Le devoir, 18 octobre 1999, Cahier A
V T ,i ?;.X Naviguez sur Internet avec Sympatico Edition Haute Vitesse 310-INTERNET /YITlPATk© Édition Haute Vitesse au plus vite.Offert là où la technologie le permet Certaines conditions s’appliquent.I c nom et le dessin de Synipattco sont ries marques de commerce de MOdtaUnx Interactif Inc.utilisées sous licence, le service Sympatico Bell Édition Haute Vitesse est offert |Ur Bell Communications esoluces 11 WH) Ira - -W r U 11 le là la .1 lois.» LE DEVOIR L’ENTREVUE GÉRALD LAROSE: LES SOLUTIONS GAGNANTES PAGE B 1 LES ACTUALITÉ TRUDEAU FÊTE SES 80 ANS PAGE A 4 Ma rio Cloutier Les travaux parlementaires qui s’amorcent demain risquent d’être déterminants pour l’avenir du gouvernement Bouchard.Les négociations du secteur public et la réforme municipale sont autant d’écueils sur lesquels pourrait s’échouer le navire péquiste et l’opposition officielle ne cherchera sûrement pas à l’en empêcher.Jean Charest croit que la navigation à courte vue est en train de causer la perte du gouvernement.«Il faudrait qu’il arrête la gestion de crise, a déclaré le chef libéral au Devoir en avant-première de la reprise de la session à l’Assemblée nationale.Le gouvernement se laisse porter de crise en crise.Il en a pris l’habitude et c’est devenu une façon de gérer.Il ne s’occupe d’un dossier que lorsque la marmite saute.» C’est le cas d’Emploi-Québec ou du réseau de la santé, soutient-il.«Le ?gouvernement n'a pas de plan, pas de vision.Il n’écoute ni l’opposition, ni la population qui veut des jobs, surtout en région», dit-il en ajoutant que son parti est en train de développer des solutions pour les problèmes que vit le Québec.«Le PLQ se met à l’écoute des gens.Le parti se mobilise et entreprend de nombreux débats sur des questions que se posent les citoyens tous les jours, comme l’a montré le dernier Conseil général», note M.Charest.La gestion de crise, ce n’est certes pas le gouvernement Bouchard qui l’a inventée.Robert Bourassa a vécu moult soubresauts lors de ses deux séjours à la tête du Québec et René Lévesque tout autant, sans compter ceux qu’il a présidés à l’intérieur de son propre parti.En fait, il y a probablement autant de «crises» de nos jours qu’il y a de groupes et de lobbies bien organisés pour les alimenter.C’est à cette enseigne que l’on pourra juger de la performance du gouvernement au cours des prochains mois devant les syndicats représentant les 400 000 employés de l’État et les milliers de maires affectés par les pourparlers sur la réforme municipale.Au-delà des appuis électoraux à mettre dans la balance, ces négociations auront un impact important sur les finances publiques et risquent de perdurer jusqu’au début de l’année prochaine lors du dévoilement du réel surplus budgétaire du ministre des Finances, Bernard Landry.Les consultations qu’il tient cet automne sur la réduction du fardeau fiscal lui donneront d’ici là l’occasion de constater, qu’en plus d’une baisse d’impôt des particuliers, les groupes et les individus souhaitent également de meilleurs services publics.Cet équilibre entre la réduction du fardeau fiscal et les réinvestissements dans les réseaux (santé et éducation) risquent donc de générer bien des discussions d’ici au dépôt du budget.Le débat fait rage aussi au sein du PLQ comme le soulignent les contradictions apparentes entre les discours du chef de l’opposition et du président de la commission politique, Marc-André Blanchard.Mais toutes ces réflexions, qui dépassent largement les murs de l’Assemblée nationale, trouveront peu d’échos dans des projets de loi concrets cet automne.Parmi la trentaine déposés ou en voie de l’être, seulement quelques-uns retiendront vraiment l’attention.Bouchard manquera-t-il de temps pour renverser la tendance?VOIR PAGE A 8: CRISE Montréal Dégagement graduel en mi-journée.Max: 10 Min: 4 Québec-Nti age u x.Max: 7 Min: 4 Détails, page B 3 Annonces 1 N .B 3 I) E X Les sports.B 4 Avis publics.B 2 Mots croisés .B 3 Culture .B 8 Planète .B 2 Editorial .A(i Politique .A4 Entrevue .B 1 Relisions .B 6 I-e monde .B 5 Télévision.B 7 www.ledevoir.com