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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-11-22, Collections de BAnQ.

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FONDE EN 1 O ?9 1 ?W,JU LE DEVOIR V » L .X C - N " 2 L E L U N D I 2 2 N O V K M II K K I !» !» !» SPORTS ACTUALITÉS LE DUO LAREAU-O’BRIEN EST COURONNE CHAMPION DE L’ATP PAGE B 4 MARCEL DE LA SABLONNIÈRE: UN PIONNIER DU LOISIR ET DU PLEIN AIR DISPARAÎT PAGE A 3 ÉCONOMIE LE SUD DE LA FRANCE CROULE SOUS LA NEIGE PAGE A 4 PERSPECTIVES Misère en la demeure Encore une fois le milieu montréalais a cassé du sucre sur le dos du directeur artistique et général de l’Opéra de Montréal (OdM), Bernard Uzan.On pourrait faire une analogie avec le monde du sport et les entraîneurs de hockey.Malgré la grogne, on peut se demander quelles critiques sont justifiées et lesquelles ne le sont pas.Lors du récent «débat» sur le statut de l’actuel directeur artistique et musical de l’OdM, Bernard Uzan, les détracteurs ont vite sauté aux conclusions de concentration de pouvoir.La réponse de l’intimé Rit qu’il s’agissait là d’une pratique courante.Là-dessus, il a totalement raison.Il faut être bien naïf pour ignorer les effets des conflits entre ces deux fonctions.Les exemples sont nombreux, en Allemagne comme en France.C’est pourquoi un Gustav Mahler a toujours exigé d’être plénipotentiaire dans son emploi à l’Opéra de Vienne, comme aujourd’hui James Levine à NewYork ou Daniel Baremboïm à Berlin.Les maisons fonctionnent ainsi, et de Hambourg à Paris, de San Francisco à la Scala, il y a UN patron, qui prend toutes les décisions — ou du moins qui les assume, car il y a souvent conflits.d’intérêts divers.Résumons les divergences.Le modèle européen est basé sur la liberté, artistiquement assez grande, financièrement un peu surveillée, laissée par l’employeur, à savoir l’Etat, au directeur, qui est choisi selon le mérite artistique du candidat.En Amérique, modèle qui semble prévaloir à l’OdM, l’imprésario est la cheville ouvrière du système.On pense ici à Rudolf Bing et à sa longue association avec le MET.Celui-ci peut choisir à peu près ce qu’il veut, devant s’assurer d’abord de plaire au conseil d’administration et aux membres du Board of Trustees qui financent de leur poche une grande part des activités.Si, dans le premier cas, nul n’est à l’abri des revirements politiques — et là le public peut se faire entendre comme électeur devant ses commettants —, dans le second, il n’a guère voix au chapitre: tant que les membres du sacro-saint conseil d’administration se satisfont de la manière dont est gérée la maison, seule sa désaffection peut amener quelque revirement que ce soit Dans le cas de l’OdM, malgré les récriminations de la critique et d’une grande part du milieu, il ne semble pas que ce soit le cas.Fort de cet appui populaire, Uzan a l’indéfectible confiance de son employeur.Son rôle est donc de naviguer entre ces eaux.On lui a reproché de ne pas qtiliser de chanteurs d’ici.Ne le dites pas à Lyne Fortin, Ethel Guéret, Annamaria Popescu, Judith Forst, Louis-Robin Pelletier, Manon Feubel, Marie-Danièle Parent, Richard Margison, Louis Quilico et j’en passe.Certains de ces artistes sont encore verts, en début de carrière, d’autres en fin de ligne, d’autres en pleine gloire.On peut simplement espérer que celle qui, précisément, se trouve au centre de cet esclandre n’aura pas à en subir de trop fâcheuses conséquences pour ses engagement futurs.Les jeunes chanteurs, devant leurs faibles chances d’appartenir à une troupe ici (hors de Toronto point de salut), vont souvent travailler dans de petits circuits (aux États-Unis, en Italie ou en Allemagne.); ils se font remarquer par des dépisteurs de talents, se font un nom.L’agenda se remplit, les cachets augmentent, et il devient alors impossible de les engager ici pour des raisons financières ou de disponibilité.Combien coûte un Ben Heppner aujourd’hui, et quand sera-t-il disponible?Imaginez le casse-tête de celui qui arrive à ce constat: serait-on condamné à avoir les distributions de ses moyens?D est de règle, dans presque toutes les maisons d'opéra, que le directeur artistique soit le chef d’orchestre attitré ou, à tout le moins, un musicien chevronné.Alors, il s’ingénie à monter des productions musicales de qualité et peut même s’accommoder parfois de certaines choses vues.Par contre, comme nul n'aime refaire disons Tosca en copiant Karajan ou La Traviata en pastichant Zeffirelli, il cherche à manifester sa personnalité propre.Pour l’illustrer, il trouvera, ou imposera s’il est stratège, un metteur en scène qui s’accorde avec son idéal d’individualité.Hors de la fosse, on peut aussi avoir affaire à un directeur visionnaire.L’exemple de Rolf Liebermann —¦ avec ses nombreuses commandes tant à Hambourg qu’à Paris et à qui on doit le Staaatstheather de Kagel et le Saint François d’Assise de Messiaen entre autres — ou Lotfi Mansouri — qui a réussi à imposer Harvey Milk et commander Streetcar Named Desire à San Francisco —, est celui de directeur à l’esprit ouvert et dynamique qui va VOIR PAGE A 8: MISÈRE François Tousignant ?M É T É 0 Montréal Québec Nuageux.Brumeux.Risque d'averses.Max: 7 Min: 3 Max: 11 Min: 7 Détails, page B 5 -s Annonces Avis publics.B 3 Culture.Editorial Entrevue Idées Le monde.A 5 Les sports.B 4 Mots croisés.B 3 Planète.B 2 Religions.B fi Télévision.B 7 INDEX B 5 B 8 A fi B 1 A7 www.ledevoir.com Espoirs déçus l’ASCAi.E SIMARI) LE DEVOIR Une foule bigarrée et bruyante est passée par toutes les émotions hier au stade McGill.Ce ne sera pas pour cette fois Les Alouettes ratent d’une plume la finale de la Coupe Grey BRIAN MYLES LE DEVOIR Tout est fini.Abattues en plein vol, les Alouettes contemplent aujourd’hui une deuxième défaite consécutive crève-cœur subie aux griffes des Tiger Cats de Hamilton en séries éliminatoires.Le demi offensif Ronald Williams, auteur de trois touchés et de courses effrénées, a grandement contribué aux malheurs des Alouettes, pourtant promises à la victoire, à domicile, dans la finale de l’Est de la Ligue canadienne de football.Alors qu’U restait 1 min 37 s à jouer, M.Williams a porté le ballon jusqu’à la zone des buts, permettant à son équipe de triompher 27 à 26.Si M.Williams a pu jouer les héros, c’est que les Tiger Cats ont d’abord tenté et réussi un jeu audacieux: une passe sur un troisième essai avec quelques pouces à franchir.«C'était un jeu de fou, mais il a fonctionné», a lancé après coup l’entraîneur des Tiger Cats, Ron Lancaster, qui avait lui-même ordonné ledit jeu.Dans les 93 secondes restantes, les Alouettes ont joué avec l’énergie du désespoir, ratant la victoire d’un doigt (ou une demi-longueur de main).Une bombe de Tracy Ham a traversé le terrain pour s’écraser au sol, à quelques centimètres des bras grands ouverts d'un receveur.Une flèche de 17 verges de M.Ham à Ben Cahoon a ravivé l’espoir des partisans au Stade Perceval alors qu’il restait 63 secondes de jeu.Mais une série de passes incomplètes a arrêté les Alouettes.si près du but Hamilton l’a emporté par un petit point.Dans le stade ou dans le vestiaire des perdants, c’était la même déception.Sitôt le match terminé, les partisans se sont dispersés dans les rues du ghetto McGill avec une étonnante discrétion.Les masques guerriers qui coloraient de rouge, bleu et blanc les visages de ces 19 461 fans exubérants fondaient pour révéler la grisaille triste de la défaite.Tout au long de la journée, les spectateurs montréalais VOIR PAGE A 8: ALOUETTES Sprint de négociations sur la réforme municipale Pas d’entente sur le pacte fiscal Les unions municipales rencontrent Bouchard aujourd’hui M A RIO C L O U TI E R DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Aucune entente n’est survenue en fin de semaine sur un nouveau pacte fiscal entre Québec et ses 1300 municipalités.Les négociations entre le gouvernement et l’Union des municipalités du Québec (UMQ) se poursuivaient hier soir autour de simulations soumises par les fonctionnaires des Affaires municipales sur les divers scénarios de pacte fiscal proposés au cours des dernières semaines.VOIR PAGE A 8: PACTE FISCAL Massacre au Sri Lanka Les rebelles tamouls crient leur innocence Le bombardement d’une église a fait 38 morts, dont 13 enfants D'APRÈS AFP ET REUTERS Colombo — Les rebelles tamouls, accusés d’avoir bombardé hier une église, faisant 38 morts civils dans une ville de pèlerinage catholique de 450 ans, ont démenti être les auteurs de l’attaque, accusant à leur tour l’armée sri lankaise.Les rebelles ont affirmé dans une déclaration envoyée depuis Londres à Colombo, que les civils avaient été tués samedi lorsque des tirs de mortier sont tombés sur les réfugiés regroupés sur le terrain de cette église romane du XVII' siècle à Madhu, dans le district de Mannar (nord-ouest).«Au même moment, poursuit le communiqué, une unité commando de l'armée sri lankaise a fait irruption sur le terrain de VOIR PAGE A 8: MASSACRE Le Dictionnaire Grève des églises en Terre sainte La bagarre entre musulmans et chrétiens de Nazareth risque de gâcher les grandes fêtes de Noël et du Nouvel An Depuis deux ans, les musulmans de Nazareth occupent une place jouxtant la basilique de l’Annonciation, où la construction d’une mosquée doit commencer demain.JOYCE NAPIER COLLABORATION SPÉCIALE Nazareth — Le Vatican montrera les dents en Terre sainte, aujourd’hui et demain.Les portes de ses églises resteront fermées, en Israël, en Cisjordanie, dans les territoires autonomes palestiniens.L’Église de Rome, ainsi que les patriarcats orthodoxe et arménien, qui participent à cette «grève», contestent de cette façon la décision de construire une mosquée en face de la basilique de l’Annonciation, à Nazareth, la ville de Jésus.Cette initiative marque une autre étape de la bagarre entre musulmans et chrétiens qui dure depuis deux ans; un conflit qui pourrait sérieusement gâcher les cérémonies, prévues pour Noël et pour le grand réveillon du 31 décembre, 1999.«C’est comme un tremblement de terre, explique le vice-maire de Nazareth, Suheil Diab.Ce n’est pas 8,5 sur l’échelle de Richter mais 11,9.Une catastrophe.Nous n’avons jamais été aussi divisés.» Et cette année et la prochaine devaient être glorieuses pour Nazareth, le berceau de la chrétienté, qui fut, il y a quelque 2000 ans, le village de Joseph, Marie et Jésus.La ville se prépare pour l’an 2000, avec 80 $ (US) millions de rénovations.Trois millions de pèlerins y sont attendus pour le jubilé.Le Vatican et les patriarches estiment que la construction de cette mosquée est un affront pour toute la chrétienté et ont décidé d’agir en bloc.Devant toutes leurs églises depuis quelques semaines des avis ont été affichés, annonçant cette «grève» des services religieux, les 22 et 23 novembre.«C’est avec le cœur gros.», peut-on y lire.Le leader palestinien, Yasser Arafat, et le gouvernement israélien, ont lancé, en vain, des appels publics pour que le Vatican change d’avis.La liste des églises qui seront verrouillées pour 48 heures est longue, mais pour n’en nommer que quelques-unes, VOIR PAGE A 8: TERRE SAINTE français-anglais des Chefs-d’œuvre Vivianne Moreau , Daniel Bertrand Toréador (THF.) — Torero mort (le) Œuvre picturale d'Édouard Manet Nutcracker (the) — Casse-Noisette Ballet de Piotr Tchaikovski FLUTE (the) — Bonheur d’occasion Roman de Gabrieüe Roy Gone with THE Wind — Autant en emporte U vent Œuvre cinématographique de Victor Fleming Toutes les œuvres du Monde, présentées pour la première fois en français et en anglais.E PREMIER EN SON GENRE OO r»* z'-'r-r r'/-»TUfrn'rnnr nir’irM' Les Éditions internationales Alain Stanké 615, boul.René-Lévesque O.Bureau 1100 Montréal (Québec) H3B 1P5 Téléphone : (514) 396-5151 Télécopieur : (514) 396-0440 > A UN NOUVEAU NOM : THE CIT GROUP ET LE LEADER ACTUEL DU FINANCEMENT CONTINUE DE GRANDIR Après plus de 90 années d’expérience dans le financement des entreprises et des particuliers, The CIT Group vient d acquérir Newcourt Credit afin d’atteindre une nouvelle étape dans sa domination du marché.Cela, en augmentant la taille et la portée de ses opérations et en créant de ce fait l’organisme de financement commercial public le plus grand du monde, avec plus de 73 milliards de dollars d actifs sous gestion et 3,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires ; et en diversifiant son portefeuille d’activités, par un éventail complet de produits financiers, offerts à plus d’industries et dans plus de pays que jamais.Notre vocation est d être le premier établissement de prêts destinés aux entreprises canadiennes.Cette puissance financière et notre expertise combinée étendent notre position internationale dans 26 pays, où nous détenons dans beaucoup de cas la plus grande part de nos marchés : financement des équipements, des projets, des contrats de sous-traitance ; affacturage, prêts à l’aviation commerciale, aux transports ferroviaires, à l’aviation générale ; prêts-relais, leasing commercial et prêts à la consommation.Quelles que soient la complexité de la transaction ou la difficulté de 1 objectif visé, nous sommes à la disposition des entreprises canadiennes pour leur apporter des solutions innovantes, satisfaisant tous leurs besoins.Pour en apprendre davantage sur les défis de ce nouveau siècle que The CIT Group est désormais prêt à relever, rendez-nous visite à www.citgroup.com, et découvrez pourquoi les leaders actuels de l’industrie font confiance au leader actuel du financement.© 1999 The CIT Group, Inc. LE DEVOIR.LE L U N D 1 2 2 N O V E M R R E I !) il !) ?LE DEVOIR ?ACTUALITES Décès du père Marcel de la Sablonnière Déportation des Acadiens Offre d’Air Canada Un homme de foi, qui pouvait «déplacer les montagnes» PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le père Marcel de la Sablonnière est probablement ce lui qui a su le mieux illustrer la formule voulant que «la foi déplace les montagnes».Homme d’un dynamisme peu commun et d’une grande énergie, sa puissance de conviction faisait en sorte que personne ne pouvait lui dire non.«S’il avait été un des apôtres du Christ, lance en boutade son successeur Bertrand Rousseau à la tête du Centre Im-maculée-Conception, il aurait sûrement été ministre des Communications!» Le père Marcel de la Sablonnière, surnommé le père Sablon, est décédé samedi à l’âge de 81 ans, à la résidence des Jésuites de Saint-Jérôme.Depuis trois ou quatre ans particulièrement il s’était retiré de la vie publique, miné par la maladie de Parkinson.Marcel de la Sablonnière était l’âme du Centre Immacu-lée-Conception à Montréal et de l’Auberge du Petit Bonheur dans les Laurentides, deux lieux qui ont permis de rendre accessible à des milliers de jeunes une foule d’activités sportives, culturelles et de plein air.Pionnier du loisir et du plein air, partisan acharné du développement des jeunes par le sport, figure de proue de mouvement olympique canadien, aussi à l’aise avec les démunis qu’avec les puissants et les gens d’affaires qu’il sollicitait sans arrêt pour financer ses activités, le père Sablon «avait une capacité exceptionnelle de transmettre le virus de l'action, de forcer tout le monde à passer à l’action», ajoute Bertrand Rousseau.