Le devoir, 8 octobre 1999, Cahier A
9 1 0 -+ FONDE EN 1 Vol.X (' X 2 2 S ECONOMIE CLAUDE BÉLAND MÈNERA LE DÉBAT EN HOMME LIBRE PAGE A 8 Fran çois C a r il i n ti I DEVOIR PERSPECTIVES La grande guerre des routiers Les camionneurs déchirent actuellement leurs chemises sur la voie publique, exaspérés face à des élus qui ne semblent réagir qu’aux coups de canon.lui multiplication des rapports et des reports du gouvernement Bouchard a alimenté la colère des conducteurs de camions qui réagissent aujourd'hui, malheureusement, en prenant la population en otage.1 y a un an presque jour pour jour, 21 barrages étaient installés à travers le Québec par les camionneurs indépendants.Depuis dimanche, la crise rebondit de nouveau.Qu’est-ce à dire puisque des solutions avaient pointant été trouvées l’an dernier?En effet, un comité d’experts avait été formé par les ministères du Travail et des Transports à la suite des moyens de pression de ces camionneurs.Ce comité avait accouché du rapport Bernier, applaudi par les prin-cipaiLx intéressés.Le gouvernement promettait alors d'agir dans les meilleurs délais pour répondre aux revendications de ces propriétaires de camions, notamment de meilleures conditions salariales, la diminution du nombre d’heures de travail et, surtout, le droit de se syndiquer.Bien de l’eau a coulé sous les ponts depuis, et la ministre du Travail, Diane Lemieux, a hérité de dossiers pour le moins accaparants: la bisbille à Emploi-Québec et les clauses discriminatoires.La tète et les bras bien pleins, elle a remis à l'année prochaine l'application des conclusions du rapport, au grand dam des chauffeurs.Les camionneurs indépendants, ceux qui possèdent leur propre mastodonte et font affaire avec plusieurs clients, sont aujourd’hui en furie puisque le temps, bien évidemment, c’est de l’argent Un syndicaliste esti-* ^ * niait hier à 150 $ par semaine les pertes encourues par les chauffeurs en attente d’un changement législatif.Les moyens de pression sont-ils trop importants, vu la teneur du problème?H n’est possible de répondre à cette question qu’en en connaissant les tenants et aboutissants.Pour résumer une histoire complexe, on peut affirmer que cette crise tient en deux points principaux: la réforme du Code du travail, d’une part, et le maraudage syndical, d’autre part.Et l’essence?Cette question est importante, certes, mais semble avoir été un peu montée en épingle.C'est en quelque sorte la pointe de l'iceberg.Le dossier des camionneurs artisans traîne depuis la déréglementation fédérale du transport, en 1988.Au moment où les règles sont tombées, les camionneurs se sont multipliés et la concurrence féroce s’est érigée en système.Depuis la disparition des tarifs, par exemple, les entreprises de transport font de plus en plus appel à des sous-traitants, qui n’ont d’autre choix que de présenter la plus basse soumission.C'est évidemment le portefeuille des chauffeurs qui a dû accuser le coup.Selon une étude du Centre québécois de logistique appliquée, les camionneurs roulent en moyenne 3000 heures par année ou, autrement dit.50 semaines de 60 heures.Leur salaire se situe entre 4,76 $ et 8 $ de l’heure, ce qui leur donne, au bout de la semaine, un salaire brut de 400 $.Il est vrai que l’augmentation du coût de l’essence d’une région a l’autre pose problème.Toutefois, si l'on fouille un peu plus, on se rend vite compte que ce n'est que le symptôme d’un malaise plus profond.Les conclusions du rapport Bernier, rendues publiques il y a quelques mois, proposaient entre autres au gouvernement de modifier le Code du travail pour régler cette crise en permettant à ces camionneurs proprié-taires de se syndiquer.Actuellement, la loi veut que seuls les travailleurs étant (buts une situation de subordination hiérarchique puissent faire partie d’un syndicat Le Code canadien du travail a pour sa part déjà reconnu la notion d’entrepreneur dépendant, c’est-à-dire un entrepreneur indépendant (sic) qui n’a qu’un seul client.En élargissant la définition des travailleurs pouvant être syndiqués, le fédéral a commis un précédent qui suscite bien de l'espoir chez les camionneurs.Ceux-ci voient dans cette éventuelle modification du Code québécois une porte de sortie de la jungle de la concurrence.De leur côté, les syndicats salivent.Un élargissement du Code du travail résulterait en un bassin plus grand de membres potentiels.Mais il y a plus que ça.La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Confédération des syndicats démocratiques (CSD) pavoisent devant cette manne et tentent de se faire plus beaux, plus gros, mais surtout plus forts que le voisin.Mais il y a autre chose, estime Noël Mallette, professeur en relations du travail à l’UQAM.Cette guerre froide entre les deux syndicats est aussi une façon de susciter un attrait chez les camionneurs membres des Team- 1, E V E X I) R K 1) I 8 OCTOBRE 1 1) » Il VOIR PAGE A 12: ROUTIERS M K T Ë 0 Montréal Ciel variable avec faible possibilité d'averses.Max: 12 Min: 2 Québec Ennuagement.Max: 7 Min: 4 Détails, page B 3 Annonces 1 N .B 6 I) K X Editorial .A 10 .A 9 le monde.B 8 Cinéma B 12 Les sports.B 7 Avis publics.B 7 Montréal .A 7 Culture B 11 Mots croisés «.B ti Economie .AH Télévision.B 10 www.ledevoir.com TOURISME LES HAUTS ET LES BAS DE LA VIE N D’AGENT DE BORD PAGE B 4 LE MONDE CONTRE GORE, IL Y A LA MÉTHODE BRADLEY PAGE B 8 1 $ T O H O N T O I $ ADRIENNE CLARKSON EST «INTRONISÉE» PAGE A 3 ,;.S "/ » ,«i- ‘ f ’d&À- ', JACQl’KS NADKAl’ 1 K PI VOIR BILL CLINTON est aujourd'hui à Mont-Tremblant pour participer à la conférence internationale sur le fédéralisme.Hier à Washington, ses conseillers l'ont préparé à sa rencontre avec le premier ministre Lucien Bouchard.M.Clinton s'est préparé, lui, à jouer au golf en compagnie du premier ministre Jean Chrétien.Des agents de sécurité ont examiné hier le terrain, faisant une pause au 15' trou du Club de golf Le Diable pour se régaler du «festival des couleurs».Lire nos informations en page A 12.Les camionneurs accentuent la pression Bouchard les accuse d’«affamer» l’Abitibi S?L ANDRE FORGET l.E DEVOIR Ils ont stationné par dizaines hier leurs mastodontes autour de l’édifice de la CSN, sis à l’ombre du pont Jacques-Cartier.MARIO CLOUTIER LOUISE LEDUC LE DEVOIR Tout en lançant un appel au calme, le premier ministre Lucien Bouchard refuse de négocier avec un couteau sur la gorge et a exigé des camionneurs indépendants, hier, la fin des moyens de pression, «qui sont en train d'affamer» l’Abitibi.Nullement intimidés, les syndicats qui courtisent les routiers montent au contraire le ton et annoncent le passage de convois roulant à 60 km/h sur les autoroutes.Voilà qui n’était pas de nature à rassurer qui que ce soit, surtout pas les Québécois des régions éloignées.En Abitibi, les reportages des derniers jours, jugés alarmistes par certains commerçants interviewés hier, ont incité les gens à se ruer vers les épiceries et à étoffer leurs réserves.Résultat: les produits de base comme le lait et le pain, et, à un degré moindre, la viande, les fruits et les légumes, deviennent difficiles à trouver.Un commerçant s’est même fait vertement engueuler par des clients auxquels on voulait imposer une limite