PERSPECTIVES La gestion de crise Le chef de l’opposition officielle Jean Charest estime que le gouvernement Bouchard ne fait que naviguer au gré des crises: santé, Emploi-Québec, camionnage.Les libéraux, assure-t-il, préparent des solutions à présenter à l’électorat.Mis à part les questions de l’opposition, la reprise des travaux parlementaires offrira au gouvernement deux défis majeurs: les négociations du secteur public et la réforme municipale.ILE MONDE! L’ASSAUT CONTRE GROZNY EST EXCLU LES SPORTS Des milliers d’indonésiens sont descendus dans les rues pour réclamer, parfois de manière violente, que le MPR se prononce pour Megawati Sukarnoputri, dont le parti était arrivé en tête des élections législatives de juin.Hier, le calme régnait toutefois dans la capitale, quadrillée par d’importantes forces de l’ordre.Habibie joue le tout pour le tout «Je vous supplie d’ouvrir vos cœurs et de pardonner mes faiblesses», dit le président indonésien D’APRÈS REUTERS, AP ET AFP Le chef de l’État sortant, Jusuf Habibie, a joué liier le tout pour le tout pour essayer de sauver sa candidature à la présidentielle de mercredi en Indonésie.Le dauphin déclaré de l’ex-président Suharto, qui a démissionné l’an dernier sous la pression de la rue, a prononcé un discours devant l’Assemblée consultative populaire (MPR) afin de tenter de rallier à sa cause l’opinion publique et la classe politique.Jusuf Habibie, 63 ans, a cherché à convaincre les 700 membres du MPR, qui désigneront mercredi le prochain chef de l’Etat, de le confirmer pour un second mandat après un premier de 16 mois particulièrement agité pour le pays.Même ses propres partisans sont hésitants.Le parti présidentiel au pouvoir, le Golkar, menace de soutenir l’un des deux rivaux de Jusuf Habibie, ce qu’a confirmé hier le président du Golkar, Akbar Tandjung.«Il est possible que nous réexaminions sa candidature», a-t-il confié au Jakarta Post.La course à la présidence se résume à un combat acharné à trois entre Habibi, la fille de Sukarno (le premier président) Megawati Sukarnoputri et le dirigeant musulman modéré Abdurrahman Wahid, qui jouit d’une personnalité charismatique mais est malade.11 s’agit de la première élection présidentielle pluraliste depuis l’indépendance de VOIR PAGE A 8: INDONÉSIE Même ses propres partisans sont hésitants La malédiction des sarcophages PAGE B 5 ENQUÊTE SUR LES ?FERRARI DE SCHUMI ET IRVINE PAGE B 4 Vers la création d’un nouveau parti fédéraliste Jean Charest devra-t-il composer avec une plus forte concurrence aux prochaines élections?L’avocat Guy Bertrand favorise la création d’un nouveau parti politique provincial voué à la promotion du fédéralisme.Dans un document de réflexion qu’il a rédigé à l’intention des membres de son exécutif, le président du mouvement «Citoyens de la Nation» fait le procès du nationalisme québécois et accuse le Parti libéral du Québec d’avoir tralii sa mission.«Il est temps de tourner la page des trente années de politique nationaliste stérile et désastreuse pour sortir la société québécoise de la faillite dans laquelle elle s’est engouffrée.Cette sévère carence politique n’exigc-t-elle pas l’urgence d’un débat sur l'impérieuse nécessité de créer un nouveau parti politique au Québec?» peut-on lire dans le texte caustique dont Le Devoir a obtenu copie.Après avoir fait l’inventaire des effets pervers du nationalisme véhiculé par le PQ et le PLQ, M Bertrand s’efforce de démontrer qu’il n’y a pas de parti fédéraliste sur la scène politique provinciale, qu’il n’y a pas de parti qui représente la position du Québec dans le Canada, pas de parti qui défende ses valeurs et ses principes inscrits dans la Constitu- VOIR PAGE A 8: PARTI « Il est temps de tourner la page des trente années de politique nationaliste stérile et désastreuse» L’ADQ lance une campagne contre le PQ sur le Net À lire, page A 3 Le Canada offre-t-il un havre aux trafiquants d’œuvres d’art, des pilleurs de tombes aux voleurs de toiles?Une nouvelle affaire, concernant cette fois deux sarcophages égyptiens, vient de se conclure en faveur de l’importateur canadien, même si l’Égypte affirme que les deux antiquités ont été pillées sur son territoire et donc exportées illégalement.