Le devoir, 31 juillet 1999, Cahier D
LE I) E V l) I K .L E S S A M E DI 3 1 E T I) I M A N C II E 1 A 0 r T 1 !» !» !» K K ?LE DEVOIR *-1 Lettres québécoises Page D 3 Essais québécois Page D 4 Roman américain Page D 5 Art inuit Page D 7 Formes Page D 8 La porte d’à côté Beaucoup d’entre nous ignorons ce qui se trame derrière les grandes vitrines arquées de la librairie Paulines, située une porte plus au sud que celle, bien connue et presque battante, de Champigny.Aussi cette librairie spécialisée dans les ouvrages à caractère religieux, propriété de la congrégation Les Filles de Saint-Paul, qui l’a ouverte en 1952, fait-elle l’objet d’un cinquième article sur les librairies spécialisées montréalaises.MARTIN BILODEAU LE DEVOIR Il n'est pas rare de voir entrer ici un client tenant dans ses mains un sac de chez Champi-gny», raconte Jeanne Lemire, aujourd’hui gérante de la librairie Paulines, qu’elle a retrouvée il y a trois ans après un hiatus de six ans, durant lequel elle s’est consacrée à la direction de sa congrégation.Créée en 1915 en Italie, la congrégation des Filles de Saint-Paul démarre par un feuillet paroissial qui, avec le temps, a fait voyager la foi.Vingt-six mille religieuses, réparties dans 47 pays, poursuivent aujourd’hui la mission originelle de la congrégation, qui consiste à promouvoir les valeurs humaines et chrétiennes dans le monde des médias.Certaines congrégations font dans la production vidéographique, discographique ou radiophonique, cette dernière étant particulièrement populaire dans les pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine.Quant aux 16 religieuses qui forment la branche québécoise de la congrégation, elles s’intéressent particulièrement à l’écrit et à l’édition, d’où la création de la librairie, en 1952, situé,e à l’époque à un jet de pierre de l’Église Notre-Dame.Elle y est restée 22 ans, avant d’emménager rue Saint-Denis, en 1974, où son visage s’est peu modifié au fil des ans.Aussi la librairie, qui compte plus de 15 000 ouvrages, a-t-elle un côté désuet auquel sa gérante a bien l’intention de remédier dans les prochains mois, histoire de rentabiliser l’espace et de mieux servir une clientèle qui, selon sœur Lemire, va croissant: «Nous augmentons nos ventes parce qu’il y a une recherche, présentement, sur le plan spirituel, qui rejoint plus de gens que ce qu’on peut penser.» Et la librairie, de ce fait, en est à la transformation et au raffinement de ses différentes sections.Ainsi, dans les rayons consacrés aux divers aspects de la religion (biblique, théologique, spirituel, patristique, catéchèse, etc.) et aux sciences humaines (sociologie, philosophie, etc.), la librairie Paulines propose une riche section consacrée aux femmes, une autre, relativement nouvelle et très populaire, consacrée à l’éthique, et on s’apprête à ramifier le rayon des religions pour y distinguer les ouvrages consacrés à l’islam, à l’hindouisme et au judaïsme.La littérature générale, ainsi que divers ouvrages de référence, trouvent également leur place sur les rayons de la librairie Paulines, qui ne pratique l’exclusion que pour des raisons d’espace ou de qualité.Nouvel Age et ésotérique: très peu pour sœur Lemire, qui commandera l’ouvrage si on le lui demande, mais qui, vu les dimensions modestes de la librairie dont elle a la gérance, doit assumer les choix qui s’imposent: «J’ai pour mon dire que je tie suis pas la conscience des autres.On est rue Saint-Denis, faut pas l'oublier.Alors c’est certain, on vend ce qui nous est demandé», dit celle qui demeure ouverte à toutes les tendances, tout en maintenant pour Paulines un mot d’ordre: rigueur.Et au premier chef dans le type de rap-ports qu’elle-mème et ses huit libraires établissent avec les clients, rapports qui, vu la nature des ouvrages proposés, font appel à des qualités humaines ainsi qu'à un jugement >f ^ ILLUSTRATION: T1FFETLE DEVOIR Ass* i-'str BMSM wmmmÊÊmmmÊmm Brian Myles est journaliste au Devoir où il est le jeime de service depuis maintenant cinq ans.