Le devoir, 27 août 1999, Cahier A
-?FONDE EN 1 9 1 O ?- LE DEVOIR Il ne faut pasjuger quelqu un d après ses fréquentations.Ne perdons pas de vue que Judas avait des amis irréprochables.(h.Hemingway) Vol.X C - N • ! 9 3 M O N T R E A I.Marie- Claude Ducas PERSPECTIVES Anatomie d’une pénurie Le conseil des ministres a finalement approuvé, cette semaine, l’ajout de 65 places dans les facultés de médecine.Il faudra quand même plusieurs années avant que ces étudiants viennent atténuer la pénurie de médecins qui afflige le système de santé.Pourtant, il y a quatre ans à peine, le gouvernement se préoccupait encore de «diminuer le rythme d’augmentation de l’effectif médical».Que s’est-il donc passé?On a assisté, cette semaine, à une tragicomé-die qui a valu à une soixantaine de futurs médecins une rentrée différée.Le gouvernement avait en effet signalé aux quatre facultés de médecine du Québec, au printemps dernier, qu’il leur permettrait d’augmenter leur contingent d’étudiants de première année.Toutefois, en début de semaine, on attendait encore la confirmation du déblocage des fonds par le Conseil du trésor.Résultat: en pleine rentrée, ceux qui avaient mérité ces nouvelles places ont dû attendre la confirmation qu’elles existeraient bel et bien.L’approbation a finalement été donnée au conseil des ministres mercredi.Dans les facultés de médecine, on respire maintenant plus à l’aise et on voit là un signe encourageant de la volonté du gouvernement de remédier à la pénurie de médecins, tant décriée.Toutefois, comme le soulignait le responsable des admissions en médecine à l’Université de Montréal, il faudra attendre entre six et dix ans avant que ces nouvelles recrues viennent alléger un peu le fardeau du système de santé.En attendant, il faudra vivre avec les décisions prises ces dernières années, alors qu’une des grandes préoccupations était., de freiner la trop grande augmentation du nombre de médecins.Le gouvernement a-t-il pu tellement se tromper?Ou, comme le soulignent parfois certains, les effectifs médicaux sont-ils tout simplement mal gérés?«La planification médicale, c’est souvent comme la boule de cristal», dit le Dr Joëlle Lescop, secrétaire générale du Collège des médecins du Québec.C’est une boule de cristal où ceux qui prennent les décisions peuvent être tentés de lire les éléments qu’ils veulent bien retenir.Et vers le milieu des années 80, en effet, le nombre de médecins continuait d’augmenter, alors qu’il fallait couper les budgets.La suite est facile à deviner: on s’est mis à couper dans le nombre de médecins, en commençant par resserrer le contingentement des facultés de médecine.Ce que l’on a continué à faire jusqu’à récemment: à la rentrée de 1993, 481 places étaient allouées pour les nouveaux étudiants en médecine; en 1994, ce nombre est passé à 406 et s’y est maintenu jusqu’à l’annonce du nouvel ajout de cette année.Et, de fait, le nombre de médecins avait augmenté de façon considérable: trois fois plus vite que la population entre 1970 et 1992, soulignait un rapport du Conseil de la santé et du bien-être publié en 1995.Et le Québec avait le plus grand ratio médecins/habitants.Mais cette planification a négligé deux facteurs importants, à commencer par le vieillissement de la population: plus on est vieux, plus on est malade, et plus on a besoin de faire appel à des médecins.Bien sûr, c'était une tendance prévisible, mais on comptait un peu, pour en atténuer l’effet, sur les miracles de la technologie: les «gains d’efficience» dus aux progrès de la médecine permettraient, supposait-on, de faire plus avec moins d’effectifs médicaux.Les progrès prévus ont bel et bien eu lieu, avec des conséquences un peu moins prévues.Les gens guéris et sauvés grâce aux merveilles de la médecine continuent de vieillir.jusqu’à avoir besoin, inévitablement, de plus de soins.«La chirurgie cardiaque a fait des progrès révolutionnaires, dit Joëlle Lescop.Mais ensuite, les gens ont besoin de dilatations, de chirurgies.Les cancéreux qui survivent ont ensuite besoin de soins.» : L’autre changement important était, lui, plus difficile à prévoir c’est le changement de valeurs intervenu dans •la société.Les femmes, arrivées en masse dans la profession médicale ces dernières années, se gardent, par rapport à leurs prédécesseurs masculins, davantage de temps pour s’occuper de leur famille.La plupart des «nouvelles» de l’époque atteignent d’ailleurs la trentaine, l’âge où beaucoup d’entre elles ont leurs enfants.Même leurs collègues masculins, dont beaucoup ont des conjointes qui travaillent, sont moins empressés ;que leurs aînés à faire de longues heures au détriment ',de leur qualité de vie.Compte tenu du temps qu’il faut pour former un médecin, on subit les effets des contingentements six à dix ans plus tard dans le système de santé.Effets auxquels il faut ajouter les prises de retraite massives d’il y a trois ans.Le Québec est loin d’être la seule province aux prises avec de tels problèmes, et les débats qui ont dominé, en début de semaine, l’assemblée annuelle de l’Association médicale canadienne en font foi: il y a été question de pénuries de médecins, surtout les spécialistes, et surtout en régions.Que nous indiqueront désormais les boules de cristal?mcducas@ledevoir.ca METEO Montréal Québec Ciel variable avec Ciel variable risque d'orages.Max: 27 Min: 18 Max: 27 Min: 17 Détails, page A 5 I N D E X Annonces A4 Le monde B 7 Avis publics.A 5 Les sports B 6 A 7 Montréal A 3 Culture B 9 Mots croisés.A 5 Économie A 6 Politique AS Éditorial A8 Télévision B 8 www.ledevoir.com E V E N 1) R E I) 1 2 7 A 0 V T 1 1) !) !) 8 7c + TAXES = A LIRE DEMAIN DANS Le DEVOIR ONTO 1 $ Les banlieusards paieront Grands équipements, entretien des routes, logement social : le livre blanc de Louise Hard préconise une redistribution du fardeau fiscal KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Les citoyens de la banlieue, honnis quelques municipalités de la Rive-Sud, seront appelés à contribuer davantage pour les services dont ils profitent à Montréal.C’est vrai entre autres pour l’entretien des routes, la gestion du logement social et le fonctionnement des grands équipements scientifiques, culturels et de loisirs.C’est notamment ce qui est exposé dans le chapitre montréalais du livre blanc sur la réforme de la fiscalité et des structures, à être déposé d’ici quelques semaines et dont Le Devoir a obtenu copie.La priorité ministérielle exprimée dans ce document daté du 12 août concerne la création d’une superstructure régionale élective, le Conseil métropolitain de Montréal (CMM).Quatorze champs de compétence échoient à cette nouvelle instance pour le Grand Montréal.Ainsi, sur le plan du réseau routier artériel, soit entre autres les routes ayant une fonction de transit intermunicipal, Québec fait deux propositions, dont celle de remettre au CMM toute la responsabilité du réseau routier, soit la planification, l’entretien, l’exploitation et le financement.Sur ce dernier point, le CMM imposerait di- Campagne référendaire au Timor s* REUTERS AU MOINS TROIS PERSONNES ont été tuées hier à Dili au cours d'une manifestation en faveur de l’indépendance du Timor oriental qui a dégénéré en affrontement avec des opposants au mouvement indépendantiste.Les Timorais se prononcent lundi par référendum sur l'avenir du territoire sous annexion indonésienne.Lire nos informations en page B 7.71 % des Montréalais utilisent le français en public Mais le français reste fragile, notamment au travail, dit le CLF PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les Québécois sont plus nombreux à parler le français dans leurs activités publiques que dans le privé.Mais la langue de la majorité est dans un état de fragilité à Montréal, notamment dans les milieux de travail.D’après une étude rendue publique hier par le Conseil de la langue française, le français est la langue d'usage public de 87 % des Québécois alors que 11 % parlent principalement l’anglais.Dans la région métropolitaine, la vitalité du français est moins évidente: 78 % des résidants y parlent principalement le français en public et 21 % l’anglais.Sur l’île de Montréal, 71 % utilisent le français et 28 % l’anglais.Et si Ton se base sur le critère de la langue parlée à la maison, seulement 55 % des Montréalais sont des francophones.En présentant les conclusions de cette étude, la présidente du CLF a mis en lumière hier ce qu’elle a appelé la «fragilité» du français à Montréal, un état qu’elle attribue VOIR PAGE A 10: FRANÇAIS ¦ Les étudiants francophones à la rescousse des écoles anglaises, page A 2 ¦ Un indice ne fait pas le printemps: l’éditorial de Michel Venne, page A 8 rectement les contribuables par les taxes foncières.Dans ce modèle, les municipalités «exécutent les contrats qui leur sont confiés par l'organisme métropolitain».La propriété des équipements, la signalisation par exemple, est entièrement transférée au CMM.L’autre scénario prévoit de laisser aux municipalités l’entretien et l’exploitation du réseau routier.Mais la perte VOIR PAGE A 10: BANLIEUE I La superstructure régionale rapetisse, page A 3 HYDRO- QUÉBEC Les répartiteurs gagnent le droit de ne pas faire grève Le syndicat ne cède pas FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Hydro-Québec peut souffler, du moins pour l’instant.La Cour supérieure du Québec a accordé hier matin aux répartiteurs, chargés de la gestion et de la surveillance du réseau électrique, ime injonction provisoire qui suspend au moins jusqu’au 3 septembre la grève déclenchée mercredi et qui vise les activités commerciales de la société d'Etat Les achats à des fins commerciales et les exportations vers le Nouveau-Brunswick, l’Ontario et quelques Etats américains n’ont donc pas été perturbés hier à minuit, comme le prévoyait la «séquence dégrève» concoctée par le Syndicat des employés de métiers d’Hydro-Québec (SCFP-FTQ), section locale 1500, dont sont membres les répartiteurs.Dans la décision qu’elle a rendue publique hier matin, la Cour supérieure ordonne précisément au syndicat de «surseoir à la grève tant que celle-ci n’a pas été autorisée au scrutin secret par un vote majoritaire des membres de l’unité de négociation des répartiteurs».Mais les 18 répartiteurs CCR, les 58 répartiteurs CER affectés à la production, à l’interconnexion et au transport de l’énergie ainsi que les 20 répartiteurs CED respon- VOIR PAGE A 10: RÉPARTITEURS Fraude électorale dans Anjou Le DGE dépose des accusations JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Neuf mois après le scrutin provincial, le Directeur général des élections du Québec a déposé hier des accusations de fraude électorale dans la circonscription d’Anjou.Le DGE a constaté 16 constats d’infraction et quatre personnes ont été accusées d’avoir voté illégalement ou d’avoir recruté des personnes pour le faire.Rappelons qu’à la suite de l’élection du libéral Jean-Sébastien Lamoureux par une majorité de 143 voix, le candidat péquiste défait, l’ancien ministre Pierre Bélanger, avait souligné des «irrégularités» lors du vote.Quelques mois VOIR PAGE A 10: DGE Repenser l’étalon travail Carole Poliquin, cinéaste engagée jusqu’à la moelle Valeur ultime de la société moderne, le travail est désormais à lui seul facteur de reconnaissance sociale, de réalisation des aspirations individuelles et de survie personnelle.Pas étonnant alors que la crise du travail ébranle profondément l’édifice fragile sur lequel reposent nos destinées.Repartant en guerre contre les diktats de la société de consommation et du capitalisme, la cinéaste Carole Poliquin a cherché, dans un documentaire à paraître cet hiver, un sens nouveau à donner au travail pour en faire un meilleur gage de satisfaction personnelle et collective.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR «Ji une franchise à Montréal pour la pré-: : sentation exclusive d’un salon biennal -r à compter de 2001 pour tout le mar-; ché nord-américain.La candidature ¦ de Montréal a été préférée à celles de Toronto et Chicago.Le SIAL-Montréal, dont la création a été annoncée avec enthousiasme hier, aura trois partenaires, Sial-Expo-sium, la société fondatrice à Paris qui émet la franchise au coût de 700 000 $, l’Association des détaillants en alimentation du Québec (ADA) et le Club Ex-; port agroalimentaire du Québec.¦ Alain Bellefeuille de l’ADA en sera le ¦ directeur général.Le SIAL de Paris a attiré l’an passé ¦ plus de 4700 exposants, dont 65 % de pays autres que la France, et 121000 visiteurs professionnels en provenance de 180 pays.Avec une croissance accélérée des affaires, SIAL-Exposium a senti le besoin de s’installer à l’étranger avec des partenaires locaux.Il y a eu en 1997 la création de SIAL Mercosur, dont la deuxième édition est en cours à Buenos Aires.Un salon a eu lieu à Singapour en juin et un autre est prévu |X)ur Pékin en avril prochain.11, Celui de Montréal aura lieu en mars 2001 au Palais des congrès.On y at-• tend environ 300 exposants dont 40 % venant de l’étranger.Ces entreprises et quelque 10 000 visiteurs généreront des retombées de l’ordre de huit mil- lions.Évidemment, toute l’industrie voit là une confirmation de la vocation agroalimentaire de la région montréalaise, où se trouvent 300 entreprises dans la distribution et la transformation, lesquelles créent 15 000 emplois et déclarent des expéditions de produits alimentaires d’une valeur de cinq milliards.