Le devoir, 17 novembre 1999, Cahier A
0 FONDE EN 19 1 v o i.DEVOIR N " 2 (i 2 L E M E K C R E D 1 17 N O V E M II II E I !l il !) 8 A X K S = EFFET DE SERRE: LES OURS POLAIRES SONT MENACÉS DE FAMINE PAGE B 8 Serge Tr u ffa u t ?PERSPECTIVES Les coutumes de la guerre Un héros de l’ombre vient de s’éteindre à l’âge de 89 ans.11 s’appelait Daniel Margolies et fut un des principaux procureurs du procès de Nuremberg.Cet avocat fut le précurseur de Louise Arbour, Caria Del Ponte et autres juristes qui s’attaquent aux crimes contre l’humanité.é en 1910 à Cleveland, dans l’Ohio, Daniel Margolies étudie la littérature allemande du _ ____ Moyen Age à Harvard dans les années 20.En 1931, il se rend en Allemagne pour approfondir ses connaissances.Deux ans plus tard, Hitler accède au pouvoir.En 1936, Daniel Margolies retourne à Harvard pour entreprendre des études en droit Trois ans plus tard, la Deuxième Guerre mondiale éclate.En 1940, l’Europe, à l’exception notable de la Grande-Bretagne, est sous la botte nazie.Des rescapés de la terreur hitlérienne, des juifs pour la plupart, essaient de sensibiliser, en vain, l’opinion mondiale.En janvier 1942, les gouvernements en exil se réunissent au palais Saint-James, à Londres.Dans leur déclaration commune, ils dénoncent «le régime de terreur des forces d’occupation, coupables d’emprisonnements, d’expulsions massives, de massacres et d'exécutions d’otages».Dans la foulée, ces gouvernements en exil concluent que les Allemands violent «les lois et coutumes de la guerre», une expression à retenir, ainsi que les dispositions de ^conférence de La Haye de 1907.A la faveur de celle-ci, les gouvernements établissent qu’il faut «punir par la justice officielle tous ceux qui s'étaient rendus coupables de crimes, qu’ils les aient ordonnés, perpétrés ou qu'ils y aient participé».Au cours des mois qui suivent, Londres et Washington sont submergés de rapports prouvant que les nazis se livrent à d’horribles exactions.Le président Roosevelt et le premier ministre Churchill ne peuvent plus faire la sourde oreille.Ils doivent se prononcer.Roosevelt propose que les criminels de guerre soient remis entre les mains de la future Organisation des Nations unies.Churchill diffère d’opinion.11 suggère que ces criminels soient jugés dans les pays où les atrocités ont été commises.Seul Molotov, alors ministre soviétique des Affaires étrangères, évoque la formation d’un tribunal international.Bref, les politiciens ne sont pas tout à fait sur la même longueur d’onde.En fait, sur ce sujet, celui précisément des crimes contre l’humanité, les politiciens furent et demeurent mal à l’aise ou foncièrement cyniques.Et ce, fondamentalement, en raison de cette notion des lois et coutumes de la guerre.Qu’est-ce donc que les coutumes de la guerre?11 est vrai que ce concept avait été évoqué aussi loin qu’en 1308 dans le cadre du procès de William Wallace, le héros national des Ecossais.Pour avoir reconnu qu’il n’avait épargné «ni âge ni sexe, ni moine ni nonne», Wallace s’était rendu coupable de viol des lois et coutumes de la guerre.Autrement dit, de crimes contre l’humanité.Au terme de la guerre civile américaine, en 1865, de la guerre des Boers, en 1902, et de la Première Guerre mondiale, en 1918, on avait bien tenté de juger les auteurs de crimes contre l'humanité.Mais la plupart du temps, ces tentatives se sont soldées par des échecs lamentables.Il en a été ainsi parce que jamais les acteurs concernés par ces différents chapitres de l’histoire ne sont parvenus à articuler la notion de crimes contre l’humanité sur une assise juridique solide.Pour que Margolies puisse échafauder, contre les dignitaires nazis, un dossier imperméable à toute distorsion, il fallait au minimum lui fournir une poignée juridique.Curieusement, c’est là que sont intervenues les lois et coutumes de la Bourse.Horrifié par la Solution finale, Henry Stimson, responsable américain de la Défense, soit le Pentagone, décide de s’opposer fermement aux vues de Roosevelt et Churchill en la matière.Dans son entreprise, il obtient le soutien du ministre de la Justice, Francis Biddler, et du secrétaire d'Etat, Edward Settinius.Dans leur esprit, «un jugement authentique rallierait les suffrages de la population et susciterait le respect de l’histoire».Stimson demande à un de ses collaborateurs, le lieutenant-colonel Murray Bernard, de trouver une assise juridique solide.Dans le civil, Murray Bernard est avocat à la Commission des opérations en Bourse.Fort de cette expérience et, plus précisément, des méthodes qu’emploient les cartels pour imposer leurs prix, Murray Bernard s’appuie sur la notion de complot, jus- VOIR PAGE A 10: GUERRE Qu’attend Ottawa pour modifier le Code criminel?Montréal Ciel variable, g) Max: 2 Min: -4 M E T E 0 Québec Ciel variable.Max: -3 Min: -6 Détails, page B 8 1 N I) E X Annonces .B 7 Éducation .B 1 Bourse .B 5 Le monde .A 7 Avis publies.A4 les sports .157 Culture .B 10 Montréal .A4 Économie .B 4 Mots croisés.A4 Editorial .AH Télévision .15 9 LES ACTUALITÉS POUR UNE AIDE MASSIVE À LA RECHERCHE UNIVERSITAIRE PAGE A 3 Cases départ CULTURE OPÉRA DE MONTRÉAL: TOUT VA POUR LE MIEUX, DIT UZAN PAGE B 9 B ifo.« S 3 It » » nui< ffi # S « K « « I « AGENCE FRANCE-PRESSE IL n’y a pas que les jeunes Occidentaux qui soient avides d’avenir.La preuve: cette immense foire de l’emploi qui se déroule actuellement au Japon.Si l’événement ne dure que deux jours, ce ne sont pas moins de 390 compagnies qui courtisent près de 10 000 étudiants de l’université de Tokyo en voie d’obtenir leur diplôme.DOSSIER ÉDUCATION L’école ambulatoire Moyennant deux heures par semaine, des centres privés d'éducation garantissent que votre enfant améliorera sa performance générale à l'école LA époque du professeur retraité qui donne des 7 cours dans son salon pour passer le temps et arrondir ses fins de mois est révolue.Reflet .des compressions dans le réseau de l’éduca-' tion ou symptôme de l’incapacité du système public à prendre en charge les enfants qui éprouvent des difficultés d’apprentissage, le résultat est le même: des centres éducatifs privés ultramodernes poussent comme des champignons depuis une quinzaine d'années dans le reste du Canada.Et le Québec est le prochain sur la liste.Les noms d’Oxford et de Sylvan risquent d’ici peu de devenir aussi courants que ceux de certaines écoles de langues bien connues.Flairant le besoin, un centre d’apprentissage Oxford a ouvert ses portes il y a un peu plus d’un an dans un petit centre commercial de Dollard-des-Ormeaux.Une visite des lieux suffit pour réaliser que ces centres sont bien organisés.Recrutant des enseignants du système public et des www.ledevoir.com VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR étudiants en éducation ou en psychologie, ces établissements obéissent à une philosophie, celle de l’efficacité.Premier au Québec, le centre Oxford de la région est la 59" filiale du genre au Canada.L’entreprise a été mise sur pied en 1984 à London, en Ontario.Et depuis, sa popularité ne cesse de croître.«Nous prévoyons ouvrir une dizaine de centres à travers le Québec au cours des 18 prochains mois», indique le président des centres Oxford du Canada, Nick Whitehead.Chaque franchise coûte 100 000 $.Le centre offre des cours de rattrapage en français, en anglais et en mathématiques mais enseigne aussi des stratégies d’étude, de lecture rapide ou de gestion du temps pour les plus vieux.Si bien que l’âge de la clientèle de ces centres varie entre 3 et 22 ans! Mais qu’offre donc de si spécial un centre éducatif privé?Moyennant deux heures par semaine, on garantit que VOIR PAGE A 10: ÉCOLES Recrutant des enseignants du système public et des étudiants en éducation ou en psychologie, ces établissements obéissent à une philosophie, celle de l’efficacité JACQUES GRENIER I.E DEVOIR 80 millions de plus que prévu aux médecins ROBERT DUTR1SAC DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement du Québec doit se résigner à éponger un autre dépassement budgétaire dims le réseau de la santé.La rémunération des médecins omnipraticiens et spécialistes dépasse de 80 millions les prévisions, soit près de 4 % de plus sur une enveloppe globale de 2,2 milliards poçir l’année en cours.A l’Assemblée nationale hier, la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, qui répondait à une question de la députée libérale et critique de l’opposition en matière de santé, Michèle Lamquin-Ethier, a révélé qu un dépassement de 80 millions dans la rémunération prévue des médecins pour l’année en cours était inévitable.Après l’assurance-médicaments qui coûte 210 millions de plus que prévu et le déficit des hôpitaux qui dépasse de 100 millions les prévisions pour atteindre 350 millions, cet autre dépassement dans le budget de la santé au Québec s’explique par plusieurs facteurs, a indiqué Mme Marois.La ministre a évoqué le déplafonnement de la rémunération annuelle de certains médecins spécialistes afin de répondre à mie demande accrue de soins ou d’interventions, les ressources supplémentaires consenties aux urgences font également partie de l’explication, tout comme l'ajout d’équipes de médecins pour assurer l’accès aux soins partout sur le territoire du Québec.Hier, le ministère ne pouvait préciser quelle part du dépassement chacun de ses VOIR PAGE A 10: MÉDECINS Autres informations en pages B 1, B 2 et B 3 La tutelle de l’exécutif de la CSDM est illégale FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR La mise en tutelle partielle de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) décidée par le ministre de l’Education, François Legault, est illégale.Le couperet est tombé hier après-midi lorsqu’un juge a fait abroger la tutelle que Québec avait imposée au comité exécutif de la CSDM au début d’octobre.C’est un camouflet pour le MEMO (Mouvement pour une école moderne et ouverte) et sa présidente Diane De Courcy, également présidente de la CSDM, ainsi que pour le ministre Legault.Ceux-ci estimaient que le «putsch» réalisé par les dissidents du MEMO, avec Robert Cadotte à leur tête, et le Regroupement scolaire confessionnel (RSC), dirigé par Michel Pallasdo, était illégal.Dans le jugement, on peut lire que «le législateur, tout en permettant au comité exécutif d’exercer des pouvoirs en lieu et place du conseil [.], retient le principe de droit civil bien connu qu’un mandat à un délégué demeure toujours révocable».Selon le juge, le pouvoir que possède le conseil des VOIR PAGE A 10: TUTELLE Bagarre dans le cockpit?Le FBI prendrait en main l'enquête sur la tragédie du vol 990 d’Egypt Air LIBÉRATION, AFP, AP ET REUTERS Le FBI va vraisemblablement prendre en main l’enquè-te sur la tragédie du vol 990 d’EgyptAir, qui s’est écrasé en mer le 31 octobre, tuant les 217 personnes à son bord.La décision aurait été prise après que l’analyse des enregistreurs de vol eurent fait apparaître qu’un des pilotes du Boeing 767 avait récité une formule religieuse de préparation à la mort quelques secondes avant que le pilote automatique soit désactivé et que l’appareil commence à plonger vers l’océan.Quelques secondes plus tard, a de son côté rapporté la chaîne CBS, un bruit de porte a été enregistré ainsi qu’une voix disant: «Que se passe-t-il?» Une lutte dans le cockpit pour le contrôle de l'avion semble alors s’être ensuivie avant que les deux réacteurs ne soient finalement coupés et que l’avion ne s’écrase.Dès lundi soir, Jim Hall, directeur du NTSB (National Transportation Safety Board, agence chargée des enquêtes sur les accidents aériens), avait annoncé que ses services envisageaient de laisser la police fédérale mener l’enquête.Il avait rencontré dans la journée le directeur du FBI (Federal Bureau of Investigations), Louis Freeh.Cette dé- VOIR PAGE A 10: BAGARRE 778313000665 L E l> E V DIR.I.E M E R C R E 1) I 17 N 0 V E M B R E I !» !» !» A 2 •LES ACTUALITES- 6‘ Conférence canadienne sur la santé internationale La vague verte reviendra, prédit David Suzuki Le changement proviendra des gens ordinaires, sous le signe de la santé Nous sommes l’air que nous respirons, et nous sommes également l’eau dont notre corps est composé à 60 %, rappelle le généticien David Suzuki.L’environnement et la santé sont intimement liés, et c’est pourquoi ils redeviendront une préoccupation majeure dans les années à venir.Il ne faudra toutefois pas penser aux politiciens pour remettre l’idée à la mode.JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Hull — Dans les années 70 et 80, le mouvement écolo avait la cote.Les Verts, portés par une popularité à son sommet, dénonçaient les coupes à blanc, les barrages hydroélectriques, les centrales nucléaires.Deux récessions économiques plus tard, les écolos sont drôlement plus ' discrets.Mais la vague verte reviendra, prédit le généticien David Suzuki.Elle renaîtra.sous le signe de la santé.«Les gens se préoccupent de la santé de leurs enfants, particulièrement avec l’eau et l'air, croit le Dr Suzuki.A l’époque, nous avions oublié qu’il y a des gens.S'ils ont faim, ils s’en ¦ ficheront que ce soit la dernière plante ou le dernier animal sur la Terre.S’ils ont faim, ils le tueront.Et je le ferais aussi.Alors, si nous ne pensons pas à la faim et à la pauvreté, nous ne sauve- rons pas l’environnement.» Le Canada n’a pas à donner de leçon à personne en matière d’environnement, a rappelé le D' Suzuki à la foule venue l’entendre hier matin lors de la sixième Conférence canadienne sur la santé internationale.Les citoyens sont devenus des consommateurs et le discours économique a pris une place beaucoup plus importante que n’importe quel autre sujet.Il faut avoir les moyens d’être écolo aujourd’hui, a dénoncé le généticien.Mais le peuple n’a pas à endurer pareilles valeurs.Les politiciens, a-t-il rappelé, reflètent les revendications du peuple.