Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1999-07-17, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
-?FONDE EN 19104- LE DEVOIR Exigez votre Télé choix! V o l .X C - N " 15 8 ?UES SPORTS Lance Armstrong poursuit sur sa lancée, page C10 - Ul PERSPECTIVES Ma rio Cloutier La sourde oreille aux klaxons Devant le roc résolu et incontournable dressé par le gouvernement autour de ses baisses d’impôts, les infirmières n’auront guère d’autre choix que d’accepter tôt ou tard une entente, qui peut être vue comme un recul, mais aussi comme un repli stratégique.Et le gouvernement et la FIIQ devront toutefois tirer des leçons du conflit.Les syndiquées de la FIIQ (Fédération des infirmières et infirmiers du Québec) sç sont véritablement heurtées à un mur-État-em-ployeur intraitable depuis le début de leur débrayage illégal.Elles savent maintenant que le gouvernement Bouchard ne bronchera pas pour la peine.Donnant l’impression d’avoir joué quitte ou double, elles ont clamé vite et fort leur ras-le-bol.Motivé et mobilisé, leur coup de force hâtif avait toutefois le défaut de ses qualités.Les infirmières risquaient gros et elles pourraient perdre plus si le conflit persiste.D’un point de vue médiatique, leur bataille visière levée leur a valu des points, mais ce n’est malheureusement pas ce qui va changer quelque chose sur leur chèque de paie.De son côté, le gouvernement n’avait guère le choix depuis que le ?premier ministre Bouchard a clairement limité à 5 % lçs augmentations salariales des 400 000 employés de l’Etat.Certes, tout n’est pas monochrome au sein du cabinet.Exténuée, dit-on, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, qui a travaillé dans l’ombre au cours des derniers jours, aurait aimé offrir davantage aux infirmières, notamment en rattrapage salarial.Mais il semble que des gardiens du déficit zéro au Conseil du trésor commençaient à trouver les positions conciliantes de la ministre un peu trop onéreuses à leur goût.Si tôt dans les négociations avec ses 400 000 employés, le gouvernement ne peut offrir rien de plus.Les baisses d’impôts demeurent au centre de la stratégie gouvernementale et la marge de manoeuvre reste d’autant plus mince dans les négociations.Les infirmières, en éclaireuses, ont cependant ouvert quelques brèches qu’il sera difficile de refermer complètement.Déjà, les autres centrales syndicales montrent les dents en s’apprêtant à descendre dans l’arène après avoir joué les gérants d’estrade.Le peu qu’aura réussi à arracher la FIIQ au gouvernement sur les clauses normatives fera l’objet de demandes similaires des autres syndicats.Le fardeau de la tâche et la précarité figurent aussi bien sur la liste des autres employés du secteur de la santé que des enseignants.A cet égard, s’il pense pouvoir faire des gains sur le ratio maître-élèves ou le nombre d’heures de cours, le gouvernement devra se lever tôt Sans parler du fait qu’en inscrivant un montant, si minime soit-il, de relativité salariale aux infirmières, Québec ouvre le flanc à une nouvelle offensive de la CEQ sur l’épineux dossier de l’équité.En outre, les salaires des syndiqués de l’Etat feront l’objet d’une fronde syndicale renforcée à l’automne.Ayant obtenu le droit de grève, légale celle-là, les syndicats du secteur public n’hésiteront pas à l’utiliser pour attaquer la position inébranlable des négociateurs gouvernementaux.A la longue, ils savent que le poids du nombre pourrait faire fléchir le gouvernement après des mois de pourparlers et à la veille de «découvrir» un surplus budgétaire qui pourrait être plus important que ce que disent les prévisions toujours conservatrices du ministère des Finances.Certes, le gouvernement a montré devant les infirmières une froideur qui fera réfléchir les autres syndicats pour le reste de l’été.Québec n’a pas vraiment ouvert les vannes à la FIIQ, il a glissé sous la porte quelques clefs répondant aux problèmes les plus pressants.En se montrant inflexible, M.Bouchard tient le même message et n’a pas dérogé de sa ligne de conduite à un seul moment.Tout en reconnaissant les justifications des syndiqués qui ont souffert des réformes, des compressions et des départs à la retraite, il souligne que le déficit zéro doit profiter à toute la population.Dans cettp lutte inégale, où les intérêts des employés de l’État ne peuvent faire le poids devant le mieux-être fiscal de l’ensemble des contribuables, il ne faudrait pas oublier de tenir le débat sur un véritable choix.Si le choix semble clair entre les salaires de 400 000 syndiqués et les baisses d’impôts, l’est-il autant lorsqu’on met dans la balance l’amélioration des services publics tels que le supposeraient des réinvestissements dans la santé et l’éducation?La leçon de l’été, la véritable raison de la vague populaire en faveur des infirmières ne se trouve-t-elle pas dans le souhait des citoyens de voir le gouvernement faire ses devoirs?Au delà de la cause des infirmières, c’est le rétablissement de services que les klaxons réclamaient cet été.METEO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 31 Min: 22 Québec Ennuagement suivi d’averses.Max: 28 Min: 19 Détails, page C 9 INDEX Annonces.C 8 Livres.D 1 Les Arts.B 1 Avis publics.A 7 Bourse.C 7 Economie.C 1 Éditorial.A 8 Le monde.A 6 Les sports.C 10 Montréal.A 3 Mots croisés.C 9 Politique A 5 Los résistants hésitent.Los hésitants résistent.(Eugène loneseo) I, E S S A M EDI 17 E T I) I M A N C II E 1 8 .1 U I I.1.K T I !) !) U (' A II I E 11 S !) 5 $ + T a x K s = 2.2 5 S LES ARTS Montréal vit au rythme des Nuits d'Afrique, page B 1 LIVRES Retrouvailles: Une nouvelle de Robert Chartrand, page D 1 LES SPORTS Jean Dion: A propos des mets chinois, page C10 www.ledevoir.com Les négociations reprennent La FIIQ décrète une trêve de huit heures et Québec accepte de discuter MARIE-CLAUDE DUCAS LE DEVOIR Le conseil fédéral de la FIIQ a décidé ltier soir de décréter une nouvelle trêve afin de permettre des négociations supplémentaires, la nuit dernière.Québec a accepté la proposition et les pourparlers ont repris à minuit.Au tenue d’une assemblée houleuse, les délégués de la FIIQ ont voté en faveur d’une résolution visant à rappeler les infirmières au travail la nuit dernière, entre minuit et huit heures, et à tenir une séance de négociations avec le gouvernement.Les pourparlers visent à raccourcir le délai au cours duquel sera étudiée la question du rattrapage salarial à accorder aux infinnières.Les travaux de la nuit dernière doivent être soumis aux délégués de la FIIQ à compter de 10 heures ce matin.Si les délégués approuvent les résultats de cette séance nocturne, les infirmières pourraient être consultées dès ce ¦ L’entente déçoit les infirmières, page A 5 week-end dans leurs établissements, sur un éventuel retour au travail en début de semaine.Les délégués de la FIIQ, réunis hier en conseil fédéral spécial à Laval, avaient d’abord voté pour demander au gouvernement d’accélérer l’étude qu’il a prévue afin de déterminer à quel rattrapage salarial les infinnières auraient droit.En vertu d’une entente conclue jeudi matin, au terme d’un blitz de négociations de 48 heures, le VOIR PAGE A 10: NÉGOCIATIONS L’opus final de Kubrick •« • •.