Le devoir, 18 novembre 1999, Page(s) complémentaire(s)
?FONDÉ EN 19 10 ?DEVOIR V()L.X C - N 2 15 3 ?I L E .1 E II 1) 1 18 NO V E M B R E 1 !» !» il 8 7 C + T A X K : s = 1 $ / T o R o x T 0 1 $ MONTRÉAL ÉCONOMIE LES ACTUALITÉS d " LE MONDE LEGAULT LEVE LA TUTELLE À LA CSDM PAGE A 4 LES NOTAIRES À 50 $ SUR INTERNET PAGE B 1 REFERENDUM: VIF DÉBAT EN VUE AU PLC PAGE A 3 f‘ -V L’IRA ACCEPTE DE SE DÉSARMER PAGE B 5 ' - UNE BRÈVE MAIS VIOLENTE manifestation marquée par des jets de bouteilles et de poivre de Cayenne a opposé protestataires et policiers, hier, sur la colline parlementaire.Quelque 300 personnes réclamant des subventions fédérales à l’intention des sans-abri se sont retrouvées face à une centaine de policiers de la Gendarmerie royale du Canada, dont certains étaient équipés de casques, boucliers et matraques, à proximité de la tour de la Paix.Les manifestants ont pris d’assaut les barricades, tentant de franchir de force les cordons de policiers.Lire nos informations en page A 8.Rappel à l’ordre de la Cour suprême Le jugement Marshall n’exclut pas une intervention gouvernementale HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Dans un geste exceptionnel, la Cour suprême du Canada a remis les pendules à l’heure liier en apportant des précisions sur son fameux jugement Marshall, notamment sur la portée à lui donner.Les explications supplémentaires du tribunal, qui tiennent en 30 pages, clarifient le débat sur les droits de chasse, de pèche et de cueillette à accorder aux Micmacs des provinces maritimes mais mettent en lumière des divergences de points vue entre deux ministres du cabinet de Jean Chrétien.La Cour suprême a rappelé que son jugement de septembre dernier, qui acquittait le Micmac Donald Marshall d’avoir péché et vendu des anguilles illégalement, ne s’appliquait qu’à la pêche à l’anguille et non à la chasse, à la cueillette ou à la pêche d’autres espèces.En fait, rappellent les juges, l’arrêt Marshall a bel et bien reconnu que les Micmacs possèdent un droit ancestral de pêche, de chasse et de cueillette en vertu de traités de 1760 et 1761, mais il a aussi affirmé que ce droit peut être limité et réglementé par le gouvernement, dans la mesure où cette limitation est justifiée.Or, si dans le cas Marshall le procureur général du VOIR PAGE A 8: ORDRE POINT DE VUE Le Québec n’est pas libre Le Québec n’est pas libre au sein de la fédération canadienne.Ce jugement lapidaire, reproduit dans le dernier numéro de la revue Globe, est celui de l’un des penseurs les plus réputés du Canada anglais, le philosophe James Tully, qui enseigne aujourd’hui la science politique à l’université de Victoria, en Colombie-Britannique.Le Québec n’est pas libre parce que la Constitution canadienne actuelle l’empêche d’être reconnu pour ce qu’il est, c’est-à-dire une nation.Dans l’état actuel des choses, des changements constitutionnels peuvent être imposés au Québec sans son consentement, comme ce fut le cas en 1982.Tandis que les autres membres de la fédération peuvent bloquer arbitrairement, comme certains l’ont fait en 1990 avec l’Accord du lac Meech, toute négociation visant à reconnaître le statut du Québec dans la loi fondamentale du pays.«La Constitution d’une société où sévit pareil blocage doit être considérée comme une camisole deforce ou comme une structure de domination», écrit-il.Les nations autochtones, ajoute le philosophe qui a enseigné pendant quelque 20 années à l’université McGill, subissent les mêmes limites arbitraires à leur reconnaissance au sein du Canada.Elles non plus ne sont pas libres, écrit-il.M.Tully soutient que tant que le Québec et les Premières Nations ne seront pas reconnus comme des peuples possédant un «droit à {’autodétermination à l’intérieur de la fédération», le «Canada demeurera une ?société où liberté, justice et stabilité se- ront partiellement absentes».Si cette situation perdure, «l'identité constitutionnelle inflexible du Canada sera vécue et considérée [par les Québécois et les autochtones] comme une structure de domination qui compromet l’exercice de leur liberté politique.Plus de Québécois en viendront à appuyer la sécession et la séparation continuera de croître chez les communautés autochtones».«L’instabilité de l’ensemble de la société augmentera elle aussi», et ce, d’autant plus, rappelle-t-il, que, «selon le raisonnement de la Cour suprême du Canada, l'entrave au droit à l’autodétermination interne peut justifier la sécession unilatérale du Québec».Le professeur rappelle que la Cour suprême du Canada, dans le renvoi relatif à la sécession du Québec, est «la première cour d’une société multinationale à reconnaître cette dimension de la liberté des peuples» en affirmant l’existence d’une obligation de négocier si une province réunit une majorité claire en faveur de changements VOIR PAGE A 8: LIBRE METEO Mich e l Ve il il e Montréal Faible neige se changeant en neige fondante.Max: 3 Min: -4 Québec Neige.Max: 0 Min: -6 Détails, page B 4 Annonces.B 4 Bourse.B 3 Avis publics.A 4 Culture.B 8 Economie.B 1 Éditorial.A 6 N I) E X Idées.A 7 Ix> monde.B 5 Ix?s sports.B 6 Montréal.A 4 Mots croisés .A4 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Cinar dénonce les programmes d’aide «centrés sur nous-mêmes» Le système de financement du cinéma et de la télévision pèche par rigidité, affirme Micheline Charest PAUL LE CAUCHON DEVOIR Le système canadien de financement de la télévision est à la croisée des chemins et on ne peut plus «se permettre de conserver des programmes d’aide hermétiques et centrés sur nous-mêmes».Il n’est pas banal que de tels propos soient prononcés par Micheline Charest, présidente du conseil de Cinar, la compagnie actuellement sous enquête policière pour des allégations d’utilisation de prête-noms, la compagnie actuellement en première ligne de la controverse sur les producteurs privés au pays.Mais Micheline Charest n’a pas froid au yeux: si l’industrie canadienne du film et de la télévision veut prospérer, affirme-t-elle, on ne peut plus conserver des programmes d’aide gouvernementale «centrés sur nous-mêmes, qui font fi du changement technologique et de la réalité économique dans laquelle œuvre maintenant l’industrie».Mme Charest n’a pas ouvertement affirmé qu’il faut remettre en question les règles «centrées sur nous-mêmes» concernant le contenu canadien.mais c’est tout comme.Cette sortie publique de Micheline Charest est apparue hier comme un véritable événement.Mme Charest avait été invitée depuis plusieurs mois à prononcer un discours au déjeuner-rencontre de l’Association des MBA du Québec.A la table d’honneur de cette rencontre dans un grand hôtel montréalais, la présidente de Cinar était entourée de personnalités de l’industrie comme Daniel Lamarre (TVA), André Bureau (Astral), Francis Fox (Rogers) et autres.Tout indique donc qu’à travers la controverse actuelle, l’industrie resserre les rangs: en présentant la conférencière, une porte-parole de l’Association des MBA a même tenu à «souligner l’appui de la communauté des affaires de Montréal» à l'invitée du jour.Evidemment, un grand nombre de médias montréalais s’étaient précipités pour entendre ce discours.Micheline Charest, poursuivie par les caméras de télévision, a répété qu’elle ne pouvait répondre à aucune question des médias «pour le moment».Son discours devant l’Association des MBA a donc été scruté à la loupe pour y déceler les Micheline moindres allusions à la crise actuelle.Charest En fait, la patronne de Cinar a rappelé tout au- tant l’histoire de sa propre compagnie que celle, récente, de la production télévisuelle au pays, qui a pris son envol au début des années 80 avec la création par Ottawa d’un fonds de développement d’émissions canadiennes chez Téléfilm et qui a vu, en 1985, le CRTC exiger de la part deç diffuseurs des dépenses minimales en contenu canadien.V Du jour au lendemain, grâce à ces initiatives, s'est créé un marché pour la production télévisuelle «qui ne saurait cependant exister par lui-même vu sa petit taille», a-t-elle ajouté.VOIR PAGE A 8: CINAR JACQUES NADEAU LE DEVOIR Poupon de laboratoire: une première canadienne.Bébé Wateen, ou la nouvelle façon de procréer in vitro Passez au Salon La 22e édition du Salon du livre ouvre ses portes ce soir à Montréal Depuis lundi, le hall de la Place Bonaventure est pris d’assaut.Des employés y circulent en jeans, y transportent des caisses.Dans ces fragiles cartons dorment les trésors qui feront rêver les futurs centaines de milliers de lecteurs.Mais ce n’est que ce soir, à 17h, que la foule des Montréalais avides de lecture, de nouveaux titres ou de rencontres d’auteurs envahira le Salon du livre de Montréal pour y assister à sa 22’ édition.