d'achat de certaines denrées.Certaines catégories d’essence se font rares elles aussi.A Montréal hier, les camionneurs, par dizaines.ont statiomié leurs mastodontes autour de l’édifice de la CSN, endroit strate^ gique s’il en est puisque sis à l'ombre du pont Jacques-Cartier.La CSD et la CSN disent avoir séduit un millier de syndiqués «théoriques» chacune parmi les camionneurs propriétaires de leur véhicule.Outre la réduction du prix de l'essence, les centrales revendiquent en leur nom le droit de se syndiquer et de négocier collectivement leurs conditions de travail, ce qu'interdit actuellement le Code du travail à tout travailleur autonome.En conférence de presse, le vice-président de la CSN, Roger Valois, a raconté que lors de son tour du Québec pour mobiliser les camionneurs, il leur disait: «Quand on sera 1000, on va parler.Quand on sera 3000, on va agir.» Dans leur combat, les deux centrales syndicales jurent de ne jamais prendre la population en otage.Pour la CSN, la situation fâcheuse vécue en région ne découle que du caractère indispensable du travail clés camionneurs.«Les chauffeurs de camion n’ont pas pris le voile, ils ne sont pas membres de congrégations, a lancé Marc Liviolette.Si ça te coûte plus cher de rouler, tu ne roules plus, c'est tout.» À la CSN, a précisé M.Laviolette, les moyens de pression vont maintenant cibler précisément les expéditeurs, les papeteries, les raffineries et les entreprises de transport, jugés responsables des piètres conditions de travail des camionneurs.VOIR PAGE A 12: PRESSION Conférence sur le fédéralisme Ottawa ne donne pas le change Les souverainistes tirent de nouveau leur épingle du jeu M A N O N C O R N E L LI E R ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Landry engage un bras de fer avec la Bourse de Montréal GÉRARD BÉRIJBÉ LE DEVOIR Le ministre des Finances a refroidi les «ardeurs des Bourses dans leur projet de spécialisation.S'il appuie les grands principes de ce processus, Bernard Landry épouse cependant la formule des dissidents voulant que Montréal conserve une place boursière pour ses PME.Et il a fixé la barre non pas à quatre millions mais à 500 millions en capitalisation boursière.En réaction, la Bourse de Montréal, pantoise, s’est contentée d’émettre un communiqué dans lequel elle soutient qu «elle entreprend maintenant la mise en œuvre de l'entente» et que la mise en place de la nouvelle structure «respectera l’échéancier défini dans l’entente du 15 mars dernier».De toute évidence, les dirigeants du parquet montréalais déclinent l’invitation lancée hier par M.Landry «de présenter à leurs collègues des autres Bourses canadiennes cette proposition afin de prévoir les VOIR PAGE A 12: LANDRY Le bon Dieu des Québécois porte mille masques Dans l'ancienne «priest ridden province», les croyances sont aujourd’hui multiples et paradoxales De plus en plus de Québécois se déclarent «non croyants».Mais les croyances religieuses des Québécois se révèlent surtout multiformes et paradoxales.Dans l’ancienne priest ridden province, «les gens se sentent maintenant autorisés à se construire un répertoire de sens qu’ils ne veulent surtout pas voir contesté par les autorités religieuses».Sixième d'une série de sept dossiers ST É P H AN E B AIL LA RG E O N LE DEVOIR êtes-vous Croire ou ne pas croire, telle était la première question.Huit Québécois sur dix (82 %) ont répondu oui et deux sur dix (18 %) non à la question des questions: «Etes-vous croyant?» En fait, la réponse à l'enquête Sonda-gem effectuée pour Le Devoir varie passablement en fonction de l'âge et de la scolarité de l’interviewé: les jeunes et les personnes plus scolarisées ont davantage tendance à se définir comme non croyants.Plus du tiers des personnes de 18-24 ans, mais à peine 5 % du groupe des 65 ans et plus, affirment ne pas «croire»: les impies (pourquoi pas.) forment le quart des répondants diplômés universitaires mais à peine 10 % du contingent des diplômés du secondaire.Si la tendance se maintient, comme dirait l'autre, eh bien, on ne sait pas.Car qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?Il y a tout autant de manières de croire que de ne pas croire.Le spectre est large et complexe entre le pôle des «talas» (ceux qui «vonf-À-/a-messe») et celui des athées + ont-Tremblant — Des séances à huis clos, des souverainistes toujours au MS poste, des conférenciers vantant les vertus des changements constitutionnels.Le gouvernement fédéral n’a pu, dans ce contexte, reprendre l’initiative au cours de la deuxième journée de la Conférence internationale sur le fédéralisme.Le message qu’il espérait voir les Canadiens retenir est tombé complètement à plat.L'opération, d’un point de vue intérieur, a été ratée, a même avoué un conseiller fédéral en regardant les manchettes des journaux, qui insistaient sur les discours du premier ministre Lucien Bouchard et de son ministre Joseph Facal.Ce qui a surpris, c’est qu'Ottawa n’a même pas donné le change pour essayer de renverser la vapeur.Contrairement à son habitude, le ministre fédéral des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a refusé de répondre aux déclarations de MM.Bouchard et Facal, préférant attendre la fin de la conférence.Il a nié avoir été vexé ou que cela ait nuit aux ob- VOIR PAGE A 12: CHANGE militants.Dieu est partout.Ce qui en tient lieu et son contraire aussi.Les divinités empruntent mille masques.Les croyances religieuses des Québécois se révèlent en fait multiformes et paradoxales.Une gamme de représentations du monde vient maintenant se greffer à l’héritage des grandes traditions religieuses.Le Québec, l'ancienne priest ridden province, comme la plupart des sociétés occidentales, négocie allègrement le virage des «religions VOIR PAGE A 6: DIEU 778313000689 A ï L E I) E V 0 I K .L E V E N 1) R E I) I attribution, par le Conseil du trésor, d’un important r contrat d’informatique visant à faciliter la gestion financière du gouvernement sera contestée ce matin devant la Cour supérieure.En fait, selon un des soumissionnaires écartés, le gouvernement du Québec choisit un produit qui n'est pas éprouvé pour sa réingénierie informatique, mais qui lui coûtera de 200 à 400 millions de dollars à la fin du processus, pour un service inadéquat.La firme Oracle, qui a présenté la soumission gagnante en réponse à l'appel d'offres du Secrétariat du Conseil du trésor au printemps dernier, a obtenu le contrat pour le progiciel de gestion intégrée de tous les services gouvernementaux, cela étant bien sur accompagné de la mise en opération.Toutefois, la soumission d’Oracle n’est pas conforme à l’appel d’offres, prétend le vice-président de SAP Canada à Montréal, Robert Racine.Il affirme que sa firme était la seule à satisfaire à toutes les exigences et qu'elle était en droit d'obtenir le contrat; il en a saisi la Cour supérieure qui doit entendre la cause ce matin.Néanmoins, le Secrétariat du Conseil du trésor a fait savoir aux soumissionnaires hier qu'il va signer le contrat avec Oracle cet après midi à 16h.Le progiciel d’Oracle a été choisi au coût de 25 millions par le Conseil du trésor, le 23 juin, à la suite d’une consultation auprès de 20 ministères et de 180 organismes.Robert