Le devoir, 17 décembre 1999, Page(s) complémentaire(s)
0 ?FONDÉ EN 191 ?LE DEVOIR X C - N “ 2 8 8 ?L K V E N 1) K E I) 1 17 I) E (' E M B K E 1 !» 9 9 PLAISIRS LA PERRUQUE N’EN FAIT QU’À SA TÊTE PAGE B 1 •4' 8 / C + T A X K S = I .'f / jA I $ - - ACTUALITES ESPÈCES MENACÉES: OTTAWA VEUT JOUER LES GENDARMES PAGE A 3 ACTUALITES ASSURANCE-MÉDICAMENTS: HAUSSE DE PRIMES À L’HORIZON PAGE A 2 PERSPECTIVES Le nouveau PLQ Le refus de Jean Charest d’appuyer le projet de loi de Lucien Bouchard sur les droits du peuple québécois témoigne d’une certaine témérité mais aussi de l’évolution du Parti libéral qui a rompu, il y a déjà quelques années, avec la logique nationaliste traditionnelle héritée des années 60.Jean Charest incarne ce nouveau PLQ mais n’en est pas le créateur.Les libéraux n’ont pas forcément cessé d’être nationalistes.Du moins, pas tous.Mais ils ont rompu avec le nationalisme revendicateur et autonomiste hérité des années 60 il y a quelque temps déjà, dans la foulée des échecs successifs des accords du lac Meech en 1990 et de Charlottetown en 1992.Cette rupture s’explique d’au moins trois façons.L’une serait de dire que les penseurs du Parti libéral ont constaté que, dans le monde d’aujourd’hui, les Etats fédérés, comme les provinces canadiennes, ne peuvent plus espérer disposer de pouvoirs exclusifs.Le monde qst à la coopération et à l’interdépendance entre les Etats.Cela devrait donc être encore plus vrai à l’intérieur d’une fédération, se disent-ils.Mais deux autres motifs, et il y en a peut-être d’autres, peuvent expliquer ce virage.Les deux sont le résultat du traumatisme de la période 1990-92.Les libéraux, qui avaient contribué, après le rejet de l’Accord du lac Meech, à faire mousser la ferveur nationaliste afin de susciter dans le reste du Canada des offres acceptables au Québec, se sont rendu compte que cette stratégie ne leur avait rien rapporté.D’une part, en jouant des gros bras face au reste du Canada, ils n’avaient pas réussi à modifier la trajectoire canadienne qui consiste à Michel reconnaître au gouvernement cen-Ve n n e tral un rôle dans un nombre crois-* ^ * sant de domaines.Ils n’avaient pas réussi à obtenir du Canada, même avec des sondages qui donnaient 70 % d’appui à la souveraineté, plus de pouvoirs que le Québec en avait déjà.Rétrospectivement, ils réalisaient aussi que la pratique de ce nationalisme revendicateur n’avait guère permis de faire des gains substantiels depuis le début des années 70.Les pouvoirs du Québec, au lieu de s’accroître, avaient au contraire été restreints avec la Constitution de 1982.D’autre part, les libéraux ont dû admettre qu’en faisant mousser la ferveur nationaliste tout en étant incapables de livrer la marchandise, ils avaient tout bonnement jeté dans les bras du mouvement souverainiste des centaines de milliers de Québécois qui, quelques années auparavant, se seraient bien contentés du timide Accord du lac Meech, qui reconnaissait le Québec comme une simple société distincte.C’est d’ailleurs Stéphane Dion, l’actuel ministre qui était alors professeur, qui avait été parmi les premiers à blâmer les libéraux pour ce résultat dans une conférence prononcée au conseil général du PLQ, le 29 janvier 1995.Leur flirt avec la souveraineté avait «renforcé la crédibilité de la thèse péquiste auprès du public», avait-il dit.Il invitait les libéraux à sortir de ce qu’il appelait «l’obsession constitutionnelle».Mercredi soir, à la télévision, M.Charest ne disait-il pas la même chose en souhaitant que l’entrée dans un nouveau millénaire soit «une occasion en or pour marquer un tournant de notre histoire, enterrer les querelles et ces interminables débats entre Ottawa et Québec afin de s'engager dans un véritable dialogue et une véritable coopération»?Dans son allocution télévisée, le chef libéral a parlé du projet de loi de M.Bouchard comme d’un truc pour relancer la machine référendaire.Il ne veut pas être associé à cette entreprise.Ce n’était pas la première fois que les libéraux boudaient un exercice organisé par le gouvernement et qui avait pour objectif de situer le Québec par rapport au reste du Canada.Daniel Johnson avait boycotté les commissions régionales de Jacques Parizeau en 1995.Mais elles étaient clairement destinées à préparer le référendum.Cependant, en 1997, lorsque Lucien Bouchard a voulu tenir une simple commission parlementaire pour étudier le contenu de la Déclaration de Calgary (celle dans laquelle les autres provinces affirment que toutes les provinces sont égales bien que le Québec ait un caractère unique), Jean Charest, qui venait d’accéder à la direction du PLQ, avait ordonné à son tour à ses députés de ne pas y participer.Aujourd’hui, comme le dit Claude Ryan, l’affaire est assez grave à Ottawa.C’est pourquoi le concert fédéraliste n’est pas aussi unanime.Il reste que le refus de Jean Charest est animé par la même volonté: ne pas être associé aux souverainistes afin qu’ils ne puissent récupérer cette unanimité pour faire mousser leur cause.VOIR PAGE A 10: PLQ •vô» ^1 M É