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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-07-20, Collections de BAnQ.

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Ce dernier avait eu le culot de l'interroger sur les accusations de corruption qui planent depuis des années sur la mairie de Paris à l’époque où Chirac était maire.?Qu’on se le dise, ce n’est pas de- main que les Français se débarrasseront de la monarchie constitutionnelle créée par Charles de Gaulle et du petit caractère hautain qui va avec.Taillé sur mesure pour le général, le septennat était à l'origine destiné à rompre avec l’instabilité de la quatrième république.Depuis quelques semaines, les pressions se sont pourtant multipliées pour en finir avec cette exception française qui accorde au président deux ans de plus que partout ailleurs.En pratique, le mandat présidentiel français est presque deux fois plus long que ceux que l’on pratique aux Etats-Unis et souvent même au Canada.L’idée d’en finir avec le septennat fait pourtant l’unani-mité.Tout dépend cependant du moment où l’on pose la question aux leaders politiques.Georges Pompidou le premier avait pensé supprimer le septennat Il avait fait voter l’idée par l’assemblée nationale et le sénat, mais l’avait abandonnée avant l'adoption d’un amendement constitutionnel par le congrès.François Mitterrand avait lui aussi évoqué cette hypothèse en 1981 et en 1988.Chirac fit de même lors de son débat télévisé avec Lionel Jospin en 1995.Valéry Giscard d’Estaing avait promis un référendum sur le sujet en 1974, mais n’en souffla plus mot pendant son mandat.Aujourd’hui à la retraite, il a ressorti l’idée et pressé Jacques Chirac de faire ce que lui-même n’avait pas su faire.En France, c’est le président qui a la main haute sur toute réforme constitutionnelle.En quarante ans, aucun chef d’État ne s’est résigné à passer aux actes.Jacques Chirac serait même un des moins enclins à le faire.La durée de sa présidence n’est-elle pas la dernière certitude dans une droite décimée par les luttes intestines?La cohabitation avec les socialistes semble d’ailleurs réussir au président.Sa popularité, autour de 62 %, est pourtant en baisse.Chirac a récemment perdu une partie de ses partisans courtisés par la nouvelle liste souverainiste de Charles Pasqua.Il réussit même le tour de force de recueillir moins de soutien chez les électeurs de droite (52 %) que chez les électeurs socialistes (56%).Mais Jacques Chirac règne sur un cimetière.D’abord, il est le seul leader de droite à obtenir plus de 35 % d'opinions favorables.Ensuite, on aime surtout sa chaleur (37 %).Pour ce qui est de sa compétence, sa cote tombe immédiatement à 25 %.Difficile dans cette situation de prendre l'initiative d’une réduction de mandat qui offrirait un cadeau en or aux socialistes qui n'en ont vraiment pas besoin.Un mandat abrégé à 2002 laisserait juste assez de temps à Lionel Jospin pour achever ses réformes sans s’user trop longtemps au pouvoir.Il enlèverait de plus à Jacques Chirac une partie de la latitude nécessaire pour déclencher des élections advenant une baisse de popularité des socialistes.Reste qqe la démocratie ne sort pas gagnante de cet exercice.A défaut de pouvoir pratiquer l’alternance tous les quatre ou cinq ans, les Français se rattrapent en assignant un premier ministre de gauche à un président de droite.Ou vice versa.Avec pour résultat qu’au lieu d'être en élection tous les quatre ans, le pays est en campagne électorale pratiquement permanente.Georges Pompidou le premier avait pensé supprimer le septennat Chauffeurs de taxi en colère Entente de principe chez les infirmières Offensive médiatique de la FIIQ On a marché sur la Lune Il y a 30 ans, notre perception de l’espace s’est transformée pour toujours Disparition de John F.Kennedy Jr La recherche des corps s’intensifie e sénateur Edward Kennedy, oncle de JFK Jr, et la fa-.-/mille Bessette ont annoncé officiellement hier la mort c e John F Kennedy Jr, de son épouse Carolyn Bessette et de sa belle-sœur, Lauren Bessette, disparus lors de l’écrasement en mer d'un petit avion, vendredi soir.Le clan Kennedy était replié sur son silence hier dans la résidence de vacances familiales de Hyannis Port (Massachusetts) où étaient livrées les premières couronnes mortuaires.Un porte-parole de la famille Bessette a déclaré que «John et Carolyn étaient des âmes sœurs et nous espérons leur rendre hommage dans la mort et de la façon simple avec laquelle ils avaient choisi de vivre leur vie».Des dizaines de journalistes et de badauds compatissants étaient massés devant la propriété de Hyannisport.Quant aux recherches des corps elles se poursuivaient et allaient être renforcées pour se concentrer sur deux zones situées au sud-ouest de l’île de Martha’s Vineyard, près de Cape Cod.S À lire en page A 2 ¦ Voir aussi l’éditorial de Guy Taillefer en page A 6: Le mythe nourri des Kennedy L’ESCOUADE anti-émeute a fini par intervenir à l’aéroport de Dorval pour disperser la centaine de chauffeurs de taxi qui bloquaient la voie depuis le matin.Une trentaine de chauffeurs ont été arrêtés.Les chauffeurs, qui s’opposent aux nouvelles conditions d’obtention de permis que veut leur imposer ADM, promettent de tenir d’autres grèves-surprises.Nos informations en page A 3.CHRISTIAN R 1 O U X LE