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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-08-10, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR La vérité existe.On n'invcnU' que le mensonge.(Georges Braque) V » l .X C N ° M O N T R E A L , L E M A RDI I O A O II T I !) O O 8 7 c + T a x e s = I $ / Toront o I $ P a nie des Rivières PERSPECTIVES Pouvoirs et abus de pouvoir Conrad Black, un conservateur qui possède plus de la moitié des journaux au pays, poursuit le premier ministre canadien.Il accuse Jean Chrétien, qui l’empêche d’obtenir le titre de Lord en Angleterre, d’abus de pouvoir.Cette démarche vient couronner de longs mois d’animosité entre MM.Black et Chrétien.Peu habitué aux humiliations publiques, le baron de la presse trépigne de plus en plus fort devant les gestes du premier ministre qui lui bloque la route.D réclame 25 000 $ parce qu’il a «subi un embarras et des inconvénients considérables» après s’être vu refuser le titre.M.Black, on le sait, n’habite pas dans la même famille politique que Jean Chrétien.Ses journaux non plus, en règle générale.Et le premier ministre a mal digéré, pour utiliser un euphémisme, la série d’article parue cette année dans le National Post — le dernier-né de M.Black —, portant un regard très dur sur le rôle de M.Chrétien dans l’attribution de subventions dans la circonscription du premier ministre.Ce dernier n’a pas apprécié et l’a fait savoir à M.Black.Pour Conrad Black, il ne fait aucun doute que l’esprit de vengeance anime le premier ministre dans son effort pour empêcher la nomination de M.Black.M.Chrétien joue les vierges offensées et répète qu’il n’a fait qu’appliquer la loi.Il invoque la résolution Nickle, adoptée en 1919 et interdisant à tout citoyen canadien de recevoir un honneur d’un pays étranger.A cette époque, cependant, un citoyen canadien ne pouvait posséder qu’une seule citoyenneté, interdiction levée depuis.C’est ainsi que le 11 juin dernier, M.Black devenait citoyen britannique, étape nécessaire à l’obtention du titre qu’il convoite farouchement.Les avocats de M.Black soutiennent que la résolution ne tient plus, justement parce que la double ou triple citoyenneté est aujourd’hui permise.Ils soutiennent en outre que le premier ministre a outrepassé ses prérogatives en conseillant au gouvernement britannique de ne pas faire entrer M.Black à la Chambre des Lords, même si des assurances avaient auparavant été données.Et même si un comité fédéral chargé de ces questions avait donné le feu vert à la nomination.Le premier ministre britannique Tony Blair, on le sait, a choisi de se ranger du côté de M.Chrétien.De sorte qu’après avoir informé M.Black, le 14 juin dernier, qu’il serait fait Lord le 18 juin, M.Blair change son fusil d’épaule et informe M.Black, le 17 juin, de l’intervention de M.Chrétien.Ne faisant ni une ni deux, M.Black prend le téléphone à son tour et parle à M.Chrétien qui reste de glace.Les Lords anglais, qui pourraient être comparés aux sénateurs canadiens, ne sont pas bien payés.Ils occupent en revanche une position extrêmement prestigieuse.Et ils sont nommés à vie.Les Lords étudient les décisions du gouvernement et peuvent les bloquer même s’ils ne se prévalent qu’exceptionnellement de ce pouvoir (de toute manière, la première Chambre aurait le dernier mot).Depuis quelques mois, le gouvernement travailliste tente de moderniser l’institution, notamment en y abolissant les sièges dévolus aux comtes, vicomtes et barons, de manière héréditaire.Il se demande aussi si le temps ne serait pas venu d’élire les représentants de cette seconde Chambre.L’entourage de M.Chrétien n’a pas encore fait savoir quelle réplique il offrirait à la poursuite déposée jeudi devant la Cour supérieure de l’Ontario.Il est possible que le gouvernement ait le dernier mot.Mais quoi qu’il arrive, le National Post, lui, ne cessera pas d’écrire des articles sur le premier ministre, que ce dernier soit ou non heureux de cette attention que lui porte le quotidien torontois conservateur.Samedi, le journal révélait que le couple Chrétien avait vendu sa maison d’Ottawa pour 500 000 $ et révélait aussi que, pour des raisons inconnues, ce chiffre avait été biffé sur l’acte de vente, et remplacé par 1 $.Un agacement de plus pour le premier ministre.Lorsque les premiers obstacles se sont dressés contre lui, M.Black a initialement déclaré que le seul fait d’avoir été recommandé pour le titre constituait en soi un hoiuieur et que «la question de savoir si je deviens ou non un Lord, ou si j’assiste aux sessions ou non est secondaire».Mais plus les jours passaient, en juin, et plus l’acharnement de M.Black se précisait.Il reste qu’aujourd’hui plusieurs se demandent si c’est le titre de Lord qui le fait tant s’agiter ou le désir de remporter une bataille contre le premier ministre en utilisant tous les moyens à sa disposition, journalistiques, juridiques et autres.De son côté, le premier ministre montre qu’il n’a rien perdu de son tempérament de batailleur, surtout lorsqu’il s’agit de faire un pied-de-nez à un ennemi politique, question de lui faire comprendre, après tout, qui est à la tête du pays.Et tant pis si, finalement, c’est la mesquinerie qui prend le dessus.Et tant pis si le citoyen ordinaire, naïf, se demande, à quoi passent leur temps ces gens qui le gouvernent.M E T E 0 Montréal Ensoleillé le matin.Pluie en lin d’après-midi.Max: 