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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-07-02, Collections de BAnQ.

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m Le Monde pageB 7 Culture Page B 8 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 ?LE DEVOIR I.E I) EVOIR, I.E V E N I) R E I) I 2 .1 T I I.i.E T I !> it it RENDEZ VOUS t.J fe.V 'Z:'"'" &y-Ÿ>'n Devoir d’orgasme On parle beaucoup d’épanouissement sexuel mais sait-on par quel bout l’attraper?Le plaisir sexuel rime avec vacances et nudité.Un grain de sable dans l’engrenage, le plaisir n’est peut-être plus ce qu’il était trente ans après la révolution sexuelle et la pilule.Sommes-nous vraiment libérés, ou pas tant que ça?Tenaillés et prisonniers de nos prouesses, voilà de bien tristes ébats.JOSÉE BLANCHETTE Da nie I Pinard ?Oka, clas&iau& de&fromaxjje&fm&/.Oka vous offre toute une gamme de délicieux fromages incluant le Oku ratifier, le O/tu c/a.vtù/ue, le 0/tu /{tjer et le O/tu ruc/ette.Le O/tu réuufiet* a une pâte demi-ferme affinée en surface.Sa croûte, de couleur jaune paille à rouge orangé, est fréquemment lavee pendant une période d'affinage de 30 jours.Sa pâte est souple et homogène, tendre et moelleuse.Son odeur est bouquetée et assez prononcée.Sa saveur est complexe et conjugue subtilement la douceur du lait, le veloute du beurre et 1 arôme de noisette.Le O/tu c/ustuuuc est fait à partir de lait crû et est spécialement affiné pendant 60 jours afin de faire ressortir son gout plus prononce, typique du Oka d'autrefois.Le O/tu /ÿer contient 30% de moins de matière grasse que le O/tu r^t/u/icr mais conserve tout le gout velouté et le parfum original.Enfin, la /Hte/effe O/tu offre une odeur plus forte et une saveur plus piquante que le U/tu tyt/ufter.Sa pâte plus ferme devient onctueuse et crémeuse à la fonte, au plaisir des amateurs de raclettes.Côccouurez et t/à/tttfez toute /uj/u/n/ne t/e.v/rortuu/e.t O/tu, /e c/u.wù/tte t/c.s/nortH[yc.\/msi.agropur Méritées ou pas, ces vacances arrivent à point nommé.Et le programme sera chargé.D’attentes, surtout.Quotidiennement on se promet trente kilomètres de vélo, dix kilomètres de plage, cinq kilomètres de fantasmes, deux kilomètres de désir et des décibels d’orgasme.On ne lésinera pas sur le plaisir, le vrai; d’ailleurs on a comme qui dirait du rattrapage à faire sur le plan de l’horizontalité.Si le mot horizon y a élu domicile, c’est peut-être une façon comme une autre de tapisser le plafond de la chambre à coucher de belles intentions, d’étoiles filantes et de pleines lunes volées au sommeil du juste.Quelques semaines pour tout réparer et rien n’y paraîtra plus; oubliée, cette souveraine indifférence qui nous tenait lieu de libido.Monsieur bricolera madame, madame béquera bobo.On fera honneur aux sondages et, pour cette fois du moins, on forniquera dans la norme, cette mesure absolument farfelue, inventée à la fois pour inquiéter et rassurer le bon peuple qui tente par tous les moyens de bander sur mesure.Le bonheur, c’est faire l’amour une fois de plus par mois que son voisin.Le bonheur, c’est être en couple quand le voisin est célibataire et être célibataire quand les voisins sont en couple, chacun enviant le sort lubrique de l’autre.«Rien ne nous obsède tant, en vérité, que de mesurer nos désirs à ceux de cet “autre” dont nous sommes devenus les otages volontaires.Ce conformisme-là est encore plus retors et peut-être plus astreignant que cette archaïque contrainte moralisatrice à laquelle nous sommes farauds d’avoir échappé», soutient Jean-Claude Guillebaud dans son essai intitulé La Tyrannie du plaisir.Un brin de relâche et beaucoup de permissivité, un vent de libertinage sur les poils du ventre et nous voilà fin prêts à profiter du bonheur charnel jusqu’à la lie.On parle beaucoup d’épanouissement sexuel, mais sait-on par quel bout l’attraper?Qu’importe, pourvu qu’on attrape quelque chose ou quelqu’un.