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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-08-11, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?LE DEVOIR La plupart des hommes emploient la meilleure partie de leur vie a rendre 1 autre miserable.(La Bruyère) Vol.X C - N ¦ 1 7 9 M O N T R É A L .LE M E R C R E D I 11 A O U T 1 !) 9 9 8 7c + T A X E S PERSPECTIVES Pensée magique et compromis HORIZONS Josée Blanchette: r Eclipse de pudeur, page B1 ÉCONOMIE Vers une fusion * Alcan-Péchiney-Alusuisse, page B 2 $ / T O R O N TO 1 $ LES ACTUALITÉS La pollution industrielle en baisse, page A 2 Il y avait quelque chose d’incongru à voir, lundi, le ministre des Affaires intergouvemementales, Joseph Facal, puis le premier ministre lui-même reprendre le credo de Mike Harris et les mêmes arguments économiques qui n’ont jamais tenu la route, ce que tout économiste rigoureux sait depuis que l’administration Reagan en a fait l’irréfutable démonstration dans les années 80.Non, baisser les impôts n’augmente pas les recettes fiscales.Quand il est question de tenter de limiter le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral, le gouvernement Bouchard ne s’embarrasse guère de cohérence.J ean Charest avait raison de se plaindre, lundi, du virage à 180 degrés de Lucien Bouchard.______ Après tout, lors de la dernière campagne électorale, la seule évocation, par le chef péquiste, du spectre de Mike Harris avait permis de mettre en pièces le programme électoral du Parti libéral.M.Charest en fut quitte pour pédaler par en arrière tout le reste de la campagne, balayant sous le tapis d’une rhétorique exsangue les cendres de son programme économique de mouture conservatrice.Dans les années 80, Ronald Reagan avait décrété des réductions d’impôt massives pour les particuliers.La théorie voulait que cet argent qui retournait aux contribuables serait dépensé par eux, stimulant ainsi l’économie et l’emploi, tout en générant des recettes fiscales au moins aussi importantes que les baisses d’impôt consenties aux individus.Cet argument, c’est exactement celui que Mike Harris présente, accusant même les premiers ministres des provinces de l'Atlantique de cracher sur les emplois et les investissements que ses préceptes garantissent, selon lui.C’est court.Bien court.Les baisses d’impôt décrétées par l’administration Reagan ont entraîné lep plus importants déficits budgétaires de l’histoire des Etats-Unis.Et s’il est vrai que le bilan n’est pas entièrement négatif, la preuve a été faite que les «reaganomics», surtout en ce qui concerne l’effet magique des baisses d’impôt, ne fonctionnaient tout simplement pas, comme l’avaient prédit la plupart des économistes à l’époque.Quant à l’Ontario, si la recette semble fonctionner, c’est que l’économie ontarienne a repris du poil de la bête grâce essentiellement aux voisins américains.Les baisses Robert Du tr isa c ?d’impôt ne sont pas le facteur déterminant du boom économique ontarien.La conjoncture, plutôt.Comme on dit qu’il y a un dieu pour les ivrognes, il doit aussi y avoir un dieu pour les politiciens néolibéraux ontariens.Avec un simplisme étonnant, M.Facal a repris fidèlement l’argumentation de Mike Harris: il faut faire confiance aux contribuables, ils vont dépenser l’argent provenant des baisses d’impôt, la croissance économique fera le reste, dégageant la marge de manœuvre pour refinancer les programmes sociaux.C’est court.Bien court La réalité, c’est que les riches mettent souvent les baisses d’impôt dans leur bas de laine et que la classe moyenne endettée en profite souvent aussi pour rembourser ses dettes et non pas pour stimuler l’économie en dépensant davantage.En théorie, c’est quelque 60 % des baisses d’impôt que l’État récupère, selon les scénarios keynésiens.Mais rien n’est garanti.Car à la politique fiscale répond sa petite sœur, la politique monétaire.Si on stimule l’économie avec des baisses d’impôt, c’est dire qu’on risque de devoir la ralentir avec la politique monétaire, en haussant les taux d’intérêt pour contrer les pressions inflationnistes.Bref, en donnant du lest d’un côté, on risque de devoir en reprendre de l’autre côté.Compte tenu du compromis auquel sont arrivés, hier, les premiers ministres, il y a tout lieu de croire que le rapprochement idéologique entre MM.Bouchard et Harris ne fut que ponctuel.On expliquait, hier, dans les coulisses de la conférence, que l’adoption presque sans réserve de l’argumentation de Mike Harris par le gouvernement québécois servait avant tout à assurer à Lucien Bouchard la meilleure position de négociation possible et à l’aider surtout à dégager un consensus parmi ses hôtes.En s’alliant d’entrée de jeu aux deux provinces riches et conservatrices, M.Bouchard pouvait mieux les convaincre par la suite d’accepter un compromis.Quitte à manquer de cohérence en louant une démarche qu’il dénonçait il y a moins d’un an.Que le gouvernement fédéral doive consentir à de substantielles baisses d’impôt coule de source: depuis plus d’une décennie, Ottawa, pour contrer la crise des finances publiques issue des années 80, n’a cessé d’alourdir le fardeau fiscal des particuliers.Il engrange aujourd’hui des surplus considérables d’environ 10 milliards par an.Si Ottawa décidait de retourner aux Canadiens tous ces surplus, chacun des contribuables du pays aurait près de 700 $ en poche de plus par année.Il ne faudrait pas s’attendre à des effets magiques sur la croissance économique.Tout au plus la situation fiscale relative du Canada par rapport aux Etats-Unis s’améliorerait à long terme.C’est important et c’est mieux que la pensée magique MÉTÉO Montréal Québec Nuageux avec Nuageux.60 % de probabilité Max: 18 Min: 11 d’averses.Max: 23 Min: 15 Détails, page B 4 INDEX Annonces.A 4 Horizons.B 1 Avis publics.B 4 Bourse.B 3 Culture.B 8 Économie.B 2 Éditorial.A 6 Le monde.A 5 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com «Tout le monde sort gagnant» Les premiers ministres lancent un appel unanime pour une réduction de l’impôt fédéral et le rétablissement complet des transferts MANON CORNELLIER MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Québec — Les premiers ministres provinciaux ont fini par mettre de l’eau dans leur vin pour lancer un appel unanime en faveur d’une réduction des impôts fédéraux et le rétablissement complet des transferts pour les programmes sociaux.L’équilibre qu’on a dit atteindre a été ré- sumé dans un communiqué où chacun a pu trouver son compte.«Tout le monde sort gagnant si le gouvernement fédéral nous écoute», a résumé le nouveau premier ministre du Nouveau-Brunswick, Bernard Lord, à sa sortie de cette première journée de la conférence annuelle des premiers ministres provinciaux.Malgré les tiraillements de la veille, tous les premiers ministres ont endossé la logique défendue par l’Ontario et le Québec, à savoir que l’allègement du fardeau fiscal sti- mulerait la croissance économique et la création d’emplois.L’Ontarien Mike Harris s’est pour sa part rangé derrière le slogan de l'approche équilibrée défendue par la majorité de ses homologues.Pour calmer les inquiétudes exprimées par les provinces moins fortunées, le communiqué réaffirme d’ailleurs l’importance de la péréquation.Toutefois, il n’y VOIR PAGE A 8: QUÉBEC REUTERS Des parents morts d’angoisse se sont précipités sur les lieux pour avoir des nouvelles de leurs rejetons, l’un de ces parents allant meme jusqu'à briser le périmètre de sécurité.Après les écoles, les garderies Une fusillade fait cinq blessés, dont trois enfants, en Californie D’APRÈS FRANCE-PRESSE Lq logique de violence dont semblent prisonniers les Etats-Unis a franchi un nouveau seuil dans l’horreur, hier, après qu’un homme eut ouvert le feu dans une garderie d’une banlieue cossue de Los Angeles.Le drame, qui n’a heureusement fait aucun mort mais tout de même cinq blessés, dont trois enfants, vient s’ajouter à une folle série de fusillades commencée il y a trois mois et demi dans une école secondaire de Littleton au Colorado.L’auteur présumé de l’attaque contre le Centre de la communauté juive de North Valley sur les collines de Granada, dans San Fernando Valley, au nord de Los Angeles, serait un Blanc d’environ 40 ans, a déclaré le chef de la police de Los Angeles, Bernard Parks.Le suspect, un homme «chauve» habillé de «vêtements verts», courait toujours au moment de mettre sous presse malgré la chasse à l’homme menée par plusieurs dizaines de policiers immédiatement après qu’il eut commis son geste et pris la fuite.Le bilan de son agression s’élevait à cinq blessés dont l’état serait stationnaire: trois petits garçons, dont deux de six ans et un de huit ans, ce dernier étant hier, selon des sources médicales, toujours dans un état «critique», ainsi que deux femmes de 16 ans et 68 ans.Selon les premiers éléments d’enquête, le tireur serait entré au milieu de l’avant-midi dans le centre communautaire, qui sert à la fois de garderie et de centre de loisir durant la période estivale, et aurait «arrosé» le hall d’entrée à l’aide d’une arme automatique du type employé par l’armée israélienne (mitraillette Uzi).Il aurait tiré encore des coups de feu dans un couloir avant de fuir le bâtiment.Il semble que la chance ait voulu que les enfants les plus âgés soient justement à ce moment-là partis en excursion au Musée de la tolérance.Trois mois et demi après Littleton, les télévisions locales et les chaînes nationales ont diffusé dès les premiers instants les mêmes scènes de policiers armés jusqu’aux dents et de parents morts d’angoisse qui se précipitent sur VOIR PAGE A 8: GARDERIE «Chaque fusillade me rend de plus en plus malade de vivre en Amérique» Scola, Depardieu, Saura et les autres ¦ 288films de 68 pays au FFM ¦ Deux films québécois en compétition Deux films québécois seront en compétition au FFM parmi 17 autres: le très attendu Souvenirs intimes de Jean Beaudin et l’œuvre-surprise d’un nouveau venu, Louis Bélanger: Post Mortem.Après avoir été placé sous observation par la SODEC et avoir écarté de la main les propositions du milieu, le président du Festival des films du monde livrait hier, mine de rien, la programmation du cru.Deux cent quatre-vingt-huit films en provenance de soixante-huit pays.C’est bientôt reparti avec le rendez-vous du cinéma montréalais.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Rappelons que c’est le film de la Canadienne anglaise Patricia Rozema, Mansfield Park, qui assurera l’ouverture avec une œuvre adaptée de Jane Austen (mais sous la bannière américaine et anglaise).Souvenirs intimes de Jean Beaudin, adapté du roman Homme invisible à la fenêtre de Monique Proulx, et Post Mortem, premier long métrage de Louis Bélanger donnant notamment la vedette à Gabriel Arcand, porteront les couleurs du Québec en compétition lors du 23e FFM qui reprend la route à Montréal, écourté d’une journée, du 27 août au 6 septembre.En compétition officielle: 19 films.Parmi les morceaux importants de cette section, notons Le Dîner du vétéran LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE italien Ettore Scola avec Vittorio Gassman et Fanny Ar-dant, explorant les dessous des dîners au restaurant (dans la lignée du Bal?).Autre pièce de résistance: Goya à Bordeaux de l’Espagnol Carlos Saura, un vieil habitué du festival, avec un film mettant en scène le pçintre Goya (Francisco Rabal) au soir de sa vie.A surveiller aussi, Ma petite entreprise du Français Pierre J olivet, Un pont entre deux rives de Gérard Depardieu et Frédéric Auburtin, avec Depardieu, Carole Bouquet et Charles Ber-ling.La Couleur de Dieu de l’Iranien Majid Majidi (le cinéaste des Enfants du ciel, primé au FFM de 1997), La Ville des prodiges de l’Espagnol Mario Camus et Hors VOIR PAGE A 8: FFM SOURCE FFM ¦«WAN Vittorio Gassman et Fanny Ardant dans Le Dîner du vétéran réalisateur italien Ettore Scola.778313000665 LE DEVOIR.LE MERCREDI 11 AOÛT 1999 A 2 ?LES ACTUALITES?Rapport de la Commission de coopération environnementale Achat d’un terrain au centre-ville de Montréal Même si le rapport annuel de la Commission de coopération environnementale, mise sur pied dans le cadre de l’ALENA, ne se veut pas un portrait global de la pollution en Amérique du Nord, il permet tout de même d’observer les sources de pollution les plus importantes et de voir comment évolue la situation.HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR La pollutipn industrielle au Canada et aux Etats-Unis a diminué en 1996 pour une troisième année consécutive, fléchissant cette fois de 2,3 96 par rapport à l’année précédente.C’est du moins la conclusion à laquelle arrive la Commission de coopération environnementale (CCE), une organisation d’observation environnementale créée par le Canada, les Etats-Unis et le Mexique dans la foulée de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) et dont le siège social est situé à Montréal.Dans son rapport intitulé À l'heure des comptes 1996,,la CCE indique que le Canada et les Etats-Unis ont rejeté 1,225 milliard de kilogrammes de polluants en 1996 contre 1,254 milliard en 1995, soit une baisse globale de 2,3 96.Soixante-dix pour cent de ces polluants ont été rejetés sur les lieux de production, la majorité dans l’air.Pris séparément, les Etats-Unis ont diminué leurs rejets de 2 % pour s’établir à 1,102 milliard de kilogrammes, contre 5 % au Canada (124 millions de kilogrammes).Et ce même si le nombre d’établissements déclarants canadiens a augmenté de 3 % au cours de la même année, se chiffrant à 1344 (19 190 aux Etats-Unis).Toutefois, si le volume des rejets et transferts per capita est le même des deux côtés de la frontière, avec 4,14 kilogrammes aux Etats-Unis et 4,15 ici, le Canada s’illustre piètrement au chapitre des moyennes de rejets par entreprise.Ainsi, les établissements canadiens rejetaient dans l’air en moyenne une fois et demie plus de polluants que leurs concurrents américains et transféraient 2,5 fois plus de polluants à des fins d’élimination.