Le devoir, 23 octobre 1999, Cahier E
L E DEVOIR.LES SA M EDI 23 E T I) I M A X (’ li E 2 1 O C T O R R E I !» !> 9 LE DEVOIR Société et économe - > ; ' Téléphonie L'avenir passe par le sans-fil.Avant de se «brancher», il est nécessaire de définir ses besoins et d'évaluer les offres concurrentes.Au Québec, aux joueurs existants, d'autres s'ajouteront bientôt.Plus de choix, plus de services, plus de décisions à prendre.Page E 4 u, ^ - Commerce Pour la livraison et la distribution de services et de produits, Internet devient la norme.C'est à 1,3 billion de dollars qu'on évalue la valeur de ce marché d'ici l'an 2002.Page E 5 Télévision Bell ExpressVu, Cogeco, Look, Vidéotron, Star Choice.Signaux analogiques, signaux numériques, transmission via le câble coaxial, la fibre optique, les micro-ondes et les satellites.Une panoplie de forfaits d’abonnement et un flirt avec Internet.N'en jetez plus, la cour est pleine! Page E 7 Cyberespace, Ils étaient 200 000 À Genève à parler de normes pour une industrie dont l’avenir s’annonce fulgurant.Ils jouent avec des milliards de dollars sur une planète où les distances sont abolies et les frontières n’existent plus.Pour eux, la réalité n’est plus virtuelle et il n’existe qu’un seul univers, celui DES TÉLÉCOMMUNICATIONS.y est le monde de la démesure.À Genève, pour la te- C/ nue de «Télécom 99 + Interactif 99», cette rencontre quadriennale de l’Union internationale des Télécommunications, qui se déroulait du 10 au 16 octobre de la semaine dernière, on calcule le coût des dépenses des compagnies participantes à près de trois milliards de dollars (US, évidemment, soit 4,5 milliards de nos dollars).Ainsi, le kiosque de Lucent Technologies comptait 900 mètres carrés répartis sur quatre étages, mais il était plus petit que celui de son voisin, la canadienne Nortel, et même minuscule comparativement à la firme qui de l’autre côté l’encadrait, la française Alcatel.La raison d’un tel déploiement: informer (ou impressionner) les 200 000 participants d’une rencontre dont l’objet est d’évaluer et d’établir les normes d’une industrie dont l’expansion est fulgurante.À Genève, 1200 compagnies faisaient étalage des derniers développements technologiques réalisés.Aborder le monde des télécommunications, c’est se mettre en contact avec un univers de chiffres et de statistiques qui n’a d’égaux que ceux de l’automobile, industrie centenaire, et de la banque, entreprise millénaire.Pour en donner un ordre de grandeur, il suffit de savoir que les quatre premières compagnies américaines dans ce secteur, AT&T/Media One, SBC/Americatech, MCI WorldCom et Bell Atlantic/GTE, valent respectivement 400, 256, 248 et 226 milliards! Pourtant, il y a vingt ans, qui parlait de protocole Internet?Qui avait même en main iui téléphone portable?Déjà, chez Nortel, on conçoit et réalise à la vitesse grand V des systèmes de télécommunications où données et communications verbales numérisées circuleront demain par volume que la téléphonie conventionnelle, avec ou sans fibres optiques, n’a jamais envisagé.Quant au portable, l’expansion prévue donne des statistiques impressionnantes, 550 millions d’usagers en 2003 et plus d’un milliard en 2008: adieu le bottin téléphonique avec adresse, demain seule restera une identification à lieu mobile.Voilà pourquoi à Genève tous les joueurs de l’industrie se retrouvaient.Dans ce marché des grands nombres, il n’est point question de faire bande à part.Fini les Minitel français, à oublier rapidement les échecs américains dans la fabrication de $ système télénumérique ou, encore toujours existante, la double norme MAC/PC pour les ordinateurs.Le temps est à la mise en réseau et travailler en solitaire condamne à l’échec quand l’avenir de la télécommunication passe par des systèmes intégrés où un seul portable servira de téléviseur, de téléphone, d’ordinateur et de centre de données numériques.Aventures québécoises Les Québécois du domaine le savent.Ce qui, hier, était un simple système de câblodistribution (et pourtant l’entreprise était déjà complexe) devient maintenant chez Vidéotron un outil de télécommunication et, chez Bell, l’avenir est fait d’un ensemble de compagnies où les compagnies de téléphonie locales ne sont qu’un simple volet.De plus, les déréglementations successives ont ouvert les marchés locaux aux entreprises d’ici ou d’ailleurs: expansion à l’extérieur pour Cogeco ou Téléglobe ou vers le marché québécois pour AT&T.Si, au départ, tous les efforts semblent déployés vers un seul client: l’industrie, et son allié inévitable, le commerce, il est un personnage qui ne sait parfois plus où donner du porte-.feuille: le consommateur.En téléphonie: Micro-cell, Clearnet, Bell Mobilité, Cantel ou Shaw?En télévision, Star Choice, Look, Expressvu, Vi-Ÿ déotron ou Cogeco?Et dire qu’à l’actuel lecteur de ce cahier une chance est donnée, car il ne sera point présenté l’éventail des produits informatiques où ordinateurs et programmes sont légions, quoique.Il est dans les pages qui suivent question de ERP (Entreprise Ressource Planning) et d’Internet.Le monde, pour la télécommunication, est un réseau.Et notre univers, avant même qu’une fusée puisse rejoindre l’étoile la plus proche, vit dans un cyberespace où réalité virtuelle et télématique se rejoignent.Et, quand tout semble aller trop vite, que déjà il est difficile de programmer son ordinateur afin de pouvoir faire électroniquement affaire avec sa banque, Bill Gates demandait aux compagnies représentées à Genève d’aller encore plus vite, de façon à mettre le plus rapidement à la poubelle les 1800 milliards de dollars d’équipement que possèdent présentement les compagnies téléphoniques de ce monde.Cyberespace, dites-vous?Folie furieuse, à coup sûr.Normand Thériault un ÉÊÊÊ FIGURES DE PROUE FORMATION Institut international des télécommunications Louis Audet Cogeco Claude Chagnon Vidéotron Charles Sirois Téléglobe Francis Fox Rogers Cantel Guy Marier Bell Québec Page E 2 Page E 3 Page E 5 Page E 6 Page E 7 Page E 6 ) ciearNET TELECOMMUNICATIONS Louis Audet L’âge d’or de la câblodistribution Un seul fil de service pour tous les branchements Quatrième câblodistributeur en importance au Canada, neuvième fournisseur d’accès à Internet en Amérique du Nord, Cogeco est une compagnie en pleine expansion.L’enthousiasme de son président s’en trouve expliqué.Feuilleter les pages économiques des journaux, même un tant soit peu, c’est constater le boom extraor-dinaire qui secoue le domaine des télécommunications.Dans une industrie plusieurs fois milliardaire où les joueurs et les services offerts se multiplient, la compétition est devenue féroce et s’envenime même.Dans cet environnement hostile et hautement concurrentiel, le câblodistributeur québécois Cogeco tonne de confiance et d’optimisme.Pour Louis Audet, président et chef de la direction de Cogeco, le contexte actuel favorise grandement les câblodistributeurs.De son propre aveu, la fin du millénaire constitue un véritable âge d’or pour la câblodistribution.Les chiffres parlent.Rien de moins qu’un actif de 1,2 milliard et des ventes de plus de 350 millions.«Le consommateur des années 2000, grâce à un seul fil de service, pourra avoir autant de signaux vidéo, incluant la vidéo sur demande, autant de branchements Internet à haut débit, et autant de lignes téléphoniques qu’il le désire, les compagnies de câble pouvant offrir tous ces services dans un assemblage dont personne ne pourra concurrencer le faible coût.» Louis Audet présente les perspectives d’avenir de sa compagnie et des autres câblodistributeurs sans rougir.Cogeco Câble, une filiale de Cogeco, maintenant quatrième câblodistributeur en importance au Canada, pourra offrir tous ces services simultanément à ses 830 000 clients dans un proche avenir.Résolument ambitieuse, Cogeco Câble dessert ses clients dans divers territoires le long de l’axe Windsor-Rimouski.Ces clients profitent déjà des services de base du câble et plus de 31 000 d’entre eux se sont abonnés au service Internet à haut débit, faisant de Cogeco Câble le neuvième fournisseur d’accès en Amérique du Nord.L’infrastructure offerte par le câble est idéale, plaide M.Audet.C’est un véritable guichet unique pour la communication que Cogeco propose.