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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-07-26, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 5 ?LE DEVOIR ?LE DEVOIR.LE LUNDI 2 (> .1 U I L L E T I !) 9 !) LENTREVUE Peter Leuprecht Le défenseur des droits Le professeur s'inquiète de la situation canadienne La glace qui sépare la vertu de l’insignifiance est parfois fort mince.Et l’insignifiance est un terreau fertile à la récupération politique, ce qui inquiète Peter Leuprecht, nouveau doyen de la faculté de droit de l’université McGill.À l’heure où le discours des droits de la personne est érigé en valeur suprême, la vigilance est de mise.Réflexions d’un juriste.LOUIS LAFRANCE mm e Canada est le meilleur pays du monde.» Voilà le genre de déclaration qui a le don jjg d’horripiler Peter Leuprecht.C’est jl qu’aux yeux de cet ancien dirigeant du Q Conseil de l’Europe, tant la classe poli- m tique que la population canadienne ont || tendance à se complaire dans un slogan ¦ vide.Pire, ce narcissisme collectif a l’ef- jl fet d’œillères; peu de Canadiens savent ¦ que leur pays se fait ramener à l’ordre B par les comités des Nations unies char- R j gés du respect des droits de la personne.H I Arrivé à Montréal il y a deux ans, Pe- ¦ Æ ter Leuprecht a rapidement constaté le fossé entre le discours et la réalité.«Vous savez, sur la scène internationale, le Ca-¦mhJ nada jouit d’une excellente image de marque.Il est un peu perçu comme le premier de la classe.» Mais il n’a pas apprécié de constater le jeu de récupération politique auquel se prêtent les politiciens concernant le premier rang du Canada dans l’échelle de développement humain du PNUD, conçue à l’origine pour mesurer le niveau de développement des pays du Tiers-Monde.«On est plus discret quant au dixième rang du Canada selon l'indice de pauvreté des Nations unies, de rappeler le juriste.Et la situation se dégrade.» Une signature à respecter Mais de quoi accuse-t-on au juste le Canada?De ne pas totalement respecter sa signature apposée aux dernières pages du pacte relatif aux droits civils et politiques et du pacte relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.«Dans son dernier rapport, le comité des droits de l’homme de l’ONU, chargé de faire respecter le traité sur les droits civils et politiques, a critiqué le Canada sur ses pratiques d’expulsion de personnes de son territoire», souligne M.Leuprecht.D’ailleurs, à son avis, le Canada ne devrait pas s’enorgueillir de déporter aux Etats-Unis des Américains qui risquent la peine capitale et de longues années d'attente dans les couloirs de la mort des pénitenciers.Toutefois, c’est du côté des droits sociaux que la performance canadienne bat vraiment de l’aile.«Les Nations unies ont dénoncé la progression de la pauvreté, du nombre de sans-abri et, plus particulièrement, la situation désastreuse des autochtones au Canada.» Et les provinces ne trouvent pas plus grâce à ses yeux.Et de citer la réponse du représentant du Québec à une question du comité sur les droits économiques, sociaux et culturels sur l’explosion de toutes ses banques alimentaires au Québec.«Il a répondu que cela démontrait le dynamisme de la société civile au Québec.» Mais au delà de ces condamnations de l’ONU, ce qui préoccupe le professeur Leuprecht est la position archaïque canadienne concernant la relation entre droit international et droit interne, une position qui se reflète dans le peu de référence au droit international dans les jugements de notre magistrature.«Sans vouloir tomber dans le juridisme, disons que le Canada reprend la tradition anglo-saxonne selon laquelle le droit international n’est traduit en droit interne que par l’intermédiaire de législations nationales», explique-t-il.Or voilà où le bât blesse, poursuit Peter Leuprecht, le Canada est à ce point convaincu que tout le contenu des traités qu’il signe est déjà présent dans ses lois que le Parlement ne se donne pas le peine de les voter.Tandis qu’en Europe, le droit international est intégré automatiquement au droit interne.Et gare aux pays récalcitrants: ils risquent de se voir contraints d’amender leurs lois par les organes judiciaires européens.Au Canada, ce n’est certes pas demain la veille que la population acceptera de se voir dicter une ligne de conduite par la Cour interaméricaine des droits de l’homme.Au Canada anglais, on ne cesse de vilipender le gouvernement des juges depuis que ces derniers doivent veiller à l’adéquation des lois avec la fameuse Charte des droits de 1982, laquelle «est arrivée relativement tard».Ainsi, la souveraineté du Parlement, voire du peuple, serait contrecarrée par les juges.Une attitude «ringarde», ne cesse de dénoncer Peter Leuprecht, et inquiétante de surcroît.«La démocratie, c’est quelque chose de très complexe, [.] la souveraineté du Parlement ne peut être absolue.» Il en va de l’indépendance et Franchir les frontières A priori, rien ne destinait Peter Leuprecht, Autrichien de naissance, à devenir doyen de la faculté de droit de l’université McGill.Entré au début des années 60 au Conseil de l’Europe, dont il devint en 1980 directeur des droits humains, sa nomination en 1993 au poste d’adjoint au secrétaire général de l’organisation européenne aurait dû constituer l’aboutissement normal d’une brillante carrière.C’était ne pas compter sur l’indépendance d’esprit de M.Leuprecht et sa capacité de faire fi des conventions.«Je ne me suis jamais considéré comme un diplomate, tient-il à préciser.(.) Au contraire, j’ai toujours aimé le franc-parler.» Pour preuve, il démissionna en 1997 pour protester contre la décision du Conseil de l’Europe de diluer ses normes afin de faciliter la venue en son sein des pays de l’Europe de l’Est; l’acceptation de la Russie et de la Croatie fut la goutte qui fit déborder le vase.Explications: «Le Conseil a été conçu avant même la fin de la guerre [la Deuxième Guerre mondiale] comme une communauté de valeurs: la démocratie pluraliste, la prééminence de l’État de droit et les droits de la personne.» A ses yeux, le Conseil de l’Europe agit comme la conscience de l’Europe; accepter la Russie, alors en pleine guerre avec la Tchétchénie, et la Croatie violant les droits fondamentaux de ses minorités constituait un dangereux précédent.A la suite de ce geste d’éclat, qui fut souligné par les médias européens, les çffres d’emploi en provenance de l’Europe et des Etats-Unis affluèrent sur son bureau.A la surprise du Canada, il accepta l’offre de venir enseigner le droit à l’UQAM et à McGill tout en agissant comme consultant auprès du ministère de la Justice du Canada.«Je suis curieux de nature, malgré mon âge, et je suis quelqu’un qui aime franchir les frontières.Et non seulement les frontières entre les pays mais les autres frontières, c'est une chose qui m’a intéressé à Montréal.» Ses va-et-vient entre Montréal et Ottawa, entre l’UQAM et l’université McGill ont fait de lui un témoin privilégié de nos sempiternelles querelles à saveur identitaire.Aux yeux de cet Européen, nous avons tendance au Canada à exagérer les problèmes que pose le bilinguisme alors que «la Suisse fonctionne très bien avec quatre langues officielles».«Je suis linguistiquement neutre, ce qui est relativement rare ici; je perçois cela comme un grand avantage.(.) Pour être franc, ce qui me frappe surtout dans cette ville de Montréal, c’est la force des frontières qui existent dans la société, lesquelles sont souvent invisibles.Puisque je suis un franchisseur de frontières, je tente également de les franchir elles aussi.» L’an prochain, le doyen de la faculté de droit de McGill continuera de donner un cours à l’UQAM! Une première.L.L.de la crédibilité du système judiciaire, soutient-il avec force.Mais loin de lui l’idée d’écarter toute critique au régime des droits de la personne.Cet homme de gauche ne «prend pas au sérieux ces critiques qui sont d'inspiration idéologique», c’est-à-dire cette idéologie panéconomique où l’État minimal devient à la remorque du marché.«Mais, par contre, je prends au sérieux certaines critiques.(.) Je crois que ce qui fait du tort aux droits de la personne, c’est une conception souvent très égoïste, revendicative et individualiste qu’on a de ces droits dans les sociétés occidentales.C’est une critique que formule, entre autres, Charles Taylor.Ce dernier nous dit qu’avec cette approche, notre société devient de plus en plus une société de litiges, c’est-à-dire une société dans laquelle chacun se bat pour son droit.» Résultat la dimension collective des droits se trouve évacuée.«On oublie beaucoup trop que les droits de la personne ne sont pas seulement les droits de chacun et de chacune d’entre nous mais aussi, et surtout, les droits des autres.» Et de donner en exemple la question de l’équité salariale, qui est devenue l’objet d’une lutte syndicale pour certains groupes de travailleurs et non point pour l’ensemble de la société.Une référence Mais au delà des inévitables ratés dans l’édification d’un système de protection des droits de la personne, il n’en demeure pas moins que ces derniers sont (Jeve-nus une référence en fonction de laquelle les États sont évalués, alors qu’il n’y a pas longtemps les facteurs économique et militaire déterminaient le degré de civilisation d’un pays.Toutefois, pas question pour le professeur Leuprecht de reprendre à son compte la conception selon laquelle les droits de l’homme occuperaient le vacuum créé par la perte des idéaux qu’incarnaient la religion et la tradition.Les droits de la personne ne sont pas une nouvelle idéologie.«Je vois dans les droits de la personne une forte dimension éthique, c’est-à-dire que les droits de la personne opposent une exigence éthique à une vision utilitariste du pouvoir.Je crois que ceux qui détiennent le pouvoir, même dans nos pays, sont toujours tentés d’en abuser.Le sens des droits de la personne, c’est de baliser, de contrôler l'exercice du pouvoir, d’atténuer la violence du pouvoir.» Peter Leuprecht ne tient pas un discours alarmiste sur la situation des droits de la personne au Canada, nous vivons bel et bien dans un État de droit et le Canada a à son crédit de remarquables réalisations; ne mentionnons que son rôle dans le récent traité sur les mines antipersonnel et la prochaine création de la Cour criminelle internationale.«Malgré la pauvreté, dans l'ensemble, les Canadiens et les Québécois font partie des enfants gâtés de l’Humanité.Mais il serait dangereux qu’ils deviennent blasés.» Il aime se référer à un ami autrichien, un opposant politique aux nazis qui a connu la prison et l’exil.«U me disait: ‘Tu sais, la liberté des droits de la personne, c'est comme l'air qu’on respire: lorsqu’on ne les a plus, on réalise à quel point ils sont d’une importance vitale.C’est pour cela qu’il faut être très vigilant, qu'il faut résister à tout début de dérive."» Peter Leuprecht a toujours aimé le franc-parler.C a h > LE DEVOIR, LE LUNDI 26 JUILLET 19 9 1) B 2 LE DEVOIR ?- ECONOMIE Cette semaine à la Bourse Semaine du 25 au 31 juillet 1999 Calendrier économique Canadien Statistique économique publiée Date Heure Indice des prix des matières brutes -juin 29 juillet 8 h 30 Indice des prix des produits industriels - juin 29 juillet 8 h 30 Produit intérieur brut - mai 30 juillet 8 h 30 Américain Statistique économique publiée Date Heure Revente immobilière-juin 26 juillet lOhOO Confiance des consommateurs - juillet 27 juillet lOhOO Commandes des biens durables - juin 28 juillet ' 8 h 30 Réclamations pour pertes d'emploi - semaine du 24 juillet 29 juillet 8 h 30 Indice des coûts de l’emploi - 99T2 29 juillet 8 h 30 Produit intérieur brut - 99T2 29 juillet 8 h 30 Revenu personnel - juin 30 juillet 8 h 30 Dépenses personnelles de consommation - juin 30 juillet 8 h 30 Ventes de maisons neuves - juin 30 juillet 10 h 00 Assemblées des actionnaires Société Date Heure Lieu Type Au Québec : Telescene Inc.(Le Groupe film) 28 juillet 9 h 30 Montréal A J.A.G.Ltée (Les Mines) 29 juillet 13 h 30 Montréal AE Orbite V.S.P.A.inc.(Exploration) 29 juillet 10 h 00 Montréal AG Pro-Or Inc.(Ressources minières) 29 juillet 9 h 00 Montréal AGE Ailleurs : Newkidco International Inc.26 juillet 15 h 00 Toronto AS O&Y Properties Corporation 27 juillet 11 h 00 Toronto AS Eaton Limitée (La Compagnie T.) 29 juillet 10 h 30 Toronto A Globelle Corporation 29 juillet 10 h 00 Toronto S MCM Split Share Corp.29 juillet 10 h 00 Toronto S Mitel S.C.C.29 juillet 10 h 30 Kanata AG Abcr Resources Ltd.30 juillet lOhOO Toronto AG William Resources Inc.30 juillet 10 h 00 Toronto A : annuelle; H : extraordinaire; G : générale; S : spéciale Émission de bons et droits de souscription Compagnie Modalités Expiration Ico Global Communications Holdings 1 droit par act.ord.détenue au 27 juil.; 1 droit + 5 S US pour 1 act.ord.27 juil.AMF Bowling Inc.0,4698 droit par act.ord.détenue; I droit + 5 S US pour 1 act.ord.d’AMF 28 juil.Sofame Technologies Inc.1 droit par act.ord.détenue, 2 droits + 0,15 S pour 1 act.ord.de Sofame 30 juil.Expiration de bons ou droits de souscription, SPEC et PEAC Compagnie Pour obtenir une action Trizec Hahn Corporation I bon sous.+14,14 $ pour 0,58 act.à droit de vote subalterne de Trizec Expiration Golden Trend Petroleum 1 bon sous.+ 1 S pour 1 act.cat.A de Golden 26 juil.30 juil.Divisions d’actions, regroupements Compagnie Ratio Clflture des registres Jones Pharma Incorporated 3 pour 2 26 juillet Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) Compagnie Modalités Expiration Marcam Solutions Inc.7,50 S US par act.ord.de Marcam détenue à venir Spectran Corp.9 S US par act.ord.de Spectran à venir Strategie Value Corp.3,30 S par nouvelle act.ord.cat.A de Strategie à venir Banque de développement du Cda billet du 25 juil.99 reporté au 25 juil.00 25 juil.Banque Toronto-Dominion è échéance reportable et taux croissant 28 juil.99 reporté au 28 juil.00 28 juil.CIBC billet à taux croissant i échéance reportable 29 juil.99 reporté au 29 juil.00 29 juil.Prov.de l'Alberta rembour.obligatoire sur 8,16 % billet à intérêts composés 29 juil.08 29 juil.BCE Inc.rembour.obligatoire sur 5,55 % 4 sept.01 et série 8, 8,95 % 1" avril 02 30 juil.CIBC rembour.obligatoire de 7 % 30 juil.01 à 100 % du capital 30 juil.Hypothèques Trustco Canada billet du 30 juil.99 reporté au 30 juil.00 30 juil.Fusions et acquisitions Acquéreur Compagnie cible Offre (ou choix) Expiration Cyprux Amax Minerals Co.Asarco Inc.fusion, 1) 0,765 act.ord.de Newco par act.ord.de Cyprus; 2) 1 act.ord.de Newco par act.ord.d'Asarco à venir Egghead.com Inc.Onsale Inc.1 act.ord.d'Egghead.com par 0,565 act.ord.de Onsale à venir HNA Holdings Inc.Celanese Canada Inc 27,25 S par act.soumise à venir Jevic Transportation Yellow Corp 14 S US par act.ord.de Jevic détenue à venir MacKenzie Patterson Interstate Hotels Corporation 2 S moins les dist.payées après le 19 juin 25 juil.SCH Holdings Corp.Coach USA Inc.42 S US par act.soumise 26 juil.UTI Energy Corp.Norton Drilling Co.0,26315790 act.ord.de UTI par act.ord.de Norton assemblée le 26 juil.Bioniche Inc.et Renaissance Life Sciences Inc.Vetrepharm Anima Health Inc.fusion sour Bioniche Life Sciences, 0,20 act.ord.de Newco par act.ord.de Bioniche; 1124,6 act.ord.de Newco par act.ord.de Renaissance; 1 act.priv.série 1 de Newco par act.spéciale cat.A de Renaissance; 0,726 act.ord.de Newco par act.ord.de Vetrepharm assemblée le 27 juil.Precision Drilling Computalog Ltd 9 S ou 0,38 act.ord.de Precision par act.ord.de Computalog 27 juil.Comp Acquisition Corp.Data Processing Resources Corp.24 S US par act.ord.de Date 28 juil.James Richardson International Ltd.Canbra Foods Ltd.23 î par act.ord.de Canbra soumise 28 juil.OMV Australia Pty Cultus Petroleum NI 0,76 S par act.ord.soumise 28 juil.Titan Acquisitions Ltd.International Comfort Products 11,75 S US ou CA par act.ord.d'international soumise 28 juil.TRC Capital Corp.Toromont Industries 16,10 S par act.ord.de Toromont 28 juil.United Technologies Corp.International Comfort Products 11,75 S US par act.ord.d’international 28 juil.Suez Lyonnaise des eaux Nalco Chemical Company 53 S US par act.ord.de Nalco 30 juil.S&A Partners Asia Pulp & Paper Company Ltd.1,93 S US par bon sous, moins les dist.d’intérêts et capital versées après le 1" juin 30 juil.Canadian Destination Properties Inc.Alberta Hotels & Resorts Inc.fusion, 1 act.ord.de Newco par 5 act.ord.d’Alberta; 0,97 act.ord.de Newco par act.ord.de Canadian fin juil.act.: action add.: additionnel anc.: anciennes cat.: catégorie dist.: distribution Abréviations : div.: dividende ord.: ordinaire priv.: privilégiée rcmbour.: remboursement sous.: souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », part de fiducie Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi.Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tasse Tassé & Associés, Limitée Pour favoriser l’émergence d’une nouvelle relève Des franchises en agriculture Une expérience est en cours sur 16 fermes au Saguenay—Lac-Saint-Jean CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Est-ce que la méthode Jean Coutu peut s’appliquer et réussir dans la production agricole?La question peut paraître bizarre, drôle même.Et pourtant, non seulement certaines personnes se la posent, mais elles sont même en train d’en faire l’expérimentation sur le terrain au Saguenay— Lac-Saint-Jean.En mai dernier, on annonçait la mise sur pied de 16 fermes franchisées dans des zones agricoles dévitalisées afin de faciliter l’accès à la propriété d’exploitations agricoles.A l’origine de ce projet, il y a le groupe Epillet, un organisme à but non lucratif dont les membres fondateurs sont Solidarité rurale, la Fédération régionale de l’Union des producteurs agricoles et la Fédération des caisses populaires Desjardins du Saguenay— Lac-Saint-Jean.Carol Malenfant, un ex-directeur de CLSC et MBA, occupe la fonction de directeur général.Pour l’heure, il s’agit d’une expérience-pilote à laquelle Rémi Trudel, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MA-PAQ), a donné son aval concrètement avec une garantie de prêt de 900 000 $.«Un tel projet permettra de vérifier si l’application de règles strictes sur le plan de l’encadrement, de la régie et de l’utilisation de nouvelles techniques favorise une productivité plus élevée», précise le ministre.Il semble cependant que le MA-PAQ ait beaucoup hésité avant d’appuyer ce projet retenu lors du Sommet sur l’économie et l’empl,oi de 1996.M.Malenfant, qui parle d’Epillet avec passion, reconnaît que cette initiative est contestée en certains milieux, surtout que les 16 fermes auront comme propriétaires des producteurs agricoles non professionnels.Certains seront des ouvriers spécialisés, d’autres auront été recrutés parmi des chômeurs et assistés sociaux, alors que le dernier tiers du groupe sera composé d’agriculteurs qui, jusque-là, ne pratiquaient ce métier qu’à temps partiel.Pour la survie Il est indéniable que les promoteurs d’Epillet sortent des sentiers battus à plus d’un égard, mais ils posent une question fondamentale pour la survie du monde rural et d’une agriculture qui ne soit pas nécessairement industrielle: y a-t-il moyen de s’installer en agriculture autrement que de façon traditionnelle et d’assurer la pérennité et la rentabilité de cette activité?Trois personnes se sont mises à réfléchir ensemble sur cette question: Jacques Proulx, président de Solidarité rurale et ex-président de l’Union des producteurs agricoles; Benoît Harvey, président de l’UPA régionale Répartition de II relève Identifiée et non Identifiée par rapport aux besoin» de relève pour les années 1993,1995 et 1997 5000 4000 3000 2000 1000 70% 72% 1993 au Saguenay—Lac-Saint-Jean et Carol Malenfant.Il aura fallu, quatre ans pour élaborer le projet Epillet.Tous trois avaient en commun une solide expertise du monde agricole.Ils ont imaginé une formule copiée sur le modèle appliqué dans le commerce, celle de la franchise, telle que pratiqué,e dans les pharmacies Jean Coutu.Epillet, un organisme à but non lucratif, devient donc le franchiseur chargé d’encadrer les producteurs sur le plan technique et d’assurer éventuellement la mise en marché du produit.Cette formule joue en quelque sorte le rôle d’incubateur d’entreprise tout en assurant des services de formation et de conseiller.Dans le choix des candidats à la propriété de ces fermes, M.Malenfant a procédé à des entrevues avec 100 familles.Pourquoi 16 fermes?On en est arrivé à ce chiffre par déduction en partant du montant global que le MA-PAQ était disposé à garantir sur les prêts que devraient contracter ces nouveaux agriculteurs.Pour lancer le projet, on mise sur un capital de risque de 500 000 $ dont 40 %, soit 200 000 $ provient du Fonds de coopération Desjardins.Le mouvement Desjardins devient donc un actionnaire privilégié dans le projet et la Fédération des caisses du Saguenay—Lac-Saint-Jean est son mandataire.Au fait, a-t-on précisé, Desjardins est la seule institution financière qui a voulu s’impliquer dans Epillet Le reste du capital de risque provient de l’appui des gouvernements de Québec et d’Ottawa en vertu de programmes existant sous forme de garantie de prêts ou autrement En production ovine Les initiateurs du projet ont tout naturellement opté pour la production ovine parce qu’ils connaissent fort bien ce domaine.Jacques Proulx est un producteur spécialisé dans le mouton; M.Harvey est également très familier avec cette production et M.Malenfant est copropriétaire d’une La production a doublé au cours des 15 dernières années d* affaires RELAIS & CHATEAUX L4 FINE FLEUR DES MAtTRES HÔTELIERS LAURENTIDES SAINTE-ADELE HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d’Or du Québec en 1998* et *America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tél.sans frais de Mtl: 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTEREGIE SAINT-M ARC-SUR-LE-RICHELI EU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n'a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURENTIDES H O T E ^Manoir c Saint-oauveur SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS MANOIR SAINT-SAUVEUR Hôtel de villégiature «4 étoiles», situé au cœur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires; à partir de 60$/pers./nuit, occ.double, ind.petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, (rais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 ferme ovine avec son père.Il y a aussi d’autres motifs.L’agneau n’est pas une production contingentée et en conséquence on n’a pas à faire d’abord l’acquisition de quotas.Il y a en plus l’argument que l’agneau frais est considéré comme «un créneau porteur».Il y a 15 ans, les producteurs québécois avait une part de 20 % du marché domestique.Aujourd’hui bien que leur part ait été ramenée à 18 %, la production a doublé au cours de cette même période.Les prix Toutefois, il ne suffit pas de produire des agneaux, encore faut-il pouvoir les vendre à prix compétitifs tout en dépassant le seuil de la rentabilité.Epillet se chargera de la mise en marché.Pour que ces 16 fermes puissent atteindre la rentabilité, les concepteurs du projet ont adopté pour hypothèse de base un prix de vente qui serait équivalent au prix moyen de l’agneau vendu depuis cinq ans à l’encan de Saint-Hyacinthe.Avec un tel prix, les fermes devraient être rentables.En fait, ce prix moyen des cinq dernières années fut de 135 à 140 $ pour une carcasse d’agneau lourd, soit d’environ 45 kg et de 90 $ un agneau de lait de 18 kg.Or, les prix actuels sont de 150 $ pour l’agneau lourd et de 100 $ pour l’agneau de lait.La conjoncture paraît bonne pour ces 16 nouveaux producteurs ovins du Saguenay—Lac-Saint-Jean, mais il ne faut rien tenir pour acquis puisqu’il peut y avoir des fluctuations de prix dans toutes les denrées agricoles, y compris l’agneau.D’ailleurs, M.Malenfant fait valoir qu’Épillet appliquera un concept de mutualité dans le paiement des producteurs, qui recevront de semaine en semaine un revenu stable avec des ajustements aux sue mois en fonction des prix du marché.«Ça lisse le risque», explique-t-il.Un autre critère établi en vue de la rentabilité porte sur le nombre d’agneaux produits dans une année.Epillet pense que ces producteurs non professionnels pourront, en étant bien encadrés, obtenir trois agneaux par brebis par année.Les professionnels réussissent présentement à en produire plus de trois par brebis par année.M.Malenfant se réfère aux expériences vécues chez les producteurs de lait et les intégrateurs dans l’industrie du porc pour établir ses prévisions d’agnelage.Chaque ferme devra avoir un troupeau de 300 brebis pour atteindre le revenu minimal visé.Une autre idée originale pour réduire les coûts de production concerne le partage du travail et par le fait même îes investissements.Habituellement, un producteur ovin professionnel possède tous les appareils mécaniques requis pour la culture en vue de nourrir son troupeau, ce qui requiert des investissements d’au moins 150 000 $.Le projet Epillet comprend la séparation de la culture et de l’élevage.Pour 1995 ¦ Releva non Identifiée ¦ Relève identifiée ta Besoin de relève j 1997 huit éleveurs, il y aura un cultivateur avec lequel les éleveurs sont liés par contrat pour une période de 10 ans et qui doit fournir le fourrage et les céréales pour les troupeaux.Ce cultivateur aura besoin alors d’un parc mécanique de 250 000 $, ce qui représente des coûts beaucoup plus bas par unité de production ovine que si chacun était propriétaire de ses engins.La formule de la franchise offre en outre l’avantage que chacun reste propriétaire de sa ferme, contrairement à la formule de l’intégration où parfois le producteur devient en quelque sorte un salarié pour le compte d’une grande firme d’abattage.Un an D reste tout de même à bien établir si la méthode Jean Coutu va vraiment fonctionner dans la production ovine avec des gens qui au départ ne sont pas des professionnels.«Nous avons un an pour voir si c’est un flop», constate M.Malenfant.Si l’expérience pilote passe le premier test, il faudra trois ans pour établir un rythme de croisière.Au fait, pour qu’ Epillet devienne elle-même une société rentable, elle devrait pouvoir encadrer au moins 60 fermes.Bref, on ne prévoit pas que sa rentabilité survienne avant quatre ou cinq ans, mais elle aura déjà investi un million pour concevoir et mettre en place ce projet En ce qui concerne les 16 nouveaux producteurs ovins, leur implantation représente pour chacun d’entre eux un investissement moyen de 250 000 $ pour l’achat de la terre et d’un troupeau, la rénovation des bâtiments et le paiement de la franchise qui est en principe de 20 000 $, mais ces pionniers bénéficient d’up rabais de 5000 $.Evidemment, aucun d’entre eux ne dispose d’un tel capital.Le montage financier mis en place fait en sorte que le producteur doit investir environ 25 % de cette somme, en comptant son capital personnel et la contribution du fonds de caution.Les caisses populaires accordent un prêt hypothécaire conventionnel qui peut se situer entre 70 000 et 100 000 $.On constate donc que cette initiative a un aspect financier fort important Quoi qu’il en soit, cette démarche suscite de l’intérêt d’abord dans la région où l’expérience a lieu, mais également ailleurs en Estrie, dans le Bas Saint-Laurent et au Témiscamingue.L’expérience pilote prend donc une grande importance, non seulement pour ses promoteurs, mais aussi pour le MAPAQ, qui ne voudrait certainement pas se laisser entraîner par une vague ou une mode à la rentabilité douteuse et qui l’obligerait à d’importants déboursés.Pour l’instant, M.Trudel, le ministre, prend un engagement limité et formule le commentaire suivant: «Le démarrage de 16 nouvelles fermes ovines entraînera une activité économique de plus de deux millions par année, créera 20 nouveaux emplois directs et plusieurs emplois indirects, et favorisera l’intégration de bénéficiaires de l’aide sociale sur le marché du travail».Fermes à vendre CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR En deux ans, les besoins de relève agricole ont presque doublé au Québec, et pourtant le prix moyen des fermes continue lui aussi d’augmenter.En ce qui concerne la valeur marchande des fermes, le prix moyen se situait à 469 000 $ en 1996; l’an passé il atteignait 577 000 $ et il se situe présentement à environ 600 000 $.Ce n’est donc pas n’importe qui n'importe comment qui peut décider un bon matin d’acheter une ferme et l’exploiter de façon rentable.Et pourtant, plus les années passent, plus il y a et y aura de fermes à vendre, comme on le constate en parcourant le plus récent profil de la relève agricole préparé par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.Le principal exploitant de 13 313 entreprises à déjà franchi le cap des 50 ans et il devient plus pressant d’identifier la relève.De façon plus pointue, l’enquête montre qu’en 1997, on comptait 4272 entreprises agricoles ayant exprimé un besoin de relève, ce qui représentait 13,5 % de toutes les fermes du Québec.En 1995, il y avait 1943 propriétaires qui pensaient à la relève, soit seulement 5,5 % de l’ensemble; Sur les 4272 producteurs agricoles qui prévoyaient en 1997 une vente ou un transfert d’ici 2002 de leur ferine, 70 % avaient déjà identifié une personne ou plus pour prendre la relève dans un délai de cinq ans.En revanche, il restait 30 % ou 1262 entreprises qui n’avaient pas encore de VOIR PAGE B 3: FERMES L E D E V (MH, I, E L U N I> I 2 (i .1 V I L I.E T 1 !) !» !» B 3 •ÉCONOMIE- La puissance d’un Airbus! L’automobile L’électronique envahira l’automobile du XXIe siècle PASCALE JUILLIARD AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Radars anti-collision, caméras infrarouges, capteurs de vigilance défaillante: l’automobiliste du XXL siècle sera de plus en plus assisté par l’électronique, avec une batterie de systèmes sophistiqués souvent empruntés à l’aéronautique.