurre blanc devrait l’ame- | ner à s’exprimer davantage.?* Code SAQ utile pour mieux repérer le produit, n 514-873-2020, 1 800 I 292-2545 ou wwMsaq.com L E I) E V DIR.I- E V E N D R E D I 2 5 .1 U ! N I ï) !) !l B :’» LE devoir TOURISME LZEÜH AIRLINES Pour la période eotivale •10 % d'escompte our le prix régulier en claooe affaire.ANST Cl AU CANADA Pour plus d’information (51-Q 8-1-1—1200 ou 1-800-561-51' 1 r 0 NORMAND CAZELAIS Imaginez juste un peu ce que le ministère des Transports du Québec aurait pu faire avec le chemin Royal, sur la côte de Beaupré, s’il y avajt appliqué sa logique de la côte des Eboulements en Charlevoix.Toutes ces maisons perchées au bord de la route étroite, quel danger! Et ces courbes.Heureusement — mais doit-on vraiment s’en réjouir?—, il a préféré, voici quelques décennies, jeter son dévolu sur l’étroite plaine littorale pour y tracer, droit comme un champ de courses, le boulevard Sainte-Anne, qui figure maintenant très haut au palmarès de notre patrimoine des horreurs.Et tout cela au bord du Saint-Laurent.Ce fleuve, nous le redécouvrons peu à peu.Il faut dire que les autoroutes nous en ont éloignés.11 faut être aux aguets, sur la 40, pour en saisir, quasiment au vol, de trop brèves • visions.Nous vivons pressés, nous voyageons pressés.Au quotidien, nous plaignons-nous, la vie ne nous laisse pas le temps de souffler; mais quand nous partons, c’est pour nous rendre le plus vite possible à destination, sur des rubans d’asphalte à quatre voies séparées par des terre-plein où l’on coupe soigneusement les fleurs et les hautes herbes; ce sont les panonceaux routiers qui nous tiennent lieu de paysages.S’habitue-t-on à la beauté comme à la laideur, comme au malheur?Tous les voyageurs d’ailleurs qui ont vu ses rives et ses flots ne tarissent pas d’éloges sur la beauté du Saint-Laurent.U «absolue beauté», ont écrit certains.J’ai dû faire une centaine de fois, en toutes saisons, l’aller-retour Québec-Trois-Rivières en empruntant le chemin du Roy dans un sens et la 132 dans l'autre, sur la côte de Lot-binière.Je n’en suis pas encore rassasié et j’ai toujours le goût de recommencer.Je ne cesse d’y avoir des surprises, de découvrir un point de vue, une maison, un champ, des gens qui vaquent à leurs occupations ou qui regardent passer le temps.Plus je sillonne les rives du fleuve, plus j’aborde ses îles, plus je navigue .sur ses eaux, plus je constate que je , n’en connais que peu de choses.J’envie ce talent et cette patience, ce regard aussi, des peintres qui dressent leur chevalet, tendent leur toile, appli-.quent leurs couleurs.Quand je fréquente le Saint-Laurent, j’ai l’impression d’aller vers mes racines et mon identité, de visiter un ancêtre, mais un ancêtre qui n’a pas d’âge.Il n’est pas plus vieux aujourd’hui qu’il y a 400 ans.Je me prends parfois à me demander ce qu’ont ressenti les marins de Cartier.Et ce que vivait intérieurement Champlain, l’administrateur et le géographe, qui en a exploré et cartography les détails.Et quelle était, pensez-vous, cette relation teintée de défi et de connivence qu’ont développée avec lui pendant si longtemps les capitaines de goélettes qui cabotaient sur ses eaux difficiles?La Côte-du-Sud, Montmagny et ses îles, l’île d’Orléans, si unique, Charlevoix, si singulier, l’embouchure du Saguenay et les baleines qui jouent aux touristes: les perles s’enfilent.Nous sommes riches, elles sont à nous.Les îles de Sorel Relisez Le Survenant.Retrouvez le plaisir de lire les pages d’une auteure qui savait écrire.Attardez-vous sur ¦ ces passages où le père Didace décrit ; au «grand dieu des routes» ses chasses dans l’archipel.Ouvrez les yeux sur ce «pays entre terre et eau», ainsi que le décrit l’exposition temporaire du - Centre d’interprétation du patrimoine * de Sorel (» 450-780-5740).Et n’ayez crainte de recourir aux services de Randonnée nature des îles de Sorel 450-780-5740) ou d’Excursion dans les marais (« 450-742-3113).À Québec ¦ La plage Jacques-Cartier: mon amie Christine m’en parlait régulièrement: «Tu devrais voir la plage Jacques-Cartier.C’est si beau!» J’y suis allé: elle a raison.Au pied de l’abrupt, le Saint-Laurent n’a jamais été si familier et les ponts de Québec si impres-' : ; •' sionnants.Les familles s’y rendent, le panier de pique-nique sous le bras.' Deux entrées (avec des aires de stationnement): l’une à Cap-Rouge, ¦ l’autre à Sainte-Foy, qui descend la ' pente raide.La portion de cette der-nière municipalité, ombragée et par-' semée de sentiers, est plus agréable à • fréquenter.Entrée libre.¦ Le parc du Bois-de-Coulonges (à ' Sillery; « 1 800 442-0773): ce parc pu-¦ blic, aménagé au lieu de résidence des lieutenants-gouverneurs du Québec de 1870 à 1966, couvre 24 hectares.La partie boisée se termine sur un jardin à la française qui s’incline doucement vers le fleuve en dominant la marina et le boulevard Champlain en contrebas.La vasque où jaillit une fontaine n’en est pas l’ime des moindres beautés.Peu de touristes, mais plusieurs résidants des alentours y font de tranquilles promenades.Ouvert tous les " jours, entrée libre.LE SAINT-LAURENT En suivant le fleuve T>| '-ïT ¦>'- - Le fleuve, à la hauteur de Boucherville, ¦ La «traverse»: au risque de me répéter, j’écris encore: l’un des points les plus saisissants sur le fleuve enserré par les hauteurs du cap Diamant et de la pointe de Lévis se trouve à bord des traversiers qui font la navette (en dix minutes) entre les deux rives.Hitchcock n’en aurait pas renié les vues en contre-plongée.Musée maritime On le connaissait comme le Musée maritime Bernier, du nom de ce capitaine qui sillonna l’Atlantique et l’Arctique à voile et à vapeur.Il est devenu le Musée maritime du Québec (» 418-247-5001) mais a toujours pignon sur rue à L’Islet-sur-Mer.Cet été, une exposition s’intéresse tout particulièrement aux paquebots de la très britannique Cunard Steamship Line et aux croisières de luxe.Et Djeu sait que le Saint-Laurent en a vu! A compléter à Tadoussac, sur l’autre rive, par une visite prolongée au parc marin du Sa-guenay-Saint-Laurent (» 1 800 463-6769, 418-235-4686, télécopieur).Explorez cette flore et cette faune issues de l’union des eaux du fjord et du fleuve qui est déjà une mer.