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Grand déballage dans le hall de la Place Bonaventure.• fP i&ai'u MUVttlflfS -\r ES*-» CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La «petite course folle» qui précède le Salon, comme la définit la directrice générale Francine Bois, s’est déroulée sans anicroches, outre peut-être le fait que le célèbre ethnologue Gérald Messadié a dû annuler sa visite à Montréal, retenu en France pour des raisons de santé.Cette année, c’est 685 stands qui seront à la disposition de la foule, et environ la moitié de ceux-ci sont occupés par des éditeurs québécois.Les badauds pourront y feuilleter des livres, fureter, prendre des notes, écouter, participer à leur guise, seuls, en famille ou entre amis, puisque le Salon a la réputation d’avoir un effet de contagion auprès des lecteurs.Cette année, l’événement se tient sous la présidence d’honneur de Sol, alias Marc Favreau.Un espace important est consacré à la bande dessinée.Dans ce carrefour, qui s'intéresse autant à la bande dessinée pour adultes qu’à celle destinée aux jeunes lecteurs, sera présentée une exposition portant sur l’histoire du 9' art.Notamment, l’ouvrage de Thierry Groesteen, La Bande dessinée en France, y retracera les origines du genre depuis Rodolphe Tôpffer, avec la première édition des Voyages et aventures du docteur F estas, qui remonte à 1840.«L’idée nous est venue, entre autres raisons, du fait que le Québec est invité d’honneur au prochain Salon d’Angoulême, où la bande dessinée a une place importante», dit Mme Bois.Place Bonaventure, on décernera cette année une kyrielle de prix.Dès ce soir, l’éditeur Claude Hurtubise recevra ainsi le prix Fleury-Mesplet, qui souligne la contribution d’une figure déterminante du monde du livre québécois.VOIR PAGE A 8: SALON Ce n’est pas tout à fait une première mondiale, mais c’est certainement une première canadienne encourageante.Des chercheurs du Centre universitaire de santé McGill ont brillamment réussi à améliorer une technique de fécondation in vitro (FIV) en évitant l’hormono-thérapie et en réduisant les coûts de l’opération.La petite Wateen, l’un des «résultats» de l’expérience montréalaise, a été présentée hier aux médias en compagnie de ses heureux parents.La maturation in vitro (MIV) consiste à prélever chez la femme des oocytes (ovules) immatures et de les amener à maturation in vitro avant la fécondation puis l’implantation de l’embryon dans l’utérus.La technique FIV classique, quant à elle, demande une coûteuse et désagréable injection quotidienne d’hormones à la future mère pour stimuler la production d’oocytes matures avant le prélèvement.L’expérience menée par les docteurs Seang Lin Tan et Ri-Cheng Chian, du Centre de reproduction de McGill à l’hôpital Royal-Victoria, fait l’objet d’un article publié aujourd’hui dans le New England Journal of Medicine.La technique MIV a déjà été pratiquée ailleurs dans le monde, notamment en Corée, mais avec peu de succès.Une centaine d’enfants seraient nés grâce à la MIV, selon le Dr Tan.A Montréal, vingt femmes âgées en moyenne de 36 ans ont participé à l’expérience, qui s’est terminée avec six grossesses et deux naissances — dont celle de jumeaux.La première naissance a eu lieu au mois d’août dernier.Depuis l’expérience, quinze femmes sont devenues enceintes grâce VOIR PAGE A 8: BÉBÉ MUNICIPALITÉS Harel invoque la Constitution pour justifier les fusions ¦ Lire nos informations en page A 5 t 778313000672 LE DEVOIR.LE .JEUDI 18 NOVEMBRE 1999 A 3 LE DEVOIR ACTUALITES Jean Dion ?l : Votre nom est dans le système CM est une histoire banale, qui n’a même pas de * dénouement On pourrait dire: oh! connue ça promet! mais gardons-nous de tirer des conclusions hâtives.Si «la banalité de la vie est à faire vomir de tristesse», ainsi que le souligna ce visionnaire qu’était Gus Flaubert — en disant aussi «Madame Bovary, c’est moi», il anticipa l’ambiguïté de l’identité sexuelle caractéristique de cette fin de siècle —, l’intérêt de l'histoire ¦ réside peut-être justement dans sa banalité, ou plutôt dans le fait qu’elle est devenue banale.Il s’agit donc d’un gars (je préfère conserver l’anonymat) qui se rend dans une grande surface afin de se procurer un aspirateur.Pas de railleries, s’il vous plaît, le gars n’est pas en processus de marthastewartisation.Au contraire, il a re-norfcé à transformer ses minous de coin de pièce et de dessous de lit en charmantes décorations de Noël et, ayant vu le film Fight Club qui l’a réconcilié avec sa testostérone, a irésolu d’attaquer.Fort.Avec toute la force de succion Qu’autorise la puissance électrique, de faire mordre la poussière à la poussière.Fini la pitié, comprenez-vous?T Le gars achète donc un aspirateur, à la manière d’un igars: en choisissant le premier du bord pour pouvoir se îtâuver du magasin le plus vite possible.Puis il passe à la •Càisse.Et c’est là que l'histoire acquiert toute sa banalité.Î1 ! «C’est à quel nom?», demande la vendeuse devenue cais-! sière au moment de pitonner l’achat.(Il faut dire que de {nos jours, vous achetez un paquet de gomme balloune et préposé pitonne pendant 30 secondes minimum.) Sans i$e demander qu’est-ce qui est à quel nom au juste, le gars îdonne son nom, par réflexe.Ça n’engage pas à grand-cho-¦Ise, après tout La dame inscrit l’information.«Votre adresse?» Le gars s’impatiente un peu et demande pourquoi on ;yeut son adresse.«C’est pour la garantie.» {: Le gars songe alors que pour se prévaloir d’une garan-,’tie, il suffit de rapporter le produit défectueux et le reçu » jle caisse dûment identifié correspondant au produit en * lùestion, non?Apparemment, non.Le questionnaire se ipursuit.«Ville, code postal?» Le gars demande s’il recela une tonne de papelards et autres cochonneries du Magasin qui tient tant à entretenir une relation personna-ifeée avec lui.«N’ayez crainte, c’est seulement pour la ga-àntie.» N’empêche, l’envie est forte de mettre fin à ce rlrque.Mais le gars se dit qu’il est probablement en face travaillant à la commission pour « Rune pauvre madame ; |in salaire de misère, que s’il refuse de continuer soit il j Rpvra vivre le reste de la vie de son aspirateur sans ga-; rintie soit il faudra faire venir le gérant, et ça va taponner, î fet ne l’oublions pas, il a dans ses projets de déserter les ?Çëux dans les meilleurs délais.( ; «Numéro de téléphone?» Allez, au point où on en est.î Mais la dame a deviné que la limite était dès lors atteinte, j jaur l’écran, il y avait un espace «Numéro de téléphone au {foréau» et un autre «Estt > /th*o/ SdlBtküd Pt-r L’UNIVERSITE MCGILL a inauguré hier ce qu’elle appelle «la classe informatique la plus perfectionnée au monde».Située dans le pavillon McConnel de génie, la classe a bénéficié de l'installation d’un système de commande qui automatise le fonctionnement des dispositifs technologiques.Comme dans certains films, l’ordinateur éteint les lumières, déploie l’écran, allume le projecteur et le branche à l'ordinateur.S’il fait jour, le système ferme même les rideaux.JACQUES NADEAU LE DEVOIR CINAR «Les pénuries de main-d'œuvre qualifiée, ça existe» SUITE DE LA PAGE 1 Micheline Charest en a d’ailleurs profité pour tenter de revaloriser l’image du producteur indépendant dans ce marché.