Le devoir, 3 juillet 1999, Cahier A
V (I L .X C - N " I I H -?FONDÉ EN 191 O ?- LE DEVOIR l. !» !» MM mscmms.A partir (le par nuitée’ Fit occupation simple ou double.Du 25 juin au 6 septembre 1!)!»!».les tarifs varieront selon les taux d'occupation.Iton.Mo'ir l«b*t i*\ ieux-Quebec Minto Place Suite Hotel Tarifs d'été exceptionnels! Les Editions GUÉRIN En uente dans toutes les tiDrairies (514)842-3481 Jean-Marie Lebel Le Vieux-Québec Guide du promeneur des ambulanciers sera déclenchée le Une première au Québec La grève 14 juillet; La CSN met en garde le gouvernement contre d’éventuels «coups de force» LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE leur tour, les techniciens-ambulanciers affiliés à la CSN déclencheront une grève générale, vraisemblablement à compter du 14 juillet il Ils entendent maintenir les services essentiels, mais ces [services restent à définir.Le Rassemblement des techni-[piens-ambulanciers (RETAQ) compte discuter des ser->Vices à maintenir avec les employeurs et soumettre la liste !hu Conseil des services essentiels, prochainement |! Le recours à la grève générale par les ambulanciers Constituerait «une première au Québec», indiquait hier en «conférence de presse la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, responsable de la négociation du secteur h .1 public et parapublic.Le regroupement syndical souhaite faire une grève légale en assurant ainsi les services essentiels.Interrogé à savoir ce qu’il appelait service essentiel dans un service ambulancier, le président du RETAQ, Yves Imbeault, a refusé d’avancer un pourcentage, affirmant que les services à la population seraient «adéquats» et que la sécurité du public ne serait pas mise en danger.Arrêt complet?Déterminé, le syndicat n’y va pas par quatre chemins: si le gouvernement sévissait en emprisonnant les dirigeants syndicaux, les ambulanciers cesseraient alors complètement de travailler.«Si le gouvernement s'entête à s'en remettre seulement à l’arsenal lourd, il portera cette fois l’odieux d’un arrêt com- plet, immédiat des services ambulanciers, en cas d’emprisonnement.Les coups de force, si c'est le seul langage que le gouvernement comprend, il devra aussi en déduire que ça appelle des répliques du même ordre», a prévenu Mme Carbonneau.Mme Carbonneau affirme qu’en agissant ainsi le syndicat des ambulanciers veut simplement «se prémunir contre la répression».Jusqu’ici, à titre de moyens de pression, les ambulanciers se sont limités à échanger leurs véhicules et équipements et à s’abstenir de remplir les formulaires de facturation.Déjà, ces «simples» moyens de pression leur ont valu des amendes et des poursuites pour outrage au tribunal, puisque le Conseil des services essentiels leur avait ordonné de cesser, mais en vain.M.Imbeault évalue à environ 10 millions de dollars les sanctions imposées jusqu’ici aux syndicats qui forment le regroupement, qui représente 2900 techniciens-ambulanciers à travers le Québec.Après avoir discuté des services essentiels avec les employeurs et s’être rendu devant le Conseil, le regroupement syndical estime pouvoir faire la grève légale «au plus tard le 14 juillet».Les ambulanciers ont trois revendications: l’instauration de primes (nuit, soir, fins de semaine) ; l'amélioration des horaires de disponibilité: la possibilité de prendre sa retraite à 55 ans avec 60 % du salaire.La question salariale doit être négociée en même temps que l’ensemble des syndiqués du secteur public, cet automne.Colloque sur la gestion de l’eau IO an» d hUlcIreJE au SEPTENTRION www.septentrlon.qc.ca •Studios et suites d'une et de deux chambres •Cuisines, restaurants et service aux chambres •Gratuit pour les enfants de 18 ans et moins •Piscine et centre de forme physique i ju-afi/ À deux pas de la colline parlementaire! 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Enfin, la plupart ont noté qu’au moment où les entreprises s’intéressent de plus en plus à l’eau comme ressource centrale du XXI' siècle, le public et les gouvernements semblent assez incapables d’établir des priorités entre les aspirations des citoyens et la logique commerciale des entreprises et des promoteurs.Quant au reste de l’Amérique, il semble que l’agriculture et ses méthodes seront au cœur du débat sur l’eau au prochain siècle.Plusieurs ont dit placer de grands espoirs dans la transformation génétique des plantes pour les adapter au climat et aux sécheresses, le nouveau pactole des multinationales qui ont inventé les BPC et autres merveilles.Selon certains participants, les pays d’Amérique centrale seraient beaucoup plus ouverts à ces «progrès» controversés que ceux du Nord.Selon le sommaire de la rencontre disponible en fin d’après-midi, les grands facteurs qui vont modeler l’évolution du dossier de l’eau en Amérique sont les variations climatiques, l’urbanisation croissante et la défection des campagnes, l’utilisation de l’eau comme arme économique, voire politique, la globalisation des marchés, les pénuries croissantes d’eau potable et l’aggravation de la pauvreté.[Trois HelFs sont j remis en liberté (PC) — Les trois proches du leader Ides Hell’s Angels, Maurice «Mom» Boucher, qui sont accusés d’extorsion, ont été remis hier en liberté en attendant leur procès.Arrêtés mardi soir, Robert Savard, Guy Lepage et Ronald Leduc sont accusés d’extorsion, de séquestration, de menaces de mort et de voies de fait contre un individu de 42 ans, Cari Gagnon.Ils auraient tenté de lui extorquer plusieurs dizaines de milliers de dollars.Avant de reprendre leur liberté, Savard et Lepage se sont enga-.gés à verser chacun une caution 10 i 000 $ alors que celle de Leduc s’éle-! vait à 5000 $.Tous trois devront se t tenir loin du leader des Hell’s An- gels, Maurice «Mom» Boucher, ou de tout autre membre de cette organisation criminelle.La date de leur enquête préliminaire a été fixée le 19 août.Une femme tente d’enlever un enfant Valleyfield (PC) — Une femme d’une quarantaine d’années a tenté d’enlever un enfant hier dans le parc des Hirondelles, à Valleyfield.Il a fallu que les parents du bambin interviennent et frappent la fenune afin de lui faire lâcher prise.L’assaillante a réussi à s’enfuir à bord d’une voiture avec un homme, possiblement son conjoint, et ses propres enfants, a indiqué la police.Le couple est toujours recherché.Guilbert GUÉRIN, S.J.une pratique pastorale des Exercices spirituels en Asie orientale une œuure missionnaire.208 pages -16,50 $ De retour sur Terre, l’astronaute Julie Payette rencontrait la presse à l’Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert, hier.JACQUES NADEAU I.E DEVOIE Délicieuse apesanteur Julie Payette se sentait si bien dans l’espace qu’elle y serait bien restée CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Elle est revenue sur Terre et la force de la gravité l’y retient pour l’instant résolument.Hier matin, c’est à l’Agence spatiale canadienne, à Saint-Hubert, que Julie Payette rencontrait la presse et témoignait de l’exaltation éprouvée lors de son séjour de dix jours dans l’espace à bord de la navette Discovery et de la station spatiale internationale.De ce voyage, c’est le passage à l’apesanteur qui l’a le plus impressionnée.Lorsque la navette s’élève dans les airs, la force de la gravité se multiplie par deux et trois fois, exerçant une pression considérable sur les astronautes avant qu’eux et leur véhicule n’atteignent l’état d’apesanteur.Alors, en une fraction de seconde, tout se met à flotter, et la sensation est délicieuse, nous a dit la jeune femme de 35 ans, qui doit encore accomplir une tournée de, plusieurs jours au Canada et aux Etats-Unis avant de prendre des vacances méritées.Aujourd'hui, Mme Payette visitera l’hôpital Sainte-Justine, le Jewish Montreal Hospital et le Musée des beaux-arts pour raconter aux citoyens son expérience de l’espace.Bien que le séjour dans l’espace ne se fasse pas dans le plus grand confort et que la nourriture y soit médiocre, l’état d’apesanteur est si agréable qu’on n’a pas envie de redescendre sur la Terre, ajoute-t-elle.Au moment de la descente, lorsque la force de la gravité passe d’une demi-unité à trois quarts d’unité, on se sent déjà très lourd, dit-elle.Parmi les nombreuses responsabilités qui lui ont été confiées, c'est la gestion de l’équipement photo qui s’est avérée la plus complexe pour l’astronaute.Tous les objets doivent en effet être soigneusement rangés pour ne pas se perdre dans la navette en apesanteur.Si les périodes consacrées à l’observation de la Terre ont été courtes, Julie Payette en garde un souvenir inoubliable.On peut observer un continent entier du hublot et survoler le Canada au complet en neuf minutes.Elle se souvient d’ailleurs d’avoir pu observer l’est du Canada et Montréal sous un ciel sans nuages.Les aurores australes sur le pôle Sud sont également au rendez-vous, comme les 16 couchers et levers de soleil quotidiens dont jouissent les astronautes.La mission comptait quelques précédents, notamment le fait de s’amarrer et de quitter la station spatiale internationale, et le tout s’est déroulé sans anicroche.Parmi les recommandations faites à la NASA pour l’équipage qui suivra, on note que le pont intermédiaire, où vit et dort l’équipage, était très encombré et que le velcro utilisé était si efficace qu’il s’accrochait partout.Au cours des prochains jours, Julie Payette visitera de plus le Cosmodô-me de Laval et le Cirque du Soleil.Elle avait d’ailleurs emporté dans l’espace un nez rouge ayant appartenu au clown Béni.Elle doit se rendre à Iqa-luit, au Nunavut, pour remettre un drapeau qu’elle a emporté dans l’espace.Elle se rendra ensuite en Alberta et en Ontario.LE DEVOIR MONTREAL m « l TT r» Lei rameuse célébration annuelle d 6t6 Economisez jusqu'à 60 Profitez de rabais incroyables ! 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les Kosovars à la base de Trenton pour rentrer dans leur pays.Pendant la guerre, 5000 Kosovars ont été accueillis comme réfugiés au Canada et 3000 autres sont susceptibles d’arriver dans les prochaines semaines sous le programme de réunification familiale.Lucienne Robillard a déclaré hier à ce sujet: «Notre situation est différente de l'Europe.Dans les pays d’Europe, il y a une reconnaissance temporaire, ce que n'a pas le Canada.» Les pays européens ont retourné la plupart des Kosovars réfugiés chez eux depuis llnstallation de la Force des pays de l'OTAN au Kosovo pour maintenir l’ordre.En tout, 400 000 Kosovars sont retournés de France, d’Italie et d’autres pays européens au Kosovo depuis la fin de la guerre.Toutefois, la ministre Robillard a fait valoir hier que le Haut-Commissariat aux réfugiés de l’ONU ne souhaite pas un retour trop rapide des réfugiés au Kosovo en raison des mines qui ont été disséminées dans le pays et qu’jl faut enlever.A ce jour, 1082 Kosovars se sont installés parmi la population civile au Québec, mais l’implantation dans les autres provinces a été beaucoup plus lente qu’au Québec, 3000 réfugiés sur 5000 restant encore à ce jour dans les camps militaires de Gagetown, de Kingston et de Trenton.D n’y a en effet que 192 Kosovars installés en Colombie-Britannique et seulement un en Ontario, selon le porte-parole de Citoyenneté et Immigration Canada, Richard Saint-Louis, les autres demeurant encore dans les bases militaires.La ministre Robillard a mentionné que 25 000 aspirants au statut de réfugié vont être reçus au Canada en 1999, le même nombre qu’en 1998, mais en sus des 5000 Kosovars.Cette année, ils viennent de l’Inde et du Sri Lanka en premier lieu.Le Canada se distingue des autres pays en ce qu’il reçoit les réfugiés sur une base permanente, dès leur entrée sur le territoire.Dans le passé, il y avait eu des programmes spéciaux pour les Indochinois, les Ougandais et les Yougoslaves, mais c’est la première fois que des réfugiés obtiennent le statut de réfugié illico, sans examen de leur dossier par la Commission du statut de réfugié du Canada, située à Montréal rue Saint-Jacques, en bas du Service canadien des renseignements de sécurité, à l’angle de la rue Peel.Lucienne Robillard a précisé que 50 000 réfugiés de Bosnie se sont installés au Canada et sont devenus citoyens canadiens.Mais c’est la première fois que le statut de réfugié est accordé tout de suite à l’entrée au Canada, sans examen subséquent du dossier.Dans le cas des Kosovars, le statut a été déçidé par le Haut-Commissariat aux réfugiés.Aux Etats-Unis, la situation est bien différente, souligne Richard Saint-Louis.Il avait été question de faire venir 40 000 Kosovars à la base militaire de Gantanamo, sur Tile de Cuba, mais finalement cette proposition du président Clinton a été mutée en un programme de réinstallation au Kosovo.Cela signifie que le Canada a une position distincte des autres pays de l’OTAN, notamment des Etats-Unis et des pays européens de l’OTAN, à l’égard du retour des Kosovars au Kosovo.Pour les réfugiés au Canada qui désirent retourner au Kosovo, le Canada va payer le billet d’avion et donner 2000 $ pour une famille de deux enfants, a précisé la ministre Robillard.Réseau scolaire Legault s’attaque au problème des «frais connexes» facturés aux parents NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministre de l’Éducation, François Legault, promet d’agir dès l’automne au sujet des frais connexes demandés aux parents dans les écoles.Le ministre Legault a écrit récemment aux directeurs des commissions scolaires de tout le Québec afin d’obtenir des précisions sur ces frais.Il attend les réponses pour la mi-août.À ce moment, si une intervention est requise et que des correctifs sont apportés, ils seront faits de façon à s’appliquer pour l’année scolaire débutant en septembre prochain, a expliqué le ministre Legault, hier, lors d’un bref entretien avec la Presse canadienne.Ces frais sont facturés aux parents pour divers services parascolaires comme la reprographie de documents remis aux élèves, la surveillance des élèves qui dînent à l’école ou pour le transport scolaire des élèves qui retournent dîner à la maison.Ces frais mettent en question la gratuité de l’école au Québec, souligne pour sa part le porte-parole de l’opposition libérale, Claude Béchard, député de Kamouraska-Té-miscouata.Cette gratuité est pourtant garantie par l’article trois de la Loi sur l’instruction publique.Par ailleurs, le ministre Legault a été saisi récemment d’un second inventaire qui concerne cette fois les frais «facultatifs» collectés dans les cégeps.Ce second rapport indique que des frais sont collectés par exemple pour des stages travail-études, pour la vaccination des étudiants en sciences infirmières ou pour une admission au programme international d’études.Le ministre soumettra ce dernier rapport à un comité formé de représentants de la Fédération étudiante collé^ giale (FECQ) et de la Fédération des cégeps pour obtenir leur avis et agir en conséquence.Selon les cégeps, la liste de ces frais varie pour des services semblables.Par exemple, les frais de vaccination des étudiants en sciences infirmières sont de 25 $ au cégep Maisonneuve, mais de 250 $ au cégep de Rimouski.C’est ce qui fait d’ailleurs bondir le député libéral Claude Béchard.Ce dernier note que la gratuité était absolue il y a quatre ans dans le réseau collégial et que des frais ont commencé à apparaître quand le gouvernement a imposé des coupes dans le financement de l’éducation.Encore là, c’est la gratuité de l’enseignement qui est remise en cause, déplore le député Béchard, qui invite le ministre à agir rapidement pour rétablir la gratuité, sans se laver les mains du problème au défriment des commissions scolaires ou des administrations collégiales.E N Tyrell Dueck est décédé Saskatoon (AP) —Tyrell Dueck, un adolescent de 13 ans qui s’est battu pour son droit à refuser de suivre un traitement contre le cancer ordonné par la justice, est mort mercredi, moins de quatre mois après que son affaire a défrayé la chronique.Les parents de Tyrell, des chrétiens fondamentalistes, n’ont fait aucune déclaration.La famille avait refusé la chimiothérapie et l’amputation d’une tumeur sur la jambre de Tyrell, préférant se tourner vers des médecines alternatives et des soins par les plantes.Le service social de la province avait renoncé à contraindre Tyrell à suivre le traitement.Les médecins avaient diagnostiqué une évolution des métastases sur ses poumons.Tim et Yvonne Dueck, les parents de Tyrell, ont fini par faire admettre leur fils dans une clinique alternative du Mexique où les médecins avaient affirmé que rien n’indiquait une aggravation de son cancer.Par deux fois, les autorités provinciales du Saskatchewan ont traîné les Dueck devant les tribunaux pour les contraindre à faire suivre à Tyrell un traitement conventionnel.BREF Un drame encore inexpliqué (AP) — Après le drame du téléphérique de Saint-Étienne-en-Dévoluy, qui a fait vingt morts jeudi, la population de ce petit village des Hautes-Alpes s’apprête à enterrer ses trois victimes aujourd’hui dans la plus stricte intimité.Sur le plan de l’enquête, aucune hypothèse n’est semble-t-il exclue.Selon Le Dauphiné libéré, le frein du câble tracteur serait en cause.En attendant, les obsèques des trois enfants du pays doivent être célébrées aujourd'hui en l’église du village où une chapelle ardente est dressée depuis jeudi soir.Les funérailles des 17 autres personnes décédées auront également lieu dans la journée dans plusieurs villes de France.Dans son édition d’hier, Le Dauphiné libéré a déclaré que les deux câbles porteurs du téléphérique étaient restés en place tandis que le câble tracteur avait été entraîné dans sa chute par la cabine.Selon le journal, qui cite le témoignage d’un ancien responsable de l’entretien de l’appareil, le frein du câble tracteur de ce modèle de téléphérique était soumis à des torsions anormales.i \ \ 8 ?Z -I [ 6 ; -i 1 -1 î fi 1 ri 1 fi n n I I I>r. > If* l; i.N t I'» : r K r K «»• • \ S' M n M *) K ) i ?LE POLITIQUE Infirmières Charest et Dumont votent contre la loi spéciale L’opposition accuse le gouvernement d’utiliser l’Assemblée nationale comme outil de négociation L’opposition libérale et adéquiste s’est opposée hier à la loi 72 contraignant les infirmières au retour au travail.Les chefs Charest et Dumont ont dénoncé ce qu’ils ont décrit comme une «tactique», une «mascarade» tenant lieu de négociation.MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L) opposition à l’Assemblée nationale allait voter, hier ’ soir, contre la loi spéciale destinée à mettre fin au débrayage illégal des infirmières.Au moment de mettre sous presse, les travaux d’étude de la loi, article par article, se poursuivaient, mais les chefs libéral Jean Charest et adéquiste Mario Dumont avaient déjà uni leurs voix hier pour dénoncer un «théâtre» de «tactiques», une «mascarade» utilisant l’Assemblée nationale tel un «outil de négociation».M.Charest a décrit la loi comme un «mouvement tactique» qui cache le refus du gouvernement de revoir au plus vite sa gestion du réseau de la santé, «une réforme qui a été désastreux [sic]».Sinon, a-t-il dit, des portes tournantes devront être installées à l’Assemblée nationale parce que les intervenants se succéderont bientôt devant le gouvernement, qui a «cessé depuis longtemps d’écouter», afin de réclamer leur dû.