Racine résume la démarche suivie en ces tenues: «Le gouvernement nous a dit: l’important, c’est le coût global.Une firme se qualifie si elle satisfait à 60 % des besoins dans trois secteurs: les ressources humaines et la paie, les approvisionnements, puis les services financiers.Le troisième secteur ne constitue pas un problème, tout le monde fait ça.Mais pour la paie, il y a 28 scénarios et seul SAP a exécuté les 28 scénarios.Oracle n a rempli 5885 tonnes ont été envoyés à l’incinérateur de Swan Hill, en Alberta, 2676 tonnes au site d’enfouissement d’Horizon Environnement, à Grandes-Piles, en Mauricie; ainsi que 14 082 tonnes au site d'enfouissement de Lachenaie et 329 tonnes chez Recyclage Larouche, au Saguenay.Même si le rapport conclut de façon générale que l’élimination des BPC de Saint-Basile s’est effectuée selon le plan arrêté, les dépassements ont été nombreux dans l’air ambiant de la municipalité ainsi que dans ses eaux.La norme de huit nanogrammes par mètre cube (ng/m) d’air a été dépassée entre six et 20 fois à deux stations d’échantillonnage (R2 et R2’) avec des pointes record de 50 et 180 ng/m3 entre le 4 août 1998 et le 8 septembre de la même année.Malgré les mesures d’atténuation mises en place, les normes ont continué d’ètre dépassées quoique l’ampleur des dépassements a diminué progressivement.qu’un seul scénario et Peoplesoft en a rempli cinq.» Le vice-président montréalais de SAP une firme allemande devenue le leader dans le monde pour les progiciels aux grandes entreprises, ajoute: «Le gouvernement ne peut pas réduire la qualité de ses services.Mais 40 % des fonctions viennent en supplément de l’appel d’offres de façon discrétionnaire.Et tout le monde dans l’informatique sait que les derniers 20 % des fonctions correspondent à 80 % des coûts.» Telle lui parait la réalité du monde informatique.D ajoute que le gouvernement a une expérience dans l'application de l'informatique mais que le système de paie a des limitations technologiques.Depuis cinq ans, le système devait être refait.En 2002, au plus tard, le système doit être remplacé.Pour sa part, Gaston CouiÜard, directeur du projet Gires au Secrétariat du Conseil du trésor à Québec, considère que de nombreux experts ont considéré la question au préalable: «Je peux vous dire qu'on a confiance en les chiffres proposés», tranche-t-il.«Lorsque nous avons procédé en appel d'offres, 118 professionnels ont évalué ce scénario.Quatre firmes ont été retenues pour les scénarios et elles ont dû répondre à 450 pages.Durant une semaine, leur produit a été examiné de près.» Il confirme que le gouvernement s’attend à dépenser 78 millions en deux ans, le montant dans les crédits budgétaires.Gaston Couillard ajoute: «Giga Group, Data Pro et Gardiner Group ont évalué les coûts et comparé les moyennes en Amérique du Nord.» Mais le vice-président de SAP Canada, Robert Racine, dit qu'il manque des fonctions essentielles à Oracle et que c’est le gouvernement qui paiera en fin de compte pour cette expérimentation.Il se peut qu’iuie partie des services soit assurée seulement à la fin.Mais il faut un changement d’ensemble, selon lui.Il explique: «Un logiciel de cette nature, tu ne le fais pas pour couper les coûts.Tu le fois pour dégager des bénéfices de 200 millions.Ça peut se faire sur deux ans.» Pour lui, c'est Les gestionnaires ont même enregistré des dépassements même lorsqu'il n’y avait pas de travaux sur le chantier, ce qui semble indiquer que le stockage en conteneur, dont Quebec a dit pendant des années qu’il était sécuritaire, laissait échapper des émanations en permanence! Le pire dépassement a été en: egistré a la station R3 entre le 11 et le 15 août 1998 alors qu’on enregistrait jusqu'à 400 ng/m dans l’air autour du site.Le rapport indique que les concentrations relevées dans les quartiers résidentiels étaient cependant en deçà de la nonne adoptée pour le projet.La concentration moyenne enregistrée panni les maisons se situait quand même à 5,8 ng/m.L’étude se contente de faire le portrait des émanations à des moments ponctuels.Par contre, elle n’indique ni le total des émissions cumulatives, ni leurs impacts poten- possible après 18 mois d'installation.Cela peut se réaliser avec les gains pour les bons de commande électronique et la mise en disponibilité de l’état des inventaires aux fournisseurs.Sans compter les ajustements rétroactifs avec des calculs sur dix ou quinze ans.Au total, des bénéfices récurrents de 100 à 150 millions sont possibles chaque aimée.Robert Racine dit que le processus d'appel d’offres a trahi le gouvernement.11 donne des exemples de préférence de SAP A la fin de 1998, le gouvernement de la Nouvelle-Ecosse a adopte le système SAP, puis le gouvernement du Manitoba a fait de même en mai 1999.Au fédéral, le plus gros utilisateur, le ministère du Revenu, utilise le progiciel SAP, de même que le ministère des Approvisionnements et le ministère de la Défense.Robert Racine se dit convaincu que le projet de refonte de l’infrastructure gouvernementale ne se fera que de manière limitée avec le progiciel d’Oracle: «Ce sera le plus dispendieux système de gestion financière.Il sera inutilisable pour les services d'approvisionnements.Oracle aura besoin de cinq à dix ans pour le mettre au point.» Gaston Couillard, le directeur du projet Gires, répond à ces objections: «Oracle vient juste d’être implanté en Ontario.C’est un système plus considérable qu’au Québec.Et la Colombie-Britannique inaugure ce système dans deux ministères.Même Boeing utilise le système Oracle pour ses commandes d’achat.» Il signale que les experts ont évalué le changement pour le service informatique de la paie et des ressources humaines à 30 millions.De même pour le service financier, une autre somme de 30 millions.On en est à 60 millions, sans les approvisionnements assurés par plusieurs centaines de systèmes en ce moment.«Chacun des ministères gardait son infirmation», dit le directeur du projet Gires.«Nous allons faire des économies d’échelle en changeant tout le système.» fiels dans le milieu ambiant.Un contrat du Conseil du trésor est contesté en cour JEAN CHARTIER LE DEVOIR Dimanche 10 octobre dès 11 finals® ài 1HÉR Ügional à l'Hliffronts da Montréal limanche 10 octobre dès 11 h Le couronnement de l’année pour les meilleurs chevaux des régions de toute la province Début des activités 11 h Début des courses 13 h 30 C’est la fête des régions U’asi ujjb jjnujilB fais familiale ! tenement qu’il faut voir C’est un Au premier plancher de l’estrade populaire de l’Hippodrome de Montréal, de 10 h à 17 h I PP O DROME ”—- de MONTRÉA L CRCCQ Ciecurr RtooiAi Dis Cousus m Chivaux du Qudoïc V "X.' i! * •' S.