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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-09-10, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 8 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4• - Le Devoir ?- PLAISIRS L E I) K V O 1 R , L E V E X I) R EDI I O S E l> T E M R I! E I !l 9 il HORTICULTURE RENDEZ-VOUS L’automne frais du marché «Cependant, à chaque retour de l’automne me reprenait la passion des chrysanthèmes.» — Chen Fou, Récits d'une vie fugitive Chaque tournant de saison ramène les mêmes irrésistibles envies de tout chambarder, les mêmes virements de couleurs et d’humeurs.Ainsi, au jardin, la palette de l’été s’efface petit à petit devant les riches couleurs d’automne.Les roses frais prennent du vieux.Les rouges clairs s’empourprent.Les abricots tournent à l’orange bridé.Les jaunes citron foncent vers la paille ou le doré.Les bleus ciel s’éteignent en violet somptueux et en bleus profonds.Qui voudrait des couleurs de layette quand la saison a depuis belle lurette quitté le berceau?Dans vos bacs, vasques et boîtes à fleurs passées date, plantez donc, frais du marché des fleurs, des fruits dans les tons de saison.Prenez, par exemple, les trois jardinières de terre cuite qui fleurissent la fenêtre de la terrasse.Les pensées y ont tenu jusqu’aux dernières chaleurs d’août, mais votre négligence et le temps leur ont fait baisser pavillon.Elles sont jaunes et flétries, moches comme tout.Allez: changement de la garde! Des piments décoratifs plantés en rangs serrés prendront la relève en jaunes, rouges, verts et violets bien campés.Faciles à dénicher ils sont de tous les kiosques à fleurs du marché.La grande potée d’Argyranthemum — cette espèce de marguerite au feuillage de fougère — avait fière allure au début de l’été.Mais regardez-la maintenant fleurir poussivement, desséchée de trop d’arrosages manqués et de soleil plombant.Une pitié de laisser cette loque devant la maison! Une virée au marché ou au centre-jardin et vous serez immanquablement de retour avec un magnifique chrysanthème tout en boutons rose passé parfaitement accordé à la terre cuite.D’ailleurs, comment ne pas craquer pour les chrysanthèmes à l’automne, tant ils se montrent d’une générosité absolue dans les coloris: d’insoutenables bordeaux, des oranges flambés, des lilas doux, des jaunes presque trop brillants, des blancs encore gais.Et des semaines de floraison.Si la légèreté de l’Argynuithemum vous séduisait, et son blanc atténué, vous pourriez troquer votre plante étriquée contre une hydrangée blanc d’ivoire, en buisson ou sur tige, comme il en fleurit tant et plus au marché.Espèces ou variétés importent peu puisqu’il s’agit de décor plutôt que de jardin.Vous achèterez, comme le meilleur des cuisiniers, selon les arrivages et votre fantaisie.Début septembre reste une période faste pour les bruyères.Du blanc au violet en passant par le rose soutenu et tous les verts du feuillage, elles s’accorderont formidablement avec le gris des bacs ou vasques de ciment.Elles demandent à l'empotage une terre particulière plutôt acide, parlez-en à votre pépiniériste.Danielle Dagena is ?m Ç ï-’.OAv km !W .’ VOIR PAGE B 3: AUTOMNE Mute PHOTOS LOUISE POISSANT La saison racontée sur le rebord de la fenêtre.En haut, les pensées fraîches du plein été, puis leur mort par trop de chaleur.Vient le temps des jaunes, rouges, violets des piments d’ornement.«m*»* SOURCE EOTOFOLIO Tupperware Home Party, Sarasota, Floride, 1958.T’as de beaux restes, tu sais Plastiquement vôtre dans une soirée Tupperware Lt> rentrée est synonyme d’organisation spatiotemporelle.Et planifier une soirée Tupperware, c’est le top du Tup de la névrose collective organisationnelle sous le couvercle étanche de la secte domestique.Les invités jubilent, la distribution est solide et on se livre au rite de la surconsommation en demandant son reste.JOSÉE BLANCHETTE lies sont assises, ils sont tous là, en rang d’oignons dans la salle à manger, chacun prenant son rôle bien au sérieux, immortalisant une facette de la névrose domestique.Il y a ma voisine Virginie, une Française qui prononce «Tupervare» comme c’est écrit et qui est capable de manger la même chose pendant dix jours sans se fatiguer; Marie-Hélène, la collègue de bureau, très cuisine du marché et anti-Tupperware jusqu’au trognon — y a qu’à inviter plus de monde et tout bouffer —; il y a les deux sœurs, Janette et Diane, black-listées par Tupperware Canada depuis dix ans pour cause de comportement lubrique et dissipé dans ces soirées au chic le plus consommé; il y a aussi une cybercorrespondante que je rencontre pour la première fois, la blonde Betli et sa drôle de «chopi-ne» Zumba qui rêvent secrètement de devenir gérantes Tupperware pour pouvoir rouler en fourgonnette fournie par la compagnie.Et il y a deux hommes (il en faut), un cybercorrespondant et son chum blond qui cultivent deux frigos à deux, ce qui est toujours un avantage lorsque vient l’heure de séparer les contenants.Tupperware est garanti à vie, contrairement au mariage, à l’érection et au chèque de paye.Dans ce genre de soirée, il faut aussi une jeune mère de famille débordée, rôle tenu par Bibi, flanquée de sa fille Frédé qui n’a pas un an mais qui sploutche sa purée de pois verts Heinz partout, et une mère de famille relax sans ses quatre ados, Francine la coquine qui recherche encore le pot à jus idéal format huit litres.Et puis il y a moi, votre hôtesse, pour passer le plat de crottes au fromage et servir l’orange Crush ou le crème soda.Ah! si, j’ou- bliais la madame Tupperware, Johanne, qui doit bien faire 105 de fièvre et 140 % d’humidité à l’ombre sous son veston rouge et sa longue jupe noire par cette chaude soirée de la fête du Travail.Faut bien que quelqu’un travaille pour que les autres aient l’impression de s’amuser.Ça y est, on peut commencer.Il manque toujours mon copain J.-P., qui m’a assurée dans un élan typiquement popcornien et très français que le prochain millénaire serait Tup ou ne serait pas.Ils disent ça, les Français, c’est top classe, top niveau.Ils disent aussi: «Tes pété de thunes.» Celle-là, je l’aime bien.Ça veut dire: t’en as de l’argent, dis-donc! Si j’en avais plus, j’aurais encore davantage de Tupperware et j’accompagnerais J.-P.au prochain Tupperfest de Sainte-Madeleine.Il veut aussi écrire un livre sur la philosophie du restant, cette mauvaise conscience qui tue l’Amérique à petit froid.Vaste sujet s’il en est; je m’engage à préfacer.Plastiquement vôtre.Randonneur émérite vendu aux couteaux Laguio-le et au vin de Cahors — c’est l’homme d’une seule marque —, le grand J.-P.affirme que seul le pâté chinois dans le contenant Tupperware peut atteindre le sommet de la montagne intact.«Tu te rends compte?, ajoute-t-il.Ils font même des contenants de couleur viande hachée.Comme ça, quand tu le laves, il reste de la même couleur que ta sauce à la viande.Il ne se tache pas, tu l’achètes déjà sale.» Voilà un esprit pratique doublé d’un visionnaire.Lui aussi, il pourra être gérant Tupperware lorsqu’il en aura terminé avec les critiques de restaurants du Devoir.Bon, on la commence, cette soirée?Tous les plats, les Intelli-frais à double aération variable, les Garde-gèle à couvercle fuchsia, les Clap-E-Sert cannelle et bleu océan munis d’un petit clapet pour laisser échapper la vapeur au micro-ondes et, surtout, la gamme Impressions, aux superbes couleurs très mode (bleu delta, jaune soleil ou vert printemps), sont disposés sur la table.Il reste à peine une place pour les boulettes à la gelée de raisin Welch de Marie-Hélène, qui font un malheur.Johanne tente de placer deux mots mais l’atmosphère est à la récréation.Surexcitées, les girls: «A l’époque, dit Janette, nos maris disaient: “Ten as acheté beaucoup trop.” Les Tupperware ont toffé, les maris ont sacré le camp.» Et le passé n’étant jamais garant de l’avenir, on rachète.Tupperware mise justement là-dessus, vous assurer un avenir capable de s’insérer dans des compartiments à l’épreuve des égrati- gnures du temps et des mauvaises odeurs.Johanne tente de s’imposer.Le thème de la soirée: «Le réfrigérateur est votre ami.L’endroit où l'on jette notre argent à la poubelle, c’est le frigo.» Façon de dire les choses.Elle nous parle du truc de la feuille de papier entre la porte et la paroi du réfrigérateur.Si l’étanchéité est bonne, on ne peut pas tirer sur la feuille.Il y a aussi la méthode Ogino.