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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1999-11-19, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 1910 ?- le Devoir N " 2 (> -1 L E V E N I) R EDI I !» N 0 V E M B R E I !» !» !» TOURISME LE BONHEUR EST DANS LA BASTIDE.LOUÉE PAGE B 4 CINEMA FELICIA’S JOURNEY S’INSTALLE À MONTRÉAL PAGE B 10 ' * S 7 C + T A X K S = I $ / T 0 H O N T 0 l $ POLITIQUE AFFICHAGE: QUÉBEC ?EN APPELLE DU JUGEMENT CÔTÉ PAGE A 4 REUTERS BORIS ELTSINE a lâché du lest sur la Tchétchénie, entrouvrant la porte à une solution politique.Sous le feu des critiques de l’OSCE, réunie à Istanbul, il a accepté hier de faire des compromis et d'autoriser le chef de l’organisation à se rendre dans la république indépendantiste.N’empêche, les troupes russes continuaient hier d’avancer sur Grozny, affirmant maintenant contrôler la moitié du territoire de la Tchétchénie.Pendant ce temps, la haut-commissaire de l’ONU chargée des réfugiés, Sadako Ogata (à gauche), effectuait une visite éclair en Ingouchie, où se sont réfugiés des milliers de Tchétchènes dans des conditions de misère.Lire nos informations en page B 7.PERSPECTIVES Les enfants aux urnes Souvenez-vous des élections d’un délégué de classe lorsque vous étiez au niveau secondaire.Rappelez-vous à quel point cette expérience vous avait aidé à mieux comprendre les rouages du système électoral.Imaginez maintenant ce concept, appliqué d’un océan à l’autre, avec des milliers d’électeurs.Leur âge serait d’au plus 17 ans et ils auraient à choisir entre dix éminents candidats.Mais de là à crier à l’endoctrinement.(Lire autres informations en page A3.) Après dix années de vives discussions à travers le globe, les Nations unies adoptaient, le 20 novembre 1989, la Convention relative aux droits de l’enfant.Ce traité serait, selon l’UNICEF, celui qui a été le plus rapidement et le plus largement ratifié dans l'histoire.Une décennie plus tard, l’organisme des Nations unies ne se borne évidemment pas à distribuer des petites boîtes oranges pour l’Halloween.Elle a également approché le Directeur général des élections du Canada (DGEC) au printemps dernier pour qu’il organise la première élection nationale sur les droits des jeunes.«Nous avons constaté, à l'élection de 1997, explique Pierre Blain, relationniste pour le DGEC, que seulement 50 % des jeunes de 18 à 25 ans s’étaient déplacés pour voter.C’est très peu! C’est une des raisons principales qui nous ont incités à embarquer.» Depuis lundi et jusqu’à aujourd’hui, tous les étudiants de moins de 18 ans qui sont inscrits dans un établissement scolaire ayant volontairement adhéré au programme doivent déposer leur bulletin de vote dans une des urnes prévues à cet effet.Qui dit élection dit candidat, et celle-ci ne fait pas exception à la règle, les jeunes doivent choisir lequel des dix droits qui résument la convention est, à leurs yeux, le plus important: la culture, l’éducation, VOIR PAGE A 10: ENFANTS M É T É 0 Montréal Québec Nuageux Nuageux, avec éclaircies.Max: 1 Min:-9 Max: 8 Min: 0 Détails, page B 3 I N D K X Annonces.B 6 Montréal.A 5 Avis publics.A 4 Plaisirs.B 1 Culture.B 9 Politique.A 4 Cinéma.B 10 les sports.B 6 Éditorial.A 8 Mots croisés.B (i le monde.B 7 Télévision.B 9 www.ledevoir.com v y François C a r (I i it a l ?La banlieue consent à payer sa part à Montréal Un accord de partage fiscal est conclu en matière d'équipements, d'activités et de services MARIO CLOUTIER KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Après des années de farouche résistance, la banlieue métropolitaine consent à partager le coût d’équipements, d’activités et de services régionaux actuellement assumé en quasi-totalité par la Ville de Montréal.Du coup, c’est le vieux dossier de l’équité régionale qui pourrait être réglé de façon consensuelle.