Le devoir, 10 septembre 1999, Page(s) complémentaire(s)
Demain dans Le Devoir— V( genda, le guide de la télévision et des sorties Toutes les grandes vérités eoimneneenl par être des ' ' s.((i.B.Shawl Vol.X C - X "201 ?M 0 X T R K A I.1.K V K X l) R K 1) I 1 0 S K 1* T K M R R K I 9 !» !• iS 7 c + T A X F.S = I $ T 0 K 0 X TO 1 $ PERSPECTIVES Un marché pour l’herbe à poux La lutte contre l’herbe à poux connaît une poussée surprenante côté recherche et développement.Mais la politique actuelle du laisser-faire traduit non pas une méconnaissance mais une véritable inconscience des enjeux de la part des gouvernements.C’est justement ce qui empêche ultimement le secteur privé de développer des outils de lutte, économiques et efficaces, autres que l’ingestion massive d'antihistaminiques ! Cinéma Une nouvelle section consacrée au 7‘ art - pages B 9 et B 10 AJPu ?MONTRÉAL La Jewish Defence League approche, page A 5 ÉCONOMIE One.x: les pilotes partent en guerre, page .4 6' L’équipe Cousteau accusée d’avoir harcelé les baleines à Tadoussac Son permis d’observation et de recherche lui est retiré par Pêches et Océans Les recherches en cours au ministère des Transports du Québec sur les concurrentes végétales de l’herbe à poux ne sont malheureusement pas aussi pleines de promesses qu’on pourrait le croire.L’équipe de chercheurs responsable de ce dossier s’y penche en réalité de façon marginale, l’essentiel de ses travaux d’avant-garde étant consacré à remplacer par des plantes permanentes l’incontournable gazon de nos autoroutes.L’éradication de l’herbe à poux n’est pas une priorité chez le principal responsable du plus important problème de santé publique au Québec, après les rhumatismes, dans le groupe des maladies non mortelles.On y prend la mesure de l’inconscience des autorités provinciales à l’endroit du fléau annuel de la fièvre des foins, qui frappe pendant quatre semaines 600 000 Québécois, une dépense qui leur coûte 49 millions par année en médicaments.Jusqu’ici, seuls les milieux de la santé publique se sont émus des ravages de l’herbe à poux, responsable de 40 000 nouveaux cas d’allergie chaque année, des millions dépensés par le système hospitalier et du taux annuel d’absentéisme le plus élevé au Québec dans le secteur privé.Des institutions publiques comme la CUM sont allées jusqu'à abdiquer leurs responsabilités en retirant l'herbe à poux de La liste des contaminants proscrits dans le réglement régional sur l'assainissement de l’air parce qu’un recours collectif risquait de transformer en tragédie budgétaire l'inaptitude de la CUM à sévir contre les gros propriétaires de terrains infestés, au premier chef le ministère des Transports, des municipalités membres, des sociétés ferroviaires, Hydro-Québec et Gaz Métropolitain notamment.Les milieux de la santé ont essentiellement mis l’accent depuis une décennie sur la sensibilisation des élus au problème, ce qui explique que certains corps municipaux, comme Laval et la CUQ, ont commencé à passer à l'action.Mais globalement, il n’y a encore aucun plan d'action, aucun échéancier de travail et des objectifs de réduction de ce contaminant biologique.Les municipalités et communautés qui passent à l’action se mettent à dos les grands propriétaires et ajoutent à leur fardeau fiscal par rapport à leurs voisines qui, en région urbaine, leur exportent une partie de leur pollen allergène.On peut même se demander quel est l’apport du milieu agricole périurbain, là oii les champs sont soie vent de véritables pépinières dont les plants d'herbe à poux sont nourris aux meilleurs engrais.En réalité, le problème perdure en raison de l’inertie de plus en plus proverbiale du ministère de l'Environnement.Ce ministère refuse depuis plus d'une décennie de voir dans le problème de l'herbe à poux un problème d’environnement.Grâce à un petit sophisme maison, on s’y dit que l'herbe à poux n’est pas un contaminant puisqu’il s'agit d’une plante! Rien n'est plus faux La prolifération de l'herbe à poux résulte de la rupture d'un équilibre naturel dans la végétation, causée par la présence des humains et du remue-ménage systématique des sols.Les problèmes de déséquilibre dans les écosystèmes sont au sens le plus strict de la loi la responsabilité de l'Environnement.La conséquence de cette non-reconnaissance du problème environnemental causé par l’épidémie annuelle dherbe à poux est d’autant plus critique que l'Environnement détient en quelque sorte la meilleure plateforme de solution.Certes, plusieurs acteurs rêvent d’un règlement provincial forçant l’éradication de l'herbe à poux avant la mi-août.Mais ce n’est pas ce ministère famélique et dénie tivé qui peut gérer une solution de cette envergure, d’autant plus que ce ne serait pas la solution idéale.Le pollen d'herbe à poux retombe localement, pour l'essentiel, et c’est plutôt par une politique provinciale sur son éradication au moyen de schémas d'aménagement — présentement en révision — qu’il faut imposer aux MRC et aux municipalités des nonnes d'éradication.Cela ne coûterait rien à l’Environnement, obligerait les Transports à se regarder d;ms le rétroviseur et forcerait l’action au niveau municipal en poussant les récalcitrants à se mettre au pas des villes les plus progressistes.Si aucun manufacturier d’équipement agricole n’offre encore une machine pour éradiquer une plante pas plus difficile à arracher qu'ime carotte ou un plant de pommes de terre, c’est qu’il n’y a aucun marché! Une politique d’éradication, tout en épargnant des millions au système de santé et en perte de productivité aux entreprises, créerait cette masse critique qui fait actuellement défaut pour la mise au point de solutions économiques et efficaces.Louis-Gi lies Francœur ?M É T É 0 Montréal Pluie intermittente.Québec Pluie.Max: 20 Min: 14 Max: 23 Min: 17 Détails, page A 5 1 X I) E X Annonces.A4 Plaisirs .B 1 Avis publics.A 5 Les sports.B
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