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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-07-12, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 5 ?L E |) E V 0 l R .LE L ü N l> 1 I 2 .1 U I I.L E T 1 !) i> !» LENTREVUE Conrad Laforte Une vie en chansons chercheur a débusqué la musique du terroir; qui nous renseigne sur l’évolution d’une société «Ce que l’on ne dit pas, on le chante», a confié un jour Mgr Félix-Antoine Savard à Conrad Laforte, qui vouait une grande admiration à l’auteur de Menaud, maître draveur depuis le temps de ses études classiques au Saguenay: «Comme je n’avais pas le moyen de m’acheter des livres, j’en empruntais, je copiais des extraits et j’avais tout un album de textes de Savard.» CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR ux Archives de folklore de l’Université Laval où Laforte entra en 1951 après des études en bibliothéconomie, la consigne était stricte: recueillez contes et chansons «tels quels», vous n’avez pas à les corriger, se rappelle celui dont les trois maîtres furent Marius Barbeau, F.-A Savard et Luc Lacourciè-re.Une partie de son travail consista, au début, à classer les chansons qu’avait amassées E.-Z.Massicotte à la fin du XIXe siècle.Laforte se méfie des courants «non scientifiques» qui ont mené à maquiller certains passages plus verts de notre tradition chantée — chez les scouts, on apprenait à chanter «Auprès de ma blonde, qu’il fait bon marcher», l’original parlant de dormir! De tous les courants avec lesquels il a pu se familiariser, c’est aux chansons de facture médiévale que va la préférence de Conrad Laforte.D fit lui-même plusieurs recherches sur le terrain, à l’anse Saint-Jean puis dans le comté de BagoL On lui doit l’enregistrement de 1132 chansons ou variantes.Jamais il ne lui serait venu à l’esprit de capituler en raison de la rectitude politique.À d’autres donc de sourciller en entendant que le p’tit cordonnier faisait fort bien les souliers et «battait sa femme si drette/pas plus qu’il n’en fallait».Laforte aborde en entrevue les fantaisies érotiques.Sa lecture de II était une bergère, une fois décrypté l’argot d’époque, en fait une chanson plutôt leste.D y a aussi les burlesques, puis les chansons destinées aux enfants — il émet là-dessus des regrets accompagnés d’un souhait «Dans les garderies, peu de gens s’attachent à transmettre ces chansons traditionnelles, mais il s’agit de les y intéresser.» —, celles qui traitent de thèmes religieux, etc.Le chercheur suggère de se faire sélectif si, pour divers motifs, on jugeait que «ça ne convient pas».Sous aucun prétexte il n’accepterait de corriger ce qu’il tient pour la «vraie mentalité du peuple qui s’exprime librement, sans barrière».Son domaine de prédilection depuis un demi-siècle n’est pas du tout la chanson lettrée et toujours il revient à ces «chansons anonymes qui nous renseignent sur l’évolution d’une société», qu’elle soit acadienne, belge, suisse, française, québécoise (canadienne-fran-çaise, si l’on veut), louisianaise ou franco-ontarienne.Dix-huit titres ont paru de lui, certains en collaboration, dont deux tomes de Chansons de facture médiévale retrouvées dans la tradition orale (Nuits blanches, 1997).Il a pu recenser près de 200 versions de La malade au lit trois mois et de multiples variantes d’autres chansons que fredonnaient nos parents.Et comme diversion, rien de mieux qu’une incursion du côté des Menteries drôles et merveilleuses recueillies au Royaume du Saguenay; elles ont connu deux éditions (éd.des Quinze), en 1978 et en 1980.Laforte, dans sa classification du thésaurus de chansons, a réussi là où certains de ses prédécesseurs: Georges Doncieux, Patrice Coirault, Julien Tiersot, s’en étaient tenus à des projets menant presque toujours à des classifications sommaires.Un fichier garni Pour l’ensemble de son œuvre, Conrad Laforte a reçu cette année le Grand Prix de la Société du patrimoine d’expression du Québec (SPEQ).C’est un universitaire de Sudbury, Jean-Pierre Pichette — un de ses anciens élèves —, qui en fut l’instigateur.Laforte est docteur ès lettres (1977), membre de la Société royale du Canada et a déjà reçu plusieurs honneurs dont le prix Raymond-Casgrain (1959) et la médaille Luc-Lacourcière (1981) pour son livre Survivances médiévales dans la chanson folklorique.On compte pas moins de 18 subventions et missions de recherche dans le curriculum de Conrad Laforte, qui put séjourner presque deux ans en France (à la Bibliothèque nationale et au Musée des arts et traditions populaires) grâce notamment au Conseil des arts du Canada, à une bourse Killam.et à l'Université Laval, qui le garda sur sa liste de paye durant ces stages.On lui permit même durant plusieurs années de cumuler une fonction aux ISy» ’ % Poursuivre l’enquête Archives de folklore et l’inscription à des cours que dispensaient les Barbeau, Savard et Lacourdère.fl livra, en août 1988 — aimée de sa retraite —, une communication lors du 18e Congrès international sur les ballades et les chansons folkloriques tenu à l’Université Laval: «Pour une gestion informatisée des chansons folkloriques françaises».L’informatique, Conrad Laforte s’y intéressa très tôt — «Je fus parmi les premiers à me procurer un Macintosh.» — et, lorsque la bibliothèque de l’Université Laval reçut de Bell un protoordinateur à fiches perforées, il fit une demande pour pouvoir l’utiliser: «Les autorités ont envoyé des gens vérifier mes fichiers; comme la consultation ne prenait pas trop de temps, on m’a signifié que je n’en avais pas besoin.» Or le chercheur qu’est Conrad Laforte est connu pour être l'homme de 80 000 fiches, et plus, compilées patiemment, une à une.Jamais il n’avouera que la tâche pouvait paraître surhumaine à tout autre que lui.Luc Lacourdère en avait eu très tôt l’intuition.Dans la préface au premier tome du Catalogue de la chanson folklorique française (chansons en laisse), qui parut en six tomes de 1977 à 1987 aux Presses de l’Université Laval, Lacourdère signalait «un travail énorme qui exige persévérance et précision», car de fait les premiers jalons de cette somme pouvaient remonter à une recherche commencée en 1953! Les louanges ne tardèrent pas à venir, une fois complété le catalogue «Laforte».L'un des témoignages les plus sentis sur cette réalisation magistrale est venu de Stefan Top, président (en 1988) de la SIEF (Commission de la Société internationale d’ethnologie et de folklore): «Si l’Université Laval est à la tête dans le domaine de la chanson folklorique, c’est grâce [.] à Conrad Laforte qui, presque annuellement.publie un livre sur la chanson folklorique [.] N’oublions jamais que la Mecque des études sur la chanson francophone n’est ni Paris, ni Bruxelles, ni Genève, mais l’Université Laval à Québec».Du pionnier Marius Barbeau, il louange l’originalité : «Il commençait toujours un cours avec un aspect nouveau, que ce soit une recette recueillie à Charles-bourg ou chez les Ursulines ou encore, échantillon à l’appui, un exposé sur le fromage de /7/c d’Orléans» — ce fromage artisanal fort parfumé disparut de nos tables, supplanté par des produits aseptisés! Marius Barbeau était cependant confiné à des travaux sur les traditions amérindiennes, en vertu du contrat le liant au Musée national du Canada à Ottawa.D réussit tout de même à faire progresser ses recherches sur la chanson d’expression française, même s’il dut ranger ses précieux cylindres de cire — support fragile — dans les couloirs du musée tant que la bureaucratie muséale n’a pas consenti à inclure officiellement ce répertoire dans le trésor commun, et dans des lieux moins risqués et réfrigérés! Laforte se prend à rire au souvenir de l’engueulade dont il fut témoin entre Barbeau et des préposés à l’entretien qui trouvaient encombrantes ces caisses dans les couloirs du musée.Tout un monde Ce qui frappe chez ce septuagénaire, c’est son ardeur à faire partager à ses auditeurs «le langage amoureux de ces petits poètes anonymes» sur lesquels il a multiplié les conférences depuis son retrait officiel de la vie universitaire.Pourtant, un médiéviste avait failli un jour le décourager de poursuivre plus avant ses recherches: «C’est tout un monde, m'avait-il dit; ça m’avait un peu refroidi»'.Il peut être intarissable sur Renaud, le tueur de femmes.une sorte de Barbe-Bleue qui se ferait prendre par la ruse d’une de ses cibles qui provoquera sa noyade.Au Centre culturel européen de Delphes (Grèce), en 1992, puis devant l’Association canadienne d’ethnologie et de folklore à Calgary, deux ans plus tard, il exposa par le menu le sens que prennent les couronnes (on disait alors «chapelets») de fleurs dans les ballades ainsi que le symbolisme de la rose blanche — l’élection de l’âme sœur se faisant alors en utilisant le langage des fleurs.D a même soigneusement choisi les manuscrits figurant en page couverture de ses livres — sur l’un, notamment, Anne de Bretagne se retrouve entre deux cavaliers qui la courtisent Avec son adjointe, l’ethnologue Monique Jutras, Conrad Laforte a approfondi en 1997 sa Vision d’une société par les chansons de tradition orale à caractère épique et tragique (PUL), qui s’appuyait sur l’analyse de 74 chansons types.En prolongement de ces travaux, Monique Jutras vient de lancer un CD (Complaintes médiévales) où elle choisit douze chansons qu’elle interprète avec l’ensemble Claude-Gervaise: La fille tuée par sa mère, Le nouveau-né noyé qui parle, et — on pense alors à l’indicatif de Point de Mire — Quand Jean Renaud de guerre revient, portant ses tripes dans ses mains.Dans le même style, Mme Jutras glisse mie treizième complainte, qui s’inspire du sort tragique de lady Diana! Pont jeté à plusieurs siècles de distance, Diana correspondant aux yeux de plusieurs à ces maumariées dont le Moyen Age ne peut prétendre avoir le monopole! Conrad Laforte a publié 18 titres, dont certains en collaboration.L) écrivain et académicien Jean-Jacques Ampère, ' fils de l’inventeur du galvanomètre et de l’élec-tro-aimant, publia au nom du