DEVOIR À AVIGNON Alors que la pièce de Wajdi Mouawad, Littoral, pourrait créer l’événement ce soir au festival d’Avignon, à quelques heures de la première, la troupe québécoise répétait toujours dans le très beau cloître des Célestins.L’auteur et metteur en scène a atterri à Marseille samedi en provenance de Montréal, après cinq heures d’attente à Londres! Drôle de détour pour ce qui est en quelque sorte un retour aux sources pour ce Libano-Québécois qui a appris le français en France entre huit et seize ans.Wajdi Mouawad ne cachait d’ailleurs pas son plaisir hier de retrouver sa seconde terre d’adoption et tous les amis qu’il y a laissés et qu'il .croise à tous les coins de rue." “J™ Mouawad Car Avignon n’est qu’un début.Littoral fera à l’automne une tournée dans une vingtaine de villes françaises, dont la scène de Malakoff en banlieue parisienne.«Imagine, M.Guettier, le professeur qui m’a appris le français quand je suis arrivé du Liban, va voir Littoral/», dit l’auteur avec des yeux d’adolescent VOIR PAGE A 8: MOUAWAD C’était il y a trente ans et notre perception de l’espace en est pour toujours transformée.En débarquant de l’assemblage de fusées Saturn 5 sur le sol aride de la Lune, le 20 juillet 1969, Neil Armstrong y laissait, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des traces de pas humains, qui, à défaut d’érosion pour les effacer, devraient y demeurer gravées pour des millions d’années à venir.CAROLINE MONTPETIT % LE DEVOIR A l’origine, les visées du programme Apollo, lancé par les Américains, étaient essentiellement politiques.Le but du gouvernement américain était d’envoyer des humains sur la Lune avant les Russes, qui y avaient pour leur part déjà mandé un véhicule d'exploration, prenant ainsi une longueur d’avance dans la guerre froide qui opposait alors les deux puissances.Mais au bout du compte, les missions lunaires qui se sont déroulées de 1969 à 1972 ont fait découvrir au monde des aspects méconnus de la Lime que contemple l’humanité depuis ses origines.Alunissant sur la Mer de la Tranquillité, dans l’Océan des Tempêtes au nord du cratère Kra Mauro, en bordure de la Mer des Pluies, au pied du Mont Hadley, à la limite de la chaîne de montagnes Appenins, près du Cratère Descartes ou à la frontière de la Mer de la Sérénité, les diffé- NASA/REUTERS Une empreinte d’homme laissée dans la poussière lunaire il y a 30 ans.rentes missions d’Apollo ont rapporté sur Terre des morceaux de lune en quantité suffisante pour modifier la compréhension de la Lune, et de la Terre autour de laquelle elle tourne.Ces morceaux de lune, analysés par les chimistes, ont permis aux humains de comprendre la formation de la Lune.Celle-ci est probablement issue de la collision d’une planète de la taille de Mars avec la Terre, qui était alors dans sa prime jeunesse, il y a environ 4,5 milliards d’années.VOIR PAGE A 8: LUNE ¦ Lire aussi en page B1 : L'humanité dans la Lune 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI 20 JUILLET 1 9 f» 9 _____________-LES ACTUALITES-________________ Bourses du millénaire La Chambre de commerce de Montréal donne raison à Québec contre Ottawa Il semble qu’un rien sépare Ottawa et Québec dans le dossier des bourses du millénaire.Mais les ministres Pettigrew et Legault n’ont pas la même compréhension des négociations entre leurs représentants.Pour l’instant, c’est l’impasse.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le débat sur les bourses du millénaire a connu hier un développement important.Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, David McAusland, a pris position en faveur du Québec: «Ottawa doit laisser Québec décider de l'utilisation des fonds issus des bourses du millénaire.» Les interminables échanges entre les ministres Pierre Pettigrew et François Legault ont finalement eu raison de la patience de M.McAusland, qui trouve qu’Ottawa est «malvenu» de vouloir déterminer les priorités d’investissements en éducation.L’intervention de M.McAusland est d’autant plus étonnante qu’il est en outre vice-président aux affaires juridiques chez Alcan.En plus de se prononcer sur le dossier des bourses du millénaire, il a révélé ses tendances constitutionnelles.Dans un premier temps, il a reconnu être depuis longtemps un partisan de la décentralisation des pouvoirs fédéraux en faveur des provinces et du respect des compétences provinciales.C’est cette conviction qui fait dire à M.McAusland que dans le dossier des bourses du millénaire la ligne de conduite qui s’impose est on ne peut plus claire: «L'éducation est de compétence provinciale et, à ce titre, Ottawa est malvenu de vouloir déterminer les priorités d’investissement du Québec en cette matière.» L’un des irritants de ce contentieux renvoie au souci d’Ottawa de s’assurer que les 70 millions qu’il veut consacrer à l’aide financière aux étudiants ne serviront pas à d’autres fins.Le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain estime que cette crainte est injustifiée, considérant que le Québec s’est engagé à produire annuellement un rapport du vérificateur général qui rende compte de l’utilisation des fonds issus de la Fondation du millénaire.