«L’explication peut se trouver au niveau de la performance des entreprises, mais aussi de leur taille», s’est contenté de répondre François Lavallée, d’Environnement Canada, au cours d’une conférence de presse téléphonique.La CCE fonde son rapport de 421 pages sur les renseignements fournis par le TRI, 1’,inventaire des rejets toxiques des Etats-Unis, ainsi que par le INRP, l’inventaire national des rejets de polluants du Canada.Les entreprises ou organismes ont l’obligation de faire mention au registre du pays des quantités de substances polluantes qui ont été soit rejetées dans l’environnement (cours d’eau, air, sol), soit transférées dans d’autres établissements pour y être enfouies.Au Canada, la déclaration des polluants transférés pour être traités n’était pas obligatoire en 1996.Aucune donnée sur le Mexique n’est encore disponible puisque le système de déclaration des rejets toxiques n’y est pas encore en place.A l’heure des comptes nous apprend donc également que 15 96 des rejets dans l’environnement, soit 189 millions de kilogrammes, contenaient des substances reconnues ou soupçonnées d’être cancérigènes, même si au Canada les rejets et transferts de ces substances ont diminué de 13 %.L’Ontario arrive deuxième au classement des Etats et provinces qui rejettent ou transfèrent le plus de polluants, avec 68,7 millions de kilogrammes, loin derrière le Texas, «champion» en la matière avec 122,3 millions de kilos.Quant au Québec, il arrive vingtième au classement nord-américain et deuxième au Canada.Toutefois, les deux provinces canadiennes ont diminué leurs rejets respectivement de 15,7 % et de 13,8 %.Enfin, 50 entreprises (soit environ 0,2 96 de tous les déclarants) ont produit le tiers du volume total de polluants.Magnésium Corp.of America, de l’Utah, ASARCO du Montana et Courtaulds de l’Alabama arrivent les premiers aux Etats-Unis tandis que les ontariennes Co-Steel Lasco et Inco, ainsi que Celanese Canada d’Alberta occupent ce rang de ce côté-ci.Apparences trompeuses Bien que réjouissants, ces chiffres ne sont pourtant pas représentatifs de la situation globale des rejets de polluants en Amérique du Nord.Tant le TRI que le INRP n’inventorient que certains polluants déterminés et non pas l’ensemble des polluants rejetés dans l’environnement.Les secteurs ciblés sont ceux des produits chimiques, des métaux de première fusion et des produits de papier.Tous les polluants agricoles (pesticides, engrais), les sources mobiles de pollution comme les automobiles (qui sont pourtant à la source de 40 96 de tous les gaz à effet de serre émis au Canada) ainsi que les polluants émis par les petites entreprises comme les stations-service et les établissements de nettoyage à sec ne sont pas répertoriés.De plus, le rapport de la CCE ne prend pas en considération toutes les substances polluantes répertoriées aux Etats-Unis et au Canada.À l'heure des comptes ne considère que les 165 substances communes au TRI, qui recense 608 polluants, et au INRP, ARCHIVES LE DEVOIR En 1996, 15 % des rejets dans l’environnement, soit 189 millions de kilogrammes, contenaient des substances reconnues ou soupçonnées d’être cancérigènes, même si au Canada les rejets et transferts de ces substances ont diminué de 13 %.qui en compte 176.Lorsque le Mexique sera aussi pris en considération, ce nombre baissera à 78 substances en commun.«Ce rapport ne se veut pas un portrait de la pollution en Amérique du Nord, se défend Lisa Nichols, coordonnatrice du rapport.Il se veut un outil pour observer les sources de pollution les plus importantes et comment évolue la situation.» Par ailleurs, il est intéressant de noter que les chiffres canadiens sont sous-évalués parce que de nom- breuses entreprises ont fait valoir leur drojt au secret commercial.Ainsi, aux Etats-Unis, seulement 13 des 71 381 formulaires fournis au Toxic Release Inventory en 1996 invoquait le secret commercial pour ne pas dévoiler la nature des substances rejetées, pour un volume de 1761 kilos de substances.Au canada, 19 formulaires prétendaient à ce droit sur un total dix fois moins élevé (6635 formulaires).Au total, le secret commercial a été accordé pour 3 374 000 kilos de substances.La pollution industriel^ est en baisse au Canada et aux Etats-Unis L’Ontario arrive deuxième au classement de ceux qui rejettent le plus de polluants, le Québec, vingtième A L’ACTUALITE POLITIQUE 'ÿiiii»h'ii.îrjTr \ ^ î; % e n cl e z avec vous Les Expos seraient sur le point de s’entendre avec le fédéral JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les négociations sont sur le point d’aboutir entre les Expos et le gouvernement fédéral en vue de l’achat d’un terrain au centre-ville de Montréal destiné à la construction d’un nouveau stade de baseball, a indiqué hier un porte-parole de la Société immobilière du Canada.«Pour la première fois depuis le début des négociations, nous sommes vraiment sur la même longueur d'onde.Cest la première fois aussi qu’on peut dire qu’il y a vraiment du progrès», a expliqué Gorg Mcïvor, porte-parole de la société.À son avis, une entente pourrait être imminente dans le dossier.Le terrain convoité par les Expos est inoccupé pour le moment.Il est situé non loin du Centre Molson, où évolue le Canadien.Les négociations entre les deux parties, qui ont commencé il y a presque un an, ont pris un nouveau tournant récemment lorsque les Expos ont abandonné l’idée de louer le terrain à long terme.Les discussions portent maintenant sur l’achat du terrain par l’équipe de baseball.La Société immobilière du Canada est prête à faire preuve de souplesse Les négociations ont pris un nouveau tournant récemment lorsque les Expos ont abandonné l’idée de louer le terrain à long terme avec les Expos, sauf sur un point: la valeur du terrain.«Notre proposition est à la valeur du marché, mais avec beaucoup de flexibilité», a affirmé Mcl-vor.Celui-ci n’a pas voulu indiquer à combien était évalué le terrain.Cette flexibilité pourrait se matérialiser dans les formules de financement qui seront retenues ainsi que par la prolongation éventuelle de la période d’option d’achat sur le terrain pour les Expos.L’option d’achat vient à échéance le 15 août prochain.La Société immobilière ne voit aucun inconvénient à prolonger cette période.Le déblocage dans les négociations avec le gouvernement fédéral survient alors que les Expos semble prêts à s’entendre avec le Bureau du commissaire du baseball au sujet de leur avenir.Le commissaire du baseball, Bud Selig, qui a rencontré les dirigeants des Expos il y a deux semaines, serait d’accord pour donner le feu vert au plan de relance de l’équipe.M.Selig devrait confirmer la nouvelle dans les prochains jours.C’est du moins ce qu’a rapporté le président du conseil d’administration des Expos, Jacques Ménard, lofs d’une entrevue sur les ondes de CKAC, lundi.Falsification de dossiers médicaux Le général Baril admet avoir agi trop vite Le président de la commission d'enquête sur les soldats canadiens exposés à des substances toxiques démissionne HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — Devant l’apparence d’un conflit d’intérêts, le président de la commission militaire chargée d’enquêter sur l’exposition possible de soldats canadiens à des substances toxiques en Croatie et sur la falsification des dossiers médicaux a donné sa démission hier.Le ministre de la Défense, Art Eg-gleton, a confirmé que le colonel Howie Marsh avait demandé d’être relevé de ses fonctions.C’est le colonel Joe Sharpe, l’actuel directeur général au développement de la Force aérienne, qui lui succédera sous le regard de l’ombudsman des Forces armées.A ses côtés, un ex-commissaire adjoint de la GRC, Lowell Thomas, mènera sa propre enquête indépendante.La GRC a institué une enquête criminelle.M.Eggleton a défendu énergiquement le colonel Marsh.Rien ne prouve que ce dernier soit coupable d’un conflit d’intérêts, mais un doute subsistait, a-t-il insisté.Mais à la suite des conseils d’un avocat, les Forces armées n’ont pas voulu courir de risques, a ajouté le ministre.Dans une lettre datée de dimanche et rendue publique hier le colonel Marsh signale son désir de partir, tout en précisant qu’il n’a rien à se reprocher.Il souligne que sa nomination, confirmée il y a deux semaines, fait couler trop d’encre et que cela risque de discréditer les conclusions de la commission.«Une évaluation de la couverture médiatique montre que la perception d’un conflit d’intérêts et d'un manquement à mon devoir est encore répandue, écrit-il.Cela pourrait entacher les futurs rapports de la commission d'enquête.» En Croatie, les Casques bleus étaient installés à proximité d’une alu-minerie désaffectée où se trouvaient des transformateurs abîmés, pleins de BPC.Les soldats auraient également été exposés à la bauxite.Mystérieusement, une note versée en 1995 au dossier d’environ 1200 soldats postés en Croatie entre 1993 et 1995 a disparu.Depuis, au moins cinq militaires se sont plaints de toutes sortes de problèmes de santé.Un soldat de Peterborough a perdu l’usage d’un œil.Précipitation La crédibilité du colonel Marsh a été mise à rude épreuve dès sa nomination.Il était au fait depuis l’été dernier des plaintes concernant les dossiers médicaux mais avait tardé à agir.Pour sa part, le chef d’état-major de la Défense, le général Maurice Baril, a admis que la nomination du colonel Marsh avait été faite dans la précipitation.«Bien que je demeure convaincu de l’intégrité sam faille du colonel Marsh, j’ai commencé à me demander si on pouvait dissiper les soupçons qui pesaient sur la commission», a avancé le général Baril.Le général a même songé à congédier l’ensemble des membres de la commission mais il s’est ravisé.D’une part, une commission de l’extérieur des Forces armées perdrait trop de temps et, d’autre part, il est important que les Forces armées fassent leur propre ménage pour regagner la confiance du public, a-t-il expliqué.Le ministre Eggleton a du coup annoncé la création de cinq nouveaux centres médicaux spécialisés.Ces centres, qui doivent ouvrir leurs portes en septembre, seront situés à Halifax, à Valcartier, à Ottawa, à Edmonton et à Esquimalt (Colombie-Britannique).Les annonces d’hier n’ont guère impressionné les partis d’opposition.Le critique conservateur à la défense, David Price, estime que l’arrivée du colonel Thomas est un pas dans la bonne direction mais qu’il aurait été préférable de nommer une commission indépendante.Pour sa part, le critique bloquiste René Laurin demeure sceptique.Cette nouvelle enquête ne permettra pas de découvrir qui avait donné l’ordre de détruire les dossiers médicaux et pourquoi, croit-il.C a h é c i a I mmmsi fSmVHsl fi Ï66IS&WS95MI y publié le samedi 28 août 1999 J r 8e sommet de lai francophonie • Dntf> Ht* tnmhép- /p i/pnHrprli 7 T amït 7999 I Date de tombée: le vendredi 13 août 1999 Le devoir! » » \ L E I) E V l) I R .L E M E R (' R E D I II A l) U T I !l 9 !» A 3 ACTUA LÎTES Manifestation à la Conférence des premiers ministres provinciaux RENÉ MATHIEU LE DEVOIR c^hisoi i jdf: p RENÉ MATHIEU LE DEVOIR RFI m: ï î&k.r b» Des dizaines d’orphelins de Duplessis ont profité hier de la tenue à Québec de la Conférence des premiers ministres provinciaux pour manifester devant le château Frontenac et sensibiliser les médias de 1 ensemble du Canada à leur sort.Les orphelins de Duplessis réclament de nouveau justice MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Les orphelins de Duplessis ont manifesté à Québec, hier matin, pour faire connaître leur triste sort au Canada entier.¦ Devant le château Frontenac, où se tient la Conférence annuelle des premiers ministres provinciaux, les orphelins ont brandi leurs pancartes et scandé des appels à la justice.Ils réclament du gouvernement de Lucien Bouchard une compensation financière et la reconnaissance des torts qu’on leur a causés à l’époque du régime Duplessis.En ce temps-là, plus de 3000 orphelins ont été placés dans des institutions psychiatriques, faussement étiquetés «tna-Iqdes mentaux».Leur manifestation a provoqué la curiosité des touristes, américains et européens, fort nombreux à cette époque de l’année dans le Vieux-Québec.Plusieurs ont sorti leur caméra pour filmer la manifestation des quelque 50 orphelins.«Bouchard, sors dehors, son of a gun», criait une dame.Les orphelins de Duplessis estiment qu’une compensation financière leur est due même si ça ne fera pas oublier leurs douleurs passées.«Cest un droit dans notre régime, lorsqu’il y a un tort reconnu, il y a une réparation.Pourquoi serions-nous l’exception?», demandait hier le porte-parole de oiphelins, Bruno Roy.Le gouvernement a offert trois millions de dollars pour assurer les frais des traitements de ceux qui souffriraient de séquelles causées par leur internement.M.Roy estime que la somme de 80 millions, avancée par le Protecteur du citoyen, constitue une base de discussion acceptable.Mais le premier ministre Bouchard ne l’entend pas de cette oreille.Ottawa crée un groupe de travail sur les sans-abri HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa—La situation des sans-abri a atteint des proportions de crise.C’est le constat que fait la ministre responsable, Claudette Bradshaw, au , terme de consultations qu’elle a menées avec les provinces, les municipalités et les groupes communautaires.Mme Bradshaw vient de terminer trois jours de rencontres à Montréal et elle poursuivra ses consultations dans les provinces atlantiques.«Pour les sans-abri, on a les matelas et le manger, a-t-elle signalé au cours d’un entretien à La Presse canadienne.Mais les chiffres commencent à augmenter.On a peur d’une crise dans nos communautés.Il faut faire quelque chose au niveau du logement et faire de la prévention.» Nommée ministre du Travail en mars, la députée libérale de Moncton a aussi hérité du dossier des sans-logis.Les attentes sont élevées mais la ministre insiste pour dire qu’il y a eu im «malentendu» dès le départ, a-t-elle signifié hier.Selon elle, son rôle se limite à «coordonner» les diverses initia- tives relatives aux sans-abri et au logement social.Plusieurs rapports émanant des municipalités, des groupes communautaires et de la Fédération canadienne des municipalités, ont abouti sur son bureau.Pour en faire l’analyse et en extraire des recommandations, un groupe de travail de 19 sous-ministres et hauts fonctionnaires a été constitué.«Le premier ministre ne voulait pas que ces rapports soient éparpillés dans le système.Le premier ministre m’a demandé de coordonner l’analyse de ces rapports.J'ai dit oui», a-t-elle précisé.Mme Bradshaw doit rencontrer ce groupe à la fin du mois.Elle ne veut pas présumer de leurs recommandations.Elle estime qu’il faudra probablement augmenter les fonds pour financer divers programmes mais elle «n’est pas certaine» de pouvoir convaincre le ministre des Finances Paul Martin.Le logement social est maintenant géré par les provinces, mais les fonds fédéraux ne suffisent pas.«Je ne veux rien garantir parce que je ne sais pas ce qui va arriver.Ça va prendre des ressources et j’espère que les provinces vont s'asseoir avec nous», a ajouté la ministre.Si la situation s’aggrave à Toronto, elle s’améliore au contraire à Montréal.Hier à Toronto, les policiers sont de nouveau intervenus pour disperser une manifestation de sans-abris.Mme Bradshaw qui a des relations tendues avec le maire de Toronto, Mel Lastman, n’a pas voulu faire de commentaire.Par contre, la situation s’améliore pour les sans-logis à Montréal.«Il y a un gros changement depuis cinq ans pour le mieux pour l’amour de Dieu», s’est-elle exclamée.Bien qu’il y ait encore des lacunes, les sans-abri y sont mieux logés et nourris, dit-elle.Dans certains établissements, on peut servir jusqu’à 1000 repas par jour, a fait remarquer cette ancienne activiste sociale.Selon Mme Bradshaw, le maire de Montréal, Pierre Bourque, a invité le fédéral à travailler avec les provinces et les municipalités pour revoir les programmes à l’intention des sans-abri.Pour trouver de nouveaux lits, il y a peut-être de l’espoir du côté d’un programme de rénovation des vieux édifices.Ce programme s’est avéré très populaire, a constaté Mme Bradshaw.Harel juge prématuré le projet d’«une île, une ville» La proposition du maire Bourque est adoptée par le conseil municipal de Montréal Le conseil municipal de Montréal a majoritairement adopté hier une résolution demandant au gouvernement du Québec de créer une seule ville sur l’île de Montréal et d’élargir la Communauté urbaine de Montréal à la région métropolitaine de recensement (sauf pour les services de police).KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Quelques heures avant que le maire Pierre Bourque n’enclenche le débat sur son projet d’une île, une ville, la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, a rappelé que le temps n’est pas venu pour la fusion de municipalités sur l’île de Montréal.