gouvernement français, en 1853, des instructions sur la méthode préconisée pour recueillir les chansons traditionnelles.Ces instructions se retrouvèrent peu de temps après à la une du Journal de Québec, ce qui prouve que Paris n’était pas tout à fait en rupture avec les «30 arpents de neige», du moins sous Napoléon III, qu’un pamphlet de Victor Hugo qualifie de «Napoléon le petit»'.La France avait alors comme ministre de l’Instruction publique Hippolyte Fortoul, lequel put réunir une brochette de grands noms (Sainte-Beuve en était) dans un éphémère Comité de la langue et de l'histoire des arts de France, rappelle Conrad Laforte qui a reconstitué les étapes de ce qui fut fait des deux côtés de l’Atlantique pour récupérer «toi répertoire que les lettrés ne connaissaient pas».Les subsides vinrent à manquer, le comité dut se saborder et seule subsista cette soif, chez les enseignants des collèges et lycées, de connaître plus à fond le terroir, de se livrer à de vraies enquêtes sur le terrain, ayant recours aux dialectes si besoin était.Ce qui était davantage connu au siècle dernier, c’était le legs des trouvères qui, eux, publiaient leurs recueils et les signaient.Souvent, note Laforte «quand ça change de gouvernement, on change d’idée».Au Québec, l’un de ceux qui sut piettre à profit l’idée d’enquête lancée par Anpère fut Edouard-Zotique Massicotte, qui publiait ses découvertes dans Le Canard, journal satirique, dans la dernière décennie du XDC siècle.Massicotte constata tout de même que ça n’intéressait pas beaucoup ses lecteurs.D reprit son travail de chercheur plus tard (certains croyaient à tort qu’Emest Gagnon avait épuisé ce domaine de recherche), encouragé en cela par Marius Barbeau, qui lui fournit une des premières enregistreuses mises au point par Edison, «une merveille».Malgré tout le travail déjà accompli, il reste au Québec, selon Laforte, des régions — comme Lanaudière — où n’ont pas encore été faites des enquêtes approfondies auprès de ceux et celles qui transmettent les chansons: «Jespère que des jeunes s’en occuperont.» Laforte maintient vivant le filon qui a constitué sa raison d’être depuis les années 50.Le premier essai de classification qu’il publia fut tiré à 125 exemplaires seulement, en 1958, aux Presses de l’Université Laval: Le Catalogue de la chanson folklorique française-, Roger Le-cotté, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale de Paris, l’accueillit comme une œuvre «magistrale».Mais déjà Laforte envisageait un élargissement du champ à défricher.Suivront beaucoup plus tard les six tomes, d’un abord austère — c’est «le vrai travail, le plus ardu» — de son Catalogue de la chanson folklorique française, lesquels ont retenu l’attention de tous.Chansons en laisse, chansons strophiques, chansons en forme de dialogue, chansons énumératives, chansons brèves (les enfantines, dont il recense 347 chansons types) et chansons sur des timbres.Des chercheurs de langue allemande et de langue anglaise tentent de s’inspirer de cette veine pour en venir à une classification aussi satisfaisante.Conrad Laforte a-t-il coutume de fredonner les chansons dont il traite?Je n’en sais rien.Forcément, à lire ses commentaires sur tant d’airs connus, on se prend à esquisser quelques notes de Cadet Roussel, de Trois navires chargés de blé, de Mon père a fait bâtir maison, de M’en revenant de la jolie Rochelle, de Do do l’enfant do ou à'Am Stram Gram, de J’ai perdu le dos de ma clarinette, etc.Dans la foulée logique de ce que fut l’œuvre de pionnier de Marius Barbeau, quand il publia son Romancero de chansons du Canada français, qui alimentèrent plus d'une Soirée du bon vieux temps à la salle Saint-Sulpice (aujourd'hui Bibliothèque nationale) dans les années 20.C.T.é c i a I Rentrée i scolair publié le samedi 74 août 1999 J LE DEVOIR! Date de tombée: le vendredi 6 août 1999 » ( A10A B '1 L E I) E V (lin.I.E I.y N I) I I 2 .M il.L E T I I) !l !l _ ?LE DEVOIR ?== ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 11 au 17 juillet 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Ventes de véhicules automobiles neufs - mai 14 juillet 8 h 30 Indice des prix à la consommation - juin 16 juillet 7 h 00 Indice composite - juin 16 juillet 8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Indice des prix à la production - juin 14 juillet 8 h 30 Commerce de détail - juin 14 juillet 8 h 30 Inventaires des sociétés - mat 15 juillet 8 h 30 Indice des prix à la consommation - juin 15 juillet 8 h 30 Réclamations pour pertes d'emploi - semaine du 10 juillet 15 juillet S h 30 Indice de la Réserve fédérale de Philadelphie -juillet 15 juillet 10 h 00 Production industrielle-juin 16 juillet 9 h 15 Taux d’utilisation de la capacité industrielle - juin 16 juillet 9 h 15 Assemblées des actionnaires Société Date Heure l.ieu Type Au Québec : Appalaches Inc.(Ressources) 12 juillet 10 h 00 Rimouski AGS Cristobal Inc.(Ressources) 13 juillet Il h 00 Montréal AGS Domco Inc.13 juillet 16 h 30 Montréal AGS Diabex Inc (Ressources) 15 juillet 10 h 00 Montréal AS Rothmans Inc.15 juillet 11 h 00 Québec A Fieldex Inc, (Exploration) 16 juillet 10 h 00 Rouvn-Noranda AG A : annuelle; E : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Nouvelles émissions d’actions, P-U, T-U, billets Compagnie Valeur Prix unitaire Date prévue ADF Group Inc , mue 8-10 S par act.subalterne environ 30 MS r votante 12 juil.Hollinger Canadian Newspapers Ltd Partnership environ 150 MS 11-11,50 S 12 juil.Émission de bons et droits de souscription Compagnie Bow Valley Energy Ltd Modalités 1 droit pour 1 act.détenue, 5 droits + 0,50 S pour 1 act.ord.cat.A de Bow Expiration 12 juil.Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Pour obtenir une action Expiration Knighhawk Airline Inc 1 bon sous, série 1 ou 2 + 1,10 S pour 1 act.ord.de Knighhawk 16 juil.Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clôture des registres CTS Corp.Montana Power Co.2 pour 1 12 juil.2 pour 1 16 juil.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Co Steel Inc.Slater Steel Inc.fusion, 0,9 act.ord.de Co Steel par ad.ord.de Slater 12 juil.McDonald Oil Exploration Ltd.Brcsea Resources Ltd.1 act.priv.+ 1 bon sous.cat.E de McDonald par act.ord.de Bresca 12 juil.Minolta Investments Company QMS Inc.6,25 S US par act.ord.de QMS soumise 12 juil Transamerica Acquisition Corp.Canada Cantrcx Group Inc.7 S par act.ord.soumise 12 juil.Merit Energy Ltd.Belfast Petroleum 0,2667 ad.ord.de Ment par ad.ord.de Belfast 13 juil.EM Laboratories Inc.VWR Scientific Products Corp.37 S US par act.ord.de VWR 13 juil.Precision Drilling Corp.Computalog Ltd 9 S ou 0,38 ad.ord.de Precision par ad.ord.de Computerlog 13 juil.Bridgeport Machine Inc.Broze Acq.Corp.10 S US par ad.assemblée le 14 juil Browning Fems Inds Inc.Awin 1 Acq.Corp.45 S US par ad.assemblée le 14 juil.Docucorp Systems , , act.pr v.de Newco (rachetée pour 3623297 Canada Inc.r\ ., ' r 0,29 S) par act.ord.de Docucorp assemblée le 14 jutl.Ford Motor Company Automobile Protection Corp.13 S US par ad.ord.d'Automobile 14 juil Security Services Intck Global Corp.2,75 S US par ad.ord.d’Intek 14 juil.Talisman Energy Inc.Highridge Exploration Ltd 0,11 ad.ord.de Talisman par ad.ord.de Highridge 14 juil.Ion Beam Application S A.Stertgcnics International Inc.27 S US par act.ord.de Stertgemcs 15 juil.Utah Acquisition Corp.Ummed Pharmaceuticals Inc 12 S US par act.ord.d’Ummcd soumise 15 juil.LP Holdings 1, LLC Weingarten Realty Investors 30 S US par ad.moins les dist versées apres le 15 mai 16 juill RL Acquisition Corp Railink Ltd.8,75 S par ad, ord.de Railink 16 juil.Sutter Opportunity Fund LLC Prandium Inc 0,50 S US moins les div.versés après le 25 avnl 16 juil.Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Vidatron Entertainment ., ~ ., , 1 act.a droit de \ Group Inc deviendra , .n .subordonne cat i Peace Arch ,.Entertainment Group Inc cetcnucs otc multiple cat.A * 1 ad.à droit de vote B de Peace par 5 ad, ord.de Vidatron assemblée le 14 juil Cendant Corporation rachat entre 19,75 - 22,50 S US par act.ord.15 juil Consumers Gas Ltd.rachat partiel au 100 % du capital gré de l’émetteur 10,875 % 15 juil 05 à 15 juil.Export Development Corp rembour.obligatoire sur billet à intérêts courus 7,59 % 15 juil.03 15 juil w - c ~ conversion de débenture subalterne convertible 9 % 4 fév.K2 Energy Corporation 15 juil Pacific Northern Gas rembour partiel 10,85 % 15 juil 02 à 100 % du capital 15 juil Province de la Nouvelle- billet à échéance reportable et à taux croissant 15 juil.99 Écosse reporté au 15 oct.99 15 juil Banque Toronto-Domimon billet à échéance reportable et à taux variable 16 juil.99 reporté au 16 juillet 00 16 juil BC Tel billet à moyen terme du 16 juil.99 reporté au 16 juil.00 16 juil.Province de la Nouvelle- billet à échéance reportable et taux croissant 16 juil.99 Écosse reporté au 16 juil.00 ., , 0,81970 act ord.d'Aetna par act pnv à droit de vote Aetna Inc.cat.C 6,25 S 16 juil 16 juil Dividendes su pplémentaires ou extra Compagnie Modalités Versement „ non-paiement d’intérêts semestriel dû le 30 juin sur Uakota Mining Corp 5ubordonnée convertlb|c 7,5 % 5 fév.04 act.: action add.: additionnel anc.: anciennes cat : catégorie dist.: distribution Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire priv privilégiée rembour.: remboursement sous souscription IR .a Instalment Receipt », reçu de versement P-U : h Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources pue nous croyons dignes de loi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet Tasse Tassé & Associés, Limitée i Un manque d’élégance de Desjardins?