«Que veut Ottawa de plus?» Il y a maintenant des mois que les ministres Pierre Pettigrew et François Legault s’échangent des reproches sur la place publique.La générosité d’Ottawa est conditionnelle à l’engagement que les 70 millions iront entièrement à l’aide aux étudiants.Mais Québec croit qu’il serait plus utile que la moitié de cette somme soit affectée aux besoins de l’enseignement supérieur et qu’elle soit confiée aux cégeps et aux universités.Le président de la Chambre de commerce est d’avis que le gouvernement fédéral a tort.A cet égard, M.McAusland fait valoir que les universités, dont les frais de scolarité ont été gelés pour quatre ans, ont encore plus besoin d’argent que les étudiants, compte tenu du fait que le régime des prêts et bourses du Canada est le plus généreux et le plus universel au pays.Aussi, souhaite-t-il que le réinvestissent de la moitié des sommes rendues disponibles par le fédéral servent à l’amélioration de l’enseignement postsecondaire.L’autre irritant des négociations entre Ottawa et Québec a trait à la paternité du projet, à la visibilité des bienfaiteurs.11 s’agit de savoir si les chèques porteront le logo du gouvernement du Québec et celui de la Fondation des bourses du millénaire.Un porte-parole du ministère de l’Éducation, Louis Laplante a indiqué hier au Devoir que le Québec est même disposé à préciser la source des fonds sur le talon des chèques.Or, il semble y avoir confusion dans la compréhension réciproque des échanges qui ont eu lieu à la table des négociations entre l’interlocuteur fédéral, Robert Bourgeois et la représentante du Québec, la sous-ministre Champoux-Lesage.Depuis le bureau du ministre fédéral des Ressources humaines, Martin-Pierre Pelletier a expliqué au Devoir que cette formule conviendrait à la Fondation mais qu’elle n’a pas été officiellement déposée.Quant à l’autre point en suspens, celui du partage des 70 millions entre les étudiants et les institutions, c’est le fond du litige, mais selon le porte-parole de M.Pettigrew, la représentante du gouvernement du Québec n’a pas obtenu le mandat de poursuivre les négociations.Cette confusion irrite David McAusland, qui presse Ottawa et Québec de régler leurs différends dans les meilleurs délais.«Il s’agit d'impôts et de taxes payés par les contribuables québécois.» Selon Martin-Pierre Pelletier, le ministre Pettigrew a écrit au ministre Legault la semaine dernière pour susciter une reprise des pourparlers.Mais la réponse se fait toujours attendre.Collectes de sang Un donneur gai est renvoyé chez lui par Héma-Québec La famille Kennedy annonce officiellement la mort des trois disparus Les recherches pour retrouver les corps s’intensifient au large de l’île de Martha’s Vineyard ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Après avoir déjà donné une première fois du sang en cachant son orientation sexuelle, qui l’aurait autrement éliminé comme donneur, un activiste gai s’est de nouveau pré-' senté à une collecte de sang, hier à Sainte-Foy dans la région de Québec, -mais cette fois à «visage découvert».•-Rayé à vie de la liste des donneurs recevables depuis sa dernière frasque, Joël Pinon n'a pas tardé à se voir renvoyé chez lui.L’organisme responsable de la collecte et de la distribution du sang au Québec avait choisi de ne pas le poursuivre après qu'il eut révélé, le 9 juin dernier, avoir donné du sang deux semaines plus tôt.Héma-Québec avait immédiatement lancé une vaste opération de recherche des unités de sang en question.On a découvert que des plaquettes avaient déjà été transfusées à un patient, sans dommage toutefois.Joël Pinon accuse Héma-Québec de nourrir le préjugé voulant que le sida soit répandu par les homosexuels.Il affirme être pour sa part en parfaite santé, assure s’être soumis à un test du VIH et jure même s’être astreint, depuis le début de son aventure, à une abstinence sexuelle complète.Déplorant le peu d’appui reçu jusqu’à présent par les différents représentants de la communauté gaie, Joël Pinon dit souhaiter qu’on le poursuive et que l’affaire se rende en Cour suprême.Pour le moment, il s’est contenté de déposer plainte à la Commission des droits de la personne, qui devrait se prononcer sur la recevabilité de la demande d’ici une semaine et demie.La Commission avait jugé en 1995 que, bien que discriminatoire, l’exclusion de la liste des donneurs admis des hommes qui reconnaissent avoir eu une relation sexuelle avec un autre homme depuis 1977 était justifiée dans la mesure où elle avait pour but de protéger le public.Parmi les autres exclus, on compte aussi notamment les personnes faisant usage de drogues intraveineuses, celles qui ont séjourné dans certains pays d’Afrique et celles ayant eu, durant la dernière année, des relations sexuelles avec une personne dont elles ne connaissaient pas le passé sexuel.Si la Commission Krever nous a appris quelque chose, déclare le directeur aux relations publiques d’Héma-Québec, Jean-François Lamarche, c’est la priorité absolue qui doit être accordée à la sécurité des receveurs; celles des donneurs étant déjà garantie.Bien que tous les dons soient testés, explique-t-il, il demeure une faille dans le système.Les anticorps n’étant produits en quantité détectable dans îe sang que 20 jours après l’infection, dans le cas du VIH, 80 dans celui de l’hépatite C, seule l’administration systématique d’un questionnaire auprès des donneurs peut écarter les donneurs qui risqueraient avoir été infectés durant ce délai.Le Canada et les États-Unis suivent d’ailleurs la même procédure.