«On a un accord de principe par lequel il y a reconnaissance de la fonction de centralité de Montréal», a confirmé hier au Devoir le conseiller municipal montréalais Pierre-Yves Melançon, responsable des affaires métropolitaines auprès du maire Pierre Bourque.Cette entente est intervenue jeudi dernier entre des représentants des couronnes nord et sud, de la banlieue de Pile de Montréal ainsi que des villes de Lon-gueuil, Laval et Montréal dans le cadre des actuelles négociations entre Québec et le monde municipal pour la signature d’un pacte fiscal.La fiscalité d’agglomération apparaît comme un des chapitres de la proposition de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) discutée avec le gouvernement En moins de quatre heures, les nouveaux partenaires qui se livraient jusque-là des batailles aux allures fratricides ont convenu de la pertinence de partager la responsabilité d’équipements suprarégionaux, d’activités liées au développement économique et touristique ainsi que de services municipaux de nature métropolitaine.Cet accord représenterait une solution «simple, réaliste et logique», selon les participants.De façon précise, les banlieusards pourraient être amenés à payer pour le fonctionnement du Jardin botanique et du Biodôme, par exemple.Ils pourraient également contribuer au financement de l’organisme Montréal international, qui fait entre autres de la prospection.La facture du maintien de services municipaux comme la prévention des incendies à Montréal pourrait aussi être étendue à travers toute la région.Aucune modalité n’a toutefois été négociée, aucun chiffre n’a été avancé.Ainsi la démonstration de la nécessité d’une mise en commun reste-t-elle à faire.VOIR PAGE A 10: BANLIEUE Réduction des impôts La classe moyenne d’abord MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE uébec — Malgré les problèmes qui W secouent constamment les secteurs de la santé et de l’éducation, Bernard Landry va «maintenir le cap» sur les réductions d’impôts dont rêve la classe moyenne.Le ministre des Finances précise qu’il consacrera les surplus anticipés à des réinvestissements dans les services publics, mais seulement dans «des proportions acceptables».Les dépassements budgétaires constatés dans la santé et l’éducation atteignent 700 millions mais n’ébranlent pas la conviction du ministre Landry.Même la CEQ, qui évalue à 800 millions les sommes requises dans l’éducation, n’a pas réussi à l’émouvoir hier.«Les gens de la classe moyenne souffrent VOIR PAGE A 10: IMPÔTS Esclaves des maîtres La CEQ boycotte les activités parascolaires: «catastrophique» VOIR PAGE A 10: MAÎTRES Moins de vingt représentations pour Le Jardin de Babel et un déficit de quelques dizaines de milliers de dollars.Les enseignants syndiqués à la CEQ boycottent les sorties éducatives depuis le début de l’année scolaire.Quelques exemples de ce que cela a comme effets, concrets, du côté des cimaises et des tréteaux.Si c’était un conte, il y serait question d’enfants dévorés par un ogre.Si c’était un film, ça ressemblerait à Halloween, disons le numéro sept de la série, disons le pire.Si c’était une pièce, elle serait retirée de l’affiche au lendemain de la première, un point c’est tout «C’est rien de moins que catastrophique», résume autrement le marionnettiste André Laliberté, directeur du Théâtre de l’Œil, pourtant habitué aux monstres, aux fantômes et aux histoires d’horreur.Il parle bien sûr des effets du boycottage des activités parascolaires (ou pédagogiques, selon le point de vue), appliqué depuis septembre, par les membres de la CEQ.Les enseignants renégocient leur REUTERS hàijsaa Paul Bowles: on lui a proposé un prêtre, il a accepté.Paul Bowles s’éteint à 88 ans ABDELHAKIM YAMANI ASSOCIATED PRESS Tanger — L’écrivain et compositeur américain Paul Bowles, auteur du best-seller Un thé au Sahara, est mort hier à Tanger (Maroc) où il vivait depuis plus d’un demi-siècle.Il avait 88 ans.Un thé au Sahara (The Sheltering Sky, 1949), son premier livre, figure sur la liste des 100 meilleurs ouvrages du siècle en langue anglaise établie par l’éditeur américain Modem Library.Il a été porté à l’écran en 1990 par le cinéaste italien Bernardo Bertolucci avec, dans les rôles principaux, John Malkovich et Debra Winger.Ce roman, qui constitue l’œuvre maîtresse de Bowles, raconte les errances nord-africaines de jeunes Américains confrontés à une culture et à un désert qu’ils ne comprennent pas.Dans son œuvre littéraire, qui mêle fiction et autobiographie, figurent également La Maison de l’araignée (1955), Mémoires VOIR PAGE A 10: BOWLES IDÉES Non à v.y.