À la croisée des chemins, Culinar prend une route inattendue La SGF a 30 jours pour réagir à la vente à Interstate ARCHIVES LE DEVOIR L’opération de garniture de gâteaux à l’usine de Sainte-Marie en Beauce Pendant 47 ans, les petits gâteaux Vachon sont demeurés l’affaire d’une famille beauceronne.En 1970, devenue symbole d’une réussite industrielle, cette entreprise a été sauvée d’une prise de contrôle américaine grâce au Mouvement Desjardins, mais 29 ans plus tard, Desjardins considère avoir fait sa part et avoir trouvé un excellent acquéreur américain! CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Après 29 ans, le Mouvement Desjardins a décidé de mettre fin à son association avec Culinar.La décision a suscité une surprise générale; personne n’avait été prévenu, pas même la Société générale de financement (SGF) qui détient tout de même 36,75 % des actions de cette entreprise.L’annonce en a été faite le 5 juillet, bien qu’une entente fut signée le 15 juin avec l’acquéreur potentiel, Interstate Bakeries Corporation de Kansas City.Dans tous les milieux, on a trouvé que les dirigeants de Desjardins ont manqué à tout le moins d’élégance, voire de fair play à l’endroit de la SGF On peut le comprendre aisément, puisque depuis deux ans le gouvernement du Québec avec tous les décideurs de l’industrie agroalimentaire a élaboré une ambitieuse stratégie de développement qui implique les producteurs, les transformateurs et les distributeurs, en vue de doubler les exportations d'ici 2005.Culinar, en demeurant sous contrôle québécois ne pourrait-il pas contribuer davantage à l’atteinte de cet objectif?La même question se pose d'ailleurs à propos de Provigo depuis son acquisition par la firme canadienne Loblaw.Avec Claude Blanchet comme président, une SGF réorganisée et englobant Soquia (société d’état qui détient les actions dans Culinar) s’intéresse particuliérement au secteur agroalimentaire.Elle a seulement 30 jours pour réagir à la décision de Desjardins et exercer son droit de préemption, ce qu’elle ne fera sûrement pas si il elle ne trouve pas un partenaire industriel local susceptible d’assurer up accès au marché nord-américain.A première vue, le défi parait difficilement surmontable.Le capital «patient» Le Mouvement Desjardins fait partie partie de la courte Este des institutions financières qui ont cette caractéristique d'offrir du "Capital patient».A-t-on manqué de patience chez Des- jardins?Jocelyn Proteau, président du conseil d'investissement Desjardins, pense pour sa part que Desjardins a déjà fait preuve d’une grande patience, puisque depuis qu’il a pris le contrôle de cette entreprise jusqu’à sa vente à Interstate, le rendement aura été de 12 %, en comptant les dividendes, les remboursements de prêts sur des investissements totaux de 37 millions, dont 12 millions au moment de l’acquisition en 1970.M.Proteau considère qu’il s'agit d’un rendement fort modeste, ce qui à ses yeux témoigne d’une patience réelle de la part de Desjardins.Un bon placement pendant 20 ans Il faut dire cependant que pendant 20 ans, Culinar a manifestement été un bon placement pour Desjardins, puis-qu’à plusieurs reprises il a rejeté des offres d’acquisition.Le Mouvement Desjardins était pourtant arrivé dans le dossier des gâteaux Vachon comme une bouée de sauvetage, à la demande expresse du premier ministre Jean-Jacques Bertrand, prévenu que les Vachon allaient vendre l’entreprise familiale à des Américains.Cette acquisition a du reste contribué à la mise en place chez Desjardins d'un véhicule spécifique aux investissements industriels.Ce fut pendant longtemps la Société d'investissement Desjardins, remplacée aujourd’hui par Investissement Desjardins qui a pour le moment des participations dans 40 entreprises.Culinar fut sa ÿeule participation majoritaire.A partir des actifs de Vachon, Desjardins a entrepris en 1974 une longue série d’acquisitions: Grenache en 1974, Flamingo Pastries de Toronto en 1978, Stuart l'année suivante, des restaurants en 1981 et 1985, Aliments Imasco en 1983 et Interbake en 1988.Bref, le chiffre d’affaires est passé de 32 millions en 1970 à 530 millions en 1988.Culinar apparaissait alors comme une poule aux œufs d’or.Le vent a tourné en 1990 Dès 1987 cependant, on sentait le besoin chez Desjardins et Culinar qui avait alors Jean-René Halde comme président et chef de la direction de faire prendre un virage fondamental à l’entreprise en prévision du libre-échange qui s’en venait.On s’est dit qu’il fallait concentrer l'énergie sur les pâtisseries et leur distribution sur tout le marché nord-américain.En somme, il s’agissait de partir à la conquête des Etats-Unis avec des produits vedettes comme les Jos Louis, Mae West et autres sucreries qui étaient fort appréciées depuis longtemps au Québec et dans la plupart des provinces canadiennes.Ce repositionnement a conduit à la vente des restaurants, des fromageries et surtout à l'acquisition à la fin de 1990 de Drake Bakeries, une boulangerie américaine dont les ventes dépassaient 100 millions et qui devait, espérait-on, ouvrir un marché de 60 millions de consommateurs clans le nord-est de ce pays.Dès 1991, Culinar enregistrait une perte de 9,4 millions, alors que son bénéfice avait été de 14 millions l’année précédente.Les exercices ultérieurs ont laissé les dirigeants et les actionnaires sur leur appétit, de telle sorte qu’en 1994 M.Halde quittait Culinar et était remplacé par Gaétan Lissier.«Culinar est malade, mais elle guérira», déclarait celui-ci au Devoir quelque temps après son entrée en fonction.Il avait pour mission de procéder à un sérieux redressement de toute l’entreRrise, aussi bien au Canada qu’aux Etats-Unis, ce qui était accompli à la fin de 1997, tel que prévu.A l’été de 1998, Culinar annonçait la vente de Drake à Interstate Bakeries, tout en se remettant à la tâche, disait-on, de trouver yn autre partenaire stratégique aux Etats-Unis.Toutes les tentatives en ce sens ont avorté, reconnaît Bruno Riverin, président et chef de la direction d’investissement Desjardins.Culinar s’est en quelque sorte jetée elle-même dans la gueule du loup en demandant à Interstate de distribuer ses produits.Après examen des Jos Louis, Mae West et autres pâtisseries concoctées par Ro-sana Vachon et les services de recherche de Culinar, Interstate a dépo- sé une offre d’achat de 100 % des actions de Culinar.Le numéro 1 aux États-Unis Interstate Bakeries est une grande entreprise américaine fondée en 1930 à Kansas City, soit sept ans avant que Mme Vachon ne convertisse sa cuisine en boulangerie.Interstate arrive au premier rang parmi les boulangeries américaines et les distributeurs de pains et de gâteaux.Son réseau comprend 11 000 routes qui couvrent plus de 90 % du territoire américain; ses produits sont livrés dans plus de 200 000 supermarchés et boutiques alimentaires.Son chiffre d'affaires totalise 5 milliards $ can.Culinar pouvait-il trouver un meilleur distributeur auiç Etats-Unis?Evidemment non, mais les employés de Culinar se demandent si une telle organisation ne pourrait pas servir pour inonder le marché canadien et même concurrencer les produits de Culinar.Au fait, avec l’achat de Culinar, Interstate en sera à son premier investissement à l’extérieur des Etats-Unis.Charles A Sullivan, son président, a tenu à rassurer tout le monde en disant que les produits de Culinar sont différents et qu’Inter-state pourra faire augmenter les ventes de ces produits dans son réseau américain.Culinar va continuer d’exister comme entité, son siège social reste à Montréal et Gaétan Lussier demeure son président.Bien sûr, il est toujours facile de faire des promesses avant la finalisation de la transaction.Dans la perspective des «meilleurs intérêts du Québec», la SGF, le gouvernement et les représentants syndicaux des employés de Culinar doivent maintenant obtenir toutes les assurances quant aux perspectives d’avenir de Culinar.Est-ce que Interstate prévoit par exemple un budget d’iifv mobilisation sur cinq ans pour maintenir les usines de Culinar à la fine pointe de la productivité?Est-ce que ces usines auront de la maison mèfe des mandats nord-américains?Dans la perspective plus large dçs choix de société, le cas de Culinar, tout comme celui de Provigo, montre la fragilité d’une stratégie de développement qui s’appuie sur un large consensus de l’Etat avec des partenaires privés qui n'ont pas forcément les mêmes préoccupations, à plus forte raison lorsque le contrôle de l'entreprise se situe hors du Québec.En ce qui concerne Desjardins, plusieurs se demandent aujourd’hui comment il se fait que sur une période de 29 ans il n'est pas réussi à mettre au point un scénario qui aurait permis à Culinar de rester la propriété d’une entreprise québécoise.Dans les années où ses filiales enregistraient des pertes importantes, parmi lesquelles U y avait Culinar, les caisses populaires locales qui finançaient ces déficits et qui sont la base du Mouvement, ont fait sentir leur mécontentement aux dirigeants de Desjardins, ce qui n'a certainement pas été de nature à les inciter à investir davantage en vue d'aider Culinar à mieux réussir sur le marché américain.&9 affaires REIAIS it CHATFAUX L.-t list: FLEUR DES M AIT K ES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES HÔTEL L’EAU A LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et ‘America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tél.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SU Il-LE-RI CH ELI EU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre Age, sur le b rj ,1e la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national '.Mérite Je la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES HOTE- c Salnt-oauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hôtel de villégiature !