«Mentir au questionnaire dans ce contexte, déclare Jean-François Lamarche, est simplement immoral.C’est faire courir un danger à quatre personnes en moyenne.» Il révèle que son organisme n’a cependant toujours pas l’intention de poursuivre M.Pinon.Tout en avouant leur malaise à l’égard des méthodes employées dans sa lutte par Joël Pinon, des spécialistes dans le domaine du sida ainsi que des défenseurs des droits des gais ont laissé entendre, au cours de la dernière semaine, que cette discrimination pourrait sans doute être pratiquée d’une façon moins stricte sans pour autant mettre en péril la vie de qui que ce soit.Loi sur le divorce: Ottawa est menacé d’un recours collectif PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un groupe de pression menace d’intenter un recours collectif contre le gouvernement fédéral au nom des enfants de couples divorcés qui ont souffert des disputes entre leurs parents pour des questions de garde.L’Association nationale pour la garde partagée estime que la loi fédérale sur le divorce, adoptée il y a une trentaine d’années, incite à la confronta- tion entre les parties et cause de ce fait des souffrances aux enfants.Le porte-parole de l’association, Danny Guspie, a déclaré en conférence de presse, hier, qu’Ottawa aurait dû être conscient des conséquences néfastes pour les enfants au moment de l'adoption de la loi sur les divorces.«Il y a peut-être deux ou trois générations qui méritent d’être indemnisées afin que ces personnes puissent reprendre le contrôle de leur vie», a dit M.Guspie.Grand solde d’été au (^lulo 402-hommc- 50% et plus Costumes d’été, importés d’Italie laine - coton - lin rég.Solde 399 $ Vestes d’été, importés d’Italie laine - coton - lin rég.jS95TS Solde 299 $ Pantalons ÎOO % laine, importés d’Italie rég.Solde 99 $ Pantalons 100 % coton, importés d’Italie rég.Solde 75 $ 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200, Montréal (Québec) H3B 1H5 té!.: 861 -3636 Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18 h Samedi de lOh à 16h es soirs après 18 h sur rendez-vous seulement D’APRÈS L’AGENCE FRANCE-PRESSE Aquinnahy — Les équipes de recherche tentaient hier de retrouver les corps de John F.Kennedy Jr., son épouse et sa belle-sœur, et allaient être renforcées pour concentrer leurs investigations sur deux zones au sud-ouest de l’île de Martha’s Vineyard (nord-est).Le clan Kennedy était replié sur son silence hier dans la résidence de vacances familiales de Hyannis Port (Massachusetts) où étaient livrées les premières couronnes mortuaires.Le sénateur Edward Kennedy, oncle de JFK Jr, et la famille Bessette ont, respectivement depuis Washington et à Greenwich (Connecticut, banlieue de New York) officiellement annoncé la mort des trois personnes.La mort de John «laisse un vide énorme dans nos vies», selon un communiqué diffusé par le bureau de presse du sénateur Kennedy.«John et Carolyn étaient des âmes sœurs et nous espérons leur rendre hommage dans la mort et de la façon simple avec laquelle ils avaient choisi de vivre leur vie», a déclaré un porte-parole de la famille Bessette, Grant Stinchfield.Ted Kennedy se trouvait en fait à Bridgehampton, sur l’ile de Long Island proche de New York, où Caroline Schlossberg, dernière survivante des trois enfants du président assassiné et de Jacqueline Kennedy Onassis, a une maison de vacances.Les recherches Les deux zones «cibles» des recherches ont été choisies après que des détecteurs eurent identifié des masses au fonds de l'océan qui pourraient être des débris de l'avion privé, un Piper Saratoga, a déclaré à CNN le directeur de l’Administration américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA), Evelyn Fields.Selon cette dernière, un navire de la NOAA équipé d’un sonar aurait identifié des débris qui pourraient être ceux du Piper Saratoga piloté par JFK juqior.Des plongeurs de la police de l’État du Massachusetts devaient examiner de près ces débris à partir de 16h, selon un responsable de la NOAA.Les équipes de recherche, déjà nombreuses sur place, sont épaulées depuis hier par un navire de la NOAA équipé d’instruments de détection sous-marine et par un deuxième bâtiment de cette administration.Un bateau de la marine américaine, le USS Grasp, doit arriver également sur place aujourd’hui, en provenance de Virginie, a indiqué un porte-parole des garde-côtes contacté par l'AFP.Il aura pour tâche de remonter à la surface les restes de l'avion.Jim Hall, président du Bureau national pour la sécurité dans les transports (NTSB), a affirmé que l’enquête sur «l’accident» devrait durer de «six à neuf mois» avant de souligner que «la priorité du pays» maintenant était «la récupération des corps de ce jeune homme, de son épouse et de sa belle-sœur».Quant aux repêchage des restes de l’appareil, il pourrait nécessiter, selon le NTSB, une à deux semaines.Plus aucun espoir Plus de 48 heures après l’accident, les garde-côtes n’avaient pas d'espoir quant aux chances de survie des trois occupants de l’appareil, John F.Kennedy, 38 ans, son épouse Carolyn Bessette Kennedy, 33 ans et la sœur de cette dernière, Lauren Bessette, 35 ans.