Le devoir, 23 décembre 1999, Cahier B
Culture Page B 9 Les sports Page B 6 Tourisme Page B 4 PLAISIRS L E I) E V 0 I R .1.E .1 E UDI 2 3 D E (• E M B R E I » !> !» Mots et saveurs à déguster C’est comme un grand banquet qui s’étirerait sur quelques siècles, préparé par les chefs les plus prestigieux, soignant ses services et son allure, remontant le temps avant même l’invention de la fourchette, sans se priver des trouvailles de la nouvelle cuisine, en passant par l’avènement de la mousse et de la poire melba.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Celui qui déguste les mots autant que les saveurs ou qui se délecte d’anecdotes juteuses, qui aime les bizarreries de l’histoire, s’y plongera tout son soûl pour n’en ressortir que quelques heures plus tard, gavé d’images et d’idées gourmandes.La volupté défile ici comme une litanie, au rythme des lettres de l’alphabet.En couverture.Le Livre gourmand de Patrice Dansereau affiche d’emblée ses couleurs avec Bacchus adolescent quasi nu, semblant trinquer devant un plat de fruits bien garni et une tapisserie illustrant un banquet de singes.Prenons le «Café», par exemple, cette boisson divine dont les premiers caféiers auraient poussé «quelque part entre l’Arabie et l'Afrique».On dit que son nom de baptême était kawali, «qui signifie “ce qui excite et donne de l’envolée", et rappelle le nom de Kawus Kali, grand roi persan qui, selon la légende, avait su se libérer de l’attraction terrestre et s’envoler dans le ciel par la seule force de l'esprit».Des trouvailles sont plus crues, ou plus terrifiantes.Au sujet du cannibalisme, Dansereau rappelle que les hommes de Cro-Magnon estimaient que le simple fait de manger aux côtés de quelqu’un créait des liens de consanguinité.«C’est donc dire que les trois interdits (cannibalisme, inceste et crime identifié par Freud) le guettaient de près si, à la suite d’un repas, il épousait ou tuait l’un ou l’une de ses convives — il aurait alors commis soit un inceste, soit un fratricide», écrit-il.La «Bière», pour sa part, est évoquée dans les formes multiples qu’elle a connues au travers des âges, des saveurs de cerise ou de framboise, de gingembre, de curaçao, de sucre caramélisé et de porto.L’alcool blond aura aussi été le «pain liquide» des pauvres, à cause de ses valeurs nutritives et parce qu’il a servi de salaire aux ouvriers dans certaines abbayes.Au sujet du salaire, c’est au «Sel» qu’il doit son nom parce qu’il servait à rétribuer les soldats de l’Empire romain.Mais les aliments ont aussi des propriétés plus sensuelles.En guise d’«Aphrodisiaque», on sert entre autres du girofle, du laurier, du thym, du romarin, des graines de moutarde.La sariette a aussi cette propriété d’émouvoir la semence, rapporte Jean-Baptiste Porta dans La Magie naturelle, cité par Dansereau, qui trouve d'ailleurs que c’est «un curieux désir que ce besoin d’augmenter le désir; ou, faudrait-il dire, curieux besoin que ce désir de faire naître le désir.» Les «Aubergines», quant à elles, ont des vertus soporifiques que Louis XIV avait découvertes.Les imams en auraient garni la cuisine orientale au point de s’évanouir en en humant les effluves, et les Provençaux les surnommaient «vits de l’âne».Avec le nouveau monde, les Européens découvrent le chocolat, qui servait de breuvage au guerrier maya; en plus de soigner les gueules de bois, «l’or noir du nouveau monde» serait un excitant sexuel, comme le miel d'ailleurs, et Casanova le consommait «bien fouetté, très épais et vanillé».Les Mayas le préparaient en vertu d’un rituel bien précis et avant la récolte, on observait un jeûne de treize jours.Plus tard, les jeunes vierges choisies pour servir le chocolat faisaient les frais de ces privations.Pour parler du «Fromage», on dte Anthelme Brillat-Sava-rin, auteur de la Physiologie du goût ou Méditations de gastronomie transcendante (1825), qui dit qu’«i/w dessert sans fromage est une belle à qui il manque un œil».Le «Maquereau», de son côté, devrait son nom au fait qu’il sert, dans un banc de poissons, à rapprocher le hareng mâle du hareng femelle.Les bons mots fourmillent donc, comme les faits d’histoire, faisant des à-côtés de la table un monde à découvrir.On apprend que le créateur de la crème Chantilly, un cuisinier répondant au nom de Vatel, s’est poignardé au petit matin plutôt que de supporter l’odieux de manquer de marées pour servir une réception du prince de Condé.VOIR PAGE B 3: SAVEURS Patrice Dansereau Le livre gourmand ’•y .RENDEZ-VOUS La fée des étoiles est un piment Friand de personnages felliniens, le village de la Petite Italie n’a fait qu’une bouchée d’un érudit polyglotte, débarqué au Québec il y a douze ans avec mille histoires et une façon bien à lui de s’affirmer Des bogues plein la tête, c’est une fée follement fin de millénaire.Une fée comme dans V jm.JACQUES GRENIER LE DEVOIR Du matin jusqu’au soir, Christiano Guarino reproduit les recettes de la tradition orale du Sud, de sa région de Basilicate, dans l’arche de la botte.Fellini ou fêtard ou encore féal félin, fidèle ami des chats.La fée de la gourmandise et de l’excentricité s’est penchée sur son berceau à la naissance.Buon Natale.JOSÉE BLANCHETTE epuis deux mois, tout au fond de la boucherie Capitol du marché Jean-Talon, une mamma en pantalon, rasée de près, crinière bouclée rouge flamme retenue par une casquette blanche, yeux de chat ourlés de mascara, fond de teint uniforme et griffes roses manucurées à la perfection, s’affaire à préparer la zuppa di porri, les pennes sauce rosée, les aubergines à l’ancienne, le poulet cacciatore et le foie de veau à la vénitienne que les clients se procurent au comptoir pour emporter de cette épicerie fine.Du matin jusqu’au soir, Christiano Guarino reproduit les recettes de la tradition orale du Sud, de sa région de Basilicate, dans l’arche de la botte.«J’ai appris tout petit avec ma mère qui a fait de sa cuisine un art.J’ai fureté près des fourneaux toute mon enfance pour capter les secrets du dosage», explique-t-il en assaisonnant librement avec le poivre et le piment fort.«C'est comme des archives qui sentent bon dans ma tête.» Friand de personnages felliniens, le village de la Petite Italie n’a fait qu’une bouchée de cet érudit polyglotte, débarqué au Québec il y a douze ans avec six langues dans ses bagages (l’allemand, le russe, l’espagnol, le français, l’anglais et l’italien), mille histoires à raconter de ses séjours à l’étranger et une façon bien à lui de s’affirmer.«Je me défends aussi très bien en arabe.Et puis, chu-chote-t-il, tu peux ajouter entre parenthèses que je parle tout seul.» Dérange-t-il avec ses manières de diva andropau-sée et ses allures de travesti assumé, dans une communauté où la virilité et le soccer restent davantage célébrés que la Vierge?«Les Italiens sont ouverts d'esprit, tu sais.Je suis coloré, égocentrique et particulièrement racé.Même Diane Dufresne est jalouse de moi.Je ne serai jamais un numéro d'assurance sociale anonyme.Si ça dérange, c’est leur problème.Je ne suis pas vulgaire et je ne cherche pas à choquer.Je suis un espiègle qui refuse d'avoir des problèmes d'adulte.La folie, c'est quoi?C’est comme un cheveu.Je me situe là, sur le fil.» Qu'on parle de lui au masculin ou au féminin, Christiano s’en fout, pourvu qu’on en parle.Les anges n’ont pas de sexe, les étoiles non plus, et notre fée du marché valse en agrippant son tablier devant les fourneaux, taquinant les bouchers et les livreurs qui traversent sa cuisine en le provoquant.Côté ruelle et chats errants, la pancetta est piquante et le prosciutto bien cru.«Je vais te confier quelque chose: les Italiens sont machos en gang, mais dans l'intimité, ce sont des mammoni, accrochés aux jupes de maman.Avec moi, ils sont doux comme des agneaux.» Son succès auprès de ses collègues de travail n’a d’égal que son charisme avec les clientes qui viennent lui rendre visite pour un rien, un peu de bru-schetta, un sourire, un truc, des poivrons à l'huile d’olive et à l’ail.«70 % de ma clientèle est composée de femmes, ra- conte Tony Le Donne, son patron.Elles adorent les homosexuels.Ils se comprennent.Et puis, c'est un homme cultivé avec un grand cœur.Ce qu ’il dit repose sur quelque chose de réel.Sans parler de sa cuisine: il confiait les choses, des patates jusqu'au filet mignon.» Equilibriste, globe-trotter, Christiano a fait cent métiers: danseur dans les cabarets, acteur, modèle, barman.Ses études en lettres anciennes et en philosophie étoffent son discours truffé de citations placées à point.«Petit, je voulais être voyageur, citoyen du monde, découvrir, apprendre les mœurs, les coutumes.» Parmi ces coutumes qu’il affectionne particulièrement, il y a celle des treize plats de Noël qu’on sert encore dans tout le sud de l’Italie.«Le soir du réveillon, maman préparait les antipastos, les pastas, deux ou trois plats de viandes braisées, des poissons (fritures, salades, misto), les fromages, les fruits secs, les fruits frais et le pannetone.» Tout ça lui manque, sans compter le café, qu'il ne boit presque plus depuis qu’il a franchi le cap de la cinquantaine.