Âgé de 27 ans, il continue de croire que le journalisme mène à tout, à condition d’en sortir.Il espère ne pas trop embêter l’ami lecteur, qu’il tient en plus haute estime (et qu’il salue bien bas), avec ce premier texte de fiction.Les écrivains se rapprochent de l’éternité, alors que les journalistes se dirigent vers la mort Quelque part entre les deux, il y a les limbes du temps perdu — et retrouvé — à noircir amoureusement du papier.BRIAN MYLES Gustave connaît par cœur la route du rang n° 1.Il peut la parcourir les yeux fermés, le jour ou la nuit, à jeun ou ivre mort.Mais la plupart du temps, il zigzague mollement sur l’étroite voie de gravier qui le promène partout et le mène nulle part, dans un état avancé d’intoxication par les drogues douces.Au volant de son tacot couleur rouille, il flotte entre ciel et terre battue, à la hauteur de la poussière qui monte dans l’air froid.De fait, Gustave n’arrive presque jamais à destination.Il a des tas d’amis dispersés sur le flanc de la colline.De soir en soir, ils se tournent les pouces, prisonniers de chalets à fenêtre unique, emmurés derrière la tôle ondulée qui froisse tous leurs espoirs.Ils espèrent l’arrivée d’un Gustave éternellement absent.L’un d’entre eux est un ermite nommé Shamrock, rencontré par Gustave un soir qu’il était sur son erre d’aller.Ni l’un ni l’autre ne se rappelaient les circonstances ou la signification réelle de l’expression.Pour combler l’attente, Shamrock regarde les infopubs jusqu’à ce que le réveil-matin, à l’aube, le ramène à la réalité d’une autre journée, dans l’antichambre où il se débat entre deux nuits d’insomnie.En passant devant la cabane de Shamrock, Gustave ralentit.Des milliards de cailloux lui indiquent le chemin jusqu’au chalet (qui sert aussi de résidence principale) de l’ami Shamrock, mais il poursuit son chemin.Shamrock était alors en train de se laisser séduire par une pub qui faisait l’éloge d’un couteau capable de traverser l’acier aussi bien que la chair.Dans la cage où il s’était lui-même constitué prisonnier, après en avoir égaré la clef dans les méandres de son cerveau, il ne remarqua pas la présence de cette vieille épave de Gustave, tapi dans la nuit.Une nuit si opaque qu’elle en devient aussi noire que les eaux noueuses des lacs et rivières qui enserrent la vallée et les rares habitants qui étouffent là, sans se douter qu’ils sont assiégés de l’intérieur.Quel magnifique couteau! pensa Shamrock alors que s’éloignait Gustave.Shamrock admirait le couteau, parce que sa vie faisait aussi mal qu’une lame qui cherchait à sortir d’une blessure.Quand il voit les lumignons dans les chaumières comme autant de phares dans la tempête, Gustave se sent rassuré.VOIR PAGE D 2: PAULINES VOIR PAGE D 2: RANG N° 1 D 2 LE DEVOIR.LES SA M E DI 31 .1 U 1 L L E T E T I) I M A N C 11 E I " AO V T 19!» !» Livres ** PAULINES RANG N° 1 SUITE DE LA DAGE D 1 éclairé.«Si je conseille un livre à quelqu’un, et que je lui fais plus de tort que de bien, c’est grave.Il y a des gens qui choisissent leurs livres seuls et c'est bien.Pour les autres qui nous demandent conseil, il faut être vigilant et se montrer à la hauteur de sa responsabilité».D’où la difficulté, que la librairie Paulines partage avec toutes les librairies spécialisées, de trouver du personnel qualifié, capable d’établir avec les clients un rapport de confiance qui, dans la moitié des cas, se poursuit dans le temps: «Comme on est une librairie spécialisée en religion, c'est important que les employés connaissent le b/\v fs '**:»*; .