Le devoir, 7 septembre 1999, Cahier B
L ENTREVUE Culture Page B 6 Economie Page B 2 Sports Page B 4 I.E DEVOIR.L E M A RDI 7 S K I* T K M B R E I !» il il Omar Aktouf Manageur de long en large Le professeur propose une théorie humaniste du management qui s’alimente à une riche lecture des enjeux et des problèmes de notre civilisation Omar Aktouf est professeur de management aux HEC de Montréal.Il y poursuit, depuis de nombreuses années, des réflexions et des travaux originaux qui lui ont valu une grande réputation internationale et qui font de lui un oiseau véritablement rare dans cet austère milieu.Les travaux du professeur Aktouf s’alimentent à un très large éventail de disciplines, sociologie, histoire et philosophie notamment, lesquelles occupent dans sa réflexion et dans sa problématique une place aussi importante que l’administration ou l’économie.NORMAND B A I L L A R G E O N ktouf refuse d’isoler son objet, le management, l’entreprise, le travail humain, de son inscription sociale, historique et politique, et il s’efforce de penser le management dans une perspective civilisationnelle large.Il constate de ce point de vue combien se généralise une perspective à courte vue sur l’ensemble des problèmes humains et sociaux.«Nous n’avons jamais eu autant de médias et d’institutions de formation et d'information, de diplômés, notamment en gestion et en économie; mais en même temps, jamais n’avons-nous été aussi aveuglés.Je n’arrive pas à comprendre, par exemple, comment on peut persister dans ce projet de croissance indéfinie qui est le nôtre et qui fait qu’à 4 % par an de croissance, on multiplie notre production par 16 en un siècle: imagine-t-on qu’on aura 16 fois plus d'aéroports, de fers à repasser, et ainsi de suite, en 2099?Mais on fait comme si cet argument n’existait pas.» Autre exemple cher à Aktouf, celui de l’employabilité.Au point de départ, rappelle-t-il, tout un pan de la théorie économique ou managériale rappelle, et avec raison, l’importance cruciale de ce qu’on appelle désormais le capital humain, qu’on déclare même le plus précieux de tous.On ajoute couramment que puisque l’information est la condition sine qua non de la créativité, de la qualité et de l’innovation, c’est largement à elle que l’entreprise de demain devra son salut et sa santé.Puis, oubliant aussitôt ces beaux principes, on passe à des pratiques d’hypersim-plification des tâches par la division du travail et à des formations axées sur l’employabilité immédiate, hic et nunc, lesquelles constituent l’exacte négation de la théorie.Pour Aktouf, un important ménage conceptuel s’impose donc.Dans l’idée de marché, tout d’abord.Il importe, souligne-t-il avec force, de rappeler la distance entre le marché pur théorisé par l’économie classique, par Walras notamment, et son incarnation toujours imparfaite, et de prendre acte de cette distance.«On ne crée pas de richesse, rappelle Aktouf' on transforme.Et toute transformation fait une ou des victimes.Le capitalisme ne peut faire de profit satisfaire aussi du chômage et de la pollution.Comme il faut rationaliser tout cela, on parle de la nécessité de se soumettre au règne absolu du marché suppo- Omar .Aktouf: ««Nous n’avons jamais eu autant de médias et d’institutions de formation et d’information, de diplômés, notamment en gestion et en économie; mais en même temps, jamais n’avons-nous été aussi aveuglés.» sé autorégulé.En réalité, ce sont les chômeurs et la pollution qui ‘font” le profit.» De même, il faut faire notre deuil de cette idée de mécanique sociale pensée sur le modèle de la mécanique céleste, conception devenue insoutenable à l'heure de la théorie du chaos.Il faut encore concevoir un nouveau contrat entre le capital, le travail et la nature.Aktouf s’insurge: «On nous raconte que le capital prend des risques.Mais je l’affirme avec véhémence: le capital est un facteur qui ne prend à peu près jamais de risques, qui n’en a jamais pris et n’en prendra jamais.Et on nous présente sans rire le travail et la nature comme ses bénéficiaires! Il arrive que même des gens de gauche y croient.» On confond même économie et chrématis-tique (l'art contre-nature qui consiste à augmenter indéfiniment son capital par le commerce et la spéculation), déplore encore Aktouf.Aristote, pourtant, savait déjà faire la différence entre la multiplication de la monnaie par elle-même et l’accroissement du bien-être; il condamnait la première, qu’il jugeait contre-nature.«Au total, conclut le professeur, on confond désormais enrichissement des plus riches et des milieux d’affaires avec santé économique et santé d’une société.» Trois directions Aktouf, de son poste d’observation privilégié, a des propositions originales à avancer pour sortir de cette impasse.Trois directions lui parassent particulièrement prometteuses.Tirant des leçons des modèles suédois, allemand et japonais, notamment, Aktouf pense qu’on devra d’abord en passer par une inscription des politiques économiques dais les textes fon-danentaux de l’État.Il s’agit ici de rétablir l’équilibre rompu entre la nature, le travail et le capital.Sur le plan mésoéconomique, il faudra baliser la libre entreprise, lui donner des garde-fous.«Entrepreneur, dit Aktouf, tu dois respecter la dignité du citoyen et d’abord le travail: on ne fait pas de profit sur des chômeurs.Tu dois aussi respecter ses droits et besoins minimaux: on ne fait pas de profit sur l'éducation, sur la santé, sur le transport et sur le logement minimaux.De toute façon, rappelle aussi Aktouf, le citoyen de la frustration totale ne peut pas être l’ouvrier de la qualité totale.» Enfin, Aktouf insiste sur la nécessité de ces profondes transformations microéconomiques qui doivent advenir au sein même de l’entreprise et qui, souligne-t-il, sont au bénéfice même de l’entrepreneur.Aktouf évoque ici encore les modèles des capitalismes allemand, Scandinave ou japonais, fondés sur une poursuite de productivité industrielle et non sur la rentabilité monétaire et financière, comme c’est le cas dans les modèles de l’Angleterre ou de l’Amérique du Nord.S’inspirant de ce qu’ont en commun les premiers, Aktouf montre qu’il faut impérativement introduire à l’intérieur même de l’entreprise ce qu’il appelle les partages, à savoir ceux de l’information, des projets, du management, des décisions, des résultats.«C’est à l’avantage du capi- taliste et de l’entrepreneur et il faut le lui faire comprendre», insiste Aktouf, qui rappelle notamment les gains considérables qu’on peut espérer, dans l’entreprise, d’un traitement en temps réel des signaux faibles.«L’ouvrier qui change par lui-même l’essuie-glace endommagé d’une voiture avant sa livraison, sans qu’on ait eu à le lui dire, a traité en temps réel des signaux faibles», explique-t-il.?Pour en savoir plus: Aktouf, Omar, Le Management entre tradition et renouvellement, Gaëtan Morin, 1994, Montréal.L’humaniste Omar Aktouf est né en Algérie en 1944.Les troubles qui s’y produisent l’année suivante et auxquels son père est lié contraignent la famille Aktouf à l’exil: elle se retrouve donc au Maroc et ne rentrera en Algérie qu’à l’indépendance, en juillet 1962.Le pays est en pleine ébullition et Aktouf avoue avoir été marqué par l’intense mais brève expérience autogestionnaire que l’Algérie tente alors, tout particulièrement dans les milieux ruraux.«Ce fut très spontané: les gens reprenaient en main les domaines abandonnés par les colons.Mais tout cela fut bientôt encadré puis récupéré par la bureaucratie, qui Ta noyé dans ses mécanismes de planification et dans le centralisme bureaucratique.Je garde cependant de cette tentative autogestionnaire une grande nostalgie.» Aktouf fera, en Algérie puis au Canada, des études longues et variées.Il côtoie ainsi littérature, philosophie, psychologie et psychanalyse avant d’en venir à l'économie et au management.Il occupe ensuite plusieurs responsabilités de gestion et de direction dans diverses firmes avant de devenir professeur aux HEC.Mais justement: comment son discours et ses travaux sont-ils reçus dans l'austère école?Aktouf souligne la grande liberté qui lui est laissée et il me fera même cet aveu étonnant: «H y a dix ans, c’était parfois la guerre dans mes cours.Mais maintenant, il arrive que certains de mes étudiants me reprochent de ne pas être assez critique!» Aktouf a fondé, avec Alain Chalat, le groupe Humanisme et Gestion, aux HÉC.Il y défend notamment l’imporhince cruciale et décisive de la culture, au sens large et humaniste du terme.«Je fais confiance à ce qui spécifie l'être humain, insiste Aktouf, et qui est justement cette capacité à produire et à transmettre de la culture.Si on mutile cette faculté chez l’être humain, on le prive de son essence.» C’est ce qui explique l'intérêt profond d’Aktouf et de l’équipe d’Humanisme et Gestion pour l’éducation.Le groupe tient d'ailleurs, cette semaine même aux HEC, up important colloque ayant pour thème «Éducation et avenir commun».L’an dernier, déjà, le groupe s'était penché sur l’analphabétisme.Aktouf insiste: «Les proportions que prend l’analphabétisme, dam une société comme la nôtre, c'est invraisemblable, à la limite du criminel.On nous annonce, avec raison d’ailleurs, que l’économie du XXI' siècle sera celle du savoir: or la formation de gens non seulement qui savent lire, mais plus largement de gens cultivés, est un atout pour l’entreprise.La culture, c’est la capacité de discerner et de se former une interrogation générale illimitée permanente.C'est elle qui est, très massivement, la source du progrès et de l’inventivité.Le travail humain, c’est de la nature informée: si on met moins d'information dans les cerveaux, il y aura donc moins de travail et moins de créativité.» Impossible, lors d’une rencontre avec Aktouf, de ne pas aborder la question du drame de l’Algérie actuelle, cette plaie vive au cœur de tous les gens de bonne volonté.J’évoque devant lui cette thèse largement répandue d’une instrumentalisation des groupes islamistes par le pouvoir.Aktouf opine.«Il faudrait être aveugle pour ne pas en convenir.J’étais à Alger lors d’un des plus terribles massacres, qui a eu lieu à quelques kilomètres d’où je me trouvais: les groupes terroristes ne font pas ça tout seuls! L’Algérie, comme certains pays d’Amérique latine, s’enfonce dans une épouvantable spirale de la violence et du contrôle de son économie par l’étranger.Aujourd’hui, l’Algérie dite utile est contrôlée par l’armée, les Algériens doivent avoir un passeport spécial pour y aller: mais des étrangers y ont accès par des vols directs.» Que faut-il faire, alors?Aktouf est conscient de l’immensité de la tâche: «Ce qu’il faut éradiquer, ce sont les racines du terrorisme, à savoir: la corruption, la richesse illicite ostentatoire, les inégalités sociales qui ont pris des proportions inimaginables, la destruction de la société civile par la complicité multinationale entre les milieux de pouvoir et les milieux d’argent.» N.B.«On ne crée pas de richesse, on transforme.Et toute transformation fait une ou des victimes.Le capitalisme ne peut faire de profit sans faire aussi du chômage et de la pollution.» ^ publié ïe samedi 25 septembre 1 999 j Habitation Date de tombée: le vendredi 17 septembre 1999 I LE DEVOIR ( B 2 L E l> E V 0 I R .L E M A R l> I 7 S E P T E M B R E 1 !) i> il LE DEVOIR ECONOMIE Cette semaine à la Bourse L’Agenda de l’investisseur Semaine du 6 au 12 septembre 1999 Calendrier économique Statistique économique publiée Date Heure Permis de bâtir-juillet 7 sept.8 h 30 Indice de l’offre d'emploi - août 8 sept.8 h 30 Enquête sur la population active - août 10 sept.7 hOO Américain Statistique économique publiée Date Heure Inventaires de gros - juillet 8 sept.10 h 00 Réclamations pour pertes d'emplois - semaine du 4 septembre 9 sept.8 h 30 Indice des prix à la production - août 10 sept.8 h 30 Assemblées des actionnaires Société Date Heurt Lieu Typ« Au Québec : Héroux Inc.8 sept.II hOO Montréal AS Jean Count (PJC) Inc.(Le groupe) 8 sept 9 h 30 Longueuil AS TecsysInc.8 sept.11 h 00 Montréal AG Sulliden inc.(Exploration) 9 sept.16 h 30 Montréal AS Vauquelin Itée (Mines) 9 sept 16 h 00 Montréal AGS Ailleurs : Leitch Technology Corporation 7 sept.11 h 00 Toronto AS Cadillac Fairview Corporation 8 sept.10 h 00 Toronto S Jetform Corporation 8 sept.15 h 00 Ottawa A Mortice Kern Systems Inc.8 sept.10 h 00 Toronto AG Sobcys Inc.8 sept.10 h 00 New Glasgow AGS Andres Wines Ltd.9 sept.15 h 00 Niagara A Consolidated Properties Ltd 9 sept.15 h 00 Waterloo S Empire Company Limited 9 sept.11 h 30 New Glasgow G Mackenzie (Corp.financière) (Unitholder») 9 sept.10 h 00 Toronto AS Trans Hex International Ltd.9 sept.lOhOO Toronto A International Datacasting Corporation 10 sept.II hOO Ottawa A Mackenzie (Corp.financière) (Shareholders) 10 sept.10 h 00 Toronto AS : annuelle; E : extraordinaire; G : Divisions d’actions, regroupements Clôture des registres Advantage Life Products Inc, 1 nouvelle pour 27 anc.à déterminer Bélair Energy Corporation 1 nouvelle pour 8 anc.à déterminer Ocean Power Coip.1 nouvelle pour 10 anc.à déterminer Verdan Brands Inc.1 nouvelle pour 5 anc.à déterminer Food Lion Inc.deviendra Delhaize America 1 nouvelle pour 3 anc.7 sept.Ross Stores Inc.2 pour 1 7 sept.Cugold Ventures Inc.deviendra Patriot Ventures Inc 1 nouvelle pour 3 anc.assemblée le 9 sept.Maple Mark International Inc.deviendra Linear Resources Inc.1 nouvelle pour 10 anc.assemblée le 10 sept.Medtronic Inc.2 pour 1 10 sept.Fusions et acquisitions Compagnie cible Offre (ou choix) C1T Group Inc.Newcourt Credit Group Inc 0,7 act.ord de CIT par act.ord.de Newcourt à venir Courage Energy Inc.Altaquest Energy 1,10 S ou 0,45 act.ord.de Courage par act.ord.d’Altaquest 7 sept.Peachtree Partners Asarco Inc 13,25 $ US par act.ord.pour un maximum de 2 % du total 7 sept.Eg Two Acquisition Ekco Group Inc.7 S US par act.ord.de Ekco 8 sept.Franco-Nevada Mining Corp Ltd Euro-Nevada Mining Corp.Ltd 1 act.ord.nouvelle par act.ord.Franco, 0,77 act.ord.nouvelle par act.ord.Euro assemblée le 8 sept.OMV Australia Pty Cultus Petroleum NL 0,84 S australiens par act.ord.8 sept.TRC Capital Corporation Shaw Industries Ltd offre partielle à 13,90 S par act.