Le devoir, 2 juillet 1999, Page(s) complémentaire(s)
Vol.X C LE DEVOIR N " j-fir ?M O X T H É A L .I.K V E X I) R EDI 2 .1 V I L L E T I fl fl fl 8 7c + TAXES = I $ / T O H O N T 0 I $ PERSPECTIVES Mille et une villes La ministre Louise Harel préparera d’ici la mi-août un livre blanc sur sa réforme municipale.Le conseil des ministres a tranché ainsi avant de plonger dans le conflit des infirmières.D’ici là, les pressions se feront de plus en plus vives, tant à l’externe qu’à l’interne, sur la ministre Harel.On a beaucoup parlé du piège qui s’était refermé sur Pauline Marois le jour où le premier ministre Bouchard a décidé d’en faire sa ministre de la Santé.Mais le portefeuille qu’il a réservé à Louise Harel, le ministère des Affaires municipales et de la Métropole, n’a rien d’un cadeau non plus.Guerres de clocher, panier de crabes, chasses gardées.tous les clichés sont adéquats pour décrire le merveilleux monde municipal québécois.Et tous les ministres responsables ont reculé tôt ou tard devant la nécessaire réforme tant le défi semblait insurmontable, la tâche protéiforme.Dans la nuit des mille et une villes québécoises, la ministre Harel aura-t-elle le courage d’allumer un phare et d’aller là où nul autre capitaine du vaisseau gouvernemental ne s’était auparavant aventuré?Sourire cynique en coin, c’est la question que se posent les élus municipaux.Depuis 20 ans qu’on leur assène le refrain des fusions, ils guettent le moment où le gouvernement fera inévitablement un pas en arrière avant de pouvoir célébrer leur victoire du statu quo.Plus le temps avance, plus les pressions se feront lourdes sur Québec pour abandonner l’idée d’une réorganisation.Les unions municipales, la CUM, les maires des grandes villes et des banlieues ont fait leurs suggestions et déposé une liste d’épicerie concoctée à même le rapport Bédard.«Une île, une ville» ici, «deux rives, deux villes» là-bas, et entre les deux, toutes les variantes possibles de responsabilités partagées et d’équité fiscale.Une chatte y perdrait ses petits, et une ministre, sa patience.Mme Harel possède cependant une longue expérience et une ruse politique qui n’est plus à démontrer.Lors du premier mandat néo-péquiste, elle a accouché d’une loi et d’une réforme majeures.Envers et contre tous, elle a mené à bon port l’historique Loi sur l’équité salariale, malgré des débats vigoureux avec ses collègues économiques au cabinet.La réforme de la Sécurité du revenu a également vu le jour sous sa gouverne, slalomant entre les forceps du déficit zéro et adoptant un processus étapiste pour rallier les représentants des plus démunis.La réforme municipale en gestation a vécu de similaires embûches.Les maires ont demandé au cours des derniers mois à être consultés sur les orientations de la ministre comme ils l’avaient été lors de la préparation du rapport Bédard.Mme Harel continuera sans doute de leur prêter sagement l’oreille jusqu’à ce que l’encre soit sèche dans son livre blanc.Jusqu’ici, soufflant le chaud et le froid, elle a réussi à dire «peut-être» à tout le monde — des fusions ici, un conseil métropolitain là — en continuant de polir sa réforme à l’écart et sans vraiment se brouiller avec les élus municipaux.Au conseil des ministres, le combat ne sera pas plus facile si la ministre s’avise d’innover en reprenant certaines suggestions controversées sur la fiscalité locale ou sur le renforcement des agglomérations.Au chapitre des sources de revenus pour les municipalités, par exemple, le ministre Jacques Brassard ne semblait pas très chaud récemment à ce que les municipalités bénéficient de dizaines de millions supplémentaires provenant des redevances sur les ressources naturelles.On peut aussi imaginer le front de Bernard Landry se plisser à l’idée de céder 20 % de la TVQ aux villes.D’ailleurs, au ministère des Finances, il semble qu’on ne croie pas à un système calqué sur le «trop compliqué» TBS américain (tax base sharing).On préférerait répartir les coûts d’équipements à vocation régionale, comme la Place des Arts ou le Jardin botanique, avec la périphérie, si on parle de Montréal.Les débats ne sont donc pas terminés.L'été est déjà chaud du débrayage des infirmières, l’automne rempli de semblabjes promesses de la part des autres employés de l’Etat, une cinquième saison s’avérera sûrement nécessaire pour rapiécer les chemises déchirées des mille et un maires pas tous heureux de la réforme municipale.Reste à voir si cette perspective est de nature à faire reculer Québec.Comme le soulignait récemment au Devoir le vice-président de la commission Bédard, Jean-Pierre Collin, la préparation des maires dans le débat actuel laisse cependant croire qu’ils sont plus enclins que jamais à être parties prenantes à une vraie réorganisation, ferme et rigoureuse.«Une politique claire, c’est contraignant pour le gouvernement, ça oblige à la modestie, mais il faut des instruments avec des échéanciers précis et une obligation de résultats, sinon, il ne se passera jamais rien.[.] Les élus locaux sont prêts à fonctionner dans un nouvel ensemble de règles.» Ma rio Cloutier METEO Montréal Québec Nuageux Pluie intermittente, avec éclaircies.Max: 26 Min: 16 Max: 26 Min: 20 Détails, page B 6 INDEX Actualités.J\ 4 Annonces.B 6 Avis publics.A 7 À Voir.B 10 Culture .Economie Éditorial.A 8 Le monde.B 7 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.A 7 Télévision.B 8 B 8 A6 www.ledevoir.com DANIEL PINARD Des rigolos pour tous les goûts, page B1 LES ACTUALITÉS Le gouvernement Chrétien maintient le cap, page A 5 LES SPORTS Tout Glavine muselle les Expos une fois de plus, page B 6 Loi spéciale L’ultime appel de Bouchard n’a pas fait plier les infirmières À moins d’un déblocage de dernière heure, la loi spéciale sera adoptée ce matin ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Ly intervention personnelle et ulti-’ me du premier ministre Lucien Bouchard auprès de Jennie Skene n’aura pas suffi.La présidente de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ) a rejeté sa proposition de dernière minute et le gouvernement ira de l’avant avec l’adoption aujourd’hui d’une loi sévère forçant le retour au travail des infirmières.Au cours d’une conférence de presse en marge du conseil des ministrqs qui déroulât en soirée, la ministre d’Etat de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, résignée, a indiqué que le gouvernement n’avait plus le choix devant «la situation qui se détériore» dans le réseau de la santé.Quelques minutes avant que Mme Marois ne s’adresse à la presse, le premier ministre a téléphoné à Mme Skene, a relaté la ministre, pour faire à la cheffe syndicale une ultime proposition.M.Bouchard a demandé à Mme Skene de convoquer ses instances pour leur recommander «de faire une pause par rapport à la grève illégale».En contrepartie, le premier ministre était prêt à annuler la convocation de l’Assemblée nationale, prévue pour ce matin afin d’adopter une loi spéciale.Le gouvernement s’engageait «à nettoyer et régler rapidement» VOIR PAGE A 10: LOI SPÉCIALE I nriaon C'est tisse/.! JACQUES NADEAU LE DEVOIR Malgré la menace d’une loi spéciale, les infirmières étaient toujours dans la rue, hier, Jour poursuivre leur grève illégale.Le conseil des ministres s’est réuni en soirée pour laborer le contenu de la loi spéciale au sujet de laquelle devra voter l’Assemblée nationale aujourd’hui.CSN, CEQ, FTQ, médecins: les infirmières récoltent de nouveaux appuis LOUISE LEDUC LE DEVOIR \ A son septième jour de grève illégale et illimitée et à la veille de la loi spéciale dont le dépôt est prévu pour ce matin à l’Assemblée nationale du Québec, la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FIIQ) s’est refusée à tout commentaire hier.Les dirigeantes syndicales feront le point ce matin à Québec, devant la presse parlementaire.Hier, la FIIQ a laissé aux trois grandes centrales syndicales, à l’ordre professionnel des infirmières e! -'.c: médecins tout l’espace public requis pour qu’ils lui réitèrent avec forçe leur appui unanime.A la veille du jour J, la Coalition de solidarité des médecins pour la santé annonçait qu’elle rejoindrait aujourd’hui les infirmières sur les piquets de grève devant quelque 25 hôpitaux, parmi lesquels Saint-Luc, THÔtel-Dieu, Notre-Dame et le Royal Victoria.