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Kamouraska Arthur Buies aimait beaucoup, mais vraiment beaucoup, sa côte.Il en a laissé des descriptions savoureuses.Les grandes stations de villégiature d’antan ne sont plus que souvenirs mais plusieurs maisons centenaires demeurent.Appréciez plus longuement: ¦ à Saint-André, la Halte écologique des battures de Kamouraska (« 418-493-2604) pour la qualité de cet univers conçu pour être immergé par l’eau salée des marées.Centre d’interprétation, observation orni- Sur les traces des Princes et des Chevaliers Allemagne Circuit distinction de 14 jours Du 30 AOÛT AU 12 SEPT.99 P r n par ptrsoflit Base 1 personnes par chaabre Taxes comprises n ivviw U CHANTECLERC ta qualité a tous pn\ Prii par personae Base 1 personnes par cbaabre Taxes comprises Permis du Omliet les réductions 2'û résctvrMôt et c EXCLUSIVEMENT DISPONIBLE CHEZ VOTRE AGENT DE VOYAGES * ggggggBI CLAUDE PAVÈSE .Tançais résidant en Autriche puis plus de deux décennies.Accompagnateur puis guide diplômé de cet Etat, c’est avec la même conviction qu’il repart A chaque fois faire découvrir les beautés de T Allemagne F Incluant les réduction* 2‘;.révrvcHÔt et client* Môles Suède, Norvège CTRCW DISTINCTION DE 14 JOURS DU 3 1 AOÛT AU 1 3 SEPT.99 ggjgffiÜlESSI FABIENNE MOREAU Son but: faire qu’un voyage soit une vraie découverte, monumentale et humaine.ACTA ¦¦¦MH MmmiSiBsBSSmNmm.thologique, frais d’entrée.¦ à Saint-André encore, la Maison de la Prune (« 418-493-2616): verger-musée de pruniers de Damas, l’une des plus anciennes variétés de Québec.Une histoire agricole insoupçonnée.Magasin d’époque.Visites commentées, entrée gratuite.Rivière-du-Loup D’abord, utilisez les services de Duvetnor (» 418-867-1660) pour visiter les îles du Pot-à-l’Eau-de-Vie.Peut-être, s’il y a de la place, passerez-vous la nuit au gîte à l’île du Phare.Puis, procurez-vous pour 1 $, auprès de l’Office de tourisme (» 418862-1981), la brochure décrivant le circuit patrimonial de la ville, balisé de panonceaux d’interprétation.Cacouna Ce fut sans doute l’une des plus belles villégiatures de l’est de l’Amérique du Nord, vous savez, en ce temps où les vacanciers séjournaient des semaines entières pour profiter du «bon air» et fuir le climat trop étouffant des grandes villes.Bien sûr, ces gens étaient largement anglophones.L’architecture des riches résidences et l’aisance des jardins qui subsistent encore en témoignent.Et allez vous faire les jambes du côté de la rue du Quai.Les îles de Mingan C’est loin, évidemment.Dire que ça vaut le déplacement relève de La Palice.La nature est artiste: le vent, le sable, la mer, le sel, le gel et le dé- gel, les déjections d’oiseaux, les racines des plantes, pendant des milliers d’années, ont dessiné ces formes à la fois étranges et dénudées.Depuis 1984, l’archipel d’une quarantaine d’iles et d’îlots fait partie, de Longue-Pointe jusqu’à Aguanish.de la Réserve du parc national de L’Archipel-de-Mingan.De nombreuses entreprises y proposent des excursions depuis le littoral.Pour vous accompagner ¦ Itinéraire et découvertes culturelles , au Bas-Saint-Laurent, par Pascal-Andrée Rheault, Gilles Gaudreau et William Boissé (Centre d’édition des Basques, Trois-l’istoles): cette brique fourmille de détails, d’information et d’anecdotes, sans vraiment se décider cependant entre le style documentaire et le ton poétique.Nombreuses illustrations couleur.¦ Carqet pour flâner de Mitis à Ala-tane (Éditions du Flâneur): un circuit des tout débuts de la Gaspésie, axé sur des coups de cœur dés auteurs, Fernand Cousineau et Artlui-re, qui signe de belles aquarelles.Aucune adresse n’est fournie, niais les secrets ainsi dévoilés sont faciles à retrouver.¦ Le Saint-Laurent, un fleuve à découvrir (Éditions de l’Homme): Marie-Claude Ouellet est biologiste de formation, cela transparaît dans le regard porté sur la «grande rivière qui marche».Photos, cartes et croquis en abondance compensent pour des textes qui pèchent trop souvent pat-excès de concision.B { i\ jJ %j£\ v> /*§mâ a g i Ve umts beraeZ'blus t/ans /a^/ott/e! L’HÔTEL-RESTAURANT L’EAU À LA BOUCHE Pour votre réunion d’affaires sous le signe du confort, de la gastronomie et d’un service personnalisé.Couronné Table d’Or du Québec 1998 Ste-Adèle (450) 229-2991 VISITEZ L’EUROPE ET PARTEZ GAGNANTS AVEC LA VOITURE FRANÇAISE #1, UN PLAISIR À VOTRE PORTÉE 106 Avec le plan Achat-Rachat Peugeot-Europ Auto Vacances Vous etes sûr de ne pas vous tromper j 406 ourer Car la personne la plus importante à nos yeux.C'est vousl De nombreux modèles à votre disposition, contactez votre agence de voyages Visitez notre site web http://www.europauto.qc.ca FRANCE 559$ T} ft Réservez-tôt et économisez a la earte’ jusqu'à 200 S par couple iwnir,/,.Pour certains départs ENTRE LE 19 JUIN ET LE 22 IllIN ENTRE LE 23 IllIN ET l.E 12 AOUT ENTRE LE 13 AOÛT IT LE 30 SEPTEMBRE à partir de 499 s 559 s 679 s jusqu .1 899 $ 899 $ 949 $ LA FRANCE Pour certains vols directs entre le 27 juin et le 15 juillet A partir de lusqu.i MARSEILLE, LYON 619 $ ws ET L’EUROPE BRUXELLES AMSTERDAM 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par l’entremise de son service de télé-rencontre.• les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.Un nouveau SH, Rcncân très INTERNET: www.compagnie.com/ledevoir service de bottes vocales.Rencontres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l’annonce • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront |x>rtés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d’accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d’accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Rencontres Femme cherche homme Jolie professionnelle Kn poste à Chicoutimi, début 40aine.5’2", rousse aux yx verts, souhaite reproduire les jeux de l’amour et du hasard, cherche compagnon ayant sens de l’humour.3706 •J* Intérieur sensible, expressive Jolie professionnelle, 44 ans, cherche H de coeur, 40-50 ans, professionnel, cultivé, réfléchi.aimant les arts, randonnées en nature, n* fumeur.3719 ?Région de Québec Début OOaine.chev auburn, active, sociable, cultivée, autonome, cherche beau gentilhomme.doux, intègre, aimant les voyages, marche, restos.pour douce relation dans belle complicité.3718 4* Prof de philo à Québec Aime l’harmonie de la nature, solitude cherche H 40-50 ans, intellectuel, réfléchi, raffiné.ermite, hédoniste, responsable, fantaisiste, sérieux, pour partager plaisirs et idées.3601 4» Fnseignunte, amoureuse de la vie Mi-intello mi-sportive, jolie, n-fumeuse, cherche H 45 ans pour partager des activités sportives, sorties et jouir de l’été.3702 4* Ame A la tendresse lYofessionnelle.52 ans.agréable, douce et raffinée.rêve d’un tendre complice possédant liberté, autonomie, n-funi, en forme, mature et fou.pour ronronner, rire et apprécier la vie.3703 4* l niversi taire* de 55 «ns Cherche H de coeur, n-fum.universitaire ou professionnel, amoureux de la nature et des vraies valeurs.3689 4* Et vu fuit boom Baby boomer, universitaire, rieuse, sociable, belle app.montréalaise amante de la nature, femme sage pouvant Caire des folies, cherche H raffiné, ayant de l’humour et du style.3711 4* Enseignante tie 39 ans Jolie, simple, aime le plein «air.canot, marche, vélo, voyages, marchés publics.Montréal, nouveautés, cherche compagnon jeune, style décontracté, |x>ur relation engagée de complicité.3687 4* Pour complicité et pussion Professionnelle, 40aine.blonde, yx bleus.115 