Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1999-11-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
LE DEVOIR » / Culture Page B 8 Bourse Page B 3 Les sports Page B 6 A ht a a f UTfC/ÎVl LE DE V O I R .LE .1 E l! D I S X () V E M B R E H !) cée dans la même proportion, situant le taux cible à 4,75 %.Les institutions financières, Banque Royale en tête, ont immédiatement réagi en ajoutant 25 points à leur taux préférentiel, qui passe à 6,5 %.Quant à la grille des taux hypothécaires, seuls ceux pour une échéance de très court terme ont subi les contrecoups de ce resserrement Un resserrement qui suit la décision, prise la veille par la Réserve fédérale américai- ne, de greffer un quart de point à la fois à son taux interbancaire et à son taux d’escompte.Le taux au jour le jour se situe désonnais à 5,5 % aux Etats-Unis et le taux d'escompte, plus symbolique, à 5 %.«La Réserve fédérale a indiqué que le taux d’expansion de l'activité aux États-Unis continue d’excéder le potentiel de croissance de l'économie et qu ’elle est préoccupée par le risque d’inflation, a souligné la Banque du Canada.C'est en tenant compte des répercussions qu’a l'évolution économique et financière aux États-Unis sur la situation canadienne, et des signes récents témoignant d’une croissance robuste de la demande au pays, que la banque a pris la décision de relever les taux d’intérêt, et ce, afin de maintenir l'inflation bien à l’intérieur de la fourchette de 1 à 3% quelle vise.De cette façon, la politique monétaire continue de faire en sorte que le rythme de croissance de la production et de l’emploi au Canada soit soutenable.» Oscillant présentement autour de 1,8 %, le taux annuel d’inflation pourrait atteindre un rythme de 2 ou 2,5 % au cours des slx prochains mois, estiment les analystes, qui qua- Gordon Thiessen sure préventive qui pourrait être répété à quelques reprises d'ici à la fin du premiers semestre 2000.Cette réaction de mimétisme était devenue nécessaire, ne serait-ce que pour éviter une glissade plus prononcée du dollar.N’empêche que l’écart de 75 points entre les taux au jour le jour, inférieurs au 'MS Canada, s’est traduit par un repli ^ de 0,33 C du dollar canadien face à sa contrepartie américaine, qui a terminé liier à 68,05 C IIS.Le comité monétaire de la Fed avait souligné, mardi, que «bien que les tensions semblent généralement contenues, les risques liés à la croissance continue de l’économie persistent.Malgré des signes de ralentissement dans certains secteurs sensibles aux taux d’intérêt et l’accélération de la productivité, l’expansion de l’activité continue à dépasser le potentiel de la croissance économique».Et la Fed d’ajouter «En conséquence, la force de travail disponible s’est contractée davantage ces derniers mois, une tendance qui doit être contenue pour éviter les tensions inflationnistes.» Au Canada, le gouverneur de la banque A lifient le geste de la banque centrale de me- centrale, Gordon Thiessen, a laissé en- tendre que l’économie se dirigeait vers la pleine utilisation de ses ressources d’ici 12 mois.Dans son rapport sur la politique monétaire, il a également prévenu que d’autres hausses des taux d’intérêt pourraient survenir éventuellement, en fonction du comportement de l’économie américaine.«D’importants risques pèsent sur nos prévisions concernant la croissance économique et l'inflation.Il se pourrait que la demande de produits canadiens se renforce tant au pays qu’à l’étranger et que les pressions inflationnistes se manifestent aux États-Unis», a-t-il expliqué en conférence de presse.Le Canada rit présentement une période de croissance soutenue, a-t-il rappelé.De plus, la situation s’est améliorée encore davantage depuis le début de l’année puisque le prix des matières premières a recommencé à reprendre du poil de la bête, conséquence de la fin de la crise asiatique.Cette mutée, la croissance du PIB devrait atteindre un niveau robuste de 3,75 %, prévoit la Banque du Canada.Pour l’an 2000, elle devrait se situer dans la fourchette de 2,75 à 3,75 %.La clé, selon le gouverneur, pour éviter d’entrer dans ce cercle vicieux de périodes de forte expansion suivies de récessions est de contrôler soigneusement l’inflation en la conservant à de bas niveaux.L’économie américaine défie toutes les prévisions SILVIA GALIPEAU LE DEVOIR L> économie américaine bat tous les records, défie toutes les prévisions.En février prochain, le pays aura connu une croissance économique pendant 106 mois consécutifs.Et cela sans surchauffe, ni menace d’inflation.Seule tache