«Le SIAL est une occasion de choix pour positionner et dynamiser notre industrie», déclare Rémi Trudel, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.Son collègue fédéral, Lyle Vanclief, qui se trouve d’ailleurs à Buenos Aires dans le cadre du SIAL Mercosur et pour parler des prochaines négociations de l’Organisation mondiale du commerce, a déclaré que «le Canada est très chanceux d’avoir attiré un salon comme le SIAL».Par ailleurs, M.Trudel a profité de la conférence de presse hier pour annoncer sa décision de réactiver un autre projet, celui d’un parc agroalimentaire.Le ministre Jean Garon en avait été l’instigateur en 1995, dans les mois précédant la défaite du gouvernement pé-quiste.On envisageait alors d’installer ce parc sur l’île Notre-Dame.Puis, le projet a été complètement délaissé.Selon M.Trudel, ce projet, évalué alors à 45 millions, est encore intéressant, mais il y a lieu de réfléchir sur ce qu’il devrait être aujourd’hui.Le maire de Montréal, Pierre Bourque, accepte de participer à cette démarche qui devrait s’étendre sur quelques mois seulement.Le projet originel pourrait être modifié de telle sorte qu’il ne faut pas tenir pour acquis que son coût sera nécessairement plus élevé que le montant mentionné à l’origine.EN BREF Les sages-femmes sont d’accord ro, POLITIQUE Les 8000 hémophiles ne recevront que 10 000$ chacun ROBERT DUTRISAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC La ministre d’Etat à la Santé et aux Services sociaux, Pauline Marois, ne s’est pas laissée inflécliir par les victimes du sang contaminé.Québec n’accordera que 10 000 $ à chacune des 8000 victimes de l'hépatite C admissibles pour un débours total de 80 millions.Mais en réalité, tout porte à croire que le gouvernement n’indemnisera qu’environ 5700 personnes tout au plus, retranchant une vingtaine de millions à la note.Au cours dime conférence de presse hier, Mme Marois, qui dévoilait le programme d’intervention de son ministère auprès des personnes infectées par le viras de l'hépatite C, a soutenu que le gouvernement consacrerait 80 millions à l’indemnisation des victimes tandis que le premier ministre Bouchard avait promis plus tôt cette aimée de consentir à cette fin une somme de 75 millions.Rappelons que le gouvernement québécois indemnisera les victimes que le gouvernement fédéral refuse de dédommager, Ottawa réservant les indemnités aux seules personnes ayant contracté l’hépatite C des suites d’une transfusion survenue entre le 1" janvier 1986 et le 1" juillet 1990, soit un peu moins de 2000 personnes au Québec.En analysant les projections statistiques établies par le D' Robert Remis, un épidémiologiste de l'Université de Toronto, on constate que le gouvernement en sera sans doute quitte pour indemniser 2300 personnes de moins que les 8000 victimes dont a parlé Mme Marois.Ainsi, selon l’évaluation du D1 Remis, on dénombre 6200 personnes encore vivantes qui ont contracté fhépatite C entre 1960 et le T’janvier 1986.A ce nombre, on ajoute 1900 personnes infectées entre le 1er juillet 1990 et septembre 1998, quand fut fondée Héma-Qué-bec.Or U y a tout lieu de croire qu’un nombre important de ces 1900 personnes, puisque les produits sanguins durant les années 90 était sûrs, ainsi qu’un certain nombre des 6200 victimes de la période précédente ne sont pas admissibles à l’aide financière de l’Etat leur infection aura été causée non pas par des produits sanguins contaminés mais par des seringues utilisées pour consommer des drogues.Ces malades de l'hépatite C n’ont pas droit à l’indemnisation.Selon le sous-ministre adjoint à la Santé du Québec, Ri- chard Massé, l’Ontario, qui a également Lancé un programme d’indemnisation des victimes de l’hépatite C, a constaté que 30 % des personnes infectées, à partir des données colligées par le D' Remis, ne sont pas admissibles à l’aide financière de îa province puisqu’elles n’ont pas contracté le virus par des transfusions.D est fort probable qu’au Québec une proportion semblable des personnes atteintes soit disqualifiée, a reconnu hier M.Massé, bien qu’il recommande la prudence dans l’interprétation des projections statistiques, dans un sens comme dans l’autre.Mme Marois a indiqué que la somme projetée de 80 millions ne constituait pas un fonds dévolu aux victimes comme en Ontario: si on retrace moins de victimes, Québec émettra moins de chèques de 10 000 $, une somme non imposable par ailleurs; s’il y en avait davantage, ce qui est des plus improbables, Québec en émettrait davantage.Cette somme ne sera «jamais satisfaisante», a reconnu Mme Marois, qui y voit «une compensation de type humanitaire».L’indemnité sera versée sans égard à la gravité de la maladie.Or les deux tiers des personnes infectées ne présentent aucun symptôme, selon le ministère.Aux indemnisations s’ajoutent 30 millions pour le retraçage de toutes les victimes, qui devrait s’achever dans un an, 1,2 million pour une campagne d’information et 11 mil-' lions pour la vaccination des victimes contre l’hépatite A et l’hépatite B afin d’éviter des complications.Québec a déjà consenti à verser au fédéral une contribution de 73,8 millions, qui représente sa part du programme d’indemnisation pour la période de 1986 à 1990.Ottawa s’est pour sa part engagé à verser 45,6 millions à Québec pour couvrir une partie des soins de santé que requièrent des victimes.Accompagné de représentants de la Société canadienne d'hémophilie - section Québec, le député libéral de Nelligan, Russell Williams, a mis en doute le chiffre avancé par le gouvernement quant au nombre de victimes admissibles à l’indemnisation avancée.Il a réclamé du gouvernement Bouchard qu'il crée un fonds réservé aux seules indemnités, à l’instar de l’Ontario, et doté d’une enveloppe de 80 millions.Le montant des indemnités devrait également être modulé en fonction de la gravité de la maladie de chacune des victimes, a proposé M.Williams.Le Bloc propose une réduction d’impôts de Ottawa (PC) — Le Bloc québécois entreprend de nouveau sa tournée de consultations en vue du prochain budget fédéral.Cette fois, le parti pose la question suivante: «Voulez-vous payer moins d'impôts?» Selon le député bloquiste Yvan Loubier, qui est responsable de la tournée, Ottawa dispose d'une marge de manœuvre suffisante pour accorder des baisses d’impôts substantielles aux contribuables qui en ont le plus besoin et qui le méritent le plus: les personnes qui gagnent de 30 000 8 à 70 000 $ par année.«Les personnes à revenu moyen ont payé pour l'assainissement des finances publiques.Il faudrait qu’après six ans on arrive à soulager leur fardeau fiscal, ce qui pennettrait aussi d'insuffler une impulsion à l’économie canadienne», a affirmé le député hier.Ce groupe de contribuables, a-t-il rappelé, constitue 27 % de la population mais paie 50 % des impôts fédéraux.La tournée du Bloc se déraillera dans toutes les régions du Québec du 27 septembre au 4 octobre.Une synthèse des commentaires recueillis sera ensuite présentée au comité parlementaire des finances.M.Loubier estime qu’Ottawa pourrait disposer d’un surplus de 24 milliards de dollars l’année prochaine.Cette somme proviendrait des excédents accumulés cette année (quatre milliards), de celui prévu l'année prochaine (15 milliards) et d’une réforme de îa fiscalité des particuliers et des entreprises (5,5 milliards).Mais le Bloc ne propose pas seulement des baisses d'impôts, il veut aussi que le fédéra] réinvestisse son argent dans plusieurs autres domaines.Voici ce qu’il suggère: ¦ réductions d’impôts de six milliards: six milliards ¦ bonification du régime d’assurance-emploi, sept milliards; ¦ hausse des transferts sociaux aux provinces de cinq milliards; ¦ création de nouveaux programmes de subventions (soutien à l’industrie navale, travaux ^infrastructure), trois milliards; ¦ paiement de la dette, trois milliards.M.Loubier juge que le gouvernement a remboursé sa dette à un rythme trop accéléré au cours des dernières années, ce qui a empêché les Canadiens de profiter des fruits de leurs efforts.Téléphone: 985-3344 Télécopieur: 985-3340 AVIS PUBLICS Sur Internet: www.offres.ledevoir.com CANADA, PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE HULL.COUR PROVINCIALE.N0.550-02-011124-997 AVIS DE VENTE.RÉJEAN PARISIEN.3artie demanderesse -vs- DANNV STAMPER MANON HENRIE.Parue léle'nderesse.Le 8ième jour de septembre 1999 à lOhOO, au 2470 Des ferdraux, Ste-Adèle.P.Q., district de Terrebonne, seront vendus par autorité le justice les biens et effets de DANNY STAMPER, saisis en cette cause, consistant en: 1 ensemble de salon: auteuil, causeuse, divan, etc, 1 cinéma nalson Mitsubishi.1 armoire en bois, îtc.Conditions; ARGENT COMPTANT st/ou CHEQUE VISE.Information: SIMON MÉNARD huissier du district de Terrebonne Guindon, Pilon 8 Associés.HUISSIERS - 819-326-7707.Fax 326-3081.22 rue Ste-Agathe.Ste-Agathe-ies-Monts.Oc J8C 2J4 ‘'ANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO 500-12-245366-996 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DORIS BRIOSHI Partie demanderesse c.ADRIAN SIMON CHARLERY Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ADRIAN SIMON CHARLERY, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de ADRIAN SIMON CHARLERY Lieu: Montréal Date: 20 août 1999 FRANCOIS LEBLANC GREFFIER ADJOINT PANADA PROVINCE DE QUEBEC NO: 500-12-248459-996 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT LEDY ELINA LAMEDA Partie demanderesse C.JOSE DELACRUZ PERNIA ROSALES Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JOSE DE LA CRUZ PERNIA ROSALES de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.rue Notre-Dame Est.Montréal, salle 1.100 dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal “Le Devoir».Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de JOSE DE LA CRUZ PERNIA ROSALES.Lieu: Montréal Date: 25 août 1999 MICHEL MARTIN PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL Numéro: 500-12-240814-982 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT Victor Manuel Olivares-Andrani Partie demanderesse c.Ingrid del Pilar del Pino Perez Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Ingrid del Pilar del Pino Perez de comparaître au greffe de cette cour situé au 1, rue Notre-Dame Est, Montréal, salle 1 100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal "Le Devoir».Une copie de la déclaration, affidavit et avis de contestation a été remise au greffe à l'intention de Ingrid del Pilar del Pino Perez.Lieu: Montreal Date: 25 août 1999 MICHEL MARTIN GREFFIER ADJOINT LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi ’ , 28 SS min 17 ^5 niax 27 SS 12/26 SS 11/27 O O NTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 24/14 18/13 Blanc Sablon Kuujjuarapik 15/13 19/0 La Grande IV i .¦ 21/16 Iles de la Madeleine Chibougamau S-,_________ 2G 10 Rivière-du-Loup 29/16 28/14 Chicoutimi Québec n.27/15 28/13 Val d Or 27/15 Trois-Rivières f 28/17 «27/15 __Sherbrooke Coucher 19h40 ontreal Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 27 SS min 15 SS max 25 O O 10/21 SS 8/21 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 29 SS min 18 Sa ma» 27 0 0 0 13/23 SS 10/25 Météo-Conseil ¦?I Environnement Canada 1 900 565-4455 Frais applicables La météo à la source CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-248252-995 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT PAUL-REAL LIZOTTE Demandeur -c- MICHELINE LEROUX Défenderesse ASSIGNATION ORDRE est denné à MICHELINE LEROUX, défenderesse en cette cause, de comparaître au greffe de celte Cour situé au t.rue Notre- Dame Est dans les cité et district de Montréal, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de MICHELINE LEROUX.Montreal, le 25 août 1999 MICHEL MARTIN PAMAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTREAL NO: 500-12-244439-984 COUR SUPÉRIEURE PRESENT GREFFIER ADJOINT CHANG HSIN-JUNG Partie demanderesse c.XU GANG Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne à XU GANG de comparaître au greffe de celte cour situé au 1 est.rue Notre-Dame a Montréal, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à I intention de Xu Gang.Lieu: Montréal Dale: 25 août 1999 MICHEL MARTIN Appel d'offres 8+3 Ville de Montréal Service des travaux publics et de l'environnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l'attention du greffier, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6, pour: SOUMISSION: 6824 Parc Sainte-Lucie, secteur nord Réaménagement et éclairage Date d'ouverture: 13 septembre 1999 Documents: Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 30 septembre 1999 au Service: Parcs, jardins et des espaces verts 2053, avenue Jeanne-d’Arc, 3" étage, Montréal, H1W 3Z4, contre un paiement de 35,00 S.Dépôt de garantie: 30 000,00 S Cautionnement ou chèque visé.Renseignements: Sylvie Desjardins Vente du cahier des charges: Téléphone: 514-872-1473 Télécopieur: 514-872-1458 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l’ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l'enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l'hôtel de ville, immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 27 août 1999 Le greffier, M* Léon Laberge Avis public Ville de Montréal Service du greffe Étude d'un programme de développement (Projet de construction résidentiel) Le Groupe Dargis sollicitent l’autorisation de la Ville de Montréal pour un projet de démolition et de construction a des fins résidentielles.L'emplacement est situé du côté ouest de la rue Saint-Dominique entre les rues de Liège et Guizot, tel qu'illustré sur le croquis ci-dessous.RUE DE LIÈGE E.Les principales caractéristiques du projet sont: • la démolition de l'immeuble industriel existant; • 22 unités de stationnement intérieur accessibles à partir de la rue de Liège.Ce projet déroge à la réglementation municipale notamment quant à l’usage prescrit.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d’occupation et sur la Commission Jacques-Viger, toute personne intéressée peut transmettre par écrit ses commentaires sur le projet, en mentionnant le numéro de référence S99 0489076, au plus tard le 4 octobre 1999, à l’attention du greffier, bureau R-113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Un document d’information peut être consulté aux Bureaux Accès Montréal Ville-Marie au 275, rue Notre-Dame Est (872-6395) et Accès Montréal Villeray-Parc-Extension, 7217, rue Saint-Denis (872-6381).Pour plus d'information, veuillez communiquer avec le Service du développement économique et urbain au 872-5985.la construction d’un ensemble résidentiel comportant 6 bâtiments de 6 logements pour un total de 36 logements: une hauteur de 11 m comportant 3 étages plus un sous-sol; Montréal, le 27 août 1999 Le greffier, M‘ Léon Laberge DEMANDE DE DISSOLUTION (article 37.Loi sur la publicité legale des enlreprises individuelles, des sociétés et des persennes morales) Prenez avis que la compagnie corporalion 2741-4978 Québec Inc.ayant son siège social au 1092, bout.St-Laurent.Montreal.Québec H2Z 1J5 demandera à I inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre et à cet effet dépose au registre des entrepnses individuelles, des sociétés et des personnes morales, la présente déclaration requise par les dispositions de l'article 37 de la Loi sur la publicité légale des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales.Vuong, Vinh Thanh AVIS AUX CRÉANCIERS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : 3323790 CANADA INC.corps politique, légalement constitué par lettres patentes, ayant son bureau chef et sa principale place d'affaires à 3940 Dagenais Ouest, bureau 408.Laval (Québec) H7R5X9.Avis est par les présentes donné que 3323790 Canada Inc., District de Montréal, Province de Québec, a déposé une cession et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 7* jour de septembre 1999, è 10 h 00.au bureau du Syndic, 400, de Maisonneuve Ouest, bureau 1202, Montréal (QC).PHIL BELL Comptable agréé / Syndic 400, de Maisonneuve Ouest Bureau 1202 Montréal (Québec) H3A 1L4 TéL : (514) 282-1407 Raymond Chabot inc.LO! SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : NOUVELLE SOCIÉTÉ DE SYSTÈMES DE GESTION ET D'APPLICATION INFORMATIQUE INC., personne morale ayant lait affaires sous le nom et la raison sociale de « Novosyg -au 187, Arthur Sauvé, en la vile de St-Eustache, Québec, J7P 2A6.AVIS est par la présente donné que NOUVELLE SOCIÉTÉ DE SYSTÈME DE GESTION ET D'APPLICATION INFORMATIQUE INC.a déposé une cession de ses biens entre les mains de RAYMOND, CHABOT INC.le 18 août 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9 septembre 1999 è 10h30, au bureau du syndic au 1200, St-Martin Ouest, bureau 200, Laval, Québec.DATE DE LAVAL, ce 27* jour d'août 1999.RAYMOND, CHABOT INC.Es qualités de syndic de l'actif de Nouvelle société de système de gestion et d'application Informatique Inc.JEAN GAGNON, C.A., CIP Reaponeable de l’actif 1200.bout.Saint-Mutin Oucat Bureâu 200 Laval (Québec) H7S 2E4 Téléphone: (514)382-9234 Télécopieur : (450) 663-9850 OXFAM-QUÉBEC (514) 937*1614 1*877*693*2672 «fWW.oalaai.fC.ca AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16hOO pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi TéL 985-3344 Fax 985-3340 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.En cas d’erreur de l'éditeur, sa responsabilité se limite au eoût de la parution.MOTS CROISÉS HORIZONTALEMENT 1- Maladie infectieuse.2- Cristal à un seul axe optique.