«La caféine, ça m'agite, surtout en ménopause.Je devrais dire en andropause, le repos du moineau!», lance-t-il en éclatant d’un rire taquin.Christiano a conservé du terroir ce gros bon sens qui l’empêche de craindre la vieillesse, les saisons de la vie, chacune porteuse de joies particulières.«J’aime l'hiver.C’est l’occasion de se retrouver entre amis à l’intérieur et de placoter.Ça fait du bien aux mâchoires et ça garde jeune.Ici, les gens ont peur de communiquer, de se dire bonjour dans la rue.C’est triste.Ça coûte quoi?On t’emmène pas en cour pour un sourire! Tout le monde a peur de vieillir en Amérique.Ah! Les 20 ans, c'était beau! Et quand les morceaux pendent, c'est la silicone et la chirurgie.Ils ont “toutes” l’air des pékinois, ils se ressemblent “toutes”.Où elle est, la beauté personnelle de quand tu es né?» Fuyant le Noël des artifices, des paillettes et de la consonunation, notre fée passera la soirée du 24 décembre seule avec son chat, Pinguino, un matou noir et blanc sacré mascotte de la Petite Italie.«A Noël, j’aime me retirer religieusement chez moi.J’aime le Noël spirituel et la tranquillité.La mystification des boutiques et la folie des achats, ça ne fait pas partie de mon vocabulaire.Et je ne vais pas laisser mon chat tout seul le soir de Noël.Les gens me disent: “Christiano! Mais il ne sait pas que c’est Noël, ton chat.” Il le sait parce que je veux qu’il le sache! Ce soir-là, j’installe Pinguino devant moi, à table, assis sur deux annuaires téléphoniques, et il mange dans la vaisselle de porcelaine comme moi.Il ne met jamais ses pattes sur la table, il a des manières.J’aime les excès de Noël sur la table: la grosse cruche d’olives noires et l’immense plat de pâtes.L’abondance, ça fait du bien à tout le monde.Et puis, Noël, ça doit être kitsch: des napkins en papier avec le père Noël imprimé qui déteint sur tes lèvres quand tu t’essuies la moustache.Le kitsch, c’est l'âme de la vie.» Et le 31 décembre, la fée se transformera en pétard éméché?«J’ai prévenu tous mes amis que je restais chez moi pour réfléchir à l'humanité.Elle en a bien besoin.Et, entre toi et moi, je me sentirais comme une pute de laisser Pinguino tout seul.Je vais l'emmitoufler dans une couverture et sortir avec lui sur mon balcon à minuit pour regarder les feux d’artifice.Qu'est-ce que tu veux que je fasse de plus?Que je mette ma minijupe?» joblo@cam.org ANDRE FORGET LE DEVOIR Christiano a conservé du terroir ce gros bon sens qui l’empêche de craindre la vieillesse.Acheté: de l'huile d’olive au piment d’Antonio Petti-nicchi à la boucherie Capitol (158, place du Marché du Nord).On y vend des paniers de Noël (90 $) composés uniquement des produits de ce producteur d’huile montréalais qui fabrique ses huiles en Italie.On peut aussi apporter son propre panier et composer sur place un panier de victuailles italien à offrir en cadeau.Reçu: Les Chats d'Andrew Edney et Le Sexe de John Williams (éditions Evergreen, 19,95 $), deux bouquins épatants à glisser dans un gros bas de Noël.L’iconographie superbe en rapport avec les thèmes énoncés est commentée par des critiques d’art.Le tout est agrémenté de citations célèbres.Une aubaine! Vu: à l’émission Découverte de Radio-Canada, un reportage sur le gène de l’homosexualité, qui n’existerait pas selon les résultats d'une recherche encore plus approfondie, si je puis dire.Tout ce tabac autour du gène serait imputable aux médias.Quand y a d'là gène, y a pas de plaisir! Trouvé: des bottes d'hiver pour chiens, les Mutt-luks, fabriquées au Canada en «tissu imperrespirant enduit d'Hydroflex MC, de couleur jaune imperméable».Les huit tailles de bottes, du chihuahua au danois, s’attachent avec des bandes velcro réfléchissantes, visibles la nuit.En vente dans les bonnes animaleries, entre 40 et 55 $ la paire, ou composez le « 1-888-MUTTLUK.250 000 chiens les portent déjà en Amérique du Nord.Je ne vous dis pas la gueule qu’ils font mais ils ont l’air de véritables.pékinois.Appris: avec ravissement que l’aéroport Schiphol d'Amsterdam caresse le projet d’ouvrir un bordel pour les passagers fatigués et stressés à compter de l’an prochain.Les voyageurs en transit sont tout particulièrement visés.Champagne, caviar, massages et félicité au menu.J’espère qu'il y en aura pour les trois sexes.Ne t’en fais pas, chéri, mon avion a été retardé.Décidé: de prendre un petit répit vendredi prochain, non sans avoir fait la liste des in et des out pour l'an 2000 mercredi.On se retrouve (ou peut-être pas, si vous êtes millénariste) de l’autre bord avec tous nos morceaux.Et je vous en souhaite quelques-uns de rechange pour tenir le coup encore longtemps.Arrivederci les amis.Qu’on parle de lui au masculin ou au féminin, Christiano s’en fout, pourvu qu’on en parle.CAHIER SPECIAL PARUTION 29 JANVIER 2000 Les 90 ANS DU DEVOIR ^ Ç ) O C ) TOMBÉE PUBLICITAIRE: 19 JANVIER 2000 n LE DEVOIR.L E JEUDI 2 3 I) E C E M B R E I 9 9 9 li 2 •PLAISIRS- VINS Je lève bien haut mon verre.Hormis les jours fériés, les jours mal en point comme ceux qui n’auraient jamais dû ouvrir l’œil, ce sont près de 2000 vins retournés dans tous les sens, parfois surpris en flagrant délit mais toujours fouillés jusqu’au plus secret de leur intimité, que j’ai annotés au meilleur de ma connaissance en ce dernier millésime du siècle.Du boulot, certes, mais aussi un plaisir, voire un privilège qui consiste à décrire au bonheur des mots un personnage des plus attachants dont le cœur bat depuis plus de 4000 ans, et ce, sans vouloir ralentir le nôtre.Ce serait plutôt le contraire! Je lève ici bien haut mon verre aux vaillants vignerons, porte-parole intègres de la terre et beaux parleurs des terroirs qui savent encore s’effacer derrière leurs réalisations et ainsi être au premier plan de l’authenticité.Ces artistes intuitifs qui peaufinent librement et avec rigueur une matière qui leur échappera toujours mais qu’ils ont à cœur de réanimer pour mieux la transcender à chacune des vendanges qui passent.Des hommes qui, au fil des rencontres, ont pour noms Jean et Pierre (fils) Clavel du côté de Montpellier et dont on est passé à un cheveu de pouvoir savourer cette année le Mas les Catalognes et autres sublimes Copa Santa (histoire à suivre?); Sylvain Fadat au Domaine D’Aupillac, à Montpeyroux, pour ses vieux carignans élevés aussi longtemps que les meilleures cuvées de Marcel Guigal à Côte-Rôtie; Michel Louison au Château les Estanilles pour ses syrahs si sûres d’elles-mèmes qu’elles laissent béat d’admiration; Cristina Geminiani de la Fattoria Zerbina pour son assemblage de sangiovese piccolo (60 %) et cabernet-sauvignon — le magnifique Marzieno 1995 (37,50 $ -491043*) est à ne pas rater pour sa race et sa sobriété (**** - 2), ou encore le maître Lageder, Alois de son prénom, pour le classicisme de ses blancs (Chardonnay «Lowengang» 1995 à 43,75 $ - 710525 - **** - 2 et Pinot Grigio 1997 «Benefizium Porer» à 25,75$-412478 - *** -1) ajnsj qUe p0ur son coroue 1995, Hirsch-prunn Rosso à 29,10 $ (866442), un rouge très médocain de style, aux tanins soyeux et élégants (***1/2 -1).Je lève aussi mon verre aux Bordelais Christian Moueix et Jean-Bernard Delmas, le premier pour ses «échanges culturels» en sol californien basés sur cette espèce d’équilibre typiquement bordelais où la notion de proportion est capitale, et cela, au cœur de son vignoble de Napanook; et le second pour poursuivre justement cette même démarche d’harmonie qui fait et fera toujours la gloire des vins de Bordeaux.Je le lève aussi pour l’arrivée en plus grand nombre des vins secs du Portugal, qu’ils soient de chez Esporao, Crasto, Joâo Ramos ou de chez Sogrape, avec, pour résultat, de nous permettre de nous familiariser avec les cépages touriga national, trincadeira, tinto câo, ro-riz et autres baga (essayez le solide Marques de Marial-va Reserve 1995 à 23,95 $ - 883041, élaboré justement avec le cépage baga et capable de propulser le simple ragoût de pattes de cochon à un niveau plus qu’enviable, *** -1).Je lève aussi mon verre aux vignobles canadiens from coast to coast, qui abordent le millénaire nouveau avec mesure et ambition, ces Blue Mountain, Combret, Quails Gate, Mission Hill, Thinhom et Cedar Creek du côté de la Vallée de l’Okanagan en Colombie-Britannique, et pour les blancs magnifiques de chez Cave Spring, Strewn, Henry of Pelham, Stoney Ridge et aux rouges de chez Pellee Island (fabuleux Cabernet Sauvignon 1997), Inniskillin et autres du côté de l'Ontario, sans oublier l’excentrique leewine 1998 à base de geiseinheim de Jost Vinçyards, niché sur la péninsule de Malagash en.Nouvelle-Ecosse! Je lève enfin mon verre aux plus qu’essentielles agences québécoises de vins et de spiritueux qui participent à leur façon à «ouvrir* nos palais sur le monde et sans lesquelles le choix souvent éclairé des vins sur le marché ne serait pas aussi complet, ainsi qu’au nouveau dynamisme de la SAQ qui se montre tout aussi près des attentes du consommateur qu’elle hésite encore à jeter les bases d’un partenariat réellement efficace