«Ma priorité est la métropole.Et ma priorité entre toutes c’est d’instaurer une fiscalité d’agglomération et défaire une réorganisation pour simplifier les structures régionales», a indiqué Mme Harel.Si cette dernière dit ne pas s’opposer à l’idée d’un regroupement de municipalités, elle précise toutefois que cela ne peut être envisagé que dans une étape subséquente.Quant à la demande du RCM qu’il y ait une consultation publique à Montréal après le dépôt du Livre blanc sur la réforme gouvernementale prévu à l’automne (après la décision du conseil des ministres spécial prévu à la fin du mois), la ministre ne s’est guère mon- trée enthousiaste.«Vraisemblablement, la consultation sera plus de nature parlementaire.D’autant plus que depuis 20 ans, il y a eu de nombreuses études réalisées et rien n’a été fiait», a-t-elle affirmé.Malgré tout, Pierre Bourque ne semble pas enclin à laisser tomber sa proposition.Il a tenté de tenir un discours rassembleur, lançant un appel à tous les Québécois.«L’avenir du Québec dépend économiquement et socialement de la force de sa métropole», a dit M.Bourque avant d’ajouter: «Notre voix doit être entendue.La voix de l’avenir, de la vision et du rêve».11 n’en fallait pas plus pour que le chef de l’opposition officielle, Michel Prescott, n’y voit qu’une «poésie politique» sans arguments solides.Sur un ton accusateur, M.Prescott a souligné que le maire n’avait pas fait ses preuves à l’interne pour prétendre diriger une mégacité.Si Pierre Bourque a convenu que la situation de Montréal est fragile, il a également souligné les efforts de son administration pour effectuer une revi- talisation des quartiers, pour ramener les banlieusards à Montréal et pour maintenir le taux des taxes.«L’avenir est dans les villes.\.\Je ne veux pas d’une ville à deux vitesses», a-t-il lancé.M.Bourque s’est largement référé à la décision du gouvernement ontarien d’imposer la fusion des villes formant le Grand Toronto, y voyant une inspiration pour Québec.Il a ainsi vanté le courage du premier ministre Mike Harris d’être allé à l’encontre des intérêts locaux.Le conseiller indépendant Marcel Sévigny s’en est scandalisé.«Le projet de M.Bourque est un projet politique autoritaire, ce qui le rend inquiétant et dangereux».L’admiration de M.Bourque pour M.Harris, «un réactionnaire, un conservateur, un antisocial» qu’a décelée M.Sévigny dans les propos du maire ne le surprend toutefois pas.Selon le conseiller, M.Bourque a prouvé au fil des ans son peu d’intérêt pour la démocratie.«On risque de sortir affaibli de ce débat.Pour soutenir le rapport deforce nécessaire, l’appui de la population est essentiel.Or, on n’est pas parti dans ce sens-là.On ne fait pas appel aux citoyens», se désole M.Sévigny Le vote a été pris après quatre heures de débats.L’équipe Bourque a donné son appui indéfectible au projet alors que l’opposition, honnis Philippe Bissonnette, s’est prononcée contre.Corrida entre groupes de défense des animaux La SPCA bat en retraite Quelque 6000 billets pour la «tourada» du 21 août ont été vendus à ce jour JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR En attendant le grand jour au Stade olympique, c’est entre les groupes de défense des animaux que la corrida bat son plein.Hier, la SPCA de Montréal a annoncé qu’elle ne pourrait plus s’occuper des taureaux de la Feria de Montréal puisque les propriétaires de la ferme, qui devaient les accueillir après leur prestation, ont cédé sous les pressions du Réseau action globale.Amer, le président de la SPCA a invité les membres du Réseau à «prendre leurs responsabilités» pour sauver les taureaux.«Puisque ces terres que nous nous sommes offertes constituent notre refuge de retraite et que nous sommes soucieux de préserver cette paix [.] le ton du débat public nous invite à la prudence, explique la fermière Renée Lavergne, dans une lettre rendue publique par la SPCA hier.Aucun motif, ni même la vie des taureaux [.] ne peut nous faire renoncer à cette paix légitime.» Le président de la SPCA de Montréal, Pierre Bar-noti, dit respecter la décision des fermiers mais n’en a pas moins rejeté toute la faute sur les activistes du Réseau action globale.Il semble bien que les taureaux viendront à Montréal envers et contre tous les groupes de défense des animaux, et qu’ils s’en retourneront d’où ils sont venus après la corrida.Quelque 6000 billets pour le 21 août ont été vendus à ce jour, affirment les organisateurs de la Feria de Montréal.Ceux-ci espèrent vendre 15 000 billets.La bisbille entre la SPCA de Montréal et le Réseau action globale — qui regroupe une cinquantaine d’associations de défense des animaux — dure depuis environ un an.Au mois d’août 1998, la tourada avait été annulée un mois avant l’événement par le Centre Molson, où elle devait avoir lieu, à la grande joie des groupes de défense des animaux.Mais ceux-ci se disputent aujourd’hui le crédit de cette victoire.La SPCA de Montréal soutient que l’annulation lui revient puisqu’elle a redirigé vers le Centre Molson les milliers d’appels de citoyens outrés qui ont téléphoné à ses bureaux pour se plaindre.L’Alliance pour les animaux du Canada réplique que ce sont plutôt ses pressions sur les dirigeants de la brasserie qui l’ont forcé de dire non à la Feria.Pas d’effusion de sang Cette année, les organisateurs se sont tournés vers le Stade olympique et ont rencontré la SPCA de Montréal.D n’y aura pas d’effusion de sang lors de la corrida portugaise — appelée aussi «tourada» —, promettent les organisateurs.Les taureaux porteront une espèce de couverture de velcro sur laquelle colleront les bâtons lancés par les torero à cheval.L’organisme dit avoir tenté de dissuader les promoteurs de présenter un tel événement.Ces derniers étant inflexibles, la SPCA de Montréal a alors demandé à ce que les taureaux lui soient remis après le spectacle.L’organisme soutient que les promoteurs avaient proposé de suivre une vieille tradition espagnole en abattant les bêtes et distribuant la viande aux pauvres — ce que la Feria dément énergiquement — ou alors, de renvoyer les taureaux avec «l’assurance qu’ils mourraient dans d’autres corridas sanglantes», ajoute la SPCA.Après discussion avec les organisateurs, il a été entendu que les huit taureaux finiraient leurs jours dans une ferme des Cantons de l’Est, propriété d’un ancien membre du conseil d’administration de la SPCA qui posséderait déjà un cheptel.Le transport serait payé par la Feria qui s’engageait de plus à remettre à la SPCA de Montréal 0,25 $ pour chaque billet vendu.L’argent recueilli devait servir à la castration des bêtes avant leur arrivée sur la ferme.Mais l’implication de la SPCA de Montréal n’a pas plu aux autres groupes de défense des animaux.Il y a deux semaines, le Réseau action globale dénonçait «l’appui» de la SPCA de Montréal aux organisateurs de la Feria.Peu importe si la SPCA répète qu’elle est contre la tourada et qu’elle ne veut que limiter les dégâts, le Réseau clame que l’organisme a trahi son mandat.Pour la coalition, «c’est comme si la police admettait qu’elle ne pouvait rien faire contre le crime, qu’elle s’assoyait avec les mafieux et qu’elle acceptait un pourcentage des revenus de l’activité criminelle», expliqua Georges Dupras, président de l’Alliance pour les animaux du Canada et membre du Réseau.La coalition veut purement et sitfi-plement empêcher la corrida d’avoir lieu pour éviter un précédent dans la province et élude la question des taureaux.Les deux organismes ne s’entendent pas non plus sur les façons de contrer devant la justice la tenue de l’événement.L’avis légal obtenu par la SPCA de Montréal mentionne que les chances de gagner en cour sont «négligeables» puisqu’un jugement rendu par la Cour suprême de l’Ontario dans une affaire semblable déclarait la tourada portugaise légale selon les lois canadiennes.Le Réseau action globale, quant à lui, brandit un autre avis légal qui stipule que l’activité viole les articles du Code criminel sur la cruauté envers les animaux.Qui a raison, qui a tort?Le Réseau, malgré son document, ne parle pas d’emmener l’affaire devant les tribunaux mais affirme avoir remis cet avis à la police de Montréal et aux autorités municipales «qui sont en train de l’étudier», dit M.Dupras.Pour hommes seulement (.pas vraiment!) Le Web des hommes Danny J.Sohier ISBN 2-89381-618-5-208p.-Illustré OAnny J LOGIQUES 20,95 $ —-UA-— Les Editions LOGIQUES me.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livres 4 HÉMA-QUÉBEC Réunion publique du conseil d’administration d’HÉMA-QUÉBEC INVITATION AU PUBLIC Vous êtes invité(e)s à assister à cette réunion au cours de laquelle le conseil d’administration passera en revue les faits marquants et les principales orientations prises depuis l’entrée en fonction d’HÉMA-QUÉBEC, le 28 septembre 1998.Date: Mercredi, le 1" septembre 1999 Heure: 17 h 00 Endroit: Buffet Crystal 5285, rue Henri-Bourassa Ouest Ville Saint-Laurent (Québec) Les personnes désirant faire une présentation formelle sont priées de confirmer leur présence, avant le 25 août 1999, en téléphonant au secrétariat du Service des relations publiques d’HÉMA-QUÉBEC (514-832-5000 poste 353).D1C I.E I) E V 0 I R .LE MERCREDI 11 A OUT l !) !) 9 A 4 ?LES ACTUALITÉS* EN BREF Vers un règlement à La Ronde?G je Devoir) — Les négociations ont finalement repris hier midi entre les syndiqués df La Ronde et la Société uu parc des Des en présence de la conciliatrice Monique Richard.Aucune information n’avait encore filtré de la réunion au moment de mettre sous presse.La reprise des négociations est survenue au lendemain de la déclaration de la CSN selon laqueUe il n’en coûterait que 111600 $ pour accorder la parité des employés de La Ronde avec les autres employés de la Société.Un coût moindre que ceux entraînés par la fermeture du parc d’amusement jusqu’à la fin de la saison, avait reconnu la VUle en fin de soirée lundi.Carambolage de Saint-Michel de Bellechasse : le rapport est prêt (PC) — La Sûreté du Québec devrait déposer aujourd’hui son rapport sur le carambolage ayant fait quatre morts et 11 blessés le 24 juillet à Saint-Michel de Bellechasse.Le document, contenant notamment les résultats de l’expertise mécanique effectuée sur le camion-remorque à l’origine de la tragédie permettra de déterminer si des accusations criminelles seront portées contre le conducteur ou la compagnie qui l’employait.Si aucune accusation n’est portée, le dossier sera immédiatement sounds au bureau du coroner en chef qui pourrait alors décider d’ordonner une enquête publique.Par aüleurs l’Association nationale des camionneurs artisans (ANCAI) a fait savoir hier, par voie de communiqué, quelle entendait demander au gouvernement d'interdire la circulation des camions à remorque double sur les routes secondaires du Québec.jjpiiwwiifti Place aux enfants JACQUES GRENIER LE DEVOIR LEMAIRE Pierre Bourque et la ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel, se sont joints hier au personnage de dessins animés bien connu des enfants, Caillou, pour inviter les petits et leur famille à participer à la Fête des enfants de Montréal qui aura lieu le dimanche 22 août prochain au parc Maisonneuve.Visant à faire découvrir la diversité culturelle montréalaise, l’événement gratuit comprendra entre autres des ateliers de fabrication de masques africains, d’essayage de costumes des Caraïbes et de maquillage au henné, ainsi que de grands jeux gonflables, des activités musicales et des spectacles.Les Pays-Bas sont prêts à légaliser l’euthanasie, y compris pour les enfants AGENCE FRANCE-PRESSE La Haye — Le gouvernement des Pays-Bas vient de déposer sur la table du Parlement néerlandais lui projet de loi inédit visant à légaliser l’euthanasie et «l’assistance au suicide», y compris pour les enfants âgés de plus de 12 ans.«Une disposition sera incluse au Code pénal des Pays-Bas par laquelle l'interruption de vie sur demande et l’assistance au suicide ne seront plus punissables dès lors que certaines conditions de soins auront été remplies», a indiqué hier le ministère néerlandais de la Justice.Elaboré par les ministres de la Justice, Benk Korthals, et de la Santé, Els Borst, le texte entend dans ses grandes lignes mettre la législation néerlandaise en accord avec une pratique en vigueur depuis plusieurs années, mais jusqu’ici réservée aux seuls adultes.L’euthanasie est partiellement décriminalisée aux Pays-Bas depuis mai 1994, mais reste punissable d’une peine maximale de 12 ans de prison.Selon une circulaire ministérielle, les médecins la pratiquant doivent respecter certaines règles déontologiques strictes: le patient doit notamment être affligé d’une «souffrance insupportable, sans perspective d’amélioration», et avoir exprimé à plusieurs reprises par écrit son souhait d’une mort douce.Le praticien doit en outre impérativement demander l’avis d’au moins un collègue et informer de son acte le parquet, seul habilité à décider de poursuites éventueUes.L’extension aux enfants de «l’accès» à l'euthanasie a été décidée, suite à un avis favorable du Conseil d’Etat, la plus haute instance juridique des Pays-Bas, a-t-on indiqué mardi au ministère dè la Justice de La Haye.«Le Conseil d’Etat a considéré que les mineurs pouvaient eux aussi avoir suffisamment de discernement pour déposer une demande responsable d’interruption de vie», a-t-on précisé.Le projet déposé à la Chambre des députés laisse aux adolescents de 16 à 18 ans le choix de décider indépendamment de leur sort.«Pour les 12-15 ans, l’accord parental est requis.Mais en cas de refis de l'un ou des deux parents, la demande d'un mineur peut être acceptée si le médecin est convaincu que cela permet d'éviter des souffrances graves», selon le ministère.D’après le nouveau texte, les enfants de moins de 12 ans en phase terminale de leur maladie pourront en théorie eux aussi demander l’euthanasie.Garde-fou pour restreindre au maximum cette éventualité: une telle demande restera soumise au double accord des parents et du médecin.La date d’examen du projet ne sera connue qu’à la rentrée parlementaire de septembre.Le texte risque de provoquer l’ire de l’opposition chrétienne-démocrate.Mais son adoption semble assurée, compte tenu de la majorité de 97 députés sur 150 dont dispose La coalition travailliste.L’Association néerlandaise pour l’euthanasie volontaire (NWE) a salué hier l’initiative gouvernementale, la jugeant «en parfait accord avec la loi sur les soins médicaux qui indique que les 12-16 ans peuvent rejeter un traitement médical, même si leurs parents veulent le maintenir».