Montréal Ciel variable avec quelques flocons.Max: -1 Min: -3 T É 0 Québec Dégagement partiel.Max: -3 Min: -6 INDEX Annonces B 6 Le monde B 7 Bourse A 7 I>es sports B 6 Avis publics.A 4 Montréal A 5 Culture B 9 Mots croisés .A4 Économie A 6 Politique A4 Éditorial A 8 Télévision B 8 www.ledevoir.com Au nom de la loi.JACQUES NADEAU LE DEVOIR > IL Y A de ces mornes certitudes, dans la vie.Il y a ainsi fort à parier qu’aujourd’hui, que vous le vouliez ou non, vous entendrez parler du CHUM, de Céline Dion, du processus référendaire, du bogue de l’an 2000.et de la toute nouvelle loi sur le tabac, en vigueur depuis minuit.Depuis quelques jours, les lobbys antitabac y vont de manifestations, comme celle croquée ici sur le vif, boulevard René-Lévesque.Pour éviter que vos lieux de travail ne prennent l’allure de zones de guerre entre fumeurs et non-fumeurs, quelques conseils d’ami en page A 5.Jacques Parizeau au Devoir Le Canada n’a pas le choix de négocier Il importe de gagner la lutte des mentalités, affirme l’ancien premier ministre FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Jacques Parizeau affirme que c’est une lutte pour contrôler les mentalités de la population québécoise qui s'engage avec le dépôt du projet de loi fédéral sur la clarté du processus référendaire.Lies souverainistes, selon lui, doivent riposter en montrant qu'Ottawa sera forcé de négocier advenant la victoire du OUI à un prochain référendum, et ce, pour des motifs principalement d’ordre économique.Dans un entretien accordé hier au Devoir, au cours duquel il a réitéré son appui à Lucien Bouchard, l'ancien premier ministre a expliqué que le projet de loi était «très grave» et qu’on ne devait pas en sous-estimer les effets.«Il s’inscrit dans une lutte pour la mentalité des gens [.].C’est une tentative de chantage.Et la réaction?C’est de dire qu’on ne nous fera pas chanter, ce n'est pas vrai!» Malgré la gravité de la situation, M.Parizeau ne croit pas que le gouvernement du Québec doive pour autant précipiter la tenue d’un prochain référendum.Quand devrait-il avoir lieu?«Quand l’appui à la souveraineté sera assez élevé.» Comment cela peut-il survenir?En reprenant le débat sur la compréhension des enjeux entourant la souveraineté, précise l’ancien premier ministre.Et à ses yeux, Ottawa vient ironiquement de donner au gouvernement Bouchard l’occasion de relancer ce débat.«C’est un “timing” intéressant, dit-il.Ça donne la possibilité de reprendre le débat sur l’avenir politique du Québec en parlant de la souveraineté mais aussi du fédéralisme.» Selon lui, il y a une vaste campagne en faveur de la souveraineté qui doit être organisée avant de penser à faire un autre référendum.«À l’heure actuelle, il faut penser à gagner la bataille de la souveraineté.Il faut convaincre les gens, il faut en parler enfin clairement.» Selon lui, il faut expliquer aux Québécois qu ’«il y a des négociations inévitables et des négociations souhaitables.Cependant, si ça ne marche pas, il faut expliquer qu'il y a des protections pour nous, de tel et de tel genre.Et, donc, on peut et on va chercher à négocier».Mais si les obstacles sont trop grands, ajoute M.Parizeau, «il faut expliquer qu’on est capables d’y aller tout seuls.Et si on convainc le Canada anglais qu’on est capables d’y aller tout seuls et qu’on veut y aller tout seuls, alors, on devrait avoir de très bonnes négociations avec de très bons résultats».Quelles sont ces protections dont le Québec dispose?Premièrement, il y a l’Accord de libre-échange (ALE) entre le Canada et les Etats-Unis.M.Parizeau dit avoir beaucoup appris de la défaite référendaire de 1980.Il ne fallait plus que le gouvernement fédéral gagne des votes avec la carte du refris de négocier.«Je voulais mettre le Québec à l’abri de la mauvaise humeur du Canada anglais», dit-il.C’est une des raisons pour lesquelles le Parti JACQUES NADEAU LE DEVOIR ÎV>> wmmmnm Jacques Parizeau estime «qu’il y a des négociations inévitables et des négociations souhaitables».québécois, qui était dans l’opposition à la fin des années 80, a donné son appui à l’ALE.«Dans une zone de libre-échange, il y a des règles.On peut être de mauvaise humeur contre quelqu’un, mais qu'est-ce que vous voulez, il y a des règles à respecter.» Advenant la souveraineté, précise M.Parizeau, les Américains ne voudraient sûrement pas se débarrasser de leur partenaire québécois.VOIR PAGE A 10: PARIZEAU Lire aussi en page A 4: ¦ Bouchard se dit prêt aux compromis ¦ Chrétien minimise le projet de loi du Québec ¦ Le MNQ-lance l’opération «Boule de neige» Négociations du secteur public Ça débloque La moitié des 400 000 syndiqués est sur le point de régler les clauses normatives MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Le gouvernement s’entendra vraisemblablement avec plus de la moitié de ses employés sur les clauses normatives de leurs conventions collectives avant le congé des Fêtes.Les négociations à la table centrale sur les salaires et les régimes de retraite des 400 000 syndiqués du secteur public sont également entrées dims une phase intensive hier soir à Québec.Après 18 mois de pourparlers, tantôt au ralenti et depuis peu accélérées, le rythme des travaux et les possibilités réelles de règlement sont tels sur tous les fronts que même les négociateurs syndicaux sentaient le vent tourner hier.