22 Min: 11 Québec-Ciel variable.Max: 20 Min: 9 Détails, page B 6 Annonces.INDEX .B (i Horizons .B 1 Avis publics.B 4 monde .A6 Bourse .B 3 Les sports .B 6 Culture .B 8 Montréal .A3 Économie.B 2 Mots croisés.B 6 Editorial .A8 Télévision .B 7 ÉCONOMIE Services essentiels: Hydro sort ses gros canons, page B 2 LES ACTUALITÉS La situation semble se normaliser dans les urgences, page A 2 CULTURE Le Canada néglige sa télévision publique, ^ ^ selon l'OCDE, page B 8 Pour une baisse de l’impôt fédéral Bouchard et Harris: même combat Le Québec et l’Ontario sèment la division ROBERT DUTRISAC ET MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre Lucien Bouchard fait front commun avec son homologue ontarien Mike Harris pour exiger qu’Otta-wa baisse immédiatement les impôts.La revendication traditionnelle du Québec, qui réclame un transfert de points d’impôt du fédéral, ne fait plus partie des priorités du gouvernement Bouchard.Au cours d’un point de presse tenu en fin de journée hier pour expliquer la position que défend le Québec lors de la 40e Conférence annuelle des premiers mi- nistres provinciaux, M.Bouchard a indiqué que seule une réduction d’impôt pourrait permettre de créer la richesse nécessaire au maintien des programmes sociaux.S’appuyant sur des concepts économiques généralement associés à l’époque de Ronald Reagan et repris par Mike Harris, M.Bouchard a soutenu qu’une réduction d’impôt stimule l’investissement, crée de l’emploi et améliore en définitive les rentrées fiscales.«On fait en sorte que la richesse collective réelle, qui permet de maintenir les programmes sociaux et de les financer, soit créée par l’emploi et par l’économie», a dit VOIR PAGE A 10: BOUCHARD MANON C O R N E L 1.1 E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Québec — Les réductions de l’impôt fédéral revendiquées par le Québec et rUntario ont semé la division hier dans les rangs des premiers ministres provinciaux réunis à Québec pour leur conférence annuelle.Alors que le premier ministre Lucien Bouchard se ralliait à l’Ontarien Mike Harris pour faire de cette baisse d’impôts la priorité de la conférence, au moins six de leurs homologues ont manifesté leur opposition catégorique et leur préférence pour mie approche «équilibrée».«Je ne suis pas contre les réductions d'impôts mais il est tout à fait farfelu de croire que ce pays peut devenir compétitif en se limitant à diminuer les impôts», a indiqué le premier ministre de la Saskatchewan, Roy Romanow.«Nous devons examiner la fiscalité dans un contexte de compétitivité mais on doit aussi comprendre, en parlant de cela, qu’il faut aussi des infrastructures.En d’autres mots, qu’il faut dépenser pour des programmes connue la santé, l’éducation ou l’aide aux agriculteurs, et pour rembourser la dette.Si M.Facal soutient qu’il s’agit d’un VOIR PAGE A 10: DIVISION Souvenir d’été www.ledevoir.com m \ A m Nfe- mm VÇ-.v-, AFP NEUF ANS presque jour pour jour après la crise d’Oka et la confrontation entre le soldat Patrick Cloutier et un «Warrior» de Kanesatake, la même scène se reproduit, cette fois entre un Kosovar alba-nophone et un soldat français de la KFOR.Depuis quelques jours des incidents violents opposent la force française pour le maintien de la paix et les habitants albanais de Kosovska Mitrovica, la principale ville du nord du Kosovo.Nos informations en page A 7.«Une folie totale de Eltsine » L'opposition russe condamne le limogeage du premier ministre Sergueï Stépachine D’APRÈS AFP, I.E MONDE, REUTERS Moscou — La majorité de la classe politique russe — communistes en tête — a condamné hier le limogeage du premier ministre Sergueï Stépachine, nommé il y a moins de trois mois, mais elle semblait prête à confirmer la nomination de son successeur Vladimir Poutine, le nouveau dauphin déclaré de Boris Eltsine pour l’élection présidentielle de l’an 2000.Le président Boris Eltsine a «de nouveau entraîné le pays dans une crise très grave» en limogeant M.Stépachine, a affirmé le chef du PC Guennadi Ziouganov, estimant que cette décision illustrait «l’agonie du régime».Le limogeage de M.Stépachine «est une folie totale» qui pourrait accroître les tendances séparatistes dans le pays, notamment au Caucase du nord, a estimé sur la radio Echo de Moscou l’ancien vice-Premier ministre libéral Boris Nemtsov qui dirige un mouvement de droite, la Juste cause.Le limogeage du gouvernement est intervenu alors que le spectre d’une nouvelle guerre menace de plus en plus le Caucase russe où des affrontements armés ont lieu presque chaque jour dans les régions proches de la république indépendantiste de Tchétchénie, en particulier au Daguestan (voir page A 6).«C'est un acte dirigé contre le pays dans son ensemble.Tant que cet homme sera au Kremlin, il n’y aura aucune vie normale dans le pays», a affirmé M.Ziouganov, en soulignant que ce limogeage «n’était pas une surprise» pour les communistes, majoritaires à la Douma.«C’est le sixième premier ministre en 18 mois.Nous disions depuis longtemps qu’il [Stépachine] serait limogé en août-septembre», a-t-il expliqué.