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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-12-04, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1009 ?LE DEVOIR ?Le 31 décembre prochain, ne cherchez plus quoi faire.Les médias ont pensé à vous et ils ne veulent que votre bien.Leur réputation est en jeu.Vous ne vivrez donc pas le passage à l’an 2000.Vous vivrez 24 fois le passage à l’an 2000.Vingt-quatre levers de soleil, 24 réveillons, un à chaque heure, jusqu’à l’épuisement total, jusqu’à la grande gueule de bois médiatique du lendemain.THÉÂTRE L’intellectuel léger Page B 3 CHRONIQUE CULTURELLE Fête noire Page B 12 Cinéma Page B 4 Musique Page B 7 Arts visuels Page B 9 Formes Page B 11 PAUL CAUCHON LE DEVOIR a multiplication des chaînes vous donne le tournis?Les télés d’information vous stressent avec leur obsession du direct?Internet vous épuise en vous déplaçant de Laval à Singapour en un clic de souris?Vous n’avez encore rien vu.Le 31 décembre prochain, la journée sera extensible à l’infini.Vous pourrez tenter de reculer le temps en vous branchant sur toutes les télévisions du monde, en vous branchant sur les centaines de webcams diffusant de partout, en écoutant la radio qui retransmettra de l’Antarctique au Groen-land.Ce sera l’orgie média-tique.Du jamais vu.Mais le temps vous rattrapera: à minuit vous aurez basculé de l’autre côté, comme tout le monde.Un consortium de 60 télévisions dans le monde s’est arrangé pour produire le plus grand spectacle télévisuel connu de ce côté de la galaxie.L’idée s’est organisée autour de la BBC britannique et elle a fait le tour du monde.En France, c’est TFI qui se joint au projet.En Italie, la RAI.Aux Etats-Unis, ABC.Et au Canada, Radio-Canada/CBC.Le tout commencera à 5h du matin le 31 décembre.Dans le Pacifique, premier lever du soleil du premier fuseau horaire de l’an 2000.Les caméras seront présentes.A 5h Peter Jennings de ABC, en direct du Times Square de New York, commentera.A Montréal, Radio-Canada présentera sa propre version de l’événement.Le principe est le suivant: les réseaux membres du consortium pourront utiliser à leur guise les images prises dans le fuseau horaire en ques- tion.Puis on continue d’un fuseau horaire à l’autre, avec chaque fois de nouveaux réseaux qui diffusent de nouvelles images aux membres du consortium, à 9h le matin en Australie, à 17h à Berlin, à 18h à Paris, à 19h à Londres.Toute la programmation de Radio-Canada sera consacrée à l’événement, pendant 24 heures, sans arrêt, mur à VOIR PAGE B 2: 24 FOIS ,—.«RS \ 1 -les males heure Fortier Danse-Création ?la tentation de la transparence lme llayetn ex|x.seiil lem 1 .envies a l'Agoia de ta danse.| ,111 V KM Paf! trois photosraphes Collaborateur!; Françoti Pllotte • Betty - Denis Lavoie - Carmen Aile • Glnelle Chagnoris • Gaétan Leboeuf ¦ Jean Philippe TVépanler.Janvier solo 1 solo 2 solo 3 CONSEIL desXrts •sk f 4rJEST Prix unitaire - Grand public ; 20! - Étudiants ; 12! Forfait trois solos - Grand public ; 42! - Étudiants ; 29! mer.12 20h Jeu.13 20h ven.14 20 h sam.15 18 h 20n 22 h dim.16 14 h 16 h 18 h mer.19 20 h Jeu.20 20 n ven.21 20 h sam.22 18 h 20 n 22n dim.23 14 h 16 h 18 n 1111111 Wük LE DEVOIR.LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DECEMBRE 1 9 I) O s* M 24 FOIS Une édition spéciale d’une heure de La Petite Vie SUITE DE LA PAGE B 1 mur, jusqu’au lendemain matin 1er janvier.Extraits de spectacles de partout dans le monde, invités en studio pour commenter, levers de soleil su,r le Taj Mahal, les pyramides d’Egypte (où Jean-Michel Jarre donnera son concert du millénaire qui, selon la rumeur, serait transmis en direct sur un site Internet), l’Acropole, la tour Eiffel.Environ 150 personnes travaillent à ce projet pour la télé de Radio-Canada.Entre 23h et minuit, Radio-Canada doit bien sûr fournir des images au reste du monde et le secret persistait cette semaine sur le contenu de cette heure ûitidique.On sait toutefois que Bernard Derome sera le guide de toute la journée, appuyé par de nombreux invités.A noter que ce téléthon planétaire souffrira d’une exception en soirée ce 31 décembre: une édition spéciale d’une heure de La Petite Vie.Il n’est pas prévu d’envoyer le pâté chinois de Thérèse au reste du monde.René Angelil maître du temps Tous les autres réseaux doivent donc se positionner par rapport à ce monstre médiatique.On sait déjà par exemple qu’aux Etats-Unis CBS prévoit d’entrer en ondes à 20h avec David I^etterman.Au Québec, TQS joue une seule carte maîtresse, La fin du monde est le 31 décembre, émission spéciale d’une heure à 19h avec Marc La-brèche en direct du Théâtre Corona à Montréal, son équipe éparpillée dans la ville de Montréal.et Jean-René Dufort en direct de Londres devant Big Ben.À 23h, TQS mettra en ondes une édition spéciale d’une heure du Grand Journal.Mais le gros lot, c’est TVA qui l’a obtenu: Céline Dion en direct du Centre Molson pendant quatre heures, de 21h à une heure du matin.Véritable coup de génie de la part de René Angelil aue ce spectacle de la chanteuse la plus populaire du monde, annoncé comme étant son dernier, enjambant le siècle et retransmis en direct Comme TVA est devenu depuis cet automne un réseau national obligatoirement retransmis par tous les distributeurs canadiens d’un océan à l’autre, les Canadiens anglais, qui n’avaient jamais regardé TVA de leur vie, jetteront évidemment un coup d’œil.Sur le coup de minuit, la compétition sera féroce pour les téléspectateurs québécois entre Céline, le party mondial de Radio-Canada et les réseaux américains facilement captés ici.Le spectacle de Céline Dion suscite un tel engouement que CTV doit aussi en diffuser des extraits et que la SOURCE RADIO-CANADA Kadiop-Canada diffusera une édition spéciale d’une heure de La Petite Vie avec notamment Diane Lavallée et Serge Thériault.chaîne américaine CBS prévoit d’en diffuser une heure.Suivra à TVA un téléjournal spécial à une heure du matin avec Simon Du-rivage.Dans la journée, TVA présentera aussi à chaque heure une capsule de deux minutes avant chaque émission régulière, montrant les différents passages de l’an 2000 dans le monde, grâce à des images obtenues de CNN et de Reuters.Le marathon n’est pas que télévisuel.À la Première Chaîne radio de Radio-Canada, Marie-France Bazzo et Michel Desautels se lanceront eux aussi dans un 24 heures non-stop, Deux mille et une nuits.Tables-rondes, commentaires, entrevues (de Marie Laberge à Stephen Jay Gould), partys avec les Psychotroniques en direct, et ainsi de suite.Champagne virtuel et gueuletons électroniques Mais comme si ce n’était pas assez, l’internaute sera sollicité comme jamais.Une multitude de sites Internet sont déjà à pied d’œuvre pour susciter la passion autour de l’an 2000.En fait, on peut dire que, si à la télévision et à la radio on reste quand même assez discret pour le moment sur le passage du siècle (histoire de ne pas dégoûter d’avance le citoyen), sur Internet, c’est déjà le délire.Pour tout savoir sur les partys annoncés ou annulés, sur les projets fous, pour dresser des listes absurdes comine «les 20 autos du siècle», on peut consulter millennium.yahoo.com, ou encore www.tou r-eiffel.fr/teiffel/a n2000Jr/, sous titré «L’observatoire mondial de l’an 2000», ou bien www.2000enfran-ce.com.Ou encore www.msnbc.com, qui fait dans l’intello en proposant, sur une section spéciale, toute une série de textes de réflexion sur les défis du prochain siècle.Il y a également www.timessqua-re2000.com, qui prévoit de diffuser en direct de Times Square le 31 décembre grâce à 15 caméras (un million et demi de visiteurs réels devraient défiler à Times Square le 31 décembre et le 1er janvier, mais on n’ose pas évaluer le nombre d’internautes potentiels).Essayons aussi www.count-down2000.com: potins en tous genres, recensions de projets, forfaits voyages et un section de commerce électronique pour commander la casquette de l'an 2000 (avec un cadran intégré dans la palette qui établit le décompte des minutes qui restent) et l’affreux toutou fushia du millénaire.Même principe avec www.every-thing2000.com, qui ajoute sur son site une invraisemblable section sur les bébés de l’an 2000: des parents ont inscrit leur nom et on pourra suivre en direct la course pour la naissance de premier marmot.Ce soir-là, le principal outil de découverte pourrait être newyears.eartli-cam.com, qui doit recenser toutes les webcams installées pour assister en direct à l'événement.Le passage à l’an 2000 risque donc d’être cj’abord un événement médiatique.A moins que les ordinateurs plantent et que les écrans s’éteignent.Mais cela, c’est une autre histoire.WÊSSÊ8BËÊÈÊB& e SEMAINE DE LA DRAMATURGIE lectures publiques 6 décembre 9 décembre 20h30 PUR CHAOS DU DÉSIR de Gilbert Turp MISE EN LECTURE Jean-Stéphane Roy avec Danny Gagné, Louise De Beaumont, Nina Duval et Sylvain Scott 11 décembre décembre 20h30 REQUIEM de Michel Ouellette MISE EN LECTURE Gill Champagne avec Marc Legault, Sébastien Ricard et Isabelle Roy 17h30 LE SACRIFICE de Stéphane Hogue mise en lecture Lorraine Pintal avec Marie-Joanne Boucher, Maxim Gaudette, Marie-France Marcotte et Stéfan Perreault 20h30 L'HOMME QUI VOULAIT RÊVER de Martin Thibault mise en lecture Marc Béland avec Véronique Clusiau, Érik Duhamel et Valérie LeMaire TO décembre 8 décembre Mercredi 17h30 LUMIÈRE! de Jacques Allard MISE EN LECTURE Jacques Lessard avec Jacques Allard, Monique Miller, Ginette Morin et le musicien James Darling 20h30 FL0ES de Sébastien Harrisson MISE EN LECTURE Alice Ronfard avec Dominique Darceuil, Jacinthe Laguë, Gérard Poirier et Jean-Louis Roux Vendredi 17h30 L'AMOUR, TOUJOURS L'AMOUR.PETITS MARIVAUDAGES (COMÉDIE POUR ENFANTS) de Carole Tremblay mise en lecture André Lachance avec Bertrand Alain, Carol Cassistat, Lise Castonguay, André Lachance et Nathalie Poiré 20h30 CHANSON D'AMOUR de Micheline Parent MISE EN LECTURE Brigitte Haentjens avec Chantal Baril, Johanne Emond, Suzanne Lemoine, Monique Mercure, Julien Poulin, Anka Rouleau et Guy Thauvette 14h MONSIEUR SMYTCHK0V ET MADAME SMYTCHK0V de Pierre-Yves Lemieux LECTURE PAR L'AUTEUR Salle Jean-Claude Germain 17h30 SARAH ET LORRAINE de Marc Israël-Le Pelletier MISE EN LECTURE Robert Vézina avec Marc Brouillette, Élizabeth Chouvalidzé, Mireille Métellus et Claude Prégent 20h30 LA GRIFFE de Robert Gurik MISE EN LECTURE Louison Danis avec Vincent Bilodeau, Jean-François Blanchard, Louison Danis, Lorna Gordon, Réjean Guénette, Jean-Marie Moncelet, Pascal Rollin ET LE MUSICIEN Stéphane Girouard CARTE BLANCHE AUX AUTEURS Soupers-rencontres du mardi au samedi à 19h DU 6 AU 11 DECEMBRE 1999 UNE PRODUCTION DU CENTRE DES AUTEURS DRAMATIQUES au Théâtre d'Aujourd'hui, 3900 rue St-Denis Entrée: 4 $ par lecture RÉSERVATIONS: 282-3900 MARYO THOMAS Anne-Marie Boisvert et Martin Bélanger, les deux danseurs de la Boutique fantasque présentée par l’Orchestre métropolitain.Rendez-vous familiaux Deux versions de Casse-Noisette et un bouquet d'œuvres peu jouées de Rossini; qui dit mieux ?JULIE BOUCHARD Si Noël n’est qu’un prétexte, le prétexte est bien vu par plusieurs des compagnies artistiques montréalaises, qui en profitent pour présenter, si ce n’est leurs productions les plus importantes, tout au moins les plus féeriques et les plus sympathiques.Ainsi, les Grands Ballets canadiens reviennent avec.Casse-Noisette, l’Orchestre métropolitain y va d’une Boutique fantasque et le Ballet Ouest de Montréal ajoute aux précédents son.Casse-Noisettel Une chose commune à tout cela: les enfants.Ils sont au cœur du spectacle ou forment le public le premier visé.Les enfants petits et grands, bien sûr.Une tradition Pour la 36l année consécutive, les Grands Ballets canadiens présentent Casse-Noisette (de justesse, il faut le dire; depuis «le règlement» de la grève des techniciens de la Place des Arts, ils mettent les bouchées doubles pour arriver à temps et durent malgré tout repousser le début des représentations d’une journée, le temps de permettre aux techniciens nouvellement embauchés de roder le spectacle).Encore Casse-Noisette, direz-vous peut-être?Mais oui! Et vive- ment que revienne ce spectacle déjà vu par des centaines de milliers de spectateurs et dansé par des milliers de danseurs (la pochette de presse est un véritable hommage aux chiffres, aux gros chiffres).Noël est peut-être le seul temps de l’année où on peut encore échapper à la nécessité de l’innovation et de la découverte.Profitons-en sans oublier que nous aurons toute l’année qui vient pour critiquer, comme il se doit, cette tradition.Bref, c’est bientôt Noël, donc, et il est de tradition de voir à cette période de l’année les Grands Ballets canadiens présenter le ballet qui nécessite les plus gros moyens, le plus grand nombre de danseurs, de costumes, de techniciens, etc., de toutes leurs productions annuelles: Casse-Noisette.Créée sur la musique de Tchaikovski, cette chorégraphie de Fernand Nault raconte l’histoire de Clara, qui reçoit en cadeau de son parrain, un certain docteur doté de pouvoirs magiques (voilà qui réglerait bien des problèmes au Québec.) un casse-noisette.La pauvre, direz-vous.Mais ce que vous ne savez (peut-être) pas encore, c’est que le casse-noisette n’en est pas un.Ou pas qu’un.Voilà comment l’histoire commence et elle ne s’achèvera pas avant de voir Clara revenir du royaume des friandises sur le dos d’un cygne aux ailes d’or.Une très jolie histoire où le règne des princes charmants n’est pas contesté; une histoire conçue pour faire rêver, rire et pour ravir sur un ton de féerie les spectateurs de tous les âges.Depuis sa création, en 1964, la scénographie de ce ballet de Fernand Nault a été revue et corrigée trois fois, la dernière fois en 1987, à l’occasion du 30 anniversaire des Grands Ballets canadiens.C’est dans cette version, où les décors sont signés Peter Horne, les costumes François Barbeau et les éclairages Nicholas Cernovitch, que 144 personnages plus la souris du soir (un enfant du public choisi au hasard avant le début du spectacle) incarneront sur scène l’esprit des Fêtes.Un Casse-Noisette méconnu «Un Casse-Noisette peut en cacher un autre», disait le communiqué transmis par le Ballet Ouest de Montréal.Formule bien choisie, car cette autre version de Casse-Noisette, qui, comme son titre le suggère, s’inspire elle aussi du ballet de Tchaikovski, est bien peu connue du public francophone montréalais.Elle en est pourtant à sa seizième année de représentation! D’où vient que l’on VOIR PAGE B 3: RENDEZ-VOUS ll'H BRiCCLE de CHRISTIAN VEZINA SUR DES POÈMES DE HENRI MICHAUX AVEC DIANE DUBEAU et CHRISTIAN VÉZINA SCÉNOGRAPHIE JEAN BARD éclairage CAR0LYNE VACH0N rrrmJL^if;ÏÏ51AU 11 DÉCEMBRE TjÜaIytTaJU&EDI À 19H espace libre m m m espace libre B ¦ M 1945 RUE FULLUM MÉTRO FRONTENAC RÉSERVATIONS 521-4191 ENTRÉE 17$ UNE PRODUCTION DU NOUVEAU THÉÂTRE EXPÉRIMENTAL I.K ÜKVOIIS IV* m}M4h 0iÜ "W UN JEU J UNE EXPÉRIENCE THÉÂTRALE À NE PAS MANQUER hasard fait bien les choses manient TOUT Claudine RAYMOND et Marie-Eve GAGNON kamikazes François ARCHAMBAULT, Marie BRASSARD, Evelyne DE LA CHENELIÈRE, Stéphane CRÊTE, Diane DUBEAU, Muriel DUTIL, Éric JEAN, Roger LÉGER, Sylvie MORISSETTE, Dominick PARENTEAU-LEBEUF, Michel ST-AMAND, Jacques SAMSON, Bernard TANGUAY, Larry TREMBLAY LUNDI 13 DÉCEMBRE 1999 à 20H30 à ESPACE LIBRE 1945 rue Fullum (métro Frontenac) Entrée 15$ Réservations 521-4191 i L E I) E V OIK, L E S S A M EDI I E T D 1 M A X C 11 E 5 I) E (' E M B R E I !» !» !» B 3 RENDEZVOUS SUITE DE LA PAGE B 2 en ait jusqu’ici si peu entendu parler?Margaret Mehuys, fondatrice et directrice artistique du Ballet Ouest de Montréal, ne l’explique pas, mais soutient que la couverture médiatique du côté anglophone a toujours été plus soutenue qu’elle ne l’a été du côté francophone.Quoi qu’il en spit, le Casse-Noisette présenté par le Ballet Ouest de Montréal est beaucoup plus modeste que celui des Grands Ballets canadiens.Cet «autre» Casse-Noisette intègre sur scène — celle de la salle Pierre-Mercure, de dimensions plus petites que celles où se produisent les Grands Ballets canadiens — des danseurs professionnels et des amateurs.Oui, des amateurs, mais pas n’importe quels amateurs: les parents ou grands-parents des jeunes danseurs, qui interprètent leur propre rôle.Familial, donc, ce Casse-Noisette, qui, sans la participation de tous et chacun à la production, n’aurait pas pu voir le jour.C’est que le Ballet Ouest de Montréal n’est pas subventionné; cette compagnie, qui s’est donné comme mission d’offrir l’occasion aux finissants d’interpréter leurs premiers rôles avant de se présenter aux auditions internationales, survit tant bien que mal grâce à la générosité de quelques commanditaires et à la vente de billets.C’est dire toute l’importance que revêt pour cette petite compagnie Casse-Noisette et la fragile situation dans laquelle la plonge les moyens de pression choisis par les enseignants; le nombre de représentations de Casse-Noisette a été réduit de moitié.Créé par Margaret Mehuys, le Casse-Noisette du Ballet Ouest est très différent de celui de Fernand Nault.«C’est une tout autre histoire», précise Mme Mehuys, bien que Clara en soit encore le personnage principal.Les personnages sont différents, le déroulement de l’histoire suit un autre cours.Et, pas imbue d’elle-même pour deux sous, Margaret Mehuys a intégré à la chorégraphie, au fil des ans, les suggestions apportées par les participants à la production.Seize ans plus tard, le Casse-Noisette du Ballet Ouest de Montréal s’est enrichi de mille et un petits détails, ce qui fait de la scène un monde où fourmillent les anecdotes.Bref, voilà un Casse-Noisette porté par l’esprit de famille et la convivialité.Péchés de Noël Vieux et à la retraite, Rossini composa une série de danses et de chansons qu’il regroupa sous le titre alléchant de Péchés de ma vieillesse.De ces péchés, il en extrait plus d’une di- zaine et les réunit en une nouvelle composition: La Boutique fantasque.Au début du XIX' siècle, Diaghilev commanda un ballet sur cette musique et demanda à Respighi d’en assurer l’orchestration.Un autre Italien, Joseph Rescigno, autrefois enfant prodige et aujourd’hui directeur artistique de l’Orchestre métropolitain, fait de La Boutique fantasque le cœur du spectacle de Nçël qu’il destine à toute la famille.A la famille, oui, mais pas aux tout-petits, qui n’y comprendront rien.Dans un monde en apparence normal, un boutiquier possède un magasin de jouets.La nuit, tout le monde dort, sauf les jouets, qui en profitent pour fêter, danser, s’aimer; deux poupées, un soldat et une ballerine, s’aiment en effet d’amour fou.Mais voilà que deux familles, l’une américaine, l’autre russe O’histoire a bel et bien été écrite au début du XX' siècle), veulent s’approprier l’une et l’autre des poupées.Et l’histoire commence.Une histoire qui, bien sûr, trouvera une fin heureuse.L’Orchestre métropolitain, qui ne dispose pas des moyens pour recréer le ballet en son intégralité, présente une version allégée de La Boutique fantasque: l’histoire, réécrite par Maryo Thomas, est narrée par Chantal Lambert, connue autrement comme soprano et directrice de l’Atelier de l’Opéra de Montréal, et chorégraphiée par Dominique Porte et Estelle Clareton.En ouverture, la musique de La Strada, de Fellini.Et La Danse des heures, extrait d’un opéra de