«On ne veut pas s’associer à un geste comme celui-là», a déclaré le chef du PLQ en parlant de la loi spéciale et en ajoutant qu’il refuse de cautionner également le débrayage des infirmières.«Je ne vois pas comment la loi va faire avancer la négociation.» Jusqu’à la suspension des règles permettant la présentation et l’adoption de la loi spéciale, l’opposition libérale a demandé au gouvernement de tenir une commission parlementaire, voire d’utiliser le temps destiné au débat sur le projet de loi, pour faire entendre les représentants des infirmières, des pharmaciens, des associations patronales, du Conseil des services essentiels et de comités de malades.Le gouvernement a toutefois refusé, prétextant l’urgence de la situation.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a fait valoir que le débrayage des infirmières avait jusqu’ici causé l’annulation de près de 12 000 chirurgies et de 55 000 rendez-vous dans le réseau, en plus de la fermeture de 900 lits.Constatant pour sa part la rupture du «lien de confiance entre le gouvernement et les acteurs du réseau de la santé», le chef de l’ADQ, Mario Dumont, pense que les problèmes du réseau de la santé risquent de se poursuivre pendant des mois.Il estime que le premier ministre Bouchard a utilisé hier l’Assemblée nationale comme un «théâtre», un «outil de négociation», sans chercher le consensus parlementaire.«Est-ce que le premier ministre peut nous expliquer, a-t-il demandé à M.Bouchard lors de la période des questions, quelle crédibilité peut avoir le gouvernement (.) alors que la dernière présidente de la Fédération des infirmières (Diane Lavallée], qui a défié le gouvernement par l'illégalité, est devenue parla suite une candidate du Parti québécois [et] vient d’être nommée dans une des plus hautes fonctions de la fonction publique québécoise?» Le chef adéquiste estime que la première erreur du gouvernement Bouchard s’est produite durant la campagne électorale en faisant croire que les millions pourraient pleuvoir sur le réseau de la santé avec sa réélection.D s’est par ailleurs prononcé contre l’idée de l’opposition libérale de tenir une commission parlementaire pour entendre les infirmières, qui ont «amplement l’occasion de se faire entendre tous les jours».Appuis aux infirmières Par ailleurs, les appuis à la cause de la Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec (FI1Q) ont continué de s’accumuler hier.Des centaines de médecins se sont joints aux piquets de grève des infirmières devant 25 hôpitaux du Québec.Ils réclament une augmentation du nombre des infirmières et des hausses salariales.Les médecins résidents ont également pris position en faveur de la FI1Q en affirmant que leurs revendications étaient «tout à fait légitimes».Malgré une réforme «nécessaire» de la santé, la FMRQ (Fédération des médecins résidents du Québec) insiste sur le sous-financement et le manque d’effectifs du réseau, qui dévalorise le travail des infirmières et des professionnels de la santé.Les autres centrales syndicales du secteur public (SFPQ, SPGQ, CSN, FTQ et CEQ) ont toutes réagi négativement à la présentation de la loi spéciale.La CSN a prévenu Québec que le fait de choisir «l’arsenal de la répression» équivaut à un constat d’échec de la négociation.La FTQ a de son côté profité de la journée d’hier pour rappeler au Conseil du trésor que les négociations avec ses 40 000 membres du réseau de la santé avaient jusqu’à maintenant piétiné.Enfin, la Fédération des femmes a fait savoir par voie de communiqué que le débrayage des infirmières, quoique illégal, demeure légitime.«Elles ont raison.Les femmes ne toléreront plus que leur travail soit dévalué, non reconnu, sous-payé.» Exception culturelle cm Jir« *.v,' m 111 s»» te».*» DIDIER DEBUSSCHERE REUTERS Des centaines d’infirmières manifestaient devant l’Assemblée nationale hier tandis que se tenait le débat Jsur la loi spéciale ordonnant le retour au travail des grévistes.4 Expulsion d’une inspectrice de l’OLF ¦Mm m SPECIAL TAPIS Pour Lui Centre de Commerce Mondial 281 -7999 5107, aV.du Parc l.m-k Laurier) 277-7558 un rapport sur les négociations commerciales multilatérales.Ce «round du millénaire» s’annonce comme celui de tous les dangers, a-t-elle déclaré au quotidien Les Echos.«L’enjeu des futures négociations sera d’apporter des garde-fous pour tenir compte des réticences et des peurs qui existent dans tous les pays.Si la libéralisation se fait uniquement au profit de quelques grosses multinationales, non seulement c’est inadmissible, mais cela conduira à un rejet.» En juin, Catherine Lalumière avait signé une lettre ouverte dans Le Monde critiquant le libéralisme économique qui «engendre tout à la fois la précarité sociale, l’exclusion et l'affaiblissement du civisme».Lors de la dernière rencontre des ministres des Finances de la Francophonie, la France a appelé à une rencontre des ministres francophones du Commerce extérieur avant le sommet de Seattle.Shawville les ment en anglais et ont re^h contraventions.Mercredi, le premier ministre Jean Chrétien avait semblé appuyer le sidants de Shawville en disant (Sue, parfois, les inspecteurs de l’Offio de îa langue française étaient trop «zt és».Quant à l'Office de la langue.1 an çaise, il n’entend pas se laissejHjmi der.Un porte-parole a indiqué™ les inspecteurs retourneraient à Shafwil-le pour terminer leur enquête.Catherine Lalumière coprésidera le comité franco-québécois Middlemiss regrette les incidents de ¦ Pour Elle 277, av.Laurier O.! 270-6154 Centre de Commerce Mondial 844-9125 CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS La députée française au Parlement européen Catherine Lalumière coprésidera avec Marie Malavoy le comité franco-québécois sur l’exception culturelle, chargé de réfléchir aux négociations commerciales multilatérales qui débuteront bientôt à l’Organisation mondiale du commerce (OMC).Ce comité, dont la création avait été décidée lors de la dernière rencontre entre Lucien Bouchard et Lionel Jospin, se réunira pour la première fois le 13 juillet à Paris.11 a pour rôle de favoriser une réflexion commune susceptible d’être présentée lors du sommet de lp Francophonie et d’influencer les Etats présents à Moncton.Ces pays représentent environ le quart des membres de l’OMC, dont les négociations commenceront en décembre, à Seattle.La ministre québécoise des Relations extérieures Louise Beaudoin dînait hier avec la députée européenne en compagnie de Marie Malavoy.Elle a exprimé sa satisfaction devant la nomination de Catherine Lalumière qui «a déjà fait un vaste tour dhori-zon de la question».Mme Lalumière fut l’auteure du rapport sur l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI) à l’origine du retrait de la France des négociations de l’OCDE l’an dernier.«Mme Lalumière est totalement immergée dans le dossier», a dit la ministre, qui se félicite que le Québec ait été le premier, avant le Canada et la France, à faire connaître sa proposition sur la question de l’exception culturelle.Au lieu d’une simple exception culturelle, renégociable périodiquement, le Québec revendique une convention internationale sur la culture protégeant la diversité culturelle et le droit des gouvernements de subventionner leurs industries culturelles.De telles négociations pourraient prendre de cinq à dix ans.Cette position sera examinée par le comité franco-québécois.«On veut définir le tronc commun de nos positions», dit Louise Beaudoin.Personnalité influente du Parti socialiste, Catherine Lalumière était quatrième sur la liste socialiste aux récentes élections européennes.Elle s’apprête à remettre à Lionel Jospin HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — L’incident de Shawville vient troubler une paix linguistique durement acquise, regrette le député libéral provincial de Pontiac, Robert Middlemiss.N’ayant pas été témoin des événements à Shawville, il ne sait pas si les commerçants de cette petite communauté anglophone de l’Ou-taouais québécois ont eu raison ou non de s’offusquer de la présence d’une inspectrice de l’Office de la langue française.«Si les commerçants ne respectent pas la loi, ils doivent s’attendre à des vérifications, a-t-il expliqué au cours d’une entrevue téléphonique, hier.S’ils croient qu'ils ont raison, ils peuvent se présenter devant la cour.» Avec l’appui du maire, les résidants de Shawville ont chassé du territoire municipal Lucie Couvrette, une inspectrice de l’Office de la langue française.Munie d’un appareil photo, elle vérifiait les panneaux d’affichage dans cette petite communauté de 1500 habitants, située à 80 kilomètres au nord-ouest d’Ottawa.Se disant victimes de harcèlement, les commerçants l’ont suivie pas à pas en voiture jusqu’à ce qu'elle quitte les limites de la municipalité.M.Middlemiss ne sait pas si on peut parler réellement de harcèlement.«Les inspecteurs doivent faire leur travail», a-t-il dit Poin lui, il ne fait aucun doute que le jugement de la Cour suprême du Canada concernant la loi 101 et les changements apportés par la loi 86 ont permis d’atteindre une «paix sociale et linguistique».Selon lui, il faut que le «français soit prédominant» sur les affiches.«La Cour suprême a constaté la précarité du français en Amérique du Nord (.] On devrait respecter l’esprit de la loi», a-t-il dit.La loi permet l’affichage dans les deux langues mais avec prédominance du français.Quelques commerçants de Shawville affichent seule- 3645, boul.St-Joseph Est, Montréal 514-729-0891 (entre boul.St-Michel et boul.Pie IX) INVENTAIRE TAPIS $n 66 commercial U ¦ p.c.TAPIS $1 35 berbère ¦¦p.c.TAPIS $1 49 peluche ¦ apc.TAPIS $0 49 sisal Ai ¦ p.c.VENTE 3 pour Vous obtenez: 1 ¦ TAPIS 1-QUALITÉ 2 SOUS-TAPIS GRATUIT s 3 INSTALLATION | GRATUITE a MEILLEURS PRIX GARANTIS SUPER CHOIX, CARPETTES, PRÉLARTS DOUILLETTES, COUVRE-LITS, RIDEAUX,TOILES DRAPERIES, STORES VERTICAUX, HORIZONTAUX 12* MOIS SANS INTÉRÊTS A1C mè - L E I) E V (MR.L E S S A M E DI 1$ E T D I M ANCHE l JUILLET 1 !) 9 9 Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16hOO pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, Cour du Québec, Chambre civile.NO.700-02-009991-994 - Bref d'exécution.LE SOUS-MINISTRE DU REVENU DU QUÉBEC.Partie demanderesse -vs-SHIRLEY McGRAW, Partie défenderesse.Le f7ième jcur de juillet 1999 à lOhOO.au 10.Alexandra.Mcrin Heights, district de Terrebonne, serbnt vendus par autorité de justice les biens ef effets de SHIRLEY McGRAW, saisis en celte cause, censistant en: Mobilier de bureau, ordinateur.Fax.mobilier de maison.T.V.radio, vidéo.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Daniel AVELINE huissier du district de Terrebonne.Aveline.Aveline, HUISSIERS • (514) 229-4329,646, rue Valiquette.C P.204, Ste-Adèle, PQJOR1LO District de Joliette, NO.99 CC-000114, COUR MUNICIPALE DE LA MRC MONTCALM -C- MARC WATSON.Le 22 juillet 1999 à 15:00 heures, au 135 Vieux Verbal à St-Calixte.seront vendus par huissier, les biens saisis en cette cause, soit: 1 motoneige Bombardier Citation 1983.1 motoneige Artie Cat Panthère 1978, 1 poêle à bois, genre lournaise et acc.t bureau de travail en bois.Conditions: Argent comptant ou chèque visé.Dany Grand Maison.H.J, BÉLANGER S ASS.(450) 759-5556 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, NO.DE COUR: 98-08619.COUR MUNICIPALE.LE PERCEPTEUR DE LA COUR MUNICIPALE, LONGUEUIL.Partie demanderesse -vs- JEAN-MARIE AMEDEI.Partie défenderesse.Le 14 juillet 1999, à 10h20 heures de l'avant-midi, au domicile du détendeur, au numéro 2840.rue Deschamps, en la ville de Longueuil.district judiciaire de Longueuii.seront vendus par autonté de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: t table de salle à diner.6 chaises en bois de salle è dîner.1 bahut à 4 portes vitrés, et autres biens saisis en cette cause.CONDITIONS: ARGENT COMPANT.Lemoyne, le 30 juin 1999, JACQUES TURGEON.HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER.POISSANT & ASS., HUISSIERS.TÉL.: (514) 466-2628 PROVINCE DE QUÉBEC,DISTRICT DE LONGUEUIL.NO DE COUR: 505-32-008519-994.COUR DU QUÉBEC, JEAN-MARC MATHIEU.Partie demanderesse -vs- BERTRAND LEBEL.Partie défenderesse.Le 14 juillet 1999, à 14h00 heures de I après-midi, au domicile du défendeur, au numéro 830, rue Melançon # 302.en la ville de St-Jérôme, district judiciaire de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Chevrolet, modèle Camaro.couleur jaune, immatriculé 365 ATF Qué.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Terrebonne, le 30 juin 1999.MICHEL PANNETON, HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER.POISSANT & ASS.HUISSIERS.TÉL.: (514) 466-2628 PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE LONGUEUIL.NO.DE COUR 505-02-011835-992, COUR DU QUÉBEC, VINESH SAXENA.Partie demanderesse -vs- ALAIN CHAPLEAU.Partie défenderesse Le 13 juillet 1999.à 11 h30 heures de lavant-midi.au domicile du détendeur, au numéro 520.rue Côte St-Nicolas.en la ville de St-Colomban, district judiciaire de Terrebonne, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en, 1 véhicule PicK-Up de marque Chevrolet 1500.modèle Sierra Oiesel.couleur bleue, immatriculé FT 84555 Qué.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT.Terrebonne, le 30 juin 1999 MICHEL PANNETON, HUISSIER DE JUSTICE.GRENIER, POISSANT & ASS.HUISSIERS, TÉL : (514) 466-2628 PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL.NO DE COUR 505-02-007170-966.COUR DU QUÉBEC, ANORÉ NORMANDIN.Partie demanderesse -vs- LAURIER CLAUDE DECOSTE, Pâme défenderesse.Le 13 juillet 1999.à lOhOO heures de l'avant-midi.au domicile du défendeur, au numéro 2346.rue Gamache.# 5.en la ville de Longueuil.district judiciaire de Longueuil.seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de la partie défenderesse saisis en cette cause, consistant en: 1 camion de marque Dodge, modèle RAM 350.couleur grise, immatriculé ZAV 924.CONDITIONS: ARGENT COMPTANT Lemoyne, le 30 juin 1999.LUC DARVEAU.HUISSIER DE JUSTICE GRENIER, POISSANT & ASS.HUISSIERS.TÉL.: (514) 466-2628 CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRAÉL.COUR DU QUÉBEC.CH.CIVILE (Procédure allégée) NO.500-22-006398-971 BREF D'EXÉCUTION.PLOMBERIE DANIEL LALONDE INC.Partie demanderesse -vs KATHRYN MCLEOD ET HAGOP ARTINIAN, Partie défenderesse Le 14tème jour de juillet 1999 à 11 h30.au 8.Belvedere Road Westmount, Qc.district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de KATHRYN MCLEOD ET HAGOP ARTINIAN.saisis en cede cause, consistant en.1 orgue électrique Wurlitzer, 2 fauteuils tissu beige et bois, t laveuse, sécheuse G E blanche, etc Conditions ARGENT COMPTANT et'ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL PANNETON huissier du district de Terrebonne Gaétan Roy & Associés.HUISSIERS • (514) 471-8078.955 bout Des Seigneurs, S-21.Terrebonne.Qc J6W 3W5 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LAVAL.COUR DU QUÉBEC.CH.CIVILE.Procédure Allégée.No.540-22-003455-995 • BREF D EXECUTION, LE GROUPE ECHO INC., Partie demanderesse -v-s- DELTA PC INC., Partie défenderesse.Le 14ième jour de juillet 1999 à 10000, au Qi .5222, Chemin Queen Mary.Montréal, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de DELTA PC INC., saisis en cette cause, consistant en: 10 Motherboard PNB de marque Asus, 10 Motherboard PII Abit BH6.10 scanner Acer 620P 9600 DPI, 10 caméras Logitech et autres biens.Conditions: A RGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information MICHEL BOISSEAU huissier du district de Terrebonne Boisvert Lanctôt Pouliot, HUISSIERS -(514) 471-8078.Mtl (514) 328-1122.955 boul.Des Seigneurs.Qc J6W 3W5 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE LAVAL, NO.58287-0014212997-1.COUR MUNICIPALE.VILLE DE LAVAL.Partie demanderesse •vs- RICHARD HALL, Partie défenderesse.Ésl par la présente, donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse saisis en cette cause seront vendus au: 3613, Charron, Laval, dit district, à 10:00 heures, le 14 juillet 1999.à savoir: 1 camion de marque Ford F-150 XLT & accs.Lesquels effets seront vendus pour argent comptant ou au plus offrant et dernier enchérisseur.Donné à Laval ce 25 juin 1999.MARTIN DUPUIS, HUISSIER DE JUSTICE.LATRAVERSE & ASS., HUISSIERS, 1717, St-Martin Ouest, bureau 235.Laval, Québec H7S 1N2.Tél : (450) 978-8869 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUEBEC.NO.500-02-077034-994 -BREF D EXECUTION.LÉO ANTONACCl.Partie demanderesse -vs-DANIEL MARTEL, Partie défenderesse Le 14ième jour de juillet 1999 à 10h00.au 7114.18e Avenue.Montréal, district de Montréal, seront vendus par autorité de jsutice les biens et effets de DANIEL MARTEL, saisis en celte cause, consistant en: 1 automobile de marque Toyota.1 télécouleur 21-.1 vidéo cassette et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIORE huissier du district de Montréal.Macéra & Associés, HUISSIERS - 514-848-0979 -Fax.846-7016.31.rue St-Jacques ouest.Rez-de-chaussée.Montréal, Québec H2Y1K9 CANADA, Province de Québec, District de Montréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.# DE CAUSE: 650482173, 701204685 8 701836004, VILLE DE MONTREAL, Saisissant -vs- ROSS DANIEL, Saisi.Le 15 juillet 1999 à 12:00 heures au lieu d entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Montréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Toyota Cressida 1985, immatriculé: 484 EDJ.no de série JT2MX73E6F0028027.Montréal, le 30 juin 1999.VALERIE MORIN.H.J .DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE & ASSOCIÉS, s e.nc., TÉL: 842-2024 CANADA, Province de Québec.District de Montréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.