à droit de vote subordonné cat.A de Shaw 8 sept.Louisana-Pacific Acquisition Inc.Le Groupe Forex Inc 33 S par act.à droit de vote multiple cat.A et B de Forex 9 sept.Merit Holding Corp.Synovus Financial Corp.fusion, 1,4132 act.ord.de Synovus par act.ord.de Merit assemblée le 9 sept.Purdue Pharma L.P.Glacier Ventures Int’l Corp Cocensys Inc.Sevenway Capital Corp 1,16 $ US par act.ord.de Cocensys fusion, 0,446 act.ord.de Newco par act.ord.de Sevenway; 1 act.ord.de Newco par act.ord.de Glacier 9 sept, assemblées 9 sept.(Seven way) 10 sept.(Glacier) Long Beach Financial Corporation Washington Mutual Inc.15,50 S US ou un nombre indéterminé de Washington Mutual Inc.par act.ord.de Long Beach 10 sept.New World Liquidity Fund Unistar Financial Services Corp offre partielle à 7 S US par act.ord.de Unistar 10 sept.Rachats, remboursements et conversions (actions, obligations et débentures) act.action add additionnel anc anciennes cat : catégorie dist distribution div dividende ord.ordinaire priv.privilégiée rembour remboursement sous souscription IR : « Instalment Receipt », reçu de versement P-U : « Partnership Unit » T-U : « Trust Unit », pan de fiducie Le* renseignement» contenus dans ce document proviennent de sources que nous croyons dignes de foi, mais nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bullebn d'information, pourrait s'avérer incomplet.Ces renseignements proviennent de sources que nous croyons dignes de toi Toutefois, nous ne pouvons en garantir l'exactitude.Ce bulletin d'information pourrait aussi être incomplet.Tasse Tassé & Associés, Limitée Le Groupe Laçasse, premier fabricant au Québec et deuxième au Canada Le meuble de bureau à la façon Laçasse CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Mettez dans une même famille Pierre Péladeau et les frères Lemaire et vous obtenez le Groupe Laçasse, dont les débuts furent extrêmement modestes mais qui, en 43 ans, est devenu le plus important fabricant de meubles de bureau au Québec et le deuxième en importance au Canada, tout en, effectuant 65 % de ses ventes aux Etats-Unis.Guy Laçasse fut le Péladeau de la famille en canalisant sa révolte et toutes ses énergies vers la création, en 1956, d’une mini-entreprise avec l’aide son frère Réjean et l’appui financier de son père pour un montant de 1800 $.Puis, un peu plus tard, un autre frère, Réal, les a rejoints comme vendeur de leurs produits, qui étaient alors des meubles de machine à coudre.Les trois frères sont encore les seuls actionnaires du groupe, qui atteindra cette année des ventes de 100 millions et qui prévoit toucher le plateau des 200 millions d’ici cinq ans.«En 1956, j’avais 16 ans et j’étais révolté comme Péladeau.Mon grand-père, qui avait une usine de portes et châssis, avait placé quatre de ses fils, mais pas mon père, qui n’était pas un industriel, qui avait souffert de la crise des années 30 et qui était resté avec la peur», raconte Guy Laçasse, président du groupe et certainement le plus fonceur de la famille.Ses frères plus réservés ont donné à cette équipe fraternelle très solidaire un équilibre qui rappelle la dynamique qui a conduit les frères Lemaire et Cascades au succès que l’on sait.«Il y a eu des divergences entre nous, mais l’important était de ne jamais les étaler en public ou devant les employés», confesse M.Laçasse, aujourd’hui âgé de 59 ans et qui se dit «encore jeune».Il en a donné la preuve en juillet avec l’annonce d'un investissement de 17 millions, y compris près de deux millions en subventions de Québec, dans un projet de modernisation et d'expansion des installations de Saint-Pie-de-Bagot.650 employés Le Groupe Laçasse compte présentement 650 employés et l’investissement annoncé, dont neuf millions ont déjà été injectés dans l’entreprise, permettra de créer 287 nouveaux emplois sur une période de deux ans.Par sa politique de sous-traitance, Laçasse contribue au maintien de 600 autres emplois dans une vingtaine de PME périphériques, sans compter l’impact sur quelque 360 fournisseurs en très grande majorité québécois.Depuis ses débuts dans le garage familial, alors que les fondateurs étaient mineurs et avaient besoin de leurs parents pour signer les documents d’affaires ou conduire l’auto qui, sur son toit, transportait des ma- a Solidaires depuis le début, en 1956, les frères Réal, Guy et Réjean Laçasse demeurent les seuls actionnaires d’une entreprise qui continuent de grandir bien au delà des rêves les plus fous qu’ils auraient pu avoir faits en se lançant en affaires.tériaux, ces entrepreneurs formés sur le tas ont au fil du temps fait preuve d’une remarquable capacité d'adaptation.Après huit mois d’expérience à Granby à travailler dans une fabrique de machines à coudre, Guy Laçasse était revenu à Saint-Pie avec l’intention bien arrêtée de lancer une compagnie en fabriquant ce qu’il savait faire: des meubles de machine à coudre.Plusieurs membres de la famille ont aidé d’une façon ou d’une autre.Leur premier coup important fut de vendre 12 meubles à un distributeur de Montréal.Des noms prestigieux se sont ajoutés à la liste des clients, tels Pfaff, White, etc.En 1961, les Laçasse ont obtenu une consécration professionnelle indiscutable en obtenant un contrat de Singer pour la fabrication de deux millions de meubles de machine à coudre par année.C’était la grande époque pour cette industrie puisqu’il y avait encore une majorité de femmes au foyer qui cousaient.En 1975, Laçasse produisait 100 000 cabinets de machine à coudre par année et déclarait des revenus de sept millions.Toutefois, avec l’entrée massive des femmes sur le marché du travail, le marché des machines à coudre s’est effondré rapidement.Les frères Laçasse auraient pu fermer complètement leur usine puisqu’ils étaient de- Compagnie Modalités Expiration Independent Factors Ltd rachat d’un maximum de 13 172 act ord.cal.A et de 15 3737 act.ord.cat B 30 juin 00 Tri-White Corp.rachat de 2,55 millions d'act.ord.23 août 00 Can am Manac Group rachat de 1,8 million d'act.cat.A à droit de vote subordonné 31 août 00 PC Does Group International vente forcée à Hummingbird Communications à 11 S par act.ord.ou exiger le paiement de la juste valeur 6 sept.International Comfort Products Corp.vente forcée à Titan Acquisinon Ltd à 11,75 S US par act.ord.d'international ou exiger le paiement de la juste valeur 7 sept.Banque CIBC 6 % 8 sept.99 reporté au 8 mars 00 8 sept.First Place Tower Inc.unité, obligation de premier rang 9,22 % 15 déc.05, versement en espèce selon rendement au marché 8 sept.Orca Bay Holdings Inc.rembour.obligatoire à 75 S par droit échéant 8 sept.99 8 sept.International Aqua Foods Ltd.vente forcée à Stolt Sea Farm Inc.à 1,70 S ou exiger le paiement de la juste valeur 9 sept.CIBC conversion .1 billet de dépôt 7,1 % 10 mars 04 pour chaque débenture 7,1 % 10 mars 04 10 sept.CIBC billet à taux croissant et échéance reportable 11 sept.99 reporté au 11 mars 00 11 sept.Programmes achat/vente des petits lots Compagnie Modalités Expiration Unicorp Inc.ceux détenant moins de 100 act.au 18 août peuvent vendre la totalité sans verser de commission Abréviations : d9 affaires REIAIS & CHATFAUX LA FIXE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS SAINTE-ADELE LAURENTIDES J HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques et salles de réunion confortables dans un cadre exceptionnel à Sainte-Adèle, Restaurant couronné *Table d'Or du Québec en 1998* et ‘America’s Top Table 1998 numéro 1 au Québec par Gourmet Magazine*, fine cuisine régionale et cartes des vins élaborée, toutes les activitées à proximité.Tél.sans frais de Mtll 450-227-1416 ou 450-229-2991.Fax: (450) 229-7573 MONTÉRÉGIE SAINT-MARC-SUR-LE-RICHELLEU HOTELLERIE LES TROIS TILLEULS A St-Marc-sur-le-Richelieu.Une hostellene paisible et confortable, dans une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu'un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration*.5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.(514) 856-7787 LAURE NT IDE S m MANOIR SAINT-SAUVEUR SÂINT-SAUVEUR-DES-MONTS —| Méim >lr c Ïïalnt-aauveur Hotel de villégiature «4 étoiles*, situé au coeur du village de Saint-Sauveur.220 magnifiques chambres et 13 salons de réunion.Activités sportives intérieures et extérieures.Forfait Affaires: à partir de 60$/pcrs./nuit, occ.double, inch petit déjeuner, hébergement, stationnement intérieur, 2 pauses café, équipement AV de base, frais de service.(450) 227-1811 (Mtl direct) 1-800-361-0505 Pour annoncer, contactez Jean de Billy au 985-3322 ou au 1-800-363-0305 venus indépendants de fortune, mais par égard pour leurs employés, ils ont cherché une nouvelle vocation qu’ils ont trouvée en acquérant une firme de Granby spécialisée dans les meubles de bureau et qui utilisait les mêmes matériaux qu’eux, soit le plastique stratifié et la mélamine.Peu après, la production d’ameublement de bureau était ramenée à Saint-Pie.Dans les années 80, Laçasse a conclu des alliances avec deux partenaires stratégiques, Panval, qui fut un très important fournisseur de mélamine, et la Société d’investissement Desjardins qui, en prenant une participation de 10 % au capital-actions, a permis la construction d’une usine ul-tramoderne et branché Laçasse sur un client formidable, Desjardins, avec ses 1400 caisses populaires, ses fédérations régionales et sa confédération, tous d’importants utilisateurs de bureaux.En 1996, Laçasse a racheté la participation de Desjardins.Après le libre-échange À la fin des années 80, le débat sur le libre-échange a particulièrement secoué l’industrie du meuble au Québec; certains étaient pour, d’autres s’y opposaient.«Serge Racine [Shermag] et moi étions d'accord à 100 %», se rappelle Guy Laçasse.Avant le libre-échange, les Américains imposaient une taxe de 17 % sur les meubles exportés chez eux.Laçasse vendait fort peu au sud de la frontière.La situation est complètement inversée aujourd'hui.Les ventes américaines ont augmenté progressivement pour atteindre aujourd'hui 65 % des revenus totaux du groupe.En plus de l’accord de libre-échange, il y a bien sûr le taux de change qui donne un avantage concurrentiel considérable mais dont la durée est inconnue.C’est pourquoi Laçasse procède à la robotisation de son usine de manière à pouvoir tenir le coup devant les concurrents américains lorsque l’équilibre des devises aura été rétabli.M.Laçasse professe par ailleurs une admiration sans bornes pour la thèse des grappes industrielles dont l’ancien ministre Gérald Tremblay s’était fait un promoteur enthousiaste.Des visites en Allemagne avaient aussi convaincu Laçasse de confier plus de tâches à des sous-traitants et de se concentrer sur deux points majeurs, l’assemblage et la distribution.Toutefois, pour tirer un profit maximal de son pouvoir d’achat et pour assurer un meilleur contrôle de la qualité, il effectue l’achat des matières premières qu’il revend ensuite aux sous-traitants.Pour ce qui est des grappes, M.Laçasse en parle sans arrêt «J’y ai tellement cru que j’ai créé mon propre parc industriel», lance-t-il en ne manquant pas de rappeler que le maire de Saint-Pie avait presque ri de lui lorsqu’il avait proposé à la municipalité d’instaurer un tel parc.Qu’à cela ne tienne: en 1976, il a fait l’acquisition d’une terre de 100 arpents pour la transformer en parc industriel et convertir Saint-Pie (paroisse et village font environ 5000 habitants) en «capitale du meuble au Québec».On a ri aiors, mais aujourd’hui, on retrouve dans ce parc, outre Laçasse, Dutaillier, oui produit des fauteuils pour environ 80 millions, plusieurs petites entreprises qui sont des sous-traitants de Laçasse, comme un fabricant de boîtes de carton, et Tuba, qui fait des bases de chaises.Guy Laçasse demeure seul propriétaire de ce parc privé, un cas unique au Québec dit-on; il possède aussi dix bâtiments dans ce parc et même les équipements dans certains cas.«Je veux faire de l’argent pour le réinvestir», dit-il.Quoi qu’il en soit, le Groupe Laçasse produit à chaque semaine 5000 meubles (tables, bureaux, bibliothèques, chaises).Le groupe a des salles d’exposition à Montréal (Centre du commerce mondial), à Toronto, Edmonton et New York.La croissance des revenus se maintient à un rythme de 15 à 20 % et les profits sont réinvestis dans l’entreprise, insiste le président, dont le mot de la fin le résume parfaitement: «Un entrepreneur n’arrête jamais.» La Coordination contre l’AMI dénonce les négociations à «huis clos» de l’OMC Paris (AFP) — La Coordination internationale des ONG contre l’AMI a dénoncé hier dans un communiqué la préparation «à huis clos» des négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui vont s’ouvrir fin novembre à Seattle.La Coordination internationale, qui s’était mobilisée en 1998 contre l'AMI (Accord multilatéral sur l’investissement) , est formée de plusieurs centaines d’associations, comme l’Observatoire de la mondialisation, l'AT-TAC, le Groupe des Dix, le Citizen Watch, Ecoropa, Friends of the Earth International, le Fonds mondial pour la nature, etc.