Le devoir, 27 novembre 1999, Cahier A
-?FONDE EN 1 9 1 O ?- LE DEVOIR Exigez L'Agenda ! genda ü i.* • 4t.Vol.X C LIVRES DU PAPYRUS À L’HYPERTEXTE PAGE D 1 A M E l) l 2 7 E T I) I M A N C II E 2 8 N 0 V E M B LE MONDE I) C A HIERS - I , 9 5 $ + T A x K s = 2 , 2 5 S AFFRONTEMENTS ETHNIQUES AU NIGERIA PAGE A 8 Jj it w i i DANIEL PINARD ?PLAISIRS CITRONNÉS PAGE C 12 ODILE TREMBLAY UNE HISTOIRE DE FAMILLE PAGE B 10 -tm ' \ - »' V* SEATTLE WTO OMC 99 S’ouvre mardi à Seattle l’importante réunion de l’Organisation mondiale du Commerce.Le Devoir la couvrira in extenso.À la une de notre cahier Économie, nos journalistes en tracent aujourd’hui les enjeux pour le Québec et le Canada.De Paris, notre correspondant Christian Rioux nous éclairera lundi sur les attentes et appréhensions de l’Europe.Enfin, notre journaliste à Ottawa Manon Cornellier, qui se penche dans le texte ci-dessous sur les questions de société et de démocratie mises en exergue par cette nouvelle ronde de pourparlers, sera à Seattle à compter de mardi pour rendre compte des débats.PERSPECTIVES La bataille de Seattle ¦I 1 y a eu le combat autour de l’accord de libre-¦ échange canado-américain, puis celui qui a mené à Mi la défaite de l’Accord mondial sur les investissements (AMI).Il y a maintenant ce qu’on appelle déjà «la bataille de Seattle».Plus de 50 000 manifestants sont at-téndus dans les rues de cette ville américaine pour protester, la semaine prochaine, contre le lancement d’une nouvelle ronde de négociations multilatérales, baptisée «Ronde du millénaire».Jamais n’avait-on vu pareille mobilisation à la veille d’une réunion de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ou de son prédécesseur, le GATT.La libéralisation du commerce était une affaire feutrée, réservée aux négociateurs aguerris et à laquelle on n’associait jamais le public.Cette ère a pris fin.Les organisations non gouvernementales préoccupées par l’environnement, la diversité biologique ou culturelle, les normes du travail, les droits de la personne, le sort des pays en développement et l’avenir des systèmes publics de santé et d’éducation n’acceptent plus d’être tenues à l’écart.La mondialisation et la libéralisation des échanges qui l’accompagne ?inquiètent.Ce sentiment s’est exacerbé avec la naissance de l’OMC, il y a cinq ans, à Marrakech, et l’étendue des domaines maintenant couverts par les accords commerciaux.Cette organisation a été créée pour gérer les différents accords négociés dans le cadre du GATT depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, y compris les plus récents portant, entre autres, sur l’agriculture, les services et la propriété intellectuelle.L’OMC s’est aussi vue dotée d’un mécanisme de règlement des différends musclé et, surtout, exécutoire.Les partisans de la libéralisation des échanges n’y ont vu que des atouts.On avait enfin un système commercial mieux structuré et doté de règles prévisibles et applicables.Pour des pays exportateurs comme le Canada, cela signifie un accès beaucoup plus sûr à leurs marchés étrangers.L’économie canadienne en dépend largement et en a profité depuis la conclusion de la dernière ronde.L’année dernière, le Canada a exporté 43 % de son produit intérieur brut, comparativement à 30 % en 1993, ce qui le place en tête des pays du G8.Un emploi sur trois dépend directement ou indirectement de nos exportations.VOIR PAGE A 12: SEATTLE Ma n o n Co rnellier M É T É 0 Montréal Nuageux JJ) avec éclaircies.Québec Nuageux.Max: 7 Min: 1 Max: 8 Min:-1 Détails, INDEX Annonces.C 9 Bourse.C 8 Les Arts.B I Avis publics.C 4 Carrières.A 6 Économie.C 1 Éditorial.A 10 Livres.D 1 Le monde.A 8 Les sports.C 10 Montréal.A 7 Mots croisés C 12 www.ledevoir.com LÉ ' JACQUES NADEAU LE DEVOIR «LA GASPÉSIA AUX GASPÉSIENS!» Les dirigeants de l’Abitibi-Consolidated ont reçu hier, à Montréal, la visite de centaines de Gaspésiens de Chandler venus crier leur révolte et leur mécontentement à la suite de l’annonce de la fermeture de la Gaspésia.Ils accusent le président, John Weaver, d’avoir manqué à sa promesse, faite l’an dernier, de conclure une entente avec le Groupe Cédrico pour sauver l’usine.Lire nos informations, page A 3, et l’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon, page A 10.Martin appuie son chef du bout des lèvres MANON C O R N E L LI E R DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le ministre des Finances, Paul Martin, a, après plusieurs jours de silence, donné son appui à la décision de son chef Jean Chrétien d’intervenir pour établir ce que sont une question et une majorité référendaires claires.Il a toutefois évité de donner son avis sur les positions plus précises prises par le premier ministre.«J’aimerais vous dire de façon sans équivoque: j’appuie le premier ministre.On a travaillé ensemble pendant six ans.