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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1999-12-21, Collections de BAnQ.

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A m Hr r**.S*WP5= at; "Lüirf»- mm Las États du Nord du pays particulièrement touchés Merdes Caraïbes [COL'QMBIEl IARACAS Quatlre MlMillI niiimîn Guarenas Le Venezuela dévasté par les pluies VENEZUELA FALCON DEVOIR LES ACTUALITÉS RÉFÉRENDUM: 63 % DES QUÉBÉCOIS DISENT NON À DION PAGE A 2 LES SPORTS GRAEME LLOYD VIENDRA SECONDER UGUETH URBINA PAGE B 6 ECONOMIE UN CHEMIN DE FER POUR LE CONTINENT PAGE B 1 PERSPECTIVES La pilule du coup de foudre Machos, les Français?La France est le seul pays du monde où la «pilule du lendemain» est en vente libre.Elle sera même bientôt disponible gratuitement dans les écoles malgré les hauts cris des parents et du Vatican.Qui n’a pas connu l’angoisse d’une relation sexuelle non protégée?Pas l’angoisse du sida, mais celle de devenir mère ou père à 16 ou 18 ans sans l’avoir vraiment désiré?En France, cette détresse qui touche particulièrement les adolescents est en voie d’être vaincue ou, du moins, sérieusement combattue.Depuis le 1er juin, la jeune fille qui a eu une relation sexuelle non protégée n’a qu’à frapper à l’une des 22 000 pharmacies de France et à demander du NorLevo.En échange d’environ 13 $ (55 francs), elle obtiendra deux comprimés qui élimineront, à 95 %, toute possibilité de grossesse s’ils sont pris dans les 24h.La France a beau être renommée pour son chauvinis-: me et le peu de place qu’y occupent les femmes dans la vie publique, elle reste étrangement le seul pays du monde à permettre la vente libre de la pilule du lendemain.Quelques poètes qui s’ignorent l’ont déjà baptisée «la pilule du coup de foudre».Fait inimaginable ailleurs, la ministre déléguée chargée de l’enseignement scolaire, Ségolène Royal, a annoncé que le NorLevo sera dis-Christian tribué gratuitement par les infir-Rioux mières dans les écoles secondaires * * * et les collèges.L’affaire a évidemment soulevé l’opposition de certaines organisations de parents et déclenché une vive polémique.L’organe officiel du Vatican, YOsservatore Romano, a qualifié à'«hypocrisie cruelle» l’attitude de la ministre alors que les évêques français ont invoqué la «santé morale des jeunes».Ce qui n’a pas empêché Ségolène Royal, connue pour ses convictions féministes, d’aller de l’avant.Dès janvier, n’importe quelle adolescente pourra avoir accès gratuitement à la pilule du lendemain en consultant simplement l’infirmière scolaire.Avec le tollé qu’a déjà provoqué la distribution de condoms à l’école, on imagine mal une telle révolution dans les polyvalentes du plateau Mont-Royal et de Li-moilou.Le NorLevo n’est pas encore disponible en Amérique du Nord.Seul le Preven (distribué en France sous le nom de Tétragynon) a reçu l’approbation du ministère de la Santé du Canada et peut être obtenu sur ordonnance.Contrairement à ce dernier, le produit mis au point par les laboratoires français ne contient pas d’œstrogènes et n’entraîne donc pas d’effets secondaires.Ces deux pilules, qui ne provoquent pas d’avortement puisqu’elles interviennent avant la nidation, sont à distinguer de la pilule dite abortive (RU 486).Avant la France, le NorLevo avait été commercialisé en Hongrie et en Finlande et testé en Ecosse et aux Pays-Bas.Son innocuité a permis de le mettre en vente libre, disent les fabricants, même si sa substance active, le lévonorgestrel, est sur la liste des produits vénéneux et ne peut donc être vendue sans ordonnance.Mais l’opération répond de toute évidence à une volonté politique.C’est le ministère français qui a demandé la commercialisation du NorLevo à la suite de tests positifs réalisés par l’Organisation mondiale de la santé.Alors que médecins et pharmaciens étaient réticents, l’action du ministère a vite tranché le débat.Cette décision s’inscrit dans une vaste campagne — avec messages à la télévision, à la radio et dans les écoles — destinée à faire la promotion de la contraception et à réduire le nombre de grossesses non désirées et d’avortements chez les jeunes filles.Avec 10 000 grossesses non désirées par année, dont 6700 avortements, la France fait pourtant beaucoup mieux que le Québec dans ce domaine.Le