«La loi 160 [sur les services essentiels] est abusive et excessive dans les circonstances», faisait valoir la coalition dans un communiqué hier.«En plus, la loi 160 est en appel en ce moment devant les tribunaux.» Les principales centrales syndicales, la CEQ, la CSN et la FTQ, qui iront, elles, au bâton à l’automne pour une négociation conjointe dans le secteur public, ont de leur côté mis en garde le gouvernement contre VOIR PAGE A 10: INFIRMIÈRES JACQUES NADEAU LE DEVOIR .La chanteuse Cassandra Wilson est devenue hier la sixième lauréate du prix Miles-Davis remis dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.Une heureuse coïncidence Le FIJM remet son prix à Cassandra Wilson le jour même de son hommage à Miles Davis SYLVAIN CORMIER Appelez ça un petit miracle: il en faut toujours un par festival.Hier, en début d’après-midi, à la première conférence de presse du premier jour du 20r Festival international de jazz de Montréal, le directeur artistique André Ménard accolait son grade le plus prestigieux, le prix Miles-Davis, à la chanteuse Cassandra Wilson.Laquelle, opportunément, offrait le soir même au Saint-Denis le spectacle d’ouverture du festi- val, précisément consacré au corpus de Miles Davis, distillé du plus récent album de la country girl du Mississippi, brillant florilège d’interprétations des Blue In Green, Miles Runs The Voodoo Down et autres Seven Steps To Heaven de.,.Miles Davis.Était-ce voulu?Ni oui ni non.«Heureuse coïncidence», disait Ménard le matin même en entrevue à la radio de Radio-Canada «It was decided VOIR PAGE A 10: CASSANDRA WILSON Les Projectionnistes Un quintet étonnant et décapant Les Projectionnistes forment l’un des groupes les plus urbains de cette vingtième édition du Festival de jazz.Fondé et animé par le tromboniste Claude St-Jean, ce quintet est emblématique de ce qu’on appelle la musique actuelle.Etonnant et décapant.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR La Grande Urkestre de Montréal surnommée la GUM, Trafic d’influence, Montréal Transport, L’Enfant-Fort, Diesel, L’Orkestre des Pas Perdus et Les Projectionnistes ont quelque chose en commun, ou plutôt quelqu’un, un individu, une personne en commun.Toutes ces formations, parfois petites en nombre, parfois grandes en nombre également, ont eu Claude St-Jean comme tromboniste.Toujours tromboniste, il a été et demeure compositeur, animateur, arrangeur et aventurier.Montréalais ayant grandi entre Rosemont et Tétreaultville en passant par Repentigny, Claude St-Jean a eu le chic — et il le conserve — de fomenter des coups musicaux où surprises et urbanité se conjuguent ou s’entrechoquent Ces jours-ci, ce sont Les Projectionnistes qui l’occupent.Parce qu’il les dirigera.enfin, diriger, c’est beaucoup dire.sur la scène du Musée d’art contemporain demain soir.Parce qu’il a produit un VOIR PAGE A 10: QUINTET » I .778313000689 LE DEVOIR, LE VENDREDI 2 .1 l' I L L E T 1999 A 3 -* LE DEVOIR «- —-11 MONTRÉAL Projet immobilier pour la Redpath Un fort mouvement de résistance est à prévoir Après la Ferme sous les noyers, Habitat Chambord, voilà le dossier de la Redpath qui montre la nouvelle orientation politique de l’administration du maire Pierre Bourque, qui cède aux promoteurs immobiliers des pans du patrimoine montréalais et des zones industrielles.Un autre tollé populaire est à prévoir.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR L> immense complexe de la Redpath connaîtra une r nouvelle vie vingt ans après sa fermeture.Mais cette forteresse, témoin de l’industrialisation du XIX' siècle du canal de Lachine, sera principalement transformée en résidences.La Société de développement de Montréal (SDM) a retenu jnardi dernier le projet des promoteurs immobiliers, Les Ecolofts d’Argenson, dont l’un des dirigeants est Jacques Maasen, auquel serait lié l’ancien conseiller municipal Robert Gagnon.La proposition consiste à faire des lofts résidentiels aux étages et des espaces commerciaux au rez-de-chaussée.La SDM a toutefois posé trois conditions à la vente.Les promoteurs devront obtenir un changement de zonage puisque la réglementation actuelle ne permet pas la présence d’habitations.Es devront également s’engager à préserver le caractère patrimonial des édifices de la raffinerie de sucre, qui datent de 1854.Finalement, la SDM demande à Ecolofts d’Argenson «d’explorer la possibilité d’intégrer» une partie du projet d’un des concurrents dans le dossier, soit le Regroupement pour la relance économique et sociale du Sud-Ouest (RESO).Cet organisme a vu en effet sa proposition rejetée.Le RESO souhaitait conserver la vocation industrielle première du complexe de 165 000 pieds carrés en y développant un centre de l’imagerie numérique.De plus, l’organisme, soutenu par Phyllis Lambert, du Centre canadien d’architecture, Phil O’Brien, de Devencore, et Daniel Langlois, d’Ex-Centris, s’engageait à faire de la Redpath un centre d’attraction touristique.«On n’est pas fermés à la collaboration mais on ne nous a pas prouvé qu’il y a compatibilité entre les fonctions résidentielles et commerciales.Il y a un débat de fond à faire», a commenté hier le porte-parole de RESO, Pierre Richard.Chose certaine, par-delà la déception de RESO, la nouvelle vocation de la Redpath rencontrera un fort mouvement de résistance dans le Sud-Ouest.Action gardien-Table de concertation des groupes communautaires de Pointe-Saint-Charles, qui regroupe une trentaine d’organismes, sonne l’alerte devant ce qu’il considère comme une menace pour les citoyens du secteur.«En développant des condos sur le canal de Lachine, on met en péril l’aspect public du secteur.Ça devient une privatisation des berges», estime Marie-Josée Corriveau, porte-parole d'Action gardien.Selon Mme Corriveau, les citoyens du Sud-Ouest ont le sentiment que les projets résidentiels dans le secteur (Redpath et celui prévu à côté du marché Atwater) visent à les chasser puisque la relance de l’emploi n’est pas prise en compte.«Le maire Bourque veut faire revenir les banlieusards en ville.On veut donc mettre ça beau et propre.Mais ça se fait au détriment des citoyens du Sud-Ouest», affirme Mme Corriveau.Le développement résidentiel risque d’entraîner une pression spéculative sur le marché immobilier.