-**» /’’TL l’université i «jg -* ' -jaftif* Legault ¦ Lire en page A 9 Guy Rocher Des nouvelles d’amis très chers Neuf textes qui constituent autant d’hommages à des auteurs admirés, du « piratage par amour ».164 PAGES • 19,95 $ IxsrJ Oui /// ’aime me lise 778313000689 LE DEVOIR, LE VENDREDI 19 NOVEMBRE I 9 9 !) A 2 LES ACTUALITES Traduction de Straight Talk Dion est content d’être publié en français ROBERT I) IJ T R I S A C DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion s’est dit «content», hier, que le livre Straight Talk, un recueil de ses discours et de ses lettres, ait pu être publié en français après qu’une vingtaine d’éditeurs québécois ont, à tour de rôle, refusé d’en assurer la publication.«Je suis très content que le livre paraisse dans les deux langues», a dit M.Dion au cours d’un point de presse à l’issue d’un débat à caractère didactique auquel il a participé à l’Université Laval.M.Dion avait fait une condition de la publication simultanée des deux versions anglaise et française.Hommage à la pensée politique du ministre et politologue, ce recueil, qui porte en français le titre de Le Pari de la franchise, est l’initiative d’un professeur de science politique de l’Université de Toronto, Peter Russell.Dès la première phrase du résumé au dos du livre, l’admiration pour l’homme politique se déclare sans ambages: «Le Canada n’avait pas connu de politicien de la trempe de Stéphane Dion depuis Pierre Trudeau.» Mais pour que la prose de M.Dion trouve preneur en français, il a fallu que l’éditeur en langue anglaise, McGill-Queen’s University Press, las de se heurter à des portes closes, décide de publier lui-même la version française.«Je suis très heureux qu’une presse universitaire le publie.Ça fait le pont entre les deux professions», a souligné M.Dion, un ancien professeur de science politique.Le ministre a précisé qu’il n’avait pas participé d’aucune façon à la publication de ce livre dont l’éditeur, comme de nombreux éditeurs canadiens d’ouvrages savants ou de littérature, reçoit des subventions du Conseil des arts du Canada comme il en est fait mention dans le livre.Le ministre s’est dit «très surpris» que l’éditeur de Straight Talk soit subventionné par le Conseil des arts, précisant qu’il verserait toutes les sommes qu’il recevrait de la publication de ce livre, s’il s’en dégageait, au fonds consolidé du gouvernement canadien.Le directeur général de la McGill-Queen’s Press, une maison d’édition universitaire, Philip Cercone a lié le manque d’intérêt manifesté par les éditeurs québécois au climat politique qui prévaut au Québec, a rapporté The National Post.«Pendant 1ère duplessiste, on ne pouvait pas remettre en question l'Église.Il y a un peu de ça ici», a estimé M.Cercone.Mission raffermie, nouveaux outils L’Environnement change de stratégie dans le dossier de l’eau Une récente réorganisation effectuée au sein du ministère de l’Énvironnement donne à penser que la nouvelle direction entend ne pas se laisser enlever la gestion des eaux, une des dernières responsabilités centrales encore intacte ou à peu près.Le nouveau plan de match indique qu’on se prépare plutôt à assumer une mission raffermie avec des outils nouveaux.L’embryon d’une réforme espérée par plusieurs.