« DE ÇAUSE: 672558740, VILLE DE MONTREAL.Saisissant -vs-LEGOUTE JASMINE, Saisi.Le 15 juillet 1999 à 12:00 heures au lieu d'entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Montréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Toyota Tercel 1990, immatriculé: 636 DPN.no de série: JT2EL31 G2L0527.187 Montréal, le 30 juin 1999.VALÉRIE MORIN, H.J., DISTRICT PE MONTRÉAL.VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c., TÉL.: 842-2024 CANADA.Province de Québec.District de Montréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL, » DE CAUSE: 904210274, 910720646 8 ALS, VILLE DE MONTRÉAL, Saisissant -vs- MICHEL TROTTER, Saisi.Le 15 juillet 1999 à 12:00 heures au lieu d entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Montréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Volks Fox 19B9.immatriculé: 659 EQV, no de série: 9BWBA0309KP027568.Montréal, le 30 juin 1999.VALERIE MORIN.H J., DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE 8 ASSOCIÉS, S.e.n.c., TÉL : 842-2024 CANADA, Province de Québec.District de Montréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.4 DE ÇAUSE: 674074166.VILLE DE MONTREAL.Saisissant -vs-BOLOTEN DANIEL.Saisi.Le 15 juillet 1999 à 12:00 heures au lieu d'entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Montréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Ford Crown 1991.immatriculé: 351 DWB.no de série: 2FACP72G2MX179912.Montréal.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d'erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.le 30 juin 1999.VALÉRIE MORIN.H.J.DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE 8 ASSOCIÉS, s.e.n.c., TÉL.: 842-2024 CANADA, Province de Québec.District de Mcntréal, COUR MUNICIPALE DE MONTRÉAL.# DE CAUSE: 665693630, 667878805 8 667972476, VILLE DE MONTRÉAL.Saisissant -vs- BOUVIER DENYSE, Saisi.Le 15 juillet 1999 à 12:00 heures au lieu d'entreposage du gardien judiciaire au 150 Duke en les ville et district de Montréal sera vendu par autorité de justice, le véhicule du saisi en cette cause: Véhicule automobile: Chevrolet Célébrité 1984.immatriculé: 202 BQM.no de série: 2G1AW19X8E1143601.Montréal, le 30 juin 1999.VALÉRIE MORIN.H.J., DISTRICT DE MONTRÉAL.VALADE S ASSOCIÉS, s.e.n.c., TÉL.: 842-2024 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC District de Montréal No 500-04-018950-999 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT JOSÉ NOTARIO; Partie demanderesse ANTONIO GARCIA: Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.ANTONIO GARCIA de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, au 1 Est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 2.17 à 9:00 le 8 septembre 1999 Une copie de la requête pour garde d'enfant a été remise au greffe à l'intention de M.ANTONIO GARCIA, intimé.Lieu: Montréal Date: 28 juin 1999 FRANÇOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT AVIS DE CLOTURE D INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de JOSEPH ROBICHAUD.en son vivant domicilié à Montréal.Province de Quebec, survenu le seize janvier mil neuf cent quatre-vingt-dix-huit (1998), un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral.EDGAR ROBICHAUD, le trente juin mil neuf cent quatre-vingt-dix neuf (1999) devant Me François Gareau.notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me François Gareau.notaire, sise au 2394 rue Sherbrooke Est, à Montréal, Province de Québec.H2K 1E6.Donné ce trentième jour de juin mil neuf cent quatre-ving-dix-neuf (1999).EDGAR ROBICHAUD.liquidateur CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-247735-990 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT JEAN CLAUDE BISSONNETTE Partie demanderesse c.FRANCINE BÉNARD Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Francine Bénard de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de Francine Bénard.Lieu: Montréal Date: 28 juin 1999 PAUL LA RUE GREFFIER ADJOINT P&NADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-018895-996 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT LEILA IBRAHIM Partie demanderesse EGALLEJAMADA -et- DAHIR AYNASHE Partie défenderesse -et- LE DIRECTEUR DE LA PROTECTION DE LA JEUNESSE Mis en cause ASSIGNATION ORDRE est donné à EGALLE JAMADA ET DAHIR AYNASHE de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 de la rue Notre-Dame Est à Montréal, le 17 août 1999.salle 2.17 à 9h00 suite à la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la requête d'un tiers pour garde d'enfant a été remise au greffe à l'intention de Egalle Jamada et DahirAynashe.Montréal, le 23 juin 1999 MICHEL MARTIN AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que 2951-8537 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 30 juin 1999 BICH HOP HOANG AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que Mme Hoang Traiteur inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, ce 30 juin 1999 BICH HOP HOANG PAMAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-018739-996 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT NAJAH BERRADA Demanderesse -vs- EL-FATHITMOULIK Défendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à EL-FATHI TMOULIK, de comparaître au Palais de Justice de Montréal, situé au 1 est.rue Notre-Dame, en salle 2.17, pour le 19 août 1999 à 9:00 heures a.m.suite à la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la requête pour garde d'enfant et pension alimentaire a été remise au greffe à l'intention de EL-FATHI TMOULIK.Lieu: Montréal Date: 28 juin 1999 PAUL LA RUE GREFFIER ADJOINT Avis de cessation d'exercice pro- lr- ;' nul : les clients de madame Katherine Venturelli, psychologue (rf de permis 023361 -78), qui exerçait so profession au 10, rue André-Bobeu, La Prairie, Québec J5R 6A4 sont priés de prendre note que, conformément ou les.Règlement sur les dossiers d'un psychologue cessant d’exercer sa profession•, madame Sonio Joco, psychologue, agira à titre de cessionnaire et gordien dossiers de madame Katherine Venturelli.Toute demande d'occés ou de transfert de dossiers doit être adressée, par écrit, sous pli confidentiel et en heures d'affaires, d l'adresse suivante: Madame Sonia Joco, 6777, rue Bordeaux.Montréal (Québec) H2G 2S3, Tél.: (514)271-5388.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N- : 500-17-006086-998 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT CAISSE POPULAIRE DESJARDINS DU QUARTIER-CHINOIS.Partie demanderesse TIMOTHY LAWLESS.SUSAN AVERY, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à TIMOTHY LAWLESS ET SUSAN AVERY de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame Est.salle 1.110, en la Ville de Montréal (Québec) H2Y 1B6, dans les 30 fours de la date do la publication du présent avis dans - Le Devoir ».Une copie de la declaration par voie de procédure allégée.Annexe I, avis de communication de pièces et pièces à été remise au greffe à l'attention de TIMOTHY LAWLESS ET SUSAN AVERY.Lieu : Montréal Date : 29 juin 1099 FRANÇOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT Avis public Ville de Montréal Service du greffe Ordonnance Avis est donné que le comité exécutif, à son assemblée du 23 juin 1999, a édicté l'ordonnance suivante: Règlement sur la propreté et sur la protection du domaine public et du mobilier urbain 199¦ 102, a.7) Montréal, le 3 juillet 1999 1 Ordonnance relative à l'événement «Opération pochoirs» Le greffier, M* Léon Laberge Changement de nom d'une personne majeure Prenez avis que KASSOU-TAMARA HAROUN domicilié au 7545 Des Érables, ff 3, Montréal, Qc H2E 2R8, présentera au Directeur de lÉtat civil une demande pour changer son nom en celui de KASSOU-TAMARA DE GRACE.Montréal, le 22 juin 1999 KASSOU-TAMARA HAROUN AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 2323-2598 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cel effet, déposera au registre des entreposes individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9008-6802 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre ef.à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9028-9125 Québec inc.demandera à ( Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et.à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9028-9778 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre el, à cet effet, déposera au regislre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 9030-0385 Québec inc.demandera à /Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre el, à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Alarmes Expert inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d une compagnie ou d une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée CANADA PROVINCE OE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N": 500-22-032772-991 COUR DU QUÉBEC PRESENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAM.Parti* demandera»»* MULTI TECHNOLOGIES INNOVATRICES MTERNATOONAL LTÉE ET MEDtCUS TECHNOLOGIES INTERNATIONAL LTÉE Parti# défandaraaaaa conjomtaa at ASSIGNATION ORDRE ast donné à MULTI TECHNOLOGIES INNOVATRICES INTER-NATIONAL LTÉE ET MEDICUS TECHNOLOGIES INTERNATIONAL LTÉE d* comparaîtra au gratta da catta cour aku4 au 1, rua Notra-Dama Eal •alla 1.100, Mondial, dana laa 30 (Vanta) jour, da ta data da la pubica-don du préaant avia dana la journal - La Dêvoir -.Una copia da la priaanta Déclaration, avia à la parda dilandaraaaa.lata da piicaa ai pücae a ata ramiaa au grilla à lattandon da MULTI TECHNO LOGIES INNOVATRICES INTER NATIONAL LTÉE ET MEDICUS TECHNOLOGIES INTERNATIONAL LTÉE.Lieu : Mondial Data: 30 Juki 1999 FRANÇOIS LEBLANC GREFFIER FIER ADJOINT AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Alarmes Gilles Godbout inc.demandera à l’Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d une compagnie ou d une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Domogetech inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet eltet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Gestion Charlo-Franc inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Les Alarmes Cosag inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et.à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Les Productions Champlain inc.demandera à /Inspecteur générai des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie nu d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie Les Systèmes d'Alarme Cooper inc.demandera à /Inspecteur général des institutions linancières la permission de se dissoudre et, à cet effet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée DIAMOND ASS.NC m 345.AVENUE VICTORIA SUITE 400, WESTMOUNT (QUÉBEC) H3Z 2N2 TÉL.: (514) 483-2303 FAX: (514) 483-2373 DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 9017-3808 QUÉBEC INC., un corps politique, dûment incorporé selon la loi, faisant affaires dans la Ville et District de Montréal, province de Québec, au 3515Lacombe,sous le nom et raison sodate de :« AUBERGE DE CHINE ».Compagnie débitrice AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE AVIS est par les présentes donné que 9017-3808 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 21- Jour de Juin 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 15* Jour de Juillet 1999, * 11 h 30 d'avant-mldl, au bureau du Syndic, 345 Ave.Victoria, bureau 400, Westmount, Montréal (Qc).Daté à Westmount, Québec ce 30* jour de juin 1999.H & M Diamond & Associés Inc.Syndics D BROSSARD APPEL D’OFFRES La Ville de Brassard demande présentement des soumissions pour: LOGICIEL OU ENSEMBLE DE LOGICIELS SYSTÈME DE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES, DU TEMPS ET DU TRAITEMENT DE LA PAIE.Dossier AP-9055 La date limite pour la réception des offres est fixée au MERCREDI LE 14 JUILLET 1999 À 11HOO Les documents sont disponibles sans frais, au service des approvisionnements, hôte! de Ville, 2001 boul.Rome, Brassard, téléphone 450-923-7011, poste 3200 ou 3202.Des cautionnements de soumissions sont requis.La Ville ne s’engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.Richard Guevremont Directeur Service de /Approvisionnement AVIS DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie R.S.Vidéo Consultants ltd.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et, à cet eltet, déposera au registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, une Requête pour dissolution d'une compagnie ou d'une corporation.Montréal, le 25 juin 1999.Le Groupe Vidéotron Itée MEMES PROBLEMES EjcnnEi LA SOLIDARITE (514) 257-8711 tDÉFHjOPP&MBV B MIX 1 -868-234-6533 J) 'mccw OXFAM-QUEBEC (5141 937*1614 1*877*693*2672 www.oitfam.qc.ca 2269091 CANADA INC.Faillie Avis est par les présentes donné que lafaillite de 2269091 CANADA INC., personne morale légalement constituée ayant tait affaires sous le nom de « Voyages Aerodub D.G .L Inc.», au 505, boul.Maisonneuve Est, bureau 100, Montréal (Québec) H2L 1Y4 est survenue le 21* jour de juin 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12* jour de juillet 1999 à 9 h, au bureau du syndic.DENIS RÉMILLARD, CGA, CIP Syndic désigné AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DANS L'AFFAIRE DES FAILLITES DE : 9024-2249 QUÉBEC INC.Faillie Avis est par les présentes donné que la faillite de 9024-2249 QUÉBEC INC., personne morale légalement constituée ayant tait affaires sous le nom de ¦ P3i » au 1140, Claire Crescent, Lachine (Québec) H8S 1A1 est survenue le 25* jour de juin 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12* jour de juillet 1999 à 14 h, au bureau du syndic.2425-9434 QUÉBEC INC.Faillie Avis est par les présentes donné que la faillite de 2425-9434 QUÉBEC INC., personne morale légalement constituée ayant fait affaires sous le nom de « Concept Santé Beauté I.D.S.» au 38, Place du Commerce, bureau 280, Verdun (Québec) H3E1T8 est survenue le21*|our de Juin 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 12* jour de juillet 1999 i 10 h, au bureau du syndic.Daté de Brassard, ce 3ième jour de juillet 1999.k Rémillard Moquin Nadeau Lebel Inc.t SYNDIC DE FAILLITE Brossard / Laval / Saint-Jean-sur-Richelieu / Châteauguay / Montréal-Nord Longueuil / Chambly / Ville St-Laurent / Boucheville c V ' \ L IV ( ': ( •i î i ) i Appel d offres Ville de Montréal Service des travaux publics et de l'environnement Des soumissions seront reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal , 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal QC H2Y 1C6, pour: SOUMISSION 8551 Date d'ouverture: 21 juillet 1999 Éclairage de la Cité administrative et du Marché Bonsecours Documents disponibles au Service des travaux publics et de /environnement Division de la voirie, Section ingénierie de la voirie 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.144 (872-7709) Les personnes intéressées peuvent se procurer les documents relatifs à cet appel d'offres, contre un dépôt non remboursable au montant de 101 $ T.T.C., en argent comptant ou chèque visé à l’ordre de la Ville de Montréal, à compter du 5 juillet 1999.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin dans une enveloppe clairement identifiée fournie par la Ville à cet effet.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement, à la salle du Conseil de l'Hôtel de Ville, immédiatement après /expiration du délai pour leur présentation.La ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 3 juillet 1999 Le greffier, M* Léon Laberge i,k- n t 1-1 III Di* li'j sus; :ir[ I i"; i Il 1.1 U, I y, .U Ml fit t II 9cri> I .Ti- ll (il Ml- .M jri'.» Resto-Casino inc.APPEL DE SOUMISSIONS NO 99-507 SERVICE DE LOCATION ET DE BLANCHISSERIE POUR LES RESTAURANTS DE RESTO-CASINO DU CASINO DE MONTRÉAL Clôture le: 2 août 1999,11 heures, heure locale Resto-Casino inc.désire recevoir des offres relativement au service de location et de blanchisserie pour ses restaurants du Casino de Montréal.Toutes les conditions de cet appel de soumissions sont contenues dans le document qui est disponible pour examen et qui peut être obtenu contre un paiement non remboursable de 50 $ présenté sous forme de chèque certifié ou mandat poste fait à l’ordre de Loto-Québec, du lundi au vendredi soit entre 9 h et 12 h et de 13 h 30 à 16 h, à: Resto-Casino inc.Direction de /approvisionnement de Loto-Québec 500, rue Sherbrooke Ouest, 19e étage Montréal (Québec) H3A 3G6 Aucune soumission reçue après le délai ne sera acceptée.Pour être admissible à présenter une soumission, le soumissionnaire doit répondre aux critères suivants et fournir les documents requis, sans quoi sa soumission sera automatiquement rejetée: • avoir obtenu le document d'appel de soumissions directement de la Direction de /approvisionnement de Loto-Quebec et avoir acquitté les trais de prise de possession: • fournir avec sa soumission: une garantie de soumission de 25 OOO S sous forme de chèque certifié, traite bancaire, lettre de garantie bancaire irrévocable émis par une banquo à charte du Canada ou par une Caisse Populaire, ou un cautionnement de soumission en faveur de Resto-Casino Inc.valide pour quatre-vingt dix (90) jours; et un engagement d’une banque à charte du Canada ou d’une Caisse Populaire à émettre, à la suite de l'adjudication du contrat au soumissionnaire, une lettre de garantie bancaire irrévocable de 75 OOO S ou une convention relative à l'émission d'un cautionnement d’exécution du même montant en faveur de Resto-Casino inc,, valide pour la durée du contrat.Tout soumissionnaire du Québec dont /entreprise compte plus de 100 employé(e)s doit, pour se voir adjuger un contrat de 100 OOO S et plus, s'engager au préalable à implanter un programme d'accès à l égalité à l'emploi, conforme à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec (L.R.Q., c.C-12), et détenir une attestation à cet effet.De même, un soumissionnaire ayant un bureau au Québec, et son principal établissement hors du Québec mais au Canada, et dont /entreprise compte plus de 100 employé(e)s, devra fournir au préalable une attestation à l'effet qu’il s’est déjà engagé au programme d’équité en emploi de sa province ou de son territoire s’il en est ou, à défaut, à un programme fédéral d'équité en emploi.Resto-Casino inc.ne s'engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission reçue.Toute information peut être obtenue auprès de Christiane Brault par téléphone au numéro (514) 499-5085 ou René Viau au numéro (514) 392-2742.Claude Lachance Directeur Approvisionnement Émis le 3 juillet 1999 IL) ivcii lit» | 1 ' ' 4 | .