«Ça finit toujours par avoir des conséquences sur le prix des loyers», assure Marie-Josée Corriveau.Cette dernière ainsi que M.Richard du RESO soutiennent qu’il y a incohérence de la part de l’administration du maire Pierre Bourque entre le discours et les décisions concernant l’avenir des abords du canal de Lachine.D’un côté, on dit vouloir développer des activités récréotouris-tiques — «pour rassurer et faire taire les citoyen», soutient Mme Corriveau — et de l’autre, on favorise le développement résidentiel.De fait, un propriétaire qui aura payé 150 000 $ ou 200 000 $, par exemple, pour un condo, pourrait exiger avec le temps d’avoir un certain calme devant chez lui.Or on compte actuellement environ un million de cyclistes, de patineurs et de piétons qui empruntent la fin de semaine la piste cyclable le long du canal de Lachine.De plus, la réouverture du canal à la navigation de plaisance d’ici 2002 devrait amener la circulation d’environ 9000 petits bateaux.Il y a également l’activité industrielle du secteur qui risque d’incommoder de futurs résidants.L’usine de teinturerie Agmont embrasse l’ancienne raffinerie Redpath par l’est, et juste en face se trouve le complexe de lofts industriels, le Nordelec.D y a donc du bruit, des odeurs d’industries et du transport par camions.D’ailleurs, sur ce dernier point, la Ville de Montréal a rendu publique cette semaine la carte du réseau de camionnage auquel seront dorénavant assujettis les mastodontes.Les rues longeant le canal, des deux côtés, sont identifiées comme des axes routiers prioritaires pour le camionnage 24 heures sur 24.La recommandation de la Société de développement de Montréal sera étudiée mercredi prochain par le comité exécutif de la Ville, qui tranchera la question.Mais le responsable politique du dossier, Pierre Paquin, se montre déjà favorable au développement résidentiel, associant le projet du RESO à du «pelletage de nuages».A partir de l’appui que devraient recevoir Les Ecolofts d’Argenson, le dossier devra traverser les étapes du changement de zonage, avec l’affichage public et les audiences de la Commission de développement urbain.Théâtre Rialto La Ville met le holà aux travaux illégaux KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le problème des travaux illégaux de transformation du Théâtre Rialto remonte à la surface pour une énième fois.Après une fenestration sans rapport avec les conditions de préservation du patrimoine, le propriétaire du bâtiment a décidé de relever le plancher sans permis.Le Service des permis de la ViUe de Montréal a fait arrêter les travaux et a rappelé au propriétaire, Ellias Ca-logeras, qu'il lui faut faire une demande de permis dans le cadre particulier d’un programme de développement.M.Calogeras avait mercredi un rendez-vous avec des fonctionnaires.Si M.Calogeras se conformait aux règles, il aurait accès à des subventions pour effectuer les travaux.«On ne donnera aucun permis sans savoir quel est l'usage prévu», a indiqué le porte-parole du Service des permis, François Lemay.La conseillère municipale Hélène Fotopulos, qui suit le dossier de près, s’insurge contre le laxisme pohtique tant municipal que provincial.La ministre des Affaires culturelles et des Communications, Agnès Maltais, bien qu’informée du problème, ne réagit pas davantage.«Nous avons un monument historique classé pour son caractère patrimonial par Ottawa, Québec et Montréal, et nous n’avons pas les moyens de faire quelque chose parce qu'il n’y a pas de volonté politique», se désole Mme Fotopulos Elle juge que la Ville de Montréal se montre complaisante et de ce fait, est complice.«Pendant que l'adminis- (51 4) 257-8711 ïïîiÊgoïtfnow MÊMES PROBLEMES eusses^3' LA SOLIDARITE 1 -880-234—S533 www.dovp.org DËkELOPP&MENr Er R4IX tration prétend que tout est sous contrôle, le propriétaire récidive et encore et court le risque d’écoper, éventuellement, d’une amende dérisoire de 250 $ pour une telle infraction», soutient Mme Fotopulos.Depuis plusieurs mois, la transformation du Rialto est surveillée de près par un groupe pour sa sauvegar- de.Au printemps dernier, une pétition principalement d’artistes réclamait que la Ville de Montréal achète le théâtre pour le préserver des intentions du propriétaire, qui souhaite en faire une discothèque.Mais voilà, l’Avenue du Parc où se trouve le Rialto fait l’objet d’un contingentement quant au nombre de bars.Guilbert GUÉRIN, S.J.une pratique pastorale des Exercices spirituels en Asie orientale une œuure missionnaire.208 pages-16,50 S Les Éditions GUÉRIN En uente dans toutes les liorairies (514)842-3481 «Le baroque mexicain» GILBERTO FLORES PATINO LE DERNIER COMTE DE CANTABRIA FIDES Gilberto Flores Patino Le dernier comte de Cantabria 144 pages • 17,95$ cvv « Ce récit très habile transporte dans l'exotisme du Mexique.À lire en sirotant un brandy.» Marie-Renée Lavoie.Québec Français Ofc> « Un petit chef-d'œuvre d'ingéniosité narrative et un pur délice de lecture.» Robert Chartrand.Le Devoir En vente chez votre libraire Il était une fois dans l’ouest JACQUES NADEAU I.E DEVOIR A ¦ a _ - * i * K» AA .•«T*"' /af*.*svT/ e Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.9* étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé Jiîir Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L'agence Presse Canadienne «It autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans l.e Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor tijé.VÔOO, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement ii* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Dons sanguins interdits à certains Canadiens AGENCE FRANCE-PRESSE Toronto — Le gouvernement canadien envisage d’interdire tout don de sang des Canadiens ayant séjourné plus de six mois en Grande-Bretagne depuis 1980, en raison des risques de propagation de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, a rapporté mercredi le Toronto Star.L'administration gouvernementale.responsable des banques de sang du pays, a affirmé que cette mesure était à l’étude, tout en soulignant qu’aucune décision n’avait encore été prise.Les services canadiens de transfusion se sont refusés à tout commentaire, affirmant préférer attendre la décision du ministère de la Santé qui pourrait intervenir dès la semaine prochaine, selon le Toronto Star.Une quarantaine de décès ont déjà été attribués en France et en Grande-Bretagne à la maladie de Creut2feldt-Jakob.Les autorités canadiennes insistent sur le fait qu’on ignore encore si cette maladie peut se transmettre par transfusion sanguine.A l’exclusion du Québec qui possède sa propre agence du sang, Héma-Québec, l’interdiction concernerait près de 3 % des donneurs.; JACQUES NADEAU LK DEVOIR Rémi Leclerc, Tommy Babin, Pierre Labbé, Bernard Falaise et Claude St-Jean forment un quintet emblématique de la musique actuelle.QUINTET SUITE I)E LA PAGE 1 album intitulé Copie Zéro qui vient tout juste de paraître sur étiquette Ambiances Magnétiques.De Claude St-Jean, on sait deux ou trois de ces choses qui, une fois toutes confondues comme fondues, en font un musicien très singulier.Cela tient en un mot: il traîne.Il retarde.Il reporte.Non pas ce qui a trait à la musique, mais le reste.Ce qu’on pourrait appeler la juste promotion de soi ou, plus précisément, de sa musique.Cela paraîtra curieux à souligner, mais jamais un musicien n’a autant retardé ou remis d’entrevues que lui.Il y a trois ans, c’était parce que le disque était sorti depuis deux mois.D y a deux ans, c’était pour une autre raison qui était différente de celle de l’an dernier.Bref, le présent article aurait dû être écrit il y a des lunes de cela.Ce n’est pas faute d’avoir essayé.Peut-être faut-il mettre ce hiatus dans le temps sur le compte de la perfection.La sienne, il va sans dire.Ou encore sur ce souci qu’a notre homme de ne parler de ce qu’il fait qu’à partir du moment où il estime que ce qu'il a fait a atteint une sorte de maturité.Toujours est-il que Claude St-Jean est l’un des musiciens montréalais, québécois ou canadiens, on ne sait plus trop comment dire, qui gagnent à être plus que reconnus.C’est comme ça, c’est ainsi, parce qu’il est d’un éclectisme rare comme toujours joyeux.Il est maître d’une musique très rafraîchissante.Parfois pleine de raffinement, parfois délinquante, souvent étonnante, toujours séduisante.A quoi cela tient-il?Peut-être au fait qu’il a appris sur le tas, comme il le dit lui-même.Il a commencé dans la musique comme suit: «J'ai d’abord appris la clarinette.Puis, j’ai switclié au violon parce que j’aimais bien le western.Ensuite, j’ai joué un peu des percussions.