«Il s’agit d'enfants qui se trouvent dans la phase terminale d'une maladie incurable.Parfois, ils n’ont plus envie d’être soumis à des traitements lourds», a-t-elle estimé.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 1 • N • 1 ) ‘E ‘X 100 • 199 320 Ameublement IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 335 Bois de foyer Achat-vente-échange 350 Animaux 100 Visites libres 101 Propriétés à vendre 400 •499 103 Condominiums et co-popriétés OFFRES D’EMPLOIS 105 Propriétés à revenus 401 Postes cadre et professionnel .115 Extérieur de Montréal 402 Éducation 120 Laurentides 405 Santé + serv.communautaires 121 Cantons de l'Est 408 Secteur culturel 125 Hors-frontières 410 Bureaux 130 Maisons de campagne 415 Secteur informatique 132 Chalets 420 Secteur vente 134 Terrres-fermes 435 Restaurants et hôtellerie 135 Terrains 440 Services domestiques 150 Transactions diverses 455 Emplois partiels + saisonniers 151 Services immobiliers Location 500 •599 160 App et log à louer PROPOSITIONS D'AFFAIRES 164 Condominiums à louer ET DE SERVICES 165 Propriétés à louer 501 Occasions d'affaires 175 Maisons de campagne à louer 508 Services financiers 176 Chalets à louer 510 Comptabilité 512 Déclaration d'impôts 200 • 299 515 Informatique et bureautique IMMOBILIER C0MMERCIAI 520 Préparation de C.V.Achat-vente-échange 522 Traitement de texte 201 Propriétés commerciales 523 Traduction, rédaction 203 Propriétés industrielles 529 Services professionnels 205 Espaces commerciaux 530 Cours 210 Commerces à vendre 540 Santé 220 Entrepôt (Vente-location) 542 Massothérapie 230 Gestion immobilière 543 Psychothérapie Location 544 Croissance personnelle 251 Bureaux à louer 546 Cartomancie, astrologie 259 Espaces comm et ind à louer 550 Voyages 275 Locaux à louer 555 Garderie 560 Entretien, rénovation 300 • 399 564 Décoration intérieure MARCHANDISES 570 Terrassement, paysagistes 301 Oeuvres d'art 575 Déménagement 303 Antiquités 313 Ordinateurs 600 • 699 314 Bureautique VEHICULES 315 Téléphonie 675 Bateaux, yachts, voilters 318 Mobilier de bureau et acc.695 Automobiles PROPRIÉTÉS À VENDRE OUTREMONT - rue de l'Épée.Cottage dépoque, s.-détaché.8 pièces, boiseries, grde cuis rénovée.I Ml sJb., s -sol tira, grd jardin, stat.(514)272-9136.PLATEAU, cott.victorien, boiseries, 3 loyers décorants.10 pcs.garage double avec mezz 349.000$.521 -0897.POINTE ST-CHARLES.charmant cottage d époque (1885) attaché, 3 c.c.planchers de pin.boiseries, murs de brique, terrasse et joli petit jardin.132,000$.(514)937-8545.CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS PROPRIÉTÉS À VENDRE m Ste-Dorothée • Iles Laval.189 900$ Magnifique bord de l’eau navigable, vue spectaculaire.Grand terrain privé.Bungalow tout en brique, très ensoleillé, foyer, 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avaient été interceptés par les défenses irakiennes et contraints à faire demi-tour.Par ailleurs, une autre personne a été blessée dans la zone d’exclusion aérienne sud de l’Irak.Le commandement de l'année de l’air américaine en Europe avait annoncé dans la journée que des F-15 et des F-16 de l’US Air Force avaient bombardé deux centres de communications irakiens près de Mossoul, pour la deuxième journée consécutive, après avoir été pris pour cibles par la DCA irakienne.Les frappes, au nord et au nord-est de Mossoul, se sont déroulées entre 06h30 et 07h30 GMT et les appareils ont regagné leur base sans encombre, poursuivait le commandement américain dans un communiqué.Un avion pakistanais abattu New Delhi (Reuters) — L’Inde a abattu hier un appareil de reconnaissance pakistanais et le Pakistan a aussitôt dénom cé mie «agression injustifiée» en se réservant le droit de lui apporter une «réplique appropriée».L’Inde soutient que l’avion était un appareil de reconnaissance et de lutte contre les sous-marips et qu’il a été abattu dans son espace aérien, au large de l’Etat occidental du Gujarat, par un missile tiré par un chasseur MiG-21.«L’avion a pénétré profondément dans notre espace aérien et, après les premières sommatiotis, n’a donné aucun signe de vouloir rebrousser chemin.Nous n’avons eu d’autre choix que de l’abattre», a déclaré un porte-parole.Dans un communiqué, le gouvernement indien précise que l’interception a eu lieu à dix kilomètres à l’intérieur de son espace aérien et que son épave a été retrouvée sur son territoire à deux kilomètres de la frontière.À toute allure contre tsahal Nahshon (d’après AFP) — Un Palestinien a blessé six militaires israéliens hier en Israël en leur fonçant dessus à deux reprises avec sa voiture, et a ensuite été abattu, a annoncé la police.Face à ce premier attentat perpétré en Israël depuis son investiture le mois dernier, le premier ministre Ehoud Barak s’est déclaré déterminé à lutter contre le terrorisme, en coopération avec l’Autorité palestinienne.La réaction de Barak tranche sur celle de son prédécesseur de droite Benjamin Nétanyahou, qui saisissait l’occasion de chaque incident violent pour s’en prendre à l’Autorité palestinienne et suspendre les négociations de paix.L’Autorité présidée par Yasser Arafat a dénoncé l'attentat.Au volant d’une Fiat Uno rouge immatriculée en Israël, le Palestinien, qui a agi seul sans le soutien d’une organisation palestinienne, a foncé sur un groupe de soldats de tsahal (armée israélienne) qui faisaient de l’auto-stop, au carrefour Nahshon, à 30 km au sud-ouest de Jérusalem.Le véhicule a percuté de plein fouet deux soldâtes, dont l’une a été grièvement atteinte et souffre de fractures multiples.Quelques minutes après, le véhicule a rebroussé chemin et a de nouveau percuté le groupe de militaires, blessant plusieurs d’entre eux, selon les témoins.Des policiers et membres de la police militaire qui se trouvaient sur les lieux ont ouvert le feu, tuant le conducteur.Pas de marines au Timor Washington (AFP) — Les États-Unis ont formellement démenti hier l’existence d’un plan militaire prévoyant le déploiement de 15 000 marines au Timor oriental, en cas d’explosion de la violence des milices pro-indonésiennes.«Nous n’avons aucun plan pour envoyer 15 000 mannes au Timor oriental [.]», a déclaré le porte-parole du département de la Défense, Kenneth Bacon.Un journal australien, The Melbourne Age, a rapporté que le commandement américain pour le Pacifique (CINCPAC) avait mis au point un plan de déploiement de 15 000 marines au Timor oriental et que l’Australie avait été sollicité^ pour y participer lors d’une réunion à Hawaï le 21 juin.«A ma connaissance, et j’ai vérifié, aucun plan de la sorte n’a étédisctdé», a insisté le porte-parole.Arbour louangée à Arusha Arusha (Reuters) — Louise Arbour, procureur général du Tribunal pénal international pour le Rwanda et la Yougoslavie, a fait ses adieux hier au Tribunal d’Arusha chargé du génocide rwandais dans un concert de louanges pour le travail qu’elle a accompli afin de réhabiliter cette institution.Crée en novembre 1994 pour juger les auteurs du génocide rwandais, le tribunal situé à Arusha, en Tanzanie, a longtemps été sévèrement critiqué par le Rwanda et par les Nations unies pour sa lenteur.Mais Louise Arbour a été félicitée par le vice-président rwandais Paul Kagamé pour ses réformes et «le travail qu'elle fait pour amener les crimi-: nets à l’origine du génocide devant la justice».«C'est juste de dire que le tribunal était dans une situation difficile quand je suis venue pour la première fois», a répondu le procureur.«La seule chose dont je sois sûre, c’est que nous avons développé une stratégie cohérente.Nous avons commencé par montrer que nous avions un plan et que nous savions comment le mettre en œuvre», a t-elle expliqué.OLEG POPOV REUTERS Les manifestations de Kosovars albanais se poursuivaient hier à Kosovska Mitrovica contre les soldats français de la KFOR qui leur interdisent de franchir le pont en direction du quartier serbe de la ville.Manifestations de Kosovska Mitrovica L’UCK a du mal à contrôler ses hommes Pristina, Yougoslavie (AFP) — Orchestrées par l’UCK au plus haut niveau ou décidées localement, les manifestations de Kosovska Mitrovica (nord du Kosovo) témoignent de la capacité de l’ex-guérilla albanaise à s’imposer par la force sur le terrain mais aussi des difficultés pour les chefs du mouvement à contrôler leurs hommes.Le chef politique de l’UCK (Armée de libération du Kosovo), Hasliim Thaçi, a nié avec force toute implication de son mouvement dans les incidents qui se sont répétés entre samedi et lundi, parlant de rassemblement spontané et accusant les soldats français «d'arrogance» pour avoir empêché des groupes d’Alba-nais de traverser le pont vers les quartiers serbes de la ville.Mais les témoignages des militaires et journalistes ne laissent auciui doute sur le caractère organisé de cette démonstration de force et les sympatlties des manifestants: des jeunes, portant le foulard rouge et noir aux couleurs de l’Albanie, criant «UCK», «Thaçi», des hommes équipés de talkies-walkies contrôlant les mouvements de la foule.Et, lundi, un commandant local de l’UCK venu en personne, en uniforme et accompagné d’un garde du corps, demander à ses «frères» de se disperser dans le calme.Répondant à un officier français qui dénonçait «une manifestation à caractère organisé par des gens de la mouvance de l’UCK», un responsable local a démenti que son mouvement ait envoyé des agitateurs.«Nous étions présents mais nous n'avons rien organisé», assurait ce commandant.Hasan Preteni.Ces incidents, ainsi que la multiplication des violences au Kosovo, atten- tats anti-serbes et violations inanb festes de l’accord sur la démilitarisation de l’UCK, font craindre au commandant de la Force multinationale de pane (KFOR), le général Michael Jackson, que l’ex-guérilla ne «perde le contrôle» de ses éléments les plus radicaux.«Je ne peux pas dire que j’ai le sentiment que l'UCK contrôle totalement la situation», affirmait l’officier britannique dans une interview au quotidien écossais Scotsman.«Nous avons quelques problèmes avec des éléments extrémistes isolés.Mais nous les réglerons», ajoutait le général Jackson.Tout en réfutant les accusations portées contre l’UCK Hasliim Thaçi, prenant la parole devant la presse lundi, après trois jours de manifestations à Kosovska Mitrovica (qui abrite le quartier général des troupes françaises de la KFOR), a lui-même admis qu’il «pourrait y avoir des éléments armés qui ne sont pas sous le contrôle de l'UCK».Mais il a revendiqué une nouvelle fois la capacité de son mouvement à garder le contrôle partout au Kosovo: «Nous n’autoriserons pas la division de la ville» selon les clivages ethniques.«Le Kosovo signifie Mitrovica et Mitrovica signifie le Kosovo.» Acclamé par la foule à Pristina, chef-lieu du Kosovo, après le retrait des forces serbes, reconnu, jusqu’à l’arrivée tardive de son rival, Ibrahim Rugova, comme l’interlocuteur unique de la communauté internationale chez les Albanais, Hasliim Thaçi devra, s’il veut continuer à convaincre, apprendre à maîtriser une base difficile à contrôler, l’UCK n’ayant jamais constitué un mouvement unifié, mais une nébuleuse de clans répondant à des commandements locaux.Vladimir Poutine a affirmé hier sa volonté de mater rapidement la rébellion islamiste du Da-guestan, au terme de son premier entretien avec Boris Eltsine depuis sa nomination, la veille, à la tête du gouvernement.Selon les agences de presse russes, le premier ministre intérimaire a déclaré avoir obtenu du président russe un plan pour rétablir l’ordre dans la république caucasienne et a précisé escompter des résultats d’ici deux semaines.Grozny, Tchétchénie (Reuters) — Des rebelles islamistes venant de Tchétchénie ont proclamé hier l’indépendance de Y «État islamique du Daguestan» et lancé une djihad (guerre sainte) contre la Russie.Cette décision unilatérale risque d'aggraver les tensions, déjà vives, dans le Nord-Caucase.Les insurgés musulmans se sont emparés dans la nuit d’une autre localité située à deux kilomètres de Botlikh, principale ville du massif caucasien où se concentrent les coipbats entre rebelles et forces russes.A Moscou, les responsables des questions de sécurité se sont réunis et ont lancé des «signaux» plutôt optimistes.Le chef d’état-major des armées, le général Anatoli Kvachnine, a ainsi assuré au nouveau premier ministre intérimaire, Vladimir Poutine, que la situation avait changé et était presque maîtrisée.S’exprimant avant la publication à Grozny de la déclaration d’indépendance, le nouveau dauphin du président Boris Eltsine a, quant à lui, prédit que l'affaire serait réglée d’ici deux semaines.«Une série de mesures visant à rétablir l’ordre et la discipline au Daghestan ont été préparées et ont reçu aujourd'hui l'aval du président russe.Elle seront appliquées une par une», a-t-il confié.La publication de la déclaration d’indépendance, dont les journalistes ont eu connaissance à Grozny, montre que les «chefs de guerre» tchétchènes entendent, après avoir humilié l’armée russe lors du conflit de 1994-96, soutenir la rébellion daghestanaise.Un islam encore plus militant Des représentants d’un Conseil islamique (Choura) ont distribué aux journalistes un communiqué décrétant la sécession unilatérale de la petite république nord-caucasieime de la fédération russe.Ce conseil, qui affirme setre réuni dans la région de Bothlikh, a adopté un texte qui appelle aussi les organisations islamiques tchétchènes à apporter leur soutien aux musulmans daghestanais pour la libération de Y «État islamique du Daguestan occupé».Une porte-parole de la police daghestanaise a déclaré à Reuters que les autorités daghestanaises ne reconnaissaient pas la légitimité de la «Choura».Elle a précisé que des partisans du conseil islamique, dont le chef autoproclamé d’un «gouvernement fantôme», avaient été arrêtés.Dans la nuit, l’aviation russe a bombardé les positions rebelles mais un calme relatif prévalait hier matin.D’après Moscou, les villages daghestanais occupés le sont par des partisans des chefs tchétchènes Chamil Bassaïev et Khattab, qui seraient à la tête de plusieurs centaines d’hommes.Peu avant que les rebelles proclament l’indépendance de Y «Etat islamique du Daguestan», le premier ministre par interim Vladimir Poutine a déclaré : «Une série de mesures visant à rétablir l'ordre et la discipline au Daguestan ont été préparées et ont reçu aujourd’hui l’aval du président.Elles seront appliquées une par une.» Les images tournées par la télévision russe au début de l’entretien montrent une poignée de mains interminable entre le président et le nouveau chef du gouvernement russe.«Quel est votre état d’esprit?.», demande Boris Eltsine.«Combatif», répond Vladimir Poutine.Le nouveau chef du gouvernement a fait cette déclaration avant que soit parvenue à Moscou la nouvelle que les rebelles islamistes avaient proclamé l’indépendance de «l’Etat islamique du Daghestan» et déclenché une «djihad» contre la Russie.A Grozny, le président Aslan Machkadov a nié que des Tchétchènes soient impliqués dans les combats au Daghestan, même si, selon lui, «quelques-uns de [ses] compa-.triotes égarés» ont pu y participer.