«La patience n’était pas nécessairement sa meilleure vertu, ajoute-t-il.Et il ne faisait pas de grandes phrases sur le Saint-Esprit: sa foi s’incarnait dans la réalité et dans l’action.» Marcel de la Sablonnière était né dans le quartier Vil-leray à Montréal en 1918, cinquième d’une famille de 13 enfants.Démocratiser le sport Après des études classiques au Séminaire de Saint-Laurent et au Séminaire de Sainte-Thérèse, après une licence en philosophie et une maîtrise en histoire il est reçu jésuite et devient aumônier des terrains de jeux du parc Lafontaine.Au tout début des années 50 il est nommé directeur du Centre Immaculée-Conception, un centre de loisirs qui venait tout juste d’être créé par Wilfrid Gariépy, le curé de la paroisse Immaculée-Conception à Montréal.Inspiré par l’œuvre de l’Italien Don Bosco le père Sablon a dirigé le Centre pendant 40 ans, travaillant sans cesse à démocratiser le sport et l’activité physique auprès de milliers de jeunes provenant de toute la grande région montréalaise.Le centre a permis à plusieurs athlètes canadiens de commencer leur formation et encore aujourd’hui on y offre 42 activités en tous genres, dont tout récemment un mur d’escalade pour les adolescents.Le centre, qui abrite une importante garderie, a également été le premier à offrir des cours de cirque qui ont donné lieu à la création de l’École nationale de cirque.S’y trouve également le centre de musculation de Ben Weider.Le père Sablon créait également en 1962 l’Auberge du ARCHIVES LE DEVOIR Le père Marcel de la Sablonnière Petit Bonheur, qui est devenue une des plus importantes bases de plein air au Canada, et qui encore aujourd’hui reçoit environ 1700 enfants l’été et près de 15 000 jeunes et parents l’hiver.Marcel de la Sablonnière s’est également engagé dans une foule d’activités: promoteur des salons Camping-Famille, membre du premier Conseil national de la santé et du sport amateur dans les années 60, vice-président de l’Association olympique canadienne (il avait d’ailleurs été choisi pour recevoir la flamme olympique à Athènes en 1976 en prévision des Jeux olympiques de Montréal), chef de mission du Canada aux Jeux olympiques d’hiver de Lake Placid, membre de nombreuses commissions d’études sur le sport, le tourisme ou le plein air, il avait également reçu plusieurs distinctions, dont l’Ordre du Canada ainsi que des doctorats honoris causa de l’Université de Montréal et l’Université du Québec à Trois-Rivières.Le père Marcel de la Sablonnière sera exposé demain au Salon funéraire Urgel Bourgie, 3503 rue Papineau à Montréal, en face du parc Lafontaine, et mercredi la population pourra Jui rendre hommage en chapelle ardente de lOh à 22h à l’Église Immaculée-Conception.Ses funérailles seront célébrées jeudi à llh en cette même église par Mgr Jean-Claude Turcotte.Il est prévu que la chanteuse Ginette Reno, une amie personnelle du père Sablon puisque celui-ci l’a encouragée à faire carrière dès son enfance, chante lors de la cérémonie.Droits de pêche des autochtones Un comité des Communes part en tournée dans les Maritimes PRESSE CANADIENNE Kensington, Î.-P.-É.— La protection de la lucrative pêche au homard, au moment où les autochtones se voient reconnaître un accès élargi à l’industrie de la pêche de la côte Est, figurera au sommet de l’ordre du jour des audiences que le comité des Communes sur les pêcheries entreprend cette semaine dans les Maritimes.Première étape de la tournée du comité itinérant: l'lle-du-Prince-Edouard, où seront discutés les nouveaux droits de pêche des autochtones et leurs répercussions sur les stocks de poisson.Le président du comité affirme qu’une intensification de la pêche endommagera la ressource à moins que les limites existantes — nombre de trappes à homards, nombre de permis et saisons de pêche — ne soient ajustées.Comment faire pour ne pas accroître la pression sur la ressource, a demandé Waynç Easter, un député de rîle-du-Prince-Édouard.On ne peut ajouter des pêcheurs sans qu’il n’y ait un impact, sans qu’on ne surexploite la ressource, répond-il.M.Easter s’attend à ce que les communautés qui dépendent le plus de la pêche lui proposent des solutions.Il dit s’attendre à recevoir entre 60 et 70 mémoires de la part de pêcheurs commerciaux, de leaders au- E N BREF Le maire de Laval se représente (PC) — Le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, a officiellement annoncé hier qu’il sollicitera un quatrième mandat à la mairie de la ville en 2001.Le maire, élu pour la première fois en 1989, en a fait l’annonce aux quelque 350 militants réunis à l’occasion du congrès annuel du parti PRO des La-vallois.M.Vaillancourt a dit que les prochaines années seront cruciales pour Laval qui devra consolider ses acquis, alors que Québec s’apprête à négocier un nouveau pacte fiscal avec les municipalités.tochtones et d’organismes préoccupés par l'environnement.Les pêcheurs commerciaux au homard ont exprimé la crainte que les stocks de homards ne soient exterminés quand la Cour suprême, dans le jugement Marshall rendu en septembre dernier, a reconnu aux autochtones des droits ancestraux de chasse, de pêche et de cueillette, en vertu d’anciens traités.Des pêcheurs micmacs de Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick ont mis leurs bateaux de pêche à l’eau, aussitôt rendu l’arrêt, qui acquittait Donald Marshall d’avoir pêché et vendu des anguilles sans permis.Dernièrement, des autochtones du Nouveau-Brunswick ont interprété le jugement comme leur reconnaissant la permission de couper du bois sur les terres de la Couronne.Louise PERREAULT La plume d’or Quérin/Jeunesse.96 pages -8,50$ iitHMMiL MU HUiii LE TRAVAIL Au m » ! BU N0!r MO"’ if vniP Québec II Cl Cl Un Cajun de Lafayette réclame des excuses Canadien répond cette semaine CHRIS MORRIS PRESSE CANADIENNE Moncton, N.-B.— Deux cent quarante-cinq années de ressentiment, c’est long pour en vouloir à quelqu'un, mais Warren Perrin est un homme déterminé.Depuis une dizaine d’années, cet avocat de Lafayette, en Louisiane, réclame des excuses de la Couronne britannique pour lui-même, pour ses ancêtres morts depuis longtemps ainsi que pour le million d’Acadiens et de Cajuns au Canada et aux États-Unis.M' Perrin se perçoit comme un survivant de l’un des pires cas de purification ethnique de l’histoire de l’Amérique du Nord, la déportation des Acadiens, en 1755 — «le Grand Dérangement».La décision des gouverneurs britanniques de déplacer une population au complet, les Acadiens francophones, de la colonie de Nouvelle-Écosse a eu des conséquences qui se sont répercutées pendant des générations.Encore aujourd’hui, à l’aube de l’an 2000, plusieurs Acadiens sont encore touchés par ce passé tragique et les difficultés qu’il a engendrées dans leur existence.«Cela nous définit», explique M.Perrin, lui-même de descendance acadienne, en parlant de la déportation.«C’est l’événement déterminant dans notre histoire.Cela a précédé ce que nous appelons aujourd’hui le nettoyage ethnique.» M.Perrin est encore furieux lorsqu’il pense à la Déportation, qui a traité tous les Acadiens en criminels et en rebelles.Il est également fâché de voir que l’ordre de déportation n’a jamais été abrogé.«Nous sommes un peuple en exil permanent», ajoute-t-il.«La loi déportant les Acadiens est toujours inscrite dans les livres.Elle n’est plus appliquée mais sur papier, elle fait toujours de moi un criminel international», explique-t-il.M.Perrin estime qu’on s’approche lentement des excuses.Les Britanniques ont présenté des excuses à plusieurs groupes récemment, dont îes autochtones de Nouvelle-Zélande, les victimes de la guerre des Boers et les Irlandais qui ont dù quitter leur pays à cause de la famine.Toutefois, ce mouvement initié en Louisiane ne trouve pas écho au Nouveau-Brunswick, le cœur de la culture et de la vie acadiennes.L’ordre de déportation n’a jamais été abrogé mais de nombreux Acadiens expulsés sont retournés dans ce que nous appelons aujourd’hui les Maritimes à îa suite du Traité de Paris signé entre la France et l’Angleterre en 1763.Certains n’avaient jamais quitté la région mais s’étaient dissimulés d;uis les denses forêts du Nouveau-Brunswick.D'autres, comme les ancêtres de M.Perrin, ont été déportés en Louisiane où, au cours des siècles, ils ont perdu leur langue et une grande partie de leur identité culturelle dans îe grand «melting pot» américain.Il n’existe pas de données fiables sur le nombre d’Acadiens mais on pense qu’environ 11 000 ont été déportés entre 1755 et 1758, tandis que 3000 se sont cachés.On dénombre maintenant au Nouveau-Brunswick 245 000 francophones — la plupart des Acadiçns —, 34 000 Acadiens en Nouvelle-Écosse et 5500 dans rîle-du-Prince-Édouard.Selon M.Perrin, on compte au moins un million de personnes qui sont de descendance acadienne aux États-Unis — en majorité en Louisiane.«On ne discute plus de la Déportation de nos jours.Cela s’est passé il y a trop longtemps.Mais tout de même, la Déportation, pour nous, c’est l’équivalent de la Conquête pour les Québécois.La Déportation a décapité la société acadienne», lance l’historien Léon Thériault, de l’Université de Moncton.JOHN VALORZ1 PRESSE CANADIENNE Toronto — L’avenir des lignes aériennes Canadien International pourrait se préciser cette semaine.Le transporteur de Calgary rencontre ses partenaires, juste avant que son conseil ne se réunisse pour décider d’une réponse à l’offre d’achat d’Air Canada.Des dirigeants des partenaires de Canadien au sein de l’alliance One-world — American Airlines, British Airways, Qantas et Cathay Pacific — s’entretiennent aujourd’hui avec le président de Canadien, Kevin Benson, à Vancouver, pour décider du sort de l'offre.Le conseil de Canadien a jusqu'à jeudi jxnir répondre à l'offre de 92 millions d’Air Canada, qui expire le 7 décembre.La proposition d’Air Canada s’inscrit diuis la foulée de la tentative infructueuse d’Onex d’acquérir et de fusionner les deux transporteurs en une restructuration de l’industrie canadienne du transport aérien de l’ordre de 2,2 milliards.C’est Air Canada qui est aux commandes, affinité Douglas Reid, professeur en économie à l’Université Queen’s de Kingston, en Ontario et expert de l’industrie du transport aérien.Canadien espère un sauveteur, mais il n’y a pas d’autres offres sur la table, souligne-t-il.Lors de la réunion d'aujourd’hui, Oneworld et Canadien décideront s’ils acceptent l’offre de 2 $ l’action d’Air Canada, ou s’ils la rejettent et organisent un plan de refinancement du transporteur en difficulté financière, en prévision de la dure concurrence que lui livrera Air Canada.Mais renflouer Canadien exigerait l’injection de liquidités pouvant atteindre 500 millions, ainsi qu’un plan de restructuration de l’énorme dette de trois milliards du transporteur.D se pourrait bien que la commande soit trop grosse pour Oneworld, et surtout pour American.Le lundi 22 novembre Sociaj lisons! - Lucie Papineau 9 h à 15 h - Matinées scolaires Lucie Papineau rencontre : 11 h - Élisabeth Vonarburg 11 h 30 - Charlotte Gingras 13 h - Anne Villeneuve 13 h 30 - Marie-Louise Gay À ne pas manquer, Le Carrefour de la BD .et c’est pas fini, le Salon est ouvert jusqu’à demain ! Programme complet au Salon du livre de Montréal et sur le site Internet.Heures d'ouverture Jeudi 1 7 h à 22 h - Vendredi 9 h à 22 h Samedi et dimanche 10 h à 22 h Lundi 9 h à 22 h - Mardi 9 h à 1 8 h Adultes : 6 $ Étudiants, aînés et membres de la FADOQ : 3 $ (taxes incluses) http://www.slm.qc.ca Monopolisons la place ! EXPOSITIONS • Hommage aux artisans de l’édition • La nuit à lire debout • Reliure d’art La Tranchefile • Prix Genève - Montréal - Rue des lecteurs • Prix littéraires - Salon de lecture Loto-Québec • Quelques coins de lecture - Anne Dandurand • Une histoire de la bande dessinée en France • La bande dessinée en France aujourd’hui • Prix Gilles-Corbeil ^^lîvre Montrée Du 18 au 23 novembre 1999 Place Bonaventure Les Arts Qj du Mourier ALCAN Canac la £ $ ,o*°^uébec i L E I) E V 0 I R .I- E L 11 N 1) I 2 2 N 0 V E M B R E I 9 9 1» A 4 •LES ACTUALITES- ! LAUNO' .i*â**f* ¦ • ;.¦> A !W- *¦» Guérin/canaoiana.408 pages-12,95$ Le» Édition» GUÉRIN En uente dans toutes les liDrairles (514)842-3481 EN BREF Les étudiants blâment Legault (PC) — La Fédération étudiante universitaire du Québec blâme le ministre de l’Éducation François Legault pour l’impasse qui persiste dans le dossier des bourses du millénaire.Dans un communiqué transmis hier, la FEUQ accuse le ministre d’y aller d’ultimatums en ultimatums à l’endroit du gouvernement fédéral, alors qu’il suffirait, pour enfin régler le problème, d’inscrire la conversion de prêts en bourses dans l’entente administrative qu’il a lui-même proposée à Ottawa.La fédération rappelle que c’est du ministère de l’Éducation qu’émane la suggestion, acceptée par toutes les parties, d’affecter 50 % de l’argent émanant de la Fondation du millénaire à la réduction de l’endettement étudiant et l’autre 50 % à des services directs aux étudiants.«Quel est donc le problème, si le fédéral est lui aussi d’accord avec ses objectifs?», demande le président de la FEUQ, Daniel Baril, qui estime que «la responsabilité de M.Legault est d’aider les étudiants lourdement endettés, pas de provoquer l’échec en se cachant derrière des débats théoriques».Les groupes populaires fustigent le CPQ (PC) — La Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre s’insurge contre la position du Conseil du patronat, qui a demandé vendredi le transfert au ministère de la Solidarité sociale des programmes de réinsertion des assistés sociaux sur le marché du travail ainsi que l’enveloppe de près de 200 millions qui s’y rattache.La coalition se dit convaincue que les problèmes d’Emploi-Québec ne se résoudront pas en excluant les intervenants du milieu de la formation et du milieu communautaire de la Commission des partenaires du marché du travail, comme le souhaite le CPQ.