«Un président qui a limogé en un an quatre premiers ministres ne peut pas être vu sous un jour favorable», a affirmé VOIR PAGE A 10: ELTSINE I Autres informations en pages B 1 et B 5 ¦ L’éditorial de Guy Taillefer en page A 8 Soleil noir Pourquoi et comment la Lune va réussir, demain, deux minutes durant, du Canada à l’Inde en passant par la Manche et l’Alsace, à masquer le Soleil, quatre cents fois plus gros qu’elle PIERRE BARTHÉLÉMY LE MONDE La nuit à midi.Voilà ce qu’attendent, mercredi 11 août, des millions de curieux massés dans le corridor magique, la bande de totalité qui traversera d’ouest en est le nord de la France.Mais, avant ses deux minutes d’obscurité, l’éclipse prodigue d’autres sensations, d’autres images.Environ une heure et demie avant le grand noir, le spectateur, muni de ses indispensables lunettes spéciales, assiste au signal du départ de cette course céleste: ce que les astronomes appellent le «premier contact», le début du grignotage du Soleil.Plus les minutes s’écoulent, plus le disque solaire s’échancre, plus le croissant restant s’affine.Un quart d’heure avant le «deuxième contact» — le début de la totalité —, la baisse de luminosité et de température est nette.Les astres les plus brillants apparaissent: Vénus d’abord, puis Sirius, Arctu-rus, Capella, Rigel, Procyon, Bételgeuse, Aldébaran.Les étoiles, si connues des Anciens qu’ils les ont baptisées les étoiles en plein jour.Il ne reste plus que quelques minutes et tout se précipite, les phénomènes étranges se succèdent.D’abord arrivent les ombres volantes, visibles sur le sol, bandes sombres et claires défilant à toute vitesse, dues à la turbulence ré- VOIR PAGE A 10: SOLEIL Mythes et légendes Parce qu’elle remet en cause l’organisation même du cosmos, l’éclipse a longtemps été attribuée à une intervention divine.L’idée que le bien et le mal s’affrontaient au travers du Soleil et de la Lune se retrouve dans nombre de civilisations LE MONDE Il n’est plus fidèles ni plus rassurants compagnons de l’humanité que le Soleil et la Lune.Ces chers bons vieux veilleurs cosmiques, nous connaissons par cœur leurs habitudes, leurs célestes manies et leurs métamorphoses, qui nous paraissent aussi immuables que le temps lui-même.Alors que penser, que croire, que faire le jour — ou bien la nuit—où l’impensable, l’inconcevable arrive: la disparition du Soleil ou celle de la Lune.VOIR PAGE A 10: MYTHE HP h «Tant que cet homme sera au Kremlin, il n’y aura aucune vie normale dans le pays» 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI 10 AO Û T I !» !» !» •LES ACTUALITES- h.ROLEX GENÈVE Day-Date en or 18 carats LES FRIANDS de nouveautés gastronomiques et de plats exotiques ont rendez-vous jusqu’au 22 août à l’île Notre-Dame pour les Fêtes gourmandes.Fatima Kabbaj, d’origine marocaine, sert le thé sous l’un des dizaines de chapiteaux qui offrent la cuisine d’une trentaine de pays.Robillard se dit heureuse de sa récente nomination PRESSE CANADIENNE Trois-Rivières — La nouvelle présidente du Conseil du trésor et ministre responsable de l’Infrastructure du Canada, Lucienne Robillard, affirme avoir été étonnée que Jean Chrétien ait décidé de lui attribuer de nouvelles responsabilités, lors du remaniement ministériel de la semaine dernière.Mais en même temps, elle se dit très heureuse d’avoir reçu «la confiance du premier ministre pour assumer ce rôle important au niveau du gouvernement».Interrogée sur les premières décisions qu’elle aurait à prendre en vertu de ses nouvelles fonctions, Mme Robillard, de passage hier à Bécancour, près de Trois-Rivières, a indiqué qu’à court terme, le dossier de la législation sur les retraites des fonctionnaires figurait en tête de liste.Elle a rappelé que cette législation était à l’étude au Sénat.«C'est un dossier à très court terme pour moi, même au mois d’août», a-t-elle déclaré.La ministre a mentionné qu’elle au- rait également à se pencher sous peu sur le dossier de l’équité salariale.«On attend le jugement de la Cour fédérale dans le courant de l'automne.C'est un dossier qui est d'actualité.«Et à long terme, je peux vous dire que l’une de mes préoccupations, c'est sûrement la relève au niveau de la fonction publique.Il faut voir à plus long terme les services qui sont donnés par l’intermédiaire des fonctionnaires.On a une fonction publique compétente, mais en même temps, cette fonction publique a vieilli au fil des années, et donc, il faut faire place à la relève.» Quant à savoir si elle avait eu le temps d’accomplir l’essentiel de ce qu’elle souhaitait faire à titre de ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Mme Robillard a estimé avoir travaillé durement ces trois dernières années.«Il y a une législation qui est au gouvernement canadien en matière de citoyenneté, et on travaille sur une réforme de la législation en matière d’immigration, mais les orientations du gouvernement sont arrêtées.Ma collègue [Elinor Caplan] va se situer dans la continuité.» La RAMQ forcée de payer (Le Devoir) — Dans une décision rendue publique hier, la Cour supérieure oblige la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ) à rembourser à un Montréalais les frais qq’il a assumés pour se faire soigner aux Etats-Unis.Voyant ici le traitement urgent de son cancer du foie sans cesse retardé, l’avocat montréalais Barry Stein avait déci- dé en janvier 1996 d’aller se faire soigner à New York.Renversant une décision rendue précédemment par le Tribunal administratif du Québec, la Cour supérieure juge que le système de santé québécois ayant été incapable de traiter M.Stein dans les délais requis, il est aujourd’hui en droit de se faire rembourser les 125 000 $ que lui ont coûté ses soins aux Etats-Unis.La RAMQ, qui a remboursé