envers ces mêmes agences, et cela, pour le plus grand intérêt de tous, vins compris.Je trinque donc id aux bonnes résolutions de fin d’année! De retour exceptionnellement jeudi prochain, le 30 décembre, à quelques millilitres de l’heure bogue.Poursuivons donc la levée délicate du coude lui-même articulant rondement le poignet réglant comme dans un jeu de mécano le mécanisme sophistiqué des phalanges sur le pied du verre pour savourer sur tourtières et autres petits pâtés le jovial, simple et savoureux Minervois Château de Gourgazaud 1998 (11,95 $ -022384) aux arômes délinquants de syrah et au fruité souple, frais, léger et ondulant au palais comme les mots sur la langue.Très satisfaisant à ce prix (*** - 1).La version Réserve 1997 (19,25 $ - 972646), encore disponible id et là, plus riche et concentrée, fera à coup sûr de vous le poète de la soirée.Inspirant (***1/2 - 2).Dans le même esprit de souplesse, laissez-vous séduire par l’espagnol Aleynya 1996, Concavin (13,95 $ — 548891) au fruité homogène, épicé, bien constitué et d’un tonus remarquable.Parfait sur la paella de Noël (*** -1).Ou encore par l’élégant Languedoc Prieuré St-Jean-de- Bébian 1996 (34,25 $ - 858340), complet sur tous les plans, aux saveurs poivrées et fruitées de garrigue mises en selle avec ce qu’il faut de matière tannique, le tout faisant l’apologie d’une certaine distinction terrienne (***1/2 - 2).Vous préférez vos pinots de bourgogne noirs comme de l’encre et pourvus d’extraits considérables?Ce Cham-bolle-Musigny 1997, A.F.Gros (52,50 $ - 863977) n’est pas pour vous! Seulement pour amateurs de parfums tendres de fleurs et de fruits et de saveurs pures liées entre elles comme sur la trame satinée d’un corsage féminin qui plonge lentement à cet endroit précis où le dos s’égare et perd son nom.Pour amateurs seulement (**** -2).Je vous laisse sur un nuage de Savoie, plus de type stratus que de type cumulus, un blanc aérien, bien net, ner- JKAN AUHKY Pierre Clavel, porte-parole intègre de la terre du Languedoc.veux, floral et citronné qui «passera le balai» et rétablira votre PH fraîcheur entre (ou après) les rouges riches et corsés qui s’annoncent: Domaine de l’Ydylle 1998, Cruet Cuvée Vieilles Vignes (16,75 i> - 855171).Tiens, pourquoi pas sur la fondue de Noël (* * 1/2 -1).Une erreur de trois dollars s’est glissée la semaine dernière lors de la mention du Porto Six Grapes de la maison Graham’s (208405).C’est bien 21,95 $ qu’il aurait fallu lire et non 24,95 $.Je dois d’ailleurs aller m’acheter une autre bouteille, ça tombe bien! Pour la cave Sagrantino di Montefidco 1995, Venticinque Anni, Arnaldo Caprai (79 $ - 863084 chez Signature seulement).Allons droit au but car le vin, lui, ne rate certes pas sa cible: le cépage sagrantino entre les mains de Caprai est une leçon à la fois de charme et de violence, de race et de démence où la rage triomphe tout autant qu elle sait se contenir.Un véritable bouclier tannique digne des plus solides barolos libérant les parfums dévastateurs des meilleurs sangioveses sur la puissance mémorable des plus profonds amarones.Bref, la rencontre fortuite mais hautement contrastée entre Bambi et.Godzilla! Plus sérieusement, ce sagrantino de haut niveau évoque un grand roi régnant sur un royaume éloigné (et trop peu connu) dont on devine encore à peine l’influence et le grand potentiel de rayonnement.FVix amplement justifié en raison non seulement de la qualité mais de la stature et de la dimension uniques de ce grand vin d’Ombrie.Une pièce de collection.Passez en carafe trois bonnes heures avant de servir ou l’attendre.au moins dix ans.(****1/2-3).Vin-plaisir Domaine de la Janasse 1997, Côtes du Rhône Villages, Aimé Sabon (24,30 $ - 873661): pour faire une histoire courte, disons que nous nous retrouvons ici en présence d’un vin qui aurait conservé tous les avantages d’un bon châteauneuf-du-pape sans avoir à y subir l’assaut de l’alcool et la tyrannie du prix.Un rouge bien en chair qui ne manque pas de complexité, aux saveurs lisses et musclées de cacao, d’épices, de fruits secs, et dont le moelleux de l’alcool jamais n’agace ni ne chauffe mais, au contraire, s'intégre ici avec une remarquable harmonie.Assez libertin pour le plaisir, assez sérieux aussi pour ne pas le laisser s’échapper.Une suggestion: en faire provision! (****- 2) * Code SAQ utile pour mieux repérer le produit.« (514) 873-2020,1800298-2545 ou wwwsaq.com Vins notés de * à ***** avec des 1/2.Potentiel de vieillissement du vin 1: moins de cinq ans; 2: entre six et dix ans; 3: dix ans et plus.Je a n Aubry •v Pour placer unj annonce gratuit • Composez le (514) 985-2507 avé téléphone | tonalité, • Écoutez lès instructions,’ vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.Une seule boîte vocale par personne.• Appelez avant lundi 9h afin que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant.• Les messageries vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de son service de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.Rencontres INTERNET: www.compagnie.com/ledevoir Un nouveau service de boîtes vocales.Kencorftres Pour répondre aux annonces: • Notez le numéro de l'annonce • Composez le 1-900451-6528 Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Pour savoir si vous avez des messages: • Composez le (514) 985-2507 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Sans frais.Pour r vos me rer ies: • Composez le 1-900451-6528 • Entrez votre numéro de membre suivi du code d'accès Des frais de 2,18 $ par minute seront portés à votre compte de téléphone.Femme cherche homme Esprit libre pour homme d’esprit Femme, 5'4".mince, rousse, yx bleus, cherche esprit sain dans un corps sain, jeune Maine, tendre, vibrant aux idées non reçues, pour réaliser magie et beauté.3885 * France 43 ans, 5'2", 118 lb, simple, aime la vie, arts, vélo, ski de fond, marche, lire et écrire, sagesse amérindienne, cherche H à découvrir.4024 Méditerranéenne musulmane 35 ans, non féminisée, passionnée des arts, cherehe H raffiné, collectionneur d'images de la vie avec une mémoire juste, menant sa vie avec principes, penchant vers l’expression arabe.4026 •F Vibrer et grandir à deux Fin 40aine, grande et mince, n-fum, 2 enfants, sensuelle, sensible et sensée, tendre et fougueuse.cherche semblable pour réaliser plaisir de grandir à deux en complicité.4028 4* Johanne 40 ans, de taille moyenne, bien proportionnée, châtaine, yx bleus, sociable, entière, passionnée, cherche compagnon de vie, plus de 6', costaud, sans enfants, doux, gentil, affectueux, aimant rire.13494 •F Si simple Toujours curieuse d’apprendre, 49 ans, cherche H libre avec sens de l'humour, bien dans sa peau, désirant découvrir la vie à deux.4029 •F Vivante et expressive Professionnelle, 45 ans, jolie, sensible, humaine, cherche H vivant et humain, en forme, n-fum, aimant la vie culturelle, la nature, pour une relation de qualité.4016 •F Femme artiste dans la cinquantaine Joyeuse et à peine ébauchée, de profession libérale, en santé, bien de sa personne, n-fum, 5’4", cherche homme éduqué, honnête, simple, raffiné, prospère, pour définir projet de vie à deux.4017 •F Mauride Veuve, 70 ans, n-fum, aime la culture, les voyages, la musique, le chant, la danse, cherche homme avec affinités, pour partager des activités en toute amitié.4020 •F Charmante et souriante Professionnelle, 41 ans, 57", 135 lb, châtaine, yx bleus, sans enfants, catholique pratiquante, cultivée, cherche H de coeur, 5T0" ou plus, professionnel, pour belle relation vraie.3996 •F Enjouée, sensuelle Professionnelle, jeune 50aine, 5’4", blonde, yx bleus, proportionnée, aime la culture, voyages, cherche H courtois, tendre, ouvert de coeur et d’esprit, sens de l'humour, pour complicité.3754 •F Vive et passionnée Femme d'une intelligence remarquable, créatrice, aime la philosophie, l’histoire, cherche complice créatif, passionné, 3545 ans, grand, sensible, à l’intelligence vive, pour relation intense.3994 4" Simple, naturelle, ricaneuse Johanne, 40 ans, poids prop, aime la lecture, musique, plein air.cherche compagnon ouvert sur le monde, non conformiste, simple, bien dans sa peau, joyeux, pour partager activités et intérêts.3997 Partager l’ultime et le sublime Chantale, 40aine, 5T0", 140 lb, chev châtain bouclé, n-fum, libre, sans enfants, très belle app, cultivé, distinguée, sociable, cherche H sérieux, jovial, éduqué et enjoué.4006 •F Liquidation finale Jeune professionnelle des médias, décontractée, fine cuistot, racée, curieuse, sensuelle, prête à partager folie de l'amour tendre et délinquant avec professionnel 38-48 ans, au passé réglé.4007 Jolie professionnelle épicurienne Anne, célibataire de 36 ans, 5'11“, chev blonds, yx bleus, mince, goûts éclectiques, cherche 11 5'10" et plus, carrure athlétique, n-fiim, enjoué, spontané, avec excellent sens de l’humour.4010 Dynamique et expressive Professionnelle, 30aine, 5'5", mince, chev bruns, aime les activités culturelles et randonnées en nature, cherche H 3045 ans, grand, mince, cultivé, drôle, raffiné, pour loisirs de qualité ou plus.4011 