«Pour nous, le partenariat des multiples acteurs (patronaux, syndicaux, communautaire, milieu de la formation) représente une condition essentielle pour relever les défis de l’emploi et lutter contre le chômage et l’exclusion», a déclaré par voie de communiqué, hier, la porte-parole de la coalition, Nancy Neamtan.Selon la coalition, la proposition du CPQ équivaut à remettre en question la mission d’Emploi-Québec, qui est d’offrir des services publics d’emploi accessibles et universels aux chercheurs d’emploi, qu’ils soient prestataires de l’assurance-emploi, de l’aide sociale ou «sans-chèque».Québec”» Intempéries en Europe DORIS HORVAT/AFT Des promeneurs ont bravé le froid hier pour prendre l’air dans un vignoble recouvert de neige près du village de Roquefort-la-Bedoule, dans le sud-est de la France, où il est tombé jusqu’à 60 cm de neige.Neige et verglas perturbent le sud de la France AGENCE FRANCE-PRESSE Paris — La neige et le verglas ont semé la pagaille ce week-end en France, bloquant des milliers d’automobilistes sur l’autoroute desservant le sud du pays et privant d’électricité des dizaines de milliers de foyers.Les intempéries ont également touché, dans une moindre mesure, d’autres pays européens comme l’Espagne et l’Italie, où les chutes de neige ont entraîné des perturbations sur les routes.En Suisse, le froid a provoqué ce week-end la mort d’un homme, plusieurs accidents de la circulation, faisant quatre morts et deux blessés, et le déraillement d’un train, qui n’a pas fait de victime.En France, un millier de camions bloquaient toujours hier l’autoroute du sud dans le sens nord-sud.Cet axe important avait été fermé samedi sur une centaine de kilomètres, en raison des poids lourds immobilisés en travers de la chaussée ou en panne, à la suite de fortes chutes de neige.Le sens sud-nord, entre Bollène et Montélimar, a pu être dégagé, mais l’autoroute était toujours fermée hier soir dans les deux sens, sans que l’on sache pour combien de temps.Samedi soir, près de 4000 véhicules avaient été pris dans environ 40 kilomètres de bouchons et 1400 «naufragés» hébergés dans les communes de la région.Hier, la couche de neige atteignait 60 cm dans certains villages, rendant difficile la circulation également sur le réseau secondaire.Déjà en janvier 1997, l’autoroute A7 avait été bloquée par la neige et quelque 5000 automobilistes pris au piège.Cette répétition a soulevé un début de polémique, les usagers s’étonnant que l’on ait continué à laisser les véhicules traverser les péages alors que l'autoroute était déjà bloquée.Dans un communiqué, la CGT a dénoncé la politique «d’abandon» des pouvoirs publics, incapables, selon elle, de faire face à des situations pourtant banales.Le syndicat attribue ces difficultés aux «choix délibérés» des responsables des services publics, dont «les effectifs et les moyens de fonctionnement ont été considérablement amputés».La situation la plus critique a été enregistrée dans la nuit de samedi à dimanche dans la Drôme.A Montélimar, la chute d’un pylône sur la voie a totalement bloqué la circulation en direction du Sud.Ailleurs, des camions étaient coincés sur la chaussée.Plus au Sud, les Marseillais, privés de transports en commun par la grève des agents de la RTM, ont eu la surprise de se réveiller hier sous la neige, ce qui a compliqué encore les conditions de circulation.La neige ne semblait devoir tenir que dans certains quartiers excentrés.Én revanche, les communes limitrophes et la région d’Aix-en-Provence ont connu des difficultés.La circulation ferroviaire est également perturbée dans le sud-est, la neige ayant provoqué des courts-circuits sur des isolateurs de caténaires.Selon les prévisions, une accalmie des chutes de neige était attendue en fin de journée.Espagne et Italie En Espagne, les intempéries ont frappé surtout la moitié nord, provoquant quelques perturbations sur les routes.Mais il neigeait aussi abondamment à Alméria (Andalousie, sud), fait extrêmement rare.Quelques flocons sont tombés sur les Baléares qui enregistrent leur mois de novembre le plus froid depuis 30 ans, et l’aéroport de Barcelone (nord-est) a fermé deux heures hier pour cause de neige.Le centre et le nord de l’Italie ont aussi connu des difficultés de circulation dues à la neige, tombée sur les Apennins et la Lombardie.La situation était particulièrement difficile pour les quelque 2000 rescapés du tremblement de terre de 1997 qui vivent dans des préfabriqués dans la région des Marches.En montagne, les températures sont descendues jusqu’à moins 20 degrés.i oHüxit HU ilÜit's I uc gp* a* Louis HÉMOIM Édition préparée, présentée et annotée par Aurélien BOIVIIM Récits sportifs COLLOQUES ET CONFERENCES CONGRÉGATIONS RELIGIEUSES FRANÇAISES ET LAÏCISME AU QUÉBEC AU DÉBUT DU XX1 SIÈCLE Outremont Le 22 novembre Stéphane Stapinsky: (514) 279-2846, poste 1 Guy Laperrière nous rappelle qu’entre 1900 et 1914, plus de 2000 religieuses et religieux français, appartenant à une cinquantaine de congrégations, tant d’hommes que de femmes, arrivent au Québec.Quelles furent les conséquences de l’arrivée de ces religieux au Québec?Celle-ci eut-elle une influence sur les idéologies en cours?La laïcisation ou l’émancipation du Québec du «joug clérical» en a-t-elle été retardée d’autant?Il faut réserver sa place.AUTOUR D’UNE COLLECTION DE DISQUES DE JAZZ: HOMMAGE À MICHEL DÉCARIE Phonothèque québécoise Le 23 novembre Christian Lewis: (514) 282-0703 Dans le cadre des Causeries de la Phonothèque québécoise, une table ronde où quelques collectionneurs viendront parler de leur passion en l’illustrant par quatre ou cinq extraits musicaux de leur choix tout en rendant hommage à Michel Décarie.La causerie se fera sur un ton informel, digne d’une improvisation de jazz! Entrée libre, mais il faut réserver.LA PUBLICITÉ: PENSER OU DÉPENSER?Centre Saint-Zotique Le 23 novembre Philippe Dorais: (514) 932-5577 Lorraine Mathews, des HEC, traitera des stratégies publicitaires destinées à séduire le consommateur, du comportement de celui-ci envers la publicité et des moyens de se rebeller contre elle.DÉCOUVRIR JOSEPH WRIGHT OF DERBY Auditorium Saint-Albert-le-Grand Le 25 novembre ACTXR- (514) 332-4126 Peintre au clair obscur comme les très connus La Tour, Rembrandt ou le Caravage, Joseph Wright of Derby est pratiquement effacé de l’histoire actuelle.Changements de goût, changements de mode, l’en ont écarté.Pourtant, ce peintre anglais du XVlir siècle était tout à fait novateur en proposant de traiter de scènes scientifiques.Michel Grenier espère le réhabiliter ici.JEAN GIRARD ET LE MYSTÈRE DU LIVRE D’ORGUE DE MONTRÉAL Outremont Le 25 novembre Stéphane Stapinsky: (514) 279-2846, poste 1 Causerie acpompagnée d’extraits musicaux par Élisabeth Gallat-Morin.Personnage méconnu, Jean Girard est pourtant celui par qui l’instruction et la beauté sont entrés dans la vie de nombreux «montréalistes» du XVIII siècle, contribuant à la qualité de la vie de la petite communauté fixée sur les bords du Saint-Laurent.On demande de réserver.TRANSMISSION DE LA FOI : MISSION POSSIBLE?Église Notre-Dame-de-Grâce Montréal Le 25 novembre Roland Bergeron: (514) 389-2127 Dans la suite du rapport Proulx, sur l’enseignement de la religion à l’école, le Réseau Culture et Foi organise des ateliers sous ce thème.LES AUTRES CATHOLIQUES : LES IRLANDAIS, LES ITALIENS ET L’IMAGINAIRE QUÉBÉCOIS Université Concordia Le 26 novembre Ronald Rudin : (514) 848-2435 ou http://www.irep.umontreal.ca/fran-cais/fbrum/26nov99/intro.html Depuis la Conquête, le Québec a reçu des vagues d’immigrants d’origines variées.Toutefois, deux mouvements se distinguent parce qu’ils ont amené au Québec des immigrants catholiques non francophones.La catholicité de ces groupes leur a conféré un statut particulier dans l’imaginaire québécois.Ce colloque cherche à explorer cette question.SUR LE CHEMIN DES PATRIOTES Restaurant La Fonderie Montréal Le 27 novembre SSJBM: (514) 8483851 La section Ludger-Duvernay de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal présente Gilles Rhéaume qui nous fera vivre les différentes étapès qui nous ont conduits à revendiquer l’indépendance du Québec depuis la révolution des Patriotes de 1834 à Saint-Denis.APPRENDRE À DIRE LES VRAIES CHOSES Régie régionale Montréal-Centre Le 30 novembre Renseignements: (514) 2764545 ou http://pages.infinit.net/rhq Plusieurs hommes ont de la difficulté à dire les vraies choses.Ils ont peur des réactions des autres.Ils décident souvent d’acheter la pane en se taisant.Souvent, ils banalisent l’importance de ce qu’ils ont à dire en rapport avec leur bien-être, leurs insatisfactions et leurs frustrations.Le Réseau Hommes Québec invite tous les hommes intéressés à échanger sur sa réalité d’hommes.C’est gratuit.Isabelle Quentin iquentin@sim.qc.ca Quatre morts,dans un massacre aux Etats-Unis AGENCE FRANCE-PRESSE Indianapolis — Un homme, furieux d’avoir été chassé d’une fête, a tué trois personnes et en a blessé deux autres hier dans un appartement d’une ville de l’Indiana, avant de se suicider, a annoncé la police.L’auteur du massacre avait été expulsé d’un bar à Angola, à 250 km au nord-est d’Indianapolis, lorsqu’il s’est rendu dans un immeuble où se déroulait une fête, a indiqué un porte-parole de la police.Ramené au bar par les participants à la fête, l’homme a menacé de revenir avec une arme à feu et de tuer tout le monde.De retour à 2h locales, il a forcé la porte de l’appartement à coups de pied et a commencé à tirer, tuant sur le coup deux hommes et blessant deux femmes, dont l’une est décédée à l’hôpital.L’autre est hospitalisée dans un état grave.Le shérif adjoint de la ville a été blessé de trois balles mais sa vie n’est pas en danger.MONTREAL - QUEBEC ALLER-RETOUR, 13 FOIS PAR JOUR : VOUS POUVEZ DORMIR SUR VOS DEUX OREILLES.Pourquoi?Parce que vous avez le choix.Treize vols par jour.C'est 30% de plus que tout autre transporteur aérien.Parti tôt de Montréal, arrivé tôt à Québec.Une journée d'affaires complète.Un choix inégalé d'envolées.Air Nova/Air Alliance.On se comprend.airNova airAHiance 6 h 45 8 h 10 h 12 h 14 h 15 h 15 h 45 17 h 18 h 18 h 30 21 h 21 h 45 22 h 30 TOUS SANS ESCALE 1.E I) E V DIR, L E I, U N I) I 2 2 X » V E M It It E I it it it A 5 LE DEVOIR LE MONDE Sommet à Florence des dirigeants «progressistes» d’Amérique et d’Europe La mondialisation doit aussi être «sociale» Lionel Jospin met en garde contre un «capitalisme chimiquement pur» Réunis en sommet à Florence, les leaders occidentaux sociaux-démocrates ont affirmé hier leur attachement à «plus de justice sociale» dans une société dominée par la mondialisation mais qui ne doit pas pour autant tuer l’identité de chaque nation.Florence (Reuters) — Les dirigeants «progressistes» d’Amérique et d’Europe réunis hier à Florence ont plaidé pour un accompagnement social de la mondialisation, en faisant le vœu de mêler le combat pour une efficacité économique et celui pour l’égalité des chances.Le premier ministre français, Lionel Jospin, a souligné que ce sommet, organisé par le président du Conseil italien Massimo d’Alema, était «un sommet des modernisateurs et non des modernisés».«Cela prouve, a-t-il dit, que nous pouvons encore être des acteurs et participer de la transformation» du monde.Lionel Jospin, qui s’était démarqué du manifeste «néo-libéral» de Tony Blair et Gerhard Schrôder en juin, a affirmé son intention d’«insérer la France dans le courant universel de la modernité», sans que son pays «perde son identité» car «les Français ont besoin de penser que leur pays sert à quelque chose».Évoquant la «nouvelle économie» qui se met en place de façon mondialisée, Lionel Jospin a exprimé sa crainte d’un «capi-talisnie chimiquement pur» qui poserait «le problème du pouvoir politique».«La nouvelle économie nous impose de nouvelles responsabilités», a-t-il dit.L’hôte de ce sommet informel, Massimo d’Alema, qui a souligné que «la France représente un exemple qui nous donne du courage», a plaidé pour sa part pour «un réformisme courageux, radical, souple et pragmatique».Bill Clinton, adossé aux bons résultats de l’économie américaine, a tendu la main au «modèle social européen» en se félicitant de voir réunis à Florence les leaders de la «gauche libérale».11 a évoqué le delta du Mississipi, les réserves indiennes, où le taux de chômage est trois à douze fois plus élevé que le taux national.Il a demandé que «les capitaux arrivent aux gens laissés à la trahie».«Le réformisme nécessite de nouvelles politiques, dans le domaine de l'éducation, de la formation des plus démunis qui doivent pouvoir profiter pleinement des nouvelles technologies, grâce à Internet», a-t-il conclu avant de s’envoler pour Sofia, la capitale bulgare.Tony Blair a été dans le même sens en soulignant que «les questions économiques et sociales sont intimement liées entre elles.La révolution mondiale technologique va continuer et offre des chances énormes».Lui aussi a évoqué le fossé entre la City de Londres et des quartiers situés à deux kilomètres, où l’on compte 35 à 40 % de chômeurs.Gerhard Schroder a souligné de son côté que les valeurs de la démocratie sociale ne sont pas «dépassées» même si elles doivent «se réaliser dans des conditions differentes».Le président brésilien Fernando Henrique Cardoso a apporté une note plus pessimiste en rappelant les difficultés accrues des pays en voie de développement dans un monde qui se globalise.«Chaque jour nous faisons un “Choix de Sophie", entre les taux ou l'inflation, entre la santé de la population ou l’économie», a-t-il dit.Guerre en Tchétchénie Mairie de Londres VLADIMIR SUVOROV ET YVES HERMAN REUTERS Pendant que ce bébé tchétchène rampe sur un tapis de prière dans le village de Nasyr Kort en Ingouchie — où ses parents ont trouvé refuge avec une cinquantaine d’autres familles — à Bruxelles des musulmanes sont descendues dans la rue, hier, pour manifester contre l’offensive russe en Tchéchénie, Les Russes sur le point de gagner Soljénitsyne soutient l'offensive Moscou (Reuters) — Les forces russes progressaient hier vers la ville d’Ourous-Martan, dernier bastion de la rébellion tchétchène avant Grozny, désormais menacée d’étranglement.«Les forces russes poursuivent leur progression à Achkhoï-Martan et dans les districts d’Ourous-Martan avec pour objectif l’étranglement de Grozny», a précisé le service de presse de l’armée fédérale à Moscou.L’armée russe s’est emparée la semaine dernière d’Achkhoï-Mar-tan, dans l’ouest de la république.Des troupes ont depuis pris position à la périphérie d’Ourous-Martan, à 15 km de Grozny.L’aviation fédérale a effectué 82 sorties ces dernières 24 heures contre des poches de résistance rebelles dans le Centre et le Sud, selon le centre de presse.L’objectif de Moscou est d’isoler les rebelles dans les massifs du Sud.Depuis le début de leur offensive, il y a deux mois, les troupes russes pilonnent systématiquement les bastions rebelles, au prix de victimes dans la population civile, pour abattre la résistance.Abandonnée la tactique de l’attaque frontale — qui avait coûté la vie à des milliers de recrues russes durant la première guerre de Tchétchénie (1994-96) — , l’état-major russe veut écraser les «terroristes» sous les bombes et les obus.Un moyen de pression et de démo- ralisation impitoyable qui a permis à l’armée fédérale de prendre villes et villages sans coup férir.Par ailleurs, le Prix Nobel de littérature et ancien dissident Alexandre Soljénitsyne a apporté hier son soutien à l’offensive militaire russe contre la Tchétchénie, estimant que Moscou devait se défendre après de nombreuses années de défaites.«Nous devons enrayer notre recul quelque part, nous reculons depuis 15 ans», a-t-il dit dans une interview à la chaîne russe NTV.