taux d’avortements au Québec se situe en effet autour du taux américain, 37 avortements pour 100 naissances, tandis qu’il est de 23 en France, de 16 en Allemagne et de 11 aux Pays-Bas.L’ordre des pharmaciens soutient aujourd’hui l’initiative en précisant que le pharmacien est le seul intervenant disponible sept jours sur sept et 24 heures sur 24.Prise en moins de 24 heures, la pilule est en effet efficace à 95 %.Cette efficacité n’est plus que de 85 % après 24 heures et de 55 % 48 heures plus tard.Pas question, donc, d’appeler le CLSC pour obtenir un rendez-vous.dans une semaine.On comprend que plusieurs organisations parentales VOIR PAGE A 8: PILULE Pour le droit des jeunes à une sexualité libre et au.coup de foudre Montréal Nuageux avec éclaircies.Max: -1 Min: -5 Québec Ciel variable.Max: 1 Min: -8 Détails, page B 2 Annonces.B 2 Bourse.B 3 Avis publics.B 4 Culture.B 8 Économie.B I Éditorial.A 6 INDEX Idées.A 7 Le monde.B 5 Les sports.B 6 Montréal.A 1 Mots croisés.B 2 Télévision.B 7 www.ledevoir.com Le Venezuela coupé du monde La catastrophe a fait plus de 200 000 sans-abri.Les inondations pourraient avoir fait 25 000 morts D’APRÈS AFP ET REUTERS Caracas — Au moins 10 000 personnes ont péri dans les inondations et les coulées de boue qui se sont abattues la semaine dernière dans le nord du Venezuela, a annoncé hier le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, José Vicente Rangel.Les autorités vénézuéliennes étaient toujours dans l’incapacité hier de donner un bilan précis de la catastrophe.«Il est sûr que le nombre de morts ne sera pas inférieur à 10 000», a déclaré M.Rangel.Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus grave qu’ait connue le Venezuela depuis le début du siècle.Selon toute vraisemblance, le bilan dépassera celui de l’ouragan Mitch qui avait fait, selon les chiffres officiels, 9000 morts l’an dernier en Amérique centrale.Rangel a précisé que 1500 corps avaient jusqu’à présent été retrouvés.La plupart des victimes ont été ensevelies vivantes sous une avalanche de boue et de blocs de pierre ou emportées par des torrents mercredi et jeudi alors que des pluies diluviennes balayaient le centre de la région côtière, y compris la capitale Caracas.La catastrophe a fait en outre plus de 200 000 sans-abri.Le pays était toujours quasiment coupé du monde par voie aérienne hier.Les grandes compagnies aériennes ont fait savoir qu’elles ne reprendraient pas leurs vols long-courriers tant que ne rouvrirait pas l’aéroport international Simon Bolivar, situé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Caracas., La région la plus touchée est l’étroite bande côtière de l’État de Vargas, au nord de Caracas, où vivent plus de 350 000 habitants.Une opération de grande ampleur, mobilisant des moyens aériens, terrestres et maritimes est en cours pour tenter d’évacuer des régions sinistrées des dizaines de inil-liers de rescapés.Quelque 10 (XX) soldats, une quarantaine d’hélicoptères et plusieurs navires de guerre y participent.Le directeur de la défense civile Angel Rangel a estimé hier entre 15 000 et 25 000 le nombre de personnes qui au- VOIR PAGE A 8: VENEZUELA «.Comme un château de cartes!» CLAUDE PEREIRA LIBÉRATION Caracas — Sur la large Avenida Paez, dans le quartier d’El Paraiso, c’est un défilé incessant d’ambulances et d’autobus qui se dirigent tous vers l’immense salle multisports des Nations unies.Le bâtiment aux façades lépreuses a été transformé en l’un des camps improvisés de la capitale vénézuélienne pour les milliers de sans-abri, arrachés aux inondations de l’État Vargas et à Caracas.La Guardia nacionala fait fermer les grilles d’entrées et seul un étroit couloir bor- dé de soldats en armes, donne accès aux gradins où s’entassent sur des matelas souillés les familles des victimes.Le soleil est revenu, mais sur les bancs de pierre, il règne un froid glacial.Hermina Garcia se serre dans un pull-over trop court qu’elle a pioché sur une pile de vêtements usagés, disposés en vrac au centre du terrain de hand-ball.