«En plus d’une nouvelle atteinte sur la sécurité alimentaire et l’agriculture durable, ce nouveau round [de Seattle] constitue une menace sans égale pour la culture, les services publics et les droits sociaux», affirme-t-elle.L’organisation, qui se dit également inquiète «pour le devenir des populations déjà précarisées, au Nord comme au Sud (sans-terre, sans-papiers, sans-emploi.)», va organiser une Semaine internationale d’actions du 12 au 17 octobre.Elle dénonce par ailleurs «le verdict scandaleux de l’OMC sur la viande aux hormones nord-américaine» et «salue les actions non violentes de la Confédération paysanne [française], qui alerte l’opinion publique sur les dérives croissantes du pouvoir» de l'OMC.4 X L K I) K V 0 I H .I.K M A K l> I 7 S K P I | M B H 1 I tl !» il E C (I N 0 ,\l IE L’idée n’est pas morte, mais.Le téléphone planétaire a du plomb dans l’aile New York (AFP) — Le téléphone satellitaire couvrant la planète entière, présenté il y a quelques années comme une solution miracle, a déjà poussé deux de ses promoteurs, Iridium et ICO, à la faillite, mais le pronostic reste relativement favorable pour Globalstar, le troisième.Leur but est d’offrir à leurs abonnés la possibilité de téléphoner de n’importe quel point du globe grâce à une constellation de satellites placés en orbite basse.Le premier à se lancer, le réseau Iridium soutenu par Motorola, a échoué après quelques mois.Au lieu des 500 000 abonnés attendus pour équilibrer les comptes, seulement 20 000 ont signé.Résultat, la société s’est mise début août sous la protection de loi américaine sur les faillites.Le réseau continue de fonctionner, mais les créanciers se disputent les actifs du groupe.Le deuxième, le britannique ICO, un consortium rassemblant les partenaires de l’ancien réseau public Inmarsat, n’a pas quitté la rampe de lancement et s’est aussi mis en faillite la semaine dernière, sans même atteindre le stade opérationnel.Il en reste un troisième, Globalstar, qui réunit l’américain Loral et, parmi d’autres, les français Alcatel et France Telecom.Il prévoit d’entrer en service en octobre.«Globalstar a appris des gaffes d’iridium», estime Mark Zohar, analyste pour le secteur des télécommunications auprès de la firme de consultants Forrester Research.«Avec un prix de la communication à la minute moins élevé, des appareils plus légers et moins onéreux et une stratégie de commercialisation et de distribution plus affinée, Globalstar va devenir le premier dans cette niche mais ne va pas pour autant conquérir le monde», ajoute-t-il.Il y a quelques années, les réseaux de téléphonie utilisant des satellites en orbite basse (LEO) étaient présentés comme la panacée, palliant l'absence de réseaux dans les régions du monde ne disposant pas de relais pour les téléphones cellu- laires.Mais c’était sans compter sur les développements de cette dernière technologie avec des appareils sans cesse plus petits, moins chers et plus performants.«Aujourd hut, le GSM offre un réseau pratiquement intégral sur l ensemble de l’Europe et les réseaux cellulaires se développent au Cambodge, en Inde, en Chine et au Brésil», souligne Mark Zohar.Les premiers appareils Iridium souffraient également de sérieux handicaps.Chers, lourds, laids et ne fonctionnant pas à l’intérieur des bâtiments, ils ont rapidement découragé leurs premiers acquéreurs.Reste que les faillites d’iridium et d’ICO comptent parmi «les plus impressionnants échecs industriels des années 90», estime l'analyste de Forrester Research.Le coût du projet Iridium est évalué à 5,2 milliards, celui d'ICO à 4,5 milliards alors que Globalstar émarge à 3,8 milliards.Ce départ raté jette également une ombre sur les projets «de l’Internet du ciel» annoncés en 1998 par Boeing, Microsoft, Motorola et Matra-Marconi (Teledesic) d’un côté et Alcatel-Loral (Cyberstar) de l’autre.Ces systèmes veulent combiner les LEO des systèmes actuels avec d’autres satellites placés en orbite géosfationnaire (36 000 kilomètres d’altitude) pour offrir non plus seulement des services téléphoniques mais toute la palette de ceux d’Internet grâce à des communications à bande large.Le coût de cette ambition est évalué à 10 milliards et le nombre minimum d’abonnés pour atteindre la rentabilité, à un million.Teledesic vise une entrée en service en 2004, mais les déboires d’iridium et d’ICO changent la donne.Avec ^développement de la fibre optique et l’adaptation des anciens réseaux câblés pour offrir aux citadins l’accès rapide à Internet, «on peut se demander s’il existe une demande suffisante pour des services à bande large dans les zones rurales pour justifier un investissement de 10 milliards», s’interroge Mark Zohar.Les exportations québécoises se sont accrues de 4,4 % LE DEVOIR Après deux mois de baisses consécutives, la valeur des exportations de marchandises du Québec s’est accrue de 4,4 % entre mai et juin, se chiffrant à 5,1 milliards.Pour le premier semestre de 1999, elles ont atteint les 29,8 milliards, soit 5,1 % de plus qu’au cours de la même période de 1998.L’Institut de la statistique du Québec a souligne que la hausse des exportations observée au cours des six premiers mois de 1999 est en grande partie tributaire du commerce avec les Etats-Unis.D’une valeur de 25,2 milliards, les ventes aux États-Unis montrent une augmentation de 8 %, accaparant ainsi 84,4 % des exportations québécoises.Pendant la même période, la valeur des exportations vers l’Europe a diminué de 2,6 %, alors que la valeur de celles à destination de l’Asie a présenté une hausse de 21,6 %.Lorsque désaisonnalisées et mesurées en volume (aux prix de 1992), les exportations du Québec ont augmenté de 4,4 % entre mai et juin 1999 et sont supérieures de 8,3 % à leur valeur de juin 1998.Par ailleurs, l’augmentation cumulée est de 5,3 % en regard des six premiers mois de 1998.Quant aux importations de marchandises, elles connaissaient, en juin dernier, une hausse de 8,7 % par rapport au mois précédent, atteignant une valeur de cinq milliards.Après le premier semestre, les importations, qui ont totalisé 29,2 milliards, surpassent de 9,6 % la valeur enregistrée au cours de la période correspondante de 1998.Lorsque désaisonnalisées et mesurées en volume (aux prix de 1992), les importations ont progressé de 5,6 % entre mai et juin, et dépassé de 8,4 % celles de juin 1998.Leur hausse cumulative est de 12 % par rapport aux six premiers mois de 1998.La semaine financière L’Allemagne et le Japon sont dans la mire Londres (Reuters) — Les indicateurs allemands et japonais seront le point de mire des marchés la semaine prochaine, peu de, chiffres majeurs étant attendus des États-Unis.Les statistiques du PIB japonais au deuxième trimestre seront publiés à 23h50 GMT mercredi.Ils confirmeront ou non la forte croissance du premier trimestre.Dans le premier cas, ils justifieraient l’actuel afflux de liquidités sur le yen et la Bourse de Tokyo.Dans le second, le yen pour- rait redescendre du plus haut de sept mois touché mercredi dernier contre le dollar.Les chiffres du PIB allemand au deuxième trimestre seront publiés jeudi.là encore, il s’agira de voir si les signes de reprise de la première économie de la zone euro se confirment et si les perspectives optimistes sur l’Europe des onze restent justifiées.«Tous les indicateurs récents ont été positifs.Si ceux du Japon sont bons, ça prouvera qu'il y a bien une convergen- ce mondiale de la croissance», note Jes-per Dannesboe (ABM Arnro).D’Allemagne viendront également les commandes à l’industrie en juillet lundi, les chiffres du chômage en août le lendemain et la production industrielle de juillet mercredi.La France produira mardi ses chiffres de croissance du PIB au deuxième trimestre.Lundi est férié aux États-Unis et le principal indicateur sera les prix à la production en août vendredi prochain.Téléphone: 985-3322 [ ^ S P P I I T P S A N ,\ 0 N ( P S Télécopieur: 985-3340 LES PETITES ANNONCES DU LUNDI AU VENDREDI DE 8 H 3 0 À 1 7H00 Pour placer, modifier ou annuler votre annonce, téléphonez avant 14 h 30 pour l'édition du lendemain.Téléphone: 985-3322 Télécopieur: 985-3340 Conditions de paiement : cartes de crédit iH! 39 Si REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100» 199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100* 150 Achat-vente-échange 160* 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 * 250 Achat-vente-échange ¦ 251 • 299 Location jj 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PROPRIÉTÉS À VENDRE PLATEAU, cott.victorien, boiseries.3 I ,* I , fpy,ers décoratifs, 10 pes, garage double ; avec mezz.3-19,000$.521-0897.POINTE ST-CHARLES.charmant cottage dépoque (1885) attaché, 3 c.c., , planchers de pin, boiseries, murs de brique, terrasse et joli petit jardin., 132,000$.(514)937-8545.CONDOMINIUMS COPROPRIÉTÉS CONDO de luxe avec garage.Nouveau projet.5555 Côte-des-Neiges.près Edouard-Montpetit.1 à 2 c.c., près du métro Côte-des-Neiges.Occ.imm.A partir de 99,000$.353-3084 PLATEAU.6 1/2, 2e.vue parc, lumineux, balcon, 597-2615.PLATEAU, tout rénové.1.100 p.c.3e.puits de lumière, boiseries Fin nov.125.000$.845-1439.EXTERIEUR DE MONTREAL MONT-ST-GREGOIRE - Maison 1985 dans la montagne; 2 ?1 c.c., 2 s b., beaucoup d inet.Site tr.paisible, terr.15,000 p.C.102.000$.(450)358-4070.CANTONS DE L'EST BELLE VICTORIENNE (1886) rénovée, charme d'autrefois, boiseries, intimité, 13 pees, gar.dble, serre, pisc., gr.terrain.35 min.pont Champlain.(450)293-5515.LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA i -2 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi Vendredi 15/27 SS 14/25 min 17 hm max 25 max 26 / %*: v'\t t/ENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE Temperatures : MAX / MIN min 14/11 Blanc Sablon 17/10 Goose Bay wU Gaspé W 21/16 Iles de la Madeleine rU Rivière-du-Loup “ 26/15 Chibougamau 20/12 25/12 Chicoutimi Québec uf cm 23/10 rm.,.1 ^25/13 Vald0r 2*13 Rivières 26/17 ¦26/13^^^.^Sherbrooke TçSÿf/ Vendredi Aujourd'hui Ce Soir Mercredi jW/T wWr 25 SS min 13 max 23 Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Vendredi _ VjWÎT 26 SS 'rin 18 max 23 1w TW7" Météo-Conseil 1 900 565-4455 ^ Frais applicables La météo à la source - Environnement Canada CANTONS DE L’EST CONDOMINIUMS A LOUER SOCIETES, SPORTS, LOISIRS ECES MAGNIFIQUE DOMAINE, retiré.Maison centenaire + bâtiments ?étang, arbres fruitiers.135 acres.Faut voir! Proprio (819)820-6601.PROPRIETES DEMANDEES AHUNTSIC.Urgent1 Particulier cherche à acheter cottage dans quadrilatère, St-Laurent-Papineau-Sauvé-Gouin.Pas d'intermédiaire.239-0099 APPARTEMENTS-LOGEMENTS A VIEUX MONTREAL Petit bijou de 2 c.c., murs de pierre, loyer, plancher de bois, électros inclus 1,300$/mois.PATRICIA LALLIER.(514)499-1898, Immeuble International II Inc.crtr imm.agréé.PROPRIETES A LOUER AYLMER 10 min, c.v.Ottawa et pentes de ski.maison meublée, cadre champêtre.15 nov.au 15 tév.(819)682-0695.MONTREAL ¦ 3 c.c.2 s./b., gar.bois franc, 3 étages, quartier tranquille 1,250$(chautfé) 253-2945; 862-3676.HORS-FRONTIERES ÀLOUER PARIS IXe.bel app.meublé.65 m .3e ét.calme, clair, équipé.Min.6 mois.T.V.tél 6,00QF/m.276-9817.PARIS- MONTPARNASSE et BASTILLE.Condos 21/2 sem.et longue durée.Grand et beau confort (514)352-1059 MAISONS DE CAMPAGNE À LOUER 'rummer &Bassû Deux Guitaristes d’expérience (12 ans) cherche DRUMMER et BASSISTE sérieux et originaux pour former un groupe alternatif-progressif.Nous avons déjà plusieurs compositions originales à proposer.Tél • 274.0990 (Laissez message à Michel) Page 930.3159 (Donald) LIVRES/DISQUES ACHAT DOMICILE LIVRES & BEAUX OBJETS 514-274-4659 LIBRAIRE d expérience achète à domicile.Grand pouvoir d'achat.Mtl et région.(514)914-2142._____________ A MTL.Waverly(Liège), h.-duplex, spacieux 5 1/2.Remis à neuf.(514)389-4524,683-9903(laissez messge).AHURISSANT! A vous d'en proliter.4 1/2, 5 1/2 rénpvés, chautfés.eau chaude, poêle, frigo, lave-vaisselle, laveuse, sécheuse.A partir de 450$.683-4066.DE LORIMIER-VILLERAY.3 1/2,1 mois gratuit, rénové, entrée lav./séch., chaut, élec.Bois Iranc.2e et 3e.273-0064, 781-0282.JEANNE-MANCE Laurier.2e.6 pièces, rénové, cbautté.eau ch.Entr, lav./séch.850$.272-5683.737-3563.METRO H.-Bourassa et St-Denis, 3 1/2 lermé, chauffé, planchers bois, eau chaude.Buanderie, leroct.735-0462 V.M.R.Luxueux 7 1/2 ensol.boiseries & bois Iranc.gr.balcon, loyer, pr.train.1.850$m (chauffé) 956-7440.VILLE St-Laurent.haut duplex, grand 5 1/2 rénové, puits de lum.850 chauffé et élec.1er sept.747-6881.VILLERAY - Gr.6 1 2, 1.300 p.c.bois Iranc, tr.éclairé, 2e de duplex Libre 1er nov.725$.495-1077.CHARLEVOIX au pied du massif.Vue imprenable sur fleuve.Maison ou chalet.(514)842-2394.MOBILIER DE BUREAU E1ACC.LIQUIDATION * de 300 bureaux.CHALETS À LOUER chaises, filières, neufs usagés.685-4051 ENTRE Bromont et Orford.jolie maison meublée.3 c.c .loyer, 6 mois'année 7505'mois.(450)297-4721 Les Aménagements F.B.Inc.BOIS DE FOYER ENTRELACS bord lac Pauzé(1h1 2 Mtl), 2 c.c., paisible.N.-f.300$ sem.900$ mois.1(450)228-1507, (450)965-0994.BOIS sec coupé hiver 98.Livraison 7 jours sem.corde 4 x 8 Meilleur prix.(450)831-4044 LANAUDIERE chalet en bois rond, bord de l'eau, site exceptionnel, près réserve faunique.A la semaine.(450)835-2999 EMPLOIS DIVERS TRADUCTEURS Vers le français.Français impeccable Diplôme universitaire.Expérimenté.Word Perlect/MS Word.43,000$» par année.Traductions doivent être effectuées à nos bureaux de TORONTO (416)975-5252 poste 305.ON DEMANDE À LOUER CHERCHE A LOUER Jeune professionnelle cherche à louer un appartement 3 1-/2 ou 4 12 ensoleillé avec poélefrigo, balcon, plancher en bois près du parc Laurier ou à Outremont pour le 1er octobre.Téléphone soir: (514)405-5718 OCCASIONS D'AFFAIRES BUREAUX À LOUER HENRI-BOURASSA(L'Acadle) Désire partager espace avec autres professionnels.Bureaux fermés, salle de conlérence.stationnement.Libre.