«Il y a dix ans, dans le cadre d’une émission de radio, j’ai interviewé un dénommé Al Gore; il était sénateur à ce moment-là, a raconté en entrevue l’animateur de l’émission scientifique The Nature of Things.Il avait bien compris les enjeux environnementaux.À la fin, je lui ai demandé comment ARCHIVES LE DEVOIR Le Dr David Suzuki une personne comme moi pouvait aider quelqu’un comme lui.Il m’a répondu: “Ne me regardez pas.Si vous voulez du changement, vous devez le dire aux gens ordinaires, les convaincre qu'il y a un problème, qu’il y a des choix à faire et qu'ils doivent le demander.Et une fois que vous aurez obtenu cet appui, nous répondrons avec empressement à vos demandes.”Aujourd’hui, il est vice-président depuis une dizaine d’années et n’a rien pu faire parce que les Américains ne sont pas rendus aussi loin que lui et ne le laisseraient pas faire de toute façon.» Les politiciens canadiens désolent le généticien.Jean Chrétien?Celui qui lui serrait chaleureusement la main avant qu’il devienne premier ministre «n’était pas intéressé par [ses] propos et il est clair qu’il ne l'est toujours pas».Le ministre des Finances, Paul Martin?«Il a siégé à toutes les tables de discussion sur l’environnement de son parti.H sait tout à propos du réchauffement de la planète.Où peut-on le voir dans son budget?Nulle part.» La vice-première ministre, Sheila Coops?«Elle était ministre de l'Environnement.Où sont ses engagements?» Le nouveau ministre de l’Environnement, David Anderson?«Il a une bonne feuille de route, il a fait du bon travail en Colombie-Britannique.Il a prononcé un solide discours, entre autres à propos de faire payer plus aux propriétaires de gros camions.Mais dès le lendemain, il a battu en retraite!» Lucien Bouchard, quand il était ministre de l’Environnement, s’était fait demander par David Suzuki quelle était sa priorité en la matière.«Le réchauffement de la planète!», aurait immédiatement répondu le futur premier ministre québécois.«Très bien, a répliqué le D' Suzuki, mais pourquoi?» Parce que le phénomène menace la survie de nos espèces, aurait lancé Lucien Bouchard, et que si nous ne faisons pas quelque chose maintenant, nous courons à la catastrophe.«C’est extraordinaire! s’est exclamé le généticien.Alors, vous allez stopper les travaux sur la plate-forme Hibernia et d’autres projets du genre?» «Non non, nous ne pouvons faire ça, aurait dit le ministre Bouchard.C’est un engagement qu’a pris le parti, vous ne pouvez l’annuler!» «Il m’a donc dit que le réchauffement de la planète menaçait la survie des espèces mais qu’en tant que politicien, il n’allait rien faire pour changer ça, termine David Suzuki.Et regardez-le maintenant! Où se trouve l’environnement dans l'agenda de M.Bouchard?» Et le Parti réformiste?a demandé un reporter albertain.«The Reform Party is a joke», a simplement répondu le généticien.«J’étais à Kyoto avec la délégation canadienne.Un homme s’est levé et s’est présenté comme le critique en matière d’environnement du Reform.“Je ne crois pas au réchauffement de la planète", a-t-il dit.À Kyoto, personne ne se demandait si le phénomène allait se produire, on se demandait tous ce que nous allions faire.Et voilà le réformiste encore en train de dire que ça n 'allait pas arriver! Ils ne formeront pas le prochain gouverne- ment, mais ça m'effraie de penser que les libéraux seront de retour.» Le mouvement doit donc partir de la base pour monter vers le pouvoir.Sauf que le pouvoir, note David Suzuki, n’intéresse plus personne.«QuAui j’étais jeune, les meilleurs élèves voulaient faire de la politique pour changer le monde.Aujourd’hui, les jeift\es sont si cyniques que d’aller en politiqi\e équivaut à dire qu 'ils sont fous!» ‘ • Mais les choses changeront, pw>-inet David Suzuki.Les militants ,qe pourront plus se confiner chacun dans leur niche.Les enjeux ser’oi'it globaux et les militants issus des organisations non gouvernementales devront se regrouper, notamment en ce qui concerne la bataille contre les OGM.«Ces organisations pullulent à un rythme d’enfer partout autour du globe et sont plus de 100 000.Elles Téléc.: fâ 14) WU'UJ PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-007021-991 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la Famille MlRIANNE PICHETTE Demanderesse c.0SVALD0 ACACI0 REBELO DE CASTRO ORDRE est donné à 0SVALD0 ACADIO REBELO DE CASTRO de comparaître dans un délai de trente (30) jours de cette publication au greffe de cette Cour situé au 2800, boul.St-Martin Ouest.Chomedey.Laval.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de OSVALDO ACACIO REBELO DE CASTRO.Laval, le 4 novembre 1999 CAROLE LEFORT PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-249604-996 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT MOHAMED DAOUI Partie demanderesse c.VIKTORIA KALLO Parue défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à VIKTORIA KALLO de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame Est, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Avis public ^ Ville de Montréal Service du greffe Etude d'un programme de développement Projet de reconversion d'un bâtiment industriel Développements Harbourteam inc.sollicite l’approbation de la Ville de Montréal pour la reconversion à des fins commerciales et résidentielles de l’ancien entrepôt frigorifique du Port de Montréal, situé entre la rue du Port et le fleuve Saint-Laurent, à l'est de la rue Berri.L'emplacement concerné est illustré sur le croquis ci-dessous.Les principales caractéristiques du projet sont: - l'aménagement d'espaces commerciaux et de services aux deux premiers niveaux de l'immeuble; - l'aménagement de 207 condominiums et de 51 appartements-hôtel aux étages supérieurs; - la construction d’une salle multifonctionnelle et d'un stationnement intérieur de 265 unités du côté est de l’entrepôt frigorifique.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant aux usages prescrits.Conformément au Règlement sur la procédure d'approbation de projets de construction, de modification ou d’occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 23 décembre 1999.en mentionnant le numéro de référence S990545071, à l'attention du greffier, bureau R.113A, hôtel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Pour obtenir la documentation d'information, veuillez communiquer avec le Service du développement économique et urbain au 872-5985.Montréal, le 17 novembre 1999 Le greffier, M* Léon Laberge Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l’intention de VIKTORIA KALLO.Lieu: Montreal Date: 12 novembre 1999 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT PANAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE CHICOUTIMI NO: 150-22-001900-999 COUR DU QUÉBEC Chambre civile, procédure allégée PRESENT: GREFFIER ADJOINT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL 400, boul.Jean-Lesage.Québec.QC.G1K8W1 Partie demanderesse c.JEAN-GUY COUTURE, autrefois au 2560 rue Sherbrooke, bureau 2, Montréal, et maintenant d'adresse inconnue Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN-GUY COUTURE de comparaître au greffe de cette cour situé au 227 est rue Racine, Chicoutimi.Qc, salle 1.02, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie de la déclaration et des pièces a été remise au greffe à l'intention de JEAN-GUY COUTURE.Lieu: Chicoutimi Date: 14 octobre 1999 LISE GERVAIS GREFFIERE C.Q.CHICOUTIMI PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT D'ARTHABASKA NO: 415-22-01112-998 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.JEAN-GUY COUTURE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à JEAN-GUY COUTURE de comparaître au greffe de cette Cour situé au 800, boulevard Bois-Francs Sud, Victoriaville, Québec, G6P 5W5 dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration a été remise au greffe à l'intention de JEAN-GUY COUTURE Lieu: Victoriaville Date: 15 octobre 1999 DENIS NOEL, greffier PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE QUEBEC NO: 200-22-010312-999 PRÉSENT COMMISSION DES NORMES DU TRAVAIL Partie demanderesse c.JEAN GUY COUTURE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne à JEAN GUY COUTURE de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de justice de Québec.300.boul.Jean-Lesage, Québec, Qc.salle 1.24 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR publié dans et pour le distncl de Montréal.Une copie de la déclaration selon la procédure allégée 8 pièces ont été remise au greffe à l'intention de JEAN GUY COUTURE.Lieu: Québec Date 12 octobre 1999 CHRISTIANE C.RENAUD GREFFIER ADJOINT PANAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-249607-999 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille MONIQUE LAFLEUR Partie demanderesse c.FRANCOIS GODBOUT Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à François Godbout, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10, rue St-Antome, Ville et district de Montréal, salle 1.100.dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de monsieur François Godbout.Lieu: Montréal (Québec) Date: 10 novembre 1999 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT PANAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LABELLE NO 560-04-000860-994 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille NICOLE RAYMOND Demanderesse c.YVON LEFEBVRE Defendeur ASSIGNATION ORDRE est donné à YVON LEFEBVRE de comparaître au greffe de cette Cour situé au 645 de la Madone à Mont-Laurier, district de Labelle.(Québec) J9L 1T1.dans les trente (30) jours de la date de la publication du present avis.Une copie de la DÉCLARATION EN DÉCHÉANCE D'AUTORITÉ PARENTALE et de LAVIS A LA PARTIE DÉFENDERESSE relativement à la contestation a été remise au greffe à l'intention du défendeur.Mont-Laurier, le 8 novembre 1999 FRANCE GOUGEON PANAnA PROVINCE DE OUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-04-010082-973 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT ISABELLE COUTU Partie demanderesse c.PATRICK HÉBERT Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Patrick Hébert de comparaître au greffe de cette cour situé au 1.Notre-Dame Est, Montréal, salle 1.110.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir et de comparaître le 20 décembre 1999 au Palais de justice de Montréal en salle 2.17 à 9h00.Une copie de la requête pour interdiction de droits d'accès a été remise au greffe à l'intention de Patrick Hébert Lieu: Montréal Date: 10 novembre 1999 FRANCOIS LEBLANC Avis public Service du greffe USAGE CONDITIONNEL Avis public est donné que le comité exécutif de la Ville de Montréal, à sa séance prévue pour le 8 décembre 1999 à 9h, sera saisi de demandes d'autorisation pour exercer un usage conditionnel, pour les propriétés situés aux endroits suivants, selon les dispositions du Règlement d’urbanisme (R.R.V.M., c.U-1): - 4960 et 4962, rue de La Peltrie: «d'école d'enseignement spécialisé».(S990545173) Selon ce règlement, tout intéressé qui désire formuler des commentaires au comité exécutif relativement à ces demandes doit le faire par écrit au plus tard le 29 novembre 1999, à l'attention du greffier, hôtel de ville, 275 rue Notre-Dame Est, bureau R.113A, Montréal.H2Y 1C6.implantation d’une unité de stationnement dans une partie de la cour avant du bâtiment.(S990545165) • 187-197, avenue Laurier Est: Montréal, le 17 novembre 1999 l'occupation d'une partie du rez-de chaussée du bâtiment à des fins Le greffier, M" Léon Laberge PANAnA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-248965-992 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) PRÉSENT LE GREFFIER ADJOINT ANTHONY JOURDAIN Partie demanderesse REQUÉRANTE •c." MARIE JOSEPH DIEUDONNÉ MICHEL Partie défenderesse INTIMÉE ASSIGNATION ORDRE est donné à MARIE JOSEPH DIEUDONNÉ MICHEL de comparaître au greffe de cette Oolir au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal salle 1.100 dans les trente (30) jqqs de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir; airjsi qu’une requête pour mesurés provisoires présentable le 16 décembre 1999 au Palais de Justice de Montréal situé au 1 est, rue Notre-Dame à Montréal, en salle 2.17, à 9:00 heures de l'avant-midi Une copie de la demande en divorce et de la requête pour mesures provisoires a été remise au greffe à l'intention de MARIE JOSEPH DIEUDONNE MICHEL.Lieu: Montréal i Date: 11 novembre 1999 MICHEL PELLERIN GREFFIER ADJOINT AVIS DE DEMANDE DE , .DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie SIMULAUR INC.demandera a I Inspecteur général des institutions financières la permission dé se dissoudre.Beaconsfield (Qc) le 30 juillet 1999.Launa Avon Présidente et secrétaire de Simulaur Inc.AVIS DELA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l’atiaire de la laillite de : 2626-4325 QUÉBEC INC.Faillie AVIS est par les présentes donné que la faillite de 2626-4325 QUÉBEC INC., personne morale légalement constituée ayant eu son siège social au 801.tue Sherbrooke Est.bureau 1100.Montréal (Québec) H2L1K7, est survenue le 8' jour de novembre 1999 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 1" jour de décembre 1999, à 9 h 30.au bureau du Séquestre Officiel au 5, Place Ville Marie.8' étage, Montréal (Québec) H3B 2G2.Daté de Brossard, ce 17* jour de novembre 1999 CLAUDE M0QUIN, CA, CIP Syndic désigné Rémillard Moquin Nadeau Lebel Inc.Syndic de faillite 5811, boul.Taschereau, Bureau 410 Brossard (Québec) J4Z 1A5 Tél.: (514) 875-6633 OXFAM-QUÉBEC I)'Accent.?Je rlot-*-*- (5141 SJJOG14 Verj-693-Z«1Z »nw>«r.0Jifiqcc« L E I) E V U I a.L E M E I?