Artiste 40 ans, jolie, blonde, racée, cultivée, dynamique, souriante, préfère Côte d'Azur à la Floride, cherche gentleman pour passer l'hiver.3990 •** Aux plaisirs Retraitée de Montréal, 60aine, jeune d’apparence et de coeur, aime la vie, cherche H libre, 60-70 ans, sobre, distingué, sociable, avec affinités, pour partager désirs de la vie.3979 Pour aimer â nouveau 47 ans.5’, 115 lb, n-fum, simple, sociable, ouverte d'esprit, professionnelle, sans enfants, aime les arts et culture, danse, cherche H 45 ans, et plus, sérieux mais ne se prenant pas au sérieux.3961 4* Universitaire vive d'esprit 47 ans, jolie, blonde aux yx bleus, 5’5", mince, cherche H cultivé, universitaire, s|x>rtif, S'il" et plus, avec sens de l’humour, honnête, capable de réflexion critique sur le monde, tolérant.4002 Belle, naturelle 31 ans, blonde, 53", 100 lb, valeurs anciennes, aimant la musique classique, cherche un universitaire Maine, mignon, simple, n-fum.sans enfants.3796 On essaie?Jolie encore, blonde toujours, début 60aine, professionnelle, bonne vivante, joyeuse, cherche H sensible, vivant, n-fum, voulant consacrer quelques moments à la découverte de l’autre personne.3981 Femme ouverte, vivante Grande et élégante, 5'10", 56 ans, autonome, cherche amitié avec H 40-56 ans, n-fum, sensible, disponible, en bonne forme physique, aimant les discussions, danse, contacts humains.3983 Simple et enthousiaste 43 ans, mince, mi-intellectuelle mi-sportive, cherche sympathique compagnon, 5'9” et plus, pour relation stable.3984 4- Vie à deux 56 ans, mince, jolie, mi-intello, cultivée, sensible, sensuelle, amante des arts, voyages, nature, cherehe compagnon moins de 60 ans, au passé apprivoisé, avec affinités et avec les mêmes buts.396-1 Jolie professionnelle Saguenayenne Début 40aine, 5'2”, rousse aux yx verts, grand sens de l’humour, large éventail d'intérêts intellectuels et artistiques, cherche compagnon sérieux et drôle, pour rattraper le temps perdu.3940 Française sélective 45 ans, mince, raffinée, sensible, cultivée mais pas carriériste, curieuse, sens des valeurs, désire partager amour, culture, bonne chair avec semblable de bon goût, maximum 50 ans.3967 V Humour et séduction Duponde avec un D, mince, cherche Dupont avec un T, fin 40aine début 50aine, possédant gaucherie, mauvais sens de l'orientation, pour nouer une affaire amoureuse, élucider les affaires de la vie.3963 Four amitié et plus De Montréal, niveau universitaire, non-retraitée, 50 ans, 5’2", 120 lb, physique agréable et bon mental, cherche H cultivé, équilibré, aimant, doux, sincère, amoureux de la musique et de la nature.3952 Enseignante de philosohie 46 ans, 57", poids santé, sincère, raffinée, moyennement sportive, désire rencontrer universitaire de 6' et plus, n-fum, libre, sérieux, bon, juste, cultivé, viril, fidèle, pour partager d’abord activités et développer une amitié.3951 Au pkdsir 52 ans, châtaine, yx bleus, grande, mince, retraitée, indépendante, n-fum, non sportive, cherche H 50-55 ans, 5'8" ou plus, généreux, sincère, sympathique, pour amitié ou plus.3953 Femme, 42 ans, 53", poids santé, professionelle, MBA.vive, moqueuse, transparente, déterminée, cherche H 40-55 ans, professionnel d’envergure, n-fum, au passé réglé, sympatique, passionné de nature et culture.3954 V Simplement femme Française d'origine, 46 ans, sélective, mince, lixik et esprit jeune, raffinée, sensible, humaine et authentique, intello-artiste-sportive, goûts éclectiques, besoin viscéral de partager plaisirs de la vie avec H 50 ans max, même profil.3955 Homme cherche femme David 39 ans, 6'2", |x>rté vers les arts visuels, très sportif, cherche F athlétique, en forme, active intellectuellement, ouverte sur le monde, 35 ans ou moins, nuancée, sens de l'humour.4023 •J* Pierre 55 ans, de belle app, cherche une complice 4.5-50 ans, mince, aimant les belles choses delà vie, lecture, disponible, désirant complicité.4022 Finaliste du «Gala du plus bel homme» Marco, 35 ans, aime les activités culturelles, randonnées, cherche F 25-35 ans, mince, autonome, sans enfants, n-fiim, pour accomplir toutes sortes de complicités.4027 4* Célibataire d'allure jeune Yves, 48 ans, passionné de voyages, à la découverte de cultures étrangères, aime le plein air.bonne bouffe, cherche compagne de vie, curiosité intellectuelle, n-fum, pour relation durable.3783 4- Galant, rêveur, uctif De la Mauricie, 67", 176 lb, chauve, barbe, lunettes, tolérant, aime le plein air, activités culturelles, communication, simplicité, cherche dame 40aine, grande et mince.4009 4* Partager la joie de vivre Veuf, 45 ans, 570", 174 lb, brun, yx pers, allure jeune, bon vivant, cultivé, communicatif, n-fum, cherche jolie compagne 35-50 ans, mince, saine, vive d'esprit, pour une relation véritable.4021 4* Exécutif artiste et romantique 45 ans, 5'8”, belle app, jovial, aime le vin, le ski alpin, les voyages, cherche jolie femme active, sportive, bien dans sa peau, pour belle relation remplie d'expériences extraordinaires.3988 4* Beau, intelligent, cultivé Homme en forme, 35 ans, 173cm, 68kg, n-fum, 2 jeunes enfants à mi-temps, aime le plein air, cherche F belle, naturelle, intelligente, cultivée, en forme, pour relation à long terme.3877 Idéidiste, écolo, authentique Pierre, 36 ans, 5'6", blond, yx bleus, amant de la nature, curieux, tendre, capable de s’émerveiller, cherche F 28-37 ans, mince, douce, ouverte d'esprit, pour relation durable.4013 •F De la classe- Richard, 43 ans, grand, mince, sans enfants, éducateur physique, raffiné, désire rencontrer son alter ego.4012 •F Professionnel et écrivain de (Juébec Mi-40aine, 570", mince, n-fum, intérêts variés, cherehe ultime F de sa vie, 35-45 ans, svelte et jolie, simple et raffinée, résidant Québec ou Montréal.3962 •F De Québec 32 ans, 5'8”, discipliné, calme, sportif, passionné de lecture, cherche celle qui pourrait conjuguer ses traits à la simplicité et au sourire quotidien.3992 Sensible, réfléchi La conversation intelligente, 6', 58 ans, cherche complicité, amour, engagement avec compagne vive d’esprit, en quête d'un destin analogue, mince et jolie, le passé apprivoisé.3993 •F Ski, montagne, vélo, ciné MMOaine, 57", mince, sportif, intérêts jxiur arts, amoureux de plein air, cherche F 4650 ans, simple, sportive, curieuse, pour partager intérêts, prendre le temps de se connaître.3998 4- Ame à la tendresse et à l’umour Bel homme distingué, sophistiqué, vertueux, en amour avec la vie, curieux de tout, plein d'énergie, cherche F entre 28-35 ans, mince, n-fum, sans enfants, pour relation sincère et épanouissante.3976 •F Professionnel de 29 ans Travaillant dans la région de Sherbrooke, humaniste, épicurien, aime le plein air, féru de Brassins et Mara Tremblay, cherche une Ève de 33 ans ou moins, pour partager vie intérieure et extérieure.3977 4* Cultivé, sportif et rêveur Jeune homme, 27 ans, 5'6”, châtain, yx bruns, cherche jolie professionnelle, jeune de coeur et d'esprit, 35-45 ans, pour partager rêves, passions et désirs, rire, spoils, sorties culturelles.3978 •F Attirant, affectueux, distingué Professionnel, 50aine, d’Ottawa, cherche F belle, sensuelle, élégante, taille moyenne, appréciant les plaisirs de la vie, pour amitié et plus, européenne ou moyen-orientale bienvenues.3972 •F Rêver, réfléchir, écrire Marc, 29 ans, 6', 200 lb, aitne son coin de Montérégie et s'arrêter devant quelque chose de beau, aime observer son fils dessiner, aime les femmes et leur fémininité, aime lorsqu'il n’y a pas trop de fumée alentour.6349 4* Bel homme Dans tous les sens du mot, cherche jolie femme aimant les sorties, discothèques, théâtre, pour partager moments passionnants.3969 •F Amitié, sorties et volupté Beau bonhomme de 35 ans, 571", 150 lb, yx bruns, chev châtains, professionnel, célibataire, éclectique, à l'esprit vif dims un corps sain, cherche amie-amante 2538 ans, mince, jolie et sympatique.3912 4- Homme cherche homme Intimité amoureuse 41 ans, une expérience amoureuse assez jeune, cherche H 30aine ou 40aine, plutôt mince, en forme et en santé, simple, tendre, bien avec lui-même, belle maturité, vivant passionnément.3404 •F Femme cherche femme Bisexuelle Célibataire, bisexuelle, 39 ans, 5’3", 120 lb.chev bruns, spirituelle, douce, simple, aime les arts, la musique et certains s|xirts à l'occasion, cherche F 35-45 ans, féminine, affectueuse, relation discrète à long terme.3959 Professionnelle, bon sens de l'humour, cherche autre F professionnelle, |x>ur établir une relation stable dans le dialogue, l'humour et l'amour.3939 4- Partenaire de sortie, culture et voyage.Débuter le millénaire en Espagne Honime cherche personne intéressée à faire voyage culturel en Espagne, en janvier 2000, pour 2 à 3 semaines.4001 •F I I L K DEVOIR.L E JEUDI 2 3 DÉCEMBRE I 9 !! 