¦: v (i i K .i k i r \ i) i 12 jim.i i: r i n it n C 0 ,\ 0 M Les difficultés de Coca-Cola Le déclin d’un empire américain La volonté de puissance, voire d'hégémonie, est inscrite dans les gènes de la compagnie depuis sa naissance en 1892 PASCAL GALI NIER LE MONDE .T E SUIS votre concurrent, je veux votre clientèle, mon but est de prendre votre place dans les rayons des magasins et dans l’estomac des consommateurs.» Ainsi s’exprimait Douglas Ivester, alors directeur général de Coca-Cola, en 1995, devant ses pairs de l’Association américaine dés industriels du soft drink.Les propos mirent en émoi les concurrents de Coca.Devenu depuis président du groupe d’Atlanta, M.Ivester a appris la diplomatie, mais il n’a guère changé de stratégie.La volonté de puissance, voire d’hégémonie, est inscrite dans les gènes de la Coca-Cola Company depths sa naissance en 1892.C’est elle qui a permis à Coca-Cola de devenir la marque la plus connue au monde, ét la plus chère.En 1996, lors des Jeux olympiques d’Atlanta, un sondage avait indiqué que 94 % des habitants de la planète connaissaient Coca, contre 92 % pour les anneaux olympiques.En 1997, selon le maga-ffle Financial World, la valeur finan-filçre de la seule marque Coca-Cola était de 48 milliards de dollars (le tiéfs de la capitalisation boursière du groupe), juste devant la marque de cigarettes Marlboro et loin, très loin de son rival de toujours, Pepsi-Cola, dix-septième marque mondiale dVec une valeur de «seulement» 9,3 milliards de dollars.Cette puissance, sans précédent dans l’histoire des marques, semble avoir révélé ses limites lors de la crise qu’a traversée Coca-Cola en France et en Belgique.Non seulement la notoriété de Coca ne l'a pas protégé, mais elle s’est retournée contre lui, dès lors que le («contrat» tacite conclu avec le consommateur a été, à tort ou à raison, rompu.Coca-Cola, prototype de la marque mondiale, omniprésente dans deux cents pays, contrôlant plus de la moitié du marché des soft drinks, cette marque dont l’objectif avoué est de se trouver à tout moment «à portée de main» de toute personne en instance de boire sur la planète, s’est montrée incapable de se rapprocher de ses clients, au moment crucial où c,e,ux-ci auraient eu besoin d’être rassurés., Coca-Cola a commencé par nier la réalité des problèmes, a ensuite expliqué qu’ils étaient circonscrits à la Belgique comme si le marché unique européen n’existait pas, a mené elle-même son enquête pour ne pas avoir à ouvrir les portes de ses usines.pour finir par conclure sur une campagne de publicité.Celle-ci, au-delà des «excuses» du p.-d.g., spectaculaires mais tardives, vi- sait en fait à s’auto-absoudre, disant en substance: «Nous avons contrôlé nos produits, nous les trouvons bons, continuez à nous faire confiance.» Or, justement, il semble qu’il en aille aujourd’hui des grandes marques comme des hommes politiques: les consommateurs-électeurs veulent bien leur permettre d’assouvir leur soif de pouvoir en leur apportant leurs suffrages, mais il n'est plus question de leur faire une confiance aveugle.Au contraire, il leur est demandé à tout moment des comptes et une totale transparence sur leur action.Cette évolution va totalement à l’encontre de la culture du secret que pratique, de façon quasi mystique, la firme d’Atlanta depuis la mise au point de la «formule 7 X», la recette du Coca-Cola, par un pharmacien d’Atlanta en 1886.Officiellement, cette formule est toujours cachée dans le coffre d’une banque de la ville, et seuls quelques hauts responsables la connaissent chez Coca-Cola.> A tous les coins de rue «Le consommateur rencontre le produit à tous les coins de rue, mais seul un homme situé à 5000 kilomètres [Douglas Ivester 1 peut expliquer ce qui se passe dans l’usine d’à côté», résume Georges Lewi, spé-cia 1 i s t e des marques.Cette attitude arrogante et distante n’est clairement plus acceptée par les consommateurs.D’autant plus de la part d’une firme qui, dans l'inconscient collectif, en particulier en France, est l’archétype de la world company chère aux Guignols de l'Info de Canal Plus, ultime avatar de l’impérialisme américain.Une telle attitude n'est certes pas le monopole de Coca-Cola, même si la multinationale d’Atlanta l'a portée à son paroxysme.D’autres grandes marques américaines tout aussi «mythiques», Marlboro, Levi’s, McDonald’s, Nike, Kellogg’s, Toys R Us, doivent elles aussi se remettre en cause.la» cow-boy qui incarnait Marlboro dans les publicités est mort d'un cancer et, depuis, la marque n’en finit plus de provisionner des milliards de dollars pour rembourser les malades du tabac.Levi’s ferme des usines dans le monde pour cause de mévente de scs jean’s pourtant autoproclamés «légendaires».McDonald’s a dû autoriser ses filiales étrangères à modifier l'immuable menu hamburger-frites-Coca, pour introduire dans sa carte des salades tomates-mozzarella ou des yaourts Danone.Déferlant sur le monde dans le sillage de Cari Lewis aux JO de Los Angeles, en 1984, Nike a du mal à se remettre de la reconquête menée par Adidas, dont le point d'orgue fut le Mondial de foot loto-québec mi Tirage du 99-07-10 17 23 30 36 48 Numéro complémentaire: 42 49 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 172 471,30$ 5/6+ 2 325 870,70 S 5/6 218 2 391,70 S 4/6 12012 83,20$ 3/6 227 659 10S Ventes totales: 14 714 517 S Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 S GAGNANTS LOTS Tirage du 99-07-10 10 14 30 36 40 46 Numéro complémentaire: 42 NUMÉROS 219708 19708 9708 708 08 8 Tirage du 99-07-09 LOTS 250 000 $ 1 000 S 250$ 50$ 10$ 2$ a NUMEROS 101275 01275 1275 275 75 5 Tirage du 99-07-10 LOTS 250 000 $ 1 000 $ 250$ 50$ 10$ 2 $ 6/6 0 1 000 000 s 5/6+ 2 25 000 $ 5/6 15 500$ 4/6 782 50$ 3/6 16 148 5$ Ventes totales: 573 889,50 S I ^^ fflSZl Tirage du 99-07-09 4 11 19 21 23 27 34 Numéro complémentaire: 9 GAGNANTS LOTS 7/7 0 7 500 000,00 S 6/7+ 3 57 600,20$ 6/7 80 1 890.00 $ 5/7 4 146 130,20$ 4/7 83 936 10$ 3/7+ 79 838 10$ 3/7 681 019 partie, gratuite Ventes totales: 9 801 478 S Prochain gros lot (approx.) 10 000 000 S Le modalités d’encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a prionté 98.Toys R Us, dont le nom signifie, en toute simplicité, «Les jouets c’est nous», est obligé de fermer en catastrophe des dizaines de ses supermarchés du jouet, boudés par les enfants autant que par les parents.Chacune de ces firmes, à l’instar de Coca, est numéro un mondial de sa spécialité.Pour avoir quasiment inventé leur marché et réussi à en garder le leadership, elles ont cru avoir trouvé la martingale.Mais à trop se concentrer sur l'édification et la célébration de leur «marque mondiale», elles ont oublié de rénover ce qui fonde la légitimité d’une marque: le produit.«Im marque doit assurer son cycle de vie à coups de suif rises régulières, de ruptures avec la norme.Im rupture, la transgression font partie de son code génétique», explique M.Lewi.Or, voila longtemps que porter des 501, fumer des Marlboro, manger un Big Mac ou boire un Coke n'est plus «transgressif».Au contraire, c’est désormais du dernier convenu, pour ne pas dire ringard.Plus prophète en leur pays L’heure ne serait donc déjà plus aux marques mondiales, «totalitaires» et centralisées, mais aux marques «internationales», qui savent mieux se couler dans la culture et le paysage lo- caux, au lieu de les «polluer» en leur imposant leurs visuels obsédants et criards (le rouge Coca, le jaune McDo.).Signe des temps: McDonald’s met désormais un point d’honneur à faire appel à des architectes du cru pour mieux insérer ses restaurants dans le tissu urbain.GAP, Calvin Klein, Ralph Lauren, les nouvelles idoles américaines de la mode, ne prétendent surtout pas porter haut les couleurs de l’Amérique mais s’inscrivent au contraire dans une mondialisation qui se veut plus ouverte, plus cosmopolite, même si elle n'en est pas moins implacable.Les grandes marques qui ont forge cet american way of life tant vanté depuis un demi-siècle ne sont même plus prophètes en leur pays.Aux Etats-Unis, les kids ne veulent plus manger les corn-flakes et porter l'uniforme jean-baskets qu’ont manges ou portés leurs parents, voire leurs grands-parents, vétérans de Woodstock et des «trente glo rieuses».Comme si, à la veille du troisième millénaire, les nouvelles générations voulaient se débarrasser des oripeaux du vingtième siècle finissant.C'est là un défi autrement plus grand pour Coca-Cola, et les autres, que l'élimination de quelques canettes défectueuses.Saab versus le/y ¦ contrôle La suspension à accord précis rehausse votre perception de l'état de la route.Dans une Saab, le centre de gravité se situe à la hauteur des hanches du conducteur, là où vous sentez d'abord le mouvement latéral.Le design du châssis intégré vous transmet l'information sensorielle pertinente concernant l’état de la route, plutôt que de la filtrer.Et un meilleur rapport de démultiplication de la crémail- Saab 9-5 1ère permet un contrôle plus précis.La voiture et le conducteur ne font qu’un.0 QO/;,,.40755* k /0^.438$Mo,s- taux de location Bail d« 36 moi» • Moteur Ecopower de 2.3 L et 170 HP • Radio-cassette AM/FM avec lecteur de CD • Appuie-tète actifs Saab • Climatisation automatique • Roues en alliage léger de 16 pouces à 3 branches 'Verrouillage centralisé à télécommandé • Sièges chauffants • Alarme de protection antivol Saab 888 888-SAAB www.saabcanada.com Saturn Saab Isuzu de Blainville 249.bout Seigneurie Ouest Blainville (450) 437-6317 Gravel Saturn Saab Isuzu I.Place Ville-Marie.X I I 180 Montréal (514) 861-2000 www gravel.qc ca (Angle Cathcart et McGill College) Bourassa Saturn Saab Isuzu 1615.boul St-Martin Est Laval (514) 385-9191 www bourassaauto.com Mondial Saturn Saab Isuzu 9415.Papineau Montreal (514) 385-7222 www mondial-ssi corn Saturn Saab Isuzu de Brossard 5950.boul Marie-Victorin Brossard (450) 672-2500 www gravel qc.ca Saturn Saab Isuzu de Terrebonne 705.boul des Seigneurs Terrebonne (450) 964-1374 Decarie Saturn Saab Isuzu 6 100.boul.Decarie Montreal (514) 342-2222 www decariesaturn.com (Angle Van Horne) • Base sur une Saab 9-S ISA 1999 Modèle illustre A tmo •nd'c.stri seulement 'Cette mensualité est calculée sur un bail LocationPIus de 36 mois et comprend le transport, la preparation a la route et la taxe d accise P.v contre I immatriculation, l’assurance et les taxes ne sont pas incluses A h stature du contrat, un comptant initial (ou échange equivalent) de 4050 S ainsi qu un premier versement mensuel et un depot de garantie remboursable de 52S $ vous seront demandes Pendant la duree du bail, le kilométrage qu.vous est alloue est de 60 000 km (base sur un programme de bas k.lometragel et chaque kilometre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents Voyez votre détaillant Saab pour un plan de location qu.tient compte d un versement initial et de mensualités convenant a votre budget fPDSF Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres LE DEVOIR.LE LUNDI 12 .1 U I L L E T I 9 9 9 B 4 LE DEVOIR k«w | (Il V* 3 B &ntn*kU fiji' Jt fyKW r*» ca» «;> 4» ?i **# !