en 1997 20,4 millions en services médicaux à l’extérieur du Québec, n’a pas encore annoncé si elle en appellera du jugement.Ottawa songe à modifier la carte de citoyenneté N A H LA H A Y E I) PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le gouvernement fédéral songe à modifier les cartes de citoyenneté afin de rendre plus ardue leur contrefaçon.La carte, qui n’a pas été modifiée depuis 10 ans, a également besoin d’être mise à jour à l’aide de la technologie moderne afin d’en abaisser les coûts de production et la rendre plus efficace, a indiqué à Ottawa, hier, Lorna Tessier, porte-parole du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration.Ottawa envisage aussi d’apporter d’autres modifications à la carte, utilisée par les Canadiens nouvellement reçus afin de faire la preuve de leur citoyenneté et de leur identité, dans le but de compliquer la tâche des faussaires.«Certaines informations veulent que les certificats [de citoyenneté] aient été utilisés à des fins frauduleuses», a déclaré Mme Tessier.«Il ne s'agit pas tellement du certificat, mais il y a eu des cas où de mauvaises reproductions du certificat ont été utilisées», a-t-elle précisé.Entre autres solutions, Ottawa songe à modifier l’aspect et la sûreté du certificat, en plus de mettre en vi- gueur des méthodes plus sûres de confirmation des informations relatives à la citoyenneté, selon un rap» port ministériel.Toutefois, Mme Tessier a dit ne pouvoir se montrer plus précise au sujet des mesures envisagées par le gouvernement, ces dernières étant encore au stade de la proposition.La nouvelle ministre fédérale de la Citoyenneté et de l’Immigration, Elinor Caplan, se verra soumettre une série d’options quant aux façons de modifier les documents de citoyenneté, a indiqué Mme Tessier.Aucune donnée n’est disponible au sujet de (utilisation illégale des cartes, mais la Gendarmerie royale du Canada soupçonne les membres d’organisations criminelles de même que des immigrants illégaux souhaitant entrer au pays de se servir parfois de faux papiers.Ces documents sont également utilisés de façon illégale en tant que carte d’identité au Canada et afin de franchir dans un sens ou dans l’autre 1^ frontière séparant le pays et les Etats-Unis.¦!1 Une carte de citoyenneté, également connue sous le nom de certificat de citoyenneté, certifie que son détenteur est canadien.Des contrefaçons sont utilisées à des fins frauduleuses Conférence des premiers ministres Les orphelins ;de Duplessis ' manifestent ce matin LOUISE LEDUC LE DEVOIR Les orphelins de Duplessis profiteront de l’attention médiatique toute tournée sur la Conférence des premiers ministres provinciaux pour y aller ce matin d’une autre manifestation, cefie fois derrière le Château Frontenac.Encore une fois, ils dénonceront le refus du gouvernement québécois de leur verser toute indemnité individuelle, réclamée en guise de réparation aux toffs subis sous l’ère Duplessis.A Montréal, au cours des dernières années, l^s orphelins de Duplessis n’ont pas manqué de dénoncer (arsenal lourd et de fournir aux, photographes des images fortes.A Montréal, au cours de la seule dernière année, ils ont marché devant (Archevêché, vêtus de camisoles de force.Au printemps, à coups de grosses pancartes, ils réclamaient d’être de nouveau admis dans des asiles, pour se plaindre ironiquement de leurs dossiers médicaux jadis falsifiés et dans lesquels se trouve toujours, à tort, leur diagnostic de débilité mentale.Quelle petite mise en scène concoctent cette fois les orphelins au gouvernement, pour ce matin, sur la Terrasse Dufferin?«Je ne peux pas vous le dire, c’est une surprise», de préciser Carlo Ta-qni, le relationniste de presse responsable de «l’image» des orphelins de Duplessis.«Une chose est sûre: nous ne reviendrons pas avec une vieille affaire, mais avec un tout nouveau concept qui frappera l’imagination!» ,;|Les deux cents orphelins de Duplessis, arriveront par autobus dans la VipüleCapitale ce matin, en provenance dp, fout le Québec.Par cette manifestation en pleine conférence des premiers ministres, les orphelins de Duplessis veulent bien mettre en lumière la plus grande générosité d’autres provinces canadiennes qui ont eu à faire face à de comparables demandes.A titre d'exemple, en Ontario, des femmes ont reçu en moyenne 37 000 $ pour des sé-yiçés physiques ou sexuels subis entre 1933 et 1976.En Colombie-Britannique, démentants sourds ont obtenu une indemnité moyenne de 36 000 $ en 1993.r„ S les orphelins de Duplessis reviennent à la charge, même après les excuses officielles du gouvernement Bouchard, c’est qu’ils refusent encore tout net (offre gouvernementale, faite d’un fonds d’aide de 3,3 millions.Par leurs gestes d’éclat, les orphelins espèrent encore bonifier cette offre, pourtant finale, au dire du premier ministre Bouchard lui-même., De ce fait, le dossier se trouve dans une impasse totale.Le dialogue demeure fiés difficile entre le ministre des Re-ïafipns avec les citoyens, Robert Perreault et Bruno Roy.Les deux parties tentent en vain de trouver un terrain (f’entente et les mesures d’aide promises par le premier ministre Lucien Bouchard il y a près de six mois sont donc mises en place à pas de tortue.Du côté de (Archevêché de Mont-réâl, qui se penche avec les communautés religieuses sur le comportement à adopter envers les orphelins qui leur réclament à eux aussi des excuses, tout est toujours au point mort L’heure du thé De nombreux conseils de bande n’ont pas déposé leur rapport de vérification comptable :j PRESSE CANADIENNE Ottawa — Plus de 40 % des conseils de bandes autochtones n’ont toujours pas déposé leur rapport de vérification comptable, même s’ils étaient tenus de le faire avant le 30 juin.Ces rapports sont importants puisqu’ils permettent au gouvernement fédéral de savoir comment ont été dépensés les 3,6 milliards de dollars de fonds publics versés aux bandes autochtones.Au total, 380 des 934 rapports attendus manquent toujours à (appel.