«Us n’ont qu’à dire oui», de lancer à propos des négociateurs VOIR PAGE A 10: NÉGOCIATIONS Affaire Lizotte Un autre témoin se manifeste Ménard n'exclut pas la tenue d'une enquête publique Si le procureur général décidait de ne porter aucune accusation contre les deux policiers soupçonnés d’avoir tabassé un sans-abri, décédé peu après, le ministre de la Sécurité publique évaluera l’opportunité d'ordonner la tenue d’une enquête publique du coroner.En outre, un autre témoin a accepté de parler au Devoir en déplorant le fait que plusieurs se terrent dans le mutisme par crainte de représailles policières.FRANÇOIS CARDINAL LE DEVOIR Lors de la période de questions à l’Assemblée nationale hier, le ministre de la Sécurité publique Serge Ménard a laissé entendre qu'il avait l'intention d’ouvrir une enquête publique dans l’affaire Lizotte.Or il n’en est rien.Selon son attaché de presse, Denis Dolbec, «le ministre laisse le processus judiciaire suivre son cours.A la conclusion de l'enquête, et conformément à la loi, il évaluera l’opportunité, pour des motijs de transparence notamment, d’ordonner la tenue d’une enquête publique du coroner».Même s’il avait voulu agir plus rapidement, comme ses propos semblaient l’indiquer, le ministre se serait buté contre la nouvelle loi sur VOIR PAGE A 10: TÉMOIN Ménard dépose la loi sur la police La SQ a cinq ans pour faire le ménage Un conseil surveillera les enquêtes criminelles et la discipline MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, donne cinq ans à la Sûreté du Québec pour faire le ménage dans la conduite de ses enquêtes criminelles et la discipline de ses agents.La SQ agira désormais sous la surveillance d’un conseil de cinq experts nommés par Québec.Ce groupe donnera des avis au ministre sur les affaires internes de la SQ, ses divers rapports annuels et, surtout, l’administration des enquêtes criminelles.VOIR PAGE A 10: POLICE ACTUALITÉS Vandalisme : Hydro met cinq employés à la porte ¦ À lire en page A Sylvain Trepanier t A 10 L E I) EVOIR, LE V E N I) R E D I 17 1) E C E M B R E I !) !) !» -?LE DEVOIR ?-—- ACTUALITES PARIZEAU NÉGOCIATIONS SUITE DE LA PAGE 1 «Le commerce du Québçc avec les États-Unis représente [en valeur] le commerce des États-Unis avec l’Argentine, le Brésil et le Chili réunis.» Par ailleurs, il y a la protection de la monnaie.«Les marchés de capitata à court terme représentent une telle masse d’argent que dans un climat hostile par rapport à une nouvelle monnaie, on peut la flanquer par terre en 48 heures», soutient M.Parizeau.C’est pourquoi un Québec souverain devrait garder, selon lui, le dollar canadien.«Le Canada anglais ne voudrait pas qu’on l’utilise.Mais attention, on est propriétaires du quart de la masse monétaire.Ce n’est pas une dette, c’est un actif», insiste-t-il.«Quand vous ne pouvez pas toucher à des gens qui ont une idée en tête, [soit] faire l’indépendance, qui sont protégés sur le plan commercial, monétaire et financier, votre mauvaise humeur a bien moins de conséquetices.» Une troisième protection?La dollarisation.«Les souverainistes ont une carte supplémentaire qui vient de nous tomber dans les mains sans même qu’on le veuille», affirme M.Parizeau.En janvier, le Sénat américain se prononcera sur un projet de loi qui faciliterait l’extension du dollar américain à d’autres pays qui voudraient l’utiliser comme monnaie nationale.«Voyez-vous ça qu'on puisse se présenter devant le Canada anglais en disant: si on veut garder le dollar canadien, c'est une décision qui nous revient, ou bien, peut-être, il y a une autre porte qui vient de s’ouvrir du côté du dollar américain.C’est quelque chose comme carte qu’on vient d’ajouter à notre jeu», dit-il.Les intérêts du monde des affaires et le partage de la dette sont également des protections qui forceraient Ottawa à négocier avec un Québec souverain, estime M.Parizeau.«Par exemple, les propriétaires de flottes de camions vont faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu’il négocie une libre circulation des marchandises entre l’Ontario et les Maritimes.» Pour ce qui est des négociations à propos de la dette, M.Parizeau prétend qu’il n’est pas sérieux d’imaginer que le Canada anglais ne veuille pas négocier advenant la souveraineté du Québec.«Vous croyez vraiment que, conformément au texte de loi, si la Chambre des communes décide que la question n'est pas claire ou que la vrmjorité n’est pas suffisante et que le Québec fasse une déclaration unilatérale de souveraineté, personne à Ottawa ne voudra disctder?Cest beaucoup d’argent.Et ils ne réagiraient pas devant ces milliards?Ce n'est pas sérieux.» EN BREF Jeunes enseignants: c’est non (PC) — Le président du Conseil du trésor, Jacques Léonard, a refusé hier de donner suite à la décision de la Commission des droits de la personne qui jugeait discriminatoire le gel salarial imposé aux jeunes enseignants en 1997.Le mois dernier, la commission a estimé discriminatoire la décision de geler l’avancement dans l’échelon salarial des plus jeunes membres de la Centrale de l’enseigne-_! ment du Québec.Environ 30 000 professeurs auraient ainsi été privés d’un montant total de plus de 60 millions de dollars.