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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1999-12-17, Collections de BAnQ.

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Culture Page B 9 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 ?LE DEVOIR PLAISIRS LE DEVOIR.L E V E N I) R E 1) I 17 I) É C E M R R E I !» il i) MODE La liste ultime CLAUDE-SYLVIE LEMERY Chaque année, la fête revient, avec son lot de malentendus.Comme la fois où la dame s’attendait à recevoir une brosse à dents électrique et qu’elle s’est retrouvée avec un autre genre d’appareil électrique, de marque Black and Decker, pour récurer lavabos, baignoires, murs, planchers et douches.Cette chose s’appelle un récureur Scumbuster! Comme dans Ghostbusters.Aujourd’hui, pour les besoins de la cause, dressons une ultime liste: pour les acheteurs de Scumbuster en puissance et pour satisfaire les fabricants qui s’attendent à révolutionner le monde de la mode avec leurs nouveaux produits.Certains de ces produits valent bien un Scumbuster; d’autres, mille fois mieux.Avis aux intéressés.Commençons donc avec cette même ménagère qui désire conserver la beauté de ses mains et de ses ongles: trois crèmes de la gamme Arnica Soin des mains de Yves Rocher sont particulièrement indiquées.Les laboratoire Yves Rocher sont bien cotés et les produits, ainsi que la mise en marché, très orientés grand public et respect de la nature.En plus, les emballages-cadeaux sont fort mignons.Dans le soin du corps toujours, un détour chez Body Shop s’impose et parmi les produits vedettes de ce temps des Fêtes, Source Africaine, une ligne de produits qui mélange, dans l’ordre et le désordre, du miel crémeux, de la boue, du beurre de cacao et du sel.Pas pour manger mais bien pour se dorloter du petit orteil à la pointe des cheveux.Au même endroit, une ligne de maquillage Colourings où règne la poussière d’étoile tant recherchée par de multiples décrocheurs.de quoi mettre les visages en fête au passage du millénaire.Mais pour bien des dames, toutefois, le vrai luxe et le vrai visage d’un cadeau a comme nom Chanel.Et comme le N° 5 fera toujours figure de légende, il faut continuer à l’offrir, d’autant plus que lui-même s’adapte au goût du jour avec une nouvelle ligne pour le bain et le corps qui se décline comme suit: crème pour le corps, gel moussant, émulsion pour le corps, déodorant, savon et poudre pressée.Souvent copié, jamais égalé, ce cher N' 5.Parlant de Chanel, les inconditionnels voudront certainement recevoir un tout nouveau livre qui vient de paraître chez Fayot, intitulé Coco Chanel — Un parfum de mystère, signé Isabelle Fiemeyer, journaliste à la revue littéraire Lire.Le récit verse bel et bien dans le potinage et il suffit à peine à illustrer quelques nouveaux traits du personnage.Mais quand on aime Chanel, on veut tout lire et tout voir.VOIR PAGE B 3: LLSTE RENDEZ-VOUS À en perdre la tête Moins radicale que la teinture, la perruque offre bien des avantages, le moins négligeable étant de vous tenir la tête au chaud l’hiver Tête folle, tête heureuse, la perruque n’en fait qu’à sa tête et modifie sensiblement les relations humaines.Provocante ou thérapeutique, on apprivoise la consanguinité en se moquant des conséquences.Le prochain millénaire n’a qu’à bien se tenir.JOSÉE BLANCHETTE «Pour l’homme, le mensonge est un outil; pour la femme, une parure.» - San Antonio our franchir en beauté le millénaire à venir, j’en finirais bien une fois pour toutes avec cette couleur déshonorante qui m’afflige le sommet depuis ma naissance.Si les blondes ont déjà eu plus de fun que tout le monde, aujourd’hui, elles amusent la galerie qui s’esclaffe à leurs dépens.Persister dans la blondeur des blés, ce serait se condamner à prouver son intelligence et entrer en compétition avec les golden retrievers.Je démissionne par amour des bêtes.Moins radicale que la teinture, plus souple, plus distrayante, prête à porter, tout-aller, la perruque offre bien des avantages, le moins négligeable étant de vous tenir la tête au chaud durant l’hiver et de dissimuler les vestiges de votre hérédité naturelle ou de votre racine voyante.Mais la perruque, qui fait un retour inespéré, par pur goût du spectacle chez les travestis, par nécessité médicale pour ceux qui affrontent la terrible chimio, permet bien davantage qu’un changement de tête: elle permet également de la perdre et de ne jamais la retrouver.Toute œuvre procédant toujours plus ou moins d’une autre, comme disait ce bon vieux Picasso, de blonde linotte,vous vous métamorphosez en espionne mystérieuse, Bond girl allumeuse, juive orthodoxe, star à la recherche d’incognito, critique de restaurant au physique passe-partout, drag queen qui se crêpe le chignon toute seule, tête brûlée ou tête carrée.Dans tous les cas, vous êtes certaine d’en avoir une, de tête.Vous êtes Samson et peut-être.Da-lida, même si Elle Québec prétend qu’elle est out.«Chaque type de femme a sa couleur», m’explique le perruquier Pierre Lafontaine tout en m’enfilant un bas de nylon sur le crâne après l’avoir parsemé de petits boudins de cheveux épinglés.«Au théâtre, la jeune ingénue sera blonde, la pute en rousse, la femme âgée, grise ou blanche.Quant à la brune, on peut s’y fier, elle n'est pas menaçante.La noire a du punch, c’est très rare sur scène, trop dur à porter, trop fort, elle a du caractère et les hommes n’aiment pas ça.La violette, elle, est très contemporaine, flyée.» Les perruques ont leurs époques, leurs coupes de cheveux, leurs modèles millésimés (Bardot, les Beatles, Betty Page, Hair).Perruquier au TNM durant huit ans, Pierre Lafontaine manifeste une passion certaine pour l’artifice depuis vingt ans et s’enorgueillit d’une collection d’un millier de scalps des deux sexes qui ont coiffé tous les siècles.«Une perruque, ça ne change pas seulement ta tête, ça change ce qu’il y a dedans, ta démarche, ton attitude, ce que tu dégages.» Séduire ou se plaire?Depuis deux semaines, je dégage énormément et j’ai promené mes perruques un peu partout comme des doubles défectueux ou des cousines éloignées qui ne sont pas sorties beaucoup et commettent toutes sortes d’impairs.J’ai surnommé la noire Sue et la violette se prénomme Aroma.Mes sœurs de sang me suivent dans les partys de bureau, les vernissages, les mondanités inépuisables de décembre, jusque dans l’alcôve, tiens, pour voir comment elles y mettent du mien.Non seulement elles me rendent quasi méconnaissable, elles m’autorisent un langage et une gestuelle inhabituels.Puisqu’on se définit très souvent à travers le regard des autres, mes copines de crime suscitent des réactions que toutes les blondes leur envieraient si elles n’étaient pas per- JACQUES NADEAU l.E DEVOIR Les perruques ont leurs époques, leurs coupes de cheveux, leurs modèles millésimés "• ËÉ : suadées qu’elles ont encore la moindre chance de susciter un fantasme digne de Meg Ryan.Avantage non négligeable, les tignasses de rechange incitent le mari à commettre toutes les infidélités en votre présence, encouragent l’amant à initier maints rapprochements, le tombeur à tomber pour l’une, l’autre ou toutes à la fois.Disciple de Louise Brooks et de Betty Page, Sue boit du bloody Caesar, se maquille outrageusement et son rouge à lèvres mord.Elle provoque des réactions directes (pas de baratin avec elle, sinon elle me cloue d’un regard au mur et m’ajoute à sa collection de chauves-souris blondes dans l’azote liquide), fixe les hommes droit dans les yeux jusqu’à ce qu’ils soient tout juste mûrs pour le compost, balade son SPM perpétuel, sourit rarement et ne regarde jamais si elle vient d’entrer dans la salle de bains des hommes ou des femmes.Elle se fiche des sexes.Elle vit son identité bi et ne supporte pas les étiquettes.Les mâles attirés par Sue sont des fétichistes de grains de beauté et de souliers noirs, ou alors leur maman a trop écouté Barbara en les berçant Ils en ont gardé une certaine angoisse, qu’ils chercheront toute leur vie à reproduire.Dans la chambre à coucher, Sue est une «dominatroce» lorsqu’elle néglige de fixer sa perruque correctement (incroyable, le nombre d’épingles qu’il faut planter); dans lequel cas, son amant attrape la moumoute au vol, s’en coiffe et Sue termine la nuit avec une réplique approximative de Mado Lamothe dans son lit.Fou rire garanti mais effet vamp raté.Quant à Aroma, une douce, sensuelle, frivole et volage, elle fait craquer les hommes.Tous, même les gais.La longueur de sa crinière, le subtil décoiffé de la fibre synthétique, l’air de dire «quelle-heure-peut-il-bien-être-j'ai-dormi-toute-la-journée?», le violet si flatteur sur le laitage de la peau, les yeux mis en valeur par une ombre à paupières charbonneuse, la bouche en rappel prête à s’éclater comme un raisin donnent à Aroma ce perpétuel air alangui très fin de siècle.Sue est une sanguine, Aroma a des déficiences en fer et fait de l’anémie.Sue est une salope, Aroma une salope qui s'ignore, ce qui la rend encore plus dangereuse.Sue fait peur aux hommes et n’attire que les plus suicidaires.Aroma les fait tous tomber comme des mouches; ils se meurent pour ses charmes.Laquelle est moi?Voilà mes frangines qui trépignent d’impatience.Laquelle choisirai-je aujourd’hui, laquelle me verra rougir jusqu’à la racine, me rendra ma liberté d’agir et de me dédoubler, me permettra de m’enlacer comme une violette africaine ou de broyer comme une noire?Je les vaporise d’un peu d’eau, puis d’une bruine de parfum pour qu’on s’y méprenne les yeux fermés, mais au fond, Sue et Aroma prennent racine en moi.Je reste la marionnettiste de ce théâtre ambulant.Pour amuser les grands enfants qui ont perdu en chemin la magie de Noël, je suis trois reines mages qui cherchent une crèche pour la nuit.joblo@cam.org La semaine proçhaine (exceptionnellement jeudi), la fée des Etoiles du marché Jean-Talon.Aimé: le film American Beauty, qui ne laisse personne indifférent et suscite des discussions après-cinoche.La jeune blonde pulpeuse est une menteuse et la rousse, une fille entière sur qui compter.La mère de famille est absolument crédible en blonde cendrée vieillissante et névrosée.Acheté: mes deux perruques chez Rock Mont-Royal (60, avenue du Mont-Royal Est), l’une à 40 $, l’autre à 60 $.On peut payer beaucoup plus cher (3000 $ pour un cheveu naturel) mais les miennes sont lavables à l’eau savonneuse et s’entretiennent facilement.Vous avez intérêt à suivre un cours en perruques (installation, entretien, trucs) avec un spécialiste (coiffeur) pour rentabiliser votre achat ou à retourner voir votre vieille tante au centre d’accueil durant la période des Fêtes.Acheté: un cat suit en vinyle à Sue et une robe-sirène en velours noire et mauve pour Aroma, chez Cruella (63, avenue du Mont-Royal Est).On y vend aussi des perruques.Essayé: le nouveau mascara pour cheveux, une façon de donner du punch à sa perruque.Le produit est lavable et disponible dans toutes les teintes mode, jusqu'au bleu.Dans toutes les bonnes pharmacies.Entendu: la chanson Spraynet tirée du dernier disque de Sophie Anctil, qui sera en spectacle à Québec le 31 décembre prochain.Les textes sont vraiment drôles et la bonne femme a des choses à dire.CAHIER SPECIAL PARUTION 8 JANVIER 2000 ÉDUCATION ~-?