Le devoir, 13 août 1999, Cahier A
ARCHIVES LE DEVOIR Sggr 54 2 RFRRI DE MQIMTIGNY LE DEVOIR Le journalisme est un métier sse la moitié de sa vie à parler de ce t , s et I autre moitié a taire ce que Ion sail.(II.B( raud) ^4 INDEX 00 W Annonces A 5 Les sports B 6 Avis publics.A4 Montréal A3 Culture B 9 Mots croisés .A4 w d Économie A 6 Plaisirs B 1 a O Éditorial A 8 Télévision B 8 o Le monde B 7 Tourisme B 4 www.ledevoir.com PERSPECTIVES TauromachielOl Montréal Nuageux avec averses.Max: 24 Min: 15 Québec Nuageux avec averses.Max: 21 Min: 14 Détails, page A 4 À l’aube de la Révolution tranquille, le maire Drapeau avait entrepris, avec son bras droit Lucien Saulnier au comité exécutif, de moderniser sa ville.Place Ville Marie, Place des Arts, mais surtout, dès 1966, la construction du «plus beau métro du monde», alliant la technologie française et le savoir-faire d ici.Avant même que les taureaux aient foulé le sable de l’arène, la corrida bat son plein entre promoteurs et opposants.Mais même à l’intérieur de chacun des deux camps, bisbille et mystère empêchent la population, prise au milieu, de savoir exactement à quoi elle a affaire.Il faudra éduquer la population québécoise à la tauromachie, expliquait mercredi le président de la Feria de Montréal, Jean-Louis Nadeau.Lès organisateurs peuvent bien insister sur les origines latines de leurs concitoyens, ils auront fort à faire pour les transformer en aficionados.Depuis deux semaines, beaucoup de choses ont été dites sur le spectacle qui sera présenté le 21 août au Stade olympique.La tourada montréalaise sera:t-elle une barbarie ou une corrida aseptisée?La tauromachie est pratiquement inconnue au Québec.La corrida, c’est le charme de la culture latine, un spectacle auquel on assiste avec curiosité lors d’un voyage en Espagne, au Portugal ou dans le sud de la France-Mais il y a une différence entre le soleil sud-européen et les projecteurs du Stade olympique.D’abord, la Feria de Montréal organise une corrida portugaise, et non pas espagnole.En plus d’être moins «violente» que sa sœur hispanique, la corrida portugo-montréalai-se sera encore plus propre.On n’achève pas le taureau dans l’arène portugaise, mais la bête sort de scène avec des banderilles, sorte de petits bâtons éperon-nés, sur la peau de son dos.Au Canada, pour se conformer à la Loi sur la cruauté contre les animaux, le taureau portera une couverture de velcro et les six banderilles que le torero doit poser sur son dos colleront à la couverture plutôt que de Judith s’enfoncer dans sa peau.Lachapelle Une corrida ProPre- dol}c- IîlaAis est-ce que le spectacle sera bon?Au ?Portugal, un taureau qui n’offre pas un bon spectacle peut être stimulé par les piques qu’il reçoit.Si les taureaux achetés par la Feria s’avéraient de mauvais performeurs, ce ne sont peut-être pas les banderilles de velcro qui les réveilleraient.Mais si ôn parle beaucoup des taureaux, on oublie le rôle des chevaux.Le torero, à cheval, doit réussir à approcher le taureau pour poser les banderilles.Les mordus des arts équestres prendront apparemment un grand plaisir à admirer l’adresse du torero et la docilité de sa monture.Le cheval doit savoir réagir vite, galoper à reculons ou effectuer une espèce de pas de deux devant le taureau pour permettre au torero de s’approcher suffisamment.Une démonstration d’équitation et de dressage de monture, disent les promoteurs, devant un taureau dont le torero trompe les attaques.Les groupes de défense des animaux se disent contre tous ces genres de spectacles, qu’il s'agisse des courses de chevaux à Blue Bonnets, des rodéos au Festival western de Saint-Tite ou des cirques traditionnels avec lions et éléphants.Pourquoi ne les entendons-nous pas lors de ces événements?Parce qu’ils ne peuvent s’opposer à tout en même temps, répondent-ils.Pourquoi avoir ciblé la Feria de Montréal?Parce qu’il est inutile d'importer une nouvelle «barbarie», il y en a déjà suffisamment ici.Deux conceptions de la défense des animaux s’affrontent D’une part la SPCA de Montréal, qui, tout en s'opposant au spectacle, avait accepté de recueillir les bêtes pour leur offrir une retraite paisible.D'autre part, le Réseau action globale, qui a accusé la SPCA de Montréal de trahir son mandat en acceptant un don de 0,25 $ du billet argent devant servir aux soins apportés aux taureaux avant de les envoyer à la ferme.Les propriétaires de cette ferme, écœurés des accusations du Réseau, ont retiré leur offre en début de semaine.Outrée, la SPCA a renvoyé la balle au Réseau, lui demandant de «prendre ses responsabilités» envers les taureaux.Les deux groupes, pourtant voués au même objectif, ont passé plus de temps à s’entredéchirer qu’à mobiliser la population pour leur cause.Les couteaux ont volé bas, très bas.On a parlé de corrida sanglante, de vaseline appliquée sur les yeux des taureaux, de brutalité pour les rendre agressifs.Dans cet acharnement à démoniser les organisateurs du spectacle, les groupes ont tour à tour versé dans une démagogie douteuse qui finit par jouer contre eux.Quant aux promoteurs, ils sont peu loquaces en ce qiii concerne la préparation des taureaux en coulisses et leur avenir après le spectacle.Ceux-ci seront vraisemblablement renvoyés au ranch américain d’où ils ont été achetés.Et après?Une chose semble sûre: finies les corridas pour ces taureaux.Aucun torero ne veut affronter une bête qui a déjà goûté à la corrida, a affirmé Jean-Louis Nadeau.L’animal a compris le jeu et devient plus agressif.Reste les rodéos.et l’abattoir, a laissé échapper le promoteur.La corrida portugaise, avec velcro ou pas, n'est probablement pas qu’un «ballet» entre un torero à cheval et un taureau de race brave.L’animal sera bel et bien désorienté dans une arène éclairée par une lumière aveuglante, il sera également pourchassé par un cheval monté par un torero puis assailli par huit forcados qui le maîtriseront pour le sortir de la place.Comment les spectateurs québécois réagiront-ils à la scène?Réponse dans une semaine.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Ly ex-maire de Montréal Jean Drapeau est décédé hier r dans «sa» ville à l’àge de 83 ans, à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont où il était hospitalisé depuis le 5 juillet dernier.L’homme des grands projets, mais aussi celui qui fut associé aux abus de pouvoir les plus noirs, était malade depuis plusieurs années.Depuis près de deux ans, «monsieur le maire», comme il était toujours de bon ton de l’interpeller, ne faisait plus de sorties publiques.A l’élection de Pierre Bourque en 1994, Jean Drapeau avait dit se reconnaître en cet homme.D’aucuns avaient comparé les deux hommes, le premier pour son manque d’esprit d’équipe et le second pour son autoritarisme.«Il m’apparait avoir de l'imagination, on a au moins ça en commun, de la volonté et l’esprit de travail», avait alors commenté M.Drapeau.Pour les uns visionnaire et bâtisseur, pour les autres mégalomane et autocrate, Jean Drapeau a néanmoins imprimé sa marque sur tout un pan de l'histoire de Montréal.«Père» d'Expo 67, des Olympiques de 1976, du métro et des Floralies, «parrain» des Expos de Montréal, il a aussi lancé de grands travaux de construction, comme la Place des Arts et la place Ville-Marie.En contrepartie, ses massacres des espaces verts, du boulevard Saint-Joseph, de l’héritage patrimonial des résidences victoriennes remplacé par du béton laissent des cicatrices.Ses adversaires lui ont reproché notamment son manque de sensibilité en matière d’environnement — le traitement des eaux usées, par exemple — mais ont surtout dénoncé le dépassement fabuleux des coûts des installations olympiques.«La probabilité que les Jeux se soldent par un déficit est aussi grande que celle de voir un homme accoucher», disait-il lors du choix de Montréal comme hôtesse des Olympiques.Son bébé aura coûté environ un milliard de dollars de plus que prévu.Né à Montréal le 18 février 1916, il est enfant unique d'une mère cantatrice et d’un père courtier d’assurances, •+¦ qui sera aussi conseiller municipal.À l’école Le Plateau, Jean Drapeau est déjà président de sa classe et, à l’Université de Montréal, il se frit remarquer pour ses papiers dans le journal étudiant et ses qualités de tribun, présages, déjà, d’une carrière publique.Devenu avocat, et proche d'un ténor nationaliste du temps, le chanoine Lionel Groulx, il est candidat défait du Bloc populaire canadien dans Outremont lors des élections fédérales de 1942, en pleine campagne de la «Conscription».D sera de nouveau défait en 1944, sous la même bannière nationaliste, lors d’élections provinciales balayées par l’Union nationale de Maurice Duplessis.L’année suivante, deux jours après la Saint-Jean, le chanoine Groulx bénit soq union avec Marie-Claire Boucher.A cette époque, le gouvernement Duplessis préfère que le vice soit limité à Montréal: la police se laisse acheter, la prostitution et le jeu ont le champ libre, Montréal est «ville ouverte».Le bouillant avocat Drapeau, avec l’appui du conseiller municipal Pierre Desmarais et du bien nommé policier Pacifique Plante, obtient la tenue d’une enquête publique, la VOIR PAGE A 10: DRAPEAU DRAPEAU EST MORT L’ex-maire de Montréal s’éteint à l’âge de 83 ans A.P.A.songe à acquérir Reynolds Le nouveau géant de Valuminerie ne prévoit aucune réduction d'emplois au Québec CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR A .PA, nouveau géant de l’aluminium qui résidtera de la frision d’ici à six mois d’Alcan, de Péchiney et d’Al-group, montre déjà ses muscles et n’écarte pas la possibilité de présenter une contre-offre en vue d’amener dans son camp l’américain Reynolds dont Alcoa veut s’emparer.En outre, A.P.A.ne rejette aucunement l’hypothèse d’accueillir éventuellement d’autres alumineries.En somme, la course à la concentration ne frit que commencer.Jacques Bougie, p.-d.g.d’Alcan et chef de la direction d’APA, a fait hier un arrêt rapide à Montréal, le temps d’une conférence de presse, avant de repartir pour Toronto et New York, où il se trouve aujourd’hui pour rencontrer les analystes financiers et rassurer les investisseurs dans cette capitale mondiale du capital.Même si les trois partenaires dans le projet de fusion sont français, suisse et canadien, l’annonce en a pourtant été faite à Londres, où se trouve le plus important centre financier européen.Il faut donc comprendre que les artisans de cette énorme fusion attachent une très grande importance à la réaction des milieux financiers.Dès le départ, ils affirment, comme l'a frit M.Bougie à VOIR PAGE A 10: A.P.A.Moscou prépare une offensive au Daguestan Eltsine se dit confiant de vaincre les rebelles islamistes D’APRÈS AFP, REUTERS, LE MONDE La Russie a acheminé hier des renforts massifs à ses troupes au Daguestan, et a annoncé qu’elle allait lancer «dans les prochains jours» une offensive décisive contre les groupes armés islamistes dirigés par le chef de guerre tchétchène Chamil Bassaïev.Environ 600 hommes, des parachutistes et un bataillon de commandos d’élite appartenant à la région militaire du Caucase du nord, et plusieurs dizaines de blindés ont été VOIR PAGE A 10: MOSCOU 665^ 3^6184213^ 778313000689 LE DEVOIR.LE VENDREDI 13 AOUT 1999 LES ACTUALITES Tuerie à Los Angeles Furrow pourrait encourir la peine de mort Lkomme sera accusé de crimes haineux basés sur la race ROBERT MACY ASSOCIATED PRESS Los Angeles — Après s’être livré de lui-même mercredi aux hommes du FBI de Las Vegas, l’auteur présumé de la fusillade dans un centre communautaire juif de la banlieue de Los Angeles a été inculpé hier pour homicide volontaire et pour cinq tentatives d’homicides, considérées comme des crimes haineux basés sur la race, la nationalité ou la religion.Cette mention peut valoir à Buford 0.Furrow la peine de mort Buford 0.Furrow, 37 ans, est accusé d’avoir ouvert le feu mardi dans la garderie du centre juif de North Valley, blessant cinq personnes, la réceptionniste du centre âgée de 68 ans, une adolescente de seize ans et trois petits garçons.Les procureurs du comté ont estimé que les crimes avaient été commis en raison «de la religion ou l’origine des victimes ou de leur religion ou origine supposée».Le suspect avait déjà été inculpé mercredi soir du meurtre d’un employé des services postaux, tué mardi peu après la fusillade de North Valley, et de possession illégale d’arme à feu.L’acte d’inculpation préciser que la victime, Joseph Santo Ileto, originaire des Philippines, a été «tuée intentionnellement en raison de sa race ou sa nationalité».Buford 0.Furrow a en effet expliqué aux autorités que Joseph Santo Deto avait été tué parce qu’il n’était «pas blanc et qu’il travaillait pour le gouvernement fédéral», a déclaré le Il voulait que son acte soit «un signal appelant l’Amérique à tuer les juifs» procureur Alejandro Mayorkas lors d’une conférence de presse.Le suspect a également été inculpé pour vol de voiture.Par ailleurs, l’usage d’un Uzi, une arme à feu qui aurait pu causer de graves blessures à ceux qui ont été pris pour cible dans le centre communautaire, aggrave l’acte d’inculpation.Mercredi, le suspect, traqué par les forces de police qui avaient lancé une importante chasse à l’homme, était entré dans le bureau du FBI de Las Vegas en se présentant ainsi: «vous me cherchez J’ai tué les enfants à Los Angeles», selon une source du FBI.Apparemment il pensait que sa fusillade avait fait des morts.L’homme, qui a de lui-même décliné son identité, a affirmé avoir pris deux taxis depuis Los Angeles.Il a déclaré aux enquêteurs qu’il voulait que son acte soit «un signal appelant l’Amérique à tuer les juifs», précisait-on de mêpie source.A la fin de l’année dernière, alors qu’il se trouvait à l’hôpital psychiatrique de Fairfax, en banlieue de Seattle, il avait menacé une infirmière avec un couteau.Il avait passé cinq mois en prison pour ce forfait avant d’être libéré le 21 mai.Proche des milieux suprémacistes blancs, racistes et antisémites, Buford O’Neal Furrow avait entretenu une longue liaison avec la veuve du fondateur d’un groupe néonazi violent, l’Ordre, et était adhérent du mouvement religieux Christian Identity, qui considère les Blancs comme supérieurs aux juifs et aux personnes de couleur.avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s’opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes, 1, rue Notre-Dame Est, 9* étage, Montréal (Québec) H2Y1B6.Ajit Singh 1 Restaurant 1232, Nom et Nature de Endroit RESTAURANT pour vendre avenue adresse le demande d'exploitation KAWALITY Dollard du requérant 1232, LaSalle avenue Dollard (Québec) LaSalle (Québec) H8N 202 9080-1952 2 Bars 12001, rue H8N 202 Québec Inc.(suite à Notre-Dame Dossier: 1641-521 BAR LELIÈVRE cession) Est 12001, rue Montréal 9068-1446 1 Restaurant 421, rue , Notre-Dame Est (Québec) Québec Inc.pour vendre Marie-Anne Montréal (Québec) H1B2Y8 BISCOTTE Est H1B2Y8 421, rue Montréal Dossier: 186-411 Marie-Anne Est (Québec) Montréal (Québec) H2J 1Z9 Groupe Samos 1 Restaurant 8520, boul.H2J 1Z9 Inc.pour vendre Newman Dossier: 1641-539 SCORES LaSalle ROTISSERIE (Québec) 9078-9520 1 Restaurant 200.boul.BB.Q.& H8N 1Y5 Québec Inc.pour servir Brien COTE LEVÉES RESTAURANT Repentigny I (LASALLE) CAMBODIANA 99 (Québec) • 0520, 200, boul.Brien J6A 7E9 *• boul.Newman Repentigny LaSalle (Québec) (Québec) H8N 1Y5 J6A 7E9 Dossier: 196-204 Dossier: 1642-412 01422 Changement 600, rue Jonathan Brien 2 Bars avec 950, rue Canada Itée de capacité Jean-Talon (pour une danse et Ottawa RESTAURANT dans 1 Bar Est compagnie à être spectacles Montréal PANORAMA existant Montréal formée) sans nudité (Québec) 600,rue (Québec) BAR H3C 1S4 Jean-Talon Est H2M 3A8 950, rue Ottawa Montréal (Québec) Montréal (Québec) H2M 3A8 H3C 1S4 Dossier: 198-432 Dossier: 1642-883 Claude Masse Addition de 3199.rue Criz’Antenne 1 Bar avec 900.rue CASSE-CROUTE 1 Bar Ontario Est Centre danse et Ontario Est CHEZ CLO Montréal d’éducation spectacles Montréal ENRG.