¥ REUTERS TOM CRUISE et Nicole Kidman sont les deux acteurs principaux d’Eyes Wide Shut Le treizième et dernier film du regretté Stanley Kubrick a pris l’affiche hier.L’héritage d’un maître Kubrick est-il un roi sans père et sans descendance ?Eyes Wide Shut, le treizième et dernier film de Stanley Kubrick, prenait l’affiche hier, mettant un frein à un concert de spéculations qui aillait croissant depuis le 7 mars dernier, alors que le cinéaste y apposait la touche finale et quittait le monde dans les bras de Morphée.Sa disparition laisse bien des questions sans réponse, et personne, en aval ou en amont, ne semble disposé à prendre la relève de son œuvre sur la planète centenaire du 7* art.Toronto a vécu un mini-bogue de Tan 2000 Un incendie dans un édifice de Bell Canada a semé le chaos CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Une partie de la ville de Toronto a vécu une sorte de mini-bogue de l’an 2000, à la suite d’une explosion tôt hier matin dans un bureau central de Bell Canada qui a eu pour effet de priver de services téléphoniques des milliers d’abonnés, d’affecter de nombreux réseaux de communications, y compris Internet, et de ralentir considérablement les activités financières à la Bourse de Toronto.Les utilisateurs de guichets automatiques et de cartes de crédit ont pu constater la paralysie du réseau.La Bourse de Toronto, où toutes les transactions sont informatisées, a été particulièrement affectée.Elle a même ' songé hier midi à fermer ses portes pour le reste de la journée.Ce sont surtout les courtiers qui ont été neutralisés, puisqu’il leur était impossible de placer des commandes où de recevoir les confimiations de leurs transactions.Ils ont dû en revenir à la méthode ancienne du fonctionnement à la main.D’ailleurs, on a interrompu les transactions sur lés produits dérivés et, à la fin de la journée, la Bourse mentionnait qu’il y avait eu des transactions de 81,8 millions d’actions, en comparaison de 136 millions la veille.De nombreux commerçants à Toronto ont constaté une baisse sensible de leurs ventes puisque les clients, souvent, ne pouvaient pas utiliser leur carte de débit ou de crédit.Les guichets automatiques dans la partie ouest de la ville affectée par la panne étaient inopérants.Les porte-parole de Bell ont affirmé qu’en tout temps le service 911 a fonctionné à Toronto, mais qu’il y a eu tout de même une diminution de la capacité.Les communications interurbaines qui devaient transiter par ce centre ont aussi été coupées, aussi bien pour le VOIR PAGE A 10: TORONTO MARTIN BILODEAU LE DEVOIR On attend toujours du dernier film d’un cinéaste décédé qu’il nous éclaire sur l’œuvre qui Ta précédé, qu’il balise son territoire et lève le voile sur ses secrets.Dans bien des cas, ces attentes sont récompensées.On n’a qu’à penser à Vivement dimanche, opus final de François Truffaut, qui résumait en un ultime hommage la folie amoureuse que le cinéaste éprouvait pour les femmes, ou encore aux derniers films de Fellini, qui déconstruisaient par l’absurde le monde intérieur que le réalisateur d'Amarcord avait mis trente années à ériger.Bien des analystes aborderont Eyes Wide Shut, superbe traversée du miroir ayant pour thème le couple détraqué par la jalousie, en espérant y trouver les clés qui ouvriraient tous les tiroirs, les commutateurs qui éclaireraient tous VOIR PAGE A 10: KUBRICK LES ACTUALITÉS Le bilinguisme progresse dans le réseau de la santé Le bilinguisme continue sa progression dans le réseau de la santé.À la satisfaction de la communauté «anglophone, le gouvernement a fait de nouvelles concessions; il a élargi l’accès aux services de santé et aux services sociaux en Langue anglaise.Dans les établissements de soins de santé de Tile de Montréal et de la région de TEstrie, les anglophones ont obtenu une augmentation du nombre de postes dont les titulaires doivent avoir une connaissance pratique de l’anglais.En vertu de l’article 15 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux, il y a déjà plusieurs années que le gouvernement aurait dû adopter de nouveaux programmes d’accès à des services sociaux en langue anglaise.Mais coincé entre les revendications de la communauté anglophone et les pressions des militants péquistes, le gouvernement a continuellement repoussé l'échéance.Nos informations, page A 3 Hemingway, de père en fils Patrick Hemingway explique pourquoi il a publié un texte posthume inédit de son célèbre père LOUISE LEDUC LE DEVOIR Brouillons, journaux jaunis, billets de corrida, lettres d’amis: Ernest Hemingway ne jetait jamais rien.Dans l’accumulation et le désordre s’envolèrent nombre de pages.En 1922, sa première épouse se fit voler à Lausanne une valise pleine de manuscrits de son mari.En voyage à Paris après la Seconde Guerre mondiale, Hemingway retrouva au sous-sol du Ritz des boîtes entières de ses écrits laissés là par inadvertance.Et si la bibliothèque John E Kennedy compte plus de 10 000 pages du Prix Nobel américain de littérature, quantité d’autres se trouveraient encore dans des coffres-forts à Cuba.Dans ces conditions, faut-il croire Patrick Hemingway quand il jure que True at First Light est le dernier inédit posthume dç son père à paraître?Aux États-Unis, la controverse fait rage.C’est que tous les manuscrits d’Ernest Hemingway témoignent du travail méticuleux d’un amoureux de la langue.Sous sa plume, le roman ou la nouvelle en chantier se faisait, se défaisait et se refaisait au nom du sty- le à parfaire et de la nécessité de changer les noms de ceux qui lui avaient servi de modèles.Ernest Hemingway, insatisfait, n’a jamais fait publier True at First Light, fait valoir dans le New Yorker Joan Di-dion, dans une charge contre la parution du roman.«Croyez-vous vraiment que quelque chose de Hemingway soit resté inconnu?rétorque son fils, tout en disant respecter la très défendable thèse de Joan Didion.Si je n'avais pas publié True at First Light, quelqu’un d'autre VOIR PAGE A 10: HEMINGWAY SOURCE JOHN F.KENNEDY LIBRARY Ernest Hemingway, au retour de la guerre, en 1919.778313000696 A 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI 17 E T I) I M A N C HE 1 S .1 U I L L E T I !» !» !» LE DEVOIR ?- ACTUALITES Plus de flexibilité pour les diffuseurs ethniques PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les nouveaux règlements du CRTC concernant les radiodiffuseurs ethniques pourraient permettre aux Canadiens d’être en contact avec davantage de contenu ethnique en anglais ou en français par le biais des diffuseurs généralistes.