«Nous avons capitulé partout.Nous avons capitulé en 1996 [en Tchétchénie], Notre pays ne peut pas renoncer au droit de se défendre et se défendre signifie achever l’offensive, de quelque façon.» La Chine une capsule inhabitée dans l’espace Longue Marche dans le ciel ALEXANDRA SCHWARTZBROD LIBÉRATION événement s’est produit avec cinquante et un jours de retard sur le calendrier idéal, mais au moins il est réussi.Les autorités chinoises ont finalement envoyé samedi dans l’espace la capsule inhabitée qu’elles auraient rêvé de pouvoir lancer le l'r octobre, jour du cinquantenaire de la République populaire de Chine, et l’ont récupérée sans heurts hier, après vingt et une heures de suspens.Effectué du pas de tir de Jiu-quan, dans le nord-ouest du pays, par une nouvelle version de la fusée Longue Marche (la LM-2F), ce lancement devrait être suivi par plusieurs autres avant que Pékin n’envoie un engin habité, a indiqué l’agence Chine nouvelle.Cette opération, que les Chinois préparaient d’arrache-pied depuis plusieurs mois et dans le plus grand secret, est extrêmement symbolique.A l’heure où la Chine s’ouvre au monde, affichant sa volonté de modernité et de puissance, il était impératif pour elle de franchir le siècle en montrant qu’elle pouvait faire aussi bien, dans ce domaine éminemment stratégique, que l’ex-URSS et les États-Unis.Tant pis si ces deux-là ont déjà quarante ans d’avance sur elle, tant pis si l’état de la technologie cliinoise ne permet pas encore d’envoyer un homme dans l’espace, l’essentiel pour la Chine est de montrer qu’elle est capable d’y parvenir, et ainsi de faire bien mieux que l’Europe.Une semaine après la conclusion d’un accord qui lui permet de rentrer dans le grand club des commerçants de la planète (l’OMC), la Chine pénètre ainsi le tout petit club des puissances mondiales capables de lancer une capsule habitable dans l’espace.Entamée avec le renforcement militaire du pays, l’aventure spatiale chinoise a commencé il y a presque trente ans, le 24 avril 1970, quand, d’un site proche du désert de Gobi, la Longue Marche 1 mit en orbite le premier satellite chinois, le Dongfanghong, ou Orient rouge, en référence à Mao.En 1995, la Chine détenait 9 % du marché mondial du lancement de satellites.C’est alors que trois accidents très rapprochés de Longue Marche se sont produits, entraînant la perte de trois satellites de télécommunication d’origine américaine.Depuis, les ingénieurs aéronautiques chinois travaillaient dur pour effacer ce souvenir et rétablir, voire améliorer la part de marché du pays dans ce domaine très lucratif.Le tir de ce week-end fait précisément partie de cette entreprise de reconquête de la confiance internationale.La LM 2F, dont les systèmes de propulsion avaient été testés avec succès ces derniers mois, serait capable de placer plus de 10 tonnes en orbite, contre cinq tonnes pour la Longue Marche 3B, la plus grosse fusée chinoise connue jusqu’à la semaine dernière.La capsule habitable, quant-à elle, serait fabriquée selon les modèles russes de type Soyouz.Elle a été aperçue fugitivement il y a quelques mois sur Internet.Même s’ils devront attendre encore quelques mois, voire quelques années, des cosmonautes chinois sont prêts à partir dans l’espace.Une petite dizaine d’entre eux attendent l’arme au pied, deux ont même été spécialement préparés à la cité des Étoiles, près de Moscou.Depuis 1996, la Russie et la Chine sont en effet liés par un accord de coopération pour l’entraînement de cosmonautes chinois.En septembre à Pékin, les experts occidentaux s’attendaient tous au lancement rapide d’une capsule habitable dans l’espace.Aucun n’aurait parié sur l’envoi d’un chinois dans le cosmos.«La Chine a encore du travail à faire sur la maîtrise des modèles de vie animaux ou humains dans l’espace et sur la phase d’entrée dans l’atmosphère», estimait l’un d’eux.La Chine détient moins de 10 % du marché mondial du lancement de satellites Devine qui vient dîner?Les conservateurs britanniques empêtrés dans un nouveau scandale de mœurs Londres (AFP) — Les conservateurs affrontaient hier une nouvelle tempête interne après le spectaculaire retrait de la course à la mairie de Londres de leur candidat, l’écrivain Lord Jeffrey Archer, qui a avoué avoir demandé il y a 12 ans à un ami de mentir à la justice pour lui fournir un alibi.L’ami en question, Ted Francis, n’a finalement jamais été appelé à témoigner et n’a donc jamais commis le parjure demandé par Lord Archer, mais il a choisi de «vendre» le scandale hier dans le quotidien populaire The News of The World.Averti, Lord Archer a abandonné dès samedi la course à la mairie.11 a reconnu avoir demandé en 1987 à Ted Francis de lui fournir un alibi, lors d’un procès en diffamation qu’il avait intenté contre le quotidien populaire Daily Star, lequel l’avait accusé d’avoir eu des relations avec une prostituée.Lord Archer, ancien député et ancien vice-président du parti conservateur, avait gagné le procès et obtenu 500 000 livres de dommages et intérêts (un peu plus d’un million de dollars).M.Francis devait assurer avoir dîné avec Lord Archer, marié depuis 32 ans, dans un restaurant à une date donnée, alors que ce dernier dînait en fait en compagnie, non pas d’une prostituée, mais d’une «amie très proche», son assistante de l’époque.Scotland Yard a annoncé hier que la police enquêtait sur la possibilité de poursuivre en justice Lord Archer, à la suite du dépôt d’une plainte du Daily Star.En cas de poursuites, Lord Ar- cher risquerait jusqu’à deux ans de prison.Le retrait de Jeffrey Archer, 59 ans, a fait l’effet d’une bombe au sein du parti conservateur, mettant directement en cause le leadership de William Hague, qui avait appuyé fortement sa candidature.Plusieurs voix au sein du parti tory se sont élevées pour critiquer l’inconséquence de William Hague, accusé d’avoir dédaigné plusieurs avertissements sur le danger de présenter la candidature de Jeffrey Archer, qualifié de véritable bombe à retardement.Le dirigeant conservateur avait été jusqu’à présenter Lord Archer lors du congrès annuel du parti en octobre comme «un candidat de probité et d’intégrité».Les scandales et polémiques ont pourtant jalonné la carrière du flamboyant écrivain mulü-millionnaire.Il a notamment été soupçonné de mentir sur ses études à l’université de Californie et au sein de la célèbre académie militaire de Sandhurst, et d’avoir commis un délit d’initiés.Le comité de sélection du parti a convoqué une réunion de crise dimanche soir, pour décider de la procédure pour désigner un nouveau candidat.Le parti pourrait choisir soit de présenter Steven Norris, qui était arrivé second dans le processus de sélection, très loin derrière Lord Archer, ou de recommencer toute la procédure.Les travaillistes buvaient du petit lait hier, heureux de voir l’attention des médias se détourner de leurs propres batailles internes pour la mairie de Londres.Bogota extrade un «narco» Bogota (AP, AFP) — Pour la première fois depuis près de dix ;uis, la Colombie a extradé hier vers la Floride un de ses ressortissants qui doit comparaître aux États-Unis pour trafic d'héroïne, ont annoncé les autorités.Jaune Orlando Lara, 30 ans, a été livré menottes aux poignets et sous bonne garde, dix jours après l’explosion à Bogota d’une bombe qui avait tué huit passants, un acte largement interprété comme un avertissement de la pègre contre les extraditions.Le président Andres Pastrana avait néanmoins signé les papiers nécessaires quelques heures après.La Colombie avait renoncé aux extraditions en 1991 à la suite d’une vague d’attentats, puis en avait rétabli le principe en 1997.Jaime Orlando Lara a été inculpé par un tribunal de New York en octobre 1998.Il est accusé d’avoir dirigé un réseau qui faisait passer aux États-Unis de lliéroine, des paquets pouvant peser jusqu’à 15kg et dissimulés sur des vols commerciaux.La drogue était distribuée à New York, Houston et Miami.La Colombie exporte 80 % de la cocaine mondiale et est un fournisseur d’héroine de plus en plus important pour le marché américain.L’accusé avait été capturé sur mandat américain en décembre dernier, à Bogota.En tout, 42 trafiquants de drogue présumés, dont au moins une trentaine arrêtés dans un coup de filet organisé le 13 octpbre, devraient être extradés vers les États-Unis.Jaime Orlando Lara Nausa était un homme secret, en marge des grands cartels de la drogue, et pour cette raison peu connu du grand public.Après le démantèlement en 1993 et 1995 des cartels de Medellin et Cali, Lara Nausa avait réussi à devenir «la pièce majeure» du trafic d’héroïne en Colombie, «avec pour base Bogota», a indiqué hier un porte-parole de la police nationale à l’AFP Détenu à la prison de la capitale depuis décembre dernier, il est le premier «narco» extradé depuis 1991.Lara Nausa ne faisait pas partie des trente membres du «cartel du millénaire» arrêtés le 13 octobre, spécialisés dans l’exportation de cocaine aux Etats-Unis, et également, sous le coup d’une extradition aux États-Unis.Parmi eux figure Fabio Ochoa Vasquez, ancien lieutenant de Pablo Escobar, le chef du cartel de Medellin tué par la police en 1993.Mireille CUSSON Alvssum et Lobélla Guérin/ Jeunesse.64 pages-6,50$ Les Éditions GUÉRIN En vente dans toutes les llDrairies (514)842-3481 EN BREF Toujours l’impasse Jérusalem (Reuters) — Israéliens et Palestiniens ne sont pas parvenus liier à mettre fin à l’impasse qui retarde le nouveau retrait israélien de Cisjordanie.En vertu de l’accord intérimaire signé en septembre, Israël aurait dû, lundi dernier déjà, restituer aux Palestiniens 5 % de la superficie de la Cisjordanie, mais les Palestiniens disent vouloir obtenir le contrôle de zones densément peuplées proches de Jérusalem, ce qui n’est pas du goût d’Israël.Saëb Erekat, chef de l’équipe de négociateurs palestiniens, a déclaré après une rencontre de quatre heures avec son homologue israélien Oded Eran qu’il espérait que les autorités israéliennes modifieraient les cartes de retrait qu’elles ont présentées la semaine dernière.«À propos des cinq pourcent, les divergences persistent», a déclaré Saëb Erekat à la presse.Amman expulse Amman (AFP) — La Jordanie a expulsé hier quatre dirigeants du mouvement intégriste palestinien Hamas vers le Qatar, une mesure condamnée par la direction de l’organisation à Gaza.Parallèlement à cette expulsion, Amman a libéré 20 membres du Hamas emprisonnés depuis août qu’elle n’envisage pas d’expulser, selon une source judiciaire.«A la suite de consultations entre le roi Abdallah II et l’émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa AI-Thani, quelques détenus [du Hamas] ont quitté ce soir Amman à bord d’un avion vers le Qatar», selon un communiqué gouvernemental cité par la télévision d'État.Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, le porte-parole du mouvement Ibrahim Ghosheh, et deux membres du bureau politique, Izzat aL Rouchouk et Sami Khater, sont arrivés à Doha à bord d’iui avion privé qatario-te, a constaté l’AFP Deux Serbes tués Belgrade (AFP) — Deux policiers serbes ont été tués et six autres grièvement blessés hier par une mine posée par des «terroristes albanais de l'UCK» près de la limite du Kosovo, en territoire contrôlé par Belgrade, a annoncé la police citée par l’agence officielle Tan-jug.Un véhicule de la police a sauté hier sur une mine anti-char posée par des «terroristes albanais» sur une route qui relie Prepolac, localité située sur la limite administrative entre le Kosovo et le reste de la Serbie, à la ville de Kur-sumlija, plus au nord, a indiqué la police de Kursumlija dans un communiqué diffusé parTanjug.Dans la nuit, les «terroristes albanais» avaient mené une attaque contre une patrouille de la police du côté serbe de la limite administrative, a affirmé la police.Bambino Blair Florence (Reuters) — Désolé, mais le baby n’est pas un bambino: au risque de froisser les susceptibilités italiennes, Tony Blair a fait savoir ce week-end que le bébé de Chérie n’avait pas été conçu en Toscane.«H [Blair] regrette de décevoir les Italiens, qui se réjouissaient à la venue d'un bébé toscan, mais ce n'est pas le cas», a déclaré un porte-parole du premier ministre britannique.Le cabinet du premier ministre a annoncé officiellement jeudi que l’épouse de Tony Blair, Cherie, 45 ans, était enceinte de deux mois et demi.Prompts à l’extrapolation, médias britanniques et italiens ont avancé que «Baby Blair» avait été conçu lors des vacances du couple en Toscane, l’été dernier.Le porte-parole n’a pas voulu préciser le lieu véritable de la conception.2000 LE GU L’INTERNAI Y / Les Éditions LOGIQUES inc.En vente partout Distribution exclusive: Québec-Livres LÙGIQVZL*, La bible d’InternetP vous ouvre toute/ grande la porte du 3e millénaire! Le guide de l’internaute Édition 2000 Danny J.Sohier ISBN 2-89381-671-1 -584 p.- illustré 28,95 $ I, E I) E V (l I li .L E L II N I) I 2 2 N 0 V E M It B E 1 « » i) A 6 EDITORIAL La deuxième vie du Canada français Les francophones du Canada ont intérêt à être solidaires, qu’ils vivent au Québec ou ailleurs.Le Canada français tel qu’on l’a déjà connu n’existera plus jamais.Mais une nouvelle alliance conciliant le nationalisme québécois avec l’identité canadienne-française pourrait-elle émerger et ainsi donner lieu à une des plus belles innovations politiques du prochain siècle ?ans nos pages, lundi dernier, un professeur de la Faculté Saint-Jean en Alberta, M.Claude Couture, appelait les Québécois à ne pas jeter trop vite au panier l’identité canadienne-française.Le Canadien français existe toujours, dit-il, à l’encontre des prétentions du Bloc québécois, et de bien d’autres, qui proclament plutôt sa disparition.Selon M.Couture, l’identité canadienne française pourrait être plus moderne et porteuse d’innovations sociales et politiques qu’on le croit Sans doute a-t-il raison.Les francophones québécois, appartenant à une minorité linguistique en Amérique du Nord, ont intérêt à faire partie d’un réseau plus vaste qui s’étend d’une mer à l’autre.Le défi consiste à concilier cette appartenance avec le nationalisme québécois, avec l’existence d’une nation québécoise qui s’affirme chaque jour davantage dans ses dimensions civique et pluraliste.Dans un remarquable ouvrage sur les Francophonies minoritaires au Canada publié cet été aux Editions d’Acadie sous la direction du professeur de l’Université d’Ottawa Joseph-Yvon Thériault, les auteurs nous montrent qu’au tournant des années 1960, le Canada français s’écroule sous la pression d’un double processus.D’une part, l’émergence au Québec, d’un nationalisme autonomiste et politique qui se substitue à la référence canadienne-française et laisse les francophones du reste du Canada orphelins d’une nation dont le Québec était le foyer historique.D’autre part, le développement de l’État-providence qui conduit au remplacement des institutions religieuses du Canada français par des institutions étatiques ou laïques principalement provinciales puisque les services publics les plus importants, en santé et en éducation, relèvent des provinces.Les communautés francophones en viendront à développer de nouvelles identités liées à leur allégeances provinciales dont témoignent les appellations régionales de Fransaskois, de Franco-Ontariens ou d’Aca-diens du Nouveau-Brunswick.Mais les francophonies minoritaires du Canada maintiennent malgré tout une «ambition nationale» qui s’appuie entre autre sur la dualité linguistique canadienne.Mardi dernier, le sénateur Jean-Maurice Simard, d’Edmunston, a publié un rapport sur le développement et l’épanouissement des communautés francophones et acadiennes du Canada qui remet à l’ordre du jour ce concept de dualité canadienne en opposition à celui de bilinguisme officiel.Le bilinguisme officiel, explique-t-il, a souvent servi de prétexte à l’encontre des aspirations des francophones par exemple pour s’opposer à la création d’écoles françaises homogènes.La dualité linguistique bien comprise soutient au contraire la création d’institutions propres aux minorités francophones grâce auxquelles elles pourraient même exercer certaines responsabilités gouvernementales qui pourraient leur être déléguées ou encore veiller à l’intégration d’immigrants pour favoriser leur redressement démographique.Selon lui, il s’agit de mettre en place au Canada des politiques qui, au-delà de la Charte des droits et libertés et de la Loi sur les langues officielles, vont «assurer aux Francophones et Acadiens l’égalité réelle des chances».