(514)335-9915 OUTREMONT bout St-Joseph ouest.950 p.c.trais rénové.3 bureaux pour professionnels.Chautf.et élec.inclus.1er sept.495-9193,495-2752 (tax).TELEPHONES PUBLICS A VENDRE Vous pouvez maintenant les acheter! Réussite tinancière assurée.Revenu potentiel de 250.000$ par année Investissement minimal requis de 9,600$.Le retour sur votre investissement est garanti.Pour investisseurs sérieux seulement Demandez notre trousse d’information avec vidéo gratuit au 1 -800-253-9779(24 Ors sur 24).Membre des Bureaux canadien et américain des affaires Compagnie entièrement canadienne.Propriétaires ! Logement à louer?Propriété à vendre?*3 lignes, 3Î5S par ligne supplémentaire.Samedi seulement: 20% de plus.Heure de tombée: 14h30 tous les jours 985-3322 Communiquez avec un conseiller publicitaire dès maintenant Différents forfaits disponiblcs.LE DEVOIR ANGLAIS INTENSIF Maîtrise McGill 1990.T.E.S.L.privé, semi-prive 849-5484.ATELIER D'ECRITURE, avec Sylvie Massicotte, auteure.Into; (514)522-1429.ENTRE1IEN, RÉNOVATION ENTREPRENEUR QUALIFIÉ, 20 a.d'exp.Rénovations générales, dèneig.toitures.983-3432.DÉMÉNAGEMENTS ARTISAN - DÉMÉNAGEUR Courtois, ponctuel, attentionné VINCENT SCALL0N.946-9553 GILLES J0D0IN TRANSPORT INC Déménagements de tous genres.Spécialité; Appareils électriques.Assurance complète 253-4374.J.L.INC.Agence de rencontre sérieuse.Spécialiste gens d'affaires ef professionnel(!e)s.Nous pouvons nous déplacer pour vous rencontrer.(514)389-7887 SEPTUAGENAIRE nouvelle vague, sensible à la tendresse, ouverte à toutes cultures aimerait apprivoiser 2 solitudes Vous avez des affinités, le goût Monsieur?Ecrivez à B.P.367, Suce.Jean-Talon, Montréal, Qc, H1S2Z3.AIMERAIS retrouver le résident de nie des Soeurs rencontré au Festival de Trois les 9 et 16 août dernier à la Maison des Arts de Laval Ecrire au dossier 542.Le Devoir, 2050 rue de Bleury.9e étage.Montréal, H3A 3M9.AUTOMOBILES BMW 525 4 porte*?, manue'ie, 1909.peinture neuve, mécanique refaite à neuf.7.500$.Pnx discutable.492-1420.AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s'il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s'y serait glissée.I.K D K VOI lî ne sera pas responsable des erreurs répétées.Merci de votre attention.: Y Dossier 504671 Approvisionnement en huile à chauffage, divers édifices (13), Amos, Val-d'Or, Senneterre, Réserve faunique La Vérendrye, Rouyn-Noranda, Macamic, et Ville-Marie (Québec).Clôture : 99-09-28 à 15 h à Rouyn-Noranda.Bas-St-Lmœnt-Gaspésie 141 Déneigement au sol (prix forfaitaire), divers édifices (5), Rock Forest et Sherbrooke (Québec).Clôture : 99-09-23 à 15 h à Sherbrooke.Dossier 78580301 Enlèvement de réservoirs (produits pétroliers) au 1302, Route 235, Bedford (Québec).Clôture : 99-09-17 115 h 1 Sherbrooke.Dossier 79746400 ,4,t,,s> Entretien ménager à Havre-Aubert, lles-de-la-Madeleine (Québec).Clôture : 99-09-23 à 15 h à Rimouski.Dossier 78585301 Réparation de murs et peinture extérieure au 90, chemin des Patriotes, St-Athanase (Québec).Clôture : 99-09-16 à 15 h à Sherbrooke.Laval - Laurentides -Lanaudière m Dossier 79746500 Dossier 816088-01 Remplacement de serrurerie au 46, me Charlotte, Sorcl (Québec).Dossier 825599-00 Entretien des appareils de transport vertical, 190 et 201, boul.Crémazie Est et 877, bout.Henri-Bourassa Est, Montréal (Québec).Garantie de soumission : 2 000 $ Clôture : 99-09-21 à 15 h à Montréal.Entretien planifié des éléments de régulation des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation ainsi que de l'équipement mécanique et électrique, divers édifices (3), Matane (Québec).Clôture : 99-09-16 à 15 h à Rimouski.Dossier 82762200 l2> el ,7> Mobilier intégré (Lot 3.6) au 400, me Laviolette, St-]érôme (Québec).Garantie de soumission : 5 000 $ Clôture : 99-09-23 à 15 h à Montréal.Dossier 823564-00 Dossier 79747200 Enlèvement de réservoirs (produits pétroliers) au 204, boul.Ste-Anne Ouest, Ste-Anne-des-Monts (Québec).Clôture : 99-09-24 à 15 h à Rimouski.Gardiennage au 85-87, de Martigny Ouest, St-}érôme (Québec! Clôture : 99-09-24 à 15 h à Laval.Miaoicie-Cottre-du-Quâxc1141 Dossier 80676801 Dossier 825780-00 Entretien ménager (ISO 9003) au 11900, Armand-Chaput, Montréal (Québec).Garantie de soumission Clôture : 99-09-23 à 15 h à Montréal.Abitibi-Témiseamingue -Nord-du-Québec 01 Dossier 82765400 ,Vt"4> Constmction d'un entrepôt au 204, boul.Ste-Anne, Ste-Anne-des-Monts (Québec).Garantie de soumission 10 000 $ Clôture : 99-09-23 à 15 h à Ste-Foy.Remplacement de céramique au 460, boul.Louis-Fréchette, Nicolet (Québec).Clôture : 99-10-14 à 15 h à Trois-Rivières.Saguenay - Lac-St-Jean -Côte-Nord191 Dossier 81461601 Dossier 504699 Approvisionnement en gaz propane, divers édifices (4), Cadillac, Macamic, Ville Marie et Amos (Québec).Clôture : 99-09-24 à 15 h 5 Rouyn-Noranda.Dossier 73471801 Remplacement de bardeaux d'asphalte au 90, chemin des Patriotes, St-Athanase, (Québec).Clôture : 99-09-16 à 15 h à Sherbrooke.Réfection de toiture au 750, boul.St-joseph, Roberval (Québec).Clôture : 99-09-21 à 15 h à Jonquière.Vente des documents : CIEC 1-800-482-2432 (construction) et MERX 1-800-964-6379 (biens et services).Les documents de soumission peuvent être consultés aux associations de la construction régionales (projets de construction) et aux adresses suivantes : ri) Bureau des soumissions, 1200, route de l’Église, bur.3.01, Ste-Foy (Québec), G1V 4Z1, (418) 643-5484.ri) Bureau des soumissions, 190, boul.Crémazie Est, 1er étage, Montréal (Québec), H2P 1E2, (514) 873-5485, poste 5622.ri) Direction régionale Abitibi-Témiscamingue - Nord-du-Québec, 1, rue du Terminus, 2 étage, Rouyn-Noranda (Québec), )9X 3B5, (819) 763-3146.ri) Direction régionale Bas-St-I.aurent - Gaspésie, 337, rue Moreault, SS-20, Rimouski (Québec), G5L 1P4, (418) 727-3750, poste 222.ri) Direction régionale Bas-St-I.aurent - Gaspésie (bureau de Gaspé), 96, Montée de Sandy Beach, Gaspé (Québec), G4X 2W4, (418) 360-8401 ri1 Direction régionale Estrie, 2(X), rue Belvédère Nord, bur.4.02, Sherbrooke (Québec) J111 4A9, (819) 820-3193.1 1 Direction régionale Laval-Laurentides-Lanaudière, 2800, boul.Saint-Martin Ouest, bur.RC02, Laval (Québec), H7T2S9, (450)680-6101.ri) Direction régionale Mauricie - Centre-du-Québec, KM), rue Laviolette, 3‘ étage, bur.310, Trois-Rivières (Québec), G9A 5S9, (819) 371-6986.ri) Direction régionale Saguenay - Lac-St-Jean - Côte-Nord (bureau de la Côte-Nord), 71, av.Mance, 1 étage, bur.1.07, Baie-Comeau (Québec), G4Z 1N2, (418) 294-8353.I ViiMMiiblt* tifs .îppcls tl'of I tes il»* l.i Sut iflf |h*ii\ fill fin* KiiiNiilIrs nui iinliv silo In U* mol Société immobilière du Québec www.siq.go u v.g c.c a____ Transports Québec Québec:: APPELS D’OFFRES ET DE CANDIDATURES Contrai n° : 3B30-99-DA01 — Modélisation de terrain par procédé pbologrammélrique requérant un stéréorestituleur analytique d'ordre 1 pour divers projets sur le territoire de la Direclion Saguenay-Lac-SI-Jean ¦ Chibougamau.Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, qui disposent à leur lieu d'affaires dun stèréorestituteur analytique d’ordre t et qui ont commandé une copie du dossier d'appel d offres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent, dans le cas d'un consortium, cette dernière exigence est considérée rencontrée si chacune des parties s'est procuré une copie du dossier d appel d otlres Réception des otlres : salle des soumissions de Québec Clôture de I appel d otlres et ouverture des offres Québec, le mardi 21 septembre 1999, 15 h.Contrat n’ : 5100-99-BJ01 — Soutien technique et protessionnel sous forme d’avis, conseils, contre-expertises, réalisation d'études spécifiques, etc.relativement aux éludes et à l'avant-projet du prolongement du métro, de la ligne 2 est jusqu au boul.de la Concorde el de la ligne 5 jusqu'au boul.Pie IX, i Laval.Seules seront considérées les otlres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement dans les M R C.Laval.Communauté urbaine de Montreal, el qui ont commandé une copie du dossier d appel d otlres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent : dans le cas d'un consortium, cette dernière exigence est considérée rencontrée si chacune des parties s'est procuré une copie du dossier d'appel d'otites Réception des offres salle des soumissions de Montréal Clôture de I appel d offres et ouverture des offres Montréal, le mercredi 22 septembre 1999, 15 h.Contrat n’ : 8320-99-0F29 — Etlecluer la conception, la réalisation, l'implantation, la tormation des utilisateurs el le Iranslerl d'expertise requis au personnel de la Direclion des technologies de l'intocmalion dans le cadre de l'élaboration de la solution transitoire pour un nouveau système de programmation et de suivi linancier des projets de conservation, d'amélioration de développement du réseau routier.Seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises, ayant un établissement au Québec, ou dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental et qui ont commandé une copie du dossier d appel d'ollres au même nom que celui sous lequel ils soumissionnent, dans le cas d'un consortium, celle dernière exigence est considérée rencontrée si chacune des parties s est procuré une copie du dossier d'appel d'ollres.Réception des offres : salle des soumissions de Québec Clôture de I appel d otlres el ouverture des otlres Québec, le mardi 21 septembre 1999, 15 h.Ne sera pas considérée une soumission présentée par un ex-employé du gouvernement ou d'un organisme public ayant bénélicié.depuis 1997.d'un programme de départs volontaires ou par une entreprise pue cede personne contrôle direclemenl ou indirectement ou par un autre tiers lorsque, dans ce dernier cas.l’un des principaux exécutants du contrat serait une telle personne.Le ministère des Transports ne vend plus les dossiers d'appels d'ollres, les Lournisseurs doivent désormais les commander par I entremise du système électronique MERX : Téléphone : 1 800 964-6379 Courriel : merx@cebra.com Les intéressés peuvent consulter tes documents d appel d otites en s adressant aux bureaux suivants MONTRÉAL Salle des soumissions Ministère des Transports Tour de la bourse 800, Place Victoria, 13' étage Case postale 395 Montréal (Québec) H4Z 1J2 Tél.(514)873-6061 Le Ministère ne s engage à accepter aucune des otlres reçues.Le sous-ministre André Trudeau QUÉBEC Salle des soumissions Ministère des Transports 700, bout René-Lévesque Est 2'étage Québec(Québec) G1R 4Y9 Tel (418) 644-8848 Ferme G.Rompre inc.Avis public Projet d’agrandissement d’un parc d’engraissement (bouvillons) sur le territoire de la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade Avis est donné au public qu'il peut consulter le dossier afférent au projet susmentionné qui comprend notamment une élude d'impact sur l'environnement préparée en vertu de la section IV.1 de la Loi sur la qualité de l’environnement (L.R.O., Q-2).Ferme G.Rompré inc.projette la construction d'un nouveau bâtiment pouvant accueillir 2400 bouvillons au même endroit que l'aménagement existant, soit sur le lot n° 511 au Sud de l'autoroute 40 en la municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade.Le nouvel aménagement viendra compléter les infrastructures d'élevage de boeuf et portera la capacité de production à 4500 bouvillons.Le projet comprend la construction d’un bâtiment d'élevage et d'un silo-fosse, l'aménagement d’un marais filtrant ainsi que l’amélioration des cours de circulation.L’étude d'impact sur l'environnement sera présentée au ministre de l’Environnement qui la rendra publique le 10 septembre 1999 et sera à la disposition du public pour fins de consultation.Ce dossier sera notamment disponible pour consultation par le public aux endroits suivants.On peut y obtenir la liste des lots touchés par ce projet.Municipalité Municipalité de Sainte-Anne-de-la-Pérade.200 rue Principale, Sainte-Anne-de-la-Pérade (Québec) GOX 2J0.Tél: (418) 325-2841 Heures d'ouverture: Du lundi au vendredi, de 9h à 12h et de 13h à 16h.Bibliothèque Armand-Goulet.100 rue de la Fabrique, Sainte-Anne-de-la-Pérade (Québec) GOX 2J0.Tél: (418) 325-2511 Heures d’ouverture: Mercredi, de 14h30 à 17h, le vendredi de 18h à 20h30.Québec Bureau d’audiences publiques sur l’environnement Édifice Lomer-Gouin 575, rue Saint-Amable.bureau 2.10 Québec (Québec) G1R 6A6 Tél: (418) 643-7447 1-800-463-4732 Heures d'ouverture: Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h30 Montréal Bureau d'audiences publiques sur l'environnement 5199-A rue Sherbrooke Est Bureau 9880 Montréal (Québec) H1T 3X9 Tél: (514) 873-7790 Heures d’ouverture: Du lundi au vendredi de 8h30 à 16h30 Universités Montréal Université du Québec à Montréal Bibliothèque centrale Pavillon Hubert-Aquin Section des publications gouvernementales 1255, rue Saint-Denis, Local A.M 100 Montréal (Québec) H3C 3P8 Tél: (514) 987-3000.poste 4312 Heures d'ouverture: Du lundi au vendredi de 9h à 22h Samedi et dimanche, de 12h à 17h Trois-Rivières Université du Québec à Trois-Rivières Service de la bibliothèque 3351, boulevard des Forges Trois-Rivières (Québec) G8Z 4M3 Tél: (819) 376-5005 Heures d'ouverture: Du lundi au vendredi, de 8h30 à 23h.Le samedi de 9h30 à 17h Le dimanche de 10h à 16h En outre, le Bureau d'audiences publique sur l'environnement tiendra une rencontre d'information à laquelle seront également présents des représentants du ministère de l'Environnement et de Ferme Gatien Rompré inc.et qui se tiendra à l’endroit suivant: Centre communautaire Charles-Henri-Lapointe, 100 rue de la Fabrique, Sainte-Anne-de-la-Pérade, le 22 septembre 1999, à 19h30.D’ici le 25 octobre 1999, toute personne, groupe ou municipalité peut demander par écrit au ministre de l'Environnement la tenue d'une audience publique relativement à ce projet à l'adresse suivante: Édifice Marie-Guyart, 675.boulevard René-Lévesque Est, 30e étaqe Québec (Québec) G1R 5V7.Cet avis est publié par Ferme G Rompré inc.conformément au «Règlement sur l'évaluation et l’examen des impacts sur l'environnement (R.R.Q.1981.c.Q-2, r.9) adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.H.O.c.Q-2).Sainte-Anne-de-la-Pérade.le 25 août 1999 i L E |) E V 0 l R , L E M AUDI 7 SKI' T K M B H E I !l !» !» B 5.: LE DEYOU LES SPORTS j!