«Je ne crois pas, a déclaré le ministre Léonard, que le gel d’avancement d'échelon des enseignants soit discriminatoire.Ce gel touche toute personne n ’ayant pas atteint le sommet de l’échelle, quel que soit son âge».Le ministre a de plus mentionné que «legel n'a pas été réservé aux enseignants.Tous les cadres, les sous-ministres et les conseillers en gestion des ressources humaines du secteur public québécois ont subi un gel d’avancement d’échelon pendant plus d'un an».Rectificatif Contrairement à l’impression laissée par le titre de la chronique Nature de mercredi, Québec n’est pas «prêt» à l’heure actuelle à construire une voie ferrée dans le parc du Mont-Tremblant.Nos lecteurs auront compris que c’était un projet, que l’on évoquait d’ailleurs au conditionnel dans le texte.Cette ambiguïté dissipée, précisons qu’une table d’harmonisation sur le développement de ce parc va supputer les différents scénarios possibles, dont fait partie celui du train.Si ce projet était retenu, il serait évalué par le moyen du processus d’études d’impacts et, possiblement, d’audiences publiques.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec), H3A3M9 EU Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333 Le site Internet du Devoir: www.ledevoir.com Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone Par télécopieur Par courriel L’agenda culturel Au téléphone Par télécopieur La 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dans Devoir Ij: Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900, boulevard Saint-Martin Ouest.(.aval.Envoi de publication — Enregistrement n 0856.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.SUITE DE LA PAGE 1 du gouvernement le négociateur de la FTQ, Gilles Giguè-re, en fin d’après-midi.En début de soirée, une entente de principe est d’ailleurs survenue entre le gouvernement et les négociateurs de la FTQ et de la CSN représentant les syndiqués de soutien du scolaire.Les discussions à la table centrale, réunissant le front commun CSN-FTQ-CEQ, portent principalement sur les régimes de retraite et la possibilité d’allier une amélioration des régimes — meilleures accessibilité et indexation — à une baisse des taux de cotisation.Les actuaires des deux parties ont été mis à profit ainsi que la CARRA (Commission administrative des régimes de retraite et d’assurance).Quant à lui, le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), Louis Roy, a indiqué que son syndicat en était à «deux doigts» d’une entente sectorielle avec le gouvernement.En fait, la FSSS détenait une entente verbale qu’elle tentait de consigner dans un texte hier soir avec les représentants du gouvernement.Comme pour tous les autres syndicats, cette entente devra toutefois passer l’approbation des membres par la suite.Aujourd’hui, la FSSS, qui représente 90 000 syndiqués des CLSC et des hôpitaux, tient justement un conseil fédéral de négociation à Québec pour étudier l’entente de principe survenue avec le gouvernement Au départ une rencontre, qui devait avoir lieu mercredi soir entre les dirigeants de la FSSS et la ministre Pauline Marois, a été reportée en raison d’un déblocage des pourparlers.Quatre points faisaient alors l’objet d’un désaccord entre les négociateurs patronaux et syndicaux, éléments qui ont été réglés vers 4h du matin hier.La FSSS représente un groupe cible pour le gouvernement Bouchard dans les négociations du secteur public.Québec aimerait bien régler avec ce syndicat de la CSN, considéré comme l’un des plus militants du secteur public.Symboliquement, la FSSS avait pourtant voté contre le débrayage proposé par le front commun en octobre dernier.Un règlement avec la FSSS sera sans doute suivi d’ententes similaires avec les syndiqués de la FTQ œuvrant également dans le secteur de la santé.Hier encore, quelques points restaient en suspens à cette table de négociation sectorielle.A la FTQ, on confirme que les négociations aux tables des employés du soutien scolaire et des cégeps avançaient aussi à un bon rythme.Mais en éducation, les choses restent dans l’ensemble plus complexes.Ainsi, une entente de principe intervenue mardi entre les négociateurs patronaux et leurs vis-à-vis de la CEQ dans le secteur du soutien scolaire est tombée hier.Le cas des enseignants représente encore un point d’interrogation.Hier matin, la CEQ disait croire difficilement à un règlement de sa négociation avant les Fêtes.La ronde accélérée de négociation des dernières semaines a bel et bien permis de régler plusieurs points en litige, mais des clauses d’importance secondaire doivent encore être réglées, a confié