Pon-chielli, sur laquelle Walt Disney avait fait danser des hippopotames roses.Un spectacle conçu pour vous étirer le sourire d’un bout à l’autre du visage.CASSE-NOISETTE Les Grands Ballets canadiens, du 18 au 30 décembre, à la salle Wilffid-Pelletier de la Place des Arts.LA STRADA, LA DANSE DES HEURES, LA BOUTIQUE FANTASQUE Orchestre métropolitain, sous la direction de Joseph Rescigno.Le 4 décembre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts; le 6 décembre à Hochelaga-Maisonneuve; le 7 décembre à Saint-Laurent; le 9 décembre à la salle Claude-Champagne et le 15 décembre à Verdun.CASSE-NOISETTE Le Ballet Ouest de Montréal, les 4 et 5 décembre, à la salle Pierre-Mer-cure du centre Pierre-Péladeau PETER MARTIN Une scène du Casse-Noisette du Ballet Ouest de Montréal J14 DÉCEMBRE 1999 AU 22 JANVIER 2000 inception et mise en scène: Louise Forestier ection musicale et arrangements: Jean-François Groulx.bc Stéphane Brulotte, Louise Forestier, Kalhieon Fortin, jis Gagné, Gabriel Gaston, Lynda Johnson et Hélène Major.sistance à la mise en scène et régie: Manon Bouchard, sidens: Jean-François Groulx, Jean-Bertrand Carbou.Concepteurs: ude Goyelte, François Barbeau, Michel Beaulieu el Eddy Freedman.théâtre du rideau vert 14-1793 www.rideauvert.qc.ca - 4664, rue Saint-Denis - Métro laurier garderie le samedi et le dimanche en matinée sur réservation seulement V I TVR Omni THÉÂTRE Le syndrome de l’intellectuel léger Urbi et orbi et son directeur Yuan Bienvenue reprennent du service avec de nouveaux Contes urbains .Avec le dramaturge engagé Yvan Bienvenue, le monde du théâtre s’intéresse au théâtre du monde.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR On a bien fini par parler de théâtre, plus précisément de cette nouvelle mouture des Contes urbains, deux ans après le sabordage volontaire de la tradition pourtant assez bien établie.Mais seulement après un long détour où il a été question de bien autre chose.Parce qu’avec le dramaturge engagé Yvan Bienvenue, le monde du théâtre s’intéresse au théâtre du monde.Le jour de l’entrevue, mercredi, la scène centrale était à Seattle, évidemment.Avec comme protagonistes les conférenciers de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et comme antagonistes des opposants aux effets négatifs de la mondialisation doublés pour l’effet par quelques casseurs de vitrine.«Dès qu'il y a de l'argent en cause, n’importe où, le plus riche va taper sur le plus pauvre, dit Yvan Bienvenue.Pour moi, l’idée des opposants à l’OMC n’est pas d’empêcher les discussions, mais de pouvoir en faire partie et puis de faire en sorte que les discussions aient lieu en public, ouvertement.Ii me semble que c'est ça, la démocratie.» Fils de prolo Le dramaturge engagé souligne que les débats politiques ne sont plus tellement en odeur de sainteté dans le milieu du théâtre québécois, et surtout sur les planches québécoises, même si quelques auteurs ont tenté de renouveler un peu le genre récemment: lui-même bien sûr, mais aussi Olivier Choinière avec Autodafé et surtout Alexis Martin avec Révolutions, qui établissait un lien de causalité entre la pauvreté linguistique et la pauvreté tout court.Yvan Bienvenue «vient du prolétariat».Son père trimait à l’usine.Il n’a jamais parlé pointu.Il écrit un jouai poétisé, irréel, une langue qui n’existe que sur scène.«J’écris dans une langue que j’appelle le Bienvenue, dit-il, fier de sa formule.C’est une espèce de créole, qui ressemble encore au français.Mais au Québec, le débat sur la langue et la culture manque trop souvent la cible: le véritable problème, c’est celui des classes sociales», ajoute-t-il, en se référant explicitement au thème développé par Alexis Martin.Cela dit et bien dit, au bout du compte des confidences, le fils de prolo devenu amoureux des mots se définit aussi comme un intello.«Il y a une quinzaine d’années, quand j'ai commencé à m’intéresser vraiment à l’écriture, je répétais que je connaissais enfin ma maladie mentale: j’étais devenu un intellectuel léger.Ça veut dire que je n’écris pas d’essai, mais que je réfléchis à petite dose.Je réfléchis sur ma société.Je prends position.On me traite souvent de moraliste.C’est peut-être un compliment: ça veut dire que j’ai des principes.Je ne défends pourtant pas une cause particulière.Je défends la respectabilité de l’être humain.» Les exemples et les sujets s’entre- mêlent ensuite.Bienvenue s’insurge contre le «straigth bashing» qu’il croit observer dans le milieu du théâtre, et surtout de la part de certains critiques homosexuels.Bienvenue reproche à trop de collègues de colporter des préjugés sur trop de collègues.Il parle de la maison d’édition qu’il a fondée avec son ami Çlaude Champagne, Dramaturges Editeurs.La maison existe depuis le milieu de la décennie.Le trentième titre y sera bientôt publié.Bienvenue et Champagne privilégient les pièces à l’affiche, la première correspondant Souvent au lancement.Dramaturges Editeurs a en tiroir un hommage collectif à Robert Gravel.«Mais on a tellement de demandes qu’il faut faire de plus en plus de choix.On rêve aussi de publier ou de republier des classiques ou de grands textes québécois, peut-être même sous forme d’anthologie.» Le retour des contes On arrive donc au théâtre et à ces Contes urbains, qui reprennent du service au Théâtre La Licorne, à Montréal, de mardi prochain au 18 décembre.Il y a deux ans, la compagnie Urbi et orbi avait pourtant annoncé qu’après cinq belles années, l’aventure se terminait, un point c’est tout.«On a arrêté quand on a senti des pressions des subventionnaires, mais on était aussi pressés par la volonté de revenir à notre vocation de compagnie de théâtre», explique le directeur général et artistique de la compagnie Et pourquoi avoir replongé?«A la demande générale!», lance alors Yvan Bienvenue.«Des gens comme Jean-Claude Germain ont commencé à nous dire qu’on était complètement fous d'arrêter une chose qui marchait si bien.On y a repensé et, effectivement, c’était une mauvaise idée de se saborder alors que d'autres poursuivaient dans la voie tracée.» You bet.Le genre a été adapté, imité, carrément copié, un petit peu comme l’impro théâtrale de la LNI.Depuis quatre ans, le Théâtre Le Clou propose une version pour ados, Les Zurbains.Des dérivés sont apparus un peu partout, dans la région ou-taouaise, à Sudbury, dans l’ouest du pays, jusque dans le nord de la France et en Belgique.«On n’a pas inventé l’idée du conte, évidemment, mais on a développé un protocole.» Un protocole tout simple en fait, qui consiste à écrire des contes à un personnage, des monologues quoi, qui sont finalement livrés en cascade.Urbi et orbi en a proposé jusqu’à 38 une année, tous inspirés d’une pièce de Shakespeare.Les versions précédentes relayaient des contes de Noël.Cette fois, Les Contes urbains proposent une édition francophone pancanadienne.Les sept nouvelles histoires ont été écrites par des dramaturges from coast to coast, de Moncton (Herménégilde Chiasson) à Victoria (Sylvain Marois), en passant par Edmonton (Manon Beaudoin), Ottawa (Robert Marinier), Montréal (Yvan Bienvenue) et Sudbury (Jean Marc Dalpé, mais eu fait, il vit maintenant au Québec).Ce qui fait quand même une belle brochette, avec deux lauréats du prix du Gouverneur général de cette année (poésie pour Chiasson et théâtre pour Dalpé).Les textes des dramaturges seront défendus par Céline Brassard, Louis Champagne, Michel Charrette, Paul Doucet, Robert Marinier, Christiane Proulx et Jean Marc Dalpé lui-même.«En lisant les textes, je me suis rendu compte que la langue française en elle-même est une culture au Canada, peu importe les différences régionales», dit Yvan Bienvenue.On aura aussi encore droit à des histoires urbaines, évidemment, mais avec des canevas disparates.On aura par exemple un ange et un spectre paternel, un phantasme de vengeance et la révélation d’un secret.Mais Yvan Bienvenue avertit que les contes de la nouvelle mouture sont beaucoup moins cruels que ceux de certaines autres éditions, rien de comparable en tout cas à la cuvée 1997, où une jeune pute racontait pourquoi et comment elle avait arraché le pénis d’un client déguisé en père Noël.«On ne va pas jusque-là dans le heavy.Ou alors disons que c’est heavy humain.» \ CS I O* «A r\ Hydro VjV Québec Miniabonnement Le Théâtre du Rideau Vert vous donne l'occasion rêvée d'offrir un cadeau de Noël et du nouveau millénaire.Une façon originale de vivre et de franchir le nouveau siècle.Prix du Mini-abonnement : les mardi, mercredi ou jeudi ; 82.95 $ tic ou les vendredi, samedi, dimanche ; 90.90 $ ttc.20 % de réduction sur le prix au guichet ! Avec le temps Cent ans de chansons Du 14 décembre 1999 au 22 janvier 2000 L'histoire et les rythirss du XXe siècle en chansons, avec Louise Forestier, Gabriel Gascon, Lynda Johnson el quatre autres comédiens-chanteurs accompagnés de deux musiciens.Le Théâtre du Rideau Verl vous invite à battre la mesure du siècle qui se termine et de celui qui commence.Un spectacle unique en son genre conçu et mis en scène par Louise Forestier.Les Chaises ' IONESCO Du 1er au 26 février 2000 Considéré comme le chef-d'œuvre de Ionesco, les Chaises mis en scène par Paul Buissonneau, interprété par Hélène Loiselle et Gérard Poirier, dévoile l'absurdité de la solitude de deux êtres en les montrant sous le jour de deux marionnettes dérisoires davantage écrasées par la puissance des choses el des mots que par celle du destin.Maître Puntila et son valet Matti BRIGHT Du 14 mars au 8 avril 2000 Dans cette comédie populaire, c'est le recours à la parabole et la présence au centre de la fable d'un personnage ambigu et divisé qui permettent le double jeu de l'éloignement et du rapprochement.Avec Raymond Bouchard, Patrick Goyette, Claude Prégent.Pierrette Robitaille et Mireille Deyglun pour ne citer que ceux-ci.Mise en scène ae Guillermo de Andrea.N’hésitez plus, abonnez-vous dès maintenant au 514-845-0267, par télécopieur au 514-845 0712 théâtre ou par courrier électronique à info@rideauvert.qc.ca du rideau vert V Les Lundis Classiques du Rideau Vert SOUS LA DIRECTION ARTISTIQUE de Francine Chabot Concert Mozart et les enfants Un divin génie dont la musique donne du plaisir à tout agi Avec Cédric Cohen-McCollum Marie-Ève Poupart, Andréa Picard, violonistes, Marie-Michel Beauparlant, violoncelliste, Philippe Doss, Rosa Pyon, Aude Saint-Pierre, ASTRID Yl, pianistes ainsi que Claire Ouellet et Suzanne Blondin au piano d’accompagnement.6 décembre 1999 à 201 au Théâtre du Rideau Vert jjrffiL “ Billet individuel 24$ Prix étudiant 12$ Information et réservations 514-844-1793, théâtre M f.du rideau vert ^••montré*' .