(' R E I) I 17 X 0 V E M B r k | r .» ;j A Le Devoir MONTREAL Arrestation de Jean-Alain Bisaillon, Jean-Pierre Cantin et Denis Schmouth '» Des accusations dans l’affaire du Marché central ROLLANDE PARENT PRESSE CANADIENNE Le promoteur immobilier montréalais Jean-Alain Bisaillon et l'avocat Jean-Pierre Cantin, de Québec, ont été accusés hier d'avoir fraudé et volé pour plus de 20 millions les Sœurs du Bon Pasteur de Québec et les Sœurs du Bon Conseil de Chicoutimi, qui avaient accepté d’investir 90 millions dans le développement du Marché central métropolitain, du boulevard L’Acadie.Les deux hommes sont également accusés de corruption à l’endroit du conseiller financier de la congrégation des Sœurs du Bon Pasteur, Denis Schmouth qui a finalement été arrêté hier à l’heure du midi.A son tour, l'homme de 64 ans a été accusé de corruption.Selon les informations fournies hier par le porte-parole de la GRC, Jacques Désilets, de la section des délits commerciaux de Montréal, l'homme d’affaires Bisaillon (57 ans) a été arrêté, hier, vers 8h, à la sortie de sa résidence, à Montréal, quelque 12 heures après l’arrestation de son présumé complice Jean-Pierre Cantin (50 ans), qui rentrait au Québec, du Costa Rica, pour un séjour d’une semaine.M.Cantin vit dans ce pays d’Amérique centrale depuis deux ans.Le détournement de fonds reproché aux deux hommes aurait été fait entre 1992 et 1997.L’enquête policière amorcée en novembre 1997 a nécessité le travail de trois enquêteurs qui ont obtenu que certains comptes en Suisse soient gelés.La GRC s’attend à connaître bientôt l’ampleur des sommes qui s’y trouvent.Selon le porte-parole de la GRC, les deux accusés sont parvenus à intéresser les deux communautés religieuses à leur projet en leur faisant miroiter un rendement très alléchant.«Par différentes manigances et transactions financières, les deux accusés ont détourné des fonds à leur profit», a déclaré M.Désilets.M.Bisaillon était responsable du montage financier du projet tandis que M.Cantin agissait à titre d’avocat auprès des Sœurs du Bon Pasteur.• «Les sœurs se fiaient à leurs conseillers, qui ont fait de fausses représentations», a dit le policier.¦ «La fraude a mené à la faillite du projet du Marché central», a-t-il ajouté.La mise en accusation et la comparution des trois hommes se sont faites à Québec parce que la majeure partie des actions illégales s’y seraient déroulées.Les trois hommes seront incarcérés jusqu’à la tenue de leur enquête sous caution.Dans le cas de MM.Schmouth et Bisaillon, elle se tiendra respectivement aujourd'hui et demain.La Couronne ne devrait pas s’opposer à ce qu'ils retrouvent leur liberté moyennant le dépôt d'une certaine somme d'argent.Dans le cas de Cantin, à l’enquête sous caution, vendredi, la Couronne demandera qu'il soit gardé en prison jusqu’à la tenue de son enquête préliminaire.Faillite du marché Au moment où les religieuses ont entrepris leurs démarches judiciaires en 1996, l'avocat Jean-Pierre Cantin avait déposé une poursuite en diffamation de 21 millions qu’il avait intentée contre les sœurs du Bon Pasteur.Il l'avait ensuite retirée.A la demande des sœurs, le marché central avait été déclaré en faillite en Cour supérieure en novembre 1997.Le juge avait estimé qu’il était «des plus urgents que tous les pouvoirs soient transférés au syndic [.] pour protéger et recouvrer les actifs [.] qui ont pu être donnés ou transférés frauduleusement».Mais cette décision avait été portée en appel par Jean-Alain Bisaillon et le Marché central métropolitain.Malgré l’appel, le syndic pouvait continuer son travail comme si la faillite était confirmée.Il devait cependant s’abstenir de vendre les actifs.M' Cantin a démissionné du Barreau quelques jours après la mise en faillite du marché.De son côté, l’Ordre des comptables agréés a jugé que le comptable Denis Schmouth avait menti effrontément et abusé de la confiance des sœurs et a qualifié de «loufoque» la défense qu’il a présentée.L’ordre professionnel a estimé qu’il avait participé à l’arnaque et fait preuve de fourberie.Par ailleurs, le 3 novembre dernier, Jean-Alain Bisaillon, qui était poursuivi par Revenu Canada pour évasion fiscale, a été libéré en plein milieu de son enquête préliminaire.Dans cette affaire, le fisc lui reprochait d’avoir caché pour l’année 1991 deux commissions totalisant 4,4 millions qu’il avait touchées pour avoir facilité des transactions reliées à Assurance-Vie Desjardins.Il avait déclaré au fisc n’avoir touché que 1,1 million.L’enquête a été interrompue parce que l’enquêteur au dossier a caché certains éléments d’information au procureur de M.Bisaillon, notamment.Incendie d’une caserne: erreur humaine?FRANÇOIS CARDIN A L LE DEVOIR Bien que le rapport de l’enquête sur l’incendie qui a ravagé une caserne lundi soir ne sera déposé qu’aujourd’hui, les hypothèses étaient nombreuses pour expliquer ce sinistre.Défectuosité du système informatique, problème électrique ou simple erreur humaine?«À première vue, ce ne semble pas être un problème électrique», a estimé Michel Cicioli, chef de division et enquêteur pour le Service de prévention des incendies.Rappelons qu’à la suite d’un appel, les pompiers de la caserne 26 ont quitté l’endroit, non sans oublier sur le poêle un chaudron de friture qui a pris feu.Habituellement, dans pareil cas, l’électricité qui alimente le poêle est coupée dès le départ ides pompiers.«Il y a deux façons de couper l’électricité.La première est par répartition d’appels, c'est-à-dire que le systètne informatique active la cloche et coupe le système électrique du poêle dès qu’il y a un appel.La seconde est par le bouton d’appel, c’est-à-dire que lors du départ des pompiers, un d’entre eux actionne un bouton qui sonne la cloche et interrompt le systètne électrique.» Plusieurs ont mis en doute le système informatique, qui serait défectueux dans plusieurs casernes de la région métropolitaine.«On procède actuellement à l’amélioration du système informatique», a confirmé M.Cicioli, avouant que dans certaines casernes les liens avec le coupe-courant n’avaient peut-être pas encore été faits.«Par contre, je peux vous assurer que le système manuel fonctionne partout.J’ai téléphoné au Service des immeubles de la Ville et ils m’ont confirmé qu’aucun rapport concernant la caserne 26 et une défectuosité électrique n’avait été ouvert.» Soulignons que les pompiers ont l’obligation de signaler toute défaillance au Service des immeubles.De là à accuser les pompiers de ne pas avoir actionné le bouton, il n’y a qu’un pas que M.Cicioli a presque franchi.«Les pompiers ont répondu à un appel et n 'ont peut-être pas actionné le bouton», spéculait-il.JACQUES NADKAU LE DEVOIR Pour montrer que le système d’éducation se porte mal, les professeurs des 35 syndicats affiliés à la FNEEQ (CSN) ont tenu des activités dans toutes les régions du Québec.À Montréal, les enseignants ont déposé des copies des offres patronales à la Fédération des cégeps.La CSN fait du bruit VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Bien décidés à faire progresser leurs négociations avec le gouvernement, les syndicats publics de la CSN ont choisi cette semaine de faire du bruit.Promenades en ambulance et tournée des établissements collé-giamc de la région ont marqué la première journée d’action, menée par la Fédération nationale des enseignantes et enseignants de cégep (FNEEQ).Les syndiqués CSN de la santé, de l’éducation et des services sociaux veulent montrer leur solidarité et l’importance des pourparlers en cours avec le gouvernement.Les enseignants des cégeps ont parti le bal des manifestations hier, mais les employés de soutien et les employés de la santé poursuivront le «blitz» syndical de trois jours.Pour la journée d’hier, les représentants syndicaux ont dressé un bilan positif.«Dans l'ensemble, nous avons remarqué une bonne participation et de l’intérêt pour les négociations, constate la vice-présidente de la CSN, Claudette Charbonneau, qui a suivi le mouvement des enseignants depuis Québec.La balle est dans le camp du gouvernement et des représentants patronaux», a-t-elle tranché.Dans la région, une ambulance «symbolisant l'urgence de procéder à un réinvestissement dans l'enseignement collégial» s’est promenée dans les collèges de Montréal et de Laval.En signe de mécontentement, des copies des offres du gouvernement ont été déposées en fin d’après-midi à la Fédération des cégeps.Aujourd’hui, les employés de soutien des cégeps, des commissions scolaires et des organismes gouvernementaux organisent une journée rétro.Chemises de fortrel et pantalons à pattes d’éléphant seront de mise pour rappeler aux patrons que les syndiqués refusent une détérioration de leurs conditions de travail, Les 4000 membres distribueront également des tracts aux élèves et aux patrons.Jeudi, ce sera au tour des syndiqués du secteur de la santé de prendre le relais.Des manifestations seront visibles devant certains établissements.Les syndiqués remettront des cartes résumant les problèmes éprouvés en négociation et les solutions qu’ils proposent.En manifestant ainsi pendant trois jours, la CSN souhaite montrer que tous ses syndiqués du secteur public sont derrière elle lorsqu’elle négocie aux différentes tables sectorielles.«C'est un débat qui a ses racines chez nos membres», dit Claudette Charbonneau.Nez rouge ne chômera pas MRI AN MYLES I.E DEVOIR Frénésie du millénaire oblige.Opération Nez rouge redouble d’efforts pour recruter des bénévoles sur nie de Montréal.«Im campagne de cette année sera très achalandée, on s'attend donc à une augmentation du nombre de raccom-pagnements», a commenté hier le président du comité organisateur, Léopold Pilon, lors du lancement officiel de la 12 campagne Nez rouge sur 171e de Montréal.Comme le passage à l’an 2000 émoustille pas mal de monde, Nez rouge souhaite recruter environ 3330 bénévoles dans les prochaines semaines.Lan dernier, 2900 gentils accompagnateurs avaient reconduit à la maison quelque 5900 fêtards en toute sécurité.Nez rouge, un modèle d’intervention efficace pour réduire les méfaits reliés à l’alcool, roulait plutôt lentement dans la région de Montréal, avec des temps d’attente de quatre heures en 1997 et de deux heures l’an dernier.Mais pour 1999, les organisateurs espèrent abaisser à 90 minutes le temps de réponse.Pour y arriver.Nez rouge inaugurera deux stations satellites, à Pointe-Claire et à Lachine, afin de desservir la clientèle de l’ouest de 171e.les bénévoles patrouillant l’est de 171e partiront du Stade olympique comme dans les années passées.C’est sous le thème «Pendant les Pètes, servez-vous de votre tête» que la 12 édition de Nez rouge a été lancée, hier à l’hôtel de ville de Montréal.Nez rouge encourage fortement les automobilistes qui ont pris un verre de trop à rester loin, très loin du volant.Et pour y arriver, il n’y a pas que Nez rouge.«Les taxis, le transport en commun, coucher sur place lots de réceptions privées et les conducteurs désignés sont tous des moyens qui doivent être considérés», a dit Linda Brunet, coprésidente d’honneur de Nez rouge à l’échelle locale.Sur File de Montréal, Opération Nez rouge amorce ses activités les vendredi 3 et samedi 4 décembre, de 21h à 3h30.Nez rouge fait par la suite relâche jusqu’au jeudi 9 décembre pour enfin reprendre jusqu’au 31 décembre au petit matin.Opération Nez rouge est toujours à la recherche de main-d’œuvre et de clients.Pour devenir bénévole ou encore se faire raccompagner à la maison, le numéro est le même: 252-1011.E N Viande à chien! (Le Devoir) — Séraphin Poudrier, l’avarice faite homme dans ses pays d’en haut reprendra vie au grand écran.Réalisé par Charles Binamé sur un scénario d’Antonine Maillet, le film sera produit par Lorraine Richard de Cité-Amérique et distribué par Alliance Atlantis Vivafilm.D ne sera pas dit que ce best-seller de Claude-Henri Grignon, né en 1933, BREF réédité huit fois, devenu feuilleton radiophonique, deux fois long métrage (Un homme et son péché en 1948 et Séraphin deux ans plus tard) puis émission culte à la télévision de Radio-Canada durant quinze ans, allait s’éteindre ainsi.Séraphin Poudrier accompagné de sa tendre Donalda et d’Alexis retrouve donc son or, ses vices et peut-être sa casquette.On ignore toutefois encore qui incarnera l’avaricieux de la légende québécoise.ttriDHil RU rtUUl LE (!Nff 11?Ntr p *'*» Mfijr Québec h ïï Émission 61 Émission 10 Emission 10.Taux annuel composé de 5,39% sur f oblation C detenue pendant 3 ans.2000 1 800 575-5151 ou www.oec.gc.ca EPARGNE BLIGATION NOUVELLES OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA Des placements garantis à e.i in " teii ‘ iu !.