hier la présidente de la CEQ, Monique Richard, en conférence de presse.Il n’y a plus dix, mais un, deux ou trois points à discuter à chaque table de négociation (soutien scolaire, par exemple, ou soutien aux cégeps ou aux enseignants), mais il s’agit d’enjeux majeurs, précise-t-elle.Toutefois, la CEQ se dit prête à continuer de négocier la semaine prochaine,-soit dans les quelques jours qui précéderont Noël, s’il le faut.Le gouvernement a soumis aux négociateurs des enseignants des propositions sur trois des quatre points en litige: souplesse, précarité et décentralisation.Mais c’est l’ajout de professionnels — membres d’un autre syndicat — dans les écoles qui creuse l’écart entre les parties.La FSE (Fédération des syndicats de l’enseignement) a fait de cette question un enjeu majeur qui, selon elle, alourdit la tâche des enseignants de manière inacceptable.La FSE soutient qu’il y a cette année 30 000 nouveaux cas d’enfants en difficulté d’apprentissage ou d’adaptation et que les ressources professionnelles sont insuffisantes pour réussir à bien les encadrer.Chez les enseignants des cégeps, les discussions portent essentiellement sur une coupe salariale de 3 à 5 % que veuient récupérer les syndiqués.Cette compression avait représenté en 1996 la contribution des enseignants de cégep à l’assainissement des finances publiques.Enfin, le gouvernement pense également pouvoir en venir rapidement à des ententes de principe avec ses fonctionnaires (SFPQ) et ses professionnels (SPGQ) sur les clauses normatives des contrats de travail.La précarité de l’emploi représentait le point litigieux entre les négociateurs, mais le Conseil du trésor avait promis depuis longtemps à ces syndiqués de transformer des postes à temps partiel en temps complet Avec la Presse canadienne TÉMOIN POUCE SUITE DE LA PAGE 1 le coroner, «fêtais prêt à annoncer une nouvelle ce matin, a déclaré M.Ménard en avant-midi Je dois quand même en discuter avec mon sous-ministre aux affaires policières.» La nouvelle législation interdit cependant la tenue d’une enquête publique lorsqu’une enquête criminelle est en cours et tant que le procureur de la Couronne n’a pas rendu publiques ses conclusions.Ironisant sur le fait que «si tout était parfait, on n’aurait pas besoin de police», le ministre a avoué qu’«i7 y a des tentatives — c’est certain et c’est humain — de cacher les mauvais coups qu’on a faits, quand on en a fait».Par contre, il a poursuivi en indiquant que dans ce cas3 -10/-3 i 1 i LE DEVOIR.LE VENDREDI 17 DECEMBRE 1 9 !) il B 8 ?CULTURE* CONCERTS DE NOËL Beau Noël LASTRADA Noëls traditionnels de divers pays européens par l’ensemble La Strada.Chapelle historique du Bon-Pasteur, le 16 décembre 1999 FRANÇOIS TOUSIGNANT Il existe deux sortes de spectacles de Noël: ceux à grand déploiement, au faste surfait, et ceux qui ramènent à la tradition populaire dans ce qu’elle a de plus naïf, simple et émouvant La Strada nous offre ce dernier type de récital pour cette Noël de fin de millé-nium.Chansons provençales — plus précisément occitanes —, allemandes, des îles britanniques., sont offertes avec ce qu’il y a de plus désarmant: la simplicité de la Nativité.Le narrateur-berger, en l’occurrence Pierre Langevin, nous livre, sans pédagogie autre que celle du pastoureau, quelques informations relatives à l’arrivée dans nos us de traditions qui nous paraissent aujourd’hui courantes: l’arbre de Noël, les Santons, la crèche, la messe de minuit.mis en ce contexte musical — et malgré les imprécisions ici secondaires du propos —, servent de liant à cette belle heure de merveilles.Entendons-nous sur la nature de la représentation.La Strada, son nom l’indique, fait de la musique de rue, de celle qu’on pourrait entendre devant Ogilvy’s ou à sorte sortie de bouche de métro.Le vernis «professionnel» n’existe donc pas dans sa parure, mais il est bien présent dans le naturel qui ressort de la soirée.Vous avez des souvenirs de Noël et c’est un peu de cette atmosphère qui se recrée.On chante le Pitchoun, le festoyage qui entoure sa venue, et cette réalité des pauvres gens pour qui le jour de Noël est important, non les journées de magasinage qui précèdent C’est aussi émouvant que simple, autant convaincant que magnifiquement réalisé dans l’humilité.Pour réussir à cibler ces émotions avec des moyens minimaux, on doit féliciter cette petite troupe de ses trouvailles coquines ravivant un esprit qui, ailleurs, fait bien défaut Le spectacle tourne un peu partout jusqu’en janvier, suivez les annonces! EN BREF Besson à Cannes (AP) — Le réalisateur Luc Besson sera le président du jury du prochain Festival de Cannes.Besson succède ainsi au cinéaste canadien David Cronenberg, dont le palmarès a été extrêmement contesté.Une œuvre de Luc Besson a été projetée en ouverture du festival deux fois déjà: en 1988 avec Le Grand Bleu et en 1997 avec Le Cinquième Elément Le festival aura lieu du 10 au 21 mai 2000.La bédé québécoise à Angoulême Le multimédia québécois se cherche une place entre Astérix et Fritz the Cat SPECTACLES Rock, opéra et n’importe quoi De fortes voix, de l’énergie et un gros tas de chansons qui font plaisir à la majorité: le Casino a trouvé son show idéal Sylvain Cormier A priori, je m’offusque.Je dis: pouah! Très peu pour moi.Mon acception de l’histoire de la musique populaire est trop compartimentée pour que j’ingère d’emblée ce que proposent Kim Richardson, Patrice Blouin et Christine Williams dans la revue à succès Du rock à l’opéra, présentée depuis mardi dernier devant des salles extatiques au Cabaret du Casino de Montréal.Peux pas, moi, entendre du Andrea Bocelli et du James Brown côte à côte.