Ç’a très bien marché.En matière d’unité nationale, le premier ministre parle pour le cabinet.VOIR PAGE A 12: MARTIN Les Québécois en ont assez de Chrétien ¦ 65,9 % ne veulent pas qu’il sollicite un nouveau mandat ¦ 50,1 % souhaitent que Bouchard ne se représente pas Enquête SONDAGEM - Le Devoir - CKAC Souhaitez-vous que Jean Chrétie-sollicite un nouveau mandat?Oui Non Souhaitez-vous que Lucien Bouchard sollicite un nouveau mandat?Oui Non (m- iovcHM 49,9 % 50,1 % Êtes-vous pour ou contre la souveraineté du Québec?Pour_____41,3% Contre.58,7 Pour quel parti avez-vous l’intention de voter?% Cm.R Ci PAOt t'piroR iM: PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Les Québécois en ont ras le bol du premier ministre Jean Chrétien.Par une majorité, on ne peut plus claire (65,9 %), ils souhaitent son départ de la scène politique canadienne.Seulement 34,1 % préféreraient qu’il reste.Cela dit, les gens ne se font pas d’illusions sur les chances de voir leur rêve se réaliser, puisqu’ils sont convaincus, à 70,6 % contre 29,4 %, que le leader des libéraux fédéraux sollicitera un nouveau mandat lors des prochaines élections générales prévues pour le début du millénaire.Ces conclusions émergent d’une enquête d’opinion publique réalisée par la maison Sondagem pour le compte du Devoir et de Télémédia-CKAC.Les sondeurs ont interrogé 1012 personnes entre le 20 et le 25 novembre, soit en plein cœur du débat entre Ottawa et Québec sur la redéfinition des règles référendaires.L’hypothèse de la retraite politique de M.Chrétien fait si bien son chemin dans l’imaginaire collectif, que s’imposent déjà VOIR PAGE A 12: SONDAGE Mauvais départ pour Hillary Elle accumule gaffe sur gaffe.La lune de miel avec Vélectorat new-yorkais n’a pas duré.Depuis cette semaine les New-Yorkais ne se posent plus la question «Va-t-elle se présenter?», mais bien «Quelles sont ses chances de gagner?».Il s’agit bien sûr de Hillary Clinton, qui vient de mettre un terme aux spéculations en annonçant finalement sa candidature au poste de sénatrice de l’État de New York.ALEXANDRA SZACKA Une entrée en scène rapide ne faisait pas partie de l’agenda d’Hillary Clinton.Après tout, les élections n’ont lieu que dans un an.Mais à New York, la campagne a commencé il y a déjà plusieurs mois, malgré l’absence de candidats officiels.L’envergure des deux candidats officieux était telle que les esprits se sont réchauf- fés très rapidement.La plus célèbre femme de la planète contre le maire de la «capitale du monde», Rudolph Giuliani, voilà une course qui promet, surtout dans une ville comme New York, réputée pour sa sophistication politique, ses campagnes où les couteaux ne volent pas toujours très haut et ses clientèles ethniques aussi diversifiées que susceptibles.VOIR PAGE A 12: HILLARY Que nous réserve le prochain siècle?Le 31 décembre prochain.Le Devoir publiera une édition du premier week-end de l’an 2000 complétée d’une section consacrée à votre vision de l’avenir, fidèles lecteurs et lectrices.Pour l’occasion, nous vous invitons à répondre dès maintenant à une question de prospective: Selon vous, que nous réservent les prochaines décennies?Du plus petit au plus grand, tous les rêves, toutes les aspirations, toutes les idées peuvent être évoqués.Nous attendons vos réponses d’ici le 15 décembre prochain, après quoi nous choisirons un échantillon représentatif des meilleures interventions, y compris les plus originales, qui nous serons parvenues par la poste ou par courrier électronique à l’adresse suivante: an2000@iedevoir.corn.Afin d’être en mesure de publier une large gamme de points de vue, nous vous invitons à contenir vos élans prospectifs à l’intérieur de un ou de deux paragraphes bien sentis.Prenons le temps de faire court, après tout, les meilleurs parfums et les poisons les plus foudroyants ne se consomment-ils pas à doses minimes ?Alin de vous remercier de participer à cette édition de passage de 1999 à l’an 2000, nous tirerons au sort parmi les textes retenus un abonnement d’une année au Devoir, ou le prolongement d’un abonnement en cours, selon les modalités régulières du service.Au plaisir de lire le fruit de vos réflexions ! manuel pe du otr ait entarteur * t • Histoire de l’agression pâtissière.• Conseils pour entarteurs et entartés.• Délicieuses recettes de Daniel Pinard (bonnes à déguster ou à lancer).les Editions internationales Alain Stanké 615, boulevard René-Lévesque Ouest, bureau 1100 Montréal (Québecl H3B1P5 15141396-5151 Courriel: editions@stanke.com 353384 778313000696 Pourquoi tous les votes auraient pas le même poids En modifiant la règle du 50 % + 1, un vote fédéraliste aurait mathématiquement plus de poids qu’un vote souverainiste.Le principe fondamental « un électeur, un vote » et le droit à l’égalité des électeurs seraient ainsi bafoués.C’est une situation qui créerait un dangereux précédent dans un pays qui prétend être un phare de la démocratie dans le monde.Québec LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 7 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 1000 A 3 * Le devoir ¦'Atjottfarie ^Y_TWx Q-/,bard Vente et service technique 630-A me Cathcan k» T .ccntreville Tél.: 866-3876 ACTUALITES L'art cl le snvoii des sourires esthétiques CENTRE D'ESTHETIQUE DENTAIRE DE MONTREAL I pl.Ville Marie, suite 