\- !n POUR LE PLUS D'ENVOLEES SANS ESCALE, VOUS ÊTES À LA BONNE ADRESSE.airNova Moins vous passez de temps en vol et dans les aérogares, plus vous pouvez vous consacrer à vos affaires.Voilà pourquoi nous vous proposons des horaires nettement améliorés, avec plus de vols sans escale que tout autre transporteur aérien.Parce qu'en affaires, airNova le temps, c'est de l'argent.Air Nova/Air Alliance.On se comprend.airAllîance gn> KÜP A () L E I) E V OIK.L E MERCREDI 17 N O V E M B R E I !» !» !» ?LES ACTUALITÉ Ottawa finance des projets sur les changements climatiques LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Ottawa a débloqué hier 9,1 millions pour financer divers projets reliés au dossier des changements climatiques, centrés principalement sur la sensibilisation du public, sur les mesures de lutte contre le mégaphéno-méne, y compris sur le plan technologique, et sur l’analyse scientifique de ses impacts.Certains projets sont aussi consacrés aux mesures.d'adaptation au réchauffement anticipé! Cette nouvelle enveloppe budgétaire, qui provient des 150 millions du Fonds d’action du (sic) changement climatique (FACC) annoncé l’an dernier, a été divulguée hier par le ministre fédéral de l’Environnement, David Anderson, et son collègue des Ressources naturelles, Ralph Goodale.Le Québec obtient un million sur les neuf annoncés hier, l’Ontario obtenant encore moins avec un maigre 317 000 $ pour ses projets locaux.Mais il faut dire que les subventions de certaines grandes fondations canadiennes installées en Ontario n’ont pas été comptabilisées dans le bilan de cette province mais dans la liste des projets «nationaux», où, curieusement, ne figurait aucun des projets québécois, même si certains visaient l’ensemble de la population canadienne.Au Québec, c’est la Fondation québécoise en environnement (FQE) qui se taille la part du lion avec deux projets de 1,5 million, auxquels la FACC accordera une subvention globale de 350 000 $.Le premier projet d’environ un million, dont une subvention de 200 000 $, produira une série de vidéoclips de deux minutes pour les stations de télévision.On estime que cette série rejoindra en trois ans quelque huit millions de Canadiens.Avec son deuxième projet, la FQE produira une trousse pédagogique bilingue pour les élèves du secondaire de tout le Canada, dont le contenu sera accessible sur cédérom interactif, appuyé par un site Web où chacun pourra tester ses connaissances.Les autres projets québécois importants sont ceux du Musée du Séminaire de Sherbrooke, qui a conçu une exposition itinérante sur le caractère impérieux des réductions de gaz à effet de serre: un budget de 270 000 $, dont 160 000 S en subventions.La municipalité de Laval a pour sa part décroché une subvention de 156 000 $ dans le cadre d’un projet d’un demi-million pour lancer avec Néga-watt inc.un programme communautaire visant à améliorer l’efficacité énergétique de son parc résidentiel.Néga- watt inc.a réussi à réduire de près de 10 % la consommation d’électricité d’une municipalité de Lac-Saint-Jean.Plusieurs associations industrielles ont aussi obtenu des parts substantielles de ce programme.Ainsi, l’Association canadienne du gaz a décroché une subvention de 136 000 $ pour informer les consommateurs en matière d’efficacité énergétique.De concert avec les papetières et les pétrolières multimilliardaires, une entreprise privée, la Earnscliffe Research and Communications, a même obtenu 240 000 $ sur un budget de 319 000 $ pour «communiquer les initiatives et les efforts que les secteurs commercial et industriel ont entrepris pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre et les résultats obtenus», ce qui «apportera aux Canadiens la preuve que les programme établis par le gouvernement et l’industrie ont donné d’importants résultats», précise le communiqué! •CARRIÈRES ET PROFESSIONS- Le département de Sociologie de l’Université Laurentienne sollicite des candidatures pour un poste de PROFESSEUR à durée limitée de trois ans.Le département offre un programme de maîtrise en «Recherche sociale appliquée» dans lequel il privilégie: 1) les recherches axées sur la communauté; 2) les recherches qui tentent d'apporter des solutions à des questions pratiques.La personne retenue enseignera en français au premier et au deuxième cycles.Elle devra faire preuve de polyvalence: elle pourra donner des cours de base aussi bien en théorie qu’en méthode.Elle aura en main un doctorat en sociologie - ou son équivalent - et présentera un bon dossier de recherche.Toutes les spécialisations seront prises en considération, mais le comité de sélection accordera une attention particulière aux candidats qui démontreront une expérience en recherche sociale appliquée.La date d’entrée en fonction est le r juillet 2000.Conformément à la politique du bilinguisme de l'Université, le bilinguisme passif (français/anglais) est une condition d’obtention de la permanence.L’Université offre gracieusement aux membres du personnel des cours de langue seconde.En conformité avec les exigences d’immigration Canada, cette annonce s'adresse aux citoyennes et citoyens canadiens et aux résidentes et résidents permanents.L'Université Laurentienne adhère au principe de l'équité dans l'emploi et incite toutes les personnes qualifiées, y compris les femmes, les Autochtones, les membres des minorités visibles et les personnes handicapées à poser leur candidature.Le poste sera comblé sous réserve de l'approbation budgétaire.Les candidatures doivent être accompagnées d'un curriculum vitae et du nom de trois personnes qui pourraient servir à titre de référence.Le département acceptera les candidatures jusqu'au 31 janvier 2000 à l'adresse suivante: Dr.Simon Laflamme, directeur Département de sociologie Université Laurentienne Chemin du Lac Ramsey Sudbury (Ontario) P3E 2C6 DIRECTEUR GÉNÉRAL Le Collège Implanté dans une vaste région à l'avenir prometteur, le Collège de Sept-Iles accueille une clientèle de 800 étudiants A l'enseignement régulier, dans les programmes préuniversitaires et dans sept programmes techniques.Il dispense aussi, en plusieurs points du territoire, de nombreuses activités de formation continue, en réponse aux besoins des individus, des entreprises et des organismes.Il compte, pour remplir sa mission, sur des effectifs réguliers d'environ 150 personnes.La fonction Sous l'autorité du conseil d'administration dont II est également membre, le directeur général a la responsabilité de l'ensemble de la gestion des unités administratives, de l'établissement et des champs d'activité.Tout en priorisant la mise en œuvre de la mission du Collège, il a également comme mandat d'organiser et de promouvoir le développement de l'établissement en terme de nouveaux programmes, de nouvelles clientèles ainsi que de l'implication dans le milieu.Les qualifications requises Détenir des diplômes universitaires de premier cycle mais de préférence de deuxième cycle en plus d'une expérience dans des fonctions de cadre d'au moins huit (8) ans.De plus, le candidat devra posséder une bonne connaissance et une maîtrise des techniques de communication, de relations publiques et de gestion participative.Une bonne connaissance du milieu collégial et du milieu régional est également souhaitable.Traitement Selon l echellle de traitement en vigueur déterminée par le ministère de l'Éducation plus une prime de rétention de 8 %.Le personnes intéressées et possédant les qualifications requises sont invitées à faire parvenir leur offre de service accompagnée d’un curriculum vit* avant le vendredi 19 novembre 1999 a 17 h.m Concours - Directeur général À l'attention du Président du conseil d'administration 175.rue de la Vérendrye Sept-Iles (Québec) G4R 5B7 Professeure ou professeur de psychologie (deux postes réguliers menant à la permanence) Faculté des sciences sociales Situation : Le Département de psychologie offre présentement des programmes de 1* et de 2' cycles à près de 300 étudiantes et étudiants.Un premier contingent d’étudiantes et d'étudiants sera admis au doctorat en psychologie (Ph.D.) à l’automne 2000.Ce doctorat est d’orientation clinique.Une équipe de 13 professeures et professeurs chercheurs poursuivent des travaux de recherche sur les aspects fondamentaux et appliqués de la psychologie cognitive, de la psychologie conjugale, de la psychologie du développement, de la neuropsychologie, de la psychologie de la santé, de la psychologie sociale et de la psychologie du vieillissement.L'adresse des sites Web de l'Université et du département sont, respectivement, www.umoncton.ca et www.umoncton.ca/psychol/index.html.Fonctions : Maintenir un programme de recherche en psychologie, enseigner des cours de premier cycle et d'études avancées, ainsi que contribuer à l'Université et à son rayonnement.Formation : Doctorat en psychologie (Ph.D.) avec spécialisation en psychologie clinique, dossier actif en recherche en psychologie, maîtrise de la langue française (tant à l'oral qu’à l’écrit).L'admissibilité au Collège des psychologues du Nouveau-Brunswick sera considérée.Entrée en fonction : Le 1* juillet 2000 Traitement : Le traitement annuel, régi par la convention collective, est établi selon la formation et l'expérience.Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir, au plus tard le 14 janvier 2000, un curriculum vitæ détaillé, accompagné de publications récentes, ainsi que le nom et l’adresse de trois répondants qui adresseront des lettres de référence à M~ Isabelle McKee-Allain, doyenne, Faculté des sciences sociales, Université de Moncton, Moncton (Nouveau-Brunswick) E1A3E9.Téléphone : (506) 858-4183; télécopieur : (506) 858-4508; courriel : mckee-ai@umoncton.ca m A UNIVERSITE DE MONCTON Un accent, sur le savoir L'Université de Moncton souscnt à l'équité en matière d'emploi Ces postes sont offerts également aux femmes et aux hommes Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce concours s'adresse aux citoyennes et citoyens canadiens ainsi qu'aux personnes ayant obtenu le droit d’établissement au Canada CONSEIL DES ARTS ET OES LETTRES DU QUÉBEC POSTES TEMPORAIRES Chargée ou chargé de programmes en musique Chargée ou chargé de programmes en danse et arts multidisciplinaires MANDAT Sous l'autorité de la directrice des arts de la scène, de la littérature et de la diffusion, agir à titre de chargée ou chargé de programmes d'aide aux artistes professionnels et aux organismes artistiques.À ce titre, collaborer à la définition des politiques et orientations de la discipline artistique, à l'identification des problématiques générales et spécifiques, fournir l'expertise artistique, élaborer et proposer des objectifs et des programmes et gérer les programmes destinés aux artistes et aux organismes.Assurer le respect de la politique lors du processus d'évaluation des demandes de bourses et de subventions par les jurys et comités consultatifs.Agir à titre de répondante ou répondant dans le cadre de dossiers sectoriels ou régionaux.Établir les liens de consultation et de concertation avec les clientèles du secteur.EXIGENCES Détenir un diplôme universitaire terminal dans une discipline pertinente aux attributions de ces emplois dont l'obtention requiert un minimum de seize (16) années d’études ou l’équivalent.Posséder une expérience d’au moins six (6) ans ayant permis à la candidate ou au candidat d'acquérir une connaissance approfondie des réalités et des problématiques liées aux domaines de la musique ou de la danse et des arts multidisciplinaires selon le poste convoité, de même que des méthodes de planification et devaluation.La candidate ou le candidat doit également posséder une expérience en matière d'analyse de données tant qualitatives que quantitatives et connaître, de préférence, les résultats des études et des recherches réalisées dans ces domaines et dans les différents champs connexes.DURÉE DES CONTRATS I an pour le poste dans le secteur de la musique 3 ans pour le poste dans le secteur de la danse et des arts multidisciplinaires LIEU DE TRAVAIL Montréal Veuillez faire parvenir votre curriculum vice au plus tard le I*" décembre 1999 au Conseil des arts et des lettres du Québec.79, boul.René-Lévesque Est 3' etage, Québec (Québec) GIR 5N5 à l'attention de Sonia Fontaine, Secrétariat du Conseil et Direction de l'administration.Téléphone : (418) 528-2277 -Télécopieur : (418) 528-2327.Traducteur-réviseur (poste ouvert aux hommes et aux femmes) Baillairgé McDuff inc., un cabinet de traduction dont la réputation d’excellence n’est plus à faire, est à la recherche d’une personne d’expérience pour combler le poste suivant : Traducteur-réviseur juridique Le titulaire traduit de l’anglais au français des documents juridiques et financiers, particulièrement des textes relatifs aux valeurs mobilières.Il est également appelé à réviser des textes traduits par des traducteurs juridiques et à effectuer les corrections d’épreuves jusqu’au bon à tirer.La personne recherchée compte au moins cinq années d’expérience en traduction juridique et financière, acquises dans un service de traduction et possède une excellente connaissance du domaine des valeurs mobilières) en plus d’une formation en droit.Elle est disponible, a l’esprit d’équipe et le sens de la diplomatie dans ses relations interpersonnelles.Ayant démontré dans ses emplois antérieurs qu’elle peut gérer de nombreuses priorités, elle n’est pas effrayée par les délais porteurs de défi.La réussite au Cours sur le commerce des valeurs mobilières constitue un atour certain, de même que l’adhésion à l’Association canadienne des juristes-traducteurs.Les personnes intéressées à soumettre leur candidature doivent faire l parvenir leur curriculum vitae à l’adresse suivante, au plus tard le' 1 mhrp 1 999 ¦ C.P.151, succursale Place du Parc 300, rue Léo-Pariseau Bureau 2111 Montréal (Québec) inc.H2W 2M9 Télécopieur : 514-841-8002 Courriel : translation@bmcduff.qc.ca 26 novembre 1999 : Baillairgé McDuff r, Services de traduction Translations services Seul les candidats invités à passer une entrevue recevront un accusé de réception.I m UNIVERSITÉ YORK, COLLEGE UNIVERSITAIRE RLENDÜN UNIVERSITÉ YORK, COLLÈGE UNIVERSITAIRE GLENDON, DÉPARTEMENT DE SCIENCE ÉCONOMIQUE Le Département de science économique du Collège universitaire Glendon de l'Université York compte offrir un poste menant à la permanence, au rang de professeur (e) adjoint(e), sous réserve d’approbation budgétaire.La personne sélectionnée devra enseigner et faire des recherches en français et en anglais et doit donc posséder une excellente maîtfise des deux langues.Les candidats doivent détenir un doctorat en science économique ou en commerce (ou prévoir de le soutenir en 2000), et disposer des compétences nécessaires pour effectuer de la recherche et enseigner à un très haut niveau.On accordera la préférence aux personnes avec une spécialisation dans un ou plusieurs des domaines suivants : organisation industrielle, management, finances, affaires internationales, ressources humaines ou comptabilité.Les fonctions comprennent l’enseignement au niveau du 1er cycle dans la nouvelle option économie et commerce offerte par le Département de science économique, et éventuellement au niveau des 2e et 3e cycles, ainsi que la recherche et les tâches administratives.Le salaire offert sera fixé en fonction de la