Le devoir, 5 août 1999, Cahier B
Culture Page B 8 Economie Page B 2 Les sports Page B 6 Télévision Page B 7 HORIZONS L K 1) K V O I K .I.K .1 E IM» I 5 A O V T 1 !» !» !» QUE S O N T - I L S DEVENUS L’éternel franc-tireur L’ancien directeur du Devoir et auteur de Fais ce que peux, Gérard Filion, jette un regard sur les grands moments de sa vie active, sur la politique et ses artisans PHOTOS JACQUES ('.RENIER ARCHIVES LE DEVOIR !¦> y.V h w »(ï • -"W ^11 EK**» Gérard Filion, à gauche, lors d’une rencontre éditoriale du Devoir en février 1989, en compagnie des éditorialistes Albert Juneau, Jean Francœur et Jean-Claude Leclerc, du reporter Jean-V.Dufresne, du rédacteur en chef Paul-André Comeau et du directeur Benoît Lauzière.Mr.' a L'".¦ - .¦:v ’ LS '.> ‘>v3 'V i*' sj'lt mm ¦ mm A i u-* tiir .Jjï-rt'f.l La souveraineté?Oubliez ça.Le modèle québécois?De la foutaise! Gérard Filion n’a jamais été homme de nuances, quel que soit l’objet de son propos.Il n’en doute pas un seul instant: le Québec n’accédera ja-majs au statut d’Etat souverain.La souveraineté, il faut oublier ça.A son avis, les efforts que les péquistes consacrent à réunir les conditions gagnantes sont futiles.D’abord, il lui paraît évident que le OUI ne recueillera jamais de majorité significative parce que, dans le fond de leur cœur, les Québécois préfèrent demeurer au sein de la fédération canadienne.Et même si 70 % des Québécois votaient OUI lors du prochain référendum, ça n’y changerait rien; le Canada anglais ne permettra jamais que le Québec se sépare, soutient l’ancien analyste politique du Devoir.Sa position constitutionnelle se résume en ces termes: «Qu'Ottawa ne se mêle pas des affaires du Québec et que le Québec ne se mêle pas des affaires d’Ottawa.» Jadis vice-président de la commission Parent, Gérard Filion n’en peut plus d’entendre discourir les apôtres du laïcisme sur la place de la religion à l’école.fi porte sur le rapport Proulx un jugement péremptoire: «C’est complètement stupide.» Arrivé à Montréal en 1931, il s’en rappelle comme d’une ville anglaise.Ce qui lui fait dire que la loi 101 a été une bonne chose mais que le gouvernement Lévesque l’a intentionnellement bourrée de dispositions inacceptables à la minorité et aux tribunaux, précisément pour pouvoir crier plus tard à la persécution.Et qu’en est-il du modèle québécois?La réponse est sans équivoque: «C’est de la foutaise.» P.O.N.re solidement charpenté, le franc-tireur d’antan a conservé sa voix de stentor, son esprit vif et son regard perçant A Saint-Bruno, où il a élu résidence en 1945, il demeure impliqué au sein de la communauté.Au cours de la longue entrevue qu’il nous a accordée, Gérard Filion a relaté les grands moments de sa vie active, les bons coups et les échecs de sa carrière journalistique.Après quelques brefs commentaires sur l’actualité, il a donné son opinion sur les anciens premiers ministres et leaders politiques qu’il a vu œuvrer au cours de ce siècle.Un bulletin de conduite où Pierre Trudeau et Jean Lesage figurent au rang des plus grands.¦ Pierre Trudeau.Premier ministre libéral fédéral de 1968 à 1984, Pierre Trudeau était animé de profondes convictions qu’il a su imposer grâce à la fermeté de son leadership.Lorsqu’il était convaincu de la pertinence d’une idée, il allait de l’avant.Il a pour grand mérite d’avoir fait voter la Loi sur les langues officielles.En 1990, il a contribué au rejet de l’accord du lac Meech.«Ce n'est pas ce qu’il a fait de mieux.Je ne suis pas d’accord avec tout ce que Trudeau a fait ou a dit, mais j’ai beaucoup de respect pour lui.Il a été plus grand que bien d’autres leaders politiques, aussi remarquable que Louis Saint-Laurent.» ¦ Jean Lesage.Premier ministre libéral provincial de 1960 à 1966, il a été le principal animateur de la Révolution tranquille, fi a fait un tas de choses, il a sorti le Québec du duplessisme, il a créé une panoplie d’instruments de développement économique.Il a modernisé le Québec.«Ç’a été un grand premier ministre, mais il était impulsif colérique et vaniteux.Il a été un peu vite et quand il a été défait en 1966, il avait couru après; il s’était entouré de faiseurs de troubles.» ¦ Lucien Bouchard.«Depuis le départ de Jacques Parizeau, il a manœuvré son affaire de façon habile, mais il n’est pas plus souverainiste qu’il le fout.C'est une corde à son violon mais son référendum, il n’est pas prêt à le tenir.Il va essayer de gagner la prochaine élection.Il n’y aura pas de référendum avant la prochaine élection, parce qu’il sait très bien qu’il le perdrait.C’est quand même un bon premier ministre.» ¦ Robert Bourassa.Il a été premier ministre libéral de 1970 à 1976, puis de 1985 à 1993.«Il était trop filandreux.Lesage était autoritaire et ça paraissait.Mais Bourassa n’en imposait pas.Les gens n'avaient pas beaucoup de respect pour lui.Il était intelligent et astucieux, mais ça prend plus que ça pour être un grand premier ministre.» ¦ Paul Sauvé, fi a succédé au premier ministre unioniste Maurice Duplessis, décédé en septembre 1959 d’une congestion cérébrale.«Si Sauvé n’était pas mort, Jean Lesage ne serait jamais devenu premier ministre.Quand il a lancé son «Désormais», ç’a été un soulagement dans tout le Québec.» ¦ Antonio Barrette, fi a succédé au premier ministre unioniste Paul Sauvé, décédé le 2 janvier 1960 d’une crise cardiaque.«Je l’ai bien connu, je suis allé à la pêche avec lui.Il était charmant et gentil mais un peu fat; il était très fier d’être devenu premier ministre sans être passé par l’université.» ¦ Daniel Johnson, père, fi a été premier ministre de 1966 à septembre 1968.«Il gagnait à être connu.Le Devoir l’avait bien “magané" mais quand il est devenu premier ministre, il a demandé qu’on me laisse à la tête de la SGE Je garde un bon souvenir de lui.Le gars avait un sens politique très développé.» ¦ René Lévesque.«Je n'avais pas d’aversion pour lui mais non plus d’admirqtion.» ¦ Brian Mulroney.Elu à la tête du pays en septembre 1984, il a démissionné au début de 1993, alors que son gouvernement était miné par des scandales.Son mandat a été notamment marqué par 1$ conclusion de l’entente sur le libre-échange avec les Etats-Unis.«Je pense que l’histoire va le réhabiliter.C'est un ratoureux avec beaucoup de sens politique, de l’instinct.Peut-il effectuer un retour?On a toujours tort de revenir sur ses brisées.» ¦ Jean Chrétien.«Sa force, c’est son expérience; c'est un chef populiste qui a un bon jugement.Je pense qu’il va se représenter.Mais il est vrai que c’est une tête de Turc très utile pour les souverainistes.» Après avoir passé près de deux heures en compagnie de cet homme étonnant, j’ai senti le besoin de m’excuser d’avoir abusé de sa disponibilité.Du haut de ses 90 ans, il m’a regardé droit dans les yeux et m’a répondu: «Ce n’est pas grave, j’ai tout mon temps.» Autrefois, à l’époque où l’État gérait de haut les affaires publiques, Gérard Filion disait de l’art de la politique qu’il était fait d’un habile dosage d’éloquence, de flair et de démagogie.Après avoir traversé le siècle, il regarde la politique avec plus de tolérance et de compassion, il constate que l’exercice du pouvoir est astreint à un minimum de collégialité et juge les leaders politiques avec moins de sévérité.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR quelques jours de son 90 anniversaire de naissance, l’ancien directeur du Devoir vit depuis 25 ans une retraite heureuse, à laquelle il reproche seulement de s’être passée trop vite.Il aura pourtant eu le temps d’écrire ses mémoires, une brique de 400 pages intitulée Fais ce que peux, où l’on peut lire cette réflexion philosophique sur la vieillesse: «Avec les années, je me suis rendu compte que la seule façon de ne pas mourir, c'est de vieillir; quand on arrête de vieillir, on meurt.C’est pourquoi il n’est pas désagréable de vieillir.» A la direction du Devoir, redoutable pamphlétaire, if était craint et détesté des milieux politiques.A cet âge plus que vénérable, enco- Virage constitutionnel Des décennies plus tard, Gérard Filion constate que le journal qu’il a dirigé de 1947 à 1963 a changé pour le mieux et pour le pire.Autant il en apprécie la facture, autant il déplore l’orientation «séparatiste» que lui a donnée Lise Bissonnette.Il considère que ce virage constitutionnel n’est rien de moins qu’im détournement de mission, puisque dans l’esprit de son fondateur, il n’était pas question que ce journal soit autre chose que fédéraliste.Henri Bourassa lui avait donné pour vocation de défendre l’égalité des deux peuples fondateurs et de mener la bataille du rapatriement de la Constitution au Canada.«Il est devenu séparatiste avec Lise Bissonnette; c’est complètement contre sa tradition.» Pour le reste, l’ancien directeur ne tarit pas d’éloges à l’endroit du Devoir rénové, qu’il trouve agréable à lire, de présentation attrayante avec un contenu amélioré.Tous les matins, il se rend l’acheter chez son dépanneur.«C'est un journal de grande qualité, plus complet que dans mon temps.» Sous la férule de Gérard Filion, Le Devoir a résolument combattu l’injustice sociale, il a défié le pouvoir politique et s’est quelquefois même frotté aux susceptibilités du clergé.Après avoir appuyé l’Union nationale de Maurice Duplessis aux élections de 1948, il lui tourna le dos et participa avec allégresse aux œuvres de l’opposition libérale.Reconnaissant lui-même être parvenu au journalisme par «déviation», Gérard Filion a néanmoins été l’auteur de la plus importante primeur journalistique de cette époque.En 1957, il a mis au jour le scandale du gaz naturel.L’enquête, confiée au journaliste Pierre Laporte, avait permis de démontrer qu’en faisant voter une loi autorisant Hydro-Québec à vendre son réseau de gaz à une compagnie privée, la Corporation de gaz naturel, le gouvernement Duplessis s’était graissé la patte.Au moins la moitié des ministres détenaient des intérêts dans la compagnie.Ils s’étaient vendu à eux-mêmes une propriété publique.Ces révélations à la une du Devoir sont à l’origine de la débandade du régime unioniste et ont constitué l’un des instants particulièrement joyeux de la vie du Devoir.À l’instar de ses prédécesseurs et successeurs, Gérard Filion a vécu des moments difficiles à la tête de cette entreprise de presse.En 1953, alors que Le Devoir traversait une grave crise financière, il profita de la fermeture du journal Le Canada pour prendre sa place et se transformer en quotidien du matin.L’avenir a démontré que, s’il n’avait pas pris cette décision, Le Devoir n’aurait pu survivre.La mobilisation des «Amis du Devoir» a également contribué à sauver l’institution de la faillite.Pour les mêmes raisons qui, seize ans plus tôt, l’avaient amené à quitter l’Union catholique des cultivateurs (devenue l’UPA), Gérard Filion abandonna la direction du Devoir en 1963.Entre le départ de Claude Ryan pour le PLQ en 1978 et la nomination de Jean-Louis Roy, l’intérim a duré près de trois ans et c’est alors que l’on tenta de convaincre Gérard Filion d’effectuer un retour.Une invitation qu’il déclina.P.O.N.ublié le samedi 14 août Date de tombéé: Je vendredi 6 août 1999 C a h / 1999 J LE DEVOIR! Résultats financiers en baisse en bref —-?LE DEVOIR ?- ECONOMIE Les conflits de travail coûtent cher au transporteur Air Canada arrive mal à maîtriser ses coûts Téléglobe tient promesse Ses résultats se contractent au deuxième trimestre GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Téléglobe a tenu promesse.Les pressions sur les prix et les efforts de restructuration imposées à sa nouvelle filiale américain, Excel, ont mené à une contraction de ses résultats au deuxième trimestre.La semaine dernière, Télégobe lançait l'avertissement à l’effet que ses résultats du deuxième trimestre seraient, de loin, inférieurs aux données comparables de 1998.L’entreprise révisait à la baisse ses prévisions pour 1999 et mentionnait alors se diriger vers un bénéfice net de 10 C US l’action au deuxième trimestre, au lieu des 15 C US envisagés auparavant.Pour l’année, les prévisions ont été révisées à la baisse, Téléglobe ciblant les 7(180 C US l’action plutôt que 1 $ US l’action.Ces données ont eu l’effet d’une bombe, l’action de Téléglobe chutant de 22 % dans la seule séance de jeudi dernier, retirant du coup, sur papier, quelque 2,35 milliards de dollars à la capitalisation boursière de Téléglobe.Revenus en baisse Hier, dans un communiqué émis en début de soirée, Téléglobe a annoncé que ses revenus du deuxième trimestre de 1999 se sont chiffrés à 709,9 millions $ US, en baisse de 19,5 96 par rapport à ceux de 882,1 millions du trimestre correspondant de 1998.Au bas de l’état des résultats, le bénéfice net s’est établi à 13,7 millions $ US, ou à 5 C US par action (ou à 10 C US l’action, sur une base diluée), contre 56,1 millions $ US (22 C US l’action) au deuxième trimestre de 1998.Pour le semestre, un bénéfice net de 40,2 millions $ US (15 C US par action), comparativement à 133,2 millions $ US (52 C US par action) au premier semestre de 1998.«Téléglobe Communications a fait face à de fortes pressions sur les prix au deuxième trimestre, ce qui a provoqué une érosion de ses marges bénéficiaires et réduit la croissance de son trafic au moment où la compagnie a décidé de ne pas réduire davantage ses marges par un gain de volume dans des segments moins rentables, a résumé le président du conseil et chef de la direction de Téléglobe, Charles Sirois.En conséquence, Téléglobe Communications a affiché des résultats décevants pour la première fois depuis qu’elle a entrepris son expansion à /’extérieur du Canada, en 1995.» Quant à la nouvelle venue, Excel, «elle demeure toujours en phase de restructuration et ses résultats, sur une base annuelle, demeurent toujours décevants», a ajouté Téléglobe.Depuis son acquisition à la fin de 1998, au coût de 7 milliards $ US, Excel a vu ses revenus et ses profits piquer du nez, la compagnie de Dallas ayant de la difficulté à retenir ses clients et ses représentants indépendants.