«Je viens de Caraballeda [à 50 km au nord-est de Caracas, sur la côte Caraïbe].Mes cinq enfants et moi avons été recueillis par une frégate de la marine vénézuélienne, après trois jours d’enfer passés sur la plage.Ma maison qui était pourtant en VOIR PAGE A 8: CHÂTEÂU Tchétchénie Survivre sous l’occupation Les habitants d’un bourg occupé par les troupes russes organisent leur survie au milieu des décombres et du fracas de la guerre toute proche NATALIE NOUGAYRÈDE LE MONDE Jeudi 16 décembre, à Atchkh-roï Martan.Les Russes sont là depuis deux semaines.Leurs blindés ont pris position dans le village.Le 19 no -vembre, le général russe Cha-manov, sanglé dans son treillis, est venu s’adresser aux habitants: «Le village ne sera plus bombardé, a-t-il lancé du haut d’une tribune, vous pouvez dormir tranquillement!» Quelques jours auparavant, alors qu’obus et tirs d’artillerie s’abattaient sur le village, les anciens s’étaient réunis, comme le veut la tradition.Il fallait prendre une décision.L’armée russe avançait en Tchétchénie, précédée d’un déluge de bombes.Des villages, aux alentours, venaient de «tomber».A Atchkhroï Martan, allait-on se battre?Allait-on prendre de front la puissance de feu des Russes, leurs bombardiers, leurs missiles?Ou bien fallait-il ruser?C’est-à-dire chercher un accord avec les «occupants» permettant à la fois une entrée pacifique des troupes dans le village et le retrait sans pertes des combattants tchétchènes, qui iraient poursuivre leur guerre de partisans à Grozny ou dans les montagnes.Composer avec les Russes, cela voulait VOIR PAGE A 8: TCHÉTCHÉNIE Les premiers seront les derniers Les négociations achoppent avec les enseignants MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les premiers seront vraisemblablement les derniers dans le cadre des négociations du secteur public qui s’achèvent à la suite de l’entente de principe survenue samedi entre le gouvernement Bouchard et le front commun CSN-CEQ-FTQ.Les enseignants et enseignantes, qui ont lancé les hostilités sur l’équité salariale lors de la dernière campagne électorale, et les infirmières, qui ont débrayé illégalement l’été dernier, seront probablement les derniers employés de l’Etat à signer leur nouvelle convention collective.Pendant que les ententes sectorielles continuaient de se multiplier hier dans la foulée de l’accord de samedi, la FSE VOIR PAGE A 8: ENSEIGNANTS Le bogue frappe la fête JUDITH LACHAPELLE LE DEVOIR Mais où donc les Montréalais fêteront-ils le 31 décembre?Hier, un organisateur a déclaré forfait et un autre a décidé de fusionner son événement.A part pour voir Céline, les fêtards ne se ruent pas à la billetterie.Après avoir fêté le Nouvel An dans une salle pleine à craquer pendant trois ans, les organisateurs des soirées C’est Extra ont décidé d’annuler le party annuel du Cabaret, a appris Le Devoir.«Le bogue de l’an 2000 a frappé C’est Extra», a expliqué hier Marie-Christine Champagne.Les organisateurs ont préféré annuler l’événement plutôt que de le tenir dans une salle à moitié pleine et perdre l’ambiance éclatée qui fait la renommée du «dancing fren-chy-jazzy-swing» une fois par mois boulevard Saint-Laurent.Les billets au coût de 100 $ — comprenant alcool à VOIR PAGE A 8: BOGUE 778313000658 LE DEVOIR.LE MARDI 21 DÉCEMBRE 19 9 1) A 6 EDITORIAL Les gains de la guerre La victoire de la formation Unité, toute acquise aux desiderata de la famille Eltsine, n’annonce rien de bon pour la démocratie de ce pays.Obtenue à la faveur du carnage auquel le Kremlin s’adonne en Tchétchénie, cette victoire est le paravent des pires malversations.T Serge Truffaut ?ous les observateurs ou analystes de la politique russe s’attendaient à ce que le parti Unité fasse bonne figure, mais pas au prix de l’effondrement de la liste la Patrie-Toute la Russie, co-dirigée par le maire de Moscou Iouri Loujkov et l’ex-premier ministre Evgueni Primakov.Ceux-ci s’étaient engagés, advenant un bien meilleur score que celui obtenu, à réviser toutes les privatisations de sociétés effectuées sous la présidence de Boris Eltsine.Tout au long de la campagne qui vient de s’achever, Loujkov n’a pas cessé de marteler que ces privatisations ne furent jien d’autre «qu’une distribution gratuite des biens de l’État aux copains.» Rien n’y fit.En effet, les résultats de ces législatives montrent à l’envie que la guerre menée en Tchétchénie depuis la nomination de Vladimir Poutine au poste de premier ministre est très populaire auprès de l’électorat qui, pour la première fois depuis 1993, vient