«Dans la mesure où l’égalité des chances leur était assurée, ces Canadiens français seraient de moins en moins nombreux à renier leur identité propre pour se confondre dans la majorité.L’assimilation cesserait d’être le fléau qu’elle est aujourd’hui», écrit-il avec optimisme.Or ces propositions s’appuient sur la dualité linguistique canadienne que bien des nationalistes québécois, des souverainistes en particulier, ont tendam i ;.vouloir renier depuis quelque temps pour mieux appuyer leur projet politique.Les deux ne sont pourtant pas incompatibles.Certes, il faut faire preuve d’un peu d’imagination pour concilier le nationalisme québécois qui n’est pas à la veille de disparaître, voire même le projet de souveraineté, avec le maintien d’une identité canadienne-française qui assurerait, grâce à des partenariats inédits, la présence du fait français au nord de l’Amérique du Nord ?Voilà un des beaux défis du prochain siècle.m veil ne@lede voir.ca Michel Venue ?La lecture a lecture est un plaisir qui s’apprend dès le jeune âge.Et elle ne saurait être considérée comme un plaisir innocent puisque sa maîtrise constitue une des clés du succès scolaire.Les enfants qui apprivoisent la lecture tôt dans leur vie n’abandon-J nent pas l’école.En ce sens, l’attrait qu’exerce le Salon du I livre de Montréal sur les jeunes est une excellente nouvelle et il faut saluer les efforts considérables déployés par les organisateurs pour attirer les jeunes dans leurs filets.Voiià pour les fleurs.Maintenant le pot.Un seul événement annuel ne saurait camoufler des lacunes graves auxquelles il faut remédier.C’est une chose que de se promener dans un salon; c’en est une tout,autre que d’être accompagné de livres toute l’année.À ce sujet, l’état pitoyable des bibliothèques scolaires et municipales est une honte pour une société moderne et riche comme la nôtre.Le gouvernement, on le sait, est sur le point de construire une Grande bibliothèque du Québec dont l’ouverture est prévue pour 2003.Mais avant de se rendre à la future grande bibliothèque, le petit citoyen fréquentera la bibliothèque de son école puis celle de son quartier.Voir Pu u le grand ne doit pas nous empêcher de voir petit! Québec des Rivières a consenti des investissements depuis deux ans dans le ?réseau des bibliothèques.Il lui faut poursuivre et intensifier ces efforts.Trop de bibliothèques québécoises restent sous-équipées au point d’être anémiques.Le quart seulement des Montréalais fréquentent les bibliothèques, comparativement à 69 % des citoyens à Toronto et 73 % à Vancouver.Les prêts n’atteignent même pas cinq livres par habitant à Montréal, comparativement à 13 à Toronto et à près de 15 à Vancouver.La comparaison est douloureuse et met cruellement en lumière le retard historique des Québécois — surtout francophones — en cette matière.Des efforts particuliers doivent aussi être faits auprès des familles dont les parents sont analphabètes, car c’est à la maison que tout commence, comme chacun sait.À cet égard, beaucoup reste à faire.Il faut entre autres profiter de l’établissement des pré-maternelles pour les enfants de quatre ans dans les milieux défavorisés et des maternelles à plein temps a la grandeur de la province pour mettre au point des programmes qui permettent de développer tôt ia conscience de l’écrit Ainsi, même s’ils ne s’enfargent pas dans les livres à la maison, ils seront prêts, comme les autres, à apprendre à lire en première année.A ce sujet, il y a encore un travail considérable à accomplir si l’on veut que l’ouverture de classe pour les enfants de quatre ans porte ses fruits.Le ministère de l’Education doit refaire ses devoirs à cet égard avant que la réforme des programmes attendue pour l’an prochain ne soit figée dans le béton.l'aule des Rivières LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE I-ABERGF.Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE IJVMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBE SAioH Pu LÎvr€ VI Dîon./« 'A a\on .\ GRAHP AMi N JoSCPH Facau, SANS Qui, J* Nt StRAiS ?AS PÉVtNU üN Sî .éCRiVAiN » < UPARlhl / / / I WNCHbfl hr itA*ce p£ PÉPiCACff ^Wofrt' .I i Manifeste pour la vie L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est une institution qui fait peur.File vient d’éliminer les trois bases-clés de la protection de l’environnement: 1) la prévention de la pollution par les interdits; 2) la prévision des risques; 3) le droit de savoir par le label d’origine.C’est un recul de 30 ans.Néanmoins, d;tns son abomination est tapie une incalculable opportunité d’éducation du peuple par sa sensibilisation à un grave danger.Soit cju’il y a complot, une connivence du politique et de l’économique mettant en péril la vie même de notre planète Terre.Mais Que faire, comme disait Lénine?La réponse n’est pas simple.Il n’y a pas de solution miracle.L’OMC ne peut pas être réformée, et nous ne pouvons plus faire confiance à nos «représentants» pour corriger la situation.Ensemble, nous devons briser le cycle de la domination du capital.Nous devons, tous, être solidaires dans un combat pour une société nouvelle qui trouve les moyens de mettre en valeur la vie plutôt que le profit.Nous pouvons commencer par sortir de la caverne des médias, en nous éveillant à la nécessité de mettre entre les mains du peuple le pouvoir de décision.Nous devons mettre sur pied des institutions révolutionnaires, partout oil nous les jugeons nécessaires.Des institutions qui encouragent la décentralisation, la distribution non hiérarchique du jxiuvoir et de la coopération.Avoir peur?Non! A Seattle à la fin novembre début décembre, se tient la conférence mondiale sur le commerce du troisième millénaire.Laissons clairement savoir aux dirigeants de l’OMC que nous refusons de revenir en arrière de 30 ans.Pas question de revenir à l'époque de la réglementation basée sur LETTRES -?- l’évaluation des risques au «bout du tuyau».De nous laisser leurrer par leur oligarchie, ce travesti de la démocratie.Mettre en danger la vie de la Terre?Jamais! Notre connivence à nous prendra la forme de solidarité.Nous voulons l’économique au service du politique, dans une vraie démocratie, et non le contraire.Pierre-Paul Roy Laval, 17 novembre 1999 À quand une journée nationale des patriotes Le 11 novembre dernier, nous soulignions avec pertinence l’anniversairq de la fin de la grande guerre mondiale de 14-18.A cette occasion, tous les Canadiens dans une quasi-unanimité soulignèrent les actes héroïques des soldats canadiens qui, au péril de leur vie, ont combattu pour la préservation d’un idéal commun: la liberté et la démocratie.Le 23 novembre 1837 à St-Denis-sur-Richelieu, une poignée de valeureux patriotes canadiens combattirent la tyrannie coloniale britannique afin de donner au Bas-Canada la liberté et la démocratie.Cette bataille fût leur seul gain militaire; une répression terrible s’ensuivit.La révolte fiât écrasée dans le sang et la terreur par l’armée britannique.Une partie des Anglais du Haut-Canada subit la répression car ils partageaient le même idéal que nos patriotes.Le gouvernement canadien doit se souvenir que c’est grâce aux patriotes, s’il est à la tête d’un pays démocratique.Quant à nous Québécois, nous leur devons d’avoir éveillé en nous une conscience de peuple et de nation à libérer.Le gouvernement du Canada doit, en votant une motion, effacer l’étiquette de traître à la nation qui a valu la pendaison aux patriotes des deux Canada et il doit reconnaître l’apjxirt des patriotes dans la création de la démocratie du Canada moderne.Le gouvernement du Québec lui doit reconnaître l’immense apport des patriotes du Bas-Canada à l’émergence du peuple québécois et à ses aspirations nationales en dé: clarant le 23 novembre journée des Patriotes.Jean-François Houle Boucherville, 16 novembre 1999 La fête du mur Qu’avait donc d’extraordinaire le mur dont nous aurions à fêter aujourd’hui la ruine?Je n’ai pas vu celui de Berlin, mais je vous entends dire tous les jours que des centaines de murs tombent sous des bombardements sans que ce soit matière à réjouissances.Ce mur ne devait d’ailleurs pas être si terrible puisque les deux parts de l’humanité qu’il était censé isoler pouvaient encore continuer à se toucher de l’autre côté, soit approximativement vers le détroit de Behring.De plus, et si l’on a abattu un aussi petit obstacle pour reconstruire cette immense muraille qui enserre désonnais toute la Terre, alors nous en serions désormais tous prisonniers et bien naïfs de festoyer.Je crois qu’en réalité, ce mur était un grand miroir où se miraient deux parties d’une même humanité, qu’il était du même matériau que celui de la sorcière du conte et qu’il permettait ainsi aux grands des deux côtés d’alors d’y voir leur image grandie et embellie.S.Ben Iabed Montréal, 9 novembre 1999 L I B R E 0 PINION -?- Culture et passion valent mieux que suicide et chômage M A R I E - P I E R R E G A G N O N - J A C () II E S Monsieur Bouchard, je suis une jeune femme de 24 ans.Je fais partie de cette génération dont on a dit qu’elle était désabusée.En fait je crois que si la tendance montre qu’un grand nombre de personnes appartenant à ma génération est encore plus attaché à ses contraintes qu’à ses forces, ce n’est pas si mauvais signe qu’on pourrait le croire.Alors que la plupart des gens commencent par connaître une jeunesse remplie, frondeuse, stimulante et qu’ils s’accomplissent pour, bien plus tard se rendre compte que l’idéal, les belles illusions sont un moteur à l’action bien plus qu’un véritable objet de désir, les gens de ma génération, invités par nécessité à constater les dégâts, l’existence de possibles qui n'en sont plus désormais, l’effondrement de tant de valeurs, sont contraints plus jeunes d’accepter la réalité.Ils sont obligés de s’arrêter, de réfléchir à l’apparence et à ses faux-semblants.Quelques-uns buteront, s’acharneront, lutteront contre tout encouragement.D’autres, et ils sont nombreux, — bien plus nombreux .que les quelques invités de Stéphan Bureau, auront compris qu’une révolte, qu’une remise en question du monde et que l’instinct de mort sont nécessaires à chaque être humain pour faire du nouveau et se créer en tant qu’individu.Nos tares ne me font plus peur, Monsieur Bouchard.Nous avançons, à petits pas peut-être mais nous avançons.Et, à notre première révolte succède une force peu commune: nous sommes prémunis, comme si on nous avait injecté un vaccin, contre l’amertume.Aragon disait : «La souffrance enfante les songes, comme une ruche a ses abeilles, l’homme crie où son fer le ronge, et sa plaie engendre un soleil, plus beau que les anciens mensonges.» Bientôt viendront nos années folles.Finis les Baudelaire, les cages d’oiseau de Saint-Denys Gar-neau, les Huysmans du vingtième siècle.Non, je ne serai jamais amère de ne pas voir mes rêves se réaliser, même celui de l’indépendance du Québec.Parce que je suis consciente qu’il est pos- sible qu’aucun de mes rêves les plus chers ne se concrétise et que j’ai quand même choisi, en toute connaissance de cause, d’être heureuse et de continuer à rêver.Ma génération, Monsieur Bouchard, est peut-être un peu égoïste, un peu sceptique, boudeuse parfois, peu rebelle dans ses causes, mais elle n’est pas sans aspirations.Pour déjouer sa méfiance, et c’est pour cela que je vous écris, il faut la séduire.Les discours qui veulent rassembler la jeunesse parlent de suicide, de décrochage scolaire, de dettes d’études, d’emplois précaires.On a compris, M.le premier ministre, on le sait, on le sent, on le subit, comme les gens de toutes les générations confondues.Et si je vous écris au nom de ma génération c’est peut-être seulement parce que j’en fais partie et que je ne la renie pas car au fond mes pensées ont été initiées par les vôtres, au sens large bien sûr, et ne sont que le prolongement d’un apprentissage auquel je ne ferai jamais volte-face, ayant trop de respect pour mes modèles et prédécesseurs.Cela dit, si vous nous parliez plutôt d'espoir, de littérature, de théâtre, de science, de philosophie, que sais-je de la vie.Lorsque je vous vois, comme à votre sortie de Notre-Dame de Paris, vibrer, aimer, être passionné, parler de vos lectures, faire des liens, alors seulement je sais que vous êtes séduisant.Parlez-en encore de l’histoire qui vous est chère et qui nous a façonnés depuis Anstote, de notre pays, îe Québec, et de tous ses acteurs, des centaines de livres québécois qui paraissent à chaque saison littéraire, des centaines de spectacles dans divers domaines, humour, chanson, théâtre, danse qui sont donnés chaque année, des conséquences dramatiques de la fermeture temporaire de la Place des arts, du cinéma de chez nous, de notre ouverture d’esprit typique, de nos légendes et de nos contes, des Hubert Aquin et des Ferron qui sont tellement actuels malgré leur mort et le temps qui passe.Parlez-en encore de ce qui vous passionne! Et parlez-nous aussi franchement comme l’a fait la pièce Requiem pour Srebrenica jouée trop peu de soirs à l’Espace go, parlez-nous de la Bosnie ou de la Tchétchénie comme si on était des adultes.Votre rêve d’un pays (et le mien qui est le même) demande un niveau de discussion honnête et non fondé sur la fausse croyance que le peuple est imbécile et qu’il ne peut comprendre.Chacun, même avec peu d’argent en poche, sait calculer, la preuve on survit à vos taxes immondes, qui ne viennent pas uniquement de vous j’en conviens assurément, chacun possède quelques notions d’histoire, on est plus de 50 % à vouloir l’indépendance du Québec (voir l’article de Pierre O’Neill de la semaine dernière paru dans Le Devoir sur les politiques douteuses du fédéral en matière d’immigration lors du dernier référendum), chacun questionne le monde politique à sa façon si vous considérez tous les débats sur le journalisme qui se jouent en ce moment — surabondance d’informations, banalité, formes et contenus sont discutés autant que les attitudes et décisions du gouvernement.Cessez donc ce cirque ridicule, parlez-nous des vraies choses.Nous parler de vos découvertes artistiques, de tout médias qu'ils soient, dans cette perspective de nous charmer sans négliger rigueur et vérité, est la meilleure solution.L'art a cette faculté de convaincre que le Parti québécois a malheureusement égarée en route.Il vous faudrait vous rapprocher de ceux qui amorcent certaines réflexions avec sensibilité et humanisme, ceux qui jonglent avec l’absurde et la dérision.Les créateurs, avec leurs expériences diversifiées et leur imaginaire, malgré le fait qu’ils œuvrent bien loin de votre réalité, s’appliquent dans leur ouvrage à séduire et dans certains cas à provoquer, mais réussissent toujours à éviter cette voie, que trop souvent les politiciens empruntent et qui ne me paraît pas digne de vous, celle qui suscite l’indifférence.Séduisez-nous, M.Bouchard, et si vous n’avez pas le temps, demandez à vos conseillers de s’en occuper.Ils trouveront bien le moyen, si vous leur faites