Ç ) C ) C ) TOMBÉE PUBLICITAIRE: 20 DÉCEMBRE 1999 LE DEVOIR.LE VENDREDI 17 DÉCEMBRE 1 !» il il lî 2 ?PLAISIRS* VINS L'assurance tranquille des plus grands LI impertinence des plus modestes laisse place * cette semaine à l’assurance tranquille des plus grands.Cette espèce de désinvolture naturelle dont savent user les gros canons pour tenir à distance tout autant que pour susciter l’attirance.Mais, au fait qu’est-ce que le grand vin?Si l’on se fie à la définition sommaire du Petit Robert, lui-même cousin germain par inadvertance du grand Bacchus, «le grand vin, c'est celui qui, le premier palier d’émotion passé, se complaît à brouiller un peu plus les pistes en maintenant, avec une remarquable aisance, le goûteur alors pris au piège à l’intérieur d'un no man’s land où l'état de grâce pur, doublé d’une perplexité avouée, s’acharnent à renvoyer ata calendes grecques ce moment fatidique où ce même goûteur imbibé de bonheur aura à redescendre sur le plancher des vaches».Une sorte d’interrogation cyclique et sans fin du genre: qui sommes-nous, d’où venons-nous et où diable vais-je avec ce vin?En voici quelques-uns, question de se poser des questions et de boire bon.A commencer par cette grosse pointure à base de neb-biolo, le Srü 1997 d’appellation Roero de chez Monchie-ro Carbone (34,75 $ - 866780*), certes moins musclé qu’un barolo mais aussi parfumé et nuancé qu’un bon bar-baresco.Registre allant de la cerise au tabac frais en passant par le jus de truffe, le tout harmonieusement soudé sur des tanins mûrs qui ne manquent ni de poigne ni de charme.D’une droiture et d’une brillance exemplaires.Pourquoi pas, justement, sur un risotto au jus de truffes?(****- 2).Plus souple, celui-là, radieux comme la brimante à l’heure de l’apéritif sur une terrasse à Vérone ou comme cette brunette attablée à la même terrasse et qui vous toise pour mieux vous confondre, le Rosso Fabriseria 1997 de la casa Tedeschi (27,80 $ - 880252) livre ici avec brio le réel potentiel des cépages de la valpolicella assemblés avec 5 % de cabernet sauvignon.Intensité florale et saveurs pures, fraîches et précises où se mêlent d'exquises nuances de chocolat et de cerise.Etonnamment sexy (***1/2 -1).Les amateurs de sangiovese seront ici servis avec l’impétueux Chianti Classico Poggerino 1997 (23,50 $ -878777), dont le corps, le relief, la fougue juvénile et la mâche fruitée démontrent une fois de plus l’étonnant potentiel du millésime et sa capacité de se bonifier.Un beau liarleur.mais qui tient aussi ses promesses.Une affaire, à ce prix.Dépêchez-vous, cependant: il s’envole vite! Je a n Aubry (***1/2 - 2).Comparez-le avec le Sangiovese 1997, Rabbit Ridge de la Sonoma County (32,25 $ - 859298), plus puissant, plus boisé aussi avec ses nuances d'épices, de fruits secs et de noix de coco qui lui confèrent cet exotisme typiquement californien (***1/2 - 2).A noter, de la même maison, un Zinfandel 1997 (21,35 $ - 882332) tout à fait recommandable et qui ne manque pas d’élégance pour le prix (*** - 1).Trois vins à faire danser la gigue au chevreuil, la bolognaise aux spaghettis et la marseillaise au gratin d’aubergines-poivrons-olives noires.Je vous laisse sur deux blancs, irrésistibles de nature, étonnants de conviction et troublants de vérité.Mon premier est un très vieux cépage, mon second n’est ni de Caliors ni de Mar-cillac et mon tout est un vinificateur hors pair plutôt polyvalent.Qui suis-je?Le Mauzac 1998 de Robert Plageolles (17,15 $ - 882415), un Gaillac léger, sautillant, vivifiant et transparent, aux saveurs nerveuses évoquant l’agrume, le foin coupé et l’anis.A boire avant ou après les rouges charpentés, question de se rafraîchir (*** - 1).Mon second est pur sauvignon du pays de Loire: Pouilly-Fumé 1998, La Moynerie de Michel Redde & Fils (21,50 $ - 962340).Quel rayonnement ici! L’antidote aux jours les plus longs de l’année.Rondeur et nervosité sur un milieu de bouche fruité, soutenu, énergique et diablement séducteur.Une perle (****-1).Deux portos, enfin.Graham’s Six Grapes (24,95 $ -208405), plus près du vintage que du tawny ou, plus précisément, quelque part entre le late bottle vintage et le vintage, un rouge plein et riche, aux saveurs sucrées mais élégantes et bien circonscrites, au fruité qui se cueille avec le doigt à même le pot de confiture de mûres et de cassis.Un délice comme pousse-café, un vice à l’heure du thé (***1/2).Plus large, plus gras, plus expansif même s’il ne possède pas la finesse du précédent, le Barros Impérial Tawny (15,45 $ - 544205) sait en tout cas ce que le mot «gourmandise» veut dire.Chocolat, caramel, pruneaux et épices, enrobés sur une trame chaude et puissante, savent qu’ils auront le dernier mot en toutes circonstances.Même seul au dessert (***).Dégusté avant d’envoyer sous presse: «Le Prestige» du Château du Cèdre 1997 (22,85 $ - 972463), un ca-hors particulièrement homogène et savoureux qui ne force la note ni sur l’extraction ni sur la puissance, se contentant de livrer avec beaucoup de finition des saveurs qui ne manquent pas d’éclat et de fraîcheur.De toute façon, le millésime, de gabarit moyen, n’avait pas ici d’autre prétention.A boire en attendant les 1996, plus solides (***1/2 -1).Bulles et cadeaux de dernière minute Pourquoi ne pas (s’) offrir et la bouteille de mousseux et le cours sur les vins?La session hiver 2000 commence le 25 janvier chez Nick Hamilton (Les Conseillers du vin % (514) 271-2175) avec le cours 1 suivi d’autres cours approfondissant pays et régions viticoles.Aussi, dégustations thématiques de haut niveau.En attendant, belle surprise que ce Grandin Brut de la Cave de Bouvraie (15 $ - 315242), un mousseux de Loire aux arômes de fleurs blanches et de citron, le tout filant le parfait bonheur sur une bouche nette et peu dosée.Reste à revoir l’habillage du flacon, qui attriste ici le contenu (***).Dans un tout autre ordre d’alignement de bulles, un petit chef-d’œuvre de finesse et de persistance qui ajoute encore au prestige de la maison Roederer, basée dans l’Anderson Valley en Californie.Il s’agit de L’Hermitage Brut 1993 (51,75 $ - 520262), «champagnisé» avec brio par l’équipe de Jean-Claude Rouzaud.Vaut amplement le détour, ne serait-ce que pour cette profondeur et ce caractère rarement rencontrés dans les mousseux américains.Grand style (****- 2).Enfin, dans une approche plus vineuse, avec des parfums complexes évoquant l’huître fraîche et les fruits mûrs sur une trame minérale de calcaire, le Champagne Dom Ruinait Blanc de Blancs Brut 1990 (156,75 $ -533851) intéressera les amateurs de champagne somptueux qui n’ont que faire du millénaire pour célébrer.Seulement, il faut bien commencer quelque part.(**** -1).Rendez-vous, exceptionnellement le jeudi 23 décembre prochain, pour l’inévitable bilan de fin d’année.Pour le cave Cabernet Sauvignon Don Melchor 1995, Concha Y Toro, Chili (31,75 $ - 726919): sans doute la meilleure cuvée goûtée à ce jour de ce solide et coloré cabernet sauvignon issu de vieilles vignes.Un vin dense et monumental, certes, mais aussi capable de détail et d’harmonie malgré la puissance et le sérieux de l’ensemble.Tanins sucrés, mûrs et gras prenant tout leur essor d’une fraîcheur mentholée évoquant vaguement l’eucalyptus et le pain d’épices.Sera à l’aise sur le ragoût de boulettes bien relevé tout comme à l’ombre de votre cave pour encore une bonne dizaine d’années (****- 2).VENDEMMIA 1997 ptwcmciNOUMwn FS Si » i CHIANTI CLASSICO DENOM1NAZIONE DI ORIGINE CONTROIXATA E CARANTtTA Vin-plaisir Château de la Tuilerie 1997, Cuvée Éole, Cos-tières de Nîmes (35 $ - 873620): je m’attendais à du bon vin, j’ai eu droit à quelques émotions supplémentaires qui m’ont transporté là où, hélas, on ne va pas assez souvent.Quel panache, quelle race elle a, cette Cuvée Eole! De la trempe des vins que l’on dit grands en raison de ce jeu de coulisse extrêmement bien réglé entre le fruité, la fraîcheur, la structure et l’alcool.Un rouge velouté, profond, sincère et déterminé à base de syrah (90 %) et de grenache, s'ouvrant sur de magnifiques tanins enrobés pour prendre de l’ampleur et culminer sur une finale épicée à la fois longue, élégante et puissante.Du grand vin, encore à bon prix (****_ 2).?Code S/1Q utile pour mieux repérer le produit.(514) 873-2020,1800 298-2545 ou www.saq.com Vins notés de * à ***** avec des 1/2.Potentiel de vieillissement du vin 1: moins de cinq ans; 2: entre six et dix .ans; 3: dix ans et plus.Pour placer annonce grai téléphone 4 tonalité Écoutezlès instructions, m • Composez le (514) 985-2507 vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.Une seule boîte vocale par personne.• Appelez avant lundi 9h afin que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant • Les messageries vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres frites par l’entremise de son service de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.Un nouveau service de boîtes vocales.Rencofftres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce cherche homme Disante et expressive Professionnelle.45 ans, jolie, sensible, humaine.cherche H vivant et humain, en forme, n-fum, aimant la vie culturelle, la nature, pour une relation de qualité.4016 Femme artiste dans la cinquantaine Joyeuse et à peine ébauchée, de profession libérale, en santé, bien de sa personne, n-fum, 5'4", cherche homme éduqué, honnête, simple, raffiné, prospère, pour définir projet de vie à deux.4017 Mauricie Veuve.70 ans, n-fum, aime la culture, les voyages, la musique, le chant, la danse, cherche homme avec affinités, pour partager des activités en toute amitié.4020 * Charmante et souriante Professionnelle, 41 ans, 57", 135 Ib, châtaine, yx bleus, sans enfants, catholique pratiquante, culüvée, cherche H de coeur, 5'10" ou plus, professionnel, pour belle relation vraie.3996 *t* Enjouée, sensuelle Professionnelle, jeune 50aine, 5'4", blonde, yx bleus, proportionnée, aime la culture, voyages, cherche H courtois, tendre, ouvert de coeur et d'esprit, sens de l'humour, pour complicité.3754 • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour récupérer vos messages: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Vive et passionnée Femme d'une intelligence remarquable, créatrice.aime la philosophie, l'histoire, cherche complice créatif, passionné, 3545 ans.grand, sensible, à l'intelligence vive, pour relation intense.3994 4* Simple, naturelle, ricaneuse Johanne, 40 ans, poids prop, aime la lecture, musique, plein air, cherche compagnon ouvert sur le monde, non conformiste, simple, bien dans sa peau, joyeux, pour partager activités et intérêts.3997 4* Partager l’ultime et le sublime Chantale, 40aine, 5'10", 140 lb, chev châtain bouclé, n-fum, libre, sans enfants, très belle app, cultivé, distinguée, sociable, cherche H sérieux, jovial, éduqué et enjoué.4006 liquidation finale Jeune professionnelle des médias, décontractée, fine cuistot, racée, curieuse, sensuelle, prête à partager folie de l’amour tendre et délinquant avec professionnel 38-48 ans, au passé réglé.4007 *1* Jolie professionnelle épicurienne Anne, célibataire de 36 ans, 571", chev blonds, yx bleus, mince, goûts éclectiques, cherche H 5'10” et plus, carrure athlétique, n-fum.enjoué, spontané, avec excellent sens de l'humour.