«La base de clients et le nombre de représentants indépendants se sont cependant stabilisés», a enchaîné Téléglobe.GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Malgré l’annonce d’un bénéfice d’exploitation record pour un deuxième trimestre, Air Canada ne parvient toujours pas à maîtriser l’évolution de ses coûts.Et le transporteur commence à juger que la facture reliée à des relations de travail pas toujours harmonieuses devient lourde.Si la grève de 13 jours des pilotes, menée en septembre dernier, a forcé le transporteur à retrancher 250 millions à son bénéfice d’exploitation de 1998, la menace de grève qui a entouré les pourparlers avec les 4900 agents de bord cet été devrait, pour sa part, réduire d’environ 30 millions le bénéfice d’exploitation du troisième trimestre.Le vice-président du conseil et chef de la direction, Lamar Durrett, s’est vite empressé de souligner, lors d’une conférence téléphonique hier, que l’entreprise entend dorénavant privilégier la communication et les relations directes avec les syndicats.Au sommet de cette liste des priorités figure également la réduction des coûts du transporteur, dont la progression hors des balises est dénoncée depuis un an maintenant.«Nous avons amélioré la marge d’exploitation de près de un point de pourcentage [à 10,2 %] par rapport au deuxième trimestre de 1998, mais nos coûts restent élevés», a renchéri M.Durrett.«Comme prévu, l’effectif (équivalent temps plein), exclusion faite des filiales, a diminué par attrition d’environ 600 personnes.Toutefois la charge salariale a aug- menté en raison de salaires moyens plus élevés.» Entre 200 et 300 emplois pourraient être retranchés cette année, également par attrition.Air Canada s’est fixé l’objectif d’atteindre une marge d’exploitation cible d’au moins 10 % d’ici 2001, soit celle qu’obtiennent les transporteurs américains comparables.Bénéfice de 169 millions Ces nuages viennent assombrir des résultats financiers qui, malgré tout, font ressortir un bénéfice d’exploitation, record pour un deuxième trimestre, de 169 millions pour la période de trois mois terminée le 30 juin dernier, en hausse de 14 % par rapport à celui de 148 millions du trimestre correspondant de 1998.Le bénéfice net du deuxième trimestre s’est chiffré à 73 millions, ou à 38 C par action, contre 91 millions (48 C par action) un an plus tôt.Ce dernier résultat renfermait cependant un gain après impôts de 23 millions réalisé sur la vente de Galileo Canada.Pour l’ensemble du premier semestre, Air Canada a enregistré un bénéfice d’exploitation de 168 millions, contre 152 millions après six mois en 1998.Le bénéfice net s’est élevé à 76 millions (40 C par action) contre 65 millions (36 C l’action) au premier semestre de 1998.Les résultats de 1999 comprennent des gains de 37 millions après impôts sur la vente de placements alors qu’au premier semestre de 1998, le transporteur avait comptabilisé des gains nets de 25 millions sur la vente de Galileo.Les revenus semestriels se sont chiffrés à 3,06 milliards contre 2,95 milliards.Parmi les faits saillants, Air Canada a fait ressortir une augmentation de 5 % des produits passage au deuxième trimestre, et une amélioration de 7 % du rendement unitaire.Mais alors que la capacité a été réduite de 2 %, les charges d’exploitation ont augmenté de 2 % et ces charges, ramenées sur la base du siège-mille offert, étaient en hausse de 6 %, exclusion faite des filiales.«Nous sommes heureux de souligner une amélioration continue de 7 % tant dans le rendement unitaire passagers que dans les produits passages par siège-mille offert, ce qui contraste avec les résultats récemment publiés par beaucoup de grands transporteurs nord-américains.Ces résultats, nous les avons atteints malgré un dollar canadien affaibli et une augmentation de 30 millions des frais aéroportuaires et de navigation», a souligné Robert Milton, président et chef de l’exploitation.Ces charges aéroportuaires, dont la progression a été dénoncée à plusieurs reprises par Air Canada, ont augmenté de 36 96 au premier semestre, passant de 171 millions à 233 millions.Par segment, les produits passages des lignes intérieures ont progressé de 4 96 entre le deuxième trimestre de 1998 et celui de 1999.Ceux des lignes transfrontalières se sont améliorés de 11 %, alors que les produits passages des autres liaisons internationales ont diminué de 1 % en regard d’une diminution de 6 % de la capacité.REUTERS àgffc 1,11 IH Ill 1 yjjini Al K C A N A U A &> AIR CANADA Pour l’ensemble du premier semestre, Air Canada a enregistré un bénéfice d’exploitation de 168 millions, contre 152 millions après six mois en 1998.Domtar ^ AVIS DE RACHAT PARTIEL Aux détenteurs de Débentures 10,35 % de Domtar Inc.échéant le 1er septembre 2006 AVIS EST DONNÉ PAR LES PRÉSENTES, conformément aux dispositions d'un contrat de fiducie portant la date officielle du 27 août 1986 (ci-après appelé « contrat de fiducie ») entre Domtar Inc.(ci-après appelée la « Société ») et la Compagnie Montréal Trust - Montreal Trust Company (ci-après appelée le « Fiduciaire ») ès qualité de Fiduciaire, prévoyant la création et l'émission de Débentures de la Société, que des Débentures, d'une valeur nominale de 3 000 S avec coupons, ont été choisies par le Fiduciaire, par tirage au sort, pour rachat, le 1er septembre 1999 aux fins du fonds d amortissement seulement, à un prix de rachat égal à leur valeur nominale.Débenture de 1 000 S portant le préfixe distinctif A: Numéro 0468 Débenture ponant le préfixe distinctif AB qui a été rappelée jusqu'à concurrence des montants respectifs suivants: Numéro Montant Numéro Montant 0109 1 000$ 1154 1 000$ AVIS EST DE PLUS DONNÉ PAR LES PRÉSENTES que le rachat des Débentures choisies sera effectué en monnaie légale du Canada, sur présentation et remise desdites Débentures (avec les coupons d'intérêt y afférents, échéant le 1er septembre 1999), à toute succursale canadienne de la Banque Royale du Canada*, au gré du détenteur.Le coupon échéant le 1er septembre 1999 doit être détaché des Débentures avant d'être présenté et doit être encaissé par le détenteur de la façon habituelle.Dans le cas de toute Débenture dont une partie seulement de la valeur nominale est par les présentes rappelée pour rachat, le détenteur de ladite Débenture aura droit de recevoir, lors de la présentation et de la remise de ladite Débenture (en plus desdites sommes qui lui sont dues en raison d'un tel rachat), et le Fiduciaire certifiera et livrera immédiatement audit détenteur sans que ce dernier n'ait à encourir de frais, une ou plusieurs nouvelles Débentures 10,35 % de la Société, échéant le 1er septembre 2006, en valeur nominale globale égale à la partie non rachetée de la valeur nominale de la Débenture ainsi remise.Certaines Débentures immatriculées quant au capital et à l'intérêt ont aussi été rachetées et l'avis de rachat partiel mis à la poste aux détenteurs immatriculés.AVIS EST AUSSI DONNÉ PAR LES PRÉSENTES que, conformément aux dispositions du contrat de fiducie, tous les intérêts sur les Débentures ainsi rappelées pour rachat cesseront de courir à compter du 1er jour de septembre 1999 et les coupons représentant l’intérêt devant s'accumuler après ladite date sur lesdites Débentures seront nuis.FAIT À MONTRÉAL, ce 29e jour de juillet 1999.Domtar Inc.Par : Compagnie Montréal Trust - Montreal Trust Company, Fiduciaire * Pour obtenir le paiement, le détenteur peut présenter sa ou ses Débcnture(s) (avec une copie de cet avis) à la banque ou à l'institution financière où il fait normalement affaire, laquelle sera remboursée par la Banque Royale du Canada.Tembec veut s’approprier Malette Québec PRESSE CANADIENNE Témiscaming — La société forestière Tembec a indiqué, hier, qu’elle discute en vue d’acquérir la totalité de Malette Québec, dont elle compte faire une compagnie à capital fermé.Présente au Québec, en Ontario, en Colombie-Britannique et en Europe, Tembec possède déjà, indirectement, 42 % de Malette.Basée à Montréal, Malette produit des papiers glacés et pour l'impression ainsi que des panneaux à lamelle orientée (OSB).Tembec dit négocier «les conditions et modalités envisageables» avec Rexfor, filiale de la Société générale de financement, concernant les parts de Rexfor dans Malette.Tembec affirme aussi qu’elle ne paiera pas plus de 2,60 $ l’action.A sa dernière cotation en Bourse, le titre de Malette était à 2,50 $.Quant à l’action de Tembec, hier à Toronto, elle a reculé de 10 C pour clore à 13,15 $.Conditions à modifier Suivant les explications de Tembec, le gouvernement du Québec, qui par l’entremise de la SGF avance de l’argent à Malette, devrait modifier les conditions du prêt si la vente est complétée.Selon un communiqué de Tembec, cette dernière «comprend que le gouvernement du Québec a adopté, à la demande d’investissement Québec, un décret autorisant Investissement Québec à modifier certaines des conditions du prêt consenti».Dans son dernier bilan, Malette Québec a fait état d'un bénéfice net de près de trois millions, au trimestre échu le 30 juin, contre seulement 764 000 $ sur la même période en 1998.La demande grandissante pour les panneaux OSB, un substitut du contreplaqué classique, a en outre aidé Malette à accroître de 10 % son chiffre d’affaires.Son usine de panneaux OSB est située à Saint-Georges, en Mauricie, et celle de papier à Saint-Raymond, comté de Portneuf.Tembec, une société forestière intégrée, a des actions de catégorie A et des débentures subordonnées convertibles (portant intérêt à 6,5 %) inscrites à Toronto et à Montréal.L'indice de l'offre d'emploi a progressé en juillet Ottawa (PC) — L’indice de l’offre d’emploi de Statistique Canada a progressé de 0,6 96 au pays en juillet, et des augmentations ont été constatées dans six provinces, dont le Québec.L’indice, basé sur le nombre d’annonces publiées dans 22 journaux de 20 régions métropolitaines, est un indicateur de l’intention des employeurs d’embaucher de nouveaux travailleurs.Le nombre d’annonces a augmenté de 1,9 % au Québec de juin à juillet 1999, alors que celui de l’Ontario a progressé de 1,2 96 et que celui du Nouveau-Brunswick est demeuré inchangé.Des diminutions ont été constatées en Saskatchewan et en Alberta, où les baisses étaient de 1,6 %.La plus forte augmentation a été enregistrée à l’île-du-Prince-Edouard, où l’indice a progressé de 4,2 %.CDPQ investit 250 000 $ dans Servi-Technologies (Le Devoir) — Capital CDPQ, une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, investit 250 000 $ dans Servi-Technologies, une société spécialisée en technologies de l’information dont les applications sont destinées aux services aux consommateurs, plus particulièrement dans le domaine de la restauration.Fondée en 1995, Servi-Technologies a créé Info-Pal, soit un système dédié à améliorer l’interaction avec les consommateurs, notamment dans les restaurants.«On le retrouvera dans une section dédiée du restaurant, alors que sur chaque table de cette section sera installé un terminal spécialisé qui permettra une interaction entre les clients et les services offerts.Les clients pourront donc commander eux-mêmes leurs mets favoris, au moment où ils le désirent et dans la langue de leur choix.De plus, Info-Pal suggérera aux clients des plats d’accompagnement tout au long de leur repas et il les informera et les divertira selon la saison et les activités du moment», a expliqué la Caisse.Bénéfice accru pour Sico (PC) — Sico a fait part hier d’un bénéfice net de 5,3 millions ou 1,05 $ par action pour le premier semestre de l’exercice 1999, une augmentation de 38,1 96 par rapport au bénéfice des six premiers mois de l’an dernier.Au cours de la période terminée le 25 juin 1999, les ventes de l’entreprise ont progressé de 3,6 96 pour atteindre 116,6 millions, contre 112,5 millions au semestre correspondant de 1998.Le président et chef de la direction de l’entreprise, Pierre Brodeur, a indiqué que les meilleures performances ont été obtenues dans le secteur bâtiment, aussi bien au Québec qu’en Ontario, dans le marché des détaillants hors Québec, particulièrement en Ontario, ainsi que dans les revêtements industriels pour l’industrie internationale du transport Canam Manac dégage un bénéfice net de 9,1 millions (Le Devoir) —Au deuxième trimestre clos le 30 juin 1999, le Groupe Canam Manac a dégagé un bénéfice net de 9,1 millions, ou de 26 C par action, comparativement à un bénéfice net de 4,4 millions, ou de 12 C l’action, au trimestre correspondant de 1998.Pour le semestre, le bénéfice net s’est chiffré à 13,4 millions, ou à 38 C par action, contre six millions (16 C l’action) un an plus tôt soit une progression de 123,3 96.Les ventes consolidées du deuxième trimestre se sont chiffrées à 227,9 millions, en hausse de 4 96 sur celles de 219,5 millions du trimestre correspondant de 1998.Pour le premier semestre, les ventes ont atteint 452,1 millions, contre 418,1 millions, en hausse de 8 96.