À un moment donné, je me suis dit qu’il fallait que je me branche.Dans LEnfant-Fort — ça, c’est la préhistoire des fanfares —, il y avait plein de cuivres.C’est à cette époque que j’ai choisi le trombone.J'ai appris en autodidacte avec différentes méthodes.» Pendant ime bonne dizaine d’années, soit à l’époque de la GUM et de Montréal Transport, «j’étais un freak.Au fond, je ne prenais pas la musique vraiment au sérieux.Ce n’est qu’il y a une douzaine d'années, au moment où j’étais embarqué dans Trafic d’influence, que j'ai senti que j’étais prêt à driver quelque chose».Des années 70 à aujourd’hui, St-Jean aura fait, comme on dit, le long parcours du combattant sans jamais se dé- courager, sans jamais se départir d’une bonne dose d’humour.Il aura fait tout le circuit des bars ou clubs alternatifs du Québec en remettant cent fois sur le métier son penchant naturel pour tout ce qui est à l’ordre du jour.Du jour d’aujourd'hui.Du temps présent.Côté face, Claude St-Jean est le chef de L’Orkestre des Pas Perdus, la fanfare la plus moderne entre Halifax et Vancouver.Côté pile, il est le chef des Projectionnistes, quintet de jazz avant-gardiste et pesant, urbain et drôle, surprenant, incisif, éclaté, réjouissant.St-Jean et les siens alternent entre les musiques de cirque, les musiques felli-niennes de Nino Rotta et le décapage sonore d’un John Zorn, des Lounge Lizards.«En musique, j’aime Count Basie, les musiques des films des années 70, Charles Mingus, Frank Zappa, René Lussier, Jean Derome, le ska, le rock, les Lounge Lizards, Zorn, toute la scène Jieiv-yorkaise de la Knitting Factory.» Les Projectionnistes, c’est le solide Tommy Babin à la contrebasse, Rémi Leclerc à la batterie, Pierre Labbé au saxophone et Bernard Falaise à la guitare très électrique, sans oublier évidemment St-Jean au trombone.Les Projectionnistes, ce sont des compositions de St-Jean, une de Falaise et une de tout le monde.Elles s’appellent, les pièces de l’album et celles qu’on entendra demain soir, Hiboux, Laïc laiton.Jeu de bloc, Circulez, Pour toi ma chérie, Cacao Chaos, 7' balcon, Vacances, Les Petits Matins, Nuit blanche et Ballet mécanique.Elles s’appellent ainsi et rappellent ou sont autant d’échos aux musiques que font les John Lurie, Arto Lindsay, Bill Laswell et toute une cohorte d’avant-gardistes européens.La musique des Projectionnistes est une définition ou la parfaite illustration de ce qu'on appelle la musique actuelle.Le résultat est d’autant plus remarquable que les conditions dans lesquelles cet album a été réalisé ne sont pas, loin de là, les conditions qui prévalent dans le monde des variétés.Lorsqu’ils entrent en studio, les St-Jean, Falaise, Babin et compagnie, ils n’ont pas beaucoup de temps parce que le temps, c’est de l’argent.Et comme de l’argent, ils n’ont pas la planche à billets.«J’ai mis Les Projectionnistes sur pied parce que j'avais le goût de travailler avec une contrebasse.J’avais envie défaire quelque chose de plus exploratoire, plus musique actuelle.J’ai fait cela sans modèle, par goût de l’improvisation.Parce qu’en tant que musicien, j’estime qu’il faut toujours aller de l'avant.Il faut innover.» LOI SPECIALE SUITE DE LA PAGE 1 toutes les questions normatives qui demeuraient en suspens, à raccourcir l’échéancier de 18 mois pour l’exercice de relativité salariale grâce auquel les infirmières espéraient faire des gains salariaux et à mettre en vigueur immédiatement l’entente sur les conditions de travail normatives, a décrit Mme Marois.Enfin, «il a offert lui-même d’aller à la table de négociation», a-t-elle dit.Mme Skene a refusé de présenter l’offre du premier ministre à ses instances.a indiqué Mme Marois.«Je pense que c’est la dernière tentative qui pouvait être faite.Et elle était — on en conviendra — du plus haut niveau», a-t-elle dit.Le conseil des ministres se poursuivait en soirée pour analyser les différentes hypothèses relativement au contenu de cette loi spéciale.Mme Marois n’a pas voulu donner un aperçu des dispositions de cette loi.Quant à savoir si la loi spéciale va conduire à l’emprisonnement des dirigeantes syndicales ou d'infirmières, Mme Marois a dit : «Pour l’instant, nous n ’en sommes pas là.» Les infirmières ont indiqué qu’elles défieraient toute loi spéciale de retour au travail.Mme Marois donnait l’assurance, hier, que «les services seront rendus normalement» au sein du réseau de la santé, dans un contexte, cependant, «où les gens responsables, qui vivent dans une société de droit, vont respecter les lois».Tout au long de la journée, même si le gouvernement refusait de négocier officiellement avec les infirmières en raison de la grève illégale, des «échanges informels entre beaucoup de personnes directement ou indirectement» ont eu lieu, a indiqué la ministre.Mais en vain.L’Assemblée nationale sera donc saisi ce matin d’un projet de loi pour forcer le retour au travail des infirmières.Les députés sont convoqués d’urgence à une séance extraordinaire à compter de 10 heures afin «de procéder à la présentation et à l’adoption d’une loi concernant la prestation des services de soins infirmiers et des services pharmaceutiques».La loi touchera donc les pharmaciens, mais seulement pour les assujettir au Conseil des services essentiels et à la Loi 160.A l'heure actuelle, les 1000 pharmaciens qui travaillent dans les établissements de santé au Québec sont liés par contrat au gouvernement.Ils sont représentés par une association, l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec (APES), et non pas par un syndicat.Réunis hier à Montréal, 400 pharmaciens de TAPES ont voté pour présenter au gouvernement une démission collective qui est signée par 91 % des 1000 membres de TAPES et qui prendra effet le 4 septembre, soit après l'expiration du délai de 60 jours prévu dans l’entente de service avec l’Etat.Pour sa part, le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, est revenu à la charge, hier, en réclamant une commission parlementaire où viendraient s’exprimer les infirmières, les négociateurs du gouvernement et le président du Conseil des services essentiels.Reprenant une proposition qu’il avait faite il y a semaine, M.Charest a soutenu qu’une telle commission parlementaire «permettrait au moins la reprise d’un dialogue qui pourra — espéronsAe — mettre la table à une reprise des négociations».L’opposition officielle tient tellement à cette commission qu’elle n’hésitera pas à priver de sa collaboration le gouvernement s’il présente à l’Assemblée nationale, comme prévu aujourd’hui, son projet de loi forçant le retour au travail des infirmières et celui concernant des pharmaciens.Ni M.Charest, ni le leader parlementaire et député de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, n’a voulu préciser, hier, quelle forme prendra l’absence de collaboration de l’opposition à l’Assemblée nationale.Cette commission parlementaire pourrait se tenir aujourd’hui même, après le débat réglementaire de quatre heures, lié à la présentation du projet de loi par le gouvernement, quatre heures qui vont être perdues en procédu-rite, a dit M.Paradis.M.Charest a tenu a dénoncer l’approche «punitive» que le gouvernement Bouchard a adoptée envers les infirmières.