(Québec) sur les arts sans nudité (Québec) 3199, rue H1W 1PÎ d'interprétation H2L 3P4 Ontario Est L'ESPACE ALIZE Montréal (Québec) 900, rue H1W 1P1 Ontario Est Dossier: 578-476 Montréal (Québec) H2L 3P4 9075-7659 2 Restaurants 160.rue Dossier: 1642-941 pour vendre Laurier RESTO BISTRO dont 1 sur Ouest Restaurant 1 Restaurant 4495.LE TROQUET terrasse Montréal Jara Inc.pour vendre rue Saint- (Québec) RESTAURANT Laurent H2T 1E9 JARA INC Montréal 4495, rue (Québec) H2T 1E9 Saint-Laurent H2W 1Z8 Montréal (Québec) H2W 1Z8 121877 Augmentation 155, rue Dossier: 1643-212 Canada Inc.de Ta capacité Notre-Dame CRÈME de 1 Repentigny DU CENTRE Restaurant (Québec) 155, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 5L3 Dossier: 685-830 9079-9859 Québec Inc.RESTAURANT DRAGON DYNASTY 8630, rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1L 1B7 Dossier: 1029-693 3158225 Canada Inc.LE SKRATCH III 965.boul.Curé Labelle, #30C Laval (Québec) H2V 2V7 Dossier: 1401-934 1 Bar avec danse et spectacles sans nudité 1 Bar avec spectacles sans nudité Addition de 1 Bar (suite à cession) 965.boul.Curé Labelle.#30C Laval (Québec) H2V 2V7 Québec Centre d’interprétation Félix aura bientôt son coin d’île Le musée à la mémoire du chanteur est sur la bonne voie Montréal a mis dix ans à se doter d’un lieu commémoratif pour les victimes de la Polytechnique, et il aura fallu un peu plus de temps, encore, pour que Félix Leclerc retrouve sa place au soleil de l’tle d’Orléans.Après plusieurs changements de caps et en dépit de plusieurs vents contraires, le projet de musée en sa mémoire est finalement sur la bonne voie.LOUISE LEDUC LE DEVOIR Une terre à l’entrée de l’île d’Orléans, dans la paroisse Saint-Pierre, vient d’être achetée par la Fondation Félix-Leclerc pour y construire un centre d'interprétation dont la valeur à ce jour s’établit à 900 000 $.L’acte de vente, qui sera notarié le 16 septembre, arrive à point nommé.«Nous sommes vraiment soulagés que tout tombe finalement en place», admet Nathalie Leclerc, la fille de Félix, qui porte le projet à bout de bras depuis environ trois ans.D s’en est en effet fallu de peu pour que tout tombe à l’eau.Au départ, la jeune Fondation Félix-Leclerc avait jeté son dévolu sur l’église Saint-Pierre, ce qui lui assura dès le départ de se mettre à dos une bonne partie de ses paroissiens.«Ça été une erreur de vouloir y installer le musée, admet sans détour Nathalie Leclerc.C’était leur église, et les gens pleuraient presque à la pensée de la perdre.Disons que le projet était mal parti.» La Fondation Félix-Leclerc repéra donc ensuite une grange, à l’entrée de l’île d’Orléans, qu’elle songea à convertir en musée.Là encore, les embûches se sont multipliées, notamment sur la question des droits acquis par lesquels l’île d’Orléans est jalousement préservée contre tout développement contre-nature.Finalement, au moment où la fondation songeait à rendre les armes, un donateur a avancé l’argent nécessaire pour l’achat d'une autre terre, elle aussi située tout près de l'île aux «42 milles de choses tranquilles».«Un vrai miracle! reconnaît Nathalie Leclerc.Pendant longtemps, mon conjoint, Christian Bilodeau, et moi nous sentions bien seuls dans toute cette aventure.À partir de ce moment, on a enfin senti que les leaders de l’île étaient derrière nous, de même que le personnel du Musée de la civilisation, qui nous est d’un grand appui.Et déjà, plusieurs touristes en visite nous demandent où est le musée!» La Fondation Félix-Leclerc aimerait bien que la construction du musée et d’une boîte à chansons attenante débute dès cet automne, avec ouverture possible au public dans environ deux ans.Reste cependant une inconnue de taille: la contribution de Québec.«Louise Beaudoin, du temps où elle était ministre de la Culture et des Communications, nous avait offert verbalement 500 000 $, se souvient Nathalie Leclerc.Evidemment, c’est le temps des vacances, et nous n’avons pas encore rencontré Agnès Maltais [la ministre actuelle de la Culture].» Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis l’appui initial de Mme Beaudoin, souligne François Paquette, directeur de la région de Québec au ministère de la Culture et des Communications.«Depuis, l’envergure du projet a doublé, l’emplacement a changé quelques fois et il faut à la Fondation Félix-Leclerc refaire ses calculs.» Le ministère de la Culture et des Communications n’en demeure pas moins très intéressé au projet, auquel il apporte depuis le début le soutien technique nécessaire.«Il reste surtout à nous assurer de la pérennité du projet, explique encore M.Paquette.Ce n’est pas tout que de planter une infrastructure au cœur de l'île.Encore faut-il qu’elle soit prise en charge par le milieu, ou, en d’autres termes, qu’elle passe l’hiver et que Québec n’ait pas à payer toutes les factures après un certain temps.» Comme le relève M.Paquette, l’hiver, les touristes ne se bousculent pas à l’entrée de l’île, et le musée devra survivre, même en période creuse.«Peut-être, aussi, ce musée pourrait-il servir de fer de lance à une certaine offensive touristique», suggère M.Paquette.Le potentiel pédagogique du projet est aussi indéniable, et Nathalie Leclerc a consacré une partie de son été à la rédaction d’un guide destiné aux enfants.Le musée en tant que tel dispose d’ores et déjà des 49 panneaux donnés par le musée Louis-Hémon, qui présentait il y a quelques années Félix Leclerc ou l’aventure.A cela s’ajouteront les biens personnels de l’auteur du Fou de l’île, de même que des photos, des extraits de sa correspondance et de ses manuscrits que possède sa famille.'P .Gambard Vente et service technique ROLEX GENÈVE Lady-Datejust en acier et or 18 carats 630-A RUE CATHCART.MONTRÉAL.CENTRE VILLE • TEL.: 866-3876 Nathalie Leclerc espère bien que le musée pourra d’ici deux ans.PHOTO RENE ouvrir ses MATHIEU portes Québec ne remboursera pas le Viagra Marois craint une explosion des coûts MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Le Viagra ne sera pas remboursé parce que l’on craint une explosion des coûts du régime d’assurance-médicaments.La ministre de la Santé, Pauline Marois, a donc exclu le Viagra de la liste des médicaments assurés après avoir pris connaissance de l’avis du Conseil consultatif de pharmacologie.«Le Viagra est disponible et certaines compagnies privées le remboursent, mais le gouvernement ne rembourse pas, en bonne partie pour une question de coûts», a déclaré hier le porte-parole de la ministre Marois, Dominique Lebel.Selon cet organisme, les coûts de remboursement du Viagra auraient pu atteindre 127 millions de dollars fjour le régime public.Une extrapolation portant sur l’ensemble de la population fait grimper les coûts à 220 millions.Le Viagra n’est pas le seul médicament à être exclu de la liste des médi- caments remboursés.Tous les médicaments contre les dysfonctions érectiles ne seront pas couverts par l’assu-rance-médicaments.Le Caveiject, qui était remboursé depuis trois ans, ne l’est plus depuis le 1" juillet.«Pour une question d’équité, nous avons enlevé le Caverject, il n’y en a plus aucun sur la liste des médicaments remboursables», a précisé M.Lebel.C’est Jean Rochon, l’ex-ministre de la Santé, qui avait demandé au Conseil de pharmacologie une analyse des coûts potentiels du remboursement du Viagra.Mme Marois a reçu l’avis du conseil au début de l’année et, depuis le 1er juillet, aucun médicament contre les dysfonctions érectiles n’est remboursé.Le Québec devient ainsi la première province à décider de n,e pas rembourser le Viagra.Aux Etats-Unis, de nombreux Etats remboursent le Viagra à même leur régime public d’assurance.EN BREF Le mylar interdit Ottawa (AP) — Après le crash du vol 111 de la Swissair au large d’Halifax, la direction générale de l’aviation civile américaine a décidé d’interdire l’utilisation d’un matériau d’isolation à l’origine de cet accident.Au total, 1230 appareils seront affectés par cette décision dans le monde entier.Le matériau incriminé, le mylar métallisé, est inséré à l’intérieur des cloi- sons des avions afin d’isoler ceux-ci du froid et du bruit.En se basant partiellement sur les recommandations formulées par les enquêteurs canadiens, la Federal Aviation Administration (FAA), le plus important organisme de réglementation au monde, a ordonné le remplacement, d’ici à quatre ans, des feuilles de mylar métallisé installées à bord de 699 avions de ligne enregistrés aux Etats-Unis.D V publié le samedi 28 août 1999 r 8e sommet de lai francophonie • Dnte He tnmhée• le venHreHi M nnût IQQQ I I?1E DEVOIR I ¦ ¦ LE DEVOIR.LE VENDREDI 13 AOUT 1 99 9 A 3 -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES Lise Thibault prend les commandes PHOTO RENÉ MATHIEU 4 t n fhl •m» > PRESIDENTE d’honneur du Spectacle aérien international de Québec, qui se tiendra en fin de semaine à l’aéroport Jean-Lesage de Québec, Lise Thibault a eu droit hier au-dessus de la capitale à une vol peu ordinaire à bord de l’appareil du chef de l’escadrille acrobatique des Northern Lights.Loin d’être intimidée par l’expérience, on rapporte que la lieutenant-gouverneur du Québec en a presque redemandé, des vrilles serrées, des tonneaux vertigineux et d’hallucinantes boucles.L’événement aérien de la fin de semaine rassemblera de 75 à 80 avions dont d’immenses transporteurs militaires Galaxie et un bombardier B-52, des avions de combat du type employé récemment au Kosovo, ainsi que différents appareils acrobatiques, y corn- i1 j .t ¦ pris la fameuse escadrille canadienne Snowbirds.I» «I « .1 .¦¦¦ ~ -¦ - Immigrés clandestins Des accusations seront portées contre l’équipage PRESSE CANADIENNE Port Hardy, C.-B.— Des accusations ont été portées contre les membres de l’équipage d’un bateau clandestin qui ont contraint 130 immigrants chinois à se jeter à l’eau pour gagner la rive à la nage.L’agente Tracey Rook, de la Gendarmerie royale du Canada, a indiqué hier qu’on avait porté contre les huit membres d’équipage des accusations, en vertu de la Loi sur l’immigration, pour complicité dans l’entrée illégale au pays d’un groupe de 10 personnes ou plus et pour avoir obligé des personnes à se jeter à l’eau.L’équipage avait été arrêté après avoir tenté d’échapper aux autorités canadiennes en se dépêchant de regagner les eaux internationales.Selon Mme Rook, ces accusations n’avaient jamais été portées avant que deux groupes d’immigrants se soient retrouvés sur les rives de la Colombie-Britannique au cours du dernier mois.Les membres de l’équipage du bateau sont arrivés à Port Hardy après une traversée de plus de 10 heures en mer."[Ils] se rendront au poste de la GRC de Port Hardy, où ils seront accueillis par un juge de paix, a précisé Mme Rook.Pour le moment, ils seront détenus dans des cellules.» S’ils sont reconnus coupables, ils risquent des amendes de 500 000 $ ou jusqu’à 10 ans d’emprisonnement.Parmi les personnes jetées à la mer mercredi dernier se trouvaient 40 femmes et une vingtaine d’enfants.Un homme a dû être transporté par avion jusqu’à Queen Charlotte City pour être soigné pour une grave crise d’hypothermie, a indiqué Mme Rook.Son état est maintenant jugé stable.Pendant ce temps, le sergent David Sheppard, du service de recherche et de sauvetage à Victoria, a expliqué que trois immigrants ont été cueillis tôt, hier, dans les forêts de Tile Kunghit.Un quatrième a été retrouvé plus tard.Les quatre immigrants illégaux semblaient chercher une autoroute, a affirmé M.Sheppard, avant d'ajouter que la GRC est maintenant certaine d’avoir retrouvé tous les immigrants.L’équipage du bateau qui a contraint ses passagers à se jeter à l’eau pour gagner la rive à la nage leur avait apparemment assuré qu’il s'y trouvait une route.Pourtant, la région est l'une des plus éloignées de cette üe déjà isolée.Après le conflit La saison de La Ronde sera prolongée Le bilan financier risque d’être énorme JACQUES GRENIER LE DEVOIR Si certains s’amusaient hier, La Ronde n’était pas surpeuplée.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR La Ronde a lentement repris ses activités hier, au lendemain du conflit de 19 jours qui l’a affectée.Si les employés comme leur patron et les visiteurs se disaient heureux de ce retour au travail, on constatait toutefois que le beau temps n’a pas suffi pour ramener les foules dans le parc d’amusement.Cherchant à offrir à tous la chance de réduire autant que possible l’impact financier négatif subi durant les jours de conflit, le directeur général de la Société du parc des lies, Pierre Bibeau, a annoncé un prolongement de la présente saison.En effet, plutôt que de se terminer le 29 août prochain, la saison sera prolongée d’une semaine complète.On ouvrira également les fins de semaine des 12-13 et 19-20 septembre, en plus de la traditionnelle fin de semaine de la fête du Travail, pour un total de neuf jours d’ouverture supplémentaires.«L’ouverture durant cette période nous permettra en plus de tester de nouvelles idées que Ton avait depuis quelque temps», a expliqué la directrice des relations publiques, Hélène Girard.En plus de la campagne publicitaire entreprise à partir d’hier pour ramener les foules à La Ronde, la direction du parc d’amusement promet d’annoncer d’ici peu une batterie d’événements qui permettront de terminer l’année en force.Un site tranquille C’était plutôt tranquille hier sur le site.Même si la direction prévoyait que l’on terminerait la journée avec environ 12 000 entrées, «un bon résultat pour un jour de semaine, compte tenu des circonstances», plusieurs employés constataient, comme le barman de la concession Tex-Mex, Martin Nugent, que «ça ne refoule pas aux portes!».Disant personnellement comprendre les motifs des employés de La Ronde, M.Nugent reconnaît toutefois que de nombreux employés des concessions présentes sur le site acceptent mal d’avoir perdu de précieuses journées de travail sans avoir, eux, la consolation d’avoir obtenu des augmentations salariales.«Ils auront beau ajouter des journées d’ouverture, poursuivait-il, s’il n’y a pas plus de monde qu’aujourd’hui, ça ne changera rien.C’est difficile pour les propriétaires de concession parce que jusqu’aux feux d’artifice, on se dirigeait vers une bonne année.» Les employés de La Ronde, quant à eux, se montraient ravis des résultats obtenus.«On rentre la tête haute, disait Nathalie, pour qui l’obtention de la parité avçc les autres employés du parc des Iles était une question de principe.Au début j’avais peur que le monde accepte n’importe quoi.Mais on a tenu le coup juste assez longtemps pour que les boss se réveillent et décident de nous respecter.Ce matin, on pouvait voip Que les gens étaient bien fiers.» A sa première expérience de conflit de travail et de militantisme syndical, son confrère Philippe se réjouit du progrès réalisé en seulement trois semaines.«On aura peut-être perdu un peu d’argent cette année, mais ça va être compensé dès Tannée prochaine.» «Le syndicat a fait ses preuves, ajoute Pierre-Nicolas.Il y a juste les gens des concessions qui avaient un peu l’air bête ce matin.» La promesse a été tenue Personne n’était plus content hier que Tommy, quatre ans, juché sur les épaules de son oncle Alain après un mémorable tour de grande roué.«Alain vient de Vancouver, expliquait la maman du petit bonhomme à casquette, Michelle Cloutier.Il lui avait promis de l’amener à La Ronde mais, comme il est à Montréal pour seulement dix jours, on attendait et on espérait que ça ouvre avant qu’il reparte dimanche.Si ça n’avait pas été ouvert aujourd’hui, on serait allé à Granby ou aux montgolfières à Saint-Jean.» Au profond soulagement du petit comme du grand, la promesse a été tenue.: Tornade EN BREF Trois Québécois ont vu la mort de près à Salt Lake City «J'ai cru que mon temps était venu» PRESSE CANADIENNE Trois Québécois ont vu la mort de près à Salt Lake City, mercredi, alors qu’une violente tornade s’est abattue sur la capitale de l’Utah, faisant une victime et 79 blessés en plus de causer d’importants dégâts.