«Le droit au bonheur, c’est-à-dire, entre autres, le droit à l’orgasme, se transforme en “devoir d’orgasme": puisque les autorités tutélaires compétentes nous reconnaissent un droit à la jouissance sexuelle, il serait sot de ne pas l’utiliser le plus possible», écrit André Bégin, cité par Guillebaud.Nous voici donc prisonniers de notre liberté libidineuse.Lorsque vous en aurez terminé avec Un homme, un vrai ou le dernier John Irving, et si la perspective de vous attaquer à Tombouctou vous pèse, plongez votre nez dans cet ouvrage passionnant portant sur la sexualité moderne (comme si on pouvait l’être vraiment), esquissant quelques crochets d’intérêt pudique par l’Antiquité, le XVIIe siècle — où les nourrices masturbaient les garçonnets pour favoriser leur sommeil — et mai 68.L’auteur n’y va pas de main morte dans la condamnation d’une triste époque.la nôtre.Père de deux adolescentes, Guillebaud s’est intéressé à la sexualité tant d’un.point de vue sociologique, historique, psychanalytique, démographique et économique que physiologique.«Pourquoi ai-je écrit ce livre, au fond?, expliquait-il dans une entrevue au Nouvel Observateur.Parce que j’ai deux jeunes filles de 13 et 15 ans et, comme beaucoup, j’étais taraudé par l’idée de savoir ce que j’allais leur dire de la sexualité.Si je leur parle de la restauration du moralisme, elles me riront au nez.Et si je leur tiens un discours soixan-te-huitard, ce n’est pas ce qu’elles attendent de moi.Elles attendent que je leur dise clairement: il y a des choses pennises et des choses interdites.» L’une des thèses de Guillebaud — André Breton et Georges Bataille pressentaient d’ailleurs la même chose — veut que la transgression ne soit plus possible puisque tout est socialement cautionné et que la distinction entre le bien et le mal soit l’affaire de juges appelés à trancher dans de sombres affaires de moralité.«Voilà qu’on regrette à voix haute le temps du péché; voilà qu’on idéalise un passé où demeuraient Paul Gauguin: «Un accouplement.Noa-Noa.» «Un brin de relâche et beaucoup de permissivité, un vent de libertinage sur les poils du ventre et nous voilà fin prêts à profiter du bonheur charnel jusqu’à la lie» quelques interdits à transgresser, déplore Guillebaud.La simple nudité qui suffisait naguère à déclencher le désir sexuel est devenue banale.La transgression commence donc plus loin.Le sado-masochisme est peut-être devenu aujourd’hui le lieu par excellence de la tratis-gression.» L’auteur rappelle également que de tout temps, et ce depuis Platon, on s’est méfié des instincts sexuels parce qu’ils flirtent inévitablement avec la violence et la mort Moult exemples à l’appui, l’auteur note que la sexualité est aussi culturelle que biologique, détail qui semble avoir été oublié dans le branle-bas d’une révolution.«L’une de ces erreurs originelles fut sans doute d’avoir, dès le départ, assimilé la sexualité à une fonction, ce qui n’avait jamais été le cas —jamais! — dans l’Histoire.L’idée même de jonction introduisait en effet celle de dysfonction, et donc, un projet de santé sexuelle impliquant, dans la foulée, l’évaluation quantitative et le concept de performance.Partant de là, on suggérait l’idée d’une norme non plus morale ou culturelle, mais physiologique et arithmétique.(Combien?À quelle intensité?Pour quel résultat?)» L’auteur de ce bilan, moins édifiant que désolant, constate que «nous sommes orphelins d’une patiente culture érotique, faite de règles intériorisées et de transgressions consenties, d’inclinations ravageuses et de risque pris, d’audaces assumées et de prudentes pénombres, qui perpétuait hier—plus intelligemment qu’on ne l’imagine — l’équilibre instable du désir».Je ne sais trop si le vent du libéralisme commence à tourner, mais certains signes ne trompent pas.Ainsi, une connaissance me racontait récemment qu’elle avait interdit aux ados de son conjoint (18 et 16 ans) d’inviter leurs chums et leurs blondes à coucher sous son toit «Si on m’avait dit que je ferais ça un jour.», a-t-elle avoué le nez dans son assiette.Elle-même est une rescapée de 1968 et du free sex, elle a fait son bout de chemin en Inde, n’est pas particulièrement rigide ou pudibonde.Mais voilà, elle estime qu’on coupe de leurs instincts de nidification ces jeunes à qui on permet de tisser leur toile sur la douillette des parents.