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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-09-03, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 9 Les sports Page B 7 Tourisme Page B 4 PLAISIRS *** //>joute ytc ROLEX ' V ” .Gambard Vente et service technique 63(»-A rue Caihcan Munirai, ciinrf tille Ici S66-58'6 Souvenirs des flots dorés Une malheureuse niais splendide photo récemment parue dans un quotidien torontois a inspiré cette chronique soupirante.Deux kayakistes en contre-jour glissaient lentement sur un lac de la Nouvelle-Écosse inondé par la lumière orangée du jour tombant.Une image de perfection qui a fait resurgir des pensées enfouies au fond de la mémoire dormante.BRIAN MYLES LE DEVOIR Tous les experts de sports nautiques vous le diront: il n’y a pas meilleur moment qu’au déclin du jour pour donner quelques coups de rame.Le vent s’essouffle et meurt, les eaux s’aplatissent et deviennent lisses comme un miroir et l’écho renvoie le bruit sourd de la rame fendant les flots dans une rythmique imperturbable.L’esprit se vide de sa substance et ne retient que les éléments techniques essentiels pour arriver à «glisser» sur le miroir comme un patineur le ferait sur la glace.Dans les meilleurs moments, l’athlète ne fait qu’un avec son embarcation et le plan d’eau.11 vogue jusqu’au crépuscule avec l’impression ferme que le temps s’est figé.Les minutes de course, les saisons vertes de la compétition et les années de jeunesse sportive ont pourtant filé à une vitesse ahurissante pour reléguer au rang de souvenir une brève carrière d’athlète.Tous les sportifs vous le diront: leur sport est le plus beau du monde.Ils ont raison.J’ai pratiqué pendant douze ans le plus beau sport qui soit, le canoë-kayak de vitesse.Le sport de la Québécoise Caroline Brunet, triple championne du monde et médaillée d’argent aux JO de 1996, le sport d’Alwyn Morris, un Mohawk de Kahnawake, médaillé d’or et de bronze aux JO de 1984 en kayak biplace avec son équipier Hugh Fisher dans un juste retour des choses.Les peuples autochtones ont en effet inventé le canoë et le kayak, qu’ils utilisaient comme moyens de transport.Ils ont transmis cet art aux colons.Bien avant le train, ces voitures d’eau ont cimenté la nation canadienne alors que les explorateurs sillonnaient les lacs, rivières et fleuves du territoire par la force de leurs bras.Notre véritable sport national n'est pas le hockey mais une autre discipline non avouée et non assumée.En 3 min 56 Un samedi d’août 1989, une obscure équipe de Cap-de-la-Madeleine dont je faisais partie remportait la finale canadienne de l’épreuve C-15 sur 1000 mètres au bassin olympique de l’île Notre-Dame.C’était il y a dix ans — déjà —, comme quoi une décennie passe plus vite que 1000 mètres.Il faut savoir que le C-15, un canoë de 14 rameurs dirigé par un barreur, est une invention toute canadienne.Le C-15 est au pays des Rocheuses ce que le bateau-dragon est aux pays asiatiques: une épreuve enveloppée d’une aura mythique dans laquelle le travail d’équipe et la pugnacité comptent plus que tout.L’embarcation évasée d’une dizaine de mètres de longueur est surnommée à juste titre canoë de guerre.Ft c’est bien de guerre qu’il s'agit, une guerre livrée contre soi-même pour ne pas céder à la tentation du relâchement à une cadence de 90 coups à la minute.«Si tu lâches, t’es un lâche» était d’ailleurs l'une de nos maximes minimalistes les plus répétées et les plus lucides.Nous avions rallié le fil d'arrivée en trois petites minutes et 56 brèves secondes, en avance de six secondes sur les bums sympathiques de Lachine qui n’avaient pas l’habitude de perdre quand les enjeux étaient aussi élevés qu'un championnat national.Ils nous en avaient fait baver au fil des ans, ces brutes qui fêtaient leurs succès, lors du gigantesque party annuel suivant le championnat, en jetant un des leurs sur la piste de danse.complètement nu! Nous les avions déculottés dans une course orgasmique qui a profondément marqué le cours de nos vies.C’est peut-être à l’été 1989, une période de transition entre le secondaire et le collégial, entre l’adolescence et l’âge adulte, que nous avons découvert le prix et la valeur du sacrifice pour autrui, le dépassement de soi et la plénitude de la fraternité.C'est peut-être en 3 min 56 que tout a basculé.Nous avions passé notre enfance sur les rives puantes de la Saint-Maurice à rêver de devenir les rois de la discipline marginale, coast to coast.A part la rame, nous étions spécialistes des fanfaronnades, des cabotinages et des saccages en tout genre.C’était l'année du massacre de la place Tiananmen, de la chute du mur de Berlin, du drame de Polytechnique et de la crise d’Oka.Le dalaï lama recevait le prix Nobel de la paix, Greg Lemond remportait son deuxième Tour de France par huit secondes dans un contre-la-montre final époustouflant.Batman s’envolait sur les écrans de cinéma, R.F.M.se révélait à la face du monde avec l’album Green après avoir tranquillement conquis toutes les radios des collèges américains, et Nirvana préparait la deuxième révolte punk à venir dans l’obscurité de Seattle avec un premier disque intitulé Bleach.Le monde enterrait aussi le peintre Salvador Dali, les cinéastes