«J’ai cru que mon temps était venu», racontait Simon Noël, 27 ans, de Montréal, au lendemain de la tragédie, lors d'un entretien téléphonique accordé à la Presse canadienne depuis Salt Lake City, dont le centre-ville a été déclaré zone sinistrée.Responsable des relations publiques de la firme de vêtements de sport Orage, de Longueuil, M.Noël procédait à l’érection, dans l’une des immenses tentes adjacentes au Centre des congrès Sait Palace, d’un kiosque de montre en prévision du Outdoor Retailer Show, congrès annuel de l’industrie du plein air, prévu en fin de semaine.11 était accompagné de deux collègues, Sandra McNeil, 26 ans, et Patrick Gauthier, 27 ans, tous deux du département de marketing d’Orage, également de Montréal.«On terminait le montage du kiosque quand on a entendu énormément de bruit, des cris poussés par des gens, a-t-il relaté.À travers la porte, on voyait aussi des gens courir.Certains nous disaient: "Sortez des tentes”.On était un peu sceptique.» Une fois à l’extérieur, toutefois, le trio a immédiatement réalisé que la situation était sérieuse.«La tornade venait vers nous.Il y avait un kayak dans les airs.J’ai pensé que c’était le début de la fin.» Le temps que passe le tourbillon noir, les trois Québécois se sont réfugiés dans un terrain de stationnement, M.Noël s’agrippant à une voiture, espérant que celle-ci suffise à assurer sa protection.«Je me demandais quelle serait l’étape suivante si je me faisais emporter par la tornade.» Retardée d’une journée, la foire commerciale doit quand même avoir lieu à compter d’aujourd’hui, et ce, jusqu’à dimanche.Les exposants qui devaient occuper les deux tentes, parmi lesquels Orage, dont le kiosque «était à terre», seront relocalisés à l’intérieur du Sait Palace, a indiqué M.Noël, que cette perspective rendait quelque peu mal à l’aise.«Je trouve ça spécial étant donné qu’il y a eu un mort et qu’il s’agit d’une personne du congrès», a-t-iï dit, se consolant néanmoins à l’idée que la perturbation atmosphérique ait frappé avant le début de l’événement, auquel sont attendus quelques centaines de milliers de visiteurs.«Il y aurait eu beaucoup de morts.» «On terminait le montage du kiosque quand on a entendu énormément de bruit, des cris poussés par des gens» Les cerfs de Virginie en trop grand nombre Granby (PC) — Alors qu’il constitue déjà la population de cerfs de Virginie la plus importante en Estrie, le cheptel habitant la grande région de Granby augmente de 25 % par année.«H y a dix cerfs au kilomètre carré et c’est trop élevé.Ce n’est pas une situation idéale», indique Michel Pigeon, technicien de la faune et spécialiste des grands animaux au ministère de l’Environnement et de la Faune Selon lui, il faudrait diminuer la population d’au moins un ou deux spécimens par kilomètre.La population totale du territoire s’étendant de Upton à la frontière américaine est évaluée à plus de 16 000 têtes.La surpopulation de cervidés accroît les risques routiers à un point tel dans la région que les primes d’assurance automobile y sont de 1 à 2 % plus élevées qu’ailleurs, indique M.Pigeon.Les cerfs s’en prennent aux cultures comme le mais et à certains arbustes près des maisons.Les agriculteurs ne savent pas vraiment quoi faire pour limiter les dé- E M P 0 R I 0 UNE SEMAINE SEULEMENT SUR TOUTE LA COLLECTION PRINTEMPS/ÉTÉ 1999 DU 13 AOÛT AU 19 AOÛT LES COURS MONT-ROYAL 1455, RUE PEEL COIN PEEL ET DE MAISONNEUVE TÉL.: (514) 282-0022 gâts.Le seul moyen de contrôle efficace demeure la chasse, estime le spécialiste du MEF.L’affaire fera d’ailleurs l’objet d’un colloque qui aura lieu le 11 septembre prochain à l’Université de Sherbrooke.Les agriculteurs, chasseurs, entrepreneurs forestiers et agents d’assurance de la Montérégie et de l'Es-trie pourront alors y faire valoir leur point de vue.Cinq ans de prison (PC) — Le chef des Rock Machine, Giovanni Cazzetta, a été condamné LO&WE* m Tous les sites officiels de vos vedettes préférées! DEfVEDETTES Le Web des vedettes Corinne De Vailly ISBN 2-89381-615-0 - 200 p.- illustré 18,95$ Les Éditions LOGIQUES inc.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livres hier à cinq ans de prison pour possession de biens provenant du crime organisé.Trouvé coupable en juin par un jury à l’issue d’un procès de quatre mois et demi, Cazzetta purge déjà une sentence de neuf ans de pri-son pour trafic de stupéfiants.loto-lü ffi./»• Tirage du 99-08-11 19 27 33 41 43 46 Numéro complémentaire: 42 GAGNANTS ! LOTS 6/6 0 1 939 480,80$ 5/6+ 5 116 368,80$ 5/6 230 2 023,80$ 4/6 11 833 75,40$ 3/6 215 083 10,00$ | Ventes totales: 13 399 537$ I Prochain gros lot (approx.): 5 000 000$ mmmi Tirage du 99-08-11 6 19 27 28 31 37 I Numéro complémentaire: 17 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 50 000,00 $ 5/6 22 500,00 $ 4/6 1 007 50,00$ 3/6 19 318 5,00$ | Ventes totales: 511 654,00$ E^tra Tirage du 99-08-11 NUMÉROS LOTS 660175 100 000$ 60175 1 000$ 0175 250$ 175 50$ 75 10$ 5 2$ Les modalités d'encaissement des billets ’ gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité. -A 4 L E I) E V 0 I R .I, E V E N 1) R E I) I 1 R A 0 II T 1 !» !» !» •LES ACTUALITES- Affaire Lewinsky : Un an après le scandale, tout est rentré dans l’ordre Conséquence inattendue de ce pardon implicite, les sondages de Mme Clinton sont remontés BRIGITTE DUSSEAU AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Un an après que Bill Clinton eut avoué publiquement sa relation «inconvenante» avec Monica Lewinsky, le scandale a fait long feu, sans diminuer l’énergie d’un président devenu depuis l’époux d’une can-.didate au Sénat.' ; S’ils hantent la mémoire collective, le rapport Starr, la mise en accusation du président par la Chambre des représentants et son procès au Sénat, achevé le 12 février .par un acquittement sans gloire, ne sont plus que souvenirs soigneusement occultés.L’opinion publique écœurée, .le monde politique et le président discrédités ont mis la , même énergie à dépasser un scandale dont tout un chacun avait perçu le ridicule international.Six mois après .son acquittement, Bill Clinton, bien que moralement très r affaibli, s’affirme plus déterminé que jamais à poursuivre • sa tâche présidentielle, qui s’achèvera au terme de son deuxième et dernier mandat en janvier 2001.Il affiche publiquement son amour pour une épouse dont les ambitions de sénatrice sont dopées dans les sondages chaque .fois qu’elle prend sa défense.Proche-Orient, Ulster, Kosovo, ferraillage public avec le Congrès sur le projet républicain de baisses massives d’impôts, plaidoyers pour une plus stricte réglementation des armes ou soutien à son .'dauphin en campagne, le vice-président Al Gore, le prési-.dent est sur tous les fronts.«Je ne suis pas apparemment comme certains de mes pré- décesseurs.Je ne me sens pas proche de la fin.Je veux en faire plus.Je veux m’assurer que je donne tout ce que je peux aux Américains, tous les jours», avait-il déclaré dans une conférence de presse, fin juillet.Certains élus en conviennent, sans cacher leur étonnement.«Il s'investit, il est concentré», a indiqué le sénateur démocrate Joseph Liebennan au Washington Post.«Il est très à l’aise et très engagé», a admis le leader de la minorité démocrate Tom Daschle.A l’image d’une opinion publique qui refusait sa destitution, la justice a finalement été magnanime avec le président adultère: un juge de l’Arkansas l’a condamné fin juillet à une amende de 90 000 $ pour outrage à la Cour, pour avoir menti sur la nature de ses relations avec Monica Lewinsky.Son épouse Hillary, sanctifiée par la dignité qu’elle a montrée dans l’humiliation, a pour sa part décidé de lancer sa propre carrière politique, une première pour upe Première dame.Candidate officieuse au Sénat dans l’État de New York, elle a récemment expliqué, dans une interview au nouveau magazine Talk, les infidélités de son mari par une enfance difficile, entre une mère et une grand-mère qui se disputaient son affection.Conséquence inattendue de ce pardon implicite, les sondages de Mme Clinton sont remontés au niveau de son adversaire probable, le maire républicain de New York Rudolph Giuliani.Depuis quelques semaines, le couple présidentiel n’hésite pas à clamer publiquement son amour retrouvé.Les autres héros du scandale ont eux été rayés des gros titres.Le procureur Kenneth Starr continue son enquête de cinq ans et 40 millions de dollars sur plusieurs affaires liées aux Clinton, affirmant épisodiquement qu’il est pressé d’en finir.Celle par qui le scandale est arrivé, Linda Tripp, est la seule à laquelle la justice s’intéresse encore: elle vient d’être inculpée pour enregistrement illégal des conversations téléphoniques de Monica Lewinsky, à l’époque où celle-ci lui confiait tous les détails de sa liaison avec le président.Les acteurs de l’affaire Lewinsky un an après l’aveu présidentiel.Monica Lewinsky Monica Lewinsky, 26 ans, est retournée à l’anonymat, après une tournée internationale pour vendre son livre, qui a rapidement été soldé par les librairies.Mentionnée début août pour un accident de voiture sans gravité, celle qui avait appris à tricoter durant le scandale, réclusion oblige, envisagerait de monter une affaire sur Internet pour y vendre des sacs.Paula Jones, 33 ans: a finalement touché 200 000 $ du président qu’elle accusait de harcèlement sexuel.A divorcé, est retournée dans l’Arkansas, et après avoir brièvement travaillé pour un centre de voyance par téléphone, rêve de devenir chanteuse, manucure ou actrice.Charles Ruff, l’avocat de la Maison-Blanche qui avait défendu Bill Clinton durant son procès au Sénat, est retourné dans le privé.Son adjointe, Cheryl Mills, 34 ans, a refusé son poste, qu’elle aurait été la première femme et la première personne de couleur à détenir.ARCHIVES LH DKyOlK Monica Lewinsky est retournée à l’anonymat.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com 1 1 1 1 1 1 , V AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Tét, 985-3344 Fax: 985-3340 VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements •1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L'enchérisseur doit en payer le montant im- ¦ médiatement et en ¦ argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l'officier instrumentant le matin de la vente en cas d’annulation.La Chambre des huissiers du Québec PROVINCE .DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUEBEC.NO: 500-22-021751-980.BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA.Demandeur -vs- LEMYRE JEAN-MARC.Défendeur.VENTES.Le 24 aeùl 1999, à 12:45 heures de I avant-midi au domicile ENCHERES.D AUTOMOBILES ST-PIERRE LTÉE, au 1600 Norman, Lachine.Qc.seront vendus par autorité de justice, les biens et effets du défendeur saisis en cette cause, consistant en: t Oldsmobile Royal 1993 rouge, Série 1G 3HY53L4PH301848, plaque: 540P288, Conditions: argent comptant, chèque certifié, mandat poste ou bancaire.Laval, le 11 août 1999.Sylvain Brouillard.Huissier de Justice.Tel (450)625-1920 CANADA.PROVINCE.DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTREAL.COUR DU QUEBEC.DIVISION DEÉ PETITES CREANCES.NO.500-32-007885-918.Le greffier pour et au nom de FRANTISEK KOUTSKY.Partie demanderesse -vs- BEDROSSIAN DAID, Partie défenderesse.Le 24ième jour de août 1999 à 10h00, au 11302, De St-Réal Montréal.Qc.district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de BEDROSSlAN DAID.saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Plymouth Laser, année 1990, 2 portes, coul.rouge vin 4 série 4P3BS44T9LE022017, aile arrière, immatriculé au Québec.Conditions: ARGENT COMPTANT et ou CHEQUE VISE.Information: MICHEL LANDRY huissier du district de Montréal.Albertson 8 Associés, HUISSIERS -514-278-2414 - Fax.278-9667.7012.boul.St-Laurent, Suite 205.Montréal.PQ H2S3E2 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 7 HORIZONTALEMENT 1- Sabre.— Excès.2- Qui n'est pas contrôlé par la raison.3- Obscurité.— Transpira.— Coté du navire sous le vent.4- Mollusque.5- Palladium.— Crawlerons.6- Unité de radioactivité.— Irréprochables.7- Change l'air.— Suça.8- Pièce de bois fixée de chaque côté du mât d'un voilier.— Conifère.9- Avoir recours.— Disposer en anneaux.10- Sainbois.— Nommera.11- Cigarillo.— Largeur d'une étoffe 12- Orateur emphatique — Prune.VERTICALEMENT 1- Force associée au yang.— Porter un jugement prématuré.2- Hirondelle.— Risqua.3- Sélectionne.— Sur- 4- 10- 11- 12- protège.Aîné de Moïse.— Borné.Soldat américain.— Couple.— Première page.Attribuera.— Or.Assemblage de chevrons (Const.).— Pendant.— Stéra-dian.Monnaie du Nigeria.— Grison.Quatre saisons.— Papillon nocturne.Criante.— Liaison.Mesure de capacité.Canapé.— Aromatise.Solution d’hier AVIS .À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s’il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l’éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR PETITES CRÉANCES, NO.500-32-040042-980 - NOUVEL AVIS DE VENTE.LE GREFFIER POUR ETAU NOM DE REVETEMENT GENERALA T INC.Partie demanderesse -vs-ANGELA SILVAROLI.Partie défenderesse.Le 26ième jeur de août 1999 à 10h00, au 8341.25e Avenue.Montréal.QC, district de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets de ANGELA SILVAROLI.saisis en cette cause, consistant en: 1 automobile de marque Cadillac, immatriculé GNZ345, 1 four microondes, 1 Press de marque Abdick Offset 360 et accs et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIORE huissier du district de Montréal.Macéra S Associés.HUISSIERS - 514-848-0979 - Fax.848-7016, 31, rue St-Jacques Ouest.Rez-de-chaussée.Montréal, Québec H2Y1K9 1 1 | CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-019405-993 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT DameVINHLETHI Partie demanderesse -c- TIEN BUI NGUYEN Partie défenderesse ASSIGNATION Ordre est donné à Tien Bui Nguyen de comparaître au greffe de celte cour situé à Montréal.1 est rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en séparation a été remise au greffe à l'intention de Tien Bui Nguyen.Lieu: Montreal Date: 06 août 1999 FRANCOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT lesdits délais, le demandeur procédera à obtenir contre vous un jugement par délaut conforme aux conclusions qu'il sollicite.VEUILLEZ AGIR EN CONSÉQUENCE.Montréal, ce 23 juillet 1999 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT DE LA COUR SUPÉRIEURE BOIVIN & DESCHAMPS.AVOCATS 2540 Daniel-Johnson, Bureau 1108 Laval.QCH7T2S3 (450) 973-8010 PROCUREURS DU DEMANDEUR Prenez avis que la clôture de l'inventaire de la succession de feu Jean Dubé.domicilié au 11,039 rue Plaza, Montréal-Nord, Québec.H1H 2M9, né le 13-11-1959 et décédé à Montréal-Nord le 14-02-1999, peut être consulté au: 8460A, rue Cap-Chat, Si-Léonard, Québec, H1R 3B2.Richard Boucher, notaire PRENEZ AVIS que la compagnie PLACEMENTS PISAPIA INC PISAPIA INVESTMENTS INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 5 août 1999 MENDELSOHN ROSENTZVEIG SHACTER Les procureurs de la compagnie CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-051514-998 COUR SUPÉRIEURE (Chambre civile) PAOLO GERVASI Demandeur c.BANQUE DE MONTRÉAL et JOHN ROSSI et EMILE EL HADDAD Défendeurs PAR ORDRE DE LA COUR: Le co-défendeur, EMILE EL HADDAS, est, par les présentes, requis de comparaître, dans un délai de trente (30) jours de cette publication, personnellement ou par l'entremise de ses procureurs Une copie de l’action, de l avis de dénonciation de pièces ainsi que des Pièces P-1 à P-7 a été laissée au greffe de la Cour Supérieure du district de Montréal, à son intention.De plus, PRENEZ AVIS qu'à défaut par vous de signifier ou déposer votre comparution ou contestation dans AVIS D'INTENTION DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie 2863-8211 Québec inc.