-R.enc K (' K M II H K I !) !l !» T 0 U RIS M E h r> VOYAGES Réurbanisation Que l’on rie jusqu’au Jugement dernier de qui croira que l’autoroute des Lau-rentides a été construite pour les gens des Laurentides! Que l’on salue plutôt bien bas qui sait qu’elle répondait d’abord aux besoins des Montréalais.Pendant les weekends des années 60, la route 11, ancêtre de la 117, était un interminable bouchon.Pourquoi?Parce que lesdits Montréalais avaient découvert — en masse — les vertus de la villégiature au bord des lacs — fort nombreux — de ladite région.Depuis, tout le territoire de part et d’autre de la vallée de la rivière du Nord n’en finit pas de se «réurbaniser-.L’an dernier, la Chaire en paysage et environnement de l’Université de Montréal a publié un rapport de recherche sur les Laurentides: des cartes y montrent, à 15,30 et 50 ans de distance, le recul des champs agricoles et, à l’inverse, la progression accélérée de l’espace bâti, non seulement sur les rives des plans d’eau mais sur les pentes, même abruptes.Sidérant.Résultat: les Laurentides ressemblent de plus en plus à une vaste banlieue.De Saint-Jérôme à Sainte-Agathe-des-Monts, les villages enfilent leurs mailles dans un tissu à peine interrompu çà et là par de rares éclaircies.Point d’orgue de cet univers: le «village» de Saint-Sauveur-des-Monts, où l’on pourrait, certains samedis et dimanches après-midi, s’imaginer au coin de Peel et Sainte-Catherine.Résultat (bis): une certaine usure se manifeste.Pourquoi aller dans les Laurentides, se farcir des kilomètres sur une autoroute encombrée, si c’est pour retrouver, presque en copie conforme, ce qu’il y a autour de chez soi?Les plus fortunés, évidemment, ont davantage de choix: ils peuvent se payer de grandes propriétés ayant les pieds dans l’eau ou acheter, à prix fort, un chalet, un condo, un «domaine» au nouveau lieu in, à savoir Tremblant, gracieuseté d’intrawest.Mais les autres, les moins nantis, qui ont tout de même des bidous ou un gérant de banque compréhensif, quel choix leur res-te-il?Des promoteurs immobiliers pensent avoir trouvé une solution.La solution?Voyons un exemple.Récemment, un «développeur» dont nous tairons le nom a vanté à pleines pages, dans des hebdomadaires distribués gratuitement un peu partout dans les Laurentides, un «nouveau concept»: après avoir acquis quelque 26 millions de pieds carrés (plus de 240 hectares) dans les parages du lac Lasalle entre Val-Morin et Val-David, il a partagé le tout en lots de bonnes dimensions pour accueillir des «fermettes».A la fin de novembre, un quotidien de Montréal dont nous tairons aussi le nom a demandé à l’une de ses collaboratrices de décrire en long et en large ce «projet» proposant de «vivre ata boisés champêtres».Le reportage en question a suscité «un certain agacement» chez au moins un lecteur, dénommé André Poirier et collaborateur, lui, aux magazines Géo Plein Air et Vélo Mag.Celui-ci s’en est ouvert dans une lettre ouverte — à laquelle l’auteure n’a pas répondu.Et que disait-il?«Que ce développement prend place dans ce qu'on peut considérer comme le berceau du ski de fond au Québec.» Andre Poirier précisait qu’il s’étale sur une partie du réseau des Far Hills, là même où Jac-krabbit Johannsen traça ses premières pistes voici des décennies, telles les Mustafa et Iceberg, et que les «fermettes prennent place dans ce qui a déjà été une superbe érablière».«Et tant pis pour les pistes de ski de fond qui sillonnaient ces terres», enrageait-il avant de reprocher à la journaliste: «Vous écrivez que Val-Morin et Val-David garantissent un environnement des plus naturels à leurs résidants.Qu’en est-il de l’environnement des usagers qui foulent ces lieux depuis des années?» Ils sont de plus en plus nombreux, ceux et celles qui ont foyer dans les Laurentides et travaillent dans l’agglomération montréalaise.Parce que les maisons ou les loyers y sont — encore — moins chers en moyenne.Et parce qu’ils ont l’impression — ou la conviction — de vivre dans un milieu différent de la grande ville, plus près de la nature.Combien de temps cela durera-t-il?Pendant combien de temps, au train où vont les choses, les Laurentides (et l’on pourrait dire la même chose à propos d’une partie des Cantons-de-l’Est, des arrières de Québec et de Hull) vont-elles pouvoir encore entretenir l’illusion?Si j’étais maire ou échevin dans les Laurentides.je ne suis pas sûr que je pavoiserais à la pensée de nouveaux revenus d’impôt foncier et à la venue de nouveaux commettants.Je serais, à vrai dire, porté à m’inquiéter du futur: le développement domiciliaire tous azimuts n’est-il pas en train d’étouffer la poule aux œufs d’or?Et alors, tout le monde — les municipalités les premières — en pâtira.Normand Cazelais EN BREF Le tourisme d’aventure a la cote (Le Devoir) — Les temps changent, le tourisme québécois aussi.Tourisme Quebec a observé depuis quelques aimées lui engouement toujours grandissant pour le tourisme d’aventure, de plus en plus spécialisé.Les expéditions en motoneige, en ski de fond, en ski hors pistes, en raquettes de montagne et en traîneaux à chiens emportent la faveur du public, lœs entreprises s’adaptent de plus en plus aux néophytes qui ne possèdent aucun équipement.Pour une tin de semaine de motoneige, par exemple, il est possible de louer l’engin en plus des vêtements chauds adaptés à ce sport.À fond, le ski (Le Devoir) — Treize fois plutôt qu’une, Samski organise encore cette aimée des activités de ski de fond dans les parcs du Québec.L’Excursion 2000, du 18 au 20 décembre.invite les skieurs à venir découvrir les paysages de la forêt MonUnorency.Servis par un microclimat propre à cette forêt, les amateurs ont déjà pu étrenner leurs skis il y a deux semaines.Les organisateurs prient pour que la neige y reprenne bientôt ses droits.Samski organise d’autres excursions de ski de fond, et ce, pendant toute la saison hivernale.» 514) 345-0032.Nouvelle ATR du Centre-du-Québec (Le Devoir) — Li nouvelle Association touristique régionale du Centre-du-Québec, née dime scission d’avec l’Association touristique régionale de la Mauride, a vu le jour et procédé à l’embauche de la directrice du développement, Marie-Hélène Arès.Celle-ci a pour mission de coordonner la mise en place de cette nouvelle ATR qui va de la Bécancour à la Saint-François et du fleuve aux Bois-Francs.Il s'agit de susdter une ferveur touristique pour ce territoire enclavé entre les îles de Sorel et Lotbinière, de même que pour les villages situés autour de Yictoriaville, Drunmiondville, Nico-let et Bécancour.Marie-Hélène Arès, originaire de Saint-Hyacinthe, œuvrait auparavant à l’ATR de Laval et agissait comme vice-présidente de l'Association des bureaux à congrès du Québec.Elle est également l’une des administrateurs pour le Québec de la Soriété canadieime des directeurs d’assodation.La Corporation de développement touristique des Bois-Francs, à Yictoriaville, servira d'incubateur à la mise en place de cette ATR avec les MRC d’Arthabasca, de Bécancour, de Drimunond, de L’Érable et de Nicolet-Ya-maska, celles-ci regroupant 215 000 personnes.La pire saison des Fêtes depuis la guerre du Golfe Zurich (.Al’) — L’industrie mondiale du voyage devrait connaître sa pire saison des Fêtes de fin d’année depuis la guerre du Golfe, en raison notamment de La flambée des prix et de la peur de prendre l'avion liée au bogue, selon Kuoni, le plus grand voyagiste suisse.«Comme chaque année, nous nous attendions à faire de bonnes affaires pour Noël et le Nouvel An», déclarait il y a quelques jours le président de Kuoni, Hans Lerch, au quotidien Finanz et Wirtschaft.Mais cette année, ce ne sera pas le cas.» «Ce sera le pire Noël dans le monde depuis dix ans», selon M.Lerch.Les clients ne sont pas prêts à payer les prix affichés par certains hôtels et opérateurs, qui les ont gonflés à l’occasion du passage à l’an 2000, souligne-t-il.Et «l’on ne pad nier une certaine pair de voler en raison du changement de millénaire».Les inquiétudes sur le niveau de préparation du transport aérien, notamment en Amérique Latine, en Afrique et en Asie, sont Time des raisons de la faible demande qui a conduit à l'annulation de centaines de vols entre le 31 décembre et le 1" janvier.Une autre cause invoquée par M.Lerch est le fait que de nombreux cadres dans les pays riches ne prendront pas de vacances à Li demande de leur entreprise afin d’être disponibles en cas de problème lié au bogue.96 000 soldats pour le bogue Tokyo (AP) — Le Japon mobilisera 96 (XX) soldats et renforcera les effectifs de police sur le terrain, le 31 décembre et le 1" janvier, pour faire face à un hypothétique désastre lié au bogue de l’an 2(XX), ont annoncé les autorités.Le pays prévoit placer les soldats en état d'alerte tandis que les 160 officiers les plus gradés et l’unité antkhimique de l'armée seront de service durant les deux jours.Quelque 130 appareils militaires se tiendront également prêts à intervenir.A Tokyo, la police augmentera ses effectifs sur le terrain, qui passeront de 10 (XX) habituellement à 24 (XX), et 500 voitures patrouilleront la ville.Même si le bogue ne cause aucun problème.les forces de l’ordre devraient avoir du pain sur la planche, le 31 décembre et le 1" janvier étant marqués par les visites massives de temples et les manifestations festives, le Japon s'estime prêt à passer le cap de l’an 2000.Le premier ministre Keizo Obuehi a promis qu’il n'y aurait pas de perturbation majeure.Mais il conseille aussi à ses concitoyens de stocker des produits de première nécessité par mesure de précaution.Pour annoncer, contactez Jean de Billy ait (514) 985-3322 ou 1-800-363-0305 CANTONS de L’EST Offrez-vous la détente dans un magnifique domaine préservé face au Mont Orford.Décor chaleureux, fine cuisine santé.Dorlotez-vous grâce à une gamme complète de soins corporels : massage, enveloppement aux algues, bain d'oxygène, hydrothérapie, etc.Randonnée en forêt Forfaits à partir de 85 $ Certificats-cadeaux disponibles.A 1-800-665-5272 — (450) 297-3009 — www spa-ea$tman corn OU BIEN.Si vous ne disposez que de quelques heures, le Centre AquaCIté de Montréal est la solution.Balnéothérapie, soins corporels, esthétique douce.AQUACITÉ (514) 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-12 SS max -7 Aujourd'hui Ce Soir Samedi jQfet max -3 mi min -9 max -3 H Dimanche Lundi .-10/-3 LE DEVOIR, L E V E N l> R E D I 17 R K (' (¦; \\ b R E I !) !l 9 H LE DEVOIR LE MONDE Rendez-vous le 3 janvier Le génocide au Rwanda Israël et la Syrie se quittent sur une note optimiste Clinton estime que les pourparlers ont connu un bon départ A G E N C E F RANCH-PRESSE REUTERS Washington — Israël et la Syrie reprendront leurs pourparlers de paix le 3 janvier prochain à Washington pour tenter de mettre fin à un demi-siècle de conflit, a déclaré hier le président américain Bill Clinton.«Nous sommes témoins d’un nouveau commencement dans les efforts pour parvenir à une paix globale au Proche-Orient, les négociations syrio-israéliennes ayant pris un bon départ», a dit le président après deux jours de discussions entre le premier ministre israélien Éhoud Barak et le chef de la diplomatie syrienne, Farouk al-Chareh.Clinton a dit que des pourparlers israélo-libanais devraient s’ouvrir prochaine.ment et que les négociations de l’État hébreu avec les Palestiniens étaient bien engagées.«Nous pouvons réellement nous préparer à un Proche-Orient nouveau et différent», a-t-il ajouté.«Comme je l'ai souligné dès le début, la route sera longue.Rien, dans ce qui est survenu ces dernières 48 heures, ne doit nous conduire à croire autre chose», a dit le dirigeant américain.«Mais les parties sont engagées dans cette voie.» Clinton a écarté des questions sur la teneur des entretiens entre Barak et al-Chareh et a ramené les deux responsables à la Maison-Blanche sans plus de commentaires.Le retrait israélien du Golan, conquis en 19(57, figure au centre des divergences entre Israël et la Syrie.Un représentant syrien aux négociations a affirmé que sa délégation était «très satisfaite des deux jours de pourparlers» et «des points sur lesquels nous sommes tombés d'accord».A l’issue de la première série de négociations syro-israéliennes, ce délégué qui a requis l’anonymat a indiqué que le lieu de la prochaine série de pourparlers n’avait pas encore été fixé avec précision.Elle aura lieu «quelque part aux États-Unis, probablement à Washington.Mais nous devons encore trouver un lieu sûr, loin de la presse et du regard du public».Ix> délégué syrien s’est lui aussi refusé à toute précision sur les «points d'accord» entre Israël et la Syrie.Pour sa part, le ministre israélien des Affaires étrangères, David Lévy, a laissé entendre que la Syrie pourrait freiner les opérations anti-israéliennes au Liban pendant les négociations et après un éventuel accord de paix.