**>*«• *?*» > i'qt& »rrry*l»l!«:/i:srsUn.'«t:?> I* AOXitAK -y :H < t«v * Ç| Cl «XVM/ » Ci i; Vnrw co-xcax' >Q 0»i»%4>' Ci ii»*»1 Ipî C-Mt,.H »«*W» [flop*1» gu®®«»€> /MOIS1 • Moteur Ecopower de 2,3 L et 170 HP • Appuie-tête actifs Saab • Roues en alliage léger de 16 pouces i 3 branches • Sièges chauffants • Radio-cassette AM/FM avec lecteur de CD • Climatisation automatique • Verrouillage centralisé i télécommande • Alarme de protection antivol Saab I 888 888-SAAB www.saabcanada.com Saturn Saab Isuzu de Blainville 249.boul.Seigneurie Ouest Blainville (450) 437-6317 Gravel Saturn Saab Isuzu I, Place Ville-Marie.U I I 180 Montréal (514) 861-2000 www.gravel.qc.ca (Angle Cathcart et McGill College) Bourassa Saturn Saab Isuzu 1615, boul.St-Martin Est Laval (514) 385-9191 www.bourassaauto.com Mondial Saturn Saab Isuzu 9415.Papineau Montréal (514) 385-7222 www.mondial-ssi.com Saturn Saab isuzu de Brossard 5950, boul.Marie-Victorin Brossard (450) 672-2500 www.gravel.qc.ca Saturn Saab Isuzu de Terrebonne 705.boul.des Seigneurs Terrebonne (450) 964-1374 Décarie Saturn Saab Isuzu 6100, boul.Décarie Montréal (514) 342-2222 www.decariesaturn.com (Angle Van Horne) • Basé sur une Saab 9-5 ISA 1999.Sièges ventilés livrables en option.Modèle illustré 1 titre indicatif seulement 'Cette mensualité est calculée sur un bail LocationPIus de 36 mois et comprend le transport, la préparation i la route et la taxe d’accise.Par contre l'immatriculation, l'assurance et les taxes ne sont pas incluses.À la signature du contrat, un comptant initial (ou échange équivalent) de 4050 S ainsi qu'un premier versement mensuel et un dépôt de garantie remboursable de 525 $ vous seront demandés.Pendant la durée du bail, le kilométrage qui vous est alloué est de 60 000 km (basé sur un programme de bas kilométrage) et chaque kilomètre supplémentaire ne vous coûtera que 12 cents.Voyez votre détaillant Saab pour un plan de location qui tient compte d’un versement initial et de mensualités convenant i votre budget.fPDSF.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres. L E I) E V OIK.L E LUNDI I 2 .1 U I I, L E T I !» !» !» B 6 •LES SPORTS' «J’ai perdu la tête» REUTERS PRESQUE A CHAQUE FOIS que les Américaines battent les Chinoises dans la fi- ar .~3r y ri 8?» .y , $Ëg«î# nale d'un tournoi majeur, l’une d’entre elles éprouve le besoin de se déshabiller! Au milieu de la nuit, en juillet 1996, quelques heures après la victoire des États-Unis sur la Chine 2-1 qui leur avait permis de remporter la médaille d’or olympique, la gardienne de but Briana Scurry était sortie d’une voiture devant ses amis, avait enlevé ses vêtements et couru complètement nue dans les rues d’Athens, en Géorgie.Samedi, c’était au tour de Brandi Chastain.Après avoir marqué le dernier des cinq tirs de pénalités donnant la victoire aux Américaines dans la Coupe du monde féminine, à l’issue de l’épreuve des tirs au but 5-4 (après un match nul O-O), la buteuse a retiré son maillot et l’a agité au-dessus de sa tête en tombant à genoux.«J'ai perdu la tête, a-t-elle expliqué en racontant sa réaction.Je n’entendais plus rien.J’ai pensé que c’était le meilleur moment de ma vie sur un terrain de football.» Toronto 1 Montréal 0 Pas de quartier pour les Expos RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE Les Expos n’ont pas perdu; ils ont été battus.La nuance est de taille.11 s’agissait du dernier match avant la pause du match des étoiles et la foule de 15 201 personnes a été gâtée.Dominés par David Wells, les Expos se sont inclinés 1-0 contre les Blue Jays daps un match qui n’a duré que deux heures et 14 minutes.A la pause du match des étoiles, les Expos présentent une fiche de 33-51 alors que l’an passé, après 84 matchs, leur dossier s’établissait à 34-50.Ils ont subi une 19" défaite par un point Cari Pavano (6-8) n’a donné qu’un point, trois coups sûrs et deux buts sur balles six manches.Le problème, c’est que Wells était intouchable, ou presque.Wells (9-6) n’a alloué que deux coups sûrs pour réaliser son prèmier jeu blanc de la saison.Il n’a donné qu’un but sur balles et enregistré sept retraits au bâton.Les Expos n’ont placé que deux joueurs en position de compter contre Wells.Ce fut à la première, quand James Mouton, le premier frappeur, a réussi un double.Puis à la huitième, quand Shane Andrews a atteint le troisième but après avoir frappé un simple pour amorcer la manche.Wells a mis fin à la manche en disposant de Mouton à la suite d’un ballon au champ droit.Pavano n’a effectué que 77 lancers.Il aurait pu lancer un peu plus longtemps mais il a été victime des circonstances.Comme il fallait trouver une façon de marquer contre Wells, il a été remplacé par un frappeur suppléant.Wells n’est pas le premier venu.En 1998, il est devenu le 14' lanceur dans l’histoire des ligues majeures à réaliser un match parfait en saison régulière alors qu’il était avec les Yankees.Il avait réussi l’exploit contre les Twins du Minnesota en mai.Après le double à Mouton pour amorcer la rencontre, il a obtenu 17 retraits de suite jusqu’à la sixième quand Mouton est retourné sur les sentiers à la suite d’une erreur de Tony Fernandez.> REUTERS Wells, qui n’a alloué que deux coups sûrs pour réaliser son premier jeu blanc de la saison, était littéralement intouchable.¦ 1 "T Tour de France Armstrong par KO ASSOCIATED PRESS Metz — Lance Armstrong (US Postal) s’est véritablement posé comme le grand favori du 86° Tour de France, en mettant KO tous ses adversaires, hier, sur les 56,5 kilomètres du tumultueux contre-la-montre de Metz, premier rendez-vous d’importance de la Grande Boucle.Alors que son compatriote Bobby Julich (Cofidis) chutait gravement pour abandonner dans cette huitième étape, que l’Espagnol Abraham Olano ratait un virage et sans doute tout espoir, l’Américain s’est lancé dans un remake de Paris, Texas, version road movie.Les Champs-Elysées semblent en effet déjà tendre les deux bras de leur Arc de Triomphe à Armstrong, tant sa démonstration a été impressionnante.En avalant les presque 57 kilomètres vallonnés du parcours lorrain en une heure 8 m 36 (moyenne de 49,41 km/h), le Texan de 27 ans a relégué à 58 secondes le Suisse Alex Zulle (Ba-nesto) et à 2 m 05 le Français Christophe Moreau (Festina).Déjà victorieux du prologue au Puy-du-Fou, Armstrong a bien sûr repris le maillot jaune de leader détenu depuis la deuxième étape par Jaan Kirsipuu (Casino).L’Estonien a fini 30' du contre-la-montre, à 5 m 51 et n’a donc pu conserver ses 54 secondes d’avance sur l’Américain le matin au départ de Metz.«Je suis mort.J’ai tout donné, un effort complet, je ne peux plus rouler», a déclaré Armstrong après sa victoire.L’Américain, qui compte désormais 2 m 20 d’avance au général sur Moreau et 2 m 33 sur Olano, pourra se refaire une santé, aujourd’hui, lors de la journée de repos au Grand-Bornand, avant les deux étapes alpestres, marquées demain et mercredi par des arrivées en altitude à Sestrières et l’Alpe d’Huez.Depuis qu’il a vaincu son cancer des testicules, on sait qu’Armstrong franchit bien la montagne.Il l’a prouvé l’an dernier en terminant quatrième de la Vuel-ta.«C’est très important d’être en jaune, mais il reste les Alpes et les Pyrénées à franchir.La course n’est pas finie, sou-ügne-t-il.Mais avec toute l’équipe de l’US Postal, on va tenter d’aller au bout.» L’ex-champion du monde sur route de 1993 a fait une bonne partie du REUTERS Lance Armstrong a remporté le premier rendez-vous d’importance du Tour hier.chemin.Il a relégué les purs grimpeurs à perpette, puisque Richard Vi-renque a encaissé un débours de 6 m 30 en 57 kilomètres, le Kazakh Alexandre Vinokourov (récent vainqueur du Dauphiné Libéré) 6 m 32 et Ivan Gotti, l’Italien victorieux du Giro, a fini 10T de l’étape avec un retard de 8 m 56.Le Français Christophe Rine-ro, meilleur grimpeur l’an dernier dans le Tour, a fini 144' à 10 m 56.C’est donc tombé comme à Grave-lotte, et pas seulement parce que Julich, troisième du Tour l’an dernier, a abandonné après avoir subi un traumatisme, dans la descente du lieu-dit rendu célèbre par les abominations de la guerre de 1870.Dès les premiers kilomètres, Armstrong, qui était venu reconnaître ce contre-la-montre de Metz dès l’Am-stel Gold Race en avril dernier, a creusé l’écart.D a d’ailleurs enregistré les meilleurs temps aux quatre points de chronométrage intermédiaires, finissant fort malgré le vent contraire dans les 15 derniers kilomètres.La voie est donc libre pour Armstrong.Il devrait pouvoir contenir Olano en montagne, et le Suisse Laurent Dufaux compte, lui, déjà 4,19 minutes de retard au général.Tonkov est à 5,10, Vinokourov à 6,53, Virenque à 7,21, Gotti lui aussi victime du Gois à 15,46 minutes, et Rinero à 17,57 minutes.Téléphone: 985-3322 LES P E I I T ES A N N 0 N C E S Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 A 17 H 0 0 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l’édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit 1 • N • D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange ! 251 • 299 Location j 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES 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ses neveux et nièces, ses cousines Helie.Direction: Complexe funéraire Urgel Bourgie, 63, Lome, Saint-Lambert.Les funérailles auront lieu le jeudi 15 juillet 1999 à 11 h en l’église Saint-Lambert, 41 Lome et de là au cimetière de Saint-Lambert.Parents et amis sont priés d'assister sans autre invitation.La famille recevra les condoléances à l'église à partir de 10h30.MOBILIER DE SALON 2 causeuses cuir blanc, 2 tables marbre de Carrare, une lampe.2100$.