9 B 3 PLAISIRS RESTAURANTS CHASSE AUX TRÉSORS iü \Z » p> r S' BRUCE ROBERTS Les sushis du temps des Fêtes Rémy Ch a re s t I CM était le 31 décembre 1998, on ne pré-* parait pas encore la grande envolée mercantile vers l’an 2000 mais on nous raclait déjà les oreilles avec «le dernier Nouvel An du siècle» et autres bêtises chronologiques.Malgré tout, nous avions envie de fêter, ma chérie et ijnoi, et ce n’était pas le fait d’avoir un gamin d a peine plus de trois semaines à la maison qui allait ûops en empêcher! ’ Évidemment, pas question de sortir dans les bars entre deux boires.Alors, que faire?Commander du poulet BBQ ou de la pizza?Ce n’est lias de la bouffe de fête, c’est du dépannage! Se faire un gueuleton maison?Ce n’est pas une récompense quand on est en pleine redistribution des rôles familiaux.Finalement, d’un commun accord, résolus à ne même pas allumer le four, nous étions passés à la solution sushi.Car Le Métropolitain — la meilleure boîte à sushis, sashimis, makis (et autres délices japonaises classiques ou réinventées) dans la capitale nationale québécoise — a la bonne idée d’offrir le sushi pour emporter.Avec une bouteille de champagne et des assiettes bien garnies de bouchées colorées, les dernières heures de 1998 s’étaient écoulées avec bonheur — et une légèreté digestive fort appréciée en cette saison d’excès gastronomiques institutionnalisés.Aussi utile que cela soit, savoir le sushi sortable chez soi (dites ça trois fois de suite sans vous enfar-ger la langue dans les gencives.) ne devrait pas pour autant vous empêcher d’aller manger à vue du comptoir à sushis où sont assemblés les petites délices de riz et de poisson frais.Sorti il y a environ trois ans du demi-sous-sol qui lui avait donné son nom, Le Métropolitain est bien installé, pas largement mais pas vraiment à l’étroit, dans un décor où se rejoignent Orient (meubles laqués noirs et quelques accessoires) et Occident (les boiseries et l’architecture de la maison datant d’un début de siècle bien québécois).L’Orient et l’Occident se croisent d’ailleurs aussi dans le menu, dont les deux pages centrales correspondent à ces deux orientations géographiques — classiques de la gastronomie nippone d’un côté, plats réinventés de l’autre.Côté levant, il y a les te-riyakis et tempuras.Côté couchant, des tartares de poisson et une agréable curiosité, la crème glacée au (lié vert.A l’entrée, nous étions également divisés entre les deux parts du menu.D’un côté, une assiette de petits chaussons poêlés à la viande épicée, avec une bonne touche de gingembre frais, un mets aussi chinois que japonais, en fait, qui tient juste comme il faut sous la dent.Un succès, ces chaussons.De l’autre, il y avait un tartare maguro, tartare combinant le thon, les œufs de poisson volant, l’avocat et les épices qui relèvent gentiment le tout Une combinaison délicate de goûts, pas étrangère du tout à l’esprit du sushi.Ledit sushi, quand nous nous y mettons, ma douce et moi, c’est pour nous faire plaisir.Alors oublions l’assiette standard.Ce n’est pas qu’elle soit mal fichue, mais elle est trop prévisible une fois qu’on est initié au menu: saumon, thon, crevettes sont toujours au rendez-vous, avec deux autres paires de sushis (poisson sur boule de riz) et un maki (un rouleau d’algue et de riz entourant un choix d’autres ingrédients).Bref, au diable la dépense (c’est le temps des Fêtes, après tout), nous y allons à la carte.Et là, il serait trop long de vous donner la liste entière de nos choix, qui remplissaient — avec une maximisation bien japonaise de l’utilisation de l’espace — un grand plateau risquant bien de prendre toute la place sur la table.Au point que les décorations qui viennent le plus souvent égayer l’assiette se faisaient rares.Remarquez, on ne sait trop où ils les auraient mises.Au palmarès, notons tout de même, côté sushis, le thon rouge (grand classique mais toujours aussi délicieux), les petits œufs de poisson volant, qui craquent si gentiment sous la dent, le bar, à la chair si tendre et à la saveur d’une délicatesse ex- trême, ainsi que l’oursin, qu’on avait osé prendre après quelques hésitations et qui s’est avéré délectable, onctueux et rehaussé par un agréable petit goût de sel marin.Côté makis, un rouleau à la mangue était particulièrement rafraîchissant, au point qu’il était mieux d’éviter la sauce soya rehaussée au wasabi (la petite pâte de raifort verte) qui en couvrait le goût.Et pour l’œil, le maki arc-en-ciel était absolument superbe: au lieu d’avoir la feuille d’algue noire à l’extérieur, le rouleau était inversé, avec de fines tranches de thon et de saumon garnissant l’extérieur, comme un arc-en-ciel.limité à deux couleurs.Si, à la maison, le champagne restait tout de même une dépense proportionnelle au repas, une fois au restaurant, on optera plus raisonnablement pour le champagne du pauvre, même si l’allure des grandes cannettes argentées de Sapporo, bière japonaise portant le nom d’une ancienne ville olympique, tient plutôt de la richesse moderne.On n’est d’ailleurs pas dans les solutions de rechange avec la combinaison bière-sushis, mariage équilibré qui permet de bien rafraîchir le piquant du wasabi et, en tandem avec le gingembre mariné, de nettoyer les papilles pour laisser la voie libre à la saveur de la bouchée suivante.Car voilà, au fond, la clef du sushi: l’équilibre.Or, à ce chapitre, Le Métropolitain remplit bien sa mission, autant dans l’assiette que dans son environnement, bien ajusté à une rencontre Orient-Occident.Les assiettes de sushis ou sashimis «standard» coûtent moins de 20 $ par personne, avant taxes, boissons et service.Un repas avec entrées et choix généreux de sushis et makis à la carte, plus dispendieux mais plus varié, voire audacieux, vous coûtera aisément 80 $ pour deux personnes, avant taxes, boissons et services.LE MÉTROPOLITAIN 1188, avenue Cartier Québec W (418) 649-1096 SAVEURS SUITE DE LA PAGE B 1 On devrait les «Mousses», introduites au XVir siècle, aux précieuses ridicules, ces dames raffinées qui trouvaient, semble-t-il, que «la mastication était un spectacle choquant».En parlant de «Manières» à table, elles sont d’ailleurs révélatrices des tréfonds de l’âme.Léo Larguier, cité par Dansereau, donne dans Voisines de table les conseils suivants: si votre compagne «a bon appétit mais ne se hâte point, c’est la compagne des bons et des mauvais jours, celle qui ne désirera que ce qu’elle possède».Si elle a «gros appétit, son amour sera peut-être tyrannique, mais il sera aussi robuste et solide».Si elle met à gauche du plat la mie et à droite la croûte, «vous ne la connaîtrez jamais complètement.Elle est ambiguë, froide et secrète.» : Si elle prend la cuisse du poulet, !elle «est simple, bien portante et sans !détours».Le blanc la fera «douce, un peu dolente et tendre».Si elle fouille la moelle et suce son os, elle est jalouse et visitera vraisemblablement les poches de votre veston.«Mais jetez votre serviette, quittez ¦la table et fuyez si elle n'aime que le croupion, le cou et la peau grillée de la carcasse.» H Le Vieux-Québec umour & Gastronomie 106311 CHATEAU LAURIER «n usoa LirumE Hôtel Château Laurier 1220, Place Georçje-V Ouest (coin Grande-Allee) Château Bellevue 16, rue de la Porte Vieux-Québec Manoir Lafayette 661, Grande-Allée Est 2 nuits à l’hôtel de votre choix Le stationnement sur place Toutes taxes incluses Pourboires sur les repas inclus 2 soupers table d’hôte (5 services) pour 2 personnes au restaurant de votre choix : • Le Louis-Hébert • Le Patrimoine • Aux Anciens Canadiens • La Caravelle Les petits déjeuners complet Entrées pour l’exposition FOU RIRE 179$ par personne pour 2 nuits, tout inclus (occ.double, chambre régulière).Valide jusqu'au 30 avril 2000, sauf les 31 décembre 1999, 1" janvier 2000, 11 et 12 février 2000.Du 1** mai au 23 juin 2000 : 199,00 S Trois hôtels.un seul numéro 1*877 *999 «9621 2 entrées pour l'exposition FOU X Sur présentation do ce coupon, recevez un rabais applicable sur le forfait Sur présentation de ce coupon, recevez un rabais applicable sur le forfait Humour et Gastronomie i Humour et Gastronomie 10% ! 