Ça me court-circuite, ça me fait imploser le cerveau.Du Deep Purple accolé à du Alanis Mo-rissette?Du Donna Summer au même menu que du Pink Floyd?Irrecevable: je perçois et conçois la musique verticalement, dans l’approfondissement des genres et dans la mise en contexte de chaque genre dans son époque.C’est tout juste si j’arrive à mêler le folk-rock de 1965 (par les Byrds, disons) au country-rock pourtant très parent des années 70 (Emmylou Harris, mettons).Réticences vaincues Tout ça pour vous dire que je n’étais pas précisément le bon cheval pour aller trotter au Casino mercredi.Plus rébarbatif, tu rues.Et pourtant, pourtant, envers et contre moi-même, j’ai apprécié le spectacle pour ce qu’il est, et j’en suis sorti plutôt content.Avant la fin, certes, l’ultime pot-pourri disco étant strictement interdit par ma religion, mais content Content parce que l’évidence était à la mesure de la jeune femme à notre table qui chantait et se dandinait à tous les refrains, aussi variés, aussi incroyablement disparates soient-ils: Du rock à l’opéra est un fichtre de bon show de variétés, qui mélange tout et n’importe quoi sans la moindre gêne, donnant tout simplement aux gens ce qu’ils veulent: trois forts en coffre capables de tout chanter, un feu roulant A'entertainment et toutes les chansons favorites de ces nouvelles générations de clients de casino.Je comprenais que Du rock à l’opéra n’est pas si différent de ce qu’offraient les entertainers dans les casinos des années 60 et 70, un Vie vV • Damone mêlant du Sinatra et du Mario Lanza aux versions rococo de succès de l’heure, un magicien reprenant à son compte les bons tours des Houdini et compagnie passés avant lui.On appelait ça du crowd-pleasing et l’expression s’applique autant ici: c’est le contenu qui a changé, pas l’intention.Aujourd’hui, de la même façon, un auditoire moyen surtout composé de trente-naires, de quadragénaires et de cinquantenaires, applaudit quand on lui donne pour le même prix bon temps, bonnes voix et bonnes tounes familières, se contrefichant des versions originales et trouvant le plus vif plaisir à passer deux heures en compagnie d’un jukebox vivant à trois têtes.Têtes bien choisies s’il en est.Le tatoué Blouin, ancien chanteur de groupe hommage à Led Zep, possède un registre hors du commun qui lui permet toutes les criardes Highway Star et Whole Lotta Love en plus des rengaines italiennes les plus vertigineuses.Richardson, une de nos meilleures choristes, a du soul à faire s’écrouler une église: ses Proud Mary et Respect lèvent irrésistiblement.Et Williams est une soprano qui n’a pas peur du rock’n’roll, surprenante en Alanis dans You Ought-ta Know.De fait, presque tout leur réussit, surtout les numéros à trois, véritables tours de force: imaginez Summertime en version Porgy & Bess par Williams, en Ella jazzy par Richardson et manière Janis Joplin par.Blouin, ou l’impossible Bohemian Rhapsody de Queen avec toutes les parties vocales.Ce spectacle-là, je le redis, ne m’est pas destiné, pas plus qu’il n’est destiné à ceux qui lient les chansons à leurs créateurs ou leurs premiers interprètes, ceux pour qui il n’y a pas vraiment d’autre Câline de blues que celui d’Offenbach.Aux autres, qui achètent les compilations de succès fac-similés à la Ce soir on danse et n’y entendent pas la différence, le souper-spectacle Du rock à l’opéra est un formidable cadeau pour Noël.Notez que des représentations «spéciales», avec Nanette et Georges Thurston en renfort, agrémenteront le passage à l’an 2000 les 30 et 31 décembre ainsi que les 1er et 2 janvier.Le spectacle habituel se poursuit jusqu’au 30 janvier.La promo thérapeutique de Paul McCartney Z’étiez branché mardi pour le live webcast du toujours mignon Beatle au Cavern Club de Liverpool?Ou alors avez-vous vu hier l’une ou l’autre des rediffusions à MpsiMax (merci Pierre Marchand)?Emouvant, non?Il y aura encore une reprise dimanche, au cas où.C’était touchant de voir notre Macca chéri se faire ainsi du bien.Bravo pour lui.Allez, un bon bain de rock’n’roll avec les copains (David Gilmour, Mick Green, Ian Paice, Pete Wingfield), c’est mieux qu’un deuil qui n’en finit plus.Et puis, c’est un peu beaucoup en hommage à sa regrettée Linda qu’il a retrouvé ainsi Ricky Nelson, Little Richard et Elvis dans les lieux mêmes (ou du moins reconstruits à l’identique) de ses belles heures de rockeun fan de rock’n’roll depuis l’adolescence new-yorkaise, Linda