«Nous sommes passés d'une phase de recherche et secours à une nouvelle phase de recherche et récupéra- REUTERS A kW J .'Swr.: V yy ¦J'sL Des dizaines de photographes et de paparazzi épient les allées et venues des membres du clan Kennedy près de leur résidence d’éte à Hyannis Port, au Massachusetts.tion», a déclaré le contre-amiral Richard Larrabee, responsable des garde-côtes du secteur, lors d’une conférence de presse dimanche soir sur la base aérienne d’Otis, proche d’Aquinnah, deux jours après l’écrasement de l’avion.Le contre-amiral avait préalablement porté la nouvelle, dimanche, à la famille Kennedy, réunie dans sa résidence de Hyannis Port, à Cape Cod, qui fait face, sur le continent, à l’ile de Martha’s Vineyard, où John Kennedy devait atterrir.Des dizaines de journalistes et de badauds compatissants étaient massés hier devant la propriété de Hyan-nisport.Le drapeau américain, flottant au-dessus de la résidence, tranchait avec ceux des autres maisons de la station balnéaire, déjà en berne.Un service catholique s’est tenu dans la matinée, a constaté l’AFP.Le mariage de Rory Kennedy, la dernière fille de Bobby Kennedy, qui était prévu samedi à 18h locales, et auquel devait se rendre le fils du président assassiné, a été reporté.Hier matin, la société de location de mobilier employée pour la noce a démonté la tente louée pour l’occasion.Les enquêteurs avaient localisé le point de chute de l’avion samedi et récupéré certains débris de l’avion, dont un bagage.Mais la journée de dimanche n’a pas permis d’élucider le mystère de leur disparition.Des lambeaux de matériaux isolants provenant probablement de l’avion de JFK Jr ont par ailleurs été récupérés dimanche sur une plage de l’île de Martha’s Vineyard, là-même oil ont été trouvés samedi des débris de l’avion, a affirmé le capitaine Robert Bird de la police du Massachusetts.Plusieurs navires ont sillonné dimanche une zone au sud-ouest de Martha’s Vineyard pour tenter de retrouver l’épave du monomoteur qui s’est abîmé en mer alors qu’il tentait de rallier l’île à partir du New Jersey.L’appareil avait décollé vendredi soir à 20h38 locales d’un aéroport à Fairfield (New Jersey).Il avait disparu des écrans radars à quelques kilomètres de sa destination sur l’île de Martha’s Vineyard.Il devait ensuite repartir à destination de Hyannis Port à Cape Cod.Le monomoteur de JFK Jr, un Piper 32 Saratoga, avait été acheté en avril dernier.John F Kennedy Jr avait obtenu sa licence de pilote il y a 15 mois et avait entrepris un vol rendu délicat par une viabilité limitée, audessus de la mer.Selon Salinger, John Jr allait se lancer en politique ASSOCIATED PRESS Paris — Pierre Salinger, l’ancien chef du service de presse du président John Kennedy, a estimé hier que «John Junior» allait suivre les traces paternelles et se lancer dans la politique.«/avais l’impression que dans l'année à venir, John Junior allait également devenir un homme politique», a affirmé hier sur Europe 1 l’ancien porte-parole de JFK.«C’est mon point de vue.Et avec d’autres personnes, on pensait qu’il allait être candidat démocrate aux prochaines élections présidentielles.» «C’est un malheur terrible» qui frappe «le plus sage de la famille» qui «faisait du très bon travail avec son magazine George», a-t-il regretté.Par ailleurs, Pierre Salinger, un proche de la famille Kennedy, a déclaré que Jackie, la mère de «John John», avait élevé ses enfants dans le souvenir du président assassiné.«En 1972, après la mort du fils d’Aristote Onassis, Jackie m’a demandé de passer les vacances avec John Jr et Caroline pour leur expliquer qui était leur père et comment il était devenu un homme important.[.] John Junior était fier de son père», a-t-il affirmé.«JFK est perçu par les Américains comme un des meilleurs président du XX siècle», a déclaré l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche ajoutant qu’il était «absolument sûr que si Kennedy n’avait pas été assassiné, nous vivrions dans un autre monde».Les médias canadiens en ont-ils trop fait?PRESSE CANADIENNE Toronto — La culture américaine est extrêmement présente au Canada et, comme le montre la couverture de l’accident d’avion qui a tué John F.Kennedy fils, il n’y a rien de tel que le décès d’une célébrité américaine pour accentuer cette présence.Le visage du fils préféré des Américains s’est étalé à la une de presque tous les quotidiens canadiens depuis l’accident survenu au large de la côte du Massachusetts, vendredi soir.Les réseaux télévisés canadiens d’information continue ont rivalisé avec les Américains au chapitre des comptes rendus en direct, minute par minute, de la catastrophe dans laquelle ont péri M.Kennedy, son épouse Carolyn Bessette Kennedy et la sœur de celle-ci, Lauren Bessette, ne ménageant aucun détail, si minuscule soit-il.Si la couverture médiatique de la mort de personnalités célèbres est inévitable, le ton de cette couverture devrait être plus canadien, estime Paul Desbarats, ancien doyen de la faculté de journalisme de l’Université Western Ontario.«Dans ce cas, nous aurions pu prendre un peu de recul face à cette histoire et la traiter un peu plus calmement que les Américains», dit-il.Les médias canadiens n’étaient nullement obligés d’aborder cette affaire avec la même vénération qu’ont affichée les médias américains, renchérit-il.