19-10 • Tel.: 393 3915 www.farsirolu/~lotal.net D*pui\ 19R9 Immigrants recalés à cause de leur anglais Ottawa donnera une deuxième chance aux Marocains MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Le gouvernement fédéral a, sans offrir d’explications, décidé d’accorder une deuxième chance à deux ressortissants marocains qui voulaient immigrer à Saint-Boniface, Manitoba, mais qui avait été refusés à cause en particulier de leur méconnaissance de l’anglais.Lahoucine Afoukal et M’Barek Aragrag auront droit à une seconde entrevue de sélection avec un nouvel agent sans avoir à attendre la décision de la Cour fédérale à laquelle ils avaient soumis en juin une requête en contrôle judiciaire.La Cour avait deux options: rejeter leur demande ou ordonner une nouvelle entrevue.Les avocats du gouvernement fédéral ont offert de ne pas attendre et un accord a été conclu jeudi.L’avocate des deux hommes, Sophie Guerrero, de la firme de consultants Accès Canada G&G, de Montréal, croit que le gouvernement a été influencé «par la lettre du député blo-quiste Bernard Bigras et l’intervention des médias».«Je pense que c’est ça qui a mené à ce changement, à cette offre d’entente à l’amiable», a-t-elle confié depuis Tunis.Elle précise toutefois que «ce n’est pas encore une victoire» puisque ses clients doivent passer une seconde entrevue, ce qui demeure stressant.«Mais c’est quand même un bon mou-vement.Us ne nous ont pas dit qu’il y avait eu discrimination mais, en gé- néral, quand ils ont droit aux conclusions d’une requête en contrôle judiciaire, c’est qu’ils savent qu’il y a eu irrégularités dans la procédure.Sinon, ils seraient allés jusqu'au bout», a-t-elle insisté.À un point Lahoucine Afoukal avait raté par un point la note de passage de 70 points sur 110.En plus de lui avoir enlevé des points Les deux pour sa méconnaissance , de l’anglais, l’agent en ressortissants avait soustrait d’autres pour la même raison au pourront moment de juger de la ca- , .\ pacité d’adaptation du de- se presenter a mandeur.On pouvait lire, dans l’évaluation écrite, que «sa motivation n est pnfrpvnp Pas à questionner» mais «qu’à titre d’agent du perde sélection sonnet, un demandeur se dirigeant sur St-Boniface avec un doit maîtriser à fond les deux langues officielles, nouvel agent même s’il y a une communauté francophone de plus de 15 %».M’Barek Aragrag a connu une situation similaire.Il ne lui manquait que deux points pour être accepté et pour chercher un emploi de directeur de crédit à Saint-Boniface.L’agent avait écrit que «pour occuper un tel poste, même où l’on retrouve une petite communauté francophone, un directeur de crédit doit bien maîtriser l’anglais».Alertée par les médias, la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration, Elinor Caplan, avait rappelé que la connaissance d’une des deux langues officielles n’est pas obligatoire pour immigrer au Canada et qu’on ne peut juger deux fois cette connaissance.Survie de l’usine Gaspésia Les Gaspésiens viennent manifester au centre-ville PRESSE CANADIENNE ET LE DEVOIR CJest aux cris de «la Gaspésia aux Gaspésiens» qu’entre 300 et 400 personnes ont manifesté, hier, sous une pluie soutenue, devant le siège social d’Abitibi-Consolidated au centre-ville de Montréal.Parmi eux, environ 200 Gaspésiens venus défendre la survie économique de la ville de Chandler, remise en cause selon eux par la fermeture de l’usine à papier Gaspésia.Quelque 600 travailleurs perdent ainsi leur gagne-pain.L’Abitibi-Consolidated y était le principal employeur.«John Weaver, respecte ta signature», ont tour à tour scandé les dirigeants du syndicat local, de la FTQ, du Syndicat des communications de l’énergie et du papier, du Congrès du travail du Canada, de même que les ouvriers, les citoyens de Chandler, le maire Michel St-Pierre, les députés de la région et un entrepreneur local.Même l’évêque de Gaspé, Mgr Raymond Dumais, est venu épauler ses concitoyens, vantant leur courage, et louant la solidarité des autres Québécois.Les porte-parole faisaient référence à la signature du président d’Abitibi-Consolidated John Weaver, parce que l’entreprise s’était jadis engagée par écrit à vendre la papetière au Groupe Cédrico.Aujourd’hui, elle ne veut plus vendre, craignant la concurrence, dans un contexte de surproduction de papier.En anglais Le maire de Chandler, Michel St-Pierre, s’est même adressé au microphone dans la langue de Shakespeare à M.Weaver, «parce que vous ne comprenez pas le français», lui a-t-il dit en anglais.Il a notamment mis en garde les grandes entreprises qui songeraient à faire affaires avec M.Weaver, en leur soulignant que ce dirigeant d’entreprise ne respecte pas sa signa- JACQUES NADEAU LE DEVOIR C’est sous une pluie battante qu’environ 200 Gaspésiens ont manifesté, hier, face au siège social d’Abitibi-Consolidated.ture.Personne de la compagnie Abiti-bi-Consolidated n’est sorti à l’extérieur pour rencontrer les manifestants sous la pluie.Mme Gaétane Méthot, née à Chandler, est venue raconter qu’elle vient de perdre son emploi à Chandler.Mère de deux enfants, «ma vie s’est écroulée», racontait-elle.Dans un geste symbolique, un ouvrier est monté dans un lampadaire devant le siège social, pour y nouer un brassard noir, en signe de deuil.Malgré tout, les porte-parole ont juré qu’ils ne cesseraient de se battre pour la relance de l’usine et de la ville.Lundi, le maire de Chandler doit rencontrer le président d’Abitibi-Consolidated et mardi, le maire doit s’entretenir avec le premier ministre Bouchard, a indiqué le député de la circonscription de Gaspé, Guy Lelièvre.Weaver réplique Dans une lettre envoyée aux médias, le président et chef de la direction de l’Abitibi-Consolidated, John Weaver, a tenu à expliquer, une fois de plus, la décision de fermer l’usine de Chandler.