«On a un avantage concurrentiel très important, souligne-t-il.Les quatre familles de produits voyagent sur la même ligne, gérées par le même personnel.Et nos clients pourront demander une seule facture.» La boîte de tous les services Ces jours-ci, dans la région de Trois-Rivières, où le père de Louis Audet a fondé la compagnie en 1957, Cogeco va commencer la distribution limitée d’une boîte qui va permettre de réunir tous les services: vidéo compresseur numérique et le modem câble, capable de recevoir la téléphonie.Récemment, Cogeco Câble annonçait son intention d’offrir à ses clients du Québec et de l’Ontario les services de téléphonie locale et interurbaine.Ainsi, le réseau bidirectionnel de Cogeco Câble mettra à la portée des consommateurs des services tels la vidéo sur demande, la télé haute définition, le courrier électronique, le fureteur Web, la messagerie multimédia, les jeux interactifs, la téléphonie conventionnelle et l’interurbain.Ces développements pour les consommateurs ont été rendus possibles, dans le cas de Cogeco Câble, grâce à la construction d’un lien de fibres optiques et à l’utilisation d’une nouvelle plate-forme technologique.Cogeco Câble a été le maître d’œuvre de la construction d’un lien de fibres optiques Montréal-Québec réalisée en 1997, puis Québec-Ri-mouski.Grâce à ces liens et aux échanges qu’elle a effectués avec d’autres câblodistributeurs, Cogeco Câble est en mesure aujourd’hui d’interrelier ses réseaux de l’Ontario et du Québec et d’offrir ainsi des services comme ceux de la téléphonie, incluant la communication interurbaine, à tous ses clients.Par ailleurs, grâce à des interfaces intégrées, Cogeco Câble offrira un service téléphonique de type IP (Internet Protocole) voyageant sur le modem câble haut débit déjà utilisé pour le service d’accès Internet, les conversations étant acheminées par aiguilleurs et passerelles plutôt que par le commutateur téléphonique traditionnel.«La qualité des réseaux de télécommunications et l’étendue des services et des applications rendus disponibles à tous les citoyens à des prix éminemment raisonnables, deviendront l’un des facteurs déterminants du développement de nos communautés, scellant l’avantage concurrentiel et le rayonnement de chacun sur le marché mondialisé.Toutes les communautés, poursuit M.Audet, pourront bénéficier d’une qualité de vie grandement améliorée et démocratiquement accessible à tous.» Progression fulgurante Et la progression est fulgurante, TO «2KÔP0Sg MûH pÈPA* ' «TUf*eS P U , _ ,, cr D / r» .ü a 0 fc- f.n 0iN jî g Xi / £ £ I.ja QiS d£LH « f-: pC/HNr •j £ f f : 9 N U £ r fi* E Ü ttffit* ^àOmjœm -JÜFlïr il w-i f -I alslrihv Personne rfaime attendre.PLUS RAPIDE QUE TOUT TÉLÉPHONE.Vous n’avez pas de temps à perdre.Avec la fonction unique de Contact Direct"0, les choses se passent très vite.Sur simple pression d’un bouton, vous êtes immédiatement en communication avec la bonne personne.Mike est aussi un téléphone SCP et un téléavertisseur avec fonctions de télécopie, messagerie vocale et fonctions Internet.Le tout à prix abordable avec des appareils à partir de 79$, itinérance aux É.:U.aux tarifs canadiens, fusion de temps d’antenne et facturation à la seconde.Rapide et efficace, c’est l’ultime outil d'affaires.Alors, qu’attendez-vous?Offert seulement chez les détaillants Mike"0 autorisés.Pour plus de renseignements ou pour assister à une démonstration en personne, 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PC Page Communication II Inc.4760 Côte Vertu Ville St-Laurent.Québec (514) 339-1130 particulièrement dans le domaine d'Internet où les chiffres de Cogeco pour les abonnements de l’accès à haute vitesse se situent entre 800 et 1000 par semaine.Selon M.Audet, Internet connaît un taux de pénétration à l’heure actuelle d’environ 8 % et vise les 30 %.Avec l’arrivée sur le marché des Express Vu, Look Télé et autres Star Choice, les câblos concédaient d’emblée des pertes de clientèles difficilement mesurables.C’est bien sûr la variété et la polyvalence de son service qui lui permettront de sortir gagnant de l’affrontement entre le câble et les satellites, croit M.Audet.«Les pertes sont négligeables jusqu’à maintenant, dit-il.Je pense qu’à terme, c'est normal que Ton enregistre certaines pertes dans un contexte d’une aussi grande compétitivité.Mais notre croissance n’en sera pas affectée.» Sans ambages, M.Audet estime aussi que la réplique des câblos sera cinglante à travers le convertisseur vidéonumérique qui peut offrir jusqu’à 5(X) canaux et permettre enfin la vidéophonie à prix très abordable.Et dans le domaine de la téléphonie, le match promet d’être âprement disputé.Bell estime que les câblos pourraient même lui gruger jusqu’à 55 % de son marché.Vidéotron, le troisième fournisseur de câble au pays, prévoyait offrir le service téléphonique à ses 1,54 million d’abonnés au Québec et en Ontario avant la fin de 1999.Mais en réalité, cette date a été repoussée au début de 2000.Toutefois, M.Audet reste serein devant la menace des autres câblos.«Notre avantage concurrentiel se situe principalement dans les territoires que Vidéotron ne dessert pas.Il y a quand même une séparation des territoires.» Consolidation À la faveur d’une série de transactions avec Shaw Communications et Rogers Cablesystems, Cogeco a réussi à consolider sa présence en Ontario en abandonnant ses réseaux isolés en Alberta et en Colombie-Britannique.En 1996, Cogeco tirait la moitié de ses revenus au Québec, le tiers en Ontario et environ 20 % dans l’Ouest.Maintenant, avec ces acquisitions stratégiques, l’Ontario contribue à 70 % des revenus de Cogeco.«On est encore ouvert à faire des acquisitions mais cette vague d’échanges en particulier a été réalisée assez proche physiquement pour pouvoir se relier par fibres optiques à notre réseau.» Partout sur le continent, au cours des 18 derniers mois, la valeur des réseaux de câble a presque doublé sur les parquets de la Bourse.Les titres sont recherchés et le marché proportionnellement actif.Or, M.Audet voit dans cet engouement un avantage marqué pour les câblos canadiens.Même en tenant compte du taux de change, le câble est 30 % moins cher au Canada, soutient-il.«Aux États-Unis, AT&T, qui veut se constituer un véritable filet mondial, a acheté un réseau de MCI pour l’équivalent de 4500 $ US par abonné, COMCAST a fait une acquisition pour environ 5300 $ US par foyer branché.Lorsqu’on a fait l’achat d’un compétiteur à Hamilton de 64 000 clients cette année, on a payé 162 millions, ce qui revient à 2500 $ canadiens par abonné.» E DEVOIR.LES SAM E DI 2 3 ET DI M A N C H E 21 O ( T O B R E 1 9 9 TELECOMMUNICATIONS Claude Chagnon L’aventure de Vidéotron Communications L’avenir passe par Internet et la téléphonie locale Planification des ressources Il est déjà loin le temps où Vidéotron comptait sur Vidéoway et le système Télidon pour révolutionner l’industrie de la télécommunication.Après quelques alliances stratégiques, son président envisage toujours l’avenir avec enthousiasme: il est fait de câble et de fibre optique et s’affiche par une chaîne de télévision et dans un réseau de clubs vidéo.RÉGI NALD HARVEY \ A cette époque épique du début des années 1980, qui quelque 20 ans plus tard engendrera l’éclosion tous azimuts du multimédia, les avant-gardistes de l’informatique s’adonnaient au traitement de texte sur les Apple II ou d’autres machines du même acabit, toutes alimentées par le trop visible système d’exploitation DOS.Les pionniers de l’infographie élaboraient patiemment leurs pages multiformes et multicolores sur les ordinateurs IPS 2 de la compagnie ontarienne Norpark, de lourdauds et encombrants monstres que régissait le révolutionnaire protocole alphagéométrique vidéotex Télidon.La paternité de Télidon fut attribuée en 1979 à