«MMM ¦mmi L K DEVOIR.LE MARDI 20 .1 U 1 L L E T 1999 A 3 LE DEVOIR MONTREAL Dur lundi pour les voyageurs ;s chauffeurs de taxi ont bloqué l’accès à Don Aéroports de Montréal veut imposer de nouvelles conditions de sélection des taxis Dur lundi matin pour les voyageurs qui se sont rendus à l’aéroport de Dorval, hier.Une centaine de chauffeurs de taxi ont bloqué les voies d’accès pour protester contre les nouvelles conditions de sélection que veut leur imposer l’aéroport.De son côté, Aéroports de , Montréal affirme que ces conditions visent à améliorer le service à la clientèle.r- ), s,JUDITH LACHAPELLE V u.LE DEVOIR Rajeunissement des véhicules, bilinguisme des chauffeurs, modification aux durées de contrats.Aéroports de Montréal (ADM) veut changer les critères de sélection qui lient l’organisme aux 260 taxis qui desservent l’aéroport de Dorval.Mais les chauffeurs dénoncent ces modifications et, hier matin, une centaine d’entre eux ont bloqué l’accès de l’aérogare.Les voyageurs ont été contraints de marcher un demi-kilomètre entre les navettes et l’édifice, avant que la police n’intervienne et arrête une trentaine de chauffeurs en furie.Les contrats des chauffeurs de taxi de l’aéroports de Dorval doivent venir à échéance en novembre prochain.«Nous voulons hausser les critères d'admissibilité et eux trouvent que c’est exagéré», a déclaré le directeur général de l’aéroport de Dorval, Normand Boivin.ADM explique que le service de taxi doit être amélioré, comme tous les MARTIN CHAMBRRI-AND I.K DEVOIR Les chauffeurs de taxi en furie ont bloqué hier l’accès à l’aéroport de Dorval jusqu’à ce que la police intervienne et arrête une trentaine d’entre eux.autres services de l’aéroport l’ont été depuis quelques années.Les contrats accordés aux chauffeurs sont actuellement d’une durée de six mois, et les conditions de renouvellement sont revues tous les quatre ans.ADM souhaiterait éliminer la rotation des permis en accordant un permis pour la durée de l’entente.Ainsi, en accordant des contrats de quatre ans, ADM soutient qu’il devient rentable pour les chauffeurs de posséder un véhicule de moins de deux ans d’âge au moment de la signature.Un argument que réfute la Ligue des taxis en alléguant qu’il n’y a pas assez de travail pour permettre à chacun des chauffeurs de s’offrir une voiture de l’année.Normand Boivin affirme également qu’ADM est prêt à garder le nombre de 260 permis accordés ainsi que le ratio selon les ligues de chauffeur.D’autre part, au sujet du bilinguisme des chauffeurs, ADM plaide qu’il s’agit «de la moindre des choses» d’être capable de servir le client en français et en anglais à Montréal.«On n’est pas plus sévère que les autres aéroports, soutient M.Boivin.On a consulté ailleurs.Des aéroports ont des critères concernant l’âge, la couleur, le modèle de la voiture ou le tarif exigé.On ne se compare pas à l’aéroport de Chicago avec ses 60 millions de voyageurs, mais on ne se compare pas non plus à l’aéroport de Val d'Or, sans dénigrer celui-ci.» L’âge moyen des véhicules du parc de taxi montréalais est d’environ huit ans, selon les données de 1995 du Bureau de taxi de la communauté urbaine de Montréal.À la suite de l’opération policière, les chauffeurs se sont dispersés mais ont continué à ne pas offrir de service de taxi de la journée.Rien n’est réglé entre ADM et les chauffeurs et, selon ces derniers, d’autres grèves-surprises sont à prévoir.Révision de la Loi sur le taxi Par ailleurs, l’industrie du taxi se SHORT TERM j ARRIVEES 3 ARRIVALS DEPARTS DEPARTURES f 1 S’ : T': MARTIN CHAMBERLAND LE DEVOIR Les voyageurs qui transitaient par l’aéroport de Dorval ont subi la colère des chauffeurs de taxi et ont dû effectuer un demi-kilomètre de marche.Les chauffeurs, qui ont été délogés par les policiers, prévoient tenir d’autres grèves surprises.prépare à la commission parlementaire qui se déroulera en octobre concernant la révision de la Loi sur le transport par taxi, qui n’a pas été révisée en profondeur depuis son adoption en 1983.L’encadrement juridique est mal adapté aux réalités actuelles, soutient le ministère des Transports.«On se retrouve donc avec un encadrement législatif complexe, contraignant et, dans certains cas, trop rigide pour répondre aux besoins diversifiés de la population», est-il écrit dans le document Pour des services de taxi de meilleure qualité, en prévision de la commission parlementaire.De son côté, l’industrie du taxi ne répond pas toujours de façon satisfaisante à l’évolution du marché et à l’éclosion de besoins nouveaux, par exemple le transport de personnes handicapées et le transport médical, poursuit le MTQ.Les taxis assurent 40 % de tous les déplacements gérés par les organismes de transport adapté au Québec.La réforme touchera l’ensemble des services de transport touchés par la Loi sur le transport par taxi, soit le transport par taxi ou par limousine, le transport bénévole, le transport d’accompagnement ou le covoiturage.le INVASION DE CHYPRE PAR LA TURQUIE VINGT-CINQ ANS DE CRIMES COMMIS PAR LA TURQUIE À CHYPRE • Occupation militaire turque (35 000 soldats) • 100 000 colons turcs importés illégalement • 1 619 prisonniers disparus • 200 000 réfugiés • Violation du droit international • Pillage du patrimoine culturel UN RÈGLEMENT DU PROBLÈME DE CHYPRE DOIT PROMOUVOIR ET PROTÉGER LES DROITS FONDAMENTAUX DE L'HOMME < Génocide et meurtres systématiques ' Viols de femmes par les officiers turcs ’ Déplacement