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère de l’Environnement du Québec (MENV) vient de changer de stratégie dans le dossier de l’eau en s’équipant d’une nouvelle «unité autonome de service» consacrée à la gestion globale des ressources hydriques afin de se préparer à assumer les nouveaux mandats qu’on pourrait lui confier à la suite des audiences en cours sur la future politique de l’eau.Cette décision a été annoncée en fin de semaine dernière par la sous-ministre, Diane Jean, aux employés du ministère.La nouvelle unité autonome de service, a-t-elle précisé, regroupera les «mandats de gestion des barrages, du milieu hydrique et du domaine hydrique».Cette réorganisation, d’apparence technique, survient à quelques mois de la remise du rapport de la commission Beau-champ sur la future politique de l’eau.Elle repositionne ainsi le MENV dans un contexte hautement politique où il doit faire façe aux visées de ministères et sociétés d’Etat à vocation économique, qui rêvent de le neutraliser définitivement par le retrait de sa dernière responsabilité majeure: l’eau.Ils pensent y parvenir en proposant des solutions en apparence innovatrices, comme confier l’eau à une régie ou à une agence nationale de gestion par bassins versants, etc.Au cours des dernières années, l’Environnement a perdu plusieurs pouvoirs dans le domaine des forêts, de l’agriculture, de l’épuration, de l’utilisation des cours d’eau, sans parler des mines et, tout récemment, de la faune.En entrevue au Devoir, la sous-ministre Diane Jean a précisé qu’il était temps «de regrouper l’ensemble des responsabilités touchant l’eau, Jusqu’ici éparpillées partout.On veut que nos spécialistes soient regroupés en une unité relevant directement du sous-ministre et qui sera capable de développer sa cohérence propre et une approche globale».La sous-ministre Jean est très consciente des enjeux du dossier et entend clairement défendre le mandat historique de son ministère dans ce domaine tout en faisant la preuve de son aptitude à renforcer son action dans ce domaine.«Il est primordial de garder la responsabilité de l’eau à l’Environnement, déclare sans ambiguité Mme Jean.Cest ici qu’on doit garder ce mandat et même le développer.On va être très alerte dans ce dossier, central pour le ministère.L’eau est une ressource différente.Ce n’est pas une ressource comme les autres.Elle est d’abord nécessaire à la survie, ce qui implique un contrôle particulier de sa qualité.Et ce n'est pas seulement une ressource à développer, comme d’autres.C’est aussi une res- source dont le défi principal réside dans sa conservation.» La nouvelle unité de service pourra, ajoute la sous-ministre, s’adapter aux nouvelles problématiques issues des travaux de la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE).Elle pourra ainsi s’adapter à une gestion par bassin versant, s’adjoindre l’expertise et la collaboration directe de «forces extérieures» à l’Environnement.Mais, ajoute en substance Mme Jean, nous pourrons en même temps créer une «masse critique sur l’eau au sein du ministère», qui assurera l’autonomie de sa démarche plus sûrement qu’un organigramme ou un mandat écrit La création d’unités autonomes de services peut cependant dans certains cas donner lieu à une quasi privatisation d’un secteur d’activité gouvernemental.En forêt par exemple, l’unité 4e gestion, qui regroupe les ressources de l’Etat consacrée à la gestion forestière, est dans les faits contrôlée par une conseil d’administration formé d’une majorité de représentants de l’industrie.D’autre part, au MENV, la réorganisation enclenchée par la sous-ministre Jean a regroupé sous des directions uniques plusieurs services administratifs régionaux apparentés par la géographie ou les problématiques.C’est ainsi qu’un même directeur chapeautera désormais les régions administratives de l’Outaouais et des Laurentides, de Lanaudière et de la Mauricie, de l’Estrie et du Centre-du-Québec, de l’Abitibi-Témisca-mingue et du Nord-du-Québec.Enfin, la grande direction générale du ministère a désormais le mandat d’appliquer une logique de développement durable, une stratégie autrefois limitée à l’élaboration des politiques.110 millions $ de trop en taxe scolaire / 77e de Mon tréol Le Conseil scolaire de l'île de Montréal et ses partenaires dénoncent l'iniquité qui est faite aux contribuables de l'île de Montréal dans le financement du système scolaire.Les contribuables du territoire du Conseil scolaire paient, par leurs taxes scolaires, près