aurait été la première à encourager ce retour à l’origine.Mais Paul étant Paul, ce show ne pouvait pas seulement être thérapeutique: McCartney l’homme et McCartney l’homme d’affaires vont de pair.Comprenez par là que l’événement du Cavern était aussi un showcase, presque entièrement composé des chansons du nouvel album Run Devil Run, point culminant d’une méga-campagne promo incluant un tas de prestations tout aussi live à la télé européenne, une série radiophonique sur le rock animée par Sir Paul lui-même, des concours, des séances d’écoute, etc.C’est tout le paradoxe de McCartney: il n’y a chez lui jamais rien de totalement gratuit, pas même 50 minutes de bon vieux rock’n’roll.Mais ça ne fait rien: on l’aime comme tel, incorrigible calculateur et indécrottable bête de scène.CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS La bande dessinée québécoise serait à mi-chemin des influences américaines et européennes s’il faut en croire les organisateurs du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême.Est-ce pour cela que les invités québécois de cette 27e édition du plus grand festival européen du genre y côtoieront les monstres sacrés Uderzo et Robert Crumb, les pères d’Astérix et de Fritz the Cat?Pendant cinq jours à compter du 26 janvier, les fans français du neuvième art pourront juger sur pièce si leurs «cousins d’Amérique» vivent bien comme Philémon, le héros de Fred, sur l’une des lettres de l’océan Atlantique.Mais, pour venir à Angoulême, les Québécois semblent avoir pour l’instant revêtu les habits de Valérian, l’agent spatiotemporel imaginé par Christin.Amérique oblige, la participation québécoise met l’accent sur les nouveaux médias et les réalisations de nos artistes sur Internet Après avoir été l’invité du Salon du livre de Paris au printemps, le Québec a été choisi par Angoulême en bonne partie à cause de la qualité de ses productions multimédia.Une exposition intitulée Le Livre, la Toile et ses outils numériques présentera les réalisations québécoises sur écran, qu’il s’agisse de dessins animés ou de simples illustrations destinées à divers services de la Toile.Des toiles géantes (vraies, celles-là) de Howard Chackowitz, Guy Boutin, Lyne Gamache et Siris ain^i que les tableaux et les masques d’Eric Braün feront concurrence à l’écran.«Le Québec est l’un des premiers pays à avoir compris les passerelles qui existent entre la bande dessinée et le multimédia, dit Jean-Marc Thévenet, directeur du festival.Or nous découvrons aujourd'hui que le multimédia est le chaînon manquant pour permettre la mondialisation de la bande dessinée.» Parmi les artistes de cette exposition «virtuelle», on retrouvera Sébastien Trahan, qui a remporté un prix à Angoulême pour Dans le panneau, une bande dessinée en hyperliens.Nicolas Leou proposera ses aventures de Troglodytes sur Internet.Le groupe Exil lancera une de ses créations simultanément à An-goulème et Montréal.Sylvain Fer-land proposera sa bande dessinée techno-rave, Zupton.L’auteur du fanzine Baloney annonce de son côté quelques «déambulations urbaines» sur Internet.L’Agence Topo montre ra son dernier cédérom, Liquidations, qui a remporté le prix de la meilleure œuvre canadienne au dernier Festival du nouveau cinéma et des nouveaux médias de Montréal.La bande dessinée québécoise nage décidément dans la science-fiction, comme ce clochard qui regai de une vieille télévision au milieu d’un dépotoir meublé de vieux télé viseurs et d’ordinateurs obsolètes.C’est au milieu de ce décor que se ront diffusés les vidéos Phylactère Cola du groupe Alliage (diffusés sur TQS).Sur papier Mais il n’y en a pas que pour les maniaques d’Internet.Sept créateurs d’albums 100 % papier ont été sélectionnés par un comité franco-québé cois: AL+Flag, André Philippe Côté, Dominique Desbiens, Jean-Paul Eid, Bruno Laporte, Louis Rémillard et Marc Tessier.Leurs œuvres seront exposées au deuxième étage de l’hôtel Saint-Simon, qui accueille les manifestations spéciales consacrées au Québec.Le défi est de taille puisque le Québec arrive après l’Espagne, le Portugal et surtout la Belgique, invitée l’an dernier avec Franquin, Charlier, Greg et compagnie.Les créateurs québécois ne sont peut-être pas tombés dedans quand ils étaient petits, mais ils comptent proposer à Angoulême une vision éclatée et moderne d’un art qui s’adapte particulièrement bien aux nouveaux médias.Qui a peur de Robert Crumb?exposera par ailleurs pour la première fois les dessins érotiques et les scènes que le bédéiste américain a croquées en France où il vit depuis dix ans.L’exposition consacrée à Uderzo promet de nous révéler la recette de la potion magique (!).Quant à l’exposition Trait de génie, elle illustrera sur 1000 m2 l’imaginaire des pères de Blueberry, Giraud, et de L’Inca, Moebius.Fondé il y a 27 ans, ce qui n’était qu’une manifestation marginale est devenu aujourd’hui le rendez vous obligé de 200 000 visiteurs et de tous les professionnels des pays francophones d’Europe.Le succès du festival est l’indice d’un secteur en pleine expansion.L’an dernier en France, il s’est ven.du 30 millions d’albums de bandes dessinées.La bédé représente aujourd’hui 6 % de l’édition française çt sa part croît à chaque année.Comme quoi la bonne vieille bande dessinée sur papier n'a pas dit son dernier mot.