* b h Lundi 11 octobre dès 10 h 275 chevaux enchères encans Métro Namur Navette disponible 7440, boulevard Décarie, Montréal (Québec) H4P 2H1 Tél.: (514) 739-2741 • Téléc.: (514) 340-2025 Internet : www.hippodrome-montreal.ca Chez vous, êtes-vous vraiment bien éclairés?YLVA ET SON ÉQUIPE VOUS AIDERONT à faire revivre vos anciens abat-jour s- à restaurer vos lampes favorites à choisir vos lampes selon votre décor à créer une ambiance remplie de chaleur à partir de créations uniquement pour vous Pour d'autres idées lumineuses, venez au 1493, av.Laurier Est Tél.: (514) 527-9090 avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut dans les trente jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, Service des greffes.1.rue Notre-Dame Est, 9' étage, Montréal (Québec) H2Y 1B6 Nom et adresse du requérant Nature de Endroit la demande d exploitation 90895 Canada Itée PUB PARE 7505, boul Décarie Montréal (Québec) 1 Bar H4P2G9 Dossier 159-095 Changement de categorie de 1 Restaurant pour vendre à Bar 4040 inc 2 Bars avec BAR 4040 INC danse et 4040.rue spectacles Jean-Talon Est sans nudité Montréal (Québec) (suite à H2A1Z1 cession) Dossier 233-999 3268918 Canada inc RESTAURANT MIKES 6775.boul D6car»e Changement de capacité d'un Restaurant pour vendre Permis Montreal (Quebec) additionnel H2W3E3 Un Bar Dossier 266 577 3586294 Canada inc CASTELLO AMATO 9603, rue Maurice-Duplessis Montréal (Québec) H1E 4M5 Dossier 344-184 3206921 Canada inc CAGE AUX SPORTS (POINTE-CLAIRE) 6321.autoroute 1 Restaurant pour vendre 1 Bar additionnel 7505, boul Décarie Montréal (Québec) H4P 2G9 4040.rue Jean-Talon Est Montréal (Québec) H2A 1Z1 6775.boul Décane Montréal (Quebec) H2W 3E3 9603, rue Maurice Duplessis Montréal (Quebec) H1E 4M5 6321.autoroute Transcanadienne.Local 149 Pointe- Transcanadienne.Local 149 Pointe-Claire (Quebec) H9R 5A5 Dossier 520-015 9082-1729 Québec inc SALLE DE RECEPTION BIG BAND ENR 4625.place Chénier Laval (Québec) H7C 1A9 Dossier 602-086 3097-1220 Québec inc MAJESTIK RESTAURANT TRAITEUR 5415 rue Royalmount Mont-Royal (Québec) H4P 1H6 Dossier 1348-200 3640230 Canada inc CAFE MINOA 5809.rue Bélanger Est Saint-Léonard (Quebec) H1T 1G5 Dossier 1373-356 Alvaro Rodriguez CAFE RESTAURANT TRAITEUR SAVEUR LATINO 4993.rue Queen Mary Montréal (Québec) H3W 1X4 Dossier 1570-332 Ville de Samt-Eustache CENTRE D ART LA PETITE EGLISE 271.rue St-Eustache Saint-Eustache (Quebec) J7R 2L8 Dossier 1657-469 1 Bar (suite à cession) 1 Restaurant pour vendre 1 Bar (suite à cession) 1 Restaurant pour vendre 1 Bar dans théâtre Québec Claire (Québec) H9R 5A5 4625.place Chénier Laval (Québec) H7C 1A9 5415.rue Royalmount Mont-Royal (Québec) H4P 1H6 5809.rue Bélanger Est Saint- Léonard (Québec) H1T 1G5 4993.rue Queen Mary Montréal (Québec) H3W 1X4 271.rue St-Eustache Saint- Eustache (Québec) J7R2L8 9048-1862 1 Restaurant 10495.Québec inc pour vendre boul Pie IX RÔTISSERIE ST 1 Bar Montréal- HUBERT u 007 Nord 10495, boul (Québec) Pie IX H1H4A3 Montréal-Nord (Quebec) H1H4A3 Dossier 1657-543 9041-5530 Permis 2111.Quebec inc dèntrepôt rue Berlier 2121.rue Berlier (biere) pour Laval Laval (Quebec) les lins de (Québec) H7L 3M9 l'agent H7L 3M9 % 4 LE DEVOIR.LE V E X I) R EDI S OCTOBRE I il il il A ?le Devoir * ACTUALITES Pêche au homard Les pêcheurs autochtones ignoreront le moratoire de 30 jours Tout indique que la guerre du homard est loin d’être terminée.Les pêcheurs autochtones de la réserve de Burnt Church, au Nouveau-Brunswick, ont été clairs sur un point, hier: ils n’ont pas l’intention de respecter le moratoire adopté mercredi par les leaders autochtones des provinces maritimes.D'APRES LA .PRESSE CANADIENNE 1 * Burnt Church — Les pécheurs autochtones de Burnt Church ont affirmé que, contrairement au moratoire qui avait été annoncé par leurs leaders, ils recommenceraient à pécher dans l'eau glacée de la baie de Miramichi dés qu'ils auraient remplacé le millier de cages à homards détruites le week-end dernier lors d'un affrontement avec les pécheurs non autochtones.Ils devraient pouvoir mettre la main sur de nouvelles cages à ho- mards dès aujourd’hui, et n'attendront que le beau temps pour les remettre à l'eau.«Je sais que cela va être considéré comme un geste de provocation par les Blancs.Je sais qu’ils seront en colère.Mais nous devons prendre position.Cest correct de pêcher.Nous avons attendu plus de 200 ans pour pêcher et nous allons pêcher», a déclaré un pécheur de Burnt Church, Clarence Dedam.Les pécheurs autochtones et les membres du conseil de bande de Burnt Church sont sortis euphoriques, hier, d’une rencontre avec le chef de bande, Wilbur Dedam, celui- là même qui avait présenté la proposition de moratoire la veille.La proposition consiste à demander aux pécheurs autochtones de cesser volontairement, pendant 30 jours, toute activité de pèche au homard.Le moratoire vient cependant en opposition au jugement récent de la Cour suprême permettant aux Malé-cites et aux Micmacs de pêcher quand bon leur semble, sans permis d’aucune sorte, conformément à l’esprit d'un traité ancien.«Cette communauté est traumatisée, a déclaré un administrateur du conseil de bande, Alex Dedam.Mais nous demandons à la police et aux autorités gouvernementales de s'assurer que rien ni personne ne nous empêchera de pêcher.C’est notre droit et nous entendons bien exercer ce droit.Nous allons pêcher.« Le ministre fédéral des Pèches et Océans, Herb Dhaliwal, a dit qu’il n’était pas préoccupé outre mesure par la décision du conseil de bande de Burnt Church.Il a rappelé que les pêcheurs autochtones avaient jusqu'à samedi pour décider si oui ou non ils allaient se soumettre au moratoire volontaire.«Je vais les encourager comme je l'ai toujours fait à faire preuve de leadership et de sagesse», a-t-il dit.Pendant ce temps, les pécheurs non autochtones se préparaient pour un possible moratoire sur la pèche au homard dans la baie de Fundy.Les représentants d’associations de pécheurs de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick ont été invités par lettre à assister à une rencontre avec les autorités gouvernementales à Truro, en Nouvelle-Écosse, aujourd'hui, pour discuter d’une recommandation en vue d'adopter un moratoire de 30 jours «sur toute pêche au homard dans la région de l'Atlantique».Culture Installation d’Adrienne Clarkson et histoire à l’honneur Redressement financier Les universités dressent une note salée A LEXANDRE SI R O I S PRESSE CANADIENNE Ottawa — Des membres de la chorale Les Petits Chanteurs de Trois-Rivières et des chanteuses de gorge inuites étaient parmi les nombreux artistes qui ont participé hier à la cérémonie d'installation du 26' gouverneur général du pays, Adrienne Clarkson.Mme Clarkson a été assermentée par la juge Claire L'Heureux-Dubé au cours d'une cérémonie protocolaire mais colorée qui s'est déroulée dans l’enceinte du Sénat canadien.Sobrement vêtue d’une robe noire, accompagnée par son mari, l'écrivain et essayiste John Ralston Saul, Mme Clarkson a tenu un discours truffé de références historiques et culturelles.Elle a cité de nombreuses personnalités ayant marqué l’histoire canadienne, de l'explorateur Samuel de Champlain au poète Leonard Cohen en passant par le peintre Paul-Émile Borduas.D’origine chinoise, Mme Clarkson a raconté l'arrivée de sa famille au pays en 1942.Élevée à Ottawa dans un milieu «canadien-français», elle a dit avoir très tôt développé une véritable passion pour la langue française.Elle a cependant expliqué qu’il n'était pas toujours facile, à î'époque, de satisfaire cette passion.Alors qu’elle devait s’inscrire à l’école, par • * exemple, on a fait comprendre à ses ; j Barents qu’il «n’était pas possible pour ;! une protestante d'aller à l’école en ! '-français».RHUTERS Le gouverneur général du Canada, Adrienne Clarkson, saluant la foule dans une voiture décapotable aux côtés de son époux, l’écrivain John Saul.Citant son mari, Mme Clarkson a ensuite soutenu que la complexité est la qualité première du Canada.