Le devoir, 27 septembre 1999, Page(s) complémentaire(s)
9 10 ?F 0 X I) É E N 1 L’ENTREVUE BRUNY SURIN: COURSE FOLLE POUR UN RECORD PAGE B 1 LES SPORTS LE MONDE JOHNNY HERBERT TRIOMPHE DES AVERSES PAGE B 4 PINOCHET: UNE NOUVELLE BATAILLE S’OUVRE À LONDRES PAGE A 5 LE DEVOIR Bouchard obtient sa marge de manœuvre Le PQ tiendra son référendum au moment indéterminable où les Québécois «seront prêts à être gagnants » ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Drummondvüle — Le chef du Parti québécois, Lucien Bouchard, a obtenu sans difficulté des militants pé-quistes toute la marge de manœuvre qu'il souhaite pour la tenue d'iui prochain référendum qui se déroulera le temps venu, au moment indéterminable où les Québécois «seront prêts à être gagnants'-.Au tenue du Conseil national du Parti Québécois, qui a débuté samedi.M.Bouchard a exhorté ses troupes à •>pré- parer un référendum gagnant» dans une mobilisation dont le premier point fort sera le Congrès national du mois de mai, voué exclusivement à la souveraineté.Le premier ministre refuse de fixer un échéancier et de s'enferrer dans l’engagement de tenir un référendum au cours du mandat actuel.Il sera tenu «le plus tôt possible« parce que la question de la souveraineté «parce qu'elle n'est pas résolue, est extrêmement débilitante« et «paralysante».Mais le référendum sera précédé par «un très grand débat sur l 'avenir politique du Québec», a-t-il dit, que les militants doivent amorcer avant toute chose.Auparavant, le ministre des Ressources naturelles et leader en chambre, Jacques Brassard, a précisé que le Parti québécois avait encore jusqu'à 48 mois pour tenir un référendum au cours du présent mandat du gouvernement, une période qui pourrait s’avérer suffisante pour réunir les conditions gagnantes.Réunis à huis clos hier, les délégués ont eu droit à un portrait statistique des Québécois et de leur appui à la souveraineté.Dans son discours de clôture, M.Bouchard a signalé que «le potentiel d'appui à la souveraineté est intact», ce qu'un expert, engage par le Comité d'action et de re- flexion sur la souveraineté, présidé par le vice-premier ministre Bernard Landry, est venu démontrer avec maints tableaux statistiques.Le portrait qu'a dresse l'expert indique que les Québécois sont des «gens modernes».rompus aux nouvelles technologies et qui ne craignent pas la concurrence mondiale, a révélé M.Bouchard.«Les Québécois sont devenus internationaux», a-t-il dit.«Les Québécois veulent se VOIR PAGE A 8: PQ Autres informations en page A 4 PERSPECTIVES B ri a n Myles Sur la route Les élèves du secondaire ont investi les ponts et les routes du Québec toute la semaine, s’attirant les railleries sinon les foudres d’un certain segment — motorisé — de la société.Satanés jeunes! De quoi se plaignent-ils?Savent-ils seulement ce qu'ils font?Ne peuvent-ils pas rester sagement en classe et se taire?Les élèves du secondaire n'ont gagné aucun concours de popularité avec leurs coups d'éclat répétés qiu ont causé un chaos sur le réseau routier et conduit à l’arrestation d’environ 300 d’entre eux.Les «grands» auraient sûrement préféré que les marmots restent stoïques et silencieux devant une querelle les touchant au premier plan — une affaire de discussions difficiles et dç gros sous entre les enseignants du secteur public et l’Etat.Le scénario est platement répétitif, mais toujours est-il que les négociations entre les enseignants affilies à la CEQ et le gouvernement Bouchard ont abouti à l'impasse.Il est arrivé la même chose aux infirmières cet été, et les policiers provinciaux sont présentement dans la même galère.Et quand il y a impasse, il y a bien sur moyens de pression.Les infirmières piquées au vif ont fait la grève avec le résultat désastreux que tout le monde connaît.Les patrouilleurs de la Sûreté du Québec en beau fusil «jouent» présentement dans le trafic.Les enseignants boycottent pour leur part les activités parascolaires, pénali-* * * sant les jeunes.Ne faisant ni une ni deux, ces derniers ont investi le pont Jacques-Cartier mardi en pleine heure de pointe, surprenant ainsi les autorités.La petite délinquance estudiantine s'est poursuivie jusqu’à ce que les policiers du SPCUM sonnent la fin de la récréation en arrêtant près de 300 jeunes, jeudi et vendredi, après que des actes de vandalisme déplorables et déplacés eurent été commis.Dans le concert de «tsé man, bonhomme« rapporté dans les médias, le message des jeunes a certes perdu en clarté.Ces élèves tiennent à leurs activités parascolaires, que ce soit le bal des finissants, le journal scolaire ou l'amicale de la philatélie; autant d'édens et de sources de salut dans une aimée autrement aride.Ils y tiennent et sont furieux à la seule idée d'en être privés.Une fois n’est pas coutume, les enseignants et l'Etat se sont mis d’accord pour condamner le geste collectif indisposant des étudiants.«Les élèves prennent des risques inutiles et mal calculés», a lancé le président de la Fédération des commissions scolaires, André Caron.La présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CEQ), Johanne Fortier, a pour sa part prié les élèves de rester en classe «pour leur propre sécurité».C’est que les moyens de pression de ces jeunes insoucieux nuisent à ceux des professeurs consciencieux.Rusé conune un négociateur, Lucien Bouchard a joint sa voix au concert de réprimandes paternalistes en se disant bien sûr «inquiet» que les élèves fassent des gestes aussi «dangereux», et en priant les professeurs de fournir les services exigés par les jeunes.Cela revenait à demander, subtilement, l'abandon des moyens de pression.Enfin, la police de la Communauté urbaine de Montréal a justifié l'opération ayant mené à l'arrestation de quelque 300 jeunes revendicateurs en expliquant qu'elle ne pouvait tolérer des manifestations «spontanées et désordonnées« qui mettent en péril la sécurité des au- La cause des jeunes n’est ni pire ni meilleure que celle de leurs parents VOIR PAGE A 8: ROUTES M É T É 0 Montréal Québec Ensoleillé Ensoleillé, et chaud.Max: 20 Min: 2 Max: 24 Min: 9 Détails, page B 3 I N l) K X Annonces .B 3 Les sports .B 4 Avis publics.B 5 Mots croisés.B 3 Culture .B 8 Planète .B 2 Editorial .A 6 Politique .A4 Entrevue .B 1 Religions .B (i G- monde .A 5 Télévision .B 7 wwvv.ledevoir.com JACQUES C,RENIER I.E DEVOIR Un gars, une fille, avec Svlrie Léonard et Guy A.Lepage, a reçu cinq Gémeaux.Omertà et Le Polock triomphent P A U 1.LE C A U C H O N DEVOIR Omertà/3 et Le Polock avaient obtenu le plus grand nombre de nominations.La logique est donc respectée puisque ces deux émissions ont remporte le plus grand nombre de trophées hier, soit cinq chacun, à l’occasion de la 14e édition des Prix Gémeaux, organisée par l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision.La