Ib.n-fum, aime la marche, vélo, piano, natation.campagne, cherche H 5060 ans.professionnel.respectueux, intègre, pour relation de qualité.3695 4* Pour badiner, flâner, partager Femme de lettre, 51 ans, attrayante, attachante, trilingue, cosmopolite, perspicace, espiègle, milieu anglophone, cherche H libre, sérieux, cultivé, sélectif, à l’aise en anglais.3698 4* Région de Québec Début 50aine, 5*3”, mince, professionnelle de la santé, cherche H libre, n-fum.45-50 ans.grand, poids prop.beau, cultivé, stable émoti-vement avec projets d’épanouissement à (villager.3090 4* Cultivée, jolie et mince Femme de 49 ans.5*2", 110 Ib.aime la nature, lire.arts, voyages, pêche, ski de fond, cherche H calme, sensible, affectueux, passionné pour établir une relation durable.3674 4» Très romantique et libre Femme 47 ans.autonome, cherche H 45-55 ans.simple, intègre*, romantique, n’a (vis peur de prendre* des décisions, aimant saisir et jouir des moments de la vie.3680 4* Belle rousse, douce et taquine Fin 40aine.yx verts, grande, mince, simple, n-fum.aime la vie culturelle, cherche H 45-55 ans.n-fum.bon.vivant, beau, de la région de Québec ou d’ailleurs.3683 4» Affectueuse Iseut, vivant â Ottawa Petite Iseut, esthète, 48 ans, passionnée, cultivée, sensuelle, intello, artiste, sportive, petite fumeuse, recherche Tristan qui sera de sa Lit-titude, qui la fera voyager du nord au sud.qui jettera du feu en son coeur d’est en ouest.3681 4* Ni boss ni bête â manger du foin Jeune 50aine, 5*3", poids prop, n-fum.équilibrée.libre*, large éventail d'intérêts, cherche H 45-55 ans.complice, autonome, libre*, à l’aise avec ses démons, pour partager coups de coeur.3684 4* Femme H.C.H.O.MMOaine.poids santé, joviale, romantique, aime les sports, cherche H 35-15 ans.n-fum.libre, avec ou sans enfants pour amitié ou plus.3659 4* Femme active Dans Li 50aine, petite, aime la nature, voyages, camping, vélo.Nie culturelle, cherche ami pour (Villager activités variées.3666 4* Bonne eoni(Mignie Professionnelle de 43 ans.5*3".110 Ib.affectueuse, mature*, responsable, aime le théâtre*, ciné, expositions, concerts, lecture, nature, voyages.3669 4* Invitation au voyage Louve d’origine italienne, jeune 50aine, grande, mince, brune, yx verts, professionnelle, cherche grand loup, au moins 6’.4060 ans, intense, intelligent, ambitieux.3648 4- Célibubiire sans enfants Fin 20aine.de belle app, n-fum, active, mi-intello mi-sportive, cherche célibataire n-fum.26-33 ans.diplômé collégial ou universitaire, avec emploi stable, mature, dynamique, attentionné.3649 Jolie professionnelle 40 «uis.célibataire suis enfants, 57".mince, honnête, sensible, cultivée et enjouée, cherche H de coeur, plus de 5T0", |x>ur partager belle relation vraie.3650 Jolie professionnelle 50aine, sportive, équilibrée, sens de l’humour, cherche homme 55 ans et plus, sportif, intelligent, agréable, pour ainour/déli-ce.3643 4* Partager les plaisirs de la vie 46 ans, 57".chev bruns, yx gris vert, professeur de philo, cherche H 50alne.libre, grand, costaud, intègre, n-fum.curieux et cultivé, pour activités telles que le vélo, musique, ciné.3479 Femme dans Li jeune 50aine Après avoir atteint une belle maturité, a maintenant envie de rire, de s’amuser et de faire* mille et une folies.3637 Amoureuse de la vie et du tango Humaniste de 53 ans.cherche H libre, beau dans son coeur, bien dans son corps, n-fum.appréciant l'humour, réflexion profonde, communication affective, voyages, culture, randonnées, sensualité.3602 Partager le bleu d’histoires Professionnelle de la rive-sud.ouverte de coeur et d’esprit, préfère douces soirées, tendres matins, cherche 11 47 ans et plus, n-fum.pour rire*, parler, cuisiner, explorer ville et campagne.3613 Homme cherche femme Knignu* A résoudre Mi-20aine.amant des voyages exploratoires, cherche F mûre, ouverte à l'aventure* de Li vie pour arpenter les territoires de l'âme.3717 4* Belle allure*, bonnes valeurs Mi-50aine, 5'5", 160 lb.professionnel, n-fumeur, en forme, sensible, honnête, sincère*, cherche F 5’l"-5’5".poids prop, douce, honnête.féminine, ouverte à spiritualité, autonome.sans enfants.3600 4* Retraité de l’enseignement Marcel, universitaire, aime le vélo, ski de fond.ciné, activités culturelles, cherche jolie comixigne 50aiin*.autonome, sensuelle, pour goûter plaisirs de vie.3692 Homme tni-BOaine Rive-Nord (înuul.poids prop, de belle app, aime k* plein air.musique, ciné, cherche F poids prop, simple, honnête.3535 Spectacles, Ixiladcs, complicité l’ierre*.42 ans.5*5".160 Ib.apparence convenable.aime les chats, golf, curling, cherche compagne 37-47 ans.agréable, intelligente, curieuse, simple, pour passer de bons moments, discuter.3697 Jouir des belles journées d'été Homme dynamique en super forme, aime pratiquer S|>orts de plein air.cherche F 25-35 ans, mince, n-fum.sans enfants, joyeuse, sportive, pour s'amuser, sourire, s’enthousiasmer.rigoler.3700 4* Nationaliste de préférence Homme cherche F 40-44 ans.poids santé, sérieuse, naturelle, prête à reconstruire, sérieux, humour et intellect acceptés.3676 ?Cultivé, ronuintiquc et sensible lYofessionnel.dans la 40aine, sans enfants, 5’11".aime les voyages, sorties, activités culturelles.cherche F 45 ans et moins, grande, mince, professionnelle, n-fum.sans enfants.3677 4» D’origine européenne et s(x>rtif Divorcé.54 ans, 570", poids prop, aime la musique, tennis, vélo, voyages, cherche F 45 50 ans.éduquée, mince, souriante, jolie, intéressée par une relation rérieuse.3686 Homme de coeur Authentique et simple.45 ans, de taille moyenne, poids prop, cherche F de profession.vraie, authentique, active, rieuse, résolument tournée vers l’avenir.3657 4* Sincère, sensible, dynamique Homme de 5’8”.160 lb.honnête, sociable, cherche F 55 ans et plus, mince, de belle app.élégante, féminine, distinguée, retraitée, bonnes valeurs, pour partager les plaisirs de vivre*.3673 4* Bel homme marié 45 ans, grand, mince, cherche relation stable et sécuritaire* avec femme libre* pendant les jours de semaine.3645 4* Bel homme 35 ans.67".185 lb.original de nature, cherche intellectuelle, 25-35 ans.poids prop, pour critiquer le genre» humain.3647 4» Sensible et intellectuel Conversation intelligente, beau.6’, 58 ans.cherche amour, complicité et engagement avec compagne vive d’esprit, en quête d'un destin analogue, mince et jolie, en paix avec le passé.3653 4» h n ation A long tenue Style professionnel.1959.façade agréable, aménagement éclectique, mansarde pleine d’idées, cherche professionnelle, 33-35 ans.beau mélange beauté-intelligence, mi-intello mi-S|x>rtive.3651 4* Très actif et vif d’esprit lYofessionnel.43 ans.571".mince, yx bleus.belle app.cultivé, calme, aime k* ciné, restos, voyages, cherche belle femme (Luis la 3Üaine, mince, universitaire*, intelligente, réfléchie.3625 Amour, spiritualité, culture* Bel homme de 45 ans.6*.allure jeune, n-fum.végétarien, aime Li psycho, Li philo, Li meditation.les arts, cherche femme 30-40 ans, mince, belle, enjouée, sans enfants.