confiance, d’aimer pour vous un peuple qui est loin d’être insignifiant et désabusé.Peut-être suis-je encore en train de rêver en couleurs.Demain je trouverai sûrement un autre rêve pour lequel sourire. I.E I) E V OIR, L E L U N I) I •> •> N 0 V K M B R E I 0 !l !) A IDEES Y a-t-il péril en la demeure?Les jeunes sont un peu plus nombreux à rester chez leurs parents, mais ils sont aussi légion à les quitter et à s’installer en logement Le logement des jeunes québécois ARCHIVAS I.K DEVOIR r r ¦ ¦ Pour la quasi-totalité des jeunes, s’installer en logement signifie devenir locataire.Cela entraîne de nouvelles responsabilités, dont celle — primordiale pour le maintien de cette autonomie nouvellement acquise — de payer les factures, celle du loyer bien sûr, mais aussi celle du chauffage et de l’électricité.0 b s e r u a t o i r b Jeunes et Société MARC MOLGAT Observatoire Jeunes et Société INRS-Culture et société n 1995, une jeune femme de vingt ans nous disait lors d’une entrevue, «Ce qui me fait peur, c’est de me retrouver dans la rue avec mes meubles.je ne sais pas si ça peut m’arriver».Cet aveu troublant trouve reflet dans les tendances actuelles du logement des jeunes au Québec.Nos travaux récents révèlent en effet une fragilisation de la situation du logement des jeunes qui ne vivent plus avec leurs parents.Pour la quasi-totalité des jeunes, s’installer en logement signifie devenir locataire.Cela entraîne de nouvelles responsabilités, dont celle — primordiale pour le maintien de cette autonomie nouvellement acquise — de payer les factures, celle du loyer bien sûr, mais aussi celle du chauffage et de l’électricité.En mesurant le total de ces comptes par rapport au revenu, on obtient ce que les experts nomment le «taux d’effort».Lorsque ce taux dépasse 30 % on considère que l’accessibilité financière au logement peut devenir problématique.Ceci est particulièrement vrai pour les ménages ayant des revenus faibles, situation qu’on retrouve surtout chez les locataires.Chez les jeunes ménages, le «taux d’effort» suit une courbe ascendante depuis le début des années 1980.En 1996,40 % d’entre eux avaient un taux d’effort élevé, comparé à 25 % quinze ans plus tôt.Plus de 85% de ces ménages ont des revenus faibles.Comment expliquer cette tendance?Faut-il débourser des sommes faramineuses pour obtenir un appartement au Québec?Les jeunes manifestent-ils un engouement pour des logements d’un grand confort du point de vue de l’espace ët de la qualité des installations?Ni l’une ni l’autre de ces explications ne résiste à l’analyse de l’évolution du revenu des jeunes et à celle du marché du logement locatif.D’une part, les enquêtes montrent que les revenus des jeunes sont en baisse et que leur rapport au marché du travail continue d’être marqué par la précarité en dépit de la reprise économique de ces dernières années.D’autre part, plus qu’auparavant des appartements de toutes tailles sont dispo- nibles en ce moment et leur coût moyen s’en va même en diminuant depuis le début des années 1990.C’est certainement le cas à Montréal et à Québec où se trouvent les plus grandes concentrations de jeunes ménages locataires.Pour qui a suffisamment de revenus, quelques jours de recherche suffisent pour dénicher un logement dans ces milieux urbains.Cet avantage n’est pas négligeable.Rares sont les grandes villes européennes qui possèdent un tel éventail de choix de logement à des coûts peu élevés.Vivre chez ses parents pour mieux consommer?C’est donc sur le plan du revenu des jeunes que le bât blesse.En fait, pour ceux qui vivent hors du domicile des parents, les risques de «trimer dur» sont beaucoup plus élevés aujourd’hui qu’il y a quinze ans.En 1996, le taux de faible revenu chez les ménages de 15-24 ans atteint 58 % et excède celui de tous les autres groupes d’âge.L’écart entre les milieux urbain et rural est de tailje, soit plus de 35 points de pourcentage.A Montréal et à Québec, plus de sept ménages jeunes sur dix ont des revenus faibles.Les jeunes qui vivent seuls en comptent le plus grand nombre.Suivent les familles biparentales et monoparentales.Ces données ne font pas que décrire la détérioration des conditions de vie des jeunes ménages.Elles permettent aussi de nuancer certains lieux communs concernant la prolongation de la cohabitation avec les parents, notamment celui qui la résume à la facilité d’accès à la société de consommation.Vit-on chez ses parents afin de mieux consommer?Il faut douter de la véracité de cette équation vite faite.Des enquêtes européennes montrent que vivre chez ses parents correspond mal à l’image que se font les jeunes de l’entrée dans la vie adulte et comporte aussi sa part de difficultés, notamment du point de vue de la mobilité qu’exigent souvent les études ou le travail.Mais il vaut peut-être mieux demeurer avec père et mère que de vivre à coup sûr, ou presque, dans la pauvreté et d’accumuler des dettes.Vers une société de locataires?A l’encontre de la génération précédente, les parcours résidentiels sont loin d’être linéaires et ascendants.Aujourd’hui, l’achat d’une maison tend à survenir sur le tard, souvent après la naissance d’un premier ou d’un deuxième enfant.Il n’est guère surprenant d’apprendre que les jeunes ménages comptent moins de propriétaires que chez leurs aînés, les revenus au début de la vie de travail étant généralement inférieurs à ceux des années subséquentes.Cependant, depuis 1981, le taux de ménages propriétaires chez les moins de trente ans ne cesse de diminuer alors qu’il demeure stable chez les 30-64 ans et augmente chez les 65 ans et plus.L’attente de la stabilité d’emploi ainsi que le fardeau croissant des dettes d’études feraient en sorte que les jeunes reportent le moment de l’acquisition d’un chez-soi.Mais ce qui démarque les jeunes de leurs aînés, c’est qu'ils deviennent moins souvent propriétaires d’une maison.L’examen de la cohorte des ménages de 30 à 34 ans montre qu’ils sont plus nombreux que les 25-29 ans à avoir troqué l’appartement pour la maison.Mais aussi, ils sont moins nombreux à avoir fait ce saut en 1996 qu’en 1991 et rien ne laisse présager une amélioration de la situation pour les années à venir.Le Québec risque-t-il de redevenir une société de locataires, comme on se plaisait à le décrire jusque dans les années 1970?Depuis le milieu des années 1980, le monde de la recherche et les médias font tout un vacarme au sujet des jeunes qui prolongent la cohabitation avec leurs parents, parfois jusqu’à la fin de la vingtaine, ou qui reviennent y habiter après un, deux .ou même trois départs.Nombreuses aussi sont les occasions de décrier le sort réservé aux jeunes de la rue.Mais un silence des plus curieux pèse sur la situation de ceux qui ont pris le chemin de l’autonomie résidentielle.Certes, ils sont un peu plus nombreux chez leurs parents, mais ils sont aussi légion à quitter leurs parents et à s’installer en logement.La part de jeunes qui vivent seuls ou en colocation a même augmenté par rapport aux années 1980 parce que la formation du couple et de la famille a été reportée.Que les phénomènes du «nid douillet» ou de l’itinérance des jeunes attirent actuellement plus d’attention que celui de la fragilité de l’installation en logement de manière autonome ne traduit-il pas la domination des préoccupations d’une génération sur celles, non moins importantes, de la génération montante?Ce qui fait peur aux uns ne trouve pas toujours reflet dans la réalité des autres.Obs.jeinies@inrs-culture.uquebec.ca L’Observatoire Jeunes et Société de l’INRS Culture et Société a comme objectif de produire, recueillir et diffuser de la recherche sur les jeunes.Nous ouvrons nos pages à ses collaborateurs chaque lundi.Des leçons à tirer Personne n’est sorti gagnant de la saga d’Air Canada, de Canadien et d’Onex CLIFFORD LINCOLN Député libéral fédéral r—.la suite de la rétractation par Onex le 5 no- vembre dernier de son offre visant la prise de A contrôle d’Air Canada, certaines leçons importantes découlent des 13 semaines chaotiques qui suivirent la suspension des règles de la concurrence le 13 août 1999.On peut dire avec ________objectivité au fil des événements frénétiques de cette période, que personne n’y gagna.Les consommateurs continuent à se poser les mêmes interrogations qu’au départ; le climat parmi les employés d’Air Canada et de Canadien a été polarisé au maximum et leur anxiété demeure quant à l’avenir; l’harmonie syndicale a été bouleversée; le marché boursier a joué au yo-yo continuel; les cours et les avocats ont été mobilisés en urgence; les protagonistes ont dépensé des dizaines de millions en frais d’attaque ou de défense; les média ont été engagés comme dans un état de crise; et enfin, le monde politique sort de là plus confus et plus critiqué qu’avant ladite crise.Leçons à retenir Nous devrions retenir de tout ce tourbillon les leçons suivantes: ¦ une prise de contrôle hostile est, vérité de la Palice, toujours «hostile».Dans un climat inévitablement hostile il est doublement important d’impliquer au départ les règles entières de la concurrence.Elles incitent l’acquéreur potentiel à la prudence et donnent une chance équitable à la partie visée contre son gré.Donc leçon numéro un, ne nous servons jamais de l’article 47 de la loi des Transports sans au moins un débat préalable au parlement.Si urgence il y a vraiment, elle justifierait le rappel des députés même hors session.La décision est bien trop lourde de conséquences pour quelle ne soit précédée d’un débat public, qpi sensibiliserait à l’avance toute la population.¦ Toute offre d’acquisition, que ce soit dans le domaine aérien ou autre, doit respecter les lois actuellement en vi- gueur.Il me semble que c’est là la logique la plus élémentaire, mais il aura valu pas moins de 13 semaines de chaos à maints niveaux pour arriver, via une cour de justice, à cette conclusion évidente.Que de malaises et de bouleversements auraient pu avoir été évités et combien d’argent économisé si un signal officiel avait été donné au départ à Onex que son offre enfreignait la loi d’Air Canada et que la règle de 10 % s’appliquerait dons à son offre?Un jeu ¦ Plaçons toujours les gens avant les gros bonnets et les choses trouveront alors leur juste équilibre.Si on avait mis l’accent et la priorité sur les consommateurs et les employés avant tout plutôt que sur la solution-miracle d’Onex, les pendules seraient restées à l’heure.Car il faut noter un élément central de toute proposition de prise-decontrôle par un ou autre grand manietout du monde des affaires: les gens ordinaires en sont inévitablement la moindre préoccupation.Que ce soit Nelson Skalbania dans le cas des Alouettes, Robert Campeau dans celui de Macy’s, de Michel Gaucher pour ce qui est de Steinberg ou de Gerry Schwartz et Air Canada, il s’agit toujours d’individus qui ont largement réussi dans certains secteurs, qui ont fait du gros argent, qui aiment contrôler et posséder, et qui rêvent de nouveaux défis, souvent d’un nouveau méga-défi.L’enjeu devient un jeu, qu’il faut à tout prix gagner, quels que soient le prix et les conséquences.Et pour quelque raison, le monde des lignes aériennes est un jeu particulièrement sexy et attirant, comme l’ont démontré les prises de contrôle de Panam, de Eastern et de TWA.Toujours des hommes puissants et riches, qui rêvent de leur propre ligne, coûte que coûte.C’est pourquoi la règle du 10 % dans la loi d’Air Canada est si importante.Les magnats achètent, mais ils vendent aussi lorsque les choses vont bien ou mal.Souvent la société en question y trouve sa fin, comme ce fut le cas pour Eastern et Panam.La loi d’Air Canada met celle-ci à l’abri des prédateurs et de ceux qui aiment jouer le jeu grisant de la grosse finance.Ainsi, elle protège le consommateur et l’employé en préservant l’intégrité et l’indépendance d’une société dans un secteur vital.En fait il est typique qu’Air Canada soit stable et viable dans le cadre de sa loi et de la règle de 10 %, tandis que Canadien ait continué de s’affaiblir malgré la levée de la règle de 10 %.Donc leçon numéro trois, la règle de 10 % nous a bien servi, elle doit absolument être maintenue.Faire le point ¦ Il reste Canadien et son grave problème financier.Maintenant que nous avons perdu 90 jours chaotiques pour rien, ne paniquons pas pour autant.American Airlines (AMR) a confirmé encore une fois qu’elle n’est pas prête à accepter le transfert de Canadien en dehors de son orbite, voire la fin de celle-ci.Donc profitons de cette garantie pour faire le point, calmement et objectivement.Y a-t-il place chez nous pour deux lignes aériennes pan-canadiennes, suite à une modernisation et une restructuration de Canadien et une convergence essentielle à l’échelle internationale?L’avenir verra-t-il Canadien comme ligne affiliée à Air Canada, ou comme société renflouée une fois encore par American Airlines, grâce aux centaines de millions que cette dernière avait pressenties dans le dossier Onex?Comment insister sur une convergence requise a l’international?Nous avons perdu trois mois et y avons créé un vrai tourbillon socio-économique.Servons-nous en de leçon pour réfléchir objectivement à l’avenir tout en dépolarisant le dossier.Car le dialogue et les négociations doivent se faire dans un nouveau climat de calme et de respect mutuel.Rappelons-nous surtout que les employés et les consommateurs de Canadien et d’Air Canada ne sont pas des ennemis les uns des autres, mais des citoyens qui méritent que nous les traitions avec sympathie et les placions au premier rang de nos priorités.C’est dans l’équité, le calme et la transparence que ce dossier va se régler le plus harmonieusement et le plus efficacement.C’est à nous tous de nous y assurer, car c’est un dossier et un secteur où nous avons tous une part, et donc un rôle à jouer.Les prix de vertu Gill e s A rch a ni b a n 11 Je suis très heureux de ne pas avoir connu cette période de l’histoire où l’on décernait des prix dits de «vertu».Il s’agissait, à ce qu’on nous rapporte, de récompenses données dans les milieux bien-pensants et à l’aise à de jeunes personnes que n’avaient pas trop tentées les forces du mal.Ou qui s’étaient débrouillées pour qu'on ne l'apprenne pas.Je pense parfois à ces inquiétantes figures du passé lorsqu’on fait état devant moi de plusieurs indignations.C’est fou, ce qu’on exige de vertu des hommes publics par les temps qui courent.Tout se passe comme si ceux qu’on aurait couronnés au siècle dernier pour leur conduite irréprochable étaient devenus, quelques générations plus tard, des censeurs impitoyables.Déçus de ne pas être reconnus à ce qu’ils estiment être leur juste mérite, ils iraient à la recherche de la faute avec une gourmandise effrénée.La ferveur des donneurs de leçons On le constate régulièrement.Lors de l’insignifiante affaire des toilettes silencieuses qu’on a si bêtement reprochée à madame Marois, s’est-on assez ému?Combien d’articles n’a-t-on pas écrits, combien de reportages n’a-t-on pas diffusés à ce propos?On aurait juré que les assises de la démocratie étaient mises en péril. croire que l’on était en présence de dépenses somptuaires effectuées aux frais du contribuable.Alors qu’on pouvait à peine souhaiter qu’à l’avenir de telles décisions soient évitées s’il était