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes offre aussi plus de flexibilité aux stations de radio et de télévisions ethniques, en leur permettant de se concentrer sur un plus petit nombre de communautés et en augmentant la qualité de leur programmation.Le CRTC n’a pas apporté beaucoup de changements à la réglementation sur la radiodiffusion ethnique — qui n’avait pas été modifiée depuis 1985 —, mais il reconnaît toutefois que les différences entre les stations de télévision généralistes et multiculturelles sont de plus en plus minces.En effet, depuis 14 ans, les stations multiculturelles ont beaucoup changé et certaines, comme la québécoise CJNT, Telelatino (aujourd’hui TLN TV) et Fairchild Television, une chaîne de langue chinoise à Vancouver, sont devenues des stations régulières bien établies dans le paysage de la radiodiffusion.Dorénavant, les diffuseurs généralistes pourront mettre en ondes une quantité illimitée de contenu ethnique en français ou en anglais, alors que jusqu’à maintenant, ils étaient limités à 15 %.Pour ce qui est des émissions ethniques dans une autre langue que le français ou l’anglais, elles pourront représenter 15 % de la programmation d’un diffuseur généraliste, ou même jusqu’à 40 %, avec la permission spéciale du CRTC.Selon le président de TLN TV, Aldo DiFelice, la nouvelle politique du CRTC pour les diffuseurs ethniques fait preuve d’une bonne compréhension de l’évolution de la société.TORONTO SUITE DE LA PAGE 1 service téléphonique que pour la transmission d’autres données, dont une partie du réseau Internet Par exemple, Le Devoir utilise à tous les jours Internet pour obtenir des textes de deux quotidiens parisiens, Le Monde et Libération, qui en temps normal arrivent au Devoir comme une lettre à la poste, avait-on l’habitude de dire dans un passé pas si lointain.Il a fallu hier faire preuve d’ingéniosité pour recevoir ces textes; ce fut le cas également pour les cotes sur les fonds immobiliers, qui paraissent aujourd’hui de façon intégrale comme d’habitude mais avec une présentation graphique un peu moins sophistiquée.Des activités de courtage à escompte ont été ralenties ou coupées, comme ce fut le cas par exemple à Montréal chez Courtage réduit Scotia, mais il y a eu des ruptures de contact avec plusieurs autres villes.Les lignes sans frais 1 800 n’ont pas été épargnées.La panne n’était toutefois pas générale dans les communications de Bell.Ce sont les circuits qui passaient par le centre Simcoe qui ont été coupés.Bell n’a pas voulu, pour des raisons stratégiques et sécuritaires sans doute, donner de précisions sur l’organisation de tout son système.Deux personnes ont été blessées lorsque, vers 7h30 hier matin, un feu s’est déclaré, suivi d’une explosion.Tout au long de la journée, les gens de Bell ont voulu rassurer la clientèle et la population en général, en expliquant que le service serait progressivement remis en état de fonctionnement.Interact a émis un communiqué dans l’après-midi pour rappeler que l’ensemble de son système continuait de fonctionner bien qu’il y avait rupture de service à certains endroits.m S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 [>3 Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Il y a 30 ans, l’homme faisait ses premiers pas sur la Lune Washington (AP) — Il y a près de 30 ans, l’homme faisait ses premiers pas sur la Lune, réalisant un vieux rêve dont Cyrano de Bergerac, Jules Verne et Hergé s’étaient fait l'écho.L’événement, qui avec le recul paraîtrait presque ban,al aujourd’hui, eut un retentissement considérable aux Etats-Unis et dans le reste du monde.Le 21 juillet 1969 à 3h56 heure française, l’Américain Neil Armstrong descend l’échelle du module lunaire Eagle et pose le pied gauche sur le sol de la mer de la Tranquillité.D prononce ces paroles passées à la postérité: «C’est un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l’humanité».Dix-huit minutes plus tard, Buzz Aldrin rejoint Armstrong, s'extasiant devant la «magnifique désolation» du paysage.Sur Terre, 600 millions de téléspectateurs rivés à leur pe-tjt écran avaient assisté le souffle coupé à la scène.Aux Etats-Unis, ce moment historique fit l’effet d’une bouffée d’oxygène reléguant au second plan la tragédie de la guerre du Vietnam et la nouvelle de l’accident de voiture de sénateur Edward Kennedy, frère de John Kennedy, dans lequel une jeune femme avait trouvé la mort, trois jours plus tôt.Le monde entier se joignit à l’Amérique pour célébrer l’événement, une centaine de dirigeants de la planète adressant leurs félicitations à Washington.Les premiers pas d’Armstrong furent une grande victoire.HEMINGWAY Il a fallu un quasi-miracle pour que paraisse ce texte SUITE DE LA PAGE 1 l’aurait fait, dans quelques années, dès que son œuvre serait entrée dans le domaine public [dans 20 ans].Ne valait-il pas mieux que l’un des membres de sa famille, qui l’a bien connu, le fisse, plutôt qu’un étranger?» plaide Patrick Hemingway, au cours d’une entrevue téléphonique réalisée depuis le Montana.Quand il écrivit True at First Light, Ernest Hemingway n’était plus que l’ombre de lui-même, insiste Joan Didion.Entre son retour du Kenya, en 1953, et son suicide, en 1961, période au cours de laquelle Joan Didion situe l’écriture de ce texte inédit, Ernest Hemingway aura survécu à deux écrasements d’avion et connu les affres d’une dépression qui devait le mener au suicide.Un roman d’Afrique Faux, prétend Patrick Hemingway.«Hemingway [Patrick Hemingway appelle souvent son père par son nom de famille] a écrit ce roman en Afrique, en 1953, soit avant ses deux accidents d’avion.Difficile de dire précisément pourquoi il a préféré mettre de côté True at First Light pour se consacrer à d'autres projets d'écriture, comme Paris est une fête.Peut-être faut-il imputer ce détachement à la crise du canal de Suez, qui mit fin à ses rêves défaire d'autres voyages en Afrique comme il les aimait, à partir de Venise.» Du reste, qu’importe la valeur littéraire de ce roman, ajoute-t-il.«Quand un écrivain de sa trempe prend la peine d’écrire à tous les âges de sa vie, on se doit de considérer l’ensemble de l’œuvre, y compris ses éléments les plus faibles.» Patrick, «Mouse», comme le surnommait son père, est le deuxième de trois fils.Il n’a jamais été éditeur, bien qu’il ait étudié l’histoire et la littérature à Stanford et à Harvard.Qu’a fait Patrick Hemingway dans la vie?On vous le donne en mille: de 1951 à 1975, il a vécu en Afrique, à conduire essentiellement des safaris! D a fallu un quasi-miracle, admet-il, pour que paraisse enfin ce dernier texte d’une série de quatre inédits de son père.«fai voulu le rendre public il y a dix ans, mais j’ai dû au préalable passer à travers une épique et coûteuse bataille juridique.» C’est vrai?