|x»ur vie merveilleuse.3631 4* Avocat et gentleman-farmer 45 ans.5’8", 180 lb.chev bruns, n-fum.sans enfants, aime nature et animaux, cherche compagne de vie, sérieuse et de belle app, désirant relation stable et peut-être fonder famille.3638 4» Cultivé, sensible, pas trop sorteux Père* de deux jeunes enfants.55 ans.Im73.70 kilos, chev châtains, barbe courte, aime le plein air.science-fiction, cherche F intelligente et en forme, assez extravertie.3234 ?D’allure* hispanique Fin 3Qaine, petite stature*, chev et yx bruns, bonne éducation, cherche F 20aine ou 30oine, féminine, élégante, charmante, coquette et coquine, confiante, aimant les voyages, érotisme.enfants.3351 4* Pus txinul Homme débordant d’énergie, attitude positive, curiosité intellectuelle, cherche F dynamique.moins de 35 ans.mince, n-fum et sans enfants, aimant le vélo, marche en nxintagnc.3618 4* D'origine française lYofessionnel, 46 ans.6*2", pas macho, pas vraiment beau, parfois rigolo, éducation, culture.ne perd pas espoir de fonder famille avec jeune F européenne, jolie, autonome, bien dans sa peau, sens des valeurs.3585 4* Nourriture* céleste 26 ans.57".autonome, aimerait partager nourriture* céleste avec belle au grand coeur, rires, plaisirs et complicité seront n l’honneur.3573 4» Homme cherche homme Complicité et communication 41 ans, cherche H 3045 ans, bien proportionné.en forme et en santé, passionné |>ar la vie.bien avec luHiiéme, sensible, ouvert, capable de grands sentiments et d’élans du coeur.340» Femme cherche femme Lecture, animaux et nature Femme début 40aine.5'6", aime la lecture, animaux, nature, cherche F 5’4" et plus, avec de belles rondeurs, affectueuse, spirituelle, intelligente, sans prétention.3652 Par tenu ire de sortie, culture et voyage.Camping aux lies Femme de 53 ans, jeune de coeur, cherche une personne H ou F sociable et réservée, souhaitant faire* un voyage camping aux lies-de-la-Madeleine cet été.de préférence au début août.3710 4» A1C LE DEVOIR.LE VE N D R EDI 2 5 .1 11 I N 19 9 9 B (i -?LE DEVOIR ?- CULTURE Catastrophe culturelle appréhendée De plus en plus de langues sont menacées de disparition .JPL vmBSti ¦ H!#1 wmi M8M.1 ï?'fw y -' nr,^m ¦ .otvssstlu ‘ u.'-SsiKSS: > ARCHIVES LE DEVOIR Le phénomène de la disparition de langues autochtones est particulièrement visible au Pérou.DAVID KOOP ASSOCIATED PRESS Pampa Hermosa, Pérou — La diversité des langues est menacée dans le monde et, avec elle, tout un ensemble de cultures autochtones.Le phénomène est particulièrement sensible dans la jungle amazonienne au Pérou, véritable tour de Babel en déclin.Au moins la moitié des 6000 langues répertoriées dans le monde devrait disparaître au XXI' siècle, selon les experts.«Il y en a des centaines qui ne sont plus parlées que par quelques locuteurs âgés et sont pour la plupart condamnées», estime Doug Whalen, linguiste à l’université de Yale, qui parle de «catastrophe culturelle».Seulement 5 % des langues dans le monde sont considérées comme étant «en sécurité».Ce sont celles parlées par au moins un million de personnes et recevant un soutien des autorités.Les linguistes mettent en garde contre une disparition de la diversité culturelle et intellectuelle, comparable à celle observée dans la faune et la flore.La mort d’une langue est aussi celle d’une culture, souligne Michael Krauss, de l’université de l’Alaska.La race humaine s’est développée dans la diversité de langues véhiculant chacune des formes de pensée uniques.Ce foisonnement est aujourd’hui sérieusement menacé par la mondialisation qui a pour effet de développer les échanges culturels et d’accélérer le processus d’élimination des idiomes minoritaires par les langues dominantes.Les grands coupables sont les moyens de communi-ication modernes, les migrations et l’accroissement démographique.L’exemple du Pérou Le phénomène est particulièrement visible dans la forêt amazonienne du Pérou.Les premiers missionnaires espagnols avaient dénombré plus de 500 langues dans cette zone d’environ 800 000 km'.En fait, on estime maintenant qu’il y en avait de 100 à 150 mais qu’elles se déclinaient dans une grande variété de dialectes.Certaines de ces langues parlées par des communautés isolées continuent à être découvertes régulièrement.Et à peine le sont-elles qu’elles deviennent aussitôt menacées.Aujourd’hui, il n’en reste plus que 57, dont 25 en voie de disparition.«Le processus d’extinction commence lorsque les enfants cessent d’apprendre la langue, souvent à cause du sentiment de honte de parler une langue "primitive”, explique la linguiste américaine Ruth Wise.Une des clés pour préserver ces langues est donc d’apprendre aux gens à les estimer» Les Indiens taushiro, qui vivent sur les rives de la rivière Aucuyacu, dans le département amazonien d’Ucayali (est du pays), constituent un cas d’école.Le taushiro, l’une des rares langues à être dépourvues de consonnes labiales comme le p, le b ou le m, n’est plus parlé que par une dizaine de personnes âgées.«Il ne survivra probablement pas à cette génération.La perte semble être anecdotique, mais pour les linguistes, c’est un crime», estime Mme Wise.À Pampa Hermosa, à 750 kilomètres au nord-est de Lima, les derniers Indiens chamicuro vivent dans la jungle sans route, sans électricité ni téléphone.Ils ne sont plus que 125 contre 4000 à l'époque de la conquête espagnole.L’espagnol est aujourd’hui la langue de la communauté, dont la culture ne cesse de décliner au profit du modèle dominant hispanique.Natalia Sangama, vieille femme aux cheveux gris, est la dernière à parler couramment la langue autochtone.«Je rêve en chamicuro mais je ne peux raconter mes rêves à personne», dit-elle en confiant sa solitude.