\ l ! ! ¦ ) I .M ' é c i a I Rentrée i scolair ublié le samedi 74 août 1999 •m Date de tombée: le vendredi 6 août 1999 1E DEVOIR m a ai Al a** f »+*?! t * *?! tail! «*•* .tait r & U) il î{ ! i lut 7 L E I) E V DIR.1.E S S A M E I) I A E T I) I M A \ (' Il E I .II I I.I.E T I !l I» !) ¦;a iv r< : ( {-» Vl/ M V, ' ( i.) >> ’> >r ! '«I * n i i M f ! ' >r : ::: i: I T Li m (Mi: » ! U.::^q .Cwii ob i'*-' ) .MM h "n M) »!) i«i » • » -k i-.i c(i * i i M i | Ml rn »( M ' A 7 -* LE DEVOIE «- CULTURE En spectacle jeudi soir Une heureuse coïncidence Le F1JM remet son prix à Cassandra Wilson le jour de son hommage à Miles Davis SYLVAIN CORMIER Appelez ça un petit miracle: il en faut toujours un par festival.Hier, en début d’après-midi, à la première conférence de presse du premier jour du 20 Festival international de jazz de Montréal, le directeur artistique André Ménard accolait son grade le plus prestigieux, le prix Miles-Davis, à la chanteuse Cassandra Wilson.Laquelle, opportunément, offrait le soir même au Saint-Denis le spectacle d’ouverture du festival, précisément consacré au corpus de Miles Davis, distillé du plus récent album de la country girl du Mississippi, brillant florilège d’interprétations des Blue In Green, Miles Runs The Voodoo Down et autres Seven Steps To Heaven de.Miles Davis.Etait-ce voulu?Ni oui ni non.«Heureuse coïncidence», disait Ménard le matin même en entrevue à la radio de Radio-Canada.«It was decided before: Miles must have fixed it from above», renchérissait-il pour le bénéfice des journalistes anglophones quelques heures plus tard.•We had heard that there would be a record», ajoutera-t-il en souriant, content de son coup.Arrangé ou non avec le Ménard des vues, force était d’admettre que c’était un coup fameusement d’adon.De quoi faire oublier les avatars et vicissitudes de la vie d’organisateur de festival, pleine à déborder de guilde des musiciens en boycottage et de techniciens de la PdA en grève.Enfin soufflait-on d’aise, les médias allaient finalement pouvoir se concentrer sur le contenu même de l’événement.Le jazz.Le jazz qui compte, le jazz en constante évolution comme le pratiquait Miles Davis.Le jazz connue le perpétue Cassandra Wilson, dont l’approche très libre du jazz, par les biais folk-blues, pop, soul, voire gospel, a suscité le plus notable émoi des dernières années, récoltant Grammys, succès critique et millions d’exemplaires vendus.L’important, à ce moment précis de l’après-midi, alors que débutaient à l’extérieur les premiers de 400 spectacles, était que les caméras cadrent l’essentiel: le petit Miles Davis en bronze fièrement brandi par la chanteuse de l’heure sur la planète jazz.Un moment éminemment sensuel, cela dit entre vous et moi.Il fallait voir les longs doigts de Cassandra empoigner les jambes du Miles miniature.«Un véritable objet d’art», s’est-elle exclamée, presque aussi ravie par la sculpture que par la signification du prix.Ravis, on l’était autant par le spectacle proposé au Saint-Denis (un lieu bien plus naturellement chaleureux que la salle Wilfrid-Pelletier d’abord prévue).Pour une fois qu’il ne s’agissait pas de la simple escale de tournée d’un spectacle déjà existant, mais d’une soirée sans lendemain, on en profitait.«This is not scripted», a indiqué Wilson d’entrée de jeu.«This is a coming together of people that have not played together much.» On avait évidemment pris soin d’entourer la chanteuse de musiciens de premier plan, à commencer par Stefon Harris, as du vibraphone, forcément vibrant sur Traveling Miles, chanson-titre de l’album-hommage de la chanteuse.Hélas, la tombée n’attendant pas, j’ai quitté avant que n’arrivent Regina Carter et le vétéran bassiste Dave Holland, celui-là-même qui joua en son temps avec un certain.Miles Davis.Comme quoi il n’y a pas de hasard dans le jazz, rien que des coïncidences heureuses.J’aurai au moins eu le temps de goûter, que dis-je, de laisser couler une délicieuse demi-heure de notes gouleyantes au creux de l’oreille, pour ne pas dire de l’oreiller: Aucune chanteuse, jazz ou soul, ne maîtrise autant la note liquéfiante que Cassandra Wilson.Dès Prancing, mais surtout dans sa propre Right Here, Right Now, elle alliait l’habile phrasé jazz d’une Sarah Vaughan aux rauques émanations de l’âme d’une Mavis Staples.C’est la force de Cassandra Wilson, puisée à même le Delta: soul et jeux d’arpèges ne se nuisent jamais.Il y aurait également eu bien plus à prendre de l’inspirant lever de rideau du trompettiste Olu Dara, sorte de Muddy Waters mâtiné de Lou Rawls (pour le timbre) et d’Eddie Murphy (pour la binette): de blues mississip-pien en funk jamesbrownien, ce type-là avait les coudées franches, ne s’embarrassant pas de micro pour souffler dans son biniou, se promenant où bon lui semblait, se faisant entendre sans amplification.Un magicien de la sourdine au naturel irrépressible, dont l’auditoire s’est régalé.Une parfaite entrée en matière qui n’était pas une coïncidence.Aucune chanteuse, jazz ou soul, ne maîtrise autant la note liquéfiante que Cassandra Wilson Toujours fidèle TSHI UN JOUR de juillet 1987, le pianiste et chanteur Ben Sidran conclua que Mose Allison était une énigme dans la tradition des grandes énigmes du jazz.On ne peut mieux dire.Au Spectrum, Allison a pour ainsi dire épaisit son énigme en évitant d’interpréter ses compositions qui ont tellement favorisé les fortunes des John Mayall, Yardbirds, Who, Kinks, Van Morrison, Clash et compagnie.Plutôt que de chanter les Young Man’ Blues, Parchman Farm, If You Live et autres blues exemplaires à tous égards, Allison a accordé l’autre soir beaucoup de place aux pièces écrites au cours des dix dernières années.La voix toujours aussi calme, si calme en fait qu'on se dit plus cool que Mose tu meurs, notre homme de 77 ans nous a raconté: Please Don’t Take My Sunshine Away/ I Love You So Much avant de nous confier que My Mind Is On Vacation et autres pièces courtes.Aujourd'hui âgé de 77 ans, Mose Allison a été fidèle à son image: cool, cool, cool.Pas plus, pas moins.Buddy Guy au pays d’Elvis Gratton BRIAN MYLES LE DEVOIR A uand Buddy Guy, légende vivante/ te du blues, a finalement mis la pédale à distorsion douce pour entreprendre des morceaux plus doux, plus près de l’essence de Chicago qui traverse son sang, c’était déjà trop tard.Jeudi soir, le public du Métropo-lis, en majorité ignare de ce qu’est le blues, réclamait du rock’n’roll.Aussi surréaliste que cela puisse paraître, le public exigeait du maître à penser des Hendrix, Clapton, Ray Vaughn et compagnie qu’il joue à la manière de ses élèves.Les Montréalais avaient pourtant le real deal devant eux, l’un des derniers liens vivant de la scène blues des années 50, celle des Mr.Waters et Mr.Wolf.Un foule d’affreux.Des «pepsi» et des «rednecks» — peu importe la langue — n’ont eu de cesse de parler dans une salle au demeurant mal sonorisée (surtout à l’arrière).Résultat?Jamais Buddy Guy n’a pu jouer un blues furtif.Il a pourtant essayé, mais il se faisait crier dans un anglais approximatif: «Wake up Buddy! Play the blues.» Excédé, l’homme de la Louisiane a même interrompu brutalement ses compositions les plus intègres, lançant à voix haute que la foule ne comprenait pas.Il aurait distribué des coups de pied au cul au lieu de pics de guitare à la fin du spectacle que l’auteur de ces lignes ne l’aurait pas condamné pour un sou.Les choses avaient pourtant mieux commencé au pays d’Elvis Gratton, Steve Hill ouvrant avec assurance la soirée, suivi de Jimmy Vaughn.Le jeune Hill, 24 ans, livrait sans doute l’un des spectacles les plus importants de sa carrière bien amorcée.Avec Bob Staggs au B3, Sam Harrisson à la batterie, mercredi soir, c’était par moments entraînant, entre autres sur Patient Man, un blues pesant, et Slave, une complainte sur laquelle Staggs jouait à la fois orgue et trompette.Intéressant, quoique l’entrée en scène subséquente de Jimmy Vaughn a remis en perspective ce début prometteur.Splendide à l’orgue, William Willis assurait les lignes de basse et la ponctuation rythmique pendant que le batteur George Rains excellait dans le shuffle.Et Vaughn menait cette barque avançant au rythme du Texas blues avec la grâce et l’élégance de celui qui n’a rien à prouver.Ça s’est déchaîné avec Texas Flood, classique du genre, suivi de Boom Papa Boom et, en finale, Love the world, deux chansons de l’album Strange Pleasure.Un plaisir, effectivement.Le silence des morts La foule a heureusement adopté un comportement méritant toutes les louanges du monde hier soir au Spectrum pour l’hommage à Monsieur Miles Davis interprété par le trompettiste Mark Isham et son groupe.L’Américain avait réalisé il y a quelques années au festival un relecture de Kind of Blue, qui lui a probablement assuré un public restreint mais néanmoins fidèle à Montréal.Pas un son d’impolitesse populaire n’est sorti de ce Spectrum chéri alors que le quintette a remodelé In a Silent Way, un album né à une époque où Miles Davis avait commencé à incorporer des instruments électroniques dans ses prestations, à la fin des années 60.Entre deux morceaux, M.Isham avoue sans détour la nostalgie qu’il éprouve en songeant à cette époque allant du milieu des années 60 au milieu des années 70.«La plus excitante période du jazz», es-time-t-il.C’est cette période, juste avant l’avènement de la fusion fourre-tout, qu’il essaie de réanimer sur scène, entouré de deux guitaristes, d’une bassiste et d’un batteur qui le complètent bien.Comme on dit en bon français, le groupe est tight.Cela étant, c’est de relecture dont il s'agit, Isham et son groupe ne s’éloignant guère des sentiers battus contrairement à d’autres émules de Miles Davis qui claironnent aujourd'hui au son du drum&bass.Isham reste malgré tout un musicien versatile et éclectique à l’instar du maître.Il porte à la fois les chapeaux de trompettiste classique, jazz et accompagnateur rock.Il a notamment accompagné en tournée ou joué avec les Beach Boys, Van Morrison, les Rolling Stones, Bruce Springsteen, Adam Cohen et plusieurs autres.Dans ses temps libres, il a aussi trouvé le moyen de composer la musique d’une cinquantaine de films, dont A River Runs Through It, Nell et Quizz Show.Tout cela, et une performance raffinée, suffisent à imposer un certain respect.Le public du Métropolis réclamait du rock’n’roll NUIT NOIRE NOTE BLEUE Quand les dieux se déchaînent SERGE T R U F A 11 T ET BRIAN MYLES LE DEVOIR 1er juillet.Le Canada s’est offert en début de soirée un feu d’artifice dont les échos voyageaient du Vieux-Port jusqu’au Plateau.Quelques lueurs dans le ciel opaque, quelques déflagrations et puis c’était déjà terminé.Le Festival international de jazz de Montréal, 20' du nom, a commencé sur une autre note, sur un orage fracassant qui a balayé d’un trait toutes les scories de la ville.Il devait être deux heures passées minuit quand les vénérables frères Holmes ont bercé tout doucement les spectateurs hors du Spectrum avec une ballade portée par la voix falsetto du batteur Popsy Dixon.L’eau est d’abord tombée du ciel, facilitant la tâche de tous les balayeurs de nuit faisant partie de la grande équipe de conciergerie du festival.Et puis, dans un scénario apocalyptique que les dévots de Nostradamus interpréteront comme un signe avant-coureur de l’imminente fin du monde, le ciel s’est déchaîné.Au maigrelet feu d’artifice de la fête du Canada, les dieux ont opposé de saisissantes décharges colorant le plafond de la ville en indigo de circonstance dans un fracas à réveiller les Miles Davis, Robert Johnson et tous les musiciens morts de ce monde.On ne pouvait imaginer plus percutant que cette intempérie de juillet aux gouttelettes chaudes pour marquer le coup d’envoi de ces onze jours de jazz.Sur le pavé délavé, un festivalier exubérant avançait insouciant dans la tempête, sautant à pieds joints dans les flaques comme un enfant laissé sans surveillance.Il pleuvait tellement que des torrents creusaient leur lit au centre de tous les macadams de la ville.Ils emportaient tout, les papiers, les mégots de cigarette, les verres de plastique vidés de leur essence et les sombres desseins.Les éclairages au néon des estaminets se reflétaient dans les eaux agitées.Sur les chaussées noires couraient des filets bleus qui se perdaient dans les recoins oubliés par la lumière.Et le festivalier anonyme gambadait par une nuit noire avec en tête le seul souvenir de la note bleue.Ah! Jeunesse! comme dirait Courteline.Il pleut quelques gouttes, et la jeunesse évidemment se plaint.Qu’il pleuve, qu’il grêle, qu’il neige est plus que secondaire.Reste l’essentiel: Andy Bey et ses scats trop travaillés ont eu l’effet d’une douche froide.Tellement qu’on a quitté le Spectrum histoire de prendre de l’air avant la prestation de Mose Allison.Toujours est-il qu’une fois sorti, et bien avant que la jeunesse ne se plaigne de la pluie, on est tombé sur un Mose Allison qui marchait tranquillement en méditant probablement sur le programme qu’il allait proposer.Nos choix du week-end Samedi A Shepp et H.Parian.Voilà plus de vingt ans de cela, le saxophoniste Archie Shepp et le pianiste Horace Parian enregistrèrent les classiques du blues.Pas les blues de Chicago mais bel et bien ces morceaux que Bessie Smith.Roosevelt Sykes, Jelly Roll Morton et autres gravèrent dans les années 20 et les années 30.Toujours est-il que, dans les studios de l’étiquette danoise Steeple Chase, le duo Shepp-Parlan recomposa littéralement ces pièces d’anthologie que sont Trouble In Mind, Backwater Blues, Nobody Knows, See See Rider, St James Injirmary, Goin’ Home et quelques autres.Depuis sa sortie, cette production est fréquemment considérée comme une ejes vingt meilleures jamais réalisées dans l’histoire du jazz.A ne pas manquer.Ce soir au Spectrum à 18h.Dimanche A.Brahem et D.Holland.De nationalité tunisienne, Anouar Brahem est un maître du oud, instrument à cordes courant dans les pays du Moyen-Orient.D’origine britannique, Dave Holland est un contrebassiste au style brillant.Tellement qu’il a eu et a toujours beaucoup d’influence.Plus tôt cette année, ces deux musiciens signèrent un album très méditatif, sur étiquette ECM, auquel participa le saxophoniste et clarinettiste John Surman.La rencontre qu’on nous propose demain soir est celle des eclats harmoniques de Holland et des contes paresseux de Brahem.Demain soir au Gesù à 23h.Serge Truffant Samedi Cari Craig.On ne sait pas trop ce que nous réserve ce natif de Detroit considéré comme tme figure importante de la techno, son album n’étant pas encore disponible au Canada.D vaut mieux jeter un coup d’œil à sa performance, ce soir à minuit.Cari Craig est sous haute surveillance.C’est sur lui et son Innerzone Orchestra que repose le succès du grand événement qui aura lieu mardi prochain en plein cœur de la ville.Les yeux de 100 000 à 150 000 personnes se tourneront vers Craig et son orchestre «anti-jazz» touchant quand même au jazz, à la techno et aux rytlunes afro-cubains.Cette nuit l’homme qui considère le blues comme étant à la base de toutes ses influences se réchauffe au Métropolis.Dimanche Moi, maman et un médecin pratiquant l’avortement se retrouvent sur scène après une séparation d’environ cinq ans.Petit rappel: Me Mom & Morgentaler était un groupe de ska-rock avant que le ska-rock ne devienne à la mode, le meilleur groupe de scène que Montréal a engendré à la fin des années 80.Il revient chambouler le Métropolis — on leur souhaite et on l’espère — à partir de 21h.Brian Myles * C a h i Rentrée ^ publié Je samedi 28 août 1999 J culturelle Date de tombée: le vendredi 20 août 1999 1E DEVOIR) i I ÜÜÜSi I, E 1) E V OIK.I.E S S A M E I) I 3 E T I) I M A X Ç II E I .1 l! I I, I.E T I !» !) !l A 8 LE LE MONDE b Solution imposée en Irlande du Nord i La colère gronde chez les unionistes; les républicains se montrent optimistep I» A',% ffl * I I L’ONU veut «stabiliser» la population Le programme sur le planning familial représente un compromis entre pçiys occidentaux et divers Etats conservateurs AGENCE FRANCE-PRESSE Nations unies — Les 152 Etats représentés à la session spéciale de l’Assemblée générale de l’ONU sur la croissance démographique mondiale se sont mis d’accord sur un programme d’action portant notamment sur l’accès des femmes au planning familial et des jeunes à l’éducation sexuelle, a-t-on appris de source officielle.De deux milliards d’habitants en 1930, la planète va passer à six milliards en octobre 1999, et au rythme actuel de 78 millions d’êtres humains supplémentaires chaque année, devrait atteindre huit milliards vers 2025.Cette croissance s’opère à 98 % dans les pays en développement.«Nous devons stabiliser la population de cette planète», avait déclaré le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, au début de cette session.L’enjeu de ,cette réunion était d’obtenir des États membres qu’ils remplissent les objectifs élaborés en 1994 lors d’une conférence mondiale au Caire: permettre l’accès de tous aux soins de santé de base, à l’information sexuelle et au planning familial, services qui font encore cruellement défaut aux pays en développement.Le programme d’action est un texte de compromis obtenu dans la nuit de jeudi à hier, au terme de longues négociations, marquées par des affrontements constants sur l’qvortement et l’éducation sexuelle des jeunes, entre les États occidentaux (Canada, États-Unis et Union européenne) et un groupe de pays conservateurs, le Saint-Siège, l’Argentine et certains États musulmans (Soudan, Pakistan, Iran notamment).Le texte de compromis réitère globalement les orientations du Caire.Il réaffirme la nécessité d’un accès des femmes aux méthodes d’espacement des naissances mais rappelle que l’avortement «n’est pas une méthode de planification familiale».Il réaffirme toutefois que l’avortement mettant en danger la mère est «un problème majeur de santé public» et réitère la nécessité de garantir un avortement sans danger quand celui-ci est légal, et, «dans tous les cas» (y compris quand les femmes ont recours à des avortements clandestins), de soigner les complications d’avortement.Ce texte évoque aussi la nécessité d’une éducation sexuelle des jeunes, dispensée à «tous les niveaux» (parents, famille, structures «formelles ou informelles» d’éducation), avec une garantie de «confidentialité».Les engagements financiers du Caire sont aussi repris: il avait été décidé de consacrer à ces politiques 17 milliards de dollars par an pour l’an 2000, puis 18,5 milliards par an pour la période 2000-05, puis 21,7 milliards jusqu’en 2015.Les deux tiers de ces sommes devaient être fournis par les pays en développement, et un tiers par les pays riches.Jusqu’alors, seuls 9,5 milliards de dollars annuels ont été réunis: les pays du Sud ont mobilisé 70 % des ressources prévues, mais les pays du Nord seulement 33 %.EN BREF Zagreb porte plainte contre Belgrade ¦ ( Zagreb (AFP) — La Croatie a porté plainte hier contre ; la Yougoslavie (RFY: Serbie et Monténégro) devant la Cour internationale de justice (CU) pour génocide perpétré durant les conflits serbo-croates entre 1991 et .1995, a déclaré le gouvernement croate, cité par la radio .