de 23 °/o des frais d'opération des cinq commissions scolaires de l'île de Montréal, alors qu'ailieurs au Québec, la taxe scolaire locale ne finance que 14 % de ces frais, l'autre 9 °/o étant compensé par des subventions de péréquation du gouvernement du Québec.Autrement dit, le gouvernement du Québec finance 86 % du système scolaire au Québec, mais seulement 77 o/o du système scolaire montréalais.En plus de payer 110 millions $ de trop en taxe scolaire, les contribuables de l'île de Montréal subissent l'impact d'une ponction de 400 millions $ dans le budget de l'éducation pour financer les subventions de péréquation, ce qui prive les Montréalais de 80 millions $ de budget dans le domaine de l'éducation.L'île de Montréal est pourtant considérée comme une zone particulière, avec une problématique de pauvreté unique, exigeant des moyens d'intervention importants et immédiats.L’île de Montréal ne doit pas payer plus que sa part du transport scolaire Les médias rapportent que le gouvernement du Québec s'apprêterait à transférer aux commissions scolaires la responsabilité de financer le transport des écoliers à même les taxes scolaires.Si le gouvernement va de l'avant avec ce projet, les contribuables de l'île de Montréal ne devraient payer que pour les services qu'ils reçoivent.Le Conseil scolaire s’oppose fermement à toute forme de péréquation qui ferait en sorte que les contribuables fonciers de l'île de Montréal paieraient, encore une fois, plus que leur juste part des dépenses du Québec en matière d'éducation.Parlez-en à votre député.Le Conseil scolaire de l'île de Montréal Les cinq commissions scolaires de l'île de Montréal : - la Commission scolaire de la Pointe-de-l'île - la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys - la Commission scolaire de Montréal - la Commission scolaire Lester-B.-Pearson - la Commission scolaire English-Montreal La Communauté urbaine de Montréal L'Union des municipalités de banlieue sur l'île de Montréal La Chambre de commerce du Montréal métropolitain Discrimination et harcèlement Bonnet d’âne pour la Défense et la GRC HÉLÈNE BUZZETTI DE NOTRE BUREAU il D’OTTAWA De tous les ministères fédéraux', c’est au sein de la Défense natiœ nale et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) que le nombre de fonctionnaires affirmant avoir subi de la discrimination ou du harcèlement est le plus élevé.C’est ce qu’on apprend à la lecture des résultats ventilés, ministère par ministère, du grand sondage effectué auprès de 104 000 fonctionnaires fédéraux par Statistique Canada.Les statistiques globales de l’enquête pour l’ensemble de la fonction publique avaient été rendues publique?jeudi dernier.Ainsi, le pourcentage de fonctionnaires œuvrant à la Défense nationale qui ont répondu avoir déjà subi du harcèlement s’élève à 25 %, soit une personne sur quatre, alors qu’il atteint 18 % à l’échelle nationale.Quant à l’énoncé «J’ai déjà fait l’objet de discrimination», 31 % des fonctionnaires de la Défense ont répondu par l’affirmati-vè alors que la moyenne canadienne est plutôt de 20 %.Il n’est cependant pas possible, de par la nature des questions posées, de savoir de quel type de discrimination ou de harcèlement il s’agit (sexuel, racial, générationnel, etc.).Détail intéressant: dans les deux cas, les hommes étaient légèrement plus nombreux à fournir des réponses positives que les femmes.En outre, seulement 32 % des répondants à la Défense nationale ont affirmé qu’ils croyaient avoir des chances équitables d’obtenir de l’avancement alors que la moyenne fédérale est plutôt de 43 %.Environ 7400 travailleurs de ce ministère ont répondu au sondage.Ces résultats ne surprennent pas le ministère.Le porte-parole de la Défense nationale, Mike Wittaker, a expliqué qu’un programme de sensibilisation au racisme et au harcèlement a été mis en place entre octobre 1997 et janvier 1999 au ministère, soit juste avant l’administration du sondage national, et que cela aurait rendu les fonctionnaires plus aptes à débusquer le harcèlement.