d'un tiers de Chypriotes-grecs de leurs maisons » Confiscation des propriétés des Chypriotes-grecs D'OCCUPATION TURQUE S D'ÉPURATION ETHNIQUE Il est temps que la communauté internationale prenne des sanctions CHYPRE 1974-1999 25 ans d'occupation turque 25 ans de lutte En juillet 1974, sous le prétexte du coup contre Makarios, la Turquie envahissait la République de Chypre, en violant la Charte des Nations-Unies et tous les principes de la Loi Internationale.Cette invasion a eu comme résultat l'occupation par la Turquie de 37% du territoire chypriote, la partie la plus riche, qui représente 70% du potentiel économique de l'île.200 000 Grecs-Chypriotes—un tiers de sa population—ont été expulsés violemment de leurs foyers, réfugiés dans leur propre pays et jusqu'à maintenant, ils sont privés du droit de retourner à leurs maisons et leurs terres ancestrales.De plus, le sort des 1 619 Grecs-Chypriotes, qui avaient été portés manquants, demeure jusqu'à présent inconnu.Quelques 20 000 Grecs et Maronites Chypriotes avaient été enclavés dans la région occupée.Au fil des ans, harcelés et menacés constamment, ils ont été contraints à quitter et aujourd'hui le nombre de ceux qui restent encore dans leurs foyers a été réduit à quelques centaines.Des églises byzantines, monuments et antiquités ont été détruits ou pillés et divers objets de valeur inestimable ont été escamotés à l'extérieur.L'héritage culturel de la région occupée qui remonte au 7e millénaire A.C.et qui fait partie de l'héritage commun de toute l'humanité, continue du coup à être pillé et détruit systématiquement et délibérément.En outre, plus de 100 000 colons turcs ont été importés illégalement et se sont établis dans les territoires occupés, visant le changement de la structure démographique de Chypre.Les biens des Grecs-Chypriotes expulsés ont été usurpés et distribués à ces colons turcs.Tout cela, parallèlement à une forte présence militaire turque estimée à 35 000 hommes, et les tentatives de changer les noms grecs des villages et des bourgades en des noms turcs constituent 25 ans plus tard, il recherche toujours ses parents une preuve évidente de l'objectif de la Turquie à changer la région occupée en une province turque.Une série de résolutions de l’Assemblée générale, du Conseil de Sécurité ainsi que d'autres résolutions adoptées par de nombreuses organisations internationales ont condamné l'invasion turque de Chypre et tout ce qui lui succéda, exigé le retour des réfugiés à leurs foyers en sécurité, la recherche du sort des personnes disparues et le respect des droits de l'Homme de tous les Chypriotes.De plus, la Commission Européenne des Droits de l’Homme a trouvé la Turquie responsable de violations importantes et systématiques des droits de l'Homme commises par le gouvernement de la Turquie pendant et après l'invasion.Depuis 1975, il y a eu de nombreuses discussions entre les Grecs et Turcs Chypriotes sans, malheureusement, aucun progrès; cela est dû à la position intransigeante de la Turquie et plus particulièrement aux actions de M.Denktash, leader du régime d'occupation, et du gouvernement d'Ankara qui manifestent que leurs intentions et leurs objectifs à long terme ne sont pas la solution du problème chypriote, mais plutôt la consolidation des faits accomplis de l'invasion et de l'occupation et la reconnaissance de leur soi-disant état.Cependant, Chypre est du point de vue culturel, politique et historique une partie vibrante de l'Europe.À cet égard, elle se sent confiante que dans un avenir rapproché elle deviendra une part de l'Union Européenne.Elle espère également en une île unie, où les deux communautés—grecque et turque—pourraient vivre ensemble harmonieusement.Dans une république fédérale, le peuple de Chypre serait en mesure de développer au maximum le potentiel de ses diverses cultures et de partager en prospérité et en paix l'avenir européen commun.Ce message vous est adressé par le Comité Hellénique-Canadien de Solidarité pour Chypre et la Communauté Chypriote de Montréal.Boîte postale 48121, C.S.P.du Parc, Montréal, H2V 4S8.' * A 4 LE DE V 0 I R .I.E M A R D I 2 0 .1 l! I L L E T I il il il ?LES ACTUALITES- La Chine est prête à envoyer des hommes dans l’espace Service aérien gouvernemental Québec met en vente ses deux F-27 Le gouvernement veut se débarrasser de ces appareils vieux de 40 ans pour un million de dollars américains 7T3- Wf*Wi .» iiw» n tv*.«JW* SOURCK GOUVERNEMENT DU QUÉBEC «SM Un des deux F-27 appartenant au gouvernement du Québec qui viennent d’être mis en vente.ASSOCIATED PRESS Pékin — Si les experts occidentaux disent vrai, la Chine est prêté à envoyer des hommes dans l’espace, des «taikonautes».On s’attend en effet à ce qu’elle lance cette année un engin spatial non habité, avant la mise sur orbite d'un équipage prévu en 2000.L’Empire du Milieu deviendrait ainsi la troisième puissance à envoyer l’homme dans l’espace après les Etats-Unis et la Russie.