«Si vous regardez comment les choses se sont passées les années précédentes, il n’y a rien de surprenant», a déclaré le directeur des paiements de transfert au ministère des Affaires indiennes, Cal Hegge.Les bandes qui ne présentent pas un rapport comptable subissent certains inconvénients, comme le fait de ne plus avoir accès à certains programmes ou à certains fonds.Mais les principaux programmes d’assistance (sécurité du revenu, aide à (habitation, programmes d’éducation, etc.) ne sont pas touchés.Toutes les excuses sont bonnes pour ne pas présenter un rapport de vérification comptable, explique M.Hegge.On invoque les vacances d’un membre du conseil de bande, par exemple, ou le fait que les vérificateurs comptables sont surchargés de travail.Le vérificateur général, Denis Desautels, a à maintes reprises dans le passé tapé sur les doigts du ministère des Affaires indiennes pour son manque de rigueur en matière de vérification comptable.Récemment, en avril dernier, M.Desautels disait dans son rapport qu’il était «inacceptable» de voir à quel point le ministère mettait du temps à marquer des progrès en ce domaine.'» !» Problèmes de corruption q D’aucuns soutiennent plutôt que là véritable problème se situe dans la corruption observée au sein des conseils de bande, tout autant que leur incompétence ou leurs difficultés' à gérer leurs affaires.«Je pense que ces problèmes sont se» rieux et potentiellement endémiquesv» déclaré le député réformiste albertaùv John Williams, qui est président du comité des Communes sur les comptes publics, un comité qui doit présenter son rapport sur cette ques*; tion cet automne.> Pour le gouvernement fédéral, il ne; serait pas facile d’admettre, selon lui; que des milliards de dollars de (argent des contribuables ont été «dilapi» dés, mal distribués et utilisés à mau-: vais escient».M.Williams se dit consterné de.constater qu’en vertu d’une décision' de la Cour suprême qui date de 1988; les conseils de bande n’ont pas de comptes à rendre au gouvernement pour d’importantes sonunes d’argent reçues d’Ottawa.Le plus haut tribunal du pays avait alors décidé que les bandes autochtones étaient des organismes privés et qu’à ce titre elles pouvaient conserver le secret sur l’état de leurs fi-’ nances.Mais selon M.Williams, le gouvernement fédéral a abdiqué sa responsabilité en matière de transparence dans la gestion des fonds publics.Il devrait au contraire exiger des conseils de bande qu’ils disent ouveti tement à quoi a servi l’argent des contribuables, dit-il.> I «Ces bandes revendiquent l’autit nomie gouvernementale.Alors elles doivent se comporter comme des gouvernements en adoptant une atti\ tude ouverte et transparente», a-t-il ajouté.630-A RUE CATHCART, MONTRÉAL, CENTRE VILLE • TEL.: 866-J876 0§ifoutème Gambard Vente et service technique Hôpitaux de la région de Montréal Le pire semble passé dans les urgences Après quelques jours à envoyer des signaux de détresse, les autorités des hôpitaux montréalais soupiraient d’aise, hier.La catastrophe annoncée a été évitée, et tout rentrait peu à peu dans l’ordre dans les urgences.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Exception faite de Notre-Dame et de Santa Cabrini, les patients se faisaient moins nombreux dans les couloirs des salles d’urgence de la région métropolitaine et tout portait à croire que le pire était passé.Tel que prévu, les ambulances ont dérogé de leur circuit habituel au cours de la fin de semaine, histoire de permettre au personnel de Notre-Dame, notamment, de reprendre son souffle.De même, explique la responsable des communications à la Régie de la Santé et des Services sociaux, Loraine Desjardins, les patients habituellement dirigés vers Royal Victoria ont pris le chemin de (Hôpital Général de Montréal.«Le CHUM [Centre hospitalier de (Université de Montréal] avait fermé 120 lits en prévision de la fin de semaine.Avant la fin de la journée, tous devaient être rouverts», précisait en après-midi hier Mme Desjardins.Cette année, les vacances, jumelées à la pénurie d’infirmières, ont occasionné la fermeture de 100 lits de plus que (année dernière, à pareille date, dans la région de Montréal.Cette semaine, les Montréalais devront encore composer avec 626 lits fermés.Hier matin, les ambulanciers avaient repris leurs routes habituelles et les choses revenaient à la normale, comme l’a confirmé le docteur Denis Roy, directeur des services professionnels au Centre de santé McGill.«Pour des raisons que je ne peux expliquer, l’achalandage est nettement moindre qu’à l’habitude, pour un lundi du mois d’août.Heureusement, la répartition plus serrée des patients a aidé.Autrement, en fin de semaine, à l’hôpital Royal Victoria, ça n’aurait absolument pas été sécuritaire», a-t-il admis.Même soulagement du côté du CHUM.