convention collective.Prière de faire parvenir une lettre de candidature, un curriculum vitae et le nom de trois personnes en référence à Monsieur James Savary, Directeur, Département de science économique, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Bayview Avenue, Toronto (Ontario) M4N 3M6.Dale d’entrée en fonction : le 1 juillet 2000.Date limite de candidature : le 15 janvier 2000 ou au plus tard au besoin.L’Université York souscrit au principe d’équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d’action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d’immigration Canada, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.UNIVERSITÉ YORK, COLLÈGE UNIVERSITAIRE GLENDON, DÉPARTEMENT DE SOCIOLOGIE Le Département de sociologie du Collège universitaire Glendon de l'Université York sollicite des candidatures pour un poste menant à la permanence, au rang de professeur(e) adjoint(e) ou agrégé(e).La création de ce poste est liée à l'autorisation budgétaire de l'Université.Les candidates et candidats doivent détenir un doctorat en sociologie, avec spécialisation dans une combinaison des domaines suivants : méthodes qualitatives de recherche et enquête de terrain, sociologie du travail, des mouvements sociaux et études de communautés et une excellente connaissance de la tradition de langue française en sociologie, On encourage cependant toute candidature de haut niveau dans un autre domaine.La personne sélectionnée devra enseigner en français et en anglais, et doit donc posséder une excellente maîtrise des deux langues.Les fonctions comprennent l'enseignement au niveau du 1er cycle, la recherche, les tâches administratives et éventuellement l'enseignement aux niveaux des 2e et 3e cycles.On accordera la préférence aux personnes disposant d’une bonne expérience de l'enseignement, d'un solide dossier de recherche et des compétences nécessaires pour contribuer activement au programme d'études supérieures en sociologie de l’Université York.Le salaire sera fixé en fonction de la convention collective et de l’expérience acquise.Les candidates et candidats sont priés de faire parvenir une lettre de candidature, leur curriculum vitae et le nom de trois personnes en référence à madame Françoise Boudreau, Directrice du département de sociologie, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Avenue Bayview, Toronto (Ontario) M4N 3M6.Date d'entrée en fonction : 1" juillet 2000.Date limite de candidature : 29 février 2000.L’Université York souscrit au principe d’équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d'action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d’immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.UNIVERSITÉ YORK, COLLÈGE UNIVERSITAIRE GLENDON, DÉPARTEMENT D’INFORMATIQUE Le Département d'informatique du Collège universitaire Glendon de l'Université York sollicite des candidatures pour un poste menant à la permanence, au rang de professeur(e) adjoint(e), professeur(e) agréé(e) ou professeur(e) titulaire.La création de ce poste est liée à l'autorisation budgétaire de l'Université.Les candidates et candidats doivent détenir un doctorat en informatique ou l'équivalent, avec spécialisation dans un des domaines suivants : systèmes de matériel et de logiciels (réseaux, architecture, ingénierie du logiciel, bases de données) et informatique linguistique.On encourage cependant toute candidature de haflt niveau dans un autre domaine.La personne sélectionnée devra enseigner principalement en français, et éventuellement en anglais, et effectuer ses travaux de recherche aussi bien en français qu’en anglais.Les fonctions comprennent l’enseignement au niveau du 1er cycle, et éventuellement des 2e et 3e cycles, la recherche et les tâches administratives.On accordera la préférence aux personnes disposant d'une bonne expérience de l'enseignement, d’un solide programme de recherche et des compétences nécessaires pour contribuer activement au programme d’études supérieures en informatique de l'Université York.Le salaire sera fixé en fonction de la convention collective et de l'expérience acquise.Les candidates et candidats sont priés de faire parvenir une lettre de candidature, leur curriculum vitae et le nom de trois personnes en référence à Monsieur Eugène Roventa, Directeur du département d'informatique.Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Avenue Bayview, Toronto (Ontario) M4N 3M6.Dale d'entrée en fonction : 1er juillet 2000.Date limite de candidature : 31 janvier 2000 ou plus tard au besoin.L’Université York souscrit au principe d’équité en matière d’emploi, et notamment aux mesures d'action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d’immigration Canada, cette annonce s’adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.UNIVERSITÉ YORK, COLLÈGE UNIVERSITAIRE GLENDON, DÉPARTEMENT DE SCIENCE POLITIQUE Le département de Science Politique du Collège universitaire Glendon de l'Université York sollicite des candidatures pour un poste menant à la permanence, au rang de professeur(e) adjoint(e).La création de ce poste est liée à I autorisation budgétaire de l'Université.Les candidates et candidats doivent détenir un doctorat en science politique, avec spécialisation en relations internationales.La personne sélectionnée devra enseigner en français et en anglais et doit donc posséder une excellente maîtrise des deux langues.Les fonctions comprennent l'enseignement au niveau du 1er cycle, la recherche et les tâches administratives.On accordera la préférence aux personnes disposant d’une bonne expérience de renseignement, d'un solide dossier de recherche qui reflète une connaissance de la tradition de langue français et anglaise en science politique, et des compétences nécessaires pour contribuer activement au programme d'études supérieures en science politique de l’Université York.Le salaire sera fixé en fonction de la convention collective et de l’expérience acquise.Les candidates et candidats sont priés de faire parvenir une lettre de candidature, leur curriculum vitae et le nom de trois personnes en référence à Madame Edelgard Mahant, Directrice, Département de sociologie, Collège universitaire Glendon, Université York, 2275 Avenue Bayview, Toronto (Ontario) M4N 3M6 Date d’entrée en fonction : 1er juillet 2000.Date limite de candidature : 29 février 2000.L’Université York souscrit au principe d'équité en matière d'emploi, et notamment aux mesures d’action positive envers les femmes.Conformément aux exigences d’immigration Canada, cette annonce s'adresse aux citoyens canadiens et résidents permanents.Carrières Professions Les samedis et les mercredis dans Le Devoir Renseignements : Christiane Legault.(514) 985-3316 LE DEVOIR.LE MERCREDI X O V E M R R E 1 9 9 9 LE DEVOIR LE MONDE §bij s* : Le IXe sommet ibéro-américain Dialogue de sourds à Cuba H MARIE SANZ AGENCE FRANCE-PRESSE La Havane — Le président cubain, Fidel Castro, parlant de résistance et le président portugais, Jorge Sam-Daio, de démocratie ont ouvert hier à 'Là Havane le DC sommet ibéro-américain, qui risque de tourner au dialogue de sourds entre Cuba et le reste du jHionde ibéro-américain.¦ Le ton de la rencontre, qui a pour thème la situation financière internationale dans une économie mondialisée, a été donné par le chef de l’Etat portugais, qui a lancé un appel à la démocratie au cœur du dernier pays communiste occidental.«La démocratie est la meilleure alliée du développement, les solutions démocratiques se sont imposées naturellement, confirmant qu'il s'agit là du seul chemin vrai pour le progrès en Amérique latine S et dans les Caraïbes», a-t-il dit La veille, le roi Juan Carlos d’Espagne avait levé son verre à «une authentique démocratie, avec la pleine garantie des libertés et le respect scrupuleux des droits de l'homme», lors du dîner officiel offert par le président Fidel Castro au palais de la Révolution.Le président portugais a par ailleurs cité hier un passage de la déclaration de Vina del Mar, ville du Chili où s’était déroulé un précédent sommet ibéro-américain en 1996.Signé par tous les participants, dont Fidel Cas-; tro, ce passage faisait explicitement référence au respect des droits de l’homme et de la démocratie.Durant la première session de travail du sommet qui doit se conclure ce soir, le président brésilien, Fernando Henrique Cardoso, a également rappelé la déclaration de Vina del Mar.«Nous avons dit qu’un régime démocratique contribue de manière décisive aux relations pacifiques entre les peuples, qu’elles sont la condition essentielle pour une coopération plus efficace entre nations ibéro-amé-ricaines face aux défis de la mondialisation», a indiqué M.Cardoso après une réunion à huis clos.Fidel Castro a pour sa part évoqué lundi soir la résistance de Cuba, «peuple rebelle et tenace», face à la politique hostile des Etats-Unis, «le plus grand géant» responsable de «guerres sales, d’invasions mercenaires, de blocus et de moyens massifs pour divulguer mensonges et calomnies», une allusion à l’embargo américain contre La Havane, en vigueur depuis près de 40 ans.Hier, lors de l’inauguration du sommet, le président cubain a mis l’accent sur la nécessité d’une «union solide» entre peuples ibéro-américains sous peine d’être «dévorés».«.Aujourd’hui, nous avons la possibilité de défendre nos intérêts intaux et de négocier en commun les problèmes de notre époque: agissant seuls, un à un, nous pourrions être tous dévorés; ensemble, personne n'aurait le pouvoir de dévorer un seul d’entre nous», a-t-il dit Parallèlement, des responsables de la dissidence cubaine ont annoncé d’autres rencontres avec des participants au sommet, après celles de dimanche et lundi.Les présidents de l’Argentine, du Chili, du Costa Rica, du Salvador et du Nicaragua ont décidé de boycotter le sommet Pour les deux premiers pays, ce geste se veut une protestation contre l’arrestation, sur demande de la justice espagnole, de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet en Grande-Bretagne en octobre 1998.Les trois autres ont choisi de ne pas être représentés en raison de divergences idéologiques avec le régime communiste cubain.C’est la première fois depuis la révolution cubaine de 1959 que La Havane rassemble un tel nombre de chefs d’Etat latino-américains, dont les pays ont pour la plupart, à l’exception du Mexique, rompu pendant de longues années leurs relations diplomatiques avec Cuba.REUTERS Fidel Castro écoute le discours du premier ministre portugais.urquie : >00 morts i — Le bilan du deuxième grand îisme qui ait frappé la Turquie en ois mois s’approche désormais des ) morts, a estimé hier le gouver-eur de la province de Bolu.Nustret liroglu a déclaré qu’il pensait que le Jan de la secousse de vendredi, qui p| atteint officiellement 547 morts et ) blessés selon les chiffres communiqués hier matin par le gouvernement, était proche de 600 morts.Il a ! Houté que 300 immeubles s’étaient 1; effondrés et qu’environ Î^O 000 personnes étaient sans abri.i Sergio de Mello ;-sau Timor »^AP) — Sergio Vieira de Mello, le .nouvel administrateur provisoire de {l’ONU pour le Timor oriental, est arri-> ,Vé hier à Dili, «conscient de la tâche ^immense, herculéenne» qui l’attend, c -l jgé de 51 ans, il a été désigné le mois yîqernier pour superviser sur trois ans passage à l’indépendance du Timor Oriental.L’administration provisoire (Mrend le relais des Casques bleus, |jvec quelque 11000 militaires et poli-J ïqiers, en plus de plusieurs milliers de ’.[personnels civils.[assacre >rès d’Alger i (AFP) — Dix-neuf personnes ont été i Assassinées dans la nuit de lundi à hier ï 4 Ouled Djilali-Benyahia, dans la ré-• f^ion de Chief, ont annoncé hier les Services algériens de sécurité.Aucune ; indication n’a été fournie, de même T Source, sur les circonstances exactes de ce massacre ni sur l’identité des victimes et des agresseurs.Les services de sécurité, «immédiatement alertés», ont déclenché «une importante opération de recherche contre les auteurs de cet acte lâche et ignoble», a ajouté la même source.Il s’agit de l’un des plus importants massacres en Algérie depuis la promulgation, le 13 juillet, de la loi sur la concorde civile amnistiant partiellement ou totalement les islamistes non impliqués dans des crimes de sang, des viols ou des dépôts d’explosifs dans des lieux publics.Claude Jorda président du TPI (AFP) — Le juge français Claude Jorda a accédé hier à la présidence du Tribunal pénal international (TPD pour l’ex-Yougoslavie avec l’ambition affichée de rendre plus «lisible» l’action de cette institution.M.Jorda, 61 ans, a été élu à ce poste par ses pairs à La Haye, en remplacement de l’Américaine Gabrielle Kirk McDonald.Né à Bône (aujourd’hui Anna-ba) en Algérie le 7 février 1938, Claude Jorda devient ainsi le troisième président, après l’Italien Antonio Cas-sese et Mme McDonald, de ce tribunal créé en 1993 par l’ONU pour poursuivre les auteurs de violations sérieuses du droit humanitaire international commises sur le territoire de l’ex-Yougoslavie depuis 1991.Bhopal: plainte collective (AFP) — Les victimes de la catastrophe de Bhopal (Inde) ont déposé une plainte en nom collectif contre le groupe chimique américain Union Carbide devant un tribunal de New York, a*t-on appris hier auprès de leur avocat La catastrophe de Bhopal en décembre 1984 a provoqué la mort de près de 6500 personnes, selon le bilan officiel, après une fuite de gaz toxique dans une usine, d’Union Carbide dans cette ville de l’État du Madhya Pradesh.50 000 personnes ont en outre été intoxiquées.La plainte a été déposée contre Union Carbide et son ancien pxi.g., Warren Anderson, les accusant d’avoir violé la loi internationale et les droits fondamentaux des victimes.Selon l’avocat Kenneth Mc-Callion, du cabinet Goodkind Labaton Rudoff and Sucharow, «Union Carbide a montré une indifférence caractérisée pour la vie humaine dans la conception, le fonctionnement et l'entretien de l'usine Union Carbide en Inde».Après plusieurs années de procédure judiciaire, Union Carbide a payé 470 millions de dollars aux survivants de la catastrophe et aux parents des victimes.Selon la plainte déposée devant le tribunal du district sud de New York, la Cour suprême indienne a estimé en octobre 1991 que le groupe chimique américain pouvait être poursuivi devant des tribunaux.Le médiateur Mitchell est de plus en plus confiant Ulster : les partis appuient un compromis décisif L’exécutif local pourrait être mis en place dès le début décembre AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS Belfast — Après un an et demi de tergiversations, les dirigeants des principaux partis catholiques et protestants nord-irlandais ont appuyé hier un compromis susceptible de déboucher rapidement sur un désarmement des milices et un partage des pouvoirs entre leurs deux communautés.David Trimble, qui dirige le principal parti protestant de la province (UUP), a fait un pas décisif vers l’application de l’accord de pane en appelant solennellement son camp à ouvrir une «nouvelle ère de coopération» avec les catholiques.Le Prix Nobel de la paix et premier ministre local désigné a exhorté sa communauté à appuyer le compromis de nature à résoudre la question épineuse du désarmement des paramilitaires — et tout particulièrement celui de LIRA —, qui gèle depuis des mois l’application de l’accord de pane dans la province signé en avril 1998.