«On ne peut exprimer certaines choses en espagnol.» Beauport accueille le Festival folklorique des enfants NATHALY DUFOUR it «w Sous le thème «La paix de demain commence par l’amitié d’aujour-dhui», le Festival folklorique des entants du monde tiendra, d'ici au 4 juillet, sa 12' édition.Plus de 500 enfants provenant de 14 pays viendront présenter les musiques et les danses qui les caractérisent.Les responsables de ce festival — qui se veut d’abord un lieu d’échange et de fête — constatent à chaque année que «la barrière de la langue et de la culture n’entrave en rien la communication».Il faut en effet voir la foule s’enthousiasmer devant les costumes colorés, les sourires et les pas des participants.Les enfants sont hébergés dans des familles de la région de Québec, ce qui donne à l’événement un caractère indéniablement chaleureux et convivial.Pas étonnant que les demandes de participation affluent de tous les coins de la planète! Le parc de la Chute-Montmorency devient pour l’occasion le site officiel du festival.On y retrouve la Grande Scène, le Chapiteau du café des Nations, qui accueillera cocktails musicaux, conférences-voyages et rencontres de fins de soirée, et le Grand Marché, où les troupes locales et internationales exposeront et vendront leur artisanat.Quelques formations donneront également des prestations à la maison Bellan-ger-Girardin, bâtiment le plus ancien de l’arrondissement historique de Beauport.Les galas d’ouverture et de clôture se tiendront quant à eux à Centre sportif Marcel-Bédard.Notez qu’un macaron donnant accès à tous les spectacles et activités est disponible au coût de 4 $.Voici donc un survol des troupes invitées cette année: Les Ballets Super Tam-Tam (Sénégal), Yewon School Dance (Corée du Sud), Balada (Roumanie), Hora Efrochim et Hura Kiriat Malachi (Israël), Bursa Ana Dolu High School et Fomged (Turquie), Rang Puhar (Inde), College Teresa Martin (Mexique), Poligrodzianie (Pologne), Ententin (Croatie), Xo-chil (Nicaragua), Les Poupées de Françe et Les Maïnatges (France), Les Etoiles de Boulbinet (Guipée), La Swing du Suète (Nouvelle-Ecosse).Le Québec est représenté par Les Bons Diables, Les Pieds Légers, Manigance et La Virée.Et swinge la bacaisse.•A LA TELEVISION* THÉÂTRE Quand le comique est tenu en laisse UN COUP SUR LE CIBOULOT Comédie de Ray Cooney et John Chapman.Adaptation et mise en scène: Claude Maher, assisté de Claire L’Heureux, pécon Luc-Robert Archambault Eclairages: Claude Benoit Costumes: Suzanne Bergeron.Arrangements des chansons et bande musicale: Claude «Mégo» Lemay.Chorégraphie: Suzanne Paradis et Claude Maher.Numéro de claquettes: Dominique Giraldeau.Avec Louisette Dussault Suzanne Bolduc, Gérard Paradis, Claude Michaud, Claude Prégent Janine Sutto, Chantal Blanchais et Harry Standjofski.Présenté au Théâtre Saint-Sauveur du 4 juin à la fin septembre 1999.SOLANGE LÉVESQUE Le Théâtre Saint-Sauveur propose, encore une fois cet été, une soirée de bonne tenue.Pourtant on reste un peu sur sa faim, avec l’impression que tous les efforts déployés ne donnent pas suffisamment de résultats: le comique ne fleurit pas comme il le pourrait Qu’est-ce donc qui ralentit le spectacle?Le jeu?Non; avec Janine Sutto, Louisette Dussault Claude Michaud et Chantal Blanchais dans les rôles principaux, on n’a rien à redire.Les costumes?Ils sont ravissants et seyants.Le décor?Aussi esthétique qu’approprié à l’action.La musique?Très bien.Restent le texte et la mise en scène.Dans le texte, plusieurs éléments susceptibles de provoquer une comédie de situation explosive sont présents: l’effervescence d’un mariage, un grand-père un peu gâteux (Gérard Paradis, que le public retrouve avec chaleur), une grand-mère qui ne s’en laisse pas imposer (le comique n’a plus de secrets pour Mme Sutto), un mari un peu lourdaud mais sympathique et un beau-père texan, folklorique et anglophone.Mais n’était des conséquences de ce coup sur le ciboulot que reçoit le père de la future mariée le matin même du mariage (quelqu’un ouvre la porte au moment où il s’apprête à sortir; il la reçoit donc sur le front), il ne se passerait pas grand-chose de très excitant dans la pièce.Un coup pas suffisamment spectaculaire, d’ailleurs, pour justifier la métamorphose de celui qui le reçoit.Car cet incident va tout changer puisqu’il précipite le père (Claude Michaud) dans un monde hallucinatoire où il voit apparaître Coco, une jolie chanteuse-danseuse des années folles qui se révèle d’emblée amoureuse de lui.Le problème, c’est qu’il est le seul à la voir, que les autres le croient cinglé et que la présence de cette Coco va provoquer toutes sortes de quiproquos.Chantal Blanchais a beau incarnèr une excellente Coco et Claude Mi-chaud y aller de ses charmantes pitreries, il n’en reste pas moins que les comédiens n’ont pas vraiment beaucoup de bonnes répliques à se mettre sous la dent et que la mise en scène réserve bien peu de gags nouveaux ou imprévisibles.Etant donné les talents de Chantal Blanchais en chant et en danse, on aurait pu accorder plus d’importance, par exemple, à son numéro de claquettes et peaufiner les scènes de groupe.Le programme mentionne que le metteur en scène Claude Maher a fait l’adaptation de cette œuvre britannique; il ne précise pas qui en a fait la traduction; tel quel, le texte contient des invraisemblances et on devine que plusieurs mots d’esprit ont dû se perdre dans le passage de l’anglais au français.Des slogans sportifs locaux tels «Bonsoir! Elle est partie!.» ne dérident pas la salle.D y a peut-être aussi une question de rythme; la soirée démarre lentement et il faut attendre un bon moment pour se sentir, c’est le cas de le dire, dans le coup.Encore une fois, ce sont les comédiens qui sauvent la mise.SOURCE théâtre saint-sauveur Harry Standjofski, Louisette Dussault, Claude Michaud et Chantal Blanchais dans Un coup sur le ciboulot.rrnrr idDæ ÜJCzDQ ®ID32) (D 00 9 IDQBSS S® 16h30 Aladdin I7H30 18h00 18h30 Sunset Beach (1600) Watatatow Lingo Ce soir O Cartes postales (18 30) CB La Grande Tournée (18:30) Le Grand Jeu / Charles Lafortune, Dylane Hétu Le TVA Scènes de rue / Marc Dupré 19h00 La Tête de l'emploi 19h30 20H00 20h30 21 hOO 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 Partis pour la gloire Chambres en ville Passeport Musique / Début Zone libre Cinéma au choix / L'AGENT FAIT LA FARCE 331/3: L'INSULTE FINALE ou VOYOUS OU HEROS Le Téléjournal/Le Point Le TVA Cinéma / LA DERNIERE SEANCE (3) avec Timothy Bottoms, Jeff Bridges Nouvelles du sport Terre 2 Cinéma / AUTANT EN EMPORTE LE VENT (3) avec V.Leigh (1/2) (2328) TVA Sports / Loteries (23:49) GBGES® (3®@6) Les Misérables Teletubbies SOS bout du monde Les Intrépides Spirou Pignon sur rue Les Francs-tireurs Le Royaume Cinéma/L'AUTOMNE SAUVAGE (4) avec Serge Dupire (2310) tDBJG© 03 (35) (49) Les Simpson Road Runner D) Le Grand Journal Le Grand Journal Pas de vacances pour les idoles Les Indices pensables Partis pour l'été Scènes de crime Métier Policier Alfred Hitchcock présente.Le Monde de Stephen King Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal Cinéma/LA PROMISE (4) avec Sting, Jennifer Beals RDI Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Au nom de l'amour/ Pigeons.Le Journal RDI Scully RDI Branché Le Canada aui ourd'hui Des chiffres- journal suisse Pyramide Voilà Paris Les Arts.Journal FR2 Thalassa Faut pas rêver La Télé des FrancoFolies.Journal belge Au delà des apparences PD .de fer (16:00) Bonanza Contact Animal Le Corps: transplantation Les Châteaux américains Biographies / Sigmund Freud Éros et Compagnie / Qui est Éros?Rivalités / Frankenstein, Dracula Bonanza PD Jeux.