«La hausse du bénéfice net est le résultat d’une augmentation importante de la rentabilité des Aciers Canam et de Manac.Il est à noter aussi le retour à la rentabilité de Canam France et d’industrie Tanguay au cours du trimestre», a souligné Canam Manac.Un gros centre commercial à Trois-Rivières (Le Devoir) — Centres commerciaux Cambridge entamera la semaine prochaine les travaux de construction dans le cadre d’un important projet de réaménagement de 34 millions du centre Les Rivières, centre commercial régional de 533 000 pieds carrés situé à Trois-Rivières.Ce projet de deux ans comprendra la construction de locaux d’une superficie de 203 000 pieds carrés, destinés aux locataires piliers existants, ainsi que l’ajout de nouveaux magasins spécialisés d’une superficie de 68 000 pieds carrés.Après la vente récente, par Cambridge, de 27,5 96 de sa participation dans le centre commercial à son associé en coentreprise Ivanhoe, Les Rivières appartient maintenant à 42,5 % à Cambridge, à 42,5 96 à Ivanhoe et à 15 % à Sears Canada.Ces trois partenaires fourniront conjointement cet investissement Primes nettes de 32 millions pour Optimum général (Le Devoir) — Au deuxième trimestre clos le 30 juin 1999, Optimum général a comptabilisé des primes nettes acquises de 32 millions, contre 30,4 millions pour la période correspondante de 1998, soit une hausse de 5,1 %.L’institution a inscrit un bénéfice net de 531 000 $, ou de 5 è par action, soit le même qu’au deuxième trimestre de 1998.: Pour le semestre, les revenus se sont élevés à 63,4 mil- : lions, contre 60,5 millions un an plus tôt.Le bénéfice net j s’établissait à 1,7 million, ou à 16 C par action, contre 2,1 millions (20 C l’action) au premier semestre de 1998, Fletcher: la majorité des actionnaires comptent rejeter la proposition Toronto, Ontario — Les actionnaires minoritaires de Fletcher Challenge Canada Ltd.— incluant Trimark Investment Management Inc., IG Investment Management, Guardian Capital Group Ltd., C.I.Fund Management Inc., ING Investment Management, National Life Assurance Co.et le Régime de retraite des employés municipaux de l’Ontario — ont annoncé qu’ils n’appuieront pas une transaction proposée par Fletcher Challenge Canada Ltd.concernant l’acquisition de Fletcher Challenge Paper de Nouvelle-Zélande.Ces sept actionnaires détiennent ensemble 29 951650 actions de Fletcher Challenge Canada Ltd.Deux autres actionnaires minoritaires détenant 2 229 000 actions de Fletcher Challenge Canada ont également signalé leur intention de voter contre la transaction.Ces actions combinés totalisent 32 180 650 et représentent 51,9 pour cent des actions détenues par les actionnaires minoritaires de Fletcher Challenge Canada Ltd. I, E DEVOIR.I.E JE U I) I 5 A O 0 T I !» D !) b a •ECONOMIE- Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0.2538 Allemagne (mark) 0,8484 Arabie Saoudite (riyal) 0,4148 Australie (dollar) 1,0222 Autriche (schilling) 0,1205 Bahamas (dollar) 1,5152 Barbade (dollar) 0.7900 Belgique (franc) 0,04094 Bermudes (dollar) 1,5152 Brésil (réal) 0,8483 Caraïbes (dollar) 0,5811 Chili (peso) 0,00300 Chine (renminbi) 0,1872 Égypte (livre) 0,4514 Espagne (peseta) 0,01005 États-Unis (dollar) 1,4902 Europe (euro) 1,6060 France (franc) 0,2540 Grèce (drachme) 0,005222 Hong-Kong (dollar) 0,1989 Inde (roupie) 0,0364 Indonésie (roupie) 0,000233 Italie (lire) 0,000862 Jamaïque (dollar) 0,0416 Japon (yen) 0,013026 Mexique (peso) 0,1697 Pays-Bas (florin) 0,7543 Philippines (peo) 0,0397 Pologne (zloty) 0,3927 Portugal (escudo) 0,008378 Rép.tchèque (couronne) 0,0456 Rép.dominicaine (peso) 0,0972 Royaume-Uni (livre) 2,4168 Russie (rouble) 0,0631 Slovaquie (couronne) 0,0372 Slovénie (tolar) 0,008444 Suisse (franc) 1,0362 Ukraine (hryvna) 0,3351 Venezuela (bolivar) 0,00252 Les valeurs Internet reviennent sur terre Plusieurs des vedettes de la vague Internet n'ont pas encore enregistré de bénéfices CORINNE SUISSA AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Les valeurs Internet, coqueluche des marchés depuis plusieurs mois, ne sont plus à l’abri d’une correction sévère alors que la Réserve fédérale (Fed) laisse planer la menace d’un relèvement des taux d’intérêt et que les investisseurs sont moins complaisants devant des résultats toujours dans le rouge.Nombre de ces sociétés en effet n’ont toujours pas enregistré de bénéfices après plusieurs années d’existence, comme Amazon.com, par exemple, pionnier du commerce électronique, qui a vu le jour il y a cinq ans.L’ambition du groupe de devenir le centre commercial leader d’Internet se fait au détriment de sa performance financière.Hier, Amazon.com, dont le titre avait atteint un plafond à 221,25 $ le 27 avril, valait 90,50 $ US un peu moins de trois mois plus tard, une dégringolade de 59 %.Le cours de l’action du numéro un des services en ligne, America Online, était en baisse de 50,3 %, à 86,13 $ US, par rapport à son sommet de 175,50 $ US établi le 6 avril.Mais Mace Blicksilver, responsable de la firme de courtage Marblehead Asset Management, relativise cette chute.Il fait remarquer que l’action d’AOL ne valait que 27 $ US il y a un an, dans un environnement complètement différent de cet été.Aujourd’hui, les valeurs Internet sont disponibles à foison et les acteurs dans ce secteur offrent de plus en plus de services concurrents, comme le courrier électronique et les ventes aux enchères.Ce mois d’août, 66 compagnies Internet, parmi lesquelles 15 cette semaine seulement, vont mettre leurs actions en Bourse, contre tout juste 19 en août 1998.L’action du fleuriste en ligne 1-800-Flowers.com, qui a fait son entrée sur la Bourse électronique (NASDAQ) mardi, a fini en dessous de son prix d’offre de 21 $ US, alors que les analystes s’attendaient à un doublement ou un triplement du cours.La pharmacie virtuelle Drugstore.com, introduite en Bourse le 28 juillet et dont le titre avait fait un bond de 179 % le jour même, ne valait plus que 34 $ US hier, contre un sommet à 70 $ US le premier jour de cotation.Plus sélectifs Il y a toujours un gros intérêt pour les introductions en Bourse des sociétés Internet, mais les investisseurs sont plus sélectifs, a souligné Kathleen Smith, gestionnaire de portefeuilles chez Renaissance IPO Fund.»Les investisseurs s’inquiètent de plus en plus de la qualité des résultats» des sociétés américaines au cours des deux à quatre prochains trimestres, a déclaré Mace Blicksilver.«Cest difficile d’être optimistes en ce qui concerne des compagnies qui ne devraient pas être bénéficiaires avant deux, trois ou cinq ans», a-t-il ajouté.Reflet de ce malaise, les courtiers en ligne pourraient connaître au troisième trimestre leur première baisse de volume, en raison de la faiblesse des valeurs Internet que leurs clients privilégient, selon Bill Bumham, analyste au Credit Suisse First Boston.Pour trois milliards de permis émis La construction a bondi en juin Ottawa (PC) — Les municipalités ont délivré pour trois milliards de dollars de permis de bâtir en juin, une hausse de 4,9 % par rapport au mois de mai, rapportait hier Statistique Canada.C'est le deuxième mois consécutif d’augmentation, tant dans le secteur résidentiel que non résidentiel, signale l’agence fédérale.C’est aussi le deuxième mois de cette année où la valeur des permis de bâtir a atteint trois milliards, et la première fois depuis 1991 qu’une année compte plus d’un mois ofi les permis de bâtir ont atteint ou dépassé la barre des trois milliards.Les intentions de construction d’habitations, surtout des logements unifamiliaux, ont progressé de 1,4 % pour s’établir à 1,7 milliard de dollars.En mai, les projets de construction avaient bondi de 10,5 %.Après deux mois consécutifs de baisse, les constructeurs ont enregistré des permis de construction industrielle, commerciale et institutionnelle d’une valeur de 1,3 milliard en juin, une hausse de 9,9 % par rapport au mois précédent.En tout, de janvier à juin 1999, les municipalités ont émis pour 17,2 mil- liards de dollars de permis de bâtir, en hausse de 3,4 % par rapport à la période correspondante, l'an dernier: 9,5 milliards de permis dans le secteur résidentiel, 7,7 milliards pour le secteur non résidentiel.C’est le secteur de la construction résidentielle qui a dominé la hausse de juin.«L’abordabilité du logement et la confiance des consommateurs demeurent positives malgré les récentes fluctuations des taux d'intérêt», note l’agence, qui prédit que les investissements dans l’habitation devraient augmenter pour une quatrième année consécutive.A l’échelle provinciale, le Québec est l’une des provinces qui affichent les plus fortes augmentations du nombre des permis de construction résidentielle émis au cours des six premiers mois de l'année.Entre mai et juin, cependant, ce sont les intentions de construction industrielle qui ont dominé.La valeur des permis de construction résidentielle au Québec a progressé d’à peine 0,4 %, tandis que la valeur des permis de construction non résidentielle y a enregistré une hausse de 22,9 %, pour un montant de 206 millions.J LE MARCHE BOURSIER ¦¦¦.- ¦ - - Coup d’œil Volume Ferme Var.Var.(000) ($) (%) La Bourse de Montréal XXM:lndice du marché 23918 3763.65 -27.23 -0.7 XCB: Bancaire 6244 5596.11 -41.14 -0.7 XCO:Hydrocarbures 3123 2767.54 +23.83 0.9 XCM:Mines et métaux 5513 2118.26 +15.95 0.8 XCF:Produits forestiers 4455 2813.33 +47.12 1.7 XChBien d'Équipement 4667 3781.08 -78.22 -2.0 XClhServices publics 3240 3864.11 -63.01 -1.6 La Bourse de Toronto TSE 35 26412 402.71 -3.10 -0.8 TSE 100 38825 421.32 -4.76 -1.1 TÇE 200 19059 428.30 -1.61 -0.4 TÇE 300 57885 6963.20 -70.10 -1.0 Institutions financières 7526 7209.36 -35.46 -0.5 Mines et métaux 1742 3817.08 +45.62 1.2 Pétrolières 8363 6403.77 +62.14 1.0 Industrielles 9963 5655.61 -189.10 -3.2 Aurifères 6351 5248.40 +91.42 1.8 Pâtes et papiers 4638 5083.93 +51.13 1.0 Consommation 4304 14323.06 -184.28 -1.3 .immobilières 1264 2117.76 -4.04 -0.2 Transport 1327 6288.10 +42.32 0.7 Pipelines 1183 5827.47 -59.74 -1.0 Services publics 6575 7998.03 -194.17 -2.4 Communications 1761 17896.30 -182.64 -1.0 Ventes au détail 1691 5267.73 -32.96 -0.6 Sociétés de gestion i*i 1191 9028.88 +54.00 0.6 La Bourse de Vancouver Indice général 15573 411.37 -3.78 -0.9 J_e Marché Américain 30 Industrielles 88664 10674.77 -2.53 -0.0 20 Transports 10462 3280.07 -45.73 -1.4 15 Services publics 7675 316.64 -0.21 -0.1 65 Dow Jones Composé 106802 3184.25 -10.13 -0.3 Composite NYSE * 614.46 -7.94 -1.3 Indice AMEX * 776.96 -3.51 -0.4 S&P 500 * 1305.33 -16.85 -1.3 NASDAQ * 2540.00 -47.99 -1.9 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) (S) ($) ($) (%) DAYTON MINING CP 4236 0.10 0.09 0.09 .IMASCO LTD 3424 39.45 39.00 39.20 4-0.30 0.8 CALL-NET ENTR B 3083 8.60 6.90 8.15 +1.25 18.1 TOR BK 2570 29.45 20.45 28.70 -0.10 -0.3 TRI-WHITE CP 2276 2.00 1.90 2.00 - BARRICK GOLD CP 2226 29.60 28.75 29.55 +0.75 2.6 MACMILLAN BLOEDEL 1814 27.85 26.50 27.70 +0.90 3.4 SIKAMAN GOLD RES 1793 0.16 0.13 0.15 -0.01 -6.2 PLACER DOME INC 1578 16.15 15.65 16.00 +0.10 0.6 NORTELNETWORKS 1493 129.50 121.65 122.00 -8.20 -6.3 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) ($) ($) ($) ($) (%) BANK OF MONTREAL 573 54.70 53.95 54.10 -0.75 -1.4 BOMBARDIER INC B 565 21.40 20.75 20.75 -0.45 -2.1 SODISCO-HOWDEN 472 0.20 0.19 0.19 - - NATL BANK OF CDA 367 18.75 18.25 18.25 -0.45 -2.4 NOVA CHEMICALS CP 318 32.15 31.00 31.00 +0.95 3.2 MICRO TEMPUS INC 300 1.35 1.20 1.21 -0.14 -10.4 BCE EMERGIS INC 286 32.60 29.25 30.35 -2.35 -7.2 RANGER OIL LTD 286 6.55 635 6.50 AXCAN PHARMA INC 267 9.20 8.60 9.00 •0.10 -1.1 IMASCO LTD 251 39.50 39.00 39.15 +0.25 0.6 Investmax tinax.c°® Courtage à C^' lnVO escompte fwM.ïw.1 - t* *„ Pour les meilleurs outils d'analyse boursière Téléphone: (514) .+)>-1366 • Sans Irais 1-8—’-39 >1366 • Investmax est une marque déposée, propriété de Décision ?Investmax s.e.n.c.Whalen, Béliveau et Associés est membre du Fonds de protection des épargnants.Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Montréal XXM 3763,65 Toronto TSE 300 I 6963,20 ^ New York Dow Jones 10 674,77 Dollar Or 1 $ canadien 67,110us à New York 257,30$us La Bourse de Montréal Ces titres, transigés hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal: L action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées: r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé; u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé.52 dm.ion.Titra Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.Var.j A B ADS 6.250 1.910 3000 46 2.300 2,300 2 300 AGRA 11,300 8.050 4600 12 11.200 11.200 11.200 -0.100 jARCA 0.255 0.010 6850 0.050 0.050 0.050 At&t Rcpt 97.500 23.250 100 36 94.800 94 800 94.800 •2.700 jAur Res 3.490 1.800 10400 2.700 2.650 2.650 •0.150 lAbcourt 0.195 0.030 2000 0,110 0,110 0,110 Abttibi-C 19.450 11,650 123327 17.650 17,450 17,500 fAelerna 8 000 4000 7336 4 600 4300 4600 +0.300 jAgritek 1,100 0.180 14000 0 200 0.200 0.200 +0.010 Air Canda 9,100 5,150 245098 69 6.900 6.600 6.850 ?0,150 fAirCan.A 8.250 4.550 111800 58 5.800 5.600 5.800 +0.150 Altaenerg 48.500 28.000 2120 107 45.000 45.000 45.000 Alcan Alu 49.350 28.850 24840 23 46.450 45.500 46.400 +0.750 (AliCT.b 21.650 14,000 17780 19,400 19.250 19.400 +0.150 AlliForest 20.750 12.750 1500 79 17.500 17.350 17.350 jAllican 0.750 0.200 4200 0.600 0 600 0.600 Amalg In voir plus bas Am (SCO 11,250 5.050 4100 11 8.000 7.950 7,950 -0,050 Amisk.A 2.300 1.000 9000 2.000 1,980 1.980 -0.020 Amsk,sr.1 2.790 2,000 2900 2.750 2,750 2.750 +0440 jAngISwiS 0.910 0.180 24953 0.220 0.210 0.210 ¦0.010 fjartqst b 1.200 0.750 4000 0.820 0800 0 800 -0.100 fAtcol 43.500 30.000 3042 15 43.200 42,750 43.000 Athabasca voir plus bas Axcan 11,600 5.700 267075 450 9.200 8600 9.000 -0.100 BCGAS 32.500 26,750 2430 15 28.900 28.800 28.850 -0050 BCE lmp 48.000 6.750 286831 32.600 29.250 30.350 -2.350 BCE Inc.78.050 39 600 43673 9 74.000 71.550 71.650 -2.450 BCE Mbl 57,650 32,500 115623 57.700 57.700 57.700 -0.050 bclteius 43,000 32 600 29339 33.250 32.600 33.250 +0.200 bct.tel nv 40.750 31.750 7072 32,200 31.750 32.150 •0.150 (BMTC.a 26.850 16.500 300 10 20.550 20.550 20 550 -0.950 Bq Laur 29.800 20.100 13706 9 24.200 24.000 24,050 Bque Nat 26.200 18.250 367699 11 18.750 18.250 18.250 •0450 BquNat.no 16.900 12.250 300 16000 16.000 16.000 -0.350 Bqnat.kei 11.000 9.800 500 10.500 10.500 10,500 BquNat.nk 9,350 8.550 600 9.250 9.250 9.250 -0,050 BquNat.nt 20.000 13.100 200 19.350 19.350 19.350 Bq Royale 84.250 57.500 37355 13 65.200 64.600 64,850 Bq.Ry.srJ 29,000 26850 12700 27.150 26.850 27.000 -0.250 BqRy.srK voir plus bas Bq.Ry.srH 29100 26.800 400 27.250 27.250 27.250 BqRy.srl voir plus bas Bq.T-D 45 400 18.750 97934 15 29.350 28.500 28.650 •0.100 B.TO.SfH 29.250 27.300 200 27.700 27.700 27.700 -0.150 B.imp.sr18 26.300 25.000 1700 25.100 25.100 25,100 +0.100 Bq.C.lmp 43,550 24.450 50455 18 36.400 34.850 35,000 -0.150 Bque Mil 71.050 51.800 573329 12 54.700 53,950 54.100 •0.750 BM0.Bsr5 26.600 23.900 675 24,500 24,150 24.150 -0.750 BMO Sr4 26.600 25.100 2200 25.400 25.100 25.100 •0,650 Bq N.Ecos 36.900 22.850 42050 11 30.450 30,000 30.250 -0,200 B NE Sf7 29.300 27.500 200 ' 28 000 28.000 28.000 ?0.100 Barnck 35.900 20,400 40741 23 29.600 28.800 29.500 +0.650 Beau Can 2.650 1.500 6200 18 2.430 2.400 2400 -0.090 fBehavr.B 1.250 0.300 10000 0.300 0.300 0.300 -0090 Beii.intl 28 700 9 600 5925 17.000 16,750 17000 ?0200 Bestar 6.750 3500 2000 9 3.610 3.610 3.610 Biochem 45.400 23.400 77909 26 33.000 31.300 31,300 •1.300 Biomira 10.150 1.850 4000 5,200 5.100 5.100 -0,100 Bocenor 1,800 1.000 550 11 1.610 1.600 1.600 -0.050 Boliden 6.000 1200 1600 3.330 3.310 3.330 ?0.070 Bomb A 24.450 15850 7896 26 21.350 20.900 20.900 ¦0.600 fBombB 24.450 15.600 565026 25 21,400 20.750 20.750 •0.450 iBrex 0.190 0.025 65900 0.070 0.060 0.060 iBruneau 0,550 0.070 9750 0.350 0.350 0.350 +0.050 C D C-MAC 36,000 14.750 15825 31 35.000 34.000 34.750 ?0,550 CAE Inc.10.800 7.850 204300 13 9.550 9.300 9.300 fCCl.In.B 17.850 13.900 150500 11 15,000 15.000 15,000 ?0,250 fCGIGr.A 39.250 16.050 177345 43 25 500 25,000 25.450 •0.150 CT Fin.66,350 47.450 937 24 63 500 62.750 63.500 -0500 fjCSti 3.000 1,000 16000 2.710 2.700 2.710 -0.040 Call-Net 21.000 6000 3555 8.650 8.000 8.650 ?1.150 ICall-N.B 20500 5,950 30185 8.550 7.000 7.950 ?1.000 iCvalley.a 1.400 0.160 500 0.300 0.300 0.300 ?0.050 iCambiex 0,550 0.090 42000 0,345 0,200 0.330 -0,010 Cambior 9.750 4.000 17570 4.300 4.100 4.100 •0.150 CambriOg 13.000 7.750 3600 37 8100 8.100 8.100 -0.100 Camco 6.900 3.500 1461 16 6.700 6.500 6.700 ?0.300 Cameco 40.250 24.050 16604 43 26.000 25.850 25.850 •0.350 Cdn.Nat 108 650 63 650 d6502 81 105,500 103250 104100 +1.300 Cdn Oxy 29.000 13,200 20134 28350 27,950 27.950 -0.100 CP Ltd 40.250 26 000 30358 25 36.350 36,200 36,350 ?0050 IC Tue A 46,000 29.000 20515 19 40.000 39,500 39.900 -0,150 tCUtililA 49,200 38 000 1400 14 43.450 43.300 43.300 -0,050 ICmnac.A 6.100 3.650 24600 7 5.450 5.250 5.400 ?0,200 iCincor 0 600 0.250 5000 0 350 0,300 0300 +0,050 iCanspr.A 0.300 0.100 14500 0.190 0.100 0.190 ?0.040 Caia Omi 6250 4400 166 24 4.750 4,750 4.750 •0.050 Titra 52 dora.tan.Haut Bas Vaatts C/B Haut Bas Cl At.Var.fCara0p.A 6,050 3800 25748 20 4.000 3.980 4.000 Cascades 10.000 6.600 6800 18 9.700 9.450 9.700 ?0.200 |Ced-0r 1.100 0.250 187000 1.100 0.800 0,870 •0.090 Ceiestica 70,000 16.400 21740 67.500 64.500 64,800 •2.450 iCenosis 1.650 0,750 14700 1,020 0.950 0,950 •0.050 iChesbar 0.930 0.200 58500 0.215 0.200 0.200 iCimatec 0,450 0.165 7500 0.290 0.290 0.290 +0.040 fCimStLa 20.250 13.700 21 12 18.800 18.800 18.800 Cmram 21.750 11.500 5288 17 13.000 12.500 12.600 -0400 Clanca 24.050 22,950 1852 12 23.100 23.000 23.050 +0.050 fClearnt.a 27.800 9.550 2075 25 400 24650 24 650 •0.850 Clinic^ 11.000 6,100 z31 10.050 9 850 10.050 fCog.Cabl 32.000 12.500 1050 17 24,950 24100 24,900 ?0.400 ICogeco 31.500 11.200 700 10 22,950 22.750 22.750 -0.250 Cogmcase 39.450 19,000 500 32 22.700 22,400 22.600 -0,150 Cominco 26.300 13.500 2000 24.500 24.500 24.500 +0.200 iCancom 20.000 9.500 100 20 17.000 17,000 17,000 -0.500 (Concert 5.500 2.000 7500 20 5.000 4.900 4.900 •0.100 fConsoltex 5.500 2.750 2800 19 4 400 3900 3.900 •0.500 iContRes 0,780 0.300 12000 0360 0.360 0.360 -0.040 Coreco 7.200 3.400 300 14 5.350 5.350 5.350 Coscien.a 6.000 4.000 3500 4,650 4,650 4,650 fCossette 14.500 12.500 1500 14,050 14.000 14,050 Cott 10.800 2.950 2500 5.150 5.100 5.100 •0.150 0TM Info 6.350 1.250 3200 34 1.900 1.760 1,760 •0.140 iDataiex 4.250 0.175 23000 0,360 0 340 0.340 •0.050 Denison 0.240 0.085 10000 0,155 0.155 0,155 -0.005 Desj pr.A 26.750 24.500 2000 25,500 25.500 25.500 ?0.250 fDesiar.A 20.500 13,500 400 8 15,050 15.050 15,050 +0.050 iDiadm 0.500 0.120 16800 0.205 0.205 0.205 +0.005 iDiagnCur 1.900 0.580 800 0.960 0.960 0.960 -0.040 Dofasco 26.900 15,300 51640 13 26,900 25,900 26.900 ?1.000 Domco 13,500 8.000 3200 12 9.100 8.900 8.900 •0.700 Domtar 15.700 6.900 71623 31 15.300 15 000 15.250 +0,200 DomtSrB 21.250 17,800 1700 21.050 21.000 21000 •0.250 fDonohu.a 26.600 17.330 72125 15 23.350 22.500 23.350 ?0850 Donohue.b 26.500 17.500 300 14 23.100 23.100 23100 ?0.600 IDorel.B 33.200 16,000 4888 25 29.750 29,000 29.000 •1.000 (dumt.nik) 1.230 0,200 120195 0.250 0.210 0.250 ?0.050 Dylex 6.200 3.260 193500 10 3,700 3.650 3.650 -0,090 E F Eaton 13,300 1.800 3250 2.050 1.950 1.980 •0.050 jEcudor 0.480 0.130 8000 0.250 0.250 0.250 fEdpbra.A 25.050 17,000 800 10 21.450 21.400 21.400 -0,250 Eicon 6.600 2.600 8325 22 5,700 5600 5.700 +0.100 fEmpire.A 32,450 25.000 8300 7 25.750 25.750 25,750 ?0.100 EnerMark voir plus bas EnpFnd.G voir plus bas Extndi.mv 12.000 4.500 200 10 6.150 6.150 6.150 -0.350 fExtndi.sv 11.750 3.150 3600 9 5,650 5,550 5.600 •0.050 FPI Ltd 7,200 4.400 1200 11 6.950 6,700 6.700 ?0.050 Faicnbrdg 22.300 11,750 1400 22.050 22.050 22050 -0.250 iFieldex 0.155 0.025 32000 0.060 0.055 0.060 Finning 15.250 9,000 800 93 14,900 14.850 14.900 -0.100 IFst.Mr.A 29,500 16.750 100502 18 24.850 24800 24 850 -0.150 iForex.a 31.400 5.800 10994 10 31,350 30,750 31.000 -0,300 fForex.b 31.500 5,850 222049 31.250 30 850 30.900 •0.400 Fortis Inc 42.000 33.750 100 16 35.750 35.750 35,750 IFourSeas 77.250 23.000 237 32 69.000 69000 69000 FrhoW.UN voir plus bas iFreewcan 0.600 0,200 93000 0.400 0.300 0.330 +0030 G H Gaz.Metro voir plus bas tGiidan.a 35.000 10.000 920 17 32.000 32.000 32.000 •1.000 iGldHawk 0.400 0.050 3000 0.080 0 080 0.080 tGldcrp.A 10.350 4.150 4720 7.200 7.200 7,200 ?0.400 G.W.liteco 31.000 17.500 4720 17 22.250 21.850 22,250 +0,500 iGreenhop 0.290 0.150 8500 0.200 0.200 0 200 GrpADF 8.650 7,800 300 8.500 8.500 8.500 -0150 Gult Res 6.400 3 330 1900 5.850 5,850 5.850 Gulf.R.p.a 3,420 2.200 6100 3.080 3.060 3 060 -0030 Haemacr 6750 2.750 4000 3.850 3.600 3.600 -0.150 (Helix Hr 2.000 1.050 15300 37 1,500 1,300 1.500 Hubbard 1.700 0.850 500 12 1,060 1.060 1.060 ?0.060 Husky 16.400 7.250 1441 23 8.950 8.800 8.950 I J IBEX 0,920 0.550 500 0.670 0.670 0,670 •0.050 IPL lnc.A 13.300 9 200 2300 11 11.250 10.850 10.850 •0.150 jlTI Educ 8.400 4.500 11793 5.500 5.500 5 500 imasco.itd 43,250 22.000 251525 21 39 500 39000 39150 ?0.250 flmpr.Qbr 36.700 26.100 5866 17 36 200 36,000 36 000 ¦0.150 Inco.Pr.E wr plus bas Inco.VBN 14.300 5.750 1700 11.850 11,550 11.750 ?0.350 IncoLtd 28.800 12,500 130091 27,200 26.600 27,150 ?0.450 jlnflntAct 4.300 2.550 12200 3.100 3,050 3.090 ?0.040 Inmet 4 800 1.600 6700 29 2.350 2.320 2.350 ?0.150 ilnterstar 0.350 0.110 87500 0.180 0.180 0,180 ?0.070 |lnt.Key 0 850 0.150 12366 0.450 0.450 0,450 Inv Grp 26.500 17.500 1485 20 19.300 19.000 19.300 Irwin Toy 3.970 1.600 1900 1980 1.980 1.960 ?0.330 ttvacoA 6.050 2.200 2410 5,500 5.350 5.350 ?0.100 tvaco.srS 25.350 18,550 282 23,850 23.850 23 850 ?0.050 tvaco.sM 29.000 21.200 600 28.750 28.750 28.750 ?0.250 MAG.Mm 0.240 0.080 12000 0.180 0.180 0.180 ?0.030 Jannock 19.000 12.500 107 4 16.750 16.750 16.750 -0050 Jnock.1.20 17.750 16.000 400 16.000 16.000 16000 •0.250 tJean.Ct.A 39,000 19.000 6887 24 33850 33 250 33 450 ?0.200 52 torn.sem.Titra Haut Bas Vantas C/B Haut Bas CIAt.Var.K L iKnowHse 4.500 0.700 17100 24 4 200 4.050 4 050 •0.150 LG Tech 3900 1.800 5580 3.500 3500 3 500 ILGSInc.15500 7.250 7358 18 13150 13 000 13.000 •0150 iLabphrm 3,750 1100 2000 1.700 1.700 1,700 •0.100 fLatdlaw 16 650 8.550 33310 9,600 9.200 9.250 -0.200 ILapVer.A 4.700 3.350 6233 8 4.250 4150 4.250 ILasond.a 19000 14.500 800 16 15300 15.250 15.250 •0.050 Leaderl 3.100 1.710 1850 13 2.250 2.220 2.250 Legacy, un voir plus bas (Leroux B 6.150 4350 1100 8 5 000 4800 4.800 -0.150 (Jilbey 0.650 0.200 1000 0.250 0.250 0.250 jLithos 0.690 0230 60000 0.650 0,640 0.640 -0.010 Loblaw 42500 28.750 81711 31 36.350 36000 36.350 •0.250 Loewen 27.250 0 350 11050 1.810 1.760 1.760 •0040 ILogis.Clb 16.000 10 000 1800 11 13 000 13.000 13.000 -0.500 iLyonLake 0700 0.160 40000 0220 0 200 0.220 ?0.020 M N MDSI 32.500 13000 z75 19.500 19 500 19 500 Maax 18 500 13.750 6590 18 16.250 16.000 16 000 McM Bldi 27 750 11.750 68600 19 27.750 27.250 27.750 ?0.750 Macyro 0.850 0.260 800 5 0.700 0.700 0.700 •0.010 (Magna A 106 450 82.000 8452 16 82.500 82.400 82.400 ?0400 iMalahic 0.255 0070 61500 0190 0160 0190 ?0030 Malet.Que 4,700 1.000 7600 7 2.650 2.500 2.650 ?0.150 Mple.Leal 18200 10.800 4000 33 14.000 14000 14000 ?0.650 Marconi C 20.000 16250 1000 17 17.500 17.250 17.500 ?0.550 Mazarin 0650 0 200 8500 0.360 0.350 0.350 iMcWatter 1.600 0 205 61999 0260 0250 0.260 jMelloor 0,480 0 080 122000 0480 0 290 0350 -0130 Memotec 2.000 0.380 1000 1,650.1.650 1.650 Merrill 151.250 58 500 d365 17 100 500 100 500 100 500 •2.000 IMetroR.A 23,450 17000 39349 15 20400 20.100 20300 -0.100 M.Tempus 1.640 0.160 300980 1.350 1.200 1.210 •0.140 Microcell 16.950 7.050 45001 15.800 15.450 15 500 •0.250 IMicrotec 4.100 1.950 1250 28 2.050 1.950 1.950 -0250 jM.DuNd 1.200 0.480 5000 0.940 0.940 0 940 -0.020 iMirandor 0360 0.100 29000 0.130 0.120 0120 •0020 iMispec 0.210 0.040 10000 0.050 0 050 0050 •0.010 Mitel.Corp 18.300 7.350 37570 538 10.850 10500 10.750 ?0150 fMolson A 28400 19 800 251060 47 26 650 26.150 26.500 ?0350 Moore 19050 11450 12680 13.100 12.800 13000 ?0.200 MtReal 3.300 1800 4800 8 1.950 1,950 1.950 -0010 Multfd.un voir plus bas jMurgor 0.380 0.050 7000 0.150 0.150 0150 NAR Res 4.000 0.160 32676 1.840 1.720 1.780 -0,040 NS Power 19 200 16.500 5279 16 16.950 16.700 16.750 •0.250 INelvana 31.250 22.750 1000 21 25.300 25.250 25.250 -0,050 Newcastle voir plus bas Newcourl 72.500 16.200 32170 11 23.450 23.100 23.100 ?0.100 NfidP5.50 10.000 9000 1500 9250 9.250 9.250 -0.750 Nextor 10.000 5.700 10349 34 9.700 9.600 9 600 -0,150 iNiocan 1300 0.250 15000 1.050 0,970 0.970 -0.080 Noranda 24 850 14.950 12623 145 20.350 20200 20.350 ?0 050 Nortel 138.750 42.000 d3l062 129.500 122.200 122.200 •7.500 Nova chm 34.750 17.300 318920 48 32.150 31.000 31.000 ?0.950 jNymqx 9500 4000 2700 4.400 4.300 4400 •0.100 O P OnexCorp 29500 13.000 4757 9 25600 25550 25 600 -0900 jOrteans 0.850 0.080 24990 0105 0100 0105 ?0015 lOsisko 0.220 0.075 5000 0.100 0100 0,100 -0.020 |Pan Amr 0250 0.020 170500 0130 0.100 0130 ?0.010 Pengr.Enr Petro Can voir plus bas 23 000 14,750 31590 92 23.000 22.600 23.000 ?0.200 Philip 3850 0,160 20450 0.235 0230 0,235 ?0.075 PhoemxLS 18.250 8100 1900 26 9.200 9 000 9.200 .0 200 iPhotoNet 1.500 0.300 500 0 780 0.780 0.780 ?0030 Pia.Dome 27200 12.550 36255 28 16.100 15 700 16 000 ?0.100 iPlexmar 0.200 0 020 5000 0 050 0 050 0 050 ?0030 Poco Petr 15.950 8.750 140200 71 13450 13 300 13450 ?0.150 PCS Inc.112.100 74.300 z50 14 82.500 82 500 82 500 IPowrCr 35.400 21,750 99128 11 26 750 26.000 26.200 ?0.100 Power,Fin 35600 22.800 2125 11 26.150 26000 26.000 -0.050 Premdor 18,500 9,650 1300 13 16.500 16.350 16.500 ?0.050 Promatek 3.850 1.500 2300 6 2660 2,600 2.600 -0060 Q R QuebecTel 19.000 14,000 5701 15 16,200 16 000 16.000 •0.200 QuebecoA 39.500 26.750 5560 13 37.000 36250 36.300 •0.700 fOuebecoB 39.250 26.500 13484 14 37.500 36.250 36.400 -0.850 RangerOil 10.700 3,950 286700 6.550 6.350 6.500 Renaisnce 23.000 12.650 16968 22.600 22.200 22.450 ?0.600 fRepap 0.195 0065 52500 0.095 0.090 0.090 iRobex 0.510 0.130 2500 0.330 0.330 0.330 Rolland 7.750 5.500 12450 11 5.950 5.950 5.950 Royale 5000 1.350 32900 2.980 2.500 2,500 (Royal G.44 000 23.850 59300 23 35 800 35.750 35.750 ?0.750 S T SAMSys 1.690 0.250 27500 1.090 1,000 1.000 •0.040 SNC-Lav 14.000 8.500 11955 11 11.100 11.000 11.100 ?0.100 SR teicom 5.250 2.000 16985 37 2.300 2 200 2.280 +0.050 ISt.Sauv.a 0.680 0.450 Z400 51 0.510 0.510 0.510 San.FnA 11.750 7000 500 14 7.250 7.250 7250 •1.000 Saputo 45.750 30 000 26528 25 41850 41.000 41.000 ?1.200 Titra 52 dem.sam.Haut Bas Vantas C/B Haut Bas CIAt.Var.jSaturn.S 8.950 3060 5700 8 7.050 6 900 6.900 •0,150 Seagram 96550 38.950 15000 18 77,350 77.250 77.350 ?0.350 iSchgoid 0870 0,120 30000 0.120 0,120 0120 •0,030 iSharpe 0780 0.170 5000 0.180 0.180 0.180 Shell Can 31.500 21.300 550 27 30.650 30.450 30 650 ?0.350 Shermag 16.500 6.500 300 12 7,650 7.650 7.650 •0.150 S 9 9 B 4 ?ÉCONOMIE* Transaction de plus de 10 milliards Dow Chemical et Union Carbide fusionnent pour créer un géant de la chimie DOW L MARIO SURIANI PRNEWSFOTO William S.Starvropoulos, président et chef de la direction de Dow Chemical, et William H.Joyce, son vis-à-vis chez Union Carbide ont annoncé la nouvelle, hier, à New York.Bataille boursière entre la BNP, la SG et Paribas Les protagonistes se mobilisent Prévisions économiques de la Banque de Montréal Le PIB du Québec bondira de 3,5 % en 1999 Le taux de chômage passera sous la barre des 10 % LE DEVOIR Les conditions favorables des secteurs extérieur et intérieur devraient faire bondir le PIB du Québec de 3,5 % en 1999.Le Québec devrait ainsi voir son économie connaître sa plus forte progression depuis 1994.