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR S CA est une vieille histoire de trois ans additionnée, à plus 7 de deux millénaires.Deux sarcophages de l’Égypte ptolémaïque ou romaine ont été saisis par les douaniers de l’aéroport international de Montréal, à Mirabel, en juillet 1996.Les deux sarcophages de petite taille contenaient des sfatues (et non des dépouilles).L’ambassade de la République arabe d’Égypte à Ottawa, mise au courant de la saisie, a réclamé leur restitution en affirmant que les antiquités avaient été pillées sur son territoire puis exportées illégalement.Le gouvernement canadien les a finalement remises à leur importateur, un citoyen canadien, il y a quelques mois.Revenu Canada, responsable des Services douaniers, a jugé que l’importation avait été réalisée sans contrevenir aux règles nationales ou à la convention de l’UNESCO concernant le «transfert des biens culturels».Les deux pays ont signé cette convention internationale.«Le gouvernement canadien a vraiment été au-dessous de, tout dans cette histoire», affirme un représentant de l’Egypte qui désire conserver l’anonymat.«Le gouvernement n’a rien fait, n’a pas appelé d’auditions, et sans nous aviser, il a remis les sarcophages à leur importateur.C’est inexcusable.» Les sarcophages ont été saisis le 17 juillet 1996 puis entreposés dans un local des services douaniers de la région d’Ottawa.Le consulat montréalais et l’ambassade d’Egypte à Ottawa ont multiplié les pressions et les interventions.Un avocat de Montréal a été embauché pour VOIR PAGE A 8: SARCOPHAGES ¦¦¦¦¦¦ 778313000641 L E DEVOIR.LE LUNDI 18 OCTOBRE 1 îl !» !» A 2 -LES ACTUALITES- Nouvelles technologies Frais de scolarité à la maîtrise et au doctorat L’Afrique doit rattraper son retard Si tous les Etats africains sont aujourd’hui branchés sur Internet, la population n’a souvent accès ni au téléphone ni à l’électricité Les étudiants de l’UQ partent en guerre contre leurs recteurs C A ROI.I N E MONT P E TIT LE DEVOIR C> est au moyen des nouvelles technologies que l’économie se mondialise et l'Afrique doit se mettre à l'heure des communications si elle veut continuer à exister sur le globe.Or, en Afrique francophone, près de la moitié de la population (de 30 à 60 % des hommes et de 40 à 70 % des femmes) ne sait toujours ni lire ni écrire.Plusieurs villages n’ont même pas de téléphone public, et la majorité de la population, villes et villages confondus, n'a pas de téléphone privé.Au Sénégal, ce n’est que depuis 1996 que des radios privées et communautaires concurrencent la radio d’Etat.Aussi, alors qu’en 1994, la moitié des Etats africains n’avaient même pas accès à Internet, aujourd’hui, tous y sont branchés.Mais .à l’intérieur de ces Etats, les disparités entre les classes sociales sont immenses, et dans l’Afrique rurale, nombreux sont les foyers qui n’ont pas encore accès à l’électricité.Or, «si l’Afrique n’est pas en mesure de faire face au développement, le risque de sa marginalisation est plus élevé», remarque Fatoumata Sow, journaliste du Sénégal et récipiendaire de la bourse Pearson, du CRD1, qui honore un citoyen d'un pays en développement qui a accompli un travail remarquable au sein de la fonction publique locale ou internationale.Mme Sow, de passage à Montréal, vient de rédiger un rapport concernant l’avancement des technologies dans différents pays africains.Mme Sow souligne que c’est entre autres l’accès des femmes à l’information et à la parole, qui permettrait au continent de se développer.Dans plusieurs pays d’Afrique, les femmes n'ont même pas droit de parole dans les assemblées publiques, où se prennent des décisions concernant la gestion des communautés, mentionne-t-elle.La majorité des femmes ne sont pas rémunérées et travaillent dans le secteur agricole pour la famille et la communauté.Et la plupart sont aussi exclues du système institutionnel.La radio Or, l'information, qu’elle provienne de la radio communautaire ou d’ailleurs, fait beaucoup pour éliminer la surcharge de travail des femmes ou pour les aider en matière d’hygiène et de santé.