«On est en train de simuler une invasion mongole-tartare dans le but d’induire la Russie et la communauté internationale en erreur», a-t-il dit devant la presse.Depuis le week-end, les affrontements ont fait six morts et dix-huit blessés dans le camp russe et plusieurs milliers de villageois ont dû quitter leurs foyers.On ne connaît pas le bilan dans le camp rebelle.Trois Géorgiens ont aussi été blessés lundi lors du bombardement aérien de leur village situé près de la frontière.Tbilissi a envoyé hier une note diplomatique de protestation à Moscou, qui a promis d’ouvrir mie enquête.1TAR TASS-REUTERS Vladimir Poutine à son poste hier: impassible Le fils de marbre Moscou (Reuters) — La mort du père de Vladimir Poutine, sur fond de remous politiques au Kremlin, éclaire d’un jour nouveau la personnalité énigmatique du nouveau premier ministre russe.Jeudi dernier, celui qui n’était encore que le directeur des Services de sécurité fédéraux (FSB, ex-KGB) est convoqué au Kremlin pour se voir offrir par le président Boris Eltsine le poste de chef du gouvernement.Poutine venait tout juste d'apprendre la disparition de son père.L’homme qui a passé quinze années dans les services de contre-espionnage ne montre alors aucun signe d’émotion en public et reste impassible.Vendredi, il se rend à Saint-Petersbourg (ex-Léningrad) pour enterrer son père le lendemain et, lundi, retrouve comme si de rien n’était le chemin de son bureau dans la capitale.Poutine, dont la biographie officielle comporte en tout et pour tout quatre lignes et un énorme «trou» de 1975 à 1996, n’a évoqué à aucun moment en public la disparition de son père.Cette dernière n’a d’ailleurs jamais été annoncée officiellement, à l’exception d’une ligne, hier, dans un hebdomadaire.Le Daguestan proclamé «État islamique» Vladimir Poutine promet de mater très vite la rébellion Les douze maladies de Pinochet «Extermination des Angolais» üianda (AFP) — Plus de 300 enfants meurent chaque jour en Angola depuis la reprise de la guerre civile en 1998, ont fait savoir dans un communiqué les promoteurs du Mani-feste pour la Paix, lancé le 15 juillet.Selon eux, «la guerre civile [entre le régime et la rébellion] n’a pour résultat que l'extermination des Angolais».Publié le 15 juillet, le Manifeste pour la paix a été signé par des centaines d intellectuels et syndicalistes.D demande la cessation des combats opposant l’armée gouvernementale aux rebelles fidèles à Jonas Savimbi.«La guerre va durer longtemps, tant que la vision militariste dominera ceux qui participent à la guerre et leurs collaborateurs», poursuit le communiqué.Les promoteurs du manifeste ont par ailleurs réagi dans ce même texte aux attaques de la presse gouvernementale, qui les a accusés de soutenir les rebelles de l’Union nationale pour l’indépendance totale de 1 Angola (UNITA): «[Ceux qui soutiennent] les tendances bellicistes ne font que proposer la poursuite de la guerre».«Nous conti-nuerons notre lutte pour la paix», ajoute le comrmmiqué._ Le manifeste a été publié dans le cadre d'une série d’initiatives en faveur de la paix venues de la société civile angolaise, visant à faire pression sur les belligérants en vue d’une reprise du dialogue.La guerre civile angolaise a violemment repris en novembre 1998 après l’échec des accords de Lusaka, signés en 1994.Londres (AFP) — L’entourage d’Augusto Pinochet a brandi hier le spectre dime mort en exil de l’ancien dictateur chilien octogénaire, très malade à en croire un rapport de ses médecins, qui a laissé de marbre le gouvernement britannique, pour le moment du moins.Au moment même où le Chili est engagé dans une offensive pour faire abandonner à l'Espagne sa requête d’extradition au profit d’un arbitrage international, Augusto Pinochet et Santiago ont ouvert un second front à Londres.L’entourage de l’ancien dictateur et l’ambassade du Chili à Londres ont conununiqué il y a quinze jours au gouvernement britannique un rapport établi par son médecin personnel et l'un de ses praticiens britanniques, dont l’AFP a obtenu copie.Ils y dressent une liste de 12 maladies dont souffrirait le sénateur à vie, âgé de 83 ans, parmi lesquelles une affection cardiaque, des problèmes de la prostate, de la thyroïde, du diabète, de l’arthrite et de l’asthme.Sans compter, disent-ils, une «dépression» nerveuse.A en croire les deux médecins, le diabète serait le plus préoccupant.«Il est en train de perdre la sensation de ses mains et de ses pieds», a assuré l’un de ses proches, Fernando Barros.La situation est si sérieuse, avertissent les deux médecins, que l’ancien dictateur «court le risque de mourir» si un «long procès» lui est infligé ou si sa captivité en Grande-Bretagne se prolonge.Dans une maison de campagne Augusto Pinochet est retenu depuis octobre 1998 au Royaume-Uni, terré dans une maison de campagne au sud de Londres.Les médecins ajoutent que l’octogénaire ne peut pas être soigné dans de bonnes conditions et que son jardin est trop exigu pour l’exercice requis.Pas plus que l’Espagne pressée d’abandonner sa demande d’extradition, la Grande-Bretagne n’a paru hier plier à ces nouvelles pressions.«Nous confinnons que nous avons reçu ce rapport» qui est sur le bureau du ministre Jack Straw «mais, pour le moment, la procédure légale continue», a déclaré un porte-parole du ministère de l’Intérieur.La première audience d’extradition est prévue pour le 27 septembre.Jack Straw a le pouvoir d’intervenir au cours de la procé- dure et de faire libérer l’ancien homme fort du Chili pour raisons de santé.Mais il a toujours estimé jusqu’à présent qu’il était «en état de supporter un procès».Fernando Barros a nié que le rapport médical réponde à des «considérations stratégiques».Il n’empêche que l’affaire a été soigneusement préparée avec les autorités chiliennes, a accusé Amnistie Internationale, en appelant le gouvernement britannique à ne pas céder.L’envoi du rapport au gouvernement de Londres a suivi de quelques jours seulement la demande faite à Madrid d’abandonner l’extradition pour un arbitrage, procédure plus rapide et moins contraignante.Mieux adaptée, selon les amis d’Augusto Pinochet, à l’état de l’octogénaire.Et depuis le printemps, les proches de l’ancien dictateur bâtissent un dossier médical.11 ne passe pas un mois sans qu’il parte à l’hôpital sous bonne escorte policière pour faire des examens.De nouveaux tests sont d’ailleurs prévus la semaine prochaine, selon Fernando Barros.Qui ne devraient pas manquer, si les résultats sont préoccupants, de venir s’ajouter au dossier déposé sur le bureau de Jack Straw.D1C V L Pa u le des Rivières ?L’industrie des festivals De juin à août, les festivals se succèdent, à la queue leu leu et à un rythme d’enfer.Mais derrière le bruit de la fête se profilent des inquiétudes sur l’avenir de cet interminable party estival.es organisateurs des FrancoFolies qui viennent de prendre fin avaient le ton geignard lors de leur traditionnelle conference de presse de clôture.Déçus de l’édition 1999, ils blâment indirectement le gouvernement du Québec qui verse de plus généreuses subventions au Festival d’été de la ville de Québec.Chaque année, le gouvernement du Quebec, par l’entremise de sa Société de développement des en- ________treprises culturelles, distribue des subventions de plusieurs centaines de milliers de dollars aux cinq principaux festivals, soit le Festival des films du monde (qui reçoit près d'un demi-million de la SODEC et autant d'Ottawa), le Festival d'été de Québec (450 000 $), les FrancoFolies (150 000 $), le Festival Juste pour rire (200 000 S) et le Festival de jazz (300 000 $).La SODEC soutient ces festivals parce qu’elle estime qu’ils jouent un rôle majeur dans le rayonnement de la culture au Québec.Les subventions sont reconduites d’année en année.Ce qui frappe ici, c’est en et let le caractère établi de la subvention annuelle, que les organisateurs des différents festivals considèrent comme un droit acquis et cherchent à bonifier d’année en année.La culture étant par nature fragile, ses entreprises ne sont pas soumises aux règles en vigueur dans d’autres secteurs d’activités économiques qui ne peuvent souvent pas compter sur des subventions ad vitam œternam et qui, une fois leur démarrage réussi, volent de leurs propres ailes.Il est indéniable que la culture constitue un monde a part.Mais cela n’est pas une raison pour reconduire automatiquement des appuis qui semblent faire mousser de plus en plus le commerce et de moins en moins la culture.Bien malin qui peut faire rimer Festival Juste pour rire avec culture! A moins que le nombre de spectateurs constitue le seul baromètre servant à mesurer la pertinence de la subvention?Pour leur part, les organisateurs des FrancoFolies, les incontournables Guy Latraverse et Alain Simard, souhaitent déménager leur festival début juin, de manière à être non pas le wagon de queue mais la rampe de lancement des festivités estivales.Il n'est pas facile, il est vrai, d’arriver après les autres.Mais il est impossible d’aborder la question de l’ordre des festivals sans parler de leur nombre et sans se demander s'ils ont tous leur place dans les agendas de la SODEC.Ces questions de sous et de dates sont liées à celle, plus fondamentale, de la qualité des spectacles offerts.Et puisque ce sont les tètes dirigeantes des FrancoFolies qui ont lancé le débat, rappelons que les FrancoFolies se tenaient, à leurs débuts, en novembre.Cet hommage à la chanson française était jumelé aux FrancoFolies de La Rochelle.Les deux organisations s’échangeaient leurs découvertes respectives, pour le plus grand bonheur des deux publics.Avec le temps, l'équipe Spectra — qui organise aussi le Festival de jazz — a voulu profiter du beau temps et de la foule qui se presse au centre-ville l’été.Les FrancoFolies sont devenues un peu plus commerciales et un peu plus éloignées des FrancoFolies de Li Rochelle.Bien entendu, les commanditaires, la publicité, la billetterie et la vente de divers produits derives constituent les principaux piliers du financement des festivals.Mais le temps est venu pour le gouvernement du Québec de revoir l’ensemble de ses critères d’attribution des subventions aux festivals, en se demandant si tel ou tel événement contribue au rayonnement de la culture et s'il ne pourrait pas voler de ses propres ailes.Il ne s’agit pas d’épouser bêtement le credo du désengagement de l’Etat mais plutôt de s'interroger à savoir quand s’arrêtera cette machine à fabriquer des festivals.En passant, l'équipe Spectra lancera en février prochain un nouveau festival.Montréal en lumières.Avec l’appui des gouvernements, bien sûr.La loi d’abord ! LK DKVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LK 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAI X Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFACON Vice-presidente finances et administration CATHERINE FA B F R CF Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VKNNF Directeurs adjoints de l'information PIERRE BKAFLIFl .PIERRE CAYOUEITK.MARIE-ANDREE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIE ! 1 I Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBE IUMiNCU* (fUWiïrt iMtàr féP£>Au Noms de rue et mémoire collective S'il existe des raisons de s'opposer à ce que l'administration de Montréal change les noms des rues King, Queen, Prince et Duke, ce ne saurait être celles invoquées par Heritage Montréal, à savoir l'effacement d’éléments de la mémoire collective.Dinu Bumbaru aurait-il oublié que l'inlàme Grif-fintown servait à parquer les pauvres immigrants venus d'Irlande afin d’échapper à une famine presque souhaitée par le colonisateur britannique?Que ces terres, propriété des religieuses de l'Hôtel-Dieu, étaient passées dans les mains d’un Irlandais protestant qui avait eu la délicatesse de désigner les rues de son domaine par des noms loyalistes, qui ne pouvaient que rappeler aux nouveaux occupants que l’Empire n’était pas loin.On s’étonnera que jusque dans les années 1970, les Irlandais de la Pointe Sainte-Charles faisaient du grabuge le jour de la tète de Victoria.Il sentit ridicule de vouloir effacer l’extraordinaire contribution des Anglais et des Ecossais à notre ville au XIX siècle.Les rues McGill, Drummond, Redpa-th, Young et Dalhousie en témoignent déjà éloquemment.Mais pour l’amour du ciel, qu’on efface au plus tôt ces reliques insignifiantes qui n'arrivent même pas à nous émouvoir des misères d’un peuple qui se bat encore pour sa souveraineté en Ulster.Pourquoi pas une rue Daniel O'Connell, ou même une avenue Frank Hanley, avec plaques explicatives?Ce serait mille fois mieux que ce Roi.cette Reine, ce I.E T T R E S —?- Prince et ce Duc qu'on a fourrés dans la gorge, et la mémoire, de nos compatriotes de la brave Erin.Alain Contant Montreal.2S juillet 1999 Langue et enseignement Enseignante en vacances, j'avais bien l'intention de ne pas me laisser interpeller par ce qui foisonne régulièrement dans le journal, à propos de la langue et de la profession.Mais la section -Lettres» du Devoir du 31 juillet m’incite à réagir.Tout s'v retrouve: «Un meilleur statut pour la langue» (M.P Ippersiel ); «L'amour du français» (P.Fréchette); et un échange superbe entre W.Johnson et P.O'Neill.Ne manque que «La formation des maîtres!» f traitée, il est vrai, un peu plus tôt par L.Cornellier dans sa critique «Main basse sur l'éducation»).Je ressens à la fois bonheur et exaspération à la lecture d’opinions comme celles-ci; car, oui.je suis consciente du rôle fondamental de l’école et de notre responsabilité d’enseignants.oui, je déplore que beaucoup n'aient pas la volonté d'améliorer leur bagage culturel.et oui, je suis lasse du jeu malsain de certains journalistes de langue anglaise.À lire Le Devoir ou lui Presse, nous sommes nombreux à partager ces sentiments.Mais loin de me conforter dans mes idees.l'éternelle dénonciation de nos aberrations m’exaspère.Depuis 30 ans.je collectionne des écrits de toutes sortes sur ces questions: critiques de notre société, de notre milieu scolaire, de la qualité de la langue.Et ça ne change guère! G.Dor voudrait voir l’école primaire enseigner la langue mal apprise en famille.Il a raison.Encore faudrait-il avoir des enseignants à la hauteur de la tâche; car il est plus difficile de corriger les mauvaises habitudes que d'inculquer en terrain neuf.Et quand on accepte le niveau de langue de La P'tite Vie comme norme, on ne peut espérer changer du jour au lendemain l'expression de nos élèves! De même qo'il est parfaitement anormal qu'un best-seller comme le passionnant roman Julie Papineau compte plus de 50 fautes! En 30 ans, j'ai fait ma part, comme beaucoup d'autres, à notre niveau.qui n'est pas celui des auteurs de Main basse sur l'éducation puisque nous sommes arnx deux extrémités de l’échelle.Cet essai, qui mériterait d'être populaire (et popularisé), n’ira sans doute toucher que des initiés, déjà convaincus de leur vétité.