journée d'hier a également permis de souligner la renaissance de Télé-Québec puisque plusieurs nouvelles émissions de la petite chaîne publique se sont distinguées, dont l'émission pour enfants Cornemuse avec également cinq Gémeaux, Daniel Pinard comme meilleur animateur (l'ayant remporté dans sa catégorie contre Christiane Charette, Claire Lamarche ou Guy Mongrain) ou Les Choix de Sophie meilleure émission culturelle.a \ Deux prestigieux prix hors catégorie sont également venus appuyer la remontée de Télé-Québec puisque le coproducteur du Plaisir croit avec l'usage, Guy Latraverse, a reçu le Grand Prix de l'Académie, un prix qui rend hommage à l’ensemble d'une carrière, alors que le directeur général de la programmation de Télé-Québec Mario Clément recevait le Prix spécial de l'Académie.Radio-Canada a tout de même obtenu f la part du lion puisque non seulement 5 Omertà et Le Polock ont remporté chacun cinq Gémeaux mais Un gars une fille en a reçu quatre.Non seulement Omertà a reçu le Prix Gémeaux pour la meilleure série dramatique mais 4 et demi a reçu, encore une fois, le prix du meilleur téléroman.Rappelons que les prix Gémeaux sont décernes par des centaines de membres de l'industrie télévisuelle, alors que les prix MétroStar VOIR PAGE A 8: GÉMEAUX Le Nordais prend son envol Inauguration, près de Matane, du plus important parc d’énergie éolienne au Canada Au printemps 1992, les ébauches du plan de développement d'H.vdro-Québec ne contenaient pas un seul mégawatt d’énergie éolienne, sauf pour approvisionner de petites localités isolées, dont on voulait diminuer la dépendance au coûteux diesel.Hydro-Québec avait même alors taxé d’irréalisme une série du Devoir sur le potentiel technologique ¦+¦ de cette filière au Québec.Pourtant, demain, ministres et industriels inaugureront le parc Le Nordais, le plus important au Canada avec une puissance installée de 100 MW.Une histoire où le vent a poussé dans le même sens que bien du monde.LOUIS-GILLES ER A NCŒUR LE DEVOIR Le programme de production privée d’électricité battait son plein au debut de 1992 lorsque quelques consultants et industriels se sont rendu compte que les conditions de l'appel d'offres d'Hydro-Québec permettaient de lancer dans la course un premier parc éolien.Le nombre et la taille des obstacles n’auront finalement pas eu raison de ce projet, piloté par un noyau de croyants, regroupes derrière une proposition avancée par le géant américain Kenetech.Jusque-là, la domination des «castors» au sein d'Hydro-Québec avait empêché tout projet de production éolienne de démarrer.Cette domination, qui atteignait le niveau du syndrome culturel, était si forte qu'elle devait empêcher d'équiper les îles de la Madeleine d'éoliennes en tandem avec des diesels rénovés.On devait opter plutôt pour une batterie de coûteux diesels tout neufs, qui vont polluer la région et contribuer à l’effet de serre pendant une autre génération.C'est dans ce contexte où l'hydroélectricité avait presque le statut de dogme qu'a été présenté le projet Le Nordais.finalement inscrit de justesse dans le progranune hydro-québécois d’achat d'électricité auprès des produc- VOIR PAGE A 8: LE NORDAIS V A pleine puissance, Le Nordais alimentera 10 000 résidences Le bilan du week-end A lire, page A 3 Charbonneau, le Chef et la police C’était un événement comme il s'en passait souvent en ce temps-là.L'inauguration d'un pont, en présence des politiciens, du clergé et des notables du coin, sous la supervision des forces de l’ordre, tout ça n’a rien de bien excitant.Mais c'est sans compter les personnages qui apparaissent sur la photo.Eux, sont passés à l’histoire.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR 1 aura fallu attendre des années avant que cette photo ne passe à l'histoire, avant qu’on réalise quelle représentait à elle seule toute l'époque Duplessis.Ça se passe le 18 août 1946 à Sainte-Thérèse, au nord de Montréal.Le premier ministre Maurice Duplessis, flanqué de ses honorables collègues, vient d’inaugurer le pont La-Fontaine.L'archevêque de Montréal, Ms’Joseph Charbonneau, qui a notamment enseigné au Séminaire de Sainte-Thérèse, est présent aux côtés du «Cheuf».Parmi la foule de notables et de badauds, se trouvent quelques policiers, dont un impressionnant agent de la PP, la police provinciale, aux allures de militaire de république de bananes.Le triumvirat — ou «véreux», selon les versions.— de l'époque Duplessis qu'est l’État, le clergé, la police, est reuni à l'occasion de l'inauguration d'une «voie magnifique« entre Sainte-Thérèse et Sainte-Rose, selon le journaliste Jacques Guay du Devoir, présent à la cérémonie.La photo se retrouve aujourd'hui dans de nombreux livres d'histoire comme étant l'illustration de l'unité entre les trois pouvoirs, avant bien sûr VOIR PAGE A 8: CHARBONNEAU PHOTO en mille Ml S VIC DAVIDSON THE GAZETTE » » 778313000641 L E I) E V OIK.1- E L l N 1) I 2 7 S E I’ T E M 15 H E I !» !» !» A 8 ~ -?LE DEVOIR ?— ACTUALITES ROUTES LE NORDAIS SUITE DE LA PAGE 1 tomobilistes, des piétons et des jeunes! Heureusement, il y a les statistiques pour nous rassurer.Selon les chiffres, les jeunes meurent davantage de la vitesse sur les routes, de l'alcool au volant et du suicide que des suites des manifestations sur les ponts.De même, il y a longtemps qu’un automobiliste n’est pas mort d'une rencontre fortuite avec un manifestant.jeune ou pas.Conscients ou non, les jeunes ont agi comme le Flex-o-flex que vante la pub à la télé: là où ça fait mal.Sur la route.Us ont compris que la contestation efficace ne se joue plus devant le Parlement ou le bureau de comté du ministre, mais sur les artères vitales.C’est en brassant du hunier sur la 20 avec leur cheptel que les producteurs de porc du Québec ont réussi à attirer sur eux l’attention du public.Les ambulanciers ont adopté la même tactique il y a quelques années, ralentissant la circulation sur l’autoroute métropolitaine.Les autochtones ont également pris l’habitude de bloquer les ponts de temps à autre, obtenant à chaque fois l’écoute des gouvernements pour d’éphémères instants.Belle leçon de vie maîtrisée par les jeunes.Il leur reste maintenant à apprendre qu’un groupe de revendicatiop perd toute sa crédibilité en cassant tout sur son passage.A îa défense des jeunes, il faut cependant admettre que certains de leurs ainés de la fonction publique ne donnent pas l’exemple en matière de civisme.La cause des jeunes est simple et concrète.Elle est légitime, ni pire ni meilleure que celle de leurs parents baby-boo-mers qui se souviennent ad nauseam de l’âge d’or de la manif dans les années 60 et 70.Les trotskystes et les marxistes à la pancarte bien haute du passé sont les investisseurs de fonds communs de placement aveugles d’aujourd’hui.Peu importe car c'est le geste qui compte.L’acte de manifestation est une sorte d’appropriation du pouvoir par le petit de la base, un outil de changement social (dans de rares occasions).Répondre aux jeunes sur le mode du paternalisme et de la colère, c’est leur rendre un bien mauvais service.C’est leur inculquer le sens de la résignation passive, les préparer, à avaler toutes les couleuvres du monde sans broncher.