• ,| U I I.I.E T I !» !» !» B 3 ?PLAISIRS* VINS L’Italie au tournant Il aura suffi de quelques décennies à peine pour révolutionner le paysage viti-vinicole italien.Un pas de géant qui a tout fait culbuter: les prix, les encépagements et assemblages, l’image quelque peu vieillote ét un brin passéiste d’une viticulture farouchement enracinée dans la tradition et, surtout, le manque de dynamisme (et peut-être de confiance en soi) à vouloir 9e mesurer aux grands de ce monde.Où en est l’Italie à l’ère prémillénaire de la Mondialisation des cultures çt des saveurs?Elle a certes avalé les bouchées doubles mais, à y regarder de plus près, on a l’impression qu’elle se cherche ou, pire, qu’elle tourne en rond.Les vins y sont tout aussi sinon plus chers qu’à Bordeaux (faut le faire!), les quantités parfois plus confidentielles que les grands vins de la vallée de la Napa (pour collectionneurs seulement), contenants et contenus rivalisent tout autant d’audace dans le design qu’ils demeurent une énigme à décrypter au palais (expérimentation oblige) alors que le bois neuf, ce gentleman sans frontières, a pris la sale habitude de trop vouloir se frotter la douelle sans le consentement de cépages qui n’ont que faire de vouloir «s’internationaliser» (pour le plaisir des amateurs, paraît-il).En contrepartie, à l’autre bout de l’échelle, l’Italie a su tirer vers le haut des appellations et des vins plus modestes pour en révéler l’existence et le potentiel par une vinification qui n’a jamais été aussi soignée.C’est à ce prix qu’elle pourra tenir la concurrence mondiale à distance pour le siècle qui s’annonce.J’ai goûté cette semaine 52 des 93 «grands italiens» que la SAQ propose dans son dernier Courrier vi-tiicole et dont vous avez jusqu’au mardi 6 juillet prochain pour passer votre commande éventuelle (voir adresse électronique ici-bas).Les vins?Une batterie de vins classiques (toujours les mêmes) côtoie quelques brillants innovateurs et d’insipides curiosités (la série Biondi-San-ti, entre autre), en passant par des oublis de taille (Ornellaia, Massetto, Gaja.), tout cela offert à prix passablement gratinés merci.Heureuse initiative en matière de grand format cependant, mais dans l’ensemble, il y manque cet espèce de feu sacré qui fait perdre la tête à l’amateur.Je vous propose ici pêle-mêle quelques vins qui ont failli avoir la mienne (de tête).Somptueux, riche et balsamique Chardonnay 1997, Tasca d’Almerita (45 $ - 92, numéro de commande), velouté, relief et définition parfaite pour ce Grattamacco 1995 (59 $ - 49), un Flaccianello 1990 habituellement de haut niveau mais bouchonné ce jour-là (75 $ - 47), éclatant, généreux et bien fnûr Chianti Classico 1995 Giorgio Primo (49 $ - 24); plus profond encore, d’un soyeux et d’une amplitude exceptionnels, le Chianti Classico Riserva Vigna del Sorbo de Fontodi est quant à lui ni plus ni moins un must (47 $ - 23) alors que la droiture et l’ensembie bien ferme et parfumé du Chianti Classico Riserva 1995 de Nittardi (49 $ - 26) le rapprochent d’un bon brunello.' Solide comme un sicilien et complexe comme un grand barolo, le Barbera d’Asti 1995 Bricco dell’Uccellone Braida (55 $ - 21) séduit par son épaisseur fruitée presque confite, alliant puissance et longueur.La série Bes Brunello di Montalcino est fort .