«L'éducation doit exalter.» (J.Legaré, Le Devoir.22 juillet 1999) et en exalte encore, heureusement! Danielle Nicolopoulos Montréal, 3 août 1999 Le modèle québécois ?Félicitations au Devoir d'avoir eu le culot de nous offrir ce magnifique oiseau de paradis gai, à la une de l’édition du samedi 31 juillet.Voilà qui rend hommage au pluralisme montréalais tout en dépoussiérant encore un peu la tradition d'Henri Bourassa.Mais «le» modèle québécois, vraiment?Voilà qui ne nous engendrera pas une relève bien forte! Louise Sexton Montréal.1" août 1999 Pir==^=j] endant le conflit des infirmières, il y a quelques semaines, il s’est trouvé des observateurs pour prétendre que la légitimité de leur cause suffisait a justifier le recours à l'illégalité.D’autres conflits qui ont lieu présentement invitent à revenir brièvement sur la question pour dénoncer une fois de plus la ==1 légèreté, voire l’irresponsabilité de telles declarations dont certaines sortaient de la bouche de savants professeurs d’université.Pour ne prendre qu’un exemple, à La Ronde on a vu la CSN se réjouir de ce qu’un juge de la Cour supérieure accorde une injonction interdisant le recours à de faux bénévoles.Cette loi québécoise anti-briseurs de grève est une loi pro-travailleurs destinée à prévenir la violence.Grâce à cette loi, les jeunes syndiqués ont réussi a faire fermer La Ronde de la façon la plus civilisée qui soit, ce qui est tout à leur honneur.Là comme ailleurs, il serait facile de prétendre que la cause est «légitime» et qu'elle justifiait le non-respect des lois par l’une ou l’autre partie en presence.De même, à Hydro-Québee, société qui offre un service essentiel mais où des chefs de famille sont en grève depuis des semaines, les deux parties pourraient prétendre à l’illégalité pour faire avancer leur cause légitime.Dans une société démocratique, il ne suffit donc pas que des revendications soient légitimes pour quelles justifient le recours à des gestes illégaux.L' droit de cesser de travailler est un droit fondamental, mais il n'est que raisonnable qu’il s’exerce selon des règles, une procédure et dans des délais dont l’objectif consiste a favoriser la négociation, le respect des droits des autres et la bonne marche de la société.Au Canada, le droit de grève est réglementé et parfois même limité dans certains secteurs jugés essentiels au bien-être des citoyens.Il s’agit d’une limitation presque toujours raisonnable en société démocratique où l’Etat a la responsabilité de concilier les intérêts et les droits fondamentaux des uns et des autres.N’oublions pas que si les syndicats sont soumis à certaines règles qui peuvent parfois paraître abusivement restrictives, ces mêmes regies facilitent par ailleurs l’exercice de la négociation avec des employeurs récalcitrants et, dans certains cas, elles constituent de véritables privilèges sans lesquels la vie syndicale serait beaucoup plus difficile.La formule Rand, par exemple, qui oblige l’employeur à percevoir à la source les cotisations de tous ses employés sans leur autorisation, fait partie de ces privileges.Sans cette règle pourtant fort discutable et discutée (aucun syndicaliste européen de gauche n'en veut a cause de l’impossibilité qu'elle engendre pour un travailleur de choisir l’association qui réponde le mieux a son idéologie), nos syndicats nord-américains seraient lourdement handicapés.moment de revoir le Code du travail, d’ici quelques mois, il faudra revenir sur ces questions.Après tout, il est toujours plus facile d'exiger de nouveaux droits pour soi-même que de respecter ceux des autres.Jean-Robert Sansfaçoit O O O I.I IJ R E 0 R I N I 0 N -4- Essence : une décision balancée mais risquée NATHALl E SAINT-PI ERRE Directrice générale d’Action réseau consommateur Y A N NICK V E N N E S Analyste d'Option consommateun La Régie de l’énergie a rendu, le 29 juillet dernier, une importante décision en matière de réglementation des prix de l’essence au Quebec.Les médias ont rapporté que les consommateurs criaient victoire parce que le prix plancher de l’essence n'avait pas augmenté.S'il est vrai que nous partageons la conclusion de la Régie sur ce point, il n'en demeure pas moins que la méthode qu’elle a adoptée pourrait désavantager nettement , les consommateurs dans le futur.Il est donc sim-| pliste de conclure que les consommateurs sont par-; faitement servis par la décision de la Régie.D'entrée de jeu.il importe de souligner que nous j sommes sensibles à la cause que défendent les in-j dépendants.En effet, et parce qu'ils détiennent en tout près de 25 % du marché de la vente d'essence i au détail au Québec, les indépendants sont des concurrents importants des grandes pétrolières.En 1996, à cause de la guerre de prix dans le marché de l’essence, l’Assemblée nationale a légiféré pour empêcher un certain type de pratique anti-concurrentielle, le prix d’éviction, en mettant en place un prix plancher.Ce prix plancher est composé de quatre éléments: le prix minimum a la rampe de chargement, le prix minimum de transport, les taxes fédérales et provinciales et le coût d’exploita-j tion d'un détaillant efficace (ce coût étant determine annuellement par la Régie de l'énergie).I.’objec-! tif recherché par le législateur est d’empêcher les pétrolières de couper leurs prix au point d’étouffer ! les indépendants.L* législateur a également étendu aux produits pétroliers les pouvoirs initiaux de la Régie de l’énergie: elle doit surveiller les prix, déterminer le coût d’exploitation d’un détaillant efficace et juger s’il est opportun ou non d’inclure ce montant dans le prix plancher.L’intention du législateur, en 1996, était très noble.Mais a l’égard de ce type de pouvoir regle- mentaire.la méthode appliquée importe autant, sinon plus, que l'intention elle-même.À cet égard, le choix méthodologique de la Régie constitue une faiblesse majeure: à l'avenir, les consommateurs risquent de devoir payer la protection législative bien plus cher qu’elle ne vaut réellement.En effet, nous avons argumenté devant la Régie qu’un coût d'exploitation compris entre 0 C et 2 C par litre était amplement suffisant pour protéger efficacement les consommateurs contre une pratique de prix d'éviction de la part des pétrolières.Cette conclusion était basée sur une méthode — le coût marginal de court terme — qui est conforme a la fois à la théorie économique et à la pratique des tribunaux canadiens et américains en matière de prix d'éviction.La méthode retenue par la Régie (et défendue par les indépendants) est celle du coût total moyen.On additionne tous les coûts d'un commerce juge efficace et on les divise par un volume annuel en litres prédéterminé.La Régie conclut à un coût d'exploitation moyen de 3 C par litre.L'inconvénient majeur de cette méthode est que, lorsque la Régie décidera d’en taire 1 utilisation, les consommateurs devront payer beaucoup trop cher la protection que la loi leur assure (c est-à-dire 3 C au lieu du maximum de 2 C que nous proposions).Par contre, la Régie a décidé de faire usage prudent de son pouvoir, le coût d’exploitation doit être inclus uniquement lorsque nécessaire pour protéger la concurrence et elle ne juge pas que les circonstances actuelles le justifient.C'est un moindre mal pour les consommateurs, mais le risque persiste malgré tout.Les indépendants ont jugé ridicule cette décision sur deux principaux points: un coût d exploitation de 3 C est insuffisant et, en plus, le piix plancher n'a pas augmenté.La décision n est pas aussi ridicule que le clament les indépendants, car la solution aux problèmes de concurrence qu'ils soulèvent ne passe pas par le prix plancher.Voici pourquoi.D'un point de vue légal, la Régie de l'énergie n'est pas le Bureau de la concurrence: sa juridiction est limitée.En effet, son pouvoir ne s’exerce que contre un seul type de pratique anticoncurrentielle, le prix d'éviction, par le truchement du piix plancher.D’un point de vue pratique, les problèmes de concurrence allégués (abus de position dominante, interfinancement vertical ou horizontal, aide aux détaillants affiliés, barrières à l’entrée, concurrence déloyale) ne peuvent être enrayés par le piix plancher.Nous croyons même qu’un prix plancher trop élevé peut aggraver ces problèmes, car il s’applique tant aiLx indépendants qu’aux grandes pétrolières (bref, c'est une subvention à l’ensemble de l'industrie).Par ailleurs, un piix plancher trop élevé a des effets pervers très importants: il désincite à innover et à améliorer l'offre de produits et services dans les stations-service, afin de la rendre conforme aux besoins des consommateurs; il empêche la sortie des détaillants les moins efficaces; enfin, puisque l’on garantit une marge de profit, il facilite l’arrivée de nouveaux joueurs très performants, qui n'ont pourtant pas besoin de cette garantie de profit.Nous croyons donc que la solution mise de l'avant par les indépendants (inclure un coût d'exploitation couvrant les coûts totaux et une marge de profit) n'est pas de nature à aider leur cause [.] Depuis la publication de la décision, on a beaucoup critiqué le processus, le qualifiant d ’«inutile», de «coûteux» et d'«inefficace».Ce n'est pas parce que la Régie a décidé de ne pas relever le prix plancher maintenant que l’exercice a été futile, bien au contraire.Elle a simplement fait son travail: dorénavant, l’on sait dans quelles situations elle interviendra et quelle sera l'ampleur de son intervention.C’est déjà mieux que de ne rien savoir du tout, même si on n’est pas satisfait de la décision.Finalement, il n’a pas été rapporté par les médias que la Régie invite très clairement les joueurs d;uis le marché à améliorer la productivité et l’offre de services disponibles sur leurs sites, et ce, au bénéfice des consommateurs.C'est un message important, que l’on ne doit pas taire.En définitive, décider de faire quelque chose — c’est-à-dire inclure les 3 C — aurait été désavantageux pour les consommateurs, ce qui est contraire au mandat de la Régie.jrsiinsfacon u lederoir.co LE DEVOIR.LE MERCREDI 11 A O 1' T 1 !) 1» 1) A i IDÉES Marcel Couture (1927-1999) Rapport Proulx Le commandement du cœur Il a développé, dans le secteur public, le mécénat d’entreprise dont l’Etat croit aujourd’hui ne plus avoir les moyens JACUQES GRENIER LE DEVOIR C'était jour de deuil hier, alors qu'amis et collègues de Marcel Couture se sont rencontrés à l'église Sainte-Madeleine d’Outremont, le temps des funérailles de celui qui fut «l’incarnation d’une prodigieuse amitié pour les personnes et les choses qu’il décidait de toucher.» Texte du témoignage de Lise Bissonnette, présidente-directrice générale de la Grande Bibliothèque du Québec et ancienne directrice du Devoir, aux funérailles de Marcel Couture, président et éditeur de la revue Forces, et président de la Fondation du Devoir.n peu avant quinze heures, jeudi dernier, le respirateur artificiel a été délicatement écarté et Marcel, qui semblait pourtant si bien dormir, nous a fait le coup du cœur.Son rythme est demeuré régulier, insistant, élevé même, pendant plus de deux heures.Et la petite ligne verte de ce machin d'hôpital, si dramatique au cinéma, est devenue pour nous, sa famille et ses amis, le vrai Marcel, le superbe, rieur, détaché du corps ravagé que nous avions tant de peine à voir mais de tendresse à veiller.Je suis sûre qu'il ne détestait pas nous trouver en pleurs de son départ, il voulait être aimé et le confiait parfois sans réserve, l’effusion le réconfortait.Mais il prenait le temps de nous rappeler avec autorité à l'apaisement, autour de l'unique lieu d'où procédait sa belle vie.Le cœur.Imagine-t-on un monde, politique, institutionnel, culturel, qui serait guidé d'abord par l'affection?Cela paraît impossible, dans ces milieux où même les meilleurs sont forcés de tempérer leurs élans par divers calculs, dont on dit que le bien commun les impose.Tel était pourtant Marcel Couture, l'incarnation d'une prodigieuse amitié pour les personnes et les choses qu'il décidait de toucher.Hors l’émotion, il n’y avait pas de salut dans son entourage.Pour partager son travail ou sa vie.il fallait avoir, peu ou prou, la grâce du romantisme, cette libération de l’intelligence et de l'esprit.J'en ai connu tant, parmi les plus bourrus, les plus rationnels, les plus distanciés, qui se sont pliés avec résistance aux injonctions du cœur de Marcel, qui s’y sont habitués et qui se retrouvent maintenant en état de manque.Comment allons-nous nous passer de lui?Son engagement J’ai été au premier rang des bénéficiaires de son amitié et de ses largesses.On me permettra donc de donner d'abord en exemple son engagement envers U Devoir, œuvre commune qui a été la consolidation d’un lien amorcé durant les années où je n'étais pas au journal, entre 1986 et 1990.Quand j'en ai pris la direction, en 1990, il m'arrivait dix fois par semaine d'avoir l’impression de me trouver devant une terre brûlée, où la dose de méfiance collective surpassait celle des bonnes volontés, où les moyens me manquaient cruellement pour renverser la donne.Sans même que je l’aie demandé, Marcel Couture créait aussitôt la Fondation du Devoir, y réunissait un cercle d'amis auxquels il imposait un bénévolat joyeux, et mettait en marche ce défi contre le bon sens que fut la célèbre soirée-bénéfice de novembre suivant, moment magique, sans pareil dans les annales du genre, où il réussit à rallier autour du journal et par centaines, à guichets fermés, à la fois ses plus fidèles lecteurs et des représentants de toutes les familles politiques, médiatiques, culturelles, économiques, du Québec et du Canada.Nous y avons perdu à jamais le droit d'être découragés.Ce n'était pourtant qu'un avant-goût de l’aide qu'il allait m'apporter au cours des années et dont la meilleure, bien qu'il ait été l’un des plus redoutables collecteurs de fonds qu'on puisse imaginer, aura toujours été morale.Marcel Couture avait une manière distincte de traiter l'adversité: «Laisse-moi ça», commandait-il à ceux qui venaient de la rencontrer.Il commençait par la dédramatiser, cette adversité, par nous convier à prendre un verre à sa défaite et en causer jusqu'à plus soif.Puis il rentrait au bureau pour l'attaquer de front en écrivant, en téléphonant.en subjuguant l'adversaire par un réseau de contacts qui, tous, devaient quelque chose à Marcel parce que, un jour ou l'autre, il les avait aussi aidés à s'en sortir.Généralement, l'adversité se le tenait pour dit, et reculait.Ce fut le cas chez nous, comme dans toutes les institutions qu'il a faites siennes.Au premier chef Hydro-Québec bien sûr, la plus chère à son fameux cœur.Pendant plus de trente années, les glorieuses de la société d'Etat, il avait été à la barre de ses services d'information et de relations publiques et sa vice-présidence en menait large, les présidents successifs sachant où était leur intérêt, et surtout qui était leur ami.Son commandement, ferme et même un brin cinglant à l'occasion, était la générosité.Il a développé, dans le secteur public, le mécénat d'entreprise dont l'Etat croit aujourd’hui ne plus avoir les moyens.Il adorait certes apposer le logo d’Hydro-Québec sur les meilleures aventures culturelles mais surtout, encore et toujours, il y apposait son cœur, s’inquiétait de l’organisation, couvait les créateurs, les annexait à ces complexes cercles d'amis qui en généraient d'autres, appelés, c'était le résultat net.