(16:00) La Vie en vrac Combat.chefs Les Copines.La Beauté.Qui êtes-vous?Sortie gaie Libre ce soir?La Vie en vrac / Geishas Trauma/ Jacksonville ‘-’KB M'as-tu vu?Combat des clips Interfax Cool 80 Platine Clip Le Décompte MusiquePlus Bouge Cool 80 MusiMax Collection (14 30) Motown Live Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / The Bee Gees 1 Les Grands Evénements / Bee Gees Roch Voisine Musicographie / The Bee Gees 1 m Les Intrépides Les Aventures de Sinbad Chair de poule Premières Fois Ciel d'Afrique Max Glick TTF Les Zinzins.Scoobidou .Dexter Yogi l'ours Rocko & Co.Les Graffitos Drôle de voyou Animania Splat! Les Simpson Rocko & Co.Yogi l'ours South Park Les Simpson Animania sapeurs-pompiers Superbike ASM Formule 1 Sports 30 Mag Baseball / Marlins - Expos Sports 30 Mag Sports 30 La Lutte WCW 4 Wildlife Tales Jonovision The Simpsons Newswatch Casebook of Sherlock Holmes Cinéma / THE THREE MUSKETEERS (5) avec C.O'Donnell The National / CBC News Newsday Baseball / Blue Jays - Devil Rays The National Update News Ira Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Hollywood Sq.Seinfeld Pulse Access H.Jeopardy Two of a Kind Comedy Now Kids Say.Candid Camera Basketball / Finale: Spurs - Knicks CTV News GBL m Young.(1600) Noddy One on One- Ready or Not Global News Arthur Country Mouse Kratts.News Ready or Not E.T.Sliders Brimstone Stuff Dottos Data Great Parks Studio 2 Hamish Macbeth 20/20 Friday Dialogue History Bites PSI Factor Studio 2 CD fl3j Rosie.(16:00) News Montel.(16:00) ABC World News Wheel of.Friends The Nanny The Simpsons M*A*S*H M'A'S’H Jeopardy E.T.Two of a Kind Frasier Boy Meets World Sabrina, the Teenage Witch Brother's Keeper 20/20 Friday News News/Access Nightline (23:35) ŒD f 8| GD (jOj g0 57 Imm Rosie.(16:00) Seinfeld Oprah (16 00) News Friends News CBS News E.T.Real TV News Hollywood Sq.Oprah ROSie.(16:00) Live at Five Wishbone Bill Nye Zoom Extra! CBS News Wheel of.Jeopardy NBC News Jeopardy Wheel of.Kids Say the Darndest Things Candid Camera Unsolved Mysteries Nash Bridges News Late Night (23:35) Dateline NBC Basketball / Finale: Spurs - Knicks News (23:35) Frasier Inside Edition World News Newshour Nightly Bus.Vt this Week Washington Wall Street.Bill Nye BBC News WithRow(i5 30) MuchMusic Countdown Fitness (16 00) World Series of Poker Off the Record Nightly Bus.Newshour Treasures.CombatZone Berkeley Square Brush Up Your Skakespeare Scully: World Mystery! / Touching Evil (1/5) MuchMusic Countdown Electric Circus Sportsdesk Baseball / Marlins - Expos Am.Muscle Beavis &.Off the Record Theatre / The Woman in White World News Charlie Rose The Wedge Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d’oeuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Hon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchoit LE ROYAUME Une reprise qui vaut bien des nouveautés: Télé-Québec rediffuse cette série en onze épisodes signée du Danois Lars Von Trier.Humour noir et macabre, style furieusement original, suspense et parodie dans un grand hôpital moderne envalti par les esprits.Télé-Québec, 20h LES CHÂTEAUX AMÉRICAINS Pour admirer quelques domaines des bayous en Louisiane.Canal D, 20h BIOGRAPHIES: FREUD On ne sait pas si l’émission est bien faite, mais il peut être intéressant d’en savoir plus sur Freud.Canal D, 2lit AUTANT EN EMPORTE LE VENT Dans la série «2000 ans de cinéma» amorcée en janvier, on présente ce soir ce qu’on pourrait qualifier de plus célèbre film américain.Première de deux parties, suite la semaine prochaine.Radio-Canada, 23U28 I.K i) K V (I I H .1.K V K N 1) H K 1) I ¦> 5 .1 U I X 1 !) !) il CULTURE Daniel Barenboim est écarté THÉÂTRE Le chef d’orchestre Simon Rattle est nommé à Berlin Seiji Ozawa quitte Boston R E N A II I) M A C H A R T LE MONDE C) est la meilleure nouvelle de cette fin de saison musicale: avant-hier, 23 juin, le chef d’orchestre britannique sir Simon Rattle, 44 ans, a été nommé à la tête de l’Orchestre philharmonique de Berlin à compter de 2002.Il succédera à Claudio Abba-do, lequel avait annoncé qu'il ne briguait pas un second mandat à la tête de cet orchestre prestigieux.Les trois quarts des musiciens de cette phalange, qui ont accès au vote à bulletin secret, l’ont choisi alors que la communauté musicale internationale s’attendait à la nomination de son concurrent direct, Daniel Barenboim, familier de l'orchestre, directeur musical de l’Orchestre symphonique de Chicago et du Staatsoper de Berlin.Tout en feignant de ne pas montrer trop ostensiblement sa volonté de succéder à Abbado, Barenboim ne cachait pas son envie de régner sur deux institutions berlinoises majeures.L’emprise de Daniel Barenboim sur la vie musicale, homme-orchestre aux talents multiples, son habileté de directeur artistique fies saisons, à Chicago, sont remarquables, ouvertes aux programmes et aux interprètes de la meilleure qualité) semblaient l’imposer de facto, malgré la haute estime dont jouit Rattle dans la communauté artistique internationale.Mais le bon sens, le bon goût et, osons le dire, le bon choix ont prévalu.Malgré son relatif jeune âge (56 ans) et ses dons impressionnants, Barenboim représente en fait une manière archaïque et déplacée de faire de la musique, héritée des chefs-stars de l'après-guerre: emplois du temps surchargés, voyages transatlantiques incessants, engagements en tant que pianiste, chambriste ou chef invité aiLX quatre coins de la planète.Barenboim, capable du pire (souvent) et du meilleur (plus rarement), n’est pas, tant s’en faut, Leonard Bernstein, dernier seigneur de cette race.Archaïque, Barenboim l’est aussi par son mépris affiché des acquis musicologiques et du recours aux instruments anciens.En déniant tout intérêt à ce mouvement esthétique, il s’est coupé d'une réalité indiscutable du monde musical de cette fin de siècle.Car l'Orchestre philharmonique de Berlin, aux effectifs rajeunis, est conscient de la nécessaire évolution de l’institution symphonique à l’aube de l'an 2000.Ce n’est pas Barenboim mais Philippe Herre-weghe qui fut invité pour une Passion selon saint Jean, de Bach, la saison passée, et qui le sera de nouveau, en 2000, pour YOratorio de Noël.Une éthique nouvelle En Simon Rattle, Berlin a trouvé le chef «moderne» par excellence, curieux, travailleur et patient, formidable dans Brahms, Mahler, Sibelius, mais aussi dans les répertoires classique (Mozart, Haydn) et baroque, ARCHIVES LE DEVOIR Le chef d’orchestre Simon Rattle cultivé auprès des instruments anciens de,l’Orchestre de l’âge des Lumières.