— Échassier.3- Il perçoit les impôts.— Du verbe gésir.— Ville du Nigeria.4- Habit de moine — Félin d'Asie.— Thulium.5- Procédé de radionavigation.— Qui possède un noyau (Bol ).6- Dignité d’émir.— Coryza.7- Entretien accordé par un supérieur.8- Années.— Qui témoigne d'une impassibilité courageuse 9- Scandium.— Saule.— Touffu.10- Étal du Proche-Orient.— Vrai.11 - Rassembler.— Sable utilisé pour l'amendement des sols.12- Mettre les rênes à un cheval.— Thallium.VERTICALEMENT 1- Boeuf sauvage.— Arsenic.— Rhénium.2- Il interprète les songes.3- Muscle des lèvres.— Fiable.4- Grange à blé.—» Enjolive.5- Qui a cessé d’être.— Ensemble des larves nageuses d'huîtres avant leur fixation.6- Jeu.— Pièce de la’ bride.7- Rivière d'Europe.— La Nativité.8- Assombrir.9- Bien appris.— Fiasco.— Homme avare.10- Lettre grecque.— Parcouru des yeux.— Qui se rapporte aux idées.I 11- Obéir.12- Javelot des Francs] — Aucune.Solution d’hier i m i i i ' I lit 11 11 LUC 1 D 1 1 eBImIa l B A F O N N f tIBcTo 1 TTpBi 1 R M J K M E N T II E 8 U! n 1 < ¦ ° £i( TOM 1 |E 4 n e c ¦ o cp =™r R E F R[a] 1 1 NI il II -»! * A 6 L K DEVOIR.LE VENDREDI 27 AOÛT I -?LE DEVOIR ?- ECONOMIE La Laurentienne et Vidéotron lancent une banque virtuelle GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La Banque Laurentienne et Vidéotron ont jeté, hier, les bases à une coentreprise visant à offrir un guichet unique virtuel de produits et services financiers.La structure est suffisamment souple pour accueillir d’autres partenaires selon la formule si chère à Henri-Paul Rousseau et retenue dans le nouveau cadre réglementaire fédéral: les holdings financiers.«Internet, banques virtuelles.Nous avons examiné toutes les avenues au cours de la dernière année, a souligné Henri-Paul Rousseau, président et chef de la direction de la Banque Laurentienne.Nous sommes arrivés à la conclusion que le coût de développement par Internet est énorme, non pas tant sur le plan technologique que le coût d’acquérir de nouveaux clients.Sans compter que cette approche exige beaucoup de temps avant d’être rentable.» Vidéotron est vite apparu comme étant le «partenaire de rêve» pour la Banque Laurentienne dans son désir de percer le monde virtuel.«Nous obtenons un accès rapide à une vaste clientèle, et une diminution des coûts d’accès.» D en a résulté l’annonce, hier, d’une coentreprise détenue à parts égales et le déclenchement d’une course contre la montre pour arriver à Noël avec les premiers produits et services dans le pipeline.«L'échéance est serrée mais nous y arriverons.» Les vertus d’une petite taille M.Rousseau a ajouté qu’il y avait «un plus à être petit.D’abord, nous courons plus vite.Ensuite, le risque des grandes banques est la cannibalisation.Regardez mbanx.Entre 75 et 80 % de la clientèle de mbanx vient de la clientèle de la Banque de Montréal.Nous, avec 2 % du marché canadien, ne craignons pas de nous cannibaliser en développant d’autres modes de distribution.» «Vidéotron est extraordinaire, a renchéri M.Rousseau.Cette entreprise a un très beau nom au Québec.Malgré l’échec du projet Ubi, elle a l’expérience et la compréhension de l’interactivité.Et Vidéotron, c’est 1,5 million de clients dans les activités de base de câblodistribution.C’est 100 OOO clients sur Internet, des personnes à haut revenu et au profil intéressant, et c’est un site qui reçoit environ 540 OOO visites par mois.Vidéotron, c’est aussi plus de 970 OOO membres au SuperClub Vidéotron, un réseau de 140 points de vente.Au total, Vidéotron rejoint 2,3 millions de ménages au Québec, sur 2,8 millions.» Services de crédit, de paiement, et produits d’investissement.On veut faire de cette coentreprise un véritable guichet unique de produits et services financiers, de portée pancanadienne.On n’écarte donc pas l’ajout de nouveaux partenaires.«Nous avons été le grand défenseur du modèle de holding financier, un modèle retenu dans le nouveau cadre réglementaire que dessine le gouvernement fédéral.Nous allons donc être constants avec nous-mêmes en arrimant le développement de cette coentreprise au nouvel encadrement de la politique.» «Les coûts d’exploitation étant faibles, d’ici 12 à 18 mois cette coentreprise va apporter des profits à ses copropriétaires, tout en valorisant les éléments d’actif de Vidéotron», a soutenu M.Rousseau.La directrice des affaires publiques de Vidéotron, Catherine Escojido, a souligné à la Presse canadienne que Vidéotron travaillait déjà à regrouper ses services au niveau du câble, de la téléphonie et de l'Internet «Le fait de greffer des services financiers offerts par une nouvelle coentreprise va dans le sens des besoins des clients.Ils veulent se simplifier la vie et compter le plus possible sur des services intégrés.» 635 millions Canfor acquiert Northwood Toronto (PC) — Canfor Corporation, de Vancouver, vient de conclure une entente avec Nexfor, de Toronto, et Mead Corp., de Dayton, en Ohio, pour l’acquisition de Northwood, au coût de 635 millions.Canfor a précisé hier que cette transaction lui permettrait de devenir le plus important producteur canadien de bois d’œuvre et de pâte kraft commerciale.Northwood possède une usine de pâte à papier à Prince George, en Colombie-Britannique, avec une capacité annuelle de 535 000 tonnes de pâte kraft; deux scieries à Prince George, une à Houston, en Colombie-Britannique, et une à Upper Fraser, également dans cette province, ainsi qu’une usine de contre-plaqué à Prince George.L’entreprise détient en outre des baux à long terme pour des exploitations forestières dans les régions de Prince George et de Prince Rupert, et une participation de 50 % dans B.C.Chemicals Co., de Prince George.L’autre 50 % est détenu par Canfor.La valeur de la transaction représente pour Nexfor environ 400 millions dont 240 millions en espèces.Canfor prendra en charge la dette de Northwood, qui totalise environ 170 millions.Canfor, qui possède des exploitations forestières et des usines en Colombie-Britannique et en Alberta, est le principal fournisseur canadien de bois dur à des chaînes de commerces tels que Home Depot et Lowes.Sa principale filiale est Canadian Forest Products.Air Canada lance une campagne de rabais LE DEVOIR Air Canada a lancé un solde automnal de sièges avec des réductions pouvant atteindre jusqu’à 35 %.Canadien International, dont les liquidités se tarissent, n’a eu d’autres choix que de coiffer cette nouvelle grille de prix.Le solde d’Air Canada débutait hier et se termine le 8 septembre.Les déplacements doivent être terminés le 17 décembre.Les réductions peuvent atteindre jusqu’à 35 % et touchent plus de 76 destinations à partir des principales villes canadiennes.Air Canada a rappelé que l’automne est une saison calme dans l’industrie.Achat d’Air Canada par Onex-American Airlines Montréal veut se mobiliser GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR On s’active dans Star Alliance.United Airlines «s’excite pas mal aussi», disait-on hier.Les partenaires d’Air Canada dans Star Alliance se mobilisent pour contrer l’offre du tandem Onex-American Airlines, une mobilisation qui s’empare également de la communauté d’affaires montréalaise.Le chef de l’opposition officielle à la Ville de Montréal, Michel Prescott, a lancé hier un appel à tous.«Il est clair que le milieu montréalais doit faire contrepoids aux pressions politiques provenant de l’Ouest canadien», a lancé Michel Prescott, dans son appel à la mobilisation.Le chef de l’opposition fait preuve de scepticisme lorsque Onex affirme que seulement 5000 emplois pourraient être abolis et que peu de ces emplois seraient retirés au Québec.«Quant aux informations à l’effet que la compagnie résultant de la fusion d’Air Canada et de Canadian Airlines ne passerait pas sous le contrôle d’American Airlines, y a-t-il quelqu’un qui croit cela sérieusement?» Avec un contrôle effectif du nouvel Air Canada passant entre les mains d’American Airlines, «le siège social d’Air Canada situé à Montréal deviendrait largement une coquille vide.De plus, l’avenir de la base d’entretien [à Dorval] serait plus qu’aléatoire.» Cette base, qui offre plus de 3000 emplois, ne fait pas partie de la liste des sites retenus mentionnés dans le communiqué de presse d’Onex.La firme torontoise parle d’une nouvelle entité qui aura des centres principaux à Toronto, à Montréal et à Vancouver, des bases régionales à Calgary et à Halifax, et un centre d’entretien à Winnipeg.Au cours d’un entretien au Devoir, le porte-parole d’Onex, Nigel Wright, avait souligné que l’absence de la base de Dorval dans la liste résulte du fait «que nous n’avons pas reçu l’information d’Air Canada.Mais il est certain que cette base ne serait pas sacrifiée si son importance est démontrée.Qu’elle est même appelée à prendre plus d’importance encore».Aux barricades La veille, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain montait également aux barricades.«Cette situation, malheureuse pour le transporteur en difficulté, ne doit pas se solder par des compressions ou une réduction de certaines activités chez le transporteur qui est parvenu à maintenir sa rentabilité.Il est malsain de changer aujourd'hui les règles du jeu et de prendre des décisions hâtives, lourdes de conséquences pour l’avenir, pour protéger une entreprise moribonde et prolonger les erreurs du passé», a commenté le président de la Chambre de commerce.David McAusland a dit, de plus, s’inquiéter, «de voir un grand transporteur américain occuper une position dominante ou substantielle parmi les actionnaires de contrôle de la seule compagnie aérienne nationale née de la fusion d’Air Canada et de Canadien International, au risque de changer les alliances internationales des transporteurs actuels, d’intégrer étroitement le transporteur national au sein d’un réseau de réservations américain et de favoriser le glissement de l’industrie canadienne du transport aérien vers un rôle accru de transporteur de seconde zone».De voir le nouvel Air Canada confiné dans un rôle de transporteur d’appoint ne faisant qu’alimenter le réseau d’American Airlines.On craint ainsi voir Air Canada payer le prix des difficultés récurrentes de Canadien; voir les employés d’Air Canada faire les frais des erreurs de Canadien.Et l’on s’inquiète de l’empressement dont pourrait fait preuve Ottawa à retirer la limite de 10 % imposée à la détention d’actions avec droit de vote d’Air Canada afin de faciliter la transaction d’Onex.«Onex va-t-elle, par la même occasion, demander que les autres “servitudes” rattachées à Air Canada soient retirées?Va-t-elle vouloir des titres clairs?», se demandait-on, encore hier.Outre la règle du 10 %, il est enchâssé dans sa loi qu’Air Canada conserve son siège social à Montréal et des bases d’entretien à Montréal, à Toronto et à Winnipeg.Air Canada est également soumise à la politique des deux langues officielles.Banque de Montréal au Québec Jacques Ménard devient le numéro un GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR La Banque de Montréal s’est dotée d’un président au Québec.Ce nouveau poste sera occupé par Jacques Ménard.Quant à celui qui, avant cette nomination, jouait en quelque sorte le rôle de numéro un de la banque au Québec, soit Gilles Jarry, il conserve son poste de premier vice-président, Québec.«Gilles Jarry est très fort dans la distribution et auprès du réseau de succursales.Tous les hauts dirigeants conservent leurs fonctions.Mon rôle consistera à chapeauter l’ensemble de ces jonctions.Je vais présider le comité de direction réunissant l’ensemble de ces directions», a précisé M.Ménard.Jacques Ménard conserve également son poste de directeur général de Nesbitt Burns, filiale de courtage en valeurs mobilières de la Banque de Montréal, et celui de président du conseil délégué, Services d’investissement D demeure également président du conseil d’Hydro-Québec et président du conseil du Club de baseball Les Expos de Montréal.«Oui je continue.J’aurai trois bureaux», a ajouté celui qui devait pourtant être en vacances cette semaine.«Je traîne mon cellulaire.J’amène beaucoup de piles aussi.Et elles sont toutes usées», a-t-il lancé hier, avant de participer à une autre réunion concernant les Expos.«Mon métier de base, c’est d’être banquier», a ajouté M.Ménard, qui soutient que l’industrie bancaire est, aujourd’hui, interpellée plus que jamais.«Le nerf de la guerre, c’est l’information, qui s’est démocratisée.Notre défi, comme groupe financier, c'est d’ajouter des solutions et des propositions de services en faisant preuve de créativité.J’ai beaucoup de respect pour nos concurrents, pour la Banque Nationale, pour Desjardins ou encore pour la Banque Royale.Mon but consiste à nous distinguer des autres, à être plus imaginatif et plus créatif dans notre approche aux clients.» Jacques Ménard parle d’une approche client intégrée, d’une intervention plus cohérente dans l'offre de services.D établit un parallèle avec Bell Canada.«Bell aborde désormais son client sous l’angle communication, en lui apportant une réponse à l'ensemble de ses besoins, que ce soit en matière de téléphonie traditionnelle, de longue distance, d’Internet, de cellulaire ou de sans-fil.» Il donne également l’exemple de la soumission remportée par un consortium composé de SNC-Lavalin visant la privatisation de l’autoroute ontarienne 407.«H a fallu un travail concerté.Principal conseiller financier de SNC-Lavalin, nous avons travaillé au montage financier.Et l'appui de la Banque de Montréal, à une tranche de plus de un milliard de dollars, est venu faciliter la transaction.Tout cela découle d'une approche intégrée.» Un signe Dans ses nouvelles fonctions, Jacques Ménard sera également appelé à représenter le président du conseil de l’institution auprès des instances publiques pour traiter toutes les questions d’envergure québécoise.«La Banque de Montréal envoie ainsi un signe à nos 5200 employés au Québec, à nos clients et au milieu institutionnel, gouvernemental comme financier, que le Québec demeure un des marchés les plus importants de la banque», a renchéri M.Ménard.La Banque de Montréal est engagée dans un processus de restructuration qui implique l’adoption d’une gestion axée sur la valorisation de ces trois grands groupes d’activités, à savoir les particuliers et les entreprises, la gestion du patrimoine et les grandes entreprises.