éloquente: Riserva Poggio Antico ' 1993 (75 $ - 35) pour la finesse de son bouquet, le fruité compact, solide, épicé et long de l’ensemble, La Casa de Caparzo 1993 (93 $ - 37) pour sa race, sa profondeur, sa poigne de fer, sa densité animale, Poggio al Vento Riserva Col d’Orcia 1990 (98 $ - 32) pour sa maturité, ses tanins nobles et moelleux, Poggio al Vento Riserva Col d’Orcia 1988 (115 $ - 33) pour sa sève, sa détermination, ses saveurs longues et détaillées, et sans doute meilleur encore, de la même maison, un millésime 1985 (150 $ - 34) en tous points complet, dense, intense, riche et d’une inoubliable présence au palais.Un classique, à maturité.Les barolos?De bons niveaux.Tanins gommés, presque veloutés du Monforte Bussia 1994 d’Aldo Conter-no (75 $ - 6), d’une grande clarté aromatique, magnum de l’Ornato 1990 de Pio Cesare (229 $ - 9) au fruité homogène, bien élevé, enveloppé et à la sève considérable (main de fer.), élégante, réglissée, puissante et envoûtante version 1989 de la même maison (115 $ - 11) et tannique, puissant, traditionnel, bref, immense Ille millenium 1990, Marchesi di Barolo (185 $ - 3), à savourer bien évidemment maintenant sur le sanglier farci aux truffes.Encore soif?Superbe magnum de Cepparello 1996 (105 $ - 44), au parfum de violette, aux tanins juteux et sophistiqués, original Etrusco 1995 (59 $ -54), à la trame fruitée et au grain fin et arrondi, splendide Granato 1996 (55 $ -58), à la couleur bleu nuit, au fruité délicieusement excessif, solide et intriguant Pelago d’Umani Ronchi (45 $ - 90) et très classique Fratta 1996 de Maculan (60 $ - 75 $), aux tanins boisés qui ne demandent qu’à se fondre.La révélation?Ce soyeux, captivant et magique assemblage de corvina et d’oseleta vinifié encore une fois avec brio par Masi qu’est l’Osar 1995 (40 $ - 73 $), un vin ample et riche qui déroule longuement le tapis rouge sur une finale exquise relevée d’une pointe d’amertume.Superbe.Les amarones, enfin, véritables colosses aux pieds d’argile venus d’une autre époque pour enrichir la nôtre.Que ce soit le torride, rayonnant et moderne Campolongo di Tor-be 1993 de Masi (56 $ - 70), toujours élégant malgré la puissance ou la série des amarones de la maison Berta-ni, plus traditionnelle et toujours très sérieuse.Un 1985 (94 $ - 69) prêt à boire, moelleux, aux longues saveurs de zan et de cèdre, un 1981 (89 $ -68) plus chaud, plus animal, aux nuances de cerise à l’eau-de-vie et de truffes, un 1976 (110 $ - 67) vineux, aux saveurs de viande rouge et de pruneau confit bien liées à l’image d’un bon banyuls et, enfin, un 1967 (159 $ - 65) aux tanins qui ne se fondront jamais tout en demeurant équilibrés, au remarquable registre épicé, véritable bouffée de nostalgie que seule l’âme d’un vieux vin peut transmettre.En souvenir de l’Expo.?Il est blanc, léger, drôle, aromatique, dénué de prétention, rafraîchissant et croquant, ce muscat Samena non millésimé de Grèce (9,45 $ -274712*), à boire à l’apéritif ou sur les crevettes grillées, plus minéral, tranchant et fin, ce Bouzeron 1997 du Domaine Chanzy (20,25 $ - 868984), au bon goût de pomme verte et d’agrumes, sympathique, simple et coulant que ce Château Pontet-Laroche 1997 (14,80 $ - 475855), aux saveurs de poivron, d’estragon et de cassis acidulé et étoffé, plein et sexy ce Valpolicella Capitel dei Nicalo 1995 de Tedeschi (17,65 $ -854067), aux tanins sucrés évoquant la cerise et la fraise, toutes deux surprises dans leurs débordements estivaux sous une tonne de crème chantilly.Pur délice à petit prix.Tandem vin-plaisir Soave Classico Superiore San Vincenzo 1998, Anselmi (15,80 $ - 098996) et Santa Cristina 1998, Antinori (12,95 $ - 076521): Juliette a trouvé ici son Roméo dans une rencontre qui provoque déjà de savoureuses étincelles! Vous aimiez les superbes 1997?Vous adorerez ces 1998 qui, à mon sens, n’ont jamais été aussi prodigues, aussi accomplis mais aussi désireux de vous faire partager ce que l’Italie peut faire d’extra sans pour autant vous arracher votre chemise.Le soave vibre ici comme une demoiselle flirtant sur la surface de l’eau au crépuscule avec ses arômes délicats d’agrumes et de pomme mûre et ses saveurs fines, précises, acrobatiques et élégantes qui ne sont pas sans évoquer un bon chardonnay de la côte Chalonnaise alors que le sangiovese du Santa Cristina, à la couleur vive et soutenue, offre à la fois tonus et charme, rondeur et plénitude sur une mâche fruitée drôlement bien constituée.Le Tignanello du pauvre.* Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020, 1 800 298-2545, www.saq.com ou www.saq.com/vinicole/ « f - Mi Jean Aubry Paysage viti-vinicole italien.h » HKUCK KOHKRTS RESTAURANTS Petites chroniques de l’asile «Au hasard de vos vacillements, la langue au rang du bitume montréalais, je vous invite à une boucle où vous rencontrerez quelques illuminés au talent.fou» JEAN-PHILIPPE TASTET Première partie La torpeur est là.Pas un souffle de vent, les cigales ont parti leur bal et Montréal a des airs de Maghreb.L’envie de festoyer dans des cuisines sophistiquées a laissé place à des désirs de terrasses rafraîchies par des tonnelles de glycines.Au hasard de vos vacillements, la langue au rang du bitume montréalais, je vous invite à une boucle où vous rencontrerez quelques illuminés au talent., fou.Ce ne sont pas de vrais restaurants mais plutôt des endroits merveilleux où la folie est douce et où le bonheur, servi en portions généreuses, invite à se retirer du monde et de sa propre folie.Première halte, place Royale dans le Vieux-Montréal, deuxième halte sur le boulevard Saint-Laurent, troisième halte, rue Saint-Paul, pour fermer la boucle près du fleuve où vous voudrez sans doute vous jeter.Cellule numéro un Cyklamen (première folie orthographique) s’appelle plus précisément Galerie-café Cyklamen; c’est un de ces endroits qui donnent l’étrange impression d’être ailleurs, à Paris dans le Marais, à Florence sur les bords de l’Arno ou dans un de ces endroits dont vous avez conservé le souvenir magique.Cyklamen est la maison de Renaud Sauvé, son atelier, sa cellule capitonnée.Les heures d’ouverture dépendent exclusivement de son mantra et de son envie de voir des gens autour de lui.Si Renaud peint, c’est fermé; s’il a des poteries à passer au four, c’est fermé; si une libellule, le matin, s’est posée sur le bord de son réveil, c’est fermé.Mais quand c’est ouvert, quel bonheur de s’installer dans son antre et de se laisser bercer par le Requiem de Mozart en grignotant quelques tartines et en savourant ces fromages québécois qui vont détrôner un jour prochain les anciens rois français.Renaud sert comme on le fait à Venise, avec ce souci du détail qui fait que l’on oublie complètement l’intention première d’y manger.Des jus dans de splendides mazagrans et sa pitance dans des assiettes créées par lui et accompagnées de coutellerie fin XIX''.Pas de serviettes en papier ou en ce coton blanc des autres restaurateurs, mais du lin méticuleusement repassé par lui-même.Les dimanches après-midi inspirés, Renaud invite quelques danseurs de flamenco, joueurs de tam-tam ou autres chanteurs tibétains pour allumer sa petite galerie.De menu, il n’y en a jamais eu au Cyklamen, mais les habitués chérissent chaque minute arrachée au quotidien qu’ils peuvent passer au milieu des pots de fines herbes plantées par Renaud.Lui, sourire retroussé sur ses grandes dents de page sorti du palais des Doges, vous apporte du thé fumé et des quartiers d’orange sanguine sur un plateau d’argent.On s’attend à voir apparaître à tout moment la Callas ou Jean Cocteau dans le cadre de la porte; lui prétend qu’ils viennent régulièrement, mais seulement après les heures d’ouverture.GALERIE-CAFÉ CYKLAMEN 370, place Royale Vieux-Montréal (514) 842-9861 Ouvert: officiellement du mercredi au dimanche, de 8h30 à 