Herb Brown et valut au Canada son heure de gloire technologique durant quelques années.Déjà, en ces temps lointains, Vidéotron utilisait son réseau à des fins de recherche et de développement et s’associait au vaste programme d’investissements industriels lancé en 1981-82 par le ministère fédéral des Communications, dans le but d’assurer le rayonnement du protocole Télidon.Le groupe Vidéotron mettait au point et testait le système Vidéoway dans le cadre de cette opération qui, de façon globale, allait générer au Québec des retombées de quelque 50 millions de dollars.André Chagnon, qui occupait alors la présidence de la compagnie, débordait d’enthousiasme au sujet de ce nouveau produit et déclarait sans ambages dans Le Devoir du 21 août 1984: «Le système Vidéoway représente un événement majeur pour Vidéotron, parce qu’avec Vidéoway, le câble deviendra un véritable passe-partout ouvrant sur commande, au gré de nos abonnés, les portes du savoir, du loisir, de la formation, de la culture et de la télématique.Jamais un outil aussi puissant et aussi riche n’aura été mis à la disposition des foyers du Québec et du monde entier» Depuis lors, il a scintillé bien des pixels sur les innombrables écrans à travers les continents.Internet a pris le pas, relégué aux oubliettes nombre de protocoles et plongé dans la noirceur moult systèmes.N’empêche que, dès cette période des années 1980 et aussi par la suite, Vidéotron s’est avéré un chef de file dans un champ de recherche, qui contribue à garantir présentement au Québec une place avantageuse dans le secteur du multimédia.Aujourd’hui, la compagnie multiplie ses interventions dans l’industrie des télécommunications.Elle offre un service de navigation à haute vitesse sur le Net, flirte avec le commerce électronique et convoite le lucratif marché de la téléphonie locale.La suite de l’histoire Président et chef de la direction de Vidéotron Communications, une entreprise qui emploie cinq mille personnes et génère des revenus annuels de plus d’un milliard de dollars, Claude Chagnon situe à la fin des années 1980 le lancement grand public de Vidéoway.A peu près au même moment, le cablôdistributeur québécois démarrait ses opérations en Angleterre, auxquelles il mettra fin quelques années plus tard.Pendant sa présence sur ce terrain, Vidéotron a acquis une expertise supplémentaire en télécommunications par le biais de la téléphonie locale, une activité qui cadrait bien avec ses interventions traditionnelles.«Nous nous sommes vite rendu compte que nous devions transporter ce savoir au Canada et trouver une façon d’œuvrer dans ce mode de télécommunications ici même.» Dès lors, la compagnie s’est préparée à affronter ce marché en consolidant son réseau québécois et en le renforçant par le recours à la fibre optique.Elle a procédé à l’achat de CF-Câbles afin de couvrir plus largement le territoire: en télécommunications, il importe de regrouper les réseaux éparpillés qui sont moins performants.Parce que la déréglementation téléphonique du Conseil de la radio et de la télévision canadiennes (CRTC) a prioritairement ciblé le milieu des affaires, au début des années 1990 Vidéotron a axé le développement de son réseau en fonction de cette nouvelle réalité et s'est efforcé d’exploiter davantage celui-ci sur le plan de la téléphonie locale.Par la suite, s’est manifesté le phénomène Internet qui a pavé la voie à l’ouverture d’autres marchés.Au cours des trois dernières an- l’IKKKE BEDARIVREVUE FORCES Président et chef de la direction de Vidéotron Communications, Claude Chagnon situe à la fin des années 1980 le lancement grand public de Vidéoway.nées, selon le président, la croissance a été soutenue de ce côté.De plus, précise-t-il, depuis deux ans, «nos gens ont compris que le protocole Internet pouvait être utilisé pour faire de la téléphonie.Il se sont aperçus qu’il s’agissait de la façon la plus pertinente d’utiliser notre réseau pour ajouter ce service-là, tou( en étant compétitif sur le marché».A la suite de ce constat, après de nombreuses démarches, la direction de Vidéotron a déniché deux entreprises susceptibles de l’appuyer pour mettre au point un projet de développement en téléphonie locale cadrant avec les possibilités du Net, soit Cisco Systems et Telcordia Technologies (autrefois Bellcore): «Nous avons créé un véritable partenariat à l'intérieur duquel nous partageons les risques technologiques et financiers, qui sont de la sorte réduits.Nous en sommes à développer une solution inédite qui est actuellement testée et qui sera applicable dès Je printemps prochain.» À son avis, de telles alliances servent à assumer en grande partie les frais de recherche et de développement De plus, l’industrie nord-américaine de la câblodistribution a fixé depuis quelques années des standards qui sont avantageux pour tout le monde et font en sorte que l’industrie ne soit pas à la remorque de subventions gouvernementales dans le névralgique domaine du R&D.L’entreprise conjuguée au présent Au Québec, les activités de câblodistribution demeurent les plus importantes et représentent 90 % du chiffre d’affaires.Pour l'heure, constate Claude Chagnon, 70 % du réseau québécois est bi-directionnel et d’ici la fin de l’an 2000, les travaux seront complétés pour faire en sorte que l’autre 30 % le devienne.Au sujet des capacités du câble coaxial, il s’exprime en ces termes: «Ses limites n'ont pas encore été atteintes.Quand les distances augmentent, il y a des limites technologiques ou de fiabilité, qui sont contournées en amenant de la fibre à des pochettes variant de 500 à 1000 maisons.Grâce à la combinaison câble et fibre optique, il est possible d’offrir fiabilité et qualité des services.» Au sujet de la circulation à haute vitesse dans Internet par la voie du câble, il évalue qu’à l’intérieur d’une seule année le taux de croissance de la clientèle s’est avéré des plus spectaculaires: il a grimpé de 600 %, passant de 5000 à 32 000 abonnés.Le nombre total de clients qui empruntent la voie du câble pour naviguer sur le Net se situe maintenant autour de 100 000.Le système de sécurité Vidéotron connaît lui aussi un taux de croissance intéressant et compte environ le même nombre d’abonnés.En complémentarité avec son réseau par câble, véritable épine dorsale de l’entreprise, Vidéotron est aussi propriétaire du Groupe TVA, un réseau de télévision dont Télé-Métropole figure à titre de chef de file et qui comprend cinq stations en région.La chaîne de clubs vidéo portant la bannière Vidéotron, qui existe depuis une dizaine d’années et dont le nombre de magasins s’établit à 140 au Québec, sert de vitrine aux produits de télécommunications.Des lendemains en devenir En plus de continuer à faire preuve de vigilance dans la maintenance de son réseau et d’en poursuivre la croissance, Vidéotron s’attaque maintenant au commerce électronique sur le Net et espère devenir un joueur majeur dans la téléphonie locale.Vidéotron emprunte à son tour la technologie d’Internet pour se lancer à fond dans le commerce électronique par le biais de son service Infini T.Depuis plus de dix ans, Vidéotron tentait de s’imposer sans trop de succès sur la place de la foire électronique à travers les projets Vidéoway et UBI, qui n’ont jamais vraiment décollé.«La beauté d’Internet a été de rendre disponible la technologie que nous recherchions depuis tout ce temps-là pour réaliser les transactions commerciales.On remplace donc ces technologies par une autre qui donne accès au reste du monde», admet volontiers le président.Dans le secteur de la téléphonie locale, Claude Chagnon est persuadé que sa compagnie sera avantageusement positionnée d’ici quelques mois.«Nous serons en mesure de faire une offre unique sur le marché.