«Tout ce qu’on entend venant de la part du gouvernement, c’est tout ce qui touche au caractère punitif alors qu’aucun effort raisonnable, ou en tout cas, visible, n’a été fait pour trouver une solution», a-t-il dit.Selon lui, le gouvernement Bouchard est responsable de la situation actuelle.«Nous en sommes aujourd’hui à un état de crise que ce gouvernement-là a lui-même créé, fabriqué de toute pièce» en poursuivant «aveuglément et obstinément» la réforme Rochon, estime M.Charest.Cependant, le chef libéral ne va pas jusqu’à prôner la reprise des négociations formelles avec les infirmières avant qu’elles ne mettent un tenue à leur grève illégale.«On ne peut pas appuyer une grève illégale», a-t-il dit.Mais il s’est refusé, hier, de dire s’il était d’accord avec le principe d’une loi forçant le retour au travail des infirmières.«Nous ne nous prononcerons pas avant de voir le projet de loi», a dit M.Charest.Pauline Marois \ INFIRMIERES L’Ordre des infirmières appelle à la négociation SUITE DE LA PAGE 1 l’adoption de sa loi spéciale et contre toute sanction extrême contre les inffrmières.«Si le gouvernement croit pouvoir faire peur aux travailleurs des secteurs public et parapublic par l’application de telles mesures dans le conflit des infirmières, il se trompe, pouvait-on lire dans un communiqué signé conjointement par les trois centrales syndicales.Il ne fait que soulever davantage l’indignation et la colère de ceux-ci.» Plus encore, les trois centrales syndicales accusent le gouvernement du Québec d’être responsable de la situation actuelle.«Ce qui nous déplaît, à la FTQ, c’est la perspective d'une loi spéciale qui viendrait s'ajouter aux amendes déjà nettement disproportionnées par rapport à la situation actuelle, expliquait en entrevue téléphonique le président de la FTQ, Henri Massé.Des amendes, passe toujours, mais au rythme où elles sont distribuées, aussi bien dire que la FIIQ est en faillite.Nous, à la FTQ, quand nous nous retrouvons avec une amende de 500 000 $, on est déjà dans le trouble.» La FTQ n’est-elle pas tout de même un peu indisposée de voir les infirmières faire cavalier seul?Henri Massé refuse de condamner la stratégie des inffrmières.N’empêche, «devant le mur qu’elles frappent», M.Massé les a tout de même invitées à mettre en veilleuse leurs revendications salariées jusqu’à l’automne.«Quand nous serons 500 OOO à frapper à la porte, ça aura plus de poids que 47000», estime M.Massé.Ce n’est certes pas la lecture qu’a faite la FIIQ de la situation, analyse au contraire Jean Charest, professeur de l’Ecole des relations industrielles de l’Université de Montréal.«À la base, les infirmières ont cru qu’en frappant un grand coup maintenant leurs revendications ne seraient pas diluées parmi celles de tout le secteur public.Et surtout, elles ont cru qu’elles sauraient mieux mettre en lumière toute la sympathie du public pour elles.» Cet appui massif est loin d’être négligeable, insiste le professeur Charest, qui a lui-même été de la table centrale pour la CSN en 1989, lors des négociations dans le secteur public.«Ce n’est pas pour rien que Lucien Bouchard supplie depuis des jours les infirmières de retourner au travail.Face aux fonctionnaires, à l’image plutôt négative, Lucien Bouchard serait moins hésitant à adopter une loi spéciale.» Reste cependant que le premier ministre sait aussi très bien que 500 000 autres employés du secteur public l’attendent de pied ferme et qu’il ne doit pas trop céder de terrain.Sans doute aussi sait-il qu’une loi spéciale, aussi dure soit-elle, n’est pas nécessairement suicidaire politiquement.«Robert Bourassa y a bien survécu.H a après tout été réélu en 1989, et ce, même après l’adoption de la loi 160», rappelle encore M.Charest.L’illégalité par nécessité De son côté, l’Ordre des inffrmières, dont le rôle consiste à protéger l’intérêt du public, continuait de défendre la décision du syndicat de la FIIQ.«Ce qu’il faut surtout se demander, c’est comment la situation a pu dégénérer autant, c’est de voir pourquoi les infirmières se sont crues obligées d'y aller de tels gestes extrêmes pour se faire entendre», a plaidé Gyslaine Desrosiers, présidente de l'Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec.Il faut d’ores et déjà songer aux lendemains de la crise, a-t-elle poursuivi.«Il faudrait des années à se remettre d'une loi spéciale par laquelle 47 000 personnes seraient obligées de rentrer au travail, brisées.» Mais l’intérêt du public, dans tout ça?Mme Desrosiers a noté qu’aucune plainte n’avait été déposée à Tordre depuis le début de la grève.Et le gouvernement, soutient-elle, «avec ses deux milliards de coupes et ses listes d’attente», joue autrement plus avec la santé des Québécois que les infirmières grévistes.Au moment de mettre sous presse, l’impasse restait donc totale.Du point de vue normatif, seules deux questions sur 47 avaient été réglées: la précarité d’emploi et le fardeau de tâche.Du point de vue salarial, les deux parties se sont quittées depuis plusieurs jours sur un cul-de-sac.Québec offre 5 % d’augmentation répartie sur trois ans; la F'IIQ, elle, exige 10 % en guise de rattrapage salarial la première année, 2,5 % la deuxième année et 3,5 % la troisième •année.En sus, elle s’attend aussi, en cette troisième année, à ce que l’étude de la relativité salariale entre différentes professions comparables leur soit favorable.Depuis le début de la grève illégale, chaque organisation syndicale perd 125 000 $ par jour.Jusqu’ici, une vingtaine d’entre elles ont déjà reçu leurs amendes.Individuellement, les infirmières elles-mêmes n’ont pas encore ressenti les effets de leur geste illégal, leurs chèques de paye n’étant émis qu’à toutes les deux semaines.La dernière grève illégale des inffrmières, qui remonte en 1989, avait duré sept jours.De la même manière, la loi 16Q avait été mise en application.A travers le Canada, 1999 aura décidément été marquée par un ras-le-bol tous azimuts des infirmières.Avant celles du Québec, au début d’avril, les inffrmières de Terre-Neuve et de Saskatchewan avaient elles aussi débrayé illégalement.Dans un cas comme dans l’autre, la confrontation syndicale-patronale s’est conclue par une loi spéciale. LE DE V 0 1 R .L E V E N D R E D I > .MIL L E T I il il il B 3 ?PLAISIRS* VINS L’Italie au tournant Il aura suffi de quelques décennies à peine pour révolutionner le paysage viti-vinicole italien.Un pas de géant qui a tout fait culbuter: les prix, les encépagements et assemblages, l’image quelque peu vieillote et un brin passéiste d’une viticulture farouchement enracinée dans la tradition et, surtout, le manque de dynamisme (et peut-être de confiance en soi) à vouloir fee mesurer aux grands de ce monde.Où en est l’Italie à l’ère prémillénaire de la mondialisation des cultures et des saveurs?Elle a certes avalé les bouchées doubles mais, à y regarder de plus près, on a l’impression qu’elle se cherche ou, pire, qu’elle tourne en rond.Les vins y sont tout aussi sinon plus chers qu’à Bordeaux (faut le faire!), les quantités parfois plus confidentielles que les grands vins de la vallée de la Napa (pour collectionneurs seulement), contenants et contenus rivalisent tout autant d’audace dans le design qu’ils demeurent une énigme à décrypter au palais (expérimentation oblige) alors que le bois neuf, ce gentleman sans frontières, a pris la sale habitude de trop vouloir se frotter la douelle sans le consentement de cépages qui n’ont que faire de vouloir «s’internationaliser» (pour le plaisir des amateurs, paraît-il).En contrepartie, à l’autre bout de l’échelle, l’Italie a