d’accorder au président Eltsine le profil parlementaire le plus docile, ou plutôt, le moins adverse qui soit.Le quart des votes alloués à Unité vont permettre au duo Eltsine-Poutine de gouverner, grâce à l’apport d’autres formations politiques qui leur sont proches, sans trop se soucier des politiques ou volontés exprimées par les 450 députés qui composent la Douma, le parlement russe.En se rendant au bureau de vote, Eltsine avait déclaré: «J’espère que la prochaine Douma sera une bonne Douma.La Russie a besoin d’une Douma qui adopte des lois et ne fait pas de politique.» Elle fera la politique dictée par Kremlin.Et ce, avec d’autant plus de docilité que le Parti communiste de Guennadi Ziouganov n’a pas la possibilité de s’allier à d’autres formations politiques comme c’est le cas dans le camp de la droite où fourmillent toute une ribambelle de partis.En clair, même si le Parti communiste a fait autant (25 %) sinon un peu plus que la formation du duo Eltsine-Poutine, il reste en quelque sorte prisonnier de la nostalgie qu’il nourrit pour le glacis soviétique.Cela étant, le duo Primakov-Loujkov, et au-delà la démocratie, sont les grands perdants de ces législatives.Leur score ne constitue rien de moins qu’une gifle de l’électorat à leur égard.Ils ne sont même pas parvenus à doubler le cap des 10 % des voix.Pour l’ex-premier ministre Primakov qui vient d’annoncer son intention de briguer le poste de président, la pilule va être longue, très longue, à digérer.Car à la différence de son principal adversaire, Poutine, il ne dispose pas de moyens de communication susceptibles de dégonfler les campagnes d’intoxication que mène l’empire médiatique dirigé par Boris Berezovski, un autre proche de Eltsine.Au cœur de ce qu’on appelle le Russiagate, soit le détournement de millions et de millions de dollars alloués par le FMI, ce personnage, en se faisant élire dans le fin fond du Caucase, vient d’hériter du coup de l’immunité parlementaire.C’est ce Berezovski qui, au cours de l’été dernier, a concocté avec les membres de l’entourage immédiat de Eltsine, dont sa fille Tatiana et son gendre, la création du parti Unité, comme il a soutenu la candidature de Poutine au poste de premier ministre.On se rappellera qu’avant de succéder à Louise Arbour au sein du Tribunal international de La Haye, la juge suisse Caria Del Ponte menait une enquête de fond sur les détournements effectués par Berezovski, la famille Eltsine et Pavel Bo-rodine, chef de l’intendance du Kremlin.Pendant que Poutine lançait les troupes russes à l’assaut de la Tchétchénie et détournait ainsi les regards pressants qui se posaient sur les fortunes du clan Eltsine, l’empire médiatique de Berezovski menait une campagne de dénigrement contre Primakov et Loujkov, multipliait les manœuvres logeant à l’enseigne de l’intoxication, attisait l’antisémitisme, et tentait d’acheter les divers candidats inscrits sur la liste de Prijn; " Àr akov.l’évidence, la victoire de la formation Unité est celle des malfrats.Père Noël Bradshaw endredi, quand la ministre fédérale du Travail a annoncé des investissements de 753 millions pour aider les sans-abri, le maire de Toronto, Mel Lastman, s’est écrié: «Oui, Toronto, le père Noël existe et son nom est Claudette Bradshaw!» Voici trois quarts de milliard de dollars dont la moitié seront ajoutés à des programmes existants d’intervention auprès des jeunes et des autochtones vivant en milieu urbain et pour la rénovation de logements.300 millions seront par contre distribués, d’ici à trois ans, à des collectivités locales pour financer des initiatives visant la prévention et la réduction de l’itinérance.Cette annonce survient juste avant Noël, au moment où les grands froids commencent et que la souffrance des sans-logis devient plus apparente.Mme Bradshaw, une femme généreuse et sincère, venue en politique pour aider ses concitoyens, était bien heureuse et personne ne peut mettre en doute sa compassion.Mais cette nouvelle initiative soulève tout de même des questions sur le fonctionnement de la fédération canadienne et sur la façon dont on procède, au Canada, pour fixer les priorités et répartir les budgets en matière sociale.Pour combattre l’itinérance, il faut plus qu’un cadeau du père Noël.Il faut combattre la pauvreté