Ü !Tjpy gj : ¦¦¦ LE DEVOIR, LES SAMEDI 4 ET DIMANCHE 5 DECEMBRE 10»» A m 1 _ w Ml W Une folie toute sage LAURA CADIEUX.LA SUITE Réalisation et scénario: Denise Filia-trault d’après les personnages de Michel Tremblay.Avec Ginette Reno, Pierrette Robitaille, Denise Dubois, Pauline Lapointe, Danièle Laurin, Dominique Michel, Adèle Reinhardt, Jean-Guy Bouchard, Raymond Bouchard, Martin Drainville, Michel Dumont, Mireille Thibault, Sonia Va-chon.Image: Daniel Jobin.Musique: François Dompierre.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR L> an dernier, C’t’à ton tour, Laura ' Cadieux, adapté du roman de Michel Tremblay et dans lequel Denise Filiatrault faisait ses premières armes comme réalisatrice, s’est révélé un franc succès.Les Québécois s’y sont rués.Et qui dit ruée dit envie de remettre ça avec une suite.Mais le roman de Tremblay n’en comportait aucune, justement.Qu’à cela ne tienne, Denise Filiatrault lui en a tricoté une.Si bien que les grosses femmes qui suivaient sans succès force régimes amaigrissants dans le premier épisode reprennent du service.Première constatation: le niveau de langage n’est plus le même.Les sacres qui émaillaient le discours de ces dames se sont volatilisés comme mauvaises graines, les langues nettoyées.Quant à leurs mœurs, elle demeureront irréprochables, malgré la tentation qui rôde.Par ailleurs, tout est modernisé.L’univers de Tremblay datait et la première adaptation boitait entre deux époques.Cette fois, Montignac est entré dans les régimes et le film s’offre une modernité.Plus sage, le volet deux, plus politically correct aussi.Prudente Denise Filiatrault.Ce n’est pas l’image qu’elle dégage a priori, mais c’est ce que confesse le scénario de son film.On dirait qu’elle s’est retenue pour ne pas choquer le public.Laura Cadieux.la suite est une comédie populaire, malheureusement inégale, avec un rythme hachuré, qui coupe ici, reprend là, et des charmes au milieu.Le budget a doublé, la qualité technique s’en ressent, l’image est plus soignée, souvent en extérieurs d’ailleurs.À l'initial bouquet d’actrices se sont ajoutées de nouvelles figures prisées du grand public: Dominique Michel, Michel Dumont, Martin SOURCE ALLIANCE ATLANTIC VIVAFIl.M Une scène de Laura Cadieux, la suite, avec Ginette Reno et Michel Dumont GRAND FAVORI DF CANNES 1993 A** INMN IN VIRSION FRANÇAIS! U SOUS IlIRIf «Un film maniant la couleur et l’humour.laisse le spectateur ravi, ému et apaisé.» — Odile Tremblay.LE DEVOIR — Dominique Lachance.LE JOURNAL DE MONTRÉAL TOUT SUR MA AIMOD&VAR fflBlackwatch /PTiïi Jti Il 1 S 1 R 1 R 1 TION / COm SONY PICTURES CLASSICS' * 107.1 m ï y* | G A L’AFFICHE! lr~~J version française ¦ 1 «OUI OOTON .CM PL K OCIO* 1 1 CMPvl* OOiOH 1 1 iCOMPLEXE DESJAPDIhS11 BROSSARD | j LAVAL (Galeries) | j v.o.avec sous-titres français v- o .avec sous-titres anglais 1 CiNfPVtKOOrO*—1 I ÉGYPTIEN | d J e-L-c • n t r 11 JÏÏUSwïïïi 1 [ Drainville, «te.La production a mis les chances de son côté et sans doute fera-t-elle recette au guichet, même si on l’aurait souhaitée franchement plus audacieuse.La qualité principale du film réside dans la présence toute en générosité et en rayonnement intérieur de Ginette Reno en Laura Cadieux.Présence lumineuse qui porte d’ailleurs ombrage à une partie du reste de la distribution (on trouvait le même écueil dans le premier film).Ginette Reno incarne un personnage en trois dimensions (profondeur incluse) alors que la plupart des autres rôles (ceux de Drainville, de Dominique Michel et de Pierrette Robitaille, notamment) jonglent avec la caricature.Deux niveaux de jeux s’affrontent et n’ont pas été nivelés à la direction d’acteurs.Côté intrigue, précisons que les grosses femmes sortiront de leur plateau Mont-Royal pour s’offrir une croisière sur le Saguenay.Madame Cadieux s’est fait offrir deux billets par son groupe de filles à l’heure de son cinquantième anniversaire, mais finalement tout le monde ira sauf les maris.Madame Brouillette (Denise Dubois) quittera d’ailleurs le sien (Raymond Bouchard), qui la bat comme plâtre.Comme dans le premier film, Pierrette Robitaille (Madame Therrien) s’égarera en route, cette fois finissant par se tromper de bateau et par aboutir sur un cargo russe, avec quiproquos, chocs culturels et tout ce qui s’en suit Quant à Laura Cadieux (émouvante Ginette Reno), elle entamera une romance platonique et vibrante avec le galant capitaine (Michel Dumont), ce qui nous vaut d’ailleurs une scène à la Titanic assez facile.Encore une fois on craque pour l’adorable fils Cadieux, enfant rieur et frisé incarné avec présence et naturel par le petit Jean-Guy Bouchard.Dominique Michel, dans un contre-emplqi de belle-mère bitch, est fort drôle.A souligner aussi la performance de Gisèle Reinhardt en sèche et pourtant ardente Lucille Bolduc à la chasse à l’homme.Pierrette Robitaille, toute en grimaces et en vociférations, en fait trop, et la question de deux niveaux se pose constamment.Ginette Reno et Denise Dubois vivent leurs émotions au premier degré, alors que les autres (Drainville surtout, cantonné dans un rôle de pitre amoureux) suijouent pour amuser la galerie.Par ailleurs, certains personnages sont trop faibles (les deux maris) et leurs apparitions tombent à plat Inégal donc.Au delà de ses intrigues, amourettes qui se nouent, le film, à travers les escales du paquebot, nous entraîne à Québec, àTadoussac, et cette partie river movie apporte un coup de fraîcheur à un cinéma québécois trop souvent rivé à son macadam.Il y a des moments de grâce: le french cancan des grosses femmes sur le bateau, seule occasion hélas! où Ginette Reno chante.Dans le cargo russe, quand Pierrette Robitaille et les marins se prennent pour le chœur de l’Armée rouge, le film s’envole aussi.Ces instants de folie, pas assez poussés, en nombre insuffisant, nous font regretter le parti pris de rectitude politique du film.On voudrait voir tout ce beau monde s’éclater.Vivement que Laura Cadieux se tape le capitaine et Madame Therrien quelques-uns des jolis marins russes.Mais pas d’excès, les mœurs sont sauves.Plus de sacres, pas d’écarts de conduite.Le film va marcher, nul doute.Il ne dérape pas et il possède ses vertus.On aurait préféré une croisière en délire.Celle-ci rentre doucement à bon port Et si notre cinéma avait un peu perdu le sens du risque.Horizons troubles FIN AOUT, DÉBUT SEPTEMBRE Ecrit et réalisé par Olivier Assayas.Avec Mathieu Amalric, Virginie Le-doyen, François Cluzet, Jeanne Bali-bar, Alex Descas, Arsinée Khanjian.Image: Denis Lenoir.Montage: Luc Barnier.France, 1999,112 minutes.MARTIN BILODEAU De plus en plus isolés, de moins en moins valorisés, les milieux intellectuels se referment sur eux-mêmes en broyant les valeureux qui s’obstinent à penser daps un monde où on vante le tout-cuit.Ecrivain parisien reconnu sans être célèbre, admiré par quelques-uns mais ignoré par la masse, Adrien (François Cluzet, qui se renouvelle superbement), l’un des principaux personnages de Fin août, début septembre, le nouveau film du Français Olivier Assayas, remet en question sa position dans ce monde à l’heure où son corps de jeune quadragénaire montre de sérieux signes de défaillance.En faillite sentimentale depuis sa rupture avec Jenny (Jeanne Balibar), en déroute financière depuis qu’il n’arrive pas à vendre son ancien nid conjugal, Gabriel (Mathieu Amalric) fait valoir à son ami qu’il a tort de broyer du noir, tout en acceptant pour lui-même des boulots alimentaires in-digpes de ses aspirations.Eléments déclencheurs de ce remue-méninges: l’argent, celui qu’Adrien et Gabriel n’ont pas; aussi, le talent, denrée rare néanmoins achetée à peu de frais par ceux qui ont les poches pleines; enfin, la mort, celle qu’on regarde frapper notre entourage lorsque le calendrier marque la fin de l’été, comme l'évoque subtilement le titre du film.Fin août, début septembre ouvre donc une fenêtre sur un monde clos d'intellectuels tourmentés, en apparente rupture avec l’univers trouble et primesautier d'Irma Vep, film précédent d’Assayas, et en continuité avec celui dont le cinéaste avait élaboré les thèmes et la topographie dans ses précédents films (La Nouvelle Vie, Fa-ris s’éveille).Le cinéma d’Assayas — et Irma Vep n’y fait d’ailleurs pas exception — est peuplé de personnages en proie à un sentiment d’échec qu’ils maquillent en rébellion en défendant des territoires (appartements, cafés, cimetières) qui sont le miroir de leur enfermement, mais aussi de leur mortalité.Ce dont témoignait avec beaucoup de fantaisie le récent A mort la mort de Romain Goupil, où on retrouvait, comme dans le film d’Assayas, un cercle d’amis que les circonstances et l’âge ont poussés à revoir leurs