«Les Syriens comprennent parfaitement que la négociation entre nous ne peut s’accompagner d’opérations hostiles au Liban», a déclaré de Washington M.Lévy à la télévision publique israélienne.«Ils se sont exprimés à ce sujet lors de nos entretiens à Washington, mais je préfère ne pas en SîjnmPIH , :»~0.&*r/, ;v I X-'s Érik < «'«MW* j » i dire plus», a ajouté le chef de la diplomatie israélienne.«Il est évident que si la bataille se poursuit au Liban, tout ce qui a été acquis [entre Israël et la Syrie] partira en fumée», a souligné M.Lévy.«Nous avons compris que les Syriens combattront quiconque tentera de torpiller la paix», a-t-il conclu.Interrogée sur les déclarations de M.Lévy, une source proche de la délégation syrienne a indiqué qu’il «est trop tôt pour évoquer de telles questions».La secrétaire d’État américaine Madeleine Albright a rencontré séparément hier les deux délégations avant que celles-ci ne se retrouvent en tète-à-tète à Blair House, résidence des invités de marque sise en face de la Maison-Blanche.Le président américain Bill Clinton, quant à lui, se tenait prêt toute la journée à apporter sa médiation en cas de nécessité.La Syrie, a souligné M.al-Chareh, souhaite qu’un accord survienne au cours de l’année 2000.Damas réclame la restitution du plateau du Golan conquis par l’armée israélienne il y a plus de 30 ans, lors de la guerre des Six Jours.Israël, de son côté, veut une reconnaissance syrienne de sa souveraineté et des garanties concernant sa sécurité.M.Barak a reconnu lui-même la difficulté du chemin à parcourir en assurant qu’Israël était «parfaitement conscient du sérieux, de la détermination et du dévouement» requis pour trouver un accord.1 Des centaines de druzes syriens sont entrés, hier, dans la zone contrôlée par l’ONU à la frontière israélo-syrienne dans la région de Kuneitrq.Ci-contre, Éhoud Barak, Bill Clintin et Farouq al-Chareh se rendent à une conférence de presse.REUTERS L’armée israélienne tire sur une école libanaise AGENCE FRANCE-PRESSE Arabsalim — Vingt écoliers libanais ont été blessés hier au Liban-Sud par des obus à fragmentation de l’armée israélienne qui a reconnu avoir tiré par «erreur» et présenté des excuses.L’incident a provoqué l’émotion dans les capitales occidentales.Les obus sont tombés sur des salles de classe d’une école publique d’Arabsalim, près de la zone occupée par Israël au Liban-Sud, fréquentée par 500 élèves.Israël a affirmé que le bombardement était une «er- reur» et présenté ses excuses.«Tsahal [l’année israélienne] n’a pas l'intention de provoquer une escalade au Liban-Sud et sa politique est d’éviter de porter atteinte ou de permettre qu’il soit porté atteinte aux civils au Liban-Sud», a affirmé le porte-parole militaire israélien.Israël a eu recours à des bombes à fragmentation dont l’utilisation est interdite par les conventions internationales, a affirmé la police libanaise.Ce bombardement est survenu après une série d’attaques, revendiquées par le mouvement chiite AmaL Kosovo Kouchner réclame plus de fonds ASSOCIATED PRESS Bruxelles — Nous voulons de l’argent.C’est en substance ce qu’a dit Bernard Kouchner, l’administrateur civil de l’ONU au Kosovo, aux ministres des Affaires étrangères de l’OTAN réunis hier à Bruxelles.Pour lui, il est impératif que des fonds supplémentaires soient apportés pour préserver et développer la paix dans la province.Le chef de la Mission intérimaire : des Nations unies au Kosovo (MI-; N U K) a expliqué qu’il lui fallait des millions d’euros pour pouvoir payer : les salaires des enseignants, des policiers et de nombreux fonctionnaires en poste dans la province ser-’ be.«Faire la paix et bâtir une démo-' cratie n'est pas gratuit», a-t-il ajouté : en se plaignant de ce que le manque de fonds le réduise au statut de «mendiant».La province compte sur son sol près de 50 000 soldats de l’OTAN, arrivés voilà six mois.M.Kouchner a rappelé qu’il avait demandé à la communauté internationale une force de police de 6000 hommes et que pour l’heure seuls 1800 policiers de l’ONU se trouvaient sur le terrain.Pour lui, c’en est même «ridicule et scandaleux», alors que la province a connu plus de 400 meurtres en quatre mois.«Sans argent, pas de succès.Sans argent, pas de confiance.Sans argent, pas de reprise de la vie quotidienne», a-t-il plaidé.Moscou dénonce la «désinformation» des médias occidentaux Le mensonge continue.Selon un haut gradé de l’armée russe, il n’y aurait pas eu de chars d’assaut dans Grozny JEAN-PIERRE THIBAUDAT LIBÉRATION Moscou — Pendant que les civils et les soldats meurent dans les rues de Grozny, à Moscou, le mensonge continue.Hier au petit matin, on apprenait (agence occidentale, chaîne privée de télévision russe) qu’une colonne de chars russes était entrée dans la nuit à Grozny.Ayant atteint le quartier de Minoutka, au centre de la ville, elle avait été prise sous le feu des combattants tchétchènes.Les pertes russes étaient d’une centaine de soldats morts.Faux, répond le porte-parole des forces armées russes dans le Caucase: «Aucun blindé n’est entré dans Grozny.» Au cœur de la matinée, lors d’une conférence internationale en présence d’intellectuels français, le général Valéri Manilov, chef adjoint de l’état-major militaire, dénie les 100 morts côté russe, parle d’une «désinformation» venant s’ajouter à d’autres «mensonges», par exemple «ces colonnes de réfugiés qui auraient été l’objet de tirs».Information confirmée Même son de cloche à la même heure au ministère de la Défense où le ministre Igor Sergueïev parle de «provocation».Et pourtant.Moins d’une demi-heure plus tard, l’agence d’informations militaires AVN, citant des sources au commandement russe, reconnaissait les faits: une quinzai- ne de blindés sont entrés dans Grozny pour tester les capacités de défense et, l’ayant mesurée, se sont retirés pour procéder à des bombardements, laissant derrière eux sept blindés et une cinquantaine de cadavres (les Tchétchènes disent de 300 à 350).Cette embuscade, la plus meurtrière depuis le début de la guerre, ne sera pas la dernière.Et elle augure d’une nouvelle phase, celle de la guérilla, qui com-mencera durablement lorsque les Russes occuperont tout le territoire à l’exception des montagnes.En attendant, à Pervo-maïaskaïa, faubourg de Grozny , le président de l’OSCE, Knut Vollebaek, a entendu les tirs des canons russes sur la capitale et vu arriver, à pied le plus souvent, une cinquantaine de réfugiés sortis de Grozny par l’un des corridors mis en place.Avec un langage tout en prudentes nuances, le Norvégien a dit penser «sans l’ombre d'un doute» que l’OSCE avait là un rôle à jouer.C’est, en revanche, sans nuance aucune que le ministère des Affaires étrangères russe a jugé «stupéfiantes de cynisme les larmes de crocodile de Bruxelles sur les droits de l’homme» en rappelant les bombardements de l’OTAN «des ponts sur le Danube, sur lesquels se trouvaient des habitants de Belgrade».Même si les militaires russes ne parlent plus ouvertement d’ultimatum devant la multiplication des réactions internationales et même nationales, la question de la prise de Grozny est à l’ordre du jour.D’un côté, le général Manilov déclare que «la ville ne sera pas prise d’assaut tant que les civils ne seront pas évacués»', d’un autre côté, le même général assure que la conquête de «La ville Grozny est une question de «quelques jours», cornue sera pas me s• i] suffisait de • «quelques jours» pour vider prise ja capitaje tchétchène des d’assaut tant »lilliers de vieillards, femmes et enfants, que les civils Russes, Tchétchènes et M autres, qui s’y terrent, ne seront apeurés.Si les autorités russes pas lancent si souvent à la figu- , , re des médias occidentaux évacués» les notions de mensonge, manipulation et désinformation, c’est que ces mots sont devenus en Russie des raisons d’État.Et l’exemple vient d’en haut.Il y a quelque temps, on a vu le premier ministre Poutine aller fleurir la tombe d’Andropov, l’un de ses prédécesseurs à la tète du KGB (devenu FSB).Cette semaine, on a eu droit au spectacle ahurissant de ce même Poutine fleurissant la tombe d’Andreï Sakharov au dixième anniversaire de la mort du grand dissident.Un homme qui fleurit ainsi ces deux tombes-là ment au moins une fois.Sinon plus.Et il ment au monde entier.L’ONU est sévèrement blâmée par une commission d’enquête Le rapport montre du doigt Vorganisme' et les principaux Etats membres A G E N C E FRANCE-PR E SSE ASSOCIATED PRESS New York — L’ONU a «failli» à prévenir le génocide de 800 000 Tutsis et Hutus modérés au printemps 1994 au Rwanda et doit présenter ses excuses au peuple rwandais, a affirmé hier une commission d’enquête indépendante.«L’échec est dû principalement à un manque de moyens et à un manque de volonté», a dit le président de la commission, l’ancien premier ministre suédois Ingvar Carlsson, lors d’une conférence de presse.La commission estime que la responsabilité est partagée entre «le système des Nations unies dans son ensemble» et les principaux Ét?ts membres, comme les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Belgique.«Cette responsabilité internationale exige que l’organisation et les États membres présentent des excuses claires au peuple rwandais», dit la commission dans son rapport.«De la part des Nations unies, je reconnais cet échec et j'exprime mon profond remords», a déclaré hier le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.«Nous devons tous regretter amèrement de ne pas en avoir fait plus pour empêcher» le génocide, a-t-il ajouté.L’analyse, commandée par le secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, montre que la mission des Casques bleus au Rwanda était dès le début vouée à l’échec en raison d’un mandat insuffisant.Le Conseil de sécurité lui porta le coup de grâce en refusant de renforcer ses pouvoirs après le début des massacres, qui se sont déroulés entre avril et juillet 1994.Les dirigeants onusiens d’alors.Kofi Annan, responsable des opérations de maintien de la pane de l’organisation, et le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali notamment, n’ont pas eu la capacité ou la volonté d’agir pour empêcher la tragédie.Alors que l’ONU a récemment fait son autocritique sur son rôle dans la chute de l’enclave musulmane de Srebrenica — qui fut ensuite le théâtre de massacres de civils commis par les Serbes — durant la guerre en Bosnie, ce rapport devrait alimenter le débat sur la nécessité pour l’organisation d’agir face aux graves violations des droits de l’homme.Les trois rédacteurs, nommés par M.Annan, ont travaillé pendant six mois.Ils ont eu accès aux dossiers, télégrammes et archives de l’ONU «De la part des Nations unies je reconnais cet échec et j’exprime mon profond remords» et ont interrogé des employés de l’organisation.L’ONU engage une force de maintien de la paix au Rwanda à l’automne 1993 pour contrôler l’accord de cessez-le-feu entre le gouvernement lnitu et les rebelles du Front patriotique rwandais.Le mandat de la M1NUAR (Mission des Nations unies pour l’assistance au Rwanda) excluait le recours à la force et se révélera insuffisant face aux tueries, déclenchées après que l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana eut été abattu le 6 avril 1994.Le rapport dénonce l’inaction de l’ONU devant les signes de préparation des massacres.Le général canadien Roméo Dallaire, commandant des Casques bleus, avait ainsi envoyé le 11 janvier 1994 un télégramme avertissant du risque de génocide.Le message a été reçu par Kofi Annan mais n’a pas été communiqué au Conseil de sécurité.Il n’a donc pas reçu l’attention qu’il méritait, estime le rapport.Far ailleurs, l’ONU e) le Conseil de sécurité ont quasiment ignoré une étude des enquêteurs onusiens sur les droits de l’homme qui évoquait en août 1993 les risques d’un génocide.Mais le rapport réserve ses critiques les plus cinglantes à la manière dont les Nations unies et notamment les membres du Conseil de sécurité ont réagi aux massacres.