10% Valide du dimonche au jeudi jusqu'au 30 avril 2000 Valide du dimancho au jeudi jusqu'au 30 avril 2000 , ^ i> Qln U /.1/ // ht 1/1/L- m\ MUSÉE DE LA CIVILISATION Québec :: 1 Joujoux et gros sous Sylvain Corm i e r Collectionneurs de jouets, nous voilà dénoncés.Révélés au grand jour.Ou, plus précisément, dans la pénombre des salles obscures.Le méchant personnage du tout récent film-suite Toy Story 2 est en effet un collectionneur de jouets.Un gros type avec des lunettes, une barbiche, le front luisant et trois quatre poils sur le caillou.Un peu moi, quoi, au caillou près.Je ne suis pas certain d’être flatté par la comparaison.Après tout, ce collectionneur-là vole Woody, le sympathique cow-boy de bois, et n’a rien de plus pressé que de le refiler à des intérêts japonais avec toute sa famille d’origine — la cow-girl, le cheval, le vieux prospecteur.Suis pas comme ça, moi.Ni voleur, ni spéculateur.Le chérirais, moi, Woody.Le mettrais dans un chouette présentoir avec les siens et changerais les poses de temps en temps.Il m’aimerait comme je l’aimerais, Woody.Juré craché.N’empêche que je reconnais dans le collectionneur de Toy Story 2 ce qui nous unit, gentils ou diaboliques glaneurs de joujoux d’hier et d’avant-hier: l’émoi de la trouvaille.Ce formidable moment, quand le malfrat aperçoit au milieu de la vente de garage le cow-boy, l’identifie illico, le désire intensément, tout collectionneur de jouets l’a connu.Trouver l’introuvable Moi, c’était l’été dernier, dans un bric-à-brac de la Beauce.Là, au fond, entre deux bébelles bonnes pour la poubelle, il y avait une boîte.Instantanément identifiable.Oui! C’était bien ça: l’introuvable modèle à coller Aurora du Munsters Living Room, le plus recherché des produits dérivés de la série comique du p’tit écran américain.L’original de 1964, pas les reproductions des années 70 et 90.Avec les morceaux de plastique détachés des branches, mais pas assemblés.Pièce mythique s’il en est.Dans le guide Toys & Prices de 1998, le Munsters Living Room vaut entre 400 $ et 1300 $ US.Des montants déjà périmés: les prix courants sont dans le Toys & Prices 2000.L’inflation, dans l’univers du jouet de collection, est aussi galopante que le cheval de Woody.Y a-t-il des Japonais qui lisent Le Devoir?Vous donneriez combien pour mes Munsters à coller pas collés?Mais je ne suis pas vendeur.Et pas très acheteur non plus, à moins que ce ne soit à prix d’ami dans une vente de garage.Assidu de la chasse aux trésors, certes, mais à budget famélique.Alors que la collection de jouets an- ciens devient de plus en plus l’exclusif loisir des dodus et des pleins.Ou des obsédés, capables de priver un bébé de son Pablum pour obtenir le tout petit English Cloum Cycle en fer blanc de fabrication japonaise, offert pour la bagatelle de 1250 $ US dans la dernière livraison de la revue Antique Toy World.A l’état presque neuf, mais sans la boite.Le prix doublerait, triplerait avec la boite originale en tout aussi bel état.C’est l’expression clé dans le milieu: «Mint in the box.» Neuf dans la boite.Jamais sorti de son emballage, comme le prospecteur de Toy Story 2.Logique: les jouets ayant par définition servi à jouer, peu d’exemplaires survivent intacts.Et leurs jolies boites, plus souvent qu’autrement, finissent dans le même sac que le papier d’emballage le 25 au matin.Dénicher un robot-jouet des années 50 dans sa spectaculaire boite tient aujourd’hui du miracle.D’où désir: les collectionneurs haut de gamme ne veulent plus que du jouet ancien mint in the box.D’où surenchère absurde: des milliers de nouveaux collectionneurs achètent les jouets les plus récents et les entreposent, jamais ouverts, espérant bêtement les revendre plus tard à profit dans un marché forcément saturé.Malades du ciboulot?Tous malades du ciboulot, dites-vous?Sans doute, mais à des degrés divers.Dans la grande famille dysfonctionnelle des collectionneurs, outre les spéculateurs et les richards, il y a aussi les chercheurs d’occasions dans mon genre, les quarantenaires nostalgiques qui veulent retrouver les jouets perdus de leur enfance, les amateurs de design, les amants discrets et délicats du jouet victorien, autant de grands enfants qui n’hésitent pas à sortir les jouets de leur boîtes pour les montrer.Voire les manipuler un peu.Jouer, quoi.Cet été, tiens, j’ai acheté pour un dollar un G1 Joe astronaute.11 était émouvant avec son habit d’astronaute tout décliiré et sa touffe de poils arrachée au menton.Chez Nostaljoe, un marchand spécialisé de Greenfield Park, je pourrais acheter (au prix actuel du marché) un uniforme parfait.Contacté sur Internet, le Club Hair for GI Joe Reflocking grefferait les poils manquants.Ainsi rafistolé, comme Woody dans le film, le prix de revente décuplerait.Fi! Je le préfère amoché, mon astronaute, sans autre valeur que sentimentale, vétéran jouet portant à jamais les traces d’une mission fichtrement dangereuse.Joyeux Noël aux enfants de tous âges et à leurs jouets usés.v./A i______________________ Tiré de Yesterday's Toys, Chronicle Books.D IV B » é)7-\ M zqoû w ni AfDYSC.-Mô ! L E DEVOIR.LE .1 E U I) I 2 3 DÉCEMBRE 1 9 9 9 B 4 =-?LE DEVOIR ?TOURISME Voyage en croisière Larguer les amarres Vivre une semaine à bord d’une ville flottante peut se révéler enchanteur Affirmer que les croisières me font vibrer, ce serait exagérer.L’idée de vivre une semaine à bord d’une ville flottante, de passer plusieurs heures par jour dans un univers clos avec quelques centaines ou milliers de personnes ne m’avait jamais enchanté.Mais j’avoue avoir apprécié l’expérience vécue en mars dernier.¦ ¦ Ü|__ NORMAND CAZELA1S *•*, m U - Comme quoi.NORMAND CAZELAIS T e précise toute de suite que le navi-J re n’est pas du gabarit habituel.Construit en Bretagne, Le Levant bat pavillon français; tout son équipage de 50 personnes—jeunes pour la plupart — provient de l’Hexagone, du capitaine au personnel affecté au service ou à l’entretien des machines.11 jauge 3500 tonneaux et comprend 45 cabines, toutes extérieures.Ce qui en fait un petit bateau malgré sa longueur de 100 mètres, sa piscine, ses deux restaurants et ses cinq ponts.Détail important pour qui craint le mal de mer: il est équipé de quatre stabilisateurs antiroulis permettant de filer jusqu’à 16 nœuds sans problème.Le Levant a navigué sur le Saint-Laurent l’été dernier; vous l’avez peut-être vu, accosté aux ports de Montréal ou de Québec, élégant avec son profil effilé.Cet hiver, il se partagera encore, selon les semaines, entre les Grandes Antilles, les îles Vierges et les Grenadines.J’ai fait ce dernier circuit: départ de Fort-de-France, cap sur Sainte-Lucie, la Barbade, l’île de Grenade et les Grenadines proprement dites, constituées de Bequia (prononcez Békoué), Canouan, Mayereau, Cariacou, autant de lieux à faire rêver.Et retour vers la Martinique.D’un jour à l’autre, la vie était alanguie.On se réveillait, on paressait entre les draps, on prenait le petit-déj au soleil sur le pont ouvert à l’arrière, on échangeait des amabilités avec le personnel et les autres passagers, on lisait, on piquait une tête dans la piscine, on sommeillait un peu, on revenait picorer au buffet — miam! miam! —, de nouveau sur le pont arrière, on prenait un rhum ou des cocktails exotiques.«Travailler, c’est trop dur.»: on pensait à Zachary.Et le soir: repas gastronomique à la française, bons vins, conversations à bâtons rompus, danse ou rêverie sous les étoiles.Entre tout cela, des escales, des randonnées dans les îles, des visites de marchés publics et de ports de pêche, des heures passées sur le sable des plages, en plein sous les rayons du disque ardent ou à l'ombre tamisée des palmiers.Que retenir d’une telle semaine?Ah oui! Ce premier accostage à Sainte-Lucie, dominée par des pitons.Tout le monde sur le pont, le vent dans les cheveux, les yeux éblouis et, dans les oreilles, la musique du film 1492.Nous avions tous l’impression d’être Christophe Colomb.Et cet étonnement renouvelé — était-ce plutôt un bonheur?— d’arriver par la mer quelque part, dans un monde surgi de l’océan azur et turquoise, et non par la voie des airs.De débarquer dans des hameaux et des villages et non dans des aéroports gelés à l’air climatisé.Plaisir d’autant plus particulier que certains endroits ne sont accessibles que par la mer, Bequia par exemple.Il faudra que je vous reparle de cette île, de ses chasseurs de baleines, de son musée qui leur est dédié.Un jour.Pourquoi avoir aimé un peu plus Cariacou?Parce que l’endroit nous a semblé moins touristique et les gens plus hospitaliers?Car, il faut bien le dire, le tourisme a fait ses ravages, là comme ailleurs: parfois, ce sont les marchands ambulants qui vous assaillent littéralement sur les quais et dans les rues pour vendre souvenirs «authentiques» et colifichets; parfois, c’est le regard des insulaires qui considèrent manifestement les croi-siéristes comme de «riches» vacanciers dont il faut tirer profit au max.Peut-on vraiment le leur reprocher?N’empêche, ce malentendu brouille, dès le départ, la communication.Restent des images, des impressions, le charme des noms français qui perdurent dans la toponymie de ces îles anglo-saxonnes.11 ne faut pas trop feuilleter l’album de photos: à regarder le linge qui pend aux fenêtres multicolores, les jeunes filles souriantes, toutes vêtues de noir et de blanc, qui sortent de l’école en vous saluant d’un signe de la main, les balcons ouvragés des maisons coloniales de la Barbade, les fruits qui pendent aux arbres, on se dit «Qu’est-ce que je fais ici?» Sur le comptoir de la cuisine, dans un petit panier d’osier, à l’abri dans leurs sachets, dorment ces épices marchandées à Grenade: de temps en temps, je les ouvre, histoire de humer.Et de retourner là-bas.Bon à savoir ¦ Avant le départ, ayez en votre possession tous les documents nécessaires: passeport, visas et certificats de vaccination s’il y a lieu, etc.¦ Les formalités d’embarquement et le contrôle des bagages sont effectués lors de l’arrivée à bord par le personnel d’accueil.Pour faciliter les formalités douanières, on vous demandera de remettre votre passeport qui vous sera restitué à la fin de îa croisière.Vue de Bridgeton, à Grenade.