(514)767-6727.CHERCHONS gardienne avec expérience et références pour fin août.(514)722-4493.NANNY avec expérience pour s'occuper d'un enfant handicapé.Personne fiable, patiente et en excellente forme physique, avec un intérêt réel à aider l'enfant à devenir autonome.Écrivez-moi vos expériences dans ce domaine et pourquoi vous voulez cet emploi ainsi que vos disponibilités.Vous serez appelés pour un rendez-vous.3485, boul.Sainte-Rose, Laval-Ouest.H7R 117.RECHERCHONS gardienne dynamique et responsable, non-fum pour enfants ( 2 et 4 ans).N.D G., métro Villa-Maria.Lundi au vendredi de 14h30 à 19h30.Flexibilité demandée en soirée.Reçu exigé.Rél.394-8453 (jour) 485-2348 (soir).NADEAU,CLAUDE 1925-1999 C’est entouré de l'amour de tous les siens et avec beaucoup de douceur que Claude, Clico pour ses petits-enfants, nous a quittés le vendredi 9 juillet au Pavillon Notre-Dame.Il a choisi le milieu du jour pour entrer dans sa nouvelle vie de lumière et d'éternité Il a laissé dans le deuil son exceptionnelle épouse Las-celles, ses deux enfants, Francis-Claude (Nicole Campeau) et Sylvie (Claude Léger), quatre petits-enfants Claude-lsis, Ugo, Rudi et Kami, ses deux sœurs.Alberte (Trevor White) et Yolande (Dr Gilles Lesage), sa belle-sœur, Madeleine Garneau, de nombreux neveux et nièces, parents et amis.Au cours des années, il a pratiqué la typographie à Beauceville et Val D'or et a consacré 32 ans de carrière à l'enseignement de la typographie et du graphisme à l’institut des arts graphiques au collège Ahuntsic et à l'université du Québec à Montréal.Nous remercions Yolande et Gilles pour leur soutien affectueux.Nous remercions également tout le personnel de l'unité des soins palliatifs pour leur écoute et leur délicatesse.La famille recevra les condoléances au complexe funéraire Urgel Bourgie, 365, rue Adolphe-Chapleau, Bois-des-Filion, lundi 12 juillet de 14h à 17h et de 19h à 22h et mardi 13 juillet à compter de 9h30.Une liturgie de la parole aura lieu mardi 13 juillet à 11 h et de là au cimetière Les Jardins Urgel Bourgie Laval, 2500 avenue Perron, Auteuil, Laval.Parents et amis sont priés d'y assiter sans autre invitation.Des dons au fonds Palli-Ami, C.P.531, succursale 2C, Montréal, H2C 4K4 seraient appréciés.AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.LE DEVON’ ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.DES ACTIONS CONCRÈTES POUR UN MONDE MEILLEUR OXFAM-QUEBEC LA MÉÏEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd’hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi O O O HH HH HH HH II/ / BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE S*ï vtV NEIGE VERGLAS v't U t I.< I émperatures : MAX / MIN, 25/15 Goose Bay 17/9 Blanc Sablon Kuujjuarapik 12/8 16/10 La Grande IV fî 18/14 f Iles de la Madeleine* Chibougamau 23/11 Rivière-du-Loup “ 23/11 r 25/13 Chicoutimi Québec 26/13 26/13 Val d Or Lever 5h19 Coucher 20h42 27/12 Trois-Rivières 27/16 26/12 herbrooke Montréal Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi max 26 SS min 13 SS max 27 Aujourd'hui Ce Soir Mardi O O O Mercredi Jeudi O max 27 SS min 15 SS max 29 SS 15/28 SS 17/29 Météo-Conseil l+l Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source L K DEVOIR.L E L l! X I) I 12 .1 I! 1 L L E T I !» !» !» B 7 Gala de clôture du FUM Trois voix plutôt qu’une «Mémorable.dans le sens qu'on s'en souviendra longtemps.» SYLVAIN CORMIER TSHI Le pianiste Jay McShann au lendemain de sa prestation au Monument-national.NUIT NOIRE, NOTE BLEUE Grands Prix du crédule BRIAN MYLES ET SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Dans une chronique prenant les atours aristocratiques d’un last call, nuit noire et note bleue se lancent à corps perdu mais à tête reposée dans une initiative inédite et exclusive: la remise des tout premiers «Grands Prix du crédule», ode à la bêtise et au bon temps qui se déclame comme suit au crépuscule du 20' FUM.Crédule du meilleur solo de drum: Jeff «Tain» Watts, sans lien de parenté avec Charlie du même nom.Il est bon, c’est tout Crédule de l’oraison plus-que-fu-nèbre: Art ensemble of Chicago.Ils n’ont jamais été aussi mauvais.En l’absence du chef Lester Bowie, ils se sont émancipés on ne sait trop où ni comment .Crédule du meilleur solo de piano: Jay McShann.Lorsqu’il joue Jumping at the Woodside, il répète le même solo depuis.60 ans.Mais cela reste juste et bon.\ ; Crédule de la pire inflammation sonore: Mike Stern.Fidèle à lui-même, :U reste «plate» et exubérant à la guitare fusion.;* Crédule de l’exotique, des noms et des instruments compliqués: Remember Shakti, un concert au demeurant éblouissant dans lequel Zakir Hussain a joué du tablas comme s’il n’y avait pas de lendemain.Cet Ustad, fils du Célèbre percussionniste Allarakah Hussain, est allé à bonne école: celle de Punjabi Ang, celle d’un gharana qui met l’accent sur la virtuosité rythmique, sur la dynamique du khyal.C’était en compagnie de Selvaganesh Vinayakram, Uppalapu Shrinivas et John McLaughlin.Crédule du meilleur spectacle jazz-orientalo-world beat-instrumen-talo-musique-du-monde: Anouar Brahem et son oud, instrument que les occidentaux que nous sommes appellent le luth oriental.Luth ou oud, c’était très bon.Crédule du concert austère, sérieux et réfléchi: Louis Sclavis.C’était tellement songé qu’on ne sait trop si cela était bon ou pas.Crédule de l’increvable: Luther «Guitar Jr» Johnson.L’un des derniers camarades de jeu de Muddy Watters est toujours plein de vie.Crédule du travailleur: Frédéric Galliano, un D.J.français qui a œuvré sans relâche pour que danse son public dans la série D.J.Ce n’est pas coutume dans un milieu rassemblant son lot de paresseux.Crédule du downer.Carl Craig.Il a confirmé, devant 100 000 personnes, que l’univers des D.J.rassemble son lot de paresseux.Crédule du has been: Buddy Guy.Il est victime du piège qu’il a tendu en se mettant à jouer du rock’n roll il y a 20 ans.Crédule de l’espoir: On se l’accorde, rêvant que M.Ménard invitera l’homme à la Fender, l’an prochain à Montréal, dans une série de shows blues qui pourrait s’intituler «Keith Richards 2000».Inimaginable.Un gala de clôture du Festival international de jazz de Montréal au théâtre L’Olympia, la salle des Grands Explorateurs, perdu entre le Saint-Hubert BBQ et L’Entre-Peau un samedi soir sur la terre?Vic Vogel, dont le big band avait été mandé pour cous-siner cette soirée-hommage à Ella Fitzgerald en compagnie des héritières Karen Fitzgerald Young, Jeri Fitzgerald Brown et Ranee Fitzgerald Lee, ne s’en plaignait pas: «J’aime ce petit théâtre mieux que l’autre, c’est plus intime.» L’autre, le sévère Wilfrid-Pelletier, pouvait bien aller se rhabiller: grève des techniciens ou pas, PdA ou non, Montréal aura jazzé jusqu’à la fin.Ce FUM «haut en couleurs, plein de surprises et de bouleversements», le président Alain Simard semblait soulagé de l’avoir mené à terme, souriant sous son éternelle frange beatlesque derrière son podium, qualifiant ironiquement ce 20e anniversaire de «mémorable.dans le sens qu’on s’en souviendra longtemps.».Mais l’heure n’était pas encore au bilan: il y avait encore des prix à remettre, et un spectacle à présenter.Simard a donc remis le Du Maurier Grand Jazz Award à l’élu des dix jeunes groupes de jazz canadien en compétition annuelle, le Chris Mitchell Quintet, puis Gilles Valiquette a décerné au nom de la SOCAN le prix de la meilleure composition originale à Jan Jarczyk, pour la pièce Rolling Road.Restait à célébrer Ella.Chacune des chanteuses s’y est passionnément appliquée, avec divers degrés de succès.Karen Young, avec autant de sensibilité que d’intelligence, a privilégié l’Ella intime de ses albums préférés, alignant They Can’t Take That Away From Me, One-Note Samba et, beau choix, I Ain’t Got Nothing But The Blues.On l’appréciait nettement plus avec ses propres musiciens, le guitariste Sylvain Provost en tête, qu’enterrée par le tapageur big band de Vogel, aussi bruyant dans les arrangements que grossier dans le look: chacun arborait un T-shirt où le double V de Vic Vogel imitait le S de Superman.THÉÂTRE Virtuose du transformisme ARTURO BRACHETTI Mise en scène: Serge Denoncourt assisté de Geneviève Lagacé.Direction artistique: Pierre Bernard.Scénographie: Guillaume Lord.Eclairages: Alain Lortie et Bruno Rafie.Conception sonore: Larsen Lupin.Textes: Pierre Yves Lemieux.Maître costumier Massimo Sarzi Amadé.Assistante aux costumes: Valérie Lévesque.Accessoires: Normand Blais.Une production de Bruce Hills et de Gilbert Rozon présentée dans le cadre du Festival juste pour lire à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau à partir du 29 juin et au Mont-Tremblant du 3 août au 5 septembre 1999.SOLANGE LÉVESQUE Séance de montagnes russes Cela dit, l’honnête Karen était l’Ella du pauvre, on l’a compris dès l’entrée de Jeri Brown, idéalement appuyée par un piano et une contrebasse: registre exceptionnel, phrasé subtil, scat vertigineux, elle avait tout ce qu’il fallait pour tâter sans gêne le difficile répertoire de la Fitzgerald.How High The Moon, véritable séance de montagnes russes, ne lui a pas donné de haut-le-cœur, et I've Got It Bad (rendue a cappella) frôlait le moment de grâce.Le meilleur du spectacle suivait, cavalcade de swing frénétique et de jazz en survitesse qui servait de lien entre Brown et Ranee Lee: d’All Right! Okay! You Win! par Brown à un fringuant Mack The Knife par Brown et Ranee Lee, puis le tour de force A TisketA Tasket par Lee seule, je cherchais mon souffle.Ranee Lee, très attendue, n’aura pas élevé le niveau au-dessus de la mêlée, certes vibrante et soulful, mais pas aussi grande dame que Brown.Qui plus est, elle pâtissait plus que les autres des sparages de Vogel et son ensemble: le bon Vie donnait l’impression de chercher à se faire voir avantageusement, au lieu de se contenter usen de servir les interprètes.