«Nous revenions à partir d’aujourd’hui à l’horaire de la semai- ne, ce qui nous permettra d’envoyer de plus en plus de monde aux étages», d’expliquer le porte-parole du CHUM, Gérard Cellier.Quoique moins critique que l’hiver dernier, (engorgement des urgences n’en a pas moins incité les hôpitaux à donner priorité aux cas légers nécessitant des soins moindres, plutôt qu’aux chirurgies plus lourdes requérant plusieurs jours d’hospitalisation.Les hôpitaux subissent bien sûr le contrecoup de la grève des infirmières, et des moyens de pression qui se poursuivent II reste cependant que la saturation actuelle était inévitable, vu la pénurie de personnel et les nombreux départs à la retraite.La semaine dernière, les représentants du Centre de santé de McGill, tout comme ceux du CHUM, s’étaient une fois encore plaints du manque de ressources à leur disposition et de la planification extrêmement serrée à laquelle les soumet le gouvernement Si les hôpitaux sont maintenant moins sur un pied de guerre et voient leur personnel rentrer graduellement de vacances, la Régie de la Santé et des Services sociaux continue de veiller au grain, au cas où la situation dégénérerait de nouveau.PATIENTS SUR CIVIÈRES/ CAPACITÉ PATIENTS EN ATTENTE DEPUIS 48 HEURES ET PLUS 53/28 15 44/34 5 43/35 1 27/23 — 30/18 — 44/20 5 17/23 — 35/28 8 2' 26/17 1 17/18 1 > 16/17 i £ 1 •! 11/10 — 8/13 — -i 10/12 — 30/21 9 13/6 — » 13/12 — ) T V LE DEVOIR.LE MARDI 10 A 0 U T 1 !» !» 9 A 3 - LE DEVOIR ?ACTUALITES Négociations au point mort ! La direction de La Ronde devrait apprendre à compter, soutient la CSN ! Le coût d'un règlement serait bien moindre que la facture que la Société devra éponger si la fermeture du parc se poursuit JACQUES GRENIER LE DEVOIR La Ronde était toujours fermée hier à la suite de l’injonction obtenue en Cour supérieure vendredi par la CSN qui interdit à l’employeur d’utiliser les services de briseurs de grève pour faire fonctionner le parc d’amusement.Assez c’est assez, dit la CSN.Les I 400 syndiqués saisonniers de La Londe ne demandent pas la lune, ils demandent une parité Salariale avec les autres employés du Parc des îles.Et cette parité si convoitée ne coûterait t ue 111 600 $ à l’entreprise qui a généré un bénéfice de 1100 000 $ l’an dernier, selon ce cju’a dévoilé la CSN.Mais pour l’instant, les négociations sont qû point mort et aucune rencontre n’est prévue à l’horaire.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR On fait perdre le temps de tout le monde pour 111 600 $!» Le président de la CSN, Marc Laviolette, semblait excédé et amer après une fin de semaine de négociations vaines avec la Société du parc des îles.Rien n’a encore débloqué dans les pourparlers entre les 400 syndiqués de La Ronde et leur employeur.Hier, la CSN a calculé ce que coûterait à la Société de donner la parité salariale à ses employés en comparaison des pertes dites à la fermeture du parc d’attraction pour le reste de la saison.Résultat?Selon la CSN, le règlement à la faveur des employés coûterait beaucoup moins cher à la Société.La Ronde était toujours fermée hier à la suite de l’injonction obtenue en Cour supérieure vendredi par la CSN qui interdit à l’employeur d’utiliser les services de briseurs de grève pour faire fonctionner le parc d’amusement.Q’est donc une troisième journée d’inactivité pour la «vache à lait» du Parc des îles, comme l’indique la CSN, puisque La Ronde représente 65 % des revenus de la Société.Celle-ci pense tqujours interjeter appel parce qu’elle n’est pas d’accord sur la définition de cadre appliquée à ses employés.La centrale syndicale a-t-elle l’impression qu’on considère comme exagérées les demandes de ses jeunes syndiqués?Ou veut-elle que la population comprenne qu’il s’agit de bien peu de choses pour combler les employés?La CSN a calculé qu’il en coûterait 111 600 $ à la Société du parc des îles pour accorder la parité salariale aux employés saisonniers.Les employés se contenteraient même de 5 % d’augmentation sur trois ans si on majorait leurs salaires de 6,21 % pour rejoindre à ce niveau les autres employés de la Société du parc des îles, c: Pour un employé avec moins d’un an d’ancienneté, le salaire horaire de 1099 (avec l’augmentation de 5 % sur trois ans) passerait de 9,47 $ à 9,90 $.Rour les 40 % d’employés qui ont entre un an et quatre ans d’ancienneté, ce salaire horaire augmenterait de 9,70 $ à 10,17 $.La parité profiterait le plus à ceux qui ont sept ans ou plus d’ancienneté — une minorité des syndiqués — puisque leur salaire grimperait de L0,24 $ à 11,25 $.Mais la Société croit qu’accorder une telle parité créerait un dangereux précédent avec les autres employés.Un argument que la CSN balaie du revers de la main.Les employés de La Ronde gagnent les salaires les plus bas de tous les employés du Parc des îles, rappellent-ils.Et accorder la parité pour 111 600 $ — l’employeur a indiqué qu’il lui en coûterait 18 000 $ par pourcentage d’augmentation — est bien peu pour une entreprise qui a dégagé des bénéfices de 800 000 $ l’an dernier et qui en attend davantage cette année.Le coût du règlement est donc moindre que la facture que la Société devra éponger si la fermeture du parc se poursuit II faudra rembourser une partie du coût des cartes d’abonnement à 60 $ ou 120 $ que détiennent 75 000 personnes et familles.Ce qui coûterait dix fois plus cher que les 111 600 $ de la parité, qui équivaut à un petit remboursement de 1,50 $ par abonnement estime la CSN.Sans compter la grogne des commanditaires et concessionnaires dont les employés perdent aussi leur gagne-pain en raison de la fermeture.