À Salzbourg, dans quelques semaines, Ratüe concrétisera le rêve fou confié au Monde, il y a quelques années: diriger Les Boréades, l'ultime opéra de Rameau.Comment les Berlinois pouvaient-ils résister à celui que le monde entier s’arrache mais qui a su leur inculquer Rameau et les a d’emblée convaincus dans le «grand» répertoire?C’est au fond une éthique nouvelle que le Philharmonique de Berlin a voulu adopter en nommant ce chef dont ta patience à rebâtir de toutes pièces l’Orchestre de 1a Ville de Birmingham, depuis 1980, demeure un exemple dont devraient s’inspirer nombre de frequent flyers adeptes du Concorde entre deux répétitions et deux décalages horaires.Chaise musicale Le même jour, avant-hier, le Japonais Seiji Ozawa a annoncé son dé- part de l'Orchestre symphonique de Boston, non pour un autre orchestre, mais pour l’Opéra de Vienne, dont il prendra la direction en 2002.fi quittera l’orchestre au bon moment, alors que certains commentateurs se tassaient du quart de siècle passé là-bas, en dépit de l'exceptionnel talent de ce chef aventureux et attachant, au répertoire énorme et su par cœur.Les conjectures vont aller bon train, au moment où, en Amérique du Nord, le jeu des chaises musicales s’affole: Cleveland n’est plus à pourvoir depuis que Franz Welser-Most y a été nommé il y a quelques jours.Philadelphie devra enterrer son espoir de voir venir Rattle.Kurt Masur, nommé à l’Orchestre philharmonique de Londres, quittera bientôt le New York Philharmonie, convoité par James Levine, en poste à Munich et au Metropolitan Opera de New York, et par Riccardo Muti, pas fâché, suppute le New York Times, de se voir dans les pas new-yorkais de Toscanini.Et Paris dans tout cela?L’Orchestre de Paris est pourvu.Manquent à l’appel les deux nouveaux directeurs musicaux de l’Orchestre philharmonique de Radio-France et de l’Orchestre national de France.Des contacts au plus haut niveau sont en cours, avec Jukka-Pekka Saraste, pour le premier, et Myung-Whun Chung, pour le second.Le début de saison 1999-2000 apportera certainement quelques éclaircissements.EN BREF Livres et broue (Le Devoir) — On savait déjà que les Québécois aiment la bière.On savait aussi qu’un bon nombre d'entre eux aiment lire.De là à chercher dans les nuages les traces d’une courbe exponentielle où se rencontreraient ces deux facteurs, il n'y a qu’un pas, que viennent de franchir dans l’allégresse ¦ les librairies Paragraphe et Champi-gny, main dans la main, avec la Brasserie McAuslan (Saint-Ambroise, Griffon).«Qu’ossé?», direz-vous! Eh bien, apprenez que tout emballage de produits houblonneux sortis de l'usine McAuslan donne droit à un coupon- rabais d'une valeur de quatre dollars pour lesdites librairies, présentées dans le communiqué de presse comme comptant «parmi les plus importantes librairies indépendantes à Montréal».«Qu’ossé?», direz-vous encore! Eh bien, soupçonnez que l’absorption récente de la chaîne de librairies Champigny par le mégagroupe Re-naud-Bray/Gameau n’a pas empêché la mise en place d’une stratégie promotionnelle commune, qui a dû être négociée pendant les mois d’hiver, soit bien avant l’achat-fusion.Ainsi, il n’est nulle part fait mention, dans le communiqué émis mercredi, du nouveau statut de Champigny.NOUVEAUTÉS THIS IS MY FATHER Canada-Irlande, 1998,120 minutes.Drame sentimental de Paul Quinn avec Aidait Quinn, Moya Farrelly, James Caan.Un professeur quadragénaire de Chicago qui n’a jamais connu son père se rend en Irlande, pays natal de ses parents.Une vieille femme va lui raconter l'histoire d’amour qu’ont vécue sa mère et son père à la fin des années 30.Loews.AN IDEAL HUSBAND Grande-Bretagne, 1999,97 minutes.Comédie de mœurs d’Oliver Parker avec Cate Blanchett, Rupert Everett, Julianne Moore.En 1895, dans le monde fastueux de l'aristocratie londonienne, au milieu des crinolines et des bals mondains, une intrigante menace de révéler un secret qui compromettrait la carrière et le mariage d'un membre influent tju Parlement.Egyptien.DRÔLE DE PÈRE (BIG DADDY) États-Unis, 1999,93 minutes.Comédie de Dennis Dugan avec Adam Sandler, Joey Lauren Adams.Cole et Dylan Sprouse.Sonny Koufax se fait targuer par sa petite amie qui lui reproche son manque de maturité.11 se retrouve alors avec 1a garde d'un gamin de cinq ans et voit là l'occasion de faire une nouvelle conquête féminine.V.o.: Paramount, Lacordaire, Des Sources, Spheretech, Cavendish, Plaza Côte-des-Neiges, Galeries Laval, LaSalle.V.f.Q.(version française doublée au Québec): Quartier Latin, Carrefour Dorion, Carrefour Laval, Châteauguay Encore, Delson, La-Salle, Longueuil, Terrebonne, Sainte-Thérèse, Langelier, Le Paradis, Pont-Viau, Saint-Bruno, Saint-Eustache.LE TROU Taiwan-France, 1998,95 minutes.Drame de Tsai Ming-Iiang avec Yang-Knei-Mei, Lee Kang-Shen, Mioa Tien.À l’aube du XXL siècle, Taïwan est devenu un pays pollué et pluvieux en proie à une épidémie d’origine inconnue.Dans un quartier sinistré, un homme se met à épier sa voisine par un trou dans le plancher de son logement.Version originale avec sous-titres français: Ex-Centris.BUENA VISTA SOCIAL CLUB Allemagne, États-unis, France et Cuba, 1999,101 minutes.Documentaire de Wim Wenders.Le cinéaste Wim Wenders et son équipe suivent à travers le monde la tournée du groupe de musique cubaine Buena Vista Social Club.Le voyage débute à Di Havane et se poursuit à Amsterdam puis à New York où les musiciens se produisent au prestigieux Carnegie Hall.Ex-Centris, Égyptien.SPECTACLES Trop bon pour la Saint-Jean SYLVAIN CORMIER Cela se voulait une rencontre au sommet d’interprètes.Ce l’était.Sinon Martine Saint-Clair, fredon-neuse de variétés fort populaire à Laval mais nettement moins au palmarès de votre humble serviteur, l’affiche de cette troisième année des Grands Classiques du Québec, qui mêlait une fois de plus vedettes de 1a chanson aux arrangements de Jean-François Rivest et l’Orchestre symphonique de Laval, était rien de moins qu’exceptionnelle.Jugez plutôt: Claire Pelletier, Marie-Michèle Desrosiers, Laurence Jalbert.Grandes voix, bon goût, cœurs au bord des lèvres: 1a qualité supérieure.Manquait seulement une Marie-Claire Séguin ou une Sylvie Tremblay pour atteindre l’idéal.N’empêche que trois sur quatre, dans le cadre d’un spectacle-concert familial en plein air la veille de 1a Saint-Jean, c’était plus que 1a bonne moyenne.De fait, c’était plus que ne méritaient ces 110 000 spectateurs, qui n’ont apprécié que très modérément le fin choix de chansons et les rendus éminemment nobles des interprètes.Le fleurdelysé votait bas, quand il volait.Autour de moi, on jasait plus qu’on écoutait.Claire Pelletier avait beau chanter magnifiquement L’Oubli, ta poignante ode de Michel Rivard au cinéaste Claude Ju-tra, 1a foule s’en contrefichait: on le sentait, les gens auraient voulu Bruno Pelletier et Garou poussant Belle, ou Sylvain Cossette hurlant Que je t’aime.En lieu et place, ils avaient Marie-Michèle Desrosiers et Claire Pelletier élevant au ciel L'Hymne à la beauté du monde.Et 1a même Claire avec Laurence partageant un Sam Séguin puissamment tribal.Et la version la plus majestueuse de La Mani-coutai entendue de récente mémoire (par Claire Pelletier, interprète parmi les interprètes).Pas exactement des refrains prêts-à-fredonner.Pas exactement La Complainte du phoque en Alaska, J’entends frapper ou Hélène.Ce spectacle