dans ce tableau quasi parfait: la crise financière internationale.Mais là encore, le pays a su tirer les leçons de la panique financière qui a secoué la planète en 1997 et 1998.C’est ce qu’a analysé hier David M.Jones, vice-président chez Aubrey G.Langston & Co., principal courtier américain pour les obligations du gouvernement, lors d’une conférence internationale organisée par l’université McGill regroupant des grands noms du monde de la finance.Etaient présents, entres autres, des représentants de la Banque mondiale, des Nations unies et de nombreux professeurs spécialisés dans le domaine de la finance internationale.Comment expliquer cette performance américaine frisant la perfection?C’était là le thème de la présentation de David Jones.«I! y a un cycle économique en cours, ainsi qu’une tendance économique durable à la hausse», a-t-il avancé.Pour garantir une croissance continue, différents facteurs sont nécessaires: l’accumulation de capital, l’investissement, la croissance de la population et le maintien de l’éducation et de la formation.Non seulement le pays possède-t-il tous ces éléments clés, mais en plus il bénéficie d’une révolution technologique «que l’on peut comparer à la révolution industrielle», a-t-il poursuivi.C’est grâce à çette «révolution» technologique que les États-Unis ont pu maintenir un excellent niveau de productivité, lequel est à la source de l’excellence de leur performance économique, dixit toujours David Jones.Pour maintenir un bon niveau de production, un chômage à la baisse, tout en contenant l’inflation, il n’y a pas de miracle, il faut accroître sa productivité.«Le pays bénéficie d'un cycle vertueux, avec une inflation contrôlée et une productivité croissante.» Hier encore, les chiffres de l’inflation américaine étaient révélateurs.L’indice des prix à la consommation pour le mois d’octobre ont progressé de 0,2 %.C’est la plus faible progression depuis le mois de juin.Pour les dix premiers mois de l’année, l’indice des prix à la consommation est en progression de 2,8 % en rythme annuel, contre 1,8 % à la même époque en 1998.Comment les Américains ont-ils réussi à se démarquer des autres économies industrialisées?C’est en partie grâce à l’esprit traditionnel d’entrepreneurship américain, mais surtout grâce au marché des capitaux, lequel distribue le capital dans les secteurs les plus à risques.Ce ne sont donc pas les banques qui donnent du crédit, mais des marchés diversifiés.Il y a cependant un revers à cette médaille, aussi brillante soit-elle.C’est la crise financière qui a secoué l’ensemble de la Rlanète en 1997 et 1998.Mais là aussi, les États-Unis ont su tirer les leçons nécessaires.Allan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, a en effet resserré sa politique, témoignant qu’il prenait très au sérieux la contagion de la crise à l’échelle internationale et indiquant que les flux de capitaux à l’échelle internationale pouvaient être très dangereux.Autre leçon de cette crise: les pays ayant des taux de change flottants sont les plus à même de réagir en cas de crise, et ce malgré le succès évident dont fait preuve l’Europe aujourd’hui.Uqe dernière menace plane au-dessus des États-Unis, soit les effets de marché boursier, lesquels pourraient générer des pressions inflationnistes.«Les get is se sentent plus riches lorsque les titres boursiers augmentent.Pourtant, seulement 10 % des familles américaines les plus riches détiennent 88 % des titres! Pour une augmentation boursière de 1 $, les ménages accroissent leur consommation de 10 (.» La consommation risque aussi de continuer à croître, une tendance qui devrait obliger Allan Greenspan à resserrer davantage sa politique monétaire l’année prochaine.Mais cela ne causera pas de récession, prédit David Jones.D ne s’agira que de petites corrections circonstantielles.Courtage à escompte Charles Schwab Canada veut se démarquer FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Malgré la croissance du phénomène dans l’industrie du courtage à escompte, Charles Schwab Canada ne deviendra «jamais» un courtier offrant des commissions très basses parce qu’il aura sabré dans ses services-conseils, soutient sa directrice associée pour le Québec, Nicole Gadbois-Lavigne.Charles Schwab Canada, une filiale de l’américaine Charles Schwab Corporation qui gère un actif de 750 milliards de dollars CAN répartis entre 5,6 millions d’investisseurs autour du globe, a fait son entrée au Québec au mois de septembre, soit six mois après son lancement canadien à Toronto.La société a refusé de divulguer