/h~~ v I / t -A .' > C’est arrivé près de chez vous JACQUES GRENIER LE DEVOIR LE FRANÇAIS Jean-Cyril Robin a remporté hier la quatrième étape du tour cycliste TransCanada, un parcours de 1500 km menant les coureurs de Québec à Fort Erié en Ontario en dix jours.Il a endossé le maillot rouge de leader du tour.Jean-Cyril Robin, membre de l’équipe La Française des Jeux, a remporté l'étape montréalaise — une course comportant huit boucles de 15,4 km — en 3 h 2 m 34 s, devançant de 4 secondes l’Italien Guido Trentin.L’Américain Levy Leipheimer et le Suisse Daniel Schnider ont pris les 3 et 4 places de la course, disputée en partie sous la pluie sur le mont Royal.La 5 étape aujourd’hui, longue de 179 km, se disputera entre Laval et Hull.1918-1999 Internationaux de tennis des États-Unis René Lecavalier s’éteint à l’âge de 81 ans MARC DELBES PRESSE CANADIENNE Le commentateur René Lecavalier, la voix de la Soirée du hockey pendant plus de 30 ans à Radio-Canada, est décédé, hier, à Montréal, a l’âge de 81 ans.Lecavalier, né le 5 juillet 1918, qui a connu l’une des plus brillantes carrières de commentateurs de l’histoire de la radio et de la télévision canadienne, s’est aussi révélé un pionnier dans la retransmission télévisuelle de grands événements sportifs comme les Jeux olympiques.Originaire de Montréal, il a fait ses études à l’Académie Saint-Léon de Westmount et au collège Mont Saint-Louis.Dès la fin de celles-ci en 1937, il est entré au service de la comptabilité de Radio-Canada.Mais il n’a pas tardé à obtenir un poste d’annonceur, agissant notamment comme correspondant de guerre en Afrique du Nord.Avant de s’engager dans le sport, il a animé diverses émissions culturelles à la radio de Radio-Canada, de 1941 à 1952.Puis celui dont le rêve de jeunesse était de devenir un joueur de hockey a entrepris sa carrière de commentateur des matchs de hockey à la radio de Radio-Canada, en 1952.«Je faisais un peu de sport, à Radio-Canada, surtout pour mon plaisir, s’est rappelé M.Lecavalier en interview il y a quelques années.En plus d’annoncer des romans fleuves, beaucoup d’émissions musicales, j’avais toujours eu envie de m’impliquer dans le domaine sportif.» L’arrivée de la télévision en 1952 lui a ouvert de nouveaux horizons, notamment avec-la présentation du hockey.«Il y a eu quelques auditions et on m’a choisi.Four moi, il s’agissait d’une nouvelle expérience.Je faisais ça le samedi, c’était sensé être mon jour de congé.J’allais au Forum et nous ne faisions qu’une période, la troisième.Sans me poser de questions, je ne savais même pas si cela durerait plus d'une année.» L’expérience a finalement duré 31 ans et ARCHIVES LE DEVOIR René Lecavalier a connu l’une des plus brillantes carrières de commentateurs de l’histoire de la radio et de la télévision canadienne.lui a permis de devenir une référence dans le monde du journalisme sportif.À la recherche du terme juste Tout au long de ces années, il a exercé une influence considérable sur la francisation et l’ennoblissement du langage sportif.Parfaite connaissance des sports, esprit de synthèse remarquable, excellente diction: trois qualités qui l’ont distingué tout au long de sa carrière.«Je me dis qu’il faut concevoir un match comme une histoire avec un début et une fin, avait-il analysé au sujet de son rôle à la Soirée du hockey.Il s'agit d'aborder les points qui peuvent échappera l’attention du public qui n’est pas nécessairement connaisseur.Il faut faire en sorte que tout cela se tienne, que l'on arrive à la troisième période et qu’il y ait une certaine apogée.» Si le hockey a occupé une grande partie de sa longue carrière, M.Lecavalier a travaillé sur bien d’autres scènes de l’actualité sportive.En 1955, il a animé les émissions Le magazine des sports, à la radio et Le monde des sports à la télévision.De 1960 à 1984, M.Lecavalier a participé à la retransmission de tous les Jeux olympiques à l’exception de ceux de Munich en 1972 et de Moscou en 1980.H a de plus assuré la couverture de plusieurs Jeux du Commonwealth et panaméricains.L’un des faits saillants de sa carrière a certes été la description des rencontres de l’inoubliable Série du Siècle en 1972 qui opposa les joueurs étoiles de la Ligue nationale de hockey aux meilleurs joueurs soviétiques.Il a également agi comme chef d’antenne pour les Jeux olympiques de Montréal en 1976.Contribution récompensée Tout au long de sa carrière, sa contribution au journalisme a été soulignée de multiples façons.En 1959, il a reçu le prix de journalisme de la Société Saint-Jean-Baptiste.Cette même année et en 1960, il a mérité le trophée Laflèche, à titre de commentateur sportif par excellence.Honoré du Mérite franco-ontarien en 1967, il a obtenu l’Ordre du Canada en 1970 et il a été décoré de l’Ordre de la fidélité française, trois ans plus tard.En 1979, il s’est vu remettre des doctorats honorifiques de l’Université du Québec à Montréal et de l’Université de Montréal et, cette même année, il a obtenu l’Ordre des francophones d’Amérique.H fait également partie du Temple de la renommée du hockey dans la catégorie des commentateurs et il est membre du Panthéon des sports du Québec.M.Lecavalier, connu pour son amabilité et sa modestie, n’a jamais été du genre à jouer l’important.«Le commentateur n'a pas à vanter les exploits, a-t-il déjà dit au fil d’une conversation.Il ne doit être qu’un témoin fidèle, l’intermédiaire entre l’événement et l’auditeur ou le téléspectateur.Si je peux me permettre une comparaison, la voix du commentateur s’apparente à la partition musicale d’un film.La meilleure musique ne fera jamais d’un mauvais film, un bon film.» Un pas de plus pour Agassi D'APRÈS PRESSE CANADIENNE ET ASSOCIATED PRESS New York — L’Américain Andre Agassi a poursuivi sa lancée vers un autre titre à l’US Open, hier, quand il a accédé aux huitieines-de-finale à la suite d’une victoire aisée contre le Français Arnaud Clément Agassi, deuxième tête de série, a disposé de Clément en trois manches de 64, 64 et 6-3 au quatrième tour.À l’opposé, un autre Français non classé, Nicolas Escu-dé, a causé une surprise en éliminant Marcelo Rios (10' ) en trois sets de 6-2,6-3,7-5 sur une surface qui n’est quand même celle de prédilection du Chilien.Escudé devient ainsi le premier qualifié de l’ère open à accéder aux quarts-de-finale.En double, au troisième tour, Sébastien Lareau, de Boucherville, et son partenaire américain Alex O’Brien, classés 11', ont eu le meilleur sur le Sud-Africain Chris Haggard et le Suédois Peter Nyborg en deux manches de 6-2,64.Côté féminin, en simple, le match de quatrième tour entre les Américaines Monica Seles (4") et Jennifer Capriati s’est soldé à l’avantage de la première.Capriati, l’une des belles surprises de cette édition 1999, s’est néanmoins inclinée 64 et 6-3.En conférence de presse après la rencontre, Capriati a fondu en larmes.Le scénario d’hier était trop similaire à celui de 1991 quand Seles l’avait battue.Capriati avait entrepris une descente aux enfers par la suite.«C’est trop pour moi.J’aimerais ne plus avoir à parler de ça», a lancé Capriati en pleurs.La Française Mary Pierce (5') a eu le meilleur sur la Belge Sabine Appelmans 6-3 et 7-6 (8-6) alors que l’Américaine Serena Williams (?) a concédé un set pour un deuxième match de suite, en l’emportant 4-6, 6-2 et 6-2 contre l’Espagnole Conchita Martinez (16).Novotna remise sa raquette Entourée d’adolescentes aux services dévastateurs et au jeu de fond équivalent, la Tchèque Jana Novotna a annoncé sa retraite, hier, sur le site de l’U.S.Open.Novotna, qui aura 31 ans le mois prochain, a déclaré qu’elle respectera ses engagements d’ici la fin de la saison avant de remiser sa raquette pour de bon.«J’y pense depuis pas mal de temps, a-t-elle déclaré.C’est difficile de trouver un élément déclencheur.Je pense seulement qu’il est temps de quitter.» La décision de Novotna survient moins d’un mois après celle de sa grande adversaire, Steffi Graf.BASEBALL LIGUE NATIONALE Samedi Houston 5 Montréal 2 (10 m) Milwaukee 4 St.Louis 2 Los Angeles 6 Chicago 0 Arizona 5 Atlanta 4 Floride 6 San Diego 4 New York 4 Colorado 2 Cincinnati 22 Philadelphie 3 San Francisco 9 Pittsburgh 2 Dimanche Arizona 7 Atlanta 5 Pittsburgh 8 San Francisco 4 Cincinnati 9 Philadelphie 7 Houston 6 Montréal 2 New York 6 Colorado 2 Los Angeles 4 Chicago 1 St.Louis 13 Milwaukee 9 (10 m) San Diego 5 Floride 2 Hier Colorado 5 Montréal 3 San Diego 4 Pittsburgh 3 San Francisco 0 New York (Mets) 3 Cincinnati 6 Chicago (Cubs) 3 Los Angeles en Floride Houston à Philadelphie St.Louis à Atlanta Aujourd'hui Cincinnati (Villone 7-5 et Tomko 4-7) à Chicago (Trachsel 5-16 et McNichol 0-0), 2,17h05 Colorado (Thomson 1-6) à Montéal (Hermanson 6-12), 19h05 Houston (Holt 3-13) à Philadelphie (Grace 1-1), 19h05 Los Angeles (Gagne 0-0) en Floride (Dempster 6-7), 19h05 San Diego (Hitchcock 11-10) à Pittsburgh (Schmidt 11-9), 19h05 San Francisco (Nathan 5-3) à New York (Reed 10-4), 19h10 St.Louis (Oliver 7-8) à Atlanta (Mulholland 8-7), 19h40 Arizona (Stottlemyre 5-2) à Milwaukee (Eldred 2-7), 20h05 Demain Colorado à Montréal, 13h35 San Diego à Pittsburgh, 13h35 San Francisco à New York, 13h40 ¦ Cincinnati à Chicago, 14h20 Houston à Philadelphie, 19h05 Los Angeles en Floride, 19h05 St.Louis à Atlanta, 19h40 Arizona à Milwaukee, 20h05 CLASSEMENT Section Est G P Moy.Dili Atlanta 86 52 .623 — New York 83 54 .606 21/2: Philadelphie 68 68 .500 17* - Montréal 57 79 .419 28 Floride 54 82 .397 31 Section Centrale Houston 82 56 .594 — Cincinnati 78 57 .578 21/2 Pittsburgh 68 69 .496 131/2 St.Louis 67 71 .486 15 Milwaukee 60 76 .441 21 Chicago 55 80 .407 251/2 Section Ouest Arizona 81 56 .591 — San Francisco 75 62 .547 6 Los Angeles 65 71 .478 151/2 San Diego 63 74 .460 18 Colorado 61 77 .442 201/2 LIGUE AMÉRICAINE Dimanche Minnesota 4 Tampa Bay 1 Kansas City 6 Toronto 3 Cleveland 15 Baltimore 7 Detroit 5 Oakland 4 Boston 9 Seattle 7 Chicago au Texas (remis, pluie) New York 8 Anaheim 3 Hier Cleveland 7 Baltimore 6 Minnesota 13 Tampa Bay 7 Boston à Seattle Chicago au Texas New York à Anaheim Detroit à Oakland Aujourd'hui Baltimore (Erickson 11-11) au Minnesota (Mays 5-7), 20h05 New York (Cone 11-7) à Kansas City (Rosado 7-13), 20h05 Cleveland (Nagy 15-9) au Texas (Sele 15-7), 20h05 Chicago (Sirotka 8-12) à Anaheim (Cooper 0-0), 22h05 Boston (Wakefield 4-9) à Oakland (Heredia 11-6).22h05 Toronto (Wells 13-9) .;r à Seattle (Meche 5-4), 22h05 • 1 ; A T H L É T I S M E Rockies 5, Expos 3 Christie est blanchi A P ET AFP Londres — Le sprinter britannique Linford Christie a été lavé, hier, des soupçons de dopage qui pesaient contre lui par un comité disciplinaire de la Fédération britannique d’athlétisme.Il avait été contrôlé positif lors d une réunion en salle à Dortmund, le 13 février.Il avait toujours nié avoir eu recours à des produits interdits.Ix comité, qui s’est réuni à Londres vendredi et qui a étudié le dossier pendant le week-end, a conclu qu «il n’avait pas été prouvé au-delà de tout doute raisonnable» que le sprinter de 39 ans avait fait usage d'une substance interdite.Le comité était composé des trois mêmes membres qui avaient blanchi le champion européen du 200 mètres Doug Walker en juillet.Cette décision a toutefois été ensuite rejetée par la Fédération internationale d’athlétisme (HAA) et un comité d arbitrage a été chargé de réexaminer l’affaire.Le cas de Christie semble suivre le même cheminement.Dans un communiqué, la Fédération britannique a affirmé que le comité disciplinaire «avait unanimement décidé d abandonner les mesures disciplinaires» et de lever la suspension de Christie.«U comité disciplinaire a conclu qu’il n’existe pas de preuve au-delà de tout doute raisonnable que la substance trouvée dans l'échantillon provenait d’une substance interdite.Toutes les accusations contre Lindford Christie sont par conséquent abandonnées.» Le sprinteur devra donc attendre une décision définitive de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).