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 10 août 1999 MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : CREDICAR INC.corps politique, légalement constitué par lettres patentes, faisant affaireà 1 1355, Côte de Liesse, Montréal, Qc H9P1B2 étayant son bureau chef et sa principale place d'affaires à 5595, Paré, Montréal, Qc H4P IG7.Avis est par les présentes donné que Credicar Inc., District de Montréal, Province de Québec, a déposé une cession et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 23' jourd'août 1999,à 10h00.au bureau du Syndic, 400, de Maisonneuve Ouest, bureau 1202, Montréal (QC).PHIL BELL Comptable agréé / Syndic 400, de Maisonneuve Ouest Bureau 1202 Montréal (Québec) H3A 1L4 Tél.: (514) 282-1407 Consultez nos APPELS D’OFFRES sur INTERNET • ?’ rlint io7 in cliquez ici pour entrer http:lloffres.ledevoir.com Province de Québec VILLE DE LACHENAIE PÉRIODE D'ENREGISTREMENT ANNEXION Avis est donné que le Conseil municipal de la Ville de Terrebonne a adopté le règlement numéro 2347 intitulé ••Règlement décrétant l'annexion d'une partie du territoire de la Ville de Lachenaie» ayant pour objet d'élendre les limites de son territoire en y annexant une partie de territoire de la Ville de Lachenaie.Le Conseil municipal de la Ville de Lachenaie s'est prononcé sur le règlement d’annexion de la Ville de Terrebonne numéro 2347 lors de sa séance tenue à Lachenaie le 5 juillet 1999 et a approuvé le règlement de la Ville de Terrebonne en vertu de sa résolution numéro 99-07-427.La partie du territoire de la Ville de Lachenaie, visée par le règlement de la Ville de Terrebonne, est constituée d’une partie du lot 259 du cadastre de la Paroisse de Lachenaie d'une superficie de 20 829.3 mètres carrés tel que démontré au plan et à la description technique préparés par monsieur Gaétan Meunier, arpenteur-géomètre, et déposés sous le numéro 17 051 de ses minutes.Ce terrain est adjacent à l'école Armand-Corbeil.Une copie du plan de ce terrain est illustré au présent avis public.Prenez avis que les personnes habiles à voter ayant le droit d'ètre inscrites sur la liste référendaire du territoire décrit dans le présent avis peuvent demander que ce règlement fasse l’objet d'un scrutin référendaire en Inscrivant leur nom, adresse et qualité et en apposant leur signature dans un registre ouvert à cette fin.Ce registre sera accessible de 9h00 à 19h00 le 18 août 1999 au Centre administratif, 3060, chemin Saint-Charles, Lachenaie.Le nombre de demandes requis pour qu’un scrutin référendaire soif tenu est de UN (1).Lé résultat de la procédure d'enregistrement sera annoncé au Centre administratit, le 18 août 1999, à 19h05.Le règlement peut être consulté au bureau du greffier, au Centre administratif, durant les heures normales d'ouvertures des bureaux.CONDITIONS POUR ÊTRE UNE PERSONNE HABILE À VOTER QUI.À LA DATE DE RÉFÉRENCE, SOIT LE 5 JUILLET 1999, A LE DROIT D'ÈTRE INSCRITE SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE DU TERRITOIRE VISÉ PAR L'ANNEXION.À la date de référence, soit le 5 juillet 1999, une personne doit remplir les conditions suivantes: 1.La personne doit avoir son domicile sur le territoire visé par l'annexion du présent avis ou être propriétaire d'un immeuble ou occupant d'un établissement situé sur ce territoire.2.La personne physique doit être majeure et de citoyenneté canadienne.3.Un propriétaire indivis ou un cooccupant d'un établissement doit être désigné, au moyen d'une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou des cooccupants, comme la seule personne qui a le droit d’être inscrite sur la liste référendaire à litre de propriétaire de l'immeuble ou d'occupant de rétablissement.Un indivisaire ou un cooccupant ne peut être désigné s'il est inscrit, par ailleurs, comme personne domiciliée sur le territoire visé par l'annexion.4.Une personne morale doit, par résolution, désigner parmi ses membres, ses administrateurs ou ses employés une personne qui est majeure et de citoyenneté canadienne.DESCRIPTION ET CROQUIS DU TERRITOIRE VISÉ PAR L'ANNEXION Des limites du territoire à être détaché de la municipalité de la Ville de Lachenaie dans la municipalité régionale de comté des Moulins et à être annexé à la municipalité de la Ville de Terrebonne dans la municipalité régionale de comté des Moulins.Le territoire à être annexé comprend une partie du lot 259 du cadastre de la paroisse de Lachenaie, renfermé dans les limites ci-après décrites, à savoir: parlant du point d’intersection de l'emprise sud de l'autoroute 25 avec la ligne séparative des cadastres de la Paroisse de Lachenaie et de la paroisse Saint-Louis-de-Terrebonne; de là, dans une direction vers l'est jusqu'à la ligne est du loi 259: de là, dans une direction vers le sud en suivant la ligne séparative des lots 258 et 259 jusqu'à limite sud du lot 258-156: de là, dans une direction vers l'ouest en prolongeant la ligne sud du lot 258-156 jusqu'à la ligne séparative des cadastres de la paroisse de Lachenaie et de la paroisse Saint-Louis-de-Terrebonne; de là, dans une direction vers le nord-ouest en suivant la ligne séparative des cadastres de la paroisse de Lachenaie et de la paroisse de Saint-Louis-de-Terrebonne jusqu'au point de départ.Laquelle parcelle de terrain contient en superficie, vingt mille huit cent vingt-neuf mètres carrés (20 829 m!) (minutes 17051).Donné à Lachenaie, Qc ce 13 août 1999 Le greffier.Me Judith Viens, L.L.L.M B A.Transports Québec Québec APPELS D’OFFRES ET DE CANDIDATURES Contrat n° : 3573-99-4413: Entretien d'hiver et d'été pour les années 1999-2000.2000-2001.2001-2002.2002-2003.2003-2004 et 2004-2005.d’une section de la route 389.de Manie 5 du côté nord du pont de la rivière Anda à 5.5 km au nord de la rivière Torrent, dans divers cantons.M.R.Ci, Manicouagan et Camapiscau.circonscriptions électorales Saguenay et Duplessis Longueur : 138.64 km Garantie de soumission exigée 115 600 S (cautionnement) ou 57 BOO S (autres) Réception des ollres salle des soumissions de Québec Clôture de Tappet d ottres et ouverture des offres Québec, le mardi 31 août 1999, 15 h.Seules seront considérées les ollres présentées par des fournisseurs possédant les qualihcations requises, ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental et qui ont commandé une copie du dossier d appel d ottres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent.dans le cas d'un consortium, cette dernière exigence est considérée rencontrée si chacune des parties s 'est procuré une copie du dossier d'appel délires Ne sera pas considérée une soumission présentée par une personne ayant bénéficié, en 1997.d'une mesure d’application temporaire ou de départ assisté prévu à la Loi sur le régime de retraite des employés du gouvernement el des organismes publics ou par une entreprise pue cette personne contrôle directement ou indirectement ou par un autre tiers lorsque, dans ce dernier cas.l'un des principaux exécutants du contrat serait une telle personne Le ministère des Transports ne vend plus les dossiers d’appels d'ottres, les lournisseurs doivent désormais les commander par l’entremise du système électronique MERX : Téléphone : 1 800 984-8379 Courriel : merx@cebra.corn Les intéressés peuvent consulter les documents d appel d ottres en s 'adressant aux bureaux suivants : MONTRÉAL Salle des soumissions Ministère des Transports Tour de la bourse 800.Place Victoria.13e étage Case postale 395 Monlréal (Québec) H4Z 1J2 Tél : (514) 873-6061 Le Ministère ne s engage à accepter aucune des offres reçues Le sous-ministre André Trudeau QUÉBEC Salle des soumissions Ministère des Transports 700, boul René-Lévesque Est 2e étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél (418) 644-8848 LA METEO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi -Ok max 23 min- -J9 max 27 # 37 = # y: f ï% '«¦ VENTEUX BROUILLARD PUJIEAVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 18/10 Goose Bay 15/10 Blanc Sablon Kuujjuarapik 13/9 'iWl'l 16/8 La Grande IV .k 20/16 Iles de la Madeleine Chibougamau 18/10 1 ! ! / ' fRivière-du-Loup 20/13 ¦ jf" 23/13 Chicoutimi # Québec 17/9 'tWl1!1 .21/16 Vald’Or ''' x 22/16 Rivières 23/19 ¦ 23/16 _ herbrooke Montréal Lever 5h54 Coucher 20h06 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max 21 SS min 1g Smn 19 Aujourd'hui Ce Soir Samedi TfiW Tf0 ¦T/, w_____, y!Wr Dimanche Lundi irfll '/Wlj max 25 SS min -17 SS max 27 „____ Météo-Conseil 1 900 565-4455 Frais applicables |+| Environnant.Canada météû à \di SCMCe V~r~P\ LE DEVOIR.LE V E X D R EDI I 3 A O V T 1 !» il il POLITIQUE Forces armées «Des montants minimes de naphte ont été ajoutés dans votre café» HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa — L’histoire de l’ex-officier Matthew Stopford devient de plus en plus rocanibolesque.Stopford, qui attribue ses malaises à l’exposition aux BPC et au sol contaminé à la bauxite pendant son séjour en Croatie de 1993 à 1995, aurait peut-être été victime d’un empoisonnement au naphte.Perplexe, l’adjudant Stopford, qui ne se doutait de rien, a appris cette nouvelle fracassante dans une lettre qu’il a reçue du Grand Prévôt des Forces canadiennes, la brigadière générale Patricia Samson.Dans cette lettre datée du 4 août, il apprend qu’il a peut-être été intoxiqué à son insu au naphte par ses soldats pendant son séjour en Croatie.Le naphte est un genre de kérosène utilisé comme combustible dans les «poêles Coleman», les lanternes et les réchauds.«Bien qu’il soit impossible de vous fournir des détails précis, on allègue que des montants minimes de naphte [une ou deux gouttes] ont été ajoutés secrètement dans votre café de façon régulière par d’autres militaires pendant une période prolongée», écrit le Grand Prévôt Samson.De plus, il appert qu’on aurait mélangé de l’acide provenant de piles dans la nourriture de Stopford, a-t-on expliqué hier.Le brigadier général Samson demandait à M.Stopford de lui faire confiance, de consulter son médecin et de ne souffler mot à personne des allégations d’emprisonnement de peur de compromettre l’enquête en cours.Visiblement ébranlé par ces nouvelles révélations, M.Stopford refuse toutefois de croire que ses militaires auraient voulu le tuer.«Je n’avais pas de lâches dans mon peloton et cela aurait été un acte lâche», a-t-il justifié lors d’une conférence de presse à Ottawa.D dirigeait un peloton d’une trentaine de Canadiens en Croatie.• Selon l’ex-offider, cette histoire n’a ni queue ni tête.Si on avait ajouté des gouttes de naphte dans son café, il s’en serait japerçu, a-t-il expliqué aux journalistes.«Quant à l’acide des Whiles, je n’en ai jamais mangé mais je suis pas mal sûr que ça aurait provoqué des brûlures.» M.Stopford croit que cette histoire n’est qu’un «écran de fumée» pour le discréditer, lancer la presse sur une fausse piste et détourner l’attention de l’enquête sur l’exposition possible des soldats aux BPC et la bauxite.Il ne fait pas confiance à l’armée parce que pendant six ans personne n’a voulu prêter foi à ses plaintes au sujet de la dégradation de son état de santé, a-t-il rappelé vigoureusement.L’homme de Peterborough, en Ontario, souffre de maux d’estomac et a perdu l’usage d’un œil.Si cette histoire a une once de vérité, M.Stopford croit que la GRC devrait s’en mêler.Le critique du Bloc québécois René Laurin a abondé dans le même sens.Pour lui, l’enquête en cours n’aura aucune crédibilité si on permet à l’année d’enquêter «sur elle-même».L’année prend toutefois l’affaire très au sérieux.Le Service des enquêtes nationales des Forces canadiennes a institué une enquête criminelle.Conférence des premiers ministres Bouchard aurait dû réclamer un partage fiscal plus équilibré, affirme Charest Le chef libéral se dit plus autonomiste que le premier ministre ROBERT DUTR1SAC LE DEVOIR Le chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest, se dit «beaucoup plus autonomiste que le gouvernement du Parti québécois» et déplore le manque de leadership de Lucien Bouchard qui n’a pas proposé, durant la conférence des premiers ministres provinciaux, im changement du régime fiscal canadien.M.Charest aurait voulu qu’à titre de président de la conférence et responsable, selon lui, de l’ordre du jour de la rencontre, M.Bouchard ait forgé un consensus autour du transfert de points d’impôt vers les provinces, une demande traditionnelle du Québec que le chef du gouvernement a préféré mettre de côté.La conférence a abouti à «une liste d’épicerie» témoignant d’«Mwe absence de vision».Et cette absence de vision, il faut l’attribuer, selon M.Charest, à la présidence de la conférence assumée par Lucien Bouchard.«C’est une question de leadership», a dit M.Charest.Demander au fédéral de réduire ses impôts, comme l’ont fait les 13 premiers ministres et leaders territoriaux, ce n’est «pas compliqué ou très exigeant».La conférence aurait dû conduire à une proposition sur un nouveau «partage fiscal basé sur une plus grande autonomie du gouvernement du Québec avec un transfert de points d’impôt», une «vision» déjà contenue dans le programme électoral du Parti libéral de 1997.«Le gouvernement fédéral serait drôlement plus mal à l'aise devant un gouvernement libéral [au Québec] qui demande ce type de changements», a dit M.Charest.Ce transfert de points d’impôt devrait représenter «plusieurs milliards de dollars» de plus pour le gouvernement québécois, a-t-il évoqué, et comprendrait un programme de péréquation supplémentaire pour les provinces de l’Atlantique.«C’est une bataille qui doit être engagée maintenant», a soutenu le chef libéral.Selon lui, le Canada est mûr pour «un changement réel au régime fédéral».La conférence fut la confirmation qu’«KH mouvement de fond», «irréversible», qui conduira à davantage d’autonomie pour les provinces, est amorcé, «une oc- jean casion unique de changer le système fédéral dans le sens des intérêts du Québec», a-t-il dit.Encore une fois, le chef libéral a déploré que M.Bouchard n’ait pas abordé la question constitutionnelle durant la conférence, comme l'avait fait René Lévesque en 1979.Alors que les autres premiers ministres ont qualifié M.Bouchard de «capitaine Canada», M.Charest s’est demandé si le premier ministre est «un converti ou un caméléon».Dumont: enchanté Le chef de l’Action démocratique, Mario Dumont, s'est dit, pour sa part, très heureux du consensus sur lequel s’est conclue la conférence des premiers ministres.Contrairement au chef libéral, M.Dumont s’est réjoui du fait que la question de Constitution n’ait pas rebondi durant la rencontre.Les participants «ne sont pas tombés doits le piège partisan que leur tendaient Jean Charest ou Stéphane Dion», qui semblaient «souhaiter que la chicane prenne».M.Dumont s’est dit très satisfait que lest premiers ministres réclament du fédéral des baisses d’impôt un gouvernement qui a été «paresseux» à cet égard.«H n’y a rien—ça fait des années que je dis ça — qui pad être plus de compétence fédérale exdusitv que les baisses d’impôt», a-t-il dit.harest Quant au nouveau partage fiscal préconisé par M.Charest, M.Dumont juge qu’une telle proposition, s’il elle avait été présentée par le Québec lors de la conférence, n’aurait sans doute pas été un facteur de succès «avec M.Tobin qui avait le Red Book dans sa poche».Favorable à une réforme fiscale du régime fédéral, M.Dumont estime que, tant et aussi longtemps que «M.Chrétien est en place, il ne fout pas se foire de cachettes, il ne fout pas non plus taper dans des murs de brique juste pour le plaisir de s'ouvrir les jointures».Baisses d’impôts Chrétien y voit la position du livre rouge «C’est l’approche équilibrée que nous avons proposée et elle est acceptée, alors bravo!» JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les demandes des premiers ministres provinciaux en faveur de baisses d’impôt et de hausses dans les dépenses des programmes sociaux ont obtenu un accueil favorable de Jean Chrétien, qui y voit une approche équilibrée inspirée tout droit des promesses de son parti.