priorités et à affronter demain sans l’insouciance d'hier.Découpé en chapitres, eux-mêmes découpés en quelques séquences illustrées par une caméra nerveuse et agitée, Fin août, début septembre tient à la fois du journal (pour son dépouillement) et du roman (pour sa rigueur dramaturgique).Tout le film d’Assayas repose sur cet équilibre fragile entre deux pôles, symbolisés par ses deux héros, instruments dialec- tiques d’un même questionnement qui va de la nécessité d’être intègre à l’«à quoi bon», lequel renvoie à la nature même d’un cinéma marginalisé par les blockbusters et la propension, de plus en plus grande dans l’Hexagone, de faire dans le «grand public» en laissant ses meilleurs auteurs mordre la poussière.Assayas, qui fait très bonne figure parmi eux (mentionnons Téchirié, Garrel et Pialat), superpose à son duo masculin un trio féminin étonnant, dominé par Jenny, personnage complexe, joué avec beaucoup d’intelligence et de finesse par l’excellente Jeanne Balibar (aperçue récemment dans Dieu seul me voit), qui occupe ici une fonction de courroie, spn amitié amoureuse pour les deùx hommes servant de mesure à leur rapport au monde.Celui de Virginie Ledoyen, en nouvelle flamme de Gabriel, jeune, jolie et hystérique (la totale Parisienne, quoi!), paraît étrangement falote devant une distribution autrement lumineuse, qui habite des personnages vrais et intenses.Est-ce l’effet du hasard si ceux-ci se comparent avantageusement à elle, ou Assayas a-t-il programmé cet écart pour obtenir ce résultat?La question est d’autant plus pertinente qu’en parallèle, le cinéaste nous émeut profondément avec ce qu’il présente d’abord comme une bluette insignifiante entre Adrien et une gamine de quinze ans (Mia Hansen-Love) et qui s’avère en définitive la rencontre amoureuse la plus riche du film, celle qui résume à la fois l’espoir pour l’avenir et le désespoir de vieillir.Sec et confus LA BÛCHE Réalisation: Danièle Thompson.Scénario: Danièle Thompson et Christopher Thompson.Avec Sabine Azéma, Emmanuelle Béart, Charlotte Gainsbourg, Françoise Fabian, Chaude Rich, Christopher Thompson, Jean-Pierre Darroussin.Image: Robert Fraisse.Musique: Michel Legrand.TREMBLAY DEVOIR Un pays doit avoir une filmographie assez imposante pour pouvoir s’offrir un film de Noël.L’œuvre est au départ datée, à consommer en décembre, remisée ensuite au placard comme le chariot du petit renne au nez rouge.Les Américains peuvent se le permettre, les Français aussi, mais moins souvent.Quoi qu’il en soit, voici un mets de saison au titre prédestiné, La Bûche, cette bûche étant, on l’aura compris, le gâteau généralement sec et indigeste qui complète son petit réveillon.La scénariste française Danièle Thompson, coauteur entre autres de La Grande Vadrouille, de La Reine Margot et de Ceux qui m’aiment prendront le train esquisse ses premiers pas dans la réalisation.Figure respectée du septième art français, elle a pu s’offrir des interprètes de premier plan.Or, paradoxe, La Bûche sera davantage un film d’acteurs, porté par les meilleurs d’entre eux, qu’une œuvre de scénario.Cordonnier mal chaussé, Danièle Thompson n’a pas su ficeler parfaitement son intrigue qui s’es- ?ys re 1999 Certificats-cadeaux À Noël, offrez à vos enfants un certificat-cadeau de la Maison Théâtre.Donnez leur l’occasion de vous inviter au théâtre ! Disponibles à la billetterie (de midi à 17 h en semaine et de 10 h à 16 h la fin de semaine) Tél.: (514) 288-7211 poste 1 Æ DEVOIR Billets en vente (514) 288-7211 postel 514 790-1245 1 800 361-4595 IVJ UUV11U1IV 245, rue Ontario Est Métro Berri-UQAM Métro Sherbrooke souffle parfois, ouvre certaines portes sans les refermer.Secrets de famille soudain révélés au grand jour, funérailles, repas élaborés selon les règles de l’art, La Bûche sera quand même pure France.Le film s’offre un trio de sœurs hautement dissemblables: Sabine Azéma, Emmanuelle Béart et Charlotte Gainsbourg.Une génération au-dessus: Françoise Fabian et Claude Rich, couple divorcé depuis belle lurette, se retrouvera un 24 décembre en s’offrant les révélations qui font grincer le bon vieux temps.La Bûche est basée sur un secret de famille qui, hélas, cesse rapidement d’en être un pour le spectateur.Celui-ci comprend bien vite de quoi il retourne et pourquoi le beau jeune voisin du vieux papa ne paie pas de loyer et vit un peu à ses crochets.Comédie de mœurs et de situation sonnant un peu déjà-vu, ce film de groupe aux intrigues entrecroisées, qui n’est pas sans rappeler Ceux qui m’aiment prendront le train de Patrice Ché-reau, coscénarisé par Thompson, pèche justement par excès de profils.D tend trop de lignes sans offrir de pièces de résistance à tous.Certains personnages émergent pourtant avec beaucoup de couleur.Sabine Azéma, qui incarne la fille aînée célibataire ayant une liaison depuis plu- sieurs années avec un homme marié (Darroussin), est flamboyante.Surtout lorsqu’elle chante en russe avec ses robes de bohémienne, son emploi du soir.Azéma est une comédienne au registre assez étroit, pimbêche sympathique doublée d’une femme à poigne, mais à l’intérieur de ce registre, quelle force de frappe! C’est elle qui porte le film sur ses épaules, avec Claude Rich d’ailleurs.Le vieil acteur incarne le papa un brin indigne qui doit assumer son passé de tombeur.L’œil coquin et allumé, du panache et de l’élégance, il crève littéralement l’écran.Le reste de la distribution semble placé là pour faire étalage de «noms» sans que le film n’ait gnuid-chose à leur offrir.Ni Emmanuelle Béart en épouse trompée doublée d’une abeille travaillante, ni Charlotte Gainsbourg en jeune rebelle ne se voient offrir suffisamment de répliques pour imposer leur présence.Même problème avec Françoise Fabian fia mère).De brèves apparitions, une confrontation intéressante avec l’ancien mari, trois petits tours et puis s’en va.La Bûche se nourrit de plusieurs bonnes répliques, mais un manque d’unité, un dénouement incertain et des personnages laissés en plan en font le semi-succès classique du temps des Fêtes.SOURIT-: li LACK WATCH DISTRIBUTION Sabine Azéma et Emmanuelle Béart dans La Bûche CARBONE 14 présente tsüru de Anne-Marie Théroux du 18 déc.au 9 janv.un spectacle pour les enfants de 8 à 108 ans ! Enfants 10$ / Adultes 15$ / Tarif famille G SS Réservations 521.4493 / Admission 790.1245 I I.K DEVOIR.L E S S A M EDI 1 ET D I M A N CHE 5 1) É C E M B R E 1 !) !) i) B 5 i n 1 ^ i w CINÉMA Sous le soleil exactement Du 7 au 19 décembre 1999, la Cinémathèque québécoise présente le cycle Cinéma mexicain de Fuentes et Galindo Alla en el Rancho Grande mexicain sur la scène internationale.Jamais Fuentes n’aurait imaginé que ce film, tourné avec application mais sans véritable passion (il préfère nettement Vamonos Cou Poncho Villa!, 1936, également présenté clans le cadre de ce cycle), allait instituer un genre qui ferait vite recette, la comédie «ranchera» (rurale).Curieux d’ailleurs d’y voir ces paysans vanter les mérites de leur patron, grand propriétaire terrien, alors que la révolution mexicaine (1910-20) est encore fraîche dans les mémoires et que Fuentes lui-même y a consacré une trilogie au début des années 30.Dans les comédies «ranchera», pas le temps de se casser la tête avec la lutte des classes puisque l’amour, SOUKCI-: CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE le soleil, la grandeur de la paysannerie, les jeunes filles en fleurs, les marâtres, les guitares et les sombreros sont les véritables vedettes de ces productions qui ne dédaignent pas non plus flirter du côté du mélodrame.Et comme bien des cinéastes séduits par la popularité, il n’hésitera pas à reprendre la même formule en 1937 avec La Zandunga, autre grand succès où le provincialisme et le machisme continuent d’être des vertus célébrées.Son éclectisme et un instinct pour devancer les goûts du public l’amèneront à réaliser tout autant des films de cape et d’épée (Cruz Diabolo, 1934) que des drames fantastiques (El Fantasma Del Conven-to, 1934), en plus de fabriquer, dans les années 40, une des plus grandes stars du cinéma mexicain, Maria Félix, que l’on pourra voir dans Doua Barbara (1943).Elle s’imposera rapidement dans tout le monde hispanique, avant de travailler aussi bien pour Luis Bunuel (La fièvre monte à El Pad) que pour Jean Renoir (French Cancan).Alors que Fernando de Fuentes célèbre la campagne et la simplicité des petites gens, Alejandro Galindo, à travers plus de 70 films, dévoilera le visage urbain du Mexique ainsi que son prolétariat, et particulièrement celui de la capitale, Mexico.Alors qu’il se destinait à être chirurgien dentiste, Galindo décide de partir pour Hollywood et, pendant les années 20, il y exerce plusieurs petits boulots, dont celui de dialoguiste en espagnol.A son retour, quelques influences hollywoodiennes se font déjà sentir, une certaine virtuosité technique doublée d’une volonté de réalisme qui n’est pas sans rappeler les films de la Warner de cette époque, dont ceux de Michael Curtiz.Ce désir de montrer les Mexicains sous un jour autre que folklorique est particulièrement probant dans des films comme Campeon Sin Alors que Fuentes célèbre la simplicité des petites gens, Galindo dévoilera le visage urbain du Mexique La rétrospective comprend 12 films réalisés entre 1932 et 1958 par les réalisateurs Alejandro Galindo et Fernando de Fuentes.ANDRÉ LAVOIE Le malheur des uns fait le bonheur des autres: l’adage vaut autant pour les pays que pour les individus.La guerre civile faisant rage, une Espagne à feu et à sang n’arrivait plus à produire autant de films pour le monde hispanique et le Mexique, passablement à la traîne dans ce secteur, a réussi à se tirer