«Dès que nous aurons les conclusions d'UK Athletics, nous les examinerons et nous prendrons une décision.Cela peut prendre 10 à 15 jours, peut-être plus», a indiqué le secrétaire général de l’IAAF, Istvan Gyulai.Une défensive pleine de trous RICHARD MI LO PRESSE CANADIENNE La défensive des Expos est pleine de trous depuis quatre matchs.C’est du vrai gruyère.Ce n’est pas étonnant qu'ils aient subi quatre défaites de suite.Les Expos ont commis trois erreurs lors de la Fête du Travail pour s’incliner 5-3 contre les Rockies du Colorado devant 7698 personnes.Ils totalisent maintenant 10 erreurs en quatre matchs après avoir réalisé une séquence de six matchs sans erreur.Cette séquence, faut-il penser, c'était donc.une erreur de parcours.Cette saison, les Expos ont déjà commis 142 erreurs, un sommet dans les ligues majeures.Et ce n’est fini.La saison ne prend fin que le 3 octobre.Les Rockies ont inscrit trois points non-méri-tés à la deuxième pour prendre une sérieuse option sur la victoire.Ils ont profité de deux erreurs dans la même manche par Geoff Blum à l’arrêt-court.Mike Thurman (6-11) a commis l’erreur de donner un triple au lanceur, mais il n'a surtout pas été bien appuyé.Blum a d’abord échappé un ballon de Henry Blanco qui aurait constitué le troisième retrait, puis il a relayé complètement hors cible au troisième but lors du triple de Pedro Astacio dans l’allée du champ centre gauche.Thurman (6-11) n’a travaillé que durant quatre manches.11 a alloué cinq points mais seulement deux mérités par la faute de Blum.11 a alloué sept coups sûrs, dont un circuit de deux points à Dante Bichette.Au total, il a effectué 84 lancers, 51 prises.Le circuit de Bichette, son 29 de la saison, a été réussi à la troisième.Il avait un compte d'une balle et aucune prise.Astacio (15-10), l’as de la rotation des Rockies, a remporté sa deuxième victoire en autant de départs cette saison contre les Expos.Il a donné trois points et huit coups sûrs en huit manches.Il a cédé le monticule à la neuvième après un double de Brad Fullmer et un simple de Michael Barrett.Ryan McGwire a accueilli Dave Veres avec un simple d’un point mais Veres, un ancien rele-veur des Expos, a résisté ensuite pour enregistrer son 28' sauvetage.Chris Widger et Shane Andrews ont frappé de petits ballons et Manny Martinez a frappé un roulant au troisième but pour mettre fin au match.Astacio, un ancien des Dodgers de Los Angeles, a atteint le plateau des 1000 retraits au bâton en carrière en retirant Wilton Guerrero sur trois prises, à la huitième.avis publics:! Suite des avis de la page B 4 il > Avis public Service du greffe .Ordonnances • » » Avis est donné que le comité exécutif, 564 Ordonnance relative à ?• * à son assemblée du 1- septembre 1999, l’événement «Festival du souvlaki» a % % a édicté les ordonnances suivantes: Règlement sur le bruit (R.R.V.M., * % ^ 557 Ordonnance relative à chapitre B-3, a.201 • l’événement «Festivités de la Rentrée 633 Ordonnance relative à * a de l'UQAM» l'événement «Festivités de la rentrée .* 558 Ordonnance relative à de l'UQAM» l'événement «Les Musiciens de 634 Ordonnance relative à septembre» l'événement «Fête au jardin Monsabré» 559 Ordonnance relative à 635 Ordonnance relative à l'événement «Entre voisins» l'événement «Procession religieuse» 560 Ordonnance relative à 636 Ordonnance relative à l'événement «Fête au jardin Monsabré» l'événement «Festival du souvlaki» 561 Ordonnance relative à Règlement concernant la paix et l'ordre sur le domaine public IR.R.V.M., l’événement «Le dernier party estival chapitre P-1, a.8) ‘ .* du millénaire» * » « • 562 Ordonnance relative à X l'événement «Procession religieuse» Montréal, le 7 septembre 1999 •^4 563 Ordonnance relative à Le greffier, * l'événement «Procession religieuse» M’ Léon Laberge 1 ? L E D E V (HR.L E M A R I» I SEPT E M B R E I !» !» !» DRAPEAU JEAN Lhistdire dun mairevisidnnaire ADULÉ .ET ?NTESTÉ.Un documentaire présenté par Bernard Derome et Michaëlle Jean.CE SOIR* MERCREDI ET JEUDI Réalisation : Danifl Creusot RADIO-CANADA RADIO j MEDIA SV ?fc'sLb' CKAC 730 La radio de l'information t www.ckac.com Café Campus.On y lancera la première édition du Bottin des musiques amplifiées.On peut s’informer au (514) 845 9994 ou par courriel: sopref@netmusik.com Concours du Monde pour thésards (Le Devoir) — Le quotidien Le Monde tient pour une troisième année consécutive un concours qui vise à soutenir la recherche universitaire.le concours s’adresse aux thésards qui auront soutenu leurs travaux entre le 30 septembre 1998 et le 30 septembre 1999, quelle que soit leur discipline de recherche.Les candidatures pour ce troisième prix Le Monde de la recherche universitaire sont ouvertes jusqu’au 5 octobre 1999.Un jury coprésidé par Edgar Morin et Jean-marie Colombani, directeur du Monde, choisira jusqu’à dix thèses, qui seront ensuite éditées et portées à la connaissance du grand public.Une fois remaniées par leur auteur, ces publications feront partie de la collection «Partage du savoir» que dirige Laure Adler aux éditions Grasset.Concert-bénéfice pour les artisans de la chanson (Le Devoir) — Un tout jeune organisme visant à aider les artisans de la chanson en début de carrière tient un concert-bénéfice le 9 septembre au Cabaret (2111, boulevard Saint-Laurent) à 19h.La SOPREF (Société pour la promotion de la relève musicale de l’espace francophone) a pour directeur Jean-Robert Bisaillon qui entend défendre «les principes d'ouverture aux musiques émergentes et au pluralisme des genres».Il y aura neuf groupes en ce neuvième jour du neuvième mois, pour un concert dont le billet coûte neuf dollars! Seront au rendez-vous: les Cow-boys fringants, les Abdigradation-nistes.La Réplil, Éaliroots, Line Three et quelques autres.A l’occasion du Festival de la chanson de Granby, les 9 et 11 septembre, M.Bisaillon dirigera deux ateliers sur l’autopro-duction (secteur para-industriel).La SOPREF a ses bureaux au 545, rue Ontario Est, où elle loge un centre d’information pour les musiques émergentes (CIME).Elle tient son assemblée annuelle le dimanche 12 septembre, à midi, au Gala-bénéfice de la CAMMAC La musique des dilettantes C L É M K N T T R U U E L Pour animer le gala, on a choisi deux , np voir musiciens qui comptent parmi les forma- teurs du lac MacDonald: Isolde Lagacé et Des kilos d’écrits tentent, parfois gauchement, de cerner la recette d’une démocratisation de la culture.En matière musicale, depuis presque un demi-siècle, la CAMMAC (Canadian Amateur Musicians - Musiciens amateurs du Canada) ne désire pas tant, elle, ajouter à la théorie et à ses méandres.«Faites de la musique sans complexe», y répète-t-on.Ne vous contentez pas d’écouter — en concert ou sur disques —vos airs favoris, lesquels peuvent sans problème toucher tous les genres! La CAMMAC, on s’en doute, ne vit pas que des ondes sonores quelle provoque; elle se doit de mieux équiper son domaine du lac MacDonald (au nord de Lachute), où se déroulent chaque été des ateliers qui attirent un millier de mélomanes.L’équipe de formateurs puise dans lui réseau de musiciens galonnés qui aident chacun à progresser à son rythme.Le bambin et la grand-maman y trouvent leur compte, de même que les ados entichés de rythmes plus saccadés.Dimanche prochain, donc, à compter de 19h à la salle Pollack, le gala-bénéfice de la CAMMAC offrira un éventail des types de musiques que l’on enseigne (et pratique) dans les séances de formation du lac MacDonald.Les sommes amassées à ce jour ainsi que les recettes du gala aideront à doter la CAMMAC d’un immeuble plus fonctionnel (56 chambres, salle à manger et salle de concert de 190 places) et, qui sait, d'un emplacement où les activités poqrront se dérouler l’année durant.A noter que l’apport de nombreux bénévoles permet à cette organisation de se maintenir à flot et que, à ce jour, les fonds publics comptent pour peu (moins de 10 % du budget de fonctionnement) pour la CAMMAC.Ian Situons.Le menu est diversifié: Ouverture Guillaume Tell (Rossini) par un quatuor de flûtes à bec, suivie de madrigaux interprétés par la chorale du Studio de musique ancienne de Montréal sous la direction de Christopher Jackson et, toujours avec la participation du SMAM et de Christopher Jackson, la Cantate BWV 106 de Jean-Sébastien Bach.Les autres composantes du programme passent par Le Tombeau de Couperin (Ravel), joué par le quintette Pentaèdre, et par le Concerto pour orgue n° 4, de G.-E Handel — Mario Duschesnes dirigera un petit ensemble de dix musiciens et Bernard Lagacé touchera l’orgue.Un groupe d’enfants dirigé par Margaret Tse donnera un aperçu des talents que suscite la CAMMAC, cette fois sur des instruments Orff.Un quatuor aura aussi à rendre les Bagatelles d’Anton Dvorak.D’Alfredo Cosella (1883-1947), on entendra Sicilienne et Burlesque avec le duo formé par Timothy Hutchins (flûte) et Janet Creaser-Hutchins (piano).Au départ, en 1952, la CAMMAC comptait sur un groupuscule d’activistes de la famille little, mais avec les ans, le goût et la passion pour la musique aidant, c’est devenu un organisme qui fait fi des conflits entre les générations et contribue à l’épanouissement de multiples amateurs de toutes conditions.Ira CAMMAC chapeaute cinq organisations régionales (Ottawa-Hull, Halifax, Toronto, Montréal et Québec); elle supervise les activités d’au moins deux camps musicaux — l’autre est situé à Cedar Glen, près de Toronto — et attire des membres de plusieurs pays.Le gala du 12 septembre sera cjif-fusé sur la chaîne culturelle de la SRC le 11 octobre et sur CBC Radio Two les 27 octobre et 14 novembre.Site Web: www.cammac.ca Envolée musicale de l’OSM inspirée de Tchaikovski (Le Devoir) — L’OSM offre une envolée musicale inspirée des grands ballets de Tchaikovski, les 6 et 7 septembre à la Place des Arts, à 19h30, pour inaugurer sa 66' saison.Pour l’occasion, Emil de Cou est au pupitre.L’OSM compte aussi sur la participation de danseurs du Ballet national canadien (BNC) pour illustrer les extraits du Lac des cygnes, de La Belle au bois dormant et de Casse-noisette, avant d’interpréter la Suite n° 3 en sol majeur, opus 95, de Piotr Tchaikovski.Les deux danseurs-étoiles du BNC que l’on verra évoluer sont Johan Persson et Chan Hon Goh, dans une chorégraphie de James Kudel-ka.A noter que les matins symphoniques de l’OSM commencent ce mercredi, 8 septembre, à 10h30, sous la baguette de Rolf Bertsch et avec le violoniste Ramsey Husser qui a prévu d’interpréter \e Quatrième concerto pour violon de Mozart.L'émission de radio la plus écoutée au Québec est le plus amical des « Face à face » tournoyer-Lapierre Dès 9 h 30 ¦¦¦ LE DEVOIR.LE MARDI 7 SEPTEMBRE I !) il il B 7 ?CULTURE* Frédéric d’Agay, petit-neveu de Saint-Ex, en entrevue Le grand tour du monde du Petit Prince L’association Espace Saint-Exupéry que dirige le petit-neveu de Vauteur-aviateur assure le rayonnement mondial de son œuvre HÉLÈNE BUZZ ETTI LE DEVOIR \ A l’aube du centième anniversaire de sa naissance (il nous faut bien user encore im peu la formule.), l’oeuvre de Saint-Ex, de son nom au complet Antoine de Saint-Exupéry, rayonne plus que jamais.Le Petit Prince peut revendiquer, après la Bible, le titre du livre le plus traduit dans le monde, avec ses 115 traductions, et s’enorgueillir d’approcher les 50 millions d’exemplaires vendus.Mais il y a aussi l’esprit des livres de l’écrivain-aviateur qui se perpétue, en partie grâce à l’association Espace Saint-Exupéry, à la tête de laquelle se trouve son petit-neveu, Frédéric d’Agay, de passage à Montréal la semaine dernière.L’association portant le nom de l’auteur français si populaire (dans la prestigieuse collection de La Pléiade, l’oeuvre complète de Saint-Exupéry est la plus vendue, loin devant celle de Proust ou de Baudelaire) aurait pu se contenter d'inaugurer des places publiques commémoratives ou de prêter le nom de l’homme à quelques écoles, comme celle de Saint-Léonard, à Montréal.Au lieu de quoi, Espace Saint-Exupéry a décidé d’appuyer des organismes d’aide aux exclus afin de promouvoir la «philosophie du lien» telle qu’illustrée par Saint-Ex.En France, un SAMU social, centre de ressources pour les personnes itinérantes, s’est vu appuyé financièrement par Espace Saint-Exupéry.Tout comme telle école d’aviation pour jeunes défavorisés ou encore cette autre, dans un bidonville, en Argentine, où l’on enseigne «la non-violence» en s'inspirant du Petit Prince.«L’argent provient principalement de ma famille», explique Frédéric d’Agay, dont la grand-mère, Gabrielle, était la soeur de Saint-Ex.Comme elle fut la seule de la famille Saint-Exupéry à avoir des enfants, c’est sa descendance qui gère aujourd’hui les droits d’auteur, qu’on imagine assez lucratifs, et qui seront protégés encore jusqu'au 31 juillet 2044, soit 100 ans après la date de disparition en mer de l’aviateur.«Saint-Ex parle encore aux jeunes.Il aborde des problèmes contemporains, qui sont universels.Il aide à donner des repères à des jeunes qui n’en ont plus.C'est une sorte de JACQUES GRENIER LE DEVOIR Frédéric d’Agay, petit-neveu de Saint-Exupéry, est à la tête de l’association Espace Saint-Exupéry.philosophe pour les enfants qui leur apprend ce qu’est la vie, et ce qu’il faut faire et ne Pas fa‘re-" ’ * - ^ Policier des lettres En fait, l’association a la difficile mission de contrôler tout ce qui se réclame de Saint-Ex de par le monde.Quand, par exemple, le musée Le Petit Prince a vu le jour à Hakone, au Japon, en avril dernier, Es- ______ pace Saint-Exupéry, en la personne de M.d’Agay, lui-même historien, s’est assuré que la dimension historique du musée était fidèle à la mémoire de Saint-Exéupéry.En d’autres circonstances, où la démarche est moins rigoureuse, M.d’Agay veille à tout le moins à ce qu’il ne s’écrive «pas trop de conneries».«Je suis allé en Argentine, raconte Frédéric d’Agay, et on m’a montré plusieurs maisons où Saint-Exupéry aurait écrit Le Petit Prince.Or, ce livre a été rédigé à New York.J'ai aussi acheté un avion de bois qui, selon le vendeur, avait été sculpté par Saint-Ex.Je suis certain que ce n’est pas vrai, mais je l’ai acheté quand même, je trouvais cela tellement mignon.» «Vous avez quelqu’un au Québec qui dit être celui qui a servi de modèle pour Le Petit Prince.Mais vous savez, des gens qui ont cette pré-tenfion, j’en ai rencontré 50 dans ma vie.» A terme, Espace Saint-Exupéry entend devenir une fondation, statut qui, en France, lui conférera certains droits, dont celui d’amasser des fonds plus considérables.Un des projets sur la table?Faire l’acquisition de la maison d’enfance de Saint-Ex, le château Saint-Maurice de Rémens, près de Lyon, et y entasser les manuscrits de l’auteur, ses enregistrements, ses livres, des photos, les biographies qui lui ont été consacrées ainsi que les recherches afin d’y attirer et de faire s’y rencontrer les chercheurs s’intéressant à Saint-Exupéry.Une fois créée, la Fondation instaurera également un comité tentaculaire dans plusieurs pays, dont le Japon et l’Allemagne (deux pays complètement «fana» du Français), comité responsable de faire suivre à la fondation les différents projets, sur le plan local, faisant la promotion de Saint-Exupéry.En attendant, l’association orchestre les célébrations du 100' anniversaire de naissance de l’auteur, qui sera soulignée le 29 juin 2000.