«C'est une force, et non une faiblesse, que nous soyons une expérience toujours incomplète basée sur une fondation triangulaire autochtone, francophone et anglophone», a-t-elle affirmé.Le premier ministre Jean Chrétien, accompagné de la majorité des membres de son cabinet, était présent à la cérémonie.Il a qualifié Mme Clarkson de «personne dont le talent, le discernement et les réalisations commandent l'admiration» et a souligne son patriotisme.«Rares sont ceux qui, comme Mme Clarkson, ont perçu l'harmonie pro- fonde de cet ensemble de moyens d’expression et d’expériences, qui confère à la culture canadienne sa saveur sans pareille», a-t-il déclaré, ajoutant qu'el-le avait su «mettre ses talents au service de la création de lieux d'expression pour nos artistes, nos musiciens et nos auteurs.» Peu connue des francophones, Mme Clarkson est une personnalité influente de la vie culturelle canadienne.Elle a été journaliste au réseau anglais de Radio-Canada de 1965 à 1982, pour ensuite occuper le poste de déléguée générale de i’Ontario à Paris jusqu'en 1987.Le père de Mme Clarkson, Bill Poy, âgé de 92 ans et décoré d’iute médaille pour son courage lors de la bataille de Hong-Kong, était dans l’assistance.Les chefs des principaux partis politiques fédéraux, dont le réformiste Preston Manning, avaient également accepté l'imitation.M.Maiming avait pourtant boycotté la cérémonie d’installation du gouverneur général précédent, Roméo LeBlanc.Le leader du Bloc québécois, Gilles Duceppe, qui n'hésite pas à affirmer publiquement que le poste de gouverneur général est «dépassé et inutile», a lui aussi, maigre tout, assisté à la cérémonie.«On a toujours respecté les institutions du Canada, a-t-il affirmé, avant de saluer les qualités de Mme Clark-son.Elle semble aussi vouloir des changements.Je lui en suggère un, à l'inspiration même de la reine Élisabeth.Elle pourrait, comme première citoyenne du pays, donner l’exemple et payer des impôts.» JEAN PIC METTE LE DEVOIR Les universités québécoises ont complété leur liste d'épicerie.Et la note est très salée.Resfe à savoir comment le ministre de l'Éducation, François Legault, accueillera les demandes des universités.En juin dernier, le ministre a demandé à chacun des recteurs des universités québécoises de lui soumettre, pour la mi-septembre, un mémoire dans lequel ils préciseraient les besoins en financement de leur institution respective, compte tenu des objectifs d’enseignement et de recherches quelles favorisent.Les résultats de l'exercice ont certes l’avantage de faire le point sur le manque à gagner de chaque université.Elles ne présentent cependant pas de nou- velles pistes au ministre quant aux moyens de sortir les universités de leur sous-financement.Selon l’Université de Montréal, il faudra une injection — récurrente — de 500 millions pour amener le réseau universitaire québécois à un niveau de financer comparable à celui de l'Ontario.Mais selon le recteur de l'Université de Montréal.Robert Lacroix, c’est plutôt de 600 à 800 millions de dollars dont les universités ont besoin pour pouvoir se comparer aux universités de même stature.Dans un cas comme dans l’autre, cela se traduit par des entrées de fonds publics pour le moins importantes — le ministre avait demandé de laisser de côté la question des frais de scolarité.Une chose frappe à la lecture des différents mémoires présentés aux ministres: elles sont nombreuses les universités se disant victimes d'un sous-financement par rapport à leurs consœurs.Au moins deux universités, et non les moindres, disent être désavantagées par l’actuelle répartition des montants dévolus aux universités.L’université McGill estime ainsi souffrir d’un sous-financement systématique de 15 % depuis le début des années 1980: ce manque à gagner représente une somme globale de 350 millions.Pour atteindre le même niveau de financement que les autres membres du réseau québécois, elle estime ainsi devoir recevoir 23 millions de plus par année.Mais pour atteindre ses objectifs d’enseignement et de recherches, c'est d'un montant de 80 millions dont il est plutôt question.L'UQAM n'est pas en reste quant à la dénonciation d'un problème d’équité dans le financement public des différentes universités québécoises.La base de financement de l’UQAM devrait connaître un redressement de 23 millions afin quelle puisse répondre aux besoins quelle juge essentiels à la poursuite de son développement.Mais d’ici cinq ans, c’est d'une somme récurrente de plus de 100 millions — incluant le rajustement de 23 millions — dont elle dit avoir besoin pour poursuivre adéquatement ses activités.L’Université de Montréal, de son côté, évalue à 180 millions le financement supplémentaire requis pour pouvoir concurrencer l’université de Toronto, université canadienne de calibre international qu'elle estime pouvoir concurrencer si on lui en donne les moyens.La commission Moisan refuse une requête libérale NORMAN DE LIS LE PRESSE CANADIENNE Québec — Un adjoint politique du gouvernement péquiste a pu avoir accès au dossier fiscal d’un député de l'opposition libérale.Cette situation, qui a été révélée ‘ hier devant la commission d'enquête sur les fuites de renseignements au > ministère du Revenu, a fait bondir ! l'opposition qui y voit une sérieuse 1 menace à la démocratie.: • • «Nous devons pouvoir faire notre travail de critique du gouvernement en toute quiétude, sans craindre un préjudice.Nous sommes passablement inquiets d'apprendre que le dossier fiscal d'un député de l'opposition a été vu par le côté politique du gouvernement», a commenté le porte-parole de l’opposition.Thomas Mulcair, député de Chomedey.Hier, Pierre Sarto-Blanchard, un fonctionnaire qui comparaissait pour la troisième fois en deux semaines devant la commission d'enquête, a révélé que le dossier fiscal d'un député de l’opposition libérale avait été traité au sein du ministère mais en présence d'un adjoint politique du ministère du Revenu.Ce député, qu’on n'a pas identifié, avait porté son dossier à l'attention du sous-ministre, justement afin d'éviter que des interventions de nature politique n’y soient faites.Or, le dossier du député a été consulté en présence de Pierre Gonthier, un membre du cabinet politique du ministre Roger Bertrand qui était alors ministre du Revenu.Le procureur de l’opposition libérale devant la commission d’enquête, M' Pierre Bellavance, a réclamé que M.Gonthier vienne témoigner au sujet de ce fait nouveau.Mais le président de la commission d'enquête, le juge Jean Moisan, a rejeté la demande.Le juge Moisan s’est rangé à l'avis du procureur de la commission, M' Jacques Fournier, pour qui le mandat de la commission, tel que fixé par le gouvernement, «est limité» à analyser la fuite fiscale qui concerne le député bloquiste de Chambly, Ghislain Lebel.«Une enquête sur une autre fuite serait ultra vires», a fait valoir Mr Éournier.Cette interprétation restrictive du mandat de la commission d’enquête a fait bondir le député libéral Thomas Mulcair.