«À l’origine, ma belle-mère, Mary Hemingway [quatrième épouse de Hemingway], détenait tous les droits d’auteur.Quand elle est morte, en 1984, nous, les trois fils Hemingway, en avons hérité.Seulement, ma belle-mère était représentée de son vivant par un avocat peu scrupuleux qui avait bien vu l’intérêt d’en diviser la propriété.Certaines personnes ont alors prétendu avoir en leur possession certains fragments de l'œuvre.» Jamais, insiste Patrick Hemingway, son père n’a-t-il défendu la publication de romans incomplets, qu’il n’a d’ailleurs jamais jetés.«Par contre, il avait bien écrit à ses exécuteurs testamentaires que, pour aucune raison, sa correspondance ne devait être rendue publique.Or, ma belle-mère, qui ne nous a pas consultés, mes frères et moi, n’a pas respecté ce vœu.» S’il avait été consulté, y aurait-il consenti?«Probablement, en toute logique! Comme le reste, ces lettres auraient été publiées, tôt ou tard!» Elles sont un régal de lecture! «Nous offrons tous notre corps et quelques-uns seulement sont choisis», écrivait Hemingway à sa famille, en 1918, après avoir été blessé en distribuant du chocolat dans les tranchées en tant que volontaire pour la Croix-Rouge.Savoureuses lettres D faut lire le récit que fait Hemingway, en 1937 à sa belle-mère, de sa visite à la Maison-Blanche, dans une lettre au style télégraphique.«Mrs.Roosevelt est gigantesque, très aimable et à peu près sourde comme un pot.[.] Le président est très aimable style Harvard et asexué et féminin, fait penser disons à une grande femme Ministre du travail et les évolutions de pièce en pièce sont très adroitement effectuées.[A la Maison-Blanche] la nourriture était la plus mauvaise que j’aie jamais mangée.» Et que dire de ses lettres à Scott F.Fitzgerald, à la limite de la mégalomanie, qui montrent, en réalité, un Hemingway assailli par le doute?Et de cette autre, à William Faulkner, où il explique avoir dû reconstituer à l’étranger son pays natal, dont il ne restait plus qu’arbres abattus et stations-service?Encore récemment, le Vanity Fair prêtait une autre liaison à Hemingway, photos et lettres à l’appui.Patrick Hemingway, dont la naissance difficile est racontée dans L'Adieu aux armes, ne s’en formalise pas, pas plus qu’il ne sourcille en relisant l’œuvre, manifestement autobiographique, de son père.«Dans ses écrits, Hemingway a quand même fait preuve d'une certaine discrétion.Quand il a écrit Le Jardin d’Eden, dans lequel ma mère [la deuxième épouse d’Hemingway] est décrite, elle était déjà morte.Autrement, je crois qu’il ne l'aurait pas publié.» En définitive, ce furent les parents d’Ernest Hemingway qui eurent le plus à souffrir des romans et des nouvelles de leur fils, note Patrick Hemingway.N’allaient-ils pas, comme Hemingway le raconte dans In Our Time, jusqu’à retourner systématiquement tous les ouvrages écrits par leur fils et que celui-ci leur envoyait au moment de leur parution (voir autre article en page D3 de notre cahier Livres)?«Vois-tu, écrivit de fait le jeune Ernest à son père, j’essaie dans toutes mes histoires de faire passer le sentiment de la vie telle qu’elle est — non pas seulement de décrire la vie — mais de la restituer.[.] Quand tu verras quelque chose de moi que tu n'aimes pas rappelle-ioi que j’étais sincère quand je l’ai écrite et que j'essaie d’atteindre quelque chose.Si j'écris une vilaine histoire qui peut vous être odieuse à toi et à Mère il se peut que la suivante en soit une qui vous plaira énormément.» Patrick Hemingway se dit choyé d’avoir eu comme père cette figure légendaire de la littérature américaine.«Pourquoi me plaindrais-je?Mon père m’a transmis ses plus grandes passions: la chasse et la pêche.Il a aussi mis sur notre table de la nourriture en abondance et entre nos mains tous les jouets que nous désirions.Grâce à lui, j’ai aussi fréquenté les plus grandes universités.» De ses enfants, quand ils étaient bébés, Ernest Hemingway ne savait que faire.Il croyait même que n’importe qui pouvait s’en occuper.A cinq ans, Patrick Hemingway reçut de son père en mer une lettre se terminant sur ces mots: «Vas-y mollo avec la bière et laisse tomber l’alcool jusqu'à mon retour!» Une indéniable fibre paternelle Mais une fois la première enfance passée, la fibre paternelle d’Ernest Hemingway n’avait d’égal que sa fierté à partir à travers les bois ou en mer, entre hommes, avec eux.«Vers la fin de sa vie, écrit la journaliste Iillian Ross, qui était l’une des grandes amies d’Ernest Hemingway, il aimait à dresser la liste de tous ceux qu’il aimait.Il commençait par inscrire le nom de ses trois fils, avec leurs surnoms, puis de toutes ses femmes.» Tout de même, un peu absent, ce «papa».«Pas davantage que s’il avait été voyageur de commerce», objecte le fils.«Il se faisait toujours un devoir de revenir à la maison, dès qu’il le pouvait.» De savoir qu’il y a toutes ces célébrations, partout dans le monde, à l’occasion du centenaire de la naissance de Hemingway, cela lui fait chaud au cœur.«La seule ombre au tableau, ce sont tous ces gens qui réduisent les romans très riches de mon père à de présumées attaques contre les femmes, les gais ou les communautés culturelles.Par exemple, Mort dans l’après-midi n’avait rien de la charge anti-gais.Hemingway ne cherchait jamais plus qu’à raconter une sacrée bonne histoire!» Boy scout dans l’âme, dont le plus grand drame fut peut-être d’avoir été obligé de faire la guerre comme bénévole de la Croix-Rouge ou comme journaliste, Ernest Hemingway était d’abord, résume son fils, «un homme fou de la vie».Un original, aussi, qui, tel un gamin, à Cuba, munit son bateau privé, le Pilar, de bazookas et de lance-roquettes pour attirer les sous-marins nazis.mais qui n’en coula aucun! Son suicide, d’une balle dans la tête, en 1961, dans l’Ida-ho, dans une quelconque maison perdue à flanc de colline, a tellement secoué le monde entier qu’il s’en trouve pour défendre la thèse de l’accident.Pudiquement, Patrick Hemingway préfère parler de «mort» inévitable.«Devoir à son âge, au lendemain de la Révolution, quitter Cuba, son pays d’adoption, où il avait vécu tant d’années et noué tant d’amitiés, lui donna un coup fatal.Le lien entre ce déchirement et sa mort [un an plus tard] est indéniable.» JACQUES NADEAU LE DEVOIR Toute l’angoisse des déléguées de la FIIQ se lisait hier sur les visages de Francine Lemieux et Marie Levert, deux infirmières du Centre hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay.NÉGOCIATIONS SUITE DE LA PAGE 1 gouvernement avait convenu de livrer les résultats d’une telle étude en septembre 200Q, tout en livrant des résultats préliminaires cet automne.A l’assemble d’hier, les délégués de la FIIQ ont résolu de demander que cette étude soit entièrement complétée d’ici au 30 novembre prochain.