Ça fonctionne, c’est comme ça que j’ai été conçue, dans le frigo.C’était la mode dans les années 60.Le thermomètre permet de savoir si le frigo est un terrain fertile ou une terre stérile.In température doit osciller entre 3 et 6 ° C.Plus bas, vous concevez, plus haut, vous êtes frigide.Il est également question de spores d’hiver et d’été dans la présentation Tupperware.Vous coimaissez sûrement ces horribles visions lorsqu’on retrouve un restant qui l’est resté et dont la couleur rappelle vaguement quelque chose de comestible quoique nous préférions ne pas être trop fixés sur la question.Tous mes invités jurent ne pas savoir de quoi il s’agit.Des spores, moi?Jamais eu ça.Ça ne s’attrape pas, j’espère! Je ne leur ai pas demandé d’être honnêtes, je leur ai simplement demandé d’acheter.Parce que plus mes invitées achètent et plus je reçois de petits cadeaux qui entretiennent l’amitié.Un cadeau de «merci» (un plat à bonbons pour la salle de bains), un cadeau d’hôtesse selon le montant des ventes de la soirée, un cadeau pour les dix invitées et plus, un cadeau avec 150 $ de commandes extérieures, un cadeau pour un rendez-vous le jour de la fête du Travail, un cadeau du mois de septembre.Une fois le cours d’économie familiale terminé (les œufs et les truffes dans le même contenant pour parfumer l’omelette sans manger les truffes, vous essaierez), on a déjà hâte de se revoir au bingo Tupperware de mardi prochain et aussi quand chacune viendra chercher ses emplettes dans dix jours chez moi.Tupperware, c’est l’amitié garantie à vie et un feu roulant d’activités.En attendant ma fourgonnette, je n’ai toujours pas de Tupperware sous la main, et je dois remettre les céleris dans des sacs Glad, congeler les boulettes dans des contenants à yogourt.Jç ne vous ai jamais parlé de mes plats à yogourt?Economiques, versatiles, white trash au possible.Comme contenant, c’est nul, d’accord.Mais comme contenu, c’est top surprises et full bactéries essentielles.joblo@cam.org Constaté: que j’ai complètement oublié de vous parler des origines du 1 upper-ware, inventé en 1946 par M.Tupper, de Repentigny, qui s’est inspiré des gallons de peinture et de leurs couvercles.Aujourd’hui, de par le vaste monde, une présentation Tupperware commence à toutes les deux secondes.Même au Timor oriental.Noté: les coordonnées pour le Bingo Tupperware de mardi prochain, à 19h30, au 8340, boulevard Métropolitain Est (dans Anjou); « (514) 351-8785.Coût: 5 $.Des prix Tup.Vous criez «Tupperware» lorsque vous complétez un carton.Il faut que vous apportiez vos marqueurs à bingo, disponibles dans tous les bons Dolla-rama, où vous trouverez aussi des contenants de plastique qui fondent au lave-vaisselle et ramollissent au micro-ondes.Reçu: le livre L’Abondance dans la simplicité de Sarah Ban Breatnach (éditions du Roseau).Le livre Simple Abundance dont je vous avais parlé il y a quelques années vient tout juste d’être traduit en français.Très Tupperware dans l’esprit, ce bouquin est un modèle de réorganisation de vie conçu comme un journal.Plusieurs sites Web sont consacrés à Mme Breatnach, une Martha Stewart de l’âme dont on se moque abondamment.Je m’assume jusqu’au bout, que voulez-vous.Feuilleté: le Manuel pratique pour la fabrication rapide et économique des liqueurs et des spiritueux sans distillation, publié pour la première fois en 1894 à Paris.Cette réimpression de 400 exemplaires chez L’Oie de Cravan éditeur (rue Waverly à Montréal) vous enseignera tout de la crème de cognac ou d’ananas, de l’anisette ou de la chartreuse.10 $ en librairie.Contenants en sus.+ m*m publié le samedi 18 septembre 1999 J Date de tombée: le vendredi 10 septembre 1999 LE DEVOIR L E I) E V OIR.L E V E X l> R E I) I | () SEPTEMBRE 1 !» !» !» -PLAISIRS- RESTAURANTS Le syndrome du bœuf fou «a V E V 0 1 K .L E V K X D R EDI lu s E I' T E M B R E I 9 !» !» B 4 —-* LE DEVOIR ?- TOURISME grande-bretacne En marchant dans les Cornouailles Du haut des airs, ce pays ressemble à un damier doucement vallonné.Ou encore à un pied qui pointe, en l’étirant, son extrémité dans l’océan.Pied qui n’a pas trop à être frileux: des langues encore tièdes du Gulf Stream viennent lécher ses bords.Dans les Cornouailles, le temps est plus doux que dans le reste de la Grande-Bretagne et les horticulteurs, tout comme les maraîchers, en bénissent le ciel.Mais la mer n’est jamais loin, ni ses embruns, ni ses vents, ni les deux chargés de nuages et d’humidité qu’ils charrient.Ce qui fait les délices des marcheurs.NORMAND CAZELAIS Un sentier, balisé, soigneusement entretenu, ceinture les Cornouailles.Il suit les criques et les anses, ultra nombreuses, aux formes fantaisistes qu’ont moulées les vagues et l’eau salée; il fait l’acrobate au sommet des falaises et des escarpements qui dominent plages et villages de pèche.Au long de son parcours, les longues herbes s’inclinent et ballottent.Ce sentier s’appelle le South West Coast Path, vous ne pouvez pas le manquer.Même si vous n’appréciez guère la marche, vous aimerez.Cela dit, pour citer une amie qui en connaît un bout des Cornouailles, il faut aller en ce pays en fermant les yeux sur le prix des choses — parce que le coût de la vie en Angleterre a grimpé, ah la la! — et sur l’opacité de la fumée des cigarettes qui règne dans les pubs, les bars et tous les lieux publics.pour les ouvrir tout, tout, tout — c’est elle qui insiste — grands sur la beauté sauvage et libre du paysage.Allez-y, vous ne pourrez qu’être d’accord.Il y a dans les Cornouailles un lieu baptisé Land’s End.Au delà, c:est l’Atlantique.Où finit l'Angleterre, n’est-ce pas, finit le monde.Quoique.les Français ont pensé pa-rfeil avec leur Finistère, dont le nom vput dire la même chose.Anyway.c'est vrai: une impression de bout du monde.Et pas seulement à Land’s End.Voyez le décor: des touffes de bosquets, de la lande colorée de fleurs, de petites routes étroites bordées de haies ou surplombées d’arbres qui font le dos rond et se voûtent Il y aurait des chapitres entiers à écrire sur les arbres des Cornouailles, sur les vieilles fermettes grises, sur les barques de pèche alanguies sur les grèves, sur le fantôme de Virginia Woolf à St.Yves, si beau qu’on se dit que ça se peut pas, c’est une carte postale.Il y a des heures à accrocher à la vitrine du bien-être dans ces salons de thé donnant sur des rues qui tournent.Ou sur la mer qui perd les regards.Seriez-vous surpris si je vous disais qu’on ne compte plus les écrivains, peintres, musiciens qui ont adopté les Cornouailles?En ce pays résistent les légendes.Et celles de Camelot, du château du roi Arthur et des chevaliers de la Table ronde ne sont pas les moindres.En ce pays de Cornouailles, la mémoire remonte dans les brumes du temps, jusqu’aux granits dressés dans le sol et aux pierres disposées en cercles par les hommes de l’âge de bronze.Arrêtez-vous à Penzance, à Newquay, à Tintagel, partout.Et, pour être bien sûr de ne pas passer tout droit, marchez.Sans oublier d’apporter un anorak et de chausser de bons souliers.Une agence Chichester Interest Holidays (14, Bay View Terrace, Newquay, Cornwall TR7 2LR, « 44 1637 874216): organise des randonnées pour de petits groupes dans toutes les Cornouailles; transport en minibus si nécessaire, hébergement dans une maison de sept chambres dans une rue retirée de Newquay.Forfaits de sept jours et sept nuits sur différents thèmes fies minéraux, l’archéologie, par exemple) à partir de 210 £ par personne, petit-déjeuner, pique-nique et repas du soir compris.Jusqu’à la fin octobre.Du haut des airs En ballon, pas en balloune.Les envolées durent de trois heures et demie à quatre heures et les bouchons de champagne sautent dès qu’on a gagné un peu d’altitude.Pour donner du lest?Départs de Bormin et Launces- Pour annoncer dans ce regroupement, contactez Jean de Billy au 985-3322 , \e oous foe/n/ez fi/it/t (/a/i,s /({foule! 