À l’intérieur d’une structure homogène, soit le réseau de câble, une seule organisation pourra desservir la clientèle en proposant un ensemble de produits de communication, dont la téléphonie, qui figureront tous sur une même facture.Il en résultera une grande simplicité et convivialité pour le consommateur.Le réseau sera en mesure d’offrir dans chacun des foyers, simultanément et sans interférence sur la qualité, la câblodistribution, la téléphonie et les services Internet.» Crise chez les fournisseurs Le marché des progiciels d’entreprise connaît un ralentissement Le passage à l’an 2000 marque un temps d’arrêt pour les fournisseurs de progiciels.D’autant plus qu’une compagnie américaine comine Oracle a révolutionné ce secteur en offrant le service sans obliger à des investissements énormes en achat et entretien de serveurs.Mais l’industrie sait s’adapter aux soubresauts du marché.ANDRÉ SALWYN Que leurs noms soient SAP, Oracle, PeopleSoft, J.D.Edwards ou Baan, tous les fournisseurs de logiciels de planification des ressources d’entreprise (ERP) font face à une crise sévère depuis quelques mois alors que les moyennes et grandes entreprises, d’une façon générale, marquent un temps d’arrêt en attendant le passage à l’an 2000.«Le fait est que les actions de toutes ces entreprises sont à la baisse à la suite d’un manque de confiance évident du marché quant à la capacité de ces entreprises à supporter les applications déjà installées», révèle Alan Freedman, un analyste chez IDC.Les moyennes et grandes entreprises se sont crues obligées, compte tenu du danger que pouvait représenter le passage à l’autre millénaire pour leurs systèmes vieillissants, d’investir d’énormes sommes d’argent dans l’installation et la mise en œuvre de logiciels sophistiqués les rendant, supposément plus rentables que jamais.«La menace de l’an 2000 étant écartée, le moment semble être maintenant venu pour elles de faire un bilan, c’est à dire une étude post-implémentation visant à valider les attentes et justifier les gros budgets alloués à cette technologie», ajoute Alan Freedman.Le contexte dans lequel évoluent ces entreprises a en effet changé de façon dramatique cette année et cela à cause d’Internet.Jusqu’à tout récemment, l’achat de logiciels de planification des ressources d’entreprise se traduisait automatiquement, pour une entreprise, par d’énormes investissements connexes, non seulement au point de vue matériel comme l’achat obligatoire de puissants serveurs, mais aussi au point de vue installation, implémentation du progiciel et entretien.Les coûts d’implémentation, qui pouvaient s’étaler sur un an et plus, n’étaient pas sans créer un certain malaise au sein des entreprises, obligeant même les fournisseurs à accélérer le processus.SAP, par exemple, a été l’un des premiers fournisseurs à offrir qui réduisait à six mois la durée d’implémentation de leur progiciel.C’est Oracle qui, profitant d’Internet, a déclenché une véritable révolution dans l’industrie en offrant Business On Line Business On Line Mais c’est Oracle qui, profitant d’Internet, a déclenché une véritable révolution dans l’industrie en offrant Business On Line aux entreprises, leur permettant ainsi d’accéder à son progiciel par Internet, de ne payer que sur la base du nombre d’usagers et de ne pas avoir à se préoccuper d’implémentation ou de maintenance.la compagnie qui fabrique les vins Mondavi, en Californie, a été une des premières à se prévaloir de cette impartition offerte par Oracle.«Au lieu défaire installer le progiciel chez nous, d’avoir ainsi à acheter des serveuis et à en assurer l’entretien nous-mêmes, nous avons décidé d’utiliser les modules de la paie et des ressources humaines d’Oraclc et de nous servir des serveurs que ce fournisseur mettait à notre disposition», explique un porte-parole de l’entreprise.Une telle décision ne va pas sans risques quand il s’agit de confier à des serveurs situés à plusieurs centaines de kilomètres des données hautement confidentielles et vitales pour l’entreprise.En plus, si cela se fait sur Internet, les possibilités d’interception ne peuvent être ignorées.Mais cet aspect de la sécurité n’a pas échappé à Mondavi qui a réussi à contourner ce problème, nous dit aussi leur porte-parole.L’exemple donné par Mondavi n’a pas échappé à d’autres entreprises désireuses de profiter des avantages que procurent les logiciels de planification des ressources d’entreprise sans avoir à se préoccuper des coûts d’installation ou d’entretien.Depuis lors, Oracle a signé des contrats avec 2000 usagers dans 30 autres entreprises dans le monde.En plus d’avoir des serveurs d’énorme capacité installés dans l’est et l’ouest des Etats-Unis, Oracle entend établir prochainement un site de serveurs en Ontario pour desservir le marché canadien.Contre-offensive PeopleSoft, de son côté, a commencé par utiliser des partenaires stratégiques, comme U.S.I.et Corio, qui sont des fournisseurs de service d’applications, pour offrir le même service qu’Oraele.Mais devant l’intérêt suscité par cette nouvelle approche, PeopleSoft est en train de réexaminer sa stratégie, révèle Peter Smith, directeur régional des ventes chez PeopleSoft à Toronto.Quant à SAP, elle n’entend pas devenir un «impartiteur», déclare Robert Racine, vice-président et directeur général de SAP au Québec.En attendant une reprise du marché des ERP, deux des grands fournisseurs, Ba;ui et PeopleSoft, ont déjà procédé à des restructurations de leur personnel.Oracle continue de profiter du momentum qu’elle a créé avec son approche innovatrice.L’entreprise vient de signer un important contrat avec le gouvernement du Québec.Et SAP selon Robert Racine, se dit satisfait de sa performance au Québec: «Nous n’avons pas à nous plaindre, compte tenu des circonstances.» ^ .'A.' Lil •1 ¦«-Î.T.T, SHEsfc.fi#»' waaM W/* s-} /; •;¦**** ?Lnchine Sel) , .Saint-Laurent Lot y ‘la Prairie «•* * Melochevillè Sainte /inny-de Saint-Basiie-ie-Grlnà rrt-Amoine-do-Lavahrie Verdun ! Pointe-des-Cascades Sd"itAJ|^ -mption Saint-Léonard Saj|1te.Thér^e Charlemagne Dollard-des-Ormaat Vaudreuil-sur-le-Lac Montréal Westmount Brosssrd Ptorref lin.*-Philippe Oku m.jMjffilfeint-Joseph du Lac n Park Saint-Isidore Deux-Montagnes oka f.&S&L Saint-Mathieu Samt-Bruno-de-Montar ville Saihte-Martha-sur-le-Lac LaSalle Baie-d'Urfé Saint-Mathieu-de-Beioe) Côte-Sa Saint-EÜ im?Saint-Jérôme Hudson Pointe-Claire ’ mmmm Saint-Lambert Le Gardéùr ¦ Kirkland Lorraine Blainvîile Snint-Colomban L’île Perrot Saint-Sulpice Lachenaie Delson McMastervills Bois-des-Filion Saint-Pierre Carignan JBT e •yi' t-I LJ ¦; ' A" W ¦¦¦¦ Montréal et sa région Métropole des technologies de l’information et du multimédia • Aux premiers rangs des métropoles nord-américaines pour la densité d'emplois technologiques par rapport à sa population • Des concepteurs créatifs mondialement reconnus pour leur production de logiciels et de contenus multilingues • 75% de l'industrie québécoise des T.l.est concentrée dans la région de Montréal • Près de 2 500 entreprises dont une centaine de multinationales • 16 milliards $ de revenus • 60 000 emplois • D'ici 2008, 10 000 nouveaux emplois dans la Cité du Multimédia.Quebec ei sa mamm.gouv.qc.ca Ministère des Affaires municipales et de la Métropole I L E I) E V 0 1 R , L E S S A M EDI 2 3 ET I) I M A X CHE 2 l 0 C T 0 B R E I !» !l !» E 4 •TELECOMMUNICATIONS* Téléphonie sans fil annoncée du «bon vieux téléphone» Au Québec, quatre firmes «arrachent» les fils La mort Tous s’accordent pour le dire: l’avenir de la téléphonie passe par le sans-fil.Mais avant de se «brancher», le consommateur devra définir ses besoins et évaluer les offres concurrentes.Au Québec, aux joueurs existants, d’autres s’ajouteront bientôt.Plus de choix, plus de services, plus de décisions à prendre.CLAUDE LAFLEU R Plus de la moitié des Canadiens devraient utiliser un téléphone cellulaire d’ici quatre ans, indique une étude récente réalisée par la firme toron-toise International Data Corp.11 y aurait actuellement près de sept millions d’usagers d’appareil sans fil, soit pratiquement l’équivalant de la population du Québec ou le quart de celle du Canada.Ce nombre devrait croître de 20 à 30 % chaque année.Déjà, en Finlande, plus de la moitié de la population dispose de tels appareils.Ce nouveau moyen