À la limite de la suffisance.Summertime, en bouquet final, aura vraiment départagé les chanteuses: entre une Karen qui cherchait son scat et une Ranee qui en faisait trop, Jeri était tout simplement princière.C’est le risque de telles soirées: non seulement comparait-on tout le monde à Ella, mais chacune des chanteuses entre elles.Fallait assumer le risque: chapeau bas aux trois Ella d’un soir pour de sacrées doses de courage.Et quelques franches réussites.Arturo Brachetti redonne vie à un art ancien dont Leopoldo Fregoli (1867-1936) avait été, jusqu’à maintenant, le représentant le plus prestigieux: le transformisme, ou art de passer d’un personnage à un autre en quelques secondes.Bien entendu, on parle de costumes.Mais il s’agit surtout d’une attitude, d’un port, d'une gestuelle, d’une âme, en somme.Et c’est là que le génie de l’artiste polyvalent et virtuose qu’est Brachetti fait toute la différence: il ne nous présente pas une succession de personnages en costumes mais une succession de personnages en contexte.Très à l’aise, il va rapidement chercher les spectateurs, les mettant en confiance grâce à un contact direct, à une présence énergique et joyeuse, à son talent immense étayé de plus de 20 ans d’expérience de la scène.Le spectacle est construit autour de l’argument suivant: un artiste cherche son identité parmi la multitude de personnages logeant dans une immense boîte pivotante dont les parois s’ouvrent à l’occasion, permettant l’installation rapide de décors.Un dispositif parfois efficace, mettant trop souvent l’accent sur le processus technique.Ce qui nous intéresse, chez Brachetti, c’est Brachetti lui-même! On comprend qu’il a besoin d’une cache où il peut disparaître au besoin pour effectuer ses métamorphoses; on n’a pas besoin de ce grand déploie^ ment avec éclairages mobiles sophistiqués qui mettent en vedette la technique au détriment de l’artiste.Brachetti est ce genre de bête de scène qui sait inventer du merveilleux avec un rien.Il faut dire qu'il ratisse large, de la variété, au cirque et au théâtre; il flirte avec la magie, crée une ménagerie vivante et palpitante en ombres chinoises avec ses mains et, bien sûr, fait apparaître une centaine de personnages qiij nous rejoignent grâce à un petit numéro onlà une dramatisation à laquelle ils prennent part.Arturo Brachetti est un artiste complet dé la trempe des plus grands, de ceux qui maîtrisent parfaitement la scène en demeurant générant sans narcissisme; de ceux qui peuvent déployer un large éventail d’émotions (la cruauté ou la tristesse, par exemple) sans cesser de transmettre le plaisir.Le bilinguisme systématique de ses petits laïus (genre spectacle à l’américaine: «How are you?Comment allez-vous?») s’avère parfaitement superflu, voire choquant, et alourdit considérablement la soirée — donnée, d’ailleurs, devant une salle francophone.Voilà, justement, le premier indice du seul problème de ce spectacle: dans la mise en scène, on peut noter deux tendances, nettes et inconciliables: un, le style américain, tapageur et tape-à-l’œil, qui jette de la poudre aux yeux du spectateur et le roule dans la farine d’une musique forte et d’une cadence qui paralysent les sens (style dans lequel on ne reconnaît ni Serge Denoncourt, ni Pierre Bernard, deux artistes de l’authenticité).Deux: un style de spectacle plus européen qui table davantage sur le sens, qui va vers le spectateur et sait l’attendre sans le bousculer, qui ne craint ni le silence ni l’émotion.C’est surtout dans les premières dix minutes qu’on retrouve le premier (sauf la toute première scène où Magritte est évoqué), et c’est ensuite que le spectacle trouve sa plus grande richesse, qu’il débouche sur une poésie que l’on sent être vraiment celle s hc de l’artiste: ses hommages aux étoiles du cinéma américain, à ses parents, à Fregoli puis à Fellini sont de petits chefs-d’œuvre de raffinement et d’intelligence qui nous touchent vraiment.Brachetti y compose, entre autres, des clowns traditionnels vêtus de costumes somptueux, débordants d’enfance avec leur humour d’une candeur bouleversante.Son évocation de Jean-Louis Barrault en Baptiste Deburau laissera émerveillés tous les «enfants du paradis».Et ils sont encore nombreux parmi nous.SOURCE: FESTIVAL JUSTE POUR RIRE Grâce à son grand talent étayé de plus de 20 ans d'expérience, Arturo Brachetti redonne vie à un art ancien dont Leopoldo Fregoli (1867-1936) avait été le représentant le plus prestigieux: le transformisme.À LA TELEVISION 1 I IbTiU M(D CD O '?® CD QU Aladdin Watatatow Lingo Ce soir (?) (D X CE Gueule de star /Gilles Vigneault (18:30) O Accent francophone La Tête de l'emploi Un gars, une fille Cinéma /LE JAGUAR (5) avec Jean Reno, Patrick Bruel Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport Cinéma/LE VOYAGE DU CAPITAINE FRACASSE (4) avec V.Perez ma V • (23:27) Boodqc Hooœ gknigeeD M(40j Sunset Beach (16:00) Le Grand Jeu Le TVA Scènes de rue /Jean-Michel Anctll, Sonia Vachon, Marcel Leboeuf Fais-moi rire /José Gaudet.Peter Mac Leod, Mario Tessier Tarzan Beverly Hills, 90210 Salle d'urgence Le TVA TVA Sports / Loteries (22:49) Politiquement Colette (22:56) Pub (23:26) jH® CDD (M) Ej(3Ô)(46) .les découvreurs Teletubbies SOS bout du monde Le Monde merveilleux de Disney îles d'inspiration La Grande Saga des animaux Téléscience Cinéma / MÉMOIRES DE FEMMES (3) avec Sheila Florance, Gosia Dobrowolska Bergerac (22:44) Les Règles du jeu / Bruny Surin (23:42) Hm cd us ijaSD HD SD Les Simpson Le Grand Journal Pas de vacances pour les Idoles Les Indices pensables Partis pour l'été / Marie-C.Toupin Faut le voir pour le croire Jardinons avec Albert Maison de rêve Friends (Entre amis) L'Été, Eau, Soleil Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma/ LES MYSTERES.(3) ¦(RDI) Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Les Yeux bleus Le Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada au ourd'hul :M® C'est la vie Jrnl suisse (17:05)1 F*yramlde Voilà Paris La 50e Avenue Journal FR2 Les Moissons de l'océan .de musées Droit de cité Journal beige Femmes / Génér.Sens (23:45) :|dD .de fer (16:00) Bonanza Contact Animal Destination / Inde du Sud Aventures.Énigmes.Biographies/Mao Tsé-Toung | Mystères des océans Bonanza Ij Trauma (16:00) La Vie en./Accidents de carrière Combat.chefs Les Copines.Des histoires de famille Jeux de soclété/Clubs sociaux Médecine enq.Devenir méd.L Esprit trouble Hôpital Chicaç 10 Hope Les Copines.M'as-tU VU?/Clip(13:30) Novo Interfax Limp Bizkit Platine Novo |Clip M'as-tu vu?Beavis &.La Courbe Interfax Llmp Bizkit MusIMax Collection (13:30) Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Blondie Clips thématiques |Concert / Infiniment Blondie [Musicographie/Blondie üHqdd Les Intrépides Les Aventures de Slnbad Chair de poule Premières Fois -Med Les Zinzins.Scoobidou Cléo et Chico Crypte Show Bêtes à craquer 1 Ivanhoô Robin des bois Drôle de voyou Barbe-Rouge Les Simpson (Cléo et Chico Y'en a marre | South Park Les Simpson Splat! ¦ RD?Monde du sport Défi mlnl-putt Monde du golf 1 Sports 30 Mag Jeux extrêmes d'été La Classique de golf de l'AJLNH Sports 30 Mag Tour de France .plein air Bq Wildlife Street Cents The Simpsons Newswatch | Rain, Drizzle & Fog I Cinéma /JOAN OF ARC (4) onar» 1 ûûIqû Qnhiocl/i f*han \A/illott IOIO\ National / CBC News The National Update News raoo Tales Newsday | aveu L.GCIGG UV UUUU MMIVU HC81fî3l Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Law & Order Ally McBeal Diagnosis Murder CTV News |S3 Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Raymond Suddenly.| King 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Wishbone Bill Nye World News iNewshour Nightly Bus.Free Delivery [The Savage Seas: The Deep / Killer Storms (2/2) The Battle for the Titanic Cinéma/REVI ERSAL.(3) Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour People's Century There's a Penguin In the House American Playhouse World News Charlie Rose ¦(Ml VldeoF.(12:00) MuchMegaHIts OnDemand Pop up Video Llmp Blzklt RapCIty VldeoFlow Radiohead Pop up Video | Classic.MuchMegaHIts Llmp Blzklt Hs 1999Summe rX Games (16:00) Off the Record Sportsdesk Pro Judo 2000 ESPN Baseball /1999 All-Star Home Run Derby | All-Star Celebrity Hitting.\ W .11.| Sportsdesk CE SOIR SANTÉ ET SOCIÉTÉ: LE RETOUR DES VIRUS*1 Durant le XXr siècle, l’humanité s’est engagée dans une lutte sans fin contre les virus.Cette grande bataille démontre l’adaptation de l’esprit humain lorsqu’il est confronté à ces extraordinaires mutants que sont : -les virus et aux ravages qu’ils ont déclenchés.CANAL VIE, 14h30 LE JAGUAR Comédie de F.Veber avec Jean Reno et Patrick Bruel — Un jeune joueur professionnel parisien a été choisi par un Indien d’Amazonie pour récupérer son âme dans la forêt.SRC, 20h THERE’S A PENGUIN IN THE HOUSE À Wellington, en Nouvelle-Zélande, alors que la ville se développe de plus en plus, des pingouins bleus construisent leurs nids dans les sous-sols et les garages des habitations situées près du port WCFE (PBS), 21h Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — ASCENSEUR POUR L’ÉCHAFAUD Drame policier de L Malle avec Maurice Ronet, Jeanne Moreau et Georges Poujouly.Un homme machine un crime parfait et prévoit tout, sauf une panne d’àecenseur.Canal D, minuit ¦ LE DEVOIR.LE LUNDI 1 2 JUILLET 19 9 9 T.B 8 i î .— ' '• - - - CONCERTS CLASSIQUES l La perfection dans la discrétion »v, * Cm-* 4)« ‘FESTIVAL INTERNATIONAL très grands, on assiste, pantois, fas-, cinés malgré une certaine vanité du DE LANAUDIÈRE discours, à un déploiement de telle î S.Prokofiev: Le Pas d’acier, suite, op.41b; E.Grieg: Concerto pour • piano en la mineur, op.16; D.Chostakovitch: Symphonie n° 5 en ré mineur, op.47.Andreas Haefliger, piano; Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit Amphithéâtre de Lanaudière, le 10 juillet 1999 FRANÇOIS TOUSIGNANT Parfois, il faut être privé d’une bonne chose pour mieux l’apprécier.En chaque début de festival, à Lanaudière, on s’étonne de la claire acoustique de l’Amphithéâtre naturel.Quand y arrive l’OSM, c’est merveille d’entendre toute la grandeur à laquelle atteint cet orchestre.Samedi, il proposait des pièces assez chéries du public, sans réelle difficulté musicale.Cela ne veut pas dire Îu’elles soient exemptes de hauts éfis techniques tant pour l’ensemble que les sections ou les pupitres solistes.