de «classiques» donnait décidément fort peu dans les évidences.De Kevin Parent, on a préféré Father On The Go aux plus connues Seigneur ou Maudite jalousie.De Ferland, on a choisi Mon visage (hélas défiguré par Saint-Clair) plutôt que les plus racoleuses Le Petit Roi et autres Je reviens chez nous.Même de Félix, Sors-moi donc Albert n’avait certes pas l’impact d’un Bozo.A mes oreilles, on y gagnait.Marie-Michèle a véritablement magnifié 1a Chanson pour durer toujours de Richard Séguin, que les gens 1a reconnaissent ou pas.Claire a pareillement grandi La Manicou-tai de Vigneault, même si le public se serait mieux dégourdi le Québécois avec La Danse à Saint-Dilon.Laurence s’est passionnément lovée à Le Renard le lion, fut-ce dans l’indifférence générale.Les orchestrations étaient généralement remarquables, bien au-dessus des habituels mariages symphonico-pop: qui le remarquait?Ce spectacle avait le courage de vouloir une Saint-Jean d’une autre teneur, qui démontrerait 1a profondeur et 1a grandeur du répertoire québécois: hélas, on n’en demandait pas tant.La preuve étant, à trois chansons de 1a fin, que tout le monde s’est levé quand La Prison de Londres a donné l'occasion tant attendue de se brasser le popotin et fêter un brin.On le comprenait, il s’agissait moins de faire la fête de 1a chanson québécoise, telle que proposée par les chanteuses, que de faire la fête tout court.A 1a fin, c’est le feu d’artifice qui a été le plus applaudi.A se demander pourquoi il fallait mettre tant d’effort et de talent à présenter un spectacle avant.« Bons saluts du village » MS « .UN GRAND BRAVO, ET TOUTE MON ADMIRATION.» - #otiT El.tri.-SISKEL « EBERT" EPISODE I LA MENACE FANTÔME.WWW.*#.trwars.com lu» m A L’AFFICHE! -r^IMKMlON I I C+Jt'l I * (XX ON QUARTIER LATIM > ?) [ USAU.É (PU») .VtnilON » MAMÇAI*f • cWmiTT SPHERETICM 14 „ TASCHEREAU !»?I U SCI» 1 LANl ?[ LAVAL r) • ?> | CAi»vrc*jMDu nch ST JÉRÔME te ¦OUCHtRVHli »\~1 Pffi» 1 IchATWWMT ENCORE .] 1 CARREFOUR PORI^J I I « C-INfMA» TERREBONNE COUPONS RABAIS ET LAJSSU PASSER REFUSES - üTTü I |twinn»i-HT«çwint 1 «?I] ST-HTACWTHE ?[ CM1 f NU* IV* ST-BASILE «' » iVv» ; • S TE-ADÈLE ^ f VtRtION orauiNAi I AHQt AJ»I PRÉSENTE EN /DO/5.4= ?PRÉSENTÉ EN CO PRÉSENTÉ EN CES PRÉSENTE EN Wntf PRÉSENTÉ EN SON lIHS «S -«xni7S-Il-1 • PRÉSENTÉ EN /DO/C^TT ?PRÉSENTÉ EN WW7 FAUBOURG « » tm UpoBETI-CLAIRE ?« ! nu| ?PRÉSENTÉ EN CO » PRÉSENTÉ EN B3?CNflTH IXHON LASALLE (PUct) ?I tNTinl X IXH'C'N I I cWiniMHVON CÔTE-OES-NEIGES « | [ CAVINOtSH (IMsH) * MfOA-Pir x ou/zo SPHERETECH 14 ?rTTciNFMAsTiUTTTi I T LACORDAIRE 11 1 -mTüâT PONT-VU U MfOA-'M X OU/AT TASCHEREAU 11»' ST-EUSTACHE » CNÉMA CMINAVA1 1 CHÂTEAUGUAY »-__| sreasat.-'J src-aiAiiv » PRESENTt EH morz.’z: ?PflESËNTE EN t > PRESENTE EN Œ V PRESENTE EN WW.’ m « La manière de Jean-Louis Major, pleine de finesse joyeuse, narquoise souvent, est tout à fait réussie.» Robert Chartrand, Le Devoir Les petits riens d'un village typique qui deviennent grandioses par la magie de l’écriture.148 pages.17.95 $ En vente dans toutes les librairies DISTRIBUTION FIDES Cuisine minceur MA GROSSE CHUM DE FILLE Texte: Charles Laurence.Traduction et adaptation: Louise Latraverse.Mise en scène: Bertand Alain.Scénograpliie et éclairages: Yves Richard.Avec Clément Beaumont, Jean-Sébastien Ouellette, Véronique St-Jacques et Réjean Vallée.Théâtre d’été La Roche à Veillon, Saint-J ean-Port-J oli.NATHALY DUFOUR La belle saison étant particulièrement propice à l’éveil des sens, la combinaison bonne bouffe et franche rigolade tombe parfois bien à point.Dans 1a vie, on peut se délecter de ris de veau au coulis de pommes ou de ceviche de homard et mangues tout en se gardant à l’occasion un petit coin d’appétit pour 1a tourtière et le ragoût de pattes, non?Le théâtre d’été ne prétend généralement pas à la haute gastronomie intellectuelle.Divertissement serait plutôt le mot d’ordre.On donne au public estival ce qu'il exige.Du pain et des jeux- Henri en pince pour Jacques qui, lui, soupire pour Christiane qui, elle, rêve de Robert qui, lui, aime.eh bien, ça dépend des poids! Ne cherchons pas midi à quatorze heures, la pièce Ma grosse chum de fille tourne et retourne autour de cette chaîne de frustrations.Christiane, libraire «bien enveloppée», héberge Henri, un ami de longue date à 1a tangue plus qu’acérée, et Jacques, un employé introverti aspirant écrivain.Ce dernier cuisine et Christiane s’empiffre.Henri, lui, les poivre allègrement à 1a moindre occasion.Voilà pour 1a dynamique.Un beau Brum-mel se pointe un matin, ensorcelle ta belle, pour ensuite disparaître jusqu’à Noël.Henri le bien intentionné décide de faire de 1a charmante «toutoune» une ondoyante et gracile liane.Christiane trouvera-t-elle le bonheur dans 1a minceur?Soulignons d’abord les débuts prometteurs de Bertrand Alain à titre de metteur en scène.Il a su donner à l’ensemble un rythme senti, dénichant ici et ta quelques trouvailles ingénieuses.Bien sur, on ne réinvente pas l'art de 1a mise en scène au théâtre d’été, mais on doit y faire preuve d’un sens certain du tempo afin que rien ne colle au fond.Alain s’en sort fort bien.Sous sa houlette, les comédiens livrent des prestations fraîches et croquantes, bien que peu nuancées.Mais il faut dire que ce type de texte, sans ambages et très premier degré, ne donne pas aux acteurs un champ exploratoire psychologique très vaste.Les personnages sont à créer de toutes pièces, ou presque.Ce qu’a parfaitement compris Clément Beaumont, qui a fait d’Henri un concentré pur jus de tous les clichés possibles et imaginables sur les homosexuels.La reine des bitchs.'Un peu plus de calme n’aurait sûrement pas desservi son jeu et aurait certes permis d’en tracer un contour plus varié.Mais 1a foule en redemande, alors.Un conseil: arrivez plus tôt et pre nez place à 1a table de 1a Boustifaille de La Roche à Veillon.Depuis 1964, ce rustique et accueillant restaurant gonfle les panses avec ses repas canadiens dignes des fourneaux1 de nos grands-mères.Des portions gargantuesques de bouilli, de fèves au lard, de pâtés, de poule-au-pot et autres mets qui goûtent bon 1a nostalgie.Côté réminiscences, Proust avait sa madeleine; d’autres sont remués par la beurrée de crème fraîche dans le sirop d’érable! Pour le régime, on repassera, mais si on se fie aux mésaventures de Christiane 1a libraire.BUENA VISTA SOCIAL CLUB un film de Wim Wenders « ?-Wade Major, BOX OFFICE « UN FILM CHAUD ET COOL.» ¦Éric Fourlanty, VOIR l.AICnSANl Ê.’enriPPJffï?SONY ROAD HOVIK8 vivafilm DÈS AUJOURD’HUI! v.originale espagnole avec sous-titres français eftxèC e n t r i s 3536 Boul.St-Liurent (514) 847-3536 13h45-15h45-19h45-21h50 i version ohginale J espagnole avec r~l , sous-titres anglais I—SQVPTIEN J ?13h30 - 16h15 - 18h55 - 21h30 , DU REALISATEUR DE
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