prouvé qu’elles étaient vraiment déraisonnables.Comme bien l’on pense, on a ramené pour l’occasion la question des compressions dans les hôpitaux, on a évoqué les budgets consacrés à l’éducation.Avait-on idée de se vautrer dans le luxe alors que la population devait se serrer la ceinture?D’un sujet apte à aiguiser l’esprit caustique d’un caricaturiste, on a tenté de faire un débat.Il fallait montrer du doigt les coupables.Tout comme, en d’autres temps, on élevait sur un socle les jeunes filles que la vie effarouchait' Quelle honte que de procéder à de telles réfections alors que.alors que.On réclamait de la vertu, vous dis-je.Avec la ferveur des donneurs de leçons.La tribune des lecteurs de La Presse accueille volontiers ce genre de réactions.La démesure De même, tire-t-on à boulets rouges sur les 15 signataires d’une pétition demandant aux créateurs québécois de ne pas accepter les prix du Gouverneur général.Je n’ai pas accepté d’apposer mon nom au manifeste pour des raisons dont je n’ai pas à parler ici, mais j’ai été plutôt indigné par l’attitude qu’on a parfois eue à leur endroit.Pour commencer, la démesure.On n’a pas manqué d’aborder la question financière.Comme s’il s’agissait d’un pactole inépuisable.Le mépris en pareil cas n’est jamais loin.Dix mille dollars pour un romancier ou un dramaturge, c’est énorme! Nos écrivains, nos créateurs, on les aime à faibles revenus.Donnerait-on la même somme è un chercheur universitaire, on ne s’en étonnerait pas.Mais un artiste! Quel pont d’or ne lui fait-on pas, à ce poète en haillons dont les minces plaquettes ne se vendent qu’à 200 exemplaires à peine! Pire encore, si le poète a le tort d’être tenu pour indépendantiste (il s’en trouve encore), ses 10 000 $ comptent au moins pour le double aux yeux des analystes à la petite semaine.Si notre barde accepte de serrer la main de madame Clarkson dans l'atmosphère politisée que l’on devine, les vertueux s’empresseront de dire à peu près ceci: «Il est bien heureux, ce Rimbaud des pauvres d’accepter le chèque d’un pays qu’il honnit.» S’il refuse la petite enveloppe alors que madame Clarkson se met à regretter de ne plus faire de télévision, les vertueux avanceront qu’il n’avait pas à gâter la fête, que son refus était malpoli.Ils ajouteront qu’il faut être sonné pour voir quelque geste politique dans cette célébration de la culture.Que voulez-vous, comme dit l’autre, la vertu n’est plus que d’obédience fédérale.Fini le temps où notre désir d’indépendance était une option politique.Nous sommes des mécréants.Fini le temps où notre désir d’indépendance était une option politique.Nous sommes des mécréants.«Dis, mon oncle» Je me souviens d’un reportage à RDI début septembre.Il était question de parcours détourné à l’occasion, me semble-t-il d’une course cycliste.Une employée d’hôpital, que la compétition sportive avait empêchée d’arriver à temps à son travail, avait dit d’un air courroucé: «That’s Québec!» En un mot, tout ce qui ne marche pas, c’est la faute de Québec.Même si le déroutage des autos à Montréal dépend des autorités municipales.Ce commentaire de la passante ne fut pas à son tour commenté.Ne traduisait-il pas admirablement ce que penseraient les vertueux de tout gouvernement qui aurait pour projet de ramener chez nous le plus d’autonomie possible?Actuellement, c’est celui du Parti québécois que l’on ne manque jamais de noircir en toutes circonstances.De toute évidence, il n’est pas vertueux.On ne lui décernerait pas, dans plusieurs quartiers, de prix de vertu.Il est dévergondé, il a couru la gueuse.Certains vertueux en sont tellement convaincus qu’ils oublient que les visées centralisatrices de leurs amis fédéraux sont en train de nous tenir la dragée de plus en plus haute.Quand j’étais enfant, on tordait le bras d’un petit camarade en lui criant: «Dis, mon oncle!» Nous l’ignorions, mais c’était la version française d’une expression anglaise.Monsieur Chrétien a dû pratiquer ce jeu jadis.Pas mal de nos concitoyens ne répugnent pas à répéter tous les «Mon oncle» qu’on veut, sans même qu’on leur torde le bras.Des vertueux, vous dis-je.L’ÉQUIPE DU DEVOIR IA RÉDACTION Journalistes il l’information générale et métropolitaine : Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information).Sylvain Blanchard, Jean Chartier (vie urbaine).Yves d’Avignon (sports); Faule des Rivières (éducation).Jean Dion.Louis-Gilles Francoeur (environnement), Judith Lachapelle, Louise leduc.Kathleen Lévesque (actualités politiques municipales), Caroline Montpetit, Brian Mylcs (justice et faits divers), Isabelle Paré (santé); Odile Tremblay (Horizons); Michel Garneau (caricaturiste) ; Diane Précourt (pages éditoriales, responsable des pages thématiques); Martin Ducloset Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes) ; à l'information culturelle : Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon (théâtre, danse), Paul Cauchon (médias), Marie-Andrée Chouinard (livres et politiques culturelles), Jean-Pierre Legault, Clément Trudel (musique) ; à l'information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l’information), Benoit Munger, François Normand, Serge Truffaut, Claude Turcotte ; à l'information internationale : Jocelyn Coulon (adjoint au directeur de l'information), Guy Taillcfer (éditorialiste), Claude Lévesque; à l'information politique : Pierre O'Neill.Hélène Buzzetti, Manon Corncllier (correspondantes parlementaire à Ottawa).Mario Cloutier et Robert Dutrisac (correspondants parlementaires à Québec); Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction) ; Julie Tremblay, Marie-Claude Petit (commis).La documentation : Gilles Paré (directeur) ; Brigitte Arsenault.Manon Dcrome.Serge I.aplanie (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Gyslaine Côté.Marlène Côté, Anouk Horbutt.Manon Bouchard, Christiane Legault.Jacques A.Nadeau.Claire Paquet, Chantal Rainville, Micheline Ruclland Sébastien Saint-Hilaire (publicitaires); Manon Blanchette-Turcotte.Sylvie Laporte, Micheline Tùrgeon ; Martine Bérubé (secrétaire).IA PRODUCTION Christian Goulet (responsable de la production), Claudine Bédard, Philippe Borne, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers Marie-Josée Hudon, Sébastien Vallée, Christian Vieil.Olivier Zuida.PROMOTION IT TIRAGE Martine Aubin (directrice), Johanne Brien (responsable à la clientele), Hélène Gcrvais, Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Monique L'Heureux, Use Lachapelle, Rachelle Leclerc l'ADMINISTRATION Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction) ; Céline Furoy, Patrick Inkel (contrôleur), Ghislaine Lafleur.Claudette Béliveau (secrétaire administrative), Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.IA FONDATION DU DEVOIR Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). LE DEVOIR.LE LUNDI 2 2 NO V E M B R E 1 9 9 9 A 8 1-* LE DEVOIR ?— ACTUALITES MISÈRE PACTE FISCAL SUITE DE LA PAGE 1 convaincre de la nécessité d’un équilibre entre le répertoire et les avancées audacieuses dans la production ou la création.Histoire de redonner le prestige du risque à son institution et de stimuler le public.Bien sûr, il faut négocier avec le conseil d’administration, trouver des fonds privés ou des deniers de l’Etat, et faire appel à des fondations; James Levine, Richard Bradshaw (des chefs d’orchestre directeurs artistiques et administratifs) le font.On convainc de la nécessité de la nouveauté, dans le répertoire comme dans le production.Tous s’engagent dans un événement jugé «à risque», comme le tandem Bartôk-Schœnberg monté par Robert Lepage à la Canadian Opera Company (COC) de Toronto.Quand le succès et les prix internationaux accompagnent ces entreprises, on poursuit de la sorte avec des Egoyan, Girard.C’est stimulant Et à New York, pour l’an 2000, il y aura une autre création: The Great Gatsby, de l’Américain John Harbison Au Québec, ce type d’entreprise semble plus difficile.Les chefs ne sont que de passage et ne font que leur boulot, sans engagement artistique réel avec l’OdM.Le maître-d’œuvre de la «compagnie» n’est pas musicien et monopolise le théâtre.Ses visées sont celles de son employeur: d’abord produire des spectacles rentables, après on verra.Plutôt que de créer l’événement il se contente d’un réseau d’échanges avec d’autres maisons, respectables certes, mais qui donnent parfois l’impression que l’OdM ne serait qu’une franchise dans un circuit limité.Devant les coûts, énormes, d’une création, d’une manière plus radicale de concevoir l’opéra, les responsables se défilent et la notion du risque devient floue: Jean-Paul Jeannotte, prédécesseur de Bernard Uzan, a déjà admis qu’il avait pris des «risques» en montant Fidelio de Beethoven au début des années 80.Imaginons ce que ce serait avec l’atonal Wozzeck de Berg, qui triomphe partout depuis sa création en 1925! Le théâtre, la danse, le multimédia explosent à Montréal.Même les grandes compagnies investissent dans ce secteur.Comment se fait-il qu’elles se refusent à investir dans le monde de la création et du renouveau théâtral à l’opéra?Et les chanteurs d’ici sont-ils prêts à prendre ces risques ou préfèrent-ils se contenter de la routine?Pauline Vaillan-court, cantatrice directrice de Chants Libres, une compagnie vouée à la création lyrique, doit se sentir bien seule.Reste le cas des annulations de représentations.A l’OdM ce sera toujours le neuf qui sera éliminé au profit de l’habitude.La Princesse blanche, Elektra ne sont que deux exemples parmi bien d’autres.Ce qui pourrait faire les choux gras ailleurs fait ici chou blanc, l’administration ayant peur de ne pas rentabiliser ses salles.Ensuite, on évite de sortir les livrets de leur stricte di-dascalie.Comme une de ces remises à neuf du genre de celle qu’a connue La Bohème, à Milan, mise en scène dans l’univers des motards et rockers.De telles audaces se dés roulent ailleurs, pas ici.On peut se demander pourquoi, sans devoir pour autant ne tirer que sur le messager.EN BREF ^Sauvetage de sept spéléologues (AFP) — Sept spéléologues français bloqués depuis dix jours dans un gouffre du Sud-ouest ont été retrouvés sains et saufs hier après une opération de sauvetage sans précédent, considérée comme la plus complexe et la plus imposante jamais conduite en France.Le premier des sept rescapés était attendu à la surface du gouffre des Vitarelles, près de Gramat, vers minuit locales.Le médecin-spéléologue qui dirige l’équipe médicalisée avait auparavant fait savoir que tous étaient en «assez bonne forme» et pourraient remonter par leurs propres moyens par le puit de 40 cm de diamètre utilisé par les sauveteurs.Le contact tant attendu avait été renoué hier à la mi-journée lorsqu’une équipe de deux secouristes, qui avait atteint la rivière qui serpente au fond du gouffre à partir d’un forage percé depuis la surface, est tombée sur deux des «disparus» qui, attirés par le bruit et les lumières, venaient à leur rencontre.S.V.P.Assurez-vous de recycler ce papier journal.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9e étage, Montréal (Québec), H3A3M9 El Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel (514) 985-3333 (514) 985-3360 redaction@ledevoir.com L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La publicité Au téléphone Par télécopieur Extérieur de Montréal (514) 985-3346 (514) 985-3390 (514) 985-3399 (514) 985-3390 1-800-363-0305 (sans frais) Les avis publics et appels d’offres Au téléphone (514) 985-3344 Par télécopieur (514) 985-3340 Les petites annonces et la publicité par regroupement Au téléphone (514) 985-3322 Par télécopieur (514) 985-3340 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 7h30 à 16h30 Par télécopieur (514) 985-3390 Par courriel abonnements@ledevoir.com Extérieur de Montréal 1-800-463-7559 (sans frais) Le Devoir est publié du lundi au samedi par I£ Devoir Inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, ÎT étage, Montréal, (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Québécor LaSalle, 7743, rue de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc., 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.L’agence Presse Canadienne est autorisée à employer et a diffuser les informations publiées dans Le Devoir.I* Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest, laval.Knvoi de publication — Enregistrement n* 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 À la veille de rencontres cruciales aujourd’hui entre les représentants des unions municipales et le premier ministre Bouchard, ces pourparlers de dernière minute avec l’UMQ ne signifient pas que la Fédération québécoise des municipalités (FQM) restera à l’écart, comme elle l’était lors de l’attribution de la facture de 356 millions en 1997, d’une éventuelle entente spr un pacte fiscal, indique-t-on au cabinet de la ministre d’Etat aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel.Québec espère toujours au contraire satisfaire les deux unions municipales avec le nouveau pacte fiscal, un élément incontournable du livre blanc de la réforme municipale que Mme Harel présentera au cours des prochains jours.Un délai de quelques jours ne serait toutefois pas exclu pour permettre au gouvernement et aux municipalités de s’entendre sur les dernières modalités d’un pacte qui éliminerait la facture de 356 millions payée par les municipalités depuis deux ans.Si les présentes négociations tournaient mal aux yeux du gouvernement Bouchard, il est bon de rappeler que l’entente signée avec l’UMQ en 1997 ne se termine qu’à la fin de la prochaine année, soit le 31 décembre 2000.La facture de 356 millions en provenance de Québec, qui s’assure ainsi de la participation des municipalités au maintien du déficit zéro, est donc toujours effective sans que le gouvernement n’ait à lever le petit doigt en ce moment Par contre, si Québec décidait d’aller de l’avant avec un transfert du transport scolaire au monde municipal, selon un scénario intégrant les transports en commun, adapté, en plus de celui des écoliers, l’UMQ pourrait porter cette cause devant les tribunaux.En effet l’entente de 1997 n’a été signée que par cette der- nière union.Même si les plus petites municipalités, réunies alors au sein de l’UMRCQ, ont payé leur part depuis deux ans, la présidente de l’Union des MRC, Jacinthe Simard, n’avait pas apposé sa griffe sur le document signé par le premier ministre Bouchard.Le pacte proposé cette année par la Fédération québécoise des municipalités (FQM), appuyé par le ministre Guy Chevrette mais dénoncé par la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ), risquerait donc de poser problème à l’application.Dans le coude à coude des dernières semaines, les deux unions municipales ont joué leurs meilleures cartes pour éliminer la facture de 356 millions selon des scénarios leur convenant le mieux.En fait, les unions auront tout fait jusqu’à la dernière minute pour éviter de payer à nouveau cette facture en l’an 2000.En l’absence des principaux intéressés fies dirigeants de la Fédération des commissions scolaires du Québec-FCSQ), les discussions ont principalement porté sur le transport des écoliers.Québec tente de déléguer cette responsabilité au monde municipal depuis des années, mais recule à chaque reprise devant une nouvelle levée de boucliers.L’UMQ propose le maintien