John Cassavetes et Sergio Leone, les auteurs George Simenon et Samuel Beckett, et le grand pugiliste Sugar Ray Robinson.Il est bien futile, bien isolé et bien petit, notre triomphe, une fois remis en perspective.VOIR PAGE B 2: FLOTS RENDEZ-VOUS Flirter à bon marché Le légume le plus mûr de la saison?Le flirteur.On en trouve treize à la douzaine au marché Jean-Talon.Viva Italia! Dès l’aube, même le dimanche, mais surtout le vendredi, jour de Vénus, la fête des récoltes vous en met plein le baba.Vous chantiez?Eh bien, rougissez, maintenant.JOSÉE BLANCHETTE e bonheur rend tellement intelligent qu’il me fait comprendre les femmes.Il s'agit d’insister plus longtemps qu’elles résistent, de ne pas lâcher avant qu’elles lâchent.Ne serait-ce que pour se débarrasser, elles finissent, comme Nicole ici, par dire OK.Il n’y a que le premier pas qui coûte.Et il ne coûte rien.Et tous les chemins mènent à Pome, la ville du sexe.» — Dévadé, Réjean Ducharme À force de flairer l’aréole des melons et de palper le cul des artichauts, de caresser les aubergines lisses et luisantes «qui font songer aux femmes aux fesses saillantes, à la vulve épaisse et aux longs cheveux noirs» *, d’astiquer les poireaux puisqu’on y est, à force de faiblesse, dis-je, on en devient à fleur de courgette, ne manque que l’huile d’olive sur le feu et le regard s’allume, l’humeur s’engaillardit.La fête des récoltes au marché Jean- JACQUES GRENIER 1 K DEVOIR Francesco Baldassare.En voilà un qui est tombé dans le pesto étant petit.*n$i La fête des récoltes nous convie à la pétulance potagère mais aussi à des retrouvailles, entre maraîchers, entre amants des six sens, celui de l’esprit étant aussi requis Talon nous convie à la pétulance potagère mais aussi à des retrouvailles, entre maraîchers, entre amants des six sens, celui de l’esprit y étant aussi requis.Femmes de goût, Casanova à la petite semaine, pas de doute possible, voici l’endroit où flirter jusqu’à l’Action de grâce.J’y étais cette semaine encore, à me demander si j’avais besoin d’autant de poivrons rouges et de tomates cramoisies.Allez, on n’achète jamais trop, et on trouvera bien l’âme frère avec qui partager la tarte aux tomates et la salade de poivrons grillés.Chez Birri, le kiosque le plus provocant et le plus coloré du marché, il y a de tout et de rien pour assouvir cette faim du inonde typique des Nordiques qui s’apprêtent à mourir avec l’hiver.«J’ai aussi besoin d’une botte de basilic», dis-je à Francesco, le plus craquant des vendeurs de légumes à l’extérieur de Florence, le plus flirt, coquin, et j’en passe.En voilà un qui est tombé dans le pesto étant petit.Je le pratique depuis quinze ans mais je le préfère aujour-diiui, à 30 berges, ayant acquis un certain aplomb dans le commerce de ses charmes.«Vous n’avez pas besoin d’un homme avec ça Jolie mademoiselle?», me balance cet hypnotiseur de serpents à sonnette, certain de son effet, le regard bleu déjà amusé.Le jeu du flirt reste d’autant plus délicieux et déstabilisant qu’il vous prend toujours au dépourvu dans votre petite robe noire de semaine, les cheveux rebelles, le maquillage sans retouche, arborant le naturel de la ménagère au petit trot.Saisie, je ne trouve rien de mieux à répondre que: «C’est négociable.» Ben quoi! Je n’allais pas dire oui et encore moins non, c’eût été une grave erreur tactique après cette mise au jeu substantielle.Le oui vous mène déjà trop loin, le non vous bloque tous les horizons du rêve et de l’oubli.Comme disait San-Antonio: «Une femme (même espagnole) est une femme.La trouille de la damnation la retient de pécher, pas de frémir»; ou encore: «Profitez-en, mes chéries! C’est pas quand votre frime sera plissée soleil que les mâles exécuteront la danse du trognon de chou autour de vos culs en gousses d’ail.» Justement, de l’ail, j’en cherche.Et pas du moindre.Je m’adresse toujours à mon Rital en salopette: «Vous avez de l’ail mâle?» Il devient tout sous-entendus: «Ça vous prend absolument le mâle?Pourquoi?» Parce que c’est meilleur pour l’haleine, l’artiste! Flirter, ce n’est ni conquérir ni tout à fait séduire, c’est loucher un peu, lancer un hameçon sans avoir mis la bouteille de blanc à refroidir.Sans même y penser, du reste.Le dénouement n’a aucune importance, l'hommage est une fin en soi.Piano, piano.Moderato cantabile.«Et redites-moi votre dernier nom, Francesco mio, pour que je ne l’oublie jamais?» Baldassare.C’est tombé dans mon oreille comme une figue sur le prosciutto juste avant que vous y mordiez: Francesco Baldassare.Tu parles si ça fait une jolie musique dans le tuyau d’orgue.Je connais des Italiennes qui donneraient leur virginité pour porter ce nom-là sous un grand voile de tulle blanc.J’achète la récolte.Tutti.C’est pour emporter.Francesco a beau n’avoir jamais connu l'amour (de son propre aveu), même pas un «je t’aime» dans un moment d’égarement, même pas à sa mère, il me l'a juré, il a beau être célibataire et beau connue un Italien quand il sait qu’il aura de l’amour et du vin.il n’est heureusement pas le seul à vous faire du gringue contre un kilo de fenouil.Tous les Méditerranéens du marché Jean-Talon en ont fait leur sport préféré après le soccer et la prière.