«Nous avons aujourd'hui une chance de créer un partenariat véritable entre unionistes et nationalistes dans une nouvelle forme de gouvernement», a estimé David Trimble.«La mise en place d’institutions politiques [comprenant protestants et catholiques] et le début d'un processus de désarmement constituent les premières étapes» vers une réconciliation en Ulster.«Je suis confiant que nous parviendrons à relever ces défis», a-t-il ajouté.Peu après, Gerry Adams, le président du Sinn Féin, l’aile politique de l’IRA, a déclaré que son parti reconnaissait le désarmement des paramilitaires nord-irlandais comme «un élément essentiel» de l’accord de pane.L’Armée républicaine irlandaise (IRA) souhaite parvenir à une «paix permanente», a-t-il assuré.Il a reconnu que son mouvement avait «l’obligation» d’aider à remplir cet objectif.«Nous pensons que la question des armes sera résolue de manière satisfaisante» sous les auspices de la commission internationale ad hoc chargée de ce dossier, a ajouté le chef républicain.REUTERS Les titres des journaux de Belfast faisaient, hier, état d’une entente entre protestants et catholiques.Gerry Adams a fait remarquer que «les armes de l’IRA se sont tues» et que «la direction du Sinn Féin est confiante dans le fait que l’IRA reste fermement engagée dans l’objectif d’une paix permanente».Si chacun respecte ses promesses, après trois décennies de troubles qui ont fait quelque 3500 morts, catholiques et protestants partageront le pouvoir au sein d’un gouvernement local semi-autonome où le Sinn Féin aurait deux ministres.Des organes de coopération inédits entre Belfast et Dublin donneront dans le même temps au gouvernement irlandais un droit de regard sur les affaires du Nord.En acceptant de «se jeter à l’eau», David Trimble a pris sans doute le plus grand risque de sa carrière politique.Pressé par Londres et Dublin, il a dû renoncer à son exigence d’un début de désarmement de LIRA, préalable à toute entrée du Sinn Féin au sein de l’exécutif local.H devra se contenter d’une promesse ferme.Selon des indiscrétions reprises par la presse, le compromis élaboré ces derniers jours après dix se- maines de tractations sous les auspices du médiateur américain George Mitchell prévoit la mise en place de l’exécutif local dès le début décembre.Pour sa part, LIRA désignerait dans les prochains jours un intermédiaire pour discuter de son désarmement avec la commission ad hoc.Elle pourrait, selon certains journaux, restituer ses premières armes fin janvier et achever la remise de son arsenal d’ici la fin de mai 2000, comme prévu dans l’accord de paix.Cependant, une fois de plus dans l’histoire de l’Ulster, le conditionnel prévaut.En effet, pour fonctionner, ce compromis doit encore recevoir l’aval de l’UUP, qui pourrait réunir son instance dirigeante le 27 novembre.Elle avait validé à près de 70 % l’accord de paix, mais sa frange la plus radicale accuse déjà David Trimble de «capitulation».Les ultras rappellent cependant déjà à David Trimble le sort de Brian Faulkner, un ancien leader du parti, «débarqué» en 1974 pour avoir accepté un projet de partage du pouvoir avec les nationalistes modérés.Tchétchénie Moscou gagne du terrain AGENCE FRANCE-PRESSE ASSOCIATED PRESS Grozny — Les Russes ont encore conquis du terrain hier en Tchétchénie et intensifié leurs bombardements malgré les pressions occidentales à la veille de l’ouverture du sommet de l’OSCE d’Istanbul demain.Moscou a également affirmé que la situation des 200 000 réfugiés était «sous contrôle», niant toute «catastrophe humanitaire» avant l’arrivée en Russie du haut-commissaire de l’ONU poulies réfugiés, Sadako Ogata.Grozny et ses environs ont été la cible de frappes et de tirs d’artillerie intensifs.Les habitants de la capitale tchétchène en sont réduits à brûler leurs meubles pour résister au froid et à l’humidité des caves oit ils se terrent pendant des journées et des nuits entières.Alors que l’aviation russe pilonne les routes et cols de montagne pour empêcher les forces tchétchènes de se replier, l’année russe a réaffinné hier sa stratégie pour faire tomber les villes de la république indépendantiste: Moscou n’entend pas les investir avec l’infanterie mais les faire céder en les écrasant sous son artillerie.Le général Vladimir Chamanov, qui commande l’offensive russe sur Ach-khoï-Martan, à 25 kilomètres au sud-ouest de Grozny, a déclaré que les Russes comptaient sur les négociations avec les anciens, «pour qu 'ils chassent eux-mêmes les rebelles des villages».Les Russes ont par ailleurs posé hier un ultimatum aux habitants d’Argoun, 15 kilomètres à l’est de Grozny, leur ordonnant de chasser les islamistes ou de se préparer à être bombardés, explique Khasan Gapouraïev, chargé de la presse au Parlement russe.Ce type d’argument a été repris en Grande-Bretagne par l’ambassadeur de Russie, Alexandre Kramarenko, qui a expliqué que Grozny tomberait comme Goudermes, «sans qu'un seul coup de feu soit tiré», sans «assaut militaire», mais par la négociation avec les anciens de la ville.Lundi, l’aviation russe a mené 80 missions d’attaque ou de reconnaissance sur le territoire tchétchène, selon l’agence Interfax.Ont notamment été pilonnés l’autoroute et les cols de montagne reliant Grozny à la Géorgie, au sud de la Tchétchénie.Et l’exode continue.Selon le service fédéral des migrations, 209 780 réfugiés tchétchènes ont été enregistrés dans quatre régions frontalières avec la république, rapporte Interfax.LES ÉDITIONS DE MINUIT Ni Jean ROUAUD SUR LA SCENE COMME AU CIEL « Une phrase longue, sinueuse, impeccablement construite, pourvue d’une vie propre avec des rires, des larmes, des caprices, des sauts, des culbutes, des grâces et des tremblements.» Pierre Lepape, Le Monde « L’œuvre romanesque de Jean Rouaud [.] est une formidable machine à remonter le temps disparu, un exercice de pure consolation.» Jean-Louis Ezine, Le Nouvel Observateur « Un roman en forme de post-scriptum, une cérémonie des adieux que l’auteur des Champs d’honneur a peaufinée comme une sonate d’automne.» André Clavel, L’Express J> \\ KIM \l II SI K LA SCÈNE COMME \l CIEL Séances de signature au Salon du livre de Montréal vendredi 19 novembre : 19 h à 20 h samedi 20 novembre : 14 h à 1 5 b • 16b à 17 b et dimanche 21 novembre : 13 h à 14 b Stand n” 113 iisüiiTnï\"sM wmrr 192 PAGES • 24,95$ « Jean Rouaud est un conteur formidable, un styliste merveilleux.» Marie Labrecque, Voir « On lit avec bonheur ces pages qui parlent de choses tues, de choses secrètes et que personne ne sait dire.Il y a là - avec un cœur d’homme -un vrai grand talent d’écrivain.» Dominique Bona, Le Figaro IMPRIME A 8 LE 1) E V 0 1 l\ .LE MERCREDI 17 X 0 V E M R R E 1 f) () I) EDITORIAL Uéquilibriste Pari audacieux que celui que fait le ministre du Commerce international, Pierre Pettigrew, en s’engageant dans ce nouveau cycle de négociations commerciales qui s’ouvre dans deux semaines à Seattle.Saura-t-il tout à la fois promouvoir la libéralisation des échanges et protéger la spécificité du «modèle canadien»?D Bernard Descôteaux ¦» O ?epuis déjà de longs mois, le gouvernement canadien prépare cette nouvelle ronde de négociations commerciales qui s’annonce longue et complexe.Les objectifs qu'a définis lundi M.Pettigrew s’imposaient d’eux-mèmes à un gouvernement qui, s’il mise sur les exportations pour assurer la croissance de l’économie, réalise de plus en plus que la libéralisation des échanges, plus elle progresse, a des effets pervers sur ses politiques sociales et culturelles.Coincé, il a opté pour une position dite équilibrée mais qui, à terme, pourrait se révéler difficile à tenir car reposant sur des objectifs contradictoires.Il est toujours difficile d’avoir le beurre et l’argent du beurre.Nul doute que le Canada a bénéficié de la libéralisation des échanges commerciaux internationaux.Plus de 40 % des biens et services produits au pays aujourd’hui le sont pour l’exportation.De 1995 à 1998, la valeur des exportations de marchandises a crû de 21,5 % pour atteindre 322,3 milliards, et celle des importations, de 32 %, pour atteindre 303,4 milliards.Il en est de même du Québec, dont l’économie est de plus en plus tributaire des exportations.Intégrée à l’économie mondiale (surtout américaine, faut-il le préciser) à un point sans précédent, l’économie canadienne ne peut plus faire bande à part.Elle participe pleinement à un système commercial de plus en plus ouvert dont les règles doivent être équitables pour tous, ce qui est loin d’ètre toujours le cas puisque les accords commerciaux sont le fruit de compromis qui reflètent l’influence relative de chacun des partenaires.Sur le plan strictement commercial, le ministre du Commerce international a raison de vouloir présenter à Seattle une liste de propositions qui réduiront les irritants, assoupliront des processus et, surtout, élimineront des obstacles au commerce, comme les subventions dans le domaine agricole.Ce nouvel ordre commercial mondial a cependant un effet de plus en plus grand sur la définition des politiques intérieures, ce dont un nombre grandissant de Canadiens s’inquiètent, y voyant une perte de contrôle sur nos propres politiques, sinon un abandon de souveraineté.La négociation avortée de l’Accord mondial sur les investissements (AMI) a accru cette inquiétude dont on sent qu’elle inspire une prudence nouvelle au gouvernement.Ce n’est pas en vain que, lundi, M.Pettigrew insistait tant pour dire qu'il n’est pas question qu’Ottawa accepte de négocier «son droit de réglementer dans les domaines de la santé, de l'éducation ou de l'environnement».La position adoptée en vue de la rencontre de Seattle insiste avec raison à plusieurs reprises sur ce qu’on pourrait appeler la protection du «modèle canadien».Ainsi, en agriculture, on entend défendre le système canadien de gestion de l’offre, auquel tiennent certains grands secteurs de production agricole.Dans le domaine culturel, la reconnaissance du principe de la diversité culturelle sera un axe majeur de la position du gouvernement qui a réalisé, à la lumière de son échec dans le dossier des magazines, à quel point les politiques culturelles canadiennes sont vulnérables aux interventions extérieures.Pour ce qui est du commerce des services, on cherchera à garantir la liberté du gouvernement de protéger les services qui revêtent une importance stratégique pour la réalisation de ses grandes priorités.Cette forme positive de protectionnisme est de mise pour établir un équilibre entre politiques commerciales et politiques culturelles et sociales.La prudence que manifeste le gouvernement doit être bien accueillie, mais avec une bonne dose de scepticisme toutefois.La négociation qui s’ouvre à Seattle sera longue: au moins trois ans.Les oppositions seront fortes entre Européens, Américains, Japonais et bientôt Chinois.Et les compromis nécessaires.Ce sont ces compromis qui diront tout.On ne peut savoir aujourd’hui si M.Pettigrew saura demeurer l’équilibriste qu’il entend être ni s’il choisira, au dernier moment, la libéralisation des échanges plutôt que la protection de la spécificité du «modèle canadien».Un tel choix ne saurait lui appartenir à lui seul ni à son gouvernement, qui doit s’engager à une totale transparence tout au long de cette négociation.bdescoteauxiâ ledevoir.ca Paule des Rivières O O ¦> pdesriviâresfâ ledevoir.ca LE DEVOIR Le sommet dans la brume trois mois du fameux sommet sur la jeunesse, le gouvernement reste muet comme une carpe sur les préparatifs de A l’événement.Ou bien il refuse de dévoiler ses munitions, ou bien il ne sait pas où il s’en va.Dans un cas comme dans l’autre, ce refuge dans le silence n’est pas approprié.Le ministre responsable du Sommet du Québec et de la ¦ -J jeunesse, François Legault, refuse de dire quelles pistes il privilégie pour les jeunes, de crainte de donner l'impression qu’il favorise certaines avenues.Ce n’est pas avec de tels commentaires éteignoirs que l’on va transmettre à la population un sens de responsabilité accru vis-à-vis des jeunes.Les écueils qui guettent ce sommet sont déjà très nombreux.Il n'est pas nécessaire d’en rajouter en ignorant l’événement.Les groupes de jeunes ne sont pas unanimes — le contraire eût été surprenant — quant à la manière d’aborder cet événement.Certains veulent tirer tout