de communica- tion couvre en fait une vaste gamme de services et de type d’appareils.Certains sont dédiés au service numérique, c’est-à-dire que vous pouvez utiliser votre téléphone sans fil pour recevoir également des télécopies et des messages électroniques ou même pour naviguer sur Internet.Une société comme Clearnet offre souvent deux gammes de produits, soit les appareils pour les entreprises (de type Mike) et les SCP — les «services de communication personnelle» — pour les usagers privés.Le monde de la téléphonie sans fil est très complexe et évolue rapide- ment.Il n’y a pas si longtemps, en effet, c’était surtout les entreprises qui utilisaient des systèmes de communications non branchés — tels que les téléavertisseurs («pagette»), les téléphones cellulaires et les appareils de radiocommunication (walkie-talkie.) — mais voilà que ces dernières années, les téléphones sans fil destinés à tout le monde (particulièrement aux jeunes) ont fait leur apparition en grande.Les firmes Actuellement, quatre firmes offrent de tels services, soit Bell Mobilité, Cantel, Clearnet et MicroCell.Les deux premières offrent des services de téléphonie cellulaire, de téléavertisseur, de radiocommunications et des services SCP.Clearnet propose plutôt des services de télédépêches et le service intégré Mike qui combine la radio mobile, le cellulaire et le téléavertisseur.Quant à MicroCell, elle est bien connue grâce à son service Fido.Il est toutefois passablement difficile de comparer chacun de ses services et d’évaluer leurs coûts.Il faut d’abord se procurer un appareil téléphonique auprès de l’un ou l'autre de ces fournisseurs à un coût variant de 100 à 150 $.Avec cet achat, on dispose de quelques 25 à 120 minutes de communications mais on doit ensuite payer chaque minute additionnelle d'utilisation entre 35 et 42 C.En plus de comparer ces différentes tarifications, il faut tenir compte des services offerts et du territoire desservi, qui varient d’une offre à l’autre.Comme le dit si bien l’un des fournisseurs: «Nous offrons des tarifs de temps d’antenne et d’interurbains des plus avantageux, l’itinérance aux États-Unis aux mêmes tarifs que dans VOIR PAGE E 5: TÉLÉPHONE © .v * T,- IL VOUS AIDE A FAIRE PLUS OU ENCORE MIEUX A NE RIEN FAIRE DU TOUT Allez plus loin tout en étant toujours près grâce au plus vaste réseau numérique au pays.Surtout que vous pouvez maintenant obtenir un téléphone Nokia 5100 bimode (numérique et analogique) pour aussi peu que 49 $* ! Seulement chez CantelMD AT&Tmc.Avec le forfait numérique à 30$/mois+ : a s~\ d?A Q 3> \wm 1000 minutes les week-ends H-!/ 150 minutes en tout temps Gamme Nokia 5100 lrc minute entrante gratuite (jusqu’à 400 minutes par mois) CARTEL LA OU VOUS ALLEZ www.cantelatt.com POUR UNE LIVRAISON GRATUITE, COMPOSEZ LE 1 888 5 5 7- 1479 'Après lo rabais postal de 50 S crédité sur votre prochaine facture de Cantel AT&T 'Cette offre s'applique uniquement à une nouvelle mise en service d'un forfait de 30$ ou plus par mois sur une entente de un an.Offre en vigueur jusqu'au 15 novembre 1999.Frais d'interurbain, de déplacement et taxes applicables en sus.** Rogers Cantel Inc.^AT&T Corp.Utilisé sous licence ©RadioShack LA CABINE TELEPHONIQUE FUTURE SHOP » CENTRE HI-FI CELLULAflD BUREAU EN GROS CARTEL ^ATsJ MONTRÉAL 732, rue Ste-Cathenne O (514) 877-0090 Centre Eaton (514) 844-5000 2360, rue Notre-Dame O (514) 983-1666 1, Place Ville-Marie, bur 11108 (514) 394-0000 8984, bout l'Acadie (514)387-9999 1201, av Greene (514) 933 8000 5150, rue Jean-Talon O (514) 341-2221 5954, bout Métropolitain E.(514) 257-8826 6224 A, rue St-Jacques O (514) 369-4000 Place Alexis-Nihon (514) 865-9949 Place Versailles (514) 355-0003 les Galeries d'Anjou (514) 356-0356 BOUCHERVILLE Promenades Montarville (450) 449-4998 BROSSARD 7005, bout Taschereau, bur 150 (450) 926-3111 Place Portobello (450) 671-4744 CARTIERVILLE 12366, bout Lachapelle (514) 856-1884 CHÂTEAUOUAY 129, St-Jean Baptiste (450) 692-2201 DOLLARD-DES-ORMEAUX 33391, bout des Sources (514) 683-3333 DRUMMONDVILLE 1565, bout lemire (819) 478-0851 GATINEAU 360, bout Maloney O , bur 1 (819) 663-8580 Promenades de l'Outaouais (819) 561-3031 GRANBY 575, bout Boivin (450) 7774612 ÎLE-PERROT 15, bout Don Quichotte, bur 103A (514) 425-5505 JOUETTE 517, rue St-Charles-Borromée N.(450) 755-5000 KIRKLAND 2758, bout St-Charles (514)428-9000 LAVAL 1696, bout des laurentides (450) 629-6060 379, bout Curé-labelle (450) 622 0303 Centre laval (450) 978-1081 3364, bout St-Martin O (450) 682-2640 Carrefour laval (450) 687-5386 LASALLE 8457, bout Newman (514) 368-4000 Carrefour Angrignon (514) 368-4230 LONGUEUIL 3619, chemin Chambly (450) 442-1566 POINTE-CLAIRE Fairview Pointe-Claire (514) 695-1554 REPENTIGNY 110, bout Industriel (450)581-4666 les Galeries Rive-Nord (450)581-7756 ROSEMÉRE 209, boul Curé-labelle (514) 971-0707 SAINT-BRUNO Promenades St-Bruno (450) 653-7472 SAINT-EUSTACHE 360 E, rue Arthur-Sauvé (450) 974 9299 SAINT-HUBERT 3399, bout Taschereau (450) 67*3963 SAINT-HYACINTHE les Galeries St-Hyacinthe (450) 261 9991 SAINT-JEAN Carrefour Richelieu (450) 359-4941 SAINT-JÉRÔME 108, bout du Carrefour (450)431-2355 SAINT-LAURENT 438, rue Isabey, bur.108 (514) 340-0334 Place Vertu (514) 7450745 SAINTE-DOROTHÉE 241C, bout Samson (450) 969-1771 SHJRBROOKE 2980, rue King O (819) 56*5555 Carrefour de l'Estrie (819) 822 4650 TERREBONNE 1257, boul des Seigneurs (450) 964-1964 les Galeries de Terrebonne (450) 964 8403 TROIS-RIVIÈRES 5335, boul des Forges (819)372 5000 5635, boul Jean XXIII (819) 372 5005 •- I L K DEVOIR.LES SA M E I) 1 2 3 ET DI M A N C H E 21 O ( T O B R E I !» !» il E 5 TELE TATIONS TÉLÉPHONE La plus récente innovation en matière de téléphonie sans fil consiste à offrir des services prépayés SUITE I)K LA PAGE E 4 votre zone d’attache, la facturation à la seconde et la fusion du temps d’antenne.» En fait, généralement, les appels interurbains coûtent davantage que les services locaux alors que la zone «urbaine» varie d’un fournisseur à l’autre.Vous devez de plus déterminer si le service qu’on vous propose comprend l'affichage de la personne qui vous téléphone, l’accès aux services d’aide (911 et 411), etc.En outre, certaines offres se limitent à la communication vocale alors que d’autres permettent de faire de la télémessagerie (brefs messages écrits), du courrier électronique et même l’accès à Internet.La plus récente innovation en matière de téléphonie sans fil consiste à offrir des services prépayés, c’est-à-dire que l’utilisateur achète à l’avance (chaque mois) un nombre déterminé de minutes d’utilisation de son téléphone.Ainsi, en visitant les sites Web des différents fournisseurs, on est inondé d’offres de service aussi différentes qu’alléchantes.Ces sociétés proposent des «paquets de minutes prépayées», par exemple 200 minutes pour 50 $ ou moins, cette tarification variant toutefois beaucoup selon le territoire couvert et les services désirés Les besoins Pour s’y retrouver dans toutes ces offres de services, les spécialistes nous recommandent de cerner d’abord nos besoins en commençant par tracer nos habitudes d’appel.Quand utilise-t-on surtout son téléphone, le jour, le soir, les fins de semaine, et est-ce surtout pour des appels locaux ou interurbains?Se déplace-t-on assez fréquemment hors de la «zone» où l'on réside?Utilise-t-on la |x>ssibilité d’envoyer de courts messages et du courriel électronique?Qui paie l’appel qu’on reçoit sur son appareil cellulaire?