«J’annonce aujourd’hui que nous allons fusionner les valeurs de base, les compétences et les secteurs d’activité de services financiers aux particuliers et aux entreprises de la Banque de Montréal [.] en une seule entité d’envergure nord-américaine, le groupe Particuliers et entreprises», avait lancé le nouveau président du conseil et chef de la direction de la Banque de Montréal, Anthony Comper, lorsqu’il a pris le relais de Mattew Barrett, en février dernier.Shermag rehausse son chiffre d’affaires de 23 % MARIE TISON PRESSE CANADIENNE Shermag est en bonne voie de maîtriser les problèmes qui ont affecté sa performance au cours de l’exercice 1998-99.Le manufacturier de meubles de Sherbrooke a enregistré un chiffre d’affaires de 34,5 millions au premier trimestre de l’exercice 1999-2000, ce qui représente une augmentation de 23,5 % par rapport au premier trimestre de l’année précédente.Le bénéfice net a augmenté de 9,4 %, passant de 2,4 millions, ou 0,18 $ par action, à 2,6 millions, ou 0,20 $ par action.Shermag avait été affectée par une série de problèmes en 1998-99, notamment au niveau de son approvisionnement en bois.Elle avait également connu des difficultés dans l’implantation d’un nouveau système informatique et dans la réorganisation de la division Bédard.Le temps de rodage de deux nouvelles usines de la division avait été beaucoup plus long que prévu.Le chiffre d’affaires de Shermag a atteint 128,1 millions en 1998-99, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’aimée précédente.Le président et chef de la direction de Shermag, Serge Racine, a cependant affirmé que l’entreprise aurait pu connaître une croissance deux fois plus importante sans ces problèmes.D a profité de l’assemblée annuelle des actionnaires, hier, pour affirmer que ces problèmes faisaient maintenant partie du passé.«Dans le cas de Bédard, il y a un comité de relance qui a été mis en place.Depuis deux mois, ça va très bien.» Il a dit s’attendre à ce que Shermag enregistre un chiffre d’affaires de 160 millions en 1999-2000, soit une croissance de 25 %.L’entreprise fera cependant face à un nouveau type de difficultés cet automne: la demande risque de dépasser l’offre.«Nous observons un manque de produits dans toutes les divisions, a déclaré M.Racine.Un automne difficile se prépare pour nos clients.» Il a affirmé que la direction prendra un certain nombre de mesures pour produire davantage, notamment en améliorant l’efficacité de ses opérations, en favorisant une croissance interne et en procédant à des petites acquisitions.À la recherche d’une usine L’entreprise est notamment à la recherche d’une usine dans le domaine du rembourrage depuis un an.Elle a déjà un petit secteur du meuble rembourré mais, avec un chiffre d’affaires de 10 millions, il est nettement insuffisant.Le président de Shermag a expliqué que les grands détaillants favorisaient la présentation de collections comprenant toutes les pièces de la maison.Shermag, qui se spécialisait surtout dans l’ameublement de chambres à coucher, a entrepris de réorganiser sa division Bédard pour accroître la fabrication d’ameublement de salle à dîner.Mais elle néglige toujours le marché du salon, qui, selon M.Racine, devrait représenter 40 % de son chiffre d’affaires.Le président de Shermag n’a pas caché sa frustration au sujet du cours de l’action de l’entreprise.Alors qu’elle se transigeait à 18,25 $ en 1998, elle ne s’échange plus qu’à 6,70 $.«Il semble que le marché ne nous reconnaisse pas à notre juste valeur», a-t-il déploré.L’entreprise a donc décidé de procéder à une offre publique de rachat d’actions pour fin d’annulation.Cette initiative devrait améliorer le rendement sur les fonds propres de Shermag et démontrer la confiance de la direction dans cette entreprise.Shermag vise le rachat d’un maximum de 664 283 actions ordinaires, soit 5 % de toutes les actions ordinaires en circulation.en bref Papier journal: l’industrie a roulé à 93 % de sa capacité en juillet (Le Devoir) — L’industrie canadienne du papier journal a opéré à 93 % de sa capacité en juillet, comparativement à 81 % pour le même mois en 1998 (à ce moment, plusieurs usines dans l’est du Canada étaient en grève).Les envois totaux ont augmenté de 17,2 %.Les ventes au Canada ont progressé de 4,8 %, de 18,9 % aipc Etats-Unis et de 20,1 % dans les marchés d’outre-mer.A la fin de juillet, les stocks de papier journal des usines canadiennes s’élevaient à 454 000 tonnes, en hausse 32 000 tonnes par rapport au mois précédent.Aux Etats-Unis, les journaux quotidiens ont accru leur consommation de 4,2 % par rapport au même mois en 1998.Pour les §ept premiers mois de 1999, la consommation totale aux Etats-Unis est en hausse de 1,4 % par rapport a la même période en 1998.A la fin de juillet, les consommateurs américains détenaient des stocks représentant 44 jours d’approvisionnement.Entente à l’usine Rolls-Royce de Lachine sur un nouveau contrat de travail (Le Devoir) — La menace de grève est écartée à l’usine Rolls-Royce de Lachine.Les parties ont conclu une entente pour le renouvellement du contrat de travail des quelque 800 salariés de la production membres de la FTQ.L’entente a été ratifiée à plus de 80 % par les membres réunis en assemblée générale hier.Les syndfc qués ont obtenu notamment des augmentations de salaires de l’ordre de 10 % sur trois ans, ainsi que des améliorations au régime de retraite et aux avantages sociaux.Révision à la baisse du PIB américain Washington (AFP) — La progression du PIB aux États-Unis au deuxième trimestre 1999 a été rérisée de 2,3 % à 1,8 % en rythme annuel, a annoncé hier le département américain du Commerce.Les analystes tablaient généralement sur une révision du même ordre.Un indice de prix lié au PIB a également été revu légèrement à la baisse, .à +1,5 % contre +1,6 % précédemment.Les ventes finales — la progression du PIB moins la variation des stocks — ônt augmenté de 3 % au deuxième trimestre comparativement à une première estimation de 3,2 %.La croissance avait atteint 4,3 % pendant les trois premiers mois de l’année.Salaires hebdomadaires: peu de changement en juin Ottawa (PC) — Statistique Canada rapporte que la rémunération hebdomadaire moyenne pour l’ensemble des salariés canadiens est restée pratiquement inchangée en juin par rapport à mai, soit à 609,89 $.Au cours de la dernière année, la rémunération hebdomadaire a augmenté de moins de 1 %.D’ailleurs, depuis juin 1997, les taux de croissance des salaires hebdomadaires sont plutôt modérés.Pour ce qui est des salariés payés à l'heure, leur rémunération hebdomadaire a augmenté en moyenne de 0,4 % durant la dernière année, tandis que celle des employés à salaire fixe a connu une hausse de 1,8 %.En juin, les employés rémunérés à l’heure pour l’ensemble des secteurs ont travaillé en moyenne 31,5 heures, y compris les heures supplémentaires.Ce chiffre est demeuré pratiquement inchangé par rapport à celui de mai.Au Québec, le salaire hebdomadaire moyen a varié de 0,4 % en juin pour passer de 570,15 $ à 572,24 $.Axcan Pharma a dégagé des revenus de 12,6 millions (Le Devoir) — Au cours du troisième trimestre terminé le 30 juin 1999, Axcan Pharma a dégagé des revenus de 12,6 millions, relativement inchangés par rapport au trimestre correspondant de 1998.Pour les neuf premiers mois, les revenus se sont élevés à 35,3 millions, en hausse de 14 % comparativement à 31 millions.Axcan a terminé le troisième trimestre avec un bénéfice provenant des activités poursuivies de 613 000 $, soit 0,04 $ par action, comparativement à 204 000 $, ou 0,01 $ par action.Pour les neuf premiers mois, elle affiche un bénéfice provenant des activités poursuivies de 579 000 $, soit 0,04 $ par action, comparativement à 1,3 million, ou 0,08 $ par action, pour la période correspondante de l’an dernier.Au cours du trimestre, l’entreprise s’est départie des actions de sa filiale spécialisée dans la contraception et la prévention des maladies transmissibles sexuellement, dans le but de mieux se concentrer sur la gastro-entérologie.Première commande de wagons en Israël pour Bombardier (AFP) — Bombardier a annoncé hier avoir reçu une première commande en Israël, d’une valeur d’environ 48 millions, pour la livraison de quatre trains de quatre wagons de passagers.La commande a été passée par la Ports and Railways Authority-Israël Railways de Tel-Aviv, a précisé Bombardier, ajoutant qu’il s’agirait de wagons à double niveau offrant 506 places assises par train de quatre wagons.Le contrat s’inscrit dans le cadre d’un programme de développement du transport ferroviaire en Israël, en particulier dans la région de Tel-Aviv.Gildan s’est inscrite à la Bourse de New York (PC) — L’entreprise Vêtements de Sport Gildan s’est inscrite à la Bourse de New York.Dès le mois prochain, ses titres se négocieront sous le symbole GIL.«Gildan ayant une vision internationale, nous croyons que notre inscription à la Bourse de New York ne manquera pas de nous donner une plus grande visibilité auprès des investisseurs», a affirmé le président de Gildan, Greg Chamandy.D’autre part, Gildan a fait part de son intention d’annuler son inscription à la American Stock Exchange.Les titres de Gildan continueront toutefois de se négocier aux bourses de Montréal et de Toronto.LL ———— LE DEVOIR.L E V E X I) R E D I 27 A O Ô T IR!) !> E C 0 N 0 M1E Les devises Voici la valeur des devises étrangères exprimée en dollars canadiens Afrique du Sud (rand) 0,2569 Allemagne (mark) 0,8261 Arabie Saoudite (riyal) 0,4153 Australie (dollar) 0,9818 Autriche (schilling) 0,1173 Bahamas (dollar) 1,5169 Barbade (dollar) 0,7909 Belgique (franc) 0,03986 Bermudes (dollar) 1,5169 Brésil (réal) 0,8109 Caraïbes (dollar) 0,5817 Chili (peso) 0,00300 Chine (renminbi) 0.1874 Égypte (livre) 0,4525 Espagne (peseta) 0,00979 États-Unis (dollar) 1,5018 Europe (euro) 1,5676 France (franc) 0,2473 Grèce (drachme) 0,005075 Hong-Kong (dollar) 0,1991 Inde (roupie) 0,0364 Italie (lire) 0,000839 Jamaïque (dollar) 0,0411 Japon (yen) 0.013457 Mexique (peso) 0,1718 Pays-Bas (florin) 0,7344 Pologne (zloty) 0,3873 Portugal (escudo) 0.008158 Rép.dominicaine (peso) 0,0975 Rép.tchèque (couronne) 0,0443 Royaume-Uni (livre) 2,3832 Russie (rouble) 0,0623 Singapour (dollar) 0,9084 Slovaquie (couronne) 0,0366 Slovénie (tolar) 0.008241 Suisse (franc) 1,0072 Ukraine (hryvna) 0,3531 Venezuela (bolivar) 0.00250 Baisse du bénéfice à la Banque Laurentienne, hausse à la Banque Nationale LE DEVOIR ET LA PRESSE CANADIENNE Le bénéfice net de la Banque Laurentienne a connu une baisse au troisième trimestre de 1999 par rapport à la même période de l’exercice précédent.Ce résultat va à l’encontre de la tendance à la hausse observée chez les autres banques canadiennes.Ce fut le cas pour la Banque Nationale, qui a déclaré un bénéfice net record.La Banque Nationale a ainsi enregistré un bénéfice net de 104 millions au troisième trimestre de 1999, ou 0,57 $ par action, comparativement à 98 millions, ou 0,53 $ par action, au trimestre correspondant de 1998.Le rendement des capitaux propres a atteint 15,1 % comparativement à 14,1 %.Pour les neuf premiers mois, le bénéfice net se chiffre à 307 millions, contre 293 millions un an plus tôt, et le rendement des capitaux propres, à 15,5 % contre 14,7 %.L’institution financière, qui coiffait un actif de 70,3 milliards au 31 juillet dernier, a attribué cette progression essentiellement à l’augmentation des revenus autres que d’intérêt pour chacune de ses unités d’af- faires.Elle a, de plus, précisé que les dépôts aux particuliers sont relativement stables depuis un an, mais que l’épargne sous gestion des particuliers totalisait 35,4 milliards au 31 juillet dernier, en hausse de 13 % sur un an.De 17,8 à 12,8 millions Pour sa part, la Banque Laurentienne a enregistré un bénéfice net de 12,8 millions au troisième trimestre, soit 0,46 $ par action.Au trimestre correspondant de 1998, ce bénéfice net atteignait les 17,8 millions, ou 0,72 $ par action.Le rendement de l'avoir des actionnaires n’a atteint que 8,4 % contre 12,7 %.Pour les neuf premiers mois, le revenu net s’est chiffré à 42,5 millions contre 49,8 millions un an plus tôt, ou à 1,59 $ l’action contre 2,09 $.Le rendement de l’avoir des actionnaires est passé de 12,9 % à 9,8 % entre ces deux périodes de comparaison.Au cours d’un entretien, le président et chef de la direction de la Banque Laurentienne, Henri-Paul Rousseau, a expliqué que l’institution avait décidé de procéder à des investissements importants pour se doter d’un réseau moderne et performant, pour offrir de meilleurs ser- vices à la clientèle et pour assurer la conformité des systèmes au passage à l’an 2000.«Je n'ai pas été chanceux, nous avons fait cet effort de croissance au moment où nous étions dans une guerre commerciale entre banques, a déclaré M.Rousseau.Ça a profité aux consommateurs, mais comme je suis plus pesant dans les activités aux particuliers, j’en ai subi les effets négatifs.« Il a toutefois affirmé que la Banque Laurentienne avilit déjà gagné son pari parce quelle avait enregistré une très forte croissance de ses activités au troisième trimestre.«On a plus de 400 millions de dollars d’augmentation de notre actif, a-t-il fait valoir.Ça fait une croissance annuelle de plus de 16 %.» L’actif de la Banque Laurentienne se chiffrait à 13,6 milliards au 31 juillet dernier.Le président de l’institution a ajouté, dans son communiqué, qu’un programme de réduction des dépenses, avec l’objectif de réduire les frais d’exploitation à un niveau de 325 millions par année, a été amorcé au troisième trimestre.«La banque prendra les mesures nécessaires pour atteindre cet objectif sans affecter sa force de vente et la qualité de service à sa clientèle.» La SGF investit 10 millions dans Infectio Diagnostic LE DEVOIR Des investissements de 11 millions ont été consentis à Infectio Diagnostic afin d’accélérer le développement des trousses diagnostiques de l’entreprise de Québec.11 devrait en résulter la création d’une cinquantaine d’emplois.La Société générale de financement du Québec investit 10 millions dans Infectio Diagnostic pour détenir une participation minoritaire dans l’entreprise.De son côté, la Société Innovatech Québec et Chaudière-Appalaches injecte un million dans le projet, portant ainsi son investissement total dans Infectio à 1,7 million.«L’annonce d’aujourd’hui permettra le développement et la commercialisation de sondes moléculaires [trousses] destinées au diagnostic rapide des infections, principalement celles causées par des bactéries et des champignons et à la détection des gênes de résistance ata antibiotiques», a souligné le président de la SGF, Claude Blanchet.On rappelle que le temps est un facteur crucial dans le diagnostic et le traitement des infections bactériennes et fongiques.«Les trousses développées par Infectio permettront aux médecins d’obtenir en une heure les résultats d'analyses qui aujourd’hui leur sont disponibles en deux jours ou plus, leur permettant de déterminer le traitement le plus approprié.De plus, les trousses d’infectio contribueront à solutionner la problématique grave et croissante de la résistance des bactéries aux antibiotiques, en optimisant l’usage de ces médicaments.» Le vice-premier ministre Bernard Landry a souligné, pour sa part, que ce projet maintiendra en poste les 57 employés d’infectio, et créera quelque 50 emplois additionnels au cours des deux prochaines années.LE MARCHE BOURSIER.Coup d’œil Volume (000) Ferme La Bourse de Montréal XXMJndice du marché 19212 3827.84 XCB:Bancaire 3561 5725.60 XCO:Hydrocarbures 11262 2816.82 XCM:Mines et métaux 5273 2240.68 XCF:Produits forestiers 3718 2763.66 XCkBien d'Équipement 5107 3815.56 XCILServices publics 6604 3828.55 La Bourse de Toronto TSE 35 TSE 100 23407 409.48 46086 433.74 TSE 200 29362 437.45 TSE 300 75448 7159.15 Institutions financières 5668 7286.74 Mines et métaux 3875 4120.69 Pétrolières 22839 6627.53 Industrielles 11957 6031.52 Aurifères 3309 5230.66 Pâtes et papiers 4369 5079.15 Consommation 1133 14945.81 Immobilières 2413 2187.12 Transport 5818 6220.03 Pipelines 2980 6034.50 Services publics 3674 8016.33 Communications 3709 18251.41 Ventes au détail 1903 5226.31 Sociétés de gestion 1796 9031.02 La Bourse de Vancouver Indice général 19189 Le Marché Américain Var.Var.