«Forte d’une expansion bien répartie, l’économie du Québec est prête à accélérer sa progression cette année à la faveur de la persistance de la croissance rapide de l’activité économique en Amérique du Nord», a déclaré Rick Egelton, économiste en chef délégué de la Banque de Montréal.«Le contexte qui sera propice à des gains supplémentaires pour l'ensemble des principaux secteurs de la province devrait entraîner la création de 20 000 emplois en 1999, un rythme de création d’emplois qui se situe juste sous les 2 %.» Le taux de chômage annuel du Québec passerait alors à 9,8 %, comparativement à 10,4 % en 1998.«Ce sera la première fois au cours de la décennie que le taux de chômage de la province passera sous la barre des 10 %.» Selon l’institution bancaire, la forte activité de production manufacturière, l’amélioration des marchés des produits primaires à l’échelle internationale — notamment celui des pâtes et papiers — ainsi que le bond dans les secteurs des transports et des communications alimenteront la croissance économique.«Le commerce du gros et le commerce du détail devraient conserver leur vigueur alors que, dans le secteur de la construction, la poursuite des principaux projets d’immobilisation soutiendra le niveau d’activité de la construction non résidentielle et l’augmentation de la demande de logements favorisera les dépenses du côté de la construction résidentielle.» An 2000 La Banque de Montréal s’attend également à ce que le PIB réel du Québec augmente de 2,9 % en l’an 2000, à la suite de la décélération de l’économie américaine qui passera à une progression plus soutenue de 3 %, comparativement au taux de surchauffe de 4 % de 1999.M.Egelton va plus loin: «Le taux relativement élevé de confiance des entrepreneurs et des consommateurs québécois devrait stimuler l'investissement et les dépenses de consommation tandis que la création d’emplois devrait s'accélérer pour atteindre quelque 50 000 emplois.» Le taux de chômage devrait fléchir légèrement pour atteindre 9,6 %.Après avoir atteint l’équilibre budgétaire, le Québec devra encore relever deux grands défis financiers au cours des prochaines années, a-t-il ajouté.«Le Québec est l’un des endroits en Amérique du Nord où le fardeau fiscal des particuliers est le plus lourd.Les réductions d’impôt de 9 % sur quatre ans, à compter de l’an 2000, que le gouvernement a annoncées sont faibles en comparaison de celles consenties en Ontario.» De plus, l’institution bancaire rappelle que le Québec est au deuxième rang parmi les provinces canadiennes pour ce qui est de l’importance du ratio de la dette au PIB.«Comme le gouvernement a choisi de dépenser plutôt que d’abaisser l’impôt ou d’alléger la dette, ces deux défis seront difficiles à relever», a souligné l’économiste en chef délégué de la Banque de Montréal.JEAN-LOUIS DOUBLET AGENCE FRANCE-PRESSE New York — La fusion des groupes chimiques américains Dow Chemical et Union Carbide, annoncée hier, va créer un géant de la chimie mondiale se hissant au niveau de l’autre groupe américain, DuPont, et des allemands BASF et Bayer.Dow Chemical va, à proprement parler, racheter Union Carbide par un échange d’actions représentant 9,3 milliards $ US auxquels s’ajoutent 2,3 milliards de reprise de dette.Mais pour bénéficier d’exonérations fiscales, les deux groupes doivent présenter l’opération comme un regroupement d’intérêts.Cette fusion, dont le secret a été bien gardé jusqu’au dernier moment, intervient alors que le secteur chimique est en pleine restructuration.Le chiffre d’affaires combiné de la nouvelle société, qui gardera le nom de Dow Chemical, va s’élever à 23,9 milliards sur la base des chiffres de 1998.DuPont affiche de son côté 24,7 milliards.Le chiffre d’affaires de BASF pour 1998 était de 30,7 milliards et celui de Bayer, de 31,2 milliards.Mais ces chiffres comprennent l’ensemble des activités des groupes allemands en dehors de la chimie.Dow Chemical a affirmé hier que la fusion allait le hisser au deuxième rang mondial.Dow Chemical, dont le siège est à Midland (Michigan), va payer 66,96 $ US par action d’Union Carbide, dont le prix de clôture mardi était de 48,81 $ US, soit une surcote de 37 %.En conséquence, le prix du titre Union Carbide s’envolait de près de 12 $ US à 60,37 $ US hier matin à la Bourse de New York.Mauvais souvenir Le nom de Union Carbide, dont le siège est à Danbury (Connecticut), est surtout connu du grand public en raison de la catastrophe survenue en 1984 à Bhopal (Inde), où près de 7000 personnes avaient trouvé la mort à la suite d’une fuite de gaz toxiques dans l’une des usines du groupe.Mais Union Carbide est aussi l’un des premiers fabricants mondiaux de polyéthylène, l’une des matières plas- tiques les plus utilisées.Le groupe est également très présent dans le secteur des solvants et peintures industriels.En 1998, Union Carbide a réalisé un chiffre d’affaires de 5,5 milliards pour un bénéfice net de 403 millions.Dow Chemical est trois fois plus gros, avec un chiffre d’affaires l’année dernière de 18,4 milliards pour un bénéfice net de 1,3 milliard.Le groupe est présent dans les mêmes secteurs qu’Union Carbide mais y ajoute les engrais et produits pour l’agriculture.Lien coupé La fusion intervient alors que l’industrie chimique mondiale est dans un cycle bas et se restructure considérablement en coupant le lien tradi- tionnel entre pétrole et chimie.DuPont a décidé de se séparer de sa filiale pétrole (Conoco), qu’il a mise en Bourse pour se concentrer sur les sciences de la vie avec l’acquisition de Pioneer Hi-Bred (semences).Le groupe pétrochimique français Elf envisage, s’il parvient à prendre le contrôle de son rival TotalFma, de séparer les activités chimiques de l’énergie pour donner naissance au premier groupe français du secteur et au cinquième mondial.Le français Rhône-Poulenc et l’allemand Hoechst, tous deux également présents dans la chimie, vont eux aussi se recentrer sur la biotechnologie avec la création d’Aventis, qui regroupera leurs activités respectives dans ce secteur.Dow Chemical, de son côté, s’est li- REUTERS Paris — À deux jours de la fin de la bataille boursière qui oppose la BNP à la Société générale et Paribas, les protagonistes se mobilisent tous azimuts pour tenter de rallier les derniers indécis à leur camp.Daniel Bouton, le président de la Société générale, a déclaré que l’offre de sa banque sur Paribas devançait celle concurrente de la BNP de 10 à 15 % dans les intentions d’apport de titres.Le président de la BNP, Michel Pébereau, s’est dit de son côté assuré de détenir plus de 50 % de Paribas et de disposer dans la Société générale à'«une majorité permettant d’avoir le pouvoir effectif de contrôle sur le capital de la Société générale».SBP va se faire, nous en avons la conviction», a-t-il réaffirmé.Très serré Dans une interview accordée à la chaîne de télévision financière CNBC, Daniel Bouton a indiqué hier soir que, selon les estimations des équipes de recherche de sa banque, plus de la moitié des investisseurs de Paribas avaient déjà pris leur décision au regard des deux offres.«L’offre de SG mène de 10 à 15 points, ce qui signifie que c’est probablement très serré et que l’on n’est pas datis une situation où la BNP peut dire qu’elle s’est déjà assuré le contrôle de Paribas», a-t-il dit.Il avait affirmé auparavant au Wall Street Journal que la BNP serait «très loin de la majorité» dans la Société générale.Interrogé lui aussi par CNBC, André Lévy-Lang, le président du directoire de Paribas, a assuré que la balance penchait en faveur de la fusion SG Paribas à l’approche de la clôture des offres, demain à minuit.Il a indiqué qu’environ 25 % des actionnaires de Paribas, pour la plupart des investisseurs institutionnels, n’avaient pas encore décidé d’apporter leurs titres LE DEVOIR ET REUTERS Nortel Networks a poursuivi son ménage en annonçant hier la vente de certaines activités de fabrication de matériel de communication à cinq compagnies et la suppression d’environ 500 emplois.Ces transactions s’inscrivent dans le cadre de son programme de restructuration sur trois ans annoncé en janvier dernier.Nortel a conclu des ententes d’approvisionnement avec SCI Systems, d’Alabama, la société montréalaise Industries C-MAC, et Sanmina Corp., de Californie.Elle a égalemement nommé Test Design, de Pennsylvanie, et United Tri-Tech Corp., de Cornwall, comme fournisseurs.C-Mac, pour une, se propose d’acquérir les éléments d’actif reliés aux opérations de l’usine de Nortel en Irlande du Nord et d’employer le personnel de cette usine.L’entreprise montréalaise agira également à titre de fournisseur des produits et sous-systèmes électro-mécaniques présentement assemblées à Lachine, au Québec.«C-Mac estime que cette transaction pourrait se traduire par des ventes additionnelles de plus de 250 millions $ US», a-t-elle ajouté.Nortel avait, en mai dernier, annoncé qu’elle faisait une croix sur ses activités d’assemblage de produits électromécaniques à Lachine, une décision qui touchait 165 emplois.Nortel s'attend à ce que la valeur totale des contrats d’approvisionnement franchisse 1 milliard $ US dès la première année.La compagnie prévoit aussi que le produit global brut des cessions se chiffrera à environ 400 millions $ US, sous réserve des rajustements de prix d’achat, et s’attend à réaliser des économies de l’ordre de 250 à 300 millions $ US par année lorsqu’elle aura terminé la mise en œuvre de sa réorganisation.Les cinq compagnies conserveront 2300 des 3000 employés touchés par ce que Nortel avait qualifié en mai des désinvestissements clés.Nortel gardera 200 des 700 employés restants.Mais 500 autres emplois seront éliminés, conséquence de la décision de Nortel d’abandonner la fabrication à Burnaby, en Colombie-Britannique, et à Belleville, en Ontario.Les effets à la Société générale ou à la BNP à la date d’hier matin.D’autres fronts La bataille se mène aussi sur d’autres fronts.La BNP a contesté l’annonce de l’apport, par Paribas, des actions Paribas détenues pour couvrir les programmes de stocks options de ses cadres.Sur les 7,99 millions d’actions autodétenues (4,9 % du capital) dont Paribas a annoncé l’apport à la Société générale, un peu plus des trois quarts servent à couvrir de tels programmes.Jean Clamon, membre du comité exécutif de la banque, a indiqué que le texte du communiqué sur cet apport avait été visé par la Commission des opérations de Bourse et a rappelé que la Société générale s’était engagée, en cas de succès de la fusion avec Paribas, à permettre aux porteurs de stocks options de les exercer soit en actions Paribas, soit en actions Société générale.Dans la nuit de mardi à hier, la Cour d’appel avait infirmé un jugement en référé du Tribunal de commerce de Paris condamnant la Société générale et Paribas pour publicité discriminatoire envers la BNP.Pendant ce temps, les alliés.de chaque camp continuent de se manifester en Bourse.L’assureur AXA, premier actionnaire de la BNP, s’ést une nouvelle fois renforcé dans son capital pour porter sa participation à 7,5 % alors que, pour la Société générale, l’espagnol BSCH a augmenté la sienne de 0,34 point pour la porter à 4,4%.San Paolo IMI, qui avait acquis lundi 0,8 % du capital de la BNP, a acheté une part supplémentaire de 0,1 %.De source proche de la banque italienne, on a assuré que cette acquisition ne représentait pas un mouvement stratégique mais relevait uniquement d’un investissement financier.des mises à pied seraient adoucis par l’allocation de primes à la retraite, d’attritions, de mutations et de réaffectations, a indiqué la société.Vive réaction En réaction, hier, Buzz Hargrove, président du syndicat des TCA, a apparenté l’annonce de Nortel touchant ses unités de production «hautement rentables de Belleville et de Brampton» à «une nouvelle étape vers l’éliminatidfi de sa main-d’œuvre canadienne».«Cette entreprise a profité des millions qiie lui ont versés les contribuables pour 5e défaire, au bout du compte, de ses emplois de fabrication au Canada.» M.Hargrove a souligné qu’il y a dix ans «plusieurs milliers de membres des TCA travaillaient dans les usinés de production^ que Nortel avait établies en Ontario.À la suite de cette annonce, moins de 400 travailleurs membres des TCA constitueront encore un maillon de la chaîne Nortel.» Il a dénoncé le fait que «le libre-échange donne aux entreprises le droit d’agir e)i fonction des résultats, et non dans l’intérêt des Canadiens», tout en soulignant qu’il allait tenter «de maintenir les pourparlers avec cette entreprise dans le but d’insister sur ses obligations, et de lui faire comprendre qu’on ne devrait pas rejeter les avantages des bonnes usines et d’une main-d’œuvre hautement qualifiée».C’est en janvier dernier que Nortel annonçait vouloir s’engager dans ce qu’elle avait appelé un passage de l’intégration verticale à «l’intégration virtuelle», un processus qui doit multiplier les appels à la sous-traitance.L’abolition de 8000 emplois, sur des effectifs de 75 000, était alors prévue, un chiffre qui a été ramené à 4000 lorsque l’entreprise donna plus de précisions, en mai dernier.Dans la refonte de ses activités à l’échelle mondiale, Nortel a retenu la formule de l’«intégration virtuelle» autour de sept centres d’intégration mondiaux.L’usine de Saint-Laurent prenait alors du galon en devenant l’un de ces centres.Le plan prévoit accentuer le passage de Nortel d’une entreprise de fabrication d’équipements de télécommunications en une entreprise axée autour de la technologie logicielle et de solutions réseau à valeur ajoutée.Les titres gagnent plus de 13,5 % Call-Net grimpe en Bourse alors que sa vente se planifie Un groupe d’actionnaires rebelles veut chasser le conseil d’administration et vendre la société du sans-fil en difficulté SUSAN TAYLOR REUTERS Toronto — Les titres de Call-Net Enterprises ont bondi de plus de 13,5 % en Bourse hier alors qu’un groupe d’actionnaires rebelles a déclaré vouloir chasser le conseil d’administration et vendre la société du sans-fil en difficulté.La firme new-yorkaise Crescendo L.P., qui a contribué à chasser le conseil de Spar Aérospatiale et à démembrer une partie de la société, a demandé la convocation d’une réunion pour voter sur le remplacement du conseil d’administration de Call-Net.La firme d'investissement voudrait ensuite mettre la société torontoise aux enchères.La nouvelle a propulsé l'action moribonde de Call-Net, en hausse de 1 $ à 8,35 $ à la Bourse de Toronto.Il s’agit d’un léger rebond par rapport au creux de 52 semaines de 6 $, mais encore bien loin du sommet de 23,50 $.