«Les conditions du marché ont changé de façon significative et nous devions prendre des mesures immédiates pour rétablir la rentabilité de l’entreprise.Je désire réitérer notre engagement à collaborer entièrement avec d'éventuels promoteurs désirant y produire une gamme de produits autres que nos produits principaux.» Tant pis pour les travailleurs parce qu’ici, la loi du marché commande.«La fermeture de l’usine de Chandler est une décision purement d’affaires, motivée par les perspectives du marché et la situation financière d’Abitibi-Consolidated, et non par le manque de collaboration du gouvernement.» Québéçois soignés aux Etats-Unis Québec garde le cap MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — Tant que toutes les mesures proprement québécoises ne seront pas mises en place, cinq hôpitaux américains continueront à soigner des Québécois atteints de cancer.«Nous sauvons des vies», a soutenu hier la ministre de la Santé, Pauline Marois.Québéc prolongera jusqu’en septembre 2000 les ententes de services conclues avec les centres hospitaliers de Burlington et de Rutland, au Vermont, de Augusta et de Lewingstop, dims le Maine et de Plattsburg dans l’État de New York où déjà 243 personnes ont été soignées ou sont toujours en traitement.Il s’agit surtout de personnes âgées, souffrant de cancer du sein ou de la prostate.Les soins ont coûté 3,16 millions $, soit 13 (XX) $ par personne.Lancée en juin dernier, cette mesure visait à réduire les, délais d’attente en radio-oncologie.A cette époque, certains patients devaient attendre jusqu’à 24 semaines avant d’être soignés et les listes d’attente comptaient 300 personnes.Depuis ce temps, les délais d’attente ont été ramenés à un maximum de 16 semaines.Il y a actuellement 516 personnes en attente de traitement, une accumulation causée par la prise en charge des «surplus des hôpitaux», explique-t-on au Centre national de coordination en radio-oncologie (CNRDO).Selon la critique libérale en matière de santé, Michèle Lamquin-Ethier, il s’agit d’un non-sens.«Ça coûte des millions mais les gens attendent aussi longtemps et la liste d'attente s’allonge», a-t-il protesté à l’Assemblée nationale, hier.La ministre Pauline Marois a rectifié ces affirmations en soutenant que l’on soignait simplement plus de gens mais plus rapidement puisque les délais ont été réduits du tiers.« m m.m.4* Appel de candidature Hommage Bénévolat-Québec TROISIÈME ÉDITION 2000 L'action bénévole, c'est une histoire de cœur.Faites-nous connaître une de ces histoires vécues par des personnes de plus de 18 ans et faites-les ainsi participer à la troisième édition du prix Hommage bénévolat-Québec.La date limite pour les mises en candidature est le 15 janvier 2000.Le prix Hommage bénévolat-Québec souligne l'apport social exceptionnel de bénévoles de toutes les régions du Québec et la générosité dont ces personnes font preuve envers leurs concitoyennes et leurs concitoyens.Le prix comprend trois catégories : « Bénévole », « Organisme » et « Relève ».Pour obtenir un document de mise en candidature ou plus de renseignements, adressez-vous à l'un des organismes suivants : Secrétariat à l’action communautaire autonome du Québec Région de Québec : Ailleurs au Québec, sans frais : Télécopieur : Courrier électronique : (418) 646-9270 1 800 577-2844 (418) 644-5795 saca@saca.gouv.qc.ca Fédération des centres d’action bénévole du Québec Région de Montréal : Ailleurs au Québec, sans frais : Télécopieur : Courrier électronique : (514) 843-6312 1 800 715-7515 (514) 843-6485 fcabq@cam.org Québec Secrétariat à l'action communautaire autonome du Québec u a u sa fcciC>q FÉDÉRATION DES CENTRES ' D'ACTION BÉNÉVOLE DU QUÉBEC .Le Devoir rend hommage aux GRANDS CRÉATEURS EN DÉCERNANT LES PRIX DU QUÉBEC 1999! Le collège de bois-de-boulogne REND HOMMAGE À LA RELÈVE EN FÉLICITANT SES ÉTUDIANTES ET ÉTUDIANTS QUI ONT OBTENU UN SUCCÈS REMARQUABLE EN 1999! Fête DE L'EXCELLENCE DU COLLÈGE lauréat de la médaille du Gouverneur général du Canada Gabriel Chênevert Prix humanitaire Michel Sabbagh Certificats d'honneur Marilou Aubin Marie Casaubon Patrick Charbonneau Pierre-Raphaël Comeau Patrick Dubé Sylvie Marineau Line Pomerleau Autres mentions Jean-Sébastien Bernier Amélie Bourassa Yann Bourgault Gabriella Del Grande Émilie Émond Amélie