et l’intervention auprès des pauvres et des sans-abri requiert la combinaison de plusieurs actions dans plusieurs domaines qui relèvent tous des provinces: santé, services sociaux, éducation, habitation, réinsertion au marché du travail, etc.Le gouvernement fédéral est probablement celui qui est le moins bien placé pour déterminer comment cet argent doit être dépensé pour être utile parce qu’il est trop loin de la réalité et que les besoins varient d’une région à l’autre auxquels des programmes pancanadiens ne peuvent répondre adéquatement partout.Par exemple, il est bien possible qu’à Toronto, l’on ait besoin de refuges temporaires pour les sans-abri.A Montréal, les besoins sont différents.Ici, l’on mettrait peut-être plutôt l’accent sur la construction d’habitations sociales, de HLM ou de coopératives.Mme Bradshaw a fait savoir que des discussions sur la mise en œuvre de ce programme de «partenariats en action communautaire» auront lieu avec les provinces.Si cette initiative est un prototype, nous commençons à voir comment va fonctionner l’union sociale sur laquelle les neuf autres provinces se sont entendues avec Ottawa en février.La méthode est simple: Ottawa sort de sa poche des millions tirés de ses surplus budgétaires, il annonce son intention d’intervenir dans un domaine, il circonscrit la nature du programme et ce n’est qu’après coup que les provinces sont invitées à dire ce qu’elles en pensent.A Ottawa, ils appellent cela la coopération fédérale-provinciale.Mais il n’y a que le Québec qui s’en formalise.Tandis que Louise Hard dénonçait l’action unilatérale et incohérente d’Ottawa, Mike Harris, lui, s’en félicitait.Ainsi va le Canada.m vennedyledevoir.eu Michel Venue ?LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 FAIS CE QUE DOIS Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédacteur en chef JEAN-ROBERT SANSFAÇON Vice-présidente finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Rédacteur en chef adjoint MICHEL VENNE Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, MARIE-ANDRÉE LAMONTAGNE Directeur artistique CHRISTIAN TIFFET Directrice, ventes et marketing MARTINE DUBÉ NVu&ÛCl P/tëî > JE VÊü* WC AUonS Nos WitNVÇRfÇ/ h ' .m A propos d’Ottawa Lorsque des municipalités sont fusionnées, les pourcentages de francophones et d’anglophones dans la nouvelle agglomération sont presque toujours différents de ceux des composantes individuelles.Les êtres humains en situation minoritaire sont, cependant, les mêmes personnes qu’avant, et ont les mêmes besoins par rapport aux mêmes services.Il serait injuste que la fusion les prive de ces services.Il est facile — trop facile — de dire que le nouveau conseil municipal devrait avoir la liberté de décider.Une telle affirmation à l’air d’un principe démocratique; mais s’il y a un domaine où la démocratie majoritaire ne fonctionne que très rarement, c’est bien celui des droits de la minorité.L’équité à l’endroit des minorités constitue une responsabilité politique, qui doit être assumée par un gouvernement qui possède une vision large et généreuse de la société.À mon regret, je me trouve obligé de me rendre à l’évidence: trop de municipalités ont une feuille de route négative à cet égard.Le Canada a une longue tradition législative de maintien des droits acquis.Ne la laissons pas tomber.Reconnaissons aussi que la capitale d’un pays en est l’image.Victor C.Goldbloom, m,d.Ancien ministre des Affaires municipales et ancien Commissaire aux langues officielles.Montréal, 12 décembre 1999 LETTRES -4- No thanks Il y a quelques mois j’ai fait l’acquisition d’un lecteur DVD.Le résultat est une très belle image et un choix de langues en ce qui concerne la bande sonore, du moins en théorie car c’est de moins en moins vrai.Ici au Québec, les nouveaux film qui sortent en format DVD sont presque tous uniquement en anglais car la bande sonore française a été éliminée.Pour se protéger l’industrie du DVD a divisé l,e monde en zones et le Canada/Québec et les États-Unis forment la zone 1 tandis que l’Europe forme la zone 2.Malheureusement certaines personnes de la zone 2 ont piraté des disques de la zone 1 et c’est la raison pour laquelle l’industrie du DVD a enlevé la bande sonore française des disques vendus en zone 1.Cela est tout à fait inacceptable