à tenir à Marcel.Des plus humbles aux plus grands, il avait ainsi gardé de tels liens avec Hydro-Québec qu'il pouvait encore, il y a quelques mois, s'intéresser aux mouvements de personnel, chercher et trouver des emplois à une secrétaire ou à un cadre mis à pied, se prononcer à sa péremptoire façon sur son développement et surtout s'angoisser, sans cesse, du devenir de «son» Hydro.L’amour du Québec Car Hydro-Québec comme la revue Forces, dont il aura été le fondateur mais aussi l'éditeur par excellence, et comme Le Devoir étaient la forme incarnée de l'amour que Marcel Couture portait au Québec, une affaire viscérale, de l'ordre de la liaison.La question ne se posait pas.pour lui, en termes de souveraineté ou de fédéra- lisme, bien que ses chou; aient été limpides les jours de scrutin.Personne n’aurait pu mener, avec lui, une conversation constitutionnelle de type nuancé, il y était tout à fait indifférent.On était pour ou contre le Québec, tout simplement.Il le savait d’instinct et ne tenait rigueur qu’aux êtres qu'il soupçonnait d'être mal disposés à le servir.Ainsi ses fréquentations politiques défiaient-elles toute logique partisane et j'ai vu des correspondances, un art dont il avait le genie, où son talent pour la sollicitation, toujours au benefice de quelque cause, savait toucher le meilleur chez les élus ou leurs conseillers, à Quebec comme à Ottawa.Des gens qu'il ne jugeait pas attachés au Québec, il ne pensait pas grand-chose mais ne perdait pas de temps à les pourchasser.Il préférait faire éditer en beauté des livres de Fé-1L\ Leclerc, organiser la Saint-Jean sur la montagne, sauver ou faire construire un theatre, rendre à son faite le Salon du livre de Montreal, ou se perdre dans la contemplation emue de quelques tableaux, dont le Marcelle Ferron et le Rita Letendre qui étaient les joies de sa maison.Le lyrisme, il ne le craignait pas.Il commandait, il exigeait, il soupirait, il cajolait, parfois même il osait un brin de chantage affectif pour arriver à ses fins.Il prenait donc beaucoup de place mais, comme il arrive souvent à ces êtres qui sont le levain de nos aventures collectives, la reconnaissance lui était assez chichement comptée.Il organisait toutes les célébrations, avec un instinct infaillible pour y équilibrer la joie et l’elegance, mais il se dérobait, en bougonnant, aux tentatives de le fêter, lui qui l'aurait mérité plus que tout autre.Pourtant, le moindre merci le touchait, une note, un appel, un mot, il en décuplait la valeur en secret.Qu’ils le sachent aujourd'hui, tous ceux qui ont su dire à Marcel qu'ils lui étaient redevables.Il les faisait taire mais la grâce passait, la grâce qu'il espérait et dont il nous entretenait parfois, en privé, notre grand angoisse de Famine.Ainsi est-il juste que la dernière des dizaines ou centaines de célèbres tablées de Marcel Couture, le 8 juin dernier au château Frontenac, ait marque son accession à l’Ordre du Québec, c’est-à-dire, enfin, à la gratitude du pays dont il était amoureux fou.Marcel connaissait parfaitement la vanité des êtres, la vacuité de tant de reconnaissances officielles, mais il s’émouvait des symboles et rituels, il leur donnait leur sens de passages, de ponctuations d'une vie.Ce soir-là, maigre le terrible diagnostic qu'il venait tout juste de recevoir, malgré la voix qui commençait à lui manquer, je suis sûre qu’il était heureux, comme nous, qui avions enfin l'occasion de l'entourer, lui.Comme tes amis et ta famille, Marcel, je te jure que je n'ai pas l'intention de me consoler.Fais-nous, si tu le veux, une de tes indescriptibles colères de fins de soirée, les semonces que tu avais oubliées le lendemain tandis quelles nous ébranlaient encore, mais cela ne changera rien au chagrin.Il est notre indispensable compagnon, celui de ta mère, douceur et fierté de ton existence, celui de tes sœurs, de ton frère, de tes nièces et neveux, que tu aimais avec la pudeur d'im aine, celui entre tous, de Roger Boisvert, ton indéfectible ami de toujours, ton contraire et ton semblable en ce monde.Ton cœur, Marcel, ce miracle capable de nous contenir tous, et d’accueillir de nouvelles aftec-tions comme tu le taisais encore aux derniers jours de ta vie, n'a qu’à s’arranger avec ce chagrin.Il n’y a pas moyen de te dire adieu.Nouvelle crise entre les «deux» Chines Pékin ne peut se permettre d’envahir Taïwan Les coûts politiques et économiques d’une telle attaque seraient d’autant plus élevés que la situation économique actuelle de la Chine est difficile LOÏC TASSÉ Chercheur associé à la chaire d'études stratégiques Téléglobe Raoul Dandurand et au Centre d'études des politiques étrangères et de sécurité (CEFES) ==ji ontrairement à ce que certains commentateurs alar- Ci inistes voudraient laisser croire et contrairement aiux ' déclarations belliqueuses que se lancent les gouvernements de Taiwan et de la Chine continentale, il y a fort / peu de risques qu’un conflit arme émerge entre les ==! deiLX côtés du détroit de Formose.Bien au contraire, le de Taiwan se rapproche de plus en plus de la Chine continen-le et la fusion entre les deux entités parait inévitable, à plus ou moins long terme.Ce qui pose problème, ce sont les conditions dans lesquelles une telle fusion se produira.Pour les Etats-Unis et 1 aïwan, le retour de File à la Chine continentale serait acceptable si cette dernière cessait d'être communiste et se démocratisait un jour.D ici là, les Etats-Unis espèrent maintenir le statu quo, sauf dans le commerce, puisque l'augmentation des échanges commerciaux entre les deux côtés est le plus souvent perçue comme un facteur de paix.Du point de vue de Pékin, un régime similaire à celui de Hong-Kong, c’est-à-dire celui «d'un Etat deux systèmes», serait idéal pour toutes les parties, l'essentiel étant que, dans un premier temps, la reunification avec I aïwan soit considérée comme une affaire strictement intérieure, donc un problème dims lequel le reste du inonde ne trouverait pas de fondements juridiques pour s’ingérer.La nouvelle crise a commence lorsque Lee long Hui, 1,actuel président de Taïwan, a déclaré que Taïwan était un Etat de fait, ce qui s'oppose à la vision de Pékin mais correspond à la réalité, puisque, pour le moment, Pékin n'exerce aucune autorité sur File.La Chine a répondu en annulant les négociations commerciales prévues pour cet automne entre elle et Taïwan et en mobilisant des troupes face à File.Est-ce à dire que Lee Teng Hui a renoncé à la réunification?Est-ce à dire que Pékin réexamine l’opportunité d'une invasion armée de Taïwan?Probablement pas.En réalité, il semble que Lee Teng Hui ait surtout cherché à se faire du capital politique pour les élections présidentielles de Taïwan, en mars 2000.Le principal adversaire de Lee Teng Hui est en effet un parti indépendantiste et la déclaration à saveur indépendantiste du président pourrait lui rapporter de nombreux votes.Du reste, le vice-président taïwanais s’est par la suite senti obligé de réaffirmer la politique officielle taïwa-naise de refus de l'affrontement, de refus de l'indépendance et de refus de réunification hâtive.Du côté de la Chine continentale, on sait bien que Taïwan est un des principaux partenaires commerciaux et la suspension des négociations commerciales semble donc très temporaire.Isolement de Taïwan De façon générale, Pekin tente d'obtenir le retour de Taiwan par quatre moyens, soit l’isolement politique de Taïwan, la manipulation de l’opinion publique, l'accroissement des liens économiques avec File et la montée de la menace militaire.Ainsi, par exemple, les essais de tirs de missiles chinois dans les eamx frontalières de Taiwan, en 1996, avaient marqué l'avènement symbolique d'une nouvelle diplomatie chinoise qui.après le retour réussi de Hong-Kong et de Macao, a fait du retour de Taïwan sa nouvelle priorité.Al'époque, la nouvelle politique de Pékin avait d'ailleurs contribué à influencer les électeurs taïwanais et aide à défaire les partis politiques qui revendiquent ouvertement l'independance.Invasion militaire Concrètement pourtant, Pékin ne peut pas se permettre une invasion militaire de Taïwan.D'abord parce que les Etats-Unis la défendraient, ensuite et surtout parce que les coûts politiques et économiques d'une telle attaque seraient extrêmement élevés, d'autant que la situation économique actuelle de la Chine est difficile.La question de Taïwan dépasse cependant les simples enjeux régionaux.Tout comme le retour de Hong-Kong a accentué le déclin de la Grande-Bretagne dans le monde, les discussions sur le retour éventuel de Taiwan posent le problème de l'affaiblissement de l'influence américaine et confirment la montée de la Chine.Les Etats-Unis se complaisent souvent avec superbe dans la supériorité technologique dont ils disposent, mais leurs capacités (l'intervention suç le terrain sont de plus en plus remises en question.A l’inverse, la Chine tente de se faire passer pour moins puissante qu elle ne l’est en réalité, connue le montrent les dix années quelle a attendues pour révéler qu'elle possédait la bombe à neutrons.Personne ne sait si cette évolution des relations internationales conduira à une exacerbation des tensions ou à une nouvelle ère de pabc, mais la question taïwanaise demeure un excellent instrument de mesure de cette évolution.Taïwan se rapproche de plus en plus de la Chine continentale et la fusion entre les deux entités paraît inévitable Insinuations et affirmations inacceptables JEAN-PIERRE PROl I.X Ex-président du Groupe de travail sur la place de la religion à l'écolec ri'r ,T]' e Devoir publiait mercredi Let jeudi, les 28 et 29 juillet, sous la signature de Lntfc O'Neill, professeur émoi* te de la faculté de theolo-J—_IJ gie à l’Université Lava], une critique du rapport du Groupe (Je travail sur la place de la religion qüç j'avais l'honneur de présider.M.O'Neill fait une lecture de notrç rapport que je pourrais à mon tou] critiquer, tant sur la méthode que.siu le fond.Mais notre rapport déposé, fl appartient maintenant aux Quebe coises et Québécois d’en débattre et de se donner mutuellement la roi plique, comme cela est heureuse] ment commencé.* Bonne foi du Groupe ' ” Trois affirmations de M.ü’Nèjlj m'incitent toutefois à intervenir car elles sont inacceptables en ce quelles remettent en cause la bonne foi dû Groupe et, partant, de chacun de ses membres.M.O'Neill écrit: «Le parti pris idéologique [du rapport] est tel qu’on peut se demander si les conclusions n'étaient pas déjà trouvées avant | que ne débute la recherche.» Plutôt que j d'affirmer, le professeur de bwal s'ifi-J terroge.La réponse à sa question est toute simple: c’est non! Mais je n'irai pas plus loin car la bonne foi se presume, à charge pour celui qui la remet j en cause, de faire la preuve de ses affirmations.Un mot tout de même.11 est singti-lièrement illogique que ce qui l'amène à s’interroger sur notre honnêteté intellectuelle constitue par ailleurs des qualités que d’autres avant Ipi.tant parmi ceux qui sont favorables au rapport que parmi les défavorables, ont d'ailleurs notées.11 trouve que notre rapport est «une oeuvre de raison pure, marquée au coin d’une logique rigoureuse», et qu’il constitue «une œuvre J soignée».Mais j voilà que la | raison, la logique, la rigueur se transmuent eir defauts et traduiraient de notre part ôn seraient, on ne sait trop, placées ;ni service d’un «parti pris idéologique«, Culture du ressentiment- Une seconde affirmation de'M.O’Neill nous est inacceptable.Notre rapport, écrit-il, est marqué parafa culture du ressentiment».Cette culture, croit-on comprendre, s'abreuverait à «un passé chrétien mal digé-\ ré».C'est une affirmation gratuite qui, au surplus, est incompatible avec la composition du Groupe île travail.Nous écrivions en introduction: «La qualité de la délibération et celle de la décision qui la prolonge résident aussi dans la capacité réelle, et surtout manifeste, de tous les participants au débat, fussent-ils d'opinions diamétralement opposées, de recourir à la raison pour fonder leurs positions.» Nous écrivions en conclusion: «Nous avons, pour notre part, pris un soin particulier à justifier nos recommandations le plus rationnellement possible, comme nous nous étions engagés à le faire.» M.O'Neill, tout en ne partageant pas nos conclusions, nous accorde ce mérité.Il aurait dû s’en tenir à cela.• ; Enfin, troisième affirmation irrè-j cevable: le Groupe de travail aurait | eu recours volontairement ou invti-! lontairement au «procédé de culpabi-J lisation».M.O’Neill fait ici référefi-| ce, en la travestissant grossièrement, à la délibération que l'on nous avait mandatés de faire sur le rap port entre les droits fondamental!* de la personne et les droits des parents, délibération qu'au surplus la situation juridique actuelle rendait ] inéluctable.En effet, les droits et | privilèges confessionnels accordés aux catholiques et protestants soût j protégés par des clauses dérogatoires aux chartes canadienne^ québécoise des droits de la personne.Cette accusation, tout comme, le rapprochement que M.O'Neill fait avec les procédés des «détracteurs du projet souverainiste», sont totalement gratuites, insidieuses et.surtout, sans lien aucun avec l'objet; de notre rapport., Notre rapport est déposé.Il appartiept maintenant 1 aux Québécoises • et Québécois, d’en débattre-,' l-\ RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine l ouis Lapierre (adjoint au directeur de riitfbrmatm).Sylva ' es d'Avignon tsports'; t’aule des Rivieres (éducation).Jean Dion.Louis-Gilles FnuKH-ur leuvmunemenU, Judith I iste) 1 Couture (president) IA FONDATION DI DEVOIR Mai iste- : Diane Précourt {pages éditoriales, responsable des pages thématiques)-.Martin Ducloset Christine Dumazet (rctectcursK Jacques inard (livres et politiques culturelles1.Brian Myles < cinéma).JeanPierre Logault, Clement Irudel (musique) .a I information écotîo-idjoint au directeur de l’information).Guy Tailîefer (éditorialiste).Claude Lévesque ; à l'information politique Pierre O'Neill.Manon I.La documentation : Gilles Paré t directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Derome.Serge I aplanie hristiane I.egault.Jacques A.Nadeau.Claire Paquet.Chantal Rainville.Micheline Kueliand.Jlaudine Bedard.Philippe Borne.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.promotion des abonnements).Monique L'Heureux.Lise Lachapelle, Racheile Leclerc, laudette Béliveau (secretaire administrative).Nathalie Perrier.Danielle PofiWn.1 >anielle .Roger Boisvert (vice-president exécutif et directeur général) CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT EN RAISON DU TENTE MAL IMPRIMÉ L E I) E V OIK, L E M E R C R E l) I 11 A O 11 T 1 !) !» !» A 8 &-* LE DEVOIR * — ACTUALITES GARDERIE QUEBEC SUITE DE LA PAGE 1 SUITE DE LA PAGE 1 est nullement question de transferts de points d’impôt, une demande traditionnelle de la part du Québec, l’hôte de la conférence.La stratégie des provinces destinée à «améliorer la compétitivité économique canadienne» exige une baisse substantielle et durable des impôts fédéraux et le rétablissement complet du Transfert social canadien.L’éducation postsecondaire devrait, estiment les premiers ministres, être le premier bénéficiaire de cette hausse.Les provinces estiment que l’augmentation de l’an dernier n’a pas permis de rétablir les transferts destinés à la santé, à l’aide sociale et à l’éducation postsecondaire au niveau où ils étaient en 1994-95, soit environ 19 milliards par année.Selon elles, Ottawa devrait les rehausser de plus de trois milliards pour y arriver.Président de la conférence, Lucien Bouchard a insisté pour dire que les revenus d’Ottawa croissent plus vite que ses dépenses de programmes alors que les provinces vivent la situation inverse.Ses collègues et lui réclament donc des baisses d’impôts «durables» dont bénéficieront les contribuables pour les années à venir.Les premiers ministres pensent que les surplus d’Ottawa excéderont 10 milliards cette année et seront donc assez importants pour lui permettre d’abaisser les impôts de façon substantielle et de hausser les transferts.Selon M.Bouchard, la demande de nouvelles dépenses et de baisses d’impôts ne lui apparait plus, contrairement à la veille, contradictoire.