¦ Il est prudent d’informer le personnel et surtout le médecin de bord si vous souffrez de maladies chroniques et d’allergies ou si vous êtes de santé délicate.Vous devrez cependant assumer les coûts — élevés — de la consultation; gardez les reçus et tous les papiers nécessaires pour vous faire rembourser.¦ Le franc français est la devise officielle à bord.Les principale^ cartes de crédit y sont acceptées.A terre, mieux vaut avoir des dollars américains pour les menues dépenses.¦ Le courant est de 220 volts.Les prises électriques sont cependant conformes aux normes européennes.Des fiches de transfert sont donc nécessaires.¦ Sans être vastes, les cabines font qu’on ne se marche pas sur les pieds; elles disposent de bons lits et de salles de bains imperméables et équipées de douches.qui fonctionnent.Ce qui n’est pas toujours évident sur de tels navires.¦ Un système de communications par satellite permet les télécopies et les liaisons téléphoniques.¦ Aux escales, des embarcations rapides et confortables pilotées par des marins diplômés font la navette entre le navire et la terre ferme.Prix Le Levant est un navire haut de gamme.Ses tarifs sont plus élevés que la moyenne: à compter de 3360 $ par personne, en occupation double.Conseils Leurs noms sont le plus souvent exotiques et incitent au départ.Les navires de croisière ont piscines, restaurants, salles de bal, de cinéma et de vidéo, gymnases.Et, souvent, des casinos à bord et des machines à sous: saurez-vous résister?En hiver, ils partent de la Floride, de la Jamaïque, des Bahamas, de Porto Rico, d’Acapulco; ils font les Keys, les îles du Vent ou sous le Vent, le canal de Panama, les côtes du Mexique, de l’Amérique centrale, de la Colombie ou du Venezuela.Le choix est à l’échelle de votre imagination.Une pléthore de compagnies proposent des croisières de cinq jours, d’une semaine, de dix jours et même plus dans les Antilles, au départ de Miami ou d’autres ports.Rappelez-vous que les prix affichés (par personne, en occupation double) varient selon la durée de la croisière et la période de l’année; ils ne comprennent habituellement pas les liaisons aériennes, les transferts, les taxes locales, les excursions, certains repas, les pourboires et autres surprises.Il y va donc de votre intérêt de bien vérifier avant d’acheter, notamment s’il s’agit d’une cabine extérieure ou non.Autres genres ¦ Sept nuits à bord du Voyager of the Seas, de la Royal Carribean International, dont les navires sont immatriculés en Norvège (ce qui est déjà un gage de qualité.): le paquebot en question possède une patinoire (pour patins à roues alignées, pas à glace.), un mur d’escalade, un golf de neuf trous, des courts de volley-ball et fie basket, une galerie de boutiques.A partir de 1479 $.¦ Sept nuits à bord du Triumph (un nouveau bateau), de la Carnival Cruises: escales à San Juan (Porto Rico), à Saint-Thomas, à Sainte-Croix.A partir de 1099 $.Renseignements ¦ À Montréal: Vacances Bonanza, (514) 393-9501/9504, télécopieur.Voyez une agence pour acheter vos billets.¦ En France: Compagnie des Iles du Ponant, 60, boulevard du Maréchal-Juin, 441000 Nantes, (33) 2 40 58 14 95/2 40 58 27 02, télécopieur.NORMAND CAZKLAIS Jour de marché à Fort-de-France, en Martinique.NORMAND CAZELAIS Le Levant.~«r», ¦A?-’-***.LE FIL DE CUIR CENTRE DE VALISES Vente et réparation Samsonite, Delsey, Boyt, Hartmann, Andiamo, French, Zéro Halliburton, etc.550 Ouest, rue Sherbrooke 849-0136 Réclamations de toutes lignes aériennes acceptées Service rapide après vente Qyi f occasion de Q/\oëC, tel Te e/n à /a Pfyoac/e àcmt mie jen de c/ire merci ou toutdim/itement u nue Pour annoncer dans ce regroupement, contactez jean de Billy au 985-3322 Tourisme stratégique à Montréal (Le Devoir) — L’organisme Tourisme Montréal a rendu publiques ses orientations stratégiques pour les années 2000 à 2005 afin de faire de la métropole la destination touristique la plus conviviale en Amérique du Nord.Déplorant entre autres l’absence de planification de l’offre touristique et la dépendance à l’égard de l’investissement public, Tourisme Montréal travaillera, au cours des cinq prochaines années, à donner une cohérence à l’industrie.L’organisme souhaite que le centre-ville soit mis en valeur, et ce, de plusieurs façons.Il propose par exemple que soit complété l’aménagement du Vieux-Port et qu’il devienne le pivot du développement récréotou-ristique, que soient consacrés des investissements continus dans la mise en valeur du Vieux-Montréal et que soient soutenus les projets de développement du canal de Lachine.Le nouveau Duchesnay écotouristique (Le Devoir) — La station écotouristique Duchesnay, au nord-ouest de Québec, a décidé d’investir 230 000 $ pour améliorer son circuit de ski de fond.Afin de concurrencer les grands centres de ski de la région, Duchesnay utilisera un surfa-ceur muni d’un conditionneur à neige et offrira un traçage double de tous les sentiers.Une piste de patin sera ajoutée aux attractions du centre en plus de randonnées en traîneau à chiens et en motoneige.Des billets de saison, des billets journaliers et des forfaits sont disponibles.Pour plus de renseignements, consultez le site http://www.sepaq.corn.EN BREF Une visite guidée de l’autre Charlevoix (Le Devoir) — Un livre-guide sur l’interprétation de la faune, de la flore et de la géologie de l’arrière-pays charlevoisien vient d’être lancé par l’organisme La Traversée de Charlevoix.Cet ouvrage de plus de 250 pages s’intéresse aux écosystèmes ainsi qu’aux phénomènes géophysiques et biologiques particuliers à cette région désignée Réserve mondiale de la Biosphère par l’UNESCO en 1988.Agrémenté de photos, d’illustrations et de cartes topographiques, le guide se veut à la fois un outil pouvant être utilisé sur le terrain et une banque d’information pour ceux qui s’intéressent au sujet.L’Autre Charlevoix couvre le territoire des parc des Grands-Jardins et des Hautes-Gorges ainsi que deux réserves écologiques.Le dernier Forces consacré au Québec (Le Devoir) — Les quatre saisons bien distinctes du Québec ont retenu l’attention des artisans de la revue Forces, qui consacre son numéro d’automne à l’industrie touristique d’ici.En partant de la prémisse selon laquelle le tourisme se classe au sixième rang des exportations, le magazine s’est intéressé à la volonté — et au potentiel — du Québec de profiter de l’essor mondial qui s’observe actuellement.Le Québec offre-t-il des produits et des expériences touristiques uniques et de niveau mondial?Quels sont ses plus grands atouts?Ses régions se concertent-elles?Quelles sont ses stratégies commerciales?Autant de questions auxquelles Forces s’est employé à répondre.Montréal en lumière pour l’an 2000 (Le Devoir) — Après la ville dé Québec, voilà que Montréal lance aussi son plan lumière.Concentrés au centre-ville, des éclairages particuliers seront installés pour mettre en valeur le bâti architectural de la métropole.Résidants et commerçants seront également invités à concocter des éclairages de leur cru.Cette initiative s’inscrit au programme du festival Montréal en lumière qui se déroulera du 11 février au 4 mars 2000.La soirée d’ouverture offrira un spectacle opéra et gospel de Jessye Norman et Michel Legrand.Suisse: bonnes vendanges grâce à l’automne particulièrement clément Berne (AP) — Grâce à un automne à la température particulièrement clémente, les vendanges 1999 ont donné environ 130 millions de litres de vin, a annoncé mardi l’Office fédéral de l’agriculture suisse (OFAG), c’est-à-dire un peu plus que la moyenne de la décennie.On a récolté cette année 59 millions de litres de moûts rouges et 71 millions de moûts blancs.La Suisse romande a produit environ 83 % des vendanges, la Suisse alémanique 13,2% et le Tessin 3,9 %.Le beau temps qui a régné juste avant le début de la récolte et la sélection pointilleuse du raisin ont donné un millésime de bonne qualité, selon l’OFAG.La surface viticole helvétique actuelle est de 15.042 hectares, soit 150 kilomètres carrés.! 1.E l> E V OIK.I.E .1 E l! 1) I 2 3 I) E (’ E M B R E I (I !) !> B 5 * T 0 U R IS M E ?VOYAGES Accident de parcours ?Le Plan de mise en valeur du parc du Mont-Tremblant soulève de nombreux boucliers Se pourrait-il que tout le débat soit mal engagé?Le Plan de mise en valeur du parc du Mont-Tremblant, tout comme le projet d’implanter un train touristique sur une partie de son territoire, soulève de nombreux boucliers.Au point où le directeur du parc, André Lemay, se retrouve «sur la brèche», à en croire les titres de journaux.Qu’en est-il, au juste?¦ Le plan, qui n’a connu jusqu’ici qu’une diffusion restreinte, propose de «spectaculaires» réaménagements de trois lieux à vocation «rècrèo-touristique» du parc, à savoir le camping du lac Monroe, la plage du lac des Sables et le secteur de la Chute-aux-Rats au nord de Saint-Donat.¦ D’une capacité de 800 passagers, un train relierait ces «pôles d’attraction» et permettrait au parc d’accéder à un statut de «destination internationale».Son parcours serait de 40 kilomètres dans le parc, en plus de desservir la station de Mont-Tremblant actuelle et, à une quinzaine de kilomètres de là, deux autres antennes qu’Intrawest prévoit sur les versants nord et soleil.Quelques précisions s’imposent: ¦ La réalisation du plan coûterait, selon des estimations «très conservatrices», 70 millions de dollars; mais on parle plutôt, dans les milieux informés, de 100 millions.