«À cette demande, [le premier ministre] M.Bouchard nous a répondu qu’il n’était pas question de négocier dans un cadre où les infirmières étaient en situation d’illégalité», a expliqué la présidente de la FIIQ, Jennie Skene, lors d’un point de presse à 22 h 15 hier soir.«Nous sommes donc revenus devant la délégation pour leur demander s’il était possible que, cette nuit, les infirmières soient au travail.» La proposition sur cette trêve, a précisé Mme Skene, a été adoptée à très forte majorité par l’ensemble de la délégation.La décision semblait toutefois avoir été à l’origine d’une certaine controverse dans l’assemblée.Au moins une déléguée a déclaré, à sa sortie de l’assemblée, qu’elle refuserait de rappeler ses membres au travail.Une des déléguées a manifesté sa dissidence avec éclat, devant la presse, à sa sortie de l’assemblée.«Je ne renverrai pas mes infirmières au travail», a déclaré Enid Patry, de l’hôpital de Montréal pour Enfants.«Pendant la nuit, ils vont travailler sur une étude.Mais on n 'a pas de protocole de retour au travail, on n'a pas d’augmentation, on n’a pas de rétroaction et on a des amendes! Notre exécutif nous a vendus.» Irritées, des collègues de la FIIQ ont vite rappelé la dissidente à l’ordre.«Tu fais une erreur en parlant aux médias.C’est Jennie notre porte-parole», lui ont-elles dit, Mme Skene a toutefois déclaré, lors du point de presse, qu’elle n’avait pas enregistré de dissidence au moment où elle avait quitté le lieu de l’assemblée.«J’ai dit à M.Bouchard que nous allions tout faire pour que les institutions soient au travail à minuit.Dans le passé, les mots d’ordre que nous avons donnés ont toujours été largement suivis», a-t-elle ajouté, en soulignant que, dans la plupart des hôpitaux, les services essentiels sont déjà assurés, de nuit, à 100%.Les délégués devaient au départ voter hier sur le contenu d’une entente négociée entre la FIIQ et le gouvernement au cours d’un blitz de négociations de 48 heures plus tôt cette semaine.Ce blitz s’était déroulé à la faveur d’une premire trêve, de mardi matin à jeudi matin.Jennie Skene avait dévoilé, jeudi soir, les grandes lignes de cette entente, après en avoir révélé le contenu à ses délégués.Le gouvernement avait alors accepté de garantir un montant de 35 millions $, à consacrer au rattrapage salariai.Jusque là, il avait toujours refusé d'accorder toute garantie avant d’avoir réalisé l’étude.Le pourcentage d’augmentation accordé aux infirmières en guise de rattrapage était toutefois conditionnel aux conclusions d’une étude sur la relativité salariale, que le gouvernement s’engageait à compléter en septembre 2000.Même au tenue de ces négociations, le gouvernement avait refusé d’aller au-delà de son offre d’augmentation salariale de 5 % sur trois ans, sur laquelle il s’est montré inflexible depuis le début des négociations.Ces offres correspondent ,à celles faites à l’ensemble des 400 000 employés de l’État, dont les conventions collectives doivent être négociées à l’automne.Les infirmières demandaient une augmentation de 6 % sur deux ans, et une troisième année ouverte dans la convention collective, en plus d’un rattrapage salarial de l’ordre de 10 %.Pour Mme Skene, la promesse de compléter plus rapidement une étude de relativité pourrait cependant représenter un gain suffisant pour les infirmières.L’assemblée d’hier ne s’est pas déroulée sans heurts.Pendant la journée, les échos qui filtraient de l’assemblée laissaient entrevoir des débats houleux, et les délégués, lors des pauses, semblaient de plus en plus frustrés à mesure que la journée progressait.Des infirmières ont quitté leur ligne de piquetage pour se rendre sur les lieux du conseil général, à Laval, manifester leur déception.KUBRICK Un géant inimitable SUITE DE LA PAGE 1 Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) l«e Devoir est publié du lundi au samedi par I* Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury.O' étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L’agence IVesse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser le» informations publiées dans L* Devoir.Le Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du (’.roupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.laval.Knvoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.les coins sombres.Or, chacun des films du réalisateur de 2001: l’Odyssée de l’espace et de Barry Lyndon ouvre sur des perspectives dramatiques et esthétiques dont on ne voit jamais la fin.Aussi les treize longs métrages qui constituent son œuvre sont-ils appelés à demeurer entiers et autonomes, sans une formule magique pour les rassembler en un tout, sans non plus qu’apparaissent les fils que le subconscient de leur créateur aurait pu nouer entre eux.Stanley Kubrick, cinéaste de génie, visionnaire de l’esprit, né dans le Bronx de parents juifs d’Europe de l’Est, lui-même exilé à Londres dès le début des aimées 60, s’est rapidement projeté dans l’orbite hollywoodienne et contrôlait seul son vaisseau, pouvoir rarissime dont seul Alfred Hitchcock avait bénéficié avant lui, et qu’Orson Welles, auquel on l’a longtemps comparé, n’a pas manqué de lui envier.On peut toutefois se demander, à la vue de son œuvre composite et qu’on est obligés aujourd’hui, à regret, de qualifier de complète, quelle étincelle cinéphilique a allumé son brasier et, surtout, qui marche aujourd’hui dans ses pas?«Stanley Kubrick a influencé beaucoup de monde, même s’il n’y a aucun cinéaste qui lui ressemble.On dirait que personne ne s'essaie à faire du Kubrick, et de toute façon ce serait impossible parce que, d’un film à l’autre, il était tout à fait impossible de savoir ce que ça allait donner.Chaque film s’autosuffit», résume Yves Rousseau, directeur du nouveau festival de cinéma Images du Nouveau Monde (qui aura lieu en mars à Québec), et professeur de cinéma au cégep Carneau, où il initie ses élèves à l’univers captivant de Kubrick.Rousseau repère des influences ku-brikiennes chez Michael Cimino, Brian De Palma, Francis Coppola, David Lynch, influences qui se révèlent par des ambiances, des mouvements d’appareil ou des rappels d’angles, quand ils ne recrutaient pas carrément les techniciens de Kubrick.Sur le plan technique, Kubrick a ouvert des chemins qüe d’autres après lui ont pu parcourir: «H poussait le matériel à la limite de ce qu’il pouvait faire, et parfois même il le faisait inventer», rappelle Yves Rousseau, citant l’exemple de la steady-cam, qui n’était pas encore au point avant que Kubrick l’emploie pour parcourir les couloirs de Shining.