«Un bon producteur, a-t-elle dit, imprime indéniablement sa sensibilité et son sens artistique dans le produit final, et la vision strictement affairiste du producteur est, quant a moi, réductrice et totalement erronée.» Cinar s’est donc développée et a remporté beaucoup de succès en combinant les fonds publics canadiens et les fonds importants obtenus de sources extérieures, particulièrement les coproductions, a-t-elle expliqué.Mais l’industrie est maintenant à un tournant, a-t-elle soutenu, à cause de la fragmentation des marchés (la multiplication des canaux spécialisés) et de l’intégration verticale de grands groupes américains comme Viacom, Fox et Disney, «qui exercent un contrôle croissant sur les réseaux de distribution et de production de contenus».Micheline Charest affirme donc que le système canadien de financement, mis en place il y a 20 ans «sur des bases culturellement hermétiques, est maintenant à une croisée des chemins.H n’y aura jamais assez d’argent, à partir de tous les différents programmes gouvernementaux dans ce pays, pour appuyer, à eux seuls, notre désir de maintenir à l'antenne des émissions à haut contenu culturel».C’est à la suite de ce raisonnement que Mme Charest a soutenu qu'on ne peut plus conserver des programmes d’aide trop rigides, d’autant plus que nous n'avons aucun contrôle sur les productions américaines qui viennent au Canada acheter des services de production à bas prix et auxquelles, «en plus, les gouvernements consentent des crédits d'impôt».Détail piquant: dans son discours, Micheline Charest s’est félicitée d'avoir investi «de façon continue dans la formation de scénaristes et d'artistes d'ici», mais elle a ajouté presque immédiatement que «les pénuries de main-d’œuvre qualifiée, ça existe».Plusieurs ont compris hier que Mme Charest faisait allusion au fait qu’on pouvait manquer de scénaristes qualifiés.Rappelons que Cinar fait actuellement l’objet d’allégations selon lesquelles l’entreprise aurait utilisé des prête-noms canadiens pour obtenir l'aide gouvernementale canadienne tout en camouflant le fait que des œuvres auraient été écrites par des scénaristes américains.Dans ce dossier, aucune accusation criminelle n’a encore été formellement déposée contre Cinar.LIBRE La camisole deforce de la Constitution SUITE DE LA PAGE 1 constitutionnels.La voie ouverte par la cour mérite d’être explorée, écrit-il, rappelant toutefois que, en pratique, la Constitution actuelle et sa formule d’amendement rendent impossible l’exercice de ce droit.M.Tully préconise donc des modifications constitutionnelles qui permettraient au Québec et aux Premières Nations de s’engager dans des processus de discussion au sujet de la reconnaissance de leur identité nationale avec l’assurance que les négociations ne seraient pas arbitrairement bloquées ou interrompues.La société dans son ensemble gagnerait en stabilité, ajoute-t-il.«Les Québécois et les peuples autochtones en viendraient sans doute à développer un sentiment d'appartenance et un degré d’identification plus forts à la société multinationale.Ils en viendraient à accepter et à respecter la Constitution, non pas en la considérant comme une forme de reconnaissance définitive de leur nationalité mais en sachant qu’ils ont contribué à la modifier et qu'elle demeure ouverte à la disse}tsion et au cluingement».Le professeur expose son point de vue dans un texte remarquable, dont il est impossible de refléter ici toute la richesse, publié dans le plus récent numéro de la revue Globe, la revue internationale d’études québécoises, sous le titre «Liberté et dévoilement dans les sociétés multinationales».La version originale anglaise de ce texte paraîtra au printemps prochain dans un ouvrage collectif codirigé avec Alain-G.Gagnon, de l’université McGill, publié aux éditions Cambridge University Press et intitulé Struggles for Récognition.Il ressort du texte que la reconnaissance implique une réciprocité.Ce principe veut que tous les membres d’une société touchés par les changements puissent prendre part aux négociations.C’est ainsi que la préservation inflexible du statu quo ou la proclamation unilatérale de la souveraineté du Québec sont des processus illégitimes.La reconnaissance doit par ailleurs être vue comme une phase dans un processus continu plutôt que comme un aboutissement définitif à un statut immuable.Cette reconnaissance est le résultat, en réalité, d’une dynamique qui implique le dévoilement d’une identité par un groupe (par exemple, le dévoilement de l'identité québécoise depuis les années 60) et sa prise en considération par les autres (par exemple, la réponse du reste du Canada à cette affirmation nationale).R arrive, affirme le philosophe, que la prise en considération par les autres de l’identité dévoilée, «même lorsque cette dernière prend la forme d’un refus et d'une contre-attaque, peut générer le degré de respect et d’estime de soi nécessaire à la survie et à la promotion d'une identité».Chez nous, «les prises en considération actuelles de la spécificité du Québec et du droit des peuples autochtones à l’autonomie gouvernementale sont pour certains des preuves de reconnaissance suffisantes.Pour d’autres, elles représentent d’intolérables humiliations».C’est pourquoi, dans ce processus de reconnaissance, la première étape consiste, pour ceux qui revendiquent une nouvelle forme de reconnaissance, à convaincre les membres de leur propre société que la reconnaissance existante est inacceptable.Ce numéro de la jeune revue Globe, qui porte sur les enjeux de la coexistence linguistique, comporte également des articles de Jean Dansereau, Angéline Martel, Michael MacMillan, Inès Molinaro, Luisa Domenichelli et Tony Simons.Pour renseignements et pour obtenir un exemplaire de la revue: http://www.cam.org/~inuk ou (514) 398-3960.SALON Plus de 1000 auteurs sont conviés à rencontrer le public SUITE DE LA PAGE 1 Rappelons que c’est à Claude Hurtubise que les lecteurs doivent ^découverte d’écrivains aussi importants qu’Anne Hébe'rt, Yves Thériault, Alain Grandbois, Jacques Ferron et Gabrielle Roy.Il fut au cœur d'un véritable foyer de curiosité intellectuelle et artistique, de passion et de découvertes, qui s’est incarné, à la fin des années 30 et au tournant des années 40, dans une revue, La Relève, laquelle devait donner son nom à un mouvement littéraire, rassemblant, autour de la figure du poète Hector de Saint-Denys Garneau, nombre d'écrivains mus par les mêmes exigences esthétiques.Ajoutons que le flair de l’éditeur Claude Hurtubise l’a aussi mené à s’intéresser aux auteurs anglophones, et qu’il est le premier à avoir publié en traduction, par la suite, les œuvres de Marshall McLuhan ou de Karl Stern.Plus tard, il lancera aussi la carrière du sociologue Guy Rocher, dont l’ouvrage fondamental, Introduction à la sociologie, sera traduit en sut langues.En 1975, Hurtubise quitta les éditions Hurtubise HMH et prit la direction des éditons La Presse.Ajoutons enfin que le prix Fleury-Mesplet est ainsi nommé en mémoire de l’imprimeur Fleury Mesplets, mort en 1764.Celui-ci fut le premier imprimeur de Montréal et le fondateur de la Gazette, premier journal de la ville.Au Salon, chacun se plongera donc dans les livres, non sans en avoir examiné les couvertures, humé et caressé les pages, et admiré, parfois, la qualité de cet objet qu’est aussi le livre.Ainsi, à travers l’atelier de reliure d’art La Tranchefile, c’est l’occasion pour le visiteur d’acquérir des rudiments de reliure.Là on causera sens du papier et démontage