l’actif géré au Canada.Dans un entretien accordée au Devoir, Mme Gadbois-Lavigne a insisté sur le fait qu’il y aura toujours un marché pour les services de courtage de plein exercice et en ligne (Internet).Par conséquent, Charles Schwab Canada n’a pas l’intention de s’aventurer sur le terrain des nouveaux courtiers totalement électroniques, tels que E*Trade Canada, qui offrent des frais de courtage ridiculement bas.Charles Schwab Canada est d’ailleurs la première firme de courtage canadienne à choix complet, c’est-à-dire à offrir à la fois des services de placement autogérés et de consultation en investissement.Selon Mme Gadbois-Lavigne, la société se démarque également des courtiers de plein exercice, les courtiers dits traditionnels tel que Merrill Lynch, par la manière dont elle paie ses conseillers en placement.Ces derniers sont rémunérés en fonction d’un programme qui combine salaire et prime.Ce mode de rémunération ne tient pas compte des commissions sur les transactions.«Nos conseillers sont en partie évalués en fonction de la croissance de l’actif de nos clients», dit-elle, soulignant que cela les incitait à donner leur maximum.Côté clientèle, Charles Schwab Canada dessert grosso modo deux types d’investisseurs: les débutants et les initiés, lesquels pouvant compter des investisseurs institu-tioiuiels comme la Caisse de dépôt et placement du Québec.Débutants et initiés Les débutants utilisent les services de plein service en téléphonant ou en se présentant dans une succursale de Charles Schwab.L’unique succursale de la maison de courtage au Québec est située à Montréal.Ailleurs au pays, on retrouve des succursales à Vancouver et Ottawa.Les initiés préfèrent quant à eux faire leur transactions par la voie électronique.Quand il s’agit de particuliers, ce sont généralement des personnes âgées entre 40 et 60 ans qui ont des revenus annuels avoisinant les 50 000 $, précise Mme Gadbois-Lavigne.«C'est un client qui va faire lui-même ses recherches.Dans cette situation, on devient son propre analystes.Et lorsqu'on effectue des placements par Internet, il faut en faire son travail ou son loisir afin de passera travers les méandres de la procédure», dit-elle en soqriant.A l’heure actuelle, 25 % des transactions de courtage au Canada sont effectuées par des courtiers à escompte.De ce nombre, la moitié de ces transactions sont faites électroniquement, selon les statistiques colligées par Charles Schwab Canada.Et si la tendance observée ces dernières années se maintient, les rangs des investisseurs à escompte devraient gonfler de manière très importante dans un avenir rapproché.Ce qui soulève la question de la qualité ou de la rationalité des transactions que les gens peuvent effectuer à partir de leur domicile.Car moins il y a d’interventions humaines, par exemple une conversation entre un client et son conseiller en placement, plus les risques de «se casser la gueule» sont élevés.«Ça demande beaucoup de discipline lorsqu’on fait une transaction en ligne car une personne peut faire de très mauvais placements, croit Mme Gadbois-Lavigne.Avec le développement du courtage à escompte, je dirais que oui, on risque de se casser davantage la gueule, parce que c’est plus accessible, ça il n'y a pas de doute.» C’est notamment pour cette raison que Charles Schwab Canada, a-t-elle insisté, souhaite continuer à offrir un service de consultation en investissement.«On permet ainsi à nos clients qui utilisent Internet de nous consulter s’ils ont des doutes à propos d'une transaction.» Nommée à la direction associée du Québec de Charles Schwab Canada le 15 mars JACQUES CHENIER LE DEVOIR Nicole Gadbois-Lavigne:.«Ça demande beaucoup de discipline lorsqu’on fait une transaction en Iigne.X dernier, Mme Gadbois-Lavigne possède plus de 27 ans d’expérience dans le domaine financier, dont 15 dans des institutions bancaires et 17 ans dans l’industrie du courtage (gestion et développement).