«Je crois qu’il y a beaucoup de déception chez les actionnaires, a indiqué Eric Rosenfeld, directeur chez Crescendo.À cause de la performance de la compagnie depuis un an, l’action n’a cessé de chuter.» Problème de crédibilité Des ventes d’interurbain en baisse conjuguées à une concurrence accrue ont fait peiner Call-Net.La société spécialisée dans le transport de la voix et des données a rapporté le 20 juillet une perte de 1,38 $ l’action à son second trimestre, décevant les analystes.«Etant donné le cours de l’action, il n’est pas surprenant qu’un important actionnaire ait pris un rôle militant, a commenté Imtiaz Khan, analyste chez Research Capital Corp.à Toronto.1m direction souffre d’un problème de crédibilité depuis quelque temps.» Les problèmes de Call-Net proviennent de son taux fixe offert aux clients interurbains, qui réduit sa marge bénéfi- ciaire alors que la société doit s’endetter pour bâtir rapidement un réseau et fournir les services locaux.L’approche privilégiée par les actionnaires mécontents ne fait cependant pas l’unanimité.Eamon Hoey, analyste des télécommunications et associé principal chez Hoey Associates à Toronto, souligne que les titres des sociétés de télécommunications canadiennes sont déjà sous-évalués, et qu'un tel geste agressif n’aidera pas leur cause.«Je crois que c’est une mauvaise stratégie appliquée à un très mauvais moment.Personne ne veut s'impliquer dans une compagnie en pleine querelle.» Crescendo s’est unie à des investisseurs institutionnels, qui possèdent ensemble 13,3 % des actions ordinaires de Call-Net, pour réclamer la tenue d’une réunion spéciale.Les actionnaires devraient alors voter sur le départ de six des neuf administrateurs actuels, dont le chef de la direction, Juri Koor.Trois sièges du conseil sont détenus par Sprint Corp., qui possède 24 % de Call-Net.«Le conseil aurait l’intention d’engager immédiatement une firme de conseillers financiers afin de maximiser la valeur [de la compagnie] à court terme.Je crois que la façon la plus évidente est de vendre toute la société à une autre», a indiqué Rosenfeld.Les acheteurs potentiels nommés par les analystes comprennent BCT'rELUS Communications, Téléglobe et Primus Telecommunications Group.Call-Net dispose maintenant de 21 jours pour convoquer une réunion, qui doit se tenir dans les 50 jours, sinon Crescendo pourra fixer elle-même la date.«A mon avis, ce sont des opportunistes, a critiqué Hoey.J’aime les gens qui ajoutent de la valeur, et ceux B 7 CULTURE COMÉDIE MUSICALE André Schiffrin EN BREF Pas de Cheez Whiz pour les Miz LES MISÉRABLES Spectacle musical d’Alain Boublil et Claude-Michel Shonberg, d’après le roman de Victor Hugo.Livret original d’Alain Boublil et Jean-Marc Natel.Musique de Claude-Michel Shonberg, paroles de Herbert Kretzmer.Adaptation et mise en scène de John Caird et Trevor Nunn.Çonception de John Napier.Eclairages de David Hersey.Costumes d’Andreane Neofitou.Interprétation: Robert Marien, ( Stephen Bishop, Regan Thiel.À l’Hémicycle du Centre Molson jusqu’au 15 août SYLVAIN CORMIER T usqu’à mardi, à l’Hémicycle du J Centre Molson, il y avait un trou béant dans ma culture et Les Misérables tombaient en plein dedans.Les Misérables, toutes versions confondues.L’œuvre et ses enfants.Pas lu le roman de Victor Hugo, pas plus vu le film avec Gabin que les autres et jamais assisté à ce spectacle musical qui court pourtant le monde de triomphe en triomphe depuis le 8 octobre 1985 (soir de la première au théâtre Barbican de Londres, c’est écrit dans le programme).Ma culture est ainsi faite, telle une rue montréalaise jonchée de nids-de-poule.Broue?Pas vu.Le dernier Star Wars?Pas vu.Omertà?Pas vu.Titanic?Pas bu la tasse.Céline Dion?Vue et revue, hélas.Il ne s’agit pas ici de faire étalage de mon inculture, mais de faire comprendre à quel point j’étais vierge en arrivant au Centre Molson.De fait, je ne savais même pas comment l’histoire finit.Petit mensonge Vierge?Je mens un peu.J’ai chez moi la parodie en bédé que le brave et généreux Gotlib réalisa au début des années 70, mais c’était dans sa période scato et je n’ose pas vous dire ce que la petite Cosette fait à Jean Val-jean.Bref, presque vierge.Ce qui n’était pas une sensation désagréable.De fait, c’est la position rêvée du spectateur, prêt à se faire raconter une belle et terrible histoire.Et c’est exactement ce que la troupe du producteur Cameron Mackintosh s’est ingéniée à faire.Brillamment D’entrée de jeu, j’ai été happé.Mené par le bout du nez dans les méandres de cette histoire de destin, de damnation, de rédemption, de jalousie, d’amour, de vindicte et de révolution.Cela avait beau être la version anglaise, au texte moins facile à saisir dans le contexte «hall de gare» du Centre Molson, je comprenais tout.Mieux, j’étais là, dans les lieux mêmes de l’histoire, dans le Paris du début du XDC siècle, marchant dans les rues, rampant dans jes égouts, montant aux barricades.Emotionnellement pris à partie.Vous le saviez, vous tous qui avez vu ces Miz durant les sue mois passés au Saint-Denis en 1991, je le découvrais: la mécanique de ce spectacle JOAN MARCUS à *3' Une scène de la célèbre comédie musicale.est remarquable, la mise en scène à la fois subtile et d’une limpide clarté, le Valjean de Robert Marien bouleversant de vérité.Vous n’ignoriez pas que les tableaux d’ensemble sont saisissants Qa marche des révolutionnaires à la fin de la première partie, notamment), les décors savamment conçus, les éclairages éminemment créatifs (dans la scène des égouts, d’une sombre beauté), les ressorts de l’intrigue savamment transposés.Moi qui redoutais un traitement tape-à-l’œil à l’américaine, ou trop sobre à l’anglaise, je constatais un idéal équilibre entre fond et forme.Presque pas le moindre beurrage sur les tartines du père Hugo.Pas de Cheez Wiz pour les Miz, aurait dit le Capitaine Bonhomme.J’avais bien, çà et là, des chiquenaudes à noter, mais c’était pour justifier le bloc-notes.La vue plongeante des sièges d’amphi sportif sur la fosse d’orchestre dérangeait certes le coup d’œil, mais bon, cela permettait de constater qu’il y avait des musiciens vivants: la guilde s’en réjouira.Et rares étaient les rôles mal distribués, à une exception près: Cosette jeune fille.Autant la Cosette enfant (Alison Fidel) m’enchantait, autant la jeune fille (Regan Thiel) m’énervait.Question de timbre de voix, surtout: elle en avait trop.Mais j’adhérais à tous les autres personnages: Stephen Bishop était un inspecteur Ja-vert de belle stature, le Gavroche (Harley Adams) un.titi convaincant, Sutton Foster une Eponine tragique à souhait, et ainsi de suite.Pour tout dire, j’ai versé une petite larme à tous les moments idoines: quand la maman de Cosette trépassa çn confiant sa fille à Valjean, quand Eponine mourut heureuse dans les bras de celui qu’elle aimait, quand les révolutionnaires furent massacrés.Et j’ai ri quand on voulait que je rie: les méchancetés caricaturales du couple Thénardier portaient à tous les coups.Pour vraiment tout dire, je suis sorti du Centre Molson avec un seul désir: lire le livre.Ça tombe bien, c’est un gros livre: il comblera une bonne partie du trou.Un Européen à New York Editeur atypique, le fils du fondateur de la Pléiade s’oppose aux holdings de l’édition américaine André Schiffrin est sans doute le plus français des éditeurs américains.Né en 1935, il est le fils de l’éditeur Jacques Schiffrin, juif russe émigré en France, qui fonda au début des années 30 avec son ami André Gide les éditions de la Pléiade (rachetées par Gallimard en 1936) et qui se réfugia aux États-Unis en 1941.ANTOINE DE GAUDEMAR LIBÉRATION Devenu à son tour éditeur, André Schiffrin se retrouve à 27 ans aux commandes de la maison fondée à New York par son père, Pantheon Books.11 y publie un catalogue remarquable de sciences humaines, faisant la part belle aux auteurs européens.En 1990, Pantheon ayant été racheté, il démissionne avec toute son équipe et fonde The New Press, maison sans but lucratif, financée par des fondations privées et à grande ambition intellectuelle, qu’il dirige toujours.Dans un paysage américain dominé par d’immenses holdings contrôlant la pressse, l’édition et l’industrie du divertissement, cette expérience atypique prend valeur d’un acte de protestation contre une «édition sans éditeurs», pour reprendre le titre de l’essai en forme de cri d’alarme publié par André Schiffrin au printemps (éditions la Fabrique).— Votre père était éditeur.Avant de le devenir à votre tour, avez-vous côtoyé des écrivains?Bien sûr.André Gide, par exemple, qui était un ami très proche de mon père dans les années 20 et 30.Juste après la guerre, Gide m’a hébergé dans sa maison de Juan-les-Pins.Au cours de ce séjour, j’ai également rencontré Roger Martin du Gard.Gide était très indulgent avec moi.Il n’avait pas l’habitude des gamins de 14 ans.Plus tard, ils s’écrivirent à propos des problèmes que je leur avais posés.Martin du Gard se plaignit ainsi de ce que je lui avais fait faire des promenades trop longues.Cette année-là, Gide m’a emmené au premier Festival d’Avignon, où l’on jouait une pièce de lui.Sur le trajet, nous nous sommes arrêtés dans un restaurant très connu, mais presque vide.Parmi les rares clients, il y avait François Mauriac, Gide a tout de suite reconnu sa voix.Il s’est demandé s’il pouvait faire semblant de ne pas l’avoir vu, mais c’était impossible.Une autre amie de la famille était Hannah Arendt.Elle venait souvent à la .maison à New York.Elle n’avait aucun poste important à l’université, elle donnait des cours dans une école syndicale.Avec ma mère, je suis allé écouter plusieurs de ses cours sur les origines du totalitarisme, qui allaient fournir la matière de son grand livre.Mais nous n’étions que six à l’écouter, quatre ouvriers du textile, ma mère et moi! Ce n’est que bien plus tard que son génie fut reconnu par les universités américaines et qu’on lui offrit des postes éminents.— Lesquels de vos auteurs vous ont le plus marqué?Il est très difficile de répondre.Mais la rencontre la plus étonnante a peut-être été celle de la famille Myrdal.Une famille assez extraordinaire, puisque tous écrivaient et qu’elle compte deux prix Nobel.Gunnar Myrdal, d’abord.Après avoir assisté à l’une de ses conférences à New York, je lui avais demandé s’il voulait écrire un livre sur les perspectives de l’économie américaine en ce début des années 60.Challenge to Affluence eut un énorme retentissement.Par Gunnar, j’ai rencontré son fils Jan, qui allait signer un ouvrage sur un village de Chine populaire, le premier livre sur la Chine fait par quelqu’un ne travaillant pas avec la CLA.La femme de Gunnar, Alva, ambassadrice de Suède en Inde, était l’auteur quant à elle d’un essai sur le désarmement qui eut une grande influence sur l’ONU.Leur fille, enfin, Sissela Bok (son mari était le président de Harvard), était une philosophe, dont le premier livre sur le mensonge comme élément perpétuel de la politique américaine fut un best-seller tout à fait inattendu, mais il faut dire qu’il parut au moment du Watergate.Gunnar Myrdal a reçu le prix Nobel d’économie, sa femme, Alva, celui de la paix.À ma connaissance, c’est le seul couple à avoir reçu chacun un prix Nobel différent.— Vous avez été longtemps tourné vers l’Europe.J’ai beaucoup travaillé avec les historiens anglais, notamment E.P.Thompson et Eric Hobsbawm.J’avais lu sur épreuves la thèse de Thompson sur la classe ouvrière anglaise, à la suite de quoi j’ai publié toute son œuvre.Je viens d’éditer le dernier volume de ses écrits posthumes.Nous étions devenus très amis, c’était un homme très simple qui ne voulait pas faire partie de l’élite.Il avait, par exemple, refusé d’aller à Oxford pour rester dans une modeste université de province, Warwick.Il était très mobilisé par son engagement antinucléaire.Quant à Eric Hobsbawm, nous nous étions rencontrés à Cambridge, où j’ai étudié deux ans l’histoire.Nous faisions tous les deux partie d'un groupe de discussion, «les Apôtres», par où sont passés presque tous les grands espions britanniques travaillant pour les Russes.Il y a aussi les auteurs qu’on lit d’abord, qu’on rencontre ensuite et avec qui on devient ami.Cela a été le cas avec Ronald Laing, l’antipsychiatre anglais.J’ai été son éditeur aux USA, où Politics of Experience s’est vendu à 500 000 exemplaires.La même expérience s’est produite avec Michel Foucault, que Laing admirait beaucoup.J’avais acheté Histoire de la folie à Paris, j’avais été ébloui et j’étais entré en contact av,ec lui.J’ai ensuite édité presque tous ses livres aux Etats-Unis, où nous nous sommes vus à de nombreuses reprises.J’ai toujours regretté qu’il ait choisi de passer une année en Californie plutôt qu’à New York.