(S) (%) -34.40 -100.45 -17.77 -8.19 -38.21 -52.02 -24.64 -4.50 -4.28 -1.60 -63.48 -102.98 -60.49 -47.36 -86.13 +136.84 -57.49 +80.77 -10.34 -31.61 -90.23 -79.27 -161.69 -2.49 -78.19 407.60 +0.81 0.2 30 Industrielles 20 Transports 15 Services publics 65 Dow Jones Composé Composite NYSE Indice AMEX 74932 11198.45 8891 11076 94900 3213.86 321.73 3274.41 632.34 784.12 -127.59 -1.1 -95.39 -2.9 -3.47 -1.1 -49.02 -1.5 -7.62 -1.2 -1.76 -0.2 S&P 500 * 1362.01 -19.78 -1.4 NASDAQ 2774.62 -30.98 -1.1 Les plus actifs de Toronto Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies ((XX)) (S) (S) ($) ($) (%) SEARCH ENERGY CP 7742 1.70 1.30 1.50 +0.20 15.4 POCO PETR LTD 6998 15.10 14.75 15.00 •0.05 -0.3 AIR CANADA 3818 9.45 9.00 9.15 -0.35 -3.7 RANGER OIL LTD 3047 7.25 7.10 7.15 ¦0.20 -2.7 RIGEL ENERGY CP 2873 14.20 13.85 13.95 -0.20 -1.4 TRANSCDA 2720 23.15 21.55 21.75 -0.65 -2.9 TRIZEC HAHN CP SV 2168 30.00 29.00 29.25 -0.50 -1.7 NORTEL NETWORKS 2154 68.85 65.90 66.00 -2.50 -3.6 ATI TECHNO INC 1896 21.45 20.80 21.45 +0.35 1.7 BOMBARDIER INC B 1843 23.65 23.30 23.60 +0.10 0.4 Les plus actifs de Montréal Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var.Compagnies ((XX)) (S) ($) (S) ($) (%) DOMTAR INC 952 16.90 16.50 16.50 -0.40 -2.4 TELEGLOBE INC 717 28.05 27.25 27.30 -0.70 -2.5 AIR CANADA 688 9.45 8.95 9.15 -0.30 -3.2 TRANSCDA 495 23.10 21.60 21.75 -0.70 -3.1 BIOCHEM PHARMA 404 38.35 37.05 37.50 -0.85 -2.2 MICRO TEMPUS INC 351 1.35 1.30 1.33 +0.10 8.1 TALISMAN ENERGY 300 44.25 43.75 43.80 -0.80 -1.8 TECK CP B 290 13.10 12.95 12.95 -0.10 -0.8 NYMOX 235 7.00 4.25 4.55 +0.05 1.1 PETRO-CDA 229 22.50 21.80 22.15 -0.25 -1.1 Montréal XXM 3827,84 Toronto TSE 300 7159,15 New York Dow Jones 11 198,45 Dollar 1 $ canadien 66,590 us Or à New York 253,20$us La Bourse de Montréal Ces titres, transiges hier, sont présentés en ordre alphabétique et leur valeur est exprimée en dollars canadiens.Les lettres a et b différencient les catégories d'actions ordinaires sans droit de vote.j= compagnie junior à la Bourse de Montréal; f= action ordinaire sans droit de vote ou à droit de vote subalterne; p ou o= actions assujetties à des règlements spéciaux; pr= actions privilégiées; r= actions privilégiées dont le dernier dividende n'a pas encore été versé: u= unité de capital-action; v= dividende variable; wt ou w= bon de souscription (warrant); z= lot brisé 52 tant.sem.Titre Haut Bai Ventes C/B Haut Bas CI6t.ABl Can.ADS At&t Rcpt jAur Res Abitibi-C lAeterna [Agntek AirCanda (AirCanA Afta energ Alcan Alu AJgoA fAliCT.b AlliForest lAliican Amalg.ln Amisco Amisk.A jAngl.Swts lAppal jArenagol Asbestos fAstralA f Atco l Athabasca Axcan BCGAS BCE emg BCE Inc, bcttelus bct.tel nv tBMTC.a Bq.Laur Bque Nat Bq.na.srH BquNat.no Bqnat.ket Bqnatmk BquNatnt Bq.na.sH2 1.000 0,310 5 000 1.910 97.500 23.250 3.490 1.800 20.500 11.650 8 000 4.000 1.100 0.180 9.700 5.150 9.100 4 550 48.500 28.250 54.800 28 850 0.650 0.250 21.650 14.000 20.750 12.750 0.750 0 200 voir plus bas 11.250 5.050 2.300 1.000 0.910 0.130 0.440 0.160 0.550 0.190 24.000 4.000 28.500 15.750 43.650 30.000 voir plus bas 11.000 5.700 32.500 26.750 48.000 6,750 78.050 39.800 43000 31.050 40.750 30.250 26.850 16.500 29.800 20.100 26.200 17.500 28.500 24.500 16 900 12.250 11.000 9.800 12,150 10.000 20.100 13.100 27.450 25.750 55000 61972 58 130 36 200 22208 20295 64269 688558 61596 381 111 9342 26 63130 822 1000 83 34640 0.370 3000 93.150 2.950 18.350 5650 0290 9450 9 000 46.700 51.250 0320 18 950 18.400 0.750 0 340 0.340 2.300 2 900 93.150 93 150 2.950 2.950 17 500 17.650 5.300 5.600 0.240 0260 8.950 9.150 8 450 8.750 46.600 46.600 50 500 50 900 0.250 0.250 18.750 18.950 18350 18,350 0.710 0,750 ?0.600 •0350 -0.230 •0.450 •0.050 ?0010 -0 300 •0.350 •0,400 •0450 •0030 ?0.050 ?0 050 3846 11 10240 29000 8000 25000 2430 20 13.000 200 26 26500 4417 14 42200 8.000 1.950 0190 0.260 0.290 8 000 8 000 1.950 1 950 *0 050 0,185 0 190 ?0.005 0260 0.260 ?0,010 0.290 0.290 12.000 12.000 26.500 26.500 *0,100 41.250 42.200 *0.200 •0.010 -0500 Bq Royale 84,250 57.500.Bq.Ry.srJ 29.000 26.500 Bq.Ry.srK voir plus bas Bq.Ry.srf 27.000 25.150 29.000 27.050 voir plus bas voir plus bas 18166 430 3350 15 46659 27544 9 36364 13357 100 10 45071 9 83398 11 z35 26605 13 8.750 28.300 32.550 74.000 33.100 32.150 21.000 23.000 19.000 26.400 15 700 10.400 11.400 20.100 26.450 67.250 26950 8.250 8 600 28250 28250 31,500 31.850 73.050 73,050 32 750 32 850 31.800 32.050 21.000 21.000 22.800 22.850 18 800 18.850 26.400 26400 15.700 15.700 10,000 10.000 11.400 11.400 20 000 20.100 26.450 26.450 66.700 66.700 26.950 26.950 ?0150 *0100 •0800 •1.150 •0150 ?0.500 ?0.100 -0.150 •0.150 -0300 •0.100 ?0.100 •0650 •0.150 Bq.Ry.srH Bq.Ry.srl B.TD.SrG 275 25.500 25 500 25.500 160 27.250 27,250 27.250 Investmax Uno 'llvlsifrn d* La Corporation Canaccord Capital C-rrvuv* «f +»w« «xtawr sunax.cow,' Courtage à escompte Mini-conférence gratuite Lors de ces mini-confcrcnccs, un présentateur vous montrera sur écran géant nos différents outils d'analyse boursière et vous expliquera les avantages du nouveau courtier escompteur investmax.D'une durée de deux heures, la prochaine mini-conférence sera offerte mercredi le 8 septembre à 19h.La réservation est obligatoire.Telephone: (514) 392-1366 • Suns frais 1-877-392-1366 Invntnux est une marque déposée, propriété de Décision ?Investmax s.c.ilc.diuté?Suivez leur remontée tous les samedis dans LE DEVOIR Bq T-0 45,400 18,750 93776 8 31.700 30800 30.800 -0 900 B.TD.SrH 29 200 27.250 665 27.250 27.250 27.250 •0.150 BqC.lmp 43,550 24.450 41785 18 34.200 33.500 33.600 •0.750 Bque Mtt 69.550 50100 2169 12 54,400 53.450 53.650 •0.750 BM0.Bsr4 26,550 23.500 100 25000 25.000 25.000 BMOSrô 26 600 24.200 200 24 800 24.800 24800 *0.100 BM0Sr3 28 050 25.000 500 26.000 26000 26.000 BqN.Ecos 36.900 22.850 24831 12 33.700 33.400 33.450 •0 300 B NE Sr6 28.750 26.750 1600 27.250 27.150 27.250 *0.250 Barnck 35.900 20,500 116086 23 29.050 28,050 29.050 ?1.250 Beau Can 2.800 1,510 12400 85 2.570 2.540 2.540 •0020 Behavr.A 1900 0.250 z200 0.150 0.150 0.150 IBeluwB 1.100 0125 29000 0.230 0.125 0.160 -0060 Bell.lntl 25.050 9.600 6900 17.300 17.100 17,100 Benvest 4 000 2.250 550 4 2.600 2.600 2.600 BesUr 6.750 2.770 7000 8 3 000 2.980 3000 Biochem 45.400 23.750 404267 31 38.350 37.050 37 500 •0850 Biomtra 10150 1.850 42650 5.750 5 500 5.600 ?0.150 iBtoniche 1.120 0.320 2500 0.700 0700 0.700 Bocenor 1880 1.000 2600 12 1.850 1.800 1850 Bohden 6 000 1.200 13000 3.500 3.480 3.480 +0 030 Bomb A 24.450 15.850 8168 27 23.600 23.400 23.550 ?0 050 IBombB 24.450 15,600 204690 27 23.650 23 350 23.550 ?0.050 Boralx.A 4.640 2 800 2050 36 3,940 3.750 3.940 +0 290 iBoreaie 0260 0 050 43000 5 0.120 0 090 0.120 fB.Brtck.A 5.500 2,850 400 6 4.750 4.750 4.750 •0250 iBrex 0.190 0.025 4000 0 050 0050 0.050 •0.010 BDBnetn voir plus bas C D C-MAC 36,950 14.750 9678 33 36 950 36.250 36 950 +0.350 CAE Inc.10.100 7 850 40000 12 9050 9,050 9.050 ?0050 tCCL.In.B 17 850 13 900 500 12 15 200 15.200 15200 •0300 fCGI Gr* 39.250 16 050 53988 47 28450 27.850 28.000 •0500 fiCSii 3,450 1000 26100 3450 3 200 3.300 ?OWO iCaldera 0380 0060 5000 0 095 0 095 0095 ?0005 Can-Net 17 000 6 000 2178 9 750 8 800 9.300 ?0.650 fCall-N.B 17.250 5,950 23929 9.400 8 850 9150 ?0 600 iCvalley.a 0.990 0,160 10000 0.350 0,275 0.275 •0,145 iCambie* 0.550 0 090 85030 0.350 0.300 0350 ?0 050 Cambior 9.750 3,950 13840 4 050 3.950 3.950 •0050 Camco 6.900 3.500 500 13 5.600 5.600 5600 •0250 Cameco 40.250 24.050 2355 48 29.150 28.850 28850 •0.150 iCanCap.p 26.300 24.000 600 25.100 25.100 25,100 *0.050 Cdn.Nat 108.650 63.650 1050 48 97.000 95 750 95.750 -0.250 CdnOiy 30.700 13.200 16496 28.100 27.350 28000 *0,150 CP Ltd 40,250 26 000 919 25 36400 36.000 36 400 ?0200 Cdn Tire 60,000 40 000 365 27 60.000 57.000 60.000 ?4,000 fCTtre A 46.000 29.000 3675 17 38 600 37.850 38 000 ?0.100 fC Utility 49.200 38600 3200 13 42.150 41.500 41.850 *0350 52dern.sem.Titre Haut Bas Ventes CA) Haut Bas Clôt.Var.fCmnac.A 6.100 3.760 15860 6 5 900 5.750 5 900 ?0100 iCancor 0 800 0.250 500 0.350 0.350 0 350 iCansprA 0.280 0.100 10945 0,180 0.150 0180 •0 020 tCara0p.A 5 950 3.510 5500 20 3900 3 750 3 900 ?0250 Cascades 10.300 6.600 28450 19 10 300 10200 10.250 Cased s.a.voir plus bas |Ced-0r 1.950 0.250 140200 1.400 1,300 1.370 -0.010 CeKstta 70.000 16.400 38914 68 500 68 050 68.150 -0050 jCenosis 1650 0750 34850 0.990 0 800 0.900 ?0.150 jChesbar 0 800 0.150 10000 0.150 0.150 0.150 •0055 iCimatec 0450 0.170 11500 0410 0.380 0.410 fCimStL a 20.250 13.700 1447 13 19.250 19250 19250 -0 500 CinarMv 43.500 24000 600 49 36 500 36500 36.500 •7 000 Cinram 20.750 11.500 15640 17 13,700 13.350 13350 •0050 Clarica 24050 22.800 513 12 23000 23000 23.000 •0050 tClearnt.a 27.800 9.550 425 23.800 23800 23.800 ?0.150 Clinic^ 11.400 6.100 6034 11.200 10.850 11200 +0200 tCog.Cabl 32.000 12.500 2610 17 24,500 23550 24.250 ?0.350 fCogeco 31.500 11.200 2900 10 23,300 22,750 22.750 •0550 Cogmcase 39450 19.000 1687 28 20.000 19.800 19.800 ?0.150 iColerame 0.100 0.045 10000 0070 0070 0.070 ?0.005 Comtnco 27.000 13.500 2140 25.650 25050 25.150 •0600 fancom 20000 9500 1000 20 17000 17,000 17.000 •0250 [Concert 5.600 2.000 14200 23 5.600 5500 5.600 ?0.100 iConOas 0.105 0020 40000 0.045 0045 0.045 *0.015 fConsoltex 5500 2.750 3000 4000 4000 4000 •0050 [ContRes 0.780 0.270 126500 0,300 0.270 0.290 -0.020 Coreco 7.200 3400 400 12 4600 4.600 4.600 -0.400 Coscien.a 6 000 3.750 1850 4.300 4100 4100 •0.300 fCossette 14.500 12.500 200 25 14.000 14 000 14 000 Cott 9 900 2.950 6600 5450 5.100 5400 ?0 350 jCovrtec 1.370 0.580 2000 0780 0.780 0.780 DTM Info 5.950 1250 1800 39 2050 2.050 2.050 Desipr.A 26.750 24.500 700 25.500 25500 25500 ?0.200 iDiadm 0.500 0.120 13000 0200 0170 0.200 +0 020 [DiagnCur 1.490 0,580 1000 0.990 0.990 0 990 [Dianor 0.400 0120 4000 0200 0 200 0200 -0005 iDitem 2.010 0.430 2000 0.600 0560 0560 •0140 Dofasco 28900 15.300 9068 13 26.100 25 850 25.950 -0.200 Domco 12.000 8.000 800 12 8900 8900 8 900 •0 350 Domtar 17.900 6.900 952845 33 16 900 16 500 16.500 -0400 fDonohu.a 26.600 17,330 8481 15 24250 24.050 24100 -0.500 IDorel.B 33.200 16 000 400 21 26350 26.350 26 350 Du Pont A 51.500 32.600 5700 17 51.000 50.750 51.000 ?0 750 idumlmkl 1.230 0.185 21000 0250 0235 0,250 ?0.040 Dylex 6200 2.160 11100 7 2500 2.460 2500 E F fEdpbra.A 25.050 17.000 3250 22 22.700 22.200 22.300 •0.150 Eicon 6.750 2.650 20450 21 6350 6200 6 250 -0.100 EnerMark voir plus bas EnpFna.G voir plus bas lExpiogas 0 045 0.010 193000 0.040 0030 0030 ?0.010 Extndi.mv 10.500 4500 8000 10 6500 6000 6400 ?0850 fExtndi.sv 10.750 3.150 8150 15 5 500 5250 5.500 *0.250 FPI Ltd 7200 4 400 500 11 6.700 6.700 6 700 ?0050 Falcnbrdg 25.100 11.750 135000 22.900 22900 22 900 -1100 Fmnmg 15.250 9 000 500 92 14800 14 750 14.750 +0050 Flet.Can.a 18.100 12.800 286 55 16 800 16.650 16.650 -0350 [Forex.a 33 000 5800 10545 8 32 800 32750 32 800 ?0050 fForex.b 33000 5.850 57342 32.900 32.800 32 850 Fortis Inc 42.000 33.750 6413 15 34 350 34150 34.350 •0050 Forzam 4500 2.550 500 10 4.500 4500 4500 *0300 IFourSeas 77.250 23.000 235 30 66 200 66.200 66 200 -0450 Frhold.UN voir plus bas iFreewcan 0 600 0.200 20000 0270 0.270 0270 < G H GTCPrC 26.000 24.000 100 25.500 25.500 25 500 tGte tra.A 20.000 10.500 350 15 18250 18.250 18 250 -0.050 GTC.tra.B 19.250 11.500 100 15 18.150 18.150 18.150 -0800 Gaa.Melro voir plus bas fGildan.a 35.750 10 000 300 15 28.500 28.500 28500 iGloba' MOO 0,350 20000 0.500 0.400 0 500 ?0.100 [G Briar 0180 0.040 10500 0.115 0.110 0.115 ?0025 Goodfeilw 11500 6000 2250 9 11.250 11.100 11.250 *0 500 GW.lifeco 31000 17,500 1750 17 23 000 22.600 22.600 ?0100 g.w.l(17.75 30 450 27.000 1000 28250 28.250 28.250 •0050 Gulf Res 7 200 3330 108800 6 300 6150 6 200 -0.050 Gulf R.p a 3280 2.200 56783 3.260 3150 3.210 •0040 lHaemacr 6400 2.750 2816 4.000 3850 3900 Hawker 4000 2800 100 3 2850 2.850 2.850 ?0050 [Hebron 0320 0140 25900 0.160 0140 0.160 -0020 [Helix Hr 2 000 1.200 9800 36 1460 1350 1.460 •0040 Heroux 5.200 3.500 2500 14 4300 4,100 4.100 •0.150 iHornet 1.150 0 500 2500 0900 0900 0900 Hubbard 1700 0.850 2000 11 0 950 0 950 0 950 ?0050 Husky 16400 7.250 2321 22 8800 8 650 8 650 ?0.300 I J IPL lnc.A 12.750 9 200 655 12 12000 11800 12.000 ?0400 lITIEduc 7900 4 500 1150 5300 5.100 5 300 iglooVs 1.100 0 600 500 10 0850 0 850 0.850 -0 080 imasco.ltd 43.250 23.950 4839 21 39300 39 200 39 300 ?0100 Imper.Oil 32.100 21000 7800 28 31.500 31.200 31.500 •0050 flmprQbr 36.700 26.100 26280 17 34.500 34 300 34.500 ?0100 Inco.Pr.E voir plus bas Inco.VBN 14 300 5.750 3800 12.500 12,250 12.500 Inco Ltd 33.200 12.500 14356 31.150 30.300 30 550 -0850 [InflnlAct 4 300 2.550 8425 3000 2880 2 950 ?0050 lint.Data 0550 0 200 600 0.420 0.420 0420 -o.wo Inv Grp 26,500 17.500 800 20 19850 19.750 19 850 ?0050 Irwin Toy 3970 1.600 3000 2 250 2.100 2.250 -0.150 flrwin A 2.150 1.100 200 1.700 1.700 1.700 •0040 flvaco A 6,050 2.200 8900 4800 4560 4600 •0300 lvacosr5 25.350 18 550 1897 24.250 24.000 24 000 ¦0.250 [JAG.Mm 0,300 0 080 93000 0280 0.245 0.260 ¦0020 Uean Ct A 39.000 19.000 15447 22 30800 30.700 30 750 -0.150 52 déni.sem.Haut Bas Ventes C/B Haut Bas Clôt.K [KnowHse LASM0 LG Tech fLGSInc itabphrm fLaidlaw fLapVerA fLasond.a Leader I Legacy.un 4 500 0.700 voir plus bas 4 450 1 800 15 500 7 850 3750 1 100 16 650 8.550 4 750 3 600 18 650 14 500 3100 1.710 voir plus bas 5300 24 4.150 4 050 4 100 -0 050 1300 3 950 3 950 3 950 87050 15 10 450 10.200 10 450 *0.200 •0240 16300 1.700 1.510 1 510 1140 9 950 9.850 9 850 5750 8 4.350 4.300 4.350 +0 050 170 17 15,250 15.250 15.250 1800 13 2250 2.250 2250 -0.100 (Leroux B 6.000 4.350 8600 8 5000 4 850 5000 ?0.200 |Lme Isk) 0.910 0.300 4000 0910 0 900 0910 ?0 060 iLithos 0.770 0230 92400 0700 0 660 0.660 •0020 Loblaw 42.500 28.750 1319 31 36000 35600 36000 ?0.100 Loewen 25000 0 350 1500 1.120 1.100 1,100 -0.030 [Loubet 0.175 0 045 16000 0 065 0.065 0.065 -0.010 [LyonLake 0.700 0.160 26350 0.360 0 340 0.360 •0 040 M N [M0SI 32.500 14 000 500 19 000 18.500 19.000 ?0550 Maax 18 500 13750 7320 16 14000 13.850 14 000 McM Bidl 27.750 11.750 100750 16 23 800 23.700 23,750 ?0 300 Mackenzie 22.100 12.750 33000 16 15.150 15.150 15.150 ?0.300 Macyro 0 850 0.260 8000 6 0.820 0 800 0.800 ?0 040 fMagna A 106450 74.700 3626 14 75.950 75400 75,400 •0150 jMalartic 0.370 0070 36000 0.250 0.230 0.230 •0040 Marconi C 20000 16.250 200 17 17000 17,000 17,000 •0.150 Mazann 0 650 0 200 87600 0.650 0.580 0 600 ?0.030 iMelkior 0480 0080 10164 0 300 0.300 0 300 •0025 Memotec 2.000 0 380 6000 1.270 1.270 1.270 Merrill 151.250 58.500 d370 20 120 000 119.350 119,350 ?3,350 Methanex 9 850 3.800 50000 4.500 4500 4 500 ?0430 fMetroR.A 23.450 17.000 25123 15 21000 20,750 21,000 ?0200 M.Tempus 1.640 0.160 351932 1350 1.300 1.330 ?0.100 Microceü 16950 7.050 89246 15450 15.000 15.150 ?0050 fMicrotec 4.100 1.950 2100 41 2.450 2.450 2.450 ?0.100 iM.DuNd 1200 0.480 15400 0.950 0,910 0.950 ?0.010 [Mirandor 0360 0,100 