le jus de ce forum fortement médiatisé pour pousser des revendications bien précises, telle l’abolition des clauses discriminatoires.Ils ont tort.Le sommet ne doit surtout pas se transformer en séance de négociation au cours de laquelle les jeunes marchanderont leurs louanges au gouvernement contre quelques «bonbons» de circonstance.Un sommet digne de ce nom doit aborder des problématiques à moyen et à long terme et ces dernières ne manquent pas, qu’il soit question du décrochage scolaire et du taux d’analphabétisme des jeunes, du chômage ou, plus globalement, du sentiment d'exclusion ressenti par trop de jeunes.Plusieurs regroupements de jeunes sont prêts à jongler avec ces enjeux, mais on les entend peu parce que l'organisme qui les chapeaute, Concertation jeunesse, n’a pas de porte-parole attitré.Cette décision des jeunes, qui traduit un souci de démocratie, prive cependant l'organisme d’une expression publique qui manque cruellement.Que veulent les jeunes?Espérons que la publication, dans une dizaine de jours, des travaux des quatre «chantiers» de réflexion mis sur les rails cet automne accélérera la circulation des idées.Certaines réalités seront tout aussi incontournables, comme l’ampleur du fardeau fiscal que porteront les jeunes dans 20 ans.Et de cela aussi, il faudra parler.Le gouvernement n’a pas tort lorsqu’il dit que toute la société doit se sentir concernée par le sort des jeunes.Mais s’il veut un vrai débat, il ferait mieux de sortir rapidement de son incompréhensible mutisme, question de laisser mijoter les idées avant le rendez-vous de février.Sinon on pourrait croire que le premier ministre, en annonçant le sommet il y a un an, tentait uniquement de rattraper le vote des jeunes qui, en fin de course électorale, semblait lui échapper.FONDE PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ \fou5 CoHUkfàil L' iMPoRTANCÊ P'AVoiR UN LA MAt & IM 4 * 4 s, 'jfi f* « LETTRES La démocratie n’a pas été malmenée Monsieur Pierre O’Neill, il était navrant de lire dans Le Devoir des 8 et 9 novembre derniers des allégations selon lesquelles le gouvernement du Canada aurait «volé» le référendum de 1995 en accélérant le traitement de demandes de citoyenneté et en accordant la citoyenneté à des personnes ne répondant pas aux critères de la loi.Ces articles, en plus de tenter de créer des remous médiatiques à partir de données connues du public depuis longtemps, dénoncent de prétendus agissements du gouvernement canadien sans considération pour les faits en cause.S’il est vrai qu’un nombre particulièrement élevé de demandes de citoyenneté a été traitée en 1995, il faut voir que ce phénomène a été amorcé en 1994 et se manifestait dans toutes les provinces, pas seulement au Québec.Comme la liste d’attente s’allongeait sans cesse à partir des années 90, le ministère de l'Immigration et de la Citoyenneté décidait début 1994 de consacrer plus de ressources au traitement des demandes de citoyenneté.Le nombre de cas traites augmentait alors de façon marquée partout au Canada.Ainsi entre 1993 et 1995, on constate une augmentation du nombre de cas traités de 84 % en Colombie-Britannique, de 84 % au Québec et de 50 % en Ontario.Cette accélération du traitement des demandes ne s'est certainement pas faite au détriment de la qualité des examens auxquels sont soumis les futurs citoyens canadiens, et le gouvernement du Canada n’aurait jamais sciemment accordé la citoyemieté à des gens n’y ayant pas droit Ce n’est pas un secret: parce que la citoyenneté donne le droit de vote, le gouvernement du Canada a aussi comme politique d’accélérer le traitement des demandes de citoyenneté avant la tenue d'élections et de référendums, peu importe la juridiction concernée.Cette procédure accélérée a été appliquée à plusieurs reprises dans le passé, que ce soit en Ontario, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, en Saskatchewan, en Colombie-Britannique ou au Québec.Ainsi par exemple, juste avant les élections fédérales de 1993, la liste d’attente des personnes ayant fait une demande de citoyenneté a été réduite de moitié.Pareillement, le nombre de demandes traitées au cours des mois précédant l’élection de mai 1996 en Colombie-Britannique augmentait de 25 % par rapport à la même période l’année précédente.Le droit de voter constitue un droit démocratique fondamental.Il est pour le moins curieux que l'attribution de ce droit à des immigrants qui y sont admissibles, dont plusieurs sont choisis par le Québec, soit perçue comme une attaque contre la démocratie.Le processus accéléré permet simplement aux requérants qui ont déjà présenté leur demande et qui satisfont à toutes les exigences régissant l’octroi de la citoyenneté de demande et qui satisfont à toutes les exigences régissant l’octroi de la citoyenneté de franchir une nouvelle étape dans leur intégration à la société canadienne en exerçant leur droit de vote.Cette procédure vise à réduire les délais de traitement des demandes de citoyemieté en temps d'élections afin de favoriser la participation du plus grand nombre possible à la vie démocratique.D serait injuste de priver certaines personnes de ce droit fondamental simplement à cause des délais de traitement.Les nouveaux citoyens sont aussi touchés par les décisions politiques et il semble juste qu'ils puissent aussi se prononcer lorsqu'ils y ont droit Elinor Caplan Ottawa Péril en la demeure Alangui au bras du verbe de plus en plus paresseux, le mot subit des traumatismes qui risquent de le rendre irrécupérable.Les expressions populaires, cette manie d’écrire et de parler en apocope et le langage «nouveau genre» de l'Internet me font frissonner.Cette langue en émergence doit être menacée des plus strictes lois et attentions si l’on ne veut être témoins d'une catastrophe sociale.Les nouvelles tendance linguistiques n'ont vraiment plus la moindre élégance et je m'en désole passionnément! Imprégnés de l’anglais depuis si longtemps, nos mots cafouillent sur les chemins d’un régionalisme souvent trop restreignant et sans attirance.La couleur de notre discours s’affadit de plus en plus dans la mêlée des influences langagières de nos immigrants.Dans notre hâte de s’exprimer, trop de phrases s’abâtardissent presque jusqu’à l’incohérence.On escamote des syllabes entières; on calque des expressions étrangères pour expédier le message plutôt que de transmettre la beauté et la précision de nos idées.Adieu métaphores! Littéraires et gens de lettres, persistez! Vous êtes de ceux qui détiennent assez de passion pour perpétuer l'essentiel de la communication précise.Mais au-delà de ceci, vous savourez le jeu des phrases concises.Vous maîtrisez la qualité de l’expression.Comment pourrons-nous, sans votre continuité, nourrir l’ànie et l’intellect?Qui, sinon vous, habillera les coeurs et les enrobera des velours de l’imaginaire?Avant qu’ils ne frôlent la désuétude de trop près, amis des mots, restez vigilants.Armez-vous de plumes, de sentiments et d’acharnement et balisez la déroute de notre langue.Estelle Couillard Terrebonne LIBRE 0 FINI 0 N La vraie valeur des médicaments brevetés MURRAY ELSTON Président des Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (R&D) Depuis quelques semaines, le déficit du régime d'assurance-médicaments fait les manchettes au Québec.Plusieurs points de vue ont été entendus et certains tentent même par tous les moyens de bénéficier de la situation.Il est temps de replacer les choses dans leur contexte et d’exposer à la population québécoise les faits tels qu’ils sont.Les Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada est une association nationale qui représente 19 615 Canadiens à l’emploi de 60 sociétés de recherche pharmaceutique au pays, dont plus d'une vingtaine sont installées au Québec.Les Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada se sont engagées à investir un milliard de dollars dans la recherche en l'an 2000.D s'agit d’un engagement à découvrir de nouveaux remèdes, mais aussi à rendre le climat propice à la R&D au pays.De plus, l’industrie a pris la relève du leadership de la recherche en santé et finance actuellement 42 % de toute la R&D biomédicale au pays, ce qui dépasse de loin la contribution des gouvernements fédéral et provinciaux à ce chapitre.Au Québec, l’industrie de recherche pharmaceutique crée 7808 emplois directs.En 1998, Les Compagnies de recherche pharmaceutique ont injecté 1,2 milliard de dollars dans l’économie québécoise, dont 319 millions ont été consacrés à la recherche et développement, créant ainsi des emplois de qualité dans un domaine de pointe.Grâce à ces investissements, sur une période relativement courte, Montréal est devenue la capitale de l’industrie pharmaceutique canadienne et le dixième centre d’innovation et de production biotechnologique au monde.Vous conviendrez avec moi que l’apport de l’industrie pharmaceutique à l’économie québécoise est particulièrement impressionnant.La recherche et développement pharmaceutique a obtenu et continue d’obtenir d’extraordinaires résultats dans la maîtrise, le traitement et la prévention de la maladie.En plus de jouer un rôle toujours plus important dans l’amélioration de la qualité de vie des citoyens, les nouveaux médicaments permettent d’économiser des ressources jugées précieuses pour le système de santé, grâce à une réduction de l'hospitalisation et au remplacement de traitements plus onéreux et moins efficaces.En fait, les médicaments constituent l’un des modes d’intervention les plus rentables pour notre système de santé.Un usage judicieux des médicaments permet de réduire le nombre d'hospitalisations, d’admissions à l'urgence et de visites chez le médecin.Il existe de nombreux exemples de la façon dont les nouveaux médicaments contribuent à la qualité de vie des individus, au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.Permettez-moi d’en citer quelques-uns: É au cours des trente dernières années, le taux de mortalité associé aux maladies cardiaques a baissé de moitié et près de 50 % de cette réduction est attribuable aux produits pharmaceutiques; ¦ en moins de 20 ans, l’innovation pharmaceutique a rendu la chirurgie de l’ulcère pratiquement désuète: ¦ en 1998, moins de 100 cas de rougeole étaient rapportés au Canada — une diminution de 97 % par rapport aux 300 000 cas rapportés chaque année avant l'introduction du vaccin contre la rougeole en 1963; ¦ depuis 1995, la mortalité associée au VlH-sida a diminué de 75 % au Canada, principalement grâce aux traitements médicamenteux; ¦ en 1920, l’espérance de vie était de 59 ans; en 1960, elle était passée à 71 ans, tandis quelle est aujourd’hui de 78 ans.La recherche médicale permet d'ajouter une .année d’espérance de vie à tous les quatre ans.¦ les produits pharmaceutiques ont pratiquement éliminé des maladies telles que la diphtérie, la coqueluche et la polio, qui ont causé tant de misère dans le passé.Bien qu’une vie n'ait pas de prix et que la souffrance humaine ne se mesure pas en tenues financiers, nous savons, à titre de spécialistes de la santé, que les médicaments représentent le meilleur traitement actuellement disponible.Ainsi, les nou- veaux médicaments permettent d’épargner les précieuses ressources de la santé en contribuant à réduire l'hospitalisation et en remplaçant d'autres formes de traitement plus coûteux et moins efficaces.Par exemple, mentionnons qu'au Canada le taux d’hospitalisation par 100 000 habitants a baissé de 31,3 % entre 1975 et 1995.Cette baisse a été de 23,1 % entre 1985 et 1995.Ce sont des millions de dollars qui sont ainsi épargnés.Enfin, une étude publiée par Santé Canada en 1997 révèle que le coût total de la maladie au Canada a été de plus de 127 milliards de dollars pour 1996.Alors que l'ensemble des dépenses médicales continue d’augmenter, les produits pharmaceutiques représentent un des modes d'intervention les plus rentables qui soient.En effet, les médiqa-ments d’ordonnance brevetés ne représentent qüe 3 % des dépenses de la santé.Non seulement les médicaments brevetés ont-ils une grande valeur pour les Québécois et les Canadiens, mais ils constituent aussi un excellent traitement pour notre système de santé, handicapé par de nombreuses années de compressions de budget.Le déficit du régime d’assurance-médicaments ne doit donc pas être analysé seul en soi mais en fonction de ce qu’il a aussi permis d’économiser dans d’autres secteurs du système de santé québécois.La vraie valeur d'un nouveau médicament ne se mesure pas seulement à son prix, mais aussi à ce qu’il permet d’épargner au système de santé en général.En favorisant les médicaments brevetés sur la liste des médicaments remboursables de son plan d’assurance, le gouvernement du Québec crée des conditions gagnantes à la recherche et au développement.Il est en effet beaucoup plus attrayant pour une compagnie de recherche pharmaceutique d’investir en recherche et développement au Québec si on y favorise la vente de ces produits innovateurs plutôt que celle de produits génériques.La pqli-tique du gouvernement du Québec est la bonne.C’est d’ailleurs pourquoi des compagnies comme Procyon et Bio-Inova ont récemment décidé de s’installer au Québec plutôt qu’ailleurs au pays pour investir et créer des emplois de qualité.Le Québéc est un exemple qui doit être suivi.Mi I asassssssmm L K i) E V 0 1 R .1.E M E K (’ R E D I ¦\ o V E M R R E I 9 9 9 A 9 1 IDEES ¦ La FTQ dit oui à une réduction d’impôt, à certaines conditions HENRI MASSÉ RENÉ ROY Les auteurs sont respectivement president et secrétaire général de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la plus grande centrale syndicale québécoise lors que les finances publiques du Québec sont équilibrées et que nous avons même des surplus budgétaires à partager, il nous aurait semblé important que le gouvernement Bouchard invite la société