«Je le fais tout le temps, explique Francesco.Et c'est pas nécessairement pour coucher avec les clientes.Les journées passent plus vite, c'est amusant.Les femmes sont belles au marché; c’est un peu les vacances, ici.Et j’aime les Québécoises, j'aime voir comment elles vont me répondre.» Il y en a même qui achètent.Davantage qu’au marché Atwater ou Maisonneuve, le marché Jean-Talon a ce qu’il faut de piment dans les veines pour nous ramener vers l’essence même des douceurs piquantes de la vie.Le flirt y est «divin, léger, valable, byzantin».Contagieux, de plus, puisque entre clients, on se fait aussi des avances sans lendemain.Les pires subtilités sont permises.Vous achetez un demi-pain campagnard chez Première Moisson et le client suivant vous regarde dans les yeux en disant à la vendeuse: «Je prendrai l’autre moitié.» Il partait acheter une ficelle, il revient avec une miche.Bobonne lui fera des misères, n'empêche que Totor est content.Et si le suspense n’était pas si doux, la curiosité avivée par ces allusions qui comblent la vanité, nous irions peut-être casser la croûte ensemble.Mais pourquoi ne pas en rester sur cette apostrophe qu’on cueille en chemin?Oh! bien sûr, nous ne serons pas allés bien loin.C’est un peu la carte postale sans les parfums du voyage.Et Francesco cherchera encore la femme de sa vie demain matin.«Je la voudrais intelligente, jolie et, surtout.gentille.» Et qui sache faire la cuisine aussi, peut-être?«Oh! oui!, soupire-t-il.Mais ça n’existe plus, des femmes qui font la cuisine.» Oh! que si, ça existe, jeune homme.Y a qu'à nous cuisiner un peu et le pique-nique suivra.» Dictionnaire littéraire et érotique des fruits et légumes, Jean-Luc Hennig.joblo@cam.org Découvert le très sympathique bar Le Pictavien, 300, rue Duluth Est (angle Henri-Julien).Ouvert depuis trois semaines, on pourra y assister à des soirées guinguette.Les patrons français, Laurent et Pierre, vous font danser des valses en émoi et des javas à bretelles.Un véritable brasse-gambettes, unique à Montréal.Au mec qui m’a remis son numéro de téléphone en me disant: «Tu as 12 heures pour me rappeler!», je suggère fortement une virée au marché Jean-Talon si je n’ai pas donné signe de vie d’ici douze mois.Placoté: avec mon marchand d’ail (vous saviez que le mot chandail vient de là?) au marché Jean-Talon, la ferme des Moissons, tout près de chez Nino.Daniel me dit que cette année, nous avons droit à une récolte exceptionnelle en raison de la sécheresse, 85 % d'ail mâle contre 15 % l’an dernier.J’utilise l'ail mâle (sans gousse) pour faire l’ail confit Vous en trouverez en quantité jusqu’au mois d’oc- tobre.Mais pour flirter, j’avoue que la crème d’ail, c’est pas fameux.Vu: le tableau vivant La Paresse de François Gnard au MAC.C’est quoi, tout ce tintouin autour d'un vieillard assis derrière une vitre?Vous permettrez, mais je préfère le marché.C’est plus vivant et tout aussi paresseux.Apprécié: l’écran géant extérieur que le FFM a installé face au MAC.Tous les soirs à 21h, un film gratuit à la belle étoile.Mais le plus beau, ce sont tous ces gens cordés sur les marches de la Place des Arts.Bel endroit pour flirter, décidémenL Aimé: ces réponses toutes faites pour dégommer le baratineur.A celui qui vous dit: «Est-ce qu’on s'est déjà vus ailleurs?» - Oui, c’est pour ça que je n’y vais plus.A celui qui ose: «Totf corps est un temple.» — Désolée, il n’y a pas de service religieux aujourd’hui.A celui qui tente: «J’irais au bout du monde pour toi.» D accord, mais y resterais-tu?t/a mri//eu/1 /rie en (fff / Q f e brie/'oi/w double crème saura plaire à tous les connaisseurs puisqu’il est le gagnant du meilleur brie au Concours des fromages lins au Québec —^ _ J en 1999- Lt marque.f"ur tracer de nouveaux sillages loin des rivages du passé.3793 A la fois douce et animée Nicole, 38 ans, blonde, yx bleus, mince, professionnelle qui adore son trvail, sportive, aime les arts, cherche un alter ego fougeux qui conjugue avec humour, masculinité et sensibilité.3580 Marche, théâtre, musique classique Jolie blonde châtaine naturelle, 30 ans, apparence jeune, 5’3", 100 lb, cherche beau professionnel ou universitaire, 30aine, n-fum, sans enfants, souriant, doux, pour relation stable.3796 De Québec, belle de Renoir 40 ans, grande, blonde, joliment ronde, communicative, expressive, poumons roses, sans enfants, cherche grand gaillard, plus ou moins 40 ans, costaud, sensible, intelligent, épanoui'.3800 Les belles choses de la vie Francine.42 ans, 5'3", 110 lb, jolie blonde, yx verts, célibataire, sans attaches, cherche professionnel ou H d'affaires, 45-50 ans, bien dans sa peau, respectueux, aimant les belles choses de la vie.3784 Partager avec un homme Femme de 47 ans, 5’6", brunette, mince, élégante, apprécie la compagnie à travers activités sportives, réunions d’amis, ciné, restos, cherche H libre de son passé, ayant confiance en lui, sens de l’humour, relation sérieuse et harmonieuse.35(59 *1* Coeur d'artiste Femme de 5’2", 125 lb, étudiante en enseignement de 24 ans.honnête, sérieuse dans sa démarche, bon sens de l’humour, cherche H de 35 ans et moins, pour relation sérieuse.3787 Belle âme Mi-30aine, n-fum, végétarienne, cherche sa flamme jumelle, son âme soeur, pour fusion extraordinaire, pour relation