Ferland-Dufresne Chloé Ferland-Dufresne Maxime Fortin Martin Labrecque Vincent Massé Anne Plamondon Annie Rillort Valérie Routhier Lauréats du CONCOURS DE L'AMERICAN HIGH SCHOOL MATHEMATICS EXAMINATION La meilleure équipe pour le Québec francophone est celle du collège de Bois-de-Boulogne.Récipiendaires en tête de liste (ASHME) Martin Frankland François Noël Étienne Chossé-St-Lourent Concours de L'ASSOCIATION MATHÉMATIQUE DU QUÉBEC Parmi les 19 meilleurs de la province : Étienne Chassé-St-Laurent Martin Frankland Vincent Zalzal Frédéric Marion Personnalités SPORTIVES DE L'ANNÉE Martine Beauchamp Simon Gogné-Lefebvre Lauréate du concours LITTÉRAIRE CRITÈRES Christine Douville Lauréats DE L'EXPO-SCIENCES BELL 1999, FINALE RÉGIONALE DE MONTRÉAL Médaillée d'or Ally Pen Médaillées d'argent Geneviève Draws Myriam Gosselin-Kessiby Prix de l'Agence de l'efficacité Molik Boukhira Lauréates de LA SUPER EXPO-SCIENCES BELL 1999, FINALE QUÉBÉCOISE Ally Pen (3 prix) Geneviève Draws (2 prix) Myriam Gosselin-Kessiby (2 prix) Lauréates de U FONDATION CANADO-HAÏTIENNE POUR LA PROMOTION DE L'EXCELLENCE EN ÉDUCATION Leslie Desormes Lauréate de L'EXPO BIOTECH CONNAUGHT Étudiants SÉLECTIONNÉS POUR PARTICIPER AUX 9* RENCONTRES SCIENCES ET CITOYENS Annie Grégoire Sébastien Julien Aurélie Ledoux-Corbeil Lauréats de la FINALE LOCALE DE CÉGEPS EN SPECTACLE Le groupe IsKapade formé de : Claudio Del Gronde Marc Melançon Raymond Ta Le collège tient à remercier les éducateurs et le personnel qui ont accompagné ces jeunes vers la réussite.Le collège remercie également la Fondation du collège, les diplômé(e)s ainsi que les organisations et entreprises partenaires qui ont soutenu et qui continuent de soutenir ses réalisations.Téléphone: (514) 332-3000 Venez visiter notre nouveau site Internet : www.b eb.qc.ca Lauréates de LA FINALE LOCALE DES DÉBATS ORATOIRES Noura Karazivan Karine Tsoumis Prix chapeau LES FILLES! D'EMPLOI-QUÉBEC Anne-Marie Burns Bourses de L'ORDRE DES COMPTABLES GÉNÉRAUX LICENCIÉS DU QUÉBEC Johanne Desmorchais Mélonie Laferrière Bourses de L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMERCIALES Marie-Andrée Bernard Sabine FFKhouri Audrée Gilbert-Couture Alexandre Leblanc Valérie Ménard Marilou Monette Bourses de la FONDATION DE L'UNIVERSITÉ DU QUÉBEC A MONTRÉAL Amélie Ferland-Dufresne Geneviève Marieau Line Pomedeau Dominic Tamburini Bourses D'ACCUEIL DE L'UNIVERSTÉ DE MONTRÉAL Isobelle Démosthènes Isabelle Disnard Christian Dorion Dominique Lopierre Francis Leroux Marie-Noëlle Paquette Julie Racine CTlO Allège CUP de Bois de Bois-de-Boulogne A 4 LE DEVOIR.LES SAMEDI 2 7 ET DIMANCHE 28 NOVEMBRE 1999 LES ACTUALITES La loi sur les ingénieurs attendra La ministre Goupil se lance dans une révision du système des professions LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La ministre québécoise de la Justice, Linda Goupil, a annoncé hier un report jusqu’à l’an prochain de l’adoption de la Loi sur les ingénieurs, qui s’inscrira dans une révision globale des orientations et de l’avenir du système des professions au Québec.La ministre Goupil a dévoilé son plan de travail hier à Montréal devant les membres de l’Office des professions du Québec et du Conseil interprofessionnel du Québec, un devis, dite-elle, qui vise à adapter le secteur professionnel aux nouveaux moyens de communication, aux nouvelles technologies et aux nouvelles disciplines.Pour la ministre de la Justice, «On doit donc tenter d’abolir certains barrières inutiles entre les professions, sans toutefois porter atteinte à la protection du public», un exercice qui devrait notamment mener à des «nouvelles formes de regroupement».Les deux dossiers les plus chauds, soit ceux des architectes et des ingé- nieurs, vont ainsi être englobés dans la révision générale ce qui, à court terme, enlève de la pression dans un dossier dont la ministre n’a même pas parlé mais qui préoccupe beaucoup certains milieux environnementaux et fauniques, le statut professionnel des biologistes du Québec.Ces derniers, qui voyaient dans la refonte de la Loi des ingénieurs une menace d’asservissement à cette profession à qui la loi semblait devoir accorder un champ exclusif en matière de protection de l’environnement, réclament depuis des années l’obtention d’un titre exclusif.Cela leur permettrait de signer eux-mêmes leurs études d’impacts et de risques sans que l’ingénieur responsable du projet évalué ne vienne d’autorité modifier leurs conclusions.En août, l’Association des biologistes du Québec n’a pas même été invitée à présenter son mémoire devant la commission parlementaire qui se penchait sur l’avant-projet de loi sur les ingénieurs.La ministre Goupil semblait beaucoup plus préoccupée hier par les im- pacts de sa réforme annoncée sur le Code des professions, sur les 24 lois professionnelles de ce secteur et les 600 règlements d’application générale dont elle promet une révision en vue de les simplifier et de les adapter aux nouvelles technologies de communication et aux nouvelles disciplines.Non seulement elle n’a ouvert la