su tirer vers le haut des appellations et des vins plus modestes pour en révéler l’existence et le potentiel par une vinification qui n’a ja-tnais été aussi soignée.C’est à ce prix qu’elle pourra tenir la concurrence mondiale à distance pour le siècle qui s’annonce.J’ai goûté cette semaine 52 des 93 «grands italiens» que la SAQ propose dans son dernier Courrier vi-nicole et dont vous avez jusqu’au mardi fi juillet prochain pour passer votre çpmmande éventuelle (voir adresse électronique ici-bas).Les vins?Une batterie de vins classiques (toujours les mêmes) côtoie quelques brillants innovateurs et d’insipides curiosités (la série Biondi-San-ti, entre autre), en passant par des oublis de taille (Ornellaia, Massetto, Gaja.), tout cela offert à prix passablement gratinés merci.Heureuse initiative en matière de grand format cependant, mais dans l’ensemble, il y manque cet espèce de feu sacré qui fait perdre la tête à l’amateur.Je vous propose ici pêle-mêle quelques vins qui ont failli avoir la mienne (de tête).i Somptueux, riche et balsamique Çhardonnay 1997, Tasca d’Almerita (45 $ - 92, numéro de commande), velouté, relief et définition parfaite pour ce Grattamacco 1995 (59 $ - 49) , un Flaccianello 1990 habituellement de haut niveau mais bouchonné ce jour-là (75 $ - 47), éclatant, généreux et bien mûr Chianti Classico 1995 Giorgio Primo (49 $ — 24) ; plus profond encore, d’un soyeux et d’une amplitude exceptionnels, le Chianti Classico Riserva Vigna del Sorbo de Fontodi est quant à lui ni plus ni moins un must (47 $ - 23) alors que la droiture et l’ensemble bien ferme et parfumé du Chianti Classico Riserva 1995 de Nittardi (49 $ - 26) le rapprochent d’un bon brunello.Solide comme un sicilien et complexe comme un grand barolo, le Barbera d’Asti 1995 Bricco dell’Uccellone Braida (55 $ - 21) séduit par son épaisseur fruitée presque confite, alliant puissance et longueur.La série des Brunello di Montalcino est fort éloquente: Riserva Poggio Antico 1993 (75 $ - 35) pour la finesse de son bouquet, le fruité compact, solide, épicé et long de l’ensemble, La Casa de Caparzo 1993 (93 $ - 37) pour sa race, sa profondeur, sa poigne de fer, sa densité animale, Poggio al Vento Riserva Col d’Orcia 1990 (98 $ - 32) pour sa maturité, ses tanins nobles et moelleux, Poggio al Vento Riserva Col d’Orcia 1988 (115 $ - 33) pour sa sève, sa détermination, ses saveurs longues et détaillées, et sans doute meilleur encore, de la même maison, un millésime 1985 (150 $ - 34) en tous points complet, dense, intense, riche et d’une inoubliable présence au palais.Un classique, à maturité.Les barolos?De bons niveaux.Tanins gommés, presque veloutés du Monforte Bussia 1994 d’Aldo Conter-no (75 $ - 6), d’une grande clarté aromatique, magnum de l’Ornato 1990 de Pio Cesare (229 $ - 9) au fruité homogène, bien élevé, enveloppé et à la sève considérable (main de fer.), élégante, réglissée, puissante et envoûtante version 1989 de la même maison (115 $ - 11) et tannique, puissant, traditionnel, bref, immense Ille millenium 1990, Marchesi di Barolo (185 $ - 3), à savourer bien évidemment maintenant sur le sanglier farci aux truffes.Encore soif?Superbe magnum de Cepparello 1996 (105 $ - 44), au parfum de violette, aux tanins juteux et sophistiqués, original Etrusco 1995 (59 $ -54), à la trame fruitée et au grain fin et arrondi, splendide Granato 1996 (55 $ -58), à la couleur bleu nuit, au fruité délicieusement excessif, solide et intriguant Pelago d’Umani Ronchi (45 $ - 90) et très classique Fratta 1996 de Maculan (60 $ - 75 $), aux tanins boisés qui ne demandent qu’à se fondre.La révélation?Ce soyeux, captivant et magique assemblage de corvina et d’oseleta vinifié encore une fois avec brio par Masi qu’est l’Osar 1995 (40 $ - 73 $), un vin ample et riche qui déroule longuement le tapis rouge sur une finale exquise relevée d’une pointe d’amertume.Superbe.Les amarones, enfin, véritables colosses aux pieds d’argile venus d’une autre époque pour enrichir la nôtre.Que ce soit le torride, rayonnant et moderne Campolongo di Tor-be 1993 de Masi (56 $ - 70), toujours élégant malgré la puissance ou la série des amarones de la maison Berta-ni, plus traditionnelle et toujours très sérieuse.Un 1985 (94 $ - 69) prêt à boire, moelleux, aux longues saveurs de zan et de cèdre, un 1981 (89 $ -68) plus chaud, plus animal, aux nuances de cerise à l’eau-de-vie et de truffes, un 1976 (110 $ - 67) vineux, aux saveurs de viande rouge et de pruneau confit bien liées à l’image d’un bon banyuls et, enfin, un 1967 (159 $ - 65) aux tanins qui ne se fondront jamais tout en demeurant équilibrés, au remarquable registre épicé, véritable bouffée de nostalgie que seule l’âme d’un vieux vin peut transmettre.En souvenir de l’Expo.?Il est blanc, léger, drôle, aromatique, dénué de prétention, rafraîchissant et croquant, ce muscat Samena non millésimé de Grèce (9,45 $ -274712*), à boire à l’apéritif ou sur les crevettes grillées, plus minéral, tranchant et fin, ce Bouzeron 1997 du Domaine Chanzy (20,25 $ - 868984), au bon goût de pomme verte et d’agrumes, sympathique, simple et coulant que ce Château Pontet-Laroche 1997 (14,80 $ - 475855), aux saveurs de poivron, d’estragon et de cassis acidulé et étoffé, plein et sexy ce Valpolicella Capitel dei Nicalo 1995 de Tedeschi (17,65 $ -854067), aux tanins sucrés évoquant la cerise et la fraise, toutes deux surprises dans leurs débordements estivaux sous une tonne de crème chantilly.Pur délice à petit prix.Tandem vin-plaisir Soave Classico Superiore San Vincenzo 1998, Anselmi (15,80 $ - 098996) et Santa Cristina 1998, Antinori (12,95 $ - 076521): Juliette a trouvé ici son Roméo dans une rencontre qui provoque déjà de savoureuses étincelles! Vous aimiez les superbes 1997?Vous adorerez ces 1998 qui, à mon sens, n’ont jamais été aussi prodigues, aussi accomplis mais aussi désireux de vous faire partager ce que l’Italie peut faire d’extra sans pour autant vous arracher votre chemise.Le soave vibre ici comme une demoiselle flirtant sur la surface de l’eau au crépuscule avec ses arômes délicats d’agrumes et de pomme mûre et ses saveurs fines, précises, acrobatiques et élégantes qui ne sont pas sans évoquer un bon çhardonnay de la côte Chalonnaise alors que le sangiovese du Santa Cristina, à la couleur vive et soutenue, offre à la fois tonus et charme, rondeur et plénitude sur une mâche fruitée drôlement bien constituée.LeTignanello du pauvre.* Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020, 1 800 298-2545, www.saq.com ou www.saq.com/vinicole/ Je a n Au b ry Paysage viti-vinicole italien.BRUCE ROBERTS RESTAURANTS Petites chroniques de l’asile «Au hasard de vos vacillements, la langue au rang du bitume montréalais, je vous invite à une boucle où vous rencontrerez quelques illuminés au talent.fou» JEAN-PHILIPPE TASTET Première partie La torpeur est là.Pas un souffle de vent, les cigales ont parti leur bal et Montréal a des airs de Maghreb.L’envie de festoyer dans des cuisines sophistiquées a laissé place à des désirs de terrasses rafraîchies par des tonnelles de glycines.Au hasard de vos vacillements, la langue au rang du bitume montréalais, je vous invite à une boucle où vous rencontrerez quelques illuminés au talent.fou.Ce ne sont pas de vrais restaurants mais plutôt des endroits merveilleux où la folie est douce et où le bonheur, servi en portions généreuses, invite à se retirer du monde et de sa propre folie.Première halte, place Royale dans le Vieux-Montréal, deuxième halte sur le boulevard Saint-Laurent, troisième halte, rue Saint-Paul, pour fermer la boucle près du fleuve