du livre.L’intéressé pourra poursuivre son apprentissage en confectionnant son propre «galopin», soit une simple reliure cousue.Mais les livres sont aussi — et surtout — le fait de ceux qui les écrivent.Plus de 1000 auteurs sont donc conviés à rencontrer le public dans le cadre du Salon.Ces invités viennent d’ici et d'ailleurs; ils se nomment aussi bien Robert Lalonde qu'Alexandre Jardin, Ahmadou Kourouma qu’Ann-Marie MacDonald, Olivier Douzou que Kathy Reichs ou Jacques Salomé.Les plus hardis des visiteurs pourront leur parler, leur tendre un exemplaire de leur ouvrage pour une dédicace, hasarder quelques questions, subir peut-être quelques influences.Pour tous les goûts Le Salon fourmille d’ateliers, de forums de discussions, de tables rondes, voire de jeux portant sur des sujets complémentaires comme la lecture et l’écriture.On y parlera de paralittérature, ou d’écriture de voyage, de relève ou d’histoire, de francité canadienne, de roman policier de science-fiction.Une table ronde tracera les liens étroits qui mènent la littérature auprès de l’enfant; du reste, l’enfance, source inépuisable d’inspiration, sera également un thème de discussion entre écrivains.Enfin, l’idée du café-cinéma, qui avait germé l’an dernier, fait des petits cette année.Le temps d’une pause, le badaud pourra revoir, sur grand écran, des documentaires tels que Voyage illusoire, Yin Chen, Marie-Claire Blais, l’insoumise, ou encore découvrir une série de films sur des écrivains allemands comme Goethe ou Günter Grass.Cette année encore, le Salon a voulu mettre dans le coup les jeunes et les tout-petits.Voilà pourquoi toute une série d’activités leur sont destinées.De ce nombre, mentionnons «La nuit à lire debout», qui se tiendra de dimanche à lundi, au cours de laquelle une classe du deuxième cycle du primaire est invitée à passer au Salon une nuit qui sera, dit-on, des «plus chouettes».Et puis, dès ce soir à 21h, l’événement «Je veille au Salon» réunit des conteurs d'un peu partout dans le monde, qui participer ront, avec leur cœur et leurs lèvres, à la grande aventuré de la tradition orale. / LE DEVOIR LE MONDE Le partage du pouvoir en Irlande du Nord se met lentement en place La tragédie d’EgyptAir L’IRA accepte de se désarmer Le groupe paramilitaire nommera un représentant auprès de la commission chargée de la reddition PAUL MCERLANK REUTERS Î'M T jt JL.__ J* ~ Un quidam passe sous une murale de TIRA, à Newry, dans le comté de Down.Des experts égyptiens pour décrypter la chihada La thèse de l’incident technique est écartée par les Etats-Unis AGENCE FRANCE-PRESSE REUTERS FRANÇOIS SERGENT LIBÉRATION Londres — Etape par étape, jour après jour, se met en place en Irlande du Nord le processus historique de partage de pouvoir entre la majorité protestante et la minorité catholique.Hier, l’IRA, le groupe paramilitaire des républicains du Sinn Féin, a pour la première fois accepté le principe de désarmement de ses troupes.Dans un bref communiqué, l’Irish Republican Army se dit prête à nommer un de ses chefs auprès de la commission chargée de la reddition des armes détenues par les militaires, dirigée par le général canadien Jean de Chastelain.Pour le groupe clandestin qui avait fait de la lutte armée la base de son combat, la décision est fondamentale et s’inscrit dans le complexe processus de paix mis en place en début de semaine par l’ancien sénateur américain George Mitchell, qui préside depuis dix semaines les négociations entre nationalistes catholiques et unionistes protestants.La veille, dans un mouvement coordonné, le principal parti protestant, l’Ulster Unionist Party ( UUP) de David Trimble et le Sinn Féin de Gerry Adams, l’aile politique de l’IRA et le deuxième parti de la communauté catholique avaient chacun rendu publiques des déclarations conciliantes reconnaissant pour la première fois les droits et aspirations de l’ennemi d’hier.Ainsi, les protestants attachés au maintien de l’Irlande du Nord dans le Royaume-Uni ont reconnu «légitime le droit des nationalistes de poursuivre leur objectif politique d’une Irlande unie par des moyens non violents et démocratiques».Une petite phrase sans précédent dans un pays où tout compromis était tabou.De mf frie, les républicains du Sinn Féin orft-affirmé mardi avoir renoncé à la luttje armée.«Le Sinn Féin poursuit se'f objectifs exclusivement par des moyens démocratiques et pacifiques», lit-ion dans le communiqué, qui ajoute que le parti républicain «est totalement opposé aux “punishment beatings”», les punitions extrajudiciaires, pratiquées par les paramilitaires, qui iDes plaintes contre Bébé Doc sont i irrecevables ASSOCIATED PRESS Paris — Le parquet de Paris a classé sans suite les quatre plaintes déposées pour «crimes contre l’humanité» contre l’ancien dictateur haïtien, Jean-Claude Duvalier, apprenait-on, hier, de sources judiciaires.Ces plaintes avaient été formées par quatre Haïtiens résidant aujourd’hui en France.Ces derniers affirmaient avoir été emprisonnés plusieurs années et torturés pour des raisons politiques sous le régime de Jean-Claude Duvalier, dit Bébé Doc.Installé au pouvoir en 1971 par son père François, dit Papa Doc, qui dirigeait lui-même Haïti d’une main de fer depuis 1957 avec l’aide de ses tohtons macoutes, Jean-Claude Duvalier avait fui Pile en février 1986 après plusieurs semaines d’émeutes.L’ancien dictateur se trouverait toujours en France, où il avait alors trouvé refuge.Gérald Bloncourt, président franco-haïtien du Comité pour juger Duvalier, ne désespérait pas que des plaintes, cette fois-ci avec constitution de partie civile, soient déposées contre l’ancien dictateur haïtien.«Il y a eu crimes contre l’humanité.Il faut que les choses soient dénoncées.La bataille, c’est que le dossier haïtien ne retombe pas aux oubliettes.» Une plainte avec constitution de partie civile entraîne automatiquement la désignation d’un juge d’instruction.• Le parquet de Paris a classé sans suite ces plaintes en raison d’une jurisprudence constante.:En effet, au regard du droit français, la notion de crimes contre l’humanité ne s'applique qu’aux crimes commis par les forces de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale, ou alors aux exactions perpétrées après 1994, conformément à une incrimination introduite depuis cette date dans le nouveau Code pénal français.Dans un cas comme dans l’autre, cette jurisprudence exclut les plaintes déposées par les victimes présumées de Jean-Claude Duvalier.font des centaines de victimes dans les deux communautés.Pour la première fois depuis l’ac- GEORGE J A H N ASSOCIATED PRESS Istanbul — Cinquante-cinq pays sont réunis depuis hier à Istanbul et, même si les Russes refusent d’y rece voir une quelconque leçon, tout tourne ra autour de la Tchétchénie, cette «sale guerre» qu’ils mènent dans le Caucase.Jusqu’à demain, les 55 pays de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe tiendront un sommet qui risque de creuser davantage le fossé entre la Russie et le reste de l’Europe.Arrivé hier alors que la métropole turque de 12 millions d’habitants était quadrillée par un impressionnant dispositif sécuritaire de 35 000 hommes, un Boris Eltsine en pleine forme a fait savoir qu’il en profiterait pour expliquer aux Occidentaux la politique russe en Tchétchénie.Une politique qui se fait «dans le respect des nonnes internationales civilisées», selon lui.