é c / a I publié le samedi 4 décembre 1999 J i u Date de tombée: le vendredi 26 novembre 1999 IE DEVOIR B 2 LE DEVOIR.LE .1 E U 1) I 1 S NOVEMBRE I !) !» !) •ÉCONOMIE- Finances publiques La FTQ réprouve toute augmentation de la TVQ La centrale syndicale appuie Vidée d'un allégement fiscal pour les Québécois mais prévient qu'une hausse de la taxe de vente provoquera une recrudescence du travail au noir et de l'évasion fiscale D’APRES LA PRESSE CANADIENNE ET REUTERS Québec — La FTQ et les jeunes péquistes prient Bernard Landry de ne pas hausser la TVQ comme le prévoient certains scénarios de réduction des impôts.La centrale syndicale appuie l’idée d’un allégement fiscal pour les Québécois mais prévient qu’une hausse de la taxe de vente provoquera une recrudescence du travail au noir et de l’évasion fiscale.La FTQ ne favorise aucun des scénarios proposés par le ministre des Finances, qu’elle invite à refaire ses devoirs de manière à soustraire des tables d’imposition un plus grand nombre de contribuables même si déjà deux millions de personnes ne paient aucun impôt, ce qui place les Québécois en tète de la générosité fiscale en Amérique du Nord.Les jeunes péquistes soutiennent, eux aussi, que «les réductions d’impôt doivent prioritairement alléger le fardeau de la classe moyenne», mais cela, nuancent-ils, ne voudra rien dire pour les jeunes parce qu’ils ne paient déjà aucun impôt.Pour qu’ils profitent de la nouvelle santé budgétaire du gouvernement, les jeunes demandent donc une réduction de la TVQ, a soumis hier le Comité national des jeunes du Parti québécois.Pour les fins des consultations publiques qui prennent fin aujourd’hui, le ministre a proposé cinq scénarios de réduction de l’impôt des particuliers.Trois scénarios verseraient 1,3 milliard dans leurs poches.Deux autres scénarios entraîneraient des baisses de 1,7 milliard ou de 1,9 milliard.Mais ces derniers sont assujettis à une hausse de la TVQ de 7,5 % à 8,2 % ou à 8,66 %.La FTQ dit non.Toute réduction des impôts devra favoriser les familles et les gens à faible revenu et exclure toute hausse de la taxe de vente.La FTQ note aussi que les tables d’imposition et les crédits d’impôt actuels ne sont pas indexés au coût de la vie et constituent «des hausses d’impôt déguisées».Mais, comme toutes les centrales syndicales en ce moment, la FTQ ne croit pas que la réduction des impôts doive être la priorité du gouvernement: il faut plutôt d'abord investir dans la santé et l’éducation et, «s’il reste des sous, qu’on accorde un allégement fiscal « aux contribuables, a précisé Lise Côté de la FTQ.Solidarité populaire Québec (SPQ), une coalition regroupant des syndicats, des groupes communautaires et féministes et des organisations d’assistés sociaux, qui demande aussi des investissements dans les programmes sociaux, juge le débat actuel trop étroit et voudrait le voir porter sur une refonte globale de la fiscalité.Ainsi serait-il démontré que les particuliers fournissent 70 % des revenus autonomes de l’Etat comparativement à 27 % pour les entreprises.Un favoritisme, selon ce groupe populaire.Trois milliards pour le CPQ Ainsi, le Conseil du patronat du Québec a demandé au gouvernement de réduire substantiellement les impôts des particuliers, de gérer avec rigueur les dépenses publiques et de réduire la dette provinciale.A la suite d’une rencontre annuelle à l’Assemblée nationale avec les députés des trois grandes formations po- litiques québécoises, le président du CPQ, Gilles Taillon, a estimé que la principale priorité des employeurs du Québec était une réduction des impôts des particuliers de trois milliards au cours des deux prochaines années fiscales.«La grande priorité est la baisse des impôts des particuliers, soit une réduction de 1,5 milliard en 2000-01 et 1,5 milliard en 2001-02», a-t-il indiqué en entrevue.Le gouvernement du Québec promet des baisses d’impôts de 1,3 milliard d’ici 2002.Par ailleurs, le CPQ dit préférer un taux d’imposition unique de 20 % pour tous les citoyens du Québec, peu importe leur salaire, mais Gilles Taillon a jugé que cette demande n’était pas «radicale».«Les gens qui gagnent moins de 25 000 $ sont pratiquement dans le scénario d’exemption d’impôts.Après cela, c'est 20 % d'imposition pour tous les salaires.Ça a l’avantage d'être simple et cela fait en sorte de permettre à ceux qui ont des revenus moyens et élevés de consommer davantage et d’épargner plus», a-t-il dit, rappelant que l'Alberta avait déjà choisi cette voie pour l’an 2002.Dans le cas des entreprises, le niveau d’imposition au Québec est jugé «comparable aux autres partenaires commerciaux du Québec», bien que les «mauvaises» taxes sur la masse salariale et le capital devraient être revues.«On préférerait de beaucoup une taxe qui imposerait les bénéfices des sociétés.» Le CPQ a également dit favoriser un contrôle serré des dépenses de l’État, de même qu’un plan de rembour- sement de la dette, évaluée à plus de 100 millions par le ministre des Finances, Bernard Landry.