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'i 1 i n rfP » iss» frf g irr i î wr ¦ i* F7| ¦ùv.¦Vi A, CV-'ï W '¦“S/JvKBdi HÉH! jr*v Ils peuvent exercer ce métier à temps complet ou quelques heures par-ci, par-là: ils sont alors médecin, comédien, chauffeur de taxi, policier, avocat, etc.Mais tous doivent avoir suivi les cours de formation et passé avec succès les examens de la British Tourist Authority.Vous vous intéressez aux oiseaux, au patrimoine, aux jardins, aux antiquités, à la sculpture, aux châteaux ou même aux fantômes, aux meurtres sanguinaires et aux histoires mystérieuses?Pas de problème, il y aura toujours quelqu’un pour s’occuper de vous.Et en français, bien sûr! Renseignements: The Association of Professional Tourist Guides, 50, Southwalk Street London, London SE1 1UN, tt (44) 171 717 4064/4022 (télécopieur), qui vous référera à ses membres en Cornouailles.Lectures ¦ Le Grand Guide de la Grande-Bretagne (Bibliothèque du voyageur, Gallimard; adaptation française du Great Britain Insight Guide): de très belles photos donnent le goût d’aller voir sur place.¦ Un ouvrage ou deux — pourquoi pas?— de Daphné du Maurier qui a passé les vacances estivales de son enfance à Bodinnick, sur l’estuaire du Fowey.C’est dans Ferryside, le cottage que sa famille y acheta en 1926, qu’elle commença à écrire The Loving Spirit.Un autre village, Frenchman’s Creek, inspira le roman éponyme.Le paysage n’a guère changé depuis.?Renseignements ¦ North Cornwall Tourism, 3/5 Barn Lane, Bodmin, Cornwall PL31 1LZ, » (44) 1208 265636/265655 (télécopieur), tourism@ndc.gov.uk; www.bude.co.uk ¦ West Cornwall Tourism, St.Clare, Penzance, Cornwall TR18 3QW, * (44) 1736 362341/361133 (télécopieur) ¦ British Tourist Authority, 111 Avenue Road, Suite 450, Toronto, Ontario, M5R 3J8, * 1-888-VISITUK/ (905) 405-9510 (télécopieur), www.visitbritain.com/ca VOYAGES Diversité culturelle Vous connaissez Antonio Landry?Vous devriez.En moins de dix minutes, s'il est en forme, cet homme-là est capable de vous imiter à la suite la dizaine d'accents acadiens: celui de la baie des Chaleurs, de Shippagan, de Miscou, de Baie-Sainte-Anne, le chiac de Moncton, des Brayons du Mçidawaska, ceux de Chéticamp, de rîle-du-Prince-Édouard, de la Louisiane, j’en oublie.De 9 à 5, il est le directeur du Village acadien de Caraquet mais, parfois, il monte sur scène pour jouer de la musique, chanter et faire rire.A lui seul, il peut reproduire toute la diversité acadienne.A lui seul, il est un voyage.Moncton, justement, malgré son nom, fait partie de l’Acadie.Le huitième Sommet de la Francophonie vient de s’y açhe-ver.A l'irritation de certains chefs d'Etat, on y a discuté de démocratie et de droits de la personne.On a aussi accordé beaucoup d’attention à la diversité culturelle.Le premier ministre du Canada a déclaré dès la deuxième journée: «A ce moment-ici [s/c], il y a une unanimité, de tous les pays de la francophonie, de [sic] défendre la diversité culturelle.» Et le premier ministre du Québec a ajouté: «Il ne faut pas que la culture ne soit qu'une exception dans l'univers commercial.Il faut au contraire qu'elle affirme ses droits suffisamment fort pour se mesurer aux impératifs commerciaux.» Avant de s’envoler vers le Nunavut, vers ce Grand Nord canadien qu’il rêvait de visiter «depuis toujours», le président français Jacques Chirac a promis le 4 septembre d’intensifier les relations avec l’Acadie: «I/i France ne vous a peut-être pas aidés suffisamment.Il y a eu de trop longues absences dans nos relations.» C’était trois jours avant l’anniversaire du 7 septembre 1755, le jour où les Acadiens ont été enfermés par les troupes anglaises dans l'église de Grand-Pré, prélude au Grand Dérangement.Beaucoup d’Acadiens, enfants de la «fille aînée de la France» selon l’expression de Roméo LeBlanc, gouverneur général du Canada et lui-même Acadien, avaient le moton.D'autant plus que le président Chirac, à trois reprises dans ses in- terventions, a parlé du «peuple acadien».Une dizaine de jours auparavant, j’étais dans une salle du tout nouveau Centre cultqrel de Petit-de-Grat de Pile Madame, en Nouvelle-Ecosse.Pendant deux heures, des conteurs du lieu ont échangé avec la salle.Ils n’avaient pas 90 ans et plus, à peine la jeune soixantaine.La soirée s’est déroulée dans un feu roulant d’exclamations, de rires et de grands soupirs d’assentiment.La plupart des ceux qui étaient assis là étaient de tout âge et avaient, de toute évidence, de profondes racines acadiennes.Même si quelques-uns avouaient vivre ailleurs, à Montréal ou à Halifax par exemple, depuis bon nombre d’années.C’était une mémoire vive qui respirait.Une tradition orale, un art d’observer et de transmettre, qui manifestait toute sa vigueur et sa richesse.Je n’ai pas tout compris: des intonations, des accents, des jnots, des expressions m'ont échappé.Étrange symbiose que ce parler, truffé de mots d’anglais, mais une syntaxe d’une grande pureté et des façons de prononcer qui n’ont pas bougé depuis des siècles.Je regardais, j’écoutais, je me suis déguisé en éponge.Combien y a-t-il d’Acadiens qui utilisent encore le français en Nouvelle-Écosse?Les statistiques les plus fiables disent 40 000 sur une population totale dans la province qui avoisine les 950 000.Et combien à File Madame?Quelques milliers, tout au plus?À Chéticamp, dans File du Cap-Breton, où ils sont 4(XM), ils auront cet automne, pour la première fois dans leur histoire, une école secondaire exclusivement française — s’il vous pkiît — financée par l’Etat.Leur histoire?Depuis la signature du traité d'Utrecht, c’est-à-dire en 1713, c’est-à-dire près de 300 ans, ces gens-là ont vécu dans une colonie et, par après, dans une province à très forte majorité anglophone.qui n’était pas particulièrement encline à leur faire de cadeaux.Trois siècles.Qu’ils soient encore 40 000 aujourd’hui laisse songeur.Pourquoi?Comment?Qu’est-ce qui les a poussés à durer?Et vous savez quoi?Le voyage est le moyen, à la portée de tout un chacun, de vérifier sur place le bien-fondé de cette notion qui peut être à la fois forte et vide de sens: la diversité culturelle.Car elle a eu la vie dure, la diversité culturelle.Le melting pot américain qui rêvait — et qui a presque réussi — de fondre tout le monde dans le même creuset l’illustre avec éloquence: mais la montée en force des hispanophones de toute origine en Floride, au Texas, en Californie et au Nouveau-Mexique le bat en brèche, et le moins que l’on puisse dire, c’est que la «plus puissante nation du monde» ne semble pas très disposée à s’ouvrir à cette diversité, toute culturelle soit-elle.D’autres exemples?La France: on recommence à peine à enseigner le breton dans certaines écoles.Combien d'autres langues que le français, autrefois qualifiées d’anciennes, de régionales, sont encore parlées dans l’Hexagone?Enumérez: le savoyard, îe corse, le provençal, l’alsacien, l’occitan.La liste ne se termine pas là.Ét elles ne sont pas mortes.Même si, pendant longtemps, la volonté de les éradiquer n’a pas manqué.Le gouvernement lui-même s’en émeut et leur promet une meilleure reconnaissance.Faire le tour de la France et de ses langues est fascinant.Absolument.Que dire de l’Allemagne?Posez la question à un Allemand: qui parle tous les jours à la maison et au travail le haut-allemand, la langue officielle?Et l'Espagne, où les locuteurs du navarrais, du catalan et de l’andalou se comptent par centaines de milliers, sinon par millions?Ét l’Italie, qui ne fut unifiée que vers la fin du siècle dernier?Pour beaucoup d’-îta-; liens», le sarde, le piémontais, le sicilien et le calabrais ont, dans leur quotidien, préséance sur l’«ita-.lien», à savoir le toscan et la langue de Florence.Il n’y a pas qu’un chinois parlé en Chine, deman-dez-le à votre restaurateur préféré.Et le français lui-même a sa diversité.C’est peut-être d’ailleurs ce qui le sauvera — et: nombre d’autres langues aussi — devant la pré-: pondérance mondiale d’un anglais plus approximatif que réel, d'un anglais qui commence de plus en plus à s’assimiler à un sabir portant en lui les germes d’une diversité toute géographique.Et culturelle.N o r ni a il d C a z e I tt i s L E DEVOIR.I.E V E X I) K EDI I (I S E I* I E M B R E I !l it it B r 0 lT RIS .