«C’est une question de cohérence.L’an dernier, nous avons rappelé que le fédéral doit restaurer au niveau de 1994-95 les paiements de transferts qu’il a réduits considérablement.Il y a eu un début dans la bonne direction [.] l’année dernière mais nous pensons que le fédéral peut continuer.Ce n’est pas parce que nous avons une autre conférence dans une autre ville que nous avons changé d’idée.» Le consensus des premiers ministres, pense Gary Fil-mon, laissera toutefois moins de fonds, puisés à même les estimations provinciales des surplus fédéraux, pour disposer aujourd’hui des autres sujets de la conférence: la construction navale, les infrastructures routières et l'agriculture.Lucien Bouchard a reconnu que le communiqué avait été le résultat d'un débat «direct [.] vigoureux» dont il pense que les citoyens auraient été fiers d’être les témoins.Et selon lui, le fédéral ne pourra pas faire la sourde oreille.«Quand tous les premiers ministres et leaders territoriaux s’entendent, malgré leurs différents points de vue et idéologies, pour dire que la priorité doit aller aux réductions de taxes fédérales, Ottawa ne pourra l'ignorer», a-t-il dit.Après huit heures de pourparlers, où tous les premiers ministres ont pu exprimer clairement leur opinion, chacun faisait toutefois une lecture personnelle du communiqué.En fait, chacun s’est plu à souligner devant la presse qu’il y retrouvait les éléments qui, la veille, représentaient sa priorité.Les premiers ministres ont par conséquent évité de préciser les taxes qu’ils souhaitaient voir baisser, dans quelle proportion et au profit de quel groupe de contribuables.«Nous ne prétendons pas jouer au ministre des Finances fédéral.Je pense qu'il est très clair que, pour que la réduction d'impôts soit substantielle, il faut qu’elle soit significative», a répondu M.Bouchard en guise d’explication.Les évaluations de chacun variaient légèrement mais, au bout du compte, ils ont fini par offrir aux libéraux fédéraux un merveilleuse porte de sortie.Ils pourront s’en tenir à leur politique existante, soit attribuer la moitié du surplus aux dépenses de programmes et l'autre aux réductions de taxes et au remboursement de la dette.Le conservateur Mike Harris en a lui-même convenu.«Un des critères inscrits dans nos recommandations permettra au gouvernement fédéral et à MM.Chrétien et Martin d’honorer les engagements pris envers les Canadiens lors de la campagne de 1997 dans leur Livre rouge», a-t-il dit.Le gouvernement fédéral risque d’avoir davantage de maux de tête avec un consensus non officiel que cachait la discussion d’hier.Les autres provinces imiteront le Québec en instaurant leur propre calcul de l’impôt des particuliers.Actuellement, leur taux d’imposition ne représente qu’un pourcentage du taux fédéral.Si elles ne veulent pas voir leurs revenus baisser au même rythme que l’impôt fédéral, elles doivent se dissocier du régime fédéral, un geste que le Québec a fait il y a plus de 40 ans, à l’initiative de Maurice Duplessis.D’ici trois ans, ce sera chose faite pour l’Alberta, l’Ontario et le Manitoba.La Saskatchewan, a confirmé M.Roma-now, a entrepris les études nécessaires et pense passer aux actes d’ici deux ou trois ans.Bernard Lord est moins catégorique mais confirme que son cabinet devça soupeser cette possibilité.John Hamm, de Nouvelle-Ecosse, a expliqué qu’il pourrait ne pas avoir le choix si sa province souhaite avoir plus d’autonomie sur le plan fiscal.Il a ajouté que son gouvernement pourrait en faire l’annonce dès son prochain budget si le fédéral décide d’écouter l’appel de la conférence et diminue rapidement ses impôts.REUTER! Le premier ministre Bouchard étudie l’énoncé du communiqué final en compagnie de l’un de ses conseillers.Un nouveau « capitaine Canada » ?LE DEVOIR L* ambiance se prêtait aux plaisanteries lors de l’ouverture de la 40e conférence, annuelle des premiers ministres provinciaux à Québec.À deux reprises hier, le premier ministre de Terre-Neuve, Brian Tobin, a coiffé son homologue québécois et hôte de la rencontre, Lucien Bouchard, de nouveau «capitaine Canada».Ainsi couronné il y a quelques années lors de son éclatante opposition à la sur- pêche des Espagnols au large des côtes canadiennes, M.Tobin a d’abord badiné avec ses collègues Mike Harris et Gary Filmon.«C’est la conférence où Lucien Bouchard va sauver le Canada», a-t-il lancé.Plus tard, en conférence de presse, il est revenu à la charge pour dire que la conférence mettait en scène «13 libéraux dans la salle dirigés par le nouveau capitaine Canada».En conclusion, le premier ministre Bouchard lui a renvoyé la balle en soulignant que M.Tobin avait un «sens très élevé de l’humour».les lieux pour avoir des nouvelles de leurs rejetons: l’un de ces parents allant même jusqu’à briser le périmètre de sécurité mis en place par la police pour savoir plus vite ce qu’il en était.Les nombreuses caméras apportées dans des hélicoptères ont montré minute après minute les secouristes prendre soin des blessés, les policiers mener leur fouille du centre, composé d’un bâtiment principal, d’une petite maison, d’une piscine et de courts de tennis, situé dans un quartier de banlieue, mais aussi la saisissante image d’enfants de quatre ou cinq ans se tenant tous par la main et entraînés par des policiers nerveux loin des lieux du drame.Folle série meurtrière Le 20 avril dernier, ce sont des adolescents en état de panique que l’on avait vus s’enfuir les mains sur la tête de l’école secondaire de Columbine à Littleton, au Colorado, où deux élèves venaient de les prendre pour cible avant de s’enlever eux-mêmes la vie.Quinze personnes avaient été tuées à cette occasion.Un mois plus tard, une autre fusillade dans un collège de Conyers (Géorgie) faisait six blessés.Le 12 juillet à Atlanta, un homme de 39 ans tuait deux adultes, dont son amie, et quatre enfants avant de se suicider.Le 29 juillet, toujours dans la même ville, un homme armé entrait dans deux sociétés de courtage boursier.Bilan: 13 morts.Le 5 août dernier, un autre homme entrait dans un autre bureau à Birmingham en Alabama et y tuait trois personnes.Habitués à un certain niveau de violence, les Américains se révèlent toutefois aujourd’hui sous le choc devant toute cette folie meurtrière.«C’est terrifiant que quelqu'un puisse s’attaquer à l’aveugle à des enfants innocents», commentait hier une mère venue aux nouvelles de son enfant.«Chaque fusillade me rend de plus en plus malade de vivre en Amérique», confiait une autre mère de famille, enceinte celle-là.Message de sympathie du président Clinton Le président Bill Clinton a exprimé en soirée hier sa sympathie aux familles des victimes de cette dernière fusillade tout en estimant que ce nouvel acte de violence armé mettait les Etats-Unis en demeure «d’intensifier [leur] résolution à faire de l’Amérique un endroit plus sûr».«Une fois encore, a-t-il ajouté, notre nation a été bouleversée et nos cœurs déchirés», a-t-il remarqué avant d’ajouter à l’intention de ses compatriotes: «Je veux que vous sachiez que j’essaie de continuer à contrôler la situation de très près.» Égypte: le mort était vivant Le Caire (AP) — Un homme considéré comme mort par les médçcins après sa noyade au large du port d’Alexandrie en Egypte a repris conscience après avoir passé trois heures dans la chambre froide de la morgue, a rapporté hier le journal Al-Akhbar.Ali Abdel-Rahim Mohammed, un professeur d’arabe de 32 ans, a déclaré que la dernière chose dont il se souvient avant le trou noir est d’avoir été pris d’un vertige et d’avoir eu la vision du visage de sa mère alors qu’il était en train de nager lundi près de la plage d’Alexandrie.Quand il s’est réveillé, il a entendu un bruit sourd et des voix inconnues.«Je me suis retrouvé enfermé entre des murs de métal, avec des inconnus qui murmuraient», raconte-t-il.Il a alors saisi la main de l’employé qui était en train de refermer le tiroir de la chambre froide dans lequel il se trouvait.L’employé ainsi qu’une famille venue reconnaître le corps d’une autre personne décédée se sont alors enfuis, effrayés, criant «À l'aide!» Les pieds engourdis par le froid, Ali Abdel-Rahim Mohammed s'est alors levé, avec difficulté, et a quitté la morgue pour appeler sa famille, qui vit à Malawi dans le sud du pays.Celle-ci avait déjà été prévenue de son décès, par des amis qui étaient avec lui à la plage.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir, www.ledevoir.com Comment nous joindre?FFM 17films en hommage au cinéma irlandais La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courrier électronique L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publie du lundi au samedi par Le Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* etage, Montreal.(Quebec).H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Québécor LaSalle.7743.rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612.rue Saint-Jacques Ouest.Montréal.L'agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.Le Devoir est distribue par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Quebec.SUITE DE LA PAGE 1 du monde de Giuseppe Piccioni, couronné en Italie, retiendront aussi notre attention.Cela dit, la compétition s’annonce inégale, avec plusieurs morceaux en points d'interrogation.Qui vivra verra.Quelques gros noms sont attendus à Montréal: Depardieu et Carole Bouquet, Ettore Scola, Carlos Saura, Bertrand Tavernier qui accompagnera Ça commence aujourd'hui, dans la foulée du festival de Berlin.C’était hier la traditionnelle conférence de presse du Festival des films du monde.Evidemment, celle-ci survenait dans Fs> ARCMINTS II HI-AT H R "'4 un contexte particulier, le comité d’étude dirigé par la SODEC ayant mis cette année le festival sous observation, avant d’émettre une série de recommandations repoussées du revers de la main par Serge Losique.Comme d’habitude, le président du FFM refusait hier de commenter la chose, à ses yeux un non-événement, et envoyait balader les journalistes insistants.Quant à son bras droit, Danièle Cauchard, elle volait au secours du chef contesté en affirmant que, sans lui, il n’y aurait jamais eu de festival.De fait, en voyant le milieu et les journalistes se masser aussi nombreux que d’habitude hier à cette conférence de presse, en parcourant la programmation, ni mieux ni pire que les années passées (avec quand même quelques gros morceaux cannois brillant par leur absence: le Jarmusch, le Almodovar, le Lynch, la Palme d'or des frères Dar-denne Rosetta, etc.), mais un jury plus fort que d’habitude, présidé par l'actrice suédoise Bibi Andersson, on avait l'impression qu’aucun cyclone n’avait fait trembler le FFM sur sa base, que l’édition de l’an dernier, si morne, fut rêvée par tous.Et pourtant.Malaise il y eut.Une chose est certaine: la technique de fin de non-recevoir utilisée à chaque crise par Serge Losique, qui prétend n’avoir par lu Tes rapports remettant sa gestion en cause, lui réussit bel et bien.Un festival suit l’autre, comme si de rien n’était, et la capitaine garde la barre contre vents et marées.Reste à voir quel LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE sera le climat de ce cru?Manque de pot: le conflit à la Place des Arts a commandé de déplacer les projections de gala du soir au Loews, beau vieux cinéma mais moins prestigieux que la PdA.Mais revenons à la programmation.C’est souvent hors concours que la partie se joue vraiment avec les beaux morceaux de Cannes et de Berlin.On l’a dit, côté Cannes, certains must manquent à l’appel du FFM, sans doute parce que le rendez-vous de Toronto, friand de primeurs nord-américaines, voulait lancer au Canada Almodovar et compagnie et remporta le morceau.Mais L’Humanité de Bruno Dumont (si décrié à Cannes mais lauréat de trois prix) est de la noce montréalaise, de même que Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz (plus intéressant), La Lettre de Manoel de Oliveirq et L’Autre de Youssef Chahine.À voir aussi le délicieux documentaire de Werner Herzog sur Klaus Kinski, Mon ennemi intime, et Les Noces de Dieu de l’hallucinant réalisateur portugais Joao César Monteiro.Par ailleurs, la salle Imax du Paramount est mise à contribution par le FFM pour la projection de Chang Jiang du Chinois Yasushi Sakaguchi.Le festival rend hommage cette année au cinéma irlandais avec 17 films, dont Accelerator de Vinny Murphy et A Love Divided de Syd Macartney.La section Canada comprend 50 productions incluant dix films de TIN IS, l’école de cinéma de Montréal.Le documentaire Opre Roma: Gypsies in Canada de Tony Papa, sur les gitans ré- fugiés chez nous, et Rats de Jacques Hollander, voyage à travers une folie, seraient particulièrement réussis sur le versant canadien, au dire des organisateurs.Dans la série Cinémas de l’Amérique latine, à surveiller Le Nuage de l’Argentin Fernando Solanas et L’Enthousiasme du Chilien Ricardo Larrain.Côté Cinéma du monde: Reflets de notre temps: Ah Ahru du Japonais Shinji Somai et Le Dernier Jour de son compatriote Takumi Kimisuka étaient mis en exergue en conférence de presse.Dans le champ des films pour la télévision, Les Blanchisseuses de Magdalen de Christophe Weber et Nicolas Glimois, une exploration de l’Irlande puritaine, Dans un champ de seigle du Tchèque Ramon Vavra, ainsi que Die Strausskiste de Percy Adlon, un hommage du cinéaste allemand à Johann Strauss 2, apparaissent prometteurs.Et bien sùr, les projections à la belle étoile, formule gratuite fort courue, reprennent du service avec entre autres La vie est belle de Roberto Benigni, que les gens aimeront sans doute revoir (car qui ne l’a pas déjà vu?), le coloré Tango de Carlos Saura, le fascinant Central Do Brasil de Walter Salles, sans compter le magistral Saving Private Ryan de Spielberg.En bref, le FFM ne semble pas trop mal en selle malgré l'orage, d'autant plus que son commanditaire principal.Air Canada, renouvelait son contrat pour une période de deux ans.De crise en crise, il rebondit, sans se modifier malgré les critiques et la présence dispersée des gros bonzes internationaux du marché.Nous verrons bientôt dans quelle ambiance cette survie se jouera cette année.,
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