— Avez-vous connu Sartre?Non, malheureusement.Nous avons seulement publié les derniers ouvrages de Sartre et de Beauvoir, après que Knopf et les autres éditeurs américains eurent décidé que leurs ventes étaient insuffisantes.A cette époque, Sartre était souffrant et Beauvoir était un cerbère féroce, fermant la porte à toute nouvelle relation.La littérature française a beaucoup de mal à percer outre-Atlantique.Mais j’ai eu de la chance, une fois: j’avais lu L’Amant de Marguerite Duras en avion, entre Paris et New York, et à peine arrivé j’ai acheté le§ droits.Le livre a été le premier best-seller français aux Etats-Unis depuis Les Mandarins de Beauvoir.Il s’en est vendu 50 000 exemplaires, à la suite de quoi j’ai publié une demi-douzaine de livres de Duras, tous pilonnés après mon départ de Pantheon.— Et côté américain?J’ai été marqué par Noam Chomsky.Son premier article sur la guerre du Viêt-nam a changé ma vision de la guerre.Je lui ai téléphoné pour lui demander d’en faire un livre.Ce fut American Power, suivi d’une demi-douzaine d’autres.J’ai rencontré dans ma vie trois personnes avec lesquelles je me suis senti plus intelligent: Hannah Arendt, Michel Foucault et Noam Chomsky.Ce dernier est un homme d’une érudition sans pareille.Ses positions voltairiennes sur la liberté d’expression lui ont valu quelques malentendus, dont il a été très affecté, notamment au moment de l’affaire Faurisson.— Vous avez publié Maus d’Art Spiegelman.Art s’occupait d’un journal de bédé avant-gardiste, Raw.Notre directeur artistique appréciait beaucoup son travail.Ses premiers épisodes de Maus avaient été refusés par 20 éditeurs, la plupart pour des raisons de goût, du frit de la transposition de la Shoah chez des animaux! Nous nous sommes décidés tout de suite: le livre a été un énorme succès et a remporté le prix Pulitzer.Nous avons lancé alors une collection, Art est quelqu’un de très exigeant de perfectionniste, mais il n’y avait pas de public pour ces bédés d’avant-garde.— Le rapport auteur-éditeur est-il en train de changer?Oui, et hélas! pas dans le bon sens.Aujourd’hui, comme chaque titre est vendu aux enchères, les relations entre auteurs et éditeurs se distendent Les auteurs dont je parle ici — et beaucoup d’autres — sont ceux dont j’ai publié tout l’œuvre à partir du moment où nous avons collaboré.Ds sont devenus partie intégrante de ma vie et des mes pensées.Les jeunes éditeurs sont privés de ce plaisir—leurs auteurs sont des investissements, pas de proches collaborateurs.Invités aux Oscars (AFP) — Soixante-quinze pays ont été invités à présenter leur candidat à l’Oscar du meilleur film étranger, a annoncé l’Académie des Arts et des Sciences du cinéma qui décerne tous les ans la plus célèbre récompense du 7e Art.Les formulaires de candidature doivent être reçus au siège de l’Académie d’ici au 1" novembre et les films d’ici au lundi 15 novembre.Les Oscars 1999 seront décernés le 26 mars 2000.Pour pouvoir prétendre à l’Oscar du meilleur film étranger, un film doit avoir eu sa première projection publique dans une salle commerciale de son pays d’origine pendant au moins sept jours consécutifs entre le 1" novembre 1998 et le 31 octobre 1999.Il doit en outre avoir un dialogue dans la langue du pays candidat et essentiellement autre que l’anglais.Décès d’un surréaliste ;|i (AP) — Le peintre mexicain Alberto Gironella vient de mourir à l’âge de 70 ans, des suites d’une longue maladie.Le quotidien La Jornada, que Gironella avait contribué à lancer en 1984, publie sa seule photo à la une, indiquant qu’il est mort lundi.Né à Mexico en septembre 1929, il avait étudié en littérature, écrit des poèmes et un roman, Ti-burcio Esquila, dont aucun éditeur ne voulut.Gironella se tourna alors vers la peinture mais, toute sa vie, il resta un défenseur de la littérature.«R était le-„ dernier représentant du genre surréaliste dans le monde hispanique», a noté soû-ami Homero Aridjis, du Pen Club, ajoutant que Gironella avait poursuivi dans une tradition apportée au Mexique par les peintres Leonora Carrington et Re-medio Barro.Alberto Gironella prenait des sujets comme le révolutionnaire Emiliano Zapata, produisant aussi ses versions de classiques comme Las Me-ninas, de Velasquez, ainsi que de certains Goya.L’artiste devait par ailleurs s’éloigner des muralistes d’allégeance communiste, qui montraient la pauvreté et la souffrance.Avec d’autres peintres, plus jeunes que lui, Gironella plaidait alors que les créateurs doivent être libres d’inventer et de fantasmer, au Heu d’être restreints par leur conscience sociale.Les Beatles sous la Manche (AP) — Les trois derniers Beatles vont payer quelque un million de FF (environ 250 000 $ CAN) pour transformer un Eurostar en sous-marin jaune en vue de la sortie prochaine de la version numérisée de leur film de 1968, a annoncé une porte-parole du projet Cette porte-parole qui a requis l’anonymat a précisé que Apple—la société mythique de Sir Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr —, EMI—la société de distribution du film —¦ et Eurostar sont encore en discussion et la traversée entre Londres et Paris sous la Manche ne devrait pas intervenir avant la sortie du film à Londres.D en coûtera plus de 100 000 livres aux Beatles pour recouvrir 18 voitures de l’Eurostar de 400 mètres de dessins psychédéliques à dominante jaune.A LA TELEVISION 16h30 17h00 17h30 18h00 18h30 19hQ0 19h30 20h0Q 20h30 21 hOQ 21h30 22hOQ 22h30 23h00 23h30 QC2DŒ! mœo CE Cl GE CD l_es Mystérieuses Cités d'or Watatatow Lingo Ce soir m «D CD CE Les cartes postales ont toujours raison (18:30) O Chez nous 99 (18:30) Les Jeux panaméricains Le Téléjournal Nouvelles du sport Cinéma/UNE PAUSE.QUATRE SOUPIRS (4) avec P.Cates (23:28) O OD CE) OOGD ID SD GE SE Sunset Beach (16;00) Le Grand Jeu Le TVA Scènes de rue / Pierre Brassard, Marie Michèle Desrosiers Caméra Choc Beethoven Minisérie / Lady Boss avec Kim Delaney, Jack Scalia (4/4) Nikita Le TVA TVA Sports / Loteries (22:49) Cinéma /UN É FOU (6)avec J Demi Moored :TÉ FOU, FOU, ohn Cusack, >2:56) gegee® SES® les explorateurs Teletubbles SOS bout du monde Les Intrépides Spirou Pignon sur rue D./Le Romantisme National Geographic/La Vallée des kangourous Cinéma /LE CERF-VOLANTE avec Lu Liplng, Pu Quanxin ILEU (4) Téléscience (23:26) @0i ED S® SE Les Simpson Le Grand Journal Pss (je vacances pour les idoles Les Indices pensables Partis pour I été / Claudine Mercier Cinéma/ L'ESPION QUI M'AIMAIT (4) avec Roger Moore, Barbara Bach pas (jg vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma/LE BEBE DE ROSEMARY (3) SID Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Monde ce soir Congrès.Lybie / Inde / Afrique du Sud Le Journal RDI | RDI à l'écoute /Dernière Le Canada au ourd'hul Winnipeg 1999 CM) .l'été (15:30) Journal suisse Pyramide Voilà Paris Cap Aventure Journal FR2 Voisins mur à mur Clip postal Les Coeurs brûlés (1/8) Journal beige C'est l'été CE .de ter (16:00) Bonanza Contact Animal On a marché sur la terre Grands Hôtels/San Francisco Biographies / Brigitte Bardot Grands Crimes du 20e siècle Bonanza ?D Médecine enq.La Vie en vrac Combat.chefs Les Copines.La Marmaille / Gilles Payer Cinéma/UN PÈRE ET MANQUE (4) avec Hal Linden, Timothy Hutton Table ronde Hôpital Chicaç |o Hope Les Copines.(MB IM'as-tU VU?/Clip(13:30) Box-Office Interfax Clip Platine [Clip Box-Office Clip D.Beavis & .La Courbe Interfax Clip (MB MusiMax Collection (13:30) Ça c'est Claude François Jacques Higelin Pop up vidéo [Musicographie/Grappelli Un siècle de chansons Ça c'est Claude François [Musicographie /Grappelli SB Les Intrépides Au gré du vent Chair de poule Premières Fois (SB Les Zinzins.Scoobidou Tom et Jerry Les Zinzins.Donkey Kong Fifi Brindacier Bêtes à craquer Sacrés Dragons Daria Les Simpson |Tom et Jerry Dieux.| South Park Les Simpson Splat! ®ü Vélo montagne Série superbike AMA Monde du sport Sports 30 Mag Internationaux de tennis masculin du Canada | Polo / Championnat d'Argentine Sports 30 Mag Sports 30 Jeux Pan-Am CE Wildlife Tales Jonovislon The Simpsons Newswatch Life and Times Pan Am Games The National / CBC News The National Update News Newsday CE OS CD Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Vengeance Unlimited Power Play ER CTV News Hollywood Sq.Seinfeld Puise Access H.Maggie Puise/Sports Young.(16:00) Student Bodies Ready or Not Global News News Diresta E.T.Friends Jesse Frasier | Mad about you PSI Factor 03 Wombles Noddy Country Mouse Kratts.Sc! Squad Fragile Nature / Footsteps Studio 2 Reasonable Force Before their Time Studio 2 CE 63 (22) ROSle.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Cinéma / HOW TO MAKE AN AMERICAN QUILT (4) avec Wlnona Ryder, Anne Bancroft Nightline in Primetime: Brave New World News News/Access Nlghtline (23:35) Montel.(16:00) Friends E.T.The Nanny I The Simpsons |M*A*S*H M*A*S*H Frasier CE m Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Diagnosis Murder 48 Hours News Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy CE SB Hollywood Sq.Oprah NBC Nightly News Jeopardy Wheel of.Friends Jesse Frasier Just Shoot me Mad about you The Tonight Show (23:35) Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Inside Edition CTI SB Wishbone Bill Nye World News Newshour Nightly Bus.Great Minds.This Old House Hometime | Mystery / Poirot: Dumb Witness (1 -2/2) Chancer Zoom Bill Nye World News Nightly Bus.Newshour Nature/Life at the Edge.Nova / Dinosaurs of the Gobi The Life of Bir ds World News Charlie Rose (M® VldeoF.(12:00) MuchMegaHIts OnDemand Pop up Video New Kids on.RapCIty [VideoFlow Robbie Williams Pop up Video Classic MuchMegaHIts New Kids on.(B® 11999 Pan Am Games (15:00) Off the Record Sportsdesk Football / Tiger Cats - Roughriders | Off the Record Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable ( NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon DUO BENEZRA À l’occasion des FrancoFolies de Montréal, Benezra reçoit Jacques Higelin en entrevue.MusiMax, 19h L’ESPION QUI M’AIMAIT Un James Bond de série de la fin des années 70, où Roger Moore est flanqué de Barbara Bach, ci-devant épouse de Ringo Starr.TQS, 19h30 LE CERF-VOLANT BLEU Une fresque contemporaine qui trace le portrait de la Chine depuis les années 50, en suivant le sort d’une jeune institutrice et de son fils.Télé-Québec, 21h RDI À L’ÉCOUTE Dernière de la saison, et on fait le point sur la situation des musées québécois en compagnie de différents spécialistes.RDI 21 h30 LE BÉBÉ DE ROSEMARY Toujours intense, original et dérangeant, ce classique de Polanski, malheureusement charcuté ce soir par les clips publicitaires.TQS, 23H30 LE DEVOIR.LE JEUDI 5 AOÛT 1099 B 8 —-?LE DEVOIR ?CULTURE Mardi soir aux FrancoFolies JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le grand spectacle des FrancoFolies, mettant en vedette Nathalie Choquette et l’OSM, a attiré une foule dense.Pour le plaisir, pas pour le rire FRANÇOIS TOUSIGNANT Ça y est, c’est fait.Le grand show des FrancoFolies a eu lieu et bien lieu.Par très beau temps, devant une foule dense qui bonde la plaza devant la Place des Arts et le Musée d’art contemporain, qui inonde la rue Sainte-Catherine, Nathalie Choquette a brisé la glace du répertoire plus spécifiquement populaire.C’est avec les Vigneault, Piché, Dufresne, Lebœuf, Dubois.ou encore la Bolduc qu’elle a encore séduit son public.S’attendait-on à rire que ceux-là furent déçus.La Diva enrobe de petits textes parfois assez réussis la présentation des chansons, souvent de manière plus artificielle.On goûte moins l’humour alors.Elle a l’accent du Franco — sans la verve plus spontanée des Folies.Et le ton de son interprétation varie selon les chansons.Certaines sont plus proches de son cœur, cela se sent.Pendant que.de Vigneault ou L’Escalier de Piché, par exemple, montrent une chanteuse qui croit à son texte.La Danse à Saint-Dilon fut plus risquée en ouverture.Elle essaie de swinguer, mais c’est encore trop tôt, tout comme pour les petits trucs qui se voudraient racoleurs dans Un train pour Sainte-Adèle.Cela dit, elle les chante fort bien.Peu à peu, la foule se réchauffe.Attentifs et reconnaissant les tubes, certains se mettent à fredonner, d’autres tentent de se dodeliner (en vain: Dieu qu’on était serrés, comme au temps où l’on dansait collé-collé.Agoraphobes s’abstenir).Jusqu’ici on parle d’un beau spectacle de classiques québécois.On passe au chapitre des imitations.Celle de la Bol-duc tombe à plat et arrive bien vite «le» gros morceau: Oxygène.Là, la Diva est battue à plate couture par une autre diva du genre, une vraie, elle, pas un personnage de scène.Diane Dufresne a tellement imposé son image à cette chanson que Nathalie Choquette n’arrive à proposer qu’une très pâle § LES FRANCOFOLIES copie de l’original.Là où elle s’approche le mieux du modèle, c’est quand elle forge son accent.Ce qui est naturel chez la diva pop sonne terriblement forgé alors.On ne peut lui en vouloir: le spectacle est fait pour se plaire à chantonner et plusieurs s’y mettent.Les chansons de Legrand lui vont mieux: plus de registres émotifs sentis et sensibles (même si j’ai dû quitter pendant Les Parapluies de Cherbourg).L’émotion tant attendue fait plus qu’affleurer, elle déborde, malgré encore une fois des gaucheries de présentation.Ce qui relève le spectacle, ce sont les arrangements, généralement séduisants.C’est l’OSM qui joue, mais amplifié au point d’être méconnaissable.On ne lui demande pas un concert