d’affaire.Tout cela grâce à Alla en el Rancho Grande (1936) de Fernando de Fuentes, immense succès commercial qui renfloua les coffres d’une industrie moribonde et première grande carte de visite du cinéma QUEBECOISE SOURCE CINÉMATHÈQUE Le film Alla en el Rancho Grande, de Fuentes, qui sera présenté le 19 décembre à la Cinémathèque.Corona (1945) sur un boxeur qui ne profitera pas très longtemps des fruits de son triomphe ou encore Esquiva.Bajan, (1948), l’histoire d’un amour impossible entre un chauffeur d’autobus et une ouvrière dans un pays de plus en plus marqué par les inégalités sociales.Celui dont on retrace facilement les influences d’un Vittorio de Sica, attentif aux difficultés des classes populaires et qui le fait avec un certain dépouillement, retournera aux Etats-Unis mais cette fois pour mettre en scène la misère de ses compatriotes qui choisissent de s’y exiler dans Espaldas mojadas (1953).Loin d’être exhaustif de la carrière de l’un et de l’autre, ce cycle permettra de mieux faire connaître une cinématographie qui se résume sou- vent ici aux films de célèbres exilés espagnols (Luis Bunuel) et-à ceux de leurs assistants devenus cinéastes (Arturo Ripstein) ou encore à quelques succès imprévus comme Like Water For Chocolate d’Alfonso Arau.Certains de vos préjugés y seront confirmés (un amour inconditionnel pour le mélodrame.et les sombreros), mais vous y ferez aussi d’étonnantes découvertes.Par contre, même les ardents défenseurs du libre-échange devraient consulter attentivement la programmation puisque, si certains films sont sous-titrés en français ou en anglais, quelques-uns sont présentés uniquement en version originale espagnole.Pour tous renseignements sur la programmation: (514) 842-9768.SOURCE CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE Fernando de Fuentes i 107.3pm M//I+ VIA Raü Canard r E RAM «VIE Un film de RADU MIHAILEANU moTion VERSIC FAMOUS PLAYERS PARISIEN )N ORIGINALE FRANÇAISE Consultez les guides- horaires des cinémas.G VISA GÉNÉRAL RENCONTRES INTERNATIONALES DU DOCUMENTAIRE DE MONTRÉAL billets en vente Cinémathèque québécoise ®.335, de Maisonr 514-499-1992 Cinéma 01 1564,Sa www.cinematheque.qc/rencontres/ 1W1T1.(îuuriiii- LLaie VU C produit par Denise Robert et Daniel Louis avk DOMINIQUE MICHEL DENISE DUBOIS PAULINE LAPOINTE DANIÈLE LORAIN ADÈLE REINHARDT MIREILLE THIBAULT SONIA VACHON RAYMOND BOUCHARD MARTIN DRAINVIILE MICHEL DUMONT SAMUEL LANDRY DONALD PILON '3K&.DANIEL JOBIN “322 RAYMOND DUPUIS _ MURIELLE LA PERRIÈRE SUZANNE HAREL ¦mm WANN YHIBAUDEAU ~ - GILLES CORBEIL MATHIEU BEAUDIN .mm DOMINIQUE DELGUSTE hIeWBR OOKK~1 FwÔi^RIVIIWÎVO.?1 I BT îAN ?I r»HAWINIOAN~1 ¦Tb/II oatinÎ ?~1 rÿÀLLBYTIBLD?"! [¦< Il BTÉTADfcîV^H f~jl ?1 [pRUMMOMOVILLiTn ?1 |7ut*MTr'loiuiil T~71 finNtMÀDu'cAP'T'l | QRI P ROUYN I C*lHÜMa‘lÎdo‘^ 1 fuItMl tluYu1'Û1T71 [~PÎAC1 CHaKiBT [dés UE 10 DÉCEMBREI r~Td DÈS LE 17 DÉCEMBRE! r’ALMA*"11 ~1 [~BAI eTç OM*ÉaU 1 | CHANDLER I [~CHICOUTIMI 11 “HULL tk» 1 fvic fo mÀvî lle TH [mvîtwg- îéci~l 1 ST-’PAc'ffME 1 .LOUPlf-gi fm-liUWC OtMAUCtl f ' ST-Q COWOES ~1 [centre* kat'onTTI msm Of Irez-vous la croisière de vos rêves pour moins de Plaisir assuré ! Rires garantis ! pPRbmtaille dans Cadieu MJ W @ ?nnEEED ^TVR - i- BBBB • )• I < gSEJ3EgggJ kl/gAjTxrfl I l|iy ’'a.! IL .1 - I .1< I rr-r.r i ftrî.Tf-rra I |M f Vil I M| I r.l" g-I-ii i I M-ii fJ M-Tl f .M I \ 1471.1, 1 —H iMxTgarra ü www.anlanceat1antts.com SABINE EMMANUELLE CHARLOTTE CHRISTOPHER AZEMA BEART GAINSBOURG THOMPSON «?Succulent!» — LE PARISIEN r «Eblouissant!»- Brigitte Beaudin, LE FIGARO «?la meilleure COItlédie de cette fin d’année! Un subtil mélange d’humour et d’émotions, de réalisme et de fantaisie et le tout fait de cette comédie de Noël l’une des plus réjouissantes surprises de l’année.» -Jean-Pierre Lavoignat, STUDIO MAGAZINE «Pour le plaisir de l’ire de SOÉ en douce, on reconnaît totalement la famille d'aujourd'hui, dans cette comédie de situation, malgré la distance entre Paris et Montréal!» -Valérie Letarte, C'EST BIEN MEILLEUR LE MATIN-RC LaBûche Encore de u DINDE?, un film 4a Danièle Thompson : fiBlackwatch DISTRIBUTION M'AFFICHE! 1-CINÉPLEX ODÉON——, l CINÉPLEX ODÉON 1 l CINÉPLEX ODÉON 1 |COMPLEXE DESJARDINS 11 LAVAL (Carrefour) | [ BOUCHERVILLE | anniversaire ^ 999 Convention des Nations Unies relative aux droits de l'enfant L'enfance violée de millions de filles Pes marelles et des petites tilles.Un film de Marquise Lepage Une coproduction de VIRAGE et de l'Office national du film du Canada www.onf.ca/petites_filles En primeur aux Beaux Dimanches demain soir, 20 h à Rrdio Canada '¦ u ZTT SHCa ® 10 décembre 1999 16 h 00 : table ronde 18 h 00 : Dialogues II l’instant, Die East Infection de Ramasutra a su tenir ses promesses et innove en sol québécois.D.C.THE SOUNDS OF SCIENCE (BEASTIE BOYS ANTHOLOGY) Beastie Boys (Capital/Grand Royal) Après le succès d'Hello Nasty, la compilation Die Sounds of Science retrace le cheminement éclaté de l'un des groupes les plus influents de son époque.Des débuts punk à la consécration hip-hop, les Beastie Boys n’ont jamais cessé de surprendre un public qui ne savait jamais trop où et comment les attendre.On se rappellera le fiasco de Paul’s Boutique, maintenant considéré comme un chef-d’œuvre ingénieux.Dans ce très beau coffret, on revisite les succès qui se mêlent aux pièces rares et introuvables.On passe du hardcore au rock, du hip-hop au country; de Root Down à la version originale de Jimmy James.Avec beaucoup d’humour et de sérieux, chacun des trois membres commente dans le livret le cheminement du groupe à partir des chansons au programme.Comprenant plus de 42 titres, Die Sounds of Science remet de l’ordre dans ce désordre des plus séduisants.Une forme de consécration, à l’image des Beastie Boys.D.C.POOR LITTLE KNITTER ON THE ROAD A Tribute To 'Hie Knitters (Bloodshop Records) En 1985, le groupe X délaissait l’ur-gencq du punk pour devenir The Knitters.A l’époque, il était difficile d’imaginer Joint Doe et sa troupe se lancer dans cette aventure country-folk.Toujours aussi intense, on imaginait mal ces précurseurs revisiter des classiques de Haggard, de Carter et de Ledbetter.Toutefois, la rencontre s’est produite sur Poor Little Critter on the Road.Depuis les derniers disques de Gram Parsons, on avait rarement entendu une voix aussi émouvante et authentique.L’instant d’un seul album, John Doe et Exene Cervenka devenaient George Jones et Tammy Wy-nette.En guise d’hommage, Rob Miller de Bloodshot Records a décidé de réunir plusieurs groupes méconnus pour refaire cet album-culte.Reprenant l’ordre exact des chansons, Whiskeytown livre un Silver Wings inspiré, 'Die Handsome Family se lance dans Trail of Time et les membres des Knitters participent au projet.Voilà une façon des plus intéressantes de découvrir l’ancêtre d’Uncle Tupelo, Son Volt ou Wilco.Du Bluegrass au Hilibilly, il est urgent de redécouvrir ce groupe et ce disque disparu dans l’horizon de la musique américaine.D.C.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE Samedi 11 décembre à 20 h Shelley Katz, piano Radio-Canada CONSOL ' oti Ann n dis irn«s DUQUtMC CONSEIL desXris La Iviolation S(X2AN Société de mu»iqoe c ontcmpor aine du Québec Waltcf Audrcmi, directeur artistique Centre Pierrc-PéladejU Sali» Mprr• • M• redf & ^ 300, BOUÉ DE MAISONNEUVE E§Ü& Ofci lu: C5M)987-6‘>I^ La musique de notre temps î4‘ saison 1999-2000 Triplé Trois concertos en création [trombone Vincent Collard, Concerto « Lucky Luke », concerto p Sean Ferguson, Inside Passage, concerto pour piano Isabelle Panneton, Volando, concerto pour violon Également au programme Luc Marcel, Ne Jxis /entier les yeux, pour trombone seul Michael Œsterle, En-K'ore, pour piano seul André Ristic, Einvicc d'anges, pour violon seul.Avec les solistes ni Marc Couroux, piano Julie-Anne Derome, violon H Alain Trudel, trombone T L’Ensemble de la SMCQ, sous la direction de Walter Boudreau Jeudi 9 décembre 1999 à 20 h Renseignements et abonnements ; (514) S4 J-9I0Î F hànsslcr 5»t» si i t i o n i f hitftakihU'titic AI THE BIRTH OF THE SAINT MATTHEW PASSION Matthàus-Passion La visite interactive/An interactive journey/Eine interaktiye Reise harmortw ! mundi FRANÇOIS TOUSIGNANT MATTHÀUS-PASSION Jean-Sébastien Bach: La Passion selon saint Matthieu, BWV 244.Ian Bostridge (ténor): l’Évangéliste; • Franz-Josef Selig (basse): Jésus; Sibylla Rubens (soprano), Andreas Scholl (alto), Werner Güra (ténor), Dietrich Henschel (basse): Chœur et Orchestre du Collegium Vocale.Dir.: Philippe Herreweghe.Boîtier de trois disques et un cédérom.Durée totale: 2 h 41 min 22.Harmonia Mundi (France) HMC 95176.78 Serait-ce la «faute à El Niiio», comme aime à le chanter Plume, mais il semble que les maisons de disques aient pris un coryza liturgique.En ces temps de la Noël, j’ai rarement vu tant de musique de Pâques arriver sur les rayons.Par contagion — vous savez que le rhume court vite —, je m’y suis donc mis.Pourquoi choisir celle-ci?D’abord pour la qualité incroyable de tous les chanteurs.Tous, absolument tous adoptent la vision dramatique de Herreweghe.On est bien là en présence d’un opéra de Bach sans que le galvaudage du théâtre baroque n’entache l’aspect noblement religieux du propos.Il savent jouer du maniérisme.baroque comme les membres de l’orchestre aux instruments anciens, sans pour autant tomber dans l’exagération païenne des productions scéniques de cette époque.Un résultat global nettement surprenant ça rince bien les oreilles.On se passionne pour l’articulation des moindres motifs descriptifs, pour les effets théâtraux parfois subtils, autres temps spectaculaires, pour le rythme si vivant.Bach, le luthérien