québécoise à débattre de l'utilisation de ces surplus.C’est en tout cas l'un des engagements que le premier ministre avait pris publiquement à notre égard lorsqu’il est venu nous rencontrer à la FTQ, le 19 novembre 1998, à la veille des dernières élections.Nous sommes donc déçus de n’avoir été invités à nous prononcer, en commission parlementaire, que sur l’une des options possibles, la réduction de l’impôt des particuliers.Certes, la grogne fiscale est très répandue, d’autant plus que les contribuables ont l’impression d’avoir fait un grand effort pour assainir les finances publiques.La FTQ estime que les contribuables sont en droit de s'attendre à une baisse de leur fardeau fiscal afin d’améliorer, même marginalement, leur niveau de vie.La FTQ est donc d’accord avec un allégement fiscal, mais à certaines conditions qui nous apparaissent incontournables.Une marge de manœuvre En 1996, la FTQ a souscrit à l’objectif d’assainissemeijt des finances publiques parce que nous estimions que l’Etat québécois n’avait plus la marge de manœuvre nécessaire pour bien jouer son rôle de protection du bien public, de promotion de la justice sociale, de redistribution de la richesse et de maintien de la cohésion sociale.Nous jugions qu’un budget équilibré permettrait au gouvernement de retrouver une capacité nouvelle d’agir.Nous misions également sur le fait qu’un budget équilibré donne moins de pris?au discours de droite qui prône le démantèlement de l’État et des programmes sociaux.Pour atteindre le déficit zéro, le gouvernement a dû prendre des moyens qui ont été et sont encore préjudiciables à la population.Par ses coupes importantes dans des secteurs névralgiques, il a mis en danger non seulement la qualité des services publics mais aussi la qualité de vie et de travail des employés qui dispensent ces services.11 faut renverser cette tendance en adoptant une approche équilibrée dans l’utilisation des surplus qui sont — et seront — plus importants que ne le laissent croire les prévisions budgétaires.L’ampleur estimée de la marge de manœuvre pour 1999 nous accorde collectivement toute la latitude nécessaire pour envisager différentes options quant à l’utilisation de ces surplus.Trois options sont possibles: augmenter les dépenses de progranunes, réduire le fardeau fiscal, rembourser une partie de la dette.Des investissements prioritaires Sur le plan des retombées économiques, une augmentation des dépenses gouvernementales a des effets beaucoup plus importants qu’une baisse équivalente des impôts pour stimuler la création d’emplois et la relance de l’économie.L’utilisation des surplus pour des réductions d’impôt doit être évaluée en fonction des autres priorités nationales que sont les réinvestissements dans la santé et dans l’éducation, les investissements dans les infrastructures collectives (routes, aqueducs, égouts, équipements touristiques, etc.), la lutte contre la pauvreté, le développement de la main-d'œuvre par la formation professionnelle, etc.Les surplus seraient mieux utilisés s’ils étaient prioritairement consacrés à un meilleur financement des grands réseaux publics de santé et d’éducation, ainsi qu’aux progranunes sociaux et de soutien du revenu.Interrogés lors d’un récent sondage CROP-La Presse sur ce que devraient être les priorités du gouvernement, la majorité des répondants (54 %) ont choisi les réinvestissements dans la santé et l'éducation.Pour ce faire, le gouvernement doit investir dans les infrastructures et les équipements nécessaires, tout en améliorant les conditions de travail des employés de ces secteurs.La marge de manœuvre pour l’année budgétaire 1999-2000 permet au gouvernement d’avoir une approche équilibrée et de ne pas opposer les réductions d'impôt aux négociations dans le secteur public.Les sommes additionnelles doivent, d'une paid, servir à créer des emplois non précaires et, d'autre part, à accorder des augmentations de salaires décentes aux 415 (XX) salariés des secteurs public et parapublic qui représentent près de 15 % de la main-d’œuvre au Québec et dont le pouvoir d’achat s’est singulièrement détérioré au cours de la décennie 1990.Un allégement fiscal Cette détérioration du pouvoir d'achat a touché l’ensemble de la population, notamment à cause de la stagna- it 4u£t£CoiS-~ I J'Ai £nFï U/Nf OÎTÎNU PÎKMNÜÏÏOPI, 0 'S its* r)f ISQ£ REPRISE DU 19 AVRIL 1999 RUSSIE À qui profite la violence ?M I C H E L R O C H E Docteur en science politique et auteur de l'ouvrage La Démocratie confisquée - Thérapie de choc et autoritarisme en Russie, qui paraîtra bientôt aux éditions L’Harmattan D epuis quelques semaines, la Russie se retrouve à l’avant-plan de l’actualité: scandales financiers impliquant l’argent du FMI et l’entourage de Boris Eltsine, attentats terroristes, conflit au Daguestan et reprise de la guerre en Tchétchénie.Des rumeurs de toutes sortes circulent à Moscou, en particulier celle qui veut que la violence terroriste ait été délibérément provoquée par certains individus qui gravitent dans les cercles du pouvoir dans le but d’obtenir le prétexte pour déclarer l’état d'urgence et reporter les élections.Quel que soit le scénario, ces rumeurs aboutissent toutes à cette conclusion.Sur quels fondements reposent de telles rumeurs?Transition trop rapide Fondamentalement, les difficultés actuelles sont intimement liées à la transition rapide et autoritaire au capitalisme, décrétée par les libéraux russes et soutenue par leurs alliés occidentaux.Cette transition a été effectuée au mépris de la structure économique et sociale de l’ex-URSS et .en bafouant les principes démocratiques les plus fondamentaux.La privatisation rapide et sans contrôle des entreprises russes a permis à de nombreux affairistes de s’emparer d’immenses richesses au moyen de capitaux accumulés le plus souvent dans l'illégalité totale et grâce à des contacts politiques en haut lieu.C’est le cas, par exemple, du milliardaire Boris Berezovski.qui contrôle notamment la compagnie pétrolière Sibneft et la société aérienne Aeroflot, dirigée par l'un des deux gendres de Boris Eltsine, Valeri Okoulov.Berezovski et quelques autres, dont Roman Abramovitch et Mikhail Khodorkovs-ki, ont profité en 1995 d'un programme visant à accélérer la privatisation par un simple échange de prêts contre des actions des fleurons de l'économie russe.Ainsi, avec seu-lément 168 millions $ US, Khodorkovski, qui contrôlait la banque Menatep, s’est vu accorder par le gouvernement russe 80 % des actions de Youkos, deuxième entreprise pétrolière de Russie, évaluée à près de dix milliards de dollars.Autre exemple: avec un prêt de 170 millions, la banque Oneximbank, présidée par Vladimir Potanine, a obtenu 51 % du capital de Norilsk, une entreprise qui possède le plus grand gisement de nickel du monde (de 25 à 33 % de la production mondiale), de même que 40 % des platinoïdes, les métaux les plus recherchés de la planète.Pour remercier le Kremlin et parce que leurs intérêts en dépendaient, ces individus ont conjugué leurs ressources — dont les médias sur lesquels ils exercent un contrôle presque absolu — pour favoriser la victoire de Boris Eltsine aux élections présidentielles de 1996.Crainte du changement Ces «oligarques» craignent avec raison un changement politique, aussi minime soit-il.Les élections législatives, prévues pour décembre, annoncent une défaite cinglante pour le clan présidentiel.Toutefois, une telle défaite n'aurait pas plus d'impact que celles de 1993 et de 1995 parce que l'assemblée législative ne dispose pas de pouvoirs importants.Mais il en est tout autrement en ce qui concerne l'élection présidentielle de juin 2000.En effet, non seulement Eltsine ne gagnerait pas cette élection, la Constitution ne lui permet pas de solliciter un troisième mandat.Or «la Famille» (c’est ainsi qu’on désigne le clan présidentiel et ses financiers) ne dispose pas d’un candidat susceptible de battre la coalition regroupée autour de l’ex-premier ministre Primakov et de l’actuel maire de Moscou, Youri Loujkov.Certes, cette coalition ne s’oppose pas au principe de l'entreprise privée.D’ailleurs, aucune force sociale n’est actuellement en mesure de contrecarrer le processus de développement capitaliste, pas même le Parti communiste, dont le programme économique se distingue à peine de celui des partis social-démocrates occidentaux.Mais une victoire du tandem Primakov-Loujkov relancerait sans aucun doute la bataille pour la propriété des richesses.Ces derniers ont déjà affirmé que la privatisation de çertaines entreprises allait à l’encontre des intérêts de l'État.Des entreprises pourraient donc être renationalisées ou reprivatisées.La lutte contre la corruption pourrait également faire tomber quelques oligarques et mener certains membres de l'entourage du président — dont le président lui-même et ses filles — directement en prison.«La Famille» a donc beaucoup à perdre en cas de victoire d'une éventuelle coalition qui lui serait hostile.Boris Berezovski a d’ailleurs déclaré en septembre dernier son intention de quitter la Russie si Primakov devenait président.Il faut donc s’attendre à ce que «la Famille» tente par tous les moyens d’éviter la défaite que prédisent tous les sondages.C’est donc dans ce contexte d'incertitude à l'approche des élections législatives et présidentielles, prévues respectivement pour décembre 1999 et juin 2000, que des bombes ont éclaté à Moscou et ailleurs.S’il est impos- tion des salaires ces dernières aimées.Dans les secteurs privé et public, les salariés veulent effectuer un rattrapage et augmenter leur niveau de vie.Un allégement fiscal serait ainsi un des moyens, pour le gouvernement, de contribuer, même marginalement, à cette amélioration du niveau de vie.C'est là la principale et, selon nous, la meilleure raison de doiuier notre accord à une réduction d’impôt, réalisable grâce à l'ampleur des surplus.La toute première mesure à adopter dans ce sens est l’introduction d'un mécanisme d’indexation des seuils d’imposition et des credits d’impôt personnels.On mettrait ainsi fin à la hausse automatique des impôts, ce que la FTQ réclame depuis des années.L’absence d'indexation érode le revenu disponible et grève le pouvoir d’achat des contribuables.De plus, un allégement fiscal devrait tenir compte des critères suivants: 1.maintien du degre de progressivité du régime fiscal, c’est-à-dire s’assurer qu’un contribuable ayant mie capacité de payer plus grande soit appelé à contribuer davantage qu’un autre moins fortuné: 2.réduction d'impôt pour tous les contribuables, en accordant une attention spéciale aux contribuables à faible revenu et à ceux de la classe moyenne; 3.soutien particulier pour les ménages ayant une famille car la présence d'enfants affecte la capacité de payer d'un ménage, quel que soit son niveau de revenu.Dans l'utilisation des surplus budgétaires, La FTQ demande donc au gouvernement Bouchard de s'assurer qu’il peut financer une réduction d'impôt sans mettre en danger les services publics comme la santé et l’éducation ainsi que les progranunes sociaux auxquels est attachée la population.sible d’établir la responsabilité de ces attentats, qui n’ont pas été revendiqués, il est par contre très facile de voir à qui ces crimes profitent, même si cela ne prouve rien quant à l’identité des coupables.D’abord, le terrorisme a supplante les scandales financiers impliquant l’entourage présidentiel parmi les sujets d'actualité.Ensuite, ces attentats, attribués par le Kremlin à des terroristes islamistes originaires du Caucase, ont donné au premier ministre Poutine — avec l'approbation des Moscovites — le prétexte pour utiliser la force contre les insurgés du Daguestan.Poutine en a alors profité pour entreprendre une opération militaire d’envergure destinée à renverser le gouvernement tchétchène et réduire à néant ses velléités indépendantistes.Le tout avec l'approbation tacite du gouvernement américain et l’indifférence des autres.La Tchétchénie n'est pas le Kosovo.Par ailleurs, l’utilisation de la force a fait grimper de façon étonnante la popularité de Poutine, candidat déclaré à l’élection présidentielle de juin 2000.Enfin, la violence peut effectivement fournir un prétexte pour reporter les élections (dans l’éventualité où le Kremlin est assuré de les perdre) ou même pour renforcer la dictature.Toutefois, un tel coup de force suppose que ses initiateurs disposent des appuis nécessaires à la tète des principales institutions du pouvoir, ce qui est actuellement loin d’être le cas.Cependant, jusqu’à présent, la violence politique et militaire a renforcé le clan présidentiel.Nul ne peut prédire comment tout cela se terminera.La réaction du peuple fi reste à voir comment le peuple russe réagira au cours des prochains mois.Depuis l’effondrement du régime soviétique, la grande niasse des citoyens ordinaires, composée majoritairement de travailleurs salariés, a été tenue à l’écart des grandes décisions: dissolution de l'Union soviétique en tant qu’État, privatisation accélérée de l'économie, libéralisation des prix, etc.Une élite méprisante a imposé des changements rapides en évitant toute participation populaire dans l'élaboration de la solution alternative au régime soviétique, par peur de l’émergence d’une «troisième voie».Alors qu’une partie de cette élite s’est enrichie de manière scandaleuse, la majorité des Russes ont vu leur niveau de vie baisser de plus de moitié, sans compter le re- | cul de l’espérance de vie chez les hommes, la diminution de la taille physique des enfants, le chômage, l’insécurité, l’indigence, la misère.Aucun peuple n’a subi une telle régression en période de paix.C’est sur cette toile de fond que s'ouvre une nouvelle phase dans la bataille pour la propriété et le pouvoir.Alain-Robert Na ilea tt vs*v Cr
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