symphonique, simplement une toile de fond relevée.Mission accomplie, et le capital de sympathie reste au moins intact.Cela fait grand spectacle de foule, du genre où faire acte de présence reste bien plus important que ce qui se passe vraiment.L’atmosphère vient plus de la foule tassée.Et la foule prend cela tout bonnement et simplement, comme ce qu’offrait Nathalie Choquette.La flamboyance excentrique remisée l’espace d’un concert, elle a quand même gagné son pari de commencer à se faire une niche dans un aufre type de répertoire.A preuve, le clou de la soirée: Le blues passe plus dans porte, de Breen Lebœuf.Wow! A sa manière propre, usant du colorature comme d’un grave qu’on ne lui connaissait guère, elle fait marcher cette chanson car elle renoue avec la veine qui lui est plus naturelle: garder le sérieux du texte quelque part tout en sachant comment sourire d’un genre.Plus que de la satisfaction, on retrouve le goût de suivre ces nouvelles incartades.Nathalie Choquette prise dans le «classique»?Pas du tout! Ses débuts francofous ouvrent une bien belle porte.Aujourd’hui aux FrancoFolies Jerôme Minière Depuis que, journalistes invités, nous le découvrîmes en tout début de programmation aux audacieuses Transmusicales de Rennes, nous avons gardé pour sa drôle de musique pop-minimaliste une tendresse certaine, voire une certaine admiration.Cet Orléanais débarqué au Québec a continué de nous séduire depuis avec deux albums pleins de mots étonnamment tournés, de musiques inattendues et d’ambiances singulières.Sur scène, l’approche aura été nettement plus ardue, le jeune homme à la voix fluette foulant du bout des pieds ses premières planches.Il s’y sent mieux, à ce qu’on me dit: belle occasion d’aller s’en rendre compte ce soir à 20h au «monde francofou» situé dans le petit parc en face de la rue Sainte-Catherine, entre la rue Clark et le TNM.Sylvain Cormier Ferrer, Paris et Prophètes On ne peut savoir à l’avance à quoi ça va ressembler.Ce qu’on sait, par contre, c’est que grâce aux chansons du regretté Nino Ferrer, mort comme Van Gogh l’été dernier dans un champ de blé, le spectacle-hommage que le québécois Alexis Loranger donnera ce midi sur la place du Complexe Desjardins sera tout sauf banal.Les immortelles Cornichons, Téléfon et Le Sud sont au programme.À la Boîte à chansons, jouxtée au TNM, Geneviève Paris, qui se fait rare sur scène, donnera deux spectacles aujourd’hui, à 19 et 21 heures.Pour les fans qui ont envie de se faire parler dans l’oreille, l’occasion est toute trouvée.Parle-moi, Geneviève.Qui sont les Nouveaux prophètes?Réponse ce soir au Spectrum, où le trio québécois remixera sous nos yeux ses ambiances hip hop, rap et pop.Martin Bilodeau Le nouveau magazine littéraire de la SRC Sous le signe de la jeunesse Trois animateurs, des chroniqueurs, des invités dans une atmosphère conviviale PAUL CAUCHON LE DEVOIR L> animation de la nouvelle émission littéraire de Ra-' dio-Canada est confiée à un trio qui se distingue par sa jeunesse et sa grande polyvalence.L’émission, qui porte le titre provisoire de Jamais sans mon livre, sera en effet animée par Maxime-Olivier Mou-tier, Marie-Louise Arsenault et Sylvain Houde.Il s’agit d’un concept audacieux, différent des plateaux de télévision à la Bernard Pivot auxquels nous sommes habitués, où un animateur vedette donne le ton.L’émission sera enregistrée en studio, sans public.Chaque semaine, deux chroniqueurs se joindront aux trois co-aniinateurs pour une discussion à cinq sur différents sujets littéraires.«Ce sera convivial, avec de multiples échanges» de dire Monique Gignac, coproductrice de l’émission en compagnie de Christiane Charette.C’est en effet la maison de production de Charette-Gignac qui a obtenu de Radio-Canada le mandat de préparer cette nouvelle émission (au moins trois projets d’émission littéraire étaient en compétition).La présence de Christiane Charette comme coproductrice semble perçue très positivement par le milieu littéraire, mais l’animatrice vedette a choisi de ne pas apparaître à l’écran dans cette émission.On pourra toutefois continuer à la voir chaque semaine dans le cadre de Christiane Charette en direct.Les trois animateurs font tous partie de la relève, si l’on peut dire.Maxime-Olivier Moutier est un jeune écrivain de moins de 30 ans dont le troisième récit, Marie-Hélène au mois de mars, récit d’une tentative de suicide après une peine d’amour, a été très remarqué et louangé l’année dernière.Marie-Louise Arsenault est une journaliste pigiste qui a circulé dans différents milieux.«Nous avons remarqué son aisance, son aplomb, sa curiosité» de dire Monique Gignac.Comme reporter pour Flash, à TQS, l’année dernière, elle s’est distinguée en affrontant Denise Bombar- dier qui lui reprochait de ne pas avoir lu son livre, ce que Mme Arsenault a contesté.Quant à Sylvain Houde, il est musicien, ancien disque-jockey des Foufounes électriques à Montréal, mais également passionné de littérature, critique à l’hebdomadaire Voir et recherchiste pour Christiane Charette.Le trio sera accompagné chaque semaine de deux chroniqueurs invités, qui pourraient revenir plusieurs fois dans la saison.Ces chroniqueurs sont des journalistes, des comédiens, des écrivains, tous conviés à discuter avec le trio principal selon le sujet de la semaine.L’émission recevra également, sur une base hebdomadaire, un écrivain en entrevue, qui pourra d’ailleurs se joindre, s’il le désire, aux cinq autres participants pour le reste de l’émission.Monique Gignac insiste beaucoup sur la «souplesse» de la formule.Jamais sans mon livre abordera autant les livres de cuisine que les textes de chanson et pourra même rendre compte de textes intéressants publiés dans des magazines.Les productrices veulent également recruter quelques enfants pour discuter de littérature jeunesse à l’occasion.Mais un tel éclectisme ne risque-t-il pas de banaliser les vrais grands textes littéraires et d’en gommer l’importance?«Ce n’est ni une émission de variétés, ni un magazine léger du matin, se défend Monique Gignac.Nous voulons aussi aller en profondeur».L’émission entend également suivre de près l’actualité générale.En pleine guerre du Kosovo, par exemple, une telle émission littéraire pourrait offrir une édition spéciale avec présentation d’écrivains serbes, de textes d’essayistes ou d’historiens, etc.Ce magazine télévisé, très attendu par la communauté littéraire, sera diffusé le dimanche après-midi, à la suite d’une nouvelle version de l’émission culturelle De bouche à oreille qui n’aborderait plus la littérature.La première est prévue pour la mi-septembre.Par contre Jamais sans mon livre ne détiendra pas le monopole des entrevues avec les écrivains sur les ondes de Radio-Canada: Christiane Charette recevra elle-même des écrivains dans sa propre émission.La présence de Christiane Charette comme coproductrice est bien perçue par le milieu littéraire Les FrancoFolies Une nuit avec la cow-girl urbaine BRIAN MYLES LE DEVOIR Ly année du Chihuahua, ont lancé les critiques en dé-i but d’année, lors de la sortie du premier album solo de Mara Tremblay, multi-instrumentiste de talent.Ce soir aux FrancoFolies, Madame Tremblay s’offre le Spectrum, qu’elle partage avec Gros Mené.Celle que l’on appelle la «cowgirl urbaine» mélange la lenteur du country et la rythmique du rock’n’roll avec une assurance lyrique certaine.Avant de se lancer dans une carrière solo, la dame a accompagné Zachary Richard, Lhassa de Sela, Nanette Workman, Les Frères à Chv*al et Les Colocs, tantôt au violon, tantôt à la mandoline, tantôt à la guitare.Sur son premier album, accueilli avec moult éloges par la critique, elle a d’ailleurs joué de tout, sauf de la batterie.Elle a commencé à acquérir ses assises musicales dès sa tendre enfance sous l’influence de son paternel qu’elle a déjà décrit comme «un zigneux de musique» manipulant le violon, la guitare et le piano.«J’ai compris vite que le country, c’était la meilleure musique pour exprimer simplement et directement ce qu’on ressent, disait-elle dans une récente entrevue.C'est pas compliqué, le country: c'est le cœur qui t’arrache quand ça te fait mal.C’est la base de la vie.» Mara Tremblay, imprégnée de multiples influences, joue du «western trash», pour donner une définition simple et complète de son art éclaté et vivement bordélique.Mara Tremblay ne sera pas seule au Spectrum, où monteront également sur scène les rockers de garage de Gros Mené, un collectif mené par Fred Fortin.Le même Fortin qui a collaboré à la réalisation de Chihuahua, qui fut enregistré dans son chalet au lac Saint-Jean.Gros Mené, avant d’être un groupe de scène, ce fut d’abord un jam entre garçons, dans ce même chalet (décidément) perdu au milieu du bois.Les titres des chansons du premier album, Tue ce drum, Pierre Bouchard, en disent long sur la chose: Ski doo, Constipé, Gros Mené, Garage, Yamaha, Pawnshop, Marcel, Stonejly, Dépanneur, Graine, Bobette et autres Plotte.SOURCE ERANCOFOI.IES Mara Tremblay «Des textes heavy, des paroles rock, ça existe depuis longtemps.Pis ça va se faire encore, disait Fred Fortin au sujet de Gros Mené.On est juste un autre p’tit criss de band de rock.C’est carrément ça.» Et c’est drôlement percutant.Est-ce un hasard?Toujours est-il que cette septième soirée de FrancoFolies, vraiment marquée de la griffe du country-rock, met aussi en vedette WD-40.Le trio punk-rock-country très intense et très intègre d’Alex Jones se produit à 22h sur la scène extérieure de la Zone Hip.En résumé, c’est l’occasion pour le public de se salir la tête, de se défouler, d’écouter des textes rigolo (et parfois de mauvais goût) et de se faire sérieusement percuter les tympans.Rimouski à l’heure du jazz LE DEVOIR Mississippi Heat, Steve Hill, l’ensemble Amati et Claude Lé-veillée sont les principales têtes d’affiche du Festi Jazz de Rimouski, qui aura lieu du 31 août au 5 septembre pour une 14e année consécutive.Mississippi Heat, c’est ce collectif à géométrie variable qui a livré une prestation énergique lors du dernier Festival de jazz de Montréal, dans un Spectrum qui n’en finissait plus de danser et d’exiger des rappels.Sous la direction de l’harmoniciste Pierre Lacocque, Mississippi Heat propose un joli condensé de blues dans la lignée «Chicago».Le groupe de six musiciens s’amène avec un nouvel album, Handy man, après une absence de cinq ans à Rimouski.Mississippi Heat se distingue par les temps qui courent par la voix puissante de sa chanteuse, Kate Davis, et le jeu impeccable du batteur Kenny Smith.Quand ce groupe festif entreprend Sweet Home Chicago, hymne incontournable du blues, fi est difficile de ne pas danser.Mais avant que la chaleur des bayous ne gagne les Ri-mouskois, le mercredi 1" septembre, Je Festi Jazz s’ouvrira le 31 août avec Jôra-ne Peltier, chanteuse et violoncellistè que l’on dit envoûtante.De ses chansons transpirent des influences celtique et irlandaise.Peltier propose même quelques aventures en territoire espagnol et créole.Le même soir, il y aura Paul Kunigis et son groupe Jeszcze Raz (prononcez yes-tché-raz).Kunigis, né en Pologne d’un père juif et d’une mère qui s’intéressait aux chants slaves et à la liturgie catholique, puise ses influences dans les musiques klezmer et tzigane.Le jeudi 2 septembre, Oscar Lopez, guitariste canadien d’origine chilienne, se ramène en trio pour un spectacle baignant surtout dans le jazz-latino.Au département de la guitare, fi faut également souligner la présence à Rimouski de Brian Hughes fie vendredi 3 septembre) et de Steve Hill (du vendredi 3 au dimanche 5 septembre).Le premier est considéré comme un guitariste original du jazz contemporain, ce qui lui a valu de jouer au côté des John Scofield et John McLaughlin.Le deuxième est identifié à la relève du blues, et son dernier album emprunte parfois la voie du rockabilly et du rock tex-inex à la manière de Jimmy Vaughn.De son côté, Claude Lévefilée se permet au piano une première incursion dans l’univers du jazz, le samedi 4 septembre, avec des musiciens dont l’identité demeure encore inconnue.Le Festi Jazz de Rimouski, 14r du nom, se terminera enfin le dimanche 5 septembre avec un brunch musical sous les auspices de l’ensemble Amati et ses 14 musiciens, qui joueront un hommage à Gershwin.La manifestation propose en tout une quinzaine de concerts.EN BREF Hiroshima commémorée (Le Devoir) — La Ville de Montréal commémore encore une fois cette année le bombardement atomique qui a détruit la ville japonaise d’Hiroshima, le 6 août 1945.Afin qu’elle coïncide avec la cérémonie à Hiroshima, la cérémonie montréalaise aura lieu ce soir à 19h au pavillon japonais du Jardin botanique, en présence du maire Pierre Bourque et du Consul général ad interim du Japon, Tadaharu Chi-chii.Montréal est devenue ville jumelle d’Hiroshima en 1998.La ville japonaise avait alors fait cadeau à la métropole de la Cloche de la pane, qui sonnera au Jardin botanique ce soir lors de la commémoration.auveur Avec trod cçjrap ,Wilhel La.Diva Vedette du filin « l Festival des Arts ' llet-15 août de S Le Grand Chœur de Mtl Carmina Burana 8 août Juan Carlos Caceres 10 août Concours internationaux 11 août N.Choquette et Amati 12 août Jose Greco 11 (Flamenco) 13,14 et 15 août Informations, réservations : 450 227-9935 Admission: 790-1245/1 800 361-4595 SL EE2SS2 Bayer -f BOWNE naTwwau anuvrur OU CANADA Forfaits souper-spectacle-hébergement-petit déjeuner Condos Mont St-Sauvcur I-800-3G3-2426 Manoir St-Sauvcur 1-800-361-0505 Auberge Mont Gabriel t-800-668-5253 Hôtel L'Eau à la Bouche 1-888-828-2991 Hôtel L'Estérel I-88B-378-3735 »
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