«Ils ont adopté la position que nous avons dans notre Livre rouge, selon laquelle il faut partager [les surplus budgétaires] entre les coupures d’impôts et les réductions de la dette et les programmes sociaux et êcono-miques», a affirmé le premier ministre Chrétien, hier, en marge d’une rencontre avec la présidente de la Lettonie, Vaira Vike-Freiberga.«Quant à déterminer, a-t-il ajouté, quelles sont les demandes acceptables, inacceptables, nos priorités, leurs priorités, nous allons en discuter.» Il affirme que la «stratégie équilibrée» défendue par les provinces reprend l’approche adoptée par son gouverne ment.«C’est l’approche équilibrée que nous avons toujours proposée, et elle est acceptée par les provinces; alors, bravo!» Loin de la coupe aux lèvres Toutefois, quand on lui demande comment cette approche se traduira dans la réalité, M.Chrétien est moins loquace.Ainsi, au sujet des baisses d’impôts, il soutient que le gouvernement a déjà commencé à baisser les impôts et qu’il a l’intention de poursuivre ses efforts.«C’est sûr qu’on peut toujours réduire les impôts, dit-il, mais la société doit continuer: il y a des problèmes économiques et sociaux qui ont besoin d’attention.» M.Chrétien ne donne pas beaucoup de poids à l’étude de la Banque Royale publiée mercredi, qui avance que les impôts personnels pourraient être réduits de 20 % en cinq ans sans que le financement des programmes du gouvernement en souffre.«Il y a bien des études comme ça», remarque-t-il.Sans surprise, M.Chrétien reprend ainsi les grandes lignes des commentaires de son ministre des Finances, Paul Martin.Celui-ci a indiqué mercredi que la diminution du fardeau fiscal ne peut pas être la seule priorité du gouvernement en raison des besoins économiques et sociaux de la société canadienne.Le Livre rouge libéral prévoit que les surplus budgétaires seront partagés en deux: une moitié pour la réduction de la dette et du déficit, et l’autre moitié pour les baisses d’impôts et les investissements dans les programmes sociaux et économiques.Téléphone: 985-3322 LES PETITES ANNONCES Télécopieur: 985-3340 M m 1 • N • D • E *X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100*150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 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3M9 Télécopieur; (514) 985-5967 Nous remercions à l'avance toutes les personnes qui soumettront leur candidature, seules les personnes retenues pour une entrevue recevront un accusé de réception ENTRETIEN, RENOVATION Peinture bon prix Alain après 18h 640-3167 DÉMÉNAGEMENTS ARTISAN - DEMENAGEUR Courtois, ponctuel, attentionné VINCENT SCAU0N, 946-9553 GIUES J000IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité: Appareils électriques.Assurance complète.253-4374.TELEFUSION 2000 La sduper ligne de rencontres à Montréal.Toujours gratuite pour les femmes.Enregistrez votre annonce gratuitement.Appelez dès maintenant: (514)380-0000.£mnro0.080 Noranda 24.850 14,950 96320 150 22.000 21,000 21,000 -0.850 Un.Domm voir plus bas Nortel Sr5 25.700 24.250 200 24,750 24,750 24,750 -0,350 iVersus 25,950 8.500 700 10.600 10400 10 600 ?0600 Nortel Sr7 25,100 24.150 2000 24,200 24.150 24,150 •0,500 fV.Houtte 30000 23,000 6800 32 25,000 25,000 25,000 ?1.000 Nortel 138,750 42,000 d345642 126.000 121.850 122,000 •2.000 fVelan 39.000 22,000 600 14 25,750 25,500 25 500 • -0,350 Nova chm 34,750 17,300 150375 54 34 500 34,000 34,300 ?0,050 jVenCan 0,500 0,150 5000 0,230 0,230 0,230 ?0,020 jNovic 3,600 1,500 1450 31 1,900 1,850 1,850 ?0,050 (Videotron 32,500 15,000 18227 23,000 22.750 23,000 ?0,050 iNymox 9,500 3.750 7100 4,650 4,300 4,300 •0,900 jVior 0,135 0,055 12000 0.065 0,065 0.065 •0,015 (Virginia 0,980 0.420 45050 0.430 0,420 0,420 -0,010 O P Westaim 8,500 4,950 3870 7,400 7,300 7,300 Westburne 17,750 12,050 23600 11 15.000 14,500 14.550 ?0.300 fOnexCorp 29,500 13,000 1860 9 25,550 25,000 25,150 ?0,400 Westcoast 31,550 27.400 1984% 17 27.800 27,400 27.450 •0050 (OptiGen 5,450 3.750 800 32 4,100 4.100 4,100 ?0,100 West5,50% 26,250 23.100 1200 24,000 23,900 24.000 ?0.100 jOrex exp 0.150 0,020 151200 0,140 0,125 0,130 •0,005 iWstrn.Oc 3.800 2.000 300 33 2.000 2,000 2.000 •0500 (Orleans 0.850 0,070 182484 0.090 0,070 0,070 •0.030 S 1 0,220 0.100 9500 0160 0,150 0,150 •0.010 0.250 0,020 25000 0.120 0.120 0,120 13 848 748 Pancdn.Pt 24.000 15,050 550 34 23,300 23,100 23,100 •0.500 Paprboard 3,400 1,800 4650 2,800 2,700 2,800 ?0.100 2,500 0.210 1000 0.850 0 850 0.850 Inco.Pr.E 42.000 33,000 2750 40,600 40100 40200 -0.450 Pengr.Enr voir plus bas Perkins,P 7,500 5,000 400 11 6.400 6,400 6,400 •0.050 Total des ventes 2 750 Petro Can 23,300 14,750 192525 56 22.850 22,550 22,550 •0.200 Philip 3,140 0,160 500 0,270 0,270 0,270 ?0.040 OBLIGATIONS (en milliers) PhoenixLS 18,250 8.100 1400 26 9,250 8.950 9,250 ?0,050 cBoralex7% 106,000 90,000 d5 102.050 102,050 102,050 •0050 iPhotoNet 1,500 0,300 Z150 0.760 0.760 0,760 cForex 8% 450.000 104.300 d34 459000 445.000 456.000 ?6.000 Pla.Dome 27,200 12,550 372900 28 17000 16,100 16,100 •0200 cTD hybrid 105.000 95.000 48 99550 99000 99.000 ¦0.550 (Powr Cr 35,400 21,750 38875 11 26000 25.600 25,750 ?0.150 cTechmirBM 25,000 80.000 dlO 117 050 117,050 117,050 •7950 Power.Fin 35,600 22,800 50842 11 25,700 25,250 25,700 ?0.400 Total des ventes 97000 Premdor 18.500 9,650 20400 11 16,250 15.600 15,600 •0800 UNITES EN FIDUCIE p Athabasca 24,000 14.000 22668 60 23,950 23,850 23,900 ?0.100 y XV EnerMark 4,700 2,300 41994 3,760 3,720 3,760 ?0,040 QuebecTel 19,000 14.000 16667 16 16.250 15.800 16.000 -0.100 Enpfnd.G 3,250 2.000 13234 2,770 2,700 2.700 •0,050 OuebecoA 39,500 26.750 850 14 37,500 37,250 37,500 ?0250 Frhold.UN 7,000 4.130 4950 5,700 5,500 5.600 ?0,100 fOuebecoB 39,250 26.500 5570 14 37.900 37,050 37,450 •0.050 Legacy.un 9.200 5.000 1050 11 8,100 8.100 8.100 iRadisson 0.190 0.060 33895 0 090 0.075 0.075 Multfd.un 15,500 11,050 1000 12,000 12,000 12.000 ?0,200 Renaisnce 24.150 12,650 320200 23,450 22.500 23.350 ?0,350 Newcastle 17,350 9 300 1800 15,250 15,000 15.250 ?0500 fRepap 0,185 0065 121000 0,095 0090 0 095 ?0.005 Pengr.Enr 15.600 10 000 11450 15.600 15,350 15.600 ?0.100 Richelieu 10,150 7.000 900 14 10,150 10.000 10,150 ?0,450 T.Ca.G.U 27,200 21,050 1100 15 23,050 23,000 23,000 -0.200 Rk).AIgom 23,500 14,500 45080 23.250 23,250 23.250 •0,250 Triax.Un 13,150 11,300 3600 13 12.500 12,350 12 500 -0.100 iRobex 0,510 0,130 14000 0.410 0.360 0,410 ?0.070 Total des ventes 102 846 tRogerC.B 34,700 8350 600 93 27,000 26000 26,000 •0,700 Rolland 7.700 5,500 3200 10 6.000 5,750 5,750 -0.500 UNITES PARTAGEES Royal.Avi 4,900 1,350 12900 2,100 2,000 2,100 ?0.050 jAmalg.ln 9,250 6.250 z50 8,650 8,650 8,650 GaiAletro 18,850 14,250 11810 13 17.400 17,150 17,350 •0.050 s T T.Can.P.U 29,800 23,800 7100 17 25,950 25,500 25.750 •0,100 Total des ventes 18 960 iSAMSys 1,690 0,250 38200 1,020 0,950 1,000 ?0,100 SNC-Lav 14.000 8.500 15770 12 11.200 11,050 11.050 •0,100 DIVISIONS INTERNATIONALES SR.telcom 5,250 1.800 47600 34 2.100 1,910 2,100 ?0.100 (en dollars canadiens) ISt,Sauva 0,700 0,450 1000 63 0.630 0,630 0.630 ?0.030 Cased s.a.6,750 3.500 300 5,000 5.000 5,000 San.Fra.A 11,750 7.000 650 14 7,000 7,000 7.000 •0,250 Un.Domm 43,200 25,000 400 10 36,100 36.100 36,100 ?0.350 [) E V 0 I R VENDREDI 13 AOUT 1 il 9 9 A 8 L E L E EDITORIAL Déjouer les tyrans Faire triompher les droits humains à l’échelle internationale?La partie n’est pas gagnée, il va sans dire, comme en témoignent la guerre et l’après-guerre au Kosovo.Comme en témoigne aussi la situation au Cambodge et au Chili, où néanmoins des avancées se dessinent qui signalent sur le plan judiciaire que le droit humani- .taire progressera à condition de s’adapter.st célébré cette semaine le cinquantenaire des Conventions de Genève, qui ont été conçues pour «civiliser» les guerres et limiter les horreurs qu’elles font subir aux militaires, aux prisonniers de guerre et aux populations civiles.Le réalisme qui a animé leurs concepteurs est effrayant: il revient à prendre acte de l’inévitabilité des conflits armés.Ces conventions n’ont pas permis d’éviter que des ___________ massacres soient commis au Cambodge, au Rwanda ou dans les Balkans.N’empêche que dans le même temps, ce qui est presque paradoxal, elles ont fait une contribution à l’évolution du droit international.Ainsi que le soulignait hier le chroniqueur Marcus Gee, du Globe and Mail, leurs principes forment aujourd’hui la base des accusations portées par les Tribunaux pénaux internationaux sur le Rwanda et l’ex-Yougoslavie.Tout comme sur eux ont été jetées les fondations de la (virtuelle) Cour criminelle internationale.Si ce n’est que pour ces raisons, l’anniversaire des Conventions de Genève ne mérite pas qu’on le balaie sous le tapis.Les événements qui se produisent actuellement au Cambodge — concernant la mise sur pied d’un tribunal mixte pour juger les Khmers rouges — et au Chili — touchant la nouvelle stratégie employée par les avocats des «disparus» pour contourner l’amnis-GuyJ‘l‘llefer tie que s’est octroyée le régime Pinochet — viennent ajouter à la réflexion, en chassant la caricature qui consiste à concevoir un monde idéal comme la soumission des souverainetés nationales à un droit humanitaire appliqué à l’échelle internationale.La guerre du Kosovo, source d’un gâchis humain réalisé au prétexte d’objectifs humanitaires, a sensationnalisé cette simplification.Au Cambodge, devant le refus de l’autoritaire premier ministre Hun Sen de laisser un tribunal international indépendant juger pour génocide et crimes contre l’humanité les chefs du régime khmer responsables de la mort de un à deux millions de personnes entre 1975 et fin 1978, les Nations unies ont proposé la création d’un tribunal mixte établi en vertu des lois cambodgiennes et formé de juges cambodgiens et étrangers.La formule onusienne prévoit que la majorité des juges seraient étrangers, ce à quoi s’oppose pour le moment Hun Sen.Il faudra que des pressions internationales, en particulier celles de la France et des États-Unis, le fassent céder.Reste que la formule est prometteuse, puisque serait tenu au Cambodge même un procès à caractère international auquel participerait aussi la société cambodgienne.Voici une situation où, en quelque sorte, un tribunal pénal ferait œuvre de commission Vérité et Réconciliation, avec jugements et condamnations à la clé.Pendant qu’à Londres le général Augusto Pinochet attend, au Chili le combat contre l’impunité est mené avec audace sur le terrain même de l’appareil judiciaire national.On n’en entend pas beaucoup parler ici.La percée est survenue récemment lorsque des avocats représentant des familles de militants disparus sous la dictature ont mis le doigt sur une faiblesse de la loi d’amnistie.Ils ont fait valoir avec succès que, faute d’avoir retrouvé leurs corps, il fallait présumer que les opposants enlevés dans les années 70 étaient toujours détenus.Ce faisant, ces cas (ils sont environ un millier) échappent au champ de la loi d’amnistie qui couvre spécifiquement les crimes commis entre 1973 et 1978.Cette stratégie de l’«enlèvement perpétuel» a coincé les forces armées, qui ont toujours nié avoir fait «disparaître» des opposants de façon systématique.L’idée fait donc maintenant son chemin dans certains quartiers de l’armée chilienne que la vérité doit enfin être connue.Qu’est-ce alors à dire?Que les forteresses de l’impunité ne sont pas imprenables.Et que, tentant de déjouer les tyrans, le droit humanitaire n’a pas fini d’aiguiser ses couteaux.gtai Ile fer@ledevoir.com Uère du gigantisme omment ne pas réagir devant des projets d’acquisition aussi gigantesques que ceux d’Alcan-Péchiney-Algroup (A.RA) I avec des revenus totalisant 21 milliards de dollars, ou d’Al-I I coa-Reynolds avec des revenus de 28 milliards?Dans le pre-mier cas, la nouvelle entreprise aura 91 000 employés répar-!===“ tis dans 59 pays, alors que dans le second cas, il est question de 123 000 employés! Et dans tous les cas, des usines et des travailleurs du Québec seront affectés à plus ou moins long terme.On peut certes se réjouir avec le premier ministre Lucien Bouchard de ce que ce soit Alcan qui fasse l’acquisition des deux autres grands producteurs d’aluminium, et non l’inverse.Ainsi, la fusion n’aura à peu près pas de conséquences négatives au Canada.du moins selon la direction d’Alcan.Au contraire, cela pourrait même entraîner une augmentation du nombre d’employés au siège social de la compagnie, à Montréal.Si cela s’avère, tant mieux! Mais encore faut-i que le siège social reste ici à long terme.Ce qui n’est pas certain.Qu’on ne s’y trompe pas: c’est aux nouveaux bureaux de la haute direction du groupe, à New York, que les décisions seront bientôt prises.Pour l’instant, moins de deux douzaines de personnes, dont le grand patron Jacques Bougie, occuperont ces bureaux new-yorkais, mais il n’est pas ridicule de se demander si nous n’assisterons pas au transfert progressif des activités du siège social de Montréal.Un scénario semblable à celui qui fut suivi par Seagram, qui n’entretient plus depuis longtemps qu’un siège social symbolique à Montréal.Lorsque, dans deux ans, le président Bougie aura cédé sa place à son successeur désigné, l’actuel patron de Péchiney, il ne serait pas surprenant que ce dernier cherche à regrouper à New York les cadres de la haute direction de A.P.A.et leurs subalternes.Une manœuvre logique puisque, contrairement aux actionnaires d’Alcan qui sont majoritairement canadiens, un quart seulement de ceux du nouveau groupe le sont.On a aussi dit qu’on n’envisageait pas la fermeture d’usines en sol canadien, l’Europe étant surtout touchée par la rationalisation qui s’annonce en vue de faire des économies de 600 millions de dollars.Là encore, il est permis d’en douter puisque certaines des usines canadiennes de la compagnie fonctionnent à coûts très élevés.Réjouissons-nous avec le premier ministre Bouchard de ce que Alcan ait acquis le contrôle d’un groupe qui passe ainsi au premier rang mondial, du moins d’ici à ce que Alcoa ait réussi sa propre tentative d’acquisition de Reynolds, ce qui est loin d’être fait.Après tout, le contraire eût été désastreux.Cela étant, gardons-nous d’un excès de plaisir.Attendons plutôt de connaître les plans définitifs de rationalisation qui suivront les réjouissances.jrsansfacon@ledevoir.ca Jean-Robert Sansfaçon O ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, PIERRE CAYOUETTE, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ M.Pixel?Connais pas! À monsieur le maire.Excusez-moi: j’ai beau chercher dans le dictionnaire sous les R., pirouette.pizza .je ne trouve nulle part le mot picsel.Pixel.?Encore moins dans les pages des noms propres: Pitt, Pitoef, Pixérécourt.non, point de Pixel.Quel est donc ce personnage illustre qui a gagné ses épaulettes et mérite que la Ville de Montréal donne son nom à une des rues du faubourg aux Récollets?Et cela pour remplacer les noms Prince, Duke, Queen, King des rues de ce vieux quartier industriel en passe de devenir la Cité du multimédia.Pourtant, nous en avons aussi, des seigneurs dans ce domaine des arts, des lettres, de l’image et du son, capables de remplacer ces représentants de la royauté britannique.Le premier: le prince, Harold Greenberg, qui de sa petite boutique de photo de la rue Saint-Antoine a bâti l’empire international d’Astral Pathé Belle-vue à partir d’ici, de ce Montréal qu’il n’a jamais voulu quitter bien qu’il eut le courage et l’audace de sauter sur Hollywood, Londres et Paris dans tous les domaines du multimédia.Son magistral et dernier discours devant les membres de la Chambre de commerce, voilà quelques mois, traçait la voie de ce regroupement de tous les secteurs de cette industrie moderne.Son équipe emploie maintenant des centaines de jeunes Montréalais qui s’excitent devant leurs planches à dessin électroniques.Le deuxième: un véritable grand duc cet homme qui, de gouvernement en gouvernement, de Duplessis à Lucien Bouchard, a orchestré avec son immense talent et son désir de faire bouger les choses les relations publiques de l’État québécois, de la Société Saint-Jean-Baptiste, de la Fondation Lionel-Groulx, de l’Hydro-Québec — la société nationale par excellence —, du Salon du livre, du Comité de survie du journal Le Devoir qui, sans lui, serait encore moribond faute de fonds, et de son outil ultime de relations publiques, le magazine Forces, souvent porteur bien haut et diffuseur bien loin des couleurs de Montréal! Combien d’artistes d’ici le grand duc Marcel Couture a-t-il aidés dans son admirable parcours, obsédé par sa vision culturelle?Ne mérite-t-il pas sa rue, dans ce qui va devenir, un peu par ses inlassables interventions, la Mecque des industries culturelles?Et le troisième grand, le très grand seigneur, le roi, celui qui, de sa feuille de chou devenue le plus grand quotidien français d’Amérique, 1 e Journal de Montréal, a planté dans tous les jardins du monde, de la Finlande au Chili, de Washington à Paris, son bébé Québécor devenu le géant planétaire de l’imprimerie.En voilà un seigneur des multimédias qui nous a lui aussi quittés récemment et qui mérite un boulevard.Tous les trois regroupés comme les chevaliers de la table ronde dans un conseil d’administration virtuel, sur le terrain qu’ils ont ensemencé de leur farouche talent, ils pourront encore, à coups de gueules ou de leurs grands sourires d’enfants turbulents, nous donner des inspirations nouvelles et faire que la Cité du multimédia prenne son envol et rayonne partout Allons, monsieur le maire, un peu de bons sens, ce sont des hommes, mêmes disparus, qu’il faut glorifier en donnant leurs noms à nos rues, et non les techniques! Le jour des funérailles du duc Marcel Couture, quelle admirable initiative! René Delbuguet Cofondateur de l’Association des photographes et illustrateurs du Canada Montréal, 9 août 1999 Dopage : c’est la faute du système C’est avec stupéfaction que j’ai appris que l’athlète de roller-hockey professionnel Steve Vézina a été trouvé coupable de dopage aux Jeux panaméricains.Comme sportif, je ne savais pas que le monde du hockey avait des athlètes qui se dopaient.Oui, c’est un fait, d’autres dieux du stade dans le monde du hockey professionnel utilisent des pro- LETTRES -?- duits dopants pour améliorer leurs performances.Et selon moi, le cas de Steve Vézina en est un parmi tant d’autres.Combien se dopent et ne seront jamais trouvés coupables?C’est l’évidence même.Et combien d’amateurs de sport, dont je suis à chaque grande compétition sportive, se demandent si tel ou tel athlète se dope et triche?C’est un fait maintenant, aucune compétition sportive n’est désormais épargnée.Oui, les contrôles antidopages sont plus nombreux aujourd’hui, mais ils ne détectent pas tous les cas de dopage.Combien d’athlètes utilisent des produits masquants et camouflent ainsi la prise de produits dopants?C’est une pratique courante dans le monde du sport amateur et professionnel.De plus, dans certains pays, le dopage est institutionnalisé, et des scientifiques travaillent pour leur pays en se servant de la médecine sportive et de la pharmacologie pour doper des athlètes.Certains athlètes sont de véritables laboratoires humains.C’est la faute à la société, sa mutation et sa mouvance.Le système est ainsi fait qu’il incite l’athlète à prendre des produits performants.Pour battre des records et réaliser des prouesses sportives, combien d’athlètes se droguent et sont des tricheurs?Malheureusement, le sport chez les jeunes n’est pas épargné.De fait, combien de sérieux observateurs de la scène sportive disent ouvertement qu’on devrait légaliser le dopage?C’est une école de pensée très contemporaine.C’est à se demander où va le sport et son éthique.Particulièrement dans la modernité de notre époque.Yves Préfontaine Sherbrooke, août 1999 Le CRTC doit se raviser : le 690 à RC et le 940 à CKVL Entêtement, provocation, inconscience, magouillage, discrimination: trop peu de qualificatifs pour dénoncer le refus insolent, infamant, du CRTC à la demande de Radio-Canada, notre radio publique, de créer un réseau unique, original, d’info continue à sa fréquence 690.De mémoire d’homme, jamais une décision aussi mauvaise du CRTC n’a été autant décriée et à l’unanimité par toute la presse francophone de Montréal.Une levée de boucliers indice d’un ras-le-bol de l’élite francophone contre les tentatives hypocrites de tuer Radio-Canada en l'affamant.Radio-Canada ne doit pas baisser les bras; il faut aller en appel.Contre-attaquer vivement! Entretemps, il faut mobiliser l’opinion publique, alerter le Bloc à Ottawa et l’Assemblée nationale pour faire casser cette sotte décision, ce magouillage qui origine de cette hystérique de Hamilton en Ontario, Sheila Copps, qui doit être tenue de s’expliquer aux Communes sur son rôle dans cette ténébreuse affaire, qui sent de plus en plus mauvais.Cette attaque contre le Québec français fait ressortir l’extrême urgence de transférer à Québec tous les pouvoirs du CRTC colonial que l’avenir d’une radio francophone de qualité ne préoccupe pas.Allons-nous laisser le Canada anglais ou Mme Copps, selon ses humeurs politiques, décider de l’avenir de notre radio publique de langue française?La plupart des critiques et commentateurs de la radio sont unanimes sur un aspect précis: il faut multiplier le nombre de stations AM de langue française à Montréal car les anglophones dominent sur la bande AM: cela est un scandale, et très dangereux politiquement parlant.Comprenons bien ce qui suit: CKVL mérite une meilleure fréquence, le 940 lui conviendrait fort bien, et que Radio-Canada reprenne sa fréquence 690 qui lui a appartenu pendant plus de 50 ans! La petite station anglophone CIQC est une station virtuellement morte, elle rejoint à peine 1 % de l’écoute radio et une puissance plus forte n’y changera rien.Cette station dépassait les 400 000 auditeurs dans les années 70.Son déclin est très logique: il y a deux fois trop de stations AM anglophones à Montréal.CJAD domine en anglais à Montréal et CBC fait le reste dans les nouvelles internationales.En toute logique, le CRTC devra faire amende honorable, avouer son erreur et accorder les deux fréquences 690-940 pour des services francophones: le 690 à Radio-Canada pour info-radio et le 940 à CKVL dans son format actuel.CIQC doit disparaître, et avec elle, les animateurs crétins racistes qui l’animent! Dès lors, Montréal pourra compter quatre stations AM francophones — CBF 690, CKAC 730, CKVL 940 et CJMS 1040.Les anglos pourront conserver CJAD, CBC et CKGM.Et qu’on nous fiche la paix avec la venue future de la radio numérique, responsable de ce beau gâchis! Jacques Blais Directeur et fondateur SOS Québec-Radio et Télé Le rituel tauromachique Devant la levée de boucliers que soulève une fois de plus l’annonce d’un spectacle taurin à Montréal, il m’apparaît important de répondre au plaidoyer des «amis des animaux», et ce, non pas tant pour clore une polémique qui en a vu d’autres que pour rétablir certains faits et, partant, déconstruire un discours qui, sous ses dehors vertueux, n’est en fait rien d’autre qu’une manifestation inconsciente d’intolérance, un sermon bégueule où l’ethnocentrisme le dispute à l’ignorance.Mesdames et messieurs émules de saint François d’Assise, sachez que la corrida ne saurait en aucun temps se réduire à une manifestation mesquine et lâche de torture animale telle que vous vous plaisez à la décrire sans même en connaître la première lettre.Le rituel tauromachique constitue l’expression d’une relation millénaire entre l’homme et l’animal, relation souvent conflictuelle certes, et non dénuée de souffrance et de sang, mais toujours empreinte de cette dévotion et de ce respect craintif pour la bête qui, de tout temps, a fait d’elle aussi bien que de la nature qu’elle symbolise l’alliée et l’ennemie de l’homme tout à la fois.Oui, les taureaux sont mis à mort lors d’une corrida, tout comme ils l’auraient été à l’abattoir presque deux ans plus tôt s’ils n’avaient fait preuve de ce courage, de cette agressivité qui leur permettra d’affronter l’homme dans un combat où ils auront la chance d’exprimer leur instinct combatif et d’éviter ainsi la mise à mort industrielle des abattoirs commerciaux.Car ne nous leurrons pas, c’est bien d’une relation intéressée qu’il s’agit entre l’homme et l’animal: des éléphants indiens employés en foresterie aux poissons tropicaux qui ajoutent ime touche exotique à votre décor, des bœufs de labour soudanais au poméranien chouchouté qui, à son insu, comble les carences affectives de sa maîtresse, sans oublier évidemment les espèces miraculeusement rescapées de l’extinction — béluga et autres pandas — qui apaisent notre bonne conscience, les animaux n’échappent pas à la logique utilitariste qui gouverne nos sociétés.La corrida est un des seuls avatars de cette relation homme-bête qui témoigne encore du respect pour cette dernière et lui permet d’éviter l’aliénation de la «domestication»; c’est une institution culturelle riche de sens aussi bien qu’un trait indissociable de l’être même des nations qui la pratiquent et, à ce titre, mépriser la corrida et réclamer son bannissement au nom de ses' convictions personnelles, cela revient à nier le droit à la différence et à tenter d’imposer à l’autre une identité culturelle qui cadre dans sa concej> tion du «bon goût».Je serai à la Feria de Montréal pour peu que nos élus ne cèdent pas devant l’hystérie dont font montre les respectables dames qui, sacs de cuir à l’épaule, réclamaient bruyamment l’annulation de l’événement récemment.Je serai à cette Feria qui n’en aura plus que le nom, tellement les organisateurs ont dû faire de concessions à cause des sensibilités des censeurs de tout acabit.J’y serai pour le plaisir rare de voir des taureaux de combat fouler le sol d’une arène montréalaise, mais surtout pour témoigner de la vigueur de Yaffi-cion en ces contrées aseptisées, où je ne désespère pas de voir un jour la beauté tragique d’une véritable estocade.Yan Trussart Montréal, 5 août 1999 LE DEVOIR.LE VENDREDI 13 AOÛT 1009 A U» IDEES Élections américaines La campagne, déjà amorcée, nous promet un automne explosif »•: Même si les élections américaines comportent toujours leur côté hollywoodien, il demeure néanmoins que, ., plus les mois avanceront, plus nous assisterons à une campagne aux enjeux importants :::: DONALD CUCCIOLETTA, PH.D.Professeur, Études nord-américaines State University of New York-Plattsburgh et membre du Groupe interdisciplinaire de recherche sur les Amériques (GIRA) 1 semble que la folie de la fin du millénaire ait aussi envahi la course à la présidence américaine.Même si la guerre au Kosovo a monopolisé les médias (écrits et électroniques) américains, nous assistons depuis quelques mois, selon les spécialistes de la scène politique, à un départ an-'lections a T H ticipé des élections américaines, ja- j| mais vu depuis de nombreuses an- —nées.Evidemment, quand l’enjeu est le poste du président sortant (Bill Clinton ne peut, selon la Constitution, se présenter de nouveau après avoir complété deux mandats consécutifs), le terrain électoral offre pour tous les candidats (es) une certaine égalité des chances.Avec l’aspect psychologique de n’avoir pas à affronter un président en poste, ceci ajoute encore davantage à l'intérêt.Mais il y a aussi le frit incontesté que le vice-président Al Gore est d’ores et déjà en campagne électorale (collecte de fonds, mise sur pied de son organisation, prise de contacts importants, etc.) depuis le début de l’année.Il y a même certains observateurs et «insiders», comme on les appelle à Washington, qui affirment que c’est depuis septembre 1998 que Gore est en campagne électorale.En dépit du fait que Gore ait précipité sa course à la présidence et malgré sa stratégie de se distancer de Clinton dans l’affaire Lewinsky, en se positionnant comme un «family man» avec une moralité à toute épreuve, sa popularité auprès de l’électorat ne cesse de décliner.Dans un récent sondage New York Times-CBS, il a recueilli 32 % de la faveur publique, tandis que George Bush fils, le candidat en tête de liste pour les républicains, est allé chercher 44 %.Gore, en plus de manquer d’un certain charisme télévisuel si important de nos jours, n’a pas de véritable politique claire qui pourra capter l’imagination de l'électorat Même la demi-victoire au Kosovo de la politique étrangère américaine ne lui a pas servi.C’est dans ce contexte d’une apparente faiblesse dans la politique et la candidature d’Al Gore que Clinton, très soucieux de son héritage présidentiel depuis l’affaire Lewinsky, a présenté sa politique pour sauver le «medicare» et le programme de médicaments pour les personnes âgées, un beau cadeau pour le XXL siècle.Avec un surplus d’un trillion de dollars, Clinton se dit prêt à réinvestir pour garantir les fonds nécessaires pour les programmes sociaux jusqu’à l’an 2037.Avec l’annonce d’une telle politique, Clinton vise deux buts: d’une part, préparer, comme tous les présidents à la fin de leur deuxième mandat, son héritage historique et d’autre part, donner à son vice-président, Gore, une plate-forme politique sur laquelle il pourrait affronter les républicains (et surtout George Bush fils).Si jamais cette politique mise de l’avant par Clinton réussit, Gore pourra partager son succès, quoi qu’il soit un peu tôt pour prédire le dénouement.Mais si le programme échoue, à cause de la majorité républicaine au Congrès et au Sénat, Gore aura une occasion en or pour blâmer les républicains pour leur manque de compassion envers les plus démunis et les personnes âgées de la société américaine.Un vote pour Al Gore comme président serait une garantie que la politique sociale reviendrait sur l’agenda politique du président, dès son premier mandat.le» Al Gore Entre-temps, les républicains, après leur fiasco dans la tentative de destitution de Clinton, semblent vouloir prendre d’assaut la présidence.A l’heure actuelle, il y a déjà six personnalités qui ont officiellement déclaré leurs candidatures pour être le représentant du Parti républicain: Elizabeth Dole, ancienne directrice de la Croix-Rouge des Etats-Unis et épouse de Robert Dole, lui-même ancien représentant du Parti républicain à la présidence en 1996; Lamar Alexander, ancien gouverneur du Tennessee qui tente sa chance pour la deuxième fois; Steve Forbes, homme d’affaires, propriétaire de Forbes Magazine, un des hebdomadaires d’affaires les plus influents et héritier de la fortune Forbes, qui en est aussi à sa seconde tentative; le sénateur Orrin Hatch de l’Indiana, membre de la commission sénatoriale sur la politique étrangère; Dan Quayle, ancien vice-président sous l’administration George Bush père et, enfin, George Bush fils, actuellement à son deuxième mandat comme gouverneur de l’État du Texas.Parmi ces six importants aspirants, c’est George Bush fils qui semble mener la course.Dans plusieurs sondages réalisés depuis deux mois, George Bush fils devance Al Gore par une moyenne de 8 à 10 %, ceci même avant d’avoir annoncé sa candidature.George Bush fils, sous plusieurs aspects, ressemble à Clinton.Dans le spectre politique, il se trouve en compagnie de Clinton avec une politique qu’on peut qualifier de centre-droite.Comme Clinton, il a une approche très chaleureuse et semble avoir une certaine affinité avec les médias télévisés.Pour certains dirigeants du Parti républicain, il est l’homme de la situation, après avoir vécu la mainmise et l’influence démesurée de la droite religieuse depuis la «Gingrich re- George W.Bush volution» de 1994.Pour eux, le Parti républicain, sous l’emprise de la droite religieuse, s’est éloigné des vraies préoccupations du peuple américain (économie, éducation, santé, marché du travail) et