«Il est important, en matière d’équité entre les générations, que ceux qui on( contracté une dette importante puissent s'engager à la rembourser au cours des 15 prochaines années.» Bernard Landry a toujours soutenu que le ratio entre la dette et le PIB, près de 50 %, serait réduit naturellement par la croissance éconoT inique, ce qui ne satisfait pas le CPQ.«Il faut quand même avoir un plan de remboursement pour améliorer la situation de la dette, tout en donnant de l'oxygène a ta dépenses publiques.» Le Conseil du patronat a aussi invité le gouvernement à la prudence au cours des deux prochaines années pour ce qui est des investissements en santé et en éducation, qui pouri raient s'avérer «de pures pertes».Donnant l’exemple de la santé, où Québec a investi 1,5 milliard de plus en 1999-2000, Gilles Taillon a expliqué qu'il «ne servait à rien d'investir sans revoir les modèles d'organisation».11 a affirmé que les conventions collectives en santé et en éducation étaient trop «centralisées» et qu’une plus grande place du secteur privé devrait être faite dans l’offre de «certains services».«Il faut, dans certains services offerts, qu’il y ait une concurrence public-privé, mettant beaucoup de pression sur la performance pour réduire les coûts.Après cela, on pourra songer à réinvestir dans les programmes sociaux.» Le CPQ propose ainsi de maintenir le statu quo, à court terme, dans le domaine des dépenses publiques.Gilles Taillon Pour le Conseil du patronat, la principale priorité des employeurs du Québec est une réduction des impôts des particuliers HONORAIRES Le monde se rue vers l’or SUITE DE LA PAGE B I Le système élaboré par la Banque Nationale repose sur un article de la loi notariale qui permet dans des situations exceptionnelles, comme lorsque deux parties sont éloignées géographiquement, d’agir par notaires interposés.Mais dans le -cas présent, on normalise ce cas d’exception.Insultés «Le débiteur ne rencontrera jamais le notaire responsable de la transaction.Le notaire qui reçoit la signature, ce n’est pas lui qui conçoit l’acte.Est-ce que le notaire va être en mesure de remplir l'ensemble de ses responsabilités?» s'interrogeait de nouveau Denis Marsolais.Par ailleurs, les notaires sont insultés de se voir imposer un honoraire uniforme par la banque, la- quelle ignore tout de la complexité et de la variété de leurs tâches.«On vient mettre au même niveau l’ensemble des prêts hypothécaires, peu importe la complexité, en disant: c’est la même chose.C’est faux, ce n’est pas la même chose.» Mais ils n’en resteront pas là et comptent bien se faire entendre.Hier en fin d’après-midi, le président de l'Association professionnelle des notaires du Québec rencontrait le président de la Banque Nationale.Il n’a pas été possible de les joindre pour connaître le résultat de leur discussion.Denis Marsolais, de la Chambre des notaires du Québec, doit quant à lui rencontrer aujourd’hui quelqu’un au ministère de la Justice ainsi qu'à l’office des professions.cOiicufe^ie Gàmbard Vente et service technique La demande a brisé un nouveau record au troisième trimestre de 1999 AGENCE FRANCE-PRESSE Londres — La demande mondiale d’or a de nouveau progressé au troisième trimestre 1999, augmentant de 22 % par rapport à la même période de l'année précédente, pour atteindre le chiffre record de 877 tonnes pour les pays faisant l'objet d'un suivi, a annoncé hier le Conseil mondial de l’or (World Gold Council, WGC).Selon im communiqué de l’organisation, qui représente les principales compagnies minières mondiales et a pour objectif de faire progresser la demande d’or, la demande au troisième trimestre a dépassé de 8 % le précédent record trimestriel établi au deuxième trimestre 1999.Au total, la demande d’or pour les neuf premiers mois de l'année 1999 s’établit à 2472 tonnes, un chiffre record, soit 30 % de plus que sur la même période de 1998, durant laquelle plusieurs pays d’Asie ont connu des difficultés économiques, a souligné le WGC.Le WGC explique la progression de la demande au troisième trimestre par une hausse de 22 % des besoins mondiaux de la bijouterie et de 19 % des besoins d’investissement par rapport à la même période de l’année précédente.Les plus fortes augmentations de la demande d’or ont été enregistrées au Pakistan (+102 %), en Asie du Sud-Est, en Corée (+70 %) et au Japon (+64 %).L’Inde, premier consommateur mondial, a affiché une progression de 38 % de sa demande alors que la demande des États-Unis est restée inchangée par rapport au record enregistré au troisième trimestre 1998.Ces chiffres «sont très forts», a estimé la directrice généra- ARCHIVES LE DEVOIR Des mines qui bénéficient de la reprise.1 .
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.