«Pourquoi mettre en péril un quart de cette saison par un entêtement qui frise le ridicule?», demande le président de la CSN, Marc Laviolette.Celui-ci demande donc à la présidente du conseil d’administration de la Société du parc des îles, Nycol Pageau-Goyette, de donner le mandat aux négociateurs d’accorder la parité salariale aux employés.Le procès de Félix Brosseau est retardé PRESSE CANADIENNE "u Shawinigan — Félix Brosseau, accusé du meurtre de son père, le journaliste Daniel Brosseau, n’a pas su hier la date précise du début de sbn procès.n Son avocat, M" Pierre Spain, a demandé hier une remise au 1" no-vfcmbre, soit la date du prochain ter-une des assises.M' Spain a également demandé à ce que son client puisse être détenu au site Sainte-Thérèse du .Centre hospitalier du Centre-de-la-•Mauricie au lieu d’attendre son procès en centre de détention.M' Pierre Boutin, qui représente la Couronne, s’est opposé à cette requê-4e, en se demandant pourquoi Bros-,seau bénéficierait plus qu'un autre accusé de la détention en centre hospitalier, argumentant qu’il prendrait la place de patients qui ont vraiment be-;soin de soins.Le juge a exigé une preuve justifiant la nature du besoin et l’aspect sécuritaire d’une telle démarche avant de rendre une décision.- ; On devrait connaître la date du procès dans quelques jours.Félix Brosseau, 29 ans, est accusé de •meurtre prémédité contre la personne de son père, Daniel Brosseau, reporter -au Journal de Montréal, retrouvé sans vje, le 11 janvier dernier, sur le terrain .de son chalet en Mauricie.Développement intellectuel : tout n’est pas joué à la naissance Selon une équipe de chercheurs, des retards jugés irréversibles durant la petite enfance pourraient être comblés par des programmes éducatifs ciblés AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Le quotient intellectuel (QI) d’enfants provenant de milieux très défavorisés et adoptés tardivement augmente jusqu’à l’adolescence en corrélation avec le statut socio-économique de la famille d’adoption, selon une étude de chercheurs français publiée dans la revue Proceedings of National Academy of Sciences.Contrairement à l’idée reçue, tout ne se joue pas à la naissance ou dans les premiers mois de la vie, selon cette étude réalisée sous la direction de Michel Duyme et d’Annick-Camille Dumaret, de l’unité d’épidémiologie génétique de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), et de StanislawTomkiewicz, du Centre de thérapie familiale Monceau (Paris).Selon eux, le développement intellectuel des enfants en bas âge est lié à la richesse de l’environnement socio-économique et il serait donc possible de combler une partie des retards cognitifs constatés durant la petite enfance.Pour illustrer leur théorie, les auteurs de l’éhide ont pris l’exemple des cas d’adoption tardive car ils représentent «les seuls types de situation humaine qui fournissent l’occasion scientifique de conduire une évaluation méthodologique de l’impact d'un changement total d’un environnement pauvre à un environnement riche».Les chercheurs ont donc sélectionné parmi les dossiers de 5003 enfants adoptés ceux de 65 enfants souffrant de maltraitances diverses et provenant de milieux très défavorisés.Tous répondaient à deux critères: ils étaient âgés de quatre à six ans au moment de leur adoption et avaient en moyenne un QI inférieur à 86.Les résultats indiquent qu’à l’adolescence, ces enfants avaient tous un QI plus élevé qu’au moment de leur adoption.Toutefois, ceux appartenant à des familles au niveau socio-économique élevé avaient un QI moyen plus élevé que ceux évoluant dans des familles de niveau socio-économique inférieur, avec respectivement 98 contre seulement 85 fie QI normal est de 100).«Notre étude contribue de manière directe à répondre à la question de savoir dans quelle mesure l’environnement, défini par le statut socio-économique des parents adoptifs, peut modifier le développement cognitif des enfants défavorisés après la petite enfance», écrivent les auteurs de l’étude.Selon eux, des retards jugés irréversibles durant la petite enfance pourraient donc être comblés par des programmes éducatifs ciblés, même s’il apparaît que les faiblesses d’acquisition des facultés spatio-temporelles sont plus faciles à combler que les déficiences d’acquisition du langage.L’étude montre que le développement intellectuel des enfants en bas âge est lié à la richesse de l’environnement socio-économique Le RCM rejette le projet «une île, une ville» du maire Bourque KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) rejette le projet du maire Pierre Bourque de procéder à la fusion des 29 municipalités de l*île de Montréal pour n’en faire qu’une seule ville.Du coup, le RCM réclame une réforme des structures municipales qui permette la démocratisation des institutions.Le RCM a fait part de sa position alors que s’enclenche un débat sur l’idée d’une île, une ville au conseil municipal de Montréal, dont l’assemblée mensuelle débutait hier.Pour le maire Bourque, cette étape revêt une grande importance puisque tout au cours de l’été, il a sillonné les quartiers montréalais pour faire la promotion de son projet.Or, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, s’est montrée tranchante dès la mi-juin, appuyée en cela par le premier ministre lui-même: le regroupement n’est pas envisagé, la préoccupation étant davantage métropolitaine.Le RCM lance d’ailleurs un appel à la ministre Harel pour que le Livre blanc qu’elle doit déposer d’ici quelques semaines concernant la réforme de la fiscalité et des structures montréalaises fasse l’objet d’une consultation publique à Montréal.Des représentants du parti s’attendent à rencontrer Mme Harel sous peu pour en discuter.