«L’échec fondamental a été le manque de ressources et d'engagement politique [.] pour la présence des Nations unies sur place.» Les États-Unis, en particulier, étaient peu enclins à autoriser l’envoi d’une force substantielle quelques mois seulement après l’échec de la mission de l’ONU en Somalie, où 18 Gis avaient trouvé la mort.L’organisation a été peu désireuse de maintenir des Casques bleus sur place et encore moins dé renforcer leur mandat après que dix soldats belges de la MINUAR eurent été tués, accuse le document.Le rapport cite un épisode révélateur présenté connue l’une des principales causes du ressentiment des Rwandais pour l’ONU: le départ des Casques bleus d’une école, où des milliers de civils s’étaient réfugiés dans l’espoir d’ètre protégés et qui furent ensuite massacrés.«La manière dont les troupes sont parties, en essayant de faire croire aux réfugiés qu 'elles ne se retiraient pas, a été honteuse», dénonce le rapport, qui recoirt-mande que l’ONU présente ses excuses au Rwanda.Roumanie: Isarescu devient premier ministre (Reuters) — Le président roumain Èmil Constantinescu a désigné hier le gouverneur de la banque centrale Mugur Isarescu au poste de premier ministre, en remplacement du démocrate-chrétien Radu Vasile, limogé cette semaine après avoir été mis en minorité par son propre parti.Isarescu, technocrate de 50 ans, a jusqu’à lundi pour former un nouveau gouvernement et présenter au parlement un programme cohérent de réformes, a précisé le président roumain.H a ajouté que la désignation d’Isarescu démontrait que la Roumanie était déterminée à remettre l’économie sur les rails et à entamer des négociations pour adhérer à l’Union européenne.«Ce nouveau gouvernement apportera une plus grande stabilité à la Roumanie», a-t-il affirmé.Libération anticipée d’un éminent prisonnier de TIRA (AFP) — L’ancien commandant des prisonniers de l’IRA à la prison du Maze, Padraic Wilson, a bénéficié hier du programme de libérations anticipées prévu par l’accord de paix et quitté devant les caméras de télévision sa prison proche de Belfast.Le nom de Wilson, 42 ans, a été cité avec insistance connue celui de l’émissaire secret choisi par l’IRA pour négocier son désarmement avec la commission internationale dirigée par John de Chastelain.Condamné à 24 ans de prison en EN BREF 1991 pour complot terroriste, Wilson passe pour avoir joué un rôle crucial dans le ralliement des prisonniers de l’IRA à la stratégie non-année prônée par leur aile politique, le Sinn Fein.Wilson demeure la seule personnalité de l’IRA à avoir publiquement évoqué la possibilité de la mise hors service de l’arsenal du plus puissant des groupes annés nord-irlandais.Les modalités du procès des Khmers rouges (AFP) — Le gouvernement cambodgien a mis la touche finale aux modalités d’organisation du procès d’anciens dirigeants khmers rouges et va les soumettre à l’ONU pour approbation, a indiqué hier le ministre chargé du dossier.Ce projet de loi gouvernemental doit instaurer un tribunal spécial — cambodgien, mais à «caractère international», selon la formtüe de Phnom Penh — qui jugera les anciens complices de Pol Pot.Poutine sur un tatami (AFP) — Après le tennis, le sport préféré du Kremlin, l’élite politique russe risque de devoir se convertir au judo, le premier ministre Vladimir Poutine ayant démontré hier ses aptitudes au combat devant les caméras de télévision.A trois jours des élections législatives, la télévision publique RTR a diffusé un long reportage montrant le premier ministre, 47 ans, tantôt torse nu, tantôt en kimono, portant des prises ou effectuant des immobilisation à des adversaires.} L F ï) F V 0 I R .I.F V E N D R E l> I i I) E (' E M R R E 1 9 9 9 B 8 CULTURE SPECTACLES Rock, opéra et n’importe quoi De fortes voix, de l’énergie et un gros tas de chansons qui font plaisir à la majorité, le Casino a trouvé son show idéal La bédé québécoise à Angoulême Le multimédia québécois se cherche une place entre Astérix et Fritz the Cat EN BREF Besson à Cannes (AP) — Le réalisateur Luc Besson sera le président du jury du prochain Festival de Cannes.Besson succède ainsi au cinéaste canadien David Cronenberg, dont le palmarès a été extrêmement contesté.Une œuvre de Luc Besson a été projetée en ouverture du festival deux fois déjà: en 1988 avec Le Grand pieu et en 1997 avec Le Cinquième Elément.Le festival aura lieu du 10 au 21 mai 2000.Le millénaire d’Einstein (Le Devoir) — Albert Einstein, le père de la théorie de la relativité, est la personnalité la plus importante des 1000 dernières aimées, selon les lecteurs du magazine québécois L'actualité.Us ont également décrété que l’événement le plus important du dernier millénaire est la découverte de l’Amérique.Christophe Colomb a d’ailleurs failli battre Einstein au fil d’arrivée de ce concours auquel ont participé 4000 personnes.Le dentier numéro de 1999, un numéro-souvenir intitulé ÎOOO ans dhistoire, 100 ans d'avenir, arrive en kiosque aujourd'hui.Beatlemania (AP) — D'après un sondage commandé par le quotidien Le Parisien aujourd’hui et une chaîne de télévision, les Beatles sont les chanteurs du siècle pour 28 % des Français sondés, devant Johnny Halh’day (26 %) et Charles Az-navour (25 %).Suivent Charles Trenet (21 %), Elvis Presley (19 %), Luciano Pavarotti (16 %), Yves Montand (14 %), Frank Sinatra (13 %), Maurice Chevalier (10%) et Michael Jackson (9%).Le sondage a été réalisé les 26 et 27 novembre par la maison CSA, auprès d’un échantillon de 1016 personnes.Bill, Céline et belles manières (AP) — Un lobby basé en Caroline du Nord, très soucieux de l'étiquette, a rangé le patron de Microsoft, Bill Gates, en tête de sa liste des vedettes de l'année ayant les meilleures manières.Céline Dion est pour sa part au troisième rang du classement de la National League of Junior Cotillions, l’an-den hockeyeur Wayne Gretzky étant l’autre Canadien inscrit à ce palmarès.Le golfeur disparu Payne Stewart, l’acteur Tom Hanks, l'anden boxeur Muhammad Ali et la cantatrice Charlotte Church se rangent aussi parmi les 10 personnalités les plus aimables.Du côté des prix dtron, le plus malotru est le producteur de lutte burlesque Vince McMahon.En anglais, le terme «cotillion» désigne une danse complexe à plusieurs couples, dans le style ballroom; en français, le cotillon a d'abord été un jupon puis une fête accompagnée de danses.Sylvain Cor ni i e r A priori, je m’offusque.Je dis: pouah! Très peu pour moi.Mon acception de l’histoire de la musique populaire est trop compartimentée pour que j'ingère d'emblée ce que proposent Kim Richardson, Patrice Blouin et Christine Williams dans la revue à succès Du rock à l’opéra, présentée depuis mardi dernier devant des salles extatiques au Cabaret du Casino de Montréal.Peux pas, moi, entendre du Andrea Bocelli et du James Brown côte à côte.Ça me court-circuite, ça me fait imploser le cerveau.Du Deep Purple accolé à du Alanis Mo-rissette?Du Donna Summer au même menu que du Pink Floyd?Irrecevable: je perçois et conçois la musique verticalement, dans l'approfondissement des genres et dans la mise en contexte de chaque genre dans son époque.C’est tout juste si j’arrive à mêler le folk-rock de 1965 (par les Byrds, disons) au country-rock pourtant très parent des années 70 (Emmylou Harris, mettons).Réticences vaincues Tout ça pour vous dire que je n’étais pas précisément le bon cheval pour aller trotter au Casino mercredi.Plus rébarbatif, tu rues.Et pourtant, pourtant, envers et contre moi-mème, j’ai apprécié le spectacle pour ce qu’il est, et j'en suis sorti plutôt content.Avant la fin, certes, l’ultime pot-pourri disco étant strictement interdit par ma religion, mais content Content parce que l’évidence était à la mesure de la jeune femme à notre table qui chantait et se dandinait à tous les refrains, aussi variés, aussi incroyablement disparates soient-ils: Du rock à l’opéra est un fichtre de bon show de variétés, qui mélange tout et n’importe quoi sans la moindre gène, donnant tout simplement aux gens ce qu’ils veulent: trois forts en coffre capables de tout chanter, un feu roulant d'entertainment et toutes les chansons favorites de ces nouvelles générations de clients de casino.Je comprenais que Du rock à l’opéra n’est pas si différent de ce qu’offraient les entertainers dans les casinos des années 60 et 70, un Vie V Jl s ¦ Damone mêlant du Sinatra et du Mario Lanza aux versions rococo de succès de l’heure, un magicien reprenant à son compte les bons tours des Houdini et compagnie passés avant lui.On appelait ça du crowd-pleasing et l'expression s’applique autant ici: c'est le contenu qui a changé, pas l’intention.Aujourd'hui, de la même façon, un auditoire moyen surtout composé de trente-naires, de quadragénaires et de cinquantenaires, applaudit quand on lui donne pour le même prix bon temps, bonnes voix et bonnes tounes familières, se contrefichant des versions originales et trouvant le plus vif plaisir à passer deux heures en compagnie d'un jukebox vivant à trois têtes.Tètes bien choisies s’il en est.Le tatoué Blouin.ancien chanteur de groupe hommage à Led Zep, possède un registre hors du commun qui lui permet toutes les criardes Highway Star et Whole Lotta Love en plus des rengaines italiennes les plus vertigineuses.Richardson, une de nos meilleures choristes, a du soul à faire s'écrouler une église: ses Proud Mary et Respect lèvent irrésistiblement.Et Williams est une soprano qui n’a pas peur du rock’n’roll, surprenante en Alanis dans You Ouglit-ta Know.De fait, presque tout leur réussit, surtout les numéros à trois, véritables tours de force: imaginez Summertime en version Porgy & Bess par Williams, en Ella jazzy par Richardson et manière Janis Joplin par.Blouin, ou l’impossible Bohemian Rhapsody de Queen avec toutes les parties vocales.Ce spectacle-là, je le redis, ne m’est pas destiné, pas plus qu’il n’est destiné à ceux qui lient les chansons à leurs créateurs ou leurs premiers interprètes, ceux pour qui il n’y a pas vraiment d'autre Câline de blues que celui d'Offenbach.Aux autres, qui achètent les compilations de succès fac-similés à la Ce soir on danse et n’y entendent pas la différence, le souper-spectacle Du rock à l’opéra est un formidable cadeau pour Noël.Notez que des représentations «spéciales», avec Nanette et Georges Thurston en renfort, agrémenteront le passage à l’an 2000 les 30 et 31 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier.Le spectacle habituel se poursuit jusqu'au 30 janvier.La promo thérapeutique de Paul McCartney Z’étiez branché mardi pour le live webcast du toujours mignon Beatle au Cavern Club de Liverpool?Ou alors avez-vous vu hier l'une ou l’autre des rediffusions à MpsiMax (merci Pierre Marchand)?Emouvant, non?Il y aura encore une reprise dimanche, au cas où.C’était touchant de voir notre Macca chéri se faire ainsi du bien.Bravo pour lui.Allez, un bon bain de rock'n’roll avec les copains (David Gilmour, Mick Green, Ian Paice, Pete Wingfield), c’est mieux qu’un deuil qui n’en finit plus.Et puis, c'est un peu beaucoup en hommage à sa regrettée Linda qu’il a retrouvé ainsi Ricky Nelson.Little Richard et Elvis dans les lieux mêmes (ou du moins reconstruits à l'identique) de ses belles heures de rockeur: fan de rock’n'roll depuis l’adolescence new-yorkaise, Linda aurait été la première à encourager ce retour à l'origine.Mais Paul étant Paul, ce show ne pouvait pas seulement être thérapeutique: McCartney l'homme et McCartney l’homme d'affaires vont de pair.Comprenez par là que l’événement du Cavern était aussi un showcase, presque entièrement composé des chansons du nouvel