car nous, francophones, avons droit à voir des films dans notre langue.Langue qui, faut-il le souligner est la seule langue officielle au Québec.Espérons que le gouvernement du Québec et/ou l’Office de la Langue Française réagiront rapidement, comme c’est le cas actuellement avec l’industrie des jeux vidéos, car le temps presse afin de raisonner l’industrie du disque DVD avant qu’il ne soit trop tard.Nancy Parr Valcourt i \ Majorité claire, dite-vous?Pour le prochain référendum, les fédéralistes réclament haut et fort une majorité claire à une question claire.Une majorité claire, ça n’existe pas.En démocratie, 50 % plus un, c’est la majorité.Elle n’a pas à être claire : il y a majorité ou pas.Ce que veulent les adeptes des multi-plans, c’est une majorité confortable, c’est-à-dire un pourcentage supérieur à cinquante plus un.Inadmissible, parce que dès que vous exigez plus que la majorité pour prendre une décision, vous demandez de facto à une minorité de décider pour la majorité.Est-ce cela la démocratie ?Quant à la question claire, celles qui ont été posées lors des deux derniers référendums étaient claires.mais elles n’étaient pas directes, c’est le moins qu’on puisse dire.Ce n’est donc pas une question claire que réclament les fédéralistes, mais une question directe.Récapitulons : pour peu qu’on adopte la logique des fédéralistes dans le débat constitutionnel, ces derniers feraient preuve de plus de cohérence s’ils réclamaient une majorité confortable à une question directe.André Senécal Hull LIBRE OPINION -?- Où sont les démocrates du Rest of Canada?GÉRALD LAROSE MARCEL PEPIN NORBERT RODRIGUE Les auteurs ont été respectivement présidents de la CSN de 1983 à 1999, de 1965 à 1976 et de 1976 à 1982 Le coup de force fédéral signé par le tandem de boutefeux Chrétien-Dion est le dernier d’une lignée d’opérations s’inscrivant dans une seule logique : nier l’existence du peuple québécois, ne pas lui reconnaître l’intelligence ni la générosité nécessaires à la conduite de ses propres affaires, ravaler ses institutions, réputées incapables d’assumer lps responsabilités généralement dévolues à un État.Nous nous insurgeons contre cette logique fédérale qui, s’exprimant de Cour suprême en rapatriement unilatéral de la Constitution, de Lac Meech en Charlottetown, de Mesures de guerre en intrusions référendaires de toutes natures, vise toujours le même objectif : mettre le Québec à sa place.Et cette place en Amérique du Nord, au gré des évolutions démographiques et des offensives ouvertes ou larvées du gouvernement fédéral, est constamment menacée.En s’acharnant de la sorte à alimenter ce qui aurait dû être qualifié depuis longtemps de faux débat par tout ce que le Canada compte de démocrates, MM.Chrétien et Stéphane Dion jouent dangereusement avec des équilibres démocratiques beaucoup plus délicats et fragiles qu’ils ne semblent le croire.Depuis cinq ans, ce gouvernement a étouffé les provinces, dont le Québec, par des coupures de 28 milliards de dollars dans les dépenses de transfert.Ces coupures ont mis en péril leurs programmes de santé, de services sociaux et d’éducation.Il a opéré un véritable hold-up chez les chômeuses et les chômeurs, sommes qui at- teignent quelque 20 milliards de dollars qui ont servi à éponger son déficit.Toutes ces opérations lui ont permis d’accumuler des surplus proprement immoraux dans les circonstances.Le résultat : les pouvoirs d’intervention des gouvernements des provinces, du Québec en particulier, se trouvent dangereusement réduits par le palier de gouvernement qu’elles ont elles-mêmes créé.Un pouvoir quasi absolu Nous n’acceptons pas de nous faire faire la leçon, surtout par Ottawa, siège d’un gouvernement qui, en matière de morale politique, porte un très lourd passé et se trouve particulièrement mal placé pour intervenir dans les affaires québécoises.Un gouvernement qui, de surcroît, exerce un pouvoir quasi absolu tout en étant minoritaire partout au Canada, sauf en Ontario.C’est ici que cela doit se passer Le Québec a connu trois référendums en moins de vingt ans : celui de 1980, celui de 1992 et celui de 1995.Chacun de ces référendums a été conduit en respectant les critères de probité et de générosité les plus élevés qu’on puisse être en droit d’exiger d'une