¦ nationale.Zagreb a demandé à la CIJ de définir la part de responsabilité de la Serbie et du Monténégro dans la violation de la convention internationale sur la prévention et la punition du génocide commis «durant l’agres- ¦ sion contre la Croatie», a déclaré le vice-premier ministre croate, Ljerka Mintas-Hodak, selon la radio.Mme Hodak a ajouté que la Croatie a également déposé une demande auprès du CIJ pour réclamer des réparations à la Yougoslavie pour les dégâts causés pendant la guerre, selon cette source.Le ministre croate de la Justice, Zvo-nimir Separovic a quant à lui déclaré à la radio nationale qu’au-travers de cette plainte, la Croatie a pour la première fois démontré «quelle a été une victime et qu’elle a été attaquée».Selon les documents envoyés par Zagreb en annexes à la CIJ, 20 000 personnes ont été tuées en Croatie durant la guerre, 3000 ont été portées disparus et 55 000 personnes ont été blessées, a indiqué pour sa part l'agence Hina.Les dégâts matériels directs ont été évalués à 27 milliards de dollars, a ajouté Hina.Offensive sur le Tiger Hills Drass (AFP) — L’aviation et l’artillerie indienne ont déclenché hier d’intenses bombardements sur le nord du Cachemire, ce qui semble annoncer une offensive d’envergure contre les combattants islamistes.Ces bombardements, selon des sources militaires, sont la première étape d’une offensive terrestre programmée pour le weekend contre les positions des guérilleros dans la région du Tiger Hills, près de la ligne de contrôle (LoC), frontière de fait entre l’Inde et le Pakistan au Cachemire.Cette attaque devrait, selon les mêmes sources, être décisive après sept semaines d’opérations de l’armée indienne.Le Tiger Hills domine la route stratégique entre Srinagar et Leh, point de passage obligé des troupes indiennes.Au moins 140 canons de 155 ont bombardé hier le pic.Des raids aériens ont suivi, qui ont duré toute la nuit et devraient se poursuivre jusqu’au déclenchement des opérations terrestres aujourd’hui, par des appareils basés dans la région de Drass.Quelque 200 guérilleros fortement armés seraient encore retranchés dans des bunkers sur le sommet enneigé du Tiger Hills.Selon l’Inde, des troupes pakistanaises combattraient à leurs côtés, ce qu’Islamabad a démenti.L’assaut terrestre, selon des sources militaires indiennes, devraient engager au moins trois bataillons, soit quelque 3000 hommes.AGENCE FRANCE-PRESSE ET REUTERS Belfast — Faute d’accord immédiat sur l’application de l’accord de paix après une semaine de négociations à Belfast, Londres et Dublin ont soumis hier un plan de règlement aux partis catholiques et protestants, dont l’adhésion apparaît très incertaine.Le plan des premier ministres britannique et irlandais Tony Blair et Bertie Ahern prévoit la création le 15 juillet d’un gouvernement, dans lequel les deux communautés se partageraient le pouvoir, et le désarmement des milices d’ici mai 2000.Il a été fraîchement accueilli par le leader protestant unioniste David Trimble qui a estimé que, sur le désarmement de l’IRA, il n'avait «toujours pas reçu d’engagement qui pourrait être accepté parles unionistes».De fait, le plan prévoit la mise en place d’un gouvernement avant même qu’aucune arme de LIRA n’ait été restituée, contrairement à une exigence fondamentale des unionistes.Ce processus de désarmement ne débuterait que quinze jours après.«C’est la plus grande occasion historique depuis des années et des années, a pourtant assuré M.Blair.Le moment ou jamais est venu de la saisir.» «Le Rubicon a été franchi, les habitants d’Irlande du Nord peuvent envisager l’avenir avec confiance», a renchéri M.Ahern.Le mécanisme à déclencher le 15 juillet prévoit un vote du Parlement de Westminster le 16 juillet en vue d’autoriser le transfert effectif des pouvoirs de Londres à Belfast le 18 du même mois.Le plan stipule qu’en cas de manquement aux engagements par les parties, par exemple le non-respect du calendrier du désarmement, l’édifice institutionnel prévu par l’accord serait «suspendu».M.Trimble a jugé ces garanties «faibles» et «injustes» en ce qu’elles frapperaient sans discernement «terroristes» et démocrates.En avril 1998 déjà, il avait eu les pires difficultés à vendre à son camp, majoritaire dans la province, l’accord de paix du Vendredi saint, posant le principe du partage du pouvoir avec les catholiques.Cette fois, a prévenu le parti du fondamentaliste Ian Paisley, «il n’est pas question qu’il puisse vendre ce plan au peuple unioniste».Des propres rangs de l’équipe de négociateurs de M.Trimble sont venues des critiques dévastatrices contre le projet d’accord.Ainsi, selon le député Jeffrey Donaldson, il contiendrait des «tares fondamentales» et «ne peut être recommandé».Le parti unioniste devrait se réunir prochainement en un conseil de quelque 800 membres pour examiner le projet qui leur est proposé.Gerry Adams, le chef du Sinn Féin, l’aile politique de l’Armée républicaine irlandaise (IRA) qui a fait une spectaculaire concession en proposant de s’engager personnellement sur le désarmement du groupe armé républicain, s’est montré autrement plus optimiste.Le projet d’accord va être accueilli avec «un énorme soupir de soulagement dans le monde entier.Je crois que nous avons réussi», s’est-il exclamé.Le général John de Chastelain, qui préside une commission indépendante sur le désarmement des paramilitaires catholiques et protestants, a été chargé d’entamer au plus vite des négociations avec tous les groupes LUC BKÉMAIJD LE DEVOIR Ly apparente continuité masque les intentions politiques.«Le président du Conseil Massimo D'Alema et le président de la Commission européenne Romano Prodi sont tombés d’accord pour désigner Mario Monti comme candidat à la nomination au poste de l'Italie à la Commission européenne», déclare le communiqué de la présidence du conseil italien.Le conseil des ministres italien a aussitôt ratifié la désignation.Simple reconduction du commissaire sortant, chargé du marché interne, services financiers et intégration financière, douane et fiscalité.Sauf que Romano Prodi occupe déjà l’autre poste de commissaire italien.En effet, les exécutifs des quinze pays de l’Union européenne ont le droit de désigner un ou deux des vingt commissaires, selon leur population.Ainsi, Emma Bonino ne siégera plus à Bruxelles, où elle occupait le poste de commissaire chargée de la pêche et de l’aide humanitaire.Du moins, elle devra se contenter de son mandat de député européen.Celle que la presse anglaise désignait comme «le meilleur commissaire européen» n’a pas tardé à critiquer la décision de Rome.À une conférence internationale organisée à Paris par Médecins du monde (association humanitaire française), elle dénonce «la logique des intérêts de la partitocra-tie italienne».Sans doute, le gouvernement a voulu freiner la montée en puissance de la jeune cinquantenaire.AGENCE FRANCE-PRESSE Bruxelles — La Finlande a «regretté» hier la décision de l’Allemagne de boycotter une réunion ministérielle européenne pour protester contre l’absence de l’allemand comme langue de travail, jugeant avoir suivi les usages pour ce type de rencontre, ce que conteste l’Allemagne.La délégation autrichienne a décidé de se joindre au boycottage allemand de la réunion informelle des ministres de l’Industrie à Oulu, première réunion organisée sous la présidence finlandaise.Jeudi, une porte-parole gouvernementale allemande avait annoncé qu’aucun représentant allemand ne prendrait part à la réunion ministérielle pour protester contre l’absence de l’allemand parmi les langues de travail.«Si les Allemands ne se présentent pas, c’est bien regrettable.Ce que je ne peux que souhaiter, c’est qu’ils participent», a répondu hier le représentant permanent de la Finlande auprès de l’UE, Antti Satuli.Depuis la Finlande, qui vient de prendre la présidence de l’UE, le ministre de l’Industrie, Erkki Tuo-mioja, a également «regretté» l’absence allemande.L’ambassadeur Satuli a expliqué que la Finlande avait décidé de s’en tenir à la pratique habituelle dans ces réunions ministérielles informelles, indiquant qu’il n’y a pas de règle bien établie en matière de régime linguistique des débats.On ne passe pas.concernés.Selon lui, le processus de désarmement pourrait commencer «pratiquement deux jours après le transfert» des pouvoirs de Londres à Belfast.Et les premières armes pourraient être rendues quelques semaines seulement après le début de ce processus, a-t-il assuré.«Nous pensons que les opinions unionistes et les nationalistes comprendront que notre approche tient compte de leurs préoccupations», a déclaré à cet égard M.Blair.Le leader nationaliste modéré John Hume, Prix Nobel de la paix 1998, a comme à l’accoutumée fait montre d’un incurable optimisme: «J’espère que dans 15 jours, à la fin de la saison des marches, nous marcherons ensemble et avancerons tous ensemble.» Les forces de sécurité ont déroulé des barbelés et creusé une tranchée de 1,5 kilomètre dans les champs du petit village de Drumcree (Irlande du Nord) en prévision du défilé protestant de l’Ordre d’Orange de demain à Portadown.La police nord-irlandaise (RUC) a «emprunté» à la Belgique deux camions équipés de canons à eau dans le cadre des préparatifs du défilé, qui donne généralement lieu à des heurts violents entre la majorité protestante et la minorité catholique.Les orangistes, qui inaugureront demain la traditionnelle «saison des défilés», se sont fait interdire hier par les autorités de traverser le quartier catholique de Garvaghy Road.L’armée britannique a fait appel à 300 hommes supplémentaires pour surveiller les champs des environs de Drumcree.L’homme qui vire au rouge Il est facile de repérer quand David Trimble est sous Déjà l’année dernière, Emma Bonino avait eu l’outrecuidance de se présenter à la présidence italienne.Et la liste (Parti radical) dont elle avait pris la tête lors des récentes élections européennes a obtenu l’honorable score de 8,5 %, devançant notamment celle du parti de Romano Prodi.Soupçonnant ce dernier de ne pas vouloir la reconduire dans ses fonctions bruxelloises, Emma Bonino avait, par avance, demandé sa démission.Bien que située dans l’opposition au gouvernement de gauche, elle se veut au delà des clivages.Chose qui ne plaît pas aux partis au pouvoir, sûrement inquiets de sa popularité montante, y compris dans les médias: «C’est le retour de la passion, de la tension, de la politique qui à nouveau se fait chair et sang», pouvait-on lire dans Corriere della sera (traduit dans Courrier international n° 450).Dans un article flatteur pour la commissaire européenne sortante, le premier quotidien italien se disait «heureux d’assister au retour des radicaux» à la suite de l’élection au Parlement de Strasbourg.D’autres facteurs expliquent aussi la préférence des dirigeants italiens pour l’économiste Mario Monti.Notamment, il a bénéficié du soutien proclamé des ministres du Trésor, Giuliano Amato, et des Finances, Vincenzo Visco, et des dirigeants de Fiat, Gianni Agnelli, et de Pirelli, Marco Tronchetti.La définition de son prochain poste sera l’objet de tractations entre les différents pays européens dans le cadre du renouvellement de la Commission européenne.Avec l’Agence France-Presse Mais cette interprétation est récusée par l’Allemagne.De source allemande à Bruxelles, on souligne que l’Allemagne «ne demande pas quelque chose de nouveau ou un traitement spécial» mais quelle veut simplement le respect d’une «tradition qui veut qu'au moins l’anglais, le français et l’allemand soient utilisés» dans ces réunions.De même source, on ajoute que l’usage de l'allemand ne remonte pas à la présidence autrichienne, il y a un an, mais qu’il est bien antérieur.La Finlande a précisé que sur les 14 réunions informelles qu’elle organisera durant sa présidence, il n’est prévu que dans quatre cas seulement d’utiliser, comme langues de travail, le français et l’anglais ainsi que la langue de la présidence, ici le finnois.Il s’agit des réunions des ministres de l’Industrie, de la Culture, de l’Enseignement et du logement.Une traduction individuelle est toutefois prévue pour les ministres qui ne s’exprimeraient pas dans ces langues.L’Allemagne n’a pas fait savoir si son boycottage s’appliquerait à ces autres réunions, dont la prochaine, sur la culture, est prévue du 18 au 20 juillet «On essaie de trouver une solution avec la Finlande», in-dique-t-on de source allemande à Bruxelles.L’Autriche, de son côté, a indiqué que sa décision ne concernait que la réunion d’Oulu.mm: rs ry/.ucV pression, d’après son entourage: son cou, puis son visage, virent totalement au rouge.Depuis le début des négociations nord-irlandaises, lundi, le chef protestant n'a pratiquement pas quitté cette couleur.:iî Gaza — Le premier ministre israélien élu Éhoud Barak a téléphoné hier au président de l’Autorité (palestinienne Yasser Arafat pour la première fois depuis, son élection, et tous deux sont convenus de se rencontrer peu après la formation du nouveau gouvernement israélien.M.Barak, élu le 17 mai, a promis à M.Arafat qu'iLs/fr-vrait les traces dYitzhak Rabin», le premier ministre,israélien travailliste assassiné en 1995 par un extrémiste juif après avoir conclu des accords avec les Palestiniens, a indiqué Nabil Abou Roudeina, le porte-parole de M.Arafat.«Les deux dirigeants se sont mis d’accord pour se rencontrer peu après la formation d’un nouveau cabinet israélien», annoncée pour la semaine prochaine, a ajouté M.Abou Roudeina.«Ils ont longuement parlé de l’avenir du processus de paix et décidé de coordonner leurs actions.» «Au cours de leur conversation, les deux dirigeants sq sont ' entendus sur le fait que la lutte contre le terrorisme constitue une condition nécessaire et une garantie pour la réussite de leurs négociations», a déclaré pour sa part le porte-parole de M.Barak, David Ziso.«M.Barak a indiqué qu'il déploierait des efforts de paix parallèles en vue de parvenir à i des accords avec la Syrie et le Liban», a-t-il ajouté.¦ «• M.Barak a déjà fait part jeudi de son intention dé rencontrer «au plus tôt» M.Arafat qui s’était plaint de l’absen- -ce de contact avec lui.«Le premier ministre élu estime que Yasser Arafat est un partenaire important et centralisons le processus de paix et il a l’intention de le rencontrer au plus ?tôt», avqit indiqué le bureau de M.Barak.Les États-Unis, l’Europe, les Palestiniens et lesjpays r arabes, qui ont tous accueilli favorablement la victoire ¦ électorale du «numéro un travailliste», attendent de M.Barak un déblocage rapide du processus de paix, conformément à ses engagements électoraux.\¦.» Le président américain Bill Clinton l’a fait savoir jeudi i en déclarant que «la meilleure façon pour les Israéliens z d’avoir une sécurité durable est une paix négociée basée sur a un respect mutuel».Kni Ix>rs d’une conférence de presse conjointe à la Maison- i Blanche avec le président égyptien Hosni Moubarak, il a fi en outre réitéré son opposition à la poursuite de la côloni- -i sation israélienne dans les territoires palestiniens.] Le leader palestinien avait téléphoné à M.BaraRîau len- i demain des élections israéliennes pour le féliciter de sa s victoire et le presser d’appliquer les accords concilia.Le dirigeant travailliste avait fait campagne sur une pro- -< messe d’accélérer les pourparlers de paix gelép par i «Bibi», dont la dernière rencontre avec Arafat remonte à fi décembre à Gaza en compagnie du président américain n Bil) Clinton.Éhoud Barak a p^ir contre rabroué l’allié américain en n faisant savoir que l’État hébreu ne se laisserait pas «mar- * cher sur les pieds» lors des futures négociations de .paix.Le premier ministre désigné a reproché à Clinton n d’avoir déclaré jeudi souhaiter voir les réfugiés.palesti- > niens vivres libres partout où ils le souhaitent.«La posi- ' don prise par le président Clinton sur la question dg droit à au retour, telle qu’on a pu la comprendre des propos*qu'il a tenus hier à Washington, est inacceptable pour Barakt\, a dit i en substance sa porte-parole, Merav Parsi-Tzadok., y// y a ' apparemment malentendu et l’administration (américaine] serait bien inspirée de le dissiper et de corriger le tir.» \i Au rythme actuel de 78 millions de naissances chaque année, la population devrait atteindre huit milliards vers 2025 Emma Bonino dénonce la « partitocratie » italienne Mario Monti est à nouveau désigné par Rome comme commissaire européen Querelle linguistique entre Bonn et Helsinki D1C '«f- ~‘fim rniTTimmn r V&fC ~r__ — - jfo&* & a partir do •'x., .?*.a^5ife^|w V** «% Wm.ttWW^iMirrotni-y y.'6«S»»< vacances air transat ChfjtSièhd Où sont les chars détruits par l’OTAN?Bernard Kouchner au chevet du Kosovo Le secrétaire français à la Santé est nommé administrateur civil par l’ONU AGENCE FRANCE-PRESSE Pristina — Le bilan des destructions militaires serbes annoncé par l’OTAN est remis en cause par des sources autorisées et concordantes, au Kosovo et à Paris.1 a- Selon un décompte du comité des chefs d’état-major :i '• dès armées américaines, 122 chars et plus de 220 véhicules de transport de troupes auraient été détruits ou endommagés lors des 79 jours qu’a duré la campagne aérienne de l’Alliance atlantique contre l’armée yougoslave, v «Je ne crois pas du tout à ces chiffres.Je crois qu’en thermes strictement militaires, les effets des frappes ont été • très limités.Très décevants.Nos avions volaient trop haut ^ ¦ pour être efficaces», assure à Paris un expert militaire de haut rang, qui demande à conserver l’anonymat.| - «Si nous avions cassé autant de tanks que l’OTAN le dit, I j nous les verrions.Ils n'ont eu ni le temps ni les moyens de les - évacuer», poursuit-il.