«La future voiture haut de gamme de Peugeot, qui sera présentée en septembre, a une puissance de calcul embarqué identique à celle d’un Airbus • A310 de 1982», souligne Pascal He-nault, directeur de la recherche et de l’innovation chez PSA Peugeot Citroën.L’électronique a explosé dans l'automobile ces dernières années, avec une multiplication de calculateurs gérant diverses fonctions (airbags, prétentionneurs de ceintures de sécurité, etc.).Au Japon et aux Etats-Unis, beaucoup d’automobilistes disposent déjà d’un ordinateur équipé d’Internet.En Europe aussi, il sera possible tout prochainement d’entendre ses fax et de dicter ses courriels dans sa voiture.Le conducteur peut aussi être secouru rapidement grâce à la téléassistance, si la voiture est équipée d’un téléphone et d’une antenne GPS (positionnement par satellite), péjà appliqué en Allemagne et aux Etats-Unis, ce procédé a fait son arrivée en France avec le système Odysline développé par Renault et Motorola: il suffit d’appuyer sur un bouton du tableau de bord pour appeler dépanneuse ou médecin, la voiture étant localisée automatiquement Des systèmes de navigation qui guident le conducteur, grâce à des indications vocales ou visuelles affi-’'fchées sur un petit écran du tableau de ¦bord, sont disponibles en option sur la plupart des voitures haut de gam-' me.Outre le GPS, il faut un cédérom comprenant la cartographie d’un pays, et un calculateur d’itinéraire.Ce système, proposé pour la première fois en Europe sur une petite voiture, la 206, par Peugeot et Siemens, est évidemment appelé à se démocratiser.Alors qu’il choisit actuellement la Iplus courte route entre deux points ¦ ' donnés, il va se perfectionner dans les .prochaines années en détectant bou-chons et accidents, lorsque les infrastructures permettant d’acheminer ce Type d’informations seront en place.q, Plus à venir : ¦ ¦ - i À l’étude, un affichage «tête haute» permet de lire certains renseigne-‘ments sans quitter la route des yeux.' Une image virtuelle projetée à travers ‘ le I pare-brise semble se situer ,l.'quelques mètres devant celui-ci, un dispositif emprunté aux avions de ^chasse.oPour améliorer la sécurité, les ra-vdars anti-collision devraient se multiplier.Proposé depuis quelques mois ‘.sur la nouvelle Mercedes Classe S ! sbus le nom de Distronic, un régula-> leur de vitesse maintient automati-< quement une distance de sécurité .avec le véhicule qui précède.La futu-1 ¦ re génération pourra déceler un obs-'tacle fixe sur la voie, dans des conditions atmosphériques difficiles.Des radars installés dans les portières pourront aussi détecter une voiture .approchant à grande vitesse et déclencher les airbags latéraux avant •même le choc.:)n; Le programme européen Urban : Drive Control, qui réunit plusieurs constructeurs, vise à adapter la vi-• tesse du véhicule dans les agglomérations en fonction du danger, en le ARCHIVES LE DEVOIR v Cf V'tiKLJ Mi JÊm Pas de danger: bientôt, les voitures seront équipées de capteurs d’hypovigilance.ralentissant par exemple aux sorties d’école ou aux carrefours, grâce à un système de communication entre la voiture et les panneaux de signalisation.Pour améliorer la vision du conducteur, en cas de brouillard, la nuit ou pour éviter l’éblouissement lors des croisements de véhicules, les constructeurs étudient l’utilisation d’une caméra thermique ou à infrarouge.Placée à l’avant, elle transmettra une information au conducteur, sur un écran situé dans son axe de vision.General Motors annonce la prochaine sortie d’un système de caméra infrarouge, en option sur la Cadillac 2000.L’adaptation des faisceaux de phares en fonction de l’angle des virages est également envisagée.Pour éviter l’endormissement au volant, les chercheurs sont en train de mettre au point des capteurs d’hypovigilance.Il est en effet possible de caractériser un état de conduite, propre à chaque conducteur, et de le mémoriser.L’analyse entre la conduite observée et celle qui est mémorisée doit permettre de détecter toute variation, notamment consécutive à une baisse de vigilance, et d’alerter le conducteur pour éviter l’accident Si certains dispositifs à l’étude semblent tout droit sortis des films d’espionnage, comme l’ouverture par reconnaissance des empreintes digitales qui sert aussi d’antivol, d’autres évoquent carrément la science-fiction.C’est le cas des autoroutes automatiques où le conducteur pourrait rouler en convoi en se croisant les,bras.Lors de démonstrations aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, des véhicules ont ainsi été guidés par des aimants noyés dans la chaussée, tandis que des radars maintenaient entre eux une distance constante.Ceci demanderait évidemment un équipement très coûteux des autoroutes.Un objet de passion devenu indispensable PASCALE JUILLIARD AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — L’automobile a connu un formidable essor à travers le XX' siècle, un objet de passion se transformant en élément indispensable de la vie courante, sans pouvoir éviter un certain retour de bâton.La toute première automobile est une invention d’un officier de l’armée française, qui crée à la fin du XVIII' siècle le premier véhicule capable de se déplacer sur terre autrement qu’en étant tracté par un animal, raconte Serge Bellu dans Histoire Mondiale de l’automobile (Flammarion).Ce «chariot à feu» conçu par Nicolas-Joseph Cugnot est destiné à tracter les canons, et il est mû par la vapeur.Sa chaudière, trop petite, ne peut cependant fonctionner qu’un quart d’heure.Il faudra attendre l’orée du XX' siècle, peu après l’invention du moteur à explosion par Etienne Lenoir, pour voir commercialisée la première voiture, en 1891 en France, par René Panhard et Emile Levassor.La première «exposition internationale de l’automobile» a lieu en 1898 à Paris, car l’industrie automobile française est alors dominante: sur près de 900 constructeurs en Europe, plus de 600 sont en France, grâce au dynamisme d’hommes tels qu’Armand Peugeot, Albert de Dion ou Louis Renault.Selon la revue Scientific American, il y avait en décembre 1899 seulement 688 voitures circulant aux Etats-Unis, contre 6546 en France, 412 en Grande-Bretagne et 434 en Allemagne.Giovanni Agnelli fonde en 1899 la Fabbrica Italiana Automobili Torino (FIAT), tandis qu’en Angleterre, Charles Stewart Rolls s’associe en 1906 à Frederick Henry Royce.C’est l’époque des courses de ville à ville en Europe, et du premier «grand prix» qui a lieu près du Mans en 1906.Les États-Unis se rattrapent Les Américains rattrapent leur retard, avec sles Cadillac, Buick, Chevrolet, tandis qu’Henry Ford instaure le travail à la chaîne dans ses usines.Après la Première Guerre mondiale, la démocratisation débute.André Citroën s’oriente vers le modèle unique et la production en masse.La Citroën 10 HP, roulant à 65 km/h, se présente en 1919 comme la «première voiture française produite en grande série».Avec les années folles, la femme s’émancipe.Greta Garbo ou Joséphine Baker sont photographiées au volant.Bu-gatti, Delage, Hispano-Suiza rivalisent dans le luxe, sortant des voitures extravagantes.C’est aussi l’époque des aventuriers et des expéditions en Afrique et en Asie, telles la Traversée du Sahara puis la «croisière jaqne».Mais aux Etats-Unis, l’automobile est frappée par la crise de 1929.La production tombe de 3,5 millions d’exemplaires en 1930 à 1,5 million en 1932, et les répercussions du krach se font sentir en Europe.Des deux côtés de l’Atlantique, les constructeurs renouvellent leur offre pour stimuler la consommation, Citroën lançant la Traction Avant en 1934.La notion de «voiture populaire» se développe en Allemagne, où Hitler somme Ferdinand Porsche de réaliser une «voiture du peuple», la future Volkswagen.En Italie, l’ingénieur Dante Giacosa conçoit la Fiat 500 tandis qu’en France, Citroën met au point la 2 CV.Les prototypes sont d’une simplicité extrême: on les démarre avec un lanceur, comme une tondeuse à gazon, et les sièges sont de§ sortes de hamacs.A l’autre bout du monde, les Japonais commencent juste, avec la fondation de Nissan Motor et de Toyota.C’est l’époque des premiers regroupements: Bentley est absorbé par Rolls-Royce, Delage par Dela-haye.Après la deuxième guerre mondiale, Renault sort la 4 CV, Simca l’Aron-de et Peugeot la 403 en 1955.Puis sont lancées en France la Renault 4, la Dauphine, la Simca 1000, la DS.Les constructeurs allemand Mercedes-Benz, italien Alfa Romeo, anglais Jaguar sortent des modèles sportifs, le suédois Volvo commence à exporter, les Américains innovent.L’automobile, instrument de liberté, se fait une place au soleil dans la société de consommation, avec cependant des à-coups pendant les chocs pétroliers de 1973 et 1979.En 1980, le Japon devient premier, producteur mondial à la place des Etats-Unis, et trouve une parade aux quotas d’importations de voitures japonaises en installant des usines en Europe et aux Etats-Unis.Mais l’Asie est aujourd’hui frappée à son tour par la crise, et les difficultés financières de Nissan l’ont récemment conduit à s’allier à Renault, après les fusions de BMW et Rover, Volkswagen et Bentley, Daimler-Benz et Chrysler, Ford et Volvo Cars.L’essor de l’automobile n’est pas sans poser de problèmes, notamment en matière de sécurité routière.Ceux-ci ont mené notamment à l’instauration des limitations de vitesse, et incitent les constructeurs à mettre au point de nouveaux équipements (airbags, etc).Pour pallier la pollution automobile, notamment en ville, ils travaillent aussi sur des moteurs moins polluants et sur des véhicules plus «propres», tels que les voitures hybrides qui fonctionnent à l’essence sur route et à l’électricité en milieu urbain.Le bogue de l’an 2000 selon Washington Fort risque de pannes Washington (AFP) — Les risques de pannes dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des transports, provoquées par le bogue informatique de l’an 2000, sont «moyens ou élevés» dans la moitié des 160 pays examinés, affirme qn récent rapport du département d’Etat américain.Les pays industrialisés sont généralement ceux qui risquent le moins de pâtir du bogue, tandis que les pays en développement et les anciennes républiques soviétiques et les pays d’Europe de l’Est sont les plus exposés, selon le rapport transmis la semaine dernière par le département d’Etat au Congrès.De larges pannes informatiques pourraient se produire au 1" janvier prochain en raison de l’incapacité de certains ordinateurs de différencier l’an 2000 de l’an 1900.Réduction de consommation et de pollution Adieu sales fossiles Le prochain carburant devra être propre FERMES MYRIAM CH AP LAI N-RI O U AGENCE FRANCE-PRESSE Paris (AFP) — Adieu les sales énergies fossiles du passé, les carburants du XXI' siècle seront propres ou ne seront pas.Constructeurs automobiles, chercheurs, ingé-• nieurs et raffineurs sont unis dans un même combat: propulser les voitures sans polluer dans les années , 2000.La pollution de l’air effraie.Dans ¦ les villes, les véhicules en sont les : principaux responsables et des spé-Ucifications techniques très strictes • vont être imposées aux carburants, eàsence comme gazole, et aux moteurs pour la protection de l’environnement en 2000 (Euro 2000) puis en 2005 (programme Auto-oil).Moins .d’oxydes de soufre, de particules, d’oxydes d’azote, de C02, de fumées • noires et d’hydrocarbures «routiers» dans l’atmosphère, tel sera le credo du futur.La réduction de la consommation fait aussi partie de ces recherches car des automobiles moins gourmandes polluent moins.Globale- ment, en Europe, le secteur des transports représente aujourd'hui 20 % de la consommation d’énergie et, au sein de ce secteur, la route détient une part de 83 %.Les constructeurs dépensent déjà des milliards pour prendre en compte ces contraintes de plus en plus sévères: normes Euro 3, sur le vieux continent, «Zéro pollution» en Californie, loi sur l’air et pastille verte en France.De leur côté, les pétroliers planchent sur des carburants plus propres, comme le diesel mélangé avec de l’eau développé par le français Elf Aquitaine pour les poids-lourds et les autobus.Baptisé «Aquazole», ce diesel réduit fortement les émissions polluantes, moyennant une légère perte de puissance.Outre les nouveaux diesels, l’essor attendu de la voiture électrique, qui pèche encore par son manque d’autonomie et le faible nombre de bornes de recharge, du GPL (gaz de pétrole liquéfié), déjà très répandu en Italie, Pays-Bas et Japon —tous les taxis de Tokyo en sont équipés —, et des voitures «hybrides» qui regroupent sous un même capot moteur électrique et à essence, ou formule GPL/essence, le XXL' siècle pourrait voir l’avènement de la pile à combustible.De nombreux constructeurs américains, européens et japonais se livrent une compétition féroce pour produire le premier cette «automo-pile».Le principe, déjà utilisé dans les fusées, consiste à produire de l’énergie électrique sans combustion grâce à une réaction électro-chimique entre hydrogène et oxygène, tout en ne rejetant que de la vapeur d’eau.Connue depuis le lointain XIXe siècle, son principal défaut est le coût de fabrication et l'encombrement, l’hydrogène, stocké sous for- me liquide, nécessitant de gros réservoirs cryogéniques.Les piles des vols spatiaux réclament des quantités importantes d’or et de platine pour procéder à la réaction.Mais les constructeurs «phos-phorent» pour diminuer les quantités nécessaires.Le groupe germano-américain DaimlerChrysler prépare ainsi des expériences de transports en commun en Islande, Nissan espère pouvoir commercialiser à petite échelle sa voiture «à pile» en 2003.Renault a aussi présenté récemment une voiture expérimentale à traction électrique alimentée par pile à combustible et espère la commercialiser vers 2010.D’autres, comme le canadien Bal-lard, travaillent sur un autre type de pile, la PEM (Proton Exchange Membrane), utilisant du méthanol dont l’hydrogène est extrait par un catalyseur.Son inconvénient est de produire du C02, deux fois moins cependant qu’un moteur à explosion.Son avantage: pouvoir se ravitailler aux pompes à essence au méthanol.La formation SUITE DE LA PAGE B 2 candidats à la relève, et 60 % des propriétaires n’ayant pas de relève avaient 55 ans ou plus en 1997.Comme très souvent la relève se manifeste dans la famille même du propriétaire, on peut croire que les entreprises n’ayant pas trouvé de relève seront éventuellement vendues à des gens qui ne sont pas de la famille.Il semble y avoir un rapport dans une mesure relativement importante entre le chiffre d’affaires de l’entreprise et la relève.Par exemple, 48 % des entreprises ayant identifié une relève ont des revenus supérieurs à 250 000 $, alors que dans le groupe des entreprises sans relève plus de 50 % produisent des revenus supérieurs à 100 000 $.Dans le cas de transfert de propriété à l’intérieur d’une même famille, l’échange se fait souvent progressivement, le fils ou la fille commençant par travailler dans la ferme, puis prenant une petite participation qui augmentera au fil des ans.Le prix de vente sera établi par voie de négociation en retenant comme critères, d’une part, des revenus suffisants pour le père pour la durée de sa retraite et, d’autre part, la capaci- est essentielle té de payer du successeur en fonction évidemment des revenus que la ferme peut générer.Toutefois, l’argent n’est pas le seul facteur à considérer.Comme l’activité agricole fait de plus en plus partie de ce qu’on appelle l’économie du savoir, la formation de la relève devient une condition sine qua non pour la réussite.Le Québec arrive d’ailleurs au dernier rang des provinces canadiennes pour la formation des agriculteurs.Même dans le cas de la relève, il reste beaucoup de progrès à accomplir.Par exemple, en 1997, il y avait encore 11 % de la relève qui n’avait pas de diplôme.Lors du dernier sommet de l’industrie agricole et agroalimentaire, les décideurs se sont entendus sur l’objectif d’augmenter à 40 % en 2005 le nombre de producteurs qui auront acquis une formation régulière de niveau collégial.En 1996, seulement 22,5 % des propriétaires exploitants présentaient un tel niveau de formation.Il y a cependant des signes encourageants puisque, en 1997, 38 % de ceux qui avaient été identifiés comme faisant partie de la relève avaient terminé ou poursuivaient des études collégiales ou universitaires.C’est encore trop peu, mais mieux qu’avant.La pollution de l’air effraie et, dans les villes, les véhicules en sont les principaux responsables Vente de disques sur Internet Portables ?LE~ Sony prend une longueur d’avance NIDAM A B DI LIBÉRATION Dans la course acharnée que se livrent les majors discographiques pour devenir, d’ici Noël, le plus gros ven-< eur de disques sur Internet, Sony a pris une longueur < ’avance.La multinationale japonaise s’est associée avec l’américain Time Warner et vient de racheter CDNow, le plus important magasin on line au monde de vente de musique.Cette opération va permettre aux deux acquéreurs de gagner d’un coup 2,3 millions de clients internautes qui pour l'année 1998 avaient acheté sur CDNow pour 98,5 millions US de disques