¦ Y compris le projet de train, le plan aurait été conçu «en partenariat» avec Intrawest.¦ Les coûts de construction, y compris l’érection de trois gares, seraient assumés par les fonds publics, par l’entremise de la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), sans qu'Intrawest ne verse un sou.¦ Un comité régional, qualifié de «table d'harmonisation», a vu le jour en mai dernier sous l’égide du ministre Guy Chevrette, responsable des parcs québécois, et devrait se prononcer à ce sujet en janvier.11 est composé de onze personnes provenant de Lanau-dière et des Laurentides, principalement des maires et des représentants des milieux d’affaires.«Bizarrement», la municipalité de Mont-Tremblant, directement touchée par les investissements d’intrawest, n’en fait pas partie, ni, d’ailleurs, des groupes environnementaux comme la Corporation des amis du parc du Mont-Tremblant, qui milite depuis des lunes en faveur de la vocation de conservation de ce parc provincial, le plus vaste et le plus ancien du Québec.Les opposants, au nombre desquels se retrouvent les Amis du parc, le Conseil régional de l’environnement des Laurentides et d’autres organismes, jugent le tout «inacceptable».¦ Ils y voient une «subordination» du gouvernement aux objectifs de développement et de fréquentation d’intrawest qui se servirait du parc comme d’une attraction supplémentaire pour «remplir ses condos et hôtels» destinés à une clientèle fortunée.¦ «Il est surprenant, soulignent-ils, que la recherche du profit semble être le premier objectif du plan.» ¦ La voie ferrée exigerait l’abattage de dizaines de milliers d’arbres et du dynamitage sur 30 % de son tracé.¦ Le train restreindrait les allées et venues des visiteurs du parc dans le secteur compris entre les postes d’accueil de Saint-Faustin et de Saint-Donat, donc au voisinage des installations d’intrawest.¦ Au lieu de devenir un «Disneyland du Nord», un «parc Belmont élitiste et anti-écologique», il devrait, soutiennent-ils, être un «véritable parc de conservation» et être «accessible de partout par des routes carrossables menant à des sentiers entretenus et balisés qui iraient partout», surtout dans ses parties nord et est, «sous-équipées en accès de toutes sortes et sous-aménagées».Dans ce journal cette semaine, des résidants des Laurentides parlaient de «fait accompli» et déploraient à quel point il est «difficile d’obtenir des renseignements sur un événement d’une telle envergure» en demandant: «On parle de consultations publiques?Qui, où et quand?» Pourtant, la situation ne devrait guère les surprendre.S’il est une région qui peut prétendre vivre du tourisme, c’est bien les Laurentides.Elle est située à proximité de Montréal, important bassin de population urbaine qui, au surplus, est le principal pôle touristique du Québec.Truffée de lacs et de montagnes, aisément accessible par la route et par la voie des airs grâce à Mirabel, elle offre — en apparence, du moins — une solution de nature aux portes de la grande ville.Les gens d’intrawest ont compris cela depuis longtemps, et ce n’est pas par bonté d’âme qu’ils ont déversé leurs millions sur les versants du mont Tremblant et à ses abords.En conséquence, la pression touristique, qui a toujours été présente, se fera encore plus forte sur le parc du Mont-Tremblant.Tout comme sur l’ensemble des parcs de responsabilité québécoise dont la gestion et les orientations ont été respectivement transférées cette année à la SEPAQ et à la toute nouvelle Société de la faune et des parcs du Québec (FAPAQ), entre autres «pour redresser leurs finances».Le 9 novembre dernier, Guy Bus-sières, un ancien directeur des parcs du Québec, confiait ses inquiétudes au Devoir en écrivant: «On sait bien que, pour les ‘forces du milieu” et les partenaires de la SEPAQ en région, l’objectif primordial, on pourrait même dire l’objectif unique, est de maximiser les retombées économiques des parcs.Et cela comporte des risques énormes pour l’avenir du réseau.» Le tourisme, qu’on utilise à toutes les sauces pour sauver l’économie, n’est-il pas le moyen tout trouvé pour atteindre pareil objectif?D’où mon observation de départ: le débat n’est pas nécessairement sur la bonne voie.En effet, les arguments militant en faveur d’un train — et que défend André Lemay — ne sont pas tous sans valeur, loin de là.L’un de ses principaux avantages serait de canaliser l’essentiel de la circulation dans le parc.Et de limiter les dégâts.Ce que — lisez et relisez ce qu’Edward Abbey a écrit là-dessus dans A Season in the Wilderness — ne réussira jamais une route, surtout asphaltée.Au contraire, à vouloir rendre accessibles les parcs naturels au moyen de telles routes, il y a danger, écrit-il, d’«éliminer tout ce qui subsiste de vie sauvage» et de soumettre en entier «la nature aux exigences non pas de l’homme mais de l’industrie».L’idée du train gagnerait des galons si ses promoteurs révisaient à la baisse les tarifs (27 $ par passage) qu'ils entendent imposer aux éventuels usagers.Et si, bien sur, Intrawest était mis à contribution.Et pourquoi ne pas envisager de porter ce train plus loin encore vers l’est, d:uis Lanaudière?En effet, dites-vous ceci: les gens de la Haute-Matawi-nie, où le Fonds de la FTQ vient d’investir quelques millions dans un projet touristique au réservoir Taureau, ont la ferme intention de construire une «vraie» route entre Saint-Michel-des-Saints et Saint-Donat, route qui passerait — en doutiez-vous?— par le parc du Mont-Tremblant.Alors, adieu à sa vocation de conservation! Prolonger le chemin de fer serait une façon efficace d’enrayer toute expansion routière potentiellement dommageable au parc.N’y comptez pas trop.Je ne suis pas du tout sûr que les ministres Léonard et Chevrette, responsables des Laurentides et de Lanaudière, considèrent les choses de cette façon.Dans leurs boules de cristal, ils voient déjà le tourisme se développer et les millions tomber, en belles pièces sonnantes et trébuchantes, dans les coffres du gouvernement.Au début décembre, le ministre Chevrette affirmait que le projet de train n’était pas «définitif».Et que la SEPAQ n’a «jamais mis un tel projet à son ordre du jour».Il a même pris la peine de préciser que cet organisme, qui devrait financer la réalisation du plan, n’a qu’un budget de 50 millions pour cinq ans et pour tous les parcs du Québec, en notant que la SEPAQ ne saurait «a priori» consacrer 70 millions au seul parc du Mont-Tremblant.11 n’a pas convaincu grand monde, de toute évidence.Car trop de voix s’élèvent pour clamer que le «gouvernement a un sérieux problème de conscience».Et c’est vraiment ça, le problème.Normand Cazelais Les arguments militant en faveur d’un train ne sont pas tous sans valeur.L’un de ses principaux avantages serait de canaliser l’essentiel de la circulation dans le parc.Et de limiter les dégâts.Pour annoncer; contactez Jean de Billy au (514) 985-3322 ou 1-800-363-0305 CANTONS L’EST CENTRE * SANTÉ: Offrez-vous la détente dans un magnifique domaine préservé face au Mont Orforci- Décor chaleureux, fine cuisine santé.Dorlotez-vous grâce à une gamme complète de soins corporels : massage, enveloppement aux algues, bain d'oxygène, hydrothérapie, etc.Randonnée en forêt Forfaits à partir de 85 $.Certificats-cadeaux disponibles.1 -800-665-5272 — (450) 297-3009 — www.spa-eastman.com OU BIEN.Si vous ne disposez que de quelques heures, le Centre AquaCité de Montréal est la solution.Balnéothérapie, soins corporels, esthétique douce.A AQUACITE (514) 845-8455 CjTuujj n u nmu»T> Mhams AUBERGE QUHLIAMS**** Auberge classée 4 étoiles située face au lac Brome et à proximité de la réserve faunique Quilliams.Boutiques d'antiquités à Knowlton, 6 km.Près des centres de ski Bromont, Glen, Sutton, pistes de ski de fond et motoneige, pêche sur la glace, patin.38 chambres et suites ensoleillées dont 22 avec foyer.Piscine intérieure, saunas et bain tourbillon.3 salles de réunions de 10 à 100 personnes avec vue panoramique.Cuisine française raffinée et du terroir.Forfaits disponibles.50% de rabais sur la chambre la 2*r’ nuit en p.a.m.Certificats-cadeaux disponibles.Membre C.A.A Forfaits du Jour de l’an 2000 55 minutes du pont Champlain, aut.10, sortie 90, rte 243 sud.5km de la sortie.Rés.: 450-243-0404, 1-888-922-0404 www.aubergequilliams.com fax : 450-243-0770 LAURENTIDES AUBERGE DE LA SAUVAGINE ET LE RELAIS DE LA SAUVAGINE Deux auberges de charme, l'une dans un site enchanteur au bord de la rivière du Nord, l'autre au centre de Ste-Agathe aux abords du lac des Sables.Table d’or 99 du grand prix du tourisme des Laurentides.Spéciaux gastronomiques 2 jours.Piscine chauffée.Chalet.Réservez tôt pour vos partys de Noël www.polyinter.com/sauvagine 1-800-787-7172 OU 1-819-326-7673 HÔTEL .m
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