«Transporter un blindé endommagé est un cauchemar logistique, une manœuvre de force demandant du temps et de gros moyens.L'armée française ne jdispose par exemple que de 142 camions porte-chars.» Après plus de deux semaines de travail dans la province, de nombreux journalistes et observateurs internationaux cherchent en vain, notamment dans les zones proches de la frontière avec l’Albanie, les dizaines d’épaves qui devraient, si l’on en croit les chiffres de l’OTAN, parsemer les champs de ba-*taille, les positions militaires ou les routes du Kosovo.«Trouver un char ou une pièce d'artillerie entièrement détruit n'est pas exactement rare mais ça n’arrive pas tous les jours», concédait jeudi à Pristina le colonel Jeffrey Schloesser, chef des pilotes de la force aérienne américaine de soutien à la KFOR Et le lieutenant-colonel Dietmar Jeserick, porte-parole du contingent allemand de la KFOR déployé autour de Prizren, ! 1 déclarait récemment au New York Times: «Il n’y a rien ici.Nous avons trouvé des positions, des dommages causés par des bombes dans ces positions, mais pas de véhicules ou de tanks.» j ’ ¦ Lors de leur onze jours de retraite vers la Serbie, en bon ordre et sous le regard de dizaines de témoins occiden-! / taux, les forces de Belgrade ont évacué, selon l’OTAN, au moins 220 chars et plus de 300 engins blindés de transport i de troupe.Mais tous étaient en bon état de marche.¦ L ¦ Dans un faubourg de la ville de Klina (centre du Kosovo), I deux chars ont été visiblement victimes de chasseurs-bom-l'bârdiers, a constaté l’AFP: le canon du premier a été sec-i tionné net, l’autre gît sur le flanc dans un cratère d’obus \ i id’uhe dizaine de mètres de circonférence.Mais deux autres jl -¦ blindés, datant visiblement de la fin des années 50, semblent avoir été remorqués là après être tombés en panne.Des témoins à Pristina assurent que l’armée yougoslave, ¦retranchée dans d’imposants bunkers ou dispersée parmi la population, laissait à dessein à l’abandon, dans des endroits -bien dégagés le long des routes, des véhicules hors d’usage j > qui étaient rapidement pris pour cible.«J’ai reconnu sur les imiiges de l’OTAN un gros camion militaire abandonné pendant plusieurs jours par l’armée près de Komorane» (centre), ¦ lI affirme un habitant (serbe) de Pristina.«Sur la vidéo com-1 ’ montée par Jamie Shea, il est pulvérisé par une roquette.Je suis .'1 passé par là deux jours plus tard: il était calciné dam le fossé.» De plus, de l’aveu même des experts de l’OTAN, les • forces de Belgrade ont déployé au Kosovo de nombreux • i leurres de toutes sortes: chars en bois et plastique, fausses routes en feuilles de plastique ou ponts de bois.ouveau Millénaire Entièrement en français! 2568; iMs Départ 21 déc 1999 sur le Flamenco cat.2 catmie intérieure Croisière de 13 jours au ., dépdtt de Santo Domingol - *.,V:?.*' •»¦•-¦.Le président finlandais veut aider les Serbes en contournant Milosevic REUTERS Naantali — Le président finlandais Mart-ti Ahtisaari a estimé hier que l’aide à la Serbie ne devait pas être liée au départ du président yougoslave Slobodan Milosevic.Dans un entretien accordé à Reuters, M.Ahtisaari, qui a joué un rôle crucial dans le dénouement de la crise du Kosovo en sa qualité d’émissaire de l’Union européenne, souligne que cette politique générerait des souffrances supplémentaires pour la population yougoslave et entraverait la marche vers la démocratie en Serbie.Le président finlandais, qui assure la pré- sidence tournante de l’Union européenne depuis jeudi, ajoute que le dilemme moral — aider un pays dirigé par un président inculpé de crimes de guerre — doit pouvoir être contourné.«Je suis inquiet que nous puissions être bloqués par ce dilemme et laisser échapper la possibilité d’engager la construction d’une société détnocratique» en Serbie, expliquât-il.Plusieurs dirigeants européens ont fait part de leurs réticences à accentuer l’aide humanitaire à la Serbie tant que Slobodan Milosevic s,e maintiendrait au pouvoir, et le Sénat des États-Unis a adopté jeudi une résolution plaçant la Serbie sur la liste des États terroristes, bloquant l’aide bilatérale de Washington à Belgrade.Martti Ahtisaari estime cependant que la communauté internationale peut contourner Milosevic en traitant directement avec l’opposition serbe et en favorisant la création d’ONG qui redistribueraient l’aide humanitaire.Le chef de l’État finlandais est également partisan d’une définition large de l’aide humanitaire qui, dit-il, doit inclure la reconstruction du réseau électrique et des conduites d’eau qui ont souffert des bombardements de l’OTAN.Ceci, explique-t-il, participe directement de l’émergence d’une société démocratique en Serbie en faisant prendre conscience à la population que la communauté internationale est prête à la réintégrer en son sein.«Je pense, ajoute-t-il, que les Serbes réaliseraient alors qui contribue réellement |à la reconstruction], leurs dirigeants politiques ou le monde extérieur.» Le président finlandais, qui a décliné l’offre de Kofi Aman de prendre la tête de la mission intérimaire d’administration de l’ONU au Kosovo (UNM1K) parce qu’il ne pouvait s’y consacrer «24 heures par jour, sept jours sur sept», est en revanche prêt à présider une conférence internationale sur la reconstruction dans les Balkans, qui doit se tenir cet été, probablement à Sarajevo.y Elections anticipées au Koweït Le pouvoir tente de diviser l’opposition GILLES PARIS LE MONDE R • 4' Pour la troisième fois depuis la libération du pays après l’occupation irakienne, en 1991, les Koweïtiens devaient se rendre aux urnes, j aujourd’hui, pour désigner leurs élus, à l’occasion d’élections anticipées provoquées par la décision de l’émir Jaber El Ahmed El Sabah, en mai, de dissoudre le Parlement.Officiellement, l’émir souhaitait sanctionner le «manque de coopération entre le législatif et l'exécutif», mais la dissolution a surtout permis d’éviter un éventuel vote de défiance contre le gouvernement.Alors que les observateurs locaux s'attendent à voir la majorité des députés sortants reconduits, ce scrutin anticipé risque de s’achever sur un paradoxe: le pouvoir exécutif en a tiré le meilleur profit.Régulièrement éreinté par les critiques, dans le pays le plus ouvert sur la démocratie que compte cette rive du Golfe, il a usé de i r ¦ la campagne électorale pour contre-attaquer.En annonçant la naturaüsa- j ' tion d’une part importante des 1130 000 bidounes, les «sam-nationalité», le gouvernement a fait un pas spectaculaire pour le règlement d’un ?.11 problème lancinant.Mais surtout, en proposant le 16 mai que les femmes j 1 puissent disposer du droit de vote et i J1 de l’éligibilité à partir de 2003, le pou-.j voir a fait coup double: il s’est donné j 1 le beau rôle tout en embarrassant son opposition islamiste.1 «Le pouvoir a longtemps joué les is-1 I lamistes contre les libéraux, qui étaient ' I les plus critiques, explique Éatiha Dazi, maître de conférences à l’Institut des -il'' silences politiques de Paris et spécia- liste des pays du Golfe.Aujourd’hui, les libéraux sont minoritaires, à la différence des islamistes.Ces derniers sont devenus ambitieux: certains prônent l’application de la charia et contestent au pouvoir son droit à légiférer.L’émir veut les contrôler, ce qui est difficile.Des djzaines d'associations financées par l’État et tenues par les islamistes lui échappent.La question du vote des femmes lui pertnet de les diviser.» Les divers courants islamistes oscillent en effet entre l’acceptation sans enthousiasme et l’opposition radicale.Pendant ce temps, la campagne électorale a permis aux puissantes tribus du pays de défier en toute sérénité le pouvoir en organisant des «primaires» — pourtant interdites — afin de maximiser les chances de leurs candidats.L’électorat des tribus représente la moitié des 113 000 inscrits (pour près de 800 000 Koweïtiens).Une majorité des 50 sièges en jeu pourrait être détenue par des députés issus de leurs rangs, longtemps acquis à l’émir — même s’ils comptent aussi des opposants — mais qui pourraient être tentés de prendre leur autonomie, les liens tribaux l’emportant sur un sentiment national affaibli.Car l’habileté manifestée par le pouvoir ne lui permettra sans doute pas de réduire la crise de confiance qui mine ses relations avec la population.Restent en effet entières les faiblesses du Koweït: la remise en cause (que l’oji trouverait bien relative ailleurs) de l’E-tat-providence, due à la baisse des prix du pétrole, la corruption et la conclusion de contrats d’armement controversés, l’usure du pouvoir, enfin, et son obstination à se retrancher derrière une menace irakienne illusoire pour expliquer tous les problèmes du pays.Rejet d’une plainte contre Castro Paris (AFP) — La justice française a confirmé hier l’irrecevabilité des plaintes déposées à Paris contre le chef de l’État cubain Fidel Castro pour «trafic international de stupéfiants, séquestration, torture, assassinat et complicité», a-t-| oô1 appris de source judiciaire.Ces plaintes avaient été déposées le 6 janvier dernier par Ileana de la Guar-1 dia, fille du colonel Antonio de la Guar-1 dia, condamné à mort par un tribunal ' militaire cubain et fusillé à La Havane lè 13 juillet 1989.L’avocat de Mme de la Guardia a annoncé qu’il allait se , pourvoir en cassation (dernier recours de l’action judiciaire en France).Mme de la Guardia affirmait qu’un trafic de stupéfiants avait été mis en place à la fin des années 80, au plus haut niveau de l’État cubain, pour faire face à l’embargo américain et financer l’expédition cubaine en Angola.Le procès «Ochoa» à la suite duquel son père a été exécuté aurait été, selon elle, un écran de fumée pour masquer une épuration de l’armée cubaine de ses éléments convertis à la pérestroïka.La Cour d’appel de Paris, précisant qu’«Ileana de la Guardia ne saurait prétendre avoir personnellement souffert d’un dommage causé» par le trafic de stupéfiants, a estimé que cette plainte est «irrecevable».Concernant les «séquestrations et assassinats», l’arrêt souligne que la justice est «incompétente» pour instruire des «faits commis à l’étranger par des étrangers sur des victimes étrangères».Du Biafra au Liban en passant par la Somalie et le Cambodge, Bernard Kouchner, cofondateur de Médecins sans frontières, a été de toutes les catastrophes humanitaires depuis trente ans.Il va maintenant devoir mettre en place le volet civil de l’accord de paix au Kosovo.REUTERS ET ASSOCIATED PRESS Nations unies — Les Nations unies ont désigné hier le secrétaire d’État français à la Santé, Bernard Kouchner, au poste d’administrateur civil provisoire de l’ONU pour le Kosovo, a annoncé un porte-parole.Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a également nommé comme adjoint à Bernard Kouchner l’Américain James P.«Jock» Covey, un ancien diplomate qui a déjà travaillé sur le dossier des Balkans pour la Maison-Blanche et l’ONU.Le poste d’administrateur civil revient connue prévu à un Européen puisque c’est l’Union européenne qui va supporter l’essentiel du coût financier de la reconstruction dans la province serbe.Kofi Annan avait reporté à plusieurs reprises sa décision, preuve des nombreuses tractations entre les différents pays qui souhaitaient voir nommé leur candidat.Les Pays-Bas soutenaient leur ministre du Logement et de l’Environnement, Jan Pronk; la Grande-Bretagne, l’ancien chef de file du Parti libéral, Paddy Ashdown; l’Italie, le commissaire européen aux affaires humanitaires, Emma Bonino.Bernard Kouchner va maintenant devoir mettre en place le volet civil de l’accord de paix au Kosovo.Sa tâche s’annonce ardue dans une province ravagée par la pauvreté, l’anarchie et l’abscence d’autorité locale.En France, le président Jacques Chirac s’est réjoui de la nomination de Bernard Kouchner Le chef de l’État estimait que l’actuel secrétaire d’État à la Santé était, parmi les candidats en lice, «celui qui avait le meilleur profil pour cette importante mission», a précisé Catherine Colonna, porte-parole de la présidence.Jacques Chirac relève également que «Kofi Annan a aussi rendu hommage au rôle joué par la France tout au long de la crise» des Balkans.Lionel Jospin a pour sa part estimé que la nomination de Bernard Kouchner était un «honneur» pour la France.Le premier ministre français a ajouté en marge de sa visite à Moscou qu’il allait «réfléchir tranquillement» au remplacement de son secrétaire d’État à la Santé.Agir différemment Du Biafra au Liban en passant par la Somalie et le Cambodge, Bernard Kouchner a été de toutes les catastrophes humanitaires depuis trente ans.C’est cette fois au chçvet du Kosovo que l’actuel secrétaire d’État français à la Santé, nommé administrateur civil par le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, connaît la consécration.Cofondateur de Médecins sans frontières en 1971, qu’il quitte pour fonder Médecins du monde en 1980, cet ancien militant de l’Union des étudiants communistes a retenu de mai 1968 la nécessité d’agir différemment avec de nouvelles structures.Il est allé à ce titre dans tous les coins chauds de la planète pour soigner des populations civiles victimes d’affrontements armés.Il a fait ses classes au Biafra lorsque sévissait la guerre civile à la fin des années 60.Ce gastro-entérologue au charme médiatique a depuis lors été aux côtés des victimes à travers le monde: en Jordanie au moment de Septembre Noir, au Liban, qu Kurdistan, au Tchad, en Érythrée, au Vietnam, au Cambodge, en Thaïlande, au Liberia, en Amérique centrale, en Yougoslavie, au Soudan en Bosnie ou au Haut-Karabakh.Né à Avignon le 1" novembre 1939 et père de quatre enfants, dont le dernier avec la journaliste Christine Ockrent, l’homme ne dédaigne pas parfois les opérations coups-de-poing.Parmi les plus spectaculaires: l’affrètement du navire-hôpital Ile-de-Lumière, qui sauve de la soif ou des pirates des milliers de boat-people en mer de Chine, fuyant le régime communiste vietnamien après le retrait des troupes américaines.Sa carrière politique en France commence avec le premier gouvernement Rocard, en mai 1988, lorsque, dans le cadre de l’ouverture aux personnalités civiles, il est nommé secrétaire d’État chargé de l’Insertjon sociale, puis par la suite secrétaire d’État à l’Action humanitaire.En 1992, il est promu ministre de la Santé et de l’Action humanitaire.Mais il n’abandonnera jamais totalement le terrain pour la politique.Lors de l’opération Restore Hope (Rendre l’espoir) en Somalie en 1993, il se rend sur place à Mogadis- cio pour accueillir le riz des enfants de France destiné aux enfants somaliens.Les images le montrant en train de porter des sacs de riz au milieu d’une nuée de journalistes susciteront une vague de sarcasmes sur «l’humanitaire-spec-tacle».Les Français répondent pourtant massivement à ses appels à la générosité et sa popularité ne se démentira jamais.C’est également à ce moment qu’il voit aboutir son long combat en faveur du droit d’ingérence humanitaire.Dès son arrivée au gouvernement en 1988, il s’était battu au sein des instances internationales, en particulier les Nations unies, pour le droit d’accès aux victimes des conflits ou des calamités naturelles, qui a commencé à recevoir une reconnaissance internationale après la guerre du Golfe au moment de l’exode des Kurdes irakiens.Auteur de plusieurs livres dont Le Devoir d’ingérence et Le Malheur des autres, il a aussi reçu de nombreux prix pour ses activités humanitaires, dont le prix Athinai de la fondation Alexandre Onassis en 1981 pour son action en faveur des droits de l’homme ou le prix Europa en 1984.Au Kosovo, Bernard Kouchner ne sera pas un diplomate classique, a estimé hier le commissaire européen aux Affaires humanitaires Emma Bonino, elle aussi connue pour son franc-parler, mais «c'est bien le moment de secouer un peu le monde [.] avec des idées un peu différentes des idées traditionnelles».ARCHIVES LE DEVOIR Bernard Kouchner CLUB VOYAGES® MONTREAL ET REGIONS Ahuntsic/Jean-Talon Club Voyages Langelier (514) 252-7093 Club Voyages PLM (514) 388-9241 Centre-est Club Voyages Versailles (514) 253-0123 Centre-Ville Club Voyages Bern (514) 288-8688 lie des Soeurs Club Voyages International (514) 769-3838 Lachine Club Voyages Marie (514) 637-1183 Outremont Club Voyages Outremont (514) 274-4464 Pointe-aux-Trembles Club Voyages Pointe-aux-Trembles (514) 642-3440 BANLIEUES ET RÉGIONS Brossard/St-Lambert Club Voyages Louise Proulx Cartier (450) 641-1657 Chambly/Marieville Club Voyages Daniel (450) 658-0654 Rawdon Club Voyages Aurevoir (450) 834-7117 Sainte-Adèle Club Voyages Sainte-Adèle (450) 229-6611 Saint-Hubert/Saint-Bruno/Longueuil Club Voyages J.M.