risque, s’il n’y a pas de redressement, non seulement de perdre encore la présidence mais aussi sa majorité à la Chambre des représentants.George Bush fils, comme candidat du Parti républicain, semble être la réponse pour eux.Il semble en outre que George Bush fils plaise aussi aux contribuables du parti, puisqu’il a déjà recueilli 36 millions de dollars pour sa candidature, une somme énorme à ce stade de la campagne.Même si la course pour la présidence demeure la plus importante, la prochaine élection qui galvanisera l'opinion publique et les médias (même, internationaux) sera celle pour le poste de sénateur de l’État de New York, laissé vacant par la retraite du sénateur Patrick Moynahan de la politique active.Ce n’est pas l’élection elle-même qui soulève l'intérêt, mais la possibilité fil semble que la spéculation deviendra réalité) que Mme Hillary Rodham Clinton se présente comme la candidate du Parti démocrate.Le sénateur Charles Schumer (D-N.Y), élu en 1998, quand il a défait une véritable institution de la politique new-yorkaise, le sénateur républicain Alfonse D’Amato, mène depuis quelques mois une campagne, pour solliciter la venue de Mme Rodham-Clinton dans l’État de New York.De plus, plusieurs organisations proches du Parti, démocrate, comme les syndicats (encore très forts dans l’État de New York), les Afro-Américains, les hispanophones et les femmes, travaillent sans arrêt pour qu’elle se présente, même si le sondage du 15 juin dans le New York Post donne une avance de 10 % au maire de New York, Rudolph Gulianni.Gulianni a, à maintes reprises, fait savoir à qui voulait l’entendre qu’il songeait sérieusement à se présenter pour le Parti républicain au poste de sénateur de l’État de New York.Déjà, dans son deuxième mandat comme maire de New York, Rudolph Gulianni n’a pas nécessairement (pour le moment du moins) l’appui du parti.D faut rappeler qu’il avait donné son jappui à Mario Cuomo (alors gouverneur démocrate de l’Etat de New York) contre George Pataki, alors candidat du Parti républicain à l’élection de 1994, pour la gouvernance de l’État de New York.Aussi, depuis un an, l’administration de Gulianni est aux prises avec des accusations (certains policiers ont déjà été condamnés) d’agressions sexuelles et d’abus à caractère racial commis par la police de la Ville de New York.La communauté hispanophone et les Afro-Américains sont dressés contre le maire et n’attendent que l’occasion de lui servir une défaite.Donc, l’élection de l’an 2000 se présente à première vue comme un affrontement entre grandes personnalités.Même si les élections américaines comportent toujours leur côté hollywoodien, il demeure néanmoins que, plus les mois avanceront, plus nous assisterons à pne campagne aux enjeux importants, pour l’avenir des États-Unis mais aussi pour l’intégration de l’ensemble de l’Amérique et la stabilité mondiale.t ar**»» , ft ^ F ! * ¦' «v*;: .• i eg» 8£3 Xi .¦g Mi VW «! .> ) ARCHIVES REUTERS Les électeurs américains se rendront aux urnes le premier lundi de novembre 2000 pour ce qui.semble être, à première vue, un affrontement entre’ grandes personnalités.Montréal Une réforme métropolitaine: oui, mais.L’éloignement des centres de décision risque fort de ne pas être le moyen le plus efficace d’intéresser les citoyens au processus politique A SAMMY FORCILLO Conseiller municipal HELEN FOTOPULOS Conseillère municipale RICHARD CARDINAL JEAN-MARIE LADOUCEUR ALAIN LANDRY ET PIERRE LIZOTTE Les signataires sont membres du Comité des orientations politiques d’Équipe Montréal ccueillant favorablement le dépôt du rapport Bédard, issu de la Commission sur le financement et la fiscalité locale, nous nous réjouissons d’y trouver, entre autres, une analyse intéressante de la fiscalité montréalaise et de la gestion de l’agglomération.Nous apprécions particulièrement le bouquet de propositions visant à réduire le fardeau fiscal de la métropole et à la doter d’une structure moderne lui permettant d’affronter les défis de la compétitivité à l’échelle nord-américaine et internationale.Plusieurs questions de fond nous semblent toutefois inopportunément évacuées, tant dudit rapport que du débat qui s’engage maintenant.Déficit démocratique Les auteurs soulignent, fort à propos, que la mise en place d une structure métropolitaine ne sera pas sans créer un certain déficit démocratique.Taux de participation électoral à l’appui, l’éloignement des centres de décision risque fort de ne pas être le moyen le plus efficace d’intéresser les citoyens au processus politique.Si le défi est déjà grand à féchelle de Montréal, il devient tita- nesque à l’échelle de la région métropolitaine.Le débat qui s’engage ne pourra faire l’économie d une same reflexion sur les modalités d’existence de l’activité politique partisane régionale.Dans ce contexte tout à fait nouveau, les acteurs politiques, et notamment les partis poli-tiques municipaux, devront pouvoir déployer leur réflexion et leur engagement à l’échelle métropolitaine pour contribuer à la constitution d un esprit régional.C’est la condition essentielle pour dépasser les guerres de clochers.Mais au delà des considérations partisanes, le déficit démocratique releve peut-être davantage de l’absence de mécanisme et de lieu de consultation et de participation publiques.Plusieurs dossiers récents ont montré à quel point Montréal souffre déjà de l’absence d’un tel mécanisme: préservation du mont Royal et de ses sites limitrophes, redéveloppement du canal de Lachine et de la zone de la voie ferrée dans le Plateau Mont-Royal, etc.Il importe donc d instaurer, simultanément à l'implantation d’une structure métropolitaine, des lieux de discussion publique à l'échelle des quartier ou, mieux, des arrondissements.Servant de lien entre les populations des quartiers et leurs représentants élus, cette instance locale se verrait dotée des pouvoirs politiques et budgétaires permettant l’épanouissement de la vie démocratique.De Picard à Bédard: une simple question d’échelle ?Nous croyons nécessaire de revenir sur les fondements de la réforme souhaitée depuis plus de vingt ans.Il nous semble préoccupant qu’au cours des deux dernières décennies il y ait eu — du comité Picard (1986) au Plan stratégique du Grand Montréal (1991), à la commission Pichette (1993), à la Commission du développement de Montréal (1995) et enfin au rapport de la Commission Bédard — un certain glissement de sens dans la réflexion portée par le gouvernement et ses mandataires.Nous nous interrogeons en effet sur le passage d’une réflexion sur des problèmes structurels à celle portant sur des solutions de structure.Aux premiers jours de la réflexion sur la vitalité de l’agglomération montréalaise, le gouvernement québécois avait clairement ciblé ses objectifs.Il fixait alors, dans l’Option préférable d’aménagement de la région métropolitaine de Montréal (1978), deux objectifs principaux qui méritent d’être rappelés: «la consolidation du tissu urbain à l’intérieur du périmètre urbanisé actuel et le réaménagement accéléré de l’île de Montréal en terme de qualité de vie».Un parti pris pour la revitalisation de la ville-centre! C’est bien de cela qu’il s’agissait.En découlait une stratégie gouvernementale qui devait contrer l’étalement urbain et ses coûts sociaux prohibitifs pour les villes et pour le gouvernement, éviter le gaspillage des deniers publics dans le financement des infrastructures publiques malheureusement dispersées sur le territoire et surtout exiger du gouvernement l'établissement des priorités permettant d’investir là ou les besoins sont jugés les plus pressants.Un coup de coeur pour Montréal! Devaient s’ensuivre les programmes de rénovation résidentielle — plutôt que la facilitation des développements domiciliaires périphériques —, le moratoire sur le financement des équipements et des infrastructures publiques (métros, autoroutes, écoles, hôpitaux) — plutôt que le laxisme dans la dispersion sur le territoire des efforts d’investissements, etc.La stratégie était cohérente.Il fallait donner la priorité à Montréal et en améliorer la qualité de vie.Que, vingt ans plus tard, ces problématiques soient évacuées au nom d’une logique d’Etat qui vise l’économie d’échelle et la rationalisation budgétaire du gouvernement nous préoccupe au plus haut point.Montréal, métropole de la pauvreté ! Montréal s’appauvrit.Une synthèse de cette problématique nous était récemment offerte par la publication des données compilées par la Direction de la santé publique de Montréal-Centre (1999): ¦ à Montréal, la croissance de la pauvreté était de 6,6 % entre 1992 et 1995, comparativement à 3,2 pour l’ensemble du Québec; ¦ 28,2 % des ménages vivaient sous le seuil de pauvreté à Montréal en 1990.En 1995, 35 % des ménages ne s’en sortent plus, soit un peu plus d'une personne sur trois, comparativement à une sur cinq dans le reste du Québec; ¦ en chiffres clairs, on parle ici de 65,3 % des familles monoparentales montréalaises, de 50 % des ménages dans les quartiers anciens et de 81 % des personnes seules du quartier Parc Extension.Plusieurs questions de fond nous semblent toutefois inopportunément évacuées Loin de nous éloigner des questions de fiscalité municipale et de structuration métropolitaine, cette image déplorable est le plus important symptôme des problèmes structurels qui minent les quartiers centraux de l’agglomération et, conséquemment, la vie économique et démocratique des Montréalais.Quels sont donc ces problèmes structurels?, ¦ Problème démographique: la population diminue et s’appauvrit, particulière " ment dans les quartiers centraux.Les dernières décennies ont vu les dassek: moyennes choisir, avec la complicité des agents gouvernementaux, de s’instaj- ! 1er en périphérie de la ville centrale.; : J ü ¦ Problème structurel de l’économie montréalaise: malgré une croissance» ra-;; pide, le secteur des services ne peut remplir à court terme le vide créé par lj‘ • déclin des activités industrielles et manufacturières.Le taux de chômage mont réalais moyen dépasse donc largement celui des villes de la banlieue environ ! nante.Le faible degré de scolarisation de la population de Montréal, comparât! vement aux banlieues où se sont retirés les nantis diplômés, illustre éloqueüi ment toute la difficulté de concilier changements de structure économique çt.réalités démographiques.¦ Problème du fardeau économique: les coûts associés à l'histoire et au rôle ' de Montréal deviennent terriblement éprouvants pour une po pulation de moins en moins nombreuse et de plus en plus j pauvre: coûts de réhabilitation des infrastructures, coûts assô- j ciés à la rénovation résidentielle, à la relance économique dek i quartiers; coût découlant d’une concentration dans la ville- ! centre des phénomènes sociaux en provenance de tout le Que-1 bec (monoparentalité, personnes dépendantes de l’assistanck ! sociale, itinérance, etc.).Ces phénomènes, qui existent depuis belle lurette, accusent une ; progression alarmante.D’autant qu’on a eu tendance, ces dej- ; nières années, à n’envisager les problèmes de la ville centrale que sous l’angle des difficultés de gestion administrative d’une métropole.Or, persiste à Montréal une concentration des phénomènes sociaux uniques au Québec qui, vu la désuétude des infrastructures et de l’économie générale de la ville, exigent l’intervention vigoureuse de la part des intervenants publics.Montréal d’abord Ce qu’il convient de remettre au cœur du débat, c’est la nécessaire consolidation de la ville-centre.Ni réforme administrative, ni économie d'échelle, ni rééquilibrage des assiettes fiscales ne pourront remédier à la situation actuejle.Et quels que soient ses bénéfices comptables, la ville-région ne changera rien, à l’essoufflement démographique et démocratique de Montréal.Dans les prochains jours, le gouvernement doit annoncer ses intentions et ses objectifs dans la réforme de la région montréalaise.Objet premier du questionnement lancé il y a trente ans, la nécessaire consolidation de la ville-centre, seule garantie d'une vie décente pour les Montréalaises et les Montréalais, 'doit donc revenir, de toute urgence, au cœur même du débat qui s’engage.On ne saurait discuter plus longuement de l’avenir de Montréal sans se préoccuper de ceux et celles qui l'habitent.L’ÉQUIPE DU DEVO IA RÉDACTION lournalistes A l'information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de /'information).Sylvain Blanchard.Jean Chartier (vie urbaine).Yves d'Avignon i laaluc Kathleen Lévesque (actualités poétiques municipales).Caroline Montpetit.Isabelle Paré (santé),}™ Pichette (justice): Odile Tremblay Variions)-.Michel Carneau (caricaturiste) : Diane Pr LCUUL, I\aulKXIl LCVCaquL lue.» f \ .„ tA__n.iü.l.1 DJI.!./_CiAnLonn Dntllnrimnn /ilm/îira «(aiim) Paul Paurtinn étnoritnc) Manc^-Anrlrno Chnilinard fllVrPS Pt Grenier et Jacques Nadeau ( inique : Gérard Bérubé (adjoint c Cornellier (correspondante parlementaire à ( {Québec), Rachel Rochefort {Ottawa) Sébastien Sa'chrfsÜM Vien OUvîer'Zuida.PROMOTION ET TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientèle).Hélène Gervais.Evelyne Labonté (responsable a la promotion des abonnements,.Monique , tteureux use ujenapeuenacneoe uc«a > L'ADMI^IST^T^N^icole Càrmerrresjéonjaé/e des sereicfs comptables).Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy.Patrick Inkel (contrôleur).Ghislaine Lafleur, Claudette Béhveau (secretatre administrative).Nathal.e Perner, Dan,elle PdnfOn.Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). CH VL + LE DEVOIR ACTUALITES A.PA Aucune acquisition n’est exclue SUITE DE LA PAGE 1 ¦ Montréal, que «tout est possible» en ce qui concerne une contre-offre pour,les actions de Reynolds ou pour toute autre acquisition.À Paris, Jean-Pierre Rodier, p.-d.g.de Pé-chiney, déclarait ceci: «Nous ne devons rien exclure et nous devons aussi avoir en tête que nos actionnaires souhaitent que l’on garde la tête froide et que l’on reste raisonnable.» • Hier, M.Bougie a bien voulu faire quelques brefs commentaires sur l’offre d’Alcoa pour une prise de contrôle hostile de Reynolds.«C’est presque amusant, la coïncidence est surprenante», a-t-il répondu.Son arrêt à Montréal hier matin visait essentiellement, non pas à faire de nouvelles annonces, mais à apporter des précisions ou des explications additionnelles à ce qu’il avait déclaré la veille à Londres.Il a insisté particulièrement sur le fait que cette fusion n’allait apporter aucune réduction d’emplois dans les lisines d’Alcan au Québec, pas plus qu’au siège social de Montréal.Seul le centre de recherche et développement de Jonquière pourrait faire l’objet d’une réorganisation, mais il est beaucoup trop tôt pour dire ce que la fusion des trois compagnies pourrait signifiér pour ce centre.Dans six mois, lorsque toutes les étapes de la fusion auront été franchies, des groupes de travail seront mis sur pied pour revoir la mission de toutes les unités du groupe à travers le monde.M.Bougie a cependant souligné que le centre de Jonquière présentait l’avantage d’avoir le français comme langue de travail, puisque le français est aussi la langue utilisée chez Péchiney et en grande partie aussi chez Algroup.M.Bougie a surtout insisté dans sa présentation montréalaise sur le fait qu’APA ne constituera un monopole en aucun point de la planète.Il proclame que les trois firmes ont des activités complémentaires.Il s’agit d’une question délicate en ce sens que la fusion ne saurait avoir lieu sans l’approbation des organismes réglementaires gouvernementaux dans les pays concernés par ce regroupement.En Amérique du Nord, Alcan est seul.En Europe, cependant, la situation est plus complexe et il y aura lieu, concède M.Bougie, de procéder à une restructuration.Toute fois, en aucun endroit la fusion ne représenterait une concentration supérieure à 40 %.Hors d’Europe, Alcan est pratiquement seul à posséder des actifs.Même si, une fois la fusion complétée, les actionnaires actuels d’Alcan détiendraient environ 44 % des actions d’ARA, on no peut pas parler d’une prise de contrôle par Alcan des deux autres sociétés.Il s’agit d’un regroupement de «trois partenaires égaux», insiste M.Bougie.A preuve, le conseil d’administration d ARA sera composé de 12 membres et chacune des trois sociétés propose quatre membres.Les représentants choisis par Alcan sont Jacques Bougie, Travis Engen, John R Evans et Guy Saint-Pierre.En tant que chef de la direction, M.Bougie aura deux bureaux, l’un à Montréal, l’autre à New York A Montréal parce que ce sera le siège social du nouveau groupe.Au frit, le per-.