sincère, profonde et durable.3777 Jolie et enjouée 45 ans, aimant la psychanalyse, faisant une démarche spirituelle, cherche H entre 40-55 ans.noir, blanc, jaune ou rouge, ayant intérêts spécifiques, joyeux, habile, aimant les enfants.3773 V Intellectuelle, classique et réservée 57 ans, 5'4".n-fum, retraitée, autonome, sociable, sens de l'humour, belle éducation, catholique, aimant le théâtre, cherche gentleman 604i5 ans, n-fum.veuf ou divorcé, honnête, relation sérieuse.3775 + Moments de qualité à partager Professionnelle du monde des médias.40aine assumée, sans enfants, cherche un complice au passé réglé, 38-48 ans, avec ou sans enfants, |*)ur partager plaisirs de la ville et de la campagne.3776 Recherche un homme avec du coeur Danielle, 53 ans, 5'8", jolie, communicative, aime rencontrer les gens, prédilection pour les arts tels que littérature, ciné, musique, cherche H créatif, stimulant intellectuellement, vivant, capable de dire ce qu'il pense et ce qu'il ressent 3767 Femme d’origine africaine 38 ans, féminine, cultivée, jolie et sportive, aime les voyages et restos, cherche bel H 5’8" et plus, 40aine, professionnel, cultivé, avec bon sens de l’humour, pour relation sérieuse.3765 ?Jeune professionnelle Célibataire, fin 20aine, de belle apparence, sans enfants, sportive à ses heures, sociable, cherche H célibataire, 25-35 ans, belle app, n-fum, catholique pratiquant, niveau collégial ou universitaire, avec emploi stable, pour relation sérieuse.3766 4* Professionnelle Petite femme heureuse, cherche H confortable, 55-65 ans, goût pour l’action et la musique classique: essentiel.3758 *!* Cinquantaine épanouie Plantureuse, 5'5, femme de tendresse et de furie, de sagesse et de folie, de passion et de réflexion, cherche H 57-65 ans, pour coups de coeur, repas à deux, lecture, ciné, dans le respect, partage et simplicité.3761 4* Universitaire en forme Que ce soit pour une randonnée en vélo, un festival de musique ou encore un repas au resto, femme 50aine, cherche à rencontrer un compagnon aimant la culture et la nature.3762 *•* Intellectuelle sportive, curieuse 46 ans, 57”, yx gris vert, chev bruns, simple, affectueuse, n-fum, cherche grand costaud, professionnel universitaire, libre, pour construire une relation fondée sur la communication et le plaisir.3751 Fleur de lys 52 ans, grande et rousse, plantureuse, heureuse, humoureuse: “Oh destin, l’homme de ma vie a-t-il besoin d’une petite annonce pour m'apparaitre majestueux et tendre ?».3752 Si tu sais prendre le temps d'aimer Femme cherche un ami pour discuter, rire, blaguer, cherche complice pour découvrir la ville, la campagne, la cuisine, la musique, le cinéma, les arts, cherche un amant tendre et chaleureux.3756 4- Sympa, vive d'esprit et rieuse 49 ans, mince, intelligente, passionnée, goût marqué pour les arts et le grand air, cherche H mature, équilibré, intelligent, ayant le coeur à la bonne place et désirant partager quotidien.3739 4- Pour la région de Québec Au mi-temps de la vie, lentement, désire partager la douceur de la soie, la souplesse du cuir, la chaleur du polar et l’odeur du varech avec un homme libre, espiègle, passionné.3743 •S* Passionnée de la vie Femme de 53 ans, mince, autonome, intelligente, cherche compagnon intellectuel, qui a su rester simple et bon, libre, n-fum, beau dans son coeur tout en étant bien et confortable dans son corps.3602 Homme cherche femme Pour construire une saine relation 54 ans, 5’5”, 160 lb, professionnel, libre, n-fum, belle allure et belle personnalité, sensible, honnête, proche de ses sentiments, cherche jolie F poids prop, ouverte à la spiritualité, sans enfants à charge, épicurienne, féminine, douce, honnête, autonome.3600 Sans engagement ni contrainte Michel, 39 ans.homme sportif, libre de corps et d'esprit, cherche F cultivée, pour échanges intellectuels, philosophiques, spirituels, sensuels, à travers des rencontres occasionnelles de qualité et pour vivre l'instant.3781 Belle relation Professionnel 40aine, grand amateur de voyages et de plein air, aime randonnées montagne et vélo, francophile et hispanophi-le, cherche F 30aine ou début 40aine, cultivée, n-fum, en vue d'une relation mutuellement enrichissante et durable.3783 Sentimental de Québec Jeune homme de 32 ans, lm75, 60 kg, belle app.bon garçon, simple et sérieux, adore la musique classique, cherche F surprenante, n-fum, belle, sensible et intelligente, pour goûter à deux aux merveilleuses choses qu'offre la vie.3785 lui vie, l’amour Homme.30aine, 6'.romantique élégant, joviale, passions |x>ur le vélo, la marche, voyages, la communication, l'humour, activités artistiques, souhaite les partager avec F pleine de vitalité, 25-35 ans, mince, n-fum, sans enfants.3791 Franc et honnête Gilbert, 38 ans, 5'8", 170 lb, père de 2 enfants, propre de sa personne, aime les arts, littérature, peinture, musique classique, cherche compagne 3040 ans, compatible, autonome et épanouie.3768 Valeurs traditionnelles 34 ans, célibataire, allure distinguée, catholique pratiquant, cultivé, cherche F 24-32 ans, romantique, jolie, aimant la musique classique, littérature, fleurs, couchers de soleil, pour la vie.3771 Tendre et facile à vivre 44 ans, 570", yx bleus, belle app.n-fum, aime