\l E Itinéraire d’un forfait Comment un grossiste en voyages «fabrique» une destination de vacances Lorsqu’un grossiste en voyages construit un forfait, il commande sans nul doute mille études de marché pour tâter le pouls de sa clientèle cible.C’est logique, non?Eh bien, non! La réalité est beaucoup plus simple.CAROLYNE PARENT Du moins, elle l’est pour Vacances Air Transat (VAT), le « fabricant de vacances» numéro un au Québec avec 45 % du marché du forfait de masse, et au pays avec 29 %.Ainsi, par exemple, qu’est-ce qui a donc plaidé en faveur d’Antigua, la nouvelle destination-soleil que VAT propose aux vacanciers cet hiver?L’a-t-on choisie pour ses beaux deux?Ses 365 plages?A-t-on créé les nouveaux forfaits pour répondre à une demande exprimée par les consommateurs?Meilleure chance la prochaine fois! Si l’on découvre l’île britannique avec VAT, ce sera notamment parce que les éclaireurs de l’entreprise ont bien fait leur travail.«Ils ont trouvé des hôtels fantastiques, à des prix qui convenaient pour le marché canadien, et on a obtenu assez de chambres pour décider de noliser un avion», explique Claudéric St-Amand, vice-président national ventes et marketing chez Vacances Air Transat.Ce n’est pas plus sorcier que ça.les forfaits sont bâtis à partir d’un inventaire de chambres d’hôtel et de sièges d’avion.«Nous, on n’espère pas qu'il y aura plus de gens qui vont voyager cette année que l’an passé.On décide du nombre de voyageurs avant même que la saison ne commence: 160 000 personnes par semaine.Donc, sachant qu’on a besoin de tant de sièges d'avion et de tant de chambres d’hôtel, je crée un environnement-vacances avec cet inventaire-là, et c'est sûr que les gens vont partir!», affirme M.St-Amand.DEVOIR Espérons-le, car l’inventaire en question est tout aussi périssable qu’une crème glacée par 40 °C! Ces sièges, il faut les remplir, et des sommes considérables ont été investies à l’avance pour affréter 200, 300 chambres par établissement, par destination, par semaine.Les risques encourus par le grossiste sont donc énormes.Et connue si ces épées de Damoclès ne suffisaient pas, il lui faut aussi compter avec l’éventualité d’une saturation du marché.«Même si le marché augmente d’au plus 4 % par année, poursuit-il, on essaie tout de même d’aller au delà de ce qu’il peut absorber Sauf que les autres voyagistes en font autant et il y a surcapacité.D’où les spéciaux de dernière minute.C’est à ce moment-là que la “crèmeglacée" commence à ramollir!» Un autre aléa, fort d’actualité celui-là: la majoration opportuniste des tarifs hôteliers déjà négociés pour cause de nouveau millénaire.«Juste parce que c’est Noël et l'an 2000, les hôteliers nous disent: “D’accord, on va les reprendre, les chambres que vous avez préachetées.” Ils n ’ont pas besoin de nous: la demande est là du côté du marché local.» Si le grossiste prend de gros risques, les efforts qu’il déploie pour trouver le bon produit, conclure les ententes avec les hôteliers et composer avec la concurrence sont tout aussi risqués.«Tout le monde veut le gros hôtel avec la meilleure chambre, la plus belle plage avec les plus belles chaises.Pour une chambre, je peux peut-être négocier 75 $, 80 $ US la nuitée alors que l’hôtelier peut en obtenir 110 $, 120 $, 130 $ US des marchés anglais ou allemand.Il sait bien qu’il ne peut se limiter qu’à eux seuls, qu’il doit protéger le marché canadien parce que nous, si on paie moins, on est plus fidèles.Par contre, il faut qu’on soit meilleur, que l’opération soit clean, que notre représentante à destination soit la plus fine.Ce sont de grosses transactions, il faut travailler fort.» Pour Antigua, par exemple, les éclaireurs ont vérifié l’état des chambres, demandé à ce quelles soient repeintes, le cas échéant.Rien n’a été laissé au hasard.Le marché canadien préfère des chaises longues pourvues de dossiers inclinables?Il en aura! Comme il pourra compter sur des animateurs qui parlent français et sur la vigilance d’employés de VAT vivant sur les lieux mêmes afin de superviser les opérations, la qualité de la nourriture, etc.Chez VAT, la disponibilité des sièges d’avion et des chambres d’hôtel est le pivot autour duquel s’élaborent les forfaits, soit, mais il est un autre facteur que le grossiste doit prendre en compte: une nouvelle tendance de consommation voulant qu’au bout du compte, la destination importe de moins en moins aux voyageurs, affirme le vice-président.«Ce n'est plus la destination qui prime, comme par le passé.Maintenant, les gens choisissent plutôt une chaine d’hôtels, parce que c’est l’hôtel qui détermine V expérience-vacances d'une semaine.» Voilà pourquoi les propriétés offertes par VAT sont pratiquement toutes pareilles: elles appartiennent à de grosses chaînes hôtelières mondiales, qui sauront répondre au besoin de la masse, toujours le même, selon M.St-Amand, soit s’évader pendant une semaine, le temps d’oublier le quotidien.Car même si les gens se rendent à Antigua, ils ont d’abord et avant tout acheté un forfait tout-inclus dans un complexe hôtelier et il y a fort à parier qu’ils n’en sortiront que très peu.Le prix de ce forfait aura été déterminé, bien sûr, par les coûts d’exploitation de l’en- «Ce n’est plus la destination qui prime, comme par le passé.Les gens choisissent plutôt une chaîne hôtelière, parce que c’est l’hôtel qui détermine l’expérience vacances d’une semaine», dit le vice-président marketing de Vacances Air Transat.ARCHIVES LE Même si les gens se rendent à Antigua, par exemple, ils ont d’abord et avant tout,-acheté un forfait tout-inclus dans un complexe hôtelier et il y a fort à parier qu’ils n’ep sortiront que très peu.treprise qui tiennent compte, par exemple, du fait que le premier vol sur Antigua partira plein et reviendra vide, et inversement à la fin de la saison, de même que par les prestations offertes.On peut très bien choisir soi-même sa destination, explique M.St-Amand, réserver son siège d’avion sur un vol régulier, composer le 1-800 d’un Hilton-on-the beach à 250 S la nuitée, mais il faudra se débrouiller avec les transferts, se passer des services d’un représentant et payer ses repas, la plupart du temps en dollars américains, ce qui est tout à fait inaccessible à la masse.La masse privilégie donc le package deal, se t dit quelle aimerait partir en vacances, qu’elle a pensé à ceci ou à cela.Mais en définitive, elle aura beau penser à ceci ou à cela, VAT‘ aura déjà tout pensé à sa place.Jusqu’aux., chaises longues.f Pour annoncer, contactez Jean de Billy an (514) 985-3322 ou 1-800-363-0305 BAS ST-LAURENT AUBERGE LA SOLAILLERIE Auberge de charme à Saint-André-de-Kamouraska Un paysage champêtre rythmé par la présence ondoyante du fleuve, une maison historique, des chambres au décor romanesque, une table régionale créative, raffinée et généreuse, reconnue comme l'une des meilleures de la région.Tout pour vous laisser gâter! Grand prix du tourisme 1999 «Accueil et service à la clientèle» A proximité randonnées pédestres, golf, croisières, petites routes cyclables, jardins, musées d'histoire et de tradition populaire.(418) 493-2914 m Pohénégamook POHÉNÉGAMOOK SANTÉ PLEIN AIR Site enchanteur au bord du magnifique lac Pohénégamook.Pour vivre des vacances «Monstre» en famille, en couple ou entre amis.Hébergement en chalet, en auberge ou en camping.Activités variées: voile, escalade, kayakis, etc.Animation par groupe d'âges, garderie, piscine intérieure, bains tourbillon, saunas.La formule «Club» au Québec Réservation: 1-800-463-1364 CANTONS de L’EST Offrez-vous la détente dans un magnifique domaine préservé face au Mont Orford.Décor chaleureux, fine cuisine santé, Dorlotez-vous grâce à une gamme complète de soins corporels : massage, enveloppement aux algues, bain d'oxygène, hydrothérapie, etc.Randonnée en forêt Forfaits à partir de 85 $.Certificats-cadeaux disponibles.1-800-665-5272 — (450) 297-3009 — www.spa-eastman.com OU BIEN._ Si vous ne disposez que de quelques heures, le Centre AquaCité de LIA Montréal est la solution.Balnéothérapie, soins corporels, esthétique douce.AQi'AClT'K(514) 845-8455 CÇNTRE .