«Ça prend des réformes et nous voulons y participer.[.] Si on veut créer un sentiment d’appartenance, il faut qu'il y ait un débat.Le rapport Bédard le souligne; il y a une désaffection de la chose municipale mais aussi une méconnaissance du rôle des municipalités», estime le président du RCM, Abe Limonchik.Ce dernier croit que la pierre angulaire de toute réforme consiste à assurer la transparence des institutions montréalaises.Selon lui, Motit-réal vit une crise démocratique inv portante.Les citoyens sont ignorés en ce qui concerne différents projets de développement de la Ville (Chambord, Redpath, Marché Atwater, Ferme sous les noyers, par exempte); déplore-t-il.M.Limonchik rappelle qu’en jyiri dernier, la ministre Harel est intervenue à deux reprises auprès du mafre Bourque pour le prévenir que «les ci-' toyens souhaitent une plus grandè transparence de la part dé l’administration dans leb projets de développement urbain».Mais les autorités’ montréalaises ont fait Ta-sourde oreille.Le RCM promet d’etre" vigilant et d’exiger que-lé1 processus décisionnel sôit; dépoussiéré.«Le pouvoir démesuré du comité exécutif étouffe le conseil municipbl.[.] À Montréal, on adopté-le Programme triennal dim-mobilisations de quelques’ centaines de millions' presque à mains levées»-, >é scandalise M.Limonchik.‘ ‘ ; La proposition de Mme Harél quant à la création d’une structure su-' prarégionale passera par la mêm'ë grille d’analyse, souligne le chef dé l’opposition officielle à l’hôtel de VÛle et conseiller du RCM, Michel Prescott.«On va juger du projet Harel en ayant en tête ce que ça donnera en terme de démocratisation des structurés indique M.Prescott.Le RCM entend répliquer par des propositions dans les prochaines maines.Dans l’immédiat, il semblé que Pierre Bourque n’obtiendra pas l’appui unanime qu’il souhaitait du conseil municipal pour son projet qui! avait tenté de faire accepter une pré-’ mière fois par Québec il y a deux ans.Pour Michel Prescott, Pierre Bourcjüe n’a ni la crédibilité, ni la sensibilité/^ gionale et démocratique nécessaires pour défendre une telle idée.Le RCM veut des consultations publiques sur la réforme de la fiscalité municipale LÛ&/QIÆ* Pour jeunes internautes u* lÔOWUEÎ.Régulier -76 j personne ne serait prêt à voir ses impôts augmen- n 1 ter pour financer leurs rajustements salariaux.Pour' montrer l’absurdité du système, elles auraient pui-.n11 faire grève légale, toutes rentrer travailler et obtenir "l | de Conseil des services essentiels une injonction pour que les directions des hôpitaux respectent les services essentiels.Et si la pression est vraiment trop énorme, qu’elles démissionnent.Èn fait, ce qui m’a amené à écrire ce texte, c’est la: /.| déclaration d’un membre du salAMI, qui choisissait la prison plutôt que le travail communautaire.D affirmait que la prison lui permettrait de se reposer, là vie de militant étant épuisante.J’ai été outré qu’il plagie ainsi Gandhi.Je doute très, très fortement que l’implication de ce militant soit comparable à celle du mahatma qui, lui, ne cherchait même pas à se défendre.i L E I) E V 0 I R .L K M A RDI I 0 A OUT 1 !» !l !> A Î) IDÉES Sport et politique Cuba ne sait pas perdre Les dirigeants cubains aimeraient bien qu'on muselle la presse d’ici et qu’on lui impose quoi dire et quoi penser, comme ils le font chez eux VICTOR MOZO Résident au Canada depuis 16 ans Longueuil ue Fidel Castro soit en bon Cubain un passionné de base-bail ne lui donne pas le droit de politiser les sports, comme il l’a toujours fait, à l’image des régimes de l'ex-Europe de l'Est.Rappelons-nous, il y à peine quelques mois, quand les Orioles de Baltimore ont joué deux matchs contre des joueurs cubains.Le premier a été disputé à La Havane devant des spectateurs triés sur le volet.L’équipe américaine l’a gagné, mais l'éternelle diatribe gouvernementale a transformé la défaite en victoire morale pour les Cubains.Le match revanche, disputé aux États-[ Unis, après un entrainement mené derrière des portes closes et supervisé par Castro en personne (comme si, à Cuba, il n’y avait pas d’autres chats à fouetter par ce temps de crise), a été gagné par les Cubains: de sacrés bons joueurs, ces Cubains! Le baseball, on l'a dans les veines comme la musique! Pour Castro et son | gouvernement, gagner le deuxième match représentait ni plus ni moins qu’une défaite de l’impérialisme sur son propre territoire.Car depuis quarante ans, sport et politique vont main dans la main.Ce n’est plus un match qu’on a livré mais la guerre, SA guerre, SA Révolution.D’ailleurs, quand le commandant rencontre ses athlètes avant une telle compétition — et ça a été le cas avant les Jeux panaméricains —, les mots combat, dignité et bataille sont répétés sans fin.À Winnipeg même, à la suite des différents «scandales» im- / /
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