& :&»*« Du romanlisme à l'avant-ganle, de Goya à Kieler.en passant par Van Gogh, Mnlévilcli, Picasso, Cailler et Kandinsky, nombreux sont les artistes inspirés par la complète des nouvelles frontières.L'exposition Cosmos et ses 3RD œuvres vous invitent à suivre ce parcours éblouissant.Musée des beaux arts de Mnulienl Pavillon Jean Noiil Desmarais I3RII.rue Sherbrooke Ouest Renseignements: (514) 285‘2()l)i) nu www.inbaui.gc.ca Ouvert du mardi au dimanche.île II b a IR h, les ineicredis jusqu'à 21 b.17 JUIN-17 OCTOBRE I I DI S l:l \l \ MI I DI MON I III \\ Histoires du Grand Nord Une exposition qui bouleverse les idées reçues sur la sculpture telle qu'elle se pratique au pays des Inuits IQQAIPAA L’art inuit en fête 1948-1970 Musée canadien des civilisations 100, rue Laurier, Hull Jusqu’au 30 janvier 2000 BERNARD LAMARCHE Commençons, si vous le voulez bien, par un aparté.Cette di- gression concerne — ce n’est pas comme si nous vous en parlions pour la première fois — la rhétorique commerciale ou, si vous préférez, la mise en marché des expositions dans un contexte institutionnel.Sauf exception, les spécialistes de ce domaine moussent, par l’emploi d’autres images, les images des expositions dont ils doivent faire la promotion.Si les publicistes fourbis- sent parfois des campagnes inventives, cet accompagnement, régulièrement, ne parvient pas à la cheville des œuvres à valoriser.C’est le cas pour l’actuelle exposition, pourtant enrichissante, d’art inuit contemporain du Musée canadien des civilisations (MCC).Une des trois affiches dressées à l’entrée des salles d’exposition présente une vue romantique d’un Inuit en eaux profondes, enfoncé dans son kayak, pagaie à la main, glissant devant la masse givrée d’un imposant iceberg.La partie submergée de la montagne de glace, visible sous l’eau, et l’autre, à l’air libre, empruntent les traits d’une silhouette bien connue.En effet, les courbes particulières du iceberg, ses flèches de glace si peu naturelles, dessinent rien de moins que les contours d’une feuille d’érable — laquelle?on vous le donne en mille: la même que sur le drapeau canadien.Dynamisme de la composition oblige, sans doute, cette feuille d’érable saisie dans la glace est quelque peu inclinée vers la gauche.Avec sa large part sous l’eau et sa propension à donner sur la gauche, l’iceberg en question n’est pas sans rappeler une autre figure célèbre de l’histoire récente de la cinématographie, celle d’un certain navire qui, tout insubmersible qu’il fût, finit tout de même sa triste carrière ses cales inondées.Ces troublantes ressemblances et ces symboles mis à profit, la conclusion en est, mesdames et messieurs, que le Canada,ici représenté par sa feuille d’érable, eh bien, il coule.Hâtive, cette conclusion?Si peu.Quand vous l’aurez vu, vous avoue- Les années couvertes par l’exposition correspondent à des changements radicaux dans le mode de vie des Inuits, qui voient la sédentarisation de leur culture rez (et attendez tout de même de le voir) que ledit dessin est particuliérement malhabile, qui suggère un Canada coincé dans la glace.Et nous n’avons pas encore parlé du contexte politique ayant présidé à la mise sur pied l’exposition Iqqaipaa: la naissance du pays du Nunavut.On vous laisse faire vos propres raisonnements.En ce qui nous concerne, il semble qu’une métaphore visuelle de cet ordre aurait dû effleurer l’esprit des responsables de l’événement.Car événement il y a bel et bien.Un kayakiste et un masque inuit, présentés dans le cadre de l’exposition Iqqaipaa, au Musée canadien de la 5UUKCE: MUSEE CANADIEN UtS CIVILISAI JUINS civilisation à Hull L’art inuit contemporain L’exposition bouleverse les idées reçues sur la sculpture telle qu’elle se pratique dans les contrées du Grand Nord.Loin d’une vision sclérosée ou typiquement commerciale de la sculpture inuit, l’exposition se propose de suivre les développements récents de cet art, entre 