«Depuis que le Sénégal compte sept radios privées, les gens entendent des points de vues différents, et les invités sont des gens différents que ceux qui visitent la radio d'état», dit-elle, ajoutant que cette pluralité est aussi gage de démocratie.Déjà, la radio a investi presque toutes les chaumières d’Afrique.«Il y a environ un poste de radio par famille», dit Mme ¦ÿCl* JACQUES GRENIER I.E DEVOIR Fatoumata Sow, journaliste du Sénégal et récipiendaire de la bourse Pearson, du CRD1.Sow.Or, à ce jour, l’Etat n’a autorisé que deux licences de radios communautaires au Sénégal.Pourtant, la demande de licences pour de telles radios est très forte.L’an prochain, le Sénégal devrait être doté de signaux qui permettront à tout le pays d’avoir accès à une antenne de télévision, ce qui n’est pas encore le cas.Et dans les villages qui ont la télévision pour l’instant, on ne compte qu’un ou deux postes de télévision par village, ajoute-t-elle.Dans les capitales nationales et régionales, les populations ont généralement accès au téléphone et au télécopieur, dans un rayon de cent mètres de chez eux.Internet est également disponible à certains endroits.Mais l’écart avec les pays du Nord est toujours gigantesque.Or, le développement des nouvelles technologies fait beaucoup pour l’avancement d’un pays.«On peut procéder par intermédiaire.Si un membre du village parle anglais ou français, il peut traduire à un paysan qui ne parle pas ces langues le contenu de l’infonnation qui est diffusée sur Internet», dit-elle.Mais le tout ne va pas sans des investissements massifs en éducation, pour que les gouvernements africains construisent plus de salles de classe et investissent dans la formation d’enseignants.«Uy a 15 ou 20 ans, c’était l’Asie qui affichait les indices les plus faibles, en terme de développement humain, constate-t-elle.Aujourd'hui, c’est l’Afrique qui est en bas de l’échelle.On n'a pas fait les choix qu'il fallait pour assurer le développement au plan économique et social.» LOUISE LEDUC LE DEVOIR Convaincues de l’imminence d’une hausse des frais de scolarité à la maîtrise et au doctorat, les associations étudiantes du réseau de l’Université du Québec partent en guerre contre leurs recteurs.Pour la forme?«Nous entreprenons une campagne nationale pour que les étudiants cessent d'être des victimes de l’arbitraire des recteurs, qui augmentent ou inventent des frais reliés à la formation», s’est plaint Eric Dion, président de l’Association étudiante de l’Université du Québec à Rimouski.La menace: une augmentation de près de 1000 % des frais de scolarité des étudiants à la maîtrise et au doctorat parvenus à l’étape de la rédaction de leur mémoire ou de leur thèse.Or, ont plaidé hier en conférence de presse les délégués d’associations étudiantes de l’Université du Québec à Montréal, à Rimouski, à Trois-Rivières et à Chicoutimi, les rares services universitaires qu’ils utilisent quand ils travaillent de chez eux ne justifient aucunement pareille hausse.«Et souvent, d’ajouter Daniel Vi-gneault, responsable général d’une association étudiante de l’UQAM O’AGEsshalcUQAM!), quand t’es rendu à la rédaction, t’as épuisé tes ressources de prêts et bourses.» Déjà, à l’Université de Montréal, : /' • CRÉDIT Programme de location au détail de Toyota Canada Inc sur approbation de crédit par Crédit Toyota.Immatriculation, assurances TOYOTA el taxes en sus.Offre valable sur les modèles Écho 2000 ATI 23M-AA neufs en inventaire Comptant initial de 1 250$.Premier ihniAimi.u'.in /ersement de 228,90$ et dépôt de garantie de 250$ exigibles au moment de la livraison.‘Taxes en sus ou échange équivalent Franchise de 96 000km Irais de 7c/Km excédentaire Prix basé sur le modèle 2 portes.Taxes, transport et préparation en sus.Offres d une durée limitée Véhicule aux fins de présentation seulement Détails chez votre concessionnaire Toyota participant.ÉCHO 2 ou 4 portes 199-$ LOCATION 48 MOIS1 Transport et préparation inclus
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