À leur manière, gauche et excessive, les jeunes ont simplement repris à leur compte le slogan de la fonction publique du Québec dans la négociation actuelle en criant à tue-tête: «On n'est pas des pions!» Onex répond à Air Canada Toronto (PC) — Onex a réfuté hier l’argument d’Air Canada selon lequel son offre d’achat de la ligne aérienne montréalaise équivaudrait à un transfert dime valeur de 1 milliards d’Air Canada entre les mains d’American Airlines, filiale de la société américaine AMR «Loffre ne représente pas un transfert d’une valeur considérable d’Air Canada à AMR, Onex et Canadien, tel que le suggère la circulaire», réplique Onex par voie de communiqué.«La relation entre Onex et la nouvelle Air Canada se situe du côté de l’actionnariat et les intérêts de la compagnie correspondent entièrement à ceux des autre actionnaires», a mentionné Nigel Wright, le porte-parole d’Onex._f_Onex estime également que les hypothèses de pertes massives d’emplois lancées par Air Canada représentent «une campagne de peur inutile et répréhensible».Selon Onex, son offre aimait déjà généré une amélioration de 650 millions$ de la valeur totale des actions d’Air Canada.Onex af firme également que son plan apportera d’autres bénéfices de 1,4 milliards grâce à des revenus supérieurs et une meilleure valeur des actions générés par la fusion d’Air Canada et de Canadien International.Onex, une société dInvestissement de Toronto spécialiste des rachats d’entreprises, veut se porter acquéreur d’Air Canada et de Canadien pour les fusionner.La transaction est évaluée à 5,7 milliards^.L’offfe d’Onex est soutenue par AMR qui possède le tiers des parts de Canadien.Dans la circulaire envoyée à ses actionnaires, Air Canada estime que cette offre n'est pas assez élevée.Les dirigeants du transporteur affirment aussi que leurs employés subiront la majeure partie des pertes d’emplois et que cette offre est une tentative de la part d’American Airlines de prendre le contrôle de l’industrie aérienne au Canada.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec).H3A3M9 E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction ©ledevoir .corn (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) I* Devoir est publie du lundi au s.nie-di par I* Devoir lu* don! situé au 2050.rue Ile Bleury.lJ eiajj» Montreal.(Quebec).H3A 3 par Imprimerie Québécor I-iSall»- .5 rue de Bourdeau divi-i Québécor Inc., 612, rue Salnt*Juujuei» Ouesi.Montreal I a^ein • est autorisée a employer et a diffuser les informations ptiblu e U Devoir est distribue par Mcvgikw' » Dynamiqu» - division du Inc., 900, boulevard Saint Martin Ouest.Laval Knv«.i de publication n* 0856.Dépôt legal: Bibliothèque nationale du Quebei ge social est est imprime Imprimeries Canadienne s U Devoir lie Queliecor registrement SUITE DE LA PAGE 1 comporter en gagnants».Pour référence, le Conseil exécutif national du Parti Québécois a déposé une série de propositions d'amendements au programme du parti, notamment une modification du premier article du programme intégrant la notion de conditions gagnantes et la création d’un pays souverain assorti d’une offre de partenariat avec le Canada.Ce document, qiii sera discuté plus avant lors du congrès de mai, n’a pas soulevé de passion et les militants les plus orthodoxes ne l’ont pas décrié.Un des thèmes que M.Bouchard entend exploiter pour convaincre les Québécois de la nécessité de la souveraineté, c’est «l’étranglement financier du Québec et des provinces».Dans ses discours d’ouverture et de clôture, le chef péquiste est revenu sur l’idée que le gouvernement fédéral s’est engagé dans un assaut sans précédent contre les compétences du Québec dont il menace la viabilité financière» par «une dynamique infernale»: l’argent et les surplus à Ottawa, les factures à Québec.Recul du français à Montréal Samedi, le Conseil national a accueilli le colloque René-Lévesque sur la situation du français organisé par Marie Malavoy.Le démographe Marc Termo-te, d’INRS urbanisation, UQAM, a livré un constat alarmant sur le recul du français sur Tile de Montréal.Dans 15 ou 20 ans, les francophones de toute origine seront minoritaires sur lile de Montrétd, en raison de l’étalement urbain, du faible taux de natalité des francophones de souche.S’appuyant sur le recensement de 1986 et 1996, M.Termote a constaté que le recul du français était amorcé, le pourcentage des francophones sur lile de Montréal est passé de 67,3 % à 65 % en dix ans.M.Bouchard s’est dit «impressionné par le sérieux de cet exposé», fi s’est engagé à poursuivre les études et à recourir à des experts pour cerner cette problématique devant laquelle «personne ne peut rester indifférent», estime-t-il.Le premier ministre a indiqué qu’il faudra rechercher des solutions «globales» devant ces «tendances lourdes».Sans vouloir rejeter d’emblée un possible resserrement de la loi 101, M.Bouchard s’est montré plutôt froid à l’idée, soulignant qu’«î7 y a des limites à ce qu’on peut faire par des contraintes législatives».Le problème est d’ailleurs «beaucoup plus large», a-t-il fait valoir.«N’oublions jamais que le fédéral est une machine à assimiler les francophones», a dit, pour sa part, la ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, non seulement à l’extérieur du Québec mais à Montréal, en ce qui concerne les allophones, et dans d’autres régions du Québec dont l’Outaouais.Mme Beaudoin a souligné que le problème de défrancisation de lile de Montréal ne pourrait se régler qu’avec le concours de plusieurs ministères et différentes politiques: immigration, population, famille et organisation du Grand Montréal y compris la fiscalité municipale.Dans cet esprit les délégués ont adopté des propositions sur la langue réclamant du gouvernement, en premier lieu, qu’il reconnaisse sans ambiguité que la langue française est en déclin sur lile de Montréal.D ont aussi recommandé au gouvernement d’établir des mesures «d’a ménagement linguistique» pour contrer la déffancisation.Samedi, l'ouverture du Conseil national a été perturbée par une manifestation, marquée par du brasse-camarade, à laquelle participaient des syndiqués du secteur public, des clients d’Empioi-Québec et des policiers de la Sûreté du Québec.Ces policiers portaient leurs uniformes ainsi que leur armes.M.Bouchard s’est dit certain que la SQ «va s'assurer que ces choses-là