porte à aucune nouvelle profession mais Mme Goupil a précisé qu’on allait revoir la pertinence de certaines en analysant soigneusement, économistes à l’appui, la réalité des bénéfices qu’en tire la société.Sur deux ans La réforme annoncée par la ministre Goupil s’échelonnera sur deux ans.Mais elle promet aux ingénieurs que leur dossier sera réglé en priorité d’ici un an, ce que le président de l’Ordre (OIQ), Roger Nicolet, a accueilli avec satisfaction.M.Nicolet a précisé qu’il souhaitait des «négociations» directes avec les technologues, dont l’arrivée sur la scène économique pose des problèmes à plusieurs professions cousines, ingénieurs et architectes au premier chef.M.Nicolet voit avec sympathie les besoins des biologistes et il précise qu’il n’est pas dans les intentions de son OIQ de prendre leur place dans le dossier de l’environnement mais bien de définir des règles permettant à l’Ordre de sanctionner ceux de ses membres qui n’afficheraient pas une attitude responsable en environnement.Le génie environnemental, dit-il, évolue avec rapidité mais les impératifs de l’interdisciplinarité demeurent inéluctables, ajoute M.Nicolet Professionnels de la santé Pour sa part, la ministre Goupil a précisé qu’une des grandes priorités de sa réforme ciblera aussi les professions de la santé et des relations humaines, où on retrouve 26 des 44 professions du Québec et plus de la moitié des 265 000 professionnels de la province.«La déconcentration des lieux de services caractérise également le système de santé, a expliqué la ministre de la Justice, ce qui appelle à des coexistences et à des actions concertées, autrement dit à la collaboration des professionnels».Création du parc provincial des Hautes-Gorges Chevrette donne le feu vert Une idée des plus cultivées! pelles GoUiet de perles cultivée* de {JaAiti Gdtiets depetle* cultivée* A partr de 89 S prix prix ordnalre promo 6-5,5mm 18po -39M.299$ 6-6,5mm 18po 375$ 7-6,5mm 28 po T09M- 549$ 7-7,5mm 18po 1598$ 8-8,5mm 18po 399M.1995$ 9-8,5mm 18po 3350$ 9,9,5mm 18po 1B96WL 9450$ 3-7,5mm 20 po -«mi 898$ (graduées) .2m * Goltiet de peile* de* C/Hets du (Sud Miste choix cfaponible à parti de O/LV tPendeeldpede Or 14k.,/QjP J de yjaAiU À partir de / YO 79â* Chaire hduse Boucles d'orales aussi cfcponbles à partir de Le plus grand choix au Québec le Parchemin JOAILLIER - ORFÈVRE - DEPUIS 1966 505 Sainte-Catherine Est, Métro Berri-UQAM (514) 845-5243 Le choix de James Bond ] AI Seamaster Professional Chronomètre automatique.Étanche jusqu'à 300 m.OMÉGA - depuis 1848.lu Mnm/e ne Suffit Pas -007^ O OMEGA wm JmÊbÀ.)hoy< depuis 1919 J.Orner % & Fils Liée JOAILLIERS - HORLOGERS 1658, av.du Mont-Royal Est Montréal (514) 527-2951 LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le projet de création du parc provincial des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie a reçu hier un feu vert officiel du ministre des Transports, Guy Chevrette, aussi responsable de la faune et des parcs.Le ministre Chevrette, de passage dans Charlevoix, a ainsi confirmé la décision du gouvernement d’aller de l’avant avec le projet de parc, qui couvrira quelque 225 km carrés, soit la surface initialement prévue.Le ministre a par ailleurs annoncé que l’actuel sentier de motoneiges, qui longe le fond de la vallée, sera vraisemblablement déplacé, ce qu’avaient demandé plusieurs groupes qui insistaient sur la nécessité de préserver la quiétude de ce qui s’annonce comme un des plus spectaculaires parcs de conservation du Québec.Rappelant que la pratique de la mo-toneige n’est pas encouragée dans les parcs, le ministre Chevrette a reconnu que «ces enjeux peuvent opposer les promoteurs d’un véritable parc et ceux qui misent, en partie, sur cette activité pour le développement du tourisme d’hiver dans Charlevoix».Le ministre a ainsi annoncé que ce problème ferait l’objet d’une étude en collaboration avec l’Association touristique de Charlevoix en vue de situer une éventuelle «piste alternative» en périphérie du parc.Actuellement, on ne compte que deux pistes de motoneige dans les parcs du Québec, soit au parc du Mont-Tremblant et dans le parc des Monts Valin.Contrairement à une information publiée cette semaine sur la foi d’un texte publié par un ancien du réseau des parcs, il n’existe aucun projet de piste de motoneige entre les établissements de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ) du parc de la Gaspésie et le mont Logan, situé sur sa limite ouest Quant aux baux de villégiature en vigueur dans le futur parc des Hautes-Gorges, le ministre a laissé entendre qu’ils ne seraient pas annulés immédiatement mais que «ces parcelles [de terrains privées] seront exclues techniquement des limites du parc afin de faciliter les discussions avec les détenteurs de baux et de favoriser une négociation de bonne foi».La SAQ élargira son partenariat avec le privé Québec (PC) — En partenariat avec le privé, la Société des Alcools du Québec déploiera une centaine de points de vente en région au cours des prochains mois.Ces points de vente sont appelées des «agences» et porteront la bannière SAQ-Essentielle.Ces agences seront gérées par des entrepreneurs privés, un peu sur le modèle d’une franchise.Une formule similaire im- plique des dépanneurs ou des épiceries dans de petites municipalités.Informée des projets de la SAQ, l’opposition libérale s’est alarméé, soutenant que les petits commerçants établis en région perdront une source de revenus importante.