le ciné, musique, lecture, restos, cherche F 20aine ou 30aine, belle app, intelligente, posée, gentille, |x>ur relation enrichissante et stable.3778 Homme de 42 ans Homme de 5’5", 165 lb, célibataire depuis 2 ans, habite la banlieue, cherche F pour enrichir sa vie, doit être agréable, sensible, intelligente, curieuse et simple.3760 47 ans, professionnel, écrivain Environ 570", mince, n-fum.habite Québec, aime la musique, littérature, longues discussions.douceur, cherche F de cette région, 35 45 tuts, mince, dotée d'un charme qui ixiurra l’émouvoir.3262 Brin de folie Prof, allure 45 ans, 12 de mieux, mince, excellent cuisinier, a un je ne sais quoi, pratiquant l'art d'aimer du tao, pour complice alliant beauté, sensualité, humour et culture.3744 Professionnel de belle apparence 34 ans, aimerait s'engager pour la grande aventure avec femme universitaire, plutôt grande, mince et jolie, aimant les épreuves tant sportives qu'intellectuelles.3745 Pour partager moments de qualité Homme agréable avec joie de vivre, curieux, amusant, aimant le plein air, culture, évasion, cherche F intello sportive, 25-35 ans, mince, n-fum, sans enfants.3748 Simple, facile à vivre Homme de 31 ans, 5’8”, poids prop, jeune d'esprit, doux, cherche amie mature, intellectuelle, humaine, charmante, simple, |xrur activités locales telles que la marche, vélo, film, prendre un verre.3547 Enigme à résoudre Mi-20aine, amant des voyages exploratoires, cherche F mûre, ouverte à l’aventure de la vie pour arpenter les territoires de l’âme.3717 V Homme mi-30aine Rive-Nord Grand, poids prop, de belle app, aime le plein air, musique, ciné, cherche F poids prop, simple, honnête.3535 Spectacles, Ixdades, complicité Pierre, 42 ans, 5'5", 160 lb, apparence convenable, aime les chats, golf, curling, cherche compagne 37-47 ans, agréable, intelligente, curieuse, simple, pour passer de bons moments, discuter.3697 *!* Jouir des belles journées d’été Homme dynamique en super forme, aime pratiquer s|x>rts de plein air, cherche F 2535 ans, mince, n-fum, sans enfants, joyeuse, sportive, pour s’amuser, sourire, s'enthousiasmer, rigoler.3700 Homme cherche homme Montréalais de 47 ans Grand, mince, avec des goûts simples, cherche compagnon avec goûts et intérêts semblables, pour partager des sorties en ville.3812 *!* Cherche homme passionné par la vie 41 ans, cherche H 30-45 ans, bien fait, en forme et en santé, bien avec lui-même, sensible, ouvert, capable de grands sentiments, pour qui les mots engagement, complicité et communication ont un sens, bienvenus aux H avec enfants.3404 *•* Femme cherche femme Passionnée, sensuelle, féminine Michelle, femme de 57 ans, lm63, 60 kilo, chev châtains, yx pers, n-fum, ex-carriériste de la socio, cultivée, pratique vélo, patin, ski, cherche F féminine, discrète, libre et cultivée, relation suivie.3797 4- Pour relation à long terme Femme de 51 ans, cherche professionnelle.4555 ans, n-fum, affectueuse, sérieuse, autonome, discrète, sens de l'humour, aimant le ciné, vélo, resto.3737 Partenaire de sortie, culture et voyage.Cours de Tango Femme d’origine française, 39 ans, lm68, cherche un partenaire de la même taille ou plus grand, |>our cours de danse niveau débutant.3810 v B 3 L E D E V 0 1 R .I- E V E N I) R E l)| 3 s E P T E M B R E 1 !» 9 il N.A IS11! S RESTAURANTS Vol au-dessus des plats de canard ü Rémy Ch a r e st Tu peux me passer la rouille, chéri?», me demande ma compagne de table, alors qu’elle dépose devant elle l’assiette de soupe de poisson que je viens de lui échanger contre son petit bol de consommé de canard.Les parfums se croisent et s’embaument mutuellement.Le nez plein d’arômes, je passe la rouille, le fromage et les condiments, sans lesquels la soupe de poisson ne saurait être complète.Le consommé est concentré et bien goûteux, avec un fort accent d’estragon, la soupe de poisson est bien relevée.Nous nageons dans le bonheur, une cuillerée à la fois.Même si nous n’en sommes qu’à la soupe, ce n’est pas la première fois que les assiettes et leur contenu font un peu de voltige au-dessus de notre table.Le manège a commencé dès la mise en bouche, de façon un peu timide.La petite mousseline de courgettes posée sur sa vinaigrette de betteraves est une superbe association de textures — ferme et mousseuse au-dessus, crémeuse au-dessous — et de couleurs — vert clair sur rouge —, mais elle tombe malheureusement sur deux légumes que ma compagne aime éviter, si possible.Vu que j’adore les deux, je lui pique son assiette et remets la vide de mienne à sa place: ni vu, ni connu, la délicieuse attention aura l’air d’avoir plu à tout le monde, lit je suis bien heureux de doubler ma mise! Quand on me fera une mise en bouche au melon, elle me retournera la pareille, pour des raisons similaires.Au fil du repas, les échanges se font plutôt par enthousiasme partagé, l'un ne voulant jamais laisser le plat de l’autre passer sans y mettre l’ustensile approprié.C’est ce genre d’enthousiasme qui permet à Jacques Le Pluart, chef-propriétaire de La Closerie (et propriétaire de la petite boutique gourmande, à la porte voisine), de tenir le fort dans un secteur qui, autrement, est un désert pour la restauration.Le coin de Ca-lixa-Lavallée et René-Lévesque