(450) 676-0258 vacances îourbec Beaubien (514) 593-1010 Centre-Ville Montréal (514) 842-1400 Côte-des-Neiges (514) 342-2961 Henri-Bourassa (514) 858-6465 Langelier (514)253-4900 Laval Centre (450) 682-5453 Longueuit (450) 679-3721 St-Basile (450)461-3960 St-Lambert (450) 466-4777 St-Laurent (514) 747-4222 West Island (450) 620-7777 St-Hubert Voyages en Liberté Line Munger (450) 445-6167 vacances air transat /écôjuverte des Caraïbes Entièrement en français! ap^de Dégatts tous les dimanches A 0/10$ çi ir Ip Flampnnn —L 'J I v-' -QégaLts tous les dimanches sur le Flamenco Croisière de 8 jours au départ de Santo Domingo! Dépai t 26 mars 2000.càt.1 cabine intérieure, croisière de 8 jours pin personne occ.double Santo Domingo • Antigua • Martinique • Guadeloupe • Saint Martin • Puerto Rico • Santo Domingo Ces prix incluent les vols, la croisière, les repas, le vin (durant les repas), les taxes et les pourboires.CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON Dü TEXTE MAL IMPRIMÉ A 10 LE DEVOIR, LES SA M E I) I 3 E T I) I M A N C 11 E 4 JUILLET I î) il il EDITORIAL r Légalité ou légitimité À partir du moment où le syndicat des infirmières a choisi d’entrer en grève illégale, ce à quoi rien ne l’y poussait, en ce début d’été, sinon des considérations de tactique syndicale, il allait de soi qu’il ne laissait d’autre choix au gouvernement que d’intervenir.Ce faisant, les parties nous rappellent que par-delà les beaux discours à propos du modèle québécois, ce sont malheureusement les rapports de force qui déterminent les enjeux et leur issue.DI y a quelque chose de contradictoire dans le fait de reprocher au gouvernement d’être à la fois juge et partie lors d’un conflit comme celui des infirmières.Après tout, on ne peut pas toujours avoir le beurre et l’argent du beurre: ou bien on accepte que les services publics soient confiés à une multitude d’entreprises privées indépendantes qui auront chacune à négocier des conditions particulières avec leurs employés, sans trop de risques d’une loi d’exception, ou bien on demande à l’État d’assumer ce rôle et on accepte alors de facto que cet État utilise les outils à sa disposition, dont la loi, pour remplir le mandat qui lui est confié.C’est pure hypocrisie que d’attendre du gouvernement qu’il agisse en simple employeur alors que c’est à lui qu’il revient d’assurer une offre de services continue et de taxer les gens pour trouver les milliards nécessaires à cette mission publique.Sans parler de l’effet de vague de telles négociations, qui touchent le sixième de la main-d’œuvre du Québec, sur l’ensemble du marché du travail.Aucun gouvernement ne trouve facile d’adopter des lois aussi impopulaires que celle qui demande aux infirmières de mettre fin à leur grève illégale sous peine de lourdes amendes.Pas plus celui de Lucien Bouchard que ceux de Robert Bourassa, avant lui, et de René Lévesque.D n’y a pas de gains politiques attachés à de telles interventions, surtout lorsqu’il s’agit d’un groupe qui a l’appui de la population, comme c’est le cas des infirmières.?Certains diront que des grèves illégales sont légitimes quand il s’agit de faire avancer des revendications qui sont elles-mêmes légitimes.Mais toutes les revendications peuvent avoir un fond de légitimité! Les demandes salariales des infirmières sont-elles plus ou moins «légitimes» que celles des ambulanciers?Plus ou moins légitimes que celles des médecins et des pharmaciens?Que les demandes à propos de l’équité déposées par les enseignants?Qui détermine qu’une revendication est assez «légitime» pour justifier une grève illégale illimitée dans les hôpitaux?Qui?Le groupe lui-même?Le peuple qui klaxonne dans la rue?Gardons-nous, de grâce, des réponses issues des vestiges de l’idéologie marxiste qui a tant influencé les luttes syndicales au Québec et dans le monde depuis le début du siècle.Prétendre que les lois du travail, surtout les lois d’exception, ne servent qu’à «écraser le peuple», ce qui justifie de ne pas les respecter puisque «l’État est au service de la classe dominante», voilà qui ne peut conduire qu’à l’affaiblissement des institutions qui font que nous avons ici, en Occident, une vie démocratique fort enviable malgré certaines faiblesses.Évidemment, nos élus se doivent quant à eux de tout faire pour négocier de bonne foi avec les groupes d’intérêts, mais dans le cas qui nous concerne, celui des infirmières, la grève est survenue trop tôt pour qu’on accuse le gouvernement d’avoir manqué à cette obligation.Et puis, négocier de bonne foi, cela ne veut pas dire qu’il faille «lâcher le morceau», pour reprendre une expression de négociateurs, les gouvernements ayant aussi la responsabilité de voir à ce que l’argent des contribuables aille là où sont les priorités.Tout en voyant dans le geste des infirmières et dans l’appui qu’il suscite auprès du public l’expression d’un immense ras-le-bol après des années de bouleversements en santé, on ne doit pas sous-estimer le geste de non-respect des lois par un groupe légalement constitué comme celui dès infirmières.Pas plus qu’on ne peut sous-estimer l’effet d’entraînement que le mouvement pourrait avoir sur les autres groupes d’employés du gouvernement, dont les policiers, qui demandent tous ensemble beaucoup plus que ce que le Québec peut leur consentir.¦- Les infirmières peuvent juger que leur rémunération est insuffisante et demander des ajustements, c’est leur droit le plus strict Mais elles auvent quand même dû utiliser le processus de négociations prévu à la loi aji lieu de décréter une grève illégale forçant le gouvernement à intervenir.Que leur en aurait-il coûté d’attendre à l’automne, comme l’ont suggéré certains chefs syndicaux?Le Québec n’est quand même pas la Russie, Où les salariés du secteur public font la grève pour être payés après des rftois sans salaire! .Dans sa loi d’exception qu’il a voulue à l’image des revendications restantes des infirmières, c’est-à-dire essentiellement financières, le gouvernement donne raison aux infirmières en créant 1500 nouveaux postes réguliers et en incluant le règlement déjà intervenu à la table de négocia-tidns concernant la tâche de travail.Pour les salaires, il faudra poursuivre lçs discussions une fois la grève illégale terminée, mais non sans tenir compte des répercussions sur le reste de la fonction publique et sur l’ensemble du marché du travail au Québec.; Ce n’est certes pas le Pérou, et, faut-il le répéter, on comprend les infirmières d’en vouloir plus et plus vite.comme tout le monde.Ce qui ne justifie pourtant pas la poursuite d’une grève illégale, avec ou sans la sympathie de la population qui, soit dit au passage, est fondamentalement très attachée à ses institutions démocratiques.L’épreuve de force que se livrent le syndicat des infirmières et le gouvernement serait-elle le prélude de ce qui nous attend l’automne prochain?Si tel était le cas, il importe pour le gouvernement d’être conscient des conséquences du recours à des lois d’exception sur le climat de travail dans les institutions et, pour le mouvement syndical, des répercussions sur le climat social au Québec.Syndicats, ordres professionnels, partis politiques, groupes d’intérêts, associations patronales.tous ces acteurs qui forgent dans la concertation ou la confrontation un tç>ut équilibré beaucoup plus fragile qu’on le croit Un tout dans lequel l’État joue par ses lois et ses institutions un rôle essentiel qui ne saurait être remis en cause par le simple fait des revendications d’un groupe particulier, aussi populaire ou puissant soit-il.On peut contester les lois et les gestes décrétés par cet État élu par le peuple, mais la seule façon acceptable de changer ces mêmes lois, ce n’est pas l’illégalité mais l’action politique active.Et c’est très bien qu’il en soit ainsi.Au cours de la fin de semaine, les dirigeantes de la Fédération des infirmières doivent non seulement se demander si la mobilisation des membres est suffisamment forte pour continuer le combat, ce qui est probablement le cas, mais surtout comment poursuivre le «combat».Et parmi les moyens envisagés, il faut désormais exclure celui de la grève illégale.Aussi difficile cela soit-il, c’est leur responsabilité de leaders que de recommander aux membres de mettre fin à cette grève illégale.Il n’y a pas de gains politiques attachés à une loi d’exception Jean-Robert Sansfaçon ?I jrsansfacon@ledevoir.ca A LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, NORMAND THERIAULT Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ Ait! ÇA ftiT Çlt SifN.OtT«U|lV»MÎ HiSoCÎtH 6À(WpTrb Qui profite de la grève?Non toute la population n’appuie pas la grève illégale des infirmières.Favorables à leur cause, nous désirons toujours que leurs conditions de travail et de salaire soient révisées.Elles ont été efficaces et généreuses pendant cette réforme de la santé; nous les avons vues à l’œuvre.Leur image a été aussi utilisée par les médias pour nous informer mais aussi bien souvent pour servir à créer des brèches dans cette réforme, héroïnes et victimes du système à la fois.Mais voilà qu’aujourd’hui nous sommes dans l’anarchie.Nous avons tous vu et entendu des infirmières en grève illégale impudentes, en riant de toutes leurs dents nous dire qu’elles n’entreront pas au travail tant et aussi longtemps que leur salaire ne sera pas réglé à leur convenance, même sous la menace d’une loi spéciale.Finalement, une grève pour de l’argent dans l’anarchie.Est-ce possible que cela se passe ici au Québec.Tant d’exigences au milieu de nos pauvres.On remarque aussi des omissions dans nos médias.Où donc sont passées dans nos nouvelles, 20 fois par jour, les salles d’urgence encombrées, les tristes civières, les listes d’attente en chirurgi.e, les pauvres vieux et vieilles sans soins, la mort?Étrangement aujourd’hui, les soins essentiels sont suffisants.N’ont plus d’importance les chirurgies retardées (chirurgies d’un jour elles sont devenues), chi-mios retardées ainsi que tous ces examens et soins qui hier encore étaient primordiaux pour la vie.Quelque chose nous échappe.Tout nous semble trafiqué, poussé de l’extérieur.Nous devons réfléchir et nous demander tant que nous n’aurons pas trouvé la réponse à quels intérêts sert cette grève anarchique et dangereuse pour le Québec et tout ce qui l’entoure.Jeannine Goulet Infirmière à la retraite Montréal, juillet 1999 LETTRES -?- Chirurgien au repos J’écoutais le Journal RDI à l’instant et la journaliste demandait ce que les chirurgiens pensaient de cette grève des infirmières.Je suis moi-même chirurgien en Montérégie, et j’ai dû chômer aujourd’hui car ma journée opératoire tant convoitée par mes patients et par moi fut tout simplement annulée.Je ne sais effectivement pas ce que je vais pouvoir dire à mes patients qui devaient se faire opérer aujourd’hui.Ma secrétaire ne fut pas trop ensevelie par leurs appels, car ils ont dû se douter du problème, l’admission les avaient avertis des risques d’annulation, mais on n’avait pas jugé bon m’en avertir par contre.La situation est d’autant plus catastrophique que je n’aurai que le 5 et le 28 juillet pour opérer ce mois-ci (je prends deux semaines de vacances comme bien des gens) et que ces deux journées seront exclusivement dédiées à des cas externes faute de lit pour admettre des patients.C’est-à-dire que l’on ne pourra à toutes fins pratiques pas hospitaliser de patients pendant tout le mois de juillet, sauf urgence vitale.Ça c’est le résultat des fermetures de lits de l’été, assez draconiennes si on couple ça au manque d’anesthésiste! Comment expliquer à une jeune maman porteuse d’un nodule suspect de la thyroïde, à une jeune patiente porteuse d’un cancer du sein, à une adolescente porteuse d’un mélanome ou à mes patients qui attendent que je puisse refermer leur colostomie que je ne pourrai pas les opérer avant quatre à six semaines?Quel genre de vacances d’été ça leur fera d’attendre?Et tous ces patients qui avaient arrangé leur travail ou études en fonction des dates opératoires préétablies.Et cette jeune étudiante anémique qui devrait subir une splénectomie avant de reprendre les études en septembre; j'avais tout organisé avec des fournisseurs de matériel laparoscopique et un chirurgien professeur invité pour procéder à sa chirurgie en REVUE DE PRESSE -?- nob qob gob juillet., impossible faute de lit! Non, le constat infirmières n’est pas mal fondé.Je crois que professionnels méritent un meilleur salaire eÇd'e meilleures conditions de travail, mais je ne peffit que constater les effets néfastes de leur grève illé*-' gale actuellement.C’est le cumul des événements qui rend la situation extrêmement difficile à traverser.Ces interventions sont nécessaires et sàW vent très attendues par les patients et les chirifiô giens.Retournons à la table des négociation^ reprenons le travail pour éviter l’annulatibW d’autres chirurgies.Merci.Patrick Trudeau, md 'lu- Hôpital du Haut-Richelieu l™5 s b La musique.Point.J! On dit que la station de radio de Jean-Pierre CôaF lier, qui ne diffuse que de la musique classiqû'è'; CJPX, est un véritable succès.Tant mieux.1 La direction de la station veut développer^ goût pour la musique classique.Je m’en réjouis également.UBV Toutefois, quand j’entends dire sur leurs ondëS que la culture est une véritable stimulation pOlir l’esprit.Là je ne les suis plus.Je comprends,1)è pense, le but qu’ils poursuivent mais je trouvé qu’ils induisent les gens en erreur quand ils laîâ1 sent entendre qu’on peut se cultiver l’esprit comme on développe ses muscles, par l’exercice.Quand on écoute de la musique, on ne l’écoute pas pour se stimuler l’esprit, on l’écoute parêfe que ça nous apporte quelque chose, parce qu'é ça nous fait ressentir quelque chose.Point'JH n’y a rien d’autre mais c’est déjà beaucoup.C’est déjà beaucoup parce que, à ce moment-là, on fait appel davantage à ce qui fait qu’on est dé8 êtres humains."m Jean Lapointe 1 ri Montréal, 19 juin 1999 1111 oh TJ ilïT ,on loi) ivii Le dernier 1er juillet.du siècle ANTOINE ROBITAILLE Vous avez vu la une du magazine Maclean's de cette semaine?Elle vaut mille mots, c’est-à-dire un peu plus que ce que contient la présente chronique.(On se sent parfois inutile.) Sur un fond noir déprime, une pièce de monnaie de un dollar canadien datée de 2010 avec, en son centre, en'lieu et place du huard, le visage de George Washington! Sous l’illustration, cette phrase: «Say it ain’t so», qu’on pourrait traduire ainsi: «Dites-nous que ce n'est pas ce qui se prépare.» Richard Gwyn faisait référence, hier, dans le Toronto Star, à cette «puissante image».«Toute discussion, au cabinet fédéral, sur une monnaie commune nord-américaine, lancera les Canadiens anglais dans une spirale d’angoisse identitaire.» Voilà qui semble juste.Même les démentis formels de Jean Chrétien n’y ont rien fait, lui qui a répété que le thème de la monnaie commune avait finalement été retiré de l’ordre du jour pour être remplacé par une discussioij plus large sur les rapports économiques avec les États-Unis.Mais comme l’écrit Gwyn, «il semble bien qu’une impression d’inévitabilité s’est substitué à la passion du pays».U1 temps est au «lament for the loonie», selon Ross Laver du Maclean’s, qui fait référence à l’essai classique de George Grant sur l’américanisation du Canada.L’angoisse fait partie de l’essence canadienne, selon le Telegraph de Saint-Jean, à Terre-neuve, qui écrivait en éditorial, hier, qu’être «canadien implique que, l’on se demande constamment qui l’on est».Aux États-Unis, «on ne verra jamais le cabinet présidentiel passer du temps à s'interroger de la sorte.Eux, ils savent ce qu’ils sont: le melting pot, la bannière étoilée, une terre de liberté, etc.» Alors, quelles sont les caractéristiques du Canada?La presse du Canada Le Telegraph propose «le non-nationalisme».La preuve: le retour des «héros» de la guerre du Kosovo a donné lieu à peu de célébrations.Le Telegraph reprend ensuite une définition de Vaclav Havel pour qualifier le Canada de «grand Etat», c’est-à-dirç «celui où l’être humain est plus important que l'Etat».«Ici, point d’illusions de grandeur et nul désir d’être une enclave nationaliste.La seule ambition du Canada est d’être un pays humain, ouvert à tous ceux qui veulent s’y établir et y contribuer en acceptant de vivre selon ses valeurs humaines.» Le jour même du 1er juillet, le Globe and Mail publiait un long éditorial, rappelant la vision du Canada du fondateur de ce quotidien, George Brown.Ce dernier, selon ses héritiers à la tête du Globe en 1999, avait vu juste.Le Canada est un pays d’immigration, intrinsèquement plus diversifié et donc plus ouvert à la diversité que les autres pays de l’époque.Brown avait donc compris que «le Canada n’a jamais été un Etat-nation dans le sens du XIX' siècle du terme.Et lorsqu'il a essayé de l’être, dans les difficiles années de TUnion", entre 1841 et 1867, cela a échoué remarquablement.La Confédération a finalement sauvé les citoyens du Canada d’une trop grande allégeance aux deux peuples fondateurs.Le Canada n’a jamais été homogène comme les Etats-rm-tions de l’Europe, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande et — il faut le dire — les États-Unis.» Autrement dit, tout ce qui vise à dénier la diversité est «anti-canadien».Par exemple: «[.] les commentaires amers de Jacques Parizeau sur les votes ethniques».«Le rejet, il y a 10 ans, de la reconnaissance du Québec en tant que société distincte était tout autant en contradiction avec notre histoire.» Dans l’Ouest, moins d’introspection.Moins d’inquiétude.Don Braid, du Calgary Sun, écrivait jeu- ?qq •up ni q9l ai) di qu’il ne faut pas craindre l’intégration avec lêi États-Unis.Au contraire.«En 1989, je connaissais plusieurs séparatistes “westerners".On les prenait au sérieux! Aujourd’hui, je n'en vois plus üri à l’horizon.Et je sais très bien pourquoi.» Pour1 quoi?Le libre-échange, affirme Braid.«En Une décennie, il a aidé toute la province à sortir d’ûht économie peu développée et a fait de nous un ékf droit que l’on envie partout en Amérique du Nord! Le libre-échange a infirmé toutes les prédictions des pessimistes et nous a rendus plus fiers d’êtft Canadiens que nous l'étions il y a 10 ans.» 1 >’’¦ riq ?uni Conforme au principe de diversité, le 1" juillêïâ été célébré de plusieurs façons partout au Catt& da.Le Halifax Daily News félicitait hier les proitvol teurs du projet «Quai 21» du port d’Halifax, sôrfe de porte d’entrée au Canada pour des milliôflS d’immigrants.Fermé depuis 1971, le quai a été'Tfr nové et est devenu un centre d’interprétation, uol Dans le Daily Press de Timmins, en Ontarioj le spectacle du 1" juillet de la «belle fille du villageH la chanteuse Shania Twain, a été souligné paDUrt éditorial carrément extatique.«Shania, pour ce qui est des relations publiquès1, est encore plus importante pour Timmins que les mines d'or.» Le Province de Vancouver, dans son éditorial du 1er juillet, proposait des façons «politically incorrect» de fêter le pays.Quelques extraits: ai ¦ «Cessez de dire que vous appartenez au meillhi'r pays du monde.Une telle chose n’existe pas.» ¦ «N’écoutez pas la CBC [.] un guetto d'intellgfy tuels anti-américains [.] qui nous forcent à écojtr ter des chanteuses inuites pour notre propre bietiM ¦ «Ne tombez pas dans l'anti-américanisme.Uh pays intelligent ne se compare pas aux faibles^ de ses voisins, mais à ses propres idéaux.» LE DE V « 1 K .LES S A M E D I 3 E T D I M A N C II E I .1 VI L L E T I !