album Run Devil Run, point culminant d’une méga-campagne promo incluant un tas de prestations tout aussi live à la télé européenne, une série radiophonique sur le rock animée par Sir Paul lui-mème, des concours, des séances d’écoute, etc.C’est tout le paradoxe de McCartney: il n'y a chez lui jamais rien de totalement gratuit, pas même 50 minutes de bon vieux rock’n'roll.Mais ça ne fait rien: on l'aime comme tel, incorrigible calculateur et indécrottable bète de scène.CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS La bande dessinée québécoise serait à mi-chemin des influences américaines et européennes s’il faut en croire les organisateurs du Festival international de la bande dessinée d’Angoulème.Est-ce pour cela que les invités québécois de cette 27e édition du plus grand festival européen du genre y côtoieront les monstres sacrés Uderzo et Robert Crumb, les pères d'Astêrix et de Fritz the Cat?Pendant cinq jours à compter du 26 janvier, les fans français du neuvième art pourront juger sur pièce si leurs «cousins d'Amérique» vivent bien comme Philémon, le héros de Fred, sur l'une des lettres de l’océan Atlantique.Mais, pour venir à Angoulême, les Québécois semblent avoir pour l’instant revêtu les habits de Valérian, l’agent spatiotemporel imaginé par Christin.Amérique oblige, la participation québécoise met l’accent sur les nouveaux médias et les réalisations de nos artistes sur Internet.Après avoir été l’invité du Salon du livre de Paris au printemps, le Québec a été choisi par Angoulême en bonne partie à cause de la qualité de ses productions multimédia.Une exposition intitulée Le Livre, la Toile et ses outils numériques présentera les réalisations québécoises sur écran, qu’il s’agisse de dessins animés ou de simples illustrations destinées à divers services de la Toile.Des toiles géantes (vraies, celles-là) de Howard Chackowitz, Guy Boutin, Lyne Gamache et Siris ain?i que les tableaux et les masques d’Eric Braiin feront concurrence à l’écran.«Le Québec est l'un des premiers pays à avoir compris les passerelles qui existent entre la bande dessinée et le multimédia, dit Jean-Marc Thévenet, directeur du festival.Or nous découvrons aujourd'hui que le multimédia est le chainon manquant pour permettre la mondialisation de la bande dessinée.• Parmi les artistes de cette exposition «virtuelle», on retrouvera Sébastien Trahan, qui a remporté un prix à Angoulême pour Dans le panneau, une bande dessinée en hyperliens.Nicolas Leou proposera ses aventures de Troglodytes sur Internet.Le groupe Exil lancera une de ses créations simultanément à Angoulême et Montréal.Sylvain Fer-land proposera sa bande dessinée techno-rave, Zupton.L’auteur du fanzine Baloney annonce de son côté quelques «déambulations urbaines» sur Internet.L’Agence Topo montrera son dernier cédérom, Liquidations.qui a remporté le prix de la meilleure œuvre canadienne au dernier Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal.La bande dessinée québécoise nage décidément dans la science-fiction, comme ce clochard qui regarde une vieille télévision au milieu d’un dépotoir meublé de vieux téléviseurs et d'ordinateurs obsolètes.C’est au milieu de ce décor que seront diffusés les vidéos Phylactère Cola du groupe Alliage (diffusés sur TQS).Sur papier Mais il n’y en a pas que pour les maniaques d’Internet.Sept créateurs d'albums 100 % papier ont été sélectionnés par un comité franco-québécois: AL+Flag, André Philippe Côté, Dominique Desbiens, Jean-Paul Eid, Bruno Laporte, Louis Rémillard et Marc Tessier.Leurs œuvres seront exposées au deuxième étage de l’hôtel Saint-Simon, qui accueille les manifestations spéciales consacrées au Québec.Le défi est de taille puisque le Québec arrive après l’Espagne, le Portugal et surtout la Belgique, invitée l'an dentier avec Franquin, Chartier, Greg et compagnie.Les créateurs québécois ne sont peut-être pas tombés dedans quand ils étaient petits, mais ils comptent proposer à Angoulême une vision éclatée et moderne d’un art qui ; s’adapte particulièrement bien aux nouveaux médias.Qui a peur de Robert Crumb?exposera par ailleurs pour la première fois les dessins érotiques et les scènes que le bédéiste américain a croquées en France où il vit depuis dix ans.L’exposition consacrée à Uderzo promet de nous révéler la recette de la potion magique (!).Quant à l’exposition Trait de génie, elle illustrera sur 1000 m2 l’imaginaire des pères de Blueberry, Giraud, et de L’Inca, Moebius.Fondé il y a 27 ans, ce qui n’était qu'une manifestation marginale est devenu aujourd'hui le rendez-vous obligé de 200 000 visiteurs et de tous les professionnels des pays francophones d'Europe.Le succès du festival est l'indice d’un secteur en pleine expansion.L'an dernier en France, il s’est vendu 30 millions d'albums de bandes dessinées.La bédé représente aujourd’hui 6 % de l’édition française et sa part croit à chaque année.Comme quoi la bonne vieille bande dessinée sur papier n’a pas dit son dernier mot.•À LA TÉLÉVISION* Ce soir Cher Père Noël La Fureur / Crampe en Zone libre Le Téléjournal/Le Nouvelles Cinéma /LE CERCLE masse, Manon Bédard Point du sport PARFAIT (3) (23:28) Le TVA Piment Coup de chapeau Cinéma / MIRACLE A ST-NICHOLAS (6) Le TVA Nikita Sports / Cinéma fort avec Ann Jlllian, Robert Hays Loteries (0:02) Macaroni Bob et Les Choix Francs- Droit de parole / Ciel! Mon Pinard / Cultivé et Hist, de Les Choix Cinéma / LA MAISON tout garni Margaret de Sophie tireurs L’Acte de coeur Toqué et les desserts bien élevé chansons de Sophie DES BORIES (2) Le Journal Flash / Scènes Coroner Métier Aux frontières du Le Grand La fin du 110% Phan- Flash Sexe et (17:00) M.Damon de crime Policier réel Journal monde.tasmes Confidences Euronews Capital.Le Monde ce soir Elena Ceausescu (2/2) Le Journal Scully RDI Branché Le Canada | Visages du XXe Téléjournal Courants.D.FR2 (19:03) I Thalassa I Faut pas.TV5 Infos Papa, maman.Jrnl beige | Jrnl suisse Soir 3 Jrnl TV5 Contact Animal Les Plus Belles Routes Crimes et des hommes Nouveaux Détectives Twin Peaks | Cinéma / Y'A TOUJOURS MOYEN.(6) | Grandeur.I Copines.| .libre?.gaie Trauma / Tampa Éros et Compagnie La Vie en vrac | Médecine.Copines.Chicago.Fax Novo M.Net Décompte MusiquePlus [Bouge Cimetière.Clip Chic.chansons Ed Sullivan Pop up Musico./ Monkees | Grands Evénements / The Monkees P.Bruel Musico./ Monkees Pop up Zone de.Animorphs Aventures de Sinbad I Orbite (19:50) Ned.Triton Sam.Redwall Robin.Ivanhoë Ren.Simpson Animania Duckman South Park Simpson Sam.Ren &.; .(17:00) Sports 30 Mag Voile La Coupe Motorola Trial Indoor de Bucarest [Sports 30 Mag Sports 30 La Lutte WCW ! Les Yeux.Volt Panorama Bouillon de culture Cinéma / LES SANGUINAIRES (4) (21:10) Panorama Volt Newswatch Father.White.Dr.Seuss .A Mole's.A Merry Red Green.The National / CBC News National.News Cinéma Puise Access Kids.Power Play The City Nash Bridges CTV News Puise .(0:01) News News Ready.E.T.Olive, the Other Reindeer 3rd Rock.That 70's.20/20 [PSI Factor South Park HEJ03E1 .Bus .Kids Immunity Airport Studio 2 Where the Heart is Silent Witness Trial and Retribution News ABC News Judge Judy Frasier Boy.Odd Man.Sabrina.Hughleys 20/20 Friday News Nightline (23:35) ¦0133 |News CBS News E.T.Kids Say.Candid Now and Again Nash Bridges Late Night (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel.Providence Dateline NBC Law & Order The Tonight Show (23:35) Caroline.Home.Drew Carey 3rd Rock Olive the other Reindeer P.J.'s.[That 70 s.Charmed Drew Carey Star Trek: Voyager Newshour Nigh.Bus.Vermont Washington Wall Street VPT Favorites [Sessions.| BBC News I Nigh.Bus.Newshour People.Scully Mystery / Heat of the Sun: The Sport of Kings News [Charlie Rose News Wheel.I Jeopardy Power Play The City Cold Squad CTV News | News Open (0 05) Simon & Simon Law & Order Biography/A.Perkins Investigative Reports Poirot Law & Order Biography Brian Hughes Videos | StarTV The Directors Cinéma / BEDAZZLED (3; avec D.Moore, P.Cook NYPD Blue Sex and.How'd they do that?©discovery.ca Wild Discovery: Wild Life Ancient Mysteries Discovery's Canada ©discovery.ca Wild.It Seems.Fashion.Spice of.I History.| It Seems.Myths Cinéma / KIM (5) avec Dean Stockwell, Errol Flynn | .Bites Cinéma News Bus.News Newsworld Reports Pamela Wallin & Company I The National | Hot Type | On the Arts [Newsworld Reports National Madison Red Dwarf Counterstrike Friday the 13th: The Series Hitchhiker Strangers Oz Cinéma / STELLA.(4) (23:09) Bob Vila's Home Again The Young I Kennedys Camera's Eye: Emergency Record Setters Record Setters Camera's Eye Mayday Good Dog Pet Project Images .Living I.Homes iMoving.Extra TV Guide | Urban.|.Dinner?Eros Extra .Record Sportsdesk .Hockey NBA.| Basketball / Lakers - Timberwolves Sportsdes k Canine Sports Auto.Snowboarding |SPGA Golf / Match Play - 2e ronde | SportsCentral NFL.Rewind Goin' Deep Animaniacs Addam's Stickin.Rex.YTV's Hit List 98 Degrees.System.Student.Brats of.Beasties .Served?Classification des films: (1) Chef-d'œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon GRANDS REPORTAGES Suite du documentaire diffusé hier et qui trace un portrait d'Elena Ceausescu.RDI, 20h COUP DE CHAPEAU Une édition spéciale de cette émission habituellement présentée le matin, qui présente des héros quotidiens.TVA, 19h LA FUREUR Dernière émission de l'aimée (retour le 14 janvier).Parmi les invités, le délirant duo musical Crampe en masse.Radio-Canada, 20h DROIT DE PAROLE L’émission invite ce soir des artistes et des citoyens qui se dévouent pour une cause.Télé-Québec, 20h ZONE LIBRE Report,îge sur les photographes de guerre, un métier qui n'est pas de tout repos.Radio-Canada, 21h ( j i t L E I) E V 0 ! R .L E VENDREDI 17 DÉCEMBRE 19 9 9 B î) •CULTURE- THÉÂTRE CINÉMA [Chloé Sainte-Marie -«fl* -f* J mm A HÜ-vi 5 Du réalisateur de « Méphisto », récompense aux Oscars et à Cannes FIENNES RALPH SUNSHINE i// J but.Le chant pluriel de l’enfance Le nouveau film de Jacques Doillon explore cette fois la banlieue béton de la grande région parisienne moins le spectateur qui, par mo- tin inéluctable de ces jeunes.Et ments, est désemparé devant le des- comme on aimerait les aimer.SOURCE REMS1AK Talia (Stéphanie Touly) au milieu de son univers citadin.Î1 -i IV rMOlVlI NA TIONS AUX.GENIES MEILLEUR FILM CAt.WM DI A PRIX AE U S IIV.MI II LI UR ACTEUR • RAl.IMI FIENNES Ml 11 I 1 1 R SCÉNARIO • ISTVAN SZABO F.T ISRAEL IIOROMTZ Ml II I.EURE CINÉMATOGRAPHIE • LAJOS KOI I AI Une* production de Robert Lantos Un hlm de Istvan Szabo KHMCf ATlMtîlS VMKM»t SRf N90ITV FONT flUSi.% : .Jf %:• KC61HTLANTOS N » u :4 ISTVAMSZABO WSUttHHMM MCHUMIU JiNMIIME OtlMM UU UNGEft UOUVNftU JMXStU* .0-WVJ VaAVVA*:3i»KP lï-HV-JRT c frUiGWSZMMS:»: ntfTUI IfcACSu v: i VMlMCMD D0V\WWÎ\ v* - y* UAURCi JARR£ »- * ü-ilAJOS ROUAI ASC m :-.:t|JOCIUw.U RAiWRKOUXl JONATHAN Di &N i.ivi- ISTVAN SZABO VISWI HÔR0MT2 5 an» M *6 H :« ju.i :t ISTV AN SZABO , h ;- iPx* ROWRT LANTOS l ' ANORAS HAU0W tu ISTVAN SZABO »¦“-»—- Tu vu.U.> «a.,‘f IIRDMI » ••H'* C*m4» K*.7 DÈS AUJOURD’HUI! VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE -CINÊPLEX OOÉON- I CINÊPLEX OOÊON —» r—— CINEPLEX OOEON i r—-UNteu* wtun l ICOMPCEXE DE&JARDW5 ?| I ÉGYPTIEN ?| ^Kaaoui )ît Magimd lcd de Musset Juliette Binoche est George Sand Un film de DianeKurys Stcfaoo Diomsi Robin Renucci • Karin Viard • Isabelle Carre Patrick Chesnais Arnaud Giovaninctti Denis Podalydès Olivier Foubcrt • ***»»em* Robert Bcnmussa Vivv Fn*sou-ü!n*r lc*acji - Muni Head Date Kirn émwoCknitm Lkiou Iny Vilko FJk Aluf* Lau Baulo» [Vn«v Mtunpt Munie Hebert Onir Bout J Vent u«ar Joclc «ai Eficittnt V« )eii-L>«ts Ughetto - Viieeit Arurdi • L«rr»t Kocuru toè**yr eutChnjtix Codai IHrLn Filmi Alan Sarde • Akiaidrt Filas • Fnae 2 O te eu An UpSTkfnm «Caial?