18h; entre vous et moi, appelez-donc le doux illuminé pour savoir s’il n’est pas fermé pour cause de copfitures à écu-mer ou autre raison d’Etat.Une vingtaine de dollars pour deux personnes, avant taxes et serviçe.Glouglou de fontaine zen inclus.Om mani padme oum! Cellule numéro trois Chez mes fous, l’ordre étant ce qu’il est, le trois vient toujours avant «Un peu génial, un peu menteur » .»MH v {¦; n f a n i Son dernier film sort aujourd’hui aux Etats-Unis Spike Lee réveille de mauvais souvenirs à New York New York (AFP) — Summer Of Sam, le dernier film du réalisateur américain Spike Lee, sort aujourd’hui aux Etats-Unis sous les protestations du «Fils de Sam», le tueur en série qui terrifiait New York à l’été 1977, et des familles de ses victimes.Le cinéaste se défend d’avoir voulu «glorifier un criminel», expliquant que son film raconte une période particulièrement agitée de New York: une ville totalement ruinée qui licenciait ses fonctionnaires, des températures records provoquant un black-out suivi de pillages, les hippies détrônés par le punk rock, les orgies sexuelles, une criminalité spectaculaire.«J’ai été attiré par le scénario car il racontait une formidable histoire new-yorkaise», a-t-il assuré au Daily News.Mais les familles des victimes, qui admettent ne pas avoir vu le film, ne décolèrent pas.«C’est une honte», a déclaré Michael Lauria au quotidien Daily News.«Si l’enfant de Spike Lee avait été cruelle- ment tué par le Fils de Sam, je ne pense pas qu'il aurait fait ce film.C’est faire preuve d’insensibilité que de sortir ce film car cela nous force à revivre la mort de Donna», a-t-il ajouté.Donna Lauria, âgée de 18 ans en 1976, fut la première des six victimes de David Berkowitz, le tueur en série qui a semé la panique à New York jusqu’à son arrestation en août 1977.Il signait «le Fils de Sam» ses lettres au Daily News et devait expliquer après son arrestation qu’il obéissait au labrador noir de son voisin, Sam.Des familles ont quitté le Bronx, le Queens et Brooklyn, les quartiers où il sévissait et où restaurants et bars ont périclité.Nombre de jeunes femmes ont adopté les cheveux courts et décolorés — car le «Fils de Sam» semblait préférer les brunes à cheveux mi-longs — ou restaient tout simplement enfermées le soir.«Spike Lee voulait faire du fric mais il aurait pu être beaucoup, beaucoup plus gentil avec les familles», a déclaré pour sa part au New York Times Ne-shya Moskowitz.Le meurtre de sa fille Stacy, 20 ans, la dernière victime, est représenté avec réalisme dans Summer of Sam.Dans une étonnante entrevue au New York Times, David Berkowitz, 46 ans, qui purge suc peines de prison à vie consécutives, s’est plaint lui aussi.«Cette folie, cette horreur du passé refait surface, tout cela parce que certaines personnes veulent gagner de l'argent», a-t-il commenté, parfois en larmes lors de sa rencontre avec la journaliste.«Je prie pour Spike Lee et sa famille», a-t-il ajouté, se disant «déçu par Hollywood et Walt Disney Company», producteur du film dans lequel jouent notamment Adrien Brody, John Leguizamo et Mira Sorvino.A Cannes, où le film a été présenté en première mondiale lors du Festival international du film, puis à New York dans un communiqué diffusé cette semaine, Spike Lee s’est défendu d’avoir porté atteinte à la mémoii ;, des victimes.«Nous ne pouvons rien faire pou rendre à leurs parents [.] les proches qui ont disparu et il m’est absolument impo.sible de ressentir leur perte», a-t-il déchu dans son communiqué.«Mais en tou état de cause, ces tragédies se sont ptv duites», a-t-il ajouté.«Nous avons le senltl ment que ce film décrit de manière exac'¦ te les événements de cette époque.» «C’est un film sur l’été 1977», a e> 1 pliqué Spike Lee au Daily News"' «C’était une époque d’excès en tou< genres, les derniers sursauts du sexe ire ’ souciant, sans protection» avant 1 arri' ' vée sur sida, a-t-il souligné.