est plutôt utilitaire que gastronomique: une pharmacie, un supermarché, un dépanneur—station-service et un important carrefour d’autobus.Pour qu’un restaurant attire la clientèle vers son coin de rue (remarquez que, du côté des avantages, le stationnement n’est jamais un problème), il faut donc qu’il saisisse fermement les papilles averties, qu’il éblouisse le palais et lui donne envie d’y revenir.Et c’est donc ce qu’on fait dès l’entrée, à La Closerie, avec entre autres des escargots aux pleurotes et des écrevisses grillées.Les escargots se marient à merveille au goût assez délicat et à la texture moelleuse des pleurotes, une sauce bien ronde vient envelopper le tout, servi en un paquet compact, sous une couronne de pâte lilo grillée qui ajoute une touche de croustillant à l’ensemble.Le quatuor d’écrevisses, de son côté, fait la roue autour d'une aumo-nière de légumes (pâte filo, là aussi), les demi-crustacés profitant à merveille du beurre à l’estragon.La chair de ces petits cousins du homard est d’une délicatesse telle qu’on n’hésite pas à écailler les pinces pour en tirer BRUCE ROBERTS une petite bouchée de plus.la haute voltige se poursuit au plat principal, d’autant plus que nous nous sommes tous les deux tournés du côté du canard, qu’accompagnera à merveille le Château Bouscassé 1995.Cet excellent Madiran rond, éclatant, bien structuré, est l’un des nombreux bons choix inscrits à cette carte des vins qui va de la petite bouteille sympathique à de grands crus qui ont pris le temps de vieillir.A côté du vin, donc, se posent un confit de canard aux epices et un magret de canard aux bolets qui suscitent rapidement des échanges enthousiastes, dans les deux sens du terme.Posé sur un dallage de pommes de terres tranchées, le confit a le côté un brin croustillant qu’on attend et le goût concentré du plat longuement préparé.Le magret est une cuisson contraire, rapide, laissant la viande bien rouge et le goût bien au naturel.La présentation de ce dernier est très réussie, les tranches de magret étant inclinées en cercle sur une pyramide de petits haricots très fins et entourées d’une couronne de bolets frais, cuits avec l’ail et les herbes qui donnent toute sa brillance à ce merveilleux trésor des bois.Dans ce décor intime, qui laisse entrevoir un passé de belle résidence, on arrive doucement à l’heure du dessert.Beaucoup de chocolat à la carte, mais aussi des choix plus fruités.Il me reste un peu plus de place, je choisis le pavé de chocolat aux framboises, tandis que ma chérie a la gourmandise plus raisonnable, avec un gratin de fraises et citron qui vient (paradoxalement) rafraîchir le palais, après un repas qui n’a pas manqué de richesse.Les deux desserts sont très réussis et ont de la personnalité, mais c’est le gratin qui remporte la palme, avec sa façon d’équilibrer le sucré et l’acidité.Une fois de plus, les cuillers auront survolé la table d'une assiette vers l’autre bouche.Mais c'est la dernière envolée de la soirée.Après avoir ainsi fait bombance, il fait bon rentrer à pied.Un repas du soir pour deux vous coûtera 65 $ avant taxes, vin et service.LA CLOSERIE 966, boul.René-Lévesque Ouest Québec ® (418) 687-9975 v **' Au cfTupan fin Ouiàim jjashcnmique Ouvert le 6 septembre, jour de la fête du Travail 93 rue Mt-Royal ouest (angle St-Urbain) 849-8883 TABLE D’HOTE SPECIALE Ouvert depuis 1968 Pour les aficionados de flamenco, spectacle avec guitariste, danseuse et le chanteur de flamenco José El Chele.Tous les vendredis & samedis Cuisine espagnole et méditerranéenne 3507.av.du Parc (coin Milton) • (514) 843-8212 Metro Place des Arts COUSCOUS ET SPECIALITES MÉDITERRANÉENNES •Le couscous au méchoui de La Gazelle est réputé sur le Plateau.» J.Blanchette Penné le dimanche Licence complète www.restaurant.ca/lagazelle 201-A Rachel Est (coin Hôtel de Ville) Mtl 843-9598 50.— iiih< déjà.1949-1999 Le Caveau La petite boîte française où l’on mange bien 2063, rue Victoria, Montréal El McGill - Tel: (514) 844-1624 Pour annoncer dans cette rubrique, contactez Sébastien St-Hilaire au 985-3317 VINS 1999, une vendange à étourdir les étourneaux! Nouveau restaurant à quelques minutes du Centre Molson Cuisine provençale Cuisine aux parfums du Sud Salles et salens privés peur t/reupes 1172 rue Bishop, Mtl 866-7890 Si une hirondelle ne fait pas nécessairement le printemps, mille étourneaux annoncent à coup sûr le ban des vendanges! «Un vrai cauchemar», me dira un Victor Dietrich visiblement satisfait de la récolte précoce qui s'annonce mais peu enclin à la partager avec ces pilleurs venus du ciel.Car voilà, le millésime 1999 est bel et bien lancé au Vignoble Dietrich-Jooss du côté d’Iberville, P.Q., un millésime qui a bien une quinzaine de jours d’avance sur les années précédentes et dont la vendange se prolongera, sélections parcellaires obligent, jusqu'au début d’octobre.Et moi qui pensais que, dans cette partie du plus beau pays du monde, sous les rigueurs d’un climat lui-même particulièrement distinct, les raisins arrivaient tout juste à atteindre cette maturité tant convoitée, voilà que je goûtais des maréchal-fochs, cayugas, gei-senheims, seyvals, vidais, gamays, cabernets francs et autres muscats de New York capables d’étourdir une flopée d’étourneaux en mal d’ivresse.