«Je suis sûr qu’ils finiront par comprendre après mon discours», a-t-il lancé.Moscou profite donc de l’occasion pour répéter une fois de plus que son invasion n’est en fait qu’une affaire intérieure, une opération antiterroriste ne visant pas les populations civiles, et n’entend pas se laisser acculer: Boris Eltsine a annoncé qu’il refuserait de signer la déclaration finale si elle inclut la Tchétchénie.Le chef de sa diplomatie, Igor Ivanov, lançait auparavant: «Si quelqu’un tente de revoir l’ordre du jour du sommet d’Istanbul et de jouer la carte tchétchène [.], de tels États assumeront la respo>isabilité de ce qui se passera au cours de la rencontre.» Avant de renvoyer l’Occident à son «agression» contre la Serbie- Reste qu’il y aura ce matin une rencontre séparée américano-russe.Le président Bill Clinton proposera alors à Boris Eltsine une médiation de l’OSCE dans le conflit en Tchétchénie.Son conseiller pour la sécurité nationale, Samuel Berger, a indiqué hier qu’une telle intervention serait essentiellement humanitaire, au moins au départ.«A notre avis, une organisation comme l'OSCE pourrait avoir un rôle, en maintenant les frontières ouvertes, pour pennettre ata gens de partir s’ils le veu- cord du Vendredi saint, négocié à Pâques 1998, les représentants des deux clans qui divisent l’Irlande du lent, en agissant auprès des réfugiés qui se trouvent maintenant au Daguestan et ailleurs, et peut-être en tentant de créer un dialogue politique sur le terrain.Cest là quelque chose dont nous discuterons avec les Russes», a déclaré le haut responsable américain à la presse.Il a reconnu que jusqu’ici Moscou avait fait la sourde oreille à de telles propositions lorsqu’elles avaient été suggérées.«Mais c’est quelque chose dont nous reparlerons demain», a-t-il dit Boris Eltsine rencontrera ensuite le Français Jacques Chirac et l’Allemand Gerhard Schroeder.De son côté, dans une tribune au quotidien français Le Monde, Zbigniew Brzezinsld, ancien conseiller américain à la sécurité du président Jimmy Carter, décortique la stratégie russe dans la république indépendantiste, dont l’aboutissement «sera un génocide auquel le monde entier assiste dans la passivité».Analysant les risques d’embrasement pour toute la région, et notamment les menaces sur la Géorgie ou Nord reconnaissent la culture politique de l’autre.À telle enseigne que les passages les plus sensibles des deux textes auraient été rédigés en commun par les représentants des protestants et des catholiques.Sur la base de ces déclarations, le Sinn Féin et les unionistes doivent désormais vendre l’arrangement politique patiemment tissé par le sénateur américain et les parrains britannique, irlandais et américain à leurs bases.Une démarche qui ne sera pas facile, notamment pour David Trimble, chef contesté de la tribu protestante divisée et premier ministre de la province.Hier, l’UUP a estimé «très significative» la déclaration de TIRA tout en regrettant que le groupe paramilitaire n’ait pas explicitement affirmé ue «la guerre était finie».Cepen-ant, David Trimble, Prix Nobel de la paix avec John Hume, le chef du principal parti catholique, le Social Democrat and Labour Party, paraît convaincu de pouvoir convaincre sa communauté.L’accord conclu avec les catholiques sera soumis la semaine prochaine à l'assemblée générale de son parti et il devrait, malgré une forte minorité opposée à tout accommodement avec le Sinn Féin, remporter la partie.Trimble se dit même prêt à accepter une division de son parti entre partisans et ennemis du processus de paix.Du côté catholique, la communauté est beaucoup plus unie et prête à prendre le risque de la paix et du partage du pouvoir.Le SDLP est le plus ferme soutien du processus et le mouvement républicain, très discipliné, devrait accepter l’accord conclu.Les petits partis loyalistes représentant les milices protestantes sont également prêts à jouer le jeu.Les risques pourraient venir des dissidents des deux côtés mais ils demeurent très minoritaires.Si ce scénario se confirme, au début de l’année, l’exécutif de la province, codirigé par l’UUP et le SDLP mais avec deux ministres du Sinn Féin, serait ainsi formé; sept semaines plus tard, LIRA commencerait à rendre ses AK 47 et son Sem-tex.Trente ans de violences seraient ainsi enterrés.sur le contrôle des routes du pétrole, il appelle l’OSCE à profiter d’Istanbul pour «entreprendre des démarches» afin d’arrêter la terreur russe.Née à Vienne en 1975, en pleine guerre froide, pour prévenir les conflits, assurer la gestion des crises et faire respecter les droits de l’homme de l’Atlantique à l’Oural, l’OSCE a pris du poids depuis l’implosion de l'URSS et l’éclatement de la Yougoslavie.Elle a joué un rôle important dans la reconstruction en Bosnie, et actuellement au Kosovo, ou comme observateur des élections.Elle est chargée d’une toute petite mission d’évaluation humanitaire en Tchétchénie, face au calvaire de centaines de milliers de réfugiés.Au menu du sommet d’Istanbul figurent le Kosovo, la querelle sur le Haut-Karabakh, cette enclave arménienne en Azerbaïdjan, ainsi que la construction d’oléoducs et gazoducs reliant la mer Caspienne à la Turquie.Une charte sur la sécurité européenne devrait aussi être signée.Une nouvelle équipe d’experts égyptiens est attendue aux États-Unis pour participer à l'enquête sur la chute inexpliquée du vol 990 d’EgyptAir le 31 octobre au large du Massachusetts, une catastrophe dont les autorités américaines estiment qu’elle pourrait être due à un acte suicidaire ou criminel.Le président du département égyptien de l’Aviation civile, Abdelfiittah Kato, s'est envolé hier pour les États-Unis.Le chef des opérations d’EgyptAir, Hassan Misharrafa, devrait quant à lui partir pour New York ce matin.Le Bureau national de la sécurité des transports américains (NTSB), qui écarte la thèse de l’incident technique, a décidé de différer le transfert de l'enquête au FBI à la fois pour ménager les susceptibilités égyptiennes mais aussi pour faire toute la lumière sur les conversations enregistrées sur l’une des deux boîtes noires de l’appareil.D’après l’enregistreur des conversations dans la cabine du Boeing, un membre de l’équipage, apparemment un copilote qui n’était pas en service, a récité une formule religieuse juste avant que le système de pilotage automatique soit débranché, que ses réacteurs soient stoppés et que l’avion amorce sa plongée fatale, moins d’une heure après avoir décollé de New York avec 217 personnes à bord.Un responsable d'EgyptAir, qui a requis l'anonymat, a déclaré que les experts américains ont «tiré des conclusion hâtives» en suggérant qu’un copilote, Gamil El Batouti, était responsable de la catastrophe et en se préparant à livrer l’enquête au FBI.Le responsable a précisé qu’un «désaccord» était apparu entre les équipes égyptiennes et américaines, chargées d'analyser la cassette de l'enregistreur de voix dans la cabine (CVR).«Le sentiment au sein de la compagnie, maintenant, est que les Américains veulent faire endosser la faute au copilote et en faire un acte criminel sans avoir vraiment de preuve solide ou avoir suffisamment enquêté», a-t-il ajouté.Il s’est par ailleurs plaint que les enquêteurs n’aient pas synchronisé les données des deux boîtes noires et n’aient pas analysé la totalité des 150 paramètres de la première boîte noire, l’enregistreur des données du vol (FDR).«Ils ne peuvent pas tirer de telles conclusions aussi vite.C’est très blessant pour les Égyptiens», a-t-il dit Aux États-Unis, le président du Bureau national de la sécurité des transports, Jim Hall, a déclaré que les experts égyptiens allaient être associés à l’enquête pour «analyser toute l’information disponible [pouvant avoir un rapport] avec les causes tragiques» de la chute dans l’Atlantique de l’avion d’EgyptAir.11 y a eu «des différences si-gnificatives sur l’interprétation culturelle de certains propos sur l’enregistreur», a ajouté M.Hall en référence aux propos religieux qui auraient été prononcés par le copilote.«J’ai pris ma décision.Tawakkalt ala Allah» («Je place ma foi en Dieu»), aurait déclaré le copilote.Selon le quotidien égyptien Al Ah-ram, les boîtes noires indiquent que le commandant de bord, Ahmed Abachi, était absent au moment où le pilote automatique a été déconnecté mais qu’il a hâtivement regagné sa place pour tenter d'enrayer la chute de l’avion.