«Le côté politique a eu accès à un dossier des adversaires.C’est inconvenant.Or, on nous refuse d'entendre une dernière fois ce témoin clé [M.Gonthier] sous prétexte que ce ne serait pas dans le mandat de la commission», a déploré le député Mulcair à l’issue des travaux de la commission.La situation des laboratoires environnementaux se détériore Les labos ne sont plus en mesure de jouer leur rôle, conclut une étude sectorielle L'affaiblissement de l’industrie environnementale en raison du retord apporté par Québec dans la modernisation des normes n'affecte pas que les industriels de ce secteur, les consultants et les pro ducteurs de biens et services, qui ne sont plus obligés de suivre le rythme technologique imposé ailleurs à leurs concurrents.Un autre maillon du système québécois de contrôle environnemental s’affaiblit lui aussi dangereusement: les laboratoires environnementaux.L O U I S - G I L L E S F R A N C CE U R LE DEVOIR Une étude divulguée hier par le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’environnement indique que la très vaste majorité des laboratoires spécialisés en environnement sont dans une situation de plus en plus précaire en raison de l’effondrement de la -demande de services» de la part des industries productrices de biens et les institutions publiques, ce que certains propriétaires attribuent à l'affaiblissement du ministère de l’Environnement et de ses contrôles.Cette «situation très préoccupante», selon le comité formé d’industriels, de consultants et d’universitaires dont les travaux ont été financés par Emploi-Québec, repose sur le constat que la croissance des profits dans ce secteur est actuellement «nulle ou négative» pour deux laboratoires sur trois.Ces laboratoires, équipés d’appareils dispendieux, ont dû ralentir leur croissance au cours des dernières années et, comme le reste de l'industrie environnementale, ont subi l’effondrement de la «demande» de la part des industries qui produisent des biens et services, souvent laissées à elles-mêmes en situation d’autocontrôle.C’est ce qui ressort d'une enquête sur l’état des labos environnementaux à laquelle ont participé 21 des 25 laboratoires du Québec.Ensemble, ces laboratoires, qui constituent «un maillon très important [.] dans le contrôle et la prévention de la pollution», sont aux prises avec une concurrence croissante, des prix à la baisse et des équipements de moins en moins à jour, fis en sont rendus à réduire les coûts d’une main-d'œuvre déjà nettement derrière les moyennes canadiennes relevées par les chercheurs.A compétence égaie, par ailleurs, techniciens et diplômés universitaires des labos sont loin de bénéficier d’une rémunération comparable à celle de leurs homologues d’autres secteurs.«Si la situation des laboratoires continue de se détériorer.conclut le rapport, c'est leur capacité de jouçr leur rôle qui est menacée.» A court tenue, leur faiblesse économique les rend vulnérables à des prises de contrôle, un moyen privilégié pour éviter l’éviction du marché.Les propriétaires de ces laboratoires, qui dépensent entre 4000 et 20 000 8 par an pour continuer d’être «•certifiés» par le ministère de l’Environnement, pensent qu'il est temps de passer «au contrôle du marché et au respect accru des lois et règlements en matière d’environnement», voire de penser à des lois plus rigoureuses pour forcer la détection et le suivi des contaminants dans l’eau, l’air et les sols, ainsi que les émanations de toute sorte attribuables aux déchets.Malgré les sommes considérables investies par les laboratoires québécois dans des équipements d’analyse sopliistiqués, aucun, faute de marché, n’a pu encore se payer un chromato-graphe GCMS à haute résolution, qui permet d’analyser les concentrations de dioxines et de furannes.Ce qui explique que le ministère de l’Environnement du Québec doive attendre une dizaine de jours les résultats de ses prélèvements qui sont envoyés en Ontario, comme lors du récent incendie de carcasses d'auto à Laprairie! «Sans engagement environnemental des donneurs d'ordres, a expliqué Dominique Ferrand, porte-parole patronal au sein du comité sectoriel, il n'y a pas de marché pour les entreprises de l’industrie de l’environnement.» Pour le porte-parole syndical Robert Mercier, de la CSN, «si rien n’est fait, des milliers d'emplois sont enjeu, et pas uniquement dans les laboratoires».Comme la Grappe industrielle en environnement la veille, le comité sectoriel a plaidé pour une implication des ministères de l’Environnement ainsi que de l’Industrie et du Commerce dans la recherche de solutions.EN BREF DENIS M ONE'TT F oôtoues 97 millions réclamés (PC) — C’est au tour des établissements de réadaptation en déficience physique de frapper à la porte du ministère de la Santé du Québec pour demander de l’argent, soit 97 millions.Selon le président de l’association qui regroupe ces établissements, Denis Carbonneau, il y a au Québec, aujourd'hui, 3173 enfants et 2310 adultes qui sont sur des listes d'attente pour des services.Certains attendent depuis quatre ans.Selon Les Éditions LOGIQUES inc.®#tfil hi!de ËYchahtâit'fÊ Et Mathilde chantait roman ISBN 2-89381-617-7-448 pages 22,95 $ En vente partout Distribution exclusive Quebec-Uvres LOG Denis Monette Le Balzac de l’an 2000 ! les données de l'association, presque un million de personnes au Québec ont des incapacités physiques persistantes.15 19 27 29 42 48 Tirage du 99-10-06 Numéro complémentaire: 22 GAGNANTS LOTS 6/6 î 13 000 000.00S 5/6-r 8 164 635,60$ 5/6 437 2 411,10$ 4/6 26 822 75,30$ 3/6 510 321 10,00$ Ventes totales: 30 852 836S Prochain gros lot (approx ): 2 000 000 î IÜ fflj- Tirage du h! w 99-10-06 î 10 22 31 34 46 Numéro complémentaire: 45________ 2 5 12 17 Cagnotte de 100 000 $ I GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000.00$ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 25 500,00$ 4/6 1 401 50,00$ 3/6 26 560 5,00$ BONI 209 478,47$ Ventes totales: 791 056.00S E|tra Tirage du 99-10-06 NUMÉROS LOTS 777110 100 000$ 77110 1 000 $ 7110 250 S 110 50$ 10 10$ 0 2 S TVA.le réseau des tirages Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets En cas de disparité entre cette et la liste officielle, cette dernière a priorité. MH / 4 -MJ i, vs r «J-mmmua * -• i*-^ A'i.* VVIVi'j’.r « 4 • 4'i •'.•.» » «r I I II' \W.9S‘* *' >» ¦*» * •' é'«'«V < itcÇi i, r- Ou encore: l’industrie du transport aérien au pays a-t-elle besoin de changement?Nous sommes la société Onex et nous croyons que oui.Nous croyons que l'indus- trie souffre.Et que nous pouvons la guérir.Le problème Combien ça prend de personnes pour changer un transporteur aérien ?Au cours de la dernière décennie, nos actionnaires ont pu profiter de perfor- mances boursières parmi les meilleures au pays.Nous avons le sens des affaires.Nous remontons nos manches.Nous réglons les problèmes.Nous réalisons Le problème, ce sont les sièges tics choses.vides.Et ceci se produit dans plus de 70% des cas.En fait, la situation se Y aura-t-il moins de concurrence s’il n’y a qu’un seul et répète chaque fois qu’un appareil Air Canada ou Canadien quitte l’une unique transporteur des principales villes du pays à moins de 10 minutes d’intervalle.Sur une On ne parle pas d’un seul et unique transporteur pour le pays.période d’un an, cela équivaut à des centaines et des centaines de sièges On parle d’un transporteur majeur.Nous continuerons de faire face à la inoccupés.Cela signifie qu’il en coûte de plus en plus cher de garder concurrence des autres transporteurs et charters qui détiennent déjà actives ces deux compagnies aériennes.Cela signifie également que se deux tiers du trafic aérien international au pays.Les compagnies sont les consommateurs et les investisseurs tpii en font les frais.aériennes régionales ou charters font déjà de la concurrence et, grâce La solution ?