«Ça donnera un peu de contenu aux festivités de l’an 2000.Et ça pariera plus aux jeunes que des chemins de fleurs à travers le pays.» Boutade Toujours actuel, Le Petit Prince?Qu’on en juge.Le premier astéroïde visité par le petit explorateur était habité par un roi assez rusé _________ pour ne donner que des «ordres l-A raisonnables».Quand le petit prin- c j ce lui demanda d’ordonner, en / plein jour, un coucher de soleil, le roi répondit: «Ton coucher de soleil tu l’auras.Je l’exigerai.Mais j'attendrai, dans ma science du gouvernement, que les conditions soient favorables.» Ça vous rappelle quelque chose?MOIS DE LA PHOT O pM KORSOKOVO.IUJRJATIK.1991 •r-.vr—-*• La mélancolie de l’objectif PENTTI SAMMALLAHTI, LES FORCES DE LA TERRE Galerie Mistral, 372 rue Sainte-Catherine Ouest (local 424), du mercredi au samedi de 12h à 18h, jusqu’au 25 septembre.Vernissage demain de 17h à 19h.JEAN DION LE DEVOIR Posez la question à n’importe quel Finlandais, il vous répondra qu’il se sent beaucoup plus à l’aise au fin fond de la nature qu’auprès d’un trop grand nombre de ses semblables.Dans ce coin du monde, les grands espaces ne sont pas un obstacle ou une contrainte géographique, ni une arrière-cour délaissée, mais une façon de vivre.Une raison d’être, même.Pentti Sanunallahti ne fait pas exception.Photographe depuis bientôt 40 ans — il en aura 50 l’an prochain! —, documentaliste de l’image de renom montré à Paris, Londres, Moscou et New York, il a choisi de pointer l’objectif sur la Terre, celle qui habite plutôt que celle qu’on habite.Son exposition Les Forces de la Terre est présentée à Montréal dans le cadre du Mois de la photo.Images de la Russie surtout, un peu de la Finlande aussi, du Népal, de l’Islande.Des bouts du monde chacun à leur manière.Pourquoi la Russie?«Gogol disait que la Russie n'a rien de spécial, sauf qu’il y a là assez d’espace pour l’imagination», raconte Sammallahti dans un entretien téléphonique depuis Helsinki.Et avec ces photos l’imagination a en effet de quoi errer, sans but autre que ferrement lui-même.Les œuvres de Sammallahti sont poignantes.Minuscules villages perdus au milieu de nulle part.Quelques humains tombés là par hasard.Dans la plupart des cas, un animal ou plusieurs, à l’avant-scène ou presque imperceptibles dans un coin, fondus dans cette nature qu’ils ont beaucoup mieux su apprivoiser.Tout est en noir et blanc, on pourrait même dire en gris, comme pour mieux faire ressortir «la tristesse», dit le photographe, de cet isolement, de ce dépouillement, de cette misère émouvante parce que consentie, de cette luminosité incertaine qu’il réussit pourtant si bien à rendre, englobante, déterminante.«Je suis un documentaliste et un voyageur.Je veux seulement rendre justice à la réalité», précise-t-il, façon de dire que l’interprétation que vous ferez de tout ça sera la vôtre, et seulement la vôtre.Pentti Sanunallahti ne se complique d’ailleurs pas la vie quand vient le temps d’analyser ses photos.S’il y a tant d’animaux, une grenouille, un lapin, des chats, des chevaux, mais surtout des chiens, beaucoup de chiens, c’est que «les animaux sont libres.On a donc plus de liberté avec eux, y compris celle de les photographier».En plus, «les Finlandais sont des gens plutôt réservés.Or la relation avec l’animal est plus facile à établir qu’avec l’humain.».Quant aux villages — parfois à peine quatre ou cinq bicoques entassées —, il s’en éprend parce qu’ils baignent dans l’immensité, certes, mais aussi parce qu’ils sont des havres.«Vous savez, explique Sammallahti, il existe dans les villages russes une légende selon laquelle lorsqu’un étranger arrive, il est toujours possible qu’il soit le Christ.Les gens se font donc hospitaliers et lui offrent le gîte.Ils ne veulent pas prendre de risques.» Il est très difficile de ne pas aimer l’âme russe, façonnée à travers les siècles par la distance autant que malgré elle.Il est encore plus difficile de ne pas apprécier ce qu’en rapporte Pentti Sammallahti, ces images si lointaines et en même temps si proches de notre propre mélancolie, à tous.Publié le mercredi 2 LF, DEVOIR Tombée publicitaire le vendredi 17 septembre 1999 A LA TELEVISION Bo" ! ™ ¦(6) 7 O ?s m® ¦(E) Carmen Sandiego Watatatow Les Détecteurs de mensonges / Normand Brathwaite Ce soir O Ce soir en couleur (18:30) Virginie La Facture Bouscotte En quête de Jean Drapeau (1/3) Le Téléjournal/Le Point/ 40e Anniversaire de la mort de Maurice Duplessis Les Nouvelles du sport Découverte (23:28) |0 5 16 HOO® adiJOiiSS ¦(40) Claire Lamarche / Un escroc dans la peau d'une femme (16:00) Les Mordus/Mario Jean, Elyse Marquis Le TVA Piment fort/ Yves Pelletier, Chantal Francke, André Ducharme Ent'Cadieux Histoires de filles Km/h Poursuites infernales Le TVA Tour cycliste 1999 TVA Sports / Loteries (23:52) / Pub (23:58) .HQDQBS® 3(30) (46) Hartley coeurs à vif (16:00) Teletubbies Cornemuse Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie Anima Cinéma /NORMA RAE (3) avec Sally Field, Ron Leibman Dream on Les Choix de Sophie Le Présent du passé B(2j f4) (16 jjjgEE) (35) (49) Les Simpson Le Grand Journal Flash / Marie-Lise Pilote Faut le voir pour le croire Henri pis sa gang Québec en humour Friends (Entre amis) Une fois c't'un gars Le Grand Journal La fin du monde est à 7 heures 110% Aphrodisia Flash ¦(MD Le Journal FR2 Aujourd'hui Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Opération Survie Le Journal RDI Maisonneuve à l’écoute Le Canada auj ourd'hui l@ .l'été (15:30) Journal suisse Pyramide Voilà Paris Bons Baisers.Journal FR2 Trésors du monde île.(20:35) Jazz Cabaret Temps présent Journal beige C'est l'été ¦ce Star Trek (16 00) Les Incorruptibles Contact Animal Mer et Monde Preuves à l'appui Biographies / Sir William Price Les Incorrupti bles Cinéma /L'ÉTÉ PROCHAIN (4) MJ Allô docteur Fête des bébés L'Hôpital.Les Copines.Sortie gaie Vivre à deux Cinéma / FOLLE DE MOI (6) avec Grace de Capitani, Bernard Le Coq Table ronde Allô docteur Les Copines.Ê3CME) M'as-tu vu?Vox Pop Interfax [clip La Courbe Beavis Clip H'MX MusiMax Collection (13:30) Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / The Bee Gees, 2 Clips thématiques années 70 Motown Live Musicographie/The Bee Gees, 2 mm .araignée Les Razmoket Hercule.de turbulence Pete & Pete ¦cttf) Le Diable.Drôle de voyou Sonic.Ned.triton Les Graffitos Angela.1 Daria | Drôle de voyou [Ren & Stimpy I Les Simpson | Cybersix Duckman South Park Les Simpson Angela.¦'SOS Tennis / U.S.( Open (13:00) .extrêmes Sports 30 Mag Baseball / Rockies - Expos Sports 30 Mag Sports 30 Qc Courses lo Wildlife Taies Jonovlsion The Simpsons Newswatch Land and Sea The Health Show Twitch City Foolish Beat National / CBC News The National Update News HJ® Newsday ¦?DOS Oprah (16:00) Home Improv.Drew Carey News Wheel of.Jeopardy Spin City Home Improvement The PJ's The City CTV News |(D Hollywood Sq, Seinfeld Puise Access H.Home Improv.Just Shoot me It’s Like.| Will and Grace Puise/Sports ¦m Young.(16 00) Student Bodies Ready or Not Global News First Nat.News Addams Family E.T.King of the Hill 3rd Rock.Dharma & Greg Bob & Margaret South Park Two Guys.PSI Factor ¦es Dream Street Art./Pingu Arthur School Bus .Mechanics Changing.Animated Epies Studio 2 .Rock Star .Guides (21:40) Killer Cults Studio 2 R b Rosie.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy Spin City It’s like, you Know Dharma & Greg Spin City Latin Beat News Nightline (23:35) Ép) Montel.(16:00) Friends E.T.¦(22) The Nanny |The Simpsons iNews M"A*S‘H Frasier B® Rosie.(16:00) Seinfeld Friends News CBS News E.T.Jag 60 Minutes II 48 Hours The Late Show (23:35) flgtfl Oprah (16:00) News Real TV News CBS News Wheel of.Jeopardy H® Hollywood Sq.I Oprah NBC News Jeopardy Wheel of.Just Shoot mg 3rd Rock from the Sun Will and Grace Dateline NBC The Tonight Show (23:35) ?CED Rosie.(16:00) Live at Five Extra! Frasier Heb 3(57) Wishbone Fokus Deutsch World News Newshour Nightly Bus.Venturing The Life of Birds | Nova / Kalahari Independent Lens Cinéma/THE WALL (3) Zoom Bill Nye.BBC News Nightly Bus.Newshour Roadside Recipes World News Charlie Rose ¦(MM) VideoF.(12:00) MuchMegaHits OnDemand Pop up Video Tea Party RapCity MuchAXStv I 98 MTV Europe Music Awards MuchMegaHits Tea Party |(ÏD Tennis/U.S.I Dpen (11:00) Off the Record Sportsdesk Baseball / Rockies - Expos ., ., n / r- \ rs it / /» 1 a g t j : / n Tennis/U.S.Open \ W.- LI.| Sportsdesk Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon MER ET MONDE Cette nouvelle émission de Gilles-Philippe Delorme sur de grandes histoires de mer raconte ce soir le périple du J.E.Bernier dans le Nord-Ouest canadien.Canal D, 19h EN QUÊTE DE JEAN DRAPEAU Un documentaire en trois parties, réalisé par Daniel Creusot, qui se poursuit toute la semaine et qui tente de cerner la personnalité de l’ancien maire de Montréal.Radio-Canada, 21h MAISONNEUVE À L’ÉCOUTE Richard Desjardins, de retour d’Europe, se confie à Maisonneuve et revient sur la question des forêts québécoises.RDI, 21U30 LE POINT Une grande émission spéciale sur l’héritage de Maurice Duplessis, qui se poursuit demain.Radio-Canada, 22h DREAM ON Une série américaine assez particulière, diffusée il y a quelques années sur HBO, les tribulations sentimentales et professionnelles d’un babyboomer de New-York gavé de télévision depuis son enfance.Télé-Québec, 22h30 I.K l> K V 0 I R , 1.K M A R R I S K I* T E M R R E I !> !> !» CULTURE En compétition Carlos Saura et son Goya à Bordeaux Le sprint final de la fin de semaine Coup de cœur et œuvre la plus achevée qu’il nous ait été donné de voir dans cette sélection: Goya à Bordeaux de l’Espagnol Carlos Saura ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quelques lignes pour parler des derniers films présentés en compétition cette fin de semaine, d’autant plus que deux d’entre eux se retrouvent au palmarès: Goya à Bordeaux et Poppoya.Coup de cœur et œuvre la plus achevée qu’il nous ait été donné de voir dans cette sélection: Goya à Bordeaux de l’Espagnol Carlos Saura se révélait comme un film hautement maîtrisé, mariant l’extrême beauté des images à une musique envoûtante, et au jeu inspiré de Francisco Rabal incarnant le peintre espagnol à la fin de sa vie.En 1832, octogénaire, on le retrouve exilé à Bordeaux, chassé par le régime monarchique espagnol et hanté par ses souvenirs et ses monstres.Il est sourd depuis près de 40 ans, et son univers intérieur se déploie sous nos yeux.Saura qui nous a tant donné de film sur la danse, de Flamenco à Tango, faisait ici une première incursion dans un univers pictural.Francisco de Goya précurseur d’une modernité en peinture, est le peintre de prédilection du cinéaste.Cet hommage vibrant, magique, tourné en studio avec des panneaux transparents, recréant tableaux, décors de châteaux est un éblouissement pour l'œil et l’habile montage glisse à travers songes, images du passé et du présent, à mesure que les hantises du peintre et sa passion pour la duchesse d’Albe lui reviennent en mémoire.Goya à Bordeaux est un coup de maître.Le Dîner Souvent amusant mais plus décevant se révélait Le Dîner d’Ettore Scola.Pourtant les thèmes de prédilection de cinéaste du Bal et de Nous nous sommes tant aimés sont au poste, sa famille d’acteurs aussi, puisque Vittorio Gassman et Fanny Ardant sont de la noce.Retour au lieu clos également, puisque Scola a situé l'action dans un restaurant où à chaque table des actions simultanées s’entrecroisent, avec crises d'usage: de couples, de générations, etc.Les scènes les plus drôles nous viennent du duo Giancarlo Giannini-Marie Gillain.Lui amant et professeur de la jeune femme qui croit candidement à leur passion et s’ap- prête à tout révéler à sa femme.Gassman en observateur solitaire qui se mêle de tout est superbe dans un contre-emploi tout en retrait, mais plusieurs sketches tombent à plat: la maman et sa fille qui veut devenir religieuse, un grand fiston pataud et sa famille, une Fanny Ardant peu substantielle en restauratrice, le groupe de jeunes surtout relégué à l’insignifiance du troupeau.Une figure plus poétique: celle d’un enfant japonais dans son univers virtuel vient donner ici et là un coup de fraîcheur à l’ensemble, mais si le film est réalisé avec la maîtrise habituelle de Scola, il lui manque souvent l’inspiration qui a marqué ses chefs-d’œuvre.Je glisserai vite sur les deux films présentés dimanche en compétition, ne présentant pas grand intérêt.Close to love du Hongrois Andras Salomon, réalisé à petit budget, racontait avec peu de vraisemblance et force trous de scénarios, la passion d’un jeune policier hongrois pour quelle les autorités policières s’acharnent sans que l’on comprenne très bien pourquoi.Mise à part la présence inspirée de l’actrice chinoise Tsuyu Scimizu, Close to Love mal lié par des péripéties tirées par les cheveux et filmé sans envol, constitue vraiment une pièce mineure qui s’oublie vite.LE FESTIVAL DES FILMS DU MONDE Poppoya Quant au Poppoya du Japonais Yasuo Furuhata, lent et parfois soporifique, il raconte l’histoire d’un chef de gare zélé comme seul le Japon peut enfanter le zèle, absent du chevet de sa femme et de sa fille pour leur mort, cramponné stoïquement à son petit drapeau de chef de gare.Ten Takakura possède un rôle tellement rigide qu’il a peine à l’huma-niser sauf au cours de la dernière demi-heure, plus poignante, où ses fantômes viennent le hanter (on s’étonne du prix d’interprétation qu'il rafla pour s’être atroce performance), mais l'émotion peine à naître et la réalisation en mal de une mystérieuse Chinoise contre la- dynamisme, s’enlise.Michael Cacoyannis en entrevue Tout pour Tchekov Ettore Scola en entrevue Un enfant de sa patrie Le cinéaste était récompensé hier; au palmarès du FFM, pour l’ensemble de son œuvre En plus d’être couronné du Grand Prix des Amériques spécial pour l’ensemble de sa carrière, Michael Cacoyannis présentait ce week-end son dernier film, La Cerisaie, au Festival des films du monde MARTIN BILODEAU Sa vedette Charlotte Rampling s’étant désistée à la dernière minute, Michael Cacoyannis, le célèbre réalisateur de Zorba le Grec, était seul au rendez-vous, dimanche soir à l’impérial, pour recevoir les honneurs du FFM et regarder le rideau se lever sur son adaptation de La Cerisaie, co-production Grèce-Chypre-France tirée de l’œuvre éponyme d’Anton Tchekov et racontant la déchéance d’une famille de la vieille bourgeoisie russe.La célèbre comédienne anglaise y tient le rôle de Luybov, cette femme revenue sur le domaine familial après un séjour à Paris où elle s’était réfugiée pour oublier la mort de son jeune fils, et où son amant l’a finalement ruinée puis abandonnée.Souriant et agréable face à la presse, qui l’a rencontré en conférence hier après-midi, le cinéaste hors-mode et hors-temps aujourd’hui âgé de 79 ans, raconte s’être lancé dans une entreprise qui lui tenait à cœur depuis longtemps: adapter une pièce dont l’action se déroule il y a exactement cent ans, à l’aube d’un nouveau siècle, au crépuscule d’un ancien monde.