laser.Cette start-up, qui existe depuis 1994, va fusionner avec Columbia House, filiale commune de Time Warner et Sony spécialisée dans la vente directe de disques laser et de vidéos.Columbia House, avec ses deux millions d’acheteurs sur le réseau, va multiplier par deux sa clientèle en ligne et ajouter 500 000 titres musicaux à son catalogue qui en comporte déjà 15 000.Dans la nouvelle entité, Time Warner et Sony auront chacun 37 % de parts, CDNow conservant 26 % du capital.L’achat de CDNow par Sony a surpris l’industrie de la musique et celui des nouvelles technologies.Les pronostiqueurs attendaient plutôt le japonais sur le terrain de la vente par téléchargement.L’alliance d’un câblo-opérateur comme Time Warner avec Sony pour l’achat de CDNow est en fait une riposte à la venue sur ce terrain du groupe japonais d’électronique de loisirs Matsushita Electric Industrial.Ce dernier a déclaré fin mai une véritable guerre commerciale fratricide en annonçant «une collaboration avec l’opérateur téléphonique américain ATT, les deux grands éditeurs phonographiques BMG Entertainment [groupe Bertelsmann] et Universal Music Group [ces deux derniers représentant plus de 40 % du marché américain du disque] pour étudier les conditions de la distribution de musique sur Internet».L’idée étant de créer une société commune avec un capital de 30 millions de dollars dans laquelle chacun apportera ses compétences: Universal et BMG fourniront le contenu musical, ATT assurera la transmission et la facturation, alors que Matsushita mettra au point un système pour empêcher les copies illégales et un lecteur de poche.Avec de tels alliés, Matsushita espère faire contrepoids à l’accord passé début mai entre Sony et Microsoft.Et aider Universal et BMG, les concurrents de Sony dans l’édition du disque, à se repositionner dans la course à la vente on line.Tout ce beau monde est membre du regroupement de 150 professionnels de la musique et des géants des nouvelles technologies qui a été baptisé en automne Secure Digital Music Initiative (SDMI).Unis jusqu’au printemps pour combattre le piratage musical à l’aide de fichiers MP3 sur le réseau, les Sony, Universal, Matsushita et autres Microsoft sont de nouveau à couteaux tirés pour le contrôle musical d’Internet.L’achat de CDNow en est la preuve.Censure sur Internet Le réseau des réseaux fait encore peur NICOLAS BOURCIER LE MONDE Avec Internet, le mot impossible n’existe pas», dit la banderole.Accrochée en travers d’une rue commerçante d’un faubourg populaire de Tunis, le bout de tissu claque comme une évidence au-dessus de la boutique, un «Publi-net» ouvert depuis quelques mois.Le local est bondé.Sous les affiches à la gloire du président Ben Ali, des jeunes gens attendent qu’un poste se libère, après avoir dûment décliné en entrant leur identité.«Une boîte magique!», s’exclame, enthousiaste, l’un des utilisateurs en gardant l’œil sur l’écran.Pas de censure?«Ce sont des rumeurs.Ici, on peut tout regarder.» Tout, excepté les sites dont l’accès est bloqué par les autorités.Internet n’est pas le même pour tous partout dans le monde.Une bonne demi-douzaine de pays pratiquent la censure politique en utilisant des techniques plus ou moins perfectionnées de filtrage.Exemple: impossible d’accéder aux sites d’Amnesty International et de Human Rights Watch depuis la Chine ou la Tunisie.Un laconique «impossible d’établir la connexion» pour toute explication.En Arabie Saoudite, pays connecté au Réseau depuis janvier, même connexion impossible pour les sites critiques à l’égard du régime.Et le message d’erreur indique, un rien menaçant, que toutes les tentatives de connexion sont enregistrées.«Nous avons les programmes, les logiciels et les machines qui permettent d'empêcher d’entrer toute information susceptible de corrompre nos valeurs et nos traditions», déclarait en 1998 à la presse locale le responsable saoudien du développement du Réseau, Abdurlahman ElAthel.Plus d’un millier de sites tomberaient ainsi sous le coup de la censure.«On ne peut rien prévoir, souligne Eric Goldstein, de Human Rights Watch.Un site bloqué la veille peut réapparaître le lendemain.» Ainsi, depuis quinze jours, l’édition française du site d’Amnesty est devenue accessible en Tunisie.Selon les observateurs internationaux des pratiques d’Internet, les autorités politiques des pays «ouvrent les vannes» de manière épisodique pour repérer les personnes qui se connectent.«Ils font la même chose avec le téléphone», précise l’un d’eux.Une hypothèse toutefois difficile à vérifier.Pour éviter la censure, certains sites protestataires changent d’adresse Internet, même si le procédé est déroutant pour les internautes.C’est le cas de China News Digest, une publication bloquée à plusieurs reprises par les fournisseurs d’accès chinois.Une solution qui reste néanmoins difficilement envisageable pour des sites de stature mondiale tels que celui de la BBC, censuré en Chine depuis novembre 1998.Trois mois avant cette coupure, la chaîne anglaise avait ouvert un service d’information en chinois sur son site.Le réseau des réseaux, qui, en théorie, n’admet pas de frontières, fait donc encore peur.Encore et surtout là où les libertés individuelles sont mises sous conditions.Petit à petit, pourtant, tiraillés entre l’ouvertyre économique et le maintien d’un système répressif, les Etats - Irak et Libye exceptés à notre connaissance - entrouvrent leurs portes.Certes, il est possible de contourner les censeurs en utilisant des astuces comme le cryptage ou les sites-écrans qui permettent de garder l’anonymat.«Les pays qui essaient de contrôler Internet ont bataille perdue, estime Eric Goldstein.Au mieux, ils peuvent ralentir le processus d’ouverture mais ils ne réussiront jamais à maîtriser l’information comme ils l'ont fait auparavant.» Optimiste, mais pas béat.«Un jour peut-être, comme le rêve à voix haute une militante des droits de l’homme du Maghreb, Internet passera par les câbles électriques, par les conduites d’eau, partout!» Le nouvel objet de culte de l’Église Macintosh Le pape ijobs 1er présente son iBook au conclave de New-York MICHEL D U MAIS Recueillez-vous un instant mes frères et sœurs.L’instant est solennel.Le pape s’adresse à la foule de ses fidèles réunis en sa cathédrale new-yorkaise.L’Eglise se porte bien.Les résultats sont probants.Après des temps durs où même les féaux délaissaient la sainte religion, ceux-ci reviennent enfin plus nombreux que jamais, faisant du prosélytisme leur nouvelle profession de foi.La sainte quête a aussi donné les résultats escomptés.C’est plus d’un milliard et demi de dollars américains que celle-ci a rapporté cette année dans ses coffres.Et pourtant, le Saint-Père Steve ijobs 1" nous réserve encore une surprise, pour montrer le droit chemin à la masse des incrédules et des suppôts de Satan et ramener au bercail les brebis égarées.La voici enfin cette révélation, cet instrument d’évangélisation des masses: le nouveau portable d’Apple, le iBook.Les évêques-ingénieurs n’ont pas lési-nés sur les efforts pour attirer de nouveaux fidèles : boîtier translucide à la iMac, décliné en couleurs aguichantes, même design aux formes arrondies, et grande puissance dans un petit format: un microprocesseur G3 cadencé à 300 Mhz.Le prix pour accéder aux portes du paradis?Une obole d’à peine 2399 dollars canadiens vous permettra de mettre la main sur les clés de Saint-Pierre.Avouons-le, il est très beau ce iBook.Outre son cœur qui bat la chamade à cette très rapide fréquence de 300 Mhz, les évêques nous ont concocté un Evangile qui ne saura qu’attirer de nouveaux fidèles: écran couleurs en très haute résolution de douze pouces, modem 56 K intégré, disque dur de 3,2 gigaoctets et mémoire vive de 32 mégaoctets.Il est possible de communier sans l’aide du très saint apôtre Hydro-Québec durant plus de six heures, ce que de nombreux pèlerins faisant le voyage à Saint-Jacques-de-Copipostelle par exemple, apprécieront.Evidemment, pour les hérétiques qui ne sauraient pas ce que veut dire le «i» dans iBook et iMac, sachez que ceci veut dire Internet, la nouvelle liturgie à laquelle tous les fidèles se doivent de communier.Le iBook est donc résolument Internet, et même, grâce à une toute nouvelle technologie appelée Air Port, opiniâtrement sans-filiste.Lors de la grande célébration à New York, Jobs 1" en a fait la dé- Les évêques-ingénieurs n’ont pas lésiné : écran couleurs de douze pouces, modem 56 K intégré, disque dur de 3,2 gigaoctets, mémoire vive de 32 mégaoctets.Et il est possible de communier sans l’aide du très saint apôtre Hydro-Québec PETER MORGAN REUTERS Le Saint-Père Steve Hobs 1" nous réserve encore une surprise pour montrer le droit chemin à la masse des suppôts de Satan et ramener au bercail les brebis égarées.La voici enfin cette révélation, cet instrument d’évangélisation des masses : le nouveau portable d’Apple, le iBook.monstration de façon éloquente.Devant la foule de ses disciples admiratifs, il s’est d’abord branché au site de Disney.Par la suite, comme au cirque, il a passé autour du iBook un cerceau.Plus besoin de fil pour se brancher à Internet.La preuve en était faite, Jobs 1" venait de réaliser un autre miracle.Mais le plus grand miracle selon moi demeure le retour des apôtres-évangéli-sateurs-développeurs de logiciels.Autant ceux-ci avaient cessé toute prière à l’autel du Macintosh, autant maintenant, le grand retour s’annonce des plus prometteurs.Le demi-dieu IBM annonce qu’il portera son logiciel de reconnaissance vocale Via Voice sous MacOs, Connectix nous propose une troisième version de logiciel d’émulation Windows, Virtual PC, les éditeurs de jeux importants «portent» maintenant les jeux les plus populaires de la religion anglo-protestante aux disciples de la pomme multicolore, tout est mis en œuvre pour convaincre l’enfant-prodigue de revenir au bercail.Il est bien connu qu’en ces temps de communications ultra-rapides, posséder son propre réseau de communications pour répandre la bonne nouvelle sur toute la planète est primordial.Le très Saint-Père Jobs 1" l’a bien compris, et l’autre annonce que celui-ci a réservé à ses fidèles fut l’arrivée tant attendu de Quicktime TV, «un réseau de la plus haute qualité pour la vidéo et l'audio basées sur le Web, qui intègre de façon transparente quatre éléments clés: le logiciel primé d’Apple QuickTime 4 Player; le logiciel serveur de lecture en transit de QuickTime; le service de livraison de contenu en lecture en transit développé par les technologies Apple/Akamai; ainsi qu'un contenu impressionnant offert par les plus grands fournisseurs.» Mes frères et sœurs, en vérité en vérité je vous le dis, malgré mon scepticisme, je dois vous confesser que les très récentes encycliques de Jobs 1" me don- ne le goût de revenir communier à l’autel de la Pomme multicolore.A mon humble avis, le chemin de croix douloureux qu’Apple a connu au cours des dernières années est enfin terminé.Il s’agit d’une véritable renaissance pour cette naguère, grande religion.Agenouillez-vous avec moi et prions ensemble pour le salut de la Sainte Pomme et du très Saint-Père Steve Jobs 1".Et veuillez me pardonner, Ô très Saint-Père, d’avoir douté de vous.Pour les fidèles de la sainte Pomme qui n’ont pu être présents à New York, ainsi que pour les athées qui veulent éventuellement se convertir, il est possible de revoir la grande messe qu’à donné Steve Jobs 1" en se branchant à l’adresse suivante: http://www.apple.com/quicktime/showca-se/live/mwny99/.Repentez-vous mes frères et écoutez bien ce que le très Saint-Père a à vous dire.Votre salut en dépend.La cathédrale internet de la Sainte Pomme est toujours située à l’adresse suivante : http://www.apple, com.ExpressVu et le français : pitoyable! J’ai reçu cette semaine par courrier électronique, un envoi d’un lecteur que je me dois de partager avec vous.Il s’agit de captures d’écran des menus en français offerts aux abonnés du service de télédistribution numérique par satellite Express-Vu.Voici par exemple le texte que l’on peut lire sur l’écran de présentation du Téléjournal et du Point : «Le téléjournal: Le point.News.Nouvelles du pays et du monde et débat approfondit sur la nouvelle la plus importante de la journée.» Ou encore, régalez-vous de cette magnifique description du film Dis-moi que je rêve.«Un jeune homme arriéré découvre l’existance d’un interé frère difforme et décide de la sauver.» Si, si, je vous le jure, je n’invente rien.REUTERS Thinks La preuve est faite: Steve Jobs 1" vient de réaliser un autre miracle.Et il y en a d’autres toutes aussi Juteuses.Qu’il suffise simplement de dire qu’ExpressVue appartient à une petite société bien de chez nous, le groupe BCE mieux connu sous le nom de Bell Canada.Sentais-je le rouge de la honte d’afficher sur vos visages, messieurs les dirigeants de BCE et de la division Bell ExpressVu?Oh, you don’t speak french?Sorry.Désolé mon cher monsieur, je crois que vous allez devoir encore endurer cette merde de menu pour encore quelques semaines, le temps que cette petite chronique soit traduite pour nos amis torontois.dutnaisûinilink.net L’évangile informatique selon Umberto Eco Le lecteur du Devoir pardonnera sans nul doute à son humble journaliste de raccourcir sa chronique habituelle pour laisser à Umberto Eco le soin de nous faire part de son interprétation des mouvements techno-religieux.«Ceci n’a pu vous échapper, le monde est aujourd'hui divisé en deux: d’un côté les partisans du Macintosh, de l’autre ceux du PC sous MS-Dos.Eh bien, je suis intimement persuadé que le Mac est catholique et le Dos protestant.Je dirais même plus.Le Mac est catholique contre-réformateur, empreint de la «ratio studio-rum» des Jésuites.Il est convivial, amical, conciliant, il explique pas à pas au fidèle la marche à suivre pour atteindre, sinon le royaume des deux, du moins l'instant final de l'impression du document.Il est catéchistique, l'essence de la révélation est résolue en formules compréhensibles, et en icônes somptueuses.Tout le monde a droit au salut.Le Dos est protestant, voire carrément calviniste.Il prévoit une libre interprétation des Ecritures, requiert des décisions tourmentées, impose une herméneutique subtile, garantit que le salut n'est pas à la portée de tous.Faire marcher le système nécessite un ensemble d’actes personnels interprétatifs du logiciel: seul, loin de la communauté baroque des joyeux drilles, l’utilisateur est enfermé dans son obsession intérieure.On m’objectera que l’arrivée de Windows a rapproché l’univers du Dos de la tolérance contre-réformatrice du Mac.Rien de plus exact.Windows constitue un schisme de type anglican, de somptueuses cérémonies au sein des cathédrales, mais toujours la possibilité de revenir au Dos afin de modifier un tas de choses en se fondant sur d'étranges décisions: tout compte fait, les femmes et les gay pourront accéderait sacerdoce.