«• m.il »f»i t.-.f bilhams AUBERGE QUILLIAMS**** Auberge entièrement rénovée, située face au lac Brome et à proximité de la réserve faunique Quilliams, Boutiques d'antiquités à Knowlton, 6 km golfs, plage, sports aquatiques, pêche, équitation, vignoble, musées, zoo, piste cyclable.38 chambres et suites ensoleillées.Piscine intérieure, saunas et bain tourbillon.3 salles de réunions de 10 à 100 personnes avec vue panoramique.Classification 4"” par Hébergement Québec.Cuisine française raffinée et du terroir.Le CANARD DU LAC BROME est en tête du 24 sept, au 16 oct.Venez admirer les couleurs de l'automne.Forfaits disponibles.Certificats-cadeaux disponibles, Forfaits du Jour de l'an 2000 disponibles.55 minutes du pont Champlain, dut.10, sortie 90, rte 243 sud, 5km de la sortie.Rés.: 450-243-0404, 1-888-922-0404 www.aubergequilliams.com _________________________fQX : 450-243-0770 CHAUDIÈRE / APPALACHES LA PAYSANNE L'Islet-sur-Mer, à 2 pas du fleuve et d'un sanctuaire d'oiseaux, resto fine cuisine.15 nouvelles ch.grand confort, entrée et si de bain privées, balcon.Forfait santé, golf, Grosse Ile —- sortie 400, autoroute 20.www.Québecweb.com/lapaysanne 1 ‘418-247-7276.CHARLEVOIX CONDOMINIUMS À POINTE-AU-PIC À proximité du Casino, des terrains de golf, des boutiques et des bonnes tables de Charlevoix, 35 condos luxueux, neufs meublés et tout équipés à prix raisonnable.(418)665-9696 CHAUDIÈRE / APPALACHES clü^BÙDaifô St-Jean Port-Joli: Auberge du Faubourg.Vue magnifique, accès au fleuve, cuisine renommée, ambiance chaleureuse.Brunch le dimanche, forfait incl.souper, ch., déj.67.$ p.pers.occ.dble.Autres forfaits disponibles.50 minutes de Québec (rive-sud) sortie 414.autoroute 20.www.quebecweb.com/foubourg 1-800-463-7045 ISLE D’ORLEANS AUBERGE CHAUMONOT Une magnifique auberge située au bord du majestueux fleuve St-Laurent à St-François I.O.Salle à manger.Chambres climatisées, s.de b.privées, piscine et terrasse panoramiques.Forfait à partir de 69,50$ p.p./occ.dble.Souper, coucher 8i petit déjeuner.www.aubergechaumonot.specialistes.com (418) 829-2735 ou 1-800-520-2735 LAURENTIDES AUBERGE DE LA SAUVAGINE ET LE RELAIS DE LA SAUVAGINE Deux auberges de charme, l'une dans un site enchanteur au bord de la rivière du Nord, l'autre au centre de Ste Agathe aux abords du lac des Sables.Table d’or 99 du grand prix du tourisme des Laurentides.Spéciaux gastronomiques 2 jours.Piscine chauffée.Chalet.www.polyinter.com/sauvagine 1-800-787-7172 OU 1-819-326-7673 VlltVJitfiü, — M.inoir c Saint-sauveur MANOIR SAINT-SAUVEUR ; Situé au coeur du pittoresque village de Saint-Sauveur, cet hôtel de villégiature 4 étoiles offre 210 chambres et appartements-condos luxueux, restaurant fine cuisine, piscines intérieure, squash, centre de conditionnement physique, centre «Manoir Santé», à proximité de différents terrains de golf et d'une multitude de boutiques.À partir de 79 $ par nuit, en occupation double.Renseignez-vous sur nos forfaits: 1 -800-361-0505 4 L'Hostelleirie du Saint-Laurent Là où l'accueil fail toute la différence ! BAS-SAINT-LAURENT -Ù'J» dubc cm sur AUBERGE SUR MER: Un endroit à découvrir, situé à Notre-Dame-du-Portage e long du Saint-Laurent.Assistez aux plus beaux couchers de soleil, décor magnifique, ambiance chaleureuse et excellente cuisine.Forfaits à partir de 69 $/pers.occ.dble, 2 repas inclus, taxes en sus, Tél.sans frais : 1 800 622-0642 ÎLE-AUX-COUDRES £a'l\oche ITcureuse LA ROCHE PLEUREUSE isle aux Coudres - 90 chambres de grand confort sur une île enchanteresse du majestueux fleuve St-Laurent, à peine 1 heure de Québec.Renommée pour son accueil, sa cuisine, ses divertissements (danses folkloriques).Demandez l'un de nos forfaits à partir de 65 $ (taxes en sus) p.p./jr, 2 repas inclus Relais Santé sur le site.Tél.sans frais: 1-800-463-6855 LA MALBAIE LE MANOIR CHARLEVOIX À La Malbaie l'hospitalité de Charlevoix à son meilleur dans un manoir de campagne avec vue en plongée sur le Saint-Laurent.Une table gourmande de grande renommée.60 chambres dont 32 condos avec 'Manoir Charttmir foyer, piscine extérieure, tennis À proximité golf et casino.Coucher et 1 petit déjeuner pour 2 pers.â partir de 70 $ (taxes en sus).Tél.sans frais: 1-800-363-4413 VIEUX-QUEBEC AUBERGE LOUIS-HEBERT Charmante auberge de style européen dans le vieux-Québec, Profitez de notre forfait gastronomique 77,50 $ par personne en accomodation double, comprenant la chambre, le petit déjeuner, le souper e» le stationnement.668, Grande-Allée esf pour réserver: (418) 525-7812 RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS -je CANTONS DE L’EST AUBERGE HATLEY AUBERGE HATLEY, RELAIS & CHÂTEAUX À North Hatley, au coeur des Cantons de l'Est, un relais pour les gourmets-gourmands; l'une des grandes caves à vin du Québec, plusieurs chambres avec vue sur le lac, balcon, foyer et/ou bain tourbillon.Piscine extérieure chauffée, accès au lac: pédalos, canots, kayaks.Plusieurs golfs et pistes cyclables à proximité.Classification Québec: *?Forfaits incluant souper, petit déjeuner et service à partir de 130 $/pers./occ.double/ jour.Réservations: 819-842-2451 CHARLEVOIX ®LA PINSONNIERE Entre fleuve et montagnes, une élégante maison de campagne, t aTTOCTftmrmF une tQble réputée et l'une des plus belles caves du pdys.LA Chambres de grand confort dont certaines avec lit à baldaquin, foyer, sauna ou baignoire double à remous.Pour se revigorer r piscine intérieure, mini-spa, tennis et plage sauvage.À proximité': casino, galeries d'art, observation des baleines, équitation., www.lopinsonniere.com 1 800 387-4431 LAURENTIDES q9d egos?L’HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Chambres magnifiques dans un cadre exceptionnel à Salnte;Adèle, Restaurant couronné 'TABLE D'OR DU QUÉBEC EN 1998' et 'AMERICA'S TOP TABLE 1998 NUMÉRO 1 AU QUÉBEC PAR GOURMET MAGAZINE', fine cuisine régionale et carte des vins élaborée, toutes les activités v proximité.Demandez nos forfaits-Hôtel.(450) 229-2991,1-888-828-2991 MONTÉRÈGIE / SAINT-MARC-SUR-RICHELIEU HÔTELLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans_ une demeure d'un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu et où le ! personnel n'a qu'un seul désir : satisfaire.Lauréat national «Mérite de la ; Restauration».N'oubliez pas notre forfait-détente du vendredi soir! Nous» avons aussi d'autres forfaits à vous proposer, Réservez mainfenanf (514) 856-7787- ; LE DEVOIR.LE VENDREDI 11) S E P T E M B R E 1 !» !» !» B -O LE DEVOIR LES SPORTS Camp d’entraînement du Canadien Chiche ! Réjean Houle offre 1,5 million à Joé Juneau Funérailles de René Lecavalier ¦ I» • : FRANCOIS LKMENU PRESSE CANADIENNE rT> anff — Réjean Houle a présenté hier JD une offre de contrat à Larry Kelly, le ‘¦’ conseiller de Joé Juneau.Selon le directeur .général du Canadien, il s’agirait d’un contrat ’ .‘ia’un an, assorti d’une année d’option appartenant à l’équipe.Houle a avancé le montant ' de 1,5 million $ US, ce qui est bien en deçà des 2,2 millions que l’athlète de Pont-Rouge J,fi gagnés la saison dernière.Dans ce contexte, les chances de voir Juneau dans l’uniforme du Tricolore sont ,st>ién minces.Déjà, une équipe a offert sept ‘ millions sur trois ans.Une autre formation, .à la recherche d’un joueur de centre, serait ' également disposée à faire monter les en-() .chères.f ' «Juneau peut jouer au centre ou à l'aile.\fl peut aussi évoluer au point d’ap-\jpui lors des avantages numé ' riques.Mais j'avoue que nos ,,chances ne sont pas très t bonnes», a avoué le successeur de Serge Savard.Si Juneau devait accepter l’offre du Canadien, Houle a indiqué que l’équipe devra se départir ‘ d’un joueur gagnant le même salaire.«U faut 1.toujours tenir compte de la masse salariale.La ;’ Jtotre se situe à 30 millions $ US et on ne peut ^l’augmenter sans défoncer nos budgets.C’est pourquoi un joueur serait alors cédé en retour Jd)(n choix au repêchage.» • ;,Ce joueur pourrait bien être Martin Ru-«tïïnsky, qui a été limité à 17 buts et autant de ' passes la saison dernière.Le dossier Malakhov ',, Houle risque d’avoir un autre dossier à régler d’ici quelques semaines.Vladimir Malakhov deviendra joueur auto-r nome sans restriction à la fin de la saison et une décision devra être prise en novembre au plus tard.Déjà, le Russe a fait savoir qu’il exigera un contrat lui rapportant quelque quatre millions $ US par année.