militant et convaincu, musicien liturgique passionné, ne voulait certainement pas endormir son auditoire, cela est clair à cette écoute.La souplesse du chœur est aussi à souligner: pourtant, en ce domaine, j’émets encore une fois la même réserve que lors de productions précédentes: les consonnes sifflantes le sont beaucoup trop.Que de s dans l’acoustique réverbérante de l’Arsenal de Metz où la prise de son fut faite! Intérêt de taille pour ceux qui disposent d’un ordinateur à plate-forme Windows: le coffret offre en quatrième lieu un cédérom qui propose une visite interactive de l’histoire de Bach et de la composition de cette Passion.Si votre machine — et j’aime à rappe- ler qu’on ordinateur n’est qu’une machine — n’est pas de la plus fine pointe de je ne sais quel processeur, cela risque d’être un peu lent.Souvenez-vous de la fable: «Patience et longueur de temps.» et, alors, vous serez épaté.Littéralement Sans prétendre à l’exhaustivité, les commentaires (en français! Mais vous "pourrez choisir l’anglais ou l’allemand) sont très pertinents, les exemples musicaux (tirés de l’enregistrement) irréprochables et l’iconographie aussi soignée qu’incroyable-ment sophistiquée.Il y a aussi des commentaires de Herreweghe qui éclairent sur sa vision de la partition et le pourquoi de ses options pour telle ou telle vision interprétative.En réalisant ce produit, ses instigateurs ont voulu tenter de se hisser à la hauteur de chef-d’œuvre présenté.S’il reste, lui, irréductible, l’entreprise, elle, se montre hautement valable.THE BACH BOOK Jean-Sébastien Bach: Prélude en do majeur tiré du premier livre du Clavier bien tempéré, BWV 846; Concerto brandebourgeois n° 5 en ré majeur, BWV 1050; Choral Jésus que ma joie demeure., tiré de la Cantate BWV 147; Gavotte, extrait de la Suite pour orchestre en ré majeur, BWV 1068; Concerto pour clavecin en ré majeur, BWV 1054.Le Trio Jacques Loussier (Jacques Loussier, piano; Vincent Charbonnier, contrebasse acoustique: André Arpino, batterie).Durée: 59 minutes 28.Telarc Jazz CD-83474 Ah, cette semaine, je me laisse aller et vous emmène dans un des jardins de mes petits dévergondages.Plus jeune—je suis certain de n’être pas le seul —, je suis tombé sous le charme de Jacques Loussier et de son trio qui nous jazzaient Bach.C’était aussi l’époque ou Ward Swingle nous proposait, avec ses Swingle Singers, Bach en scat.Iconoclastes, renégats, visionnaires, fumistes, tous les qualificatifs sont alors passés, comme les années.C’est que c’était il y a 40 ans.Déjà?Telarc Jazz célèbre l’anniversaire avec cette réédition de quelques-uns des moments les plus «significatifs» (pardon de l’anglicisme qui, ici, s’impose comme «définitivement» — encore! — de bon aloi) de ce groupe original.La palette retenue est large, tant dans les modèles baroques que dans les interprétations-remaniements à la jazz.Du Prélude qui ouvre The Bach Book Jacques Loussier Trio GIRAUDON La Descente de croix (détail), de Roger Van der Weyden, Madrid, Musée du Prado le Clavier bien tempéré au V concerto brandebourgeois, en passant par un concerto pour clavecin et l’inévitable choral figuré Jésus que ma joie demeure.(ou .demeure ma joie selon les traductions), on peut dire que la palette des styles de Loussier et de ses amis est aussi vaste que celle du compositeur qui leur sert de palimpseste.Car il faut vraiment parler de ce phénomène.Si, par moments, la trame originale est fort perceptible, ailleurs, l’auditeur doit faire un agréable et double effort d’oreille.D’abord, celui de garder en mémoire le modèle original, strictement suivi.Donc, pour apprécier, il faut d’abord connaître son Bach.Ensuite, de se laisser naviguer dans les syncopes, les harmonies colorées et les styles divers utilisés pour faire la musique.Cela passe du jazz conventionnel très «twelve bar blues» à des flirts assez coquins avec les sonorités impressionnistes.Puristes de tout acabit, prière de vous abstenir.Amoureux d’expériences sans prétentions, vous serez comblés.C’est effectivement très beau, sans pour autant apporter quoi que ce soit d’autre que le plaisir d’une relecture originale, certes, mais qui n’ajoute rien à la musique.Le scandale d’antan est bien passé; son partum de délices plaisants, lui, demeure.On s’étonne même, avec le recul, de l’intelligence de ces musiciens qui ont si bien compris les trois prémices de cette musique: la prédominance de la mélodie, la constance de l’harmonie et le jeu métrique et rythmique qu’on en fait pour structurer les phrases.En ce sens, le déhanchement du phrasé produit souvent des résultats assez intéressants, pour ne pas dire étonnants de justesse.On aimerait souvent que les baroqueux aient autant d’imagination face au matériau plutôt que de ne penser que leur originalité vient du son de leurs «vieux» instruments.On se prend aussi à constater que ce répertoire ne peut subir de telles transformations que parce qu’il est archifort, une gloire de Les Violons du BERNARD LABADIE Direction artistique et musicale présentent Roy Messie Handel Chef : Bernard Labadie Solistes : Christine Brandes, soprano Daniel Taylor, alto Scot Weir, ténor Russell Braun, baryton Avec La Chapelle de Québec Jeudi 16 décembre 1999 à 19 h 30 Salle Pollack, Université McGill Billetterie et abonnements : (514) 398-4547 Présenté en collaboration avec DONOHUE CBCt0l- 1epentsch - Mark ?re°V 90 av.Laurier Ouest Tél.: (514) 277-0770 du mardi au vendredi de 11 h 00 à 17 h 00, samedi de 12 h 00 à 17 h 00 mmm làK Culbutes jusqu'au 23 avril 2000 - MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL Québec 185, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal Métro Place-des-Arts • Renseignements : (514) 847-6226 Une présentation de essiioR www.essilor.ca EXPOSITIONS ARTS VISUELS i fi mP*# ROPS In v^jiicho Art Mûr GALERIE DE BELLEFEUILLE MICHAEL SMITH ŒUVRES RÉCENTES 1367, av.Greene, Westmount Tel.: 933-4406 lun.- sam.: 10h - 18h • dim.: 12h - 17h30 encadrements Graver l’imaginaire Ulysse Martin Scott Jean-Pierre Robert Comtois Bourdeau Mc Morran Perreault Roussil 24 novembre - 18 décembre formes bizarres, il y a aussi une grande maîtrise technique d’un artiste qui peaufine son cycle de métamorphoses.La Danse des crânes approfondit l’illusion de vivre ou d’avoir vécu.Chez Cyril Bihain, ce sont les contours de l’être qui interpellent.Dans Interstice X, on cherche en vain un regard absent, invisible parmi les lignes courtes.Que se passe-t-il derrière l’écran trouble des souvenirs?Dans un tout autre langage visuel, Claude Celli rapproche l’art de la science.Il s’inspire de cette interaction, va du moléculaire au microscopique.Les découvertes récentes en biologie et en astronomie nourrissent cet équilibre, du plein au vide.D’un hasard que la toile répand selon le cube, le cercle ou l’opposition que le volume sollicite.On surprend un réseau de particules qui donne sur une forme d’existence secrète.Le Pas et Articulation de Sarah V.utilisent la gravure en tant qu’empreinte sensible.Ces marques sont l’ombre d’une origine immédiate.La surface répond à une écoute solitaire et pourtant commune.On dirait que ces présences-fossiles ne veulent plus disparaître de l’étreinte qu’elle laisse sur le papier.Plus près des mécanismes intérieurs de l’anatomie, les œuvres de Frédéric Penelle s’inspirent de l’iconographie scientifique.Le système digestif et nerveux du corps humain révèle une complexité émotive.Le détail est au service d’une vision chirurgicale de la perception.Davantage lié au photographique, Martin Lacroix travaille sur le paradoxe qui entame la vie.Son Esquisse montre bien que celui qui observe est toujours vu.Qu’on ne peut échapper, totalement, à l’intrusion de l’autre ençoi.Echanges et empreintes -gravures au vernis mou a l’audace de présenter des œuvres récentes qui perturbent et interrogent.En ce sens, on peut comprendre les liens qu’elles tissent avec la production de Rops.Toutefois, elles imposent un imaginaire et un langage des plus actuels.Au Musée du Québec, dans la salle Découverte, il ne faut surtout pas manquer cette exposition qui étonne par la maîtrise d’une technique et l’élan créateur de ces jeunes artistes.GUY L’HEUREUX Vue partielle de l’installation de Nicolas Baier à la galerie Skoll Magasin général LIQUIDATION NIKO & CIE Nicolas Baier Galerie Skol 460, rue Sainte-Catherine, espace 511 Jusqu’au 11 décembre BERNARD LAMARCHE Avant même l’entrée en galerie, l’exposition débute.Accueillant le visiteur, dans le corridor menant à la galerie Skol, un écriteau annonce: «Tout doit être vendu».Ce paratexte participe d’un type de mise en récit de plus en plus courant dans les arts visuels à Montréal, qui traite l’art selon un esprit critique de rhétorique com- merçante.Or, à partir de cette entrée en matière, toute l’exposition de Nicolas Baier présentée en ce moment chez Skol joue de cette rhétorique, emprunte à l’emportement matériel du «système des objets», pour citer le vieux Baudrillard, son nécessaire engouement pour les discours de mise en marché.Une échelle monumentale Baier joue de l’art selon une approche «bon marché», ce que d’autres déclinent comme une carte autrement plus sophistiquée, pensons notamment à Massimo Guerrera.Ce type d’approche est de plus en plus en vogue dans l’art contemporain montréalais, au point de devenir répétitif.Il découle très certainement d’une critique du système des objets, comme de l’intégration à la pratique des arts d’un intérêt de plus en plus marqué des artistes pour l’emballage, la présentation des œuvres, bref pour tout ce qui entoure les objets produits.Puisque la pratique de l’installation procède en partie d’une réflexion sur la mise en vitrine