1948 et 1970.Iqqaipaa — qui signifie en in-uktitut «j'ai souvenance» — donne une image vivante de cet art touché, au cours des dernières années, par des bouleversements économiques et culturels majeurs.Pour ce faire, Maria von Finckenstein, conservatrice de l’art inuit contemporain au MCC, a bénéficié des conseils experts de James Houston, écrivain, cinéaste et artiste dont l’implication à titre d’administrateur (et d’artiste) dans l’Arctique est multiple.L’exposition débute en 1948, précisément l’année où Houston fait son premier voyage dans l’Arctique.Les années couvertes par l’exposition correspondent à des changements radicaux dans le mode de vie des Inuits.La sédentarisation de leur culture compte pour beaucoup dans la réorganisation des communautés.Les textes de l’exposition montrent abondamment les transformations, en matière d’art traditionnel, que la disparition d’un mode de vie traditionnel a pu entraîner.De nouvelles conditions d’existence moins rigoureuses, le souci de conserver vivante une tradition jusqu’alors véhiculée oralement, de même que l’accessibilité à de nouveaux outillages et l’apprentissage des techniques de la gravure expliquent en partie les modifications dans l'imagerie et la facture qu’introduit cette nouvelle forme d’expression.L’exposition remonte aux origines de ces transformations.Plus de 150 œuvres complètent le parcours chronologique.Plusieurs des œuvres retenues sont narratives.Elles reprennent, selon des formes surprenantes, des contes et des légendes inuits.Avec les citations des artistes qui situent la valeur de leur art à leurs propres yeux et expliquent l’évolution des techniques employées par les sculpteurs et graveurs, l’exposition réussit avec éloquence à présenter cet art dans le contexte plus large de la culture d'où il émerge.Elle parvient aussi à donner un aperçu de la menace d’acculturation qui pesait sur la communauté inuit dans les campements sédentaires.On en vient à mieux comprendre le rôle de la création dans cette culture de transition, à apprécier les moyens plastiques développés par ces artistes pour rendre ces histoires ou pour traduire en pierre des motifs aussi diaphanes que des aurores boréales.Ces dernières, croyaient les inuits, étaient «des torches tenues par des esprits à la recherche des personnes ue-nant de mourir.» Un autre accrochage, tout ausjti touffu que le premier, relate, en grande partie par l’écrit (!), mais aussi à l’aide d’artefacts, les aventures du découvreur et pirate Martin Frobisher et fait le récit par le menu de ses relations avec les Inuits, de 1576 à 1578.On y fait état également du sort réservé jusqu’à aujourd’hui qux campements de ces expéditions.A lire autant qu'à voir.Chimère Exposition multidisciplinaire Georges Audet Bonnie Baxter Daniel Vincent Bernard & Andrina Cox a» ffci Eric Daudelin < Gennaro De Pasquale Randall Finnerty § Miki Gingras i' Sylvie Gosselin s# Nathalie Grimard 1 Charles Guilbert I et Serge Murphy Eric Lamontagne Andres Manhiste Francine Migner Stella Pace Catherine Préfontaine Eric Sauvé Manon B.Thibault jusqu’au 21 août 1999 Mardi, mercredi, jeudi: 13h à 20h £ Vendredi, samedi: 13h à 17h Entrée libre ^ Maison de la culture ^ Plateau-Mont-Royal is* 465, avenue du Mont-Royal Est î?V Renseignements: 872-2266 ^ www.ville.montreal.qc.ca/maisons.