«La situation de Malakhov ressemble à celle de Stéphane Quintal.On peut le payer tout de suite ou attendre à la fin de la saison.Si on lui accorde un contrat de trois ans, je devrai aller voir notre président Pierre Boivin pour qu'il dégage l’argent dont je ne dispose pas actuellement.Si j'attends, je risque de me retrouver dans un marché inflationniste dont Quintal a largement profité», a expliqué Houle entre deux coups de téléphone.Jim Cummins: l’agent de la paix du Canadien a Jim Cummins pourrait bien être le nouvel homme fort du Canadien.Acquis des Coyotes de Phoenix au repêchage en retour d'un choix de sixième ronde, Cummins se dit prêt à jouer le rôle de «policier».«Je veux bien me battre pour défendre mes coéquipiers», dit cet Américain de Dearborn, au Michigan, qui a accumulé 190 minutes de pénalités en seulement 55 matchs la saison dernière à Phoenix.Mais Cummins n’entend pas se limiter à ce rôle.«Je ne suis pas qu’un bagarreur.Je peux aussi jouer au hockey dans un troisième ou quatrième trio.Aujourd’hui, une équipe ne peut se pennettre de garder un joueur uniquement pour ses poings.» En 318 matchs dans la Ligue nationale, Cummins a marqué 15 buts et récolté 23 passes pour 38 points.Cummins dit qu’il aimerait atteindre le statut d’un Ron Stern, par exemple.«Stem a droit à ses présences durant un match.Il dérange aussi l’adversaire, ce qui doit être mon rôle», laisse entendre l’ailier droit de six pieds deux pouces et 219 livres.Cummins se dit heureux d’être dans l’organisation du Canadien, lui qui a joué à Detroit, Philadelphie, Tampa Bay, Chicago et Phoenix.«Le Canadien est une grande organisation.C’est aussi la première fois que je vais foire partie d’une équipe canadienne.C’est bien de jouer dans une ville où le hockey est le sport numéro un.C’est sûrement pas le cas à Phoenix où il règne une atmosphère de “country club”.» Cummins affirme n’avoir aucun problème à s’intégrer à l’équipe.«C’est dans ma nature de m’entendre avec tout le monde.J’ai compris que tout joueur a sa personnalité.Il fout respecter ça.J’ai aussi la chance de connaître Igor Ulanov, Patrick Poulin, Jeff Hacked, Alain Nas-reddine et Eric Weinrich qui ont été mes coéquipiers à Chicago.Cela facilite l’intégration.» Cummins assure qu’il ne ressent pas d’animosité envers aucun de ses nouveaux coéquipiers.«Quand je suis arrivé à Phoenix, je me suis rendu compte que je m’étais battu avec plusieurs joueurs des Coyotes.Ici, c’est tout le contraire.Je n’ai jamais jeté les gants contre un joueur du Canadien, qu’il s’agisse de Turner Stevenson ou Scott Thornton.C’est sans doute parce que j'ai presque toujours joué dans l’autre association.» Mercredi, Alain Vigneault a noté que Cununins dégage beaucoup d’énergie sur la glace.«Je suis un gars énergique, répond-il.J’encourage mes coéquipiers sur le banc et je donne toujours le maximum à chacune de mes présences.Je ne peux me permettre de prendre les choses à la légère.» P.C.«Il était reconnu partout, mais Une cérémonie des plus discrètes GUY RO BILLARD PRESSE CANADIENNE Westmount — Plusieurs personnalités, associées au monde du hockey et de Radio-Canada surtout, se sont déplacées hier pour rendre un dernier hommage à l’ex-commentateur sportif René Lecavalier décédé lundi à l’âge de 81 ans de ce qui semble avoir été un infarctus.La famille a voulu une cérémonie pour les proches seulement.Elle a été discrète, à l’image de l’homme, et interdite aux caméras, même si les membres des médias se faisaient nombreux sur le parvis de l’église.«Il avait une tête de vedette et il était reconnu partout, mais il n’aimait pas ça», a résumé un ancien collègue de Radio-Canada, le régisseur Jean-Paul Lamy.Le grand public l’a respecté, puisqu’il était absent hier.Une centaine de personnes ont assis- il n’aimait té au service funèbre à l’église Saint-Léon-de-Westmount, dont les membres pas ça» de la famille immédiate, y compris ses fils Pierre, Jean et Jacques, et sa compagne Suzanne, la mère de l’animatrice Christiane Charette, qui était également sur place, de même que la comédienne Jeannine Sutto.Presque tous les anciens compagnons de travail de René Lecavalier à Radio-Canada étaient présents: Raymond Lebrun, Richard Garneau, Pierre Dufault, Lionel Duval, Claude Quenneville et même Emile Genest qui, plusieurs l’oublient ou l’ignorent, s’était d’abord fait connaître comme animateur sportif, notamment à la fameuse ligue du vieux poêle.D’autres anciens collègues comme Henri Bergeron, Pierre Nadeau, Joël Le Bigot, le spécialiste du tennis François Godbout et le journaliste Red Fisher étaient également sur place, de même que des réalisateurs et techniciens de Radio-Cçuiada moins connus du grand public.Jean Béliveau, Émile Bouchard et Yvon Lambert représentaient les anciens joueurs du Canadien.Le président ancien et le nouveau, Ronald Corey et Pierre Boivin, ont également assisté à la cérémonie.Ron Piché représentait les Expos.Le seul politicien reconnu a été Guy Bouthillier, de la Société Saint-Jean-Baptiste.Cette dernière lui avait décerné son prix de journalisme en 1959.Internationaux de tennis des États-Unis À quand une finale Williams contre Williams ?AGENCE FRANCE-PRESSE New York — Seules les deux premières joueuses mondiales Martina Hingis et Lindsay Davenport, se dressent encore sur le chemin d’une finale familiale entre les sœurs Williams.Hingis (n“ 1), seule joueuse n’ayant pas encore concédé la moindre manche, est en effet opposée à Venus Williams (n° 3) et Davenport (n'' 2) la tenante, rencontre Serena Williams ‘ (n" 7) dans des demi-finales dames de TUS Open de tennis, qui s’annoncent ° extrêmement indécises aujourd’hui à "Flushing Meadows.La confrontation entre la Suissesse et Venus Williams avait constitué la finale il y a deux ans, remportée facile- 1 Martina Hingis Venus Williams ment à l’époque par Hingis sur une rivale encore un peu tendre et victime de l’émotion pour sa première et à ce jour unique finale dans un tournoi du Grand Chelem.«Je ne suis plus la même joueuse, j’ai plus d’expérience, je sais mieux gérer mes matchs», a souligné Venus, qui depuis cette finale perdue a remporté trois des sept rencontres l’ayant opposé à la n° 1 mondiale.Le dernier mot pour l’instant est resté à Hingis, victorieuse en août à San Diego 6-4, 6-0 dans un des tournois de préparation à l’US Open.Une Hingis ayant tiré un trait sur son effondrement devant Steffi Graf en finale de Roland Garros et sur sa déconfiture à Wimbledon face à la jeune australienne Jelena Dokic.Pour rétablir une suprématie chancelante sur le tennis féminin, la Suissesse s’est astreinte à un sévère entraînement physique en plus de se consacrer exclusivement au simple.Le résultat s’est traduit par deux victoires en tournoi durant l’été, une première place au classement WTA retrouvée et un parcours sans faute jusqu’à présent à Flushing Meadows.Venus, l’aînée des Williams, aura pour elle sa puissance, son envergure et son abattage avec son gabarit de 1 m 86.