ne se répètent pas», les policiers n’ayant pas le droit de porter leur arme lorsqu’ils ne sont pas en service.GÉMEAUX SUITE DE LA PAGE 1 du printemps sont décernés à la suite d’un vote du public.La journée d'hier marquait le retour dans le giron des Gémeaux de TVA, qui boycottait l’événement depuis cinq ans.TVA a remporté sept des 67 trophées Gémeaux décernés hier (environ 10 % donc), dont Les mordus comme meilleur jeu (création originale) et André Robi-taille meilleur animateur dans la catégorie variétés, celui-ci coiffant au poteau des vedettes comme Patrice L'Ecuyer, Julie Snyder et Véronique Cloutier.Parmi les catégories d’interprétation la soirée fut très fructueuse pour Michel Côté: premier rôle masculin dans une série dramatique (Omertà3) et rôle de soutien masculin dans un téléroman (La Petite Vie).Pour sa part Micheline Lanctôt a remporté le prix du premier rôle féminin dans une dramatique pour sa forte prestation d'une mère de famille crispée dans Le Polock.L’auteur du Polock, Claire Wojas, avait également reçu le prix du meilleur texte pour une émission dramatique.Les prix de premiers rôles dans un téléroman ont été décernés à Gilbert Sicotte pour Bouscot-te et Rita Lafontaine pour Le Retour, Mme Lafontaine ajoutant ce prix à celui du MétroStar de l’année remporté au printemps dernier.Dans les rôles de soutien Jean Besré (Le Polock), Pascale Montpetit (Diva) et Diane Lavallée (La Petite Vie) complètent le portrait, alors que le couple Sylvie Léonard/Guy A.Lepage s'est distingué dans la catégorie de la meilleure interprétation pour une série humoristique.Un gars une fille a d'ailleurs remporté le prix de la meilleure série humoristique, dans une catégorie où la compétition était lourde.Dans le domaine de l’information Jean-François Lépine a été consacré meilleur animateur et Le Téléjournal/Le Point meilleur journal télévisé.Grosse journée radio-canadienne donc, d’autant plus que Découverte remportait plusieurs prix, entre autres comme meilleure série d’information.Il est resté un prix pour Anne-Marie Dussault des Règles du jeu à Télé-Québec pour la meilleure entrevue, réalisée avec Joe Norton.L’équipe de La fin du monde est à sept heures avait reçu huit mises en nomination.Elle est repartie avec un seul trophée, celui du meilleur spécial humoristique, pour sa soirée électorale de novembre dernier.En soirée Marc Labrèche a tout de même livré un étonnant numéro musical avec Normand Brathwai-te et un quatuor à cordes, une ballade sur les grandeurs du vedettariat! TQS a gagné un seul autre trophée, pour l’émission 47 Québécois vers l’Everest.11 faut parler d’une véritable «journée des Gémeaux» puisque le gala est divisé en deux parties, d'abord en après-midi en direct sur RDI et en soirée en direct sur Radio-Canada, un événement qui dépasse les cinq heures trente.Pierre Nadeau assurait l’animation en après-midi.Normand Brathwaite officiait en soirée avec l’habituel mélange d’humour et d'impertinences, proposant plusieurs parodies de séries et de téléromans.Le producteur Guy Latraverse, fort de ses 40 ans de métier, a reçu le Grand prix de l'Académie.Ce vibrant défenseur de la chanson et des variétés québécoises a répété comment la chanson est un «joyau culturel» unique et il constatait qu’à part Le plaisir croit il n’existe plus aucune émission véritablement consacrée à la musique d’ici sur les ondes.Pour sa part Mario Clément, recevant le Prix spécial de l’Académie pour sa «contribution exceptionnelle au repositionnement de Télé-Québec» en a profité pour plaider la cause de la télévision publique en général, «espace privilégié pour l’expression de la culture», dit-il, déplorant que le Canada soit le pays industrialisé qui désinvestit le plus dans sa télévision publique alors que «les Européens ont compris qu’il faut investir dans les télévisions publiques pour la sauvegarde des souverainetés culturelles».Le financement de Télé-Québec doit être amélioré, plaide-t-il: «nous avons changé la vitrine, il faut agrandir le magasin».Mario Clément s’en est également pris à Fabienne Larouche, «une grande auteur¦> mais dont l'analyse du milieu télévisuel laisse à désirer, soutient-il.Mme Larouche critique durement depuis quelques semaines dans les médias le rôle des producteurs privés alors que Mario Clément a voulu réaffirmer hier le rôle essentiel de ces producteurs.Il est à noter que 70 % des productions honorées hier provenaient des producteurs indépendants.SUITE DE LA PAGE 1 teurs privés.C’est finalement la proposition de Kenetech, à laquelle a travaillé d’arrache-pied un pionnier, comme Richard Legault, qui a été retenue.Pour respecter les critères de contenu québécois, Kenetech s’allie à la société d’ingénierie québécoise Axor, qui achète alors 50 % du portefeuille d’actions.Axor, une entreprise de construction qui s’est lancée par la suite dans la conception de projets et dans la livraison clés en main, devait intéresser le consortium M&N Wind Power au projet lorsque Kenetech est sortie du portrait en 1996 en raisqn de son effondrement financier aux Etats-Unis.M&N Wind Power est constitué de deux forces: l’une de nature économique, la firme de négociants japonais Nichimen Corporation, et l’autre, la danoise NEG Micon, un des principaux producteurs mondial des «moulins à vent» contemporains.Le projet, qui sera inauguré en grande pompe demain dans la région de Matane, en sera à sa deuxième cérémonie du genre, du bonbon pour les politiciens.C’est que le parc Le Nordais est en réalité formé de deux sections, réalisées l’une l’an dernier et l’autre, cet été, qui auront exigé un investissement total de 160 millions.La première section a été inaugurée l’an dernier à Cap-Chat où elle regroupe 76 éoliennes d’une capacité de 0,75 MW, d’une puissance installée de 57 MW.La deuxième section, qui sera inaugurée demain en présence du gratin de l’industrie éolienne canadienne, réunie en congrès annuel à Ri-mouski, ajoutera 57 autres vire-vent, blancs et hyperprofilés, d’une puissance installée de 43 MW.Avec ces 100 MW totaux, qui en font le plus plus important parc éolien du Canada et un des plus importants à l’échelle mondiale, le Québec, qui a Irainé la patte dans le dossier, fait maintenant une entrée remarquée dans cette filière.A pleine puissance, Le Nordais alimentera 10 000 résidences.Sur une base annuelle, son énergie pourra remplacer une quantité de combustible pétrolier dont la contribution à l’effet de serre atteindra 250 000 tonnes de CO par an.Yvan Dupont, le président d’Axor, est lui-même un peu surpris de la chaîne de complicité surprenante dont son projet a finalement bénéficié pour crever le mur d’indifférence, voire d’opposition, en moins de sept ans.Et cela, dit-il, autant au sein d’Hydro-Québec, oii il a eu des alliés