d,e cette responsabilité au sein des membres de la FCSQ.A l’aide d’une hausse des taxes scolaires, les commissions scolaires pourraient assumer entièrement les coûts de ce service.De leur côté, les municipalités consentiraient à baisser les taxes de 10 % en quatre ans.Comme valeur ajoutée à sa proposition, l’UMQ a entrepris des discussions avec la Ville de Montréal dans un geste historique de reconnaissance du rôle de centralité joué par la métropole.Le 11 novembre, un accord est survenu entre des maires de banlieue, des couronnes sud et nord ainsi que des représentants de la Ville sur le principe d’un nouveau partage de la facture d’équipements et de ser- vices régionaux, assumée jusqu’ici principalement par Montréal.Un abandon de la facture gouvernementale et une nouvelle fiscalité d’agglomération gérée par une structure souple signifierait au moins 100 millions d’économies pour les contribuables montréalais.Quant à elle, la Fédération québécoise des municipalités (FQM) pense que c’est 278 millions qu’elle peut faire économiser au gouvernement en transférant la facture du transport scolaire aux MRC.Avec l’intégration du transport adapté et en comjnun sur le plan local, l’économie serait de 195 millions.A ce montant s’ajoutent des économies également proposées sur le financement des CLD et la prise en charge du développement local.La FQM a reçu des appuis de taille de la part de syndicats, de l'Union des producteurs agricoles et du mouvement Solidarité rurale.En outre, le ministre des Transports, Guy Chevrette, milite en faveur d’une intégration des services de transport au Québec.Au dire de l’UMQ, c’est 1,1 milliard de dollars que versent les municipalités au gouvernement du Québec depuis la réforme Ryan de 1992.Le gouvernement péquiste a tenté avec plusieurs ministres des Affaires municipales et de la Métropole de reformer les structures municipales, notamment par l’entremise d’un nouveau pacte fiscal, après des mois de débats houleux à chaque reprise.En 1997, les échanges se sont conclus sur une facture de 356 millions sans transfert de responsabilité.Pour l’instant, les deux unions ont pratiquement renoncé à un pacte qui prendra effet avant l’adoption des budgets municipaux au plus tard le 15 décembre.Les municipalités devront donc s’acquitter de la première tranche d’une troisième facture annuelle le 31 mars prochain, soit 125 millions.Une majorité d’entre elles l’ont fait en 1998 et en 1999 sans augmenter les taxes de leurs contribuables.ALOUETTES SUITE DE LA PAGE 1 ont acclamé leurs Alouettes.L’écho de la foule, émanant de l’avenue des Pins, se répercutait même jusque dans la salle de rédaction du Devoir, située rue Président-Kennedy, soit à quatre pâtés de maison plus au sud.Dans le vestiaire des Alouettes, Mike Soles, qui jouait le dernier match de sa carrière, et Mike Pringle, auteur d’un touché, ravalaient leurs larmes.En 11 ans de carrière, Mike Soles n’aura finalement pas eu la chance de participer à la Coupe Grey.«Je crois que je dois retourner à la maison, enlacer les membres de ma famille et remercier le bon Dieu pour m’avoir gardé en santé.C’est seulement un match de football», a-t-il dit la voix étranglée par l’émotion et les yeux vitreux, serrant sa fille de trois ans dans ses bras.«Nous avons perdu ce match au troisième quart», a ajouté M.Soles, centre-arrière.Les Alouettes ont dû se débrouiller un long moment sans leur quart-arrière et leader, Tracy Ham, légèrement blessé au dos après avoir été agrippé par le protecteur facial par Mike Campbell au début du troisième quart.L’équipe montréalaise menait 15 à 10 quand Tracy Ham a quitté le terrain.A son retour, un quart plus tard, le score était de 18-18.Le quart-arrière Dany McManus a rejoint Darren Flutie et Archie Amerson avec des passes de 10 et 27 verges.Ronald Williams — encore lui — a inscrit un touché avec une course d’une verge.Les Tiger Cats ont par la suite tenté et réussi le converti bon pour deux points.Selon Pierre Vercheval, joueur de ligne offensive, cela ne fait aucun doute: l’attaque s’est relâchée en l’absence de Tracy Ham.«On a senti une petite baisse de régime quand il a été blessé», a-t-il dit Les Alouettes ont pourtant eu de nombreuses chances de river le clou à leurs adversaires.Dans ce troisième quart, maudit, Barron Miles a intercepté une passe de McManus, mais les Alouettes n’ont pu faire mieux qu’un placement — obtenu à l’arraché grâce au brio de Terry Baker, qui a couvert d’un coup de pied la distance de 49 verges.Encore au quatrième, alors que le score était de 21-18 en faveur des Tiger Cats, Winston October a effectué un retour de botté spectaculaire de 70 verges, plongeant dans la zone des buts pour son premier touché en carrière.Les Alouettes menaient 25-21 alors qu’il restait une dizaine de minutes à jouer, et inscrivaient un point grâce à un botté de dégagement de M.Baker, sorti en touche dans la zone des buts.Montréal 26, Hamilton 21, la foule en liesse.Trois jeux plus tard, Barron Miles interceptait sa deuxième passe du match.Mais les Alouettes ne sont pas arrivées à tirer quoi que ce soit de ce troisième revirement en leur faveur du match.Les Tiger Cats reprenaient le ballon, à 48 verges de la ligne des buts qu’allait franchir Ronald Williams six jeux plus tard.«Ils ont gardé leur sang froid», a résumé Tracy Ham, qui soutient que son équipe a eu la chance de revenir dans le match à plusieurs reprises.«On a fait des erreurs.Il fallait compléter tous les jeux, à l’offensive, en défensive et sur les unités spéciales, mais nous ne l’avons pas fait.“Ils” l’ont fait.» M.Ham a finalement refusé de dire s’il prendra ou non sa retraite, préférant prendre la question en délibéré avec son épouse.Les Tiger Cats disputeront la finale de la Coupe Grey pour une deuxième saison consécutive, dimanche prochain à Vancouver.«Peu importe ce qui arrivera la semaine prochaine, pçur moi, ça aura été une saison fantastique, a commenté Eric Lapointe, centre arrière pour les Tiger Cats.Je n'ai jamais eu la chance de participer à un championnat depuis mes années bantam, à Saint-Hubert!» PASCALE SIMARD LE DEVOIR L’attaque allait très bien avant de subir une baisse de régime en l’absence de Tracy Ham.TERRE SUITE DE LA PAGE 1 les plus connues: l’église Sainte-Anne et celle du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, la basilique de la Nativité, à Bethléem, celles de Tibériade et de Capharnaüm, sur le bord de la mer de Galilée, ou Jésus a instruit les foules.Le mois dernier, au terme de deux ans de tensions, le gouvernement israélien, patron des lieux selon ses propres tribunaux, a décidé, pour maintenir la paix, d’accorder aux musulmans juste une parcelle de cette place contestée, pour construire leur mosquée.Un compromis qui a suscité l’indignation du Vatican qui menaçait même, dit-on à un moment donné, d’annuler la visite papale prévue pour mars 2000.Israël s’est fait du capital politique, disent certains, en contentant les musulmans de Nazareth, tous arabes israéliens ayant le droit de vote.Les chrétiens, électeurs minoritaires, s’estiment lésés.Le porte-parole du Vatican en Terre sainte, Waddie Abou Nassar, en vçut aujourd’hui encore au gouvernement israélien qui, selon lui, ne comprend même pas la portée de sa décision.«Avec ce prétendu compromis, le gouvernement israélien accorde des droits à des musulmans intégristes, qui incitent à la violence contre la communauté chrétienne, dit-il.Personne ne protège les chrétiens.» Les fêtes de Pâques ont, en effet, été marquées par trois jours d’émeutes, à Nazareth.Les commerces des chrétiens ont été saccagés.Des témoins disent que la police israélienne a regardé l’émeute se dérouler, sans intervenir.Les images ont fait le tour du monde.Nazareth, cette ville, de 65 000 habitants, perchée sur une grande colline de Galilée, qui avait été jusqu’alors l’exemple même de l’harmonie entre musulmans et chrétiens, ne s’en remet toujours pas.«Des gens m’appellent pour me demander si on peut traverser les rues de Nazareth en toute sécurité», dit le vice-maire, découragé.Demain, le 23 novembre, lors d’une cérémonie que les leaders musulmans de Nazareth veulent grandiose, la première pierre de la mosquée sera déposée.«Ça va être une grande fête, la plus grande fête.20 000 personnes viendront, dit Ahmad Zoabi, conseiller municipal et membre du parti Nazareth Unie, le parti musulman.«Nous formons 70 % de la population et nous n'avons même pas nos propres écoles, nous fréquentons celles des chrétiens.Nous avons huit petites mosquées, ils ont plus de 12 églises, dont la grande basilique.Nous ne voulons plus être le parent pauvre: d’abord c'est les juifs, puis les chrétiens, puis nous, les musulmans.Nous voulons les mêmes privilèges.» Les préparatifs pour «Nazareth 2000» se noient dans le conflit social Aujourd’hui et demain, les autobus de touristes et de pèlerins éviteront Nazareth.«Nous ne voulons pas que les gens voient ça, dit Ahmad Afifi, propriétaire d’une agence de voyages de Nazareth.On ne SANTE peut jamais savoir ce qui va se passer.» Le conflit a commencé avec la fièvre des préparatifs pour l’an 2000.Le maire chrétien a voulu faire agrandir la place de la basilique de l’Annonciation, érigée à l’endroit où, croit-on, l’Archange Gabriel est apparu à Marie.Pour mener à bien le projet, la ville a rasé une école et une petite mosquée pour s’emparer du terrain de 300 mètres carrés.Les musulmans se sont soulevés.Ce lopin de terre, en aval de la basilique, est à eux, ont-ils fait valoir, pas question de l’utiliser pour agrandir la place des chrétiens.Le Waqf, l’omniprésent organisme religieux qui contrôle les lieux saints islamiques, s’est emparé du dossier.Le parti municipal musulman, Nazareth Unie, et le Waqf ont commencé alors à réclamer une mosquée.Pour bien montrer qu’ils ne plaisantaient pas, des leaders musulmans de Nazareth ont décidé d’ériger une tente et d’occuper la place.Ça fait deux ans de ça; depuis, les fidèles viennent s’y recueillir cinq fois par jour.On a mis des centaines de tapis par terre, dans ce qui est encore aujourd’hui un espace de stationnement.Le conseiller municipal Zoabi y stationne sa Mercedes devant les fidèles agenouillés.Entourés de ruelles étroites où la circulation est dense, les musulmans de Nazareth prient en plein air, bercés par le bruit continu des klaxons.Tous les jours, depuis deux ans, Ahmad Zoabi Abou Nawaf, le chef du Waqf à Nazareth, passe de longues heures, coiffé d’un keffieh blanc, sur sa chaise en plastique dans le stationnement.11 bavarde avec d’autres, qui viennent pour un moment ou pour toute la journée, assis à côté d’un grand évier à quatre robinets, ou les fidèles peuvent faire leurs ablutions.«Cet endroit est à nous, mais les chrétiens sont les bienvenus, déclare-t-il, entouré d’une dizaine d’hommes qui hochent la tête quand il parle.«C'est ici qu'est enterré un musulman très connu, Shi-hab-a-Din [neveu de Salah-a-Din, héros musulman qui a chassé les croisés il y a huit siècles], Israël a confisqué cette terre en 1948 mais avant cela elle appartenait aux musulmans.» Mais le Vatican et les patriarcats orthodoxe et arménien, eux, ne sont pas du même avis.Le gouvernement israélien est propriétaire du terrain que les musulmans ont occupé illégalement.Israël a donc l’obligation de les chasser de là, comme elle n’hésite pas à le faire si souvent d’ailleurs, lorsqu'il s’agit de son propre intérêt.Mais Israël a opté pour le compromis: la mosquée sera plus modeste que prévu pour ne pas gâcher la vue du dôme de la basilique de l’Annonciation perchée là-haut.Shlomo Ben Ami, ministre de l’Intérieur et responsable du dossier, a réitéré dernièrement son intention de mettre en place un poste de police près des deux lieux saints, question de maintenir la paix.«Vous voyez un peu le charme de la situation», a t-il dit.MASSACRE SUITE DE LA PAGE 1 cette église sans défense et y a retenu des centaines de réfugiés comme bouclier humain.» Selon des résidents de Madhu, la radio pirate des rebelles a également accusé l’armée d’être à l’origine de ces bombardements.La chapelle du Sacré cœur, au centre du mausolée de Notre Dame de Mahdu, a été détruite ainsi qu’une grande partie des autres bâtiments A un mois des élections présidentielles au Sri Lanka, les Tamouls ont enregistré plusieurs victoires d’importance ces dernières semaines, notamment dans le nord où ils se sont rendus maîtres de plusieurs campements militaires stratégiques.Un porte-parole du ministère de la Défense, Sunil Thennakoon, avait accusé hier matin les rebelles tamouls d'avoir bombardé l’église alors que l’armée venait de regagner des positions perdues dans la zone de pèlerinage de Madhu, à 40 km à l’ouest de Vavuniya.«Les terroristes pensaient visiblement que nous serions dans l'église et ils ont poursuivi leurs tirs de mortier», a expliqué le porte-parole avant d’ajouter «mais ils [les Tamouls] devraient savoir que nous ne pénétrons pas dans la zone de pèlerinage».L’évêque de Mannar, Rayappu Joseph, a, de son côté affirmé que les tirs de mortier avaient frappé l’église de Madhu alors que plus de 300 soldats gouvernementaux et quelque 3500 réfugiés civils se trouvaient sur les lieux.Le responsable de l’église de Madhu, dont la statue de la vierge est réputée posséder des pouvoirs curatifs selon les fidèles de la région, le Père AP Devasagayam, n’a pu dire qui était responsable de ces attaques.«Les tirs se sont poursuivis pendant des heures, a-t-il précisé, causant d’énormes dégâts, mais la statue est intacte.» Selon le ministère de la défense, les rebelles ont procédé à des tirs de mortier pour attaquer les militaires qui avaient repris la zone de Madhu, tombée jeudi aux mains des Tamouls.Ces derniers, en revanche, ont affirmé qu’ils avaient maintenu «démilitarisée» la zone de l’église, mais que les militaires avaient utilisé cette ville de pèlerinage pour s’en servir comme base de leurs tirs de mortier tous azimuts.Selon un prêtre catholique contacté par téléphone, il y a 13 enfants parmi les 38 morts.56 blessés ont été hospitalisés à Vavuniya, a-t-on appris de source médicale.Des sources catholiques ont confirmé que le Les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LITE) avaient pris Madhu jeudi dernier, mais que l’armée avait repris le contrôle de cette ville lors d’une contre-offensive lancée dans la nuit de samedi à dimanche.Ce bombardement intervient alors que le Comité international de la Croix-rouge (CICR) a demandé aux deux camps d’épargner les civils.Le LTTE a récemment affirmé avoir pris le contrôle d’une centaine de villages dans la région après de violents combats qui ont fait au moins 100 morts depuis jeudi dans les rangs tamouls, selon le ministère sri-lankais de la Défense.Celui-ci a estimé à 11 le nombre de morts du côté des forces de sécurité.Dix villes auparavant contrôlées par l’armée sont tombées en cinq jours entre les mains des rebelles après une offensive lancée au début du mois.Les Tamouls hindouistes minoritaires au Sri Ianka pays à majorité bouddhiste veulent obtenir l’indépendance des provinces situées au nord et à l’est de 111e.Ce conflit a fait plus de 55 (XX) morts depuis 1972.«Cet endroit est à nous, mais les chrétiens sont les bienvenus»
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