société démocratique.L’Assemblée nationale et les gouvernements au pouvoir à l’occasion de ces référendums les ont intégralement respfectés et c’est à leur honneur.Eussent-ils voulu déroger à ces exigences, comme l’a outrancièrement fait le fédéral, que la société civile, dont nous sommes, les aurait rapidement rappelés à l’ordre.Le projet de loi présenté le 13 décembre au Parlement est une injure au passé profondément démocratique de la société québécoise et de ses institutions en matière de consultations populaires.Ce projet de loi suinte un paternalisme qui nous répugne, rappelant celui pratiqué depuis plus d’un siècle par ce même Parlement à l’égard des peuples autochtones, réputés incapables à ses yeux de conduire leurs propres affaires et à qui il faut imposer des barrières pour les protéger.Nous sommes outrés de voir MM.Chrétien et Dion présenter le peuple québécois comme un peuple de niaiseux à qui il faudrait enseigner les règles de la démocratie la plus élémentaire, ce peuple, le nôtre, n’étant pas naturellement porté vers le respect des normes démocratiques qui, c’est bien connu, fleurissent de tout leur éclat au-delà de la rivière des Outaouais.Gardez pour vous vos leçons, messieurs ! Le feu de la rancœur Cela nous inquiète que ces procédés si grossiers n’émeuvent pas davantage de démocrates dans le Rest of Canada, comme en témoigne les appuis recueillis dans tous les milieux par ce projet de loi.Car si leur silence devait persister, cela voudrait sans doute dire que le souffle du boulet qu’ils ont senti passer le soir du 30 octobre 1995, en éteignant la flamme de leurs réflexes démocratiques, aurait en même temps avivé chez eux le feu de la rancœur et de la vengeance.Dans toutes ses propositions visant à établir de nouveaux liens avec le Canada, le Québec a jusqu’à maintenant agi avec ouverture constante, avec une volonté évidente de nouer des rapports fructueux d’égal à égal.L’action fédérale va dans le sens contraire.Nous avons constamment combattu pour faire du Québec un pays de progrès social, une terre de droits, un lieu où s’épanouissent les libertés.Avec les forces qu’elle compte, avec la qualité des débats qui la marquent, la société québécoise est capable de choisir elle-même son avenir dans le respect le plus strict des règles démocratiques les plus rigoureuses.Elle n’a donc nul besoin d’être mise en tutelle.Ottawa doit cesser de mépriser le peuple québécois et ses institutions.I 'S ) LE DEVOIR Culture Page B 7 Bourse Page B 3 Les sports Page B 6 ?A HT A 11 f vnvo'ivi L E I) E V O 1 R .LE M AUDI 21 I) É C E M B IV E !) heure est aux associations et aux fusions de toutes sortes.Plus gros et toujours plus puissant, telle est la devise économique du jour.Hier, un nouveau regroupement a été annoncé, lequel donnera naissance au plus grand transporteur ferroviaire d’Amérique du Nord.Le Canadien National (CN) et le Burlington Northern Santa Fe (BNSF) s’uniront pour créer les Chemins de fer de l’Amérique du Nord, dont le siège social sera à Montréal.Et la nouvelle association portera bien son nom.Elle couvrira plus de 80 000 km et comptera quelque 67 000 employés.Ses produits d’exploitation annuels atteindront les 18,5 milliards de dollars et la capitalisation boursière tournera autour des 28 milliards.L’union des deux transporteurs permettra de couvrir la quasi-totalité du territoire nord-américain.Le CN, responsable de 55 % du marché canadien, couvre déjà le Capada d’Est en Ouest, ainsi que le centre des Etats-Unis jusqu’au golfe du Mexique.Le BNSF, pour sa part, détient 25 % dp transport ferroviaire des marchandises aux Etats-Unis et relie Seattle à Chicago, en plus de l’ensemble de la côte ouest américaine jusqu’au Mexique.Résultat?Seule la région du Nord-Est des Etats-Unis, au Sud de Détroit et à l’Est du Mississippi, sera désormais laissée à la concurrence, notamment au Canadien Pacifique.La grande force de cette association repose dans l’union de deux transporteurs, certes similaires en terme de produits d’exploitation (charbon, céréales et marchandises), mais complémentaires en terme de parcours géographiques.Les seuls points d’échange entre les deux réseaux sont à Chicago, Memphis, Duluth/Superieur et Vancouver.En conséquence du peu de dédoublement on ne prévoit qu’un très faible nombre de mises à pied.L’attrition normale devrait suffire, affirme-t-on.Paul Tellier, le président directeur général du CN, a parlé hier d'«ajustements mineurs» en conférence de presse.