*C MONtréaL JL O O O Kl 730 J D 8 1, E I) E V 0 1 R .LES S A M E I) I It I E T I) 1 M A N C 11 E 1 A OUT 1 !) il il ?LE DEVOIR ?K K Maison mobile «Japan» Hej! Ce cri de ralliement aura ponctué notre courte mission au pays du Smorgasbord, histoire d’y assister à l’ouverture de H99, sorte de grande foire de l’habitat qui s’annonçait aussi marquante pour le design Scandinave que l’avait été la grande édition de 1955.Une occasion unique de prendre contact avec les nouveaux produits offerts pour l’habitat par les créateurs de là-bas.JACQUES MARTIN SJ étalant clans un espace à ciel ouvert, comme une Expo 67 en miniature, H99 réunissait divers pavillons devant brosser un tableau général du paysage intérieur au nord de la Baltique.Certains hangars avaient été réaménagés, présentant tour à tour l’évolution de l’habitat Scandinave (lire suédois) à travers l'histoire, des collections de jeunes designers et des meubles et objets design offerts aux collectionneurs.Ajoutez à cela des tipis suédois — eh oui ! — et une habitation construite pièce sur pièce, et vous obtiendrez un peu de tout, pour tous les goûts.L’habitat mobile La partie la plus intéressante de l'exposition fut sans contredit un concours d’idées ouvert aux architectes et auquel l'entreprise IKEA, porte-etendard de l’«habiter» à la suédoise, a également participé.L’objectif était de concevoir de petites unités d’habitations mobiles d’au plus 20 m-chacune, entièrement meublées et complètement construites à partir de matériaux recyclés ou écologiques.Prêtes, à vrai dire, à prendre le large dès la fin de l’exposition.On comptait, _i_panni le lot, deux petites maisons flottantes, dont une avait été présentée en 1955 et qui était ici réaménagée avec des équipements modernes.Parmi la quinzaine de maisons exposées, environ la moitié était le fruit des travaux de jeunes architectes, et chacune offrait un ou plusieurs éléments résolument innovateurs: une petite maison en contre-plaqué qui se replie en une boîte de 10 m3, une maison extensible, une autre ne possédant au centre qu’une grande étagère sur rails qui permet de modifier à volonté les dimensions de la cuisine et du salon, une maison bloc intitulée Boite noire», une maison aux murs entièrement en verre, mélange de Mies et Corbu, une autre en panneaux de MDF.Jouissif.Sept d’entre elles ont également été conçues par des équipes de design d’IKEA venues de Taiwan, d’Italie, de Pologne, d’Arabie Saoudite, du Danemark, d’Amérique du Nord et de Suède, bien entendu.Réalisé dans des conteneurs, le design se limitait essentiellement à l’aspect intérieur des maisons.Les designers ont su faire preuve de beaucoup d'ingéniosité et demeurer fidèles à leurs préoccupations propres, fortement marquées par leur nationalité.On s’aperçoit alors que la perception du moderne, de la fonctionnalité, de la convivialité et de l’esthétique change considérablement d’un milieu à l’autre, même si les objets (des produits IKEA) restent les mêmes.Les solutions IKEA IKEA a joué un rôle important dans la présentation de H99, notamment en invitant à ses frais près de 350 journalistes internationaux et en occupant un vaste espace sur le site.Un grand pavillon y présentait de façon originale ses produits de l’an 2000, offrant un avant-goût des nouvelles mises en scène auxquelles Montréal aura droit sous peu.Rappelons que IKEA Montréal double sa superficie pour devenir le plus imposant magasin de la chaîne en Amérique.Du rez-de-chaussée au v.ass»» ou des Maison écologique en pièce-sur-pièce o.* ', *.*- ¦¦ ëissBSgg&Si \m m *»« *e» ou des Un lit encastré dans un tapis gazonné A'Ikea Amérique Une occasion à moitié saisie A priori, il semble que les organisateurs de H99 n’aient pas accompli leur mission d’attirer l’attention internationale.Ainsi, la documentation était uniquement conçue en suédois et le caractère historique de l’événement n’a pas été suffisamment souligné.De plus, c’était l’occasion de dresser, pour le public, un panorama bien documenté de 40 ans de design Scandinave.Dans les faits, seul un pavillon remontant à l’événement de 1955 et réalisé par l’architecte suédois Carl-Axel Acking est parvenu à faire le lien entre la production d’objets-cultes de l’époque et le design industriel suédois contemporain.Ce pavillon, réalisation du Form/Design Center, éditeur du célèbre