(Certains fournisseurs octroient la première minute gratuite lorsque vous recevez un appel; autrement, il serait utile de bénéficier du service de l’afficheur qui identifie l’appelant) Vérifiez également soigneusement le territoire compris dans les services locaux.11 faut ensuite, nous disent encore plusieurs spécialistes, de nombreuses heures de recherche et d’analyse pour cerner l’offre de services qui nous convient le mieux.Comme le relate par ailleurs l'étude de International Data Corp., les fournisseurs de services sans fil espèrent bientôt supplanter l’utilisation du téléphone conventionnel.Ils entrevoient déjà le jour où le téléphone ne sera plus lié à un endroit fixe mais plutôt à une personne.Chacun aura alors un numéro téléphonique personnel et pourra être joint où qu'il se trouve.Déjà, on rapporte des exemples de personnes, souvent des étudiants ou de jeunes pro-fessionnels, qui n’ont plus recours à aucun service téléphonique conventionnel mais qui dispose d’un SCP ou d’un appareil de messagerie.Mais le monde des télécommunications est sans cesse en ébullition et nul doute que les pourvoyeurs de services classiques réagiront.Déjà, en juin 1998, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a ouvert le marché des services téléphoniques locaux à la concurrence.Jusqu’à ce jour, les compagnies de téléphone fournissaient les services de résidence et d’affaires sur une base monopolistique.Par conséquent, on verra bientôt apparaître de nouveaux joueurs qui non seulement proposeront des «services imbattables» sur l’interurbain, comme on le voit depuis quelques années, mais également de desservir notre région, comme le fait actuellement Bell Canada.Aux quatre firmes de sans-fil s’ajouteront bientôt de nouveaux fournisseurs, dont Vidéotron.On nous promet que «les abonnés bénéficieront d'un choix accru de fournisseurs de services, et donc de nouveaux services.» Le nombre d’utilisateurs de SCP devrait croître de 20 à 30 % chaque année » m ARCHIVES I.E DEVOIR les fournisseurs de services sans fil espèrent bientôt supplanter l’utilisation du téléphone conventionnel.ARCHIVES LE DEVOIR Le président de Téléglobe, Charles Sirois Charles Sirois Téléglobe et les contrecoups du marché Devenir le fournisseur d'accès global à Internet le plus important du monde Il parle d’une société où prime la souveraineté des individus.Une souveraineté qui passe par le savoir, donc par la diffusion de l’information.Président d’une société à énorme capitalisation boursière, l’auteur de Passage obligé voit toujours son avenir dans les télécommunications, mais en sachant que plus que jamais la communication prime.GÉRARD BÉKUBÉ LE DEVOIR Téléglobe traverse, aujourd’hui, une période tumultueuse.Un «passage obligé», pour reprendre le titre du livre de son président, Charles Sirois.Téléglobe subit les contrecoups d'un marché livré à la concurrence et éprouve de la difficulté à digérer cette percée dans la téléphonie de détail par l'entremise d'Excel Communications, achetée en novembre dernier pour sept milliards.Le pari était audacieux, rendant désormais Téléglobe vulnérable à une prise de contrôle tellement sa capitalisation boursière s’est réduite depuis le début de 1999.Mais il s’inscrit dans la mouvance de l’industrie.Au cours d'une entrevue publiée dans la dernière édition de la revue Forces, Charles Sirois était on ne peut plus éloquent.«Les technologies de l’information vivent exactement le même phénomène qui a frappé l’informatique.Au début, ce qui importait, c’était la machine.La grosse machine.Qui coûtait cher.C’est là-dessus qu’IBM a bâti son empire.IBM était un constructeur de machines.Pendant ce temps un autre empire émergeait, qui s’appelait Microsoft, et qui a fait sa force dans le “software".Bill Gates a compris que la valeur ajoutée était d’avoir accès à la machine.» La compagnie de téléphone, le propriétaire d’infrastructure de télécommunication, est devenue aujourd’hui ce qu’était le IBM d’autrefois.«De plus en plus les “machines” [les réseaux, dans le secteur des télécoms] s’étendent à la grandeur de la planète.Et les coûts descendent.Ces réseaux deviennent une composante vitale, comme l’ordinateur est toujours une composante vitale de l'économie de l’information, mais la valeur ajoutée s’est déplacée vers le logiciel, puis, maintenant, vers le contenu, vers ce que les gens font avec les logiciels.» Double défi Mais pour Charles Sirois, il n’est pas question d'abandonner le contenant pour le contenu.«Jamais je ne quitterai les télécommunications.C'est mon métier de base.Ce que j’ai dit, c'est qu'il faut ajouter la dimension contenue à ce que nous sommes en télécommunications», peut-on lire dans cette entrevue accordée à Forces.Le double défi consiste, cependant, à réduire les coûts de transmission et à compenser la banalisation de l’infrastructure.En clair, le marché, qui récompensait jadis la propriété des infrastructures, récompense désormais la propriété du trafic.Il faut s’ajuster.«Des entreprises comme Téléglobe sont nécessaires.Ces compagnies propriétaires d’infrastructures ont des capitalisations boursières énormes.Mais si l’on regarde les prix qui sont, actuellement, accordés parle marché à des entreprises de taille plus petite, qui sont impliquées côté trafic ou côté du contenu, c’est gigantesque!», a lancé M.Sirois.La dimension téléphonique de Téléglobe n’est donc pas remise en question.Cette dimension va même prendre de l’ampleur, sous l’impulsion d'Internet.«C’est pour cette raison que Téléglobe a annoncé un projet d’investissement de cinq milliards de dollars.C'est poursuivre la vague d’Internet.On va devenir le fournisseur d’accès global à Internet le plus important du monde.Fido aussi est en train de rentrer dans le monde Internet, dans le monde des contenus sur la téléphonie sans fil.On a déjà annoncé un projet-pilote avec la Banque Royale dans le but de faire des transactions bancaires sous forme mobile.» L’on s’en doute, Charles Sirois est devenu un inconditionnel d’Internet.«C’est un concept puissant parce qu’il repose sur la démocratie.Internet n’est contrôlé par personne.Il repose sur la capacité humaine de création, d'imagination.Tout être humain peut faire partie d’Internet, à la fois comme consommateur et comme fournisseur.Et c’est ça la force d’Internet.Internet, ce n'est pas AT&T qui dit: “Moi j’ai tout pensé pour vous.Je gère, utilisez ce que je vous donne”.» L’effet de mode Et il ne craint pas de tomber dans le piège de l’effet de mode.«Tout fonctionne par effet de mode.Il n’y a plus rien de permanent.En fait, la seule chose permanente que vous allez pouvoir garder, c’est votre identité.Ce n’est plus la dictature de l'offre qui prévaut, mais bien la démocratie de la demande.L’entreprise doit regarder les tendances lourdes qui se cachent derrière les phénomènes.Regardons la technologie cellulaire.Les fournisseurs n’ont même pas encore fini d’amortir leur lourde infrastructure qu’ils doivent aujourd’hui s’adapter.Ils doivent se diriger du côté digital et tendre vers les plates-formes Internet.Les deux choses qui sont les plus populaires en télécommunications à Iheure actuelle, ce sont le téléphone sans fil, digital, avec standard GSM, et Internet.On devrait, d’ailleurs, assister à un mariage entre les deux.Et Internet n'aura pas comme point d’accès l’ordinateur, comme c’est le cas présentement.C'est trop cher comme point d'accès.Internet aura une multitude d’accès, entre autres le téléphone sans fil.» Nous vivons présentement cette transition entre la dictature de l’offre et la démocratie de la demande.En d’autres tenues, nous sommes dans ce que Charles Sirois a appelé un passage obligé.«Et ce passage obligé va se vivre assez péniblement.Je ne pense pas seulement ata entreprises, je pense aussi aux individus.Je pense aux emplois, à leur nombre et à leur précarité.» C’est le passage obligé qui va cependant nous amener à l’ère de la créativité.«C’est inévitable.La créativité, c’est la démocratie.C'est la souveraineté du citoyen, c’est la souveraineté de l’être humain.» «La journée où tu dis que c’est la créativité qui offre la plus grande valeur ajoutée; la journée où Ton peut mettre à la disposition de l’être humain les moyens de savoir, les moyens de créer, les moyens de créer la richesse, comme chaque individu a un pouvoir créateur, tu lui permets alors de créer sa propre richesse.Avant, à l’ère de la production, si l’individu n’avait pas accès aux capitaux, il était un travailleur au service du magnat de l’industrie.Aujourd’hui, avec une idée novatrice, l'individu peut créer de la richesse», a ajouté Charles Sirois.Au prix d’exclus, d’un nombre élevé d’exclus.