«Nous croyons que cela a peut-être quelque chose à voir.» Un sondage, interne celui-là, sur le harcèlement a d’ailleurs été mené au sein du département ce printemps, et les résultats devraient être connus d’ici quelques semaines.Les employés de la fonction publique de la GRC ont été, eux, 24 % à affirmer avoir été victimes de discrimination, et 29 % de harcèlement.Pour ce ministère aussi, les résultats sont un peu plus élevés chez les hommes que chez les femmes.Enfin, au Secrétariat à la Condition féminine, les résultats en la matière sont aussi, ironiquement, plus élevés que la moyenne nationale.Une personne sur quatre (25 %) s’est dite victime de discrimination et autant se sont dites victimes de harcèlement Ce secrétariat est toutefois très petit (une centaine d’employés), et une soixantaine de personnes ont participé au sondage.loti Tirage du 99-11-17 21 26 27 32 42 44 Numéro complémentaire: 17 GAGNANTS LOTS 6/6 0 5 000 000,00$ 5/6+ 6 120 810,30$ 5/6 261 2 221,80$ 4/6 14115 78,70$ 3/6 278 675 10,00$ 1 Ventes totales: 16 931 475$ 1 Prochain gros lot (approx.):10 000 000$ miiiiHa- Tirage du 99-11-17 4 5 6 35 40 47 I Numéro complémentaire: 33 GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 0 50 000,00$ 5/6 19 500,00$ 4/6 941 50,00$ 3/6 18 744 5,00$ | Ventes totales: 580 121,50$ Egtra Tirage du 99-11-17 NUMÉROS LOTS 586452 100 000$ 86452 1 000$ 6452 250$ 452 50$ 52 10$ 2 2$ Les modalités if if -?LE DEVOIR «-—- ACTUALITES Des vœux pieux pour les enfants Le Canada a encore beaucoup à faire pour respecter la Convention des Nations unies et sa propre promesse d’éliminer la pauvreté Il y a dix ans, les députés fédéraux s’engageaient à éliminer la pauvreté infantile avant l’an 2000 et le Canada signait la Convention ,des Nations unies relative aux droits de l’enfant.Le bilan est aujourd'hui très mitigé.les premières victimes des compressions budgétaires.Et que dire des 1,4 million d’enfants qui vivent toujours dans des familles à faible revenu?Les parlementaires avaient unanimement adopté, le 24 novembre 1989, trois jours après l’adoption de la convention, une résolution demandant l’élimination de la pauvreté infantile avant l’an 2000.On est bien loin du compte puisque, à l’époque, presque 400 000 enfants de moins qu’en 1997 vivaient dans des familles à faible revenu.Pour la députée bloquiste Christiane Gagnon, cela prouve qu’il ne s’agissait que d’un «vœu pieux».La sénatrice libérale Landon Pearson est à peu près du même avis.Elle sait de quoi elle parle après s’être battue pendant 20 ans pour faire reconnaître les droits des enfants et avoir participé à la création de la coalition.Selon elle, les parlementaires auraient fait oeuvre plus utile en adoptant des objectifs plus précis.«Cette résolution sur l’élimination de la pauvreté n'est que de la rhétorique.L’intention était bonne, mais ils devaient tous savoir que cela était impossible.Pourquoi se fixer un objectif irréaliste?Il aurait été plus valable de se fixer des cibles chiffrées», dit-elle.Mme Gagnon et elle ne cacherît pas leur agacement face à l’expression «pauvreté des enfants», très en vogue dans la classe politique.«C’est devenu un slogan accrocheur mais qui minimise la réalité.[.] L’enfant lui-même n’est ni pauvre ni riche.C'est la famille dans laquelle il vit qui l’est», note Mme Pearson en entrevue.«S’il y a des enfants pauvres, c'est qu’il y a des familles et des parents pauvres», acquiesce Christiane Gagnon.Selon elle, le gouvernement ne doit pas utiliser ses surplus sans réfléchir mais établir un plan d’ensemble à long terme, doté d’un financement stable pour les provinces.Faire passer le congé parental de six mois à un an pa- ! MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le respect des droits des enfants et la lutte contre la pauvreté qui les frappe ressemblent encore trop souvent à des vœux pieux, dix ans après 'l'adoption de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant et la résolution unanime du Parlement en faveur de l’élimination de la pauvreté infantile avant l’an 2000.Selon la Coalition canadienne pour lès droits des enfants, qui regroupe 33 'organisations non gouvernementales, «le Canada respecte la plupart de ses obligations découlant de la convention '[.).Cependant, la coalition a documenté sept domaines àù on note des violations systématiques des droits des enfants».Elle ajoute, dans son 'premier rapport quinquen-;nal sur l’application de la 'convention, que «le Canada a Connu peu de succès dans la réduction de la pauvreté chez ¦les enfants».