«Les Chinois vont pouvoir montrer au reste du monde, en dépit de tout ce qu'on a dit sur eux, qu'ils ont la capacité d’envoyer des gens dans l'espace», pronostique Phillip Clark, un spécialiste britannique du programme spatial chinois.La Chine est sur les rangs depuis près de trente ans: elle a mis son premier satellite sur orbite en 1970, puis a lancé cinq ans plus tard un satellite récupérable, étape capitale vers une mission habitée.Depuis dix ans, ce Projet 921 hautement secret s’est accéléré grâce à des budgets plus importants, l’assistance de la Russie et la volonté chinoise de rattraper son retard face aux Occidentaux, expliquent les experts.Pékin s’est doté d’un nouveau centre spatial, à Jiuquan dans le désert de Gobi, d’un nouveau lanceur ét dispose de deux «taikonautes» (dérivé du mot «espace» en chinois) qui ont été formés en Russie.Bref, il ne reste plus qu’à annoncer officiel-, lement la date du lancement.Le quotidien officiel Yangcheng a donné quelques indices en rapportant début mai dernier que la Chine célébrerait les 50 ans du régime communiste en lançant autour du 1" octobre 1999, la date anniversaire, son premier vaisseau spatial, vraisemblablement inhabité.Courant mai, également, sont apparues sur Internet des photographies représentant une fusée haute d’environ cinq étages, surmontée de ce qui ressemblait à un vaisseau spatial, arborant le drapeau rouge de la Chine.Ces photos proviennent apparemment d’une brochure publiée par une entreprise qui a participé à la construction du centre spatial de Jiuquian.Les clichés comportaient suffisamment de détails pour intriguer les experts occidentaux comme Phillip Clark.Sur la fusée, on pouvait clairement lire l’inscription «CZ-2F», désignant le nouveau lanceur chinois, jamais montré auparavant.Le vaisseau spatial ressemblait à un Soyouz russe, avec des modifications trop complexes pour qu’il s’agisse d’une simple contrefaçon.Pour le moment, la communauté scientifique chinoise se réfugie dans le silence, refusant toutes les demandes d’interview.Ce qui n’a rien de surprenant.L’URSS entoura son programme spatial du plus grand secret et le premier vol en orbite de l’histoire, celui de Youri Gagarine en 1961, ne fut qu’annoncé qu’après le début de la mission.Avant d’envoyer des hommes dans l’espace, la Chine devra procéder à des essais, au moins une fois.«Ils serait insensé de faire un vol habité sans deux missions non habitées au préalable.Sinon, il y aura des problèmes», note Charles Vick de la Fédération des scientifiques américains (FAS).Le prestige mis à part, un pays comme la Chine attend des retombées concrètes de missions spatiales.Selon Phillip Clark, les officiers chinois ont ainsi souligné la nécessité d’améliorer les satellites de télécommunication et de mettre au point des satellites capables d’observer la Terre en permanence.Deux avions du service aérien gouvernemental ont été mis en vente par Québec.Le gouvernement Bouchard demande environ un million de dollars américains pour ces F-27 dont la construction date de 40 ans.MARIO CLOUTIER DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Le gouvernement Bouchard ne volera plus en F-27.Québec a lancé un appel d’offres vendredi afin de trouver preneur pour ses deux appareils datant de 1959 et de 1961.Le gouvernement demande des sommes supérieures à 525 000 et 400 000 $ US pour ces avions de plus en plus difficiles à réparer et coûteux à exploiter.Il y a un mois, l’un des deux F-27 du Service aérien gouvernemental (SAG) avait connu des ennuis mécaniques et le pilote avait dû couper l’un des deux moteurs de l’appareil en vol vers Québec.L’avion venait de laisser le premier ministre Bouchard à Montréal et retournait à son port d’attache, l’aéroport Jean-Lesage de Sainte-Foy, lorsque la panne s’est produite en raison du bris d’un piston.L’incident n’avait toutefois pas connu de conséquences fâcheuses.Un récent rapport recommandait d’ailleurs au gouvernement du Québec de se débarrasser de ces deux avions, pouvant accueillir 36 passagers, conçus aux Pays-Bas et turbo-propulsés par des moteurs Rolls-Royce, dont les pièces de rechange seraient pratiquement devenues introuvables en Amérique du Nord.Un autre rapport gouvernemental en venait aux mêmes conclusions il y a déjà 13 ans de cela.Les deux appareils Fairchild ont été achetés par Québec au cours des années 1970.Depuis le mois de mars, les Services gouvernementaux sont donc à la recherche d’un avion neuf ou d’occasion pour remplacer un des deux F-27.Devant remplir des missions protocolaires, l’appareil doit pouvoir utiliser de courtes pistes et remplacer à l’occasion l’avion-ambulance du gouvernement.Nouvel appareil Durant sa lutte pour atteindre le déficit zéro, le gouvernement Bouchard avait mis sur la glace l’idée d’acheter de nouveau appareils pour remplacer les vieux F-27.Les spécialistes recommandaient à Québec de se porter acquéreur d’un Dash-8 ou d’un Challenger, mais le coût de tels appareils, même d’occasion, atteint les 30 millions.Les F-27 du gouvernement servent principalement à transporter le premier ministre et, à l’occasion, d’autres membres de son cabinet.Ils peuvent également transporter des juges au Nouveau-Québec ainsi que les membres du Groupe tactique de la Sûreté du Québec.En outre, ils servent parfois à assurer la relève de l’avion-ambulance gouvernemental, un Challenger surutilisé qui compte 15 000 décollages et atterrissages.En février 1995, l’un des F-27 gou- vernementaux avait dû atterrir d:hr-gence à Québec en raison d’une défectuosité du train d’atterrissage.U-premier ministre Jacques Parizeau était à bord, mais il s’en était s
de

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