«C’est le passage.On va devoir régler ces problèmes.Tu ne peux pas avoir une société où tu vas créer sans cesse des écarts et où 20 ou 25 % de la population ne sera pas dans le coup.Les 80 % vont tôt ou tard se fatiguer de payer pour les 20 %.Et les 20 % vont se révolter de ne pas pouvoir travailler.Des tensions vont naître.C’est tout cela, le passage.Nos gouvernements vont devoir réagir.» «Mais tout cela est sain, s'empresse-t-il d’ajouter.Cela va nous amener vers une société où prime la souveraineté des individus.Une souveraineté qui passe par le savoir, donc par la diffusion de l’information.Une information qui doit être diffusée par le plus de gens possible pour éviter sa partialité et sa subjectivité.C'est ça qui conduit à la liberté des individus.Et c'est vers ce genre de société qu'on se dirige avec cette multiplicité des moyens d’accès et de diffusion de l’information.» Commerce électronique Explosion sur Internet Ne fait pas des affaires qui le décide Il y a ceux qui connaissent bien le réseau informatique.Il y a les autres dont l'expertise est dans la livraison et la distribution de services et de produits.Ils se rejoignent par Internet où semble être l’avenir de la commercialisation.C’est à 1,3 billion de dollars qu’on évalue la valeur de ce marché d’ici l’an 2002.ANDRÉ SALWYN Les chiffres deviennent de plus en plus effarants.Dell, aujourd’hui, vend par Internet pour 30 millions de dollars (US) d’ordinateurs à travers le monde chaque jour! Au cours des 12 derniers mois, près de 800 milliards de dollars (US) ont changé de main sur Internet, et comme disent les analystes: «Ce n 'est qu ’un début!» C’est le début, en effet, d’un nouveau type de commerce mondial qui s’appelle le commerce électronique.Pour l’instant, le grand public n’est presque pas affecté par cette révolution.L’exemple de Dell est encore assez rare.«Cette révolution va affecter les entreprises d'une façon considérable quand le commerce électronique d’entreprise à entreprise et d'entreprise au consommateur commencera à atteindre son plein essor», explique Claude C.Bismuth, associé principal chez Ernst & Yoimg.Pour l’instant, la situation qui se présente en ce moment quant au commerce électronique sur Internet est double.D’un côté on trouve de jeunes entreprises très imbues d’informatique.On les appelle les entreprises «.com».Ce sont des entreprises créées, en général, par des jeunes qui n’ont aucune ou très peu d’expérience dans des secteurs commerciaux très critiques comme ceux de l’approvisionnement, de la livraison et de la facturation des produits et services.De l’autre côté, on trouve des entreprises bien établies, très bien rodées quant à la livraison et la distribution de services et de produits mais qui se retrouvent sans aucune expérience et en proie à un manque de systèmes robustes et fiables pour transiger sur Internet.«Des deux côtés, il existe des besoins considérables de profiter des forces et de combler les faiblesses des entreprises qui se lancent dans le commerce électronique», ajoute Claude Bismuth.Stratégies d’affaires Les exigences du commerce électronique dépassent le cadre matériel.Avoir de bons outils de communication est une chose, savoir bien s’en servir en est une autre.Il y a donc un gros effort à faire d’entrée dans le domaine de la formation du personnel.Si l’entreprise est établie depuis un certain temps, il lui faut protéger ses lignes d’approvisionnement et élaborer toute une nouvelle stratégie adaptée à un environnement nouveau avec une distribution géographique très large et une méconnaissance presque totale des nouveaux clients.«On peut avoir la plus belle page Web au monde, on ne survit que dans la mesure où on a la capacité de répondre à la demande de façon satisfaisante», ajoute Claude Bismuth.Un exemple qui confirme, en partie, cette affirmation est celui de l’entreprise amazon.com.En s’attaquant au marché de la vente de livres sur Internet, amazon.com a créé une demande si importante qu’elle a dépassé ses capacités de livraison.Les autres grands vendeurs de livres aux Etats-Unis qui, au début, se moquaient du projet d’amazon.com ont vite déchanté et ont dû réagir avec vigueur.En ayant une réaction rapide, Barnes & Noble, par exemple, a pu reprendre une partie du marché qu’elle avait perdu.Cependant, les analystes s’accordent pour penser que ce regain ne se serait probablement pas réalisé si amazon.com avait pu prévoir l’ampleur de la demande qu’elle a suscitée et avait mis en place les moyens d’y répondre.Cette problématique amène donc les entreprises à se poser certaines questions importantes comme celle de savoir si elles ne devraient pas, par exemple, restreindre leurs activités géographiquement.«C'est très beau de pouvoir dire: “nous, nous sommes capables, nous pouvons assumer nos livraisons n’importe où, n’importe quand.nous nous servons de UFS et de Fedex" mais c'est risqué, remarque Alan Freedman, un analyste chez l.D.C.Une entreprise dispose de très peu de moyens pour anticiper les volumes.En plus, la clientèle peut être répartie à un point où la distance et les quantités commandées deviennent problématiques pour assumer une certaine rentabilité.A cela s'ajoutent toutes les questions de distribution et d’entreposage.Si le service d’expédition n'est pas efficace, l'entreprise faisant face à de petites commandes perd de l'argent.» D'un autre côté, si le volume des commandes est elevé, l’entreprise fait face à un autre problème: celui du contrôle de l’inventaire et des approvisionnements.Le progiciel de SAP SAP, le chef de file mondial dans le domaine des progiciels de planification des ressources d’entreprise, a bien vu l’arrivée de ces problèmes.Son progiciel, bien structuré au point de vue contrôle des approvisionnements et des inventaires, ne disposait pas de données assez précises sur le commerce international, telles que celles qui régissent les droits d'importation de chaque pays, les règlements s’appliquant aux importations de certaines denrées ou marchandises, les taux d’échange, etc.SAP s’est donc associée à Intel, le plus grand fabricant de processeurs pour ordinateurs (une entreprise qui, par ses exportations soutenues à travers le monde, dispose d’une importante banque de données et d’une grande expérience dans l’exportation de marchandises) pour créer un logiciel appelé Pandesic.«Avec Fandesic, une entreprise est en mesure de dire instantanément à un client vivant dans un coin donné du globe ce que sa commande lui coûtera en fin de comptes (toutes taxes comprises) et quel jour cette commande sera livrée», révèle Robert Racine, directeur général de S Al’ au Québec.Les entreprises doivent réaliser que leur processus d’affaires doit être adapté au nouvel environnement.«Les entreprises .corn doivent combler leurs lacunes en matière d’expérience commerciale concrète, particulièrement dans le domaine du contrôle des inventaires, du réapprovisionnement automatique des stocks et de la gestion des commandes en retard, ajoute encore Claude Bismuth.Les entreprises déjà bien établies doivent, quant à elles, se familiariser avec cet univers nouveau dans lequel elles vivent: savoir, par exemple, quel portail choisir plutôt qu’un autre et être prêtes à faire face à toute éventualité.» Pourquoi s’intéresser au commerce électronique?C’est à 1,3 billion de dollars qu’on évalue la valeur de ce marché d’ici l’an 2002.Les exigences du commerce électronique dépassent le cadre matériel ?ONTARIO •.• .> tonton Cogeco Câble propose la téléphonie du troisième millénaire dès 1999 Les clients de Cogeco Câble pourront accéder à un ensemble de services numériques sur tout le corridor Windsor-Rimouski.D’ores et déjà, Cogeco Câble offre à ses clients le service Internet à haut débit.Mais son réseau bidirectionnel ouvre des perspectives encore plus emballantes en mettant à leur portée, à des prix hautement concurrentiels, des services tels la vidéo sur demande, la télé numérique, la télé haute définition, le courrier électronique, le furetage Web, la messagerie multimédia et, bien entendu, la téléphonie locale et interurbaine.Cogeco Câble, c'est la maîtrise de la technologie des télécommunications poussée à la limite du raffinement.