(1) Naturellement, catholicisme et protestantisme des deux systèmes n’ont rien à voir avec les positions cultu- relles et religieuses des usagers.J’ai découvert l'autre jour que Franco Fortini, poète sévère et tourmenté, ennemi déclaré de la société du spectacle, est un adepte du Mac.Cela dit, il est légitime de se demander si à la longue, au fil du temps, l’emploi d’un système plutôt que d'un autre ne cause pas de profondes modifications intérieures.Peut-on vraiment être à la fois adepte du Dos et catholique traditionaliste?Céline aurait-il écrit avec Word, WordPerfect ou WordStar?Descartes aurait-il programmé en Pascal?Et le langage machine, qui décide de notre destin en sous-main, et pour n'importe quel environnement?Eh, bien, cela relève de l'Ancien Testament, du Talmud et,la Cabale.Ah, encore et toujours le lobby juif! (1) Evidemment, Windows 95-98 — résolument anglo-catholique — vient compliquer aujourd'hui ce panorama théologique.Et aussi, comment aujourd’hui pourrions-nous classifier Linux?Umberto Eco, Comment voyager avec un saumon.Traduit de l’italien par Myriem Bouzalier.Grasset, Paris, 1997 Umberto Eco • ) D1C L E D EVOIR, I.E L U N I) I 2 (> .1 U 1 L L E T I !» !» !» B 5 LE DEVOIR LES SPORTS Grand Prix d’Autriche • .' ' g REUTERS Dès la deuxième courbe, Coulthard tentait de doubler par l’intérieur son coéquipier Hakkinen, heurtait ainsi la roue arrière droite du champion du monde et provoquait le tête-à-queue du Finlandais, contraignant ainsi Hakkinen à repartir.derrière le peloton, en dernière position.Irvine, avec l’aide de.Coulthard La satisfaction du vainqueur était d’autant plus grande que ses chances de vaincre paraissaient infimes hier midi AGENCE FRANCE-PRESSE ET ASSOCIATED PRESS Spielberg — Incroyable mais vrai ! Eddie Irvine (Ferrari) est venu à bout des McLa-ren-Mercedes.Il a remporté le Grand Prix d’Autriche de Formule 1, hier sur l’Al Ring à Spielberg, en devançant David Coulthard et Mijca Hakkinen.A l’arrivée, l’Irlandais pouvait laisser exploser sa joie, jubiler.D’autant que cette victoire, la Ùi , P» REUTERS Au volant de sa Ferrari, le Britannique Eddie Irvine a remporté hier le Grand Prix d'Autriche de Formule 1 sur le circuit de Spielberg.deuxième cette saison et de sa carrière, n’a tenu qu’à un fil, à trois petits dixièmes de seconde d’avance sur Coulthard.«David faisait le pressing derrière moi et j’attendais avec beaucoup d’impatience le drapeau à damier, a lancé Eddie Irvine après l’arrivée, je n'en avais jamais vu d'aussi beau», a souligné le pilote qui, depuis trois saisons, se trouvait dans l’ombre de son coéquipier allemand chez Ferrari.Il avait dû batailler ferme dans les derniers tours pour conserver ce mince avantage.La satisfaction d’Irvine était d’autant plus grande que ses chances de vaincre paraissaient infimes hier midi.Seul un miracle pouvait permettre à Ferrari de s’imposer à McLaren-Mercedes, à Mika Hakkinen.Et ce miracle eut lieu.sous la forme d’un accrochage entre le Finlandais et son coéquipier quelques instants après le départ.«Pied au plancher» Hakkinen, en tête, avait pourtant facilité la tâche de Coulthard afin que ce dernier puissé garder la deuxième place devant Irvine.Mais, dès la deuxième courbe, le Britannique tentait de doubler son coéquipier par l’intérieur, heurtait la roue arrière droite du champion du monde avec sa roue avant gauche, et envoyait et provoquait le tête-à-queue du Finlandais, contraignant ainsi Hakkinen à repartir.derrière le peloton, en dernière position.«Un incident de course», dira Ron Dennis.Cet «incident» devait cependant coûter cher au Finlandais et à McLaren-Mercedes.Si Coulthard avait pu faire illusion avant son ravitaillement (39*‘ tour), menant la course jusque-là, il s’étiolait ensuite, avant de se lancer à la poursuite d’Irvine.trop tardivement Pour Hakkinen, le mal était fait.Obligé de s’engager dans une formidable remontée, d’accumuler les records du tour, le Finlandais ne pouvait plus dès lors espérer qu’une troisième place.Ce qu’il obtenait finalement.«Pendant quelques tours après l’accrochage, la voiture n’était plus confortable à piloter.Et puis je suis reparti pied au plancher et j’ai effectué pas mal de dépassements.C’était super», indiquait le champion du monde.À distance respectable du trio de tête, la lutte a été acharnée pour les places d’honneur.Rubens Barrichello (Stewart-Ford) espérait une quatrième place, son moteur en décidait autrement.Heinz-Harald Frentzen Uordan-Mugen Honda), Alexander Wurz (Benetton-Supertec) et Pedro Diniz (Sauber) allaient en profiter pour rentrer dans les points.«Un cauchemar» C’est certain, sans cet accrochage, Hakkinen aurait été intouchable, hier soir pourtant, il ne conservait plus que deux points d’avance sur Eddie Irvine dans la course au titre mondial (44 contre 42).Le même écart était en faveur de la Scuderia Ferrari sur McLaren-Mercedes chez les constructeurs (74 contre 72).L’absence de Michael Schumacher avait fait craindre un Grand Prix d’Autriche insipide, une fin de championnat ennuyeuse.De nouveaux rebondissements en ont décidé autrement.Et si Irvine et l’équipe italienne comptaient sur Mika Salo, neuvième à un tour dimanche, pour faire échec à Hakkinen et McLaren, l’aide est venue en Autriche de.David Coulthard.«Je me suis excusé.Pour moi, c’est un véritable cauchemar», avouait le coéquipier du champion du monde, meurtri d’avoir commis une «traîtrise» qui pourrait peser lourd au moment du décompte final, au soir de Suzuka le 1" novembre.Une course comme les autres pour Villeneuve PRESSE CANADIENNE Spielberg — Rien de nouveau pour Jacques Villeneuve.Le pilote québécois n’est pas parvenu hier à faire franchir la ligne d’arrivée à sa BAR lors du Grand Prix d’Autriche de Formule 1.Cette fois-ci, Villeneuve a été contraint à l’abandon au 34" tour à cause d’un arbre de transmission défectueux.«Je suis déçu mais il reste encore des courses», a-t-il déclaré.Villeneuve soutient que tout allait bien pour lui lorsqu’il a dû se retirer.«La voiture était facile à piloter et nous avions énormément d’essence lorsque l'arbre de roue a lâché», a-t-il ajouté.Depuis le début de la saison, Villeneuve n’a jamais complété une épreuve.Une situation plutôt gênante pour un ancien champion du monde.Pourtant, cette fois-ci, Villeneuve avait bien commencé sa course.«Le premier tour s’est très bien déroulé.C’était une belle bataille et il y avait pas mal d’action.J’étais content.La lutte avec Ralph Schumacher était belle», a-t-il raconté.Villeneuve s’est ensuite montré prudent lorsque Pedro Diniz (Arrows) et Jean Alesi (Sauber) ont remonté très rapidement dans le peloton.«À ce moment-là, je ne me suis pas battu.De plus, je savais, à la vitesse où ils allaient, qu’ils étaient sur une stratégie de de deux arrêts aux puits.De toute façon, ils allaient tôt ou tard se retrouver derrière.» Malgré cette prudence, Villeneuve a dû revenir aux puits, penaud, après le bris d’un arbre de tranmission.Les malheurs de BAR se sont poursuivis un peu plus tard lorsque Ricardo Zolta a dû lui aussi rentrer aux puits au 631' tour, victime de problèmes d’embrayage.Pirates 6 Expos 1 Cette fois, c’est la relève qui fait défaut MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE Quand ce n’est pas la défensive qui le laisse tomber, c’est la relève qui n’est pas à la hauteur.Mike Thurman doit bien se demander comment il devra s’y prendre pour remporter une autre victoire.Depuis quelques semaines, ses coéquipiers sont ses pires ennemis.Hier, c’est Steve Kline et surtout Anthony Telford qui l’ont abandonné quand les Pirates de Pittsburgh ont marqué cinq fois en septième pour se sauver avec une victoire de 6-1 et remporter la série de trois matches.C’était la 1T défaite des Expos à leurs 13 derniers matchs.Un autre bon match.«Thurman nous a donné un autre bon match.On doit se rappeler qu’il a subi une opération à un genou et il faut lui porter une attention particulière», a dit Felipe Alou qui en était à son 1126' match à la barre des Expos, un record.Thurman, dont la dernière victoire remonte au 22 juin à Atlanta, n’avait permis que quatre coups sûrs avant d’affronter son homologue Jason Schmidt (9-7) après deux retraits en septième.Il a concédé un simple dans la droite.La situation ne semblait nullement catastrophique.Les Expos menaient 1-0 et Kline, le plus fiable des rele-veurs, s’en venait donner un coup de main au jeune droitier.Mais Kline (4-3) n’a effectué qu’un tir et a donné un simple au frappeur gaucher Al Martin.Mais encore là, rien n’était joué.«Nous avions demandé une manche de plus à Thurman, a dit Alou.Schmidt allait être son dernier frappeur de toute façon.» Sauf que l’ami «Tellie» y est allé d’une de ses performances remarquables.D a affronté quatre frappeurs, a cédé quatre simples, un de deux points à Brian Giles, un autre de deux points à Kevin Young, et une erreur de Rondell White lui a coûté un autre point.Copieusement hué Il n’a retiré personne.Quand il a pris le chemin de l’abri, il a été copieusement hué.Rarement avait-on vu des huées aussi pleinement méritées.«Même quand on prend ce qu’on croit être les bonnes décisions, parfois tout s’effondre, a encore dit Alou.Nous n’avons pas été capables de retirer le lanceur dans cette manche et c’est ce qui nous coûté le match.Thurman est déjà un bon lanceur.Il sera à son poste dans cinq jours.Quant à Schmidt, il a excellé.» Thurman, victime de jeux douteux en défensive à ses trois derniers départs, a su s’en tirer en troisième malgré une erreur de deux buts de Shane Andrews.Il a alors forcé Warren Morris à frapper une chandelle pour le troisième retrait quand il y avait deux coureurs en position de marquer.Jeux panaméricains Première grande déception canadienne PRESSE CANADIENNE Winnipeg — Le Canada a vécu hier sa première grande déception des Jeux panaméricains lorsque son équipe masculine de volley-ball s’est inclinée contre la Colombie devant des spectateurs tous stupéfaits.«Nous n’avions pas joué aussi mal depuis longtemps», a reconnu l’entraîneur Garth Pi-schke après avoir vu ses protégés subir une défaite de 19-25, 25-20,18-25,25-22 et 15-10 contre une équipe sensiblement moins puissante, du moins sur papier, «h n’y a pas grand-chose de bon à dire sur notre jeu collectif», a ajouté Pischke.Le Canada, qui a battu cette année les puissances que sont le Brésil et les Pays-Bas, est présentement classé au 10" rang mondial de la discipline.Quant à la Colombie, aux dernières nouvelles, elle occupait le 28'' rang.Le Canada était considéré comme l’un des trois favoris pour monter sur la plus haute marche du podium avec le Brésil et Cuba.Médaille d’or Depuis quelques jours déjà, Joël Bourgeois visualisait dans sa tête sa course du 3000 mètres steeple aux Jeux panaméricains.D s’attendait à une épreuve lente et tactique.Les deux Américains lui ont donné la frousse au départ en imposant un rythme rapide mais l’athlète originaire de Grand-Digue, au Nouveau-Brunswick, a imposé sa loi dans les 300 derniers mètres pour enlever facilement la médaille d’or.Bourgeois, âgé de 28 ans, a couvert la distance en 8 m 35 s 03, soit un chrono beaucoup plus lent que sa meilleure performance personnelle (8 m 20 s 08).Ce frit toutefois suffisant pour devancer l’Américain Francis O’Neill et son coéquipier Jean-Nicolas Duval, de Trois-Rivières.«La course s’est déroulée comme je l’avais visualisée dans mes préparatifs», a précisé Bourgeois, qui réside à Moncton mais qui s’entraîne à Montréal.«Les Américains sont partis plus vite que je l’avais envisagé et j’étais quelque peu inquiet dans le premier tiers de la course.Je ne me sentais pas si bien que ça.Je suis très fatigué en ce moment car il s’agit de ma sixième course en cinq fins de semaine.Je ne voulais pas prendre le risque de partir en fou et d’exploser au deux tiers de la distance.» Bourgeois, qui est demeuré bien sagement derrière les ¦¦ REUTERS Alors que l’équipe canadienne de yoley-ball décevait, Joël Bourgeois, qui s’entraîne à Montréal, remportait l’or au 3000 mètres steeple.deux Américains qui se relayaient en tête pendant la première moitié de la course, a placé une accélération à 300 mètres de l’arrivée et O’Neill a été incapable de le suivre.«Quand je suis parti avec 300 mètres à faire, l’Américain n’a pas offert de résistance.» La fin de la course a été une formalité pour Bourgeois, qui s’était classé sixième aux précédents Jeux panaméricains à Mar del Plate en 1995.Avec éclat Par ailleurs, l’équipe de baseball a entrepris son tournoi avec éclat, remportant une victoire sans équivoque de 164 contre le Brésil.L’équipe féminine de water-polo a remporté une deuxième victoire en deux matchs en défaisant leurs rivales de toujours, les Etats-Unis, par la marque de 8-7.La Montréalaise Johanne Bégin a été la grande vedette du Canada en marquant quatre buts.En hockey sur gazon, les Canadiennes ont blanchi le Mexique par !>0.BASEBALL LIGUE NATIONALE Samedi Pittsburgh 7 Montréal 2 New York 2 Chicago 1 Houston 5 San Diego 2 St.Louis 10 Colorado 2 Cincinnati 7 San Francisco 6 Philadelphie 4 Atlanta 3 Floride 4 Milwaukee 1 Arizona 3 Los Angeles 0 Hier Pittsburgh 6 Montréal 1 Atlanta 5 Philadelphie 4 (10 m) San Diego 2 Houston 5 St.Louis 6 Colorado 4 Milwaukee 3 Floride 4 Cincinnati à San Francisco Chicago à New York Los Angeles en Arizona Aujourd'hui Chicago (Lleber 8-3) à Montréal (D.Smith 1-5), 19h05 Floride (Nunez 4-3) à Philadelphie (Person 4-2), 19h35 Pittsburgh (Cordova 5-4) à New York (Reed 8-3), 19h40 Milwaukee (Karl 7-8) à Atlanta (Maddux 10-6), 19h40 Houston (Elarton 5-3) à Colorado (B.Jones 5-8), 21h05 Arizona (Reynoso 5-1) à San Diego (Hitchcock 9-7), 22h05 St.Louis (Jimenez 5-10) à San Francisco (Ortiz 12-6), 22h05 Cincinnati (Villone 5-3) à Los Angeles (Valdes 8-8), 22h10 Demain Chicago à Montréal, 19h05 Floride à Philadelphie, 19h35 Pittsburgh à New York, 19h40 Milwaukee à Atlanta, 19h40 Houston au Colorado, 21 h05 Arizona à San Diego, 22h05 St.Louis à San Francisco, 22h05 Cincinnati à Los Angeles, 22h10 CLASSEMENT 1 f Section Est G P Moy.Dlff Atlanta 59 41 .590 —• New York 58 41 .586 1/2 Philadelphie 53 44 .546 41/2 Floride 38 60 .388 20; Montréal 35 59 .372 21 Section Centrale Houston 58 40 .592 — Cincinnati 54 41 .568 21/2 St.Louis 49 49 .500 9 Milwaukee 47 49 490 10' Pittsburgh 47 50 .485 101/2 Chicago 46 49 .484 101/2 Section Ouest ’ > Arizona 54 45 .545 San Francisco 53 45 .541 1/2 San Diego 49 48 .505 4 " Colorado 44 53 .454 9 Los Angeles 43 54 .443 10 LIGUE AMERICAINE Samedi Baltimore 8 Anaheim 4 New York 21 Cleveland 1 Boston 11 Detroit 4 Texas 5 Tampa Bay 3 Chicago 6 Toronto 5 Minnesota 10 Seattle 3 Oakland 12 Kansas City 3 Hier Boston 1 Detroit 9 Oakland 11 Kansas City 13 (10 m) Cleveland 1 New York 2 Anaheim 7 Baltimore 8 (11 m) Texas 4 Tampa Bay 3 Toronto 11 Chicago 3 Seattle 4 Minnesota 3 Aujourd'hui Anaheim (Olivares 8-8) .191 9-8 , 1£ -7) ,20h05 i(C à Tampa Bay (Witt 5-6), I9h05 " (Th Detroit (Thompson 9-8) à Cleveland (Burba 7-6), 191 " .16-7 Toronto (Hentgen I h05 à Chicago (Navarro 7-8), Oakland (Hudson 5- 1).à Minnesota (mais 3-3), 20h05 Demain Anaheim à Tampa Bay, 19h05 Boston à Toronto, 19h05 Detroit à Cleveland, 19h05 Texas à Baltimore, 19h35 New York à Chicago, 20h05 Oakland au Minnesota, 20h05 Seattle à Kansas City, 20h05 CLASSEMENT Section Est G P Moy.Dill New York 59 37 .615 — Boston 53 45 .541 7- Toronto 54 46 .540 7 Baltimore 44 53 .454 151/2 Tampa Bay 41 57 .418 19- Section Centrale Cleveland 58 39 .598 —, Chicago 46 49 .484 11 Detroit 41 57 .418 17 T/2 Minnesota 40 56 .417 17172 Kansas City 39 58 .402 19 Section Ouest Texas 57 40 .588 Oakland 50 47 .515 7.Seattle 46 51 .474 11 Anaheim 42 54 .438 141/2 publié le samedi 28 août 1999 J kcultu relie Date de tombée: le vendredi 20 août 1999 le devoir! L E I) E V (HR, L E L l! N 1) I 2 (i .1 U 1 L L E T I !» !» !» Louis Cyr contemporain •Mr*» hÆ RENE MATHIEU LE DEVOIR LE CHAMPIONNAT de l’homme le plus fort du canada a donné lieu cette fin de semaine à Québec à des démonstrations assez musclées de force et de volonté.Notamment celle de Hugo Girard de Gatineau, qui a levé ' ce billot de 245 livres 20 fois en 90 secondes.C’est sur les Plaines d’Abraham, que lui et ses collègues mastodontes ont sué à grosses gouttes pour tenter de prouver qu’ils ont leur place dans la légende à côté des Louis Cyr et autres su-pcrscostauds du pays.Celui qui a accumulé le plus de points lôrs des différentes épreuves, tir du camion de 38 000 livres, transport du sac de sable de 200 livres, du tuyau de 440 livres et autres exploits assez impressionnants merci, obtiendra une place au Championnat de l’homme le plus fort du monde 1999 à l’île de Malte.Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France «On est au bout du tunnel» AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — Jean-Marie Leblanc parle de Tour de transition plutôt que de renouveau pour qualifier l’édition 1999 de la plus grande course cycliste du monde.Mais, pour le directeur du Tour de France, les signes d’un changement en profondeur existent fi a fait part à l’AFP de son optimisme.¦ L’avenir du Tour est-il sauvé ?Nous ne sommes peut-être pas cette année au point que l'on aurait pu souhaiter il y a douze mois, c’est à dire un Tour du renouveau, de la reconstruction.Je dirais que Ton est au bout du tunnel.On vient de vivre un Tour de transition qui nous fait déboucher sur la bonne voie.Ce Tour est à même de susciter une dynamique.¦ Avez-vous le sentiment que le cyclisme revient de loin ?Le cyclisme est le sport qui a probablement le plus fauté en matière de dopage dans le passé jusqu'à Tannée dernière.Le Tour de France est l’épreuve qui a été la plus meurtrie, elle a failli être abattue Tan dernier.Mais, en douze mois, le cyclisme est probablement le sport qui a fait le plus en matière de progrès dans la lutte antidopage.Dans un an, deux ans, je suis persuadé qu'il pourra être montré du doigt pour avoir su trouver les solutions.¦ En quoi voyez-vous un renouveau ?U y a renouveau pour ce qui concerne la sortie du tunnel, le changement des mentalités et des comportements, l'admission de nouvelles règles du jeu, la soumission aux contraintes mises en place par l’Union cycliste internationale (UCI) en matière de contrôle sanguin ou de PFC.¦ Mais le classement privilégie les coureurs d’expérience.Peut-être nous étions-nous tous un peu emballés en nous disant qu’en l’absence de Pantani, Ullrich, Riis, Jalabert, Bartoli, pour des raisons diverses, on allait avoir un Tour avec de nouvelles figures.Mais, mis à part quelques exceptions et générations spontanées de très grands champions, le Tour de France ne sourit jamais qu’à des coureurs robustes, expérimentés, qui ont fait progressivement leur apprentissage du Tour.De ce point de vue, ce n’est pas le Tour du renouveau.¦ Sur quoi vous basez-vous pour dire que le dopage a reculé ?Je parle aux coureurs, aux médecins, aux groupe sportifs, je regarde la course, je vois comment se déroule le final des étapes, je lis les journaux, les déclarations d’un Capelle, d’un Gouvenou, d'un Bourguignon.Tout cela mis bout a bout tue laisse persuadé que l’EPO a massivement reculé.Je ne dis pas que Ton en est à zéro utilisation de l’EPO mais les résultats des tests hématocrite nous le disent, le final des étapes infiniment moins sauvages nous le confirment.L’EPO a reculé et, pour moi, l'effacement de ce super-carburant était l'urgence des urgences., , ¦ Quelle conclusion tirez-vous de la moyenne très rapide.En conclure «vitesse=dopage» est simpliste.Il n’y a jamais eu de corrélation formellement établie entre les deux données.La météo joue un grand rôle.Le vent bien entendu, mais aussi l’absence de canicule.C’est aussi la raison pour laquelle il y a eu aussi peu d'abandons.Nous avons eu des conditions de course épatantes.¦ Comment réagissez-vous à la suspicion ?S'il y a eu de la suspicion, il me semble qu’elle s’est exercée à l’encontre d’Armstrong.J’ai trouvé cela injuste, précipité.Elle s’est beaucoup atténuée dans la deuxième partie du Tour après que les spécialistes du cancer eurent expliqué que la maladie n’avait pas affecté l'organisme d'Armstrong et son sang.Armstrong a perdu de la graisse et de la masse musculaire qui ne s’est pas reconstituée, son rapport poids-puissance est meilleur et il est ressorti infiniment renforcé d'avoir gagné son combat contre la mort.Depuis la dernière mise au point de l’UCI, tout cela a fait table rase de cette suspicion.i ¦ Comment appréciez-vous le rôle de la presse ?Ces douze derniers mois, avant le Tour de France, la presse en faisant du mal a fait du bien.Tout ce qui est arrivé sur le Tour et dans les mois suivants devait être dénoncé, décortiqué, pour mieux comprendre et pour mieux lutter.Mais, sur ce Tour 99, j'ai le sentiment que la place accordée par un noyau de la presse parisienne à la suspicion a été disproportionnée.Les mesures étant prises, il eût mieux valu faire confiance à ses nouvelles dispositiotis plutôt que de s’ériger en censeur systématique.Mais je ne parle pas là de toute la presse.¦ Quels sentiments vous inspire Lance Armstrong ?L’admiration et la sympathie.Propos recueillis par Jean Montois Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com Avis public Service du greffe | Ordonnances Avis est donné que le comité exécutif, 24 Ordonnance sur les exemptions de .à son assemblée du 21 juillet 1999, a fournir le nombre d'unités de édicté les ordonnances suivantes: stationnement requis > 601 Ordonnance relative à Règlement sur les exemptions en matière d'unités de stationnement l’événement «Championnat mondial de 15984, modifié) kayak de mer» Règlement concernant la paix et l'ordre Montréal, le 26 juillet 1999 i 1 sur le domaine public Le greffier, IR.R.V.M., chapitre P-1, a.3 et 8) M* Léon Laberge AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL: 985-3344 Fax 985-3340 MOIS CROISES 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Ponctualité.2- On s'en sert pour empeser le linge.— Bugle à Heurs jaunes.3- Argent.— Ver.4- Arbre aux Heurs sans pétales.— Maman.5- Platine.— Dignité d'émir.6- Déchirure.— Do — Thorium.7- Irritable.— Rhénium.8- Risqué.— Se rapprocher des côtes en parlant de poissons.9- Monocotylédone de la famille de la lentille d'eau.— Quatre saisons.10- Mathématicien suisse (1707-1783).— Diffuse 11- Nuance.— Charade.12- Greffe —Supporter.VERTICALEMENT 1- Mâchoires à vis.— Complice.2- Glucide de saveur sucrée.— Quelqu'un.3- Fleuve de France.— Doux 4- Centimètre.— Rugueux.— Non enveloppé.Qui sert à teindre.Abstraction.— Cérium.— Repas de Jésus.Exerce le métier de Torero.— Relatif à l'utérus.Première page.— Lieu rempli d'objets rares.— Gadolinium.Parodier.— Impressionné.Canard.— Pagayer.Alcaloïde de l'ellébore blanc.Cube.— Oxyde d'éthyle.— Mitraillage Solution du samedi PAKlAnA PROVINCE DE QUEBEC District de Montréal No.: 500-12-247835-998 COUR SUPERIEURE (Division des divorces) PRESENT: GREFFIER-ADJOINT Paruben PATEL, Partie demanderesse c.Mahesh PATEL, Pâlie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Mahesh PATEL de comparaître au greffe de celte cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal (Québec) H2Y 1B6, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Mahesh PATEL.Montréal Date: 13 juil.1999 MICHEL MARTIN CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NUMERO 500-12-248040-994 COUR SUPERIEURE PRESENT: GREFFIER ADJOINT ANNALAZERMAN Partie demanderesse c.DONALD WILLIAM CLEMONS JR.Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Donald William Clemons Jr.de comarailre au greffe de cette cour situé au 10 est, rue St-Antoine, ville et district de montréal.salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Donald William Clemons Jr.Lieu: Montréal (Québec) Date: 22 juil.1999 FRANCOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler i m médiat e m e n t toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.Avis public Ville de Montréal Service du greffe Règlement Avis est donné que le conseil, è son assemblée du 21 juin 1999, a adopté le règlement suivant: 99-154 Règlement autorisant un emprunt de 10 497 028,15 $ pour dépenses en capital.Ce règlement a été approuvé par la ministre des Affaires municipales et de la Métropole le 20 juillet 1999.Montréal, le 26 juillet 1999 Le greffier, M’ Léon Laberge VENTE SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE AVIS EST DONNÉ QUE FOURNIER ENCAN-TEURS, a été désigné pour procéder par vente SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE AUX ENCHÈRES Vendredi le 6 août 1999 à 9h30 Au: 15714, boul.Pierrefonds, Pierrefonds (Québec) Cour Supérieure, Canada, Province de Québec District de Montréal No 500-05-050691-995 Banque Royale du Canada vs Les Produits Casa Mare Inc.Chambre froide Keep Rite c/a comp./ 2 Syst.de réf.: pour chambre congélateur, pour cuisinière c/a comp.Tecumseh & ventilateur/ 1 Syst.de ventilation c/a comp./ Congélateur Admirai 2’x37 Tables: réf.Custom a.i., 2p., de travail en bois c/a base acier 8’x30”/ 2 mélan geurs: Blakeslee, Uni vex/ Mch.à pâtes Somerset c/a base sur roues/ Séparateur de pâtes O’Em sur base roui, c/a 5 moules/ 4 Moules Somerset/ Balance Johnson Rose/ Emballeuse Omega/ Mch.à étiqueter/ 2 Fours à convection Blodgett/ Lave-vaisselle Hobart/ Comptoir a.i.16'x60"-x36"/8 Planches de coupe en formica/ 2 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solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné à FREDERICK HENEINE ET PAUL MANOLI de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est.salle 1.100, Montréal dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal • Le Devoir •.Une copie la présente Déclaration, avis à la partie défenderesse, liste de pièces et pièces à été remise au greffe à l'attention de FREDERICK HENEINE ET PAUL MANOLI.Lieu : Montréal Date : 22 juillet 1999 FRANÇOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N°: 500-17-006257-995 COUR DU QUÉBEC PRESENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse VIKTORUA BARTOL, SYLVAIN LACOMBE.MICHAEL DELOFFRE, MARC ASTORGA.JACQUES CHABOT ET CATHERINE SOULEAU LESTAGE Partie défenderesses conjointes el solidaires ASSIGNATION ORDRE est donné è MARC ASTORGA, VIKTORUA BARTOL.CATHERINE SOULEAU LESTAGE.JACQUES CHABOT et MICHAEL DELOFFRE de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame Est, salle 1.100, Montréal, dans les 30 (trente) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal - Le Devoir -, Une copie la présente Déclaration, avis k la partie défenderesse, liste de pièces et pièces à été remise au greffe è l’attention de MARC ASTORGA.VIKTORUA BARTOL.CATHERINE SOULEAU LESTAGE.JACQUES CHABOT et MICHAEL DELOFFRE.Lieu : Montréal Date : 22 juület 1999 FRANÇOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT MÊMES PROBLÈMES E32EEC1 LA SOLIDARITE (514) 257-8711 1-888-234-8533 www.devp.org * DÈVELOPPE/MENr Ef R4IX Appels d'offres Ville de Montréal Service des travaux publics et de l'environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l’attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal, H2Y 1C6 pour: Soumission: 8546 Reconstruction de trottoirs en dalles de granite, de trottoirs en béton avec granulats exposés, de bordures de granite et de travaux d'archéologie, lé ou requis, sur la Place Royale, entre la rue De la Commune et la rue St-Paul (Vieux-Montréal) Date d’ouverture: 11 août 1999 Dépôt de garantie: 50 000 $ Cautionnement Soumission: 8555 Construction du stationnement de l'aréna Jean-Rougeau situé é l'intersection des rues Jarry et De Normanville Date d'ouverture: 11 août 1999 Dépôt de garantie: 15 000 $ Cautionnement Renseignements: Antonio D'Addario, ing.Chef de l'unité conception Vente des cahiers des charges: Téléphone: (514) 872-3282 Télécopieur: (514) 872-2874 Documents: Les documents relatifs à ces appels d'offres seront disponibles à compter du 26 juillet 1999 au Service: Travaux publics et de l'environnement, 700, rue St-Antoine Est, bureau 1.138, contre une paiement de 64 $.Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l'ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 26 juillet 1999 Le greffier, M* Léon Laberge LA MÉTÉO D’ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi 27 SS mln 17 X: — vy / ' / f * * ' r IVENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 24/14 a Goose Bay Kuujjuarapik l 23/13 ¦ 28/9 La Grande IV Sept-iles 19/13 é j'tïfj'l1 a 19/16 iles de la Madeleine ïWr Chibougamau 23/11 ¦ Rivière-du-Loup P 22/13 22/14 ¦ J Chicoutimi y feu Québec rfv Lever 5h33 Coucher 20h30 a 26/14 ,24/15 Val d'Or 25/14 Trois-Rivières a 26/14 iherbrooke lontréal Aujourd'hui Ce Soir Mercredi / l'i'l / 24 SS min 15 max 26 Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi m.ix 29 mnx 29 Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables |+| Environnement Canada La TTlétéO à la SOUTCe LE DEVOIR.LE LU N DI 2 (i .1 U I L L E T I 9 9 9 B 7 CULTURE EN BREF Copain, copine (PC) — Le groupe Juste pour rire vient de s’associer au producteur Frédéric Marbœuf pour tourner le long métrage Copain, copine, écrit par l’humoriste français Christophe Alévêque.C’est le récit des tribulations d’un groupe d’amis, qui veulent sauver l’un des leurs de sa dépression.La sortie du film est prévue pour le courant de l’année 2001, indique un communiqué.PBS et les républicains 200 intellectuels dénoncent Vienne (AFP) — Plus de 200 intellectuels dont les écrivains les plus connus d’Autriche ont dénoncé hier une récente décision du gouvernement de ne pas restituer aux héritiers de l’ancien propriétaire cinq prestigieux tableaux du peintre autrichien Gustav Klimt.Dans une lettre ouverte, adressée au chancelier Viktor Klima et au vice-chancelier Wolfgang Schuessel, reproduite dans plusieurs journaux du pays, les signataires dont le chasseur de nazis Simon Wiesenthal, le président de la communauté juive d’Autriche, Ariel Muzicant, et l’écrivain Robert Menasse qualifient d’«humilian-te» et de «faute grave» la décision des autorités.Les tableaux de Klimt, dont notamment deux portraits d’Adèle Bloch-Bauer, constituent aujourd’hui les joyaux du musée de la Galerie autrichienne, installé dans le château du Belvedere à Vienne.New York (AP) — Sa subvention fédérale ne couvre que 14 % de son finance ment, mais le Public Broadcasting System y tient quand même beaucoup.Le directeur général de PBS, Ervin Duggan, a souligné que ce subside pèse en fait bien plus lourd car il détermine le versement d’autres contributions au réseau de télévision sans réclame, celles de fondatiqns privées et d’auditeurs notamment A Washington, certains républicains sont revenus à la charge pour réduire — ou abolir—les enveloppes versées aux diffuseurs publics.Ils réagissent ainsi à la récente révélation du fait que des stations du réseau ont laissé transmettre leur liste de membres à des organisations politiques, démocrates et républicaines.Pour compenser une perte de financement estime M.Duggan, l’hypothèse de «privatiser la radiodiffusion publique, c’est un euphémisme pour la rendre commerciale.Le mandat complet de l’institution serait modifié.» Outre PBS à la télévision, la National Public Radio est également concernée par de débat Le décompte était payant Une héroïne qui nageait Toronto (PC) — Un téléfilm dont le tournage débute ces jours-ci, à Montréal, rappellera l’exploit de Marilyn Bell, la première personne à traverser le lac Ontario à la nage, le 9 septembre 1954.Produit par la maison Cinar, Heart racontera comment la nageuse torontoise, deux mois avant de fêter ses 17 ans, avait françhi les 51,5 km séparant Youngstown,Etat de New York, de Toronto.Au fil des 21 heures de sa traversée, tout le Canada a été captivé, des reporters du Toronto Star et du Toronto Telegram se sont même battus pour s’approcher de la vedette du jour.Elle fut ensuite la plus jeune personne à traverser la Manche et le détroit Juan de Fuca, entre file de Vancouver et l’Etat de Washington.Cette hérojine nationale préféra après vivre dans la discrétion.Marilyn Bell est interprétée par Caroline Dhavemas, et son entraîneur Gus Ryder par Ron White.La télévision anglaise de Radio-Canada doit diffuser Heart Los Angeles (AP) — Deux dirigeants d’une maison de disque se sont