«La soif de la SAQ me susprendje trouve la SAQ insatiable», a déploré à l’Assemblée na-1 tionale le député de Mont-Royal, André Tranchemontagne, hier.Voici mon école! L'école primaire Saint-Barthélemy offre un programme d'éducation internationale.Inscriptions pour septembre 2000 • Niveaux: maternelle et primaire • Période d'inscription: du 15 novembre 1999 au 14 janvier 2000 Examens de sélection • Primaire: le samedi 29 janvier 2000, a.m.ou p.m.• Maternelle: les samedis 8 et 15 avril 2000 • Coût: 40$ {payable par chèque libellé à l'école Saint-Barthélemy) Soirée d'information • Le mercredi 1" décembre 1999 à 19h30 Æ École Saint-Barthélemy 7081, ave.Des Érables, Montréal (Québec) 596-4877 LES LAUREATS DES PRIX QUEBECOIS DE LA CITOYENNETÉ Les lauréats des Ptix québécois de la citoyenneté, en compagnie de madame Lise Bissonnette, présidente du jury, et de monsieur Robert Perreault, ministre des Relotions avec les citoyens et de l'Immigration QuébecSS Ministère des Relations avec les citoyens et de l'Immigration FÉLICITATIONS A NOS LAUREATS ! Le ministre des Relations avec les citoyens et de l’Immigration tient à féliciter les organismes et les personnes à qui il a remis les Prix québécois de la citoyenneté 1999, le 8 novembre dernier.PRIX JACQUES-COUTURE POUR LE RAPPROCHEMENT INTERCULTUREL Catégorie personnes Monsieur Gérard Pierre Ti-I-Taming, Sherbrooke Lo diversité et l'étendue des iniliotives de rapprochement interculturel portées por M.Ti-I-Taming le distinguent : création de lieux de rencontres, animation d'émissions radiophoniques, organisation de forums socio-économiques.Il est membre fondateur du Centre interculturel PeuplEstrie Optimum (CIP0).Catégorie entreprises et organismes L'Hirondelle, services d'accueil et d'intégration des immigrants, Montréal L'intégration des nouveaux venus est la mission première de l'Hirondelle, qui a su dépasser la notion d'aide et développer un plein exercice de la citoyenneté, notamment en créant de meilleures conditions d'accès à l'emploi.PRIX CLAIRE-BONENFANT POUR LES VALEURS DEMOCRATIQUES Catégorie personnes Monsieur Hubert de Ravinel, Montréal Le nom de monsieur de Ravinel est synonyme, au Québec, d'une véritable transformation des perceptions des personnes âgées et des conditions qui leur sont faites.Il est présentement vice-président du Bureau québécois de l'Année internationale des personnes âgées.Catégorie entreprises et organismes Maison des jeunes Action Jeunesse, Trois-Rivières Créée en 1987, la Moison des jeunes Action Jeunesse témoigne avec éclat des possibilités de « raccrochage » scolaire et social de jeunes en voie de glisser vers la marginalité.PRIX ANNEAREENUP POUR LA SOLIDARITE Catégorie personnes Saaur Madeleine Gagnon, Montréal Dans le quartier Petite-Patrie de Montréal, soeur Madeleine Gagnon mène une bataille constante contre l'exclusion.La Maisonnette des parents, qu'elle a créée, est un lieu de ressourceront et de solidarité d'où émergent des modèles d'intervention efficaces auprès des enfants.Ex aequo, catégorie entreprises et organismes Accueil Bonneau, Montréal Connu comme un lieu admirable d'aide aux personnes démunies et itinérantes, l'Accueil Bonneau est aussi un réseau de réhabilitation sociale aux interventions d'une générosité ouverte el sons conditions.Chic Reito Pop, Montréal Le Chic Resto Pop o transformé la tradition de l'oide alimentaire aux populations démunies en une entreprise de réinsertion sociale et économique dont le dynamisme fait désormais école. i) E VOIR S A M E 1) I) I M A N (' Il E M B R E LES ACTUALITE S Les universités ont besoin de fonds Les recteurs cherchent à faire passer leur message VALÉRIE DUFOUR LE DEVOIR Angoissés par une opinion publique qui dévalorise l’enseignement supérieur, les recteurs se demandent comment taire passer leur message, à savoir l’importance de remettre des sous dans leur cour.Pour en discuter, des représentants de la Conférence des recteurs et principaux d’universités du Québec (CREPUQ) ont rencontré Le Devoir hier.A l’aube d’un budget provincial qui dégagera des surplus importants, les recteurs sont investis d’une mission, celle de faire comprendre l’urgence de réinvestir.«On a un travail à faire sur les perceptions, un travail d'explication sur le terrain», admet le r.ecteur dé l’Université Laval et président de la CRÉPUQ, François Tavenas.Quand le ministre de l’Éducation, François Legault, a déposé son projet de politique des universités au mois d’octobre, les recteurs l’ont bien accueilli.Quelques semaines plus tard, le discours n’a pas changé: ils ne crient pas au loup et prêtent de bonnes intentions au ministre.Depuis les coupes en éducation, les relations entre les dirigeants politiques et universitaires sont cependant souvent houleuses, explique la CREPUQ.