«Que se passe-t-il?», aurait-il lancé avant de dire: «Fais comme moi, tire avec moi», propos qui pourraient expliquer pourquoi les ailerons arrière de l’appareil — qui normalement fonctionnent de manière symétrique — aient été retrouvés dans des positions inverses.Les deux hommes auraient ainsi effectué des manœuvres divergentes.Achraf Hussein, un commandant de bord de la compagnie égyptienne qui connaissait de longue date son collègue Habachi, mais aussi son copilote Adel Anouar, estime «hors de question que ce dernier se soit suicidé ou ait provoqué un sabotage» car il devait se marier deux jours plus tard.Selon le New York Times, les enquêteurs présumeraient que la formule en arabe a en fait été récitée par le copilote de rechange, Gamil al Battouti, qui aurait ensuite débranché le pilote automatique.Ce remplaçant n’aurait pas dû normalement se trouver dans le cockpit au moment de l’incident Battouti, 59 ans, était un employé de longue date d’EgyptAir et un ancien pilote de l’armée de l’air égyptienne.Des experts égyptiens auraient reconnu sa voix sur l’enregistreur.EN BREF Sharif livré à la police (AP) — L’année a livré hier à la police le premier ministre, Nawaz Sharif, renversé par un coup d’État le 12 octobre et qui doit être jugé pour trahison et détournement, ont annoncé les autorités pakistanaises.Nawaz Sharif devait se voir notifier les charges retenues contre lui dans les 24 heures, selon des responsables de l’armée qui ont requis l'anonymat.L’accusation repose sur le fait que, le 12 octobre, le nouvel homme fort du pays, le général Pervez Musharraf, s’était vu refriser la permission d’atterrir à Karachi en revenant au Pakistan.L’armée avait pris le pouvoir et permis l’atterrissage.Le chef du gouvernement avait été arrêté et placé en détention.L’armée affirme qu’il a été transféré au commissariat de Karachi.Sept autres hommes devraient également être poursuivis.Ils risquent la peine de mort ou la prison à vie.Nawaz Sharif est aussi accusé de complot de meurtre en réunion et de mise en danger physique.Le procureur du TPI ira au Rwanda (AP) — Le procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda, Caria del Ponte, se rendra le week-end prochain au Rwanda, et ce, même si les autorités de Kigali boycottent sa visite.Le ministre de la Justice rwandais, Jean de Dieu Mucyo, avait dit la semaine dernière qu’il refuserait de la rencontrer.Kigali a suspendu sa coopération avec le TPI, furieux de l’abandon des poursuites, en raison d'une question de procédure, contre l’un des principaux responsables présumés du génocide de 1994.Mme del Ponte passera néanmoins connue prévu deux semaines au Rwanda et à Arusha, en Tanzanie, siège du TPI.Il s'agira de sa première visite dans la région depuis sa nomination en septembre au poste de procureur du tribunal pour le Rwanda d’Arusha et du tribunal pour l’ex-Yougoslavie de La Haye.Manifestation anti-américaine à Athènes (Reuters) — Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté hier devant l’ambassade américaine à Athènes, deux jours avant une visite éclair en Grèce du président Bill Clinton.Ce défilé, commémorant la révolte des étudiants de Polytechnique en 1973 durant la dictature militaire, est traditionnellement marqué par des manifestations d’anti-américanisme.Cette année, les slogans étaient plus particulièrement adressés à Bill Clinton, qualifié de «fasciste et de meurtrier» et responsable, aux yeux des Grecs, d'avoir dirigé les bombardements de l’OTAN contre la Yougoslavie, un pays ami.La police anti-émeute a encerclé l’ambassade américaine et les autorités ont fait savoir qu’elles n'autoriseraient pas de telles manifestations demain lors de la visite de Clinton.L’UNESCO appelle au plurilinguisme (AFP) — Les 187 États membres de l’UNÉSCO ont adopté hier à Paris une résolution demandant de développer le plurilinguisme dans le monde afin que les nouvelles générations soient capables de s’exprimer aisément dans plusieurs langues.Cette résolution, présentée par l’Équateur et le Guatemala, vise également à faciliter la communication entre les peuples tout en préservant le patrimoine linguistique et culturel de l’humanité.La résolution souligne «le péril qui menace aujourd'hui la diversité linguistique» en raison de la «mondialisation de la communication» et des tendances «à l’utilisation d’une langue unique, avec les risques de marginalisation des autres langues majeures du monde» et «de disparition des langues de moindre diffusion et des langues régionales».Clinton rencontrera Eltsine aujourd’hui La Tchétchénie sera au cœur du Sommet de l’OSCE VLADIMIR SUVOROV KKUTKRS l Des réfugiés tchétchènes font la file pour recevoir du pain, à Nazran, en Ingouchie.Le ministre russe des Situations d’urgence a déclaré, hier, que les réfugiés seraient de retour chez eux avant février. LE DEVOIR.LE JEUDI 18 NOVEMBRE 1999 B 6 LE DEVOIR LES SPORTS EN BREF Une nuit de galère avant une écrasante défaite Jérusalem (AP) — L’entraîneur de l’équipe nationale israélienne de soccer a annoncé hier qu’il allait enquêter pour vérifier si certains de ses joueurs avaient fait la fête avec des prostituées la nuit précédant la récente défaite d’Israël 5-0 face au Danemark.L’entraîneur, Schlomo Scharf, a précisé qu’il avait découvert l’histoire s’étalant en gros titres rouges à la une du quotidien Maariv avec la mention «dur à croire».Selon Maariv, qui dit tenir ses informations de certains joueurs et du personnel de l’hôtel mais n’indique pas ses sources, les péripatéticiennes n’ont quitté l’hôtel que peu avant l’aube samedi.Le match avait lieu samedi soir à Tel-Aviv.La rencontre Israël-Danemark avait été précédée d’une campagne de presse sans précédent dans l’Etat hébreu.Non seulement c’était la première fois qu’Israël participait aux ultimes rencontres comptant pour le championnat d’Europe, mais une victoire semblait possible au vu de plusieurs retournements de situations réussis par l’équipe lors de récents matchs internationaux.UAtlantique à Paviron Paris (AP) — Une jeune Française, 25 ans, Peggy Bouchet, va tenter cette semaine, et pour la deuxième fois, de traverser l’océan l’Atlantique à l’aviron.La rameuse, qui prévoyait de partir ce matin de la pointe de San Pedro, sur Pile de Sao Vincente dans l’archipel des îles du Cap-Vert au large de l’Afrique, espère rejoindre la Martinique dans 60 jours et 5000 kilomètres.En mars 1998, Peggy Bouchet avait une première fois entrepris de traverser l’Atlantique, entre les .îles Canaries et les Antilles françaises, à bord d’un petit canot à rames.Après 79 jours de périple, à 5500 kilomètres de son point de départ, et sur le point de toucher au but, son bateau s’était retourné, emporté par une vague.Dix huit mois plus tard, cette diplômée de droit des entreprises, qui a quitté son emploi de responsable logistique au sein d’une société internationale, tente donc à nouveau l’aventure, espérant réaliser son rêve: devenir la première femme au monde à traverser en solitaire l’Atlantique à la rame.Euro 2000: un exploit historique Paris (AFP) — La Slovénie a accompli hier, lors des barrages retour, un exploit historique en se qualifiant pour la -.phase finale de l’Euro 2000, après son nul à Kiev (1-1) contre l’Ukraine, devant 68 000 spectateurs dépités.Si la Slovénie a festoyé, l’Angleterre a tremblé.Comme en 1981, l’Ecosse est venue remporter une victoire inutile à Wembley (1-0).Ce résultat pourtant positif, acquis grâce à un but de Hutchison (39), est insuffisant Après l’URSS jusqu’en 1988, puis la CEI en 1992, l’Ukraine d’Andrëi Chevtchenko pensait pouvoir perpétuer la présence de ce football slave au plus haut niveau européen.Il n’en sera rien par la faute d’une formation Slovène qui a cru en ses possibilités