indéfectibles, comme au gouvernement, qui a consenti une subvention de 5,6 millions par l’entremise de la SDI pour la mise en place d’une usine de montage à Boucherville.M.Dupont en donne le crédit au ministre des Finances, Bernard Landry, qui, dit-il, a appuyé le projet du début à la fin.La réalisation de cette première québécoise a constitué une aventure unique sur les plans tant financier que technologique et social.Les puissantes machines danoises sont équipées de chauffage, ce qui optimise leur rendement en hiver alors que la puissance du parc se déploie au même moment que la demande en énergie.Mais cet avantage stratégique vaut dans la mesure où les machines ne sont pas congelées par les vents glaciaux de l’estuaire fluvial.Oui, il y a eu des problèmes, reconnaît Yvan Dupont, mais les ingénieurs et les techniciens ont su les résoudre.Aujourd’hui, assure-t-il, «le projet est rentable», même s'il convient que les profits réalisés sont inférieurs aux marges classiques d;uis l’industrie de l’énergie.Les bailleurs de fonds n’ont cependant pas hésité à consentir des conditions ex- ceptionnelles, dont un amortissement sur 21 ans, parce que Le Nordais bénéficiait d’un contrat de 25 ans avec Hydro-Québec.Et aussi parce qu’ils estiment que le projet place ses artisans dans une «position stratégique» sur un marché mondial en pleine expansion.En 1998, la filière éolienne a fait un bond de 35 %, passant de 7500 à 9600 MW.On prévoit que sa production quintuplera d’ici huit ans, ce qui n’a d’équivalent que sur les marchés de la téléphonie cellulaire et d’Internet! Le Nordais serait, affirment ses promoteurs, le parc éolien actuellement le plus rentable d’Amérique, sinon au monde.Hydro-Québec lui paie son électricité 5,8 C du kWh, ce qui équivaut à 3,8 C US, un taux presque comparable aux autres formes d’énergie.Plusieurs facteurs expliquent ce succès, précise M.Dupont, dont l'importance de la taille du projet, qui a justifié fa création d’une usine d’assemblage à Boucherville, où on vient d’effectuer des mises à pied faute de nouveaux projets.C’est pourquoi le président d’Axor espère que Québec donnera enfin suite à l’avis de fa Régie de l’énergie, qui recommandait en septembre 1998 de réserver une quote-part de 450 à 1050 MW en éolien, répartie sur neuf ans, à un prix minimal de 5,8 C du kWh.Tous s’attendent à ce que le gouvernement annonce sa politique à 1a cérémonie d’inauguration demain.La mise en place d’une telle quote-part, sans être le Pérou pour l’industrie, selon Yvan Dupont, justifierait 1a mise en place au Québec non pas d’une usine d’assemblage mais bien d’un unité de production autonome, avec des budgets de recherche susceptibles d'achever les transferts technologiques en cours.Canam-Ma-nac, qui a réalisé les tours effilées des éoliennes du Nordais, a commencé à transformer cette expérience nouvelles en livraisons aux États-Unis! Axor regarde avec intérêt l'idée de s’installer sur le marché américain en raison de l’obligation prochaine des distributeurs de ce pays de se doter d'un portefeuille d’énergie verte équivalent à au moins 7,5 % de leurs ventes, ce qui conférera une valeur ajoutée à 1a production éolienne québécoise.Le Québec, explique Yvan Dupont, doit s’inspirer de l’exemple du Danemark, un petit pays qui fournit pourtant 65 % du marché mondial de l’éolien en raison d’investissements stratégiques consentis à temps par son gouvernement.Le Québec, dit-il, sera dans 1a même situation s’il s'aligne sur l’avis de sa Régie de l’énergie et s’il sait par ailleurs mettre à profit son énorme potentiel éolien, qui correspond à 70 % des 4500 MW économiquement exploitable dès maintenant au Canada.Axor a investi dans trois minicentrales hydroélectriques.C’est, à ce titre, le seul propriétaire ayant un pied dans les deux filières.Quand on demande à son président de comparer les deux filières, il répond: «L'éolien a un avantage incroyable: c’est extraordinaire de se sentir aussi désiré.» Dans 1a région de Cap-Chat, où les audiences publiques avaient donné lieu à l'expression de certaines appréhensions, le rodage des 76 premières éoliennes a calmé les esprits, voire suscité un réel enthousiasme.Pas de problème de bruit ni d’oiseaux morts, et les vaches ronronnent sous les pales de 48 mètres de diamètre.Les propriétaires terriens, qui louent leurs terres en échange d’un pourcentage mensuel des profits réalisés par les machines installées chez eux, font des jaloux.Et cela, sans compter que les parcs de Cap-Chat et de Matane sont en voie de devenir une attraction touristique majeure et une carte de visite en haute technologie.CHARBONNEAU SUITE DE LA PAGE 1 que 1a grève de l’amiante ne vienne tout gâcher en 1949.Un examen approfondi de 1a photo, œuvre du photographe Vie Davidson de The Gazette, permet d'y découvrir une foule de détails passionnants.D’abord, le représentant du clergé, le bouillant Mgr Joseph Charbonneau.D’une stature imposante, il dépasse tout le monde d’une tête et porte sa soutane des grands jours pour la bénédiction.«L’action de l’Eglise est de maintenir une union entre les hommes et le Créateur, dira l’archevêque dans son discours.Tout appelés que nous sommes au bonheur du ciel, nous n'en avons pas moins ici-bas des besoins [.]» Les deux autorités, célestes et civiles, se sont réunies pour l’inauguration du pont, continue Mgr Charbonneau.«Puisse Dieu répandre sur ce pont l’abondance de ses grâces et de ses bénédictions.» C’était l’époque de 1a bonne entente avec Duplessis, c’était avant 1949.Cette année-là, en se positionnant en faveur des grévistes d’Asbestos, Mgr Charbonneau a subi les foudres de Duplessis, et devra démissionner à 1a demande des autorités de Rome.Dans 1a pièce Charbonneau et le Chef, l’œuvre de John Thomas McDonough qui raconte 1a rupture entre les deux grands hommes, l’archevêque supplie Duplessis de profiter de 1a grève pour «jouer le rôle d’un vrai nationaliste [.] en défendant les Québécois contre les exploiteurs étrangers».Le Chef réplique en questionnant 1a capacité de Charbonneau, d’origine ontarienne, à comprendre les problèmes québécois.L’œuvre de Dieu, la part de l’homme Aux côtés du clergé, les politiciens.Maurice Duplessis tient à la main son beau chapeau, une paire de ciseaux pour couper le ruban et un rouleau de papier sur lequel est probablement écrit son discours.