d’objets, il était tout naturel, semble-t-il, que la production artistique absorbe ou tourne en dérision l’enrobage des objets, plus particulièrement le discours publicitaire.Une des figures exemplaires de ce fait demeure l’Américain Jeff Koons.En plus de cette effusion de parole sur l’art comme produit — qui une .ft: fi s* V-A V-’ fois généralisée devient quelque peu lassante —, Baier n’est pas sans proposer une réflexion sur l’exposition comme médium, c’est-à-dire sur l’exposition comme objet de travail.Ainsi, une fois passé ce panneau-réclame offert en guise d’introduction, le visiteur est-il aux prises avec une foule d’images qui, à l’occasion, servent le quotidien à une échelle monumentale — comme avec cette vaisselle dans l’évier, prise selon un point de vue singulier — et où toujours les objets, utilitaires comme les outils de l’atelier ou domestiques comme des marguerites, les fonds de casseroles, bref sur les formes rondes, sont montrés comme façonnant l’univers de l’artiste et, par extension, de nous tous.Sur une foule de mosaïques photographiques qui établissent volontairement des rapports épidermiques avec les objets dont elles conservent l’image, Baier met de l’avant une série de relations entre les objets, mais aussi avec les productions artistiques qui lui sont contemporaines.Des sacs d’emballage deviennent la surface de tableautins disséminés sur un mur.Le rangement des outils de l’atelier, sur une large photographie (un collage de petits formats), est brouillé et rendu comme un fatras visuel.Un répertoire photographique d’enseignes banales de magasins à rayons est disposé sur une étagère.D’autres grilles d’images sont disposées au sol (toute la panoplie des manières d’accrocher sont exploitées dans cette exposition), travaillant — la manière est mieux connue chez Baier — les différentes textures de surfaces associées au commerce.La culture matérielle est omniprésente dans cette exposition, à propos de laquelle il est impossible de dire pour une fois que l’artiste n’a pas su s’arrêter, puisque le foisonnement et la surenchère d’éléments visuels sont ici judicieux.Magasiner Or, en plus de cette strate de contenu, Baier décoche des regards complices à moult aspects de la production artistique actuelle.L’esprit averti reconnaîtra des clins d’œils aux monochromes de Guy Pellerin, aux couleurs que le peintre tire des lieux qu’il visite.Ailleurs, Baier cite des modes d’accrochage, telle manière de mimer dans la galerie le brouhaha de l’atelier, une tendance abusive à déposer les tableaux au sol, mais ra-dicalisée habilement sur la scène montréalaise par Marie-Claude Bou-thillier.On pensera peut-être, tant qu’à chercher des éléments de comparaisons, aux surfaces trouées de Sylvain Bouthillette, ces petits picots noirs dont il avait recouvert les murs de Skol, un truc repris (crois-je?) par Baier.Se glisseront dans l’esprit les surfaces en céramique blanche de Jean-Pierre Raynaud.Puis seront évoquées les sculptures de surface, couchées sur le sol, d’un Cari André, encore qu’ici, à propos de cette utilisation des revêtements de planchers, je ne suis pas certain que les références directes à l’art l’emportent plutôt que, dans ce cas (et d’autres), des renvois plus explicites à l’univers de la domesticité.De fait, à faire ainsi se promener le visiteur dans ce qui ressemble à une vente de garage, Baier, plutôt que de transformer en flâneur son spectateur, une rengaine courante également dans l’art qui se fait maintenant, fait plutôt de nous des magasiniers.Ainsi faisons-nous la rencontre de plusieurs manières et de plusieurs marchandises «esthétisées» à travers la photographie, présentées ici comme s’il ne s’agissait que de surfaces sans tain.De cette façon encore, Baier manipule efficacement les cordes de l’exposition, de la fiction qu’elle constitue.Mise à part cettê rhétorique commerçante appuyée, ici accessoire, cette présentation n’est pas à dédaigner.François VINCENT «Travaux récents» Peintures et gravures L'artiste sera présent les samedis après-midi Catalogue en couleurs, texte de Wajdi Mouawad Jusqu'au 29 janvier 2000 Un cri, un chant, des voix Installation photographique de Diane Trépanière à la mémoire des 14 jeunes femmes victimes de la tragédie de l’École Polytechnique jusqu’au 8 janvier 2000 Mardi, mercredi, jeudi: 13 h à 19 h Vendredi, samedi, dimanche: 13 h à 17 h Entrée libre Maison de la culture Plateau-Mont-Royal 465, av.du Mont-Royal E.(métro Mont-Royal) Parallèlement à l’exposition, deux tables rondes seront présentées et animées par Pascale Navarro.?Mardi 7 décembre 19 h 30 La place des femmes dans l’histoire de l’art, la place qu'elles occupent aujourd’hui et celle qu’elles occuperont dans l’avenir.Nicole Dubreuil-Blondin.Thérèse Saint-Gelais, René Blouin, Sylvie Lalibcrté.Shecna Gourlay ?Mardi 14 décembre 19 h 30 L’art comme lieu d’intervention sociale.L’art engagé existe-t-il encore ?Jacqueline Mathieu.Lori Saint-Martin.Pol Pelletier.Francine Larivéc, Annie Roy Renseignements: 872-2266 www.ville.montreal.qc.ca./maisons MONtreaL Z o o o ÉCHANGES ET EMPREINTES GRAVURES AU VERNIS MOU Au Musée du Québec, à la salle Découverte, jusqu’au 2 janvier 2000.DAVID CANTIN Parallèlement à la rétrospective De Namur à Paris: Le XIX' siècle de Félicien Rops, le Musée du Québec invite huit jeunes graveurs québécois, wallonniens et bruxellois à travailler selon la technique du vernis mou inventée et développée par Rops lui-même.Plus qu’une simple réactualisation de cette approche, ce projet d’échanges s’ouvre sur la découverte d’imaginaires énigmatiques et saisissants.Reprenant les mots de l’artiste graveur René Donais, le vernis mou a «la propriété de ne pas sécher complètement, offrant ainsi au graveur un moyen de réaliser rapidement des empreintes ou des traces de crayon sur le métal, susceptible d’être mordues à l’acide pour produire une gravure à Veau-forte».Il s’agissait donc pour chacun de ne pas travailler à la manière de Rops, mais plutôt de se servir librement d’une technique propice à l’expérimentation.Une troublante vérité intérieure Sous le titre Échanges et empreintes — gravures au vernis mou, on découvre des œuvres fortes qui remettent en question les limites qui séparent le réalisme de l’abstraction, le corps de ses traces illusoires.On entre dans ces mondes qui donnent à voir une troublante vérité intérieure, une déformation de l’âme.En explorant la complexité de l’être humain, chaque artiste tente de répondre à son histoire la plus lointaine et la plus secrète.Il suffit d’observer les gravures de Jean-Marie Benoît, les détails de sa Leçon de botanique où les symboles convoquent le mystère végétal et ani- mal de la mémoire.Les contrastes de la lumière creusent une certaine apparition corrosive des formes.La Tête de Marc Séguin rappelle le poids du crayon noir qui tache le visage de douleur, d’incertitude.Comme le souligne Séguin dans le catalogue de l’exposition: «Avant de faire une ligne droite, il faut savoir comment faire une ligne croche.» Le crâne, les yeux, les lèvres sont marqués d’une chaleur que le temps laisse derrière lui.On imagine un théâtre de la souillure, du mal et de l’extase s’infiltrant dans l’âge de ce visage.Autre graveur des plus talentueux, GUY L’HEUREUX La Faim, dessin anamorphotique, 1999, de René Donais René Donais semble puiser à son tour dans une audace d’inspiration ropsien-ne.Ses Dessins anamorphiques se prêtent à l’étude d’un voyeurisme ainsi que d’un exhibitionnisme trompeur.On contemple ces cercles humains de chair et de traits vivants, sans trop savoir d’où ils viennent On perçoit différentes connotations sexuelles, en osmose avec l’expérience du sacré.Ces lieux fœtaux qui participent à une bien étrange naissance.Mais au delà de ces 2 janvier 2000 Parc des Champs-de*Bataille.Quebec De Namur à Paris: le XIXe siècle de Félicien Rops Du 29 septembre 1999 au MUSÉE DU QUÉBEC »» Découvrez le génie provocateur de l'artiste belge Félicien Rops (1833-1898).Plus de 200 œuvres (dessins, estampes et peintures) provenant de grandes collections belges, françaises et américaines.l'exposition est organisée par le Musee du Quebec en collaboration avec le Musee provincial Felicien Rops de Namur, tile esl reolisee dans le cadre des relations bilaterales entre le Quebec et la Communauté Icancaise Wallonie Bruxelles en partenariat avec la Province de llomur.Celle exposition esl placée sous le patronage du Délégué Wallonie-Bruxelles a Quebec Renseignements: (418) 643-2150 www mdq.org GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark Montreal H2T 2T5 514 849 1165 Ouvert du mardi au samedi de 9 h 50 à 17 h 30 LE DEVOIR.LES SAMEDI 1 ET DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 B 11 • RAPPORTE produits?» La logique voudrait que l’entreprise s’efforce ainsi de faire durer au maximum le produit qui permet de fournir ledit service et d’engranger davantage de bénéfices.Consommation durable L’exemple classique en la matière est celui d’un fabriquant de moquettes, Interface, qui loue le confort qu’apporte un revêtement de sol plutôt que de vendre ses tapis.Plutôt que de remplacer toute la moquette, l’entreprise remplace elle-même les carreaux de moquette usée, et là seulement où cela s’avère nécessaire.«Si l'on conçoit des choses qui durent plus longtemps et qui consomment un minimum de matériaux au moment de leur production, il y aura moins de déchets», résume Amory Lovins.Notons au passage que ce concept d’économie de service correspond au programme de consommation durable actuellement mis au point par l’UNEP, le programme des Nations unies pour l’environnement •M
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