malgré la neige, un terrain boueux et le penalty transformé par Rebrov (67) à la suite d’une faute sur.Chevtchenko.Le sélectionneur Srecko Katanec pouvait être fier.Masters féminin: Huber crée la première surprise New York (AFP) — L’Allemande Anke Huber, l’une des qualifiées de la dernière heure, a créé la première surprise du Masters féminin de tennis en se jouant de Julie Halard-Decugis, tête de série numéro 8, hier en fin de matinée à New York.En 44 minutes et un score sans appel de 6-1,6-2, l’Allemande, une ancienne finaliste de l’épreuve, s’est qualifiée pour les quarts de finale et un vraisemblable rendez-vous avec l’Américaine Lindsay Davenport, numéro 2 mondiale, qui affronte dans la soirée une autre Française, Amélie Mauresmo.Sommet antidopage Pour une AMA plus indépendante du CÎO AGENCE FRANCE-PRESSE Sydney — Les ministres des Sports de 26 pays, réunis à Sydney pour un sommet consacré à la lutte antidopage, ont demandé hier que la nouvelle Agence mondiale antidopage (AMA) ait plus d’indépendance par rapport au Comité international olympique (CIO).Les responsables ont apporté leur soutien à l’AMA mais ont notamment appelé le CIO à établir l’agence dans une autre ville que Lausanne, où le CIO a son siège, à l’ouvrir à des représentants des pouvoirs publics, à publier les minutes de ses réunions et à organiser des contrôles inopinés d’athlètes à l’échelon mondial.Les représentants des gouvernements ont également approuvé une proposition canadienne de créer un comité directeur chargé de suivre le développement deJ’AMA «Il s’agit d'orienter l’agence dans la bonne direction», a estimé la ministre australienne des douanes, Amanda Vanstone, qui préside le sommet Le directeur adjoint du bureau antidrogue de la Maison-Blanche, Don Vereen, a lui aussi affirmé que «le CIO doit prendre ses distances envers l'AMA», et il a évoqué une invitation à rencontrer le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, en se contentant d’indiquer «C’est une des choses dont nous débattrons.» Il a toutefois estimé que la rencontre de tipis jours avait en partie répondu aux interrogations des Etats-Unis sur l’AMA.Vereen a souligné que «la question a toujours été de savoir comment vous ferez preuve d’indépendance, de transparence et de responsabilité».«Mais [l’agence] est encore dans une phase de transition», a-t-il ajouté.«Quand on est en présence d’un grand nombre de parties prenantes, toutes de bonne volonté et bien informées, il est très difficile de se séparer en gardant en main une seule partition pour tous.Mais on doit aller jusqu’au bout du chemin», a souligné Don Vereen.fi n’a cependant pas désavoué les déclarations antérieures de son chef, le général Barry McCaffrey, qui avait été plus virulent à l’ouverture du sommet et avait appelé le vice-président du CIO, le Canadien Dick Pound, à refuser la présidence de l’AMA parce qu’il est chargé des droits de télévision au CIO.Les inquiétudes concernant l’impossibilité pour l’AMA d’être opérationnelle à temps pour les Jeux olympiques 2000 de Sydney ont donné encore plus d’importance aux accords bilatéraux obtenus lors de ce sommet Ainsi, l’Australie, le Canada, la Chine, la Finlande, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Afrique du Sud, la Suède, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis se sont mis d’accord pour procédé de façon réciproque aux examens des athlètes à chaque fois qu’ils seront sur leurs territoires.Quant à la question de la détection de l’EPO, Gilles Smad-ja, chef de la délégation française, a estimé: «Nous ne devons pas être obsédés par les contrôles sanguins, mais trouver quelle est la méthode la plus efficace pour découvrir les tricheurs.» Joueur par excellence de la Ligue nationale * -«-g Chipper Jones récolte ce qu’il a semé ASSOCIATED PRESS New York — Chipper Jones a facilement remporté le titre de joueur par excellence dans la Ligue nationale après avoir claqué 45 circuits pour conduire les Braves d’Atlanta au championnat de leur section pour une huitième année de suite.Jones a récolté 29 des 32 votes de première place pour totaliser 432 points au scrutin de l’Association des chroniqueurs de baseball d’Amérique.Il a aussi reçu deux votes de deuxième place et un de troisième place.Le joueur de premier but Jeff Bagwell, des Astros de Houston, a pris le deuxième rang en obtenant un vote de première place et 276 points, suivi par le joueur de troisième but des Diamondbacks de l’Arizona, Matt Williams, qui a reçu deux votes de première place et 269 points.Greg Vaughn, des Reds de Cincinnati, s’est # classé quatrième avec 121 points et Mark McG-*wire, des Cards de StLouis, a terminé cinquième avec 115 points.Ont suivi trois joueurs des Mets de New York, Robin Ventura, 113, Mike Piazza 109, et Edgardo Alfonzo, 88.Sammy Sosa, des Cubs de Chicago, a terminé neuvième au scrutin avec 87.«Sur le plan personnel, ce fut formidable, avait dit Jones quand la saison tirait à sa fin./e n'aurais pu demander mieux.J’ai travaillé fort durant la saison morte pour m’améliorer, et ce fut impressionnant.C’est agréable de constater que mes efforts ont porté fruits.» Le joueur de troisième but de 27 ans est le cinquième joueur des Braves à remporter le titre.Les autres sont Bob Elliott (1947), Hank Aaron (1957), Dale Murphy (1982 et 83), et Terry Pendleton (1991).Jones a conservé une moyenne de ,319.Il a produit 110 points, inscrit 116 points, réussi 25 vols de but et obtenu 126 buts sur balles.Il a fini au troisième rang pour les circuits, derrière Mark McGwire (65) et Sammy Sosa (63), et les buts sur balles, quatrième pour les pourcentages de puissance (,633) et de présences sur les buts (,441) ainsi que le total de buts (359), septième pour les points, et ÎO' pour la moyenne au bâton.Après le 15 juin, Jones a frappé 30 circuits et produit 79 points.«Il ne pouvait choisir un meilleur temps pour être à son mieux, a dit son coéquipier Brian Jordan.C’est toujours un moment spécial dans une carrière quand on sent qu’on ne peut rien faire de mal au bâton.Il a une grande confiance en lui.» -Y \,, TAMI CHAPPELL REUTERS Jones est le cinquième joueur dès Braves à remporter le titre.Jones a augmenté la cadence en septembre quand il a frappé quatre circuits lors d’un balayage de trois matchs contre les Mets de New York.Quand les Braves ont joué au Stade Shea la semaine suivante et y sont retournés en octobre lors des séries de championnat, les partisans des Mets se sont alors moqués de lui en scandant «Lar-ry! Lar-ry!», son vrai prénom.«Il semble difficile d’expliquer qu’il ait été capable de frapper la balle par-dessus la clôture, qu’il soit à son mieux présentement, avait alors dit le gérant des Mets, Bobby Valentine.Quatre gros coups en trois matchs, c’est joliment bon.» En l’absence d’Andres Galarraga, qui a été à l’écart du jeu pendant toute la saison, et JavyLo-pez, qui a raté les deux derniers mois, Jones donnait l’impression par moments d’être fa seule arme offensive des Braves.«Il est présentement le joueur par excellence, avait dit Greg Maddux en septembre.Regardez ce qu’il accomplit dans le dernier droit.C’est plus important que lors des trois premiers mois de la saison.» Coupe Louis Vuitton Une journée de casse AGENCE FRANCE-PRESSE Auckland — Une seule des cinq courses prévues hier dans le golfe d’Hauraki, à Auckland, s’est déroulée normalement d’un bout à l’autre lors de 1a 9' journée du deuxième round robin de fa Coupe Louis-Vuitton, éliminatoires de fa Coupe America à fa voile, marquée par une série d’incidents.Dans des conditions difficiles, vent fort (d’environ 20 nœuds avec des rafales à 28 nœuds) et mer moutonnante, avec des creux allant jusqu’à trois mètres, Young America a dû déclarer forfait avant le départ, Fast 2000 a abandonné peu après le coup de canon et Abracadabra et Spanish Challenge en cours de course.Cette journée s’est donc révélée particulièrement «féroce» pour le matériel, avec une bôme pliée {Abracadabra), une grand-voile déchirée (Young America), une quille fissurée (Fast 2000), ainsi que plusieurs voiles déchirées (spinnaker et génois chez /L ^ America One) et « • divers problè- * mes de gréement, dont une drisse de grand-voile qui valut à l’équipe es-pagnole d’abandonner.'