«scooeco COGECO C BLE INC.Jamais plus l'univers des communications ne sera le même ! www.cogecocable.com 1 s I \ I 4924 L E 1) E V (HR, LES S A M E I) I 2 3 E T 1) I M A X (' Il K 2 I 0 (' TUBRE I it !» !» E (I -TELECOMMUNICATIONS* Le pari de l’Institut international des télécommunications Tricoter du savoir sur mesure En faisant appel à l’expérience pratique comme aux besoins des entreprises et des universités, l’IIT propose une solution nouvelle Le monde des télécommunications évolue à la vitesse de la lumière.Les entreprises de pointe doivent consacrer des budgets aussi importants à la formation qu’à la recherche; les universités n’ont plus les moyens de se payer de laboratoire moderne puisque les découvertes se succèdent à un rythme affolant: comment réussir à suivre sans risquer de manquer le bateau?Une solution originale: celle du maillage des intérêts et des besoins que propose depuis le 4 octobre l’Institut international des télécommunications.JACQUKS GRENIER LE DEVOIR Les étudiants de l’Institut international des télécommunications viennent tout autant des entreprises-membres, qui peuvent ainsi répondre à moindre coût à leurs nouveaux besoins de formation, que des universités — une première couvée de 150 étudiants termineront en mai — qui peuvent enfin offrir une formation pratique correspondant aux besoins des futurs diplômés et de leurs employeurs éventuels.MICHEL BELAI R LE DEVOIR Il est facile de comprendre que quelque chose d’important est en train de s’installer.Depuis que la voix de Michel Louvain mugit sur nos écrans de télé en soulignant les envolées libertaires d’ünë petite grenouille orange et verte — une pauvre rainette à ventouses —, les sonneries des services de communication personnelle (SCP) semblent retentir un peu partout dans la rue, dans le moindre autobus, en plein restaurant.La révolution des télécommunications est devenue quotidienne.Et même le nom de chien le plus courant, Fido, signifie aujourd’hui tout autre chose qu’un jappement familier.L'Amérique du Nord — et le Québec en particulier — a toujours joué un rôle prépondérant dans ce secteur.C'est ici que la recherche et le développement ont fait des télécommunications un secteur en évolution permanente où les innovations ont à peine le temps de s’implanter qu’elles doivent déjà être remplacées par de nouvelles trouvailles se traduisant toujours en une myriade de nouvelles applications pratiques.Cela touche les appareils d'utilisation courante, comme les SCP ou le modem-câble pour Internet, mais cela implique aussi des transformations constantes dans l’ingénierie de ces appareils et, surtout, des infrastructures, des réseaux et des grands ensembles qui en supportent l'utilisation quotidienne.Entre le téléphone à roulette, l’ordinateur portable et le courrier électronique, entre la ligne partagée, la voix de la téléphoniste et la transmission de données par satellite, il faut rappeler qu’il s’est à peine écoulé quelques décennies.Maillage d’intérêts La révolution se fait toujours à coup de théories, on le sait, mais pour durer, elle doit s’appuyer sur une armée de serveurs et de routeurs plus ou moins invisibles, sur des légions entières de consoles de contrôle ou d’appareils en tout genres.Et les entreprises et les conglomérats installés ici se livrent une concurrence démentielle pour contrôler de plus en plus de parts de ce nouveau marché mondial.Tout cela se fait, bien sûr, en suivant les règles du jeu définies par le nouveau défi de la mondialisation.En générant des tas d’emplois à tous les niveaux.Et d’autres tas encore de retombées économiques en tout genre.C'est la manne.Bravo.Mais, dans les faits, l’ébullition permanente du secteur des télécommunications pose d’énormes problèmes aux entre- prises comme aux universités lorsqu’on aborde le problème de la formation.C’est ici qu’intervient IUT.«Le rôle de l'Institut, précise Christine Gagnon, sa directrice générale, c’est de s'imposer comme un point d’ancrage, un lieu de concertation.Il faut bien réaliser que c’est une expérience unique.Ailleurs, on trouve des partenariats locaux entre une industrie et une faculté ou un collège, alors qu’ici ce sont des institutions d’enseignement et des entreprises concurrentes qui sont assises à la même table et qui nous fournissent leur ma- tériel de pointe pour que nous puissions former de façon plus pratique et moins théorique les ingénieurs de demain, ceux qui bâtiront les réseaux du futur.Cela n’existe nulle part ailleurs.Et bien sûr, beaucoup de gens observent attentivement ce que va donner notre nouvelle approche.» Du côté des universités, c’est en effet au compte-gouttes qu’on forme les ingénieurs en télécommunication.On manque de spécialistes.On manque de laboratoires: les budgets ne permettent pas de renouveler la «quincaillerie» au rythme où elle ap- paraît dans la vraie vie.Pire: on ne sait plus comment négocier le virage de l’interopérabilité — des machines et des systèmes de gestion mis en réseaux même s’ils sont fabriqués par des entreprises concurrentes — qui s’est installée un peu partout sur la planète.Du côté de ces entreprises, la réalité n’est pas plus reluisante.Les budgets de formation montent en flèche pour réussir à suivre le rythme des percées technologiques et les nouveaux ingénieurs disposant d'une connaissance des systèmes en place sont fortement courtisés par l’extérieur.Le roulement du personnel à ce niveau est d'ailleurs devenu un problème alarmant.Solutions originales C’est en offrant des solutions originales à ces problèmes précis que l’IIT a fait son nid.Le maillage des intérêts et des besoins qu’on y propose répond autant aux angoisses des multinationales qu’à l’impuissance chronique des universités.L’équipe de Christine Gagnon a réussi à convaincre les unes et les autres de s’associer dans le cadre de l’Institut.Les étudiants viennent tout autant des entreprises-membres — plus de 450 jours de formation d’ici décembre —, qui peuvent ainsi répondre à moindre coût à leurs nouveaux besoins de formation, que des universités — une première couvée de 150 étudiants termineront en mai — qui peuvent enfin offrir une formation pratique correspondant aux besoins des futurs diplômés et de leurs employeurs éventuels.On travaille présentement à peaufiner un tronc commun de formation permettant aux étudiants des cinq institutions participantes à l’IIT — Concordia, ETS, Polytechnique, INRS et McGill — de parfaire leur formation en contexte réel.En contrepartie, les entreprises-membres — on rencontre ici des gros canons: Bell, CGI, Cogeco, Ericsson, Exfo, Hew-let-Packard, Cisco, Microcell, Newbridge, Nordx, Nortel, Spectra Telecom, Télébec, Téléglobe, Télésysté-me Mobiles International et Vidéotron — fournissent le matériel de pointe qui fait du laboratoire de l’Institut, installé au coût de sept millions, le plus approprié et le plus neuf des outils de formation.Un véritable maillage d’intérêt.Un véritable maillage d’intérêt qui permet de saisir à quel point les enjeux sont grands.Et dépassent largement les trémolos sucrés d’un vieux «crooner».«Former les ingénieurs de demain, ceux qui bâtiront les réseaux du futur» — Christine Gagnon A Francis Fox Téléphoner sans fil Être les chefs de file en avant-garde technologique Pour l’ancien ministre fédéral des Communications, l’avenir de Cantel, devenu Rogers Cantel, est assurée au Québec, d’autant plus que les portables prendront le pas sur les combinés fixes d’ici dix ans.Associé à la suédoise Ericsson, sa compagnie travaille déjà à concevoir et à mettre en place la troisième génération ARCHIVES LE DEVOIR -ministre fédéral des Communications (de 1980 à 184), Francis Fox est aujourd’hui président pour le ./ I.4
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