«C’est pourquoi nous utilisons les hybrides, au développement précoce, me : confiera Dietrich, mais c’est à se demander, avec les étés chauds que nous avons depuis quelques années, si les espèces de type vinifera [cabernets, chardonnays et compagnie] n'y trouveraient pas leur compte.» Pour le moment, le vigneron préfère vendanger tôt des fruits possédait un équilibre sucre/acidité parfait, histoire de ne pas faire ressortir ces arômes renardes (dits «foxés»), typiques de cuvées à base d’hybrides cueillis trop mûrs.Et ça marche.Il faut goûter la Cuvée spéciale où le muscat de New York (dont on jurerait qu'il est de souche vinifera) confère une belle complexité à l’ensemble ou encore à la moelleuse cuvée Stéphanie et à la liquoreuse cuvée Sélection Impériale, un vin de glace qui vous donne le grand frisson et dame le pion aux étourneaux de passage.Passez voir la famille aux vendanges et goûtez vous-même! Vignoble Dietrich-Jooss, 407, Grande Ligne, Iberville.(450) 347-6857.?En attendant, et avant de conclure avec les sélections In vin OH! veritas à venir le 4 septembre, laissez-vous séduire par Le Madiran 1996 de chez Brumont (13,20 $ - 466656*), un rouge à vous lécher les babines, pas compliqué mais aux saveurs frui-tées homogènes, savoureuses et convaincantes.Une valeur sûre, comme toujours (***)¦ Ou encore le Pic-imjuI de Pinet Hugues de Beauvi-gnac 1997 (21,55 $ - 720672), au fruité relevé de nuances vanillées, boisées et exotiques qui feront chavirer les moules et les huîtres de septembre (***1/2).Château Goutoul 1995, Cahors (31,50 $ - 852087): vous avez dit viril?Couleur d'encre, arômes d’iode, de bois, de cassis en sirop et saveurs encore tanniques et impénétrables mais promises à un avenir radieux.Sans doute à son meilleur servi sur la couille de taureau en escalope! (**+**) Mas de la Plana Gran Coronas 1994, Torres (38,75 $ - 522995): tout simplement une merveille de race et d’harmonie.Un rouge profond, complexe et inspiré dont les saveurs ne cessent de s’amplifier au palais.Encore jeune.Un must à ce prix! (***+*1/2).Château Durand-I-aplagny 1995, Puisseguin St-Emilion (25,35 $ - 886572): de l’étoffe, du grain, de la structure et un fruité digne du millésime.Très bon (**l/2+*l/2).b» Demoiselle de Sociando-Mallet 1997, Haut-Médoc (30,50 $ - 876136): peut-être un peu plus étroit que le 1996 mais élégant et, comme toujours, d’une grande clarté.Se fera plus rapidement (***+*).bi Réserve de Léo-ville-Barton 1996, St-Julien (47,75$ - 885848): soutenu en couleurs, classique en arômes, ferme au palais avec du relief et une longue finale sur le moka et le cacao.Pas donné mais telle-ment bon.**l/2+*.Dominus 1996, Moueix, Napa (106,75 $ -869222): sobre et racé, le tout bien lié, élégant et d’un fruité pur et mûr.Un seigneur bien habillé mais que l’on souhaiterait un peu plus dandy (***+**)_ Quatre italiens pour terminer.Poggio Rosso Riserva 1996, Chianti Classico, San Felice (40 $ -401471): extraction énorme et fruité qui n’a pas assez du volume de la bouteille pour s’y tenir tranquille.Un beau flacon de garde.A bon prix (**+**).Piastraia 1977, Satta, Bolgheri (35,50 $ - 879197): séducteur avec ses arômes précis et percutant de fleurs et de cerise.Saveurs enrobées, longues, sexy (***+*1/2).Ornellaia 1995, b Ântinori, Bolgheri (65,25 $ - 859843) : que d’élégance, ici! Un vin taillé sur mesure pour esthète désabusé.Richesse, finesse, détail sur un mode réservé (***1/2+*).Rosso del Sebino 1996, Maurizio Zanella (59,25 $ -865410): la cuvée haut de gamme de Zanella, irrésistible et veloutée, stylée et enlevante, d’une définition et d’un pourtour aromatiques et gustatifs qui jamais ne s’égarent.Cher mais divin (***1/2+*).Bonne dégustation! À l’école du vin Retour, donc, sur les bancs d’école, carnet de notes et verre à la main.Les livres?La référence: L'Encyclopédie du vin de Jancis Robinson chez Hachette.Pour maniaques et perfectionnistes, tout y est.Même vos,profs vous l'emprunteront.Aussi: L'École de la dégustation de Pierre Casamayor, toujours chez Hachette.Une façon d’apprendre en douceur, au fil des pages et des images.Général mais professionnel dans l'approche.Seul hic: on n’y traite que de vins français, ce qui n’est pas plus mal car il faut bien commencer quelque part.Enfin, pour Jean Aubry trouver le chemin des vignes (et en sortir!): L’Atlas mondial du vin de Hugh Johnson chez Robert Laffont.Un classique.Côté cours, oubliez les Amitiés bachiques car c’est complet chez Michel Phaneuf.Par contre, les inscriptions pour février 2000 sont en route ((514) 342-7523).Les places s’envolent vite au Club de vins François Chartier, le tout démarre le 7 septembre et se termine le 28 à raison de quatre soirées de trois heures chacune ((450) 229-3856).Même son de cloche citez Les Conseillers du vin avec Nick Hamilton ((514) 271-2175), avec une introduction aux vins (cours 1), les vins français (cours 2) et les vins d'Italie (cours 3), en plus des séminaires du samedi.Alain La-liberté vous entretient des plaisirs de la table à l’ITHQ à partir du 12 octobre ((514) 282-5113), alors qu’il offrira tous les samedis à compter du 18 septembre ses cours de dégustation au Caveau Môvenpiek de la Place Ville-Marie ((514) 861-8181).Enfin, Jean-François Demers vous aidera à découvrir les vins et les vignobles du monde à l’Université de Montréal ((514) 343-2020), alors que Allan La-forest se fera un plaisir d'y aller de sa touche personnalisée lors de cours d’initiation, de soirées thématiques et.de dégustations à domicile ((514) 388-5164).