• Sitdio laagei S • Fila Foie ti ir *»nr« k L Franc* e.ACoucd Ceieul de flidrc BMClS P ¦ -Jg Télé-Québ«< El il CSB AUlANCi »nw of&lvtts dès aujourd hui! i CtNÊPLEX O OCON-1 p—wNtmLA wtüN —n i CiNtr^t* CHJtUN 11 FAMOUS PLAYERS ¦ 1C0RP1DŒ DESJARDRS11 DAUPHIN 1 [LAVALÏQaleriet)| [POINTE-CLAIRE ?! CINÊPLEX OOÊON CINÊPLEX OOCON i CINÊPLEX OOÊON i i ineiM me I BROSSARP [ 1 STE-ADÉLE ?CINEMA PME SOURCE MOMENTUM L'affiche de la onzième Messe consacrée aux filles de Séléné.Novateur, inégal, emballant Les douze Messes furent un projet casse-cou et stimulant SOLANGE LÉVESQUE Avec la dernière représentation de La Dernière Scène, samedi soir prochain, prend fin le cycle des Douze Messes présentées au rythme d'une par mois sous l’égide de Momentum.«Suif», commentait pertinemment notre collègue Stéphane Baillargeon mardi dentier.Élaboré avec la collaboration de quelques autres petites compagnies, ce projet casse-cou s'est gagné tut public différent de celui qui fréquente les théâtres.Douze spectacles, 15 apôtres, plusieurs collaborateurs et plus de 200 acteurs ont fait de ces Messes l'un des projets théâtraux les plus originaux de la décennie.Original, il l'était certes à plusieurs égards.D'abord, l'idée de regrouper 12 spectacles-happenings et de les distribuer sur 12 mois en multipliant les concepteurs offrait une vitrine à plusieurs artistes.La publicité visuelle liée au projet, dime qualité exceptionnelle (un magnifique calendrier conçu par Maciek Szczerbowski et Chris Laris, décomposé en 12 cartes postales), a sûrement contribué à gagner des spectateurs.Les illustrations traduisaient bien l’éclectisme du projet, sa folie et son esprit ludique.Chaque Messe a été célébrée dans un lieu inattendu, d'emblée non théâtral, créant un décor étonnant pour le spectacle.Formes multiples Originale, la série l’était également sur le plan des multiples formes quelle a exploitées en écartant les conventions ainsi que dans sa manière de susciter la participation des spectateurs; inédite aussi par ses thèmes, audacieux, scabreux ou mystérieux, toujours abordés avec cet éclairage oblique qui couvre le spectre complet de l’humour au sarcasme.Les apôtres de janvier, .Yves Sioui-Durand et Catherine Jon-cas, ouvraient l'année en force avec Le secret le mieux gardé d'Amérique, une légende amérindienne mi-fictive, mi-authentique, présentée sous une tente dressée sur la neige (au cœur de la pire tempête de l’hiver, il faisait -30 °C!) au marché Maisonneuve.Février a mené les spectateurs dans les locaux désaffectés de l'hôpital Reddy Memorial sur la frontière de Saint-Henri et de West-mount, oit Céline Bonnier, apôtre de «Cholestérol gratuit», les attendait avec ses acolytes pour un parcours burlesque et non moins inquiétant à travers des salles de «traitement».En mars, sous la direction de Frédéric Teyssier et Guillaume Chouinard qui célébraient La Boâte, une joyeuse bande de bricoleurs avait transformé les locaux d’une ex-usine de textiles en un dédale de couloirs et petites loges entièrement faits de carton, où divers personnages et quelques «bibittes» apparaissaient lors du parcours-en-équi-pe-sous-la-direction-d'un-chef des spectateurs.Avril passait la chasuble à Gabriel Sabourin pour La Légende du petit, une cérémonie folklorico-légendâire pseudo-pseudo dans la salle de réimion d'un hôtel chinois.Au temps du muguet, les spectateurs se sont retrouvés assis par terre sur un talus jouxtant le dépotoir municipal de la ville de Montréal pour apprendre Sept façons d'apprêter un cadavre, une farce satirique de l'apôtre Dominique Leduc, jouée dans un décor lunaire animé par les goélands, les camions à ordures et le coucher de soleil.The International Montréal Sus-aux-Pauvres Rallw, conçu par Stéphane Deniers, invitait les spectateurs en »tenue de soirée» à monter dans un autocar de luxe pour un «tour» à travers les mes les plus pauvres de la bass^rille.Lors d’arrêts stratégiques, quelques oiseaux déplumés venaient troubler leur sérénité feutrée dans le car avant qu’ils ne soient tous largués sans autre tonne de procès au milieu d’un parc de Westmount avec, pour toutes ressources, les directions de la station de métro la plus proche.Autre voyage en autobus (jaune et scolaire, cette fois!), autre aventure en juillet, alors que l'apôtre François Papineau attendait ses touristes dans un bois de Sainte-Sophie pour L'Incompréhensible Vérité du maitre, un parcours en plein air oit des nymphes, un maitre parlant une langue inconnue, des hommes de Cro-Magnon et quelques figures romantiques (ime mezzo-soprano sur im radeau au mieux d'un étang brumeux, des naïades dans un ruisseau) ont plongé les spectateurs dans une inoubliable expérience.Sous un viaduc du Vieux-Montréal, Jean-Frédéric Messier et Rolline Laporte se sont déchaînés au son d’une musique heavy trash, exploitant une esthétique punk de fin du monde dans Pour en finir une fois pour toutes avec l'apocalypse (oreilles en béton nécessaires).Assez, texte de Beckett mis en scène et interprété de façon baroque par Denis Lava-lou et Marcel Pomerlo (apôtre), était donné en septembre dans une chapelle du Grand Séminaire.En octobre: plus que troublante cérémonie intitulée Chair Philippe, présidée par Stéphane Crète et célébrée dans un restaurant chinois.Le thème du cannibalisme dans les relations affectives se trouvait illustré dime manière presque insoutenable qui atteignait son paroxysme lors de la scène finale.Les Filles de Séléné, métaphore ironique, plurielle et très forte de la condition et du travail des femmes, était jouée dans un couvent devenu école, sous la direction de Nathalie Claude C'est à l’apôtre Louis Champagne que revient l’honneur de clore le cycle avec un spectacle an titre stratégique: La Dernière Scène, une pochade furieusement iconoclaste (Dans le genre Jésus au Lac d'Alexis Martin) portant sur devinez qui, oïi les 12 invitées de M.Fred se voient servir «un boguelais nouveau».Donné jusqu'à samedi prochain au MAI.(Centre Strathearn).Bilan: encore: PETITS FRERES Écrit et réalisé par Jacques Doillon.Avec Stéphanie Touly, fiiès Sefraoui, Mustapha Goumane, Nassini Ez-rem.Image: Manuel Teran.Montage: Camille Cotte.Musique: Oxmo Puccino (Time Bomb).France, 1999,92 minutes.MARTIN B 1L O D E A U De tous les cinéastes français, à l’exception peut-être de Jacques Fansten (La Fracture du myocarde), Jacques Doillon est le seul à avoir réussi à traduirç en images le monde de l'enfance.A s’en être approché de si près que le monde des adultes, en comparaison, ressemble à une planète sauvage aux codes indéchiffrables.De La Fille de quinze ans à Fouette, Doillon est toujours resté dans le même petit cercle, celui d’une classe économique moyenne, d'éducation supérieure, qu'on devine être très proche de celui dans lequel il évolue lui-même.D'où la rupture marquée par Petits frères, pour lequel le cinéaste de La Pirate a investi la banlieue béton de Paris pour y écouter une fois de rIus le chant de l’enfance.A la différence que celui-ci se révèle davantage pluriel, du fait du caractère multiethnique du théâtre choisi, et aussi plus éraillé, en raison de la dure réalité économique et sociale qui y prévaut partout.Or il n’est pas question de pauvreté dans Petits frères.Il y est plutôt question de ses conséquences immédiates sur la nature des humains qui en sont les victimes: le désœuvrement, l'abandon, les conflits et les clans.En fuite de son domicile oii règne un beau-père qu'elle méprise, Talia (Stéphanie Touly), 14 ans, suivie de son chien Kim, se réfugie à Pantin, où elle espère retrouver un ami.Celui-ci ayant été envoyé en fover d’accueil, l’ado- La compassion de Doillon pour ces adolescents sacrifiés est bien visible lescente se lie avec sa bande de potes, lesquels voient en son gros chien le moyen de faire un peu de pognon en l’engageant dans des combats.Le kidnapping de l'animal marquera pour elle le début d'une aventure où l’amour et la trahison ont le même visage.Doillon éclairé, depuis l’intérieur de l’enceinte bétonnée de la cité, la géographie physique et affective d’un milieu dur, avec ses clans de benjamins (les petits frères du titre), sur lesquels il a braqué sa caméra et dont les comportements suivent l’exemple donné par leurs aînés, selon les exigences d’un cycle implacable où les ados originaux qu'il dessine, au sommet de leur liberté, se verront bientôt happés par un système uniformisé qui les étiquettera «voyous de cité».La compassion de Doillon pour ces adolescents sacrifiés est visible bien que sa grille de sociologue amateur finisse par recouvrir l’essentiel.Le cinéaste propose ici des personnages antipathiques et cabotins auxquels les comédiens amateurs apportent peu de nuances en plus d'affamer une intrigue fia disparition du chien) vraiment trop accessoire et maladroite pour encadrer leur portrait pendant une heure et demie.A contre-courant de la démarche d'un Bertrand Tavernier, qui donne de la perspective à ce qu'il décrit en plantant au milieu du décor un personnage qui formule son propre discours (Ça commence aujourd'hui), à l'inverse d’un Mehdi Chareff, issu de ce milieu qu'il dépeint si bien (Le Thé au harem d’Archimède), Doillon nous place, avec Petits frères, devant un univers auquel il ne nous donne aucune prise, avec pour seul pont entre «eux» et «nous» l’excellente musique d’Oxmo Puccino.Bien que le procédé de dissociation soit délibéré, que cette déstabilisation soit voulue, elle dessert néan- ALBUM DISPONIBLE MAINTENANT Réjean Bouchard JtFl S à; a>tM^X35(T«Uri Gaston Miron Denise Boucher Gilles Carie Willie Lamothe Gilles Bélanger François Guy Pierre Létourneau Michel Robidoux Réal Voilant Chantale Bellefleur Roger Paré « Chloé Sainte-Marie.une voix de mohair, la fusion parfaite du cantique, de la poésie et du western.» MARIE VALLERAND, CBV BONJOUR « La surprise de l'automne!» VALÉRIE LETARTE.RADIO-CANADA C'EST BIEN MEILLEUR LE MA11N « Je pleure, tu pleures est étonnant.» MANON GUILBERT.JOURNAL DE MONTREAL « C'est beau, c’est infiniment beau.» SYLVAIN CORMIER.LE DEVOIR « Difficile de trouver quelque défaut à ce nouvel album.» JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE, LA PRESSE La Compagnie de théâtre Pol Pelletier recherche huit acteures' pour la formation d'une troupe permanente pluriethnique MISE EN CANDIDATURE Envoi d'une lettre d'intérêt et d'un curriculum vitæ, par la poste, à : La Compagnie de théâtre Pol Pelletier Troupe permanente 791, avenue du Mont-Royal Est Montréal (Québec) H2J 1W8 Si d'autres renseignements étaient nécessaires, téléphoner au (514) 525-2635.* f\>l Pelletier a inventé ce nouveau mot afin qu'il comprenne à la fois le féminin et le masculin : elle est une acteure, il est un acteure. LE DEVOIR inema Cadavre à [orange et os aux bouts dots.Polar et cuisine à la librairie Gallimard.3700 boul.Saint-Laurent téléphone : 499-2012 LE DEVOIR.LE VENDREDI 17 DÉCEMBRE 1999 À l’affiche cette semaine SUNSHINE Hongrie-Allemagne-Canada-Australie, 1999,180 minutes.Chronique d’Istvan Szabo avec Ralph Fiennes, Rosemary Harris, Rachel VVeisz.Les tribulations d’une famille juive hongroise, de la moitié du XDC siècle jusqu’à la révolution hongroise des années 50 en passant par les horreurs de la persécution nazie.• V.o.: Egyptien.• V.f.Q.: Complexe Desjardins.L’HOMME BICENTENAIRE (BICENTENNIAL MAN) États-Unis, 1999,131 minutes.Science-fiction de Chris Columbus avec Robin Williams, Embeth Da-vidtz, Sam Neill.Andrew est un robot domestique qui, au fil des ans, en vient à manifester des sentiments humains, comme la tristesse ou la joie.Il se lance alors dans une grande aventure qui fera de lui le premier robot doté d’une conscience.• V.o.: Cavendish, Famous Pointe-Claire, Paramount, Cinémas Laval, Carrefour Angrignon, Colisée Kirkland, Lacordaire, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Spheretech.