à notre projet, pourront bénéficier de meilleures perspectives d’avenir.La solution est de créer un transporteur fort qui aurait comme En fait, nous devrons baisser nos tarifs de façon a ne pas se faire dévorer mission d’éliminer tout le gaspillage du aux dédoublements.La solution par nos adversaires.est de créer un transporteur appartenant à des intérêts locaux dont les Y a-t-il autre chose qu’il est important que je sache?avions voleraient à pleine capacité, un transporteur tpii serait rentable, Vous serez content de savoir que notre projet pour la nouvelle qui offrirait à ses usagers des horaires de vols plus pratiques avec en bout Air Canada a tout pour devenir une autre histoire de succès commercial de ligne un bien meilleur service.au pays.Sur 13 administrateurs, Il d’entre eux seront d’ici.Les citoyens Ce que nous proposons, c’est d’acheter Air Canada et Canadien d'ici posséderont 85% de la nouvelle Air Canada.De son coté, American pour les fusionner.Nous proposons d’allier les forces des deux entreprises Airlines ne possédera que 15% et se départirait de ses avoirs au plus tôt.pour bâtir quelque chose d’encore mieux.Nous proposons d'appeler cette Vous devriez savoir que notre nouveau transporteur honorera les nouvelle compagnie aérienne Air Canada.programmes pour grands voyageurs des deux transporteurs actuels et .Mais voulez-vous bien me dire qui est Onex, et pourquoi nous continuera d’offrir d’importants soldes de sièges.Nous savons que si nous devrions croire que vous pouvez régler la situation ?ne vous offrons pas tout cela, vous irez voir ailleurs.Vous serez également Onex est peut-être le plus discret des succès dont vous venez tout content de savoir que vous pouvez consulter tous les détails de notre projet juste d’entendre parler.Nous sommes la septième des plus importantes en visitant notre site Web au www.airco.ca.Nous vous encourageons à sociétés au pays, plus importante que IBM, avec des revenus de 14 milliards $.lire notre proposition et nous vous invitons à communiquer avec nous.Il y a 15 ans, nous étions dix.Aujourd’hui, nous représentons une force Nous sommes plus que jamais déterminés à vous offrir une meilleure de 58 000 employés.Nous avons mis sur pied des entreprises qui sont compagnie aérienne.maintenant devenues des chefs de file mondiaux, des entreprises comme ONEX Sky Chefs, Celestica, les pièces pour automobiles Dura et Sucre Lande.roi R l NE MEILLEl KE AIR CANADA L K DE V (MH.I.E V E X D H EDI S () (' T 0 B H E I !» !» !» A (> I.E S A (’ î HAUTE S L’église buissonnière «Nous avons perdu contact avec le monde d’aujourd’hui» S T É P H A N K H A I 1.1.A R O K O N LE DEVOIR Anne-Raphaëlle avait donné rendez-vous à deux de ses amis devant la «caf» du cégep du Vieux-Montréal plutôt que sur le «parvis» du grand immeuble de brique, aux allures de centre commercial.C’est là quelle s’est fait coincer, mardi, pour une entrevue sur un sujet qui ne la passionne pas.«J'ai été baptisée en deuxième année, au primaire», a confié la grande fille de 17 ;uis, perchée sur des cothurnes de caoutchouc.«C’est moi qui ai demandé ça à mes parents, pour paire comme une amie.Ils ont dit oui.mais je crois que c’est parce que, pour eux, la religion ne comptait pas.Je veux dire qu'ils ont dit oui comme ils auraient dit oui si je leur avais demandé d'aller à un camp de vacances.» Elle n’a pas persisté dans ce désir mimétique.Elle n’a jamais fait sa première communion.A la maison, elle ne parle jamais de «Dieu ou de ces affaires-là».Elle se rappelle être allée deux ou trois fois à l’église pour des funérailles.Anne-Raphaëlle n’est pas la seule brebis égarée.Selon l’enquête menée par Sondagem pour le compte du Devoir, 16 % des répondants assistent régulièrement à des cérémonies religieuses, 55 % à l’occasion et 28 % jamais.Ce qui confirme encore une fois la désertion massive des lieux de culte.On ne sera pas davantage surpris d’apprendre que les plus jeunes ne fréquentent que très rarement les églises ou les synagogues.Tous les groupes d ages de répondants de moins 45 mis assistent régulièrement à des cérémonies religieuses dans une proportion de moins de 10 % alors que plus de la moitié des gens de 65 ans et plus se retrouvent dans la même situation.Plus de quatre jeunes sur dix de 18 à 24 mis ne vont jamais dans un lieu de culte pour assister à une cérémonie.Le sondage a aussi cherché à comprendre pourquoi certains fréquentent encore les lieux de culte, ne serait-ce qu’à l’occasion.Le quart (24 %) des répondants affirment que c’est pour «pratiquer• leur religion; le tiers (33 %), pour s’y recueillir; le reste (42 %), pour participer à des «cérémonies importantes».Là encore, la coupure semble assez nette entre l’attitude des plus jeunes et celle des plus vieux.Ainsi, près de six répondants sur dix (57 %) de 18-24 mis, mais à peine une personne de 65 mis et plus sur dix (9 %), affirment participer à des «cérémonies importantes».Jésus?Connais pas.Les rituels donnent corps à lame des religions.Mais dans le contexte individualiste, pragmatique et combinatoire actuel, les pratiquants n’investissent plus le sens traditionnel dans les rites.Le bricolage de sens, bien visible sur le plan des croyances, a des répercussions jusque dans les pratiques concrètes.Le cas du baptême est particulièrement intéressant à cet égard.Dans la foi chrétienne, le baptême marque l’effacement symbolique du péché originel et l’entrée dans la Le bricolage de sens, bien visible sur le plan des croyances, a des répercussions jusque dans les pratiques concrètes êtes-vous ¦ JK xVVs* “i ç 0 ;ir le front commun de son plan d’action, le 8 septembre, que nous avons constaté enfin une volonté à la table centrale de négocier et d’accélérer le pas.Mais celte volonté patronale s’est refroidie dès que ce plan d’action a fait l’objet de remaniements et d’hésitations.Contrairement à ce que certains peuvent penser, la mobilisation, dont la grève, joue encore un rôle névralgique pour amener la partie patronale à négocier et à tenir compte des revendications des salariés.Il a d’ailleurs fallu une cohésion des demandes des syndiqués et des menaces d’arrêt de travail qui ont dû parfois être mises en application pour en venir à des ententes avec les syndiqués dans les secteurs des pâtes et papier et de l’automobile tout autant que (huis le secteur des garderies en mai dernier.Certains peuvent déplorer qu'il en soit ainsi, qu’il faille en arriver là.Mais notre experience syndicale nous montre qu’aujourd’lnii comme hier, les syndiqués doivent se mobiliser s'ils tiennent à faire avancer leurs demandes aux tables de négociation.M.Sansfaçon soutient que les difficultés rencontrées à faire entériner ce plan d'action du front commun révèlent en outre l’existence d’un «fossé entre les membres et les dirigeants».Il avance comme facteur explicatif de son analyse «l’incapacité du mouvement syndical lui-même à renouveler son discours et ses pratiques».Tout d’abord, il importe de rappeler qu’il n'y a pas eu de négociations dans le secteur public depuis dix ans.Même le président du Conseil du trésor, au moment du dépôt de ses offres sectorielles, en février 1999, a pleinement reconnu cet état de fait et souhaité qu’une véritable négociation ait lieu sur tous les enjeux des présents pourparlers.