«Cette structure est une grande œuvre de génie, déclame-t-il, mais elle n’est qu’un pâle reflet comparée à la science incomparable du Créateur.» M.Duplessis porte également au bras une mystérieuse canne.Coquetterie ou béquille temporaire à 1a suite d'une blessure?Aux côtés du premier ministre apparaissent aussi le ministre de 1a Voirie, Antonio Talbot, et son collègue des Travaux publics (ou Travaux «pas vite»), Roméo Lorrain.Et enfin, 1a police.Jean-Raymond Proulx, capitaine retraité de 1a Sûreté du Québec et passionné de l'histoire de la policç, s’est amusé à reconnaître les personnages de la photo.A l’avant-plan, une «police de la route» dans son uniforme de travail porté été comme hiver: costume inspiré des uniformes de la Grande Guerre, ceinturon «Sam Browne» avec le revolver à droite, képi à pointes, lunettes noires, gants, insigne de policier et sifflet, hautes bottes et pantalon bouffant pour les cavaliers dont la monture est désormais motorisée.Derrière lui, un agent de la gendarmerie avec sop casque d’apparat, réservé pour les grandes occasions.A l’extrême droite, un policier que M.Proulx identifie «à 99 %» comme étant Norbert Labbé, capitaine de 1a gendarmerie, reconnaissable à 1a chemise blanche et au képi à la bordure dorée, signe d’un gradé de haut niveau.Et caché derrière Maurice Duplessis, probablement un lieutenant de la gendarmerie à cause des galons visibles sur son épaule.«Dans le temps, c'était très politique, ça prenait absolument une lettre du député pour être engagé, rappelle Jean-Raymond Proulx.C’était la mentalité de l'époque.La police n ’était pas mieux, mais pas pire que les autres institutions du temps.» Le favoritisme régnait à 1a Sûreté provinciale, comme un peu partout dans 1a société.Selon que les libéraux ou les unionistes prenaient le pouvoir, les tètes changeaient.Le fameux Norbert Labbé, raconte Jean-Raymond Proulx, était entré dans 1a police lors du premier mandat de Duplessis avant d-etre renvoyé en 1940, quand les libéraux ont repris le pouvoir.Lors de l’inauguration du pont La-Fontaine en 1946, environ deux ans après le retour de Duplessis, Norbert Labbé venait d’être réintégré, galons en plus.«Probablement qu’il avait rendu de très bons services au parti pendant la campagne électorale.», raconte avec un sourire le capitaine retraité.Les policiers de l’ère Duplessis travaillaient sans Code de discipline ou de déontologie, sans organismes externes chargés de surveiller 1a police.«Si quelqu’un osait porter plainte, d’abord il était sûr que son cas ne serait pas entendu et e>isuite,je ne pense pas qu’il aurait osé porter plainte une seconde fois.» La police maintenait l’ordre dans les assemblées publiques, débarrassait 1a salle des «indésirables», fermait les yeux sur le «tripotage» des boîtes de scrutin lors des élections.«Les policiers poussaient un peu loin la servilité envers les politiciens, même si un certain nombre gardait quand même une distance.» Duplessis, aujourd’hui Trois-Rivières a fêté cet été le quarantième anniversaire de 1a mort de son illustre fils, Maurice Duplessis.Aimé ou détesté, celui qui a régné durant 1a Grande Noirceur ne laisse personne indifférent.L’événement commémoratif a permis de jeter un nouveau regard sur le Chef et son époque.Sur 1a règle du favoritisme patronage, il est d’abord important de rappeler que Duplessis n’avait pas de droits d’auteur sur 1a pratique.Les libéraux de Taschereau avant lui, par exemple, n’hésitaient pas à se «graisser 1a patte».«C’est quelqu’un qui a quand même été élu, rappelle Jean-Raymond Proulx.Le “tripotage” des votes, ça se faisait des deux bords.Les libéraux ne restaient quand même pas assis dans un coin!» La «psychose»,de l’époque Duplessis doit cesser, croient d’autres.«A mon point de vue, c’est une attitude de peuple très jeune», dit le comédien Paul Hébert, qui a traduit et adapté Charbonneau et le Chef avec Pierre Morency dans les années 1960.Oui.le régime Duplessis était une époque obscure, ajoute Paul Hébert, mais tous les peuples ont vécu des périodes semblables.«On se regarde le nombril, alors que ça fait partie de l’évolution d'une société.» LE DEVOIR.LE LUNDI SEPTEMBRE I !» !» !» H 1 Le Devoir LES SPORTS Grand Prix d’Europe IMft mfBTW Le Grand Prix de Nürburgring a été transformé en «loterie» par de nombreuses averses qui ont provoqué moult erreurs tactiques, les conducteurs se laissant surprendre par la piste changeante.Pedro Diniz, par exemple, a violemment pris la clé des champs dès le début de la course.Miraculeusement, il ne souffre que de contusions à l’épaule et au genou droit.«Je suis sur une autre planète» ta pire défaite Johnny Herbert triomphe des averses ^ * llieneuve Personne n’aurait misé le moindre pfennig sur le «tiercé» surprise du Grand Prix d’Europe de Formule 1 hier de Nürburgring.On attendait la victoire d’un «grand», Mika Hakkinen, Heinz-Harald Frentzen ou David Coulthard.L’épreuve allemande a couronné Johnny Herbert (Stewart-Ford) devant Jarno Trulli (Prost-Peugeot) et Rubens Barrichello, sur l’autre Stewart.D’APRES AFP ET AI’ Nürburgring — Au terme d’une course perturbée par la pluie et riche en rebondissements, le Britannique Johnny Herbert (Stewart-Ford) a remporté hier sur le circuit allemand du Nürburgring le Grand Prix d’Europe de Formule 1.Le Finlandais Mika Hakkinen, qui a terminé cinquième sur sa McLaren-Mercedes, prend seul la,tête du championnat du monde des pilotes.A deux courses de la fin, il possède un petit avantage de deux points sur l’Irlandais Eddie Irvine (Ferrari), qui a bouclé les 67 tours à la plus mauvaise place, celle de septième.Derrière Herbert, l’Italien Jarno Trulli a apporté son premier podium de la saison à l’écurie Prost-Peugeot en terminant deuxième, devant le Brésilien Rubens Barrichello, qui a complété le succès de Stewart-Ford en 9e classant troisième.; «Je suis véritablement sur une autre planète, a affirmé Herbert.» Sur les 22 pilotes présents au départ de cette course qui s’est apparentée à un jeu de massacre, neuf seulement ont franchi la ligne d’arrivée.Pas moins de six leaders se sont succédé: Heinz-Harald Frentzen, David Coulthard, Ralf Schumacher, Fisichella, à nouveau Schumacher et enfin Herbert.Dès le premier tour, Pedro Diniz (Sauber) s’est fait une très grosse frayeur lors d’une grave collision avec la Benetton d’Alexander Wurz.Le Brésilien s’est retrouvé la tête en bas après que sa voiture se fut envolée sous la force du choc.Le cou protégé par une minerve, il a été évacué sur un hôpital de Bonn, où il a subi des examens.Il ne souffre que de quelques contusions à l’épaule et au genou.Au 17’ tour, une brève mais violente averse venait perturber les débats.Pendant qu’Hakkinen rentrait au stand pour chausser des pneus pluie, Frentzen accentuait son avance en tête.% is m plus tard, l’Italien partait en tête à queue et Schumacher reprenait la tête.puis le pneu arrière droit de l’Allemand éclatait quelques mètres plus tard.Herbert, qui avait gardé ses pneus pluie pendant toute la course, prenait alors la direction des opérations avec une avance confortable de 17 secondes sur Trulli.Et partait tranquillement vers la victoire.Herbert apporte ainsi à Stewart-Ford sa première victoire en Fl et s’offre sa troisième victoire personnelle après ses deux succès de 1995.’ R E S S E CANADIENNE Nürburgring — «C’est vraiment la pire défaite que i’a [;•/**?*>* Herbert s’est offert une troisième victoire en Fl.La pluie était fatale aux Ferrari.L’arrêt de Mika Salo durait 38 secondes, et Irvine perdait ensuite 28 secondes, pour finalement repartir sans pneus pluie.«Les mécaniciens m’attendaient, mais Salo est arrivé le premier, et ils , ont laissé tomber mes pneus pour prendre les siens, a expliqué Irvine.Fi-nalement, quand je suis rentré, ils n’ont * pas pu retrouver un seul de mes pneus.» Frentzen a abandonné au 321 tour en rai- , son d’un problème électrique.Coulthard passait donc en tête, mais pas pour longtemps.Alors qu’une deuxième averse s’abattait sur le Nürburgring, sa McLaren sortait de la piste au 37’’ tour.Ralf Schumacher se retrouvait leader de la course mais effectuait un arrêt au 45‘ tour, qui profitait à Fisichella.Mais quatre tours LES CLASSEMENTS DU CHAMPIONNAT DU MONDE Pan ¦y Pilotes: Constructeurs: 1.M.Hakkinen (Fin) .62 points 1.McLaren-Mercedes .110 points 2.E.Irvine (Irl) 2.Ferrari 3.HH.Frentzen (Ail) .3.Jordan-Mugen Honda.4.D.Coulthard (G-B) .4.Williams-Supertec 5.R.Schumacher (Ail).5.Stewart-Ford 6.M.Schumacher (Ail) 6.Benetton-Supertec 7.R.Barrichello (Bré).7.Prost-Peugeot 8.G.Fisichella (Ita) 8.Sauber-Petronas 9.J.Herbert (G-B) 9.Arrows 10.M.Salo (Fin) Minardi 11.J.Trulli (Ita) D.Hill (G-B) 12.F.Diniz (Bré) A.Wurz (Aut) O.Panis (Fra) 15.P.de la Kosa (Esp) .J.Alesi (Fra) M.Gene(Esp) j’aie connue cette année», a lancé Jacques Villeneuve l’issue du Grand Prix d’Europe.Villeneuve affichait une déception fort légitime.A quelques tours de la fin, alors qu’il occupait le cinquième rang derrière Ralf Schumacher, son système d’embrayage rendait l’âme.«Ça faisait déjà dix-huit tours que je m’y attendais, a raconté le pilote québécois.J’avais quelques problèmes lorsque je rétrogradais.D’ailleurs, je suis même étonné d’avoir pu me rendre à cinq tours de la fin.C’est dommage parce que je ramenais de bons points à l’équipe.fÿ- C'est dur d'abandonner de cette façon.» Jjè La météo.La course fut difficile à gérer pour tous les pilotes à cause de la météo qui a joué les trouble-fête.En raison de l’alternance de pluie et de soleil, il fallait opter pour le bon choix de pneus au bon moment.A ce sujet, Villeneuve a remis en question sa stratégie.«J’aurais peut-être dû m'arrêter pour monter des pneus pluie mais il fallait prendre le risque de rester en pneus “stick”.Lors de la première averse, je roulais assez vite mais malheureusement, je suis monté sur le vibreur à l’entrée de la chicane et je suis parti en tête-à-queue.» Même s’il est venu bien prêt d’inscrire ses premiers points de la saison, Villeneuve était dépité par la tournure des événements.«Je n’y vois rien de positif.Nous étions l’avant-dernière équipe au classement du championnat du monde des constructeurs et nous sommes maintenant les derniers puisque Minardi, avec la sixième place de Marc Gene, passe devant.» Changement de stratégie Selon lui, il faudra que BAR change de stratégie et de tactique à l’occasion des dernières courses de la saison.«Comme il ne restait plus que trois Grand Prix pour marquer des points au championnat des constructeurs, on gérait la course différemment avec l’objectif obligatoire de terminer.À partir de maintenant, il faut absolument prendre tous les risques car il est désormais clair que finir comme cela ne sert plus à rien.» Alors qu’il occupait le cinquième rang, son système d’embrayage rendait l’âme Expos 0 Braves 10 Le champagne pour Atlanta Coupe Ryder Incroyable remontée des Américains ASSOCIATED PRESS Brookline — Tout ce que Ben Crenshaw a demandé à l’équipe américaine, c’est d’y croire.Elle a répondu à l’appel de leur capitaine avec une rempntée incroyable qui a permis aux Etats-Unis d’enlever les honneurs de la coupe Ryder.Justin Leonard a calé deux long coups roulés pour des birdies qui ont permis aux Etats-Unis de réussir le plus grand retour dans l’histoire de la coupe Ryder, ramenant ainsi le précieux trophée en Amérique pour une première fois depuis 1993.Malgré un déficit de 10 à 6 à l’aube de la dernière ronde et que personne n’avait sormonté une situation semblable, Crenshaw a refusé de baisser les bras.«Je n’ai jamais cessé d'y croire», s’est exclamé Crenshaw en tentant de retenir ses larmes.Avec un match à faire, les Américains étaient déjà assurés de récolter 14,5 points, soit le total exact dont ils avaient besoin pour l’emporter Ils ont tellement dominé leurs rivaux européens que la victoire était dans le sac dès le 17’ trou.Cette remontée spectaculaire a été symblolique pour les Etats-Unis, mais surtout pour Justin Leonard.Avant cette année, il n’avait jamais gagné un affrontement à la coupe Ryder, et ses chances semblaient très minces puisqu’il accusait lui déficit de quatre trous face à José Maria Olazabal alors qu’il n’en restait que sept à jouer.Leonard a gagné les quatre derniers trous, ce qui lui a assuré une victoire permettant aux Américains de conserver leurs chances de gagner le tournoi.Leonard a assuré la victoire des Américains au 17 trou avec un long coup roulé de 45 pieds bon pour un birdie.Les célébrations ont débuté dès le 18 trou alors que Leonard aspergeait du champagne et que des drapeaux américains étaient agités.«Cette victoire est un grand moment dans l’histoire du golf», a affirmé Hal Sutton, qui a contribué au triomphe des siens avec une récolte de 3,5 points.«Je ne savais pas à quel point c’est bon de gagner la coupe Ryder», a déclaré Tiger Woods.Les Américains ont remporté les affrontements en simple par cinq points (8,5-3,5), ce qui constitue leur plus grande marge de victoire depuis 1979.L’équipe européenne, si dominante avant les rondes d’hier, n’a pu porter le coup de grâce à leurs rivaux.Jesper Parnevik et Sergio Garcia, qui avaient une fiche de 3-0-1 lors des deux premières journées, ont été surclassés par David Duval et Jim Furyk.Davis Love, qui a disposé du Français Jean Van de Velde au 14’ trou, n’a pas hésité à expliquer pourquoi les Américains ont pu remporter les grands honneurs.«Ben Crenshaw est le grand responsable.Il nous a motivés, il nous a fait croire que nous étions capables d’aller jusqu'au bout», a-t-il conclu.PHILIPPE REZZONICO PRESSE CANADIENNE Pour la 600 victoire de Felipe Alou dans l’uniforme des Expos, il faudra patienter encore un peu.Matraqués de cinq points avant même de se présenter au bâton, les Expos ne se sont jamais relevés et ils ont subi un cinglant revers de 10-0, hier, aux mains des Braves d’Atlanta, champions de la section est de la Ligue nationale en 1999.Le sacre des Braves a été confirmé quelques instants après leur victoire contre les Expos quand les Mets de FRANÇOIS LEMENU PRESSE CANADIENNE Le Canadien sera à la recherche d’un défenseur lors du repêchage intraligue d’aujourd'hui.