où vous voudrez sans doute vous jeter.Cellule numéro un Cyklamen (première folie orthographique) s’appelle plus précisément Galerie-café Cyklamen; c’est un de ces endroits qui donnent l’étrange impression d’être ailleurs, à Paris dans le Marais, à Florence sur les bords de l’Arno ou dans un de ces endroits dont vous avez conservé le souvenir magique.Cyklamen est la maison de Renaud Sauvé, son atelier, sa cellule capitonnée.Les heures d’ouverture dépendent exclusivement de son mantra et de son envie de voir des gens autour de lui.Si Renaud peint, c’est fermé: s’il a des poteries à passer au four, c’est fermé; si une libellule, le matin, s’est posée sur le bord de son réveil, c’est fermé.Mais quand c’est ouvert, quel bonheur de s’installer dans son antre et de se laisser bercer par le Requiem de Mozart en grignotant quelques tartines et en savourant ces fromages québécois qui vont détrôner un jour prochain les anciens rois français.Renaud sert comme on le fait à Venise, avec ce souci du détail qui fait que l’on oublie complètement l’intention première d’y manger.Des jus dans de splendides mazagrans et sa pitance dans des assiettes créées par lui et accompagnées de coutellerie fin XIX'.Pas de serviettes en papier ou en ce coton blanc des autres restaurateurs, mais du lin méticuleusement repassé par lui-même.Les dimanches après-midi inspirés, Renaud invite quelques danseurs de flamenco, joueurs de tam-tam ou autres chanteurs tibétains pour allumer sa petite galerie.De menu, il n’y en a jamais eu au Cyklamen, mais les habitués chérissent chaque minute arrachée au quotidien qu’ils peuvent passer au milieu des pots de fines herbes plantées par Renaud.Lui, sourire retroussé sur ses grandes dents de page sorti du palais des Doges, vous apporte du thé fumé et des quartiers d’orange sanguine sur un plateau d’argent.On s’attend à voir apparaître à tout moment la Callas ou Jean Cocteau dans le cadre de la porte; lui prétend qu’ils viennent régulièrement, mais seulement après les heures d’ouverture.GALERIE-CAFÉ CYKLAMEN 370, place Royale Vieux-Montréal (514) 842-9861 Ouvert officiellement du mercredi au dimanche, de 8h30 à 18h; entre vous et moi, appelez-donc le doux illuminé pour savoir s’il n’est pas fermé pour cause de confitures à écu-mer ou autre raison d’Etat.Une vingtaine de dollars pour deux personnes, avant taxes et serviçe.Glouglou de fontaine zen inclus.Om mani padme oum! Cellule numéro trois Chez mes fous, l’ordre étant ce qu’il est, le trois vient toujours avant s, N F A N < «¦Pis, «Un peu génial, un peu menteur » FIDES En vente chez votre libraire André Alexis Enfance 288 pages.21.95 $ « Admirablement traduit par Émile Martel.Enfance est un chef d'œuvre.» Hélène Le Beau.Elle C^> « Un mystère réjouissant qui se dévoile pudiquement, dans la dernière page.» Pascale Navarro, Voir le deux.Vous attendrez donc quelques jours pour en savoir plus sur le chic boulevard Saint-Laurent, version néo-grano-écolo végétarienne.Peace, man! Au coin des rues $aint-Pierre et Saint-Paul, Dyan et Eric ont ouvert une boulangerie.Comme ils sont tous les deux à moitié fous seulement, ils se partagent le numéro trois.Les premiers symptômes sont apparus alors que les deux marmitons faisaient leurs classes chez Normand Laprise, phare de la gastronomie montréalaise selon les spécialistes.Las de servir le grand maître, les deux originaux décident de voler de leurs propres ailettes.En septembre, fin de la saison touristique dans le Vieux-Montréal et début de la longue et douloureuse hibernation du quartier, ils ouvrent donc leur boulangerie dans le Vieux-Montréal.J’avais trouvé que c’était une bien drôle d’idée mais que tout le monde pouvait apprendre de ses erreurs en se cassant la pipe: l’endroit était hasardeux, les prix trop élevés pour le quartier et la date d’ouverture on ne peut plus mal choisie.Mea culpa, pardon mon oncle et lâchez les camisoles de force.Presque un an plus tard, Olive et Gourmando reçoit des gourmands d’un peu partout et tout le monde y revient pour partager la folie ambiante.Aux excellents pains —¦ goûtez le noisettes et pruneaux ou le raisins et épices pour savoir combien il est bon d’être fou — sont venus s’ajouter biscottis maison, fromages du Québec et salades délirantes.Sur des airs de jazz, de hip-hop, de tango ou de musique nouvel âge, les illuminés locaux servent des sandwichs à faire damner le lord inventeur poulet de grain grillé et mariné, mayonnaise d’avocat, mangue et chi-plotes (petits piments doux marinés) sur pain de maïs bleu; portobellos grillés, pesto, fromage de chèvre sur pain aux olives; saucissons artisanaux, aubergine, purée d’olives et fromage gruyère; cheddar fort du Québec, pommes acidulées et persil.; Quelques amis napolitains ont même délaissé la Petite Italie pour vé-nir y prendre leur espresso et restent à observer le ballet des clients venus emporter croissants, chocolatines ofi baguettes.Vous pouvez ne pas porter d'entonnoir sur la tête, mais ne vous étonnez pas, en ressortant de là, d’être pris d’une irrésistible envie de danser sur le trottoir et de dire bonjour à tous les passants.Comme lé bonheur, la folie est heureusemeift contagieuse.OLIVE & GOURMANDO j 351, rue Saint-Paul Ouest i Montréal ! (514) 350-1083 Ouvert du mardi au samedi de 8h à 18h.Une vingtaine de dollars nourrissent amplement deux personne?.Sans Prozac, c’est un peu plus cher, mais vous repartirez avec beaucoup de victuailles pour vos amis qui seront à leur tour pris de folie.il> .* ^ -.- endez-v ourmands COUSCOUS ET SPECIALITES MÉDITERRANÉENNES •Le couscous au méchoui de La Gazelle est réputé sur le Plateau.» J.Blanchette 'Fermé le dimanche Licence complète www.restaurant.ca/lagazelle 201-A Rachel Est (coin Hôtel de Ville) Mtl 843-9598 Ouvert depuis 1968 TABLE D’HOTE SPECIALE Pour les aficionados de flamenco, spectacle avec guitariste, danseuse et le chanteur de flamenco José El Chele.Tous les vendredis & samedis Cuisine espagnole et méditerranéenne 3507, av.du Parc (coin Milton) • (514) 843-8212 Metro Place des Arts iu cïïüpon fin Nouveau restaurant à quelques minutes du Centre Molson Cuisine pwençale Cuisine aux parfums du SiJ Salles et salens privés peur preupes 1172 rue Bishop, Mtl 866-7890 Pour annoncer dans cette rubrique, contactez Micheline Ruelland au 985-3322 I- K " K V "IK.LE V E N DEED! 2 .1 V 1 L L E T 1 !) !» !» B 4 Le devoir TOURISME Au pays du jazz.La Nouvelle-Orléans ANDRÉ BERGERON La Louisiane, pays des Cajuns et des bayous, est aussi celui des riches plantations d’avant la guerre de Sécession.En prime, et surtout, La Nouvelle-Orléans, la plus originale des grandes villes américaines, (ondée par un Montréalais.et site du plus grand festival de jazz du monde.Quelle coïncidence! Une ville inusitée On est d’abord impressionné par le pont-autoroute de 42 km de long qui traverse le lac Pontchartrain, avant d'atteindre cette ville étalée sur la rive gauche d’un méandre du Mississippi, d’où son surnom de «ville du croissant», à peu de distance du golfe du Mexique.La Nouvelle-Orléans, industrielle et commerciale, portuaire, nous apparaît surtout comme un carrefour de diverses cultures.Cosmopolite.Unique.Son site, ses styles architecturaux, la variété de ses quartiers, ses musiques fortement typées, ses festivals, son animation en font une ville à part.Sa singularité réside en fait dans sa multiplicité culturelle.La ville a été fondée par Jean-Baptiste Le Moyne, sieur de Bienville, en 1718, après que Pierre Le Moyne d’Iberville (son frère) eut entrepris la colonisation de la région (Robert Cavelier de La Salle avait pris