¦ REUTERS America One a fait une partie de la course avec une voile déchirée battant au vent.Be Happy, le bateau du syndicat suisse Fast 2000, a eu, lui, des problèmes de direction avant le début de sa course contre America True.Et, malgré le report qui lui était accordé avant le départ, l’équipage suisse devait rapidement se retirer, découvrant, une fois rentré au port, «une fissure importante sur toute la longueur de la quille arrière», selon le communiqué du défi.Les Suisses ne seront donc pas en mesure de finir ce deuxième round robin, espérant pouvoir prendre le départ du troisième, prévu pour le 2 décembre.f Dans le duel franco-hawaïen, Abracadabra a été forcé d’abandonner à mi-course après avoir plié sa bôme.Le défi français menait alors de quelques longueurs de bateau.Bravo Espana, le bateau de Spanish Challenge, a dû pour sa part renoncer dans le deuxième bord de près, à fa suite de problèmes avec sa drisse de grand-voile.Dans 1a seule course terminée par les deux concurrents, Paul Cayard, à bord de America One, et Ken Read,.à bord de Stars and Stripes, se sont livrés à un duel sans merci remporté par le second.«Cest le genre de courses dont on rêve quand on est gamin», a déclaré le barreur de Stars and Stripes.Après avoir perdu le contrôle sur l’avant-dernier bord, laissant passer Stars and Stripes devant, America One, qui avait déjà déchiré un foc en début de course, reprenait fa tête sur le dernier bord de portant.Mais, sous l’effet d’une violente risée, son spinnaker explosait, peu après que le halebas de grand-voile de Stars and Stripes se fut arraché.L’équi- §age hissait un nouveau spi en moins ’une minute et parvenait à remonter sur Stars and Stripes, totjours sur ce même dernier bord de spi vers la ligne d’arrivée.Mais America One aurait alors touché de son spi les bas-taques de Stars and Stripes, ce qui lui valait une pénalité fatale.Au classement, les Italiens de Prado Challenge, qui étaient exempts, mènent toujours avec 38 points, devant America True (30) et Stars and Stripes (28,5).Crise au sein du Real Madrid Un huitième entraîneur en quatre ans SAMIR TOUNSI AGENCE FRANCE-PRESSE Madrid — En proie à une sévère crise, le Real Madrid a voulu frapper un grand coup en limogeant son entraîneur gallois John Benjamin Toshack, pour tenter de percer l’abcès.Expéditive, 1a direction du Real a annoncé le nom de son successeur, l’Espagnol Vicente del Bosque, dans le même communiqué.Septième entraîneur en quatre ans du Real, Toshack, déjà limogé un première fois du Real en 1991 après un an à 1a tête du club, a fait les frais d’une ambiance plus que tendue: résultats décevants et polémiques de vestiaire.Le Gallois à la main de fer, appelé à 1a rescousse en février pour remplacer le Néerlandais Guus Hiddink, n’aura tenu que neuf mois, sans gagner aucun titre.Il s’est vite retrouvé à 1a tête d’une équipe aussi prestigieuse qu’ingérable, qui occupe aujourd’hui une modeste 8r place du championnat d’Espagne après onze journées de Liga, à sept points du leader, le petit voisin du Rayo Vallecano.La qualification du Real pour le 2' tour de 1a Ligue des champions n’a pas pesé lourd face à la série de huit matchs sans victoire en Liga qu’a alignés le Real du 29 août au 30 octobre.Paradoxalement, c’est 1a victoire 3-2 des Blancs sur le leader et voisin du Rayo Vallecano qui a fait exploser Toshack.Assis sur un baril de poudre, Toshack a lui-même allumé 1a mèche au lendemain du match en critiquant sévèrement 1a préparation du gardien de but remplaçant, l’Argentin Albano Bizarri, au grand dam du président du club Lorenzo Sanz appelant le vestiaire à se taire.«Il est plus facile de voir un cochon voler au-dessus du Bernabeu que de m’entendre revenir sur mes propos», a déclaré mardi Toshack.C’en était trop pour 1a direction du Real.Del Bosque, qui devrait entraîner le Real jusqu’à 1a fin de'1a saison selon des sources proches du Real, sera le premier entraîneur espagnol à s’asseoir sur le banc de l’équipe «merengue» après quatre étrangers: l’Italien Fa-bio Capello, l’Allemand Jupp Heynckes, le Néerlandais Guus Hiddink et Toshack.Pendant l’été 1998, le Real, qui chasse les talents dans le monde entier, avait déjà essayé d’engager un entraîneur espagnol, José Antonio Camacho, actuel sélectionneur national, qui avait démissionné trois semaines plus tard en invoquant des désaccords avec 1a direction.HOCKEY ASSOCIATION DE L EST Section Nord-Est Ottawa Toronto Boston Buffalo Montréal G 12 11 8 7 5 P 5 6 6 10 13 NR Bp Bc Pts 26 26 20 16 12 55 37 58 40 48 43 50 56 37 49 Philadelphie New Jersey Pittsburgh NY Rangers NY Islanders Floride Caroline Washington Tampa Bay Atlanta Section Atlantique 10 9 5 6 4 56 45 46 40 54 55 40 51 29 46 Section Sud-Est 6 7 8 9- 10 49 41 41 46 43 51 45 52 32 56 23 21 15 15' 19 , 22.', 17.> 15 .14 , 9 ASSOCIATION DE L’OUEST Section Centrale Detroit 11 4 3 ¦1 58 39 26 : St.Louis 10 6 1 0 53 41 21 ‘ Nashville .6 9 1 1 39 51 H], Chicago 4 10 4 1 46 56 13 ¦ Section Nord-Ouest ¦ , Vancouver 9 5 4 1 55 53 23 .Colorado 8 7 3 1 51 48 20, , Edmonton 5 8 5 3 45 46 18,, Calgary 5 11 2 0 42 65 12 t Section Pacifique m Los Angeles 12 4 4 0 65 50 28 * San José 12 9 2 1 69 58 27 i Phoenix 10 6 3 0 58 49 25*, Anaheim 8 9 2 1 50 48 19', Dallas 8 8 1 0 38 41 17 ’ Hier Dallas 2 Washington 2 St.Louis 3 Toronto 2 Boston 2 New Jersey 2 Ottawa 1 Caroline 2 Tampa Bay 4 Atlanta 5 Floride au Colorado Detroit à Vancouver Calgary à Anaheim Aujourd'hui .i • il 'U .u N.Y.Rangers à Boston, 19h San José à Ottawa, 19h Dallas à Philadelphie, 19h30 Pittsburgh à Tampa Bay, 19h30 Floride à St.Louis, 20h Montréal à Nashville, 20h Phoenix à Los Angeles, 22h30 Demain -i U Caroline à Washington, 19h Buffalo à Atlanta, 19h30 N.Y.Islanders au Colorado, 21 h Detroit à Calgary, 21 h Chicago à Anaheim, 22h30 r > i • >i > FOOTBALL ASSOCIATION AMÉRICAINE Section Est i ' t G P N Moy.PP PC.Indianapolis 7 2 0 .778 250181 Miami 7 2 0 .778 192166’ Buffalo 7 3 0 .700 204149 N.-Angleterre 6 3 0 .667 208174' N.Y.Jets 3 6 0 .333 150167.Section Centrale •v[ Jacksonville 8 1 0 .889 216 79' Tennessee 7 2 0 .778 190171 Pittsburgh 5 4 0 .556 172124 Baltimore 3 6 0 .333 139150' Cleveland 2 8 0 .200 99 253 Cincinnati 1 9 0 .100 130292 Section Ouest Seattle 7 2 0 .778 205145 Kansas City 5 4 0 .556 200136 Oakland 5 4 0 .556 185162 San Diego 4 5 0 .444 136194' Denver 3 7 0 .300 194205 ASSOCIATION NATIONALES Section Est Iff J m! Dallas 5 4 0 .556 226169 N.Y.Giants 5 4 0 .556 1571$ Washington 5 4 0 .556 287257 Arizona 3 6 0 .333 115187 Philadelphie 3 7 0 .300 149212 Section Centrale & Detroit 6 3 0 .667 201171 Minnesota 6 4 0 .600 237199 Tampa Bay 5 4 0 .556 139128 Green Bay 4 5 0 .444 16619?Chicago 4 6 0 .400 16720] i* Section Ouest St.Louis 7 .2 0 .778 300128 Caroline 3 6 0 .333 1962Q4 San Francisco 3 6 0 .333 15624$ Atlanta 2 7 0 .222 117216 N.-Orléans 2 7 0 .222 147185 Dimanche ü 4 Buffalo à New York Jets, 13h i ! Caroline à Cleveland, 13h IJ Detroit à Green Bay, 13h ;i Indianapolis à Philadelphie, 13h ; N.-Angleterre à Miami, 13h ; Pittsburgh au Tennessee, 13h Seattle à Kansas City, 13h Baltimore à Cincinnati, 16h05 Chicago à San Diego, 16h15 Dallas en Arizona, 16h15 New York Giants à Washington.16h15 St.Louis à San Francisco, 16h15 N.-Orléans à Jacksonville, 20h20 é c / a I S publié le samedi 27 novembre 1999 ) Québec Date de tombée: le vendredi 19 novembre 1999 IE DEVOIR! i I i
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