«Nous regardons une couple de joueurs», a indiqué hier le directeur général Réjean Houle.Les candidats qui pourraient intéresser le Canadien ne sont pas nombreux.De plus, le Tricolore choisira au 10 rang, ce qui devrait limiter ses choix.Le nom de Philippe Boucher, des Kings de Los Angeles, est le plus souvent mentionné.La saison dernière, le patineur de St-Apollinaire a livré 45 New York ont subi un revers de 3-2 face aux Phillies de Philadelphie.Les Braves remportent ainsi un huitième titre consécutif de section (1991 à 1999), la campagne 1994 n'ayant couronné personne en raison de la grève.«Les gens pensent que l’on s’habitue à gagner, a déclaré le gérant Bobby Cox dans un vestiaire en folie.C’est faux.On n’en a jamais assez.» «Je leur souhaite bonne chance, a indiqué Felipe Alou après la rencontre.Je leur souhaite seulement de se rendre un peu plus loin que d’habitude», faisant ainsi état des relatifs insuccès matchs dans l’imiforme des Kings, récoltant deux buts et six passes.Agé de 26 ans.Boucher n’a jamais été en mesure de s'implanter dans la Ligue nationale après avoir été un choix de première ronde des Sabres de Buffalo en 1991.Il est ensuite passé aux Kings.Boucher possède un bon tir mais ses carences en défensive l’ont toujours empêché d’être titularisé.Houle pourrait aussi.être tenté par le vétéran Bob Rouse.Agé de 35 ans.Rouse n’a pas été protégé par les Sharks de San José.Le Canadien, enfin, pourrait réclamer un défenseur qu’une équipe aura des Braves en séries éliminatoires, eux qui n’ont remporté qu’un titre de la Série mondiale en 1995.Le match Les Expos n’ont jamais été dans le coup et il n’ont eu qu'une chance véritable de marquer, en fin de cinquième manche, avec une marque de 5-0, quand ils avaient des coureurs aux premiers et deuxième coussin et un seul retrait.Surprise, Alou a laissé Powell se présenter à la plaque, mais ce dernier a raté son sacrifice et Trace Coquillette a été facilement retiré au troisième but.dû abandonner après avoir elle-même repêché un joueur.Houle aura un autre dossier à régler aujourd'hui.Il doit rencontrer Alain Vigneault afin de décider de la formule pour choisir le capitaine.Les joueurs souhaitent élire leur capitaine, alors que la direction hésite à revenir à cette formule abandonnée il y a quelques aimées.La semaine de Houle sera alors loin d’être finie.Demain, il va communiquer avec le conseiller de Mike Ri-beiro, Don Meehan.Ribeiro devra avoir signé un contrat avant jeudi sinon le Canadien sera obligé de le retourner à son équipe junior.Le Canadien et le repêchage intraligue Défenseur recherché BASEBALL LIGUE NATIONALE Samedi Cincinnati 6 St.Louis 1 Philadelphie 4 New York 2 Chicago 3 Pittsburgh 1 Arizona 7 San Francisco 3 Atlanta 5 Montréal 3 Floride 8 Colorado 2 Milwaukee 3 Houston 2 San Diego 3 Los Angeles 2 Hier Atlanta 10 Montréal 0 St.Louis à Cincinnati New York 2 Philadelphie 3 Houston 3 Milwaukee 11 Pittsburgh 8 Chicago 4 (11 ni) Colorado 8 Floride 6 Arizona 7 San Francisco 1 San Diego 7 Los Angeles 10 Aujourd'hui St.Louis (Bottentield 18-7) à Cincinnati (Villone 9-7).12h35 Floride (Cornelius 1-0) à Montréal (Batista 8-7).19h05 Colorado (Bohanon 12-11) en Arizona (Anderson 6-2), 21h35 Demain Floride à Montréal.19h05 Chicago à Philadelphie, 19h05 Atlanta à New York.19h10 Pittsburgh à Milwaukee, 20h05 Cincinnati à Houston.20h05 San Diego à St.Louis.20h10 Colorado en Arizona.22h05 Los Angeles à San Francisco, 22h05 CLASSEMENT Section Est G P Moy.Diff x-Atlanta 99 57 635 — New York 92 64 .590 7 Philadelphie 74 82 474 25 Montréal 64 92 .410 35 Floride 62 94 397 37 Section Centrale Houston 94 63 599 — Cincinnati 93 63 596 1/2 Pittsburgh 76 79 .490 17 St.Louis 72 83 .465 21 Milwaukee 71 84 458 22 Chicago 64 92 410 291/2 Section Ouest • » x-Arizona 95 60 .613 — ; San Francisco 83 73 532 121/2 Los Angeles 74 82 .474 21 1/1 San Diego 73 83 .468 221/2 Colorado 70 86 .449 251/2 x-champion de section y-assuré d'une place en séries LIGUE AMÉRICAINE Samedi Boston 4 Baltimore 1 Cleveland 9 Toronto 6 Tampa Bay 2 New York 1 Detroit 11 Kansas City 3 Texas 10 Oakland 4 Chicago 13 Minnesota 4 Anaheim 7 Seattle 3 Hier Baltimore 8 Boston 5 Cleveland 11 Toronto 7 Kansas City 1 Detroit 6 Tampa Bay 6 New York 5 Chicago 3 Minnesota 0 Oakland 3 Texas 10 Anaheim 7 Seattle 3 Aujourd’hui Kansas City (Suppan 10-10) à Detroit (Moehler 9-16), 16h05 Baltimore (Erickson 15-11) à Boston (P.Martinez 22-4).19h05 Tampa Bay (Eiland 4-8) à New York (Irabu 11-6).19h35 Chicago (K Wells 3-1) au Minnesota (Radke 12-14), 20h05 Seattle (Garcia 16-8) au Texas (Helling 13-10), 20h05 Demain New York à Baltimore.19h05 Toronto à Tampa Bay, 19h05 Boston à Chicago.20h05 Detroit au Minnesota.20h05 Cleveland à Kansas City.20h05 Seattle au Texas.20h05 Oakland à Anaheim, 22h05 CLASSEMENT Section Est G P Moy.606 Diff y-New York 94 61 — Boston 89 66 .574 5 Toronto 79 77 506 15 1/2 Baltimore 77 78 .497 17 Tampa Bay 67 89 429 271/2 Section Centrale x-Cleveland 95 61 .609 ! Chicago 70 85 .452 24 1/2 Detroit 64 91 .413 301/2 Minnesota 63 91 .409 31 Kansas City 62 94 .397 Section Ouest 33 x-Texas 92 63 .594 — Oakland 84 72 .538 8 1/2 Seattle 77 78 497 15 Anaheim 65 91 417 27 1/2 x-champion de section, y-assuré d'une place en séries HOCKEY LIGUE NATIONALE Vendredi New Jersey 6 Pittsburgh 1 Caroline 1 Atlanta 0 Washington 2 Buffalo 1 (P) Philadelphie 3 N.Y.Rangers 2 Tampa Bay 3 Floride 2 Boston 3 Chicago 1 Detroit 3 Dallas 0 Edmonton 3 Calgary 1 Los Angeles 4 Colorado 3 (P) Samedi Ottawa 3 Montréal 3 Anaheim 4 Phoenix 3 Pittsburgh 2 N.Y.Islanders 1 Caroline 2 Floride 2 Boston 3 Buffalo 1 New Jersey 4 Philadelphie 2 Chicago à Washington N St.Louis à Dallas N Calgary à Edmonton N Detroit à Nashville N San José à Los Angeles N Hier N.Y.Rangers 1 Boston 0 Nashville 0 Floride 0 New Jersey à Philadelphie St.Louis à Chicago Calgary à Vancouver Rangers à Hartford B (> L E I) E V (MH.1.K 1.I' X DI 2 7 SE 1’ T E M B R E I !l il il livres et des Sous la direction des petits frères des Pauvres Vieillir vivant / Lively Aging / Envejecer Viviendo Ces textes d’aînés expriment, en prose ou en poésie, leurs désirs, leurs aspirations, leur monde intérieur, la fantaisie et la sagesse qui les habitent 196 pages -19,95$ Oanj itmt diA.Utryftuj'yy m 256 pages *24,95$ Fernand Ouellette Dans l’éclat du Royaume Le poète et essayiste Fernand Ouellette poursuit sa quête spirituelle.Il propose de comprendre la notion du Royaume dont parle le Christ dans les évangiles à la lumière des trois mystères glorieux que sont la Transfiguration, la Résurrection et l’Ascension.Anthony De Mello l m* minute
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