• ;Les auteurs notent que, ¦malgré les progrès réalisés, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour assurer le respect du 'têxte onusien.«Les enfants ne sont toujours pas reconnus comme des personnes jouissant de tous les droits au Canada.Les adultes peuvent soubent limiter leur 'liberté de façon arbitraire.» 1 1 Le Code criminel autorise toujours l’utilisation par un adulte d’une «force raisonnable» contre un enfant et rien n’indique que le gouvernement fédéral s’apprête à changer cela.«Les enfants forment la seule catégorie de personnes 1pouvant être victimes d'agression phy-'sique sans procédure de recours», relève-ton dans le rapport qui doit être remis âl’ONU.° ! Le sort réservé aux enfants handicaps est particulièrement préoccupant ¦Les programmes qui leur sont destinés sont en général insuffisants et souvent ' pérçus comme une dépense discrétion-: Paire plutôt qu’un droit Ce sont aussi • • ARCHIVES LE DEVOIR Le gouvernement canadien a beaucoup de chemin à parcourir pour respecter ses engagements vis-à-vis des enfants.1,4 million d’enfants canadiens vivent dans des familles à faible revenu naît bien mais ne résout rien, notait-elle hier en conférence de presse, car on n’élimine pas les obstacles à l’accès à l’assurance-emploi et on ne hausse pas la part du revenu remplacé.Qui, demande-t-elle, peut se permettre de subir pendant un an une réduction de salaire de 45 %?Seulement les femmes les mieux rémunérées, répond-elle.La leader néo-démocrate Alexa McDonough ^ bien essayé hier d’arracher des engagements du ministre des Finances, Paul Martin, mais sans grand succès.«Tous les libéraux d’un océan à l’autre se préoccupent profondément des enfants de ce pays», s’est contenté de répéter M.Martin.Landon Pearson se dit tout de même plus optimiste que par le passé.Selon elle, la convention a aidé à changer les mentalités.Elle souligne aussi l’adoption de la Prestation nationale pour enfants, la mise en place de plusieurs programmes pour les familles pauvres dans les provinces et la volonté de tous les gouvernements de se concerter davantage.Elle convient que le fédéral pourrait faire davantage, que ce soit en matière de fiscalité, de politique étrangère, de justice juvénile et de soutien aux enfants autochtones.D’où l’importance du travail de surveillance de la coalition, souligne-t-elle.Le rapport rendu public hier, Joür-née nationale des enfants, ne pouvait passer en revue les 54 articles de la i ¦;i £>.EN BREF Bisaillon libéré -Québec (PC) — L’homme d’affaires Jéan-Alain Bisaillon, un des trois ac-,’aisés dans la fraude de plusieurs millions de dollars aux dépens des “Sœurs du Bon-Pasteur, a été remis en -’Hberté provisoire, hier.Il a toutefois dû déposer une traite bancaire de -100 000 $ et une tierce personne a dû ;SOuscrire up engagement de ¦300 000 $.A la demande du procureur de la Couronne, Mr Paul Roy, le juge Marc Dufour a imposé une série d’autres conditions à Bisaillon.Ainsi, il devra continuer d’habiter sa rési- «nce, à Montréal, déposer son certi-at de citoyenneté et se présenter e fois par mois au bureau de la i GRC à Montréal.De plus, l’individu de 56 ans s’est vu interdire de quitter : le Québec et de communiquer avec ; ses deiix présumés complices, Denis : Schmouth et Jean-Pierre Cantin.5 i Lû&raiÆ> i Venez jaser du mot «liberté» avec Diane Prud’homme au Salon du livre de Montréal, stand 709 l>Ui« l'ml '*> •< * l'«ruM (u' HI'kIi-h* VIVRE AVEC CA PEUR.C'EST ASSEZ! Pwr etti J ptur le Jouir f’ f«l (ultslfahtl ne Irftnrnt pki\ mu übftr i 9 I !
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