•A LA TÉLÉVISION- Ce soir Cher Père Noël La Fureur / Crampe en masse, Manon Bédard Zone libre Le Téléjournal/Le Point Nouvelles du sport Cinéma / L PARFAIT (C E CERCLE )) (23:28) Le TVA Piment fort Coup de chapeau Cinéma / MIRACLE A ST-NICHOLAS (6) avec Ann Jillian, Robert Hays Le TVA Nikita Sports / Loteries Cinéma (0:02) Macaroni tout garni Bob et Margaret Les Choix de Sophie Francs- tireurs Droit de parole / L’Acte de coeur Ciel! Mon Pinard / Toqué et les desserts Cultivé et bien élevé Hist, de chansons Les Choix de Sophie Cinéma / L DES BORIE A MAISON S (2) Le Journal (17:00) Flash / M.Damon Scènes de crime Coroner Métier Policier Aux frontières du réel Le Grand Journal La fin du monde.110% Phan- tasmes Flash Sexe et Confidences Euronews Capital.Le Monde ce soir Elena Ceausescu (2/2) Le Journal Scully RDI Branché Le Canada Visages du XXe Téléjournal Courants.D.FR2 (19:03) I Thalassa Faut pas.TV5 Infos Papa, maman.Jrnl beige Jrnl suisse Soir 3 Jrnl TV5 Contact Animal Les Plus Belles Routes Crimes et des hommes Nouveaux Détectives Twin Peaks Cinéma / Y'A TOUJOURS A /I0YEN.(6) Grandeur.Copines.libre?.gaie Trauma / Tampa Éros et Compagnie La Vie en vrac Médecine.Copines.Chicago.Fax Novo M.Net Décompte MusiquePlus Bouge Cimetière.Clip Chic.chansons Ed Sullivan Pop up Musico./ Monkees Grands Evénements / The Monkees |P.Bruel | Musico./f Monkees Pop up Zone de.Animorphs Aventures de Sinbad I Orbite (19:50) Ned, Triton Sam.Redwall Robin.Ivanhoë Ren.Simpson Animania Duckman | South Park | Simpson Sam.Ren &.(17:00) Sports 30 Mag Voile La Coupe Motorola Trial Indoor de Bucarest Sports 30 Mag Sports 30 La Lutte W 'CW Les Yeux.Volt Panorama Bouillon de culture |Cinéma / LES SANGUINAIRES (4) (21:10) Panorama Volt Newswatch Father.White.Dr.Seuss'.A Mole's.A Merry Red Green.The National / CBC News National.News Cinéma Puise Access Kids.Power Play The City Nash Bridges CTV News Puise .(0:01) News News Ready.E.T.Olive, the Other Reindeer 3rd Rock.That 70's.20/20 PSI Factor South Park .Bus .Kids Immunity Airport Studio 2 | Where the Heart is Silent Witness Trial and Retribution News ABC News Judge Judy Frasier Boy.Odd Man.Sabrina.Hughleys 20/20 Friday News Nightline (23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Candid Now and Again Nash Bridges Late Night (23:35) News NBC News Jeopardy Wheel.Providence Dateline NBC Law & Order The Tonight Show (23:35) Caroline.Home.Drew Carey 3rd Rock Olive the other Reindeer iP.J.'s.That 70's.Charmed Drew Carey Star Trek: Voyager Newshour Nigh.Bus.Vermont Washington Wall Street VPT Favorites [Sessions.BBC News I Nigh.Bus.I Newshour People.Scully I Mystery / Heat of the Sun: The Sport of Kings News Charlie Rose News Wheel.I Jeopardy Power Play The City Cold Squad CTV News | News Open (0:05) Simon & Simon Law & Order Biography/A.Perkins Investigative Reports Poirot Law & Order Biography Brian Hughes Videos | StarTV The Directors Cinéma / BEDAZZLED (3; avec D.Moore, P.Cook NYPD Blue Sex and.How'd they do that?©discovery.ca Wild Discovery: Wild Life Ancient Mysteries Discovery's Canada ©discovery.ca Wild.It Seems.Fashion.Spice of.I History.It Seems.Myths Cinéma / KIM (5) avec Dean Stockwell, Erro I Flynn | .Bites Cinéma News Bus.News Newsworld Reports Pamela Wallin & Company | The National | Hot Type | On the Arts Newsworld Reports National Madison Red Dwarf Counterstrike Friday the 13th: The Series Hitchhiker I Strangers Oz | Cinéma / STELLA.(4) (23:09) Bob Vila's Home Again The Young Kennedys Camera's Eye: Emergency | Record Setters Record Setters Camera's Eye Mayday Good Dog Pet Project Images .Living .Homes Moving.Extra [TV Guide | Urban.[^Dinner?Eros Extra .Record Sportsdesk .Hockey NBA.I Basketball / Lakers - Timberwolves Sportsdes k Canine Sports Auto.Snowboarding |SPGA Golf / Match Play - 2e ronde SportsCentral NFL.Rewind Goin' Deep Animaniacs Addam's Stickin'.I Rex.| YTV's Hit List 98 Degrees.System.Student.Brats of.Beasties .Served?Classification des films: (1) Chef-d’œuvre — (2) Excellent — (3) Très bon — (4) Bon — (5) Passable — (6) Médiocre — (7) Minable NOS CHOIX CE SOIR Paul Cauchon GRANDS REPORTAGES Suite du documentaire diffusé hier et qui trace un portrait d’Elena Ceausescu.RDI, 20h COUP DE CHAPEAU Une édition spéciale de cette émission habituellement présentée le matin, qui présente des héros quotidiens.TVA, 19h LA FUREUR Dernière émission de l’année (retour le 14 janvier).Parmi les invités, le délirant duo musical Crampe en masse.Radio-Canada, 20h DROIT DE PAROLE L’émission invite ce soir des artistes et des citoyens qui se dévouent pour une cause.Télé-Québec, 20h ZONE LIBRE Reportage sur les photographes de guerre, un métier qui n’est pas de tout repos.Radio-Canada, 2lit i I I
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