«Contrairement à Hitchcock, l'auteur de 2001 ne possède pas une grammaire visuelle facilement récupérable; son univers froid, pessimiste et misanthrope est tellement singulier qu’il ne peut s’intégrer à la vision d'un autre et ses films les plus célèbres sont si déconcertants qu’ils ne peuvent servir de modèles ni de formule à un studio en mal de succès», peut-on lire dans le magazine français Les Inrockuptibles, qui consacre un passionnant dossier au défunt cinéaste.Celui-ci souligne, comme Yves Rousseau, l’exception notable de Ridley Scott, cinéaste issu du monde de la publicité, dont Les Duellistes emprunte volontiers à Barry Lyndon.Et Rousseau de souligner que le travail de Peter Greenaway est également redevable au réalisateur de Lolita, rappelant par exemple que Die Drauglitman's Contract reprend cer- tains éléments de symétrie visuelle explorés par Kubrick.Les milieux de la publicité, du clip et de la mode sont parmi ceux qui auraient mieux «processé» l’effet Kubrick.Les Inrockuptibles rapporte qu’à l’occasion de la dernière Biennale de Florence consacrée aux rapports de la mode et du cinéma, plusieurs designers, parmi lesquels Scott Crolla, Walter van Beirendonck, Raf Simons et Alexander McQueen, ont témoigné de leur admiration pour Stanley Kubrick.«Tandis qu'un jeune styliste suisse, Jean-Luc Am-sler, créait en 1996 une collection entièrement blanche qui réactualisait la combinaison des ultraviolents tf Orange mécanique, en hommage à la dictature du look et à l’esthétique urbaine nées dans les années 70», rappelle l’auteure de l’article, Jade ündgaard.Ainsi, Stanley Kubrick aura marqué un art, le T, dont il restera un des géants inimitables (avec Welles et Hitchcock), tout en approvisionnant en inspiration une fin de siècle marquée par le culte de l’image.Aujourd’hui, ses fans endeuillés sont invités à se recueillir devant Eyes Wide Shut (voir notre critique en page B 5), tiré d’une nouvèlle d’Arthur Schnitzler, ce qui, selon Yves Rousseau, referme peut-être une boucle pour Kubrick, réputé admirateur du cinéma de Max Ophuls, qui avait adapté La Ronde, du même auteur.Palpitante dérive fantasmatique et existentielle, Eyes Wide Shut demeurera, pour l’éternité, le point final d’une œuvre plurielle dont Orson Welles, dès 1958, avait deviné toutes les promesses et dit: «Parmi les jeunes metteurs en scène américains, je ne vois que Kubrick.» — C 10 LE DEVOIR.LES SAMEDI I E T D 1 M A X (' Il E I S .1 l! I L I.E T I !» !) !) -* LE DEVOIR ?- LES SPORTS HORS-JEU N A propos de mets chinois Disons les choses comme elles sont, si vous le voulez bien, et même si vous ne le voulez pas: les États-Unis sont la plus merveilleuse invention depuis le papier hygiénique perforé.Impossible d'appréhender autrement cette grandiose victoire en finale de la Coupe du monde de soccer féminin.Le match était d'une épouvantable platitude.Ça s'est d'ailleurs réglé aux penaltys après 120 belles minutes de 00, et nous en profitons pour vous poser une question, juste une, sans obligation de réponse de votre part avec des buts si grands, comment font-Ûs et font-elles pour arriver à DO après 120 belles minutes?Cela dit, et sans amertume veuillez bien le croire, nous en avons un peu marre de ces phénomènes sportifs instantanés comme en ont le secret les Etats-Unis, qui se pâment et qui font des unes et qui ne parlent que de ça et qui croient avoir réinventé le monde.Les Américains ne sont pas devenus des fans de soccer féminin, ni de soccer tout court Ds ont fait un plat de la Coupe du monde parce que l'équipe américaine était bonne et parce que finalement elle a gagné.Sinon, ils s'en seraient éperdument fiché.La finale de la Coupe du monde féminine a obtenu une cote d'écoute télévisuelle de 13,3 (environ autant de millions d'auditeurs), alors que le match France-Brésil en finale de Coupe masculine avait fait 6,9.Et une finale féminine Chine-Norvège aurait fait combien, on se le demande.?Des partisans de l'équipe chinoise ont crié à la conspiration (nous n'avons pas les noms, mais le personnel de re-cherchistes de Hors-Jeu travaille là-dessus sans relâche, n'en doutez pas une minute).Ils n'ont pas tout à fait tort.Notre œil de lynx qui a besoin de fonds de bouteilles a bien vu, en prolongation, un tir de la tête de Fan Yunjie être repoussé par Kristine Lilly alors que celle-ci se trouvait pas mal trop dans le but à notre goût Et la gardienne américaine Briana Scurry a raconté au Los Angeles Times que, sur le lancer de punition de Liu Ying, le seul de dix qui n'ait pas marqué, elle a bougé avant le tir, ce qui est rigoureusement interdit Est-ce tout?Non.Des fens chinois ont aussi soupçonné les organisateurs américains d'avoir «saboté» les chances de leur équipe en la soumettant à un trop grand nombre de longs voyages, en la faisant jouer à des températures élevées et en ne lui offrant pas suffisamment de nourriture chinoise.décente.Des mets chinois de qualité douteuse aux Etats-Unis?Allons donc.Je a n Dion ?Après son but victorieux, Brandi Chastain a fait comme les gars et a enlevé son chandail.Outre qu'on s'est beaucoup énervé sur la question — un soutien-gorge de sport en laisse quand même énormément à l'imagination —, la compagnie Nike a apprécié vu que ma'moiselle Chastain portait un soutien-gorge Nike.La compagnie Nike envisage donc d'offrir un contrat de publicité à ma'moiselle Chastain.Mais cette histoire est désolante de banalité en comparaison de celle de Martin Palermo, un joueur des Boca Juniors (première division de la ligue de l'Argentine) qui est aussi membre de la sélection nationale argentine et qui a eu la distinction de rater trois penaltys, il y a deux semaines, lors d'un match contre la Colombie en Copa America.Il s'agissait d'une première dans l'histoire de la formation bleu et blanc qui a vu le jour en 1903.La semaine dernière, Palermo a été acquitté par un juge d'accusations de grossière indécence.Cest qu'après un but marqué dans l'uniforme des Boca Juniors, il avait décidé de retirer.sa culotte et de mimer quelque activité lascive avec un coéquipier.Mais le juge, apparemment, a trouvé la blague bien bonne.Le président du FC Barcelone, Josep Lluis Nuriez, a réaffirmé il y a quelques jours que jamais son équipe, qui est l'une des rares formations de pointe en Europe à agir ainsi, ne porterait de publicité sur son uniforme.Les pertes liées à cette façon de faire sont évaluées à 18 millions de beaux dollars américains par année.En voilà un, M.Nunez, qui nous rend heureux d'être content d'être fier d'être un humain.En revanche, nous voulions juste vous dire ça en passant, pour que vous passiez un week-end sous le signe de la détente et de la sérénité, le fabricant d'automobiles Dodge a versé 1,4 million pour obtenir le titre de commanditaire officiel de la rivalité sportive entre les universités de l'Oregon et Oregon State.Le progrès, on ne l'arrête pas comme ça.Non monsieur.?