possession et nommé ce territoire en l’honneur de Louis XIV, en 1682).La Nouvelle-Orléans actuelle, touristique, c’est d’abord une ambiance, une atmosphère, une chaleur bien spéciale, avec un rythme de vie particulier.La musique, les odeurs, les couleurs, la joie de vivre de sa population (à 60 % afro-américaine) en font une ville très différente.C’est à la fois la découverte du «Sud profond», mais avec des saveurs antillaises, la ville du Mardi gras, la «ville des saints», et celle du jazz.Comme à Las Vegas, tout y est ouvert jour et nuit: une ville à la fois excitante, animée, dynamique, festoyante, bruyante.La ville du jazz Le jazz y est né en 1895, et on y organise toujours le New Orleans Jazz and Heritage Festival, le plus renommé.avec celui de Montréal.Dans cette ville, la musique est en fait une industrie; elle est dans l’air, à tous les coins de rue, le long du Mississippi, dans tous les grands hôtels et bons restaurants.Dans les boîtes de nuit aussi, bien sûr, dans les défilés, les festivals, et même du- A \ \ W ' Ré * % «% Parc historique POINTE-DU-MOULIN DIMANCHES EN FÊTE • Marionnettes géantes • Confection du pain • Personnages d'époque • Circuit des artisans, musiciens 2500, boul.Don Quichotte ,-rnrr r-n ati iitc Notre-Dame-de-Lïle-Perrol fcNIKfcfc CjKAlUllt (514) 453-5936 , Se vous fte/n/ez fi/it.s if a/ av faJoufe/ ü L’HOTEL-RESTAURANT L’EAU À LA BOUCHE Pour votre réunion d'affaires sous le signe du confort, de la gastronomie et d’un service personnalisé.Couronné Table d’Or du Québec 1998 Ste-Adèle (450) 229-2991 VISITEZ L'EUROPE ET PARTEZ GAGNANTS AVEC EUWOP AUTO VACANCES LA VOITURE FRANÇAISE #1, UN PLAISIR À VOTRE PORTÉE 106 206 Avec le plan Achat-Rachat Peugeot-Europ Auto Vacances Vous etes sûr de ne pas vous tromper 3406 Family Tourer Car la personne la plus importante à nos yeux.C'est vous! 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la visite est intéressante, dynamique, avec des anecdotes sur les anciens propriétaires, les héritages, les intrigues de «cousinage» de l’époque; avec en prime le musée de la Pharmacie française.Choisissez ensuite l’une des minicroisières guidées offertes le long du Mississippi: une escapade de quelques heures sur le steamboat Natchez ou sur le Cajun Queen par exemple, dans une ambiance rétro, incluant le dîner typique et un orchestre de jazz Dixieland.En soirée, le Creole Queen offre le même type de balade le long du port, avec souper-spectacle.Dans la ville moderne Voir l’ancien square du Congo, maintenant le parc Louis-Armstrong, le rendez-vous par excellence des Noirs qui viennent s’y rafraîchir sous les arbres et y entendre différents orchestres de jazz, souvent improvisés.Certains seront attirés par l’impressionnant Superdome, construit en 1975, entouré de plusieurs édifices modernes.D’autres, et j’en suis, vont préférer la visite de l’un des célèbres cimetières où les tombes, souvent monumentales et richement décorées, sont surélevées, car on ne met pas les morts sous terre, dans cette ville.construite sous le niveau de la mer.Selon ses goûts également, on vi- uo O U wr Participez au concours et COUREZ LA CHANCE DE GAGNER O u un forfait d' UNE SEMAINE au MAROC pour deux personnes au magnifique SI mil \ Agadir Beach Club - HOTEL !'• 'B 99 n rr la É Splendeur marocaine, luxe et détente Une plage magnifique, 7 restaurants Voyagez en service 747 de Royal Air Maroc royal air maroc Les caravaniers du monde POUR PARTICIPER, vous n'avez qu'à nous faire parvenir les coupons de participation qui seront publiés dans Le Devoir les lundis, mercredis et vendredis avant le 13 août 1999, à minuit Coupon de participation l Retourner par h poste à : Concours Le Devoir et la mer à vos pieds 2050.rue De Bleun: 9” étage, Montréal Québec HSA SM9 ET LA MER Le Grand Journal Les Simpson tu csa® EBdgdS avec Dennis Hopper.odie Foster Lucien Le Canada aujourd'hui Branché Le Journal RDI Scully RDI Les Femmes de la mafia Le Monde ce soir Capital Actions Euronews Le Journal FR2 Auiourd hui .RDI) La Télé des FrancoFolies Journal belge Au delà des apparences Faut pas rêver Thalassa Journal FR2 Voilà Paris Les Arts.Journal suisse Pyramide Des Chiffres- Biographies / Le Grand Ziegfeld Rivalités Les Châteaux américains Bonanza Le Corps: leucémie Contact Animal .de fer (16:00) Bonanza La Vie en vrac/Trafic d'enfants Trauma/Miracle à Memphis Eros et Cie / Mythes sexuels Libre ce soir?Sortie gaie Qui etes-vous?Combat.chefs Les Copines.La Beauté- La Vie en vrac / Avis de recherche Jeux.(16:00) Cool 80 M'as-tu vu?Le Combat des clips Le Décompte MusiquePlus Cool 80 Platine Interfax eo TuB SïïD Musicographie / Miles Davis La Boite à Jazz/Andy Bey Trio Enrico Macias.| Florent Pagny| Musicographie / Miles Davis Pop up vidéo MusiMax Collection (1330) Ed Sullivan Motown Live Ciel d'Afrique MaxGlick Chair de poule Premieres Fois Les Intrépides Les Aventures de Sinbad I Les Simpson iRocko & Co.Animama Les Simpson Yogi l'ours South Park Les Graffitos Drôle de voyou Animania Rocko & Co Yogi l'ours Les Zinzins.Scoobidou .Dexter Lutte WCW Sports 30 Mag Baseball / Expos - Marlins Sports 30 Mag Monde du sport Golf PGA / Omnium Western - 2e ronde (15 00) The National The National / CBC News Baseball / Devil Rays - Blue Jays Newswatch The Simpsons Jonovision Newsday | Comedy Now CTV News Cinéma / DR.NO (4) avec Sean Connery, Ursula Andress Jeopardy Wheel of.Drew Carey Home Improv Oprah (16:00) Total Recall 2070 Pulse /Sports Stargate SG-1 Michel Cusson in Concert Two of a Kind Access H.Seinfeld Hollywood Sq 20/20 Friday Brimstone Sliders Global News Ready or Not Ready or Not Student Bodies Young.(1600) Studio 2 History Bites Hamish Macbeth Dialogue Studio 2 Great Parus Dotto s Data Country Mouse Kratts.Arthur Brother's Keeper 20/20 Fnday Sabnna, the Teenage Witch Boy Meets World Two of a Kind ABC World News Wheel of.Jeopardy Rosie.(16:00) Friends Montel.(16:00) Access (23:05) News-Access Frasier M*A*S*H M*A*S*H The Simpsons Children First Late Night Nash Bridges Candid Camera Kids Say the Darndest CBS News Friends Seinfeld ROSie.(16:00) Jeopardy CBS News Wheel of.Real TV Oprah (16:00) NBC Tennis (23:35) Cinéma / DANIELLE STEEL'S REMEMBRANCE (6) avec Eva LaRue, Angie Dickinson NBC News Jeopardy Wheel of.Providence NBC Tennis (12:00) Inside Edition Frasier Live at Five Extra! Masterpiece Theatre/Moonstone Evening at Pops/American Spirit Berkeley Square Wall Street- Nightly Bus.Vt this Week Washington Newshour World News Wishbone World News Kavanagh QC Mystery! / Touching Evil (2/5) Scully: World Newshour Nightly Bus.Treasures.BBC News R U Receiving Beavis Electnc Circus MuchMusic Countdown CombatZone WithRow (15-30) MuchMusic Countdown Sportsdesk Tour de France 99 Baseball / Expos - Marlins Off the Record Sportsdesk PGA Golf / Omnium Western - 2e ronde (i5 00) Classification des films: (l) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Bryan Miles MILES DAVIS Une heure est consacrée à Miles Davis dans le cadre de l’émission Musicographie.Loin d’être une pièce d’anthologie, le documentaire comporte néamnoins quelques bons moments.MusiMax, 20h GRANDS REPORTAGES Suite et fin de la série portant sur l’histoire de Charles, Elizabeth et j autres membres de la famille royalç britannique au XX' siècle et sur la,, ; gestion de la royauté.RDI.20h BOUILLON DE CULTURE j Itinéraire de Soljénitsyne, l’écrivain russe emprisonné pendant huit ans.j contraint à l’exil, réhabilité, spolié, déchu.L’auteur de L’Archipel du Goulag est toujours resté très critique à l’égard de son pays.TFO, 20h i
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