> !l !» ! IDÉES A II La nation, la société, la démocratie Pour un nationalisme ouvert à la citoyenneté pluraliste La souveraineté s’exercera dorénavant en des lieux multiples où la démocratie reste à instaurer Penser ici « nation québécoise.GILLES BOURQUE Professeur de sociologie à l’Université du Québec à Montréal e projet de penser la nation n’équivaut pas à la volonté de comprendre la société.Au Québec, tous les citoyens ne s’identifient pas d’emblée à la nation québécoise, comme d’ailleurs tous les Canadiens à la nation canadienne.La confusion entre la société et la nation demeure pourtant l’une des caractéristiques récurrentes de l’analyse du Québec.L'étude de la société québécoise passe le plus souvent par le prisme de la nation.Dans l’espace public, ce primat du national se donne, depuis les années 60, comme une opposition entre deux dogmatiques radicalement opposées, l'indépendantisme et le frudeauisme.Le dogmatisme ne consiste pas à occuper l!un de ces pôles mais à s’y tenir obstinément.La préten-tiçn à la validité repose dès lors sur la fidélité inconditionnée à ses premiers balbutiements.Ici le front du salut, là le clan du refus.L’action dans le monde ne réfère qu’à l’espoir ou à la menace de l’avènement de la nation.La réitération représente le procédé privilégié dans l’ac-tq de convaincre.L’indépendantisme n’a de cesse de débusquer le néofédéralisme dans ses rangs, de se méfier de son premier ministre, de trouver la question référendaire, effective ou appréhendée, décidément trop molle.Le trudeauisme se complaît dans le rôle d’avorteur.Refus du biculturalisme, négation de la nation québécoise en 1982, torpillage de Meech.Durant les années 90, cette mentalité d’assiégé s’est traduite par une tentative de double meurtre.La nation québécoise n’existerait pas et ceux qui l’imaginent réinventeraient le vieil ethnicisme canadien-français.Niez le présent, invalidez le passé, et l’avenir ne vous réservera pas de surprises.La publication, ces derniers mois, d’un nombre important de travaux sur la nation semble en partie répondre à cette provocation.La discussion systématique de ces travaux, d’une excellente tenue sur le plan intellectuel, relève de revues scientifiques.Soulignons seulement au passage que la volonté de décaper la nation et de la parer des plus beaux atours du civisme ne devrait pas conduire à avaliser ces balivernes qui réduisent les traditions canadiennes-françaises à l’ethnicisme et à l’ultramontanisme.La nation et l’État démocratique Changeons de posture.Partons de la société plutôt que de la nation et considérons que lorsque l’acteur social pense, il contribue tout autant à la construction de la réalité que lorsqu’il produit .Jetons un nouveau regard sur la société québécoise.Bien sûr, j’imagine votre sourire, il nous faudra immédiatement constater que quelques millions de personnes croient faire partie de la nation québécoise.Encore, toujours, déjà la nation! Malgré notre impatience, évitons de faire la leçon aux acteurs sociaux sous le prétexte qu'ils pensent mal, en choisissant la nation québécoise plutôt que la canadienne, voire qu’ils pensent trop, en aimant les deux.Posons-nous plutôt une question.Activité qui, même pour un intellectuel, n’est pas toujours inutile.On découvre dès lors que, dans la vallée du Saint-Laurent, une très large proportion des francophones se représente comme une nation depuis la fin du XVIir siècle, à la même époque que les Français et les Américains.La démarche s’inscrit dgns la même dynamique de formation de l’Etat démocratique.Au Québec, ce processus s’enclenche en 1791.Peut-on tirer avantage de tels constats?On pourra définir la nation comme une collectivité de mémoire longue qui, dans l’Etat moderne, se transforme en une communauté politique.C’est dire en un ensemble de citoyens au nom desquels s’exerce le pouvoir dans les institutions de la démocratie représentative.L’exercice de la démocratie implique, en effet, la production d’un univers symbolique commun qui permet à tous les citoyens de se reconnaître et de discuter de la loi et du droit.Cet univers commun s’élabore à partir de la culture de l’une des collectivités de mémoire longue, rassemblées dans le nouvel Etat.Cette culture, et dfabord la langue, tient lieu d’élément fondateur de la communauté politique puisqu’elle permettra de délimiter et de nourrir l’espace symbolique commun indispensable au fonctionnement de l’espace public démocratique.En ce seps, la communauté nationale demeure tout à la fois culturelle et politique.En d’autres termes, il n’existe pas de nation culturelle qui ne soit en même temps politique.Ce détour nous permettra de revenir à notre exemple et de nous interroger sur la différence entre les nations québécoise, française et américaine.On pourra dès lors distinguer deux grands types de nation.La nation majoritaire représente le premier type.Elle se forme à partir de l’assimilation de plusieurs collectivités différentes fies Bretons) à la culture de l’une des communautés réunies à l’origine dans l’Etat national (les Français).Ainsi les nations américaine, française, anglaise ou allemande.Le deuxième type, la nation minoritaire, rçnvoie à des collectivités de mémoire longue qui, dans l’Etat démocratique, ont résisté politiquement à l’assimilation et se sont représentées et imposées comme des communautés politiques distinctes fie plus souvent au niveau régional).Ainsi les nations québécoise, acadienne, écossaise, catalane, basque ou irlandaise.Déplaçons maintenant notre regard vers ces milliers de Québécois qui se représentent aussi comme membres de nations distinctes, les nations autochtones.Encore là, évitons les leçons qui consisteraient à leur reprocher de s’être tardivement reconnues comme des membres d’une nation, de s’appuyer dans l’aventure sur une conception ethniciste et de se bercer d’illusions en cherchant à réinventer des traditions animistes et mythologiques.L’observation me permettra plutôt de distinguer, parmi mon deuxième type de nations, ces communautés dont la mémoire renvoie à ce que les Européens ont appelé la préhistoire.A partir du moment où les autochtones ont cessé d’être administrés sur la base d’une loi d’exception (la Loi sur les Indiens) et furent intégrés dans la citoyenneté canadienne, en 1960, ils voulurent se représenter comme des nations et réclamer en conséquence le droit à l’autonomie gouvernementale.Ne nous arrêtons pas là puisque, au sein de la société québécoise, des centaines de milliers de personnes, anglophones pour la plupart, s’identifient à la nation canadienne.Abstenons-nous de les accuser de faire partie de la nation dominante ou de souligner que, dans le Québec, le souchisme anglo-saxon commence à battre de l’aile, si l’on s’en tient du moins à des facteurs démographiques.Qu’il nous suffise de constater que, dans le Canada, ces milliers d’individus se reconnaissent comme membres d’une nation majoritaire et, dans un Québec indépendant, ne manqueraient pas de s’identifier à une nation minoritaire.Le projet nationaliste dans une société multinationale Faisons le point.Le Québec se présente comme une société multinationale.Qu’advient-il du projet nationaliste?A moins de compter parmi les fétichistes de l’indépendance, on conviendra facilement que l’on vise à créer les conditions les plus favorables possibles à l’épanouissement d’une culture politique francophone commune.Je crains cependant que cette sorte d’instrumentalisme qui lie de façon déterministe l’émergence de ce contexte à la seule et même souveraineté ne finisse par devenir contre-productif.Même la souveraineté ne représente pas la garantie de l’épanouissement d’une culture politique québécoise si près de 50 % de la population ne voit pas la pertinence de s’engager dans une telle démarche.La réflexion sur les conditions gagnantes renvoie bien davantage au contexte d’émergence d’une telle culture qu’à la démarche référendaire.Elle implique que nous nous penchions aussi bien sur la nature du nationalisme que sur l’exercice de la démocratie en cette fin de siècle.On dépense actuellement beaucoup de salive à discuter de la dimension ethnique ou civique du nationalisme québécois.Ce débat risque de nous engager sur une voie de garage.Malgré l’évidente supériorité du premier sur le plan normatif, ni le nationalisme civique (majoritaire chez les souverainistes) ni le nationalisme ethnique n’ont de pertinence dans les vieilles démocraties.Il faut rappeler que le nationalisme civique a essentiellement permis de réduire la complexité des rapports sociaux.Ainsi le républicanisme français a provoqué l’homogénéité culturelle francophone grâce à la mise en œuvre d’un processus d’assimilation des cultures minoritaires.En somme, le nationalisme civique ne reconnaît qu’une seule et même communauté nationale qui, dans l’espace public, n’attribue aucune validité aux particularités sexuelles, culturelles ou raciales des citoyens.Ce formidable rouleau compresseur, négateur des différences, a pu réaliser ses objectifs parce qu’il s’appuyait sur ces innovations que représentaient la démocratie et les grands idéaux émancipateurs de la modernité: le progrès, l’égalité, la justice.Cette époque est révolue, du moins dans sa facture initiale.L’évolution même de la démocratie a favorisé le surgissement de la complexité.Les mouvements sociaux ont investi les instances démocratiques et fait reconnaître des droits multiples et différenciés.Cette reconnaissance des droits sociaux, nationaux, culturels et catégoriels (égalité des sexes) exclut toute possibilité de retour en arrière.Le nationalisme québécois, essentiel à la construction d’une culture politique francophone commune, ne saurait en conséquence s’épanouir dans le refus de l’hétérogénéité.Ce nationalisme doit devenir pluraliste.J’entends par là un nationalisme qui reconnaît, dans l’espace public lui-même, l’existence de nations différentes et de communautés culturelles diverses.En somme, compte tenu de la complexité même des vieilles démocraties, la société québécoise ne peut se construire que sur la base de la reconnaissance de son caractère multinational et multiculturel.Ce nationalisme ouvert à la reconnaissance d’une citoyenneté pluraliste me semble le point de départ nécessaire au déblocage d’une situation qui divise le Québec en deux et empêche l’affirmation d'une culture politique québécoise.Il se distingue par la prise en compte de l’hétérogénéité constitutive et irréductible de la société québécoise.Seule une telle perspective peut accueillir favorablement la pluralité des appartenances à travers laquelle se Le nationalisme doit une fois pour toutes prendre acte de la volonté de double allégeance, canado-québécoise, d’une large partie des citoyens francophones, anglophones et allophones qui votent NON au référendum JACQUES GRENIER LE DEVOIR r r.ggllIlPP Gilles Bourque est professeur titulaire au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal.Spécialiste dans les domaines de la sociologie politique, de l’analyse du discours et de la sociologie historique du Québec, il est membre du Centre interuniversitaire sur les transformations économiques et sociales (CRITERES).Ancien membre du comité de rédaction des revues Parti pris, Socialisme québécois et Cahiers du socialisme, il exerce actuellement les mêmes fonctions aux Cahiers de recherche sociologique et à Recherches socio-graphiques.La publication, en 1996, de L’Identité fragmentée -Nation et citoyenneté dans les débats constitutionnels canadiens, 1941-1992, lui a valu, ainsi qu’à son collègue Jules Du-chastel, le prix Richard-Arès.Il a également publié, entre autres, Restons traditionnels et progressifs - Pour une nouvelle analyse du discours politique; le cas du régime Uuplessis au Québec (1988), coécrit avec M.Duchastel, et, avec le même collaborateur, en plus de Jacques Beauchemin, La Société libérale duplessiste, 1944-1960 ( 1994).reconnaissent de plus en plus les acteurs sociaux.Cela veut dire aussi que le nationalisme doit une fois pour toutes prendre acte de la volonté de double allégeance, canado-québécoise, d'une large partie des citoyens francophones, anglophones et allophones qui votent NON au référendum (et, d’ailleurs, d’un segment significatif du camp du OUI).U importe en même temps que les souverainistes tiennent compte de l’érosion actuelle des pouvoirs de l’Etat nation et, surtout, de la nécessité de la réinvention de la démocratie.La souveraineté s’exercera dorénavant en des lieux multiples (du local, au régional, au national, au mondial) où la démocratie reste à instaurer.Son exercice sera dorénavant partagé entre plusieurs paliers de gouvernement.Dans le cadre actuel de la mondialisation, si l’on peut admettre que, sur plusieurs questions, le Québec ne pourrait être mieux servi que par lui-même dans les grands forums internationaux, la démonstration n’est pas faite que, dans certains domaines, il n’a pas avantage à partager sa souveraineté avec le Canada.On pourrait d’ailleurs tirer avantage de cette ou' erture à la pluralité et à l’hétérogénéité en y trouvant enfin la légitimité nécessaire à la production d’une culture politique québécoise.Il s’agirait dès lors de convier des citoyens identifiés à des nations qui, dans le contexte québécois, peuvent toutes être considérées comme des communautés minoritaires, à l’affirmation de la seule culture politique francophone commune dans les Amériques.Ainsi le projet d’affirmer la particularité du Québec à l’échelle des Amériques, d’inventer, en somme, une américanité québécoise, pourrait se réclamer de la pleine reconnaissance de la pluralité nationale et culturelle qui prévaudrait dans notre société.Dans une telle perspective, la question au prochain référendum, exercice encore nécessaire pour ouvrir la donne, devrait se présenter explicitement comme un compromis et référer à la double et nécessaire reconnaissance de la nation québécoise et de l’union politique canadienne.Mon collègue Jules Duchastel et moi avons déjà.proposé l’idée d’une union confédérale formée de deux Etats associés, qui reconnaîtrait l’autonomie gouvernementale des nations autochtones.Dans la même veine, on pourrait s’inspirer avantageusement des solutions qui ont été proposées par les acteurs politiques ces vingt dernières années.Malgré sa timidité, l’accord du Lac Meech a eu le mérité d’introduire le concept de société distincte.Même s’il se présente comme une liste d’épicerie, le rapport Allaire demeure l’aboutissement d’une réflexion sérieuse sur la question de la répartition des pouvoirs.Au delà du constat que les instances du partenariat proposées au dernier référendum paraissaient très peut démocratiques, il n'en reste pas moins que le projet était fondé sur la double reconnaissance de la nation québécoise et de l’union canadienne.S’agirait-il d’une régression ou d’une étape sur l’autoroute de l’indépendance ou, au contraire, de la menace d’y être entraîné?A vrai dire, on n’en a cure dès lors que l’on prend congé de cette obsession qui soumet le présent à un Jusqu’au 4 septembre, Le Devoir publiera tous les samedis, dans la page Idées, le texte d’un penseur québécois sur le thème de la nation québécoise, ses défis, ses urgences, ses exigences.Douze intellectuels participent à cette initiative, soit Charles Taylor, Daniel Jacques, Gilles Bourque, Jocelyn Létourneau, Serge Cantin, Jane Jenson, Danielle Juteau, Gregory Baum, Denys Delâge, Gilles Gagné, Marc Chevrier et Gérard Bouchard./ Ecrivez-nous ! L’un des buts de cette série est de susciter la discussion.Ecrivez-nous vos réactions.Tenez-vous en à l’essentiel.Nous souhaitons recevoir des textes ne dépassant pas un feuillet ou 250 mots.Le meilleur moyen de nous communiquer vos textes est le courriel, à l’adresse nation@ledevoir.com.Tous les textes de la série, ainsi que les commentaires des lecteurs, seront disponibles sur le site Internet du Devoir à l’adresse wiviv.ledevoir.com dès leur publication dans le journal.La série est coordonnée par Michel Venne et Jean Pichette.LA RÉDACTION Journalistes à l’Information leduc, Kathleen Lévesque (actualités politiques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) : mique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l'information) Cobiellier (correspondante parlementaire à (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA d'Avignon (sports); l’auto des Rivières (éducation), Jean Dion.Louis-Gilles Francœur (environnement), Judith Lachapelle, Louise responsable des pages thématiques); Martin Duclos et Christine Duniazet (relecteurs); Jacques s (cinéma), Jean-Pierre Legault.Clément Trudcl (musique) ; A l'information écono-¦r (éditorialiste), Claude lévesque ; à l’information politique : Pierre O’Neill.Manon documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault, Manon Dcrome, Serge Laplantc ,____________________ iane Legault, Jacques A.Nadeau, Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruelland, ;e Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet.Danielle Cantara, Richard Des Cor-», Hélène Gcrvais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Rachelle, (contrôleur), Ghislaine I-afleur, Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier, Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION Dl I DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 12 I, K |) K V 0 I It .I- E S S A M E I) I 3 ET I) I M A N C II E 1 .1 U I I, I.E T I !) !) !) JENNIE SKENE SUITE DE LA PAGE 1 bien saignant — tout froid, parce que le téléphone ne cesse pas de sonner.» Aînée d’une famille de six enfants, Jennie Skene est née dans le petit village de Lac-Edouard.Jusqu’au début de sa présidence à la Fédération des infirmières du Québec, tout indique que sa vie était un long fleuve somme toute assez tranquille.Une enfance rangée, pas de crise d’adolescence, pas de fleiu-s dans les cheveux dans les années 70.«Je viens d’un milieu très modeste.Mon père a été cheminot toute sa vie.On n’avait matériellment pas grand-chose tuais, dans ma famille, fai été entourée d'amour», raconte Mme Skene, qui a 49 ans.Çolette Skene ne cache pas que sa sœur aînée aurait bien aimé étudier en médecine.«Mais à l'époque, le systè-meSle prêts et bourses n’était pas ce qu’il est aujourd’hui.» Son cours de physique, elle l’a suivi — et passé — seule avec son livre, sans professeur, parce qu’il avait déserté l’école, raconte encore sa sœur.«Et même si ma sœur n ’avait pas fait son secondaire V, qui n 'était pas offert près de chez nous, en Abitibi, ma mère a écrit à l’Ecole d’infinnières pour qu'elle soit acceptée quand même, sur-le-champ.» L>e 1967 à 1970, alors que la santé était encore l’affaire des religieuses et l’enseignement tout à fait intégré à l’hôpital, Jennie Skene apprend donc sa profession sur le terrain.Le genre première de classe, présidente de sa promotion, qui prononce le discours de fiji d’année.Jennie Skene est diplômée de l’École des infirmières de l'hôpital de l’Enfant-Jésus, à Québec, et c’est là qu’elle fut infirmière pendant toute sa carrière.Pendant près de vingt ans, elle sera surtout infirmière à l’urgence, mais aussi en neurologie, en neurochirurgie et au bloc opératoire.«Quand je terminerai ma carrière syndicale, ce même poste au bloc opératoire m’attend», signale-t-elle, tout en notant quelle a d’ailleurs déjà fait une
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