• Vous suivez le Tour de France?Vous croyez que Lance Armstrong a sept minutes d'avance parce qu'il mange quotidiennement des Special K dans quatre onces de lait 1 %?Vous avez bien le droit.Pour notre part, nous citerons sans plus attendre Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour «Les coureurs propres dans ce Tour de France sont probablement plus nombreux qu'on ne le croit» Nous vous invitons par la même occasion à méditer sur le sens profond du mot «probablement», sur le nombre de cyclistes que monsieur Leblanc «croit» sales et sur la candeur d'un homme qui consacre sa vie à vendre une épreuve qu'il sait contaminée jusqu'à la moelle.François Poyet, médecin et psychiatre au Centre hospitalier universitaire de Clermont-Ferrand, dans le quotidien français Libération: «Au fur et à mesure qu'avance ce Tour de France dit du renouveau, se dévoile son vrai visage.Celui d'une vaste en-tourloupe qui, de surcroît, se pare des attributs d'une virginité usurpée.La régression est flagrante.Elle devrait laisser sans voix tous ceux qui, depuis un an, croyaient, malgré les aléas, en un mouvement inexorable de sauvegarde des valeurs essentielles des pratiques sportives: l'égalité des clmnces face à l'effort, le respect de l'adversaire, l'acceptation de ses limites, le combat contre les renommées usurpées.» «Les différentes instances qui président au déroulement de ce tour de passe-passe jouent actuellement sur du velours.Aucun scandale, aucune curiosité excessive de la police et de la justice, des médias télévisuels complices jusqu'à la nausée de cette mascarade» [.] «La lutte contre le dopage est réduite à sa plus simple expression, c'est-à-dire à des examens destinés à amuser la galerie [.] Il faut le rappeler haut et fort un coureur du Tour 99 peut tout à loisir se shooter à l'EPO, aux corticos, à 1 hormone de croissance, ata antidépresseurs, il ne risque rien.[.] Il convient donc de saluer comme il se doit les coureurs qui “jouent le jeu dans de telles conditions” de laxisme.Où sont les grandes déclarations vertueuses des premiers jours, les “plus jamais ça”, les “vous allez voir ce que vous allez voir”, les “on ne me la refera plus”?» Et voilà.jdion@ledevoir.corn AGENCE FRANCE-PRESSE Lance Armstrong, le maillot jaune (à droite) possède toujours plus de sept minutes d’avance sur son plus proche adversaire après la conclusion de la douzième étape du Tour de France.Tour de France BASEBALL LIGUE NATIONALE CLASSEMENT Section Est G P Moy.622 Dit! Atlanta 56 34 — New York 51 39 .567 5 Philadelphie 46 41 .529 81/2 Montréal 33 52 .388 201/2 Floride 33 56 .371 221/2 Section Centrale Cincinnati 50 36 .581 — Houston 51 37 .580 — St.Louis 44 45 .494 71/2 Pittsburgh 43 45 .489 8 Chicago 42 44 .488 8 Milwaukee 42 44 .488 8 Section Ouest San Francisco 50 39 .562 — Arizona 48 42 .533 21/2 San Diego 44 43 .506 5 Colorado 40 47 .460 9 Los Angeles 39 48 .448 10 LIGUE AMÉRICAINE CLASSEMENT New York Section Est G P 52 35 Moy.598 Ditt Boston 50 39 .562 3 Toronto 47 44 .516 7 Tampa Bay 39 50 .438 14 Baltimore 37 51 .420 151/2 Section Centrale Cleveland 57 31 .648 — Chicago 42 44 .488 14 Detroit 36 53 .404 21 1/2 Kansas City 35 52 .402 21 1/2 Minnesota 34 53 .391 22 1/2 Section Ouest Texas 49 39 .557 — Oakland 44 44 .500 5 Anaheim 42 45 .483 61/2 Seattle 42 46 .477 7 Une première victoire pour Etxebarria ASSOCIATED PRESS Saint-Flour (AP) — Le petit Espagnol David Etxebarria a apporté sa première victoire à la décriée formation Once, en s’imposant en solitaire hier à Saint-Flour, terme de la 12r étape du Tour de France, annoncée tumultueuse et qui le fut dès le départ avec le retrait de Christophe Bassons.Le coureur de La Française des Jeux, qui court «à l’eau claire», a réussi un effet de manche en quittant la Grande Boucle à Saint-Galmier, le site de la source possédée par Auguste-Saturnin Badoit Son attitude a provoqué une déferlante, plus sulfureuse que ferrugineuse, relançant la polémique sur un «cyclisme à deux vitesses».Le peloton est scindé sur le sujet, comme il l’a été hier sur les 201,5 kilomètres du parcours très cassant emprunté sur les routes de la Loire, du Puy-de-Dôme, de la Haute-Loire et du Cantal.La Once, qui n’aime guère parler dopage depuis son retrait du Tour 1998 quand son manager Manolo Saiz avait élégamment déclaré avoir «mis un doigt au c.» du Tour de France, a démontré posséder quelques coureurs de talent, autres que Laurent Jalabert resté repasser son maillot de numéro un mondial à la maison, et Abraham Olano, deuxième du classement général du Tour mais à quelques années-lumière de Lance Armstrong.Comme la veille lors de l’arrivée à Saint-Etienne, l’Américain avait délivré un bon de sortie aux mal classés, assuré ainsi de conserver le soir à Saint-Flour, étape inédite, son maillot jaune.Etxebarria en a profité, alors qu’Armstrong pédalait tranquille à plus de 12 minutes, après avoir subi sans dommage le matin au saut du lit un contrôle hématocrite imposé à 40 coureurs de huit formations, dont la Polti de Richard Virenque.Les cinq premières grimpettes de troisième et deuxième catégories franchies, Etxebarria a forgé son succès en abandonnant quelques camarades d’échappée à 3,5 km du sommet de la côte de Védrines-Saint-Loup.La Chaise-Dieu déjà passée, c’est dans un fauteuil que le petit Basque, qui fêtera son 26' anniversaire le 23 juillet, s’envolait vers son premier succès sur le Tour de France, dans la montée des allées Pompidou de Saint-Flour.Etxebarria, victorieux du Tour de l’Avenir en 1996, devançait de 25 secondes le champion de France François Simon (Crédit Agricole), et de 33 l’Italien Alberto Elli (Team Deutsche Telekom).«Il n'est pas facile de gagner une étape pour un Espagnol, car nous sommes là pour soutenir nos leaders.J’ai eu la chance aujourd'hui d’être dans la bonne échappée», a déclaré Etxebarria, qui avait remporté en 1997 une étape du Tour de Suisse et en 1998 une étape de Paris-Nice.Le bon coup s’était produit au 79'' kilomètre, peu avant le sprint intermédiaire d’Ariane.Etxebarria figurait parmi les 14 aventuriers.Le col de la Croix de l’homme niort avait auparavant été fatal à Ivan Gotti (Polti), le récent vainqueur du Giro, qui abandonnait.Désonnais leader à part entière de la Polti, Richard Virenque, le maillot à pois, est à 10 m 03 du leader Lance Armstrong, arrivé dans le peloton à 12 m 35 du vainqueur.Grand animateur de la journée de vendredi, Stéphane Heulot (La Française des Jeux), neuvième de l’étape, est sixième et premier Français, à 9 m 10.L’Allemand Erik Zabel, qui a remporté le sprint du peloton, a repris le maillot vert à l’Australien Stuart O’Grady.Annstrong, qui s’en était pris mardi à Bassons, accusé de «trop parier» de dopage, possède toujours 7 m 44 d’avance sur Olano et 7 m 47 sur le Suisse Alex Zulle (Banesto).La 13' étape, la plus longue du Tour avec ses 236,5km, conduira aujourd’hui les 155 rescapés de Saint-Flour à Albi.Quant à la victoire finale, il reste encore plus d’une semaine: «Il faut attendre le passage