«C'était l’époque du Studio 5 l [temple du disco et de la drogue], d% CBGB [où de nombreux groupes d -1 punk rock se sont révélés], l’époqur où Plato’s Retreat Icélèbre club échan giste] était une orgie quotidienne», a-T il ajouté., i «J’ai essayé de filmer la folie», avait iV déclaré à Cannes en mai dernier.Un trésor cambodgien Un temple sauvé du pillage La Thaïlande rendra les pierres et les bas-reliefs disparus Banteay Chmar (AFP) — Le Cambodge a affirmé avoir mis fin au pillage du temple de Banteay Chmar, chef d’œuvre de l’architecture khmè-re, et attend le retour des pierres et bas-reliefs arrachés à ce temple et retrouvés en Thaïlande il y a cinq mois.«Nous avons effectivement mis un terme au problème des pilleurs d’œuvres d'art», a déclaré le co-mi-nistre de la Défense, Tea Banh, sur place.Selon l’UNESCO, le temple de Banteay Chmar, dans le nord-ouest du «.UN GRAND BRAVO, ET TOUTE MON ADMIRATION.» - Roger I lu it.’.'SISKI I n HU RT" -STTAHL WARS*_______ ÉPISODE I LA MENACE FANTOME.t .« r w a r » .c p m JJMlffl W; A L’AFFICHE! — WHOM FRAMÇAI ÔMKnÔÔHN qttümaurii» ! qmkB oocon 1 UHAlii (Wf) ?l I LES CNÉMAS axitzô LES CINEMAS OUZÎÔ~ DCS SOURCES 10 ?LES CNÉMAB OU2ZO MÉOA-PLEX 5525 POMT-VUU voua i r~ s cTZmmTô CINEPLEX OOEON CNÉPIEX OOÉON ¦OUCHERVtLLE » ?CINEPLEX OOtON I jM ggwggjj » ?» I WHXiquM OU NOP ST-JEHMIE ?LES CNE MAS OU 220 STC-TMIRtSC I ?I CMEPLEX OOEON | I CHCPLEX OOCON I I qUllABQMW IMCHtt ?11 cajuufoum dowom ?| 3n I Lî I |OALf«*S ST-MVACNTME | COUPONS ET LAISSEZ -___PASSER REFUSÉS - » PRÉSENTÉ EN B29 ?PRÉSENTÉ EN WW * PRÉSENTÉ EN /D0/S.t= ?PRÉSENTÉ EN CZQ VCHSION ORIGINALE ANOLAISC ———__________________________________ PRÉSENTÉ EN SON »IEX< C NÉR.EX OOCON II CHEPLfX OOEON | FAUBOURG • » nu POWTC-CUURE ?* » TW * psésentTek nots.'c: ?PRÉSENTÉ en mm/ ?PRÉSENTÉ en CH I PRÉSENTÉ en BU CNÉPLEX OOEON lASALlf (Fiscs) ?r AMOUS PLAYERS C INF PL E X OOEON CNÉPLEX OCfON m&MUU * 11 COTE-OCS-BHCCS ?11 CAVEMO SN (MsH) V LES CINÉMAS QUZ20 LACOBDAW111 ?» MÉOA-PLEX 0U220 POIfT-VWJ !»?MÉOA-PLEX 5935 TASCHEREAU 18 ?CMIUX OOEON UMU.(Csrrtfssr) ?CÜMAPti STf^ADCH»' famous players CNÉMl CHAT1 ?PRÉSENTÉ EN WW » PRÉSENTÉ EN ISS * PRÉSENTÉ EN JDO/SÆT ?PRÉSENTÉ EN CB Cambodge, à 40 km de la frontière thaïlandaise, a été massivement pillé en novembre 1998 et ses pierres et bas-reliefs exportés illégalement en Thaïlande.Le vice-gouverneur de la province, Naek Kim Chun, a confirmé que des soldats de la T Division s’étaient livrés au pillage de ce temple de la Période Bayon (13' siècle).Les pierres et bas-reliefs, chargés sur des camions, avaient été interceptés sur une route thaïlandaise le 5 janvier.Depuis deux mois, le pillage a été stoppé, a assuré le vice-gouverneur.«Nous avons remplacé les unités militaires par les autorités provinciales afin de surveiller le site», a ajouté le ministre de la Défense.Ces déclarations s’inscrivaient dans le cadre d’une visite privée et sans précédent de la princesse Maha Chakri Sirindhorn, fille du roi de Thaïlande, à Banteay Chmar.La princesse, qui enseigne l’histoire de l’art à l’académie militaire royale de Chulachomklao, conduisait ses élèves pour un voyage d’études sur les monuments khmers.Une visite considérée par beaucoup d’observateurs comme une mission à caractère diplomatique en vue de la restitution des 117 pierres et bas-reliefs provenant du temple et toujours détenus en Thaïlande.«En ce qui concerne la restitution^ nous sommes toujours en négociation£ et cela prendra le temps qu’il faut.f.Thaïlande ne nous a pas donné d date», a expliqué le ministre camboi i gien de la Défense.Le musée thaïlandais de Prachi.i Buri, qui détient les pierres, s’est d prêt à les rendre mais craint que ! Cambodge n’ait pas les moyens liai'; ciers d’assurer leur conservation.Le temple de Banteay Chmar d
de

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