[.] Au cours de ces dix ans, aucun débrayage d’envergure n’a eu lieu dans le secteur public.L’impact de la récession, les compressions budgétaires et l’utilisation de lois matraques depuis 20 ;uis pour dissuader les syndiqués du secteur public de se mobiliser expliquent ce choix d’opter pour d’autres avenues que des débrayages.Mais aujourd’hui, au moment où le gouvernement dispose de surplus budgétaires qui pourraient atteindre un milliard de dollars, selon le journal Les Affaires, au moment où les règlements observés dans le secteur privé atteignent régulièrement 3 % par année, comme ce fut le cas cet été d;uis l’hôtellerie ou encore dans le secteur de l’automobile avec Ford, la demande de 11,5 % du front commun sur trois ans nous apparaît réaliste.Depuis 1991, les salariés du secteur public ont subi une per te moyenne de 5,9 % de leur pouvoir d’achat.En outre, qui peut prétendre que le manque d’effectifs, les surcharges de travail, la montée de la précarité et la sous-traitance qui, chaque jour, pousse vers une privatisation croissante n'appellent pas des solutions urgentes?Qu’il nous soit apparu nécessaire d’envisager des arrêts de travail pour amener le gouvernement à bouger p;u* rapport à ses offres initiales ne nous semble déconnecté ni de la réalité ni de nos membres.Bien sûr, le défi est grand.Les négociations dans le secteur public, ponctuées à plus d’une occasion de décrets et de lois matraques au cours des 20 dernières années, ont échaudé nos gens.Ils sont, de surcroît, à bout de souffle en raison de cette course effrénée et aveugle au déficit zéro, largement faite sur leur dos et celui des bénéficiaires de ces services.11 n’est donc pas étonnant que le comportement du gouvernement lors de la grève des infirmières de la FDQ ait eu l’effet d’une douche froide.Qu’ils débattent actuellement et évaluent sur toutes les facettes la pertinence de débrayages en front commun ne nous étonne pas.L’exercice est sain, et il est trop tôt pour dire qu’il n’est pas pertinent de le faire.Il est possible que la recette agace dans certains milieux.Mais il reste que les gains des conventions collectives négociées au cours des années 70, dont les 100 $ par semaine, la tâche enseignante, des niveaux de salaires identiques d’une région à l’autre du Québec et l’uniformisation des standards en matière de services publics à l’échelle,du Québec, ont profité non seulement aux salariés de l’État mais à l’ensemble de la population du Québec.Au cours des années 80 et 90, le mouvement syndical a expérimenté d’autres formes de regroupement et de collaborations intersyndicales, allant dîme simple coordination et d’échanges d’information à des alliances à deux, cinq ou six organisations syndicales, selon les rondes de négociation.Contrairement à l’appréciation de Jean-Robert Sansfaçon sur notre comportement, nos pratiques ont beaucoup bougé au cours de ces deux dernières décennies.Actuellement, nous tentons de renouer avec la solidarité et l’unité d’action et de revendication du plus grand nombre.Il semble en outre que mes propos de la semaine dernière, au moment où j’ai été appelé à commenter le résultat du vote des enseignantes et enseignants de l’Alliance des pro fesseurs de Montréal, aient donné à penser à M.Sansfaçon que la centrale est sous l’influence de ses années de gauchisme.Si oser proposer et défendre les idées et des actions signifient pour certains «gauchisme», il n’en reste pas moins que pour d’autres, cela signifie avoir du leadership, avoir le courage de prendre des risques et de lancer des débats même si on n’en connaît pas l’issue.La CSN a toujours adhéré à ce type de leadership.Il a servi l’intérêt de ses membres et celui du peuple québécois.Les présentes négociations n’y font pas exception.Nous souhaitons profondément que nos membres adhèrent massivement au plan d’action du front commun, présentement objet de consultation et de votes.Cependant, adve-nant le rejet de ce plan en tout ou en partie, nous ne baisserons pas les bras.La démocratie syndicale, malgré certaines rigidités inévitables lorsqu’il s’agit de tenir des votes auprès de 315 (XX) membres de la CSN, de la CEQ et de la Fl Q, se sera exprimée encore une fois.[.] La grève joue encore un rôle névralgique pour amener la partie patronale à négocier et à tenir compte des revendications des salariés + L ’ É Q U I I* E DU D E V O I R I \ lii.n u-riMN i„„r„alki,.< A l'information eénérale et métropolitaine : L>uis Lapierre (adjoint ai, directeur de l'information), Sylvain Blanchard, Jean Chartier (rie urbaine).Yves d'Avignon (sports); Paule des Rivières (éducation).Jean Dion, louis-Gilles Francœur (environnement).Judith Lachapelle Danse A RUIAC riON Jour! ah., „ntitinucs municipales) Caroline Monlpotit, Isabelle Pare (santé).Jean Pichette (justice); Odile Tremblay (Horizons); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt {pages edi tonales, responsable des pages thématiques); Martin Puclos et Christine Dunia/et (relecteurs), J.iaim » ( w ' K‘| l’J'" U’S,“n t Jntnnrnhhrs) l'information culturelle Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon (théâtre, danse).Paul Cauchon (médias).Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles).Brian Myles (cinema), Jean-Herre U-gault, Clement I rude] (musique) ; a ' information econo ' ri mer et Jacques Nadt nu (pl g P ¦ ¦ .|> it Mun„(,r François Normand, Serge Truffaut.Claude Turcotte : il l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information).Guy I aillefer (éditorialiste).Claude Ievesque : a I information politique : I lerre O Neill.Manon nuque : Gérard Berube Kolierl r iiîlrî-îiic (correspondants ^parlementaires à Québec,; Mark-Hélène Alarie (secrétaire a la rédaction) : Julie Tremblay.Marie-Claude Petit (commis), la documentation Gilles Pare (directeur) ; Brigitte Arsenault Manon Pérou,e.Serge la, ante Co nelber (correspondante p,,,ri n a,m 40M.MurnC loutic r « lectrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint).Jacqueline Avril.Jean de Billy.Gyslaine Côté.Marlène Côté.Christiane Ugault.Jacques A.Nadeau.Claire Paquet Chantal Ra,nv,lie Miche me Ruelland.J n r ber), R.kIu 1 Kocht fort ttau.).» _ r •i m(irv svlvie 1 morte Micheline Turgcon ; Martine Bérubé (secrétaire).Iv\ PRODUCTION Christian Goulet {responsable de la produetion), Claudine Bedard.Philipjx» Borne, Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard D» s Connu r^.S< *>rie-Jos
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