«Mais il faudra qu’elle attaque et qu’elle ne fasse pas trop de fautes», fait encore valoir sa cadette.Si la première demi-finale peut déjà passer pour un classique entre deux jeunes filles de 18 et 19 ans, la seconde entre Davenport, qui fait figure d’ancienne à 23 ans, et Serena Williams, 17 ans, deux des plus grosses forces de frappe du tennis féminin, ne constituera que la quatrième rencontre entre les deux joueuses.Pour l’instant c’est la plus jeune, dont c’est la première incursion à ce stade d’un tournoi du Grand Chelem, qui a le dessus avec deux victoires dont la dernière à Indian Wells en début de saison «Elle est très athlétique, a une bonne défense, sert bien et frappe fort, fait valoir Davenport.Elle m’a battue deux fois.Mais chaque match est différent.» \ REUTERS Kuerten tombe BASEBALL L.Davenport Serena Williams Martina Hingis (Sui/n° 1) - Venus Williams (USA/n° 3) Lindsay Davenport (USA/m 2) - Serena Williams (USA/rr 7) HINGIS: DAVENPORT: bat Kveta Hrdlickova bat Sarah Pitkowski bat Sandra Kloesel bat Arantxa Sanchez bat Anke Huber (Tch) (Fra) (All) (Esp/n° 10) (AH) 6-1, 7-5 6-1, 6-1 6-4, 7-6 (7-4) 6-4, 7-5 6-2, 6-0 bat Corina Morariu bat Ruxandra Dragomir bat Amy Frazier bat Julie Halard bat Mary Pierce (USA) (Rou) (USA) (Fra/n° 9) (Fra/n° 5) 6-0, 6-3 6-0, 6-2 6-1, 6-1 6-1, 6-2 6-2, 3-6, 7-5 VENUS WILLIAMS: SERENA WILLIAMS: bat Tatiana Poutchek bat Anne Gaëlle Sidot bat Henrieta Nagyova bat Mary Joe Fernandez bat Barbara Schett (Blr) (Fra) (Svq) (USA) (Aut/n° 12) 6-1,6-2 6-4, 6-3 forfait 2-6, 6-1, 6-0 6-4, 6-3 bat Kimberly Po bat Jelena Kostanic bat Kim Clijters bat Conchita Martinez bat Monica Seles (USA) (Cro) (Bel) (Esp/n° 16) (USA/n° 4) 6-1, 6-0 6-4, 6-2 4-6, 6-2, 7-5 4-6, 6-2, 6-2 4-6, 6-3, 6-2 Après Shane Andrews Rondel White nous quittera-t-il ?MICHEL LAJEUNESSE PRESSE CANADIENNE San Diego — Shane Andrews vient de quitter le bateau.Rondell White sera-t-il le prochain joueur des Expos à quitter l’équipe?White est du genre tranquille.Ce n'est pas lui qui fait des vagues.Mais mercredi, il a fait une virulente sortie après avoir entendu dire que Felipe Alou allait le clouer sur le banc pendant quelques matches pour permettre aux jeunes ’’ - Pete Bergeron et Wilton Guerrero de jouer plus souvent au champ extérieur d’ici la fin de cette campagne perdue.«Ce n’est pas mon style, a avoué White.Mais quand j’en ai entendu parler dans le vestiaire, j’étais vraiment fâché.Oui, j’ai dit des gros mots, des jurons.Oui, j’ai demandé qu’on m’échange si on ne voulait pas me faire jouer.» Ce que White n’a pas aimé c’est que ce soient des journalistes qui lui ont parlé de l’affaire en premier.Dans la livraison d’hier du quotidien USA Today, on en parlait aussi en disant qu’Alou avait confié aux journalistes qu’il allait clouer White sur le banc pendant quelques matchs.Alou a mentionné qu’il n’avait parlé de rien de cela avant le match de mercredi et que les deux hommes avaient réglé le problème.White a communiqué avec son agent Mais l’affaire ne devrait pas aller plus avant., pour l’instant du moins.Les choses seront sans doute différente au cours de la morte saison.AGENCE F R A N C E - P R E SSE New York — Le tombeur du double tenant du titre au premier tour, l’Australien Patrick Raifter, le Français Cédric Pioline, un ancien finaliste à Flushing Meadows, s’est qualifié hier pour les demi-finales de l’US Open en se montrant un rien plus volontaire et incisif que le Brésilien Gustavo Kuerten.Contre un joueur restant la plupart du temps vissé sur sa ligne de fond de court, en bon spécialiste de la terre battue, le n° 1 Français est venu construire son succès au filet (63 points gagnés en 83 montées), arrachant la victoire dans trois jeux décisifs successifs après la perte de la première manche, dont un, celui de la troisième manche, qu’il a remporté 16-14, restera dans les annales après avoir atteint un niveau d'intensité et de qualité de jeu rarement égalé.Vainqueur en 3 h 22 m 4-6, 7-6 (8-6), 7-6 (16-14) et 7-6 (10-8), Pioline, qui n’est plus qu’à une longueur de la finale qu’il avait atteint en 1993, affrontera maintenant en demi-finale l’Américain Todd Martin (n 7) ou le Tchèque Slava Dosedel, 951, joueur mondial, qui s’affrontaient en soirée sur le central de Flushing Meadows.Pioline, pour la seconde journée consécutive, a placé l'US Open sous le signe des tie break après les trois remportés mercredi par le Russe Evgueni Kafelnikov (n 3) sur le Néerlandais Richard Krajicek (n 12) et passant en demi-finale en ayant gagné moins de points et beaucoup moins de jeux que son adversaire.«Je n’ai pas de recette spéciale, a indiqué le Français.Mais je n’ai pas peur quand ils arrivent.Je sais que dans les tie break, il me faut me montrer aggressif monter et tenter quelques coups gagnants.» Dans ce domaine Pioline est, semble-t-il, passé maître et n’en a pas encore perdu un seul — il en est à son sixième — depuis le début de l’US Open.Le Français qui avait concédé la première manche 6-4 après la perte de son service au T jeu, n’a réussi à prendre qu'une seule fois le service du Brésilien pour revenir à 4-4 dans la seconde.Pour parvenir au jeu décisif, où il s’imposait 8-6 sur une double faute du Brésilien après qu’il se soit fait sanctionner d’une faute de pied sur une première balle que Pioline n’avait pu retourner.Mais c’est surtout dans le jeu décisif de la seconde manche que la rencontre atteignait les sommets, avec deux joueurs multipliant coups gagnants sur coups gagnants (19 au total sur 30 points disputés) à l’instar d’un passing de coup droit décoché par Pioline totalement en bout de course avant de s’effondrer sur le court pour prendre l’avantage 10-9.Médusé, Kuerten levait les bras au ciel, puis traversait le terrain pour aller féliciter directement son adversaire.Au total le Français s’assurait 7 balles de sets, avant de s’imposer à la 8e d’une superbe volée de coup droit, Kuerten en ayant pour sa part compté trois.Même schéma dans la quatrième manche où le Brésilien s’assurait trois balles de set avant que Pioline ne l’emporte à sa première balle de match d’une profonde attaque de coup droit.LIGUE NATIONALE Mercredi Colorado 5 Montréal 1 San Diego 7 Pittsburgh 4 (10 m) New York 7 San Francisco 5 Cincinnati 6 Chicago 4 Atlanta 5 St.Louis 4 Houston 10 Philadelphie 2 Arizona 9 Milwaukee 1 Floride 5 Los Angeles 4 (13 m) Hier Montréal à San Diego Arizona à Milwaukee Cincinnati à Chicago Houston à Philadelphie New York à Los Angeles Aujourd'hui Floride (Springer 5-13) à Cincinnati (Neagle 5-5), 19h05 Chicago (Lieber 8-9) à Houston (Elarton 8-5), 20h05 Milwaukee (Pulsipher 4-5) à Colorado (Bohanon 11-11), 20h05 Pittsburgh (Benson 10-12) à St.Louis (Bottenfield 16-7), 20h10 Philadelphie (Person 8-4) à Arizona (R.Johnson 14-9), 22h05 Montréal (Powell 2-5) à San Diego (Clement 7-12), 22h05 New.York (Leiter 11 -9) à Los Angeles (Dreifort 12-13), 22h10 Atlanta (Smoltz 9-7) ; à San Francisco (Ortiz 16-8), 22h35 Demain Chicago à Houston, 13h15 Milwaukee au Colorado, 15h05 Atlanta à San Francisco, 16h05 Floride à Cincinnati, 19h05 Pittsburgh à St.Louis, 20h10 Philadelphie en Arizona, 22h05 Montréal à San Diego, 22h05 New York à Los Angeles, 22h10 CLASSEMENT Section Est G P Moy.Did Atlanta 89 52 .631 — New York 85 55 .607 3.1/2 Philadelphie 68 71 .489 20 Montréal 58 81 .417 30 Floride 57 82 .410 31 Section Centrale Houston 85 56 .603 — Cincinnati 81 58 .583 3 Pittsburgh 69 71 .493 151/2 St.Louis 67 74 .475 18 Milwaukee 60 78 .435 231/2 Chicago 56 83 .403 28 Section Ouest 4 Arizona 83 56 .597 — San Francisco 76 64 .543 7'1/2 Los Angeles 65 74 .468 18 San Diego 65 75 .464 181/2 Colorado 63 78 .447 21 LES MENEURS MJ AB P CS Moy.LWalker Col 119 416 101 153 .368 Abreu Phi 129 475 104 166 .349 LGonzalez Ari 133 535 103 184 .344 Casey Cin 128 499 85 168 .337 Glanville Phi 129 542 88 176 .325 Vidro Mon 121 432 62 140 .324 CJones Atl 137 504 104 163 .323 Grudzielanek LA 102 403 63 129 .320 DHamilton NYM 124 437 76 140 .320 Piazza NYM 119 452 85 143 .316 LIGUE AMERICAINE Mercredi Oakland 6 Boston 2 Detroit 5 Tampa Bay 1 Baltimore 10 Minnesota 0 Texas 3 Cleveland 0 New York 9 Kansas City 5 Chicago à Anaheim s Toronto à Seattle s Hier Detroit à Tampa Bay Baltimore au Minnesota Aujourd'hui Seattle (PAbbott 5-2) à Baltimore (Linton 1-2), 19h05 Oakland (Hudson 9-1) à Tampa Bay (Alvarez 9-6), 19h05 Toronto (Hentgen 10-10) à Detroit (Moehler 9-14), 19h05 Boston (P,Martinez 20-4) à New York (Pettitte 12-10), 19h35 Cleveland (Colon 15-5) à Chicago (K.Wells 2-0), 20h05 Anaheim (Finley 8-11) à Minnesota (Radke 12-12), 20h05 Texas (Loaiza 7-3) à Kansas City (Stein 0-1 ), 20h05 Demain Anaheim au Minnesota, 12h05.Boston à New York, 13h05.Seattle à Baltimore, 13h05.Toronto à Detroit, 17h05.Oakland à Tampa Bay, 17h.Cleveland à Chicago, 19h05.Texas à Kansas City, 20h05.CLASSEMENT Section Est G P Moy.Diff New York 85 54 .612 — Boston 79 61 .564 61/2 Toronto 74 66 .529 11 1/2 Baltimore 63 76 .453 22 Tampa Bay 61 78 .439 24 Section Centrale • x-Cleveland 86 53 .619 — Chicago 63 76 .453 23 Minnesota 58 80 .420 271/2 Detroit 57 81 .413 28 1/2 Kansas City 54 85 .388 32 Section Ouest Texas 85 56 .603 — Oakland 76 64 .543 81/2 Seattle 69 69 .500 14 1/2 Anaheim 54 84 .391 291/2 LES MENEURS MJ AB P CS Moy.Garciaparra Bos 119 470 85 166 .353 Jeter NYY 135 540 110 190 .352 BeWilliams NYY 136 506 100 174 .344 EMartinez Sea 120 427 75 146 .342 RPalmeiro Tex 137 492 87 166 .337 MRamirez Cle 127 470 114 158 .336 TFernandez Tor 125 435 70 146 .336 Vizquel Cle 122 496 97 165 .333 IRodriguez Tex 124 515 101 169 .328 RAIomar Cle 137 495 122 162 .327 » LE DEVOIR.LE VE N I) R E 1) I l O S E P T E M B R E ! 