magazine Form, présentait un riche éventail d’objets: téléphones, porcelaine, verre et textiles des années 50 à 70 par opposition aux téléphones multimédias, réfrigérateurs munis d’un véritable ordinateur de la compagnie Electrolux, robots aspirateurs, appareils chirurgicaux et autres bidules hi-tech censés donner l’image d’une Suède moderne, bien «designée».Le design perd souvent en élégance ce qu’il gagne en technologie.C’est du moins l’impression générale qui se dégage de cette partie de l’exposition et de manière générale de H99, tous deux malgré tout fort passionnants.Le pont de Malmo Comme la ville de Helsingborg n’est séparée de la ville de Helsingôr, située au Danemark, que par un étroit bras de mer, il est prévu que toute cette région ne forme d’ici quelques années qu’une seule et même entité administrative.Les organisateurs ont donc eu la bonne idée de présenter les produits de différentes entreprises danoises et suédoises de chaque côté d’un seul et grand pavillon.Mais cet effort cache un autre objectif qui témoigne d’une transformation importante du paysage Scandinave à moyen terme.Pendant longtemps, Helsingborg a été le principal lien de la Suède avec le continent européen, mais, en ce moment, on construit un pont un peu plus loin, entre Malmo et Copenhague, situé au Danemark, et on craint que l’axe Helsingborg-Helsingôr ne devienne, à plus ou moins long terme, qu’un passage secondaire entre les deux pays.Les projets comme H99 ne manquent donc pas à Helsingborg pour les prochaines années.REGARD OBLIQUE Je vous invite à visiter le nouveau site Web de l’équipe de 200 m3, qui présente jusqu’à la fin de l’été une exposition fort originale au Vieux-Port de Montréal, sorte de fenêtre ouverte sur le chantier du futur Centre des technologies interactives, situé juste en face.Une adresse: www.200m\org grenier, des maisons entières seront notamment aménagées et proposées au public.L’entreprise met dorénavant l’accent sur les nouvelles réalités: la garçonnière, le travail à la maison, la vie avec des enfants ou des adolescents et une superficie habitable de 20 m2.Il ne manque que les grands-parents.Dommage.Néanmoins, les solutions proposées sont plus qu’intéressantes et suggèrent un aménagement original de Tespace qui utilise de façon tout à fait inusitée les accessoires et les meubles IKEA.Mais H99 a également été l’occasion pour IKEA de présenter un nouveau modèle d’habitation préfabriquée, typiquement suédoise, à très bas prix, réalisée en partenariat avec le constructeur suédois Skanska.L’habitation Bo Klok (en français: vivre intelligemment) est en réalité un ensemble de six grands appartements pouvant très bien convenir aux petites familles, mais qui gagneraient à être aménagés sur deux niveaux afin de répondre davantage aux normes nord-américaines.Bo Klok promet cependant de faire un malheur au Canada, comme c’est déjà le cas dans les autres pays nordiques.Les designers ont su faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et demeurer fidèles à leurs préoccupations propres, fortement marquées par leur nationalité.Sept petits conteneurs mobiles de la compagnie Ikea VISTET fritta wiljsi pj .uiktion rien miyustï till formait for L’entreprise met doréna-vant l’accent sur les nouvelles réalités: la garçonnière, le travail à la maison, la vie avec des enfants adolescents et une superficie habitable de 20 m2.Galerie de l’Institut de Design Montréal 390.rue Saint-Paul Est Marché Bonsecours Montréal (Québec) Canada H2Y 1H2 Téléphone : (514)866-1255 ÏYTPT D’AILLEU \/'1 /t/l fi 11 V LL! LilC t/lfl 1lüUC OBJETS DESIGN.POUR VOUS! Pour acheter, collectionner ou, simplement, regarder.Heures d'ouverture de la Galerie IDM Du dimanche au mercredi, de 10 h à 18 h.Du jeudi au samedi, de 10h à 21h.I
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