reconnus coupables, jeudi, d’avoir payé des stations de radio pour qu’elles fassent tourner à l’antenne leurs productions.Entre 1987 et 1998, Jesus Gil-berto Moreno et Guillermo Santiso ont versé plus de 1 million US à des .directeurs de programmation de radios hispaniques pour qu’ils favorisent Fonovisa, la plus importante maison indépendante de musique latine aux Etats-Unis.Des chanteurs comme Enrique Iglesias et Marco Antonio Solis enregistrent chez Fonovisa.Elle est la première maison de disque poursuivie en vertu des lois fédérales dites de la payola, adoptées dans les années 50 à la suite de scandales du même genre.La Philharmonie et le fisc allemand Questions sociales Toronto (PC) — Les auteurs Jean Vanier et John Ralston Saul ont reçu dernièrement le prix Gordon Mon-tador, attribué par le Writer’s Trust, pour les années 1999 et 1998 respectivement.Vanier, par ailleurs fondateur de l’œuvre d’entraide L'Arche, a été distingué pour le recueil Becoming Human et Saul, romancier, {jour Reflections of a Siamese Twin.Le prix, qui rappelle la mémoire d’un éditeur, récompense un ouvrage ou un travail qui se concentre sur des questions sociales.Berlin (AFP) — La Philharmonie des Nations, dirigée par le chef d’orchestre allemand Justus Frantz et qui comprend de jeunes musiciens de plus de 30 pays, est en délicatesse avec le fisc allemand et la sécurité sociale, lesquels lui réclament 2,1 millions de dollars US, écrit l’hebdomadaire allemand Focus à paraître aujourd'hui.C’est un contrôle de la sécurité sociale, alertée par une dénonciation d’un ancien salarié de la société anonyme Philharmonie des Nations Konzert-Management, gérant depuis Hambourg (nord) les activités de l’orchestre, qui a mis au jour la fraude, indique Focus.D’après l’hebdomadaire, l’un des principaux commanditaires de la formation, le promoteur immobilier berlinois Wolfgang Hamma, a toutefois annoncé son intention de régler les dettes de la Philharmonie.Parmi les autres commanditairesde la Philharmonie figurent notamment le fabriquant de stylos Montblanc et le fabriquant allemand de cigarettes Reemtsma.Pour le 400‘ anniversaire de sa naissance Velasquez s’installe au cœur du Prado Cinq salles flambant neuves sont consacrées au peintre espagnol ROLAND DE COURSON AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — Diego Velasquez s’est installé pour le 400 anniversaire de sa naissance au cœur du musée madrilène du Prado, où cinq salles flambant neuves consacrées au peintre espagnol ont ouvert vendredi.Ces nouvelles salles, inaugurées en grande pompe après deux ans de travaux, sont agencées de façon à respecter l’évolution dans le temps de l’œuvre de Velasquez, dont le Prado possède une cinquantaine de toiles, la moitié de celles recensées dans le monde.Les salles Velasquez sont devenues «un des espaces les plus prestigieux, non seulement d’Espagne mais aussi du monde.H y a peu d’autres endroits où l’on trouve une telle intensité et une telle émotion artistique, et je pense à la chapelle Sixtine ou la salle dédiée au Parthénon au British Muséum», a estimé le directeur du Prado, Fernando Checa.Après un an et demi de pérégrinations entre divers emplacements provisoires, le chef-d’œuvre de l’artiste sévÜlan, Les Ménines, a retrouvé sa place dans la prestigieuse salle basilicale, construite il y a cent ans exprès pour accueillir ce tableau peint en 1656 et célèbre notamment pour sa savante distribution de l’éclairage.D a fallu une bonne demi-heure et six techniciens aidés de grues, sous l’œil de la presse convoquée pour l’occasion, pour installer à son emplacement définitif cette toile de plus de 300 kilos, qui représente l’infante Margarita, ses dames de compagnie, ses bouffons et le personnel de la cour royale espagnole, ainsi que Velasquez lui-même.Dix-huit autres tableaux, pour la plupart issus des premières années de Velasquez à la cour du roi Philippe IV, où il frit appelé en 1623, entourent Les Ménines dans la salle basilicale, qui constitue le cœur du musée, juste en face de l’entrée principale.La salle suivante regroupe les tableaux — dont trois portraits d’Esope, Ménippe et Mars — peints par Velasquez pour décorer la Tour de la Parada, une petite maison de chasse de Philippe IV.Les trois dernières salles rassemblent des paysages et des œuvres religieuses, les tableaux peints pour décorer le Salon de Reinos du Palais du Buen Retiro à Madrid — dont la fameuse Reddition de Breda —, et enfin la production des quinze dernières années de Diego Velasquez.Les cinq salles Velasquez sont précédées dans l’ordre de visite par celles consacrées à la peinture flamande du XVII' siècle.Elles sont suivies de celles rassemblant les œuvres de Ribera et Murillo, les grands maîtres espagnols du baroque.Les salles, équipées d’un système d’éclairage sophistiqué, constituent la «colonne vertébrale» du Prado, où se pressent chaque année deux millions de visiteurs, et qui a entrepris depuis trois ans de vastes travaux de rénovation.L’inauguration des salles Velasquez constitue le point fort des célébrations du quatrième centenaire de la naissance du peintre, également marquées par la recherche acharnée de sa dépouille mortelle dont on ignore toujours l’emplacement exact.Depuis début mai, des ouvriers perforent inlassablement le sol du centre de Madrid pour tenter de mettre au jour la crypte de l’église San Juan, où Velasquez avait été enterré à sa mort en 1660.Cette église avait été ensevelie en 1809 lors de la construction d’une place ordonnée par Joseph Bonaparte.Les deux précédentes tentatives, en 1845 et 1960, pour retrouver le corps du plus célèbre des peintres espagnols et lui offrir une digne sépulture avaient échoué.ARCHIVES LE DEVOIR L’inauguration des salles Velasquez constitue le point fort des célébrations du quatrième centenaire de la naissance du peintre, également marquées par la recherche acharnée de sa dépouille mortelle dont on ignore toujours l’emplacement exact.Le 88° Festival de Bayreuth Wolfgang Wagner, le «dictateur», poursuit son règne PIERRE FEUILLY AGENCE FRANCE-PRESSE Bayreuth — Le 88° Festival de Bayreuth, temple de l’opéra wag-nérien, s’est ouvert samedi sur la première nouvelle production depuis 1996, Lohengrin, toujours sous la férule de Wolfgang Wagner, petit-fils du compositeur, qui a mis fin aux espoirs de ses détracteurs de le voir prendre sa retraite.L’annonce par le gouvernement d’une réduction de 15 % de sa subvention au Festival, soit 252 000 dollars US sur un budget total de 10,7 millions de dollars US, le force à rester à son poste, s’est justifié Wolfgang Wagner, qui fêtera ses 80 ans le 30 août, dans une interview à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel.Le chef de la grand-messe wagné-rienne, qualifié de «dictateur» par ses détracteurs, qui lui reprochent aussi une sclérose du festival, a même écarté l’idée d’un départ en 2001, lorsqu’il aura cumulé 50 ans de règne à Bayreuth.«Il ne faudra pas encore y compter», a-t-il affirmé.Sa seconde épouse, Gudrun Wagner, s’est proclamée dans la même interview apte à la succession.Selon elle, «tout» ce qu’elle a fait à Bayreuth s’est avéré «un succès artistique», «j’ai l’expérience et le flair pour le métier».En mars, la demande faite à la famille Wagner par la Fondation Richard-Wagner, qui gère depuis 1973 le festival fondé en 1867, de proposer des candidats à la succession de Wolfgang Wagner avait déclenché une cascade de rumeurs.Maître exclusif sur «la Colline verte» Depuis la mort il y a 33 ans de son frère Wieland, avec lequel il a redonné vie au festival en 1951 après les sombres années de la compromission avec le nazisme, Wolfgang Wagner règne en maître exclusif sur «la Colline verte», où se dresse l’opéra offert par Louis II de Bavière à Richard Wagner.Il ne tolère pas la moindre contradiction et surtout pas celle de sa nièce Nike, fille de Wieland, laquelle exige son départ.Qualifiant la candidature de Gudrun Wagner de «risée de la nation», Nike Wagner, 54 ans, a officiellement déposé jeudi sa propre candidature.Côté musique, la seule nouvelle production au programme confortera ceux qui estiment qu’il ne s’est «rien passé» à Bayreuth depuis la Tétralogie de Patrice Chéreau et Pierre Boulez en 1976.Pour ces détracteurs, Wolfgang Wagner ne fait que puiser dans les recettes éprouvées du fonds-maison avec des interprètes rompus au chant wagnérien et des chefs confirmés: ainsi seront redonnés Le Vaisseau fantôme (mise en scène Dieter Dorn, chef d’orchestre Peter Schneider), Parsifal (W.Wagner, Giuseppe Sinopoli), Tristan et Iseut (Heiner Müller, décédé, Daniel Barenboim) et Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (W.Wagner, D.Barenboim) .En revanche, Tristan et Iseut, donné pour la T année consécutive, marquera les adieux à Bayreuth du ténor allemand Siegfried Jerusalem, 59 ans, présent depuis 1977.Adieux aussi pour le chef du prestigieux chœur, l’Allemand Norbert Balatsch, à la tête des choristes depuis 1972.Lohengrin Lohengrin verra les débuts à Bayreuth du metteur en scène britannique Keith Warner, du chef d’orchestre italien né à Londres Antonio Pappano, du décorateur d’origine grecque Stefanos Lazaridis et, dans le rôle d’Eisa, de l’Allemande Melanie Diener.Le rôle de Lohengrin est assumé par son compatriote Roland Wa-genführer, qui avait débuté l’an dernier à Bayreuth dans le rôle d’Erik du Vaisseau fantôme.Le Ring de l’an 2000 La transition vers l’an 2000 sera assurée par la partenaire de Siegfried Jerusalem dans le rôle d’Iseut, la mezzo-soprano allemande Wal-traud Meier, 43 ans : ayant débuté à Bayreuth dès 1983 dans le rôle de Kundry, elle sera l’an prochain de la distribution du Ring des Nibelun-gen du 2T siècle, la 13' Tétralogie de l’histoire de Bayreuth, mise en scène par l’Allemand Jiirgen Flimm, directeur du Théâtre Thalia d’Hambourg.Sclérose ou pas et malgré les rivalités claniques au sein de la famille Wagner, le pèlerinage vers «la Colline verte» suscite toujours le même engouement: pour les 30 représentations jusqu’au 28 août, seulement une demande de place sur dix a pu être satisfaite.A LA TELEVISION KaGDfjD ’¦(UCzDO 3® OKU) Ira Les Mystérieuses Cités d'or Watatatow Lingo Ce soir IB ID CE (xl Gueule de star (18:30) O Accent francophone (18:30) Les Jeux panaméricains Le Téléjournal /Le Point Les Nouvelles du sport Cinéma/LE CIEL DE PARIS (5) avec S.Bonnaire (23:27) SES ( 5 i ! 6 ) Hooæ aea su as If40 Sunset Beach (16:00) Le Grand Jeu Le TVA Scènes de rue / Peter MacLeod, Mario Saint-Amand Fais-moi rire / Peter Mac Leod, Martin Cloutier, Sophie Faucher Tarzan Beverly Hills, 90210 Salle d'urgence Le TVA TVA Sports / Loteries (22:49) Politiquement Colette (22:56) Pub (23:26) H® (S) (24) an® a® Iss explorateurs Teletubbies SOS bout du monde Le Monde merveilleux de Disney îles d'inspiration La Grande Saga des animaux Téléscience Cinéma /LA DERNIÈRE COR avec Jack Nicholson, Otis Yo VÉE (3) ung Bergerac (22:56) Les Règles du jeu (23:53) Brama® f|ED (3® )49) Les Simpson Le Grand Journal Pas de vacances pour les idoles Les Indices pensables Partis pour l'été / Dany Turcotte Faut le voir pour le croire Jardinons avec Albert Maison de rêve Friends (Entre amis) L'Eté, Eau, Soleil Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma /SANS REMISSION (4) B (RDI) Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Monde ce soir Élections 1999 Survivre à l'échelle de Richter Le Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada au ourd'hui Winnipeg 1999 (fc ¦ .l'été (15:30) Journal suisse Pyramide Voilà Paris La 50e Avenue Journal FR2 Les Moissons de l’océan Musées (21:05) Au nom de la loi Journal beige C'est l'été ¦cir .de fer (16:00) Bonanza Contact Animal Destination / Bali Aventures.Énigmes.Biographies / Kirk Douglas Mystères des océans | Bonanza Iœd Trauma (10:00) La Vie en vrac / C'est quoi le luxe?Combat.chefs Les Copines.Des histoires de famille Jeux de société / Camping | Médecine.Devenir méd.Esprit trouble Hôpital Chicaç |o Hope Les Copines.S(mE M'as-tu vu?/Clip(13:30) Novo Interfax Clip Platine Novo [Clip M'as-tu vu?Beavis &.La Courbe Interfax Clip 9 (MX) MusiMax Collection (13:30) Bourbon Voyageur Ed Sullivan | Pop up vidéo Musicographie / Depeche Mode (Clips thématiques années 60 1 Concert/George Michael | Musicographie / Depeche Mode ¦CCF) Les Intrépides Les Aventures de Slnbad Chair de poule Premières Fois B(tjf) Les Zinzins.Scoobidou Cléo etChicol Crypte Show Bêtes à craquer Ivanhoë Robin des bois Drôle de voyou Barbe-Rouge | Les Simpson (Cléo et Chico Dieux.| South Park Les Simpson Splat! Br ds .(16.00) Défi mini-putt Monde du golf Sports 30 Mag [Baseball/Cubs-Expos Sports 30 Mag Tour de France Jeux Pam-Am Sa Wildlife Street Cents The Simpsons Newswatch It's a Living Comics! Pan Am Games National / CBC News The National Update News |4 Tales Newsday lœas Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Law & Order Ally McBeal Diagnosis Murder CTV News ira Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Raymond Suddenly.King of Queens Puise /Sports Mm Young.(16:00) Student Bodies Ready or Not Global News First Nat.News Cosby E.T.That 70 s Show Guys Like Us The Hughleys Any Day Now PSI Factor .Whim (16:40) Noddy Country Mouse Kratts.Stuff [Vista/Odyssey of Survival Studio 2 TVO Mystery / Wycliffe History / Genocide (2/2) Studio 2 1® Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy 20/20 Monday Cinéma / A KIDNAPPING IN THE FAMILY (5) a\/pr Trarpv/ ftnlrl Kafp .larkcnn News Nightline (23:35) i|| (13) Montel.(16:00) Friends E.T.¦1(22) The Nanny The Simpsons |M*A*S*H M'A'S'H Frasier News / Access B® Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.King of Queens Everybody Loves Raymond Becker 48 Hours News Late Show (23:35) gj(8) Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy HdD Hollywood Sq.Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Suddenly Susan Veronica's Closet Law & Order Dateline NBC The Tonight Show (23:35) gl® Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition BES £3(571 Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Free Delivery Antiques Roadshow | Frank Lloyd Wright | Info Wars: The Next Battlefield Cinéma Zoom Bill Nye BBC News Nightly Bus.Newshour People's Century An American Masters Special Oliver Sacks: The Mind Traveller World News Charlie Rose Bcmm) VideoF.(13:30) MuchMegaHits OnDemand Pop up Video Spotlight / Gob RapCity [VideoFlow MuchDedications Pop up Video | Classic.MuchMegaHits Spotlight /Gob Mm 1999 Pan Am Games (13:00) Off the Record Sportsdesk Strongest Man I Baseball / Blue Jays - White Sox Sportsdesk NOS CHOIX CE SOIR Julie Tremblay EVERYBODY LOVES RAYMOND Ce soir, comme chaque semaine, le pathétique Raymond cherchera le courage de protéger sa famille en affrontant l’envahisseur, la bête à trois têtes: son père, sa mère et son baryton de frère qui ont le malheur d’habiter la maison d’en face.De quoi nous donner envie de déménager sur une île déserte.CTV, 19U30 JEUX DE SOCIÉTÉ «LE MONDE DU CAMPING» Ah! Les joies du camping.Les moustiques qui vous attaquent sans relâche, les ratons laveurs qui trient vos déchets à minuit et le lève-tôt du site voisin qui aime bien faire ses exercices matinaux en écoutant CKMF.Heureusement, Joane Prince vous démontrera ce soir que le camping, au Québec, se résume en trois mots: fraternité, amitié et partage.Bref, le camping comme activité sociale.Peut-être fera-t-elle des convertis.Canal Vie, 20h FRANK LLOYD WRIGHT Suite et fin du portrait de l’architçête le plus connu du XXr siècle.WETK (PBS) 21h Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable OLIVER SACKS: THE MIND TRAVELLER Le neurologiste et écrivain Oliver Sacks présente un homme complètement daltonien.On saura enfin si la vie est aussi belle en noir et blanc.WCFE (PBS), 22h ¦HMH LE DEVOIR, LE LUNDI 26 JUILLET I » i) 9 B 8 -* LE DEVOIR ?