9 9 !) B 7 ?Le devoir ?-— LE MOP l l Un observateur canadien de retour du Timor Des signes avant-coureurs La violence et Vintimidation étaient présentes avant le scrutin Le professeur Ahmed El-Obaid a fait partie des observateurs internationaux pendant le récent référendum au Timor, où il avait été mandaté par la Fondation canadienne des droits de l’homme et par le Réseau pour des élections libres en Asie.CLAUDE LÉVESQUE LE DEVOIR Ahmed El-übaid a passé huit jours au Timor oriental, du 26 août au 2 septembre.11 a été évacué de Dili à bord d’un avion nolisé au lendemain d’une attaque de miliciens pro-Jakarta contre l’édifice des Nations unies dans la capitale de l’ancienne colonie portugaise.M.El-Obaid a été témoin de scènes d’intimidation avant et après le vote du 30 août.Les signes avant-coureurs de la violence qui allait se déchaîner étaient apparents dès le début.«Des membres de notre personnel ont été attaqués le 31 août alors qu’ils allaient en voiture recueillir une autre équipe d’observateurs.À un barrage routier, des miliciens ont battu le chauffeur, bousculé un observateur australien et enjoint à tout le monde de quitter le Timor», a raconté M.El-Obaid.«Auparavant, dès le 26 août (dernier jour de la campagne, réservé aux partisans de l’intégration à l’Indonésie), les foules remplissaient les rues.Nous sommes allés au marché au cours de l’après-midi.Nous avons été arrêtés par des miliciens, des gamins de quinze ans avec des fusils.Nous avons dit que nous allions chez Mgr Belo — évêque de Dili, Prix Nobel de la paix —, qui est quand même un homme respecté.On nous a laissé passer, nous avons changé de route et nous avons été arrêtés de nouveau, cette fois par une dizaine de policiers indonésiens.Un milicien qui se trouvait là s’est mis à frapper la voiture avec un tournevis.Les policiers n’ont rien fait jusqu’à ce que le milicien menace de frapper l'un de nous avec son tournevis.Ils l’ont simplement éloigné, l’air de dire: “laisse tomber”, mais sans l’importuner davantage», a-t-il ajouté en entrevue au Devoir.M.El-Obaid s’est également rendu dans la région de Maliana (à trois heures de route de Dili, à proximité de la «frontière» avec le Timor occidental), où il a vu des maisons incendiées et où une attaque avait fait deux morts la veille, le 27 août, dans le village de Memo.Cette région est le principal fief des milices, estime le professeur de droit de l’université McGill.Qui sont ces fameux miliciens, des Indonésiens originaires de Java?«Non, pas du tout, répond-il.Ce sont des délinquants est-timorais, surtout des jeunes gens pauvres au chômage, qui sont payés, appuyés et armés par la police et les forces années.Ils ne sont pas nécessairement contre l’indépendance.Ils ne s’agit pas d’un mouvement à l’idéologie cohérente.Certains d’entre eux disaient même qu’ils ne savaient pas comment ils allaient voter.» Encore sous le choc après son expérience, M.El-Obaid s’est dit inquiet du sort du personnel de soutien au local scout où il résidait à Dili et dont il n’a pas eu de nouvelles.Il n’en était pourtant pas à sa première expérience du genre puisqu’il a participé à des mission d’observation au Rwanda, après le génocide antitutsi, ainsi qu’au Cambodge, lors des élections de 1998.11 en était à sa deuxième visite au Timor oriental, où il avait déjà agi à titre d'observateur lors des élections législatives indonésiennes de juin dernier.«C’est un endroit incroyable, dit-il.C’est à cause de l’oppression subie que la détermination à voter pour l’indépendance a été aussi grande», dit-il.AHMKI) KI.-OBA1I) Les gens se massaient devant les bureaux de scrutin pour se prononcer sur l’avenir du Timor.Patten dépose son rapport Réforme radicale de la police nord-irlandaise YACINE LE FORESTIER AGENCE FRANCE-PRESSE Belfast — La présentation hier d’un projet radical de réforme de la police d’Irlande du Nord, qui prévoit le recrutement massif de catholiques dans ce bastion protestant, a déclenché un débat houleux qui promet de compliquer la relance du processus de paix déjà chancelant.A la suite de l’accord du Vendredi saint, le dernier gouverneur britannique de Hong-Kong avait été chargé d’élaborer des recommandations en vue de rendre acceptables les forces de police aux yeux de la minorité catholique qui les perçoit comme l’instrument de l’oppression protestante.Le résultat, s’il ne va pas jusqu’au «démantèlement» du Royal Ulster Constabulary (RUC) exigé par les nationalistes les plus durs, n’en constitue pas moins le projet de réforme le plus poussé jamais proposé.Le chef du gouvernement irlandais Bertie Ahern a «chaleureusement accueilli» le rapport Patten et, à l’instar du principal parti nationaliste d’Ulster (SDLP), appelé à sa «mise en oeuvre rapide».Pour le Sinn Féin, Mitchell McLaughlin a souligné que les propositions reconnaissaient «la nécessité d'un nouveau départ».Mais Chris Patten a lui-même reconnu que les 175 recommandations, inspirées notamment de la police sud-africaine de l’ère post-apartheid, allaient «être douloureusement accueillies» dans les rangs policiers.Son rapport appelle à la «dépolitisation» du RUC composé à 92 % de protestants: disparition des symboles les plus criants d'allégeance à la couronne d'Angleterre, remplacement de l'appellation Royal Ulster Constabulary par un plus neutre «Service de police d’Irlande du Nord» et main tendue aux catholiques.L’abandon des symboles de rattachement à la Couronne serait «une insulte gratuite», a protesté le leader de l’UUP, David Trimble.La commission suggère un système de quotas avec un recrutement égal dans les deux communautés au cours des dix prochaines années.Les autorités auront toutefois le plus grand mal à surmonter la haine accumulée en trente ans de troubles par nombre de nationalistes envers le RUC, accusé d’avoir délibérément abattu des catholiques ou collaboré avec les paramilitaires protestants.L’explosion à Moscou La thèse d’un attentat est de plus en plus plausible REUTERS Moscou — Les services de sécurité russes ont attribué hier à des explosifs la puissante déflagration qui a détruit peu après minuit un immeuble de Moscou et fait au moins 32 morts.Un porte-parole du FSB, l’ex-KGB, a déclaré que ce sont des explosifs industriels ou un mélange de substances explosives qui en étaient à l’origine, et non une fuite de gaz.fi n’a toutefois pas précisé si ces explosifs entraient dans la composition d’une bombe ou s’ils étaient entreposés dans l’immeuble et avaient pu provoquer une déflagration accidentelle.Mais pour le maire de Moscou, Iouri Loujkov, l’hypothèse d’un «acte terroriste» de la part des islamistes du Caucase ne peut être écartée.En visite sur le site de la déflagration, il a déclaré que la bombe avait probablement été activée par un mécanisme de retardement Le dernier bilan fait état de 32 morts.Plus d’une cinquantaine de personnes sont ensevelies sous les décombres de l’immeuble de neuf étages de la périphérie de Moscou qui s’est partiellement effondré peu après minuit après une violente explosion, imputée dans un premier temps à une fuite de gaz.«La possibilité qu’il y ait encore des survivants est proche de zéro en raison de l’incendie», a déclaré un responsable sur les lieux de la catastrophe.«La possibilité qu’il s’agisse d’un attentat devient de plus en plus réelle, a-t-il dit Bien sûr, nous ne pouvons exclure une cam-pagne d’attentats qui serait menée [par les islamistes] pour se venger des Russes après leur pretnière défaite au Dagi
de

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