«Nous nous attendons à ce que les effets sur les etnplois soient un non-événement.» «Gains d’efficacité» Les raisons de cette union qe font aucun doute aux deux transporteurs.A la fois le Canada comme les Etats-Unis dépendent grandement de leurs exportations, lesquelles sont soumises à une très forte concurrence.Un secteur des transport efficace ne peut qu’accroître la compétitivité des produits des deux pays.Tous deux espèrent aussi bénéficier de nombreuses synergies.«Les gains d’efficacité au plan de l’exploitation résulteront de l'utilisation optimale des systèmes d'exploitation des deux chemins de fer; d'une mise en commun des approvisionnements, de façon à réaliser des économies d'échelle; de l'utilisation plus productive des locomotives et des wagons; de la mise en œuvre de programmes de commerce électronique; et de l’éclmnge de méthodes optimales», a précisé hier par voie de communiqué Robert Krebs, le président du conseil d’administration et chef de la direction du BNSE Concrètement, il estime que l’impact de ces synergies sur le bénéfice d’exploitation se chiffrera aux alentours des 750 à 890 millions de dollars, répartis sur les trois premières années suivant la transaction.Cette logique des avantages que procurent les regroupements dans le monde du transport ferroviaire ne date pas d’hier.Les deux transporteurs sont déjà le résultat d’unions antérieures.On se souvient qu’en juillet dernier, le CP fusionnait avec minois Central Railroad (ICR), le plus gros transporteur régional de Chicago, au coût de 2,4 milliards.C’est à cette date que le CN commençait à reprendre du poil de la bête, après les pertes importantes connues les années précédentes.En 1992, le CN affichait des pertes de 100 millions.Aujourd’hui, pour les neuf premiers mois de 1999, il connaît des profits de 538 millions.Un revirement qui aura eu un coût social important en effet en 1998 seulement la société abolissait près de 2000 postes.Le BNSF, quant à lui, est le fruit d’une union entre le Burlington Northern Inc.et de la Santa Fe Pacific Corp.en 1995.Paul Tellier a tenu à répliquer aux critiques prévisibles qui lui reprocheraient de vendre son réseau ferroviaire aux Américains.«Les nationalistes canadiens n’ont rien à craindre du regroupement projeté [.].Il ne s'agit pas de l’américanisation du CN mais de sa transformation en une compagnie nord-américaine conservant une très forte identité canadienne [.].Nous le faisons parce que nos 20 principaux clients, les expéditeurs, ont des usines à la fois du côté canadien et américain.C’est le cas d’Alcan, de General Motors, de Donohue, d'Abitibi Consol et de Ford.» Il s’agira d’ailleurs non pas d’une fusion des deux sociétés mais d’une union, et ce, pour des raisons purement fiscales.Les Chemins de fer de l’Amérique du Nord deviendront la société mère du BNSF et une société paire du CN.A la suite de la transaction, tous les actionnaires de chacune des deux sociétés auront à la fois des droits de vote et une participation dans les deux sociétés.Le siège social de la nouvelle entité sera à Montréal C’est Paul Tellier, actuel président directeur général du CN, qui en sera le nouveau président-directeur général.Robert Krebs, quant à lui, à ce jour le président du conseil d’administration et chef de la direction du BNSF, deviendra le président du conseil d’administration de la nouvelle société.Le BNSF, devenu filiale des Chemins de fer de l’Amérique du Nord, préservera son siège social à Fort Worth au Texas.Mais attention, avant que l’union n’entre effectivement en vigueur, les deux sociétés devront soumettre leur projet aux autorités compétentes, notamment au bureau de la concurrence en ce qui a trait au CN.Les tractations bureaucratiques devraient pousser à la mi-2001 la date à laquelle le nouveau géant ferroviaire verra le jour.VOIR PAGE B 2: CANADIEN NATIONAL Un nouveau chemin de fer pour une nouvelle ère Prfncc Rupert Edmonton Winnipeg Portlai Eugene Doluth/Supcrior Calgary Northgate S«*ft I Mamphis Phoenix ravepprt El Pa»o Eagle ra«0~
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