des Pyrénées pour savoir si Lance va gagner le Tour», estime Pascal Deramé, le seul Français de sa formation US Postal.Contrôles sanguins Par ailleurs, des contrôles sanguins ont été effectués sur 40 coureurs de huit équipes du Tour de France cycliste hier au départ de la 12' étape Saint-Galmier/Saint-Flour, a-t-on appris auprès des organisateurs.Parmi les coureurs contrôlés figuraient le maillot jaune Lance Armstrong et ses coéquipiers de l’US Postal.Tous les contrôles sont négatifs.Hier Minnesota à Chicago Cubs Cleveland à Pittsburgh Colorado à Cincinnati Philadelphie à Boston N.Y.Mets à Tampa Bay Floride à Toronto Atlanta à N.Y.Yankees Montréal à Baltimore Kansas City à Milwaukee Detroit à Houston Chicago White Sox à St.Louis Arizona au Texas Los Angeles à Anaheim San Diego à Seattle San Francisco à Oakland Aujourd'hui Atlanta à N.Y.Yankees, 13h05.Colorado à Cincinnati, 13h15.Detroit à Houston, 13h15.Cleveland à Pittsburgh, 13h35.Minnesota à Chicago Cubs.16h05.Philadelphie à Boston, 16h05.N.Y.Mets à Tampa Bay.16h05.Floride à Toronto.T6h05.Los Angeles à Anaheim, 16h05.San Francisco à Oakland.16h05.San Diego à Seattle, 16h05.Montréal à Baltimore, 19h05.Kansas City à Milwaukee, 20h05.Chicago White Sox à St.Louis, 20h10.Arizona au Texas.20h35.Demain Floride à Boston, 13h05.Atlanta à Toronto, 13h05.Detroit à Cincinnati, 13h15.Montréal à N.Y.Yankees, 13h35.Philadelphie à Tampa Bay, 13h35.Chicago White Sox à Milwaukee, 14h05.Minnesota à St.Louis, 14h10.Kansas City à Chicago Cubs, 14h20.Cleveland à Houston, 14h35.Colorado à Oakland.16h05.Arizona à Seattle, 16h35.Los Angeles à Pittsburgh, 18h05.N.Y.Mets à Baltimore, 20h05.San Francisco au Texas, 20h05.San Diego à Anaheim, 20h05.Open de Grande-Bretagne Van de Velde en tête ! AGENCE FRANCE-PRESSE Le Français Jean Van de Velde a pris seul la tête du 128r Open de Grande-Bretagne de golf, au terme du deuxième tour disputé hiersur le parcours de Carnoustie (Par 71), près de Dundee, grâce au meilleur score du jour, une carte de 68.Fort d’un total de 143 coups, soit un coup au-dessus du Par, Van de Velde commencera la journée d’aujourd’hui avec un coup d'avance sur l’Argentin Angel Cabrera, auteur d’un excellent 69 hier, deux coups d’avance sur le Suédois Jes-per Pamevik, et trois coups d’avance sur l'Américain Tiger Woods, numéro un mondial.«Ce n’est que vendredi, a commenté un Van de Velde aussi lucide que ravi.Jetais en danger sur quelques trous, mais j’ai eu de la chance, car mes putts sont rentrés.Ca ne s’est pas toujours bien passé pour moi ces derniers mois, mais je me suis accroché.J’aimerais être encore en haut du tableau dimanche en fin d’après-midi.» Né à Mont-de-Marsan, Van de Velde, 33 ans, n’a remporté qu’une épreuve sur le circuit européen, les Masters de Rome en 1993.Et si celui qui est licencié au Golf de Disneyland Paris succédait dimanche au dernier Français à avoir remporté cet Open.il y a 92 ans, Arnaud Massy en 1907, ce serait un véritable conte de fées.Van de Velde a terminé en fanfare sur ces trois derniers trous où il avait faibli jeudi.Il aurait dû être rejoint en tête par l’Australien Greg Norman, bien parti pour rendre une carte somptueuse de 67, mais le «requin blanc» a échoué dans le rough du 17, a dû s’y reprendre à deux fois pour en sortir, et concédé un triple bogey synonyme de 70 et de 4' place provisoire.Norman se retrouve à égalité avec Woods qui a continué à jouer «solide», comme il l’a expliqué au club-house, visiblement très heureux d’avoir passé sans encombre cette première partie de l’Open.Ce week-end, la bataille s’annonce somptueuse, car Woods, Norman et consorts ont maintenant pris la mesure de ce parcours exceptionnel et se sont habitués au vent.Baltimore 9, Montréal 4 Les Expos s’enlisent Baltimore (PC) — Les Expos ont glissé à 20 matchs sous la barre de .500.Ils jouent mal, très mal.C’est pire que l’an passé.Il y a trop de blessés.Le match d’hier a été pénible.Et ce ne fut pas seulement à cause de l’humidité élevée et de la chaleur de 93 degrés Farenheight.Mike Mussina était trop fort.Ils n’étaient pas de taille.Devant 41,929 personnes, les Expos se sont inclinés 94 contre les Orioles pour subir une deuxième défaite de suite depuis la reprise des activités à la suite de la pause du match des étoiles.Pas moins de 17 coups sûrs ont été réussis par les Orioles.Il y a eu huit coups sûrs contre Dan Smith en quatre manches, puis quatre contre Bobby Ayala en une manche officielle de travail.11 n’a retiré aucun des trois frappeurs à lui faire face à la sixième.Mussina (124) n’a donné que quatre coups sûrs et un point en sept manches.Il a enregistré 10 retraits au bâton pour la troisième fois de la saison.Il n’a accordé qu’un but sur balles.Au contraire, Smith (14) avait peu de contrôle.D tirait de l’arrière sur tous les frappeurs.Il a limité les dégâts à quatre points en dépit de huit coups sûrs et trois buts sur balles.Le premier frappeur de la manche a atteint les sentiers trois fois sur quatre.Smith n’a pas remporté la victoire depuis le 8 juin quand il avait effectué ses débuts dans les ligues majeures./ u ?s ÿ6-94J , IsSmail^ réBl.l *900! .1 CONFÉRENCES BOURSIÈRES GRATUITES Décision + Investmax’ offre le maximum aux investisseurs boursiers : plus d'assistance et des tarifs d’exécution d’ordres vraiment inférieurs via Internet ou par téléphone.Si vous avez besoin de support pour prendre vos décisions et pour exécuter vos transactions, nous sommes les spécialistes.Depuis onze ans, nous aidons les investisseurs boursiers qui cherchent les meilleurs rendements.Quantité d’actions Autres courtiers escompteurs"’ 1 (MX) 65 S 3 (XX) 125$ 10 (XX) 335 $ Investmax 50$ 75$ 99$ Quantité d'actions Autres courtiers escompteurs*” 1 (XX) 29$ 3 (XX) 90 s 10 (XX) 300 $ Investmax 29$ 79$ 99$ Nous vous invitons à assister à l’une de nos mini-conférences gratuites.Un présentateur vous montrera sur écran géant nos différents outils d’analyse boursière (logiciel, site internet, système de cotation).De plus, vous découvrirez les avantages du nouveau courtier escompteur Investmax.À nos bureaux de Montréal 740, rue Notre-Dame Ouest, bureau 1210.Mercredi le 7 juillet, 19 h.CONFÉRENCE GRATUITE SANS AUCUNE OBUGATION NOMBRE DE PLACES LIMITÉES, RÉSERVATION OBLIGATOIRE [))(ic5Di5D(ô)[It Investmax Téléphone: (514) 392-1366 Sans frais: 1-877-392-1366 Site internet: www.investmax.com Insrstrrui est une marque de commerce, propriété de Decision « Inmtmai ».e.n.c.Invest mai est une division de Whalen, Béliveau et Associés, courtiers en valeurs mobilières, membres du Fonds canadien de protection des épargnants.Pris basés sur le cours d’une action canadienne i 5 S.les pris des autres courtiers affichés dans la tableaus ci-dessous sont une movenne da maisons de courtage populaires au Québec.t
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.