«Les grands artistes voient au-delà de leur temps, et ne s’enracinent jamais dans les réalités temporaires.Dans La Cerisaie, la date, 1900, est inscrite dans le texte, et j’ai voulu, en l’indiquant à mon tour, indiquer que les vêtements ont beau changer avec le temps, les attitudes, les gens, restent toujours les mêmes.Depuis le début des temps, l’histoire a fonctionné à la façon d’une marée: l’ordre, puis l’anarchie; puis l’ordre, puis l’anarchie.C’est évident dans le film qu’une classe est écartée par une autre, et Tchekov, pour qui le monde n'est jamais ni tout à fait noir, ni tout à fait blanc, l'avait compris avant tout le monde.» Cacoyannis dit avoir voulu faire un film sans trahir l’esprit de Tchekov, sans non plus délester le scénario de?abondants dialogues de la piece.A travers un film beau, lyrique (grâce a la musique de Tchaikovski interprétée par Vladimir Ashkenazy), libre dans ses mouvements et presque entièrement baigné par la lumière natu- ARCHIVES I.E DEVOIR Une scène du film La Cerisaie.relie des lieux où Cacoyannis a installé son plateau (quelque part dans le nord de la Bulgarie, dans un château ayant appartenu à un roi d'Espagne), celui-ci a tenté d’imprimer une réalité russe à une histoire qu'il a bien sur tournée en anglais.«J’ai demandé aux comédiens de parler l’anglais comme s’il s’agissait du russe», explique le cinéaste qui, pour cette raison et d’autres, liées à l’approche dramatique et à la direction artistique, se détache des habituelles adaptations tchekoviennes anglaises, où on sert le thé au jardin.Les anglais, de son propre aveu, ont été agréablement surpris du résultat, d’autant plus que Cacoyannis, qui a mis en œuvre sa propre adaptation, et même sa propre traduction, a fait appel à une distribution majoritairement anglaise qui comprend également Alan Bates, dans le rôle du paresseux Gaev, ainsi que la toujours excellente Katrin Cartlidge, dans le rôle-pivot de Varya, que la jeune vedette de Naked rêvait de jouer depuis toujours.Bien que la presse, de même qu’un auditoire de cinéphiles, l’ait suivi tout au long de sa carrière, Michael Cacoyannis n’a jamais connu de succès public important depuis Zorba le Grec, en 1964.«Ça ne me dérange pas qu’on se rappelle de moi grâce à Zorba le Grec Je suis heureux du succès qu’il a eu, parce qu’il a fait de moi un cinéaste indépendant», dit-il.Le Chypriote estime toutefois que sa trilogie de tragédies grecques (Les Troyennes, Attila et Iphigénie), ainsi que Im Cerisaie, sont plus représentatifs de sa réelle contribution au cinéma.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il n’avait jamais mis les pieds à Montréal, Ettore Scola.Première visite éclair que nous valut la présence de son film Le Diner en compétition au FFM et lui apporta hier le grand prix spécial du festival pour l’ensemble de son œuvre.Celui qui donna au cinéma des films à la fois amusants et percutants, vrais miroirs de son Italie, tels Nous nous sommes tant aimés, La Famille, Une journée particulière ou Le Bal, nous revient avec un film tourné dans un lieu clos, cadre qu’il avoue préférer à tout, parce que les personnages y sont captifs et se révèlent enfin.Scola en a long sur le cœur quand il parle de l’incommunicabilité qui étend son bras sur nos sociétés muettes.«On a désappris à parler, collés à la télé qui ne dit rien non plus mais fait un bruit de fond, alors tout le monde se tait.Même les portables qui sonnent à tout bout de champ en Europe participent à ce silence.Tendez l’oreille, vous entendez les gens y proférer des banalités affligeantes: «Comment ça va?Il fait beau?» C’est fini, répète-t-il un peu amer.Le temps de la conversation est derrière nous.Elle trouvait d’abord son siège dans la famille.Le grand-père y transmettait son savoir.Qui l'écoute aujourd’hui?Im mémoire est en panne.» Alors Scola a cherché les derniers lieux où l’échange était encore possible, a trouvé le restaurant: «On y dit des choses que l'on tairait ailleurs.» Son film Le Diner est donc un camaïeu de conversations, chaque table vivant ses drames et ses petites tentatives de rapprochement.Film sur la communication, Le Dîner traitera aussi, le cinéaste en convient, de l’incommunicabilité, car chaque personnage est un peu tout seul dans son monde et personne ne comprend personne.«Du moins, ils réagissent les uns aux autres.La conversation ne prétend pas résoudre les problèmes mais les mettre sur la table.C'est déjà beaucoup.» L'humour, le cinéaste déclare qu'il ne pourrait vivre sans lui au cinéma.«Im vie possède une dimension absurde et l’Italie, j’en conviens, est championne dans le genre.» Scola avoue préférer travailler avec des acteurs qu'il connaît dans la vie et avec lesquels il a déjà tourné tout en cherchant à leur faire exprimer quelque chose qu’ils n’ont jamais donné.«Vittorio Gassman est généralement flamboyant.Au cinéma, on lui offre des rôles forts, c’est ce type d’emplois que je lui avais moi-même donné.Dans Le Dîner, il est un être modeste, en retrait, qui écoute les autres, se mêle aux conversations.Il demeure observateur, position dans laquelle on voyait davantage Mastroianni.Mais j'aimais justement présenter de nouvelles facettes de Gassman.» Il a voulu aussi montrer l'éventail des générations, Gassman et Giancarlo Giannini dans la peau d'hommes qui ont vécu, Fanny Ardant en poulette mûre et passionnée, mais aussi la petite Gillain en jeune amoureuse, et un enfant japonais de cinq ans qui représente pour lui l’imaginaire pur et l’ange volant au-dessus de la mêlée.«Quant aux adolescents je les ai placés dans une salle séparée du restaurant, parce qu’ils puisent leur énergie dans le groupe plutôt qu'en tête-à-tête.Mon film est un parcours des âges à travers la conversation.» Le Diner est sorti en Italie avant Noël et conserva l'affiche durant quatre mois.Une réussite dans le contexte.Ettore Scola ne se fait guère d’illusions sur le sort du cinéma national dans l’ancienne patrie de Fellini.«Le despotisme du cinéma américain est tellement grand.C'est fini, notre âge d’or.Il fut un temps où le néo-réalisme faisait de nous des chefs de file.Le cinéma qui a suivi dépeignait sa société et donnait au monde entier des nouvelles de l’Italie.Aujourd’hui, les metteurs en scène se désintéressent de leur histoire contemporaine, et mis à part un réalisateur comme Nanni Moretti, essaient de raconter leur petit univers sans s'inscrire dans une globalité, alors le public s’en désintéresse.Le problème n’appartient pas aux cinéastes de ma génération capables de réaliser leurs films de toute façon, mais aux jeunes qui cherchent à percer et n’arrivent pas à se faire connaître.Notre cinéma n’a plus de physionomie précise, ni de marque de commerce.C'est là son drame.» ARCHIVES I.E DEVOIR Un si vieux rêve.Réaliser un film sur Francisco de Goya, son peintre préféré, constituait pour Carlos Saura iui si vieux rêve que l’aventure semblait ne jamais vouloir se concrétiser.Trop hanté qu’il était, trop souvent repoussée l’idée du tournage.Déjà, jeune photographe, Saura jonglait avec son rêve.Et voilà que bien des décennies plus tard, il porte enfin à l’écran, avec une splendide maîtrise, l’univers de l'artiste admiré.Il dit aimer particulièrement ce film qui lui permit d’expérimenter la lumière, l’atmosphère, de parler d’une histoire d’amour de Goya vécue des années auparavant Le réalisateur de Carmen et de Flamenco a eu l’impression de traverser avec Goya à Bordeaux de nouvelles frontières artistiques.Présenté en compétition au PTM en fin de semaine, en une première projection publique et gagnant du prix de la meilleure contribution artistique, Saura parlait de son bébé comme un père nerveux et heureux.Goya était un Aragonais comme Saura, comme Bunuel aussi.«Les Aragonais sont considérés comme les brutes de l’Espagne», précise-t-il en riant.Le cinéaste espagnol déclara avoir mis un peu d’eux trois dans son Goya.Bunuel fut son ami intime et d’Aragonais en Aragonais il retrouvait beaucoup de lui dans ce peintre du siècle passé.Francisco Rabal incarne dans ce film un Goya vieillissant, exilé à Bordeaux, à 82 ans, revoyant des pans de sa vie et de son riche univers onirique.Passionné et fascinant, secret aussi, tel le dépeint Saura.«Goya n'a pas laissé d’écrits autobiographiques, comme les lettres de Van Gogh à son frère Théo.Il fallait le deviner, jouer énormément sur l’intuition.» Loin de Saura l’intention d’avoir réalisé un film réaliste, ni même psychologique.Et ce n’était pas faute d’être documenté.L’œuvre de Goya, il la porte en lui.Le musée du Prado regorge de ses toiles qu’il a admirées jusqu’à plus soif.11 a lu toutes les biographies, les écrits sur l’artiste.«Au delà du fait qu’il soit le père de la peinture moderne, Goya est aussi un homme que je comprends de l’intérieur, affirme le cinéaste.Son époque, avec la répression, la monarchie, les bouleversements politiques ressemble beaucoup à l’Espagne de ma jeunesse.» La guerre ci- vile, l’oppression, la censure et la grande évasion par l’imagination, Saura connaît.«Goya fut persécuté par le roi, comme les cinéastes sous Franco.» Plus que tout, il dit avoir goûté son mystère, son rapport avec l'occulte.Saura a cherché dans ses décors de studio à rendre cette dimension onirique par ces panneaux semi transparents, ces faux tableaux de Goya, établissant un rapport étroit avec la lumière qu’il avoue n’avoir jamais autant travaillé.«Elle était fondamentale dans son œuvre, comme elle l’est dans mon film.Sa fantasmagorie est révélée par elle.Quant à la musique mêlant des orchestrations d'éprqi' des œuvres contemporaines qui upj lient le rythme du film, elle aide à entrer plus profondément dans son univers.» «Jamais, assure Carlos Saura, le film n'aurait pu se faire sans Francisco Rabal.J’ai écrit les scènes pour lui.Dorénavant le visage de Goya se confond avec celui de cet acteur vibrant (et caméléon) qui est entré dans sa peau comme s’il l’avait toujours habitée.» Carlos Saura, cinéaste depuis 1958, a vu neiger sur le septième art espagnol.Il a connu les heures noires de la dictature franquiste, cheminé aux côtés de Bunuel, vu poindre par la suite une nouvelle génération de réalisateurs: Almodovar, Bi-gas Lima et compagnie, avant de regarder surgir de nouvelles têtes encore.Il sait que la réception de ses propres films fluctue dans son pays, les uns bien accueillis, les autres un peu boudés.«Ma chance et ma force résident dans la diffusion internationale de mes films, dans leur présence dans les festivals.Alors je peux faire ce que je veux, et quand je regarde mon œuvre aujourd’hui, même les plus ratées, je ne peux m'en prendre qu’à moi-même, car j'ai toujours fait ce que j’avais envie de faire.f adore la danse, d’où h place prépondérante qu’elle occupe dans plusieurs de mes films.» Est-ce qu’il commence avec Goya à Bordeaux un nouveau cycle sur la peinture?(11 rit).«Non, non, non.Je m'envole ailleurs.» Peut-être lancera-t-il un coup de chapeau à son vieux compagnon Bunuel, enfant du siècle qui aurait eu cent ans en l'an 2000 et qui sera sans doute le prochain artiste sur lequel se penchera Carlos Saura.O.T.Du 7 au 25 septembre 1999 L© 'G roi ' ‘ V AUDI prâsanta camp Mise en scene : Jean-Stéphane Roy Chorégraphe : Louise Lussier Concaptoun i Nadia Bellefeuille Steeve Gagné Stéphane Girouard Martin Labrecque Martin St-Gelais Brigitte Turbide Picollage da taxtas d'après l'œuvra da Jaan-Karla Gourio avec» Patrick Brosseau Patrice Dubois Alexandre Gagné Claude Gagnon Marika Lhoumeau Annie Saint-Pierre m HONUMC NT N AT ION AL Monument-National, Théâtre du Maurier 1182, BOUL SAINT-LAURENT, MONTRÉAL MÉTRO SAINT-LAURENT OU PLACE D'ARMES BILLETTERIE : 871-2224 • RÉSEAU ADMISSION : 790-1245 / 1800 361-4595 town DliAMSIIOmiHMS duouibic I.r ( nn»il de* Alt* du ( jiijiIj Dit CjiuiIj < 'limit il fur lhe Am Ville de Montreal publié le samedi 18 septembre 1999 j ACFAS tgzrfiM;*.WÊŒSSm Date de tombée: le vendredi 10 septembre 1999 Æ DEVOIR
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.