‘ Prenons par exemple la Ve symphonie de Chostakovitch, probablement sa plus populaire.Les tutti tapageurs sont rendus avec une force si ronde et pleine qu’on se demande où les musiciens puisent cette ériergie.Même dans le si critiquable — et critiqué — second mouvement, l’OSM, Dutoit en tête, ne tombe pas dans la vulgarité.Il y a une espèce de chic dans l’interprétation, et la manière de phraser les clins d’œil pas toujours subtils fait vraiment croire à un second degré d’écoute possible.Dutoit semble «s’amuser» à jouer cette symphonie comme du mauvais Mahler sans pour autant négliger S loi que ce soit Après avoir mis en .ace les gros traits, c’est dans le détail qu’il faut voir sa réussite la plus totale, ainsi que celle de ses musiciens.Dans les pianissimo aigus des violons, la mélodie de la deuxième moitié des deuxième violon, dans la subtilité de la lumineuse flûte, la précision de la petite clarinette, la justesse d’attaque collective d’une finesse à laquelle seule atteignent les perfection technique que cet élément habituellement secondaire prend la première place pour susciter l’émotion.Il n’y a que les bavures de cor qui entravent une félicité idéale dans cette admiration.Question de température (il faisait très froid samedi soir) ou de fatigue O’OSM rentre à peine du Japon et a donné son annuel marathon jeudi dernier)?Ce fut dommage quand même quand on compare à ce à quoi on était arrivé.Le Prokofiev d’entrée fait beaucoup de bruit aussi, et avec autant de succès.L’esthétique plus froide du compositeur sied à Dutoit qui transforme sa baguette en burin, y allant à gros trait ou en délicatesse.Il est un des rares à défendre cette suite de ballet Jouée ainsi, on lui en sait gré.Le concerto de Grieg, qu’on n’entend plus guère au concert (non plus qu’à la radio), fut un bonheur pour tous.Andreas Haefliger prend cette œuvre galvaudée comme du Chopin.Il se permet des rubatos nobles d’une poésie insoupçonnée chez Grieg.C’est qu’il s’agit de vrais rubatos, pas d’alanguissants rallentandos qui précipitent la partition dans la guimauve en étirant la cadence.Si la mesure reste stable, c’est entre les temps que Haefliger crée le phrasé comme récitation poétique et inspirée.Cette notion de «temps volé» donne un tout autre éclairage à la partie soliste, aidé en cela par la sonorité claire du pianiste.D manque peut-être un peu de force; attention le Yamaha sait être en cause.Mais pas de timbre: chaque petite note résonne en écho dans la «salle»; du moindre trille, on perçoit la régularité et le nourri.En plus, il sait véritablement chanter, soutenu en cela par les cordes de l’OSM, comme se plaire — sans complaisance — dans les arpèges «improvisés».Dutoit, qui n’apprécie pas trop l’effusion, semble au parfait diapason de son soliste.Alors, en plus de l’expression romantiquement juvénile, on saisit les bons coups et les faiblesses de Grieg dans une interprétation qui force la sympathie.-* LE DEVOIR ?- CULTURE L’écrin des écrans Un bric-à-brac du cinéma STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR C> 8est la caverne d’Ali Baba du cinéma.Et elle est naturellement installée dans une sorte de désert urbain, à l’ombre du pont Jacques-Cartier, entre le prolongement de l’autoroute Ville-Marie et des installations vétustes du Port Mais pas besoin de sésame pour accéder à cet antre aux trésors.La grotte-entrepôt demeure parfaitement visible et multiplie même les accrochages kitsch pour attirer l’attention: quelques grands masques de carnaval récupérés dans un ancien restaurant «meurtre et mystère», un escalier et des lampadaires en fer forgé commandés à des artisans mexicains, deux ou trois panneaux routiers imitant ceux de la douce France et même une embarcation inuit en vrai simili peau de bête, léguée par Agaguk, le film.Cet accessoire trône sur le toit de l’immeuble, avec ses rames, à côté de quelques drapeaux.Et de quelques lettres aussi qui révèlent le nom de cette entreprise atypique: Paramount Décor inc.«Nous sommes le plus grand entrepôt d’accessoires et d’objets de décor au Canada», affirme fièrement Jacques Ar-couette, gérant de la maison.Son petit bureau semble décoré exprès pour appuyer ses humbles prétentions.De vieilles affiches tapissent les murs: Muster 880, avec Burt Lancaster, Sky Commando.Une fausse lampe Tiffany’s crache un peu de lumière sur une télé futuriste des années cinquante, un juke-box disco à boutons-pression, une machine à sous de marque Wonder.«Vous pouvez nous demander n’importe quoi, ou presque.Je crois qu’on peut répondre à 99,9 % des demandes qui nous sont adressées.» Une trentaine de compagnies offrent leurs services de «décors et accessoires» dans l’annuaire de Qui fait quoi, les «Pages jaunes» du milieu de la scène et des écrans au Québec.Plusieurs se spécialisent dans la fabrication sur commande; quelques-unes annoncent qu’elles accumulent des bibe- 0^ j&k lots, des vieilleries, de tout et en quantité, où chacun peut puiser.Paramount Décor inc.possède plus d’un million d’objets entreposés sur le site montréalais, mais aussi à Longueuil et dans cinq granges de Saint-Denis-sur-le-Ri-chelieu.Que des ready-made, ou presque, à faire saliver les Marcel Dû-champ de la pellicule.Rue Notre-Dame, le capharnaüm s’étend sur plusieurs centaines de mètres carrés, occupant le rez-de-chaussée et le sous-sol d’une ancienne entreprise de transport.Cette collection hétéroclite n’est pas informatisée.Les objets sont tout de même classés de manière assez ordonnée, par genres: les meubles, les livres, les lampes, la vaisselle, les accessoires maritimes (ballots, barils, filet de pêche.), ceux de l’école (pupitres, tableaux noirs.), du sport (patins, crosses, etc.) ou de l’église (prie-dieu, statuettes de saint, chapelet.) des chevaux de bois, des jouets, des vitraux, des cercueils, des télés, des chaises de barbier, des figurines d’Elvis.Name it.En fait, Paramount se spécialise dans les accessoires de 1700 à nos jours.Pas de cote de maille ou de cothurnes donc.Et plus on remonte dans le temps, plus on a de chance de tomber sur une reproduction.Une vraie FESTIVAL D ’ É caisse de bouteilles de bière à l’ancienne, ça se trouve facilement.Un bafiut Louis XTV, ça s’imite.À son porte-clé, Jacques Arcouette a accroché une petite image de saint Antoine, patron des objets perdus.«H me sert bien», dit-il avec une pointe d’ironie, pendant la visite.D farfouille et montre quelques-unes de ses plus belles trouvailles.Par exemple un immense ancien tapis et un grand luminaire du Ritz-Carlton.Ou deux tables d’autopsie en acier inoxydable avec des instruments chirurgicaux en prime.Et puis, quelques menus objets de ce qu’il appelle lui-même sa caverne d’Ali Baba, au sous-sol.D désigne fièrement les biberons de verre utilisés dans la mini-série les quintuplées Dionne.Il montre des boîtes et des empaquetages de produits domestiques d’un bon demi-siècle, dont une boîte de la lessive que devait avaler de force la pauvre Aurore, enfant martyre.Les étiquettes peuvent aussi être reproduites à la photocopieuse.L’important c’est le résultat Les prix sont fixes: 20 % de la valeur estimée pour le premier mois de location, 10 % pour le deuxième, et encore la moitié moins au troisième tour.Puis les charges recommencent à 20 %.Le chiffre d’affaire annuel de l’entreprise oscillerait autour de 1,5 million.Paramount emploie une douzaine de personnes.Jacques Arcouette est arrivé dans ce monde factice, presque par hasard, il y a une vingtaine d’années, après avoir été électricien, commis d’assurances et grossiste en viandes surgelées.«J’aime changer de job tous les sept ans», explique-t-il laconiquement En 1979, des producteurs l’ont sollicité pour lui emprunter les belles vieilles bagnoles qu’il collectionnait «J’en ai eu jusqu'à 32.» Après quelques films, flairant l’occasion, il a lancé Ciné-Wagon, une compagnie spécialisée dans la location de loges et de cantines mobiles pour les équipes de tournage.«J’ai vite compris que les décorateurs étaient obligés de visiter les antiquaires avant chaque tournage.Comme j’avais des granges à Saint-Denis, j’ai commencé à accumuler du stock que je ramassais dans les ventes de garage, les eticans.» TÉ DE QUÉBEC PHOTOS PASCALE SIMARD LE DEVOIR Il pige aussi maintenant sur les plateaux de tournage, une fois le film terminé.D a récemment acquis le château du film baroque québécois Karmina, des lampes de Snake Eye et tout le mobilier du faux hôtel d'Atlantic City, où se déroulait ce film américain à gros budget tourné à Montréal.Depuis octobre 1995, Ciné-Wagon, devenue la très hollywoodienne Paramount Décor inc., appartient au fondateur de la chaîne La Cage aux Sports.Normal.Paramount loue des succédanés d’objets; les restaurants servent des ersatz de plats.Paramount reçoit «tout le monde», les étalagistes, les décorateurs de restaurants, même les petits rigolos qui veulent enjoliver leur maison pour une petite fête carnavalesque par exemple.Mais les directeurs artistiques du cinéma et de la télé forment encore le gros du lot.«Et si je n’ai pas ce qu’ils cherchent, je sais presque toujours où le trouver», dit M.Arcouette.La semaine dernière, un client lui a demandé un intérieur d’avion, avec sièges, coffres à bagage, masques d’oxygène et tout le bazar volant.«Je l’ai mis en contact avec un type de l'aéroport de Saint-Hubert.Il a déniché ce qu'il voulait.» Comme quoi même dans la caverne d’Ali Baba, le bien le plus précieux, c’est encore la débrouillardise.Par monts et par vaux Concerto et acrobaties, sans grande conviction ; FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE "'.B.Smetana: La Fiancée vendue, ouverture; D.Gougeon: Concerto pour piano (1999); S.Barber Adagio pour cordes, op.11; M.Ippolitov-Ivanov: < Esquisses caucasiennes, op.10; A Dvorâk: Danses slaves, op.46 « n° 2, op.72 n° 2 et n° 8.E.Grieg: -Peer Gynt, suite n° 1, op.46.Richard
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