À celles et ceux qui préfèrent l’école buissonnière, il restera toujours la chronique de vins.J’allais oublier: le Festibière de Chambly démarre aujourd’hui et se tient jusqu’au lundi 6 septembre, au fort de Chambly ((450) 658-8133).Vin-plaisir Château Ramafort 1995, Mé- doc (25,65 $ - 875880): «Jean, il faut absolument que tu me goûtes cette petite merveille!», me lança avec une verve on ne peut plus communicative un Jules Roiseux encore visiblement ébranlé par la franchise et l’étoffe du splendide cru bourgeois.C’est en le goûtant que je saisis à quel point le vin «collait» à maître Jules: coloré à souhait, intense, entier et généreux, avec cette espèce de mâche fruitée qui vous empêche de parler la bouche pleine mais qui vous permet de chanter et de conter fleurette après boire.Un Médoc classique, particulièrement accrocheur et dont il faut faire (ample) provision.Ce n’est pas Jules qui me contredira là-dessus! (***+*) * Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020, 1 800 298-2545 ou www.saq.com Vins notés de * à ***** avec des 1/2.La mention (+) et le nombre d’étoiles (*) en complément de la note traduisent le potentiel «à venir».JEAN AUBRY Victor Dietrich et le premier maréchal-foch de la saison 1999.I L E D E V 0 1 R .I- E V E N I) R E I) 1 ;t s E l> T E M B R E I 9 it !) i; i ?LE Devoir ?TOURISME En suivant la Rouge Posons la question: se pourrait-il que cette riviere soit schizophrène?Regardez-la: autant elle est lente et paresseuse en amont, toute lovée dans ses méandres, autant elle est fougueuse, vive et emportée en aval.Plus elle s’éloigne de sa source, plus elle s’agite, s’engouffre dans le roc, tourbillonne, fait des éclats.Elle qui était toute douce, elle devient brusque, presque sauvage lors- qu’elle retrouve la forêt, comme s’il lui fallait devenir autre.N O R M A N I) C A Z E LA 1S Singulier cours d’eau, vraiment.Pas le plus grand, pas le plus important.De sa source au lac Fougère, au nord-ouest du parc du Mont-Tremblant, jusqu’à sa rencontre avec l’Outaouais, la rivière Rouge ne parcourt que 161 kilomètres.C’est bien peu à l’échelle de la géographie québécoise.Mais si vous l’empruntez un jour, vous ne l’oublierez pas.Vous la connaissez sûrement.C’est elle qui irrigue, dans les Hautes-Lau-rentides, des lieux nommés L’Annonciation, Labelle, La Conception, qu’enfile la route 117.Elle se promène sans se presser entre des rives sableuses, dessinant çà et là des plages où les canoteurs aiment bien se reposer.Dans ces environs, c’est la rivière toute désignée pour s’adonner à pareil exercice.Le paysage y est souvent bucolique: autour s’étendent les campagnes qui ont pris corps au tournant du siècle lorsque des colons ont répondu à l’invitation du curé Labelle et s’en sont servis comme voie de pénétration.si elle perdait patience.Comme Déjà, quand elle s'incline vers les hauts d’Argenteuil, aux abords d’Hu-berdeau et d’Arundel, la Rouge commence à s’ébrouer au creux d’un relief qui s’arrondit, marqué par des pentes plus affirmées.L'architecture des maisons, la disposition des bâtiments, la forme des champs traduisent, quant à elles, une occupation humaine qui a largement des racines écossaises.Puis vient le moment où la Rouge rencontre la pierre, la roche-mère.Le roc voudrait-il l’arrêter?Il ne réussira pas.La rivière s'entête, redresse son cours, ramasse des forces et fonce.La pente l’attire.Sur les derniers 26 kilomètres, elle franchit quatre ressauts, dont les Sept-Chutes, hautes de 63 mètres.Les amateurs de sensations fortes lui vouent une affection toute particulière, c’est ce qu’ont compris îes entreprises de rafting qui s’y sont installées.Si vous roulez par là, vous verrez la rivière de temps à autre.Elle se cachera aussi à vos yeux.Vous irez par des routes de gravier, vous demandant parfois si vous n’êtes pas à des centaines de kilomètres de toute «civilisation».Quelques villages, Riving- / ' •,!zM .Se ?O ou.s fietn/ez /j/a.v i/o’/m /ii fou/e ! L’HÔTEL-RESTAURANT L’EAU À LA BOUCHE Pour votre réunion d'affaires sous le signe du confort, de la gastronomie et d’un service personnalisé.Couronné Table d’Or du Québec 1998 Ste-Adèle (450) 229-2991 Sur les traces d’Alexandre Le Grand Voyaije exceptionnel de trois semaines en Grèce et en Iran accompagné et commenté par M.Fred A.Reed, journaliste Du A au 23 octobre 1999 Pour plus de renseignements, contacter : Téléphone : (514) 948-6323 | Sans frais : 1-800-463-6323 I NADEAU & ROULEAU .LAJ'Bi rCVAOi » 1042.rue Bernard ouest.Outremont.Québec (Canada) H2V 1TB “ VISITEZ L'EUROPE AVEC LE PLAN ACHAT-RACHAT 4^ EUROP AUTO VACANCES LES PLUS BAS PRIX 10 À 15 LITRES D'ESSENCE GRATUITS UNE FORMULE TOUT COMPRIS 206 406 Break DE 18 À 99 ANS PARTEZ L’ESPRIT LIBRE ROULEZ SANS SOUCI AVEC PEUGEOT De nombreux modèles à votre disposition, contactez votre agence de voyages ^isitez notre site«eb
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