«Pender que la rationalisation allait générer des économies, c’était poser au départ l'hypothèse qu'il y avait beaucoup trop de ressources pour le nombre d’étudiants.Et ce n était pas le cas», tranche François Tavenas.Dans une économie dite du savoir, les recteurs soutiennent qu’on doit donner aux universités les moyens financiers pour former leurs étudiants.«L’élastique est rendu trop loin, c’est la qualité de la monnaie qu'est le diplôme qui se détériore», lance le président du Résçau des Université du Québec et vice-président de la CREPUQ, Pierre Lucien Alliés de legault Les représentants de la CRÉPUQ sont bien conscients que Legault joue sa tête en faisant miroiter un réinvestissement important dans l’enseignement universitaire.11 leur a garanti de nouveaux fonds, mais finalement c’est Lucien Bouchard qui va trancher.Les recteurs attendent.«Notre défi sera d'arrimer les préoccupations de M.Legault, qui veut cibler le réinvestissement avec la réalité des universités», poursuit François Tavenas.En langage clair, les universités sont prêtes à examiner leurs programmes avec le ministre et à identifier les domaines d’avenir.«On est prêt à changer, niais pas n’importe comment», précise le président de la CRÉPUQ.Et les recteurs insistent sur un point: la formation générale est tout aussi importante que la formation disciplinaire.Dans un contexte où rares sont les carrières linéaires, ils croient que l’université doit offrir la base qui va permettre aux travailleurs de se déplacer d’un emploi à l’autre.A l’heure où la santé réclame des «soins monétaires» importants et les contribuables des baisses d’impôt, les recteurs ne veulent pas se faire damer le pion.Les fonds en premier, ensuite le reste, ‘disent-ils.«J’ai hâte qu'on puisse parler d’autre chose que d’argent», avoue Pierre Lucier.Service Canada Avec des pincettes JEAN CHARTIER LE DEVOIR tW> affaire de Service Canada .L/ continue à être traitée avec dèè pincettes à Ottawa.«Service Ca-htida est à l’état de gestation.Il y a de$ consultations à faire.On n'est fas prêt à faire des annonces là-des-His», a précisé au Devoir Joseph K!ra, le nouvel attaché de presse de Lucienne Robillard, la présidente dm Secrétariat du Conseil du trésor à Ottawa.3 Pour sa part, le ministre des Travaux publics et Services gouvernementaux du Canada, Alfonso Gaglia-|io, dit qu’il n’a pas été saisi de la inise sur pied de Service Canada mais que cela devrait survenir en décembre.Toutefois, le ministre Gagliano a refusé de confirmer les dires du ministre des Relations avec les citoyens, Robert Perreault, à l’effet qu’il s’apprête à créer un réseau (d’information au coût de 200 millions à l’échelle du Canada.Il a précisé, lors d’une entrevue téléphonique, que Service Canada est à l’étape de projet pilote dans plusieurs localités, une responsabilité qui relève du Conseil du trésor.Le 28 mai 1998, précise le document Sur Internet,«les ministres du Conseil du Trésor du Canada» se sont donné un plan de deux ans «pour envisager diverses options».Plan préliminaire Le Secrétariat relève de Mme Robillard et rien n’est arrêté de manière définitive.Mais un document de son ministère sur Internet fait état d’un plan préliminaire de dépenses pour Service Canada.Il y est précisé: «Les dépenses atteindraient un sommet de 177 millions de dollars en 2001-2002 et se stabiliseraient à 139 millions en 2002-2003 et pour les exercices suivants.Un placement annuel d’un montant de 100 millions pour l’infrastructure est également requis pour l'appui de cette proposition».Le plan sur Internet parle d’un gui-I chet sur 400 sites«dispensant tous les services dans les villes et les agglomérations rurales importantes» et de 300 sites chez Postes Canada «dans les petites agglomérations rurales et les communautés éloignées».A ce sujet, le ministre Gagliano explique -.«C’était un avis d’appel d’offres mais la proposition finale n'est pas émise.Je ne suis pas saisi de ça.Dam certaines places, ce sera au bureau de poste, dam d’autres à la Banque de développement du Canada.Il s'agit d’une location physique doté de la nouvelle technologie, c’est complètement différent d'une ligne téléphonique».Phase expérimentale Alfonso Gagliano se dit au courant de ce projet, mais en attente.«fa dépend du produit final.On a lancé une invitation (sur Internet), pour connaître les commentaires.C’est la phase expérimentale».Au sujet de la ligne 1-800-O-Cana-da, le ministre a précisé que le gouvernement fédéral va récupérer 1,2 million au ministère de M.Perreault pour les agents de Communication-Québec et le nouveau programme coûtera huit millions pour desservir tout le Canada.M.Gagliano a envoyé une missive à M.Perreault pour l’informer que l’interruption de ce versement ne surviendrait pas le 30 septembre mais à la fin de l’exercice financier, le 31 mars 2000.Le ministre a écrit dans sa missive que«/
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