• V.f.Q.: Boucherville, Carrefour Do-rion, Delson, Saint-Bruno, Saint-Eustache, Parisien, Carrefour Angrignon, Versailles, Greenfield Park, Sainte-Thérèse, Terrebonne, Mega-Plex Pont-Viau.LES ENFANTS DU SIÈCLE France-Italie, 1999,137 minutes.Drame biographique de Diane Kurys avec Juliette Binoche, Benoît Magi-inel, Stefano Dionisi.En 1832, le poète Alfred de Musset fait la connaissance d’Aurore Dude-vant, mieux connue sous son nom de plume George Sand, dont les écrits font scandale à Paris.Ils vivent ensemble une relation passionnée qui sera cependant compromise par la jalousie obsessive du poète.• Brossard, Complexe Desjardins, Dauphin, Galeries Laval, Famous Pointe-Claire.PETITS FRÈRES France, 1998,92 minutes.Drame social de Jacques Doillon avec Stéphanie Touly, Iliès Sefraoui, Mustapha Goumane.Une adolescente de treize ans décide de quitter son logis où sévit un beau-père ivrogne qui constitue une menace pour elle et sa jeune sœur.Alors qu’elle recherche son petit ami dans une cité HLM, elle se fait voler son pit-bull par quatre préadolescents déjà portés sur la magouille.• Ex-Centris.AMERICAN MOVIE Îtats-Unis, 1999,107 minutes, documentaire de Chris Smith, riark Borchardt, un réalisateur de films d’horreur qui habite au Wisconsin, cherche à tourner son premier long métrage.Mais pour le financer, il doit d’abord terminer un court métrage resté inachevé.Pour y parvenir, il met à contribution ses amis et tous les membres de sa famille.• V.o.: Cinéma du Parc.L’ŒUVRE DE DIEU, LA PART DU DIABLE (THE CIDER HOUSE RULES) États-Unis, 1999,131 minutes.Chronique de Lasse Hallstrom avec Tobey Maguire, Charlize Theron, Michael Caine.Un jeune homme ayant grandi dans un orphelinat se trouve un emploi chez un pomiculteur, où il apprend à fabriquer du cidre.Lorsque la Deuxième Guerre mondiale éclate, il devient amoureux d’une jeune femme dont le mari est au front • V.o.: Paramount Colisée Kirkland.• Vi.Q.: Quartier latin.LE PETIT STUART (STUART LITTLE) États-Unis, 1999,92 minutes.Comédie fantaisiste de Rob Minkoff avec Geena Davis, Hugh Laurie, Jonathan Lipnidd.M.et Mme Little décident d’adopter une petite souris, dotée de la parole, qui a grandi dans un orphelinat Celle-ci parvient à gagner le cœur de George, le petit garçon des Little, mais pas celui de Snowball, le chat de la famille, qui cherche un moyen de se débarrasser du petit rongeur.• V.o.: Atwater, Cavendish, Côte-des-Neiges, Faubourg, Galeries Laval, La-Salle, Colisée Kirkland, Lacordaire, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Spheretech.• V.f.Q.: Boucherville, Carrefour Dorion, Carrefour Laval, Chàteau-guay Encore, Delson, LaSalle, Lon-gueuil, Quartier latin, Saint-Bruno, Saint-Eustache, Sainte-Thérèse, Ter-rebonne, Langelier, Des Sources, Paradis, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Pont-Viau, Mega-Plex Spheretech.ANNA ET LE ROI (ANNA AND THE KING) États-Unis, 1999,147 minutes.Drame d’Andy Tennant avec Jodie Foster, Chow Yun-Fat Bai Ling.En 1862, la jeune veuve anglaise Anna Leonowens est engagée par Mong-kut, le roi de Siam, pour s’occuper de l’éducation de ses 58 enfants.Charmé par la jeune femme, le souverain doit par ailleurs veiller au grain car il y a un traître dans son entourage.• V.o.: Brossard, Cavendish, Faubourg, Galeries Laval, LaSalle, Pointe-Claire, Saint-Eustache, Colisée Kirkland, Lacordaire, Mega-Plex Spheretech.• V.f.: Boucherville, Carrefour Dorion, Carrefour Laval, Châteauguay Encore, Delson, LaSalle, Longueuil, Quartier latin, Saint-Bruno, Saint-Eustache, Sainte-Thérèse, Terrebonne, Langelier, Mega-Plex Taschereau, Mega-Plex Pont-Viau.DICTIONNAIRE Livre ou boîte à surprises ?ODILE TREMBLAY LE DEVOIR A tten(ion, ce livre en cache un \\l\autre, déclare Bernard Rapp dans la préface à l’imposant ouvrage.Bien sûr, comme tous les dictionnaires, c’est d'abord un instrument de connaissance, de référence ou d’arbitrage.Mais si vous y regardez de plus près, vous découvrirez que ces pages dissimulent une boîte à malices.Faites l’expérience: ouvrez ce livre à la lettre C comme Chinatown.Vous ne me direz pas que le sparadrap qui colle au nez de Jack Nicholson ne vous saute pas à la mémoire.» Dictionnaire du cinéma, donc, mais aussi caméra en flashs-back qui éveille les souvenirs comme la madeleine proustienne, voyage au pays du septième art.Depuis l’invention du procédé, il s’est tourné environ 200 000 films; 150 000 demeurent en circulation, dont 100 000 parlants.Les auteurs et leur équipe en ont conservé la substanti-fique moelle, 10 000 titres environ, agenda d’un monde qui se déplace à 24 images à la seconde.Cette réédition de l’ouvrage aborde par ordre alphabétique le cinéma de ses origines jusqu’à 1997.Un trou de trois ans dans le siècle?Pas vraiment, car ce sont des images des films présentés au dernier Festival de Cannes Télé bas de gamme qui inaugurent le livre, précédant toute une section consacrée aux œuvres nouvelles: de mai 1998 à mai 1999.On se met d’abord sous le signe de la modernité avec Tout sur ma mère d’Almo-dovar, côtoyant Petits frères de Jacques Doillon et Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz, puis on plonge dans le passé.Dix mille films, c’est beaucoup.La plupart d’entre eux récoltent de très courtes rubriques, sauf les œuvres phares — Casque d’or, La Règle du jeu, etc.—, avec retour alors sur l’importance du film et mise en perspective.Le dictionnaire présente également une série d’intéressants textes thématiques plus développés.On survolera l’évolution de la censure à travers les décennies, les coulisses du cinéma Quelques projecteurs sont braqués sur les genres: le fantastique, les films de guerre, la comédie musicale, etc.Ai-je dit que l’ouvrage comportait force belles photos et qu’il se regardait avec autant de plaisir qu’on met à le consulter?DICTIONNAIRE MONDIAL DES FILMS Sous la direction de Bernard Rapp et Jean-Claude Lamy I arniiosp Paris, 1999,826 pages PIN-PON Réalisation: Ghyslaine Côté.Scénario: Paul Thinel, Paule Marier.Avec Yves Soutière, Thomas Graton, Philippe Lambert, Julien Poulin, Stéphane Vallières, Mireille Lévesque, Melven Gilbert Anastassia Famina.Image: Serge Ladouceur.Musique: Gérard Cyr.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Non, je n’ai jamais vu la série télé donnant la vedette à Pin-Pin, à Pon-Pon et à tous les pompinos.Oui, je sais que le film, comme la série, s’adresse aux enfants d’âge préscolaire.Cela dit le délire, l’imagination, l’éclatement sont leur tasse de thé.Pourquoi faut-il donc que ce Pin-Pon, le film repose sur un si petit nombre d’idées, sur un scénario si exsangue, si insignifiant?On peut à la limite apprécier les couleurs vives et joyeuses des costumes et du décor, quelques chansons (trop) simples dotées d’un certain charme, tout en déplorant que chaque personnage mis en scène ne soit porteur que d’une seule obsession, d’une ligne de force unique qui roule tout au long du film.Et si les enfants étaient plus complexes qu’on veut bien le leur faire croire.Résumons l’affaire.Les amis pompiers, Pin-Pin (Yves Soutière), Pon-Pon (Thomas Graton) et Pouet-Pouet (Philippe Lambert), partent en vacances au Camping du Bonheur pendant que l’oncle Emile Gu-lien Poulin) repeint la caserne en leur absence.Pin-Pin veut cons-truitre un château de sable, Pon-Pon rêve de capturer un gros poisson.Pouet-Pouet se propose de plonger qvec ses palmes.Quant à l’oncle Émile, il désire photographier le plus beau papillon du monde.Morale de l'histoire: chacun doit vivre ses rêves.Soit, mais encore.S’aligne dans sa galerie de portraits une famille de forains (ce qui permet quelques numéros de cirque) mais rien d’original, rien qui ouvre une porte sur le monde du merveilleux dans ce Camping du Bonheur trop petit pour inspirer un amour de la nature.A quoi bon évoquer le jeu des comédiens?On leur demande manifestement de «jouer bébé».Comment pourraient-ils donner leur mesure?Mais est-ce bien nécessaire de les infantiliser à ce point?D apparaît tellement mince, ce film.Peut-être me reprochera-t-on d’avoir remisé mon âme de trois ans.Je plaide coupable, j’assume tout N’em- Près de 1 million de spectateurs après seulement 2 semaines en France ! SABINE EMMANUELLE CHARLOTTE AZÉMA BÉART GAINSBOURG «À METTRE A VOTRE AGENDA DE LA PROCHAINE QUINZAINE!» • Normand Provonthor, LE SOLEIL — PauLHonrl Goulot, LE JOURNAL DE MONTRÉAL ta ^ Bûche [TjBlackwatch MÉDISTR III TIPS Aim dm Danièle Thompson A L’AFFICHE! ~ CinCPlXX OOCO*-1 I-CINtPLMOOtON- I-ClNtPlXX OOCOW-1 I-ClNEPlXX OOCON-I 1 COMPLEXE DESJARDINS 11 LAVAL (Carrefour) 1 I-CINÊPLEX ODCON-I I BROSSARD I (»/ GRAND FAVORI CANNES 99 \l( \S GRAND PRIK DU CINÉMA V EUROPÉEN DECEMBRE 1999 V/ \\ MEILLEURE ACTRICE V/ GRAND PRIK KK \ MEILLEUR REALISATEUR / «Un film maniant la couleur et l'humour.laisse le spectateur ravi, ému et apaisé.» - OiiU IrMfeUj: U DEVOIR VÉRO BONCOMPAGNI Q Le monde merveilleux du Camping du Bonheur.> pêche qu’aux yeux de l’adulte que je sé à la fine épouvante, avec un nombre film dans sa facture, et télé bas de ganj- suis, ce Pin-Pon semble avoir été réali- minimal de prises, bien plus télé que me qui plus est « UN dtS MEHÆJRS FILMS DE L’ÆNEE ! » ¦Jeffrey Lyons, NBC-TV * Un magnifique film épique, digne d’un Oscar, composé de splendeur, d'aventure et d'un grand amour dont on sort grandi.A coup sûr, un candidat pour l'Oscar du meilleur film.< Anna et le Roi > est l'un des plus beaux films de l'année et de la décennie ! » - Sara Edu ards, NBC’TV « Chow Yun-Fat est un souverain absolu, pour notre époque post-féministe.* -Richard Schickel, TIME MAGAZINE * Somptueux, colossal et tout à fait captivant.Un classique instantané.* - Rex Reed, THE NEW YORK OBSERITR * Stupéfiant et profondément émouvant.Un spectacle grandiose.Jodie Foster est formidable.* -Joanna Langfield, THE MOVIE MINUTE * 'Anna et le Roi » est l'un des meilleurs films de l'année.Un récit imposant, prenant et merveilleusement bien présenté.Chow Yun-Fat est étonnant.* - Christopher Heard, REEL TO.REAL * Un spectacle sensationnel et authentique, j à la fois romantique et palpitant.* -Michael Medved, EYE ON ENTERTAINMENT [jjBlackwatch eik.D I S T ¦ I B II T I O * tonr nenua classics ___ version française S] A L’AEFICIE! Icwm'icuww] rBRoisAwTl % o.me iou»-Mni forças •• o.>«c sous-ttitt srçtos «Gk»"*'1» ,jïn.:gT^] ntovgrign * Un superbe voyage épique.Un des plus beaux films de l'année.* ¦Jim Ferguson, THE DISH NETWORK * Une histoire d'amour héroïque et j] Jodie Foster et Chow Yun-Fat donnent une interprétation remarquable.* - Bill Zwccker, NBC-TV JODIE FOSTER CHOW YUN'FAT An na ü Ro i FOX 2000 PICTURESrRisssT! une production' de LAWRtNCE IEN DE R un film deAM DV TENN'ANT I0DIE FOSTER CHOWYUN'-FAT «ANNA ET EE ROI * [Al 11,% - iCEORCE FENTON «|0N |ASH!fl 0 AUC BROWN ,»,«,R0CERB0NDELLI.ace“'™SUJC1ANAARR1GHI uif.S-ïiCALEB DESCHANILuc'îSiTEREKŒCHANO “'«LAWRENCE UNDER EO tllERT SilANNA LEONOWENS ««STEVE MEERSON s PETER KRIKES "“TANDYTENNANT WMVF0XM0VIESCOM DÈS AUJOURD’HUI! r— CINÊPLEX ODÉON— r— CINÊPLEX ODÉON——» r—LES CINÉMAS GUZZO r— MÉGA-PLEX" GUZZO — [quartier LATIN ?[LASALLE (Place) ?] [LANGELIER 6 ?PONT-VIAU 16 ?— MÉGA-PLEX- GUZZO TASCHEREAU 18 ?— CINEPLEX ODEON LONGUEUIL (Place) ?LAVAL (Carrefour) ?ST-EUSTACHE ?| ST-BRUNOV CHÀTWUCUAyYnCORE ?CINÊPLEX ODÉON BOUCHERVILLE ?i— CINÊPLEX ODÉON ICARREFOUR DORION ?CINÊPLEX ODÉON—1 PLAZA DELSON ?— LES CINÉMAS GUZZO—1 TERREBONNE 8?r—LES CINÉMAS GUZZO — STE-THÉRÈSE 8 ?r-CARREFOUR DU NORD—» ST-JÉRÔME ?| G ST-JEAN ST-HŸÀCINTHE ?VALLEYFIELD ?FAUBOURG LACORDAIRE 11 -CINÊPLEX ODÉON- POINTE-CLAIRE ?-CINÊPLEX ODÉON- LAVAL (Galeries) ?-CINÊPLEX ODÉON- CAVENDISH (Mail) ?— CINÊPLEX ODÉON-.BROSSARD ?| LAISSEZ-PASSER REFUSÉS ST-EUSTACHE ?-CINÉMA PINE- STE-ADÈLE ?SON DIOITAL HfÜW
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