< sonnet actuel du siège social d'Alcan restera en place, alors qu’il y aura en France et en Suisse des bureaux administratifs.ARA aura 52 000 employés en Europe d’où proviendront 30 % de ses revenus.Le bureau de New York sera mis sur pied pour que M.Bougie reste proche du principal centre financier.Dans leurs discussions, les présidents des trois sociétés ont envisagé deux scénarios de fusion, l’un étant la création d’une toute nouvelle entreprise.On a opté pour l’autre formule, soit celle d’utiliser Alcan comme «véhicule» de ce partenariat.Pourquoi Acan?Parce qu’il est présent sur plusieurs continents, qu’il est très bien connu et que son siège social est en Amérique du Nord.Dans environ deux ans, une fois que l’intégration des (ois firmes aura été faite, M.Bougie laissera le poste de îef de la direction à M.Rodier et prendra «une retraite en méritée», disait-il lui-même hier.Agé maintenant de 52 ans, il n’écarte pas la possibilité d’occuper d’autres fonctions au sein d’APA II verra.Mais pourquoi faire l’annonce de son départ aujourd’hui?Pour faire en sorte que personne ne soit surpris au moment de son départ et surtout que les investisseurs n’en déduisent pas que les choses évoluent plutôt mal au sein de ce géant de l’aluminium.Encore là, il y a une volonté très nette de ne rien faire qui puisse irriter ou énerver les milieux financiers.ARA totalisait déjà une capitalisation boursière de 19 milliards $ US avant la remontée du titre d'Alcan depuis l’annonce de la fusion.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 E3 Place-des-Arts Os sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www, ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 Par courrier électronique redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone (514) 985-3346 Par télécopieur (514) 985-3390 La publicité Au téléphone Pàr télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) jLes avis publics et appels d’offres &u téléphone (514)985-3344 ’Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514)985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur (514)985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par 1je Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue de Bleury, 9* étage, Montréal.(Québec), H3A 3M9.Il est imprimé + par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les informations publiées dans Le Devoir.U Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, Laval.Envoi de publication — Enregistrement n” 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.DRAPEAU Il fut l’homme de grands projets, comme le métro, l’Expo 67 et le Stade olympique SUITE DE LA PAGE 1 commission Caron, qui épouillera Montréal de 1951 à 1954.Pendant ce temps, embrassant des causes sociales avec Michel Chartrand, Jean Drapeau prend la défense des grévistes de l’amiante d’Asbestos, en 1949, ce qui lui vaut d’être rangé parmi les ennemis de Duplessis.Lorsque Camillien Houde démissionne de la mairie, en septembre 1954, l’équipe Drapeau, la Ligue d’action civique, est déjà sur la crête d’une vague et remporte les élections du 28 octobre.Or, Duplessis prête à ce nouveau maire des ambitions plus que municipales et, avec tout le poids de son Union nationale, le «cheuf» réussit à faire battre Drapeau par le sénateur libéral Sarto Fournier au scrutin suivant.Mais la Révolution tranquille se pointe déjà au détour des années 60: Duplessis meurt en septembre 1959, Jean Lesage devient premier ministre du Québec en juin 1960, et Jean Drapeau reprend l’hôtel de ville l’automne suivant Cette fois-ci, il ne le lâchera plus pendant 26 ans.En 1960, quelques jours avant l’annonce de la campagne électorale, Jean Drapeau avait fondé le Parti civique de Montréal en expurgeant la ligue d’action civique de ses éléments «indésirables».Il dirigera ce parti jusqu’à son départ, en 1986, et la formation ne survivra guère à la démission de son «père fondateur».De l’allure À l’aube de la Révolution tranquille, le maire Drapeau entreprend alors, avec son bras droit Lucien Saulnier au comité exécutif, de donner de l’allure à sa ville.Place Ville-Marie, Place des Arts, mais surtout dès 1966, la construction du «plus beau métro du monde», alliant la technologie française et le savoir-faire d’ici.Or, si ses plans d’origine lui font traverser le fleuve vers la Rive-Sud, c’est que le métro devra s’arrêter dans l’île Sainte-Hélène, jadis fédérale et vouée aux militaires.Drapeau y voit déjà le site d’une exposition universelle.Avec Expo 67, l’équipe Drapeau-Saulnier signe l’événement marquant du centenaire du Canada.L’île Sainte-Hélène est agrandie et l’île Notre-Dame créée avec du remblai provenant du forage des tunnels du métro.Montréal hérite alors de deux grands parcs au milieu du fleuve, qui accueilleront les Floralies en 1980.Outre l’entrée dans la ligue nationale de baseball des Expos, qui jouent en avril 1969 le premier match d’une équipe canadienne, l’autre grand dossier auquel Jean Drapeau donne son énergie concerne les Jeux olympiques.Au printemps de 1970, le Comité international olympique choisit Montréal pour la tenue des Jeux d’été de 1976.Quelques mois plus tard, le Front de libération du Québec enlève et tue le ministre libéral Pierre Laporte, et le maire Drapeau demande à Ottawa d’accorder plus de pouvoirs à sa police.La Loi sur les mesures de guerre permettra aux policiers d’arrêter sans mandatées centaines de personnes, notamment des adversaires politiques du maire Drapeau, alors en pleine campagne électorale.Car malgré la Crise d’octobre, le maire refuse de reporter les élections municipales.Il est réélu avec 91,8 % des voix, et tous les sièges à l’hôtel de ville sont occupés par le Parti civique.Un homme qui accouche?Les travaux de construction du Stade olympique sur un terrain voisin du Jardin botanique ne débutent pour de bon qu’en 1974, mais rendre le projet à terme sera ardu en raison notamment de conflits de travail.Les coûts seront à l’avenant À Québec, le gouvernement de Robert Bourassa doit y voir il crée la Régie des installations olympiques et finance le tout Les JO eux-mêmes, en juillet 1976, obtiennent un grand succès sur le plan sportif et apportent la notoriété pour Montréal, le Québec et le Canada.Mais au prix d’un déficit faramineux.Au départ, l’événement devait coûter 310 millions de dollars; la facture finale s’est élevée à 1,4 milliard.Dans son rapport d’enquête sur les Olympiques, publié en 1980, le juge Abert Malouf tient le maire responsable en premier lieu du déficit de un milliard.Depuis ce temps, M.Drapeau promettait une réponse au rapport Malouf, un livre qui n’est jamais venu mais auquel, disait-il toujours, il travaillait encore.RCM et maladie Malgré ces déboires, les citoyens de la métropole ont continué à appuyer cet homme qui avait tellement changé l’image de leur -vrille.Mais la bataille n’a pas toujours été facile.Un nouveau parti d’opposition né en 1974, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM), avec à sa barre le jeune avocat Jean Doré, gagnait graduellement la fàveur des électeurs.Affligé de plus en plus par des problèmes de santé, JACQUES GRENIER LE DEVOIR Le 27 juin 1986, le maire Jean Drapeau tirait sa révérence.Pour les uns visionnaire et bâtisseur, pour les autres mégalomane et autocrate, Jean Drapeau a néanmoins imprimé sa marque sur tout un pan de l’histoire de Montréal.«Père» d’Expo 67, des Olympiques de 1976, du métro et des Floralies, «parrain» des Expos de Montréal, il a aussi lancé de grands travaux de construction, comme la Place des Arts et la place Ville-Marie.M.Drapeau a finalement remis sa démission comme maire de Montréal le 27 juin 1986, après plus de 30 ans de vie politique.L’année suivante, le gouvernement conservateur de Brian Mulroney le nommait délégué permanent du Canada auprès de l’UNESCO, poste qu’il a occupé jus- qu’en 1991.En novembre 1997, son absence avait été remarquée lorsque le Panthéon des sports du Québec l’avait accueilli à titre de «bâtisseur».Avec la presse canadienne Les Montréalais ne l’oublieront jamais — Pierre Bourque Voici le message du maire de Montréal, Pierre Bourque, à la suite du décès de M.Jean Drapeau Montréal est en deuil.Celui que l’on appelait familièrement, Monsieur Montréal ouMonsieur le Maire, vient de s’éteindre à l’âge de 83 ans.Jean Drapeau n’est plus et avec lui disparaît l’un des grands derniers géants de l’histoire politique de la deuxi-me moitié de ce siècle au Canada.Jean Drapeau aura marqué Montréal, le Québec et le Canada de 1943 à 1990, soit durant près de 50 ans, dont 29 ans à titre de Maire de Montréal.Comme maire de Montréal, je voudrais en premier lieu exprimer à madame Marie-Claude Drapeau, à ses enfants et à sa famille mes plus sincères condoléances, notre affection et notre solidarité en ces heures douloureuses.Jean Drapeau aura propulsé Montréal dans la modernité; il en a fait une ville de dimension internationale, une vil- le de culture et surtout une ville d’harmonie sociale.Son sourire légendaire, sa passion pour Montréal, son dévouement inlassable au service de ses citoyens séduisaient les gens simples comme les grands de ce monde.La personnalité de M.Drapeau transcendait; où qu’il se trouvait, il devenait le point de mire; une rencontre, une discussion avec lui, son sourire en coin capté par hasard ne laissaient personne indifférent Montréal lui doit beaucoup; même si l’on cite en premier lieu la construction du métro, l’Expo, la Place des Arts, les Jeux olympiques, les Floralies internationales, M.Drapeau aura aussi donné aux Montréalais des quartiers en santé, une multitude de parcs, de centres sportifs, de piscines, des arbres par milliers et surtout contribué à forger cette personnalité si fascinante de Montréal, des valeurs d’humanisme sur lesquelles nous construisons ensemble le Montréal du XXP siècle.Les Montréalais ne l’oublieront jamais.MOSCOU La population locale réprouve l’offensive islamiste, estime le vice-ministre russe de VIntérieur SUITE DE LA PAGE 1 transportés hier par avion au Daguestan en provenance de Stavropol (sud), a rapporté Interfax, citant le ministère da-guestanais de l’Intérieur.L’occupation de plusieurs villages du Daguestan par des groupes armés se réclamant du wahhabisme (islam radical) constitue le plus sérieux défi à l’autorité de Moscou dans la région depuis la guerre russo-tchétchène (décembre 1994-août 1996).Leur chef Chamil Bassaïev a assuré que «les détachements musulmans contrôlaient presque entièrement les régions de Botlikh et Tsoumada», «Si la Russie quitte d'elle-même le Caucase, nous la laisserons en paix.Sinon, nous la forcerons à partir», a averti Bassaïev, qui a nommé à la tête de «l'armée islamique du Daguestan» le «commandant» Khattab, un islamiste jordanien établi en Tchétchénie.A Moscou, Boris Eltsine a affirmé hier avoir la conviction que les forces russes vaincraient les rebelles islamistes.«Nous pensons que, progressivement, comme prévu et sans précipiter les choses, ce problème peut être sunnonté», a déclaré le président russe dans une allocution télévisée-Le chef des forces aériennes, Anatoly Kornoukov, a assuré que les troupes fédérales seraient en mesure de stabiliser la-situation en deux ou trois jours et il a précisé que les Russes avaient jusqu’ici opéré quelque 200 raids aériens contre les rebelles.Le président de l’Assemblée nationale du Daguestan, Moukhou Aliev, a affirmé lors d’une conférence de presse à Moscou que les Daguestanais restaient fidèles à la Russie et il a annoncé que des armes étaient distribuées à la population locale pour repousser les rebelles qui se sont emparés de plusieurs villages.«Nous avons eu nos problèmes avec la Russie au cours de l’Histoire, mais nous avons fait notre choix [.] Notre sort est lié à celui de la Fédération russe», a-t-il dit Tout comme la Tchétchénie, le Daguestan est à dominante musulmane, mais à la différence de son voisin, plus homogène, il est composé d’une mosaïque complexe de nationalités.Le vice-ministre russe de l’Intérieur, Igor Zoubov, a annoncé lors de la même conférence de presse que des milliers de volontaires daguestanais se joignaient au combat contre les rebelles dont le nombre est estimé à 1500.Moscou se montrait d’autant plus confiante dans le dénouement prochain du conflit que les forces fédérales ne semblent pas avoir à craindre la population locale qui, dans sa majorité, réprouve l’offensive islamiste.«Nous comptons sur le soutien des autorités et du peuple daguestanais.C’est la différence entre ce qui s’est passé en Tchétchénie et ce qui passe actuellement au Daguestan», a déclaré le vice-ministre de l’Intérieur, Igor Zoubov.«Ces groupes armés qui se sont infiltrés au Daguestan n ’ont aucun soutien chez nous, sauf chez un petit groupe d’extrémistes wahhabites de la région de Botlikh», a affirmé à l’AFP Magomed Ali, 48 ans, lui même Tchétchène du Daguestan.Jusqu’ici, les Russes ont avancé un bilan d’au moins 10 morts et 27 blessés dans leurs rangs.Au total, depuis le début de l’opération, 150 islamistes ont été tués et 300 autres blessés, selon Moscou.Des pertes démenties mercredi par les islamistes.L’armée et les unités spéciales de la police ont bloqué hier l’accès aux zones contrôlées par les islamistes dans le sud-ouest du pays, renforçant l’inquiétude de la population locale quant à l’imminence d’une offensive russe.«Nous sommes obligés de partir.Les islamistes sont corrects avec les civils, mais ce sont eux les responsables de ce qui se passe, de la guerre, des bombardements russes et finalement, de la mort de dizaines d’innocents», a déclaré à l’AFP un réfugié fuyant le district de Tsoumada, en partie contrôlé par les rebelles.Un héros pour les Tchétchènes Héros de la guerre d'indépendance de la Tchétchénie voisine contre Moscou (décembre 1994 — août 1996), Chamil Bassaïev, trente-quatre ans, s’est notamment battu en Abkhazie (Géorgie) aux côtés des séparatistes.Lors de la guerre de Tchétchénie, il a mené, en juin 1995, un raid spectaculaire en territoire russe, à Boudiennovsk.En août 1996, il était à la tête des combattants qui ont reconquis la capitale tchétchène, Grozny, forçant la Russie à signer des accords de paix.La guerre finie, Chamil Bassaïev s‘est lancé dans la politique.Lors de l’élection présidentielle en Tchétchénie, en janvier 1997, il a dû s’incliner devant l’ancien chef de l’état-major tchétchène, Aslan Maskhadov.Brièvement premier ministre du président Maskhadov de janvier à juillet 1998, Chamil Bassaïev a ensuite pris la tête du «congrès des peuples de Tchétchénie et du Daguestan», pour «libérer et unifier» la région.Aux cris de «Allah akbar!» (Dieu est grand!), les combattants de Chamil Bassaïev ont d’ailleurs détruit au sol, mercredi à Botlikh , un hélicoptère de combat russe, faisant un mort et trois blessés parmi l’équipage.À Makhatchkala, la capitale du Daguestan, la tension était perceptible.Les mesures de sécurité ont été renforcées.Le premier ministre par intérim Vladimir Poutine a exclu, mercredi, de déclarer l’état d’urgence au Daguestan.Mais toutes les manifestations dans la république ont été interdites jusqu’à nouvel ordre, de même que l’entrée au Daguestan de véhicules venant de Tchétchénie.
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