- CULTURE Ténor triomphant ! Le retour de Big Ben n'est pas passé inaperçu FESTIVAL INTERNATIONAL « ô; DE LANAUDIÈRE r> E Schubert Ouverture dans le style italien (jen do majeur, D.591 (op.170); C.M.von Weber récitatif et air «Durch die Walde.» (Der Freischütz, acte D; ,,E.Wagner «Nachtgesang»; airs «In fernem Land.» O, (Lohengrin, acte Iü), «Morgenlicht leuchte.» ^ (chant du concours, Les Maîtres Chanteurs, acte III), !?¦ «Dtinkt dich das?.» (Tristan und Isolde, acte III); 0 r L van Beethoven: Ouverture Fidelio v; et récitatif et air «Gott! Welch Dunkel hier!» (Fidelio, acte II); E.W.Korngold: Thème et variations Op 42; J air «O Freund, ich werde sie nicht wiedersehen.» (Die tote Stadt).Ben Heppner, ténor, Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles DutoiL | Amphithéâtre de Lanaudière, le 24 juillet 1999 1 FRANÇOIS TOUSIGNANT Le retour de Big Ben — surnom affectueux que lui ont donné ses compatriotes canadiens anglais — n’est pas passé inaperçu, samedi soir à l’Amphithéâtre de La-iiaudière.Ce genre de visite apporte de merveilleuses surprises.L’an dernier, sa voix puissante et égale, son timbre si clair et sa diction précise avaient fait les choux ^ras d’un vaste public.Celui qui s’est rendu l’entendre fut tOut aussi ravi.Et ceux qui revenait forts de leurs souvenirs ont été transportés.f C’est que la voix de Ben Heppner s’est encore améliorée.Comme le bon vin qui s’épanouit avec le temps et qui dévoile ses pleines vertus.Aussitôt la première note de l’air de Max lancée dans l’amphithéâtre, on a été sous le choc de l’art du chanteur qui venait de monter sur scène avec une aisance et une assurance qui faisait partager le plaisir qu’il avait à se trouver là, devant nous.fut • Une excellente maîtrise des interprétations En plus d’exceller vocalement — et d’une manière absolument unique —, Heppner maîtrise toutes ses interprétations.Les changements de caractère de l’air de A Max sont crédibles comme plus tard dans la soirée l’évolution du climat psychologique dans l’air du troisième acte de Tristan ici retenu.La narration de Lohengrin a aussi été l’occasion pour le ténor de montrer sa souplesse et son incroyable facilité à l’aigu.Pour le legato et le sens du phrasé, l’extrait proposé de l’opéra de Korngold Die tote Stadt a prouvé, s’il en était encore besoin, l’absolue maîtrise de Ben Heppner.Il sait allier avec un bonheur rare les exigences si particulières au registre héroïque, sans rien perdre de qui fait la richesse d’une certaine vocalita italienne.L’air de Florestan fut le moment fort du concert.Concentré dans sa scène imaginaire, Heppner fait partager les angoisses du personnage du fond de son sombre cachot, comme son aspiration fidèle en la foi que sa bien-aimée viendra le sauver.Là aussi, une évolution psychologique soulignée chaque instant par une voix que la chanteur manipule selon les sens combinés des mots et du texte musical.Ce Beethoven-là est digne des plus grands et n’a rien à envier aux réussites magistrales d’artistes chevronnés tel Jon Vickers.Le Festival aime proposer de grands événements, on en a vécu un de taille cette année, samedi soir.Cors parfaits! Deux mots encore; l’OSM a joué YOuverture de Fidelio avec une excellence peu commune.Cors parfaits!, dissonances bien assises, nerf, tout y était.Cela rattrapait le pot-pourri de thèmes de Tristan entendu précédemment.C’est le genre de pages qui furent peut-être nécessaires autrefois.La technologie a changé nos modes d’écoute et il est difficile de croire qu’un mélange du début de Y Introduction, du début de la partie lente du duo d’amour et des dernières mesures de l’opéra ait encore une raison d’être.Surtout quand on remplace la soprano par une trompette et le ténor par un trombone.Une pratique excusable antan, mais qui fait pitoyablement vulgaire aujourd’hui.En rappel.Ben Heppner c’est laissé à ce qu’il y a de plus «opératique» dans la Tétralogie: l’air de Siegmund «Winterstürme wichen dem Wonnemond.» (La Wal-kyrie, acte I) avec la même mæstria que précédemment, malgré un accompagnement moins soigné.Et comme l’an dernier, il a terminé avec le «Je t’ai donné mon cœur.» du Pays du sourire, de Léhar.Tous croulaient de bonheur, et Ben Heppner a essuyé des bravos nourris bien mérités.USA KOHLER La voix de Ben Heppner s’est encore améliorée.Comme le bon vin qui s’épanouit avec le temps et qui dévoile ses pleines vertus.CONCERTS CLASSIQUES Portrait de femme avec piano José Saramago, Prix Nobel de littérature 1998 La voix qui raconte «Peut-être le roman actuel est-il davantage capable que le théâtre d'absorber tous les langages» FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE Franz Schubert Impromptus D.899 (op.90) n“ 1 (do mineur), n“ 3 (sol bémol majeur, et D.935 (op.142) n" 4 (fa mineur); Sonates en la mineur, D.784, et en ré majeur, D.850.Mitsuko Uchida, piano.Amphithéâtre de Lanaudière, le 23 juillet 1999 FRANÇOIS TOUSIGNANT pr Souvent, la musique pour piano seul de Schubert ne s’épanouit qu’en des endroits relativement intimes.Les grandes salles lui vont mal.Qu’on propose alors un tel récital dans un lieu aussi vaste que l’Amphithéâtre de Lanaudière pose une gageure de taille.D aura Mu à Mitsuko Uchida les trois Impromptus pour s'habituer — et nous habituer aussi — à un genre d’ambiance on ne peut plus différent que ce qu’on entend là.Passons donc rapidement sur les Impromptus.La pianiste soigne les angles du premier.Pas de sensiblerie dans son jeu.La belle mélodie en sol bémol du second ne s’abîme pas non plus dans le charme: il y a un drame à la main gauche.Etonnant.Le dernier fut techniquement plus faible.On y attend plus de déchirure et le manque de puissance gêne.Arrive la première sonate.La navigation musicale est plus périlleuse.Sans pouvoir trouver l’unité de ton qui n’existe dans le fond pas dans Cette œuvre, Mitsuko Uchida y va d’une succession de moments musicaux.Certains climats sont très beaux, très poétiques; autre temps, une sorte de révolte affleure.Le jeu se fait alors un peu dur et les imprécisions techniques plus évidentes.Pourtant, dès que cela pourrait devenir gênant, une bouffée de sonorité tellement belle envahit les oreilles qu’on oublie presque tout Petit à petit, la pianiste s’investit, livre un peu d’elle-même et atteint à proposer un portrait de l’intimité dont je parlais gus haut C’est après l’entracte que le tableau va se préciser.ans la plus connue Sonate en ré majeur, Uchida n’a pas peur de jouer les arêtes de la musique comme des photographies d’instants d’émotion.Arrivée au finale, tout tombe en place.Seule, au centre de la scène, penchée sur son piano, Uchida fait maintenant de la musique et oublie l’instrument Le son semble émaner de nulle part et de partout la fois, toujours dans la discrétion.D n’y a qu’elle pour rendre ces pages avec ce genre de sensibilité qu’au risque de m’attirer les foudres de certains, j’aime qualifier de spécifiquement féminine.C’est indéfinissable et pourtant aussi vrai qu’une description de Stéphan Zv.éig.Cette fin de ré- cital est mémorable.Tout comme le rappel qui a suivi, l’Andante de la Sonate facile K 545 de Mozart.Ce n’est plus du piano! L’aile d’un ange passe.Comme dans les sonates précédentes, on n’entend pas l’arrivée des notes graves, les coups de marteaux sur les cordes n’existent plus.Dans l’air frais de Lanaudière, Uchida dessine un chant soutenu dont la plus belle qualité reste la pudeur sincère.Sa noblesse à elle, elle la rend dans son jeu et la livre toute entière dans une partition très souvent galvaudée.On a compris quelque chose: on vient de se faire une amie.Erratum humanum Derrière ma colonne dans l’église de Mascouche mardi dernier, au travers des brumes de chaleur, ma berlue m’a fait confondre le tourneur de pages, un sosie de Louis Lortie, avec «l’original».J’espère n’avoir heurté aucune sensibilité avec cette erreur sur la personne.Pour la chronique, une amie me dit qu’il s’agissait de François Papillon.Errare humanum est, mea maxima culpa.Et sans rancune.ZOÉ DOMINIC Dans l’air frais de Lanaudière, Mitsuko Uchida dessine un chant soutenu dont la plus belle qualité reste la pudeur sincère.JEAN-LOUIS PERRIER LE MONDE C) était fin mai.LeTeatro daTrindade, un écrin cent-cinquantenaire, n’accueillait pas moir s de six ministres et un personnage qui pesait sensiblement plus qu’eux tous réunis, à en juger par l’obstination des caméras: José Saramago, le Prix Nobel de littérature 1998.Son ami Joachim Benite mettait en scène une adaptation de son roman le plus célèbre, Memorial do Conven-to (Le Dieu manchot), dont 374 000 exemplaires circulent au Portugal pour un million de lecteurs, record absolu dans un pays de dix millions d’habitants.Contre toute attente, les adaptateurs avaient décidé de traduire dans sa totalité ce roman touffu.Un pari difficile, qui conduisait à la célébration de l’œuvre plus qu’à sa représentation.Mais qui préservait, à travers les dialogues, le «saramaguais» (néologisme calqué sur le portugais), la langue, hautement reconnaissable, du Nobel.L’œuvre théâtrale de José Saramago n’est pas traduite en français.Elle tient en quatre titres: A Noite (La Nuit — 1979), sur la nuit du 25 avril 1974 vécue de l’intérieur d’une rédaction; Que Farei corn este livro (Qu’est-ce que je ferais avec ce livre — 1980), sur Ca-mœs; deux pièces mises en scène par Joachim Benite au Théâtre de Almada.Suivent A Segunda vida de Francisco de Assis (La Seconde Vie de François d’Assise — 1987) et In Nomine Dei (1993).La première doit être montée au Théâtre de Rome au printemps 2000, dans le cadre du jubilé.Ce retour de François sur terre découvrant avec stupéfaction sa postérité pourrait provoquer des mouvements divers.Les représentations de Memorial do Convento, qui n’a cessé d’afficher complet depuis sa création, se sont poursuivies jusqu’au 18 juillet dans le cadre du Festival d’Almada.En quinze ans, ce festival de théâtre est devenu l’un des tout premiers du Portugal.Il accueillait cette année avant Avignon les Chiliens de La Troppa avec Gemelos, les Brésiliens du Circo Branco avec Auto-da-Paixao, après avoir été ouvert par le Piccolo de Milan, qui présentait La Grande Magie et Arlequin serviteur de deux maîtres dans la mise en scène de Streh-ler.Il devait présenter le Godot de Lluis Pascual, des Français, un Tunisien, une troupe de Macao et, bien sûr, un grand nombre de créations portugaises.C’était le moment de faire le point avec José Saramago sur son engagement théâtral.¦ Qu’est-ce qui vous a conduit à passer, à plusieurs reprises, à 1’écriture théâtrale?— Bien que je sois l’auteur de quatre pièces de théâtre, je ne me considère pas comme un dramaturge.J’ai écrit pour le théâtre parce qu’on m’a invité à le faire, par exemple avec la pièce In Nomine Dei, qui a servi par la suite de livret à l’opéra Divara, du compositeur italien Azio Corglti.Pour célébrer les mille deux cents ans de la fondation de Munster par Charlemagne, les autorités de la ville nous ont invités à concevoir un spectacle consacré à un événement important de son histoire.En accord avec la direction du Théâtre de Münster, le choix a porté sur la guerre entre les catholiques et les protestants anabaptistes au XVI' siècle, f aurais pu aussi bien écrire un roman sur ce thème [l’intolérance religieuse] et à partir du roman élaborer le livret, mais j’ai préféré la forme théâtrale, car elle est évidemment plus proche du destin final du texte.¦ Votre imaginaire romanesque peut-il retrouver toute sa dimension sur scène?—Je ne crois pas.L'implication complexe du narrateur, et la voix même de l’auteur dans la trame romanesque, constitue à mon avis un obstacle grave à l’adaptation théâtrale.Bien entendu, il est toujours possible de choisir plusieurs épisodes d’un roman, de les rattacher les uns aux autres de façon plus ou moins cohérente, mais le résultat ne sera guère plus qu’un squelette permettant d’imaginer un corps, mais pas le corps.De plus, mes romans sont toujours «la voix qui raconte», et le théâtre est incapable de reproduire cela.¦ Poésie, fable, dialogue philosophique, récit historique.Le théâtre peut-il absorber tous les langages?— Peut-être le roman actuel est-il même davantage capable que le théâtre d’absorber tous ces langages.Je dis «actuel» car, tel que je l'entends, le roman cesse d'être un genre pour se transformer en un espace.Un espace littéraire où tout converge peu à peu: la poésie, bien sûr, la fable, le dialogue philosophique, la narration historique, mais aussi l’essai, le théâtre, et même la science.Il s’agit en somme, et on me pardonnera cette audace, d’une «homérisation» du roman.¦ Vingt-cinq ans après la Révolution aux œillets, et vingt ans après La Nuit, un théâtre de mémoire, un théâtre historique, un théâtre civique est-il toujours nécessaire?— Si un roman de la mémoire continue à être justifié, et je pense qu’il l’est, comme un roman historique, un roman civique, je ne vois pas de raison pour que le théâtre renonce à ce qui a été de tout temps une de ses voies les plus fécondes.Je crois que nous fragmentons trop aujourd’hui.Il faut naturellement procéder à de nouvelles recompositions, mais sans jeter pour autant tous les vieux matériaux.» I I I I I McGill Festival d’Orgue 1999 Les grands maîtres de l'orgue Mardi 27 juillet, 20 h James David Christie, Boston Oeuvres de Bach, Bôhm, Buxtehude, Sweelinck Église de l'immaculée Conception Jeudi 29 juillet, 20 h John Grew, Montréal Shannon Mercer, soprano et Ensemble baroque Soirée de musique baroque française Salle Redpath Vendredi 30 juillet, 20 h Olivier Latry, Paris Oeuvres de Vierne, Messiaen, Tournemire et improvisation Église Saint-Jean-Baptiste Billets : 10$.En vente sur le réseau ADMISSION.(514) 790-1245 ou 1-800-36M595 À McGill, 555, rue Sherbrooke O.Info ! (514) 398-4547 ou 398-5145 Pierre Boulez renonce à Salzbourg Vienne (AFP) — Le compositeur et chef d’orchestre français Pierre Boulez a renoncé à participer au festival de Salzbourg en raison d’une blessure à la main, a indiqué le festival autrichien.Au cours de ce festival, Pierre Boulez aurait dû diriger le 30 juillet ses œuvres Anthèmes et Répons.Il sera remplacé à cette occasion par Peter Eotvoes.Pour la direction des deux concerts avec la Philharmonie de Vienne les 8 et 10 août où sera notamment joué Le Chant de la terre de Gustav Mahler, Pierre Boulez sera remplacé par Kent Nagano.EN BREF Coup de barre à Vent d’Ouest (Le Devoir) — Les éditions Vent d’Ouest viennent d’annoncer la nomination de Colette Michaud au poste nouvellement créé de directrice générale.Madame Michaud, qui occupera ses nouvelles fonctions à partir du 2 août, dirigeait depuis quatre ans la collection historique «Asticou», chez Vent d’Ouest Elle a également travaillé à la rédaction de la revue Histoire sociale et publié chez Fides Les Textes poétiques du Canada français de 1606 à 1867, répertoriés dans le cadre d’un projet de recherche et d’édition à l’Université d’Ottawa.La Belgique gagne le Mondial d’impro (AFP) — L’équipe de Belgique a gagné samedi le Mondial d’improvisation contre une des deux équipes du Québec, à laquelle participaient depuis une semaine quatre équipes européennes et deux équipes québécoises, dans le cadre du Festival Juste pour rire.Cette année, outre les deux finalistes la France, la Suisse, et pour la première fois l’Italie participaient à la compétition.Pour la première fois aussi cette année, les anglophones se sont mis de leur côté à ce jeu réservé jusqu’à maintenant aux francophones, avec une compétition inter-canadienne.
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