23500 0.120 0.120 0.120 ?0.010 [Mispec 0.180 0025 9180 0 040 0.035 0 040 •0.010 Mitée Tel.6,400 2.700 600 17 2.900 2900 2.900 -0100 M'tei.Corp 16.850 7.350 8725 545 10950 10.650 10 900 ?0.250 M'tel 2 00 26 500 25 000 450 25.100 25 000 25.100 IMolson A 28.400 19800 845 47 26.500 25.950 26 500 ?0 200 Molson B 28 000 20.100 200 46 26000 26.000 26000 -0.750 MtscoBitn 17.600 9000 300 13 10 500 10.500 10.500 Moore 19 050 11.450 16792 13950 13300 13,350 -0.400 MtReal 3.160 1.500 3282 9 2000 1.960 2.000 ?0020 MuWd.un voir plus bas [NAR Res 2.290 0160 37330 2.200 2.100 2 200 *0020 NS Power 19200 16.000 25200 15 16500 16 500 16 500 ?0.100 fNelvana 31.250 22.750 200 20 25.250 25,250 25250 ?0 500 Newcourt 59000 16200 100 11 22 250 22.250 22 250 -0050 NfidP5.50 10 000 8 800 150 8850 8850 8 850 NfidP5.25 11.000 8250 1600 8250 8250 8250 Nexlor 10 200 5.700 7143 34 9800 9450 9.550 -0250 [Niocan 1300 0250 5000 0 600 0 800 0 800 [Nora exp 0 630 0175 44500 0 355 0310 0355 ?0 005 Noranda 24 850 14.950 61117 148 21050 20400 20 650 •0550 Nortel 69 380 21.000 6683 68850 65900 66 000 •2 650 Nova chm 34750 17,300 9580 51 33000 32.500 32.750 +0 200 NSPowôS 26000 25.350 57400 25.700 25 700 25 700 ?0.350 [Noveder 0300 0.070 35000 0 090 0.090 0.090 •0.010 iNovic 3100 1.500 15424 28 1.950 1850 1.950 ?0 050 [Nymox 9.500 3750 235380 7.000 4 250 4 550 ?0 050 O P Otto, A 0600 0.260 3500 100 0395 0 300 0 300 •0100 fOnexCorp 29 500 13.000 1000 7 29250 28050 28050 ?0 050 fOptiGen 5.450 3.500 1400 27 3 750 3.500 3.500 •0250 [Ore* exp 0 200 0020 138629 0.180 0165 0.170 [Osisko 0.220 0.075 5000 0120 0.110 0.120 ?0010 jPac Tiger 0190 0 050 73500 0.150 0.140 0,150 ?0 035 Pantoram 1.450 0.700 100 10 1.050 1050 1050 •0 050 PengrEnr voir plus bas Perkins.P 7500 5000 300 11 6 700 6700 6700 [Perlite 0600 0100 5000 0 200 0 200 0.200 ?0070 Petro Can 24,100 14750 229013 55 22500 21800 22.150 •0250 Philip 2350 0.160 4000 0 205 0205 0205 •0005 PhoentxLS 18250 8.100 10214 25 9 000 8800 8 900 -0.050 iPnotoNet 1.500 0300 25800 0700 0650 0 700 PtiDome 27.200 12 550 7900 29 15800 15550 15 550 ?0300 Poco Petr 15950 8 750 300 94 15 000 15 000 15 000 •0450 fPowr Cr 35400 21.750 175460 12 26 350 25 950 26350 ?0450 Power.Rn 35 600 22.800 62930 12 26000 25 600 25 950 ?0 400 Premier,» 3250 1.900 1700 10 3.250 3.250 3.250 ?0250 Promatek 3 850 1.620 3500 6 2890 2890 2,890 ?0 040 Q R OutbtcTei 19.000 14.150 14649 16 16 050 15 850 15 950 •0100 QuebecoA 39500 26.750 1115 14 38 000 37.500 37750 -0250 fOuebecofl 39250 26500 15517 14 37.750 37.100 37.100 •0650 RPMTec 1600 1.100 2000 6 1.250 1.250 1.250 -0.050 [Radisson 0.170 0 060 2500 0.120 0.120 0120 ?0010 RangerOii 10700 3950 176000 7,150 7.100 7.150 •0 200 [Raudm 0.150 0 045 7000 0.060 0060 0060 Renatsnce 25300 12.650 3867 23.500 23 200 23 500 *0150 tRepip 0.175 0065 46500 0.100 0095 0.095 •0.005 [Robex 0.650 0,130 8000 0.360 0350 0.350 -0020 Roctest 6.000 3.800 5000 25 4.200 3.900 3,900 •0100 IRCantel.b 38.250 11050 3400 31.000 30.700 31.000 •0.150 IRogerC.B 34.700 8 350 132368 99 28000 26400 27.700 ?2.250 Royal^vt 4500 1350 6200 2.440 2 400 2.440 ¦0010 52 dera.sem.Titre Haut Bas Ventes CA Haut Bas Clôt.Var.S T [SAMSys 1690 0,250 5200 1000 0 960 0 980 -0.040 SNC-Lav 14000 8 500 11710 13 12.250 11,950 11,950 •0.250 SR.tekom 5250 1.800 218700 33 2 080 1950 2.000 fSan.Fr.B 9 050 4950 1800 7.300 7 300 7,300 ?0.200 Saputo 45750 30 000 17272 23 40450 40250 40 300 ?0050 iSaturn.S 8 950 3.060 3285 9 7450 7,350 7 350 •0050 Seagram 96550 38 950 z50 31 83 300 83 300 83 300 Stars Can 33 500 15600 100 21 33 000 33000 33000 -0.500 iSharpe 0780 0 080 210499 0.120 0,110 0120 ?0015 Shell Can 31.900 21.300 650 28 31500 31.500 31,500 •0.050 Shermag 16 500 6 500 5800 10 6.750 6650 6700 Sherrill 3.970 2.300 200 3400 3400 3 400 •0.150 Shirmax 4950 2.000 300 12 2.500 2.500 2.500 ?0.100 Sico 23.000 10500 28359 14 23000 19.750 20 950 -0.550 Sodisco 0240 0120 133700 9 0.180 0,175 0175 fSpecprm 21.250 12.700 1000 25 13.750 13750 13.750 •0.200 SlLawtnl 23.500 8 650 161524 21.250 20.700 20 850 •0.050 Stela Jone 2500 1700 1200 6 2200 2,150 2.150 •0.100 [Strat Val.3.750 1.650 1050 10 2440 2.440 2,440 [Suliiden 1.050 0.150 5500 0.310 0.310 0.310 Suncor 63 000 40000 1282 50 62.000 61.350 61.350 •0.750 |T«sys 6.150 2.250 2100 4800 4,750 4800 • *0 550 jTSlTelsy 3 000 0100 14737 0400 0400 0 400 •0050 fTVAb 22 500 10500 900 19 19000 19000 19 000 Talisman 48 000 22.250 300916 44,250 43.750 43800 •0 800 iTandem 0.270 0,100 11000 0,140 0.130 0130 Techmire 2.800 0850 11200 6 2.600 2600 2600 Techmlab 13.400 7,500 7050 100 10.000 10000 10.000 ?0.200 fTeckB 14.600 9.050 290492 13100 12.950 12.950 -0.100 Teknor 8500 2 300 13200 6850 6.700 6 850 ?0.100 TeteOone 29000 16000 1000 33 17.250 17.000 17.250 ?0400 TeKglobe 61.950 22.900 717947 19 28 050 27.250 27 300 •0.700 Teiescene 20 500 11.950 1570 22 19,750 19250 19250 ?0 200 Tembec.A 13 900 6.450 5565 38 13 500 13.250 13.500 •0.250 Theratech 5,650 2.250 7200 4.600 4.550 4600 ?0050 ThomCor 51.000 29 600 5051 36 44 550 43450 44 550 ?1.250 Tolgeco 1.300 0 950 500 4 1.120 1,120 1,120 jTom 0.160 0 040 33000 0,120 0.115 0115 •0,015 fTorstr B 19.000 14.000 39990 16 500 16.250 16.500 ?0150 TrAltaCo.25050 18750 100000 17 20,750 20 750 20.750 ?0.150 TCa.G.U voir plus bas TrCanPI 24500 18 500 495282 24 23100 21,600 21,750 •0 700 TrCan 2 8 52000 46 000 400 47,500 47.500 47.500 TrCdaSru 49100 46850 100 48 000 48000 48000 ?1.150 T.CanP.U voir plus bas Transfrce 3500 1.800 2800 12 2.550 2,500 2.550 •0.100 Transat 7950 4.250 24515 11 7.500 7.200 7 300 •0.100 Tnton Fin 12.100 8550 200 10 10.150 10,150 10150 *0.200 Trtmac 8.300 5 600 3605 20 7.650 7,500 7.650 ?0.250 Trimark 25.400 12.900 11479 21 20.150 19.900 19,950 jTroymm 0450 0110 4000 0.115 0.115 0115 •0005 U Z fUmcan B 36 850 26.500 1110 25 29 500 29 000 29 000 •1,500 fUmforet 2.750 1,450 11000 1800 1700 1800 ?0100 [UnigoW 1700 0 500 1500 0850 0 850 0 850 • -0.010 iv Mount 30000 23000 500 30 23 600 23600 23 600 •0400 fVelan 39000 20 000 2400 12 21200 20 000 21,200 •1.050 fVideotron 32 500 15000 82598 24.000 23 350 23 650 ?0200 [Vkx 0.135 0 055 2950 0 060 0.060 0 060 -0.015 iVtrgmia 0 980 0.420 57300 0.430 0.420 0.430 Westaim 8 500 4.950 600 7.300 7.250 7.250 ¦0050 WestDurne 17 750 12.050 1460 12 15,450 15.400 15400 -0050 Westcoast 31.550 26750 9704 18 29150 28900 29100 .?0200 iWstmPac 0230 0030 3012 0035 0035 0 035 [Xemac 0220 0060 20000 0.140 0140 0140 •0020 Total des ventes 11 302 081 FONDS AMÉRICAINS BqRy.srK 17.500 25 500 200 25 850 25850 25850 *0200 Bq.Ry.srl 28 500 26.100 200 26.700 26.700 26,700 ?0.100 B.TDSrG 27.200 25000 100 25450 25.450 25450 BOBntt.n 10 500 10 000 1600 10 500 10250 10.250 Inco.Pr.E 42 350 33,000 226 42.050 42.050 42.050 -0300 Total des ventes 2 326 OBLIGATIONS (en minière) cBoralex7S 106000 95 000 d5 102.000 102.000 102 000 •0500 cForex 8% 459 000 1 04 300 dl2 458 000 458 000 458 000 cLap7 75Sd 123.000 95.000 £325 125000 115.000 125 000 • ?2 000 cLer,7.25S 110 000 99 000 (341 101.000 100 500 101 000 ’ -1000 c$co Booms 106250 98 000 29 99 000 98 000 98 25C •1,750 cTDhybnd 105 000 95 000 53 100000 100 000 100 000 ?0050 cTechmir8M25 000 80 000 (333 115000 115,000 115 000 Total des ventes 198 000 UNITÉS EN FIDUCIE Athabasca 24200 14 000 14579 60 24.100 24.000 24 000 •0.050 EnerMark 4.700 2 300 86635 3820 3750 3800 ?0.010 EnpFndG 3.250 2 000 4356 2680 2.630 2 630 ?0.010 Frhold.UN 7.000 4.130 5370 6.150 5950 5950 -0.300 Legacy un 9 200 5000 3500 11 8600 8.600 8600 ?0,100 Multfd un 14500 10750 1500 11.250 11000 11250 ?0.250 PengrEnr 16550 10 000 6250 15 850 15.600 15600 -0.150 TCa.G.U 27.200 21050 250 26 23,700 23 700 23.700 *0050 Total des ventes 122440 UNITÉS PARTAGEES [Amalgln 9.250 6.250 2200 8850 8 650 3.630 Gaz.Wtlro 18.850 '16.250 15977 14 17.500 17200 17.350 ?0.100 T.Can.P.U 29 800 23800 12885 17 25.750 25.650 25.750 ?0.100 Total des ventes 31062 Cased s a.LASM0 DIVISION INTERNATIONALE (en dollars canadiens) 6.750 3.500 4900 5.000 5.000 5,000 4 600 2.350 200 3.700 3.700 3.700 •0.100 LE DEVOIR.LE VENDREDI 27 AOÛT 1999 A 8 ÉDITORIAL Michel Venue ?4 Un indice ne fait pas le printemps La majorité des allophones utilise le français plus que l’anglais dans des contextes publics au Québec, et même à Montréal.Le quart des anglophones également.Le nouvel «indice du français, langue d’usage public» montre une certaine forme d’attraction du français.Mais il laisse plusieurs questions sans réponse et ne permet guère d’orienter pour l’avenir la politique linguistique.a création, à la demande du gouvernement, d’un «indice du français, langue d’usage public», avait suscité des objections parmi les chercheurs et au sein du Parti québécois avant même son dévoilement, hier, par le Conseil de la langue française.On craignait que cet indice serve à embellir artificiellement la situation du français à Montréal.Par exemple, on sait depuis hier que 71 % des Montréalais, lorsqu’on considère file dans son ensemble, utilisent le français dans leurs communications publiques alors qu’il n'y a que 55 % des habitants de 111e qui utilisent cette langue à la maison.Les craintes et les réserves soulevées à l’égard de l’utilisation qui pourrait être faite de cet indice ne sont pas complètement dénuées de fondement.D est clair que d’aucuns voudront l’utiliser pour proposer un relâchement de la politique linguistique.C’est sans doute pour éviter ce genre de glissement que la présidente du CLF, Nadia Assimopoulos, s’est empressée de dire, hier, que la situation du français reste «fragile» à Montréal.Il va de soi que l’usage du français à la maison reste un facteur beaucoup plus déterminant de transmission de cette langue, mais aussi et surtout de la culture dont elle est le véhicule, aux générations suivantes, que son utilisation au dépanneur ou au CLSC.C’est pourquoi l’indice de langue d’usage public ne doit pas se substituer à celui d’usage à la maison lorsqu’il s’agira d’évaluer, sur le long terme, la situation du français au Québec.Par contre, la création de ce nouvel indice, pourvu que l’on sache en distinguer les limites, peut être utile à plusieurs fins.D’abord, cet indice met en lumière le fait que la politique linguistique au Québec n’est pas une politique assimilationniste, comme cherchent trop souvent à le faire croire les détracteurs du Québec au Canada anglais et à l’étranger.Ainsi, l’indice fait nettement apparaître que l’objectif de la Charte de la langue française de faire du français la langue publique commune au Québec est compatible avec le pluralisme des langues dans la sphère privée.En effet, bien que la majorité des allophones affirment utiliser le français en public, ils continuent à parler leur langue maternelle à la maison.Ensuite, l’indice mesure la force relative d’attraction du français dans certains contextes publics, ce qui permet de fonder l’analyse sur autre chose que des préjugés ou des anecdotes.Il permet de relativiser la vieille dichotomie anglophones-francophones en montrant que la situation linguistique québécoise change, devient plus floue à cause du métissage, que les catégories sont moins étanches qu’autrefois.Il indique où se.trouvent certaines passerelles, certains lieux d’échange et de recrutement de nouveaux francophones.Il met en évidence l’importance du milieu de travail pour la francisation des nouveaux arrivants.On peut dire que le nouvel indice offre de la situation un portrait plus rose.Mais il révèle encore certaines réalités persistantes.Par exemple, si le quart des anglophones utilisent le français en public, les deux tiers des Anglo-Québécois utilisent presque exclusivement l’anglais dans leurs communications publiques.À l’inverse, 91 % des francophones montréalais utilisent presque exclusivement le français.Les deux solitudes existent donc encore dans une très large mesure.Cette réalité apparaît également clairement dans les données relatives à la consommation des médias.À peine 2 % des anglophones écoutent les nouvelles en français à la télévision, contre 10 % qui s’informent en anglais par le petit écran.Il faut dire que ces données reflètent le choix que nous avons fait au Québec, au cours des dernières décennies, de maintenir le dualisme institutionnel qui permet aux anglophones et aux francophones d’avoir leurs réseaux respectifs d’éducation, de santé, etc.Cette réalité tend toutefois elle aussi à s’atténuer, comme l’indiquent les données rassemblées par Jack Jedwab sur la fréquentation scolaire.Cette évolution mériterait d’être analysée plus en profondeur par le conseil, comme d’autres que ce nouvel indice laisse en suspens.Ainsi, on apprend dans les documents du CLF que les jeunes francophones utilisent, dans une proportion beaucoup plus élevée que les plus vieux, aussi bien le français que l’anglais dans leurs communications publiques.Mais on ne sait pas s’il s’agit d’un effet de mode ou de génération.On ne sait pas, surtout, quelle conséquence pour l’avenir du français la pratique courante de ce genre de bilinguisme peut avoir.De même, on sait que le quart des anglophones parle français dans certains contextes publics.Mais nous n’avons aucune idée de la motivation de ces derniers.Nous n’avons aucune idée du niveau de loyauté à cette langue ressenti par ces nouveaux «locuteurs du français», pour reprendre le terme des sociolinguistes.Parlent-ils cette langue par commodité ou adhèrent-ils au combat pour sa préservation et sa diffusion?Toute la question de la langue de travail reste en suspens.Bref, bricoler des indices comporte un certain intérêt.Mais des questions plus fondamentales pour l’avenir de la politique linguistique au Québec doivent être abordées, sans quoi ces données resteront de peu d’utilité.mvenne@ledevoir.ca LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ 'A LA.SArtTE, on nI Si LAv£ Jam Ai 5 TiioP L& aaAiMS / l P / U \> H LETTRES -4- Recherche-Nortel a 25 ans : on ferme ! La fermeture des magasins Eaton au Québec, suivie de l’annonce de la faillite de cette entreprise vieille de 130 ans, a jeté dans l’ombre la disparition du centre de recherche de la société Nortel de l’Ile-des-Sœurs, fermeture annoncée il y a quelque temps.Ce centre de recherche qui, à l’origine, s’appelait Bell-Northern Research (BNR), aurait fêté ses 25 ans d’activité en décembre de cette année.Le laboratoire de recherche BNR, fondé en décembre 1974, est l’œuvre conjointe de deux hommes qui se sont battus pour la création de BNR-Québec, comme on peut lire dans L’Empire invisible — Histoire des télécommunications au Canada, de Jean-Guy Rens (PUQ 1993).Ces deux hommes étaient le vice-président exécutif de Bell Canada, René Fortier, et le vice-président de BNR, Charles Terreault.Le centre de recherche et développement voyait le jour à la suite de la demande des Québécois pour une antenne francophone dans le domaine de la recherche.en télécommunications.Rappelons que le R-D de l'ile-des-Sceurs est né quatre ans après celui d’Ottawa, de janvier 1971.Le président et chef de la direction de Bell du temps était Jean Monty, actuel p.-d.g.de BCE.Celui qui a vu naître BNR-Québec est aussi témoin de sa fin.Qui sont ces ingénieurs francophones?René Fortier, malheureusement décédé trop jeune, et Charles Terreault, sont deux avant-gardistes du monde des télécommunications: Fortier est le concepteur du puissant réseau de télécommunications de la Sûreté du Québec et Terreault, esprit novateur, dirigeait, en octobre 1977, les travaux de l’installation dans son réseau du premier tronçon de fibre optique au Canada entre les rues Belmont et Ontario, à Montréal.A ses débuts, le Centre BNR comptait environ 200 employés.«Néanmoins, l'effectif stagnera pendant une quinzaine d'années, jusqu'en 1991, alors qu’on annonce que, d’ici cinq ans, elle portera son effectif à plus de 800 personnes et qu'elle doublera la superficie de son laboratoire», écrit l’auteur Jean-Guy Rens.L'«objectif» n’a jamais été atteint.L’année suivant l’annonce, en 1992, Jean Monty quitte la présidence de Bell pour celle de Northern Telecom (Nortel).1974-1999: au terme de 25 années d’une faible «antenne francophone» dans la recherche en télécommunications, celle-ci est frappée et déclassée par le satellite de la mondialisation.Cette fin de \'«antenne technologique» préfigure-t-elle, à plus ou moins long terme, l’affaiblissement et la fin de la culture francophone au Canada?C’est à suivre.Pierre-Paul Roy Retraité, ancien cadre chez Bell Laval, 22 août 1999 Le vote des jeunes tenu pour acquis Ayant acquis le droit de voter en 1998, je fais théoriquement partie du «0,5 % de plus à l’option souverainiste» sur lequel Bernard Landry compte pour gagner le prochain référendum.Cette prise de position me choque et m’inquiète à la fois.Je suis choquée d’abord parce qu’en tant qu’étudiante qui n’avait pas le droit de voter en 1995, je suis abasourdie de constater que le vote des jeunes est tenu pour acquis.Pourtant, nous étions à peine nés en 1980 et n’avons rien vécu de ce qu’on appelle Meech et Charlottetown.Certains, dont je suis, ont milité pour le OUI au référendum de 1995, mais n’ont plus entendu parler de la souveraineté depuis.Pire, certains d’entre nous ne pourraient même pas expliquer ce que c’est Pour eux, ça ne représente rien.Comment pourrions-nous devenir ou demeurer souverainistes?Je suis inquiète ensuite parce qu’en tant que démocrate, je comprends mal qu’un ministre aussi important du gouvernement puisse s’en remettre à «l’écoulement du temps» pour gagner l’assentiment d’une majorité de citoyennes et de citoyens du Québec à un projet de société dont ils n’ont pas débattu depuis des années.Les leaders de la classe politique sont-ils en train de renoncer à leur devoirs de délibération et de persuasion et de sombrer dans la pensée magique?Nostradamus a-t-il annoncé que les jeunes électeurs deviendraient souverainistes par enchantement?Si le Parti québécois veut vraiment que le Qué- bec devienne un pays d’ici 2001, il devra rapidement refaire place au véritable débat sur ce projet de société, sans tenir rien ni personne pour acquis.De plus, il faut surtout nous inclure dans ce débat parce qu’après tout, nous habiterons le Québec, souverain ou pas.Anna Gibert-Marinelli Etudiante Montréal, 22 août 1999 Majorité simple et majorité absolue Si je suis d’accord avec Daniel Tuip lorsqu’il affirme que Stéphane Dion est un «sophiste des temps modernes» (Le Devoir, 20 août 1999), nous devons tout de même reconnaître que ce grand défenseur de l’orthodoxie fédéraliste a tout de même bien compris à quel point la charge émotive des mots est primordiale en politique.Si le porte-parole du Bloc québécois et tous les souverainistes ne doivent surtout pas à leur tour sombrer dans la démagogie, ils pourraient au moins employer les mots justes lorsque ces derniers sont, de pîus, à leur avantage: quand cessera-t-on de parler erronément de «majorité simple» pour désigner la règle démocratique du 50 % +1, alors que l’expression appropriée est «majorité absolue»?Le Nouveau Petit Robert, édition 1994, p.1332, nous apprend en effet que la majorité absolue est «le total des voix supérieur à la moitié des suffrages exprimés», alors que la majorité simple (ou relative) est le «groupement de voix supérieur en nombre à chacun des autres groupements, mais inférieur à la majorité absolue».C’est, par exemple, par majorité simple que le plus souvent un parti politique se fait élire (une majorité mais sous la barre des 50 %) et un référendum à deux options se soldera nécessairement par une majorité absolue.Si les souverainistes employaient plus souvent l’expression appropriée de «majorité absolue», Stéphane Dion et ses fantassins de l’utopie canadienne devraient alors expliquer aux Québécois pourquoi, maintenant que la souveraineté est proche, l’absolu ne suffirait pîus! Patrice Savignac-Dufour Montréal, août 1999 LIBRE OPINION -4- Sommet de la jeunesse : le rendez-vous du Québec avec son avenir CONCERTATION JEUNESSE Concertation jeunesse regroupe 21 organismes de jeunes LJ inclusion sociale, la lutte contre la précarité et le décrochage social, la participation des jeunes citoyens f à la société québécoise, voilà les valeurs qui devraient animer les réflexions dans la démarche du Sommet du Québec et de la jeunesse.Nous nous retrouverons bien assez tôt dans des débats budgétaires; ainsi, nous préférons pour l'instant soumettre les principales avenues à discuter dans chacun des chantiers du sommet ainsi qu’un angle d’approche pour trouver des solutions concrètes.Le Sommet du Québec et de la jeunesse représente une occasion privilégiée pour se doter d’une politique jeunesse cohérente qui prend en compte ces valeurs.¦ .Se trouver sans-emploi, peu importe l’âge, est un drame qui entraîne trop souvent un décrochage social et les ratés d’Emploi-Québec n’aident en rien la situation de nombreux jeunes et d’organismes qui leur viennent en aide.Mais encore faut-il que cet emploi soit de qualité et offre des conditions de travail décentes.In précarité, caractérisée par une protection sociale inadéquate des travailleurs autonomes et à statut précaire, constitue un frein aux projets à long tenue comme la décision d’avoir des enfants.Le sommet doit être l’occasion de créer les conditions permettant une baisse significative du taux de chômage des jeunes.Aussi, nous croyons indispensable de favoriser la pleine participation des jeunes aux décisions économiques pour que le Québec bénéficie de leur créativité et de leur sens de l’initiative.Cela implique la présence de jeunes autant au sein de la fonction publique, où ils font de plus en plus office de minorité (1,36 % des employés réguliers sont des jeunes) , que des conseils d’administration des entreprises et des exé- cutifs syndicaux.Nous jugeons primordial d’encourager les initiatives des jeimes entrepreneurs en soutenant l’entrepre-neuriat individuel ou collectif, notamment par une simplification et un meilleur arrimage entre les différentes mesures.Le sommet doit avoir pour objectifs de réduire radicalement le taux de décrochage au secondaire et de conserver le même nombre de diplômés universitaires malgré la diminution prévisible du poids relatif des jeunes dans la société au cours des années à venir.Pour combattre le décrochage scolaire, il importe d’augmenter les ressources pour soutenir les élèves en difficulté avant qu’ils ne se découragent, et celles qui font de l’école un milieu de vie stimulant et intéressant.Par ailleurs, l’organisation scolaire doit être revue et diversifiée: il est inacceptable, par exemple, qu’à peine 5000 jeunes soient inscrits en formation professionnelle au secondaire, dont une minorité ont moins de 18 ans, alors que ces formations permettent souvent d’accéder à un emploi de qualité.Ceîa demande d’ouvrir de nouveaux programmes auxquels il sera possible de s’inscrire sans renoncer à une formation collégiale ou universitaire.De plus, il faut développer davantage les programmes de stages, aux différents niveaux, et revoir les conditions de travail qui y sont rattachées.Examiner concrètement l’état des passerelles entre l’école et le marché du travail représente un enjeu qui doit aussi être soumis à l’examen des chantiers.Ajoutons que la situation économique des étudiants est précaire.Bon nombre d’entre eux sont contraints de travailler de multiples heures pour payer leur loyer, leur épicerie, leurs frais de scolarité universitaires, voire leur taxe à l’échec collégial.Plusieurs doivent s’exiler pour étudier, et certains ne reviendront pas, au grand dam des communautés rurales qui devront se priver de leur dynamisme et de leur vision nouvelle.Une société équitable passe par le respect des valeurs démocratiques d’égalité, de liberté, de tolérance.Ainsi, l’égalité entre les femmes et les hommes, de même que le respect de la diversité culturelle, doivent être considérés dans l’élaboration de toute solution en regard des problèmes que vivent les jeunes.L’équité devrait être un objectif aussi fondamental, sinon plus, pour le gouvernement, qu’a pu l’être le rétablissement de l’équilibre budgétaire au cours des dernières années.Les experts affirment que nous sommes la première génération qui sera plus pauvre que celle de ses parents.L’équité, c’est bien sûr un rôle actif de l’Etat dans la redistribution de la richesse et l’accès à un revenu décent C’est aussi l’établissement de conditions de réussite sociale et d’amélioration de la qualité de vie pour toutes et tous, incluant les jeunes handicapés.C’est l’abolition des politiques discriminatoires qui ne font qu’accroître la précarité économique des jeunes, tels les critères d’admissibilité à l’assurance-emploi et aux congés parentaux actuellement financés par le fédéral.Trop souvent, la précarité économique (salaire minimum, aide sociale) combinée à l’isolement social, mèneront des jeunes au décrochage social et à des réalités heurtantes: prostitution, alcoolisme, toxicomanie, voire le suicide.Un grand nombre de citoyens s’impliquent dans des groupes communautaires qui font des miracles quotidiens avec des ressources limitées, des groupes qui ne se contentent pas de ramasser les pots cassés mais qui font de la prévention, de l'éducation populaire.En complémentarité avec certains services publics, ces groupes doivent bénéficier d’une reconnaissance réelle et d’un financement adéquat.Enfin, si l’on veut agir à long terme afin de prévenir le décrochage social et la précarité économique, les interventions auprès des jeunes devraient d’abord viser à les préparer, à les outiller, et ce, dès l’adolescence, voire dès l’enfance, pour devenir des citoyens actifs et réussir leur intégration sociale et économique.L’implication des jeunes de tous les âges dans les lieux de décision leur permettra de s’enraciner dans leur communauté plutôt que d’être conduits à l’exode ou au décrochage social.En plus de réfléchir aux réalités vécues par les adolescents, il serait pertinent d’inviter les adolescents à s’exprimer eux-mêmes dans le cadre du sommet.fi est déjà difficile pour un jeune de s’intégrer socialement S’adapter à une nouvelle culture, la concilier avec celle de ses parents, parfois même apprendre une ou deux nouvelles langues.le défi est de taille pour un jeune immigrant.Une meilleure reconnaissance des études ou expériences de travail acquises dans leur pays d’origine faciliterait grandement leur intégration et leur participation à la société québécoiàe.La première ouverture sur le monde, c’est d’abord l’ouverture sur le monde qui vient ici bâtir le Québec de demain.Des mesures simples favorisant l’ouverture sur le monde devraient s’appliquer rapidement, notamment l’amélioration de la qualité de l’enseignement de langues secondes et l’ajout de ressources consacrées à l'apprentissage d’une troisième langue.Les programmes d’échanges internationaux devraient être encouragés et multipliés.Pensons aussi à la reconnaissance des études à l’étranger, souvent problématique.Les voyages — d’études en plus! — auraiept-Us cessé de former la jeunesse?Le sommet doit aborder la jeunesse dans sa globalité, chaque sphère de la vie influençant les autres.Souhaitons que le gouvernement et la société civile en général partageront notre vision des enjeux auxquels nous nous attaquerons ensemble dans ce qui sera, nous l’espérons, un rendez-vous historique du Québec avec son avenir. LE DEVOIR.LE VENDREDI 27 AOÛT 1999 IDEES Ville-hôtesse du VIIIe Sommet de la Francophonie Quand la mémoire défaille Moncton doit son nom à l’un des responsables de la déportation des Acadiens en 1755 ARCHIVES LE DEVOIR Au cours des opérations de «nettoyage ethnique» dont il assuma la responsabilité, Monckton fit déporter plus de 2100 Acadiens et Acadiennes de la région de Beaubassin, de Beauséjour et de l’isthme de Chignectou.Il confisqua leurs terres et leurs biens, fit brûler leurs demeures, leurs granges et dépendances et s'empara de leurs bestiaux.FRANÇOIS BABY L’auteur est professeur spécialisé en médias à l’Université Laval Extraits d’un texte tiré de l'édition d'août de L’Action nationale a ville de Moncton en Acadie est cette année le site du Sommet des pays francophones.Il faut se réjouir que les Acadiens soient les hôtes de ces importantes assises, car ce n’est que justice.Peu de peuples ont en effet autant mérité de l’histoire.Victime d’un cruel génocide au milieu du XVIII' siècle, le peuple acadien a su reprendre souffle et reconquérir, à l’arraché, son droit à l’existence à travers des difficultés inouïes.(.) Mais la ville de Moncton au Nouveau-Brunswick doit son nom à l’officier britannique Robert Monckton, qui fut actif en Acadie de 1755 à 1758 et dans la région de Québec au cours du siège de la ville par Wolfe, en 1759.Le fait d’avoir donné le nom de ce soldat à cette ville n’est pas sans soulever de graves problèmes sur les plans social, politique et éthique.Monckton fit en effet, comme militaire en Acadie et dans la région de Québec, des gestes inacceptables et d’une grande cruauté qui équivalent, à n’en pas douter, à des crimes de génocide, à des crimes contre la paix, à des crimes de guerre et à des crimes contre l’humanité, au sens où nous l’entendons aujourd’hui.(.) L’agression contre les forts Beauséjour et Gaspareau En juin 1755, Robert Monckton, à la tête de 2270 hommes à bord de 31 navires de transport accompagnés de trois navires de guerre, mena une expédition qui lui permit de s’emparer par surprise, et sans provocations antérieures de la part des défenseurs français, du fort Beau-séjour, puis, quelques jours plus tard, du fort Gaspareau, tous deux situés en territoire acadien, dans la baie de Chignectou en Nouvelle-Ecosse.Monckton avait minutieusement préparé l’opération tenue secrète au cours de l’hiver précédent depuis Boston.Ces agressions contre les deux forts français se sont produites sans déclaration de guerre, en pleine période de paix, car ni l’Angleterre ni la France n’étaient en guerre à ce moment-là Ce n’est en effet que le 18 mai 1756 que commencera la guerre de Sept Ans entre ces deux pays.(.) 4,% Le génocide des Acadiens et Acadiennes À la séance dp 28 juillet 1755, le lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Ecosse, Charles Lawrence, et son conseil décidaient de déporter les Acadiens.Le procès-verbal de la réunion stipule: «Après mûre délibération, il fut convenu à l’unanimité que pour prévenir le retour des habitants français dans la province et les empêcher de molester les colons qui pourraient s'être établis sur leurs terres, il était urgent de les disperser dans les diverses colonies sur le continent et de noliser immédiatement un nombre de vaisseaux pour les y transporter» Trois jours plus tard, le 31, Lawrence envoie ses instructions au colonel Robert Monckton.«En conséquence le conseil a résolu et décidé qu’ils soient déportés hors de la province aussitôt que possible.L’on devra commencer d’abord par les habitants de l’isthme qui furent pris les armes à la main et qui de ce chef n’ont droit à aucune faveur de la part du gouvernement.(.) «Afin de les empêcher de s’enfuir avec leurs bestiaux, il faudra avoir grand soin que ce projet ne transpire pas et le moyen le plus sûr pour cela me paraît d’avoir recours à quelque stratagème qui fera tomber les hommes, jeunes et vieux, surtout les chefs de famille, en notre pouvoir.«Vous les détiendrez ensuite jusqu'à l'arrivée des transports afin qu’ils soient prêts pour l'embarquement.Une fois les hommes détenus, il n'est pas à craindre que les femmes et les enfants ne s’enfuient avec les bestiaux.Toutefois, il serait très prudent, pour prévenir leur fuite, non seulement de vous emparer de leurs chaloupes, de leurs bateaux, de leurs canots et de tous les autres vaisseaux qui vous tomberont sous la main, mais en même temps, de charger des détachements de surveiller les villages et les routes.«Tous leurs bestiaux et leurs céréales étant confisqués au profit de la Couronne, par suite de leur rébellion, et devant être appliqués au remboursement des dépenses que le gouvernement devra faire pour les déporter de ce pays, il faudra que personne n’en fasse l’acquisition sous aucun prétexte.Tout marché de ce genre serait de nul effet, parce que les habitants français sont dépourvus de leurs titres de propriété et il ne leur sera pas permis de rien emporter, à l’exception de leurs mobiliers et de l’argent qu’ils possèdent présentement.» Destruction des villages Le 8 août 1755, Lawrence donne de nouvelles instructions à Monckton: «(.) comme il sera peut-être très difficile de s’emparer des habitants, vous devrez autant que possible détruire tous les villages des côtés nord et nord-ouest de l’isthme situés aux environs du fort Beauséjour et faire tous les efforts possibles pour réduire à la famine ceux qui tenteraient de se cacher dans les bois.Il faudra prendre grand soin de sauver les animaux et la récolte sur le champ, que vous pourrez faire rentrer sans exposer vos hommes au danger; vous devrez autant que possible empêcher les Français fugitifs et les Sauvages d'enlever ou de détruire les bestiaux.» A Monckton revint l’honneur d’être le premier à exécuter les ordres de Lawrence, ce qu’il fit fidèlement et avec efficacité.(.) Au cours des opérations de «nettoyage ethnique» dont il assuma la responsabilité, Monckton fit déporter plus de 2100 Acadiens et Acadiennes de la région de Beaubassin, de Beauséjour et de l’isthme de Chignectou.Il confisqua leurs terres et leurs biens, fit brûler leurs demeures, leurs granges et dépendances et s’empara de leurs bestiaux.Les actions odieuses faites par Monckton en cette circonstance constituent à n’en pas douter un crime de génocide car elles correspondent tout à fait à la définition adoptée à cet effet par les Nations unies, qui stipule que constituent un génocide «l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation et tout autre acte inhumain commis contre toute population civile avant ou pendant la guerre ou les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux» (nous soulignons).Responsabilité de l’auteur du crime Pour tenter de diminuer la responsabilité de Monckton, on ne saurait plaider qu’il ne faisait qu’exécuter les ordres reçus.Depuis le procès de Nuremberg de 1945, il est établi hors de tout doute que cette prétention ne constitue nullement une défense qui diminue la responsabilité de l’auteur de ces crimes.Aucun militaire n’est obligé d’exécuter des ordres criminels.S’il n’était pas d’accord, Monckton devait s’opposer — ce qu’il fit d’ailleurs avec Wolfe dans un autre domaine en 1759 — ou démissionner.Il préféra exécuter les ordres reçus; il doit donc en porter la responsabilité.L’efficacité de Monckton lui v^lut d’être nommé lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse en remplacement de Lawrence en décembre 1755.A ce titre, il porte aussi la responsabilité, par la chaîne de commandement, de l’opération de capture et de déportation en Angleterre en 1758 de plus de 3000 Acadiens et Acadiennes qui s’étaient réfugiés dans l’fle Saint-Jean.Avec à son actif la responsabilité directe ou indirecte de la déportation de plus de 5000 Acadiens et Acadiennes, Robert Monckton fut donc un des principaux auteurs et artisans de la réalisation des crimes de génocide commis par les Britanniques contre les Acadiens et Acadiennes entre 1755 et 1758.(.) Le Canada est l’un des rares pays du monde, en dehors de l’ancienne Union soviétique, où, sans vergogne et avec autant de cynisme et de satisfaction, on afflige orgueilleusement et de façon permanente ceux qui ont été défaits, de représentations symboliques qui tentent de les humilier, de vouloir constater leur condition de vaincus et de glorifier leurs vainqueurs.Avec des villes portant les noms de Moncton, Colborne, etc., ou des rues qui s’appellent Wolfe, Amherst, Murray, Fraser, Moncton, etc.Verrait-on à Paris une rue Adolf-Hitler ou encore une rue portant le nom de celui qui commandait la division Das Reich, qui a perpétré le massacre d’Oradour-sur-Gla-ne en juin 1944?Verrait-on en France une ville s’appeler Rommel ou Goering?Non vraiment, ce n’était pas la peine de sauver le soldat Monckton.de l’oubli, connue on l’a fait On aurait dû plutôt laisser la poussière de l’histoire le revêtir d’un épais manteau de défaillance de la mémoire.Décriminalisation du travail du sexe La prostitution : rien d’autre qu’un mal de société N’est-il pas paradoxal de vouloir légitimer la sollicitation pour fins de prostitution, en tout temps et en tout lieu, alors qu’on dénonce de plus en plus le harcèlement sexuel?YOLANDE GEADAH L’auteur est consultante sur les questions ayant trait aux femmes et au développement.Dernier de deux textes j==j] epuis que des prostituées ont com- Dmencé à s’organiser pour revendiquer l’amélioration de leurs conditions de travail, appuyées par des féministes sensibilisées aux abus ü==J et à la discrimination subis par ces femmes, on ne peut plus ignorer le vaste débat idéologique entourant la prostitution.Les contraintes rigides imposées autrefois aux comportements sexuels au nom d’une morale puritaine et religieuse ont été balayées par la révolution sexuelle des années 70.Une fois les consciences débarrassées de l’idéologie puritaine, on comprend que l’objection morale à la prostitution perde de son importance.De là à conclure qu’il faudrait éliminer toutes les barrières juridiques face à la prostitution il n’y a qu’un pas que certains s’empressent de franchir.Mais est-on réellement justifié de lier liberté sexuelle et prostitution, ou de parler du «droit» des personnes de se livrer à la prostitution?La banalisation de la prostitution Affirmer au nom des libertés sexuelles ou des contraintes économiques que la prostitution doit désormais être considéréecomme pn métier comme un autre me paraît totalement incompatible avec les idéaux féministes.La nécessité de réexaminer notre éthique et nos préjugés envers la prostitution ne signifie pas qu’il faille abandonner toute norme sociale en la matière.L’anomie, ou l’absence de normes sociales de comportement, a été érigée en valeur absolue.La banalisation accrue de la prostitution dénote une profonde rupture entre le corps, les sentiments et l’intellect Cette situation appelle des efforts urgents visant à restaurer l’équi-Ubre entre ces divers éléments par l’adoption et la promotion de nouvelles valeurs morales collectives pouvant guider nos comportements humains et sexuels.Ma position n’est sans doute pas très populaire à une époque où l’on se targue de «tolérance» et de relativisme absolu à l’égard des comportements sexuels et des valeurs morales.Loin de préconiser un retour à des valeurs puritaines, si chères à la droite, il faudrait, à mon avis, promouvoir de nouvelles valeurs morales axées sur des rapports humains et sexuels durables et égalitaires.La prostitution ne peut en aucun cas être considérée comme un rapport égalitaire.On ne peut nier le fait que la prostitution, qui consiste à vendre son propre corps pour le plaisir d’autrui, est dommageable sur le plan psychologique à long terme et qu’elle porte donc atteinte à l’intégrité physique et émotive de la personne qui s’y livre.Sans parler des risques énormes de contracter le sida et d’autres maladies transmises sexuellement.Même en l’absence de coercition, le fait de livrer son corps dans ce qu’il a de plus intime comme une simple marchandise, corvéable à merci, porte atteinte à la dignité humaine et aux droits humains fondamentaux.On ne peut donc souscrire inconditionnellement à la prétention de considérer la prostitution comme un métier comme un autre.Toutefois, on ne peut rester indifférent ou sourd au cri d’alarme lancé par des organisations de protection des prostituées qui cherchent à améliorer leurs conditions de vie.La brutalité policière et les abus de toutes sortes subis par les prostituées à travers le monde sont révoltants.Mais la réponse qu’il convient de donner à la revendication de la Coalition pour les droits des travailleuses et travailleurs du sexe visant la décriminalisation totale du «travail du sexe» sans aucun contrôle relève clairement d’un choix politique aux conséquences multiples.Impact social de la décriminalisation Outre les justifications philosophique et psychologique, trois types d’arguments plus pragmatiques sont utilisés par les tenants de la décriminalisation absolue: l’argument économique soulignant l’accroissement du nombre de personnes rivant de la prostitution au milieu d’une crise généralisée du chômage et de l’emploi, donc autant considérer la prostitution comme un métier comme un autre; l’argument juridique soulignant l’inefficacité des lois et des règlements qui n’ont jamais empêché la prostitution d’exister, donc autant les éliminer; et l’affirmation voulant que la prohibition pousse à la clandestinité et augmente les risques de violence et de discrimination à l’endroit des prostituées, donc mieux vaut éliminer toutes les barrières juridiques pour que les personnes pratiquant ce métier puissent le faire en paix et jouir pleinement de leurs droits.Mais la violence n’a pas été enrayée dans les pays qui ont opté pour la décriminalisation.Le trafic sexuel Loin de protéger les droits des individus, la décriminalisation risque plutôt de favoriser le trafic et le tourisme sexuels, comme cela s’est vu ailleurs.Ainsi, par exemple, l’élimination de l’article 210, qui incrimine le fait de tenir une maison de débauche, et de l’article 211, qui incrimine les proxénètes et le fait d’induire une personne à se livrer à la prostitution, reviendrait à laisser la porte grande ouverte aux trafiquants et autres commerçants sans scrupules voulant exploiter sans limites les personnes les plus vulnérables de notre société, à savoir les femmes et les jeunes (immigrants, réfugiés, chômeurs, etc.).Si le trafic de femmes en vue d’une exploita- tion sexuelle semble pour le moment éloigné de notre réalité, avec la décriminalisation totale de la prostitution il faudra sans doute éliminer toutes les barrières à l’endroit des prostituées en provenance d’autres pays.Quant à l’élimination de l’article 213, qui incrimine la sollicitation de la part des prostituées dans les lieux publics, n’est-il pas paradoxal de vouloir légitimer la sollicitation pour fins de prostitution, en tout temps et en tout lieu, alors qu’on dénonce de plus en plus le harcèlement sexuel?Le droit de sollicitation des prostituées ne serait-il pas en contradiction avec le droit des autres citoyens de ne pas subir cette forme de harcèlement sexuel dans la rue et autres endroits publics?Ainsi, même si la décriminalisation devait profiter à un certain nombre de personnes engagées dans le «travail du sexe», on peut difficilement adopter en la matière une approche purement corporatiste, sans tenir compte des conséquences à long terme sur tous les autres acteurs sociaux qui risquent d’en pâtir.N’est-il pas plus sensé de reconnaître la prostitution pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un mal de société contre lequel il faudrait lutter au même titre que le chômage ou la délinquance, au lieu de tenter de la légitimer?Même sans prétendre l’éliminer complètement, ne vaudrait-il pas mieux chercher les moyens de freiner ce phénomène en s’attaquant à ses causes davantage qu’à ses manifestations, au lieu de préconiser la décriminalisation absolue qui ne ferait que favoriser son expansion?La solution réside, à mon avis, moins dans la décriminalisation totale que dans les efforts accrus pour la prévention et la réhabilitation.D reste bien sûr le problème ardu de la vio- lence à l’endroit des prostituées pour lequel il faut chercher activement des solutions novatrices.La protection et la sécurité des personnes engagées dans le «travail du sexe» doivent être améliorées.Sans exiger la décriminalisation, il y aurait sûrement moyen d’améliorer la sécurité des personnes prostituées et d’exiger qu’elles soient protégées comme d’autres citoyens contre toutes formes d’abus.La Suède présente à ce sujet un exemple des plus intéressants.Comme on le sait sans doute, la Suède est comiue pour avoir un très haut niveau d’engagement de son gouvernement en faveur de l’égalité des sexes dans tous les domaines.C’est notamment le pays qui possède le plus haut taux de représentation des femmes: 50 % au niveau du Parlement, 48 % au niveau des Conseils régionaux et 41 % au niveau municipal.Le gouvernement de la Suède a récemment adopté une nouvelle loi interdisant l’achat de services sexuels (j.e.la prostitution).En criminalisant la prostitution, le gouvernement de la Suède a souligné qu’il n’est pas raisonnable de punir les prostituées, mais qu’il faut les aider à s’en sortir.C’est pourquoi la prohibition s’applique à l’achat et non à la vente de services sexuels.Selon le gouvernement suédois, «en criminalisant l’achat de services sexuels, la prostitution et ses effets destructeurs pourront ainsi être contrés plus efficacement».Par ailleurs, la Suède a également adopté une série de mesures législatives énergiques visant à éliminer la violence faite aux femmes, parmi lesquelles l’introduction dans son Code pénal d’une nouvelle offense concernant la violation de l’intégrité des femmes comportant des mesures punitives plus sévères.Ces